Go west... (Continuité, déviations, et parfois points de suspension...)

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Message par I am so sure le Dim 22 Oct 2017 - 12:20

Spoiler:
Ca fait nouveau test de Rhône Arc, à la vue d'un préservatif féminin, je vois passer des tigres dans la savane brossard qui chante acdc et queen et Maiden en 3d, we are the champs pions my free end, this is the end or slip not. Plus j'avance vers un futur de test d'intelligence, plus je me dis qu'on va me trouver encore plus bizarre que quand j'étais pas normale avant Smile

De là à arriver à faire un remix de we are the champignons ou pas pour lutter contre la transmission des maladies sexuellement transmissibles  Very Happy  Razz


Messe, messe, oui messe... ah ben oui le oui maisse c'est pas pareil le dimanche  
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Re: Go west... (Continuité, déviations, et parfois points de suspension...)

Message par offset le Dim 22 Oct 2017 - 20:06

I am so sure a écrit: Plus j'avance vers un futur de test d'intelligence, plus je me dis qu'on va me trouver encore plus bizarre que quand j'étais pas normale avant Smile



Si tu permets I am so sure :


Pété de rire


Bonne soirée
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Re: Go west... (Continuité, déviations, et parfois points de suspension...)

Message par I am so sure le Dim 22 Oct 2017 - 20:14

Je te permets sans souci de relever que j'évolue chaque jour en philosophie "tordons nous des idées, en les tordant et voyons jusqu'à quel bout on peut devenir plus tordue et voyons voir si on en revient ou pas"  Razz



John attend et le génie fer, l'amour du wisc

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Re: Go west... (Continuité, déviations, et parfois points de suspension...)

Message par I am so sure le Mar 24 Oct 2017 - 16:24

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Re: Go west... (Continuité, déviations, et parfois points de suspension...)

Message par I am so sure le Mar 24 Oct 2017 - 17:06

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Pourquoi peut-on frissonner en écoutant une chanson ?

A titre personnel, écouter One du groupe U2 ou, dans un autre genre, Nessun Dorma interprété par Pavarotti me donne la chair de poule. Vous arrive-t-il aussi de frissonner à l’écoute d’un morceau de musique ? Si c’est le cas, sachez que votre cerveau est peut-être « spécial ». En effet, une récente étude menée à l’Université de Californie du Sud, indique que les personnes qui vibrent à l’unisson de la musique pourraient avoir une capacité accrue à ressentir des émotions intenses. Quels sont les effets de la musique sur le cerveau ?

En préambule de leur étude, Matthew Sachs et ses collègues du Brain & Creativity Institute rappellent que les émotions provoquées par une œuvre esthétique activent dans le cerveau le même réseau de récompense qui répond aux plaisirs basiques et sensoriels appliqués à la nourriture ou au sexe. Et selon eux, pour étudier le lien entre le plaisir et la récompense, la musique représente un stimulus idéal. Des recherches antérieures ont d’ailleurs montré que des personnes qui écoutent de la musique peuvent ressentir un éventail complexe de sensations corporelles comme les frissons, un nœud dans la gorge, la sensation de picotement sur le cuir chevelu, etc. Leurs apparitions seraient liées à des changements psychophysiologiques de la fréquence cardiaque et de la conductance de la peau, ainsi qu’à une activité neuronale spécifique dans les régions du traitement de l’émotion et de la récompense du cerveau. Or, tout le monde ne ressent pas une émotion intense en écoutant de la musique. Le but de la recherche menée par M. Sachs est justement d’expliquer ces variations individuelles en essayant de mieux comprendre leur base neuronale.

