Comment avoir une copine quand on est asperger

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Re: Comment avoir une copine quand on est asperger

Message par ortolan le Mer 6 Sep 2017 - 22:10

LittleBilly a écrit:j'ai maintenant moins d'incertitudes [...] voir suffisamment de réponses pour affiner mon opinion
Content d'avoir contribué à te conforter dans tes pré-conçus Courbette
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Re: Comment avoir une copine quand on est asperger

Message par Sleepwalker le Mer 6 Sep 2017 - 23:36

+1 Ortolan. Grignote

On aurait peut-être dû le prévenir qu'il s'était probablement mit à entretenir ces idées misogynes que pour trouver des gens sur qui blâmer tous ses malheurs... Pourquoi s'en vouloir d'être moche et con quand on peut juste se dire que c'est rien que de la faute des filles qui sont pas gentilles ?

Oh well.
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Re: Comment avoir une copine quand on est asperger

Message par Bitterlings le Jeu 7 Sep 2017 - 10:36

http://www.cafepedagogique.net/lemensuel/lenseignant/schumaines/ses/Pages/2008/Lechoixduconjointl%E2%80%99%C5%93uvredeCupidonetlapartduSocial.aspx

http://blog.slate.fr/globule-et-telescope/2012/09/06/legalite-des-sexes-modifie-les-criteres-de-choix-dun-partenaire/

Quelle raison vous pousse à vous mettre à plusieurs pour agresser l'auteur du post ?

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Re: Comment avoir une copine quand on est asperger

Message par Asperzebre le Jeu 7 Sep 2017 - 13:00

Ce qui me choque ici, comme souvent sur d'autres sujets d'ailleurs, c'est cette injonction à penser 'comme il faut', cette interdiction de faire du non-consensuel, du politiquement incorrect.

Qu'un homme ose faire un constat peu flatteur sur les femmes, et voilà que c'est un misogyne...
C'est désespérant ce manque d'ouverture d'esprit.

Il est vrai qu'il va un peu loin, notamment ici:
De plus avoir (je te cite) "un corps et de la parole dévoués à ma volonté, une relation de jeune adulte" ca me plairait énormément, comme à tous les mecs hétéros classiques d'ailleurs, et c'est même ca que je veux vraiment, parce que au moins ca c'est concret et c'est pas du baratin métaphysique.

Pour ma part, l'idée de vouloir un corps et une parole au service de ma volonté ne me séduit pas du tout, et je suis en désaccord avec l'auteur de ce message: je ne pense pas que tous les mecs hétéros classiques (ni même nécessairement une majorité) recherchent ça.

Par contre, je suis convaincu que beaucoup d'hommes souhaitent ça au fond d'eux, bien plus que ceux qui veulent bien l'admettre, mais qu'ils se gardent bien de le dire car ils savent que c'est une position socialement indéfendable.
Chacun a son petit jardin secret, ses pensées pas forcément très avouables.

Je m'interroge: l'auteur écrit-il ceci parce qu'il est Asperger, n'a pas de filtres sociaux, et exprime ce qu'il pense vraiment, en toute sincérité, passant ainsi pour le misogyne de service, alors que des tas d'hommes pensent pareil que lui, voire pire, mais se gardent bien de le dire?
Ne serait-il pas alors montré du doigt pour la simple raison qu'il est Asperger, même si c'est de manière indirecte?

En ce qui concerne la libido, il écrit ceci:
Je crois que y'a rien de plus fort chez l'homme et stimulant pour sa libido que cette idée de "posséder la femme à la manière d'un oriental"
Et, là encore, je suppose que ça choque certaines personnes, et que le réflexe de base des 'anti-machos' est de dénoncer ça, s'affirmant par la même occasion comme quelqu'un de bien en opposition au sale misogyne à l'origine de ces propos.

Cette réaction je la trouve choquante, bien plus choquante encore que mon développement précédent.
Tout simplement car la libido, c'est purement personnel, et surtout, purement fictif: on a des histoires dans notre tête qui nous stimulent l'appétit sexuel, mais qui ne sont en rien ancrées dans la réalité.

Qu'un homme soit excité à l'idée de violer sa femme, sa mère, ses gosses, ou de faire quoi que ce soit d'encore plus glauque que vous pourrez imaginer, je n'y vois aucun mal à condition qu'il soit bien conscient que ça restera uniquement dans sa tête, des fantasmes auxquels il a recours lors des plaisirs solitaires, et qu'il n'a nullement l'intention d'avoir ce genre de comportement dans la réalité.
Si ça lui fait du bien d'imaginer de telles scènes, alors qu'il ne nuit à personne, de quel droit le jugeons nous?
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Re: Comment avoir une copine quand on est asperger

Message par Caribou le Jeu 7 Sep 2017 - 13:04

Bitterlings a écrit:http://www.cafepedagogique.net/lemensuel/lenseignant/schumaines/ses/Pages/2008/Lechoixduconjointl%E2%80%99%C5%93uvredeCupidonetlapartduSocial.aspx

http://blog.slate.fr/globule-et-telescope/2012/09/06/legalite-des-sexes-modifie-les-criteres-de-choix-dun-partenaire/

Quelle raison vous pousse à vous mettre à plusieurs pour agresser l'auteur du post ?


J'ai ma petite idée sur le sujet (cf. les 3 blessures narcissiques de l'humanité).

D'autre part, ses échecs répétés l'ont conduit à tirer des conclusions assez cyniques qui heurtent sans doute les idéalistes que nous sommes...

En ce qui me concerne, je constate simplement que les théories, aussi étayées soient-elles, ne serviront pas vraiment à résoudre le problème de LittleBilly.

Pour moi on a clairement affaire à deux sujets différents :
- Comment aider Billy à trouver une copine ?
- Les femmes sont-elles majoritairement attirées par les hommes bénéficiant d'un statut social élevé ?

Quand bien même on répondrait "Oui" à la deuxième question, sera-t-il plus utile de conseiller à Billy d'aller vite acquérir un statut social élevé (et tout ce qui va avec) pour répondre aux "exigences de la masse", plutôt que de partir de ce qu'il est pour aller à la rencontre des particularités de chacune ?

Selon moi l'amour (vécu) est affaire de particularités. Il me semble que Billy se fourvoie en espérant tirer partie de ce débat d'idées dans son cas personnel...

