L'infidélité féminine, le couple, l'individu et le genre : plaidoyer pour la une « mixité heureuse » via la différenciation des genres

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Re: L'infidélité féminine, le couple, l'individu et le genre : plaidoyer pour la une « mixité heureuse » via la différenciation des genres

Message par fleurdesel le Mar 22 Aoû 2017 - 23:52

Lulibérine a écrit:Hello,

Je viens de trouver cette conférence TED et je la trouve non seulement juste, cohérente et conséquente. Je serais curieuse de savoir ce que vous en pensez.

Afin d'organiser un minimum le débat, je tente un résumé thématique des idées abordées :
1. L'infidélité découlerait de la peur de blesser l'autre.
2. Le problème du cocu, c'est qu'il est indésirable, ce qui ne peut pas être avoué.
3. La société contemporaine incite les hommes à adopter un comportement féminin (gentil petit mari) ou caricaturalement viril et agressif (macho de mari), également indésirables.
4. Le féminisme a participé d'une perte des repères qui influence directement le vécu des hommes et des femmes d'aujourd'hui (modèle de la princesse et du prince charmant vs modèle féministe mal géré avec indifférenciation).
5. Le problème du féminisme émane de la confusion entre égalité (+) et indifférenciation (-).
6. L'indifférenciation implique la fusion et la fusion implique l'absence d'identité, d'où un risque majeur de crise à la quarantaine.
7. L'adolescence est le moment de création/révélation de son identité, la crise de la quarantaine une sorte de cession de rattrapage.
8. La solitude est nécessaire au la constitution d'une identité.
9. Notre société n'offre plus aux adolescents de moyen fort et positif, d'aventure pour construire leur identité.

J'avais vu cette vidéo il y a quelques temps : mon avis était mitigé : je trouvais qu'il y avait des points intéressants, mais d'autres me paraissaient fallacieux (par exemple les généralisations excessives. Perso un homme qui porte son bébé en écharpe, ça ne me coupe pas mon désir sexuel). Globalement, je trouvais qu'elle était longue par rapport au contenu vraiment pertinent.
Pour reprendre tes points
1/ Pour moi c'est une des causes possible, pas "LA". On peut très bien imaginer une situation où A ose dire à B ce qui ne va pas, et où B prend la mouche et se "retire" du couple, créant ainsi de la distance entre A et B et laissant une place à C pour rentrer en relation avec A, ou bien où B ne souhaite pas modifier son comportement, et pour des raisons diverses (enfants, dépendance financière, peur de l'inconnu, image sociale...), A préfère ne pas rompre alors que le couple est devenu insatisfaisant sur le plan relationnel/sexuel et va satisfaire ses besoins ailleurs.
2/ Ben, cf point 1/ cela peut être ça, cela peut aussi être autre chose (retrait de la relation)
3/ pour moi justement il n'y a plus de modèle du tout, ce qui est quelque part perturbant car il y a une absence de repère. D'où justement une certaine accroche vers ces 2 pôles identifiés
4/ et 5/ je partage en partie cet avis (je n'ai pas assez lu de féministes pour le partager complétement)
6/Je ne perçois pas en quoi l'indifférenciation implique la fusion. En fait, j'ai même l'impression qu'auparavant, avec l'hypersexualisation, il y avait quasi obligatoirement cette fusion car chaque membre du couple ne pouvait pas exprimer ses qualités considérées comme relevant de l'autre sexe et donc les vivait par procuration via le partenaire de sexe opposé. Je suis d'accord que la fusion ne peut avoir lieu qu'en cas d'absence d'identité (dans le cas de l'hypersexualisation, on n'a pas notre propre identité, mais l'identité donnée par la société, donc tronquée)
7/merde, ça s'approche
8/ rhaaaa, je veux être seule  Razz
9/ euh, quand est-ce qu'il y en a eu ?
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Re: L'infidélité féminine, le couple, l'individu et le genre : plaidoyer pour la une « mixité heureuse » via la différenciation des genres

Message par Miss aux yeux arc-en-ciel le Jeu 24 Aoû 2017 - 17:13

Ton surjouée de la demoiselle en effet qui s'apparente à un one woman show, faut faire rire, faut émouvoir...et quand c'est mal fait, ça se voit. ll faut savoir que les personnes qui passent dans ces conférences TedX ont quelque-chose à promouvoir bien souvent, là c'est une très bonne pub pour son cabinet et elle s'étonnera encore d'avoir des femmes infidèles qui viennent la voir (fin de la parenthèse).