Tout d’abord, l’équipe de recherche a élaboré un sondage en ligne envoyé à la communauté universitaire de la région de Boston. 237 personnes ont répondu à diverses questions destinées à évaluer leur rapport émotionnel à la musique. De cette enquête, 20 participants (âge moyen = 21.6 ans ; 8 hommes et 12 femmes) ont été sélectionnés et répartis en deux groupes : les « frissonnants » (ceux qui ont déclaré percevoir des frissons liés à la musique de manière constante) et les « non frissonnants » (ceux qui ont déclaré en avoir rarement ou jamais). Au cours du protocole expérimental, chaque sujet a écouté six extraits, trois morceaux favoris et 3 contrôles (des titres familiers, mais qui n’ont pas préalablement suscité d’émotion intense). Il devait alors évaluer leurs réponses émotionnelles sur une échelle de 1 à 10 et lorsqu’un frisson se faisait ressentir, il devait le signaler (appui sur la barre d’espace). De plus, des données psychophysiologiques (fréquence cardiaque et conductance de la peau), ainsi que des scans du cerveau (avec l’imagerie tensionnelle de diffusion – DTI) ont été enregistrés.

Les résultats des évaluations en temps réel du plaisir expérimenté et des mesures psychophysiologiques révèlent des différences entre les deux groupes de participants. Et les données DTI indiquent que chez les « frissonnants », les connexions cérébrales entre leur cortex auditif et les centres du traitement émotionnel et social (l’insula antérieur et le cortex préfontal médian) sont significativement plus élevés que chez les « non frissonnants ».

Certes, les auteurs sont bien conscients que les sensations ressenties lors de l’écoute d’une musique peuvent être associées à des souvenirs personnels (non contrôlables en laboratoire) et que leur étude porte sur un trop faible échantillon. Mais ils sont bien décidés à approfondir leur recherche sur les causes neurologiques de ces réactions à la musique, afin de les prendre en considération sur le plan thérapeutique : « La dépression vous empêche de ressentir les petites joies du quotidien. L’usage de la musique à des fins thérapeutiques pourrait donc permettre d’explorer et de ramener ces sensations dans la vie des malades ».
Source : Matthew E. Sachs, Robert J. Ellis, Gottfried Schlaug, Psyche Loui, « Brain connectivity reflects human aesthetic responses to music », in Social Cognitive and Affective Neuroscience, Volume 11, Issue 6, 1 June 2016

http://www.happyneuron.fr/actualite-scientifique/pourquoi-peut-on-frissonner-en-ecoutant-une-chanson?nl=myhn_nl2_1710

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Re: Go west... (Continuité, déviations, et parfois points de suspension...)

Message par I am so sure le Mer 25 Oct 2017 - 22:39

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Tu veux dire que Lucas tasse strophe pourrait être dans la lutte pour le pouvoir avec moi depuis euh depuis 8 ans ? comme quoi les angles et les points de vue ! Du coup je le vois passer chaque jour avec le cabas à roulettes de mamie kakie que je lui ai offert pour un de ses anniversaires, en toute sympathie,
il boude  Smile ... comme quoi se faire des films en mettant pas les personnes concernées au courant... tant qu'il me boude dessus, ça lui fait enfin du cadre, à 50 ans il était temps Smile De l'importance aussi d'avoir eu les infos pour être réglo avant de savoir comment ça s'appelait ce fonctionnement  Very Happy. Lorsqu'il aura trouvé une nana qui lui va, je lui rappellerai signé furax. De plus j'assume mais je l'ai quand même croisé au débit de tabac et j'ai donc fait semblant de ne pas le voir pour ne pas parasiter son célibat désormais. Comme en plus il m'avait dit qu'il voyait un psy et un psychiatre après son divorce, ça n'était plus du tout la même configuration. Ce que je lui ai dit d'ailleurs.  J'ai un pote à lui qui m'a dit mais en fait t'es vache, tu le vois, il a l'air amoureux et quand il divorce tu le lâches ? non non c'est pas moi la vache mais autant que je serve de canalisateur et de soupapes, ça lui amoindrit les chocs qui ont du être plutôt violents.... sinon ça serait trop simple avec un complexe qui du coup découvre toute sa complexité et ouvre les yeux sur beaucoup de choses. Comme c'était écrit dans un de ses bouquins, quand les rencontres ont déjà eu lieu, il faut savoir faire la part des choses et aller ou aider l'autre à aller jusqu'au bout du schéma, du scénario  Very Happy

Ah les transferts... ça aussi c'est une chance de pouvoir prendre du recul. Le ledoué pique parfois des colères. mais non pas du tout  Razz il faut avoir le cœur bien accroché, c'est subtil, rapide, et oui complexe.