Asperzebre a écrit:
De plus avoir (je te cite) "un corps et de la parole dévoués à ma volonté, une relation de jeune adulte" ca me plairait énormément, comme à tous les mecs hétéros classiques d'ailleurs, et c'est même ca que je veux vraiment, parce que au moins ca c'est concret et c'est pas du baratin métaphysique.

Pour ma part, l'idée de vouloir un corps et une parole au service de ma volonté ne me séduit pas du tout, et je suis en désaccord avec l'auteur de ce message: je ne pense pas que tous les mecs hétéros classiques (ni même nécessairement une majorité) recherchent ça.

Par contre, je suis convaincu que beaucoup d'hommes souhaitent ça au fond d'eux, bien plus que ceux qui veulent bien l'admettre, mais qu'ils se gardent bien de le dire car ils savent que c'est une position socialement indéfendable.
Chacun a son petit jardin secret, ses pensées pas forcément très avouables.

Il me paraît évident (et du coup pas très intéressant) de dire que nous sommes tous enclins à rêver d'un autre qui nous aimerait inconditionnellement et se plierait à nos quatre volontés en ne demandant en retour que ce que nous serions disposés à lui donner. Je ne vois même pas ce qu'il y a de politiquement incorrect à dire ça.

Ouais, à la base, on est tous des affreux jojos égoïstes et autocentrés. Billy a le droit de le clamer haut et fort et même de le revendiquer, soyons fous.

Là encore je me positionne de manière pragmatique en gardant en tête son objectif initial et en constatant simplement qu'il n'y a pas besoin d'avoir beaucoup vécu pour se rendre compte que poursuivre un tel but ne peut que mener à l'échec relationnel.

Il ne s'agit pas tant de "position socialement indéfendable" que de "stratégie" relationnellement inefficace.
Il ne s'agit pas tant de "se garder de le dire" que de tenter de gagner en mâturité affective grâce à nos expériences de vie, pour pouvoir s'épanouir dans des relations de réciprocité...

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Re: Comment avoir une copine quand on est asperger

Message par Asperzebre le Jeu 7 Sep 2017 - 14:43

Caribou a écrit:

Il me paraît évident (et du coup pas très intéressant) de dire que nous sommes tous enclins à rêver d'un autre qui nous aimerait inconditionnellement et se plierait à nos quatre volontés en ne demandant en retour que ce que nous serions disposés à lui donner. Je ne vois même pas ce qu'il y a de politiquement incorrect à dire ça.

Ouais, à la base, on est tous des affreux jojos égoïstes et autocentrés. Billy a le droit de le clamer haut et fort et même de le revendiquer, soyons fous.

Là encore je me positionne de manière pragmatique en gardant en tête son objectif initial et en constatant simplement qu'il n'y a pas besoin d'avoir beaucoup vécu pour se rendre compte que poursuivre un tel but ne peut que mener à l'échec relationnel.

Là dessus je suis bien d'accord, et je te rejoins également sur l'idée que garder un tel objectif ne peut mener qu'à l'échec relationnel.

C'est la vision adolescente: je veux un/une amoureux(se) avec qui faire tout ce que je veux, mais il me semble que beaucoup changent de positionnement avec le temps, et pas uniquement par calcul: ils ont en toute sincérité une autre vision de la relation de couple, ils souhaiteraient que leur 'moitié' soit heureuse avec eux, et ce même si cette dernière était prête à ne pas l'être et à se plier à leurs quatre volontés.


Il ne s'agit pas tant de "position socialement indéfendable" que de "stratégie" relationnellement inefficace.
Il ne s'agit pas tant de "se garder de le dire" que de tenter de gagner en mâturité affective grâce à nos expériences de vie, pour pouvoir s'épanouir dans des relations de réciprocité...

Pourquoi pas, c'est intéressant ce que tu proposes comme approche ici.

Mais ça soulève une nouvelle question: comment gagner en maturité affective sans expérience affective?
Ça me semble très compliqué, je sais que pour ma part la maturité affective est venue avec la pratique, tant que cette pratique est restée inexistante, je suis resté profondément immature, faute d'occasion d'évoluer.

J'ai eu ma première (et unique) copine à 26 ans, et en tout début de relation j'avais un tas d'idées immatures, comme "je vais pouvoir peloter des nichons", bref, le niveau de maturité affective d'un ado qui a sa première copine au collège.

Pour moi on a clairement affaire à deux sujets différents :
- Comment aider Billy à trouver une copine ?
- Les femmes sont-elles majoritairement attirées par les hommes bénéficiant d'un statut social élevé ?
Je pense que, Billy ayant quitté le forum, seule la seconde question demeure.
Mais la première peut néanmoins rester intéressante, à condition de la faire évoluer en: "Comment aider les gens ayant une façon d'être proche de celle de Billy à trouver une copine?".

Concernant la seconde question, les articles de Bitterlings sont intéressants, et tendent à confirmer le point de vue 'pessimiste' qui a été évoqué sur ce fil (et qui peut probablement heurter certains esprits idéalistes, j'en conviens).
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Re: Comment avoir une copine quand on est asperger

Message par RoyJade le Jeu 7 Sep 2017 - 15:45

J'apprécie tes posts Aspezèbre, et je suis plutôt d'accord avec eux. Tu es froid et logique sans être cynique ou désespéré, et tu n'hésite pas à voir les choses en face, ou à essayer.

Je suis relativement d'accord sur le fait que beaucoup d'hommes cherchent l'appartenance, et se gardent bien de le dire. C'est pas nouveau, et ça fait partie des nombreuses choses que j'aurai à dire de "noir" sur les hommes quand en face je dis que beaucoup de femmes veulent être entretenues. Le problème avec le raisonnement de Billy, c'est qu'au moins dans sa façon de s'exprimer, il pense "beaucoup = toute" et qu'il doit donc se plier à ces exigences sociales qui sont pourtant contre sa nature. Comme vous l'avez redit, il ne se rendra pas heureux comme ça, du moins je ne pense pas.