Je trouve son analyse très réductrice et généralisante.

Je trouve débile et réducteur de dire que les hommes qui passent l'aspirateur, qui sont gentils, qui portent leur bébé en écharpe cassent le désir de leur compagne. Comparé à un mec qui cogne sa nana, veut la contrôler, ou juste lui envoie des pics à longueur de journée...faut pas pousser! En plus ça culpabilise les hommes qui sont ainsi et ils voudront se changer pour plaire à des demoiselles...dans le cas d'une psy ou sexologue, culpabiliser une catégorie de personne me semble déjà très douteux...bref...Sans aller jusqu'aux extrêmes, un homme qui aide de façon équitable sa femme dans les tâches ménagères par exemple la soulage d'un poids, ce qui la rendra peut-être plus disponible pour les câlins. Et puis entretenir le désir d'un couple, ce n'est pas qu'une histoire d'aspirateur!!! Mais dans le sens inverse, je doute qu'une femme soit débordante de désir parce-qu'un homme refuse toute participation aux tâches ménagères...

Elle dit qu'il faut trouver son identité. Ok. Et si mon identité en tant qu'homme c'est d'aimer faire la cuisine ? C'est aimer porter mon fils en écharpe? c'est aimer être doux et délicat? Je fais quoi? Je renonce aux femmes? Je deviens un autre que je ne suis pas ?

Et cette femme confondait tout simplement les hommes "carpettes", c'est-à-dire ceux qui
manquent un peu de caractère et de personnalité, avec des hommes affirmés avec des qualités féminines? Il me semble que cette nuance est importante.

Et puis merde quoi, moi un mec qui passe l'aspi, qui cuisine, ça me fait bander. (ok petite touche provocatrice là Tchao )

Pour moi il y a tellement de causes possibles à l'infidélité, que ce qu'elle raconte, c'est un biais qu'elle veut donner, par rapport à sa propre croyance, par rapport à son propre intérêt. C'est beaucoup plus complexe que son petit résumé.
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Re: L'infidélité féminine, le couple, l'individu et le genre : plaidoyer pour la une « mixité heureuse » via la différenciation des genres

Message par Pieyre le Jeu 24 Aoû 2017 - 17:29

La petite provocation est de bonne guerre, mais il y a des études là-dessus, qui iraient plutôt en sens inverse (de façon statistique bien sûr). J'en avais postée une il y a peut-être trois ans, que je vais avoir du mal à retrouver vu le moteur de recherche défaillant du forum. Mais j'éditerai si j'y parviens...


Quelques instants plus tard, après une recherche sur Google...

Eh bien, voici une étude qui va dans ce sens :

http://www.aufeminin.com/news-societe/la-partage-des-taches-domestiques-affecte-t-il-notre-libido-s1177801.html

Le problème, c'est qu'on trouve aussi le contraire :

http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20080307.OBS3945/les-couples-dont-l-homme-fait-la-vaisselle-ont-une-vie-sexuelle-plus-epanouie.html

Alors, qui croire ?

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Re: L'infidélité féminine, le couple, l'individu et le genre : plaidoyer pour la une « mixité heureuse » via la différenciation des genres

Message par fleurdesel le Jeu 24 Aoû 2017 - 20:39

C'est peut-être plus ce qu'ils mangent que ce qu'ils font qui compte Razz
http://www.msn.com/fr-fr/actualite/insolite/voici-les-aliments-qui-rendent-lodeur-de-la-transpiration-des-hommes-plus-excitante/ar-AAqBeuV?ocid=Actualit%c3%a9
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Re: L'infidélité féminine, le couple, l'individu et le genre : plaidoyer pour la une « mixité heureuse » via la différenciation des genres

Message par Sun Simiao le Jeu 24 Aoû 2017 - 21:36

Lulibérine a écrit:Euh… Elle met l'accent sur l'infidélité féminine donc ce serait difficile d'adapter cette idée de vouloir disséminer ses gènes le plus possible dans ce cas précis.

Certaines études ont conclu qu'une proportion importante de femmes n'étaient infidèles que lorsqu'elles (ou plutôt leur couple) souhaitaient avoir un enfant, afin de choisir (inconsciemment) les meilleurs gènes possibles pour leurs enfants -leurs conjoint représentant la meilleure garantie de stabilité conjugale pour élever les moutards. Cette attitude instinctive de sélection du géniteur des femmes serait donc le pendant de la "volonté biologique" des hommes de disséminer leurs gènes.