Heureusement que je ne suis pas susceptible...  et que je prends pour moi Smile Parce que j'en ai vu des tornades de dits doués et tout ça pour ensuite par "t'es nul je te déteste" avec des mots un peu moins sympathique enfin du moins c'est ce qu'il semblerait vu de  l'extérieur.

Aimer quelqu'un c'est parfois le laisser trouver ce dont il a besoin et qui lui correspond mieux.

C'est ce que j'adore avec J., un feeling, pas de transfert Smile Enfin si du transfert rapide de données Smile Mais ça c'est autre chose Smile Non mais quelle vie Smile et quelle chance non pas d'avoir eu une cuisine suréquipée dont je n'ai jamais voulue, mais d'avoir alors une QI sine suréquipée qui a toujours fait que tout se termine toujours bien, ça se termine jamais vraiment, ça devient autre chose, de plus loin et de plus doux.

 Very Happy  cat
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Re: Go west... (Continuité, déviations, et parfois points de suspension...)

Message par I am so sure le Jeu 26 Oct 2017 - 21:57

Spoiler:

Je l'ai vu arriver zou texto. Je n'ai pas répondu.
Ca m'a fait me souvenir qu'il en était fait état de la politesse justement ... il vaut mieux parfois être curieusement impoli sinon ça peut créer des ennuis.Mettre en contact. J'avais appris les codes sociaux mais aussi ne pas faire attention selon. C'est Buzz qui me l'avait confirmé : ne pas faire attention.Je me suis servie parfois, trop d'attention ça fait fuir,
lorsqu'on veut éloigner quelqu'un, rien de tel. Il faudrait peut être que je me prépare une semaine ou un weekend ailleurs. J'en ai besoin je crois. Je me vois bien me faire l’hôtel à Dam ou ailleurs, rien faire, écrire, marcher, aller me faire un resto, et rien faire ailleurs. Ils en parlent aussi de ça dans les bouquins sur la douance, la capacité à vivre un moment et du coup parfois ne pas bouger car on l'a déjà vécu en pensée. Je pense que la discothèque dans la rue derrière chez moi a été rachetée, si tel est le cas, je sens bien enfin la soirée mode RAB. Ni vu ni connu. J'ai refait tout mon circuit en ville de façon à éviter plein de gens. Suite à des trucs....
Je vais tout recouvrir au Vénilia chez moi, ça va changer. Noel ça sera le midi comme je l'ai instauré. Après il faudra que je vois si j'achète un studio ou pas ou une piaule ? ou si je reste en location en attendant que si besoin ma mother 83 ans et son ami 90 ans nécessitent le fait que je refasse un retour chez eux un temps ? enfin bon ça sera peut être pas le cas, mais bon comme j'avais tout largué en 1998 pour aller passer les derniers moments avec mon beau père...

J'ai vendu un chargeur à une dame qui m'a dit qu'elle était en train de perdre son papa et elle m'a remis un message aujourd'hui pour me dire : merci pour les conseils, la mer, le passage, Lalanne, je le fais à Calais et regarder mon chargeur me redonne comme on avait dit de l'énergie, elle m'appelle donc son chargeur  Razz  Ca tombe je fais vibreur aussi et je le sens pas.

Et puis aller à Lille, j'ai besoin d'aller en Citadelle là bas. Smile Me suis achetée des pulls aussi, des trop grand pour elle, forcément...



Je dirais bonjour aux trois cons qui attendent comme ça. Et zou dans l'herbe. On va avoir des givrés qui tombent sur ce forum de givrés cette année ? ou alors ça va changer et on aura du nougat ?