La possession n'est pas obligatoirement une mauvaise chose. C'est dans son application et dans ses limites qu'il y a du bon ou du mauvais.
À mes yeux, priver un être humain de sa volonté pour qu'il soit "à l'autre" est tout aussi positif que de dire que tout le monde est pareil et d'interdire toute différence (zèbre, aspie, handicap mental ou physique, ethnie…) : ça détruit la liberté de vivre de quelqu'un.
Se donner à l'autre et faire vœux de fidélité, même temporairement, n'est pas une possession complète. Il y a des nuances mais c'est déjà au pire nettement moins nocif, car l'autre peut dire "non" pour bien des choses ; au mieux, c'est la relation de bonheur conjoint qu'ont beaucoup de personnes. C'est l'idée d'une relation "classique" sur du moyen-long terme, exception faite des relations libres ou similaires (je ne jugerai pas ceux qui y sont, même si je ne veux pas le faire je ne vois pas pourquoi eux en accord seraient en tord). Dès que tu considère que l'autre est un être humain et non un morceau de viande, c'est à mes yeux correct. Le mariage est dans le tas d'ailleurs, tout comme les autres engagements légaux.
Et enfin, tu as la possession temporaire de plein accord, qu'on retrouve notamment dans le cadre de jeux D/S. Là encore, la notion de respect de l'autre est toujours d'actualité, je n'y vois donc aucun inconvénient. Les deux personnes (ou plus) sont considérés comme des êtres humains, encore une fois.


Pour la libido, d'accord aussi. On ne peux contrôler ses fantasmes, au mieux les diriger un peu. On peux se contrôler soi et décider d'y laisser court ou non, et c'est à mes yeux ce qui distingue un mâle d'un homme (ou une femelle d'une femme). C'est particulièrement vrai chez les personnes au cerveau hyperactif (notamment les zèbres), qui vont presque toujours au moins une fois dans leur vie laisser leurs cerveaux vagabonder dans des recoins obscurs. Si on condamnait quelqu'un pour ses pensées intimes, il ne resterai pas grand monde en liberté.
Et encore une fois, pourquoi blâmer un homme qui veut posséder entièrement sa compagne (ou inversement d'ailleurs) quand les deux sont d'accord et que de toute façon, les deux vivent tels qu'ils sont et non tel que l'autre l'exige ?


Ce qui me dérangeais, c'était juste le désespoir de Billy qui risque de l'amener à faire pire et à être encore plus malheureux, l'amenant dans un cercle vicieux. Je connais ce désespoir pour y avoir mis les pieds (mais pas plus, heureusement), et c'est en me rendant compte de mon égoïsme à voir les autres comme des choses et non plus des êtres vivants que je m'en suis sorti, puis que j'ai eu une copine. La relation à tout prix est un bonheur chimérique qui est en réalité destructif, et aussi douloureux que soit l'idée de rester seul il faut toujours se méfier de la transposition de son fantasme dans la vie ; car c'est ça au final, le fantasme de la relation parfaite où l'autre est à notre service qu'on essaie de créer en vrai, quitte à détruire l'autre dans le processus.
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Re: Comment avoir une copine quand on est asperger

Message par Caribou le Jeu 7 Sep 2017 - 16:36

Asperzebre a écrit:
Mais ça soulève une nouvelle question: comment gagner en maturité affective sans expérience affective?

En ouvrant des fils de discussion sur ZC et en suivant les sages conseils des gens qui sont passés par là  Very Happy ???

Blague à part, tout dépend de ce que tu appelles "expérience affective". Pour moi la difficulté à trouver une copine (et donc l'absence d'expérience) constitue en soi une expérience affective, de laquelle il est possible de tirer des enseignements.

Reste à savoir lesquels.

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Re: Comment avoir une copine quand on est asperger

Message par RmesStia le Jeu 7 Sep 2017 - 18:20

On ne nie pas la réalité du témoignage de Billy quant à sa souffrance, c'est dramatique, je suis même triste de n'avoir pu l'éclairer, un tant soit peu, mais il me semble trop empli de suffisance, à son jeune âge (l'âge n'est qu'un nombre d'accord mais il semble inexpérimenté), ce qu'il peut très bien considérer de lui-même. Il vient chercher des conseils pour réussir là où il échoue, l'apprentissage nécessite une posture humble, quelqu'un qui rejette ça et veut progresser est une ineptie, pas besoin de lire Nietzsche ni d'avoir 20 ans pour savoir ça, son attitude c'est comme abriter son orgueil derrière un raisonnement. Et c'est triste de le voir rejeter nos tentative d'aides pour persister dans son égocentrïsme.

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Re: Comment avoir une copine quand on est asperger

Message par noir le Jeu 7 Sep 2017 - 19:09

il s'est comporté avec vous comme il l'entend avec autrui; cad en utilisateur, en usager.

alors assez "normal" qu'il recoive en retour qq critiques.

C'est un comportement assez naze : quémander et se barrer

avec quand même un minimum de considération et remerciement pour des interventions jugées pas trop bêtes et développées.

Si l'on est naze, terne, insipide
que l'on soit aspie ou autre on restera naze, terne et insipide et pas grand monde risque de s'intéresser un peu à nous.

l'a bon dos "l'aspergitude"

être "associal", timide, coincé, froid, méthodique ça se rencontre mais ce n'est pas un éclairage autistique;

les autistes sont colorés, clairs, de fond altruiste;
allez entendre une autiste (non verbale) https://vimeo.com/54757784

et au-delà de leurs valeurs largement partagées
ils ont des passions (intérêts) que soit ils peuvent partager à égal soit partager tout court, et les femmes peuvent apprécier des gens à fond dans des trucs.

Alors, en conseil à notre ami
est qu'il exprime / fasse de lui
qu'il ne soit ni naze, ni médiocre, ni fade, ni utilisateur d'autrui

alors il augmentera ses probas, s'il le souhaite d'intéresser un tant soit peu durablement qn,
et comme il se présente aspie, il a tous les outils en lui sur ce volet.

Je suis autiste asperger, et à chaque (qq) fois en situation relationnelle / à couple
les femmes ont toujours été très amoureuses de moi, et c'est toujours moi qui est arrêté, a du arrêter
(retours sur ma sensibilité, doit être appréciée parfois, ma qualité d'écoute, un peu de trucs artiste, et 2-3 bricoles : doux, et ?!?)