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Re: L'infidélité féminine, le couple, l'individu et le genre : plaidoyer pour la une « mixité heureuse » via la différenciation des genres

Message par chuna56 le Jeu 24 Aoû 2017 - 21:47

J'ai lu la même chose que Sun Simiao, et je trouve cette hypothèse assez cohérente.
Je ne sais plus où j'avais lu qu'il y avait aux alentours de 20% des enfants qui étaient illégitimes aux USA. Mais je retrouve pas les sources, du coup info pas vérifiée.

Vu la vidéo (enfin écouté).
J'ai du mal avec l'exagération et le manque de nuance, et le côté one man show de mauvaise qualité.

Je ne suis pas convaincue du fait que les femmes d'autrefois cherchaient un tueur de dragon. Ptèt pour leurs gènes, à la limite. Mais pour élever les gosses, qq1 de fiable me semble plus cohérent, pas le mec avec des gros muscles qui se met en danger et risque de se faire trucider laissant Mme seule avec les gosses.

Pour le reste, ma foi, j'ai pas discuté avec assez de personnes pour comprendre les tenants et aboutissants de l'infidélité de manière générale. D'autant qu'il doit y avoir des catégories parmi ces femmes.
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Re: L'infidélité féminine, le couple, l'individu et le genre : plaidoyer pour la une « mixité heureuse » via la différenciation des genres

Message par Miss aux yeux arc-en-ciel le Ven 25 Aoû 2017 - 8:05

a Pieyre:
Pieyre a écrit:

Alors, qui croire ?

Ce que j'aime bien avec les études scientifiques, c'est qu'il y en suffisamment pour exprimer presque toutes les opinions de la planète...suffit de sélectionner celles qui vont dans le sens de ta pensée pour essayer de valider ta pensée auprès des autres. Je ne dis pas qu'elles sont inutiles mais juste que certains les manient bien. Et pour ta question, qui croire? Je dirais: personne. La diversité des êtres et la façon dont on s'attache, parfois au delà de critères qui nous dépassent (forme d'attachement à nos figures parentales dans l'enfance qui se reproduit bon gré mal gré à l'âge adulte si on ne les a pas dépassés), la diversité des réactions face à la frustration, face à la sexualité...fait que on ne peut pas savoir d'avance ce que l'histoire va raconter...et puis...si la nana doit te tromper, ça arrivera même si tu dois te plier en 4 pour que ça n'arrive pas! On peut minimiser en privilégiant la communication mais on ne peut pas être sûre à 100% que ça n'arrivera pas...Parfois c'est même une étape nécessaire pour certaines pour redevenir amoureuse de leur mari, parfois c'est le contraire, ça signe la fin...Au final, il faut juste être soi-même face au partenaire, centré sur ses propres valeurs, sans en faire trop, avec amour, pour ne rien avoir à regretter
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Re: L'infidélité féminine, le couple, l'individu et le genre : plaidoyer pour la une « mixité heureuse » via la différenciation des genres

Message par Kodiak le Lun 4 Sep 2017 - 23:50




1. L'infidélité découlerait de la peur de blesser l'autre. Il existe bien d'autres raisons à l'infidélité. L'attirance sexuelle, le désir, peuvent s'être émoussés (pour autant qu'ils faisaient partie des ingrédients initiaux de la formation du couple). Cette chute du désir peut provenir d'un manque d'attention et d'affection du conjoint, de la dégradation de son apparence physique et/ou du soin porté à sa présentation, du manque de communication au sein du couple qui a laissé les problèmes s'accumuler dans le non-dit. En ce cas, la femme se sentant délaissée dans sa capacité de séduction et incomprise émotionnellement est en position favorable pour être sensible à l'attention que lui portera un autre homme qui lui convienne un tant soit peu.

Lors de la fameuse "crise de la quarantaine", il est également possible que le trouble identitaire dû à la baisse inéluctable du pouvoir de séduction pousse des femmes (tout autant que des hommes) à des tentations extra-conjugales par désir plus ou moins inconscient de se rassurer sur ce point.


2. Le problème du cocu, c'est qu'il est indésirable, ce qui ne peut pas être avoué. Indésirable pour celle qui le trompe. Sans doute pas pour l'ensemble des femmes (heureusement que les attirances phéromonales, visuelles, intellectuelles sont très variées !!!).

Cela dit, lorsqu'elle est sue par le cocu, la trahison de celle qui partage sa vie depuis des années est vécue la plupart du temps comme une douloureuse blessure narcissique. Le chagrin, le dépit, la colère, forment un mélange détonnant. D'où l'intérêt de conserver prudemment ses frasques dans l'inavoué de la part de l'infidèle. (Ceci étant également valable en cas d'incartades masculines).




3. La société contemporaine incite les hommes à adopter un comportement féminin (gentil petit mari) ou caricaturalement viril et agressif (macho de mari), également indésirables.

Ce point mériterait d'être précisé de sa part. A quoi fait elle allusion lorsqu'elle parle de comportement féminin ? Aux hommes qui font la popote ? qui prennent le congé parental ? Ou dois je y voir une nostalgie à peine voilée du père brutal et tout puissant brisant sa progéniture à coup de "pédagogie noire" (Cf. Alice Miller) ?. L'usage récurrent dans ses éléments de langage de l'admiration envers un homme-totem phallique me déplaît.

4. Le féminisme a participé d'une perte des repères qui influence directement le vécu des hommes et des femmes d'aujourd'hui (modèle de la princesse et du prince charmant vs modèle féministe mal géré avec indifférenciation).

Le féminisme qui a conduit à une égalité juridique des deux sexes et à la maîtrise de leur corps par les femmes n'a rien à voir avec un quelconque brouillage des repères identitaires. Quand au néo-féminisme misandre et essentialiste prôné par une minorité dogmatique, je ne crois pas que son infusion dans la société soit si profonde que cela, du moins en France.

Le "modèle" prince charmant-princesse me semble ressortir d'une représentation bourgeoise bien éloignée des contingences très pratiques et terre à terre qui conduisaient à bien des unions dans les catégories populaires (mariage précipité suite à une grossesse surprise, désir impérieux de quitter un foyer familial débilitant, etc.).

5. Le problème du féminisme émane de la confusion entre égalité (+) et indifférenciation (-).

Même remarque que pour le 4. Le féminisme né à la fin du XIX ème siècle, qui s'est battu avec succès pour les droits civiques, juridiques, professionnels, sexuels, des femmes, était et reste fondamentalement égalitaire.

L'indifférenciation est un phénomène relativement récent, négationniste de la part biologique, génétique, hormonale, constitutive de la nature des êtres humains.


6. L'indifférenciation implique la fusion et la fusion implique l'absence d'identité, d'où un risque majeur de crise à la quarantaine.

La fusion provient davantage d'un manque de confiance en soi, de connaissance de soi, d'estime de soi, que d'une "indifférenciation". Et je ne vois pas de corrélation entre phénomène fusionnel et crise de la quarantaine. Je perçois la fusion comme un alliage hautement instable, pouvant se désintégrer à tout moment, car aucun des deux partenaires ne peut y exprimer sa personnalité ni y trouver son identité propre.


7. L'adolescence est le moment de création/révélation de son identité, la crise de la quarantaine une sorte de cession de rattrapage.

Une illusion de session de rattrapage !!! Le présent et l'avenir qui s'offrent après avoir accompli (avec un peu de chance) à peu près la moitié de sa vie n'ont pas du tout la même perspective que ceux qui sont entrevus lors de sa découverte première du monde adulte.

"Si jeunesse savait, si vieillesse pouvait"


8. La solitude est nécessaire au la constitution d'une identité.

100% d'accord avec ce point. Être "accordé" avec soi même est une condition sine qua non.


9. Notre société n'offre plus aux adolescents de moyen fort et positif, d'aventure pour construire leur identité.

Il existe pourtant toute une palette d'activités culturelles, artistiques, sportives, dans lesquelles un-e adolescent-e peut s'épanouir. A la restriction près que les parents le veuillent et le puissent (notamment financièrement, culturellement aussi).

Il est vrai aussi que les perspectives d'avenir d'adulte ne sont pas bien réjouissantes pour un-e ado actuel. La course au fric roi, au factice du paraître, et à une existence totalement nombriliste pour quelques (mal)heureux élus, et un parcours du combattant fait d'insécurité sociale et de précarité professionnelle sur fond de bullshit jobs pour le plus grand nombre, cela n'encourage pas à structurer harmonieusement une personnalité.

J'espère que cette dame ne regrette pas en filigrane le bon vieux temps des aventures militaires, coloniales, et autres horreurs dans sa nostalgie identitaire aux forts accents Barrésiens.
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Re: L'infidélité féminine, le couple, l'individu et le genre : plaidoyer pour la une « mixité heureuse » via la différenciation des genres

Message par Caribou le Jeu 7 Sep 2017 - 16:24

Là où la vidéo est intéressante pour un zèbre à mon sens, c'est qu'elle met en avant la nécessité de se construire d'un point de vue identitaire avant d'entrer dans une relation de couple.

Ce que je comprends de cette conférence, c'est que c'est en sachant qui on est qu'on peut envisager de construire une relation épanouissante avec l'autre. Et la nature est bien faite, parce que c'est aussi en sachant qui on est qu'on suscite le désir chez l'autre (que l'on soit tueur de dragons, porteur de bébés en écharpe, ou bien un charmant mix des deux...).

Asperzebre a écrit:
Elle insiste bien sur le fait que, pour qu'un homme soit désiré, il faut qu'il corresponde au stéréotype du prince charmant: l'homme courageux (le fameux 'tueur de dragons'), avec un corps bien musclé (elle parle d'abdos...).
(...)

Elle précise bien aussi qu'un homme qui correspond à ce profil n'est pas attirant, car ça renvoie à l'image du macho, première contradiction: si tu ne correspond pas à ce profil tu n'es pas attirant, mais si tu y correspond, tu n'es pas attirant non plus.

Pour surmonter ce premier écueil, il faut donc être un homme beau, musclé, courageux, mais aussi bien attentionné, qui montre qu'il n'est pas macho et accorde de l'importance aux désirs de sa compagne...il y a déjà pas mal d'écrémage à ce niveau, on doit avoir éliminé un bon 95% de la population masculine.
(...)

En effet, il est naturel pour l'homme amoureux de chercher à satisfaire aux attentes de sa compagne.
Mais quand ces attentes sont: "Tu dois être fort, courageux, musclé, mais en fait non, parce que j'aime pas les machos, tu dois être attentionné, me considérer comme ton égale, m'aider pour les tâches ménagères, mais en fait non parce que c'est pas du tout sexy un homme qui fait le ménage", que faire?

La femme ne parvient en effet pas à clarifier ses attentes, tiraillée entre son désir d'homme moderne 'féministe' et son fantasme d'homme 'viril'.
L'homme se retrouve ainsi à subir des injonctions paradoxales, et, quel que soit le choix qu'il fasse, ce ne sera jamais le bon.

À mon avis l'écueil est de chercher à tout prix à se conformer aux attentes de l'autre en dépit de sa propre construction identitaire.

Cet écueil est d'autant plus prégnant chez les zèbres, me semble-t-il, chez qui le sentiment de décalage avec les autres entraîne une peur du rejet qui les amène à se construire un faux self débouchant un jour ou l'autre sur une crise identitaire.

Bien sûr, dans un couple, il est normal (et sain je pense) de chercher à satisfaire les attentes de l'autre. Mais il me semble tout aussi important de mettre ces efforts en lien avec sa propre construction identitaire. En d'autres termes, ne pas chercher à répondre à TOUTES les attentes indifféremment par peur de déplaire (sinon il y a effectivement de quoi se rendre fou), mais choisir volontairement de répondre à celles qui nous feront avancer sur le chemin qu'on a choisi.

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Re: L'infidélité féminine, le couple, l'individu et le genre : plaidoyer pour la une « mixité heureuse » via la différenciation des genres

Message par Sun Simiao le Ven 8 Sep 2017 - 0:35


Si on n'est pas aimé tel que l'on est, la relation ne vaut pas le coup.

Cela n'empêche pas l'adaptation réciproque à nos besoins relationnels et émotionnels respectifs, qui peut être volontariste dans le dialogue si l'on sent un petit dérapage de la relation.

J'ai bien peur que notre époque favorise peut-être plus que les précédentes jusqu'à un âge parfois très avancé les amours artificielles basées sur du rêve, des satisfactions ou compensations égotiques, des projections...
Comme un refus grandissant de la maturité, du statut d'adulte dans ce qu'il a de plus noble : la sagesse, l'intelligence, la stabilité créatrice.
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