Finalement la machine à laver je peux mais je ne veux plus  Razz et j'ai donc un nouveau robinet. Du coup je ne fais plus ce que je faisais avant, rallumer facebook et rajouter toute ma vie pour un temps, ça faisait du monde... et là ça me fait des vacances... à fond.

Je mets un mail à Buzz, Racine Carrée et J depuis trois ans tous les jours. Je leur dois beaucoup. Ca sent moins la déchirure. J'y ai perdu mais quel plaisir de la faire à l'envers à une bande de cons. Les combattants de l'inutile. Evidemment j'ai poussé et je pousse encore le bouchon à fond, ça donne raison à mon grand Versailles, ben oui c'est marqué "lele doué recommencera quand même"... je suis donc obligée de donner raison à la littérature...  Razz

Mon nouveau médecin m'appelle le service public sur pattes. Je vais peut être refaire moi même mes peintures aussi ou alors trouver un gars à tout faire qui a besoin de se faire un peu de sous. Je retrouve enfin mon coté "rien à foutre". C'est bien ce que j'avais dit : j'ai tout foutu dans J. La seule personne qui m'aura fait lâcher, quel talent  Razz et qu'est ce que ça a fait chier du monde. (elle le suce, forcément ? ! ah va savoir  Razz tous les jeudis c'est bien connu, un truc à trois ça vous dit ? non ? ben vous voulez savoir, vous n'avez qu'à venir ? oh je vous ai choqué ? pardon, vous insinuez, je vous réponds, il faut savoir  Razz c'est toujours aussi drôle de confronter les gens à leurs propres propos qui du coup sont sales Smile Comment ça pas de sodo avec madame ? ah vous vouliez parler de mon cul, pas du votre, pardon, mais je me suis dit que ça vous ferait du bien Smile je vais adorer avoir 50 ans moi.

.

Y'a plein de feuilles c'est cool. Je me suis enfin achetée une plante verte. Elle est toute petite elle est rigolote, ma fleuriste m'a dit de bien la tourner sinon elle va chercher la lumière et pousser de travers et ça fonctionne, elle a déjà repris sa pousse équilibrée toute droite.

J'attends le dernier Daho aussi. Et qui sait j'irais peut être voir Trust si ils passent dans le coin. Dm va me sortir son petit dvd concert.



Armentières ça sera encore trois fois tous les six mois. pour l'expertise. Marrant comment les gens parfois se font tout un monde des changements. Du coup j'ai rien racheté de ce que j'ai vendu. Un gars m'est tombé dessus dans la rue, elle m'avait reconnu des classes primaires, j'ai pas changé il paraît sauf que j'étais plus rousse Smile

Je n'ai vraiment pas pigé cette histoire de il est concon il regarde des vidéos pour rire, ben oui et alors ? il faut en regarder pour pleurer ? c'est interdit de rire ? On m'a demandé pourquoi je mettais des lunettes sur ma tête, j'ai dit que j'anticipais pour quand je devrais en porter.

Kaléidoscope et rosaces. On croit toujours qu'on ne s'en remettra pas et on se remet, alors en fait c'est pas con l'idée de s'en remettre tout de suite comme ça on a déjà fait plein de choses pendant qu'on s'en remettait.

Sans faire exprès alors, concours de circonstances, je défais le choix de mon père. C'est plutôt vrai cette histoire de seul un lele doué peut accueillir des intensités parfois. C'est vrai que j'ai pas trop de mémoire de mauvais souvenirs, ou alors j'y vais jamais, voire quasi pas souvent, après j'ai aussi eu la chance semble t il d'organiser des beaux souvenirs dans les mauvais avec des gens, ça aide.

Mon beau père ne m'a jamais manqué en fait. Quel philosophe, et quelle personne intelligente. C'était le défilé souvent à la maison, et ça l'a été lorsqu'il est tombé malade. Quel personnage, quelle force de caractère et quel humour. Tu verras ton univers va s'écrouler et il faudra rester debout et ça ira. J'aime pas l'intuitif mais il est vrai que 5 minutes avant j'ai du je dois partir en urgence...

Des personnes m'en ont fait reparlé il y a pas longtemps, il faut faire attention, des personnes quand elles perdent confiance en elles mêmes tentent d'attaquer sur ce type de choses. Elles peuvent y aller... j'ai de la recharge en réserve...

















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Message par ortolan le Jeu 26 Oct 2017 - 22:06

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Message par I am so sure le Jeu 26 Oct 2017 - 22:14

Razz

Magnéto, Serge, tu croivais qu'il en est aussi ?
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Re: Go west... (Continuité, déviations, et parfois points de suspension...)

Message par ortolan le Jeu 26 Oct 2017 - 22:18

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Re: Go west... (Continuité, déviations, et parfois points de suspension...)

Message par I am so sure le Jeu 26 Oct 2017 - 22:23

Je suis pas très salon moi, au pire plutôt saloon Razz

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Re: Go west... (Continuité, déviations, et parfois points de suspension...)

Message par I am so sure le Jeu 26 Oct 2017 - 22:40

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Bear hug

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, on est bien d'accord
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Re: Go west... (Continuité, déviations, et parfois points de suspension...)

Message par Invité le Lun 30 Oct 2017 - 14:57

Punitions Razz:


Il fait encore jour, j'en profite

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Re: Go west... (Continuité, déviations, et parfois points de suspension...)

Message par I am so sure le Lun 30 Oct 2017 - 19:03

Unefois a écrit:
Punitions :


Il fait encore jour, j'en profite

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Re: Go west... (Continuité, déviations, et parfois points de suspension...)

Message par I am so sure le Lun 30 Oct 2017 - 19:10

Spoiler:
Abraham Maslow, au-delà de la pyramide des besoins
Sophie Viguier-Vinson

Article modifié le 18/07/2017


Co-fondateur d’une troisième et même d’une quatrième force de la psychologie, Abraham Maslow a voulu renouveler la vision de l’homme et de ses potentialités. Sa « pyramide des besoins » n’est que la partie émergée de l’iceberg.
Article issu du numéro Consultez le sommaire du magazine Se retrouver



Abraham Maslow ? Le nom évoque presque automatiquement la fameuse « pyramide des besoins », si visuelle, et la théorie de la motivation, ébauchées dès les années 1940 (Psychological Review, juillet 1943), avant d’être progressivement finalisées jusqu’à la mort du maître en 1970. Besoins physiologiques, de sécurité, d’appartenance et d’amour, d’estime, puis d’accomplissement de soi, savamment hiérarchisés et organisés dans une dynamique de progression : le principe est au cœur de la psychologie humaniste que Maslow (1908-1970) a contribué à lancer et qui s’appuie sur une vision positive des êtres humains, sur l’idée d’une possible croissance personnelle et collective. Pour un monde meilleur. Elle aurait engagé une véritable révolution, tant dans les domaines de la psychologie et de la thérapie que dans ceux de l’entreprise et du management, mais également de la philosophie et de l’épistémologie.
Le déclic

New-York, 1908. Naissance d’Abraham Maslow, loin de l’intense vie culturelle du début du XXe siècle et des hautes sphères universitaires. Fils aîné d’immigrés russes, il ne tarde pas à souffrir d’être le seul juif de l’entourage. Il est très solitaire, excessivement timide et ne s’aimait pas, apprend-on dans la courte biographie du psychologue Robert Frager (1). Ses parents ne sont pas allés à l’école, mais l’encouragent à étudier pour qu’il devienne un jour avocat. Fausse route : après une semaine de cours à la faculté de droit, il décide d’arrêter pour « tout étudier », dit-il à son père qui ne comprend pas sa « rage d’apprendre ». Brillant, il peut effectivement tout faire et son QI de 195, évalué plus tard, aurait été le deuxième jamais mesuré à l’époque. Il opte pour la psychologie et part à l’université du Wisconsin où il obtient son diplôme en 1928 puis son doctorat en 1934.
Il se consacre un temps à la recherche expérimentale auprès d’Harry Harlow qui étudie les primates, avant de rejoindre Edward Thorndