Comment avoir une copine quand on est asperger

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Message par RoyJade le Mer 6 Sep 2017 - 21:58

Au cas où tu me lirait après Billy, sache qu'il y n'y a pas que les extrêmes, avec un côté le fantaisie "livre" parfait et de l'autre la réalité sans cœur et sans âme. Il y a un milieu, et plein de degrés. Mes parents et la quasi intégralité de ma famille en font partie, mon cousin marié et heureux aussi, je connais pas mal de couples qui le sont aussi (y compris l'un où le mari est devenu semi paraplégique sur un terrible accident, et sa femme ne l'as pas quitté, elle l'a remplacé sur l'apport d'argent du couple sans pour autant perdre l'amour qu'elle lui porte).
Il y a un point où une partie des idéaux et des valeurs touche la réalité, et où beaucoup de choses sont possibles.

Je persiste que ta grosse erreur est de penser que toute les femmes sont identiques. Tu es une exception, tu es la preuve qu'il y a des exceptions, si on suit ta logique tu n'as pas le droit d'être asperger, zébré ou quoi que ce soit d'autre. Si tu pense différemment de tout ces hommes qui t'entoure, pourquoi une femme, elle aussi différente, ne pourrait pas faire de même ?
Au final, c'est le choix entre la qualité ou la quantité. Celui entre être soi et se robotiser. Celui, à mes yeux, entre le bonheur simulé et le véritable bonheur.

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Message par ortolan le Mer 6 Sep 2017 - 22:10

.


Dernière édition par ortolan le Mer 13 Déc 2017 - 16:49, édité 1 fois
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Message par Sleepwalker le Mer 6 Sep 2017 - 23:36

+1 Ortolan. Grignote

On aurait peut-être dû le prévenir qu'il s'était probablement mit à entretenir ces idées misogynes que pour trouver des gens sur qui blâmer tous ses malheurs... Pourquoi s'en vouloir d'être moche et con quand on peut juste se dire que c'est rien que de la faute des filles qui sont pas gentilles ?

Oh well.
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Message par Invité le Jeu 7 Sep 2017 - 10:36

http://www.cafepedagogique.net/lemensuel/lenseignant/schumaines/ses/Pages/2008/Lechoixduconjointl%E2%80%99%C5%93uvredeCupidonetlapartduSocial.aspx

http://blog.slate.fr/globule-et-telescope/2012/09/06/legalite-des-sexes-modifie-les-criteres-de-choix-dun-partenaire/

Quelle raison vous pousse à vous mettre à plusieurs pour agresser l'auteur du post ?


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Message par Asperzebre le Jeu 7 Sep 2017 - 13:00

Ce qui me choque ici, comme souvent sur d'autres sujets d'ailleurs, c'est cette injonction à penser 'comme il faut', cette interdiction de faire du non-consensuel, du politiquement incorrect.

Qu'un homme ose faire un constat peu flatteur sur les femmes, et voilà que c'est un misogyne...
C'est désespérant ce manque d'ouverture d'esprit.

Il est vrai qu'il va un peu loin, notamment ici:
De plus avoir (je te cite) "un corps et de la parole dévoués à ma volonté, une relation de jeune adulte" ca me plairait énormément, comme à tous les mecs hétéros classiques d'ailleurs, et c'est même ca que je veux vraiment, parce que au moins ca c'est concret et c'est pas du baratin métaphysique.

Pour ma part, l'idée de vouloir un corps et une parole au service de ma volonté ne me séduit pas du tout, et je suis en désaccord avec l'auteur de ce message: je ne pense pas que tous les mecs hétéros classiques (ni même nécessairement une majorité) recherchent ça.

Par contre, je suis convaincu que beaucoup d'hommes souhaitent ça au fond d'eux, bien plus que ceux qui veulent bien l'admettre, mais qu'ils se gardent bien de le dire car ils savent que c'est une position socialement indéfendable.
Chacun a son petit jardin secret, ses pensées pas forcément très avouables.

Je m'interroge: l'auteur écrit-il ceci parce qu'il est Asperger, n'a pas de filtres sociaux, et exprime ce qu'il pense vraiment, en toute sincérité, passant ainsi pour le misogyne de service, alors que des tas d'hommes pensent pareil que lui, voire pire, mais se gardent bien de le dire?
Ne serait-il pas alors montré du doigt pour la simple raison qu'il est Asperger, même si c'est de manière indirecte?

En ce qui concerne la libido, il écrit ceci:
Je crois que y'a rien de plus fort chez l'homme et stimulant pour sa libido que cette idée de "posséder la femme à la manière d'un oriental"
Et, là encore, je suppose que ça choque certaines personnes, et que le réflexe de base des 'anti-machos' est de dénoncer ça, s'affirmant par la même occasion comme quelqu'un de bien en opposition au sale misogyne à l'origine de ces propos.

Cette réaction je la trouve choquante, bien plus choquante encore que mon développement précédent.
Tout simplement car la libido, c'est purement personnel, et surtout, purement fictif: on a des histoires dans notre tête qui nous stimulent l'appétit sexuel, mais qui ne sont en rien ancrées dans la réalité.

Qu'un homme soit excité à l'idée de violer sa femme, sa mère, ses gosses, ou de faire quoi que ce soit d'encore plus glauque que vous pourrez imaginer, je n'y vois aucun mal à condition qu'il soit bien conscient que ça restera uniquement dans sa tête, des fantasmes auxquels il a recours lors des plaisirs solitaires, et qu'il n'a nullement l'intention d'avoir ce genre de comportement dans la réalité.
Si ça lui fait du bien d'imaginer de telles scènes, alors qu'il ne nuit à personne, de quel droit le jugeons nous?
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Message par Caribou le Jeu 7 Sep 2017 - 13:04

Bitterlings a écrit:http://www.cafepedagogique.net/lemensuel/lenseignant/schumaines/ses/Pages/2008/Lechoixduconjointl%E2%80%99%C5%93uvredeCupidonetlapartduSocial.aspx

http://blog.slate.fr/globule-et-telescope/2012/09/06/legalite-des-sexes-modifie-les-criteres-de-choix-dun-partenaire/

Quelle raison vous pousse à vous mettre à plusieurs pour agresser l'auteur du post ?


J'ai ma petite idée sur le sujet (cf. les 3 blessures narcissiques de l'humanité).

D'autre part, ses échecs répétés l'ont conduit à tirer des conclusions assez cyniques qui heurtent sans doute les idéalistes que nous sommes...

En ce qui me concerne, je constate simplement que les théories, aussi étayées soient-elles, ne serviront pas vraiment à résoudre le problème de LittleBilly.

Pour moi on a clairement affaire à deux sujets différents :
- Comment aider Billy à trouver une copine ?
- Les femmes sont-elles majoritairement attirées par les hommes bénéficiant d'un statut social élevé ?

Quand bien même on répondrait "Oui" à la deuxième question, sera-t-il plus utile de conseiller à Billy d'aller vite acquérir un statut social élevé (et tout ce qui va avec) pour répondre aux "exigences de la masse", plutôt que de partir de ce qu'il est pour aller à la rencontre des particularités de chacune ?

Selon moi l'amour (vécu) est affaire de particularités. Il me semble que Billy se fourvoie en espérant tirer partie de ce débat d'idées dans son cas personnel...

Asperzebre a écrit:
De plus avoir (je te cite) "un corps et de la parole dévoués à ma volonté, une relation de jeune adulte" ca me plairait énormément, comme à tous les mecs hétéros classiques d'ailleurs, et c'est même ca que je veux vraiment, parce que au moins ca c'est concret et c'est pas du baratin métaphysique.

Pour ma part, l'idée de vouloir un corps et une parole au service de ma volonté ne me séduit pas du tout, et je suis en désaccord avec l'auteur de ce message: je ne pense pas que tous les mecs hétéros classiques (ni même nécessairement une majorité) recherchent ça.

Par contre, je suis convaincu que beaucoup d'hommes souhaitent ça au fond d'eux, bien plus que ceux qui veulent bien l'admettre, mais qu'ils se gardent bien de le dire car ils savent que c'est une position socialement indéfendable.
Chacun a son petit jardin secret, ses pensées pas forcément très avouables.

Il me paraît évident (et du coup pas très intéressant) de dire que nous sommes tous enclins à rêver d'un autre qui nous aimerait inconditionnellement et se plierait à nos quatre volontés en ne demandant en retour que ce que nous serions disposés à lui donner. Je ne vois même pas ce qu'il y a de politiquement incorrect à dire ça.

Ouais, à la base, on est tous des affreux jojos égoïstes et autocentrés. Billy a le droit de le clamer haut et fort et même de le revendiquer, soyons fous.

Là encore je me positionne de manière pragmatique en gardant en tête son objectif initial et en constatant simplement qu'il n'y a pas besoin d'avoir beaucoup vécu pour se rendre compte que poursuivre un tel but ne peut que mener à l'échec relationnel.

Il ne s'agit pas tant de "position socialement indéfendable" que de "stratégie" relationnellement inefficace.
Il ne s'agit pas tant de "se garder de le dire" que de tenter de gagner en mâturité affective grâce à nos expériences de vie, pour pouvoir s'épanouir dans des relations de réciprocité...

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Message par Asperzebre le Jeu 7 Sep 2017 - 14:43

Caribou a écrit:

Il me paraît évident (et du coup pas très intéressant) de dire que nous sommes tous enclins à rêver d'un autre qui nous aimerait inconditionnellement et se plierait à nos quatre volontés en ne demandant en retour que ce que nous serions disposés à lui donner. Je ne vois même pas ce qu'il y a de politiquement incorrect à dire ça.

Ouais, à la base, on est tous des affreux jojos égoïstes et autocentrés. Billy a le droit de le clamer haut et fort et même de le revendiquer, soyons fous.

Là encore je me positionne de manière pragmatique en gardant en tête son objectif initial et en constatant simplement qu'il n'y a pas besoin d'avoir beaucoup vécu pour se rendre compte que poursuivre un tel but ne peut que mener à l'échec relationnel.

Là dessus je suis bien d'accord, et je te rejoins également sur l'idée que garder un tel objectif ne peut mener qu'à l'échec relationnel.

C'est la vision adolescente: je veux un/une amoureux(se) avec qui faire tout ce que je veux, mais il me semble que beaucoup changent de positionnement avec le temps, et pas uniquement par calcul: ils ont en toute sincérité une autre vision de la relation de couple, ils souhaiteraient que leur 'moitié' soit heureuse avec eux, et ce même si cette dernière était prête à ne pas l'être et à se plier à leurs quatre volontés.


Il ne s'agit pas tant de "position socialement indéfendable" que de "stratégie" relationnellement inefficace.
Il ne s'agit pas tant de "se garder de le dire" que de tenter de gagner en mâturité affective grâce à nos expériences de vie, pour pouvoir s'épanouir dans des relations de réciprocité...

Pourquoi pas, c'est intéressant ce que tu proposes comme approche ici.

Mais ça soulève une nouvelle question: comment gagner en maturité affective sans expérience affective?
Ça me semble très compliqué, je sais que pour ma part la maturité affective est venue avec la pratique, tant que cette pratique est restée inexistante, je suis resté profondément immature, faute d'occasion d'évoluer.

J'ai eu ma première (et unique) copine à 26 ans, et en tout début de relation j'avais un tas d'idées immatures, comme "je vais pouvoir peloter des nichons", bref, le niveau de maturité affective d'un ado qui a sa première copine au collège.

Pour moi on a clairement affaire à deux sujets différents :
- Comment aider Billy à trouver une copine ?
- Les femmes sont-elles majoritairement attirées par les hommes bénéficiant d'un statut social élevé ?
Je pense que, Billy ayant quitté le forum, seule la seconde question demeure.
Mais la première peut néanmoins rester intéressante, à condition de la faire évoluer en: "Comment aider les gens ayant une façon d'être proche de celle de Billy à trouver une copine?".

Concernant la seconde question, les articles de Bitterlings sont intéressants, et tendent à confirmer le point de vue 'pessimiste' qui a été évoqué sur ce fil (et qui peut probablement heurter certains esprits idéalistes, j'en conviens).
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Message par RoyJade le Jeu 7 Sep 2017 - 15:45

J'apprécie tes posts Aspezèbre, et je suis plutôt d'accord avec eux. Tu es froid et logique sans être cynique ou désespéré, et tu n'hésite pas à voir les choses en face, ou à essayer.

Je suis relativement d'accord sur le fait que beaucoup d'hommes cherchent l'appartenance, et se gardent bien de le dire. C'est pas nouveau, et ça fait partie des nombreuses choses que j'aurai à dire de "noir" sur les hommes quand en face je dis que beaucoup de femmes veulent être entretenues. Le problème avec le raisonnement de Billy, c'est qu'au moins dans sa façon de s'exprimer, il pense "beaucoup = toute" et qu'il doit donc se plier à ces exigences sociales qui sont pourtant contre sa nature. Comme vous l'avez redit, il ne se rendra pas heureux comme ça, du moins je ne pense pas.

La possession n'est pas obligatoirement une mauvaise chose. C'est dans son application et dans ses limites qu'il y a du bon ou du mauvais.
À mes yeux, priver un être humain de sa volonté pour qu'il soit "à l'autre" est tout aussi positif que de dire que tout le monde est pareil et d'interdire toute différence (zèbre, aspie, handicap mental ou physique, ethnie…) : ça détruit la liberté de vivre de quelqu'un.
Se donner à l'autre et faire vœux de fidélité, même temporairement, n'est pas une possession complète. Il y a des nuances mais c'est déjà au pire nettement moins nocif, car l'autre peut dire "non" pour bien des choses ; au mieux, c'est la relation de bonheur conjoint qu'ont beaucoup de personnes. C'est l'idée d'une relation "classique" sur du moyen-long terme, exception faite des relations libres ou similaires (je ne jugerai pas ceux qui y sont, même si je ne veux pas le faire je ne vois pas pourquoi eux en accord seraient en tord). Dès que tu considère que l'autre est un être humain et non un morceau de viande, c'est à mes yeux correct. Le mariage est dans le tas d'ailleurs, tout comme les autres engagements légaux.
Et enfin, tu as la possession temporaire de plein accord, qu'on retrouve notamment dans le cadre de jeux D/S. Là encore, la notion de respect de l'autre est toujours d'actualité, je n'y vois donc aucun inconvénient. Les deux personnes (ou plus) sont considérés comme des êtres humains, encore une fois.


Pour la libido, d'accord aussi. On ne peux contrôler ses fantasmes, au mieux les diriger un peu. On peux se contrôler soi et décider d'y laisser court ou non, et c'est à mes yeux ce qui distingue un mâle d'un homme (ou une femelle d'une femme). C'est particulièrement vrai chez les personnes au cerveau hyperactif (notamment les zèbres), qui vont presque toujours au moins une fois dans leur vie laisser leurs cerveaux vagabonder dans des recoins obscurs. Si on condamnait quelqu'un pour ses pensées intimes, il ne resterai pas grand monde en liberté.
Et encore une fois, pourquoi blâmer un homme qui veut posséder entièrement sa compagne (ou inversement d'ailleurs) quand les deux sont d'accord et que de toute façon, les deux vivent tels qu'ils sont et non tel que l'autre l'exige ?


Ce qui me dérangeais, c'était juste le désespoir de Billy qui risque de l'amener à faire pire et à être encore plus malheureux, l'amenant dans un cercle vicieux. Je connais ce désespoir pour y avoir mis les pieds (mais pas plus, heureusement), et c'est en me rendant compte de mon égoïsme à voir les autres comme des choses et non plus des êtres vivants que je m'en suis sorti, puis que j'ai eu une copine. La relation à tout prix est un bonheur chimérique qui est en réalité destructif, et aussi douloureux que soit l'idée de rester seul il faut toujours se méfier de la transposition de son fantasme dans la vie ; car c'est ça au final, le fantasme de la relation parfaite où l'autre est à notre service qu'on essaie de créer en vrai, quitte à détruire l'autre dans le processus.
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Message par Caribou le Jeu 7 Sep 2017 - 16:36

Asperzebre a écrit:
Mais ça soulève une nouvelle question: comment gagner en maturité affective sans expérience affective?

En ouvrant des fils de discussion sur ZC et en suivant les sages conseils des gens qui sont passés par là  Very Happy ???

Blague à part, tout dépend de ce que tu appelles "expérience affective". Pour moi la difficulté à trouver une copine (et donc l'absence d'expérience) constitue en soi une expérience affective, de laquelle il est possible de tirer des enseignements.

Reste à savoir lesquels.

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Message par RmesStia le Jeu 7 Sep 2017 - 18:20

On ne nie pas la réalité du témoignage de Billy quant à sa souffrance, c'est dramatique, je suis même triste de n'avoir pu l'éclairer, un tant soit peu, mais il me semble trop empli de suffisance, à son jeune âge (l'âge n'est qu'un nombre d'accord mais il semble inexpérimenté), ce qu'il peut très bien considérer de lui-même. Il vient chercher des conseils pour réussir là où il échoue, l'apprentissage nécessite une posture humble, quelqu'un qui rejette ça et veut progresser est une ineptie, pas besoin de lire Nietzsche ni d'avoir 20 ans pour savoir ça, son attitude c'est comme abriter son orgueil derrière un raisonnement. Et c'est triste de le voir rejeter nos tentative d'aides pour persister dans son égocentrïsme.

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Message par noir le Jeu 7 Sep 2017 - 19:09

il s'est comporté avec vous comme il l'entend avec autrui; cad en utilisateur, en usager.

alors assez "normal" qu'il recoive en retour qq critiques.

C'est un comportement assez naze : quémander et se barrer

avec quand même un minimum de considération et remerciement pour des interventions jugées pas trop bêtes et développées.

Si l'on est naze, terne, insipide
que l'on soit aspie ou autre on restera naze, terne et insipide et pas grand monde risque de s'intéresser un peu à nous.

l'a bon dos "l'aspergitude"

être "associal", timide, coincé, froid, méthodique ça se rencontre mais ce n'est pas un éclairage autistique;

les autistes sont colorés, clairs, de fond altruiste;
allez entendre une autiste (non verbale) https://vimeo.com/54757784

et au-delà de leurs valeurs largement partagées
ils ont des passions (intérêts) que soit ils peuvent partager à égal soit partager tout court, et les femmes peuvent apprécier des gens à fond dans des trucs.

Alors, en conseil à notre ami
est qu'il exprime / fasse de lui
qu'il ne soit ni naze, ni médiocre, ni fade, ni utilisateur d'autrui

alors il augmentera ses probas, s'il le souhaite d'intéresser un tant soit peu durablement qn,
et comme il se présente aspie, il a tous les outils en lui sur ce volet.

Je suis autiste asperger, et à chaque (qq) fois en situation relationnelle / à couple
les femmes ont toujours été très amoureuses de moi, et c'est toujours moi qui est arrêté, a du arrêter
(retours sur ma sensibilité, doit être appréciée parfois, ma qualité d'écoute, un peu de trucs artiste, et 2-3 bricoles : doux, et ?!?)

(je précise que je n'ai pas de rang social à proprement parler, juste des passions et un peu de courage en général, et des souhaits de faire des trucs dans la vie, qui m'ont fait en outre acquérir un minimum de "rang" social, bref je dépasse guère plus ou environ le smic en travailleur indépendant, ça casse pas des briques quand même)

seulement, une personne autiste aura du mal à exprimer ses sentiments, parfois à les reconnaitre sur l'instant
aura du mal dans la gestion du relationnel : comment organiser une journée ou bout de journée avec l'autre, les discussions : quoi / comment, la proximité selon les selon
aura du mal à connaitre ses besoins, ses envies et à les exprimer
et ce sera pas évident concernant la partie "adverse" de bien saisir, bien comprendre : envies, besoins
et c'est difficile (pas trop naturel) de demander !
aura du mal à initier un truc vers de l'inconnu, et c'est encore plus difficile quand tous les volets difficiles (émotions, autrui) sont inconnus et réunis !

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Message par Chuna le Jeu 7 Sep 2017 - 23:12

Merci, noir, vraiment.

Tu vois, ce jeune homme, s'il est réellement aspie (je commence à me méfier sur ce forum) et non un troll venu rigoler un coup, m'a appris qu'on peut être aspie et con.

seulement, une personne autiste aura du mal à exprimer ses sentiments, parfois à les reconnaitre sur l'instant
Je l'ai découvert. (puis tu mélanges ça avec une personne ayant un attachement émotionnel ambivalent , et c'est la merde.)

La vie d'un asperger n'est vraiment pas évidente...

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Message par noir le Ven 8 Sep 2017 - 0:12

ah ça, si en plus on y rajoute les trucs d'attachements, les trucs de l'ordre de la dépendance affective, c'est coton,
j'eus connu de ces choses et ai eu de sacrés difficultés à faire le point, comprendre un chouia
(à faire un peu péter un cable et certaines suites)

sur la dernière mention
je me suis remis il y a pas bien longtemps dans une optique de peut-être re(rencontrer) qn, j'ai fait une nouvelle démarche
il y a un peu de temps, j'en étais à nada, veux pas, veux plus, je resterai tout seul

j'en dis pas plus / pas trop ^
mais au moins il fait un bail que je n'ai rencontré en contexte relationnel perso, un café est en prévision possiblement, à confirmer, voir et c'est qn de ma ville
et peut-être un dimanche (celui-là ?)
au moins échanger un peu (nous connaissons pas grand monde ici, même si moi ça fait 12 ans que j'y vis !) avec qq accointances sur les plantes et nature,
et qq dissonances aussi vraisemblablement.

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Message par Chuna le Ven 8 Sep 2017 - 0:16

Et bien franchement, je suis super contente, tu peux pas savoir Smile Smile Smile

Je vais croiser les doigts que ça se passe bien, assez pour que ça te redonne envie de tenter !

Une vie seule, c'est pas évident...

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Message par noir le Ven 8 Sep 2017 - 0:32

chuna56 a écrit:Et bien franchement, je suis super contente, tu peux pas savoir Smile Smile Smile

Je vais croiser les doigts que ça se passe bien, assez pour que ça te redonne envie de tenter !

Une vie seule, c'est pas évident...
s'en est bien au niveau de ma dernière phrase Smile

mais c'est quand même déjà significatif pour moi de qq mouvements; digestions - évolution

Shocked


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Message par Ryuzaki L le Ven 8 Sep 2017 - 14:09

Dommage toutes ces généralités.
Ex:
les femmes n'aiment jamais les hommes pour ce qu'ils sont
 Shocked

Quelqu'un sur ce fil a écrit :"rien ne vaut mieux que l'expérience". Si vous voulez avoir du succès avec les filles, je crois qu'il faut apprendre à réellement les connaître, leur parler sur le terrain (et pas se contenter de ce que racontent les divers coachs en séduction.) Elles sont toutes différentes, même si vous avez l'impression que c'est le contraire.
Les garçons que je connais, qui ont du succès avec les filles, ne sont ni spécialement grands, ni beaux, ni riches, ni même spécialement des connards. Mais ils ont une certaine confiance en eux et savent parler aux filles, car ils ont appris à leur parler et à les comprendre. Ils se sont pris des dizaines de râteaux avant de devenir "attirants". Ils ont eu le cœur brisé, etc. mais ont appris de leurs erreurs.
Spoiler:
Les filles sont toutes différentes mais il y aurait "une manière de leur parler" ?
Bah, je crois bien que oui. Sinon, pourquoi certains garçons sont-ils plus à l'aise et s'en sortent mieux que d'autres quand ils parlent aux filles ? Mais je ne pense pas qu'on pense théoriser sur cela mais apprendre sur le terrain et s'en faire sa propre idée.


Et ne croyez pas qu'en devenant riche, cela règlera tous vous problèmes. Souhaitez-vous épouser une femme qui ne s'intéressera qu'à votre fric et n'hésitera pas à vous tromper ?
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Message par noir le Ven 8 Sep 2017 - 16:24

Ryuzaki L a écrit:[...] Si vous voulez avoir du succès avec les filles, je crois qu'il faut apprendre à réellement les connaître, leur parler sur le terrain (et pas se contenter de ce que racontent les divers coachs en séduction.) Elles sont toutes différentes, même si vous avez l'impression que c'est le contraire.
Les garçons que je connais, qui ont du succès avec les filles, ne sont ni spécialement grands, ni beaux, ni riches, ni même spécialement des connards. Mais ils ont une certaine confiance en eux et savent parler aux filles, car ils ont appris à leur parler et à les comprendre. Ils se sont pris des dizaines de râteaux avant de devenir "attirants". Ils ont eu le cœur brisé, etc. mais ont appris de leurs erreurs.
des notions de "succès"
des évocations de dizaines de rateaux au préalable
ont-elles à voir avec un sujet sensé évoqué de l'autisme ?  Shocked

bon, il est vrai que ça a été mis dans l'encart
et il n'en a pas ou peu été question

c'est un sacré cafouillis ce fil !

en plus avec son titre il n'a même pas été mis en section dédiée

pour des personnes sensées tout observer et avoir tout compris de tout
doit quand même y avoir au moins qq poussières dans l'oeil ou entre neurones
cyclops


--

sinon sur ce qui s'évoque
faut pas non plus aller demander à une personne autiste de faire dans la farce, le faux-compliment, et d'aller dire ce que l'autre souhaite entendre même si c'est pas bien vrai..

ceux qui auront le mieux appris auront accès à cette strate mais ne le feront pas pour autant, essaieront éventuellement un peu, et encore ??
ça n'a aucun intérêt, fiche sacrément mal à l'aise, on ne tient pas avec du faux.
(c'est déjà difficile le relationnel avec ce qu'on est alors si en plus il faut se rajouter du faux par là-dessus ^^)

au mieux on (se) tempère
on apprend sur ses émotions
on peaufine le relationnel
on apprend / comprend nos limites
on apprend à demander à l'autre
on essaie de se comprendre: soi / soi avec l'autre / l'autre
on essaie de dire à l'autre au mieux ce qui va pas (surtout) et qui va (aussi)
on trouve un mode organisationnel compatible, qui va, et tant qu'à faire pour les 2 !

et tout ça c'est une montagne pour que ça puisse se passer et se passer au mieux;
certains y arrivent, bcp n'y arriveront jamais, certains y arriveront peut-être un jour !

et les personnes autistes Joe la drague ou Mister rateaux à la pelle (^)
ça doit quand même pas se trouver à tous les coins de rue.
(quoique j'ai un semblant de contre-exemple féminin, mais c'était plus de l'ordre du temporel et situation perso disons "particulière" sans développer;
a minima une sorte de différentiation aspie homme / femme pourrait (est plus susceptible) d'exister sur ce point - c'est possible - à voir du côté "naiveté", possible difficulté de dire non + autre, pouvant possiblement se retrouver chez aspie femme / et qu'un schéma similaire chez un homme n'aurait pas le même effet : plutôt repoussoir)

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Message par JieJou le Sam 9 Sep 2017 - 16:13

Je trouve très juste le commentaires de Mérule, sur l'importance des petits regards, et plus généralement de la communication "informelle" (les petits gestes), qui nous informent sur les intentions de l'autre. Par ailleurs, merci Chuna également d'avoir partagé un lien de page web sur l'attachement émotionnel "ambivalent".

J'ai pensé à cette conversation en écoutant cette petite conférence de l'ethnologue et psychologue Tobi Nathan "Est-il possible de rendre l'autre amoureux?" ... passionnant !
>> https://www.franceculture.fr/conferences/universite-de-nantes/est-il-possible-de-rendre-lautre-amoureux  

Extrait : "La passion amoureuse, [...] c'est une rencontre avec une altérité absolue. Et à un moment donné, vous allez faire le sacrifice de votre moi personnel pour le dédier à un moi autre".
Bon, cette conclusion est assez philosophique. Mais sa démonstration pour en arriver là, à partir du récit des expériences des ethnologues, vaut le coût il me semble. Evidemment, il serait grossier de confondre systématiquement "sentiment amoureux" (ou passion) et "trouver quelqu'un avec qui vivre", même si les deux sont souvent liés.

Ah oui, j'oubliais, par ailleurs, une expérience des psychologie assez marrante "36 questions qui mènent à l'amour" (article en anglais)... A lire pour se distraire, sans trop prendre tout cela au sérieux (quoi que?) : https://www.nytimes.com/2015/01/11/fashion/no-37-big-wedding-or-small.html
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Message par Asperzebre le Sam 9 Sep 2017 - 20:31

Ryusaki:
Je t'invite à lire le message de noir.
Comme d'habitude avec lui, j'ai du mal avec la forme, j'y vois de l'agressivité...mais dans le fond, je suis d'accord avec ses propos.
Apprendre à parler aux filles, à les comprendre, se prendre des dizaines de râteaux avant d'y arriver...c'est des conseils qui sont probablement valables pour un neurotypique, mais c'est du domaine du très difficile, voire de l'impossible, pour la plupart des Aspergers.

A titre d'exemple, j'ai pris un seul râteau dans toute ma vie, à la FAC.
C'était une étudiante qui me plaisait beaucoup, et pour passer du temps avec elle j'avais pris l'habitude de sécher un cours d'informatique chaque semaine (un TD qui m'était inutile, car le cours était facilement assimilable sans y avoir recours, j'ai d'ailleurs eu 17/20 à l'exam de cette matière).
Nous étions dans deux groupes différents, son TD était de 10h à 11h, le mien était de 11h à midi, avec sa bande d'amis qui étaient dans mon groupe.
C'était comme un petit rituel: toutes les semaines je passais une heure assis avec elle à discuter, en tête à tête.
Puis ses amis sortaient du TD, elle les rejoignait pour manger avec eux, et je repartais de mon côté pour manger seul.
Le reste du temps nous nous parlions à peine, elle était avec sa bande d'amis et je n'osais pas venir.
Entre le moment où je me suis intéressé à elle (dans les premiers mois de ma 1ère année de FAC), et le moment où j'ai osé lui adresser la parole, il s'est passé plusieurs mois.
Entre le moment où je l'ai abordée pour la première fois, et le moment où j'ai osé lui dire qu'elle m'intéressait, il s'est passé environ une année.
Je m'y suis pris comme un pied, je ne savais pas du tout quoi dire, j'ai su dès que j'ai commencé à parler que c'était mort, et effectivement, c'était mort.
Elle m'a pris en pitié et donné des petits conseils de séduction (sois moins timide, rencontre des gens, tu peux essayer en boite de nuit, etc...)

Je n'ai pas abordé une seule femme depuis, c'était en 2001-2002 (2001 pour l'approche, 2002 pour la déclaration).
Ce n'est pourtant pas faute d'en avoir envie.
C'est tout simplement au delà de mes capacités.

Jiejou:
Les petits regards, les petits gestes, qui sont sensés informer des intentions de l'autre, c'est justement ce à quoi nous n'avons pas accès.

Comment avoir une copine sans avoir accès à ça, que tu décris comme étant important?
C'est là que c'est difficile de répondre.

La réponse de Mérule est intéressante, dans le sens où elle donne les clés aux femmes qui seraient intéressées par un Asperger (et un Asperger abordé par une telle femme a toutes ses chances de réussir à finir en couple).

Cette méthode, aussi intéressante soit-elle, a tout de même le défaut de cantonner l'Asperger dans un rôle passif: il n'a aucune clé de séduction, aucun moyen d'action pour ne pas rester célibataire.
Il ne peut qu'attendre qu'on le trouve, et cette attente peut durer quelques mois, quelques années, ou toute une vie, c'est au petit bonheur la chance...

J'ai eu cette chance, une seule fois, à 26 ans, et je doute fortement que la seconde se présente un jour.
A 33 ans, je n'ai toujours pas là moindre clé pour aborder une femme, pour être actif au niveau de mon avenir sentimental.

Une méthode aspie-compatible de séduction (pas de jeu de drague basé sur le langage corporel, les petits regards, les sous-entendus etc) m’intéresserait beaucoup (et je ne pense pas être le seul).


Dernière édition par Asperzebre le Sam 9 Sep 2017 - 20:47, édité 1 fois
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Message par Chuna le Sam 9 Sep 2017 - 20:44

Aspezèbre : un ami aspie (première copine à 30 ans) m'a dit que pour trouver sa compagne, il a pris la décision de chercher. Il a donc utilisé une technique toute simple : demander aux femmes qu'il fréquentait (dans le cadre du travail) si elles avaient des amies célibataires.
ça a payé.

Il est toujours aspie. Et depuis il a réussi à trouver des copines, plus d'une fois.
Non seulement aspie, mais pas dans les standards de beauté niveau tête (un corps de rêve par contre ^^)

Il m'a dit se mettre dans des situations où les femmes allaient s'intéresser à lui.
Jouer la franchise quoi.
Il a beaucoup utilisé l'outil internet, qui permet d'éviter le langage non verbal.

Ma foi, je crois que beaucoup de neurotypiques l'envieraient, vu le succès qu'il a (il faut dire qu'il est puissamment intelligent, intéressant, et a beaucoup de charisme).


Donc tout n'est pas perdu pour toi, contrairement à ce que tu nous dis depuis des mois.
Du charme, tu en as, dans tes mots (comme d'autres aspie que je peux lire ici), il va falloir trouver un moyen de faire savoir que tu es célibataire et que tu cherches quelqu'un.

(ça peut passer par aborder les nanas en privé)
(si tu attends après ta fiche zeetic, tu peux attendre longtemps, les gens ici attentent que ça leur tombe tout chaux tout rôti dans la boite mail, mais c'est pas comme ça que ça marche)
(tente par mail, pour le moment, tu as toutes tes chances)
(si jamais je trouve des conseils de gens qui y arrivent IRL, je partagerai)


le côté franc des aspies est assez attirant, je pense. Le souci est la capacité de la personne en face à "supporter" les bizarreries des aspies (entendre les comportements non normés, ceux que je kiffe perso)


De toute façon, AMHA, le plus dur pour un aspie, c'est pas forcément de se mettre en couple (même si c'est pas facile, bien entendu), c'est d'en rester.
je parle en connaissance de cause, c'est difficile pour le neurotypique de ne pas réussir à entrer dans le monde de l'aspie.

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Message par Asperzebre le Sam 9 Sep 2017 - 21:10

Non, tout n'est pas perdu pour moi, c'est juste que je n'y crois pas trop.
Je suis réaliste: c'est possible que je trouve quelqu'un, mais c'est pas gagné.

Merci pour ce message en tout cas.
Si je peux me permettre: demander aux collègues si elles ont des amies célibataires, je veux bien (je ne peux pas pour le moment car je n'ai pas de collègues, mais c'est un détail que je suis susceptible de régler à moyen terme).
Mais ensuite, une fois qu'il sait qui est célibataire et qui ne l'est pas, il s'y prend comment ton pote aspie?


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Message par Caribou le Sam 9 Sep 2017 - 23:08

Asperzebre, tu sembles, contrairement à Billy, être sélectif sur le choix des nanas qui te plaisent (dis-moi si je me trompe). C'est déjà pas mal.

Même si tu ne donnes pas tous les détails, vue de l'extérieur, la façon dont s'est passée ton approche de l'étudiante à la fac me semble pas mal... Tu t'es débrouillé pour la voir seule régulièrement. Si elle a passé plusieurs mois à discuter avec toi une heure en tête-à-tête chaque semaine, et ne sachant que ça de son attitude vis-à-vis de toi, il me semble normal de penser qu'elle ait pris du plaisir à être en ta compagnie, et du coup normal que tu aies tenté le coup (bon, un an, c'est long, je te l'accorde, mais ça dépend tellement des histoires...).

Un neurotypique aurait peut-être repéré des signes chez la fille qui l'auraient dissuadé de passer aux aveux, pour éviter de se prendre un rateau (et encore, je doute que les neurotypiques soient tous des experts de la communication non verbale...).
Mais finalement, il n'y aurait pas eu de différence fondamentale à l'issue de l'histoire.

Je sais que certains me répondraient qu'un neurotypique aurait eu plus de chances de lui plaire, parce qu'il aurait été a priori plus désirable ou aurait su d'instinct mieux s'y prendre pour draguer.
Je ne pense pas forcément ça mais certes, admettons.

Et donc ? Ok, vous partez avec un handicap. Mais sur le long terme, je ne suis pas certaine que le manque de savoir-faire en drague soit une entrave à la possibilité de trouver chaussure à son pied. Au contraire.
Vos atouts, c'est justement la franchise et la sincérité. Il faut jouer là-dessus.
Le temps que vous perdez à tenter d'approcher des filles ou à avouer vos sentiments aux filles qui vous plaisent, les autres le perdent à tomber de leur petit nuage au fil des déceptions qui ne manquent pas d'arriver une fois en couple, quand la relation a démarré par une séduction certes intensive et efficace, mais aussi porteuse d'espoirs déçus.

Ton histoire de 6 ans va dans le sens de ce que je dis. Plein de neurotypiques n'ont pas vécu d'histoire aussi longue à ton âge. Certes, il n'y en a eu qu'une. Certes, peut-être que la prochaine n'arrivera pas tout de suite.
Et alors ? L'important c'est que tu progresses sur TON chemin.

Perso je te conseillerais d'utiliser tous les moyens à ta disposition pour faire le plus de rencontres possibles, d'être le plus naturel possible lors des rencontres que tu feras et d'y aller franco avec les filles qui te plaisent.
Si tu veux être actif, joue le jeu sur ton terrain. Si tu avoues franchement tes sentiments, la nana en face n'aura pas d'autre choix que de t'apporter une réponse franche, et il y aura nettement moins de place pour les interprétations qui te déstabilisent. Peut-être qu'il y a plus de chances que tu te prennes des râteaux avec cette méthode. Mais le jour où la réponse sera positive, tu auras mis toutes les chances de ton côté pour que la relation démarre sous de bons auspices...


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Message par Chuna le Sam 9 Sep 2017 - 23:36

Aspezebre : honnêtement j'en sais rien. Je ne l'ai pas vu en action. Je lui demanderai a l'occasion. Il a exprimé clairement sa demande, de ce que j'ai compris, et faut se dire que les gens aiment rendre service. Du coup qu'une fille t'organise un rencard en ayant brieffé la prétendante me semble tout à fait possible.

Je pense que l'essentiel c'est d'être clef sur l'autisme, ça évite les déconvenues. Par contre ça doit attirer les infirmières (celles qui voudront te sauver) et ça c'est pas un bon plan. (Les mêmes risquent d'attendre la reconnaissance )

Faut pas croire, il existe plein de stratégies : foncer, être prudent, parler longtemps...
C'est pas non plus évident pour tous les neurotypiques.

Même en ayant accès au langage non verbal, certains vont tenter même si la nana ne paraît pas open. Souvent ils se prendront un vent, mais c'est pas grave, ils y retournent et des fois ça paye (moi même pas en rêve, conclusion à mon âge toujours célibataire lol)

Et je rejoins caribou : si être capable d'emballer une nana rapidement est un art, la garder est un travail à part entière. Ça demande déjà de choisir qq1 qui convient.

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Message par Ryuzaki L le Lun 11 Sep 2017 - 10:52

Je comprends qu'aller parler à des filles et de risquer de prendre des râteaux soit difficile, surtout pour un autiste, mais c'est comme ça que les garçons font, et c'est ça qui fonctionne. Et ça n'a rien à avoir avec la beauté ou la richesse matérielle.
Sinon, il ne reste plus qu'à espérer qu'une fille fasse tout le boulot pour vous (vous drague, etc.)

P.S: les rencontres sur internet, vous avez essayé ? Échanger des dizaines de mails avec une fille avant de lui parler en vrai, comme ça elle a le temps de voir quelle personne formidable vous êtes avant de vous rencontrer etc.
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Message par noir le Lun 11 Sep 2017 - 14:52

Le truc c'est qu'un jour pas comme les autres, un alignement des astres, une pleine lune avec pression atmosphérique de 998 hP, on prend une sorte d'élan / courage / inconscience et on aborde. Sur les 3 fois que l'ai fait ça un donné par la suite un couple sur 7 ans (j'en ai fini lessivé / mort, plusieurs ruptures, éloignements de ma part, et pour les parts qui concernaient plutôt la gestion du relationnel et la communication surtout, cela de 20 à 27 ans, du bien aussi et plein de bonnes choses à l'intérieur et je n'étais pas mis au rebus, la personne en question était très amoureuse de moi, genre : "homme de sa vie", aussi c'était dur d'arrêter, et la séquence d'après a été très dure pour moi), une autre fois à un truc cinematographique, on a été un peu ensemble mais ça ne me convenait pas - j'étais déjà plus âgé: 30 ans - et plus de fatigues - je ne voyais pas trop de positif et me demanda ce que je faisais dans cette histoire. Bcp de flous relationnels (et personnels). Une 3ème relation d'assez courte durée, là j'étais physiquement très amoureux, elle aussi mais elle était bien plus jeune. Malheureusement elle allait partir sur Montpellier et je me sentais pas de suivre une relation à distance. Pour dire, dans l'intime, il fut la 1ère et seule fois que j'eus des flashs d'enfants avec qn. Je rajoute une 4ème fois, mais là c'était à caractère pénible à plus difficile parce ce que j'ai abordé une personne qui me plaisait dans son attitude, mais pas en proximité vraiment (et c'était dans un hammam publique où j'ai des fréquences, avec de la buée, et moi sans mes lunettes !  Wink  ). Nous avions des proximités et centres d'intérêt commun et fait par la suite des choses ensemble (comme du vélo, du vrai, elle était très sportive, moi aussi, faisais encore du triathlon à peine avant), elle est venue chez moi, j'ai fait à manger (j'aime) mais il n'y avait pas d'attirance physique de mon côté, alors c'était pénible, et elle m'appréciait bien, je l'appréciais versus amical.
Donc on en est à 4 approches directes, 3 relations à couple et une qui n'a pas évolué.
Je n'ai jamais pris de rateau, mais les timing sont très grands, de l'ordre de la bonne vingtaine d'années.
Et la plupart de temps, sans alignement des astres etc, jour comme les autres, je n'ai pas franchit le pas, quoi dire, etc

Ryuzaki L a écrit:P.S: les rencontres sur internet, vous avez essayé ? Échanger des dizaines de mails avec une fille avant de lui parler en vrai, comme ça elle a le temps de voir quelle personne formidable vous êtes avant de vous rencontrer etc.
j'ai eu 2 relations par ce biais,
une femme plus expérimentée (de 8 ans de plus, mais elle avait menti sur son âge, elle s'en était dit 4 de moins ^), mais j'ai arrêté le jour où de son côté il y avait envie de choses plus sérieuses, type couple. Alors que ce n'était pas bien prévu ainsi. J'avais été chez elle, mangé avec son fils; j'étais bien décalé pas trop à ma place dans cette affaire. Ca a duré un peu, et à la 1ere rencontre en venant chez moi, elle m'a "sauté dessus". C'était ce qui s'apparente à de l'amourette.
Et ma dernière, qq années (3 ?) via un truc de sorties (ovs), échanges, sortie commune plus rapprochement. On est sorti un peu ensemble. Je n'étais pas bien amoureux. J'étais un peu dans le jus, plus de fatigues à la relation. J'avais sans doute envie de me rassurer surtout, avoir de nouveau une histoire.
Et je m'évite, ai fini par éviter les longs échanges par internet, parce que des fois il se crée des choses sur du vent, sur pas grand chose; inutilement, et dans les 2 sens. J'ai déjà eu des personnes sentimentalement avancées sans me rencontrer, lu des trucs comme "perle rare" et je suis aussi bien différent irl que par mail, notamment sur le versus communication. Je peux tenir le change (j'ai l'habitude de tenir le change, de l'ordre de 1h à 2h et si je suis / étais / ou peux être en forme, on peut y voir pas grand chose de mes difficultés - seulement après je serai lessivé, toujours, vu ce que ça m'a demandé comme efforts d'adaptation / compréhensions / réponses / questions). Sur cette dernière décennie et à ces époques internet où j'y étais fréquemment, j'écrivais : poésie, faut croire que c'est un truc qui attire (ou peut attirer). Partager un ou qq écrits doit pas être si banal aussi en contexte internet empli de gros balourds.
Aussi j'ai fait dans l'histoire à caractère sentimental virtuelle : 1 à 2 (la 2nde resta plus "amicale")
des choses de l'ordre de 1an minimum,
en lien avec la poésie : des poétesses (notamment rencontrées sur forum de poésie)

Et de ces trucs, ont impliqué un peu de ma précipitation sur ma nouvelle initative internet avec personne de ma ville, car je ne veux pas trop qu'il y ait d'échanges, c'est inutile, en plus c'est de gestion assez lourde car il y a énormément d'inconnues. Et en gros, plus les échanges durent, plus c'est pénible. Mais aussi il en faut en général, il faut déjà établir un semblant de relationnel, proximité et connivences. Des fois, non, ça a pu arriver à ce que la 1ere rencontre se fasse vite et simplement. Ca dépend bcp de la simplicité de la chose, notamment de la géographie, plus les personnes sont proches, plus c'est aisé possiblement.

Aussi, je "pâtis" dans tous ces trucs que vers chez moi (ma ville) il y a peu de monde quand même,
mais suis / reste le 1er en responsabilité, surtout de non effort, et non envie souvent; et grandement la crainte de ne pas être en mesure de gérer une relation convenablement car mon quotidien (sa gestion) me demande à aujourd'hui entre 95 et 105 % de ce dont je dispose en énergie / possibilités, et si en plus de ce que j'ai à gérer je rajoute qn, et bien j'y arriverai plus. Aussi, l'installation en couple est matériellement assez impossible, même si je le souhaitais. J'ai des trucs à améliorer, largement !

Et la prise en compte / considération autistique
m'aide / m'aidera je le suppose à mieux me gérer, à mieux me comprendre, à mieux expliquer le cas échéant,
notamment rapport à la fatigabilité que peut générer le relationnel.

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Message par Asperzebre le Lun 11 Sep 2017 - 15:22

Ryuzaki L a écrit:Je comprends qu'aller parler à des filles et de risquer de prendre des râteaux soit difficile, surtout pour un autiste, mais c'est comme ça que les garçons font, et c'est ça qui fonctionne. Et ça n'a rien à avoir avec la beauté ou la richesse matérielle.
Sinon, il ne reste plus qu'à espérer qu'une fille fasse tout le boulot pour vous (vous drague, etc.)

Et pourquoi pas après tout?
C'est vrai ça, pourquoi ça serait toujours aux hommes de draguer et prendre les râteaux, et aux femmes d'attendre les prétendants et de faire leur choix, dans une société qui prône l'égalité des sexes?
Appliquons donc un peu cette fameuse égalité tant revendiquée: les deux sexes draguent Smile

Concernant les échanges par internet avant la véritable rencontre, c'est ce que je tente de faire en ce moment.
J'ai eu trois 'accroches', dont une purement amicale à la base (fille déjà en couple), et deux en relation avec ma fiche zeetic.

L'accroche purement amicale tient bien la route, on s'échange des messages régulièrement, et c'est prévu qu'on se rencontre IRL d'ici environ 1 mois.
Je n'exclus pas la possibilité que ça évolue vers plus que de l'amical à moyen/long terme (après tout, avec ma copine c'est comme ça que ça avait commencé: une relation amicale alors qu'elle était en couple) mais c'est beaucoup trop tôt pour l'envisager sérieusement.

Les deux accroches zeetic ont foiré.
Pour la première on a eu quelques échanges, la fille était plutôt sympa, mais trop de différences pour que ça puisse fonctionner, ne serait-ce que son côté trop social pour moi (tout passe par le groupe pour elle, même pour la première rencontre, ou pour d'éventuelles vacances ensemble, elle a exprimé le besoin que ça ait lieu en situation de groupe, avec plein de gens autour de nous, elle n'est pas à l'aise sinon).
La seconde, c'est encore pire: elle m'a donné son numéro de téléphone, m'a demandé de l'appeler (je ne suis pas du tout à l'aise avec le téléphone, surtout avec des inconnus).
Je me suis fait violence, je l'ai appelée, suis tombé sur le répondeur (je déteste ça, j'ai l'habitude de perdre mes moyens et de raccrocher).
Je me suis encore fait violence, me suis efforcé de laisser un message, lui disant de me rappeler quand elle serait disponible.
Le lendemain elle a appelé, on a parlé un peu (enfin, surtout elle, je n'arrivais presque pas à en placer une), puis elle a raccroché prétextant qu'elle arrivait 'quelque part' (je n'ai pas plus de précisions), et ne m'a redonné aucune nouvelle depuis, malgré deux relances (sur ZC et par SMS).
Mine de rien j'ai lâché pas mal d'énergie pour rien dans cette tentative, alors qu'en face la fille ne s'est même pas donné la peine de me dire que je ne l'intéressais pas, et ne méritait pas que je fasse tant d'efforts pour elle.
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Message par noir le Mar 12 Sep 2017 - 9:10

complément sur internet, échanges mails et surtout sites de rencontre :

je ne me souviens tant de détails de cette période sur un peu d'années, mais je développerais un peu :

et à cela :

Je comprends qu'aller parler à des filles et de risquer de prendre des râteaux soit difficile
je préciserai que la difficulté consiste à aller parler à des gens en 1er lieu, qu'elle est générale, et les filles en sont une déclinaison, c'est assez pareil, avec en plus le volet d'ordre émotionnel possiblement. Déjà voir pour 1, 2 puis 3 phrases qu'on puisse dire, et la notion de rateau ne va tant être présente puisqu'il y a déjà ces 1, 2 puis 3 phrases. Ce n'est pour moi pas une crainte du rateau qui intervient (car c'est une phase plus lointaine et qui en tous cas ne peut vraiment survenir dans le temps de ces 1,2,3 phrases). Ce n'est pas la même séquence.

Ensuite peut-être que certains acquerront des schémas irl plus établis, plus confirmés, et approcheront mieux, mais ça vaudrait aussi alors pour le schéma général.
Aussi, je vois une sorte d'incongruité de ne pas être "sélectif", déjà on sait bien qu'on ne peut correspondre / aller avec tous profils, aussi on observe, alors perso les qq fois irl direct (et les fois où je n'ai osé mais aurait pu si l'alignement des astres, toussa, était en adéquation) étaient vers des personnes observées qui renvoyaient des choses comme du calme intérieure, un truc solitaire, et/ou trucs décalés comme artiste. Et cela exclut peut-être d'emblée 80 % des filles qui vont être plusieurs ensemble, qui papotent, ne peuvent rester toute seule et sans parler. Aussi, comme on (je) sais qu'il sera difficile d'engager l'échange, que c'est et ce fut extrêmement rarement effectué, que la prochaine fois ce sera peut-être dans un an, on met plus de chances que ce ne soit à fond perdu ou pour rien en allant vers "tous profils". Aussi, toutes ces démarches / actions sont couteuses et sollicitent pas mal.


Sur l'internet, il y a ce plus de possibilités de ce 1er contact. Il y a la distanciation. Il y a le recul voir des tempos qu'on peut choisir. Et pour moi, j'ai toujours eu peine avec les tchats en direct, non que je ne puisse m'en sortir mais c'est vraiment pas naturel et épuisant, ça sollicite bcp. Alors le mail est mieux / assez facile, d'autant si l'on peut apprécier écrire, développer des choses, mettre en mots (ce qui est bcp plus difficile irl pour moi, je suis plutôt du genre à finir par bafouiller, chercher mes mots, des fois je peux avoir des bugs oraux; ça dépendra du stress / fatigues et aussi de l'environnement, mais c'est assez fréquent). Et ma dernière copine (qui était prof / instit) m'a bien fait chier sur ce volet à me bloquer sensiblement sur ma parole. Je finis / finissais mes phrases bcp, assez souvent apparemment par "voilà". Et elle me le faisais remarquer, ça a finit par contrarier mon peu d'entrain et d'aisance / plaisir à parler. Alors déjà que j'étais pas bien amoureux, c'était une goutte qui fit déborder le vase.

Et quand j'ai / ou ai pu avoir à rencontrer, mon lieu idéal était au bord de mer, dans un lieu que je connais, que j'apprécie, où je me sens bien et calme. Je parviendrais bien mieux à échanger avec l'autre qu'en autre contexte; aussi je pourrais apparaitre presque différent selon le contexte; à savoir plus taiseux si le milieu ne va pas et plus ouvert, plus détendu si le milieu me va. Je garderai mes limites d'échanges mais elles sont décalées, voir bcp décalées. Et ce sont dans ces contextes de milieux que je connais, où je me sens bien, que je sais où j'ai les pieds, où j'ai des sujets et intérêts que je peux parvenir à donner le change, en tous contextes. Partout ailleurs on percevra plus de certaines difficultés à manifestations et on s'en rendra compte assez vite ou par répétition. Par exemple un systématisme à aller dans les coins de salle, les coins d'endroits tout ça, à chercher de me mettre à distance, pour la proximité des gens, pour les bruits.

Alors sur l'internet et sites de rencontres, on peut plus facilement apprendre et progresser dans ses approches, le comment faire, par l'essai, la réussite, l'échec et la répétition.
Il n'en reste que c'est de gestion de lourde, comme je l'ai dit du fait d'énormément d'inconnues. Il y en a bien plus que irl, d'autant si l'on n'a pas encore vu la personne et passé le cap de la 1ere rencontre. La machine à incertitudes va à plein, et plus ça traine et plus les points d'incertitudes deviennent des ballons, après il y a des ballons partout dans le champ de vision, on y plus clair tant les incertitudes ont grossi, se sont amplifiées et ont pris de la place. A plusieurs reprises j'en ai été dans l'incapacité de rencontrer, ai fait alors des erreurs, me suis braqué / fermé, et / ou l'autre aussi;
ce pourquoi internet peut être bien pour rencontrer et faciliter, avoir plus d'aisance d'accès, de partages et d'échanges, mais faut pas que ça dure, sinon ça fait péter des neurones et son comportement.

De tout ça et de mes gestations, j'espère surtout pouvoir ressortir un peu davantage, en avoir plus envie, que je ne le fais sur ces dernières années.

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Message par Flaurale le Mer 13 Sep 2017 - 13:09

Je suis une femme, zèbre, mais avec suspicion de syndrôme d'Asperger (sauf que ça va me prendre un moment avant de passer un diagnostic et d'avoir une réponse.) Mon chéri: grosse grosse suspicion de syndrôme d'Asperger. Plus que pour moi.

On s'est rencontré en formation. On a discuté pour la première fois lors d'un cours commun (sinon on se croisait peu) où il était le seul à comprendre mes blagues de geek et inversement. Au milieu de beaucoup de personnes très typiques, on s'est repérés. Et pourtant on s'est pas reparlé pendant un mois et demi, et il me fuyait lorsqu'il me croisait dans les couloirs car il était stress (et donc forcément, je me disais que je ne lui plaisais pas.) Tout ça semblait plutôt mal parti, donc.

Finalement on se retrouve ensemble en cours, on papote, je lui demande son facebook. Et là on se met à parler quotidiennement sur facebook (mais en vrai, quand je le croisais il me tapait l'ignore, donc grosse ambiance.) Je suis partie en vacances sans internet donc on est passé par texto. Et en janvier (premier contact en octobre) on a fini par se voir en-dehors. Une soirée complètement amicale. On s'est vu une seconde fois en-dehors, et là, on s'est mis en couple. Maintenant, on vit ensemble et ça se passe très bien.

Il a été naturel et ses bizarreries ne m'ont pas fait fuir, les miennes ne le font pas fuir non plus. On dépense chacun beaucoup d'énergie quotidiennement à s'adapter et à masquer nos inaptitudes sociales (précision: on bosse tous les deux dans le social, autant dire que ça nous demande pas mal d'énergie.)
Donc chez nous, on se sent libres d'être nous-même. Chacun peut passer des heures de son côté de l'appart sans parler à l'autre, plongé dans ses intérêts persos. Mais plus tard on débriefe. Ce qui fait que ça marche, c'est qu'on est chacun passionné par ce que l'autre a à raconter, sans parler de l'attirance physique. Et l'un comme l'autre on se sent en sécurité ensemble, alors que tout le reste du temps on fait des efforts constants pour ne pas avoir trop trop l'air d'être nous-même, pour pas que ça nous retombe sur la gueule.

A l'heure actuelle, je cherche du travail, n'ai pas de revenus et nous vivons à deux avec très peu de ressources. Je préfère largement ça que d'avoir plein de thunes mais d'être avec une personne avec qui je dois encore porter mon masque sociétal que j'ai tout le reste du temps. Et je suis plus heureuse avec lui que seule, car on se redonne confiance l'un à l'autre aussi en se soutenant dans les moments difficiles.

Le fric et la reconnaissance sociale, ça ne m'intéresse pas, moi je veux juste vivre décemment (et je suis capable de gagner du fric toute seule, merci) et qu'on me foute la paix. Il est comme ça aussi, donc nickel. Je pense qu'un homme qui adoptera la stratégie de se mettre en avant pour sa réussite financière et sociale, a plus de chances d'attirer des femmes qui cherchent la réussite financière et sociale. Mon homme, dont on voit qu'il est gentil et drôle, attire les nanas qui cherchent des hommes gentils et drôles.
Et contrairement au premier post, pour mon chéri comme pour moi, la majeure partie des membres du sexe opposé ne nous plaisent de toute façon pas. Si j'étais célib je ne voudrais pas d'un mec, "n'importe lequel" d'autant qu'il y aurait beaucoup de chances que je me fasse royalement chier avec un type lambda.

Je ne sais pas si ma participation fait avancer le schmilblick, désolée si ce n'est pas le cas ^^"
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Message par Asperzebre le Mer 13 Sep 2017 - 13:37

Caribou a écrit:Asperzebre, tu sembles, contrairement à Billy, être sélectif sur le choix des nanas qui te plaisent (dis-moi si je me trompe). C'est déjà pas mal.
Je réponds à ça car je viens de réaliser que tu attendais peut-être une réponse.
J'avais compris "dis moi si je me trompe" par "si je me trompe, dis le moi", mais ça peut aussi signifier "dis moi si je me trompe ou pas".

Donc, non, tu ne te trompes pas, je suis sélectif, je ne pourrais pas être avec n'importe quelle femme Smile

Concernant la dernière intervention, de Flaurale, je pense que toute intervention est la bienvenue, qu'il y a toujours du pertinent, aucun message ne servant strictement à rien.

Pour ma part, j'ai apprécié, j'y ai vu certaines choses que j'aurais bien aimé avoir lors de ma relation (pouvoir passer des heures dans son coin sans que ça ne pose problème au conjoint), et ça me montre que je peux espérer les avoir dans une relation future Smile
J'y vois aussi un témoignage de personne disant s'intéresser aux gens dont on voit qu'ils sont gentils, là encore ça me donne espoir.

Loin de moi l'idée d'émettre un diagnostic par écran interposé, mais ce que j'ai lu de ta présentation ne m'évoque pas Asperger, mais plutôt une douance 'classique'.
Le sentiment d'être décalé, bizarre, et les difficultés sociales sont des traits communs aux Asperger et aux surdoués, ce qui amène beaucoup de surdoués à se penser à tort comme Asperger (je n'insinue pas ici qu'il est impossible que tu le soies).

Si tu veux y voir un peu plus clair, je te suggère de regarder le tableau de ce lien:
http://www.zebrascrossing.net/t27227-diagnostic-asperger-hqi-empathie-burn-out-et-peur-du-faux-negatif#1132030

Pour ma part (diagnostiqué Asperger et surdoué), j'ai environ 1/3 du côté 'doué' qui me correspond, et 2/3 du côté 'syndrome d'Asperger'.

Sans vouloir te décourager, le diagnostic d'Asperger est bien plus compliqué à l'âge adulte que durant l'enfance, plus compliqué pour un 'zèbre' que pour un 'non-zèbre', et plus compliqué pour une femme que pour un homme...donc tu cumules Sad
Ce n'est pas pour autant impossible, il y a sur ce forum une Asperger THQI qui pourrait en témoigner.
En tout cas, Asperger ou pas, ta participation est la bienvenue.


Dernière édition par Asperzebre le Mer 13 Sep 2017 - 13:40, édité 1 fois
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Message par ortolan le Mer 13 Sep 2017 - 13:39

.


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Message par izo le Mer 13 Sep 2017 - 13:53

Le fait d'être sélectif amenuise les chances de trouver la personne car alors on se base sur des critères qui figent la propriété amouresque. Alors que l'avantage de l'amour est de se soustraire des règles pour s'en bâtir de plus adaptées (à deux). L'important est en effet comme le souligne Fleurale d'être bien avec son compagnon ou sa compagne, donc de se savoir accepté tel que l'on est, et aimé y compris avec ses défauts (qui ne s'évaporent pas parce que l'on est amoureux). L'amour est donc un exercice qui met à l'épreuve nos seuils critiques. Jusqu'où sommes nous capables d'aimer, traduit par, qui est susceptible d'être aimé de nous ?

J'avoue pour ma part ne m'être jamais posée la question ainsi. J'ai pas cherché. C'est la rencontre qui a installé mon fait, mon attachement à son égard, sans a priori. Donc pas de recherche mais une jolie trouvaille qui se donne en plus des airs de retrouvailles.
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Message par Invité le Mer 13 Sep 2017 - 13:54

envie de poser ceci tout simplement

https://www.youtube.com/watch?v=R1wAXsbVlHE


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Message par Asperzebre le Mer 13 Sep 2017 - 14:26

izo, je vois une contradiction dans tes propos.

Tu écris qu'être sélectif amenuise les chances.

Tu soulignes aussi que l'important est d'être accepté tel que l'on est, avec ses défauts, et je partage ton point de vue sur ce plan.
Il faut donc être un minimum sélectif: tenter une relation avec quelqu'un qui n'est pas en mesure de supporter tes défauts (qui, comme tu le soulignes, ne s'évaporeront pas du simple fait de l'amour) n'est qu'une perte de temps, et voué à l'échec.
La réciproque est vraie, si tu sais ne pas pouvoir supporter les défauts de l'autre, il est inutile d'envisager une relation.

Je penses pour ma part qu'il faut être sélectif, mais intelligemment, et seulement sur certains critères.
Par exemple, je suis peu sociable, j'aime le calme.
Que ma future compagne aime le calme serait préférable, mais n'est pas dans ce que j’appellerais mes 'critères primordiaux': bien que ce soit préférable qu'elle aime le calme, je pourrais m’accommoder du contraire.
J'ai par contre dans mes critères de sélection que ma future compagne n'ait pas l'intention de m'amener dans un bar bondé tous les soirs, qu'à défaut d'aimer partager des moments de calme avec moi, elle me laisse au moins les avoir seul.
Il faut qu'elle soit en mesure de supporter mon défaut (mal à l'aise avec la foule et l'agitation).

Autre exemple: je ne supporte pas la fumée de cigarette, j'ai dans mes critères de sélection que ma future compagne soit non-fumeuse (sinon c'est moi qui ne serais pas en mesure de supporter ses défauts, et là encore, la relation est vouée à l'échec).

Je considère que ces critères ne diminuent pas les chances d'avoir une bonne relation, mais au contraire les augmentent: le temps économisé à ne pas s'investir dans des relations vouées à l'échec peut servir à trouver la bonne relation plus rapidement (car quand on est en couple, on se focalise sur la relation en cours, on ne recherche pas déjà la suivante).
Autrement dit, mieux vaut trouver une compagne qui me convient en 5 ans, avec un désert affectif avant, que de trouver en 3 mois une femme qui ne me convient pas, puis d'en trouver une autre, encore une autre...et de ne tomber sur la bonne qu'au bout de 15 ans.

Je n'ai pas de critères 'irrationnels' qui ne feraient que réduire mes chances, en me faisant passer à côté de personnes avec qui ça aurait pu marcher (par exemple, vouloir une femme à forte poitrine, une qui a une bonne situation financière, une qui partage tous mes centres d'intérêts...)
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Message par izo le Mer 13 Sep 2017 - 14:44

Je ne distingue aucune contradiction dans mon propos. C'est le défi de la relation que je mets ainsi exergue. Je ne suis pas sélective, donc j'admets qu'elle fume (ceci est un exemple ) bien que je ne supporte pas la fumée. Je signifie déjà ma tolérance et ma capacité (si elle pré existe en effet ) à accepter ses défauts, ensuite dans le courant de la rencontre je lui dis ne pas supporter la fumée. Elle (pour mon cas il) s'arrangera à prendre soin de fumer hors de ma présence. C'est aussi simple que cela. S'il veut se rendre à un bar.... ce sera sans moi mais en aucun cas je l'empêcherai d'y aller et si je n'y vais pas, ce choix n'engendrera aucune tension (du style elle ne fait pas d'efforts pour moi donc ça veut dire qu'elle ne m'aime pas etc ).
Mon compagnon aime un sport que je n'aime pas. Soit, pas de soucis. Je ne l'empêche pas d'aller voir les matchs et d'en profiter bien au contraire.

Aussi je valide mon propos selon quoi ce qui est perçu comme des défauts est accepté (si tel est la posture de départ).
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Message par Flaurale le Mer 13 Sep 2017 - 20:02

@Asperzèbre

Contente si ça redonne de l'espoir. Mon chéri n'avait jamais eu de copine avant, était peu intéressé par les relations amoureuses car il voulait quelqu'un qui lui corresponde ou rien, pas avoir une copine pour faire comme tout le monde. Et les quelques fois ou une femme lui plaisait, il était trop angoissé pour l'aborder ou autres.

Parenthèse pour mon diagnostic:
Mon chéri correspond assez bien au tableau que tu m'as envoyé, côté Aspie ; effectivement, moi je pencherais plus côté zèbre. Les premières fois où je me suis renseignée sur le SA, c'était par rapport à mon mec, je ne pensais pas que ça puisse me concerner. Et puis j'ai lu des bouquins de Schovanec, la BD de Julie Dachez et ses vidéos (je me reconnais énormément dans sa "tentative de définition"), le blog des tribulations d'une Aspergirl et le livre qui va avec "Asperger et fière de l'être."
Ces références-là, ce sont des femmes, adultes, elles sont surdouées, et elles sont aussi Asperger, et je me reconnais énormément dans leurs témoignages. Mon homme m'y reconnait aussi. Après, je suis peut-être juste zèbre avec une phobie sociale et puis c'est tout. Je compte d'abord voir un psychologue sensibilisé à ces sujets afin de voir s'il trouve ça judicieux ou pas que je passe un diagnostic.
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Message par Chuna le Mer 13 Sep 2017 - 22:15

Peut-être que lorsque l'on parle de sélectivité, on envisage plutôt le fait que l'on a été séduit ou non par la personne en face, sans critère restrictif.
Je sais pas vous, mais autant ya des choses 100% rédhibitoires, rares (j'en parlais du mon fil, genre odeur, certains traits de comportement, ou idées politiques vraiment incompatibles), autant dans la majorité des rencontres, ya un truc qui se passe ou pas, qui fait que les défauts mineurs seront gommés.

En ce sens, je suis sélective, je ne sors pas juste avec qq1 qui me plait bien, faut qu'il y ait le truc en plus.
De ce fait, je peine à trouver qq1 (ceci dit, en sortant de chez moi ça serait plus facile ^^)

Ce que met surtout en avant Izo, ce sont les qualités de communication qui permettent à un couple d'exister, et surtout de perdurer.
Sans ça, on peut être trèèèèèèèès amoureux et simplement se déchirer.

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Message par Chuna le Mer 13 Sep 2017 - 22:18

A regarder :



Je pourrais dire que là, au moins, on a des chiffres, mais le Mr ne met ni écartype, ni stats (significatif ou non significatif), c'est bien dommage...
(et j'ai la flemme d'aller tout vérifier, de toute façon je ne pense pas avoir accès aux doc)

Il en fait des tonnes, mais finalement, c'est assez intéressant, au moins pas de blabla dans le vide comme on fait sur zébra depuis quelques semaines, des expériences à l'appuie.

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Message par noir le Jeu 14 Sep 2017 - 7:35

chuna56 a écrit:Peut-être que lorsque l'on parle de sélectivité, on envisage plutôt le fait que l'on a été séduit ou non par la personne en face, sans critère restrictif.
une part de la sélectivité, et en lien avec une thématique non générale comme ce topic, Flaurale en a à mon sens parler là :

" Au milieu de beaucoup de personnes très typiques, on s'est repérés. "

et c'est entre autre l'un des points clés
+ connivences + suites

mais la sélectivité est bcp là (à ce que j'en comprends),
et en l’occurrence cette sélectivité (partagée) a augmenté leur chance d'adéquation  Smile

--

et dans l'ensemble, dans mon seul et vrai couple nous avions pas mal en commun, sur le caractère (discrétion, calme et discrétion sociale : j'ai du inviter 1 gars + 1 fille de fac autre, 1 fois l'un en 5 ans et la 5ème année et jamais je suis allé chez autrui, si ce ne sera une paire de fois mais en couple avec un couple de fac bio, via ma copine) et des tas de trucs aussi, rencontrée en fac (de bio), donc la bio, nature, études, environnement toussa en commun, une forme de simplicité aussi de besoins, ce genre de choses. Et je pouvais bien faire ce que je voulais, j'étais très (à fond) pêche dans ces années, et nature en général (comme les champignons) et hormis en ville en semaine où je me faisais assez chier (et où nous étions pour études mais nous retournions chacun dans sa famille le we) parce qu'il n'y a pas de nature, pas de pêche valable, pas de champignons et j'avais pas le permis.

Nous avons vécu en commun une petite année scolaire où on était quasi tout le temps dans mon studio, étant elle en mini chambre U, ensuite on a pris un appart ensemble, la rue d'à côté (là je préférais parce qu'il y avait une belle piscine dans la résidence et j'y nageais, quand pas trop froide ^), 1 an je suis parti en Corse, nous nous appelions très très fréquemment, 1 fois elle est venue. L'année d'après, on a réemménagé ensemble sur la cote d'azur, moi j'ai bossé en magasins de pêche, elle à l'INRA (ou plutôt l'inverse ^, elle bossant à l'INRA j'ai trouvé un boulot en magasin de pêche) puis un poste liée aux plantes. Et là j'avais bien le droit d'aller quand je voulais pêcher en mer et en rivière. D'ailleurs ça l'intéressait un peu, notamment la pêche à la mouche !
Donc, dans les grandes lignes, il n'y avait pas d'inadéquation commune, d'intolérance et ça allait.

Mais le 1er gros soucis était mon peu de compréhension de mes émotions, de mes réactions, de mon fonctionnement;
ça se traduisait par une quasi-incapacité à dire ce qui va / et surtout ce qui va pas,
j'avais une grosse difficulté d'accès à moi-même, et je n'ai du comprendre qu'après cette histoire, à partir 28 ans et une profonde étude / repli / développement perso que j'étais par exemple sensible et sa valeur (en fait je suis méga sensible et méga réactif mais contrôle / contrôlais tout ou presque de mon intérieur, ce sont l'ouverture aux arts et m'explorer / m'exprimer via l'écriture et la poésie qui m'ont montré ce que j'avais à l'intérieur, et notamment la sensibilité).
Alors, irl, ça conduisait à des blocages, fréquents et une grosse difficulté d'expression intime.
Ca me générait aussi de la souffrance, parce que des choses n'allaient pas en moi, et je ne savais identifier / dire.
Et qu'en j'étais enfant à ado, je faisais du mutisme : du blocage émotionnel, l'on ne pouvait plus m'approcher pendant longtemps.
Cela s'est reproduit, en mode à peine adoucit.

Ensuite, la communication : "parler",
à cette époque j'étais sur mes passions, étais passionné et ne parlais que de trucs qui me passionnent - là ça va bien.
Mais la communication ordinaire m'était pesante = gros efforts,
et même sur les temps d'intérêts où on parle.. cela générera de la fatigue quand même si on parle bcp bcp.

Aussi, comme je ne m'y comprenais rien, je ne savais me gérer.

Genre, souvenir d'une sortie avec bcp de monde : soirée bio, très grande salle, grosse musique, puis rencontre de qq personnes de mon bled et école : discussions, et le tout de la soirée. Rien de vraiment extraordinaire, tout le monde (ou presque) le fait et le répète. Le lendemain je ne pouvais parler, être actif tant j'étais fatigué / épuisé. Je ne comprenais pas pourquoi cela (ça n'est pas le cas pour les autres), et comme je ne comprenais, et aussi j'identifiais mal les contours de cette fatigue et qui m'aurait nécessité de me mettre en mode "huitre" (se reposer, se couper de tout) je culpabilisais.

Alors entre les trucs non identifiés, non exprimés, non compris, la sensibilité éteinte (par moi, elle m'a dit à cette époque que j'étais sensible mais je ne savais de quoi il en retournait, enfin un peu peut-être ?? mais soit ne l'acceptais pas et/ou ne la (re)connaissais pas, les efforts de communication;

ça s'arrêtait par des clashs, ruptures (et vivre ensemble sous le même toit en étant plus ensemble, c'est arrivé, plusieurs mois !)

A la fin de tout ça j'ai fait une lourde dépression, qui débuta à la dernière année de couple et se prolongea 1 an de plus avant d'arriver ici.


Et à me repencher sur les temps, et non avec mon regard à 40 ans
je ferai des pas vers notre ami LittleBilly, au moins qq

car avec de telles difficultés (d'époque) sur ses émotions, sentiments, analyse et compréhension perso
on peut avoir plus de mal à "rationaliser" son comportement perso vis à vis d'autrui.


Dernière édition par noir le Jeu 14 Sep 2017 - 22:33, édité 1 fois

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Message par Flaurale le Jeu 14 Sep 2017 - 10:56

Noir,
En effet entre mon chéri et moi,pas de critère de séléctivité basé sur "tel défaut, je peux m'y faire, tel autre, je ne peux pas", du fait qu'on ne se connaissait pas ! On a été attirés avant de savoir quoi que ce soit l'un sur l'autre. Mais nos premiers échanges semblaient montrer qu'une complicité était possible, la suite s'est créée petit à petit après.

Je reconnais beaucoup mon homme dans tes propos: difficultés à savoir ce qu'il ressent, et pour le dire, encore plus compliqué. Lorsqu'on se prend la tête (ce qui est plutôt rare), ça donne souvent une scène de moi qui pleure et parle en détail de mes ressentis, et de lui à côté qui ne dit rien et ne bouge pas. La seule fois où je lui ai dit "mais tu penses quoi, là tout de suite ?" Il m'a répondu "je pense à aller me promener, tout seul, dans la rue, dans le noir." Effectivement, je pense que toutes les femmes ne sont pas prêtes à recevoir ce type de réponse, car là j'attendais qu'il me parle de son ressenti quant à notre couple. Il ne le fait presque jamais, parce qu'il ne sait pas trop ce qu'il ressent, ou pourquoi, il sait juste qu'il se sent bien. moi ça me suffit.

Pour les relations sociales: j'aime bien voir mes amis, individuellement, chez moi, car j'angoisse facilement de sortir toute seule. mon homme, lui, n'invite jamais personne à la maison. par contre, il va quelques fois par an à des réunions de groupe de ses amis d'enfance.
A chaque fois que j'y vais, cela se passe mal pour moi : j'arrive pas à parler aux gens, ou alors on me lance sur un de mes sujets-passion comme mon taf, et là je parle trop, et j'ai l'air bizarre. Si j'essaye de faire une blague, personne ne la comprend, j'ai droit à des regards condescendants. Du coup je me sens trop nulle et je ne parle plus du tout. J'ai l'impression que les amis de mon homme ne m'aiment pas du coup.

Et les fois où je suis allée à des soirées en groupe récemment, ça a été très dur, j'ai envie de pleurer au bout de quelques heures car je ne suis pas à l'aise, il y a trop de monde, j'ai envie de rentrer. Mais je ne veux pas décevoir l'ami qui m'a invitée donc je me force à rester. Quand j'essaye de m'incruster dans un groupe, je ne comprends pas les conversations car c'est très rare que les gens aient mes centres d'intérêt, mon mode de vie (pas de télé, pas de radio, je trie tout ce qui entre dans ma bulle mentale). Du coup les gens se barrent entre eux et je reste là, toute seule, et là aussi je me sens nulle. Généralement après ça, j'ai deux, trois jours où je ne sors pas et où je pleure beaucoup, mais je peux toujours parler. Mais dans ces moments je ne tolère que mon mec, pas l'énergie de partager avec des amis proches.

Je m'étale ! Tout ça pour dire: mon chéri sait qu'au nouvel an, je n'irai pas à la soirée de ses amis d'enfance. J'ai peur qu'il n'y aille pas, car je ne veux pas l'éloigner de ses amis. Mais je ne me sens pas de me forcer encore car je n'ai plus l'énergie. A côté de ça, lui voit tellement peu de gens (à part mes amis à moi, mais je les invite souvent quand mon homme est absent) qu'il a l'énergie pour des gros rassemblements une fois de temps en temps. Avec quelqu'un qui a un mode de vie social plus classique, ça aurait peut-être été compliqué, car certains seraient sûrement malheureux de ne pas pouvoir aller en couple à des soirées régulièrement. La clef à mes yeux, c'est vraiment de trouver quelqu'un de compatible à nos bizarreries / défauts. Car mon stress est vu par mon chéri comme une de mes caractéristiques, pas comme un défaut, ça ne le gêne pas. Il compense tout le temps mon angoisse: quand on va dans un endroit que je ne connais pas, il entre en premier car il sait que ça m'angoisse, il parle en premier car il sait que ça m'angoisse, il m'accompagne si je vais avoir un entretien important car il sait que j'angoisse de me perdre quand je connais pas la route et vu que j'ai aucun sens de l'orientation... Et du coup j'économise plein d'énergie sur ces points-là, que je peux réinvestir ailleurs (genre cet aprèm, j'ai un entretien d'embauche, j'ai pas eu le temps de repérer les lieux avant, mais je ne stresse "que" raisonnablement ^^.)
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Message par noir le Jeu 14 Sep 2017 - 19:29

Flaurale a écrit:Je reconnais beaucoup mon homme dans tes propos: difficultés à savoir ce qu'il ressent, et pour le dire, encore plus compliqué. Lorsqu'on se prend la tête (ce qui est plutôt rare), ça donne souvent une scène de moi qui pleure et parle en détail de mes ressentis, et de lui à côté qui ne dit rien et ne bouge pas. La seule fois où je lui ai dit "mais tu penses quoi, là tout de suite ?" Il m'a répondu "je pense à aller me promener, tout seul, dans la rue, dans le noir." Effectivement, je pense que toutes les femmes ne sont pas prêtes à recevoir ce type de réponse, car là j'attendais qu'il me parle de son ressenti quant à notre couple. Il ne le fait presque jamais, parce qu'il ne sait pas trop ce qu'il ressent, ou pourquoi, il sait juste qu'il se sent bien. moi ça me suffit.
ah, le "ne rien dire, ne pas bouger", et le truc de sortir tout seul,etc déjà dit et je l'ai mis en oeuvre mais ne sais plus le nombre. C'était déjà le stade avancé parce qu'on (je) voudrais pas du tout que ça se passe comme ça, c'est du pas voulu, d'autant quand on est avec une personne avec qui on est bien.
Et pas vraiment de témoignages sentimentaux verbaux de mon côté, mais dans l'ensemble une direction de "prendre soin d'elle".

Ca passait par l'écoute, le réconfort, soutien (il y avait des difficultés avec sa mère, aussi assez peu de confiance personnelle et sociale / et aussi à bien l'encourager, en outre et suite ton message pour entretien d'embauche, presque sur le palier de la porte ^, le poste "plantes" évoquée : responsable d'une serre à vocation d'insertion, qu'elle obtint. (croisement de doigts au passage du tien du jour).

Ca passait par faire des petits plats : me souviens la 1ère année dans mon studio ensemble, mon père me donnait des tas de trucs pour la semaine (j'étais rentré le we, ainsi qu'à ma soeur, qui habitait le batiment d'à côté et en études aussi et avec son permis et voiture et nous faisions les trajets bled / ville ensemble), comme légumes du jardin, et des morceaux de viande / poisson. Je coupais en morceaux comme une part pour 2 et faisais (parfois ^) de super trucs. J'étais très cuisine asiatique (je le suis toujours, mais ne cuisine plus comme ça (m'invite parfois comme ce dimanche !  tongue dans un resto-buffet asiatique, c'était bien, bien mangé et j'ai innové / changé, avec une table où je ne m'étais jamais mis et en extérieur, au poil, qui me fit apprécier celui-là, s'y était ma 2nde fois et l'intérieur n'allait pas trop dans celui-là), et suis revenu à du plus simple: 1 ou 3 bons trucs me suffisent quand je me les fais ! aussi ça faisait durement chauffer les neurones parce que j'y mettais des tas de trucs). J'avais des tas d'ingrédients (nous allions dans le quartier chinois à Paris tous les ans, dans la foulée d'avoir visité mon grand-père), bref j'aimais bcp ça et ça me faisait plaisir, et plaisir de le partager, je faisais dans l'innovation / l'expérimentation culinaire régulière (et mon père était aussi restaurateur).
Je témoignais aussi avec bcp de tendresse d'ensemble, et elle aussi.

Après, c'est quasi dès qu'on sortait un peu ou trop de cela que j'étais en difficulté, avec des poids liés aux sorties (même à 2) et encore plus, toujours avec qq autres (elle n'était pas hyper sociale, mais avec au moins une copine proche et le couple, et qq autres peut-être mais pas bcp, et n'était non plus hyper à l'aise avec la sociabilité, les groupes). Elle s'en sortait quand même mieux que moi, mais j'ai souvenir de choses dévalorisatrices qu'elle se disait, sur le "quoi dire", se "trouver nulle". Les dîners de groupe sont et ont été assez toujours des épreuves (niveau social) mais je pouvais contrebalancer l'appréciation si y avait de bons trucs à manger et du bon vin  Smile  mais hormis qq exceptions, c'est un truc pas fait pour moi ! genre un peu, pas longtemps, au mieux et à 2 ! et d'autant si c'est que de la discussion en groupe ^ genre un repas où ne pas avoir à mettre le nez en cuisine, servir à qqchose (sinon je sers à rien ! à proprement parler). Smile

Bien souvent, quand ça se passait mal style difficultés / accrochages toussa
c'était après des rencontres avec du monde, (pas toujours et systématiquement)
mais ça générait des problèmes (non compris), des efforts (de moi énormément), des tensions

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Message par Flaurale le Jeu 14 Sep 2017 - 19:47

Oui, compenser ses difficultés à s'exprimer ou comprendre ses propres ressentis, en prenant soin de l'autre par les gestes, ça me semble très bien compenser.
Pareil, un homme qui cuisine c'est une qualité qui peut tout à fait plaire aux femmes Very Happy
(Et mon entretien s'est bien passé, merci ^^)

Et ton ex savait pour ton syndrome d'Asperger ? Si tu dis que c'était souvent après des évènements sociaux que ça dégénérait, peut-être qu'elle avait du mal à saisir tes difficultés ? Ou que, sans se l'avouer, un de ses "critères" (on parlait de sélectivité plus tôt) c'était d'avoir un compagnon plus sociable ?
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Message par noir le Jeu 14 Sep 2017 - 21:48

Flaurale a écrit:(Et mon entretien s'est bien passé, merci ^^)
cool ^

Et ton ex savait pour ton syndrome d'Asperger ? Si tu dis que c'était souvent après des évènements sociaux que ça dégénérait, peut-être qu'elle avait du mal à saisir tes difficultés ? Ou que, sans se l'avouer, un de ses "critères" (on parlait de sélectivité plus tôt) c'était d'avoir un compagnon plus sociable ?
Cette histoire s'est finie il y a 12 ans, et je suis diag depuis un peu plus de 2 ans.

Le truc est que je lui reprochais bcp de mes problèmes, pour causes que je ne les identifiais pas / pas vraiment et surcompensais à gogo tout ce qui a trait au social et communication (pour un maigre résultat). Aujourd'hui, depuis une dizaine d'années, ma vie ne ressemble plus du tout ça, outre d'être seul. Je suis dans un mode qui me convient au mieux (avec difficultés liées ou annexes ou limitations qui se sont mises à jour) mais je bosse seul dans les jardins, avec un relationnel très light (de 0 à 10-15 minutes en gros par jour et quand je travaille, soit pas tous les jours) et ne fait pas ou quasi plus d'efforts relationnels. Je peux même me permettre d'arriver 1/2h en retard comme ce matin (parce que j'ai écrit ici et sur l'ordi le post de ce matin  Shocked ) mais à ne pas renouveler (trop), en prévenant néanmoins ^. J'ai aussi pour un truc 1h à fréquence en saison, qui lui bien que très largement répétitif me sollicite bcp, avec légère amélioration au fil des ans. A multiplier par 7 ou 8 fois l'an. Et c'est pour tout le reste d'ordre social / relationnel que je ne suis pas, qu'on va voir (ou me dire) ma différence, qu'elle va me peser et que je vais pas y arriver ou alors difficultés répétées.
Dans les jardins, avec un organisationnel pas trop compliqué si possible, je suis jardinier, point, et dans une condition de faire son travail avant tout. Avec aussi qq petites mamies que j'apprécie bien, et la réciproque est souvent. J'ai une bonne cote avec les mamies, mais ça dérive amplement du sujet du fil ! confused

Ca, les reproches, c'est sur le volet mentionné et les rencontres avec d'autres, type familles et qq relationnels (des fois y avait des trucs chez ma soeur avec qq autres personnes). Pas non plus un systématisme, mais ça arrivait.
Et nous avions des difficultés / limitations voisines (d'apparence extérieure) sur l'expression et l'intégration.
Ce n'est pas ça qui lui posait problème en moi (hormis les reproches, j'imagine qu'elle s'en serait passée !), au contraire plutôt sur l'ensemble, ou au moins "ça allait" et lui posait pas de problème en soi, et elle m'aimait. Nous sommes restés de l'ordre de 7 ans ensemble, avec variations diverses et grande partie "sous le même toit".

Donc autant là j'avais du mal à dire les choses et les comprendre (et le faisais mal ou envers l'autre)
autant d'autres fois, si communication à deux sur de l'expression sentimentale / personnelle qui ne relève que de nous d'eux (sans inclusion évènement extérieur) je ne savais pas exprimer, savoir, et dire.

Moi c'est la gestion du relationnel, la communication, la compréhension de mes émotions et leur expression verbale, ainsi que de mon fonctionnement global et ma difficulté / non aisance aux autres ou pas trop proches pas trop longtemps;
éléments dont je n'avais pas les clés car je ne me comprenais rien.

Et c'est tout cela qui à la longue m'a conduit à une grosse dépression, personnelle, existentielle.

Il est aussi un très bon point d'avoir notions et connaissances que cela (TSA / aspie) peut exister (pour vous et d'autres) car cela donne des possibilités d'intégrations de voies de compréhension, que l'on soit "in" ou "out", soit dans ce qui est perçu comme le début de la "norme" ou à la frange / dans le spectre.

----


volet annexe,
il est question parfois de sélectivité, de biologie dans ce fil,
j'ai écrit (de 2010) un texte " poème " avec dedans assez de ce qui peut se trouver dans mes récents posts,
écrit donc à 33 ans (précision car la trentaine n'est pas nécessairement un âge le plus "simple" vis à vis de "la partie adverse" et des mêmes âges, relativement en outre aux enfants si l'on n'en souhaite pas, je ferme la parenthèse ^, un élément à rajouter à l'ensemble des complexités ^)
écrit pas que " fleur bleue", disons doux-dur

c'est de l'écriture assez à très spontanée (sans savoir où ça démarre, comment ça se poursuit et comment ça se finit), c'est pas réfléchit

une petite à plus matérialisation d'une forme de pensée visuelle ?  drunken
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Message par Flaurale le Ven 15 Sep 2017 - 8:33

Si tu as des facilités avec les mamies, au pire, tu attends quelques années et là ce sera super facile de retrouver une compagne Very Happy (Je plaisante bien sûr !)
Très joli poème, j'adore la forme !
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Message par izo le Ven 15 Sep 2017 - 9:46

Etre sur les rails, les siens, ceux des autres, du plus proche ? Tout en regardant alentour pour ne pas se mettre en danger, alors qu'on perçoit la plasticité, la fluidité, la luminosité en toute chose et en tout etre. Donc réduire ses rails ou rouler à côté? Que de questions quand surgit quelqu'un à nos côtés. Parfois on aimerait se pencher sur ces rails l'oreille collée à écouter ses vibrations pour laisser couler en soi la musique invisible du Monde en approche.
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Message par noir le Ven 15 Sep 2017 - 13:21

Flaurale a écrit:Si tu as des facilités avec les mamies, au pire, tu attends quelques années et là ce sera super facile de retrouver une compagne Very Happy (Je plaisante bien sûr !)
Très joli poème, j'adore la forme !
merci pour la mention.
Ma principale complice devrait avoir 97ans en décembre ^
et cette semaine j'ai eu tous les remerciements du monde d'une dame je crois environ 90ans.
Ca compte et a toujours compté ce volet "intérêt social" dans mon travail jardins et même si non doué / non performant / non endurant à l'oral et communication,
je le suis suffisamment (et ça me fait plaisir dans un sens d'utilité et de valeur pour moi et aussi d'échanges / apprentissages) de prendre en compte et d'apporter de petites choses, en terme d'écoute, de présence, d'embellir un cadre de vie. L'isolement, la solitude doivent aussi être des points rapprochant.

--



Et pour inter-agir avec cette mention de izo: " Que de questions quand surgit quelqu'un à nos côtés. "

et placée dans un contexte d'une personne autiste (le schéma aurait une certaine valeur en contexte général, mais c'est très certainement très différentié / amplifié chez une personne autiste, ou la plupart je dirai / suppose/rai),
car il faut intégrer, outre tout le volet émotionnel (perso et autrui), le volet relationnel avec autrui, et autrui en général ! + l'émotionnel possible en contexte ici - à ce stade la plupart n'y seront pas, ne franchiront pas -
il faut intégrer la grande nécessité de bcp connaître à l'avance, le cadre connu et sécure est souvent une nécessité, sinon c'est anxiété directe, et possiblement très forte;
l'inconnu, et d'autant s'il doit dépendre ou être influencé d'éléments extérieurs, est souvent source de grosses difficultés adaptatives ou réactionnelles.
Et tout cela est pleinement inscrit dans un relationnel amoureux où sont réunies toutes les difficultés ensemble.

Je ne vous dis pas ce que génère un changement / un imprévu, ou plutôt je vous le dis ^ : de mon dernier, en versus travail / jardin  :

et dans mon travail, des changements d'autrui ont pu me mener à engueuler des gens, à réagir de manière excessive à inappropriée, du fait de l'imprévu - à voir / apprendre à maîtriser un peu tout ça aussi (et sans compter les changements et incertitudes météo !!!!);
c'est la mamie d'environ 90 ans de cette semaine, qui m'a dit au téléphone qu'il y avait une branche sèche de laurier à couper en plus de la tonte de son jardin. C'est un petit boulot et m'étais organisé pour le lendemain (gros boulot) en allant vider ma benne avant, en intégrant que c'était que dalle en volume. Arrivé là-bas, non seulement le laurier en question était gros mais en plus il y avait un 2nd arbre / arbuste desséché. Ca m'a très contrarié et m'a pris bien du temps à voir pour gérer l'ensemble, gérer l'imprévu pour aboutir à dispatcher les volumes (en outre en mettre pour le ramassage communal), en prendre un chouia, et à faire l'autre arbre quand j'y retournerai dans 2 mois. J'excuse bien la petite dame, et qui n'avait même pas vue le 2nd ou oublié (en déambulateur et sur sa terrasse comme plus loin point d'éloignement, elle n'accède ni au jardin ni à la vue du 2nd arbre, du coup elle avait oublié, et oublié de me dire).  Wink


Et les incertitudes, les questions, l'imprévisibilité, le relationnel général + sentiments seront bien souvent des éléments paralysant face à la montagne et/ou de gestion hyper hard.


Je n'en remets qu'un, mais ça illustre et pourrait faire suite dans le topic,
car il s'agira d'une personne rencontrée via badoo (où j'eus trainé à mes époques de recherche et d'internet), et qui habitait à proximité de chez moi. Nous nous sommes rencontrés facilement et programmé une ballade vélo initiale et nous sommes revus 3 fois; nous avions de la proximité, comportementale, sensible, de caractère et artistique. (elle était peintre, spécialiste en trompe l'oeil, arrivait d'Italie et rejoignait frère et parents, eux-mêmes arrivés d'Italie dans les années précédentes). D'ailleurs, il arrive que nous nous recroisions par hasard, toujours avec plaisir et intérêt. Je sais que par la suite elle s'est installée avec qn. Et à l'époque de ce qui s'apparente à un test commun, il ne s'est rien passé. Ca aurait pu, si ??????

il n'en reste ce truc "poème", encore bien visuel  drunken
l'autre était en fait de 2009 d'écriture, celui-là aussi je pense.

Spoiler:
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Message par Ladislas le Mer 27 Sep 2017 - 0:26

Joyce Cary, Credo a écrit:

“The truth is that life is hard and dangerous; that he who seeks his own happiness does not find it; that he who is weak must suffer; that he who demands love will be disappointed; that he who is greedy will not be fed; that he who seeks peace will find strife; that truth is only for the brave; that joy is only for him who does not fear to be alone; that life is only for the one who is not afraid to die.”

― Joyce Cary

Pour toi, cher Invité, deux variations sur ce thème:

https://www.youtube.com/watch?v=u3BV771ZpR0

François d'Assise: "[...] que je ne cherche pas tant à être consolé qu'à consoler, à être compris qu'à comprendre, à être aimé qu'à aimer. Car c'est en donnant qu'on reçoit, c'est en s'oubliant qu'on trouve [...]

C'est très difficile, et je te souhaite tout le courage et la patience possibles sur ce chemin.

Ladislas

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Message par ISIS75 le Ven 6 Oct 2017 - 14:39

hello invité,
ta question est intéressante.
Déjà, je te conseillerais de ne pas changer de compte à tout bout de champs car ça a tendance à perdre les gens à la fin (enfin, on arrive à s'y retrouver si on te reconnaît ou que tu mentionnes tes anciens comptes mais bon) ce qui risque de causes des problème de suivi pour ton cas...

Sinon, "Par exemple j'ai demandé des conseils à deux psychiatres, les deux m'ont dit que les filles s'intéressent aux gars qui sont le plus à l'aise dans la société telle qu'elle est (soit sociable, soit riche, soit les deux) et ils m'ont dit aussi que ce qu'on est dans le fond, la personnalité, les filles n'y accordent pas d'importance, que plus on est élevé dans la société plus elles arrivent à faire abstraction des défauts qu'on peut avoir (violence, laideur, bêtise)

J'ai aussi demandé conseil à d'autres personnes qui m'ont dit totalement l'inverse, en gros y'a toujours deux catégories de personnes face à qui j'ai affaire: la première catégorie c'est ceux qui pensent que les filles ne s'intéressent qu'a ceux qui réussissent dans la société, donc en gros ils m'expliquent que les filles sont vénales par essences, et l'autre catégorie c'est ceux qui pensent que les filles peuvent s'intéresser a des gars qui sont effacés ou discrets, ou "bizarres", qui n'ont pas trop d'argent, qui sortent pas beaucoup, qui ont pas beaucoup d'amis, etc.">> faut pas toujours voir la vie en tout blanc ou tout noir, certes, il y a des filles "vénales" mais y'a aussi, je crois, beaucoup de filles éduquées et qui ont réussi qui cherchent leur alter ego (et ça, tu peux pas leur en vouloir). A propos de la 2e catégorie, on dirait que tu parles de Dieu qui aimerait tout le monde qqsoit ce qu'on est ou a fait, dans une sorte de recherche d'un amour inconditionnel que tu aurais connu dans l'enfance... ce n'est pas comme cela que les êtres humains sont... Il y a des filles plus portées sur les qualités humaines (bien qu'on puisse être "bien" et riche, car on dirait que pour toi être pauvre serait synonyme de pureté absolue, le jour où cela s'avère vrai, passe-moi un coup de fil Wink), mais si tu cumules trop les défauts (par exple asociable, aigri, violent, sans travail, manipulateur et ne voulant demander aucune aide à l'Etat mais voulant squatter gratuitement chez ta future copine - exple qui ne te concerne peut-être pas mais j'ai connu pas mal de mecs comme ça, sans sortir avec, je précise) et et que tu ne veux pas t'améliorer, ça va pas non plus marcher !

Pour ce qui est des sites donnant des conseils de drague et à fortiori s'ils ont été créées par des hommes, je déconseille fortement ! En effet, je pense que ce sont les femmes qui connaissent le mieux les femmes et en plus, je suis déjà tombée sur des articles qui disaient qu'un des PUA cyniques parmi les plus connus habitait encore dans le garage de sa propre mère à 36 ans passés  Laughing

en fait, peut-être devrais-tu plutôt t'adresser à un vrai coach (donc pas les mecs qui sévissent sur le net) qu'un psychiatre (j'ai pas l'impression que pour les psychiatres, donner beaucoup de conseils soit leur dada, bien qu'ils aient le droit de se revendiquer thérapeute)... Je ne crois pas non plus tant que cela à l'écoute psychiatrique, sauf si le psychiatre a une double casquette de psychanalyste ou s'il se revendique thérapeute... Un psychiatre est plus là pour établir un diagnostic et te faire des prescriptions : médicaments, prise en charge par une structure particulière.
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Message par Denver le Dim 8 Oct 2017 - 22:34

Bonjour,
en lisant tous vos échanges je suis très touchée par la manière riche et respectueuse dont vous débattez.
Je partage principalement les avis qui t'encouragent à rester toi même quoi qu'il arrive pour plusieurs raisons :
1 - Quelle perte d'énergie de jouer un rôle en permanence ! Tu ne peux pas sacrifier autant pour une amourette (car ce ne sera qu'une amourette)
2 - Si tu ne montres pas qui tu es vraiment, comment savoir si tu es aimé pour ce que tu es et non pour le personnage que tu présentes ? Aime-t-elle seulement le masque ? Sera la question que tu te poseras sans cesse.

Mais une chose m'amuse et m'attendris beaucoup dans tes propos. Sont-ce vraiment des questions d'autiste ? Es-tu sûr que tu n'es pas tout simplement un garçon dans ce contexte ?

Tout le monde se demande comment plaire et comment être aimé. Tu sembles tout simplement éprouver des désirs de jeune homme tout à fait dans les standards et l'autisme ne semble pas prendre une grande place dans la nature de ton désir.

Tu scannes large parce que tu es jeune et vigoureux et un peu en manque, comme la plupart des jeunes hommes que je connais. (instinct de reproduction ? faut-il déployer sa semence au maximum pour assurer sa descendance ?).
Tu voudrais qu'on t'aime pour ce que tu es avec toutes tes qualités et tes défauts, tes handicaps et tes forces... comme tout tout tout tout le monde ! On a tous de grosses failles qu'on a peur de montrer. Si quelqu'un les accepte et nous aime quand même, alors c'est là qu'il faut jouer la partie avec finesse. Parce que cette personne est précieuse.

Une autre question peut être plus relative à l'autisme : Es-tu habitué à écouter tes émotions et ton corps ? Es-tu confortable avec cette façon de raisonner ou te concentres-tu principalement sur tes capacités de raisonnement logique et sur des observations concrètes ?
Car selon moi l'amour n'est pas une chose très cérébrale. C'est hormonal, chimique, en plus d'être un ensemble de compatibilités intellectuelles et morales. On ne peut s'y soustraire ni rien contrôler lorsque le sentiment amoureux est puissant.
Témoignage personnel : je t'assure qu'on peut tomber amoureux de quelqu'un qui a plein de défauts, voire qui nous énerve profondément ! C'est irrésistible, c'est tout. On n'a pas vraiment le choix.

Alors dernière question : As-tu seulement déjà été amoureux ?
Plutôt que de te demander comment être aimé (car c'est une chose que tu ne peux pas du tout travailler puisque quelqu'un t'aimera sans que tu puisses y faire grand chose), peut-être que la vraie question est de savoir si toi tu as déjà aimé ?
Est-ce que tu acceptes les défauts de quelqu'un, est-ce que tu as déjà fait quelque chose d'un peu fou pour quelqu'un sans que ça puisse te rapporter quoi que ce soit ?

Ne t'inquiète pas trop, ça va te tomber sur la tête sans prévenir et tu sauras que c'est ça quand tu comprendras qu'il est inutile de lutter.
Ce n'est pas une question de vanité des femmes, de qualités sociales que tu pourrais acquérir pour être un meilleur parti. C'est une question de laisser ton coeur (ton instinct, tes tripes,...) prendre le dessus sur ta raison de temps en temps.

J'espère que j'ai pu t'aider à avancer en prenant le problème sous un autre angle.
Bon courage et vive l'amour !

Denver

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Message par Invité le Jeu 12 Oct 2017 - 20:24

ça donne quoi ton comportement à toi en temps normal d'aborder une fille ? tu t'y prends comment ?

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Message par Invité le Lun 4 Déc 2017 - 11:33

C'est impressionnant à quel point vous vous interdisez aucun abus de langage et aucun euphémisme pour défendre votre merveilleux idéal d'amour, plein de vertu et de tendresse
Je sais pas trop quel est la psychologie du gars avec le pseudo "Invité" mais bon il a juste raison quoi
Je vais vous la dire la vérité: Il n'y a que les gens inadaptés à la société qui se font emmerder par des moralisateurs comme vous avec des conneries de "respect du à la femme" ou de "être soi même"

Je vais pas citer de noms mais quand je vois des types sous anonymat (ici dans ce post) me sortir le baratin des féministes, ça me fait penser à des tas de gens que j'ai bien connu et qui avaient le même genre de niaiseries en permanence à la bouche et dans leur comportement réel, au quotidien c'était pas tout à fait la même chose, je pense notamment à mon père, homme de gauche s'il en est, féministe jusqu'à la trogne, en paroles du moins, parce qu'en pratique ça à toujours été un phallocrate, qui n'a jamais eu de problèmes avec les femmes parce qu'il ne croyait pas un instant dans les salades qu'il racontait, et les hommes qui, sur ce sujet, sous anonymat, se planquent derrière leur féminisme, sont des faux culs, des menteurs, et des lâches. Vous savez très bien que vous n'appliquez pas un mot de ce que vous prescrivez à "Invité"

Vendre du rêve à un gars qui doute, et qui souffre sûrement, c'est ignoble, et c'est vous qui devriez avoir honte, lui il doute et il conjecture tant bien que mal avec ce qu'il a vécu, vous ne faites que vous conformer verbalement à une morale idyllique et délirante

Vous êtes des usurpateurs, vous vous prenez pour des grandes consciences, vous vendez une idée des relations homme-femme totalement dogmatique et impraticable, mais vous n'avez pas la moindre compassion pour l'"Invité" qui est juste pragmatique, vous ne savez que l'enfoncer un peu plus dans le doute, parce que c'est horrible de douter et vous le savez

Vous le savez tellement fort que les femmes sont absolument superficielles et malléables, et que être aimé des femmes n'a rien a voir avec être soi même, vous savez qu'il n'y a rien de plus artificiel que l'amour de couple, et qu'être aimé est une science qui fonctionne comme les autres, n'importe quel mec, si il connaît les rouages, peut passer pour le prince charmant absolu auprès de n'importe quelle fille, et ça n'a rien à voir avec sa personnalité, il peut être un enfoiré ou un gentil ça n'a aucune importance parce que le résultat final il est là: il a une fille avec lui, alors que sans appliquer la science
de séduction, en étant naturel, il serait seul.

Mais bon je vous vois déjà vous ruer, vous indigner :"il était calculateur, la fille ne l'aime pas pour ce qu'il est, ce n'est pas de l'amour voyons !!"
Je vous réponds: vous l'étiez aussi, dégonflez un peu votre orgueil et arrêtez de vous persuader qu'on vous aime pour ce que vous êtes, car quand on vous enlève vos techniques d'intelligence sociale, votre statut et vos artifices vous êtes exactement comme tout le monde, c'est à dire misérables, personne n'échappe à la règle et vous non plus.

Pour le sexe opposé, vous êtes ce que vous paraissez être, point barre, ce qu'il y a au fond de vous tout le monde s'en cogne profondément.

Les réponses postées à l'auteur de ce sujet, en tout cas celles que j'ai lues, m'ont pour la plupart donné un très intense sentiment de dégout, et je parle ici des hommes, car le fait que les femmes aient une haute estime d'elles-mêmes et n'aient pas de recul ça peut se comprendre, mais par contre les mecs, les féministes des week-ends, et là c'est à vous que je parle, vous allez vous reconnaître, vous êtes profondément mauvais, ce que vous faites, dénigrer, persifler, ricaner face à un discours d'évidence, et en plus faire ça envers une personne qui n'est probablement pas au sommet de la hiérarchie du machisme, et ben faire ce que vous faites c'est comme vous, c'est méprisable et j'ai aucune politesse ni aucune pitié pour vous

Alors allez-y, vous les bienfaiteurs, les amis du genre humain, amusez vous bien et vomissez votre hostilité envers les humains qui pensent l'inverse de vous, ou bien ricanez et faites du sarcasme (pour les plus démoniaques d'entre vous) mais vous avez tort et vous ne faites peur à personne, vous ne m'affaiblirez pas, quoi que vous disiez, même vos dénigrement les plus dissimulés derrière une fausse bienveillance ne me feront pas le moindre effet, sauf celui de me renforcer

Vous me renforcez parce que je suis fort (ricanez aussi là dessus je vous en prie, la moquerie vous va bien), je le dis, et j'ai un coeur, vous êtes faibles et dominés de tout votre être par vos atavismes

Sur ce, je m'adresse encore et toujours aux quelques mecs féministes de ce fil et de ce forum qui ont été méprisants envers plus honnêtes qu'eux: Usez de toutes les stratégies pour m'avilir, diagnostiquez moi sociopathe ou collez moi tout autre calomnie sur la face, vous savez bien que si je suis agressif par la parole c'est parce que vous dites des choses insupportables à toute personne sensible, je ne suis pas offensif par nature, je suis même extrêmement doux, mais rien de me débecte plus que les hypocrites grégaires et moqueurs. Allez y soyez méprisants, montrez vous comme vous êtes, et allez au diable, bande de cré****.

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Comment avoir une copine quand on est asperger - Page 2 Empty Re: Comment avoir une copine quand on est asperger

Message par Chuna le Lun 4 Déc 2017 - 11:47

Pauvre toi, c'est triste d'avoir une vision aussi cynique Sad
Peut-être as-tu raison. Partiellement... pas plus.

Bonne route Wink

Chuna

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