(je précise que je n'ai pas de rang social à proprement parler, juste des passions et un peu de courage en général, et des souhaits de faire des trucs dans la vie, qui m'ont fait en outre acquérir un minimum de "rang" social, bref je dépasse guère plus ou environ le smic en travailleur indépendant, ça casse pas des briques quand même)

seulement, une personne autiste aura du mal à exprimer ses sentiments, parfois à les reconnaitre sur l'instant
aura du mal dans la gestion du relationnel : comment organiser une journée ou bout de journée avec l'autre, les discussions : quoi / comment, la proximité selon les selon
aura du mal à connaitre ses besoins, ses envies et à les exprimer
et ce sera pas évident concernant la partie "adverse" de bien saisir, bien comprendre : envies, besoins
et c'est difficile (pas trop naturel) de demander !
aura du mal à initier un truc vers de l'inconnu, et c'est encore plus difficile quand tous les volets difficiles (émotions, autrui) sont inconnus et réunis !

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Re: Comment avoir une copine quand on est asperger

Message par chuna56 le Jeu 7 Sep 2017 - 23:12

Merci, noir, vraiment.

Tu vois, ce jeune homme, s'il est réellement aspie (je commence à me méfier sur ce forum) et non un troll venu rigoler un coup, m'a appris qu'on peut être aspie et con.

seulement, une personne autiste aura du mal à exprimer ses sentiments, parfois à les reconnaitre sur l'instant
Je l'ai découvert. (puis tu mélanges ça avec une personne ayant un attachement émotionnel ambivalent , et c'est la merde.)

La vie d'un asperger n'est vraiment pas évidente...
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Re: Comment avoir une copine quand on est asperger

Message par noir le Ven 8 Sep 2017 - 0:12

ah ça, si en plus on y rajoute les trucs d'attachements, les trucs de l'ordre de la dépendance affective, c'est coton,
j'eus connu de ces choses et ai eu de sacrés difficultés à faire le point, comprendre un chouia
(à faire un peu péter un cable et certaines suites)

sur la dernière mention
je me suis remis il y a pas bien longtemps dans une optique de peut-être re(rencontrer) qn, j'ai fait une nouvelle démarche
il y a un peu de temps, j'en étais à nada, veux pas, veux plus, je resterai tout seul

j'en dis pas plus / pas trop ^
mais au moins il fait un bail que je n'ai rencontré en contexte relationnel perso, un café est en prévision possiblement, à confirmer, voir et c'est qn de ma ville
et peut-être un dimanche (celui-là ?)
au moins échanger un peu (nous connaissons pas grand monde ici, même si moi ça fait 12 ans que j'y vis !) avec qq accointances sur les plantes et nature,
et qq dissonances aussi vraisemblablement.

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Re: Comment avoir une copine quand on est asperger

Message par chuna56 le Ven 8 Sep 2017 - 0:16

Et bien franchement, je suis super contente, tu peux pas savoir Smile Smile Smile

Je vais croiser les doigts que ça se passe bien, assez pour que ça te redonne envie de tenter !

Une vie seule, c'est pas évident...
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Re: Comment avoir une copine quand on est asperger

Message par noir le Ven 8 Sep 2017 - 0:32

chuna56 a écrit:Et bien franchement, je suis super contente, tu peux pas savoir Smile Smile Smile

Je vais croiser les doigts que ça se passe bien, assez pour que ça te redonne envie de tenter !

Une vie seule, c'est pas évident...
s'en est bien au niveau de ma dernière phrase Smile

mais c'est quand même déjà significatif pour moi de qq mouvements; digestions - évolution

Shocked


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Re: Comment avoir une copine quand on est asperger

Message par Ryuzaki L le Ven 8 Sep 2017 - 14:09

Dommage toutes ces généralités.
Ex:
les femmes n'aiment jamais les hommes pour ce qu'ils sont
 Shocked

Quelqu'un sur ce fil a écrit :"rien ne vaut mieux que l'expérience". Si vous voulez avoir du succès avec les filles, je crois qu'il faut apprendre à réellement les connaître, leur parler sur le terrain (et pas se contenter de ce que racontent les divers coachs en séduction.) Elles sont toutes différentes, même si vous avez l'impression que c'est le contraire.
Les garçons que je connais, qui ont du succès avec les filles, ne sont ni spécialement grands, ni beaux, ni riches, ni même spécialement des connards. Mais ils ont une certaine confiance en eux et savent parler aux filles, car ils ont appris à leur parler et à les comprendre. Ils se sont pris des dizaines de râteaux avant de devenir "attirants". Ils ont eu le cœur brisé, etc. mais ont appris de leurs erreurs.
Spoiler:
Les filles sont toutes différentes mais il y aurait "une manière de leur parler" ?
Bah, je crois bien que oui. Sinon, pourquoi certains garçons sont-ils plus à l'aise et s'en sortent mieux que d'autres quand ils parlent aux filles ? Mais je ne pense pas qu'on pense théoriser sur cela mais apprendre sur le terrain et s'en faire sa propre idée.


Et ne croyez pas qu'en devenant riche, cela règlera tous vous problèmes. Souhaitez-vous épouser une femme qui ne s'intéressera qu'à votre fric et n'hésitera pas à vous tromper ?
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Re: Comment avoir une copine quand on est asperger

Message par noir le Ven 8 Sep 2017 - 16:24

Ryuzaki L a écrit:[...] Si vous voulez avoir du succès avec les filles, je crois qu'il faut apprendre à réellement les connaître, leur parler sur le terrain (et pas se contenter de ce que racontent les divers coachs en séduction.) Elles sont toutes différentes, même si vous avez l'impression que c'est le contraire.
Les garçons que je connais, qui ont du succès avec les filles, ne sont ni spécialement grands, ni beaux, ni riches, ni même spécialement des connards. Mais ils ont une certaine confiance en eux et savent parler aux filles, car ils ont appris à leur parler et à les comprendre. Ils se sont pris des dizaines de râteaux avant de devenir "attirants". Ils ont eu le cœur brisé, etc. mais ont appris de leurs erreurs.
des notions de "succès"
des évocations de dizaines de rateaux au préalable
ont-elles à voir avec un sujet sensé évoqué de l'autisme ?  Shocked

bon, il est vrai que ça a été mis dans l'encart
et il n'en a pas ou peu été question

c'est un sacré cafouillis ce fil !

en plus avec son titre il n'a même pas été mis en section dédiée

pour des personnes sensées tout observer et avoir tout compris de tout
doit quand même y avoir au moins qq poussières dans l'oeil ou entre neurones
cyclops


--

sinon sur ce qui s'évoque
faut pas non plus aller demander à une personne autiste de faire dans la farce, le faux-compliment, et d'aller dire ce que l'autre souhaite entendre même si c'est pas bien vrai..

ceux qui auront le mieux appris auront accès à cette strate mais ne le feront pas pour autant, essaieront éventuellement un peu, et encore ??
ça n'a aucun intérêt, fiche sacrément mal à l'aise, on ne tient pas avec du faux.
(c'est déjà difficile le relationnel avec ce qu'on est alors si en plus il faut se rajouter du faux par là-dessus ^^)

au mieux on (se) tempère
on apprend sur ses émotions
on peaufine le relationnel
on apprend / comprend nos limites
on apprend à demander à l'autre
on essaie de se comprendre: soi / soi avec l'autre / l'autre
on essaie de dire à l'autre au mieux ce qui va pas (surtout) et qui va (aussi)
on trouve un mode organisationnel compatible, qui va, et tant qu'à faire pour les 2 !

et tout ça c'est une montagne pour que ça puisse se passer et se passer au mieux;
certains y arrivent, bcp n'y arriveront jamais, certains y arriveront peut-être un jour !

et les personnes autistes Joe la drague ou Mister rateaux à la pelle (^)
ça doit quand même pas se trouver à tous les coins de rue.
(quoique j'ai un semblant de contre-exemple féminin, mais c'était plus de l'ordre du temporel et situation perso disons "particulière" sans développer;
a minima une sorte de différentiation aspie homme / femme pourrait (est plus susceptible) d'exister sur ce point - c'est possible - à voir du côté "naiveté", possible difficulté de dire non + autre, pouvant possiblement se retrouver chez aspie femme / et qu'un schéma similaire chez un homme n'aurait pas le même effet : plutôt repoussoir)

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Re: Comment avoir une copine quand on est asperger

Message par JieJou le Sam 9 Sep 2017 - 16:13

Je trouve très juste le commentaires de Mérule, sur l'importance des petits regards, et plus généralement de la communication "informelle" (les petits gestes), qui nous informent sur les intentions de l'autre. Par ailleurs, merci Chuna également d'avoir partagé un lien de page web sur l'attachement émotionnel "ambivalent".

J'ai pensé à cette conversation en écoutant cette petite conférence de l'ethnologue et psychologue Tobi Nathan "Est-il possible de rendre l'autre amoureux?" ... passionnant !
>> https://www.franceculture.fr/conferences/universite-de-nantes/est-il-possible-de-rendre-lautre-amoureux  

Extrait : "La passion amoureuse, [...] c'est une rencontre avec une altérité absolue. Et à un moment donné, vous allez faire le sacrifice de votre moi personnel pour le dédier à un moi autre".
Bon, cette conclusion est assez philosophique. Mais sa démonstration pour en arriver là, à partir du récit des expériences des ethnologues, vaut le coût il me semble. Evidemment, il serait grossier de confondre systématiquement "sentiment amoureux" (ou passion) et "trouver quelqu'un avec qui vivre", même si les deux sont souvent liés.

Ah oui, j'oubliais, par ailleurs, une expérience des psychologie assez marrante "36 questions qui mènent à l'amour" (article en anglais)... A lire pour se distraire, sans trop prendre tout cela au sérieux (quoi que?) : https://www.nytimes.com/2015/01/11/fashion/no-37-big-wedding-or-small.html
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Re: Comment avoir une copine quand on est asperger

Message par Asperzebre le Sam 9 Sep 2017 - 20:31

Ryusaki:
Je t'invite à lire le message de noir.
Comme d'habitude avec lui, j'ai du mal avec la forme, j'y vois de l'agressivité...mais dans le fond, je suis d'accord avec ses propos.
Apprendre à parler aux filles, à les comprendre, se prendre des dizaines de râteaux avant d'y arriver...c'est des conseils qui sont probablement valables pour un neurotypique, mais c'est du domaine du très difficile, voire de l'impossible, pour la plupart des Aspergers.

A titre d'exemple, j'ai pris un seul râteau dans toute ma vie, à la FAC.
C'était une étudiante qui me plaisait beaucoup, et pour passer du temps avec elle j'avais pris l'habitude de sécher un cours d'informatique chaque semaine (un TD qui m'était inutile, car le cours était facilement assimilable sans y avoir recours, j'ai d'ailleurs eu 17/20 à l'exam de cette matière).
Nous étions dans deux groupes différents, son TD était de 10h à 11h, le mien était de 11h à midi, avec sa bande d'amis qui étaient dans mon groupe.
C'était comme un petit rituel: toutes les semaines je passais une heure assis avec elle à discuter, en tête à tête.
Puis ses amis sortaient du TD, elle les rejoignait pour manger avec eux, et je repartais de mon côté pour manger seul.
Le reste du temps nous nous parlions à peine, elle était avec sa bande d'amis et je n'osais pas venir.
Entre le moment où je me suis intéressé à elle (dans les premiers mois de ma 1ère année de FAC), et le moment où j'ai osé lui adresser la parole, il s'est passé plusieurs mois.
Entre le moment où je l'ai abordée pour la première fois, et le moment où j'ai osé lui dire qu'elle m'intéressait, il s'est passé environ une année.
Je m'y suis pris comme un pied, je ne savais pas du tout quoi dire, j'ai su dès que j'ai commencé à parler que c'était mort, et effectivement, c'était mort.
Elle m'a pris en pitié et donné des petits conseils de séduction (sois moins timide, rencontre des gens, tu peux essayer en boite de nuit, etc...)

Je n'ai pas abordé une seule femme depuis, c'était en 2001-2002 (2001 pour l'approche, 2002 pour la déclaration).
Ce n'est pourtant pas faute d'en avoir envie.
C'est tout simplement au delà de mes capacités.

Jiejou:
Les petits regards, les petits gestes, qui sont sensés informer des intentions de l'autre, c'est justement ce à quoi nous n'avons pas accès.

Comment avoir une copine sans avoir accès à ça, que tu décris comme étant important?
C'est là que c'est difficile de répondre.

La réponse de Mérule est intéressante, dans le sens où elle donne les clés aux femmes qui seraient intéressées par un Asperger (et un Asperger abordé par une telle femme a toutes ses chances de réussir à finir en couple).

Cette méthode, aussi intéressante soit-elle, a tout de même le défaut de cantonner l'Asperger dans un rôle passif: il n'a aucune clé de séduction, aucun moyen d'action pour ne pas rester célibataire.
Il ne peut qu'attendre qu'on le trouve, et cette attente peut durer quelques mois, quelques années, ou toute une vie, c'est au petit bonheur la chance...

J'ai eu cette chance, une seule fois, à 26 ans, et je doute fortement que la seconde se présente un jour.
A 33 ans, je n'ai toujours pas là moindre clé pour aborder une femme, pour être actif au niveau de mon avenir sentimental.

Une méthode aspie-compatible de séduction (pas de jeu de drague basé sur le langage corporel, les petits regards, les sous-entendus etc) m’intéresserait beaucoup (et je ne pense pas être le seul).


Dernière édition par Asperzebre le Sam 9 Sep 2017 - 20:47, édité 1 fois
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Re: Comment avoir une copine quand on est asperger

Message par chuna56 le Sam 9 Sep 2017 - 20:44

Aspezèbre : un ami aspie (première copine à 30 ans) m'a dit que pour trouver sa compagne, il a pris la décision de chercher. Il a donc utilisé une technique toute simple : demander aux femmes qu'il fréquentait (dans le cadre du travail) si elles avaient des amies célibataires.
ça a payé.

Il est toujours aspie. Et depuis il a réussi à trouver des copines, plus d'une fois.
Non seulement aspie, mais pas dans les standards de beauté niveau tête (un corps de rêve par contre ^^)

Il m'a dit se mettre dans des situations où les femmes allaient s'intéresser à lui.
Jouer la franchise quoi.
Il a beaucoup utilisé l'outil internet, qui permet d'éviter le langage non verbal.

Ma foi, je crois que beaucoup de neurotypiques l'envieraient, vu le succès qu'il a (il faut dire qu'il est puissamment intelligent, intéressant, et a beaucoup de charisme).


Donc tout n'est pas perdu pour toi, contrairement à ce que tu nous dis depuis des mois.
Du charme, tu en as, dans tes mots (comme d'autres aspie que je peux lire ici), il va falloir trouver un moyen de faire savoir que tu es célibataire et que tu cherches quelqu'un.

(ça peut passer par aborder les nanas en privé)
(si tu attends après ta fiche zeetic, tu peux attendre longtemps, les gens ici attentent que ça leur tombe tout chaux tout rôti dans la boite mail, mais c'est pas comme ça que ça marche)
(tente par mail, pour le moment, tu as toutes tes chances)
(si jamais je trouve des conseils de gens qui y arrivent IRL, je partagerai)


le côté franc des aspies est assez attirant, je pense. Le souci est la capacité de la personne en face à "supporter" les bizarreries des aspies (entendre les comportements non normés, ceux que je kiffe perso)


De toute façon, AMHA, le plus dur pour un aspie, c'est pas forcément de se mettre en couple (même si c'est pas facile, bien entendu), c'est d'en rester.
je parle en connaissance de cause, c'est difficile pour le neurotypique de ne pas réussir à entrer dans le monde de l'aspie.
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Re: Comment avoir une copine quand on est asperger

Message par Asperzebre le Sam 9 Sep 2017 - 21:10

Non, tout n'est pas perdu pour moi, c'est juste que je n'y crois pas trop.
Je suis réaliste: c'est possible que je trouve quelqu'un, mais c'est pas gagné.

Merci pour ce message en tout cas.
Si je peux me permettre: demander aux collègues si elles ont des amies célibataires, je veux bien (je ne peux pas pour le moment car je n'ai pas de collègues, mais c'est un détail que je suis susceptible de régler à moyen terme).
Mais ensuite, une fois qu'il sait qui est célibataire et qui ne l'est pas, il s'y prend comment ton pote aspie?


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Re: Comment avoir une copine quand on est asperger

Message par Caribou le Sam 9 Sep 2017 - 23:08

Asperzebre, tu sembles, contrairement à Billy, être sélectif sur le choix des nanas qui te plaisent (dis-moi si je me trompe). C'est déjà pas mal.

Même si tu ne donnes pas tous les détails, vue de l'extérieur, la façon dont s'est passée ton approche de l'étudiante à la fac me semble pas mal... Tu t'es débrouillé pour la voir seule régulièrement. Si elle a passé plusieurs mois à discuter avec toi une heure en tête-à-tête chaque semaine, et ne sachant que ça de son attitude vis-à-vis de toi, il me semble normal de penser qu'elle ait pris du plaisir à être en ta compagnie, et du coup normal que tu aies tenté le coup (bon, un an, c'est long, je te l'accorde, mais ça dépend tellement des histoires...).

Un neurotypique aurait peut-être repéré des signes chez la fille qui l'auraient dissuadé de passer aux aveux, pour éviter de se prendre un rateau (et encore, je doute que les neurotypiques soient tous des experts de la communication non verbale...).
Mais finalement, il n'y aurait pas eu de différence fondamentale à l'issue de l'histoire.

Je sais que certains me répondraient qu'un neurotypique aurait eu plus de chances de lui plaire, parce qu'il aurait été a priori plus désirable ou aurait su d'instinct mieux s'y prendre pour draguer.
Je ne pense pas forcément ça mais certes, admettons.

Et donc ? Ok, vous partez avec un handicap. Mais sur le long terme, je ne suis pas certaine que le manque de savoir-faire en drague soit une entrave à la possibilité de trouver chaussure à son pied. Au contraire.
Vos atouts, c'est justement la franchise et la sincérité. Il faut jouer là-dessus.
Le temps que vous perdez à tenter d'approcher des filles ou à avouer vos sentiments aux filles qui vous plaisent, les autres le perdent à tomber de leur petit nuage au fil des déceptions qui ne manquent pas d'arriver une fois en couple, quand la relation a démarré par une séduction certes intensive et efficace, mais aussi porteuse d'espoirs déçus.

Ton histoire de 6 ans va dans le sens de ce que je dis. Plein de neurotypiques n'ont pas vécu d'histoire aussi longue à ton âge. Certes, il n'y en a eu qu'une. Certes, peut-être que la prochaine n'arrivera pas tout de suite.
Et alors ? L'important c'est que tu progresses sur TON chemin.

Perso je te conseillerais d'utiliser tous les moyens à ta disposition pour faire le plus de rencontres possibles, d'être le plus naturel possible lors des rencontres que tu feras et d'y aller franco avec les filles qui te plaisent.
Si tu veux être actif, joue le jeu sur ton terrain. Si tu avoues franchement tes sentiments, la nana en face n'aura pas d'autre choix que de t'apporter une réponse franche, et il y aura nettement moins de place pour les interprétations qui te déstabilisent. Peut-être qu'il y a plus de chances que tu te prennes des râteaux avec cette méthode. Mais le jour où la réponse sera positive, tu auras mis toutes les chances de ton côté pour que la relation démarre sous de bons auspices...


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Re: Comment avoir une copine quand on est asperger

Message par chuna56 le Sam 9 Sep 2017 - 23:36

Aspezebre : honnêtement j'en sais rien. Je ne l'ai pas vu en action. Je lui demanderai a l'occasion. Il a exprimé clairement sa demande, de ce que j'ai compris, et faut se dire que les gens aiment rendre service. Du coup qu'une fille t'organise un rencard en ayant brieffé la prétendante me semble tout à fait possible.

Je pense que l'essentiel c'est d'être clef sur l'autisme, ça évite les déconvenues. Par contre ça doit attirer les infirmières (celles qui voudront te sauver) et ça c'est pas un bon plan. (Les mêmes risquent d'attendre la reconnaissance )

Faut pas croire, il existe plein de stratégies : foncer, être prudent, parler longtemps...
C'est pas non plus évident pour tous les neurotypiques.

Même en ayant accès au langage non verbal, certains vont tenter même si la nana ne paraît pas open. Souvent ils se prendront un vent, mais c'est pas grave, ils y retournent et des fois ça paye (moi même pas en rêve, conclusion à mon âge toujours célibataire lol)

Et je rejoins caribou : si être capable d'emballer une nana rapidement est un art, la garder est un travail à part entière. Ça demande déjà de choisir qq1 qui convient.
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Re: Comment avoir une copine quand on est asperger

Message par Ryuzaki L le Lun 11 Sep 2017 - 10:52

Je comprends qu'aller parler à des filles et de risquer de prendre des râteaux soit difficile, surtout pour un autiste, mais c'est comme ça que les garçons font, et c'est ça qui fonctionne. Et ça n'a rien à avoir avec la beauté ou la richesse matérielle.
Sinon, il ne reste plus qu'à espérer qu'une fille fasse tout le boulot pour vous (vous drague, etc.)

P.S: les rencontres sur internet, vous avez essayé ? Échanger des dizaines de mails avec une fille avant de lui parler en vrai, comme ça elle a le temps de voir quelle personne formidable vous êtes avant de vous rencontrer etc.
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Re: Comment avoir une copine quand on est asperger

Message par noir le Lun 11 Sep 2017 - 14:52

Le truc c'est qu'un jour pas comme les autres, un alignement des astres, une pleine lune avec pression atmosphérique de 998 hP, on prend une sorte d'élan / courage / inconscience et on aborde. Sur les 3 fois que l'ai fait ça un donné par la suite un couple sur 7 ans (j'en ai fini lessivé / mort, plusieurs ruptures, éloignements de ma part, et pour les parts qui concernaient plutôt la gestion du relationnel et la communication surtout, cela de 20 à 27 ans, du bien aussi et plein de bonnes choses à l'intérieur et je n'étais pas mis au rebus, la personne en question était très amoureuse de moi, genre : "homme de sa vie", aussi c'était dur d'arrêter, et la séquence d'après a été très dure pour moi), une autre fois à un truc cinematographique, on a été un peu ensemble mais ça ne me convenait pas - j'étais déjà plus âgé: 30 ans - et plus de fatigues - je ne voyais pas trop de positif et me demanda ce que je faisais dans cette histoire. Bcp de flous relationnels (et personnels). Une 3ème relation d'assez courte durée, là j'étais physiquement très amoureux, elle aussi mais elle était bien plus jeune. Malheureusement elle allait partir sur Montpellier et je me sentais pas de suivre une relation à distance. Pour dire, dans l'intime, il fut la 1ère et seule fois que j'eus des flashs d'enfants avec qn. Je rajoute une 4ème fois, mais là c'était à caractère pénible à plus difficile parce ce que j'ai abordé une personne qui me plaisait dans son attitude, mais pas en proximité vraiment (et c'était dans un hammam publique où j'ai des fréquences, avec de la buée, et moi sans mes lunettes !  Wink  ). Nous avions des proximités et centres d'intérêt commun et fait par la suite des choses ensemble (comme du vélo, du vrai, elle était très sportive, moi aussi, faisais encore du triathlon à peine avant), elle est venue chez moi, j'ai fait à manger (j'aime) mais il n'y avait pas d'attirance physique de mon côté, alors c'était pénible, et elle m'appréciait bien, je l'appréciais versus amical.
Donc on en est à 4 approches directes, 3 relations à couple et une qui n'a pas évolué.
Je n'ai jamais pris de rateau, mais les timing sont très grands, de l'ordre de la bonne vingtaine d'années.
Et la plupart de temps, sans alignement des astres etc, jour comme les autres, je n'ai pas franchit le pas, quoi dire, etc

Ryuzaki L a écrit:P.S: les rencontres sur internet, vous avez essayé ? Échanger des dizaines de mails avec une fille avant de lui parler en vrai, comme ça elle a le temps de voir quelle personne formidable vous êtes avant de vous rencontrer etc.
j'ai eu 2 relations par ce biais,
une femme plus expérimentée (de 8 ans de plus, mais elle avait menti sur son âge, elle s'en était dit 4 de moins ^), mais j'ai arrêté le jour où de son côté il y avait envie de choses plus sérieuses, type couple. Alors que ce n'était pas bien prévu ainsi. J'avais été chez elle, mangé avec son fils; j'étais bien décalé pas trop à ma place dans cette affaire. Ca a duré un peu, et à la 1ere rencontre en venant chez moi, elle m'a "sauté dessus". C'était ce qui s'apparente à de l'amourette.
Et ma dernière, qq années (3 ?) via un truc de sorties (ovs), échanges, sortie commune plus rapprochement. On est sorti un peu ensemble. Je n'étais pas bien amoureux. J'étais un peu dans le jus, plus de fatigues à la relation. J'avais sans doute envie de me rassurer surtout, avoir de nouveau une histoire.
Et je m'évite, ai fini par éviter les longs échanges par internet, parce que des fois il se crée des choses sur du vent, sur pas grand chose; inutilement, et dans les 2 sens. J'ai déjà eu des personnes sentimentalement avancées sans me rencontrer, lu des trucs comme "perle rare" et je suis aussi bien différent irl que par mail, notamment sur le versus communication. Je peux tenir le change (j'ai l'habitude de tenir le change, de l'ordre de 1h à 2h et si je suis / étais / ou peux être en forme, on peut y voir pas grand chose de mes difficultés - seulement après je serai lessivé, toujours, vu ce que ça m'a demandé comme efforts d'adaptation / compréhensions / réponses / questions). Sur cette dernière décennie et à ces époques internet où j'y étais fréquemment, j'écrivais : poésie, faut croire que c'est un truc qui attire (ou peut attirer). Partager un ou qq écrits doit pas être si banal aussi en contexte internet empli de gros balourds.
Aussi j'ai fait dans l'histoire à caractère sentimental virtuelle : 1 à 2 (la 2nde resta plus "amicale")
des choses de l'ordre de 1an minimum,
en lien avec la poésie : des poétesses (notamment rencontrées sur forum de poésie)

Et de ces trucs, ont impliqué un peu de ma précipitation sur ma nouvelle initative internet avec personne de ma ville, car je ne veux pas trop qu'il y ait d'échanges, c'est inutile, en plus c'est de gestion assez lourde car il y a énormément d'inconnues. Et en gros, plus les échanges durent, plus c'est pénible. Mais aussi il en faut en général, il faut déjà établir un semblant de relationnel, proximité et connivences. Des fois, non, ça a pu arriver à ce que la 1ere rencontre se fasse vite et simplement. Ca dépend bcp de la simplicité de la chose, notamment de la géographie, plus les personnes sont proches, plus c'est aisé possiblement.

Aussi, je "pâtis" dans tous ces trucs que vers chez moi (ma ville) il y a peu de monde quand même,
mais suis / reste le 1er en responsabilité, surtout de non effort, et non envie souvent; et grandement la crainte de ne pas être en mesure de gérer une relation convenablement car mon quotidien (sa gestion) me demande à aujourd'hui entre 95 et 105 % de ce dont je dispose en énergie / possibilités, et si en plus de ce que j'ai à gérer je rajoute qn, et bien j'y arriverai plus. Aussi, l'installation en couple est matériellement assez impossible, même si je le souhaitais. J'ai des trucs à améliorer, largement !

Et la prise en compte / considération autistique
m'aide / m'aidera je le suppose à mieux me gérer, à mieux me comprendre, à mieux expliquer le cas échéant,
notamment rapport à la fatigabilité que peut générer le relationnel.

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Re: Comment avoir une copine quand on est asperger

Message par Asperzebre le Lun 11 Sep 2017 - 15:22

Ryuzaki L a écrit:Je comprends qu'aller parler à des filles et de risquer de prendre des râteaux soit difficile, surtout pour un autiste, mais c'est comme ça que les garçons font, et c'est ça qui fonctionne. Et ça n'a rien à avoir avec la beauté ou la richesse matérielle.
Sinon, il ne reste plus qu'à espérer qu'une fille fasse tout le boulot pour vous (vous drague, etc.)

Et pourquoi pas après tout?
C'est vrai ça, pourquoi ça serait toujours aux hommes de draguer et prendre les râteaux, et aux femmes d'attendre les prétendants et de faire leur choix, dans une société qui prône l'égalité des sexes?
Appliquons donc un peu cette fameuse égalité tant revendiquée: les deux sexes draguent Smile

Concernant les échanges par internet avant la véritable rencontre, c'est ce que je tente de faire en ce moment.
J'ai eu trois 'accroches', dont une purement amicale à la base (fille déjà en couple), et deux en relation avec ma fiche zeetic.

L'accroche purement amicale tient bien la route, on s'échange des messages régulièrement, et c'est prévu qu'on se rencontre IRL d'ici environ 1 mois.
Je n'exclus pas la possibilité que ça évolue vers plus que de l'amical à moyen/long terme (après tout, avec ma copine c'est comme ça que ça avait commencé: une relation amicale alors qu'elle était en couple) mais c'est beaucoup trop tôt pour l'envisager sérieusement.

Les deux accroches zeetic ont foiré.
Pour la première on a eu quelques échanges, la fille était plutôt sympa, mais trop de différences pour que ça puisse fonctionner, ne serait-ce que son côté trop social pour moi (tout passe par le groupe pour elle, même pour la première rencontre, ou pour d'éventuelles vacances ensemble, elle a exprimé le besoin que ça ait lieu en situation de groupe, avec plein de gens autour de nous, elle n'est pas à l'aise sinon).
La seconde, c'est encore pire: elle m'a donné son numéro de téléphone, m'a demandé de l'appeler (je ne suis pas du tout à l'aise avec le téléphone, surtout avec des inconnus).
Je me suis fait violence, je l'ai appelée, suis tombé sur le répondeur (je déteste ça, j'ai l'habitude de perdre mes moyens et de raccrocher).
Je me suis encore fait violence, me suis efforcé de laisser un message, lui disant de me rappeler quand elle serait disponible.
Le lendemain elle a appelé, on a parlé un peu (enfin, surtout elle, je n'arrivais presque pas à en placer une), puis elle a raccroché prétextant qu'elle arrivait 'quelque part' (je n'ai pas plus de précisions), et ne m'a redonné aucune nouvelle depuis, malgré deux relances (sur ZC et par SMS).
Mine de rien j'ai lâché pas mal d'énergie pour rien dans cette tentative, alors qu'en face la fille ne s'est même pas donné la peine de me dire que je ne l'intéressais pas, et ne méritait pas que je fasse tant d'efforts pour elle.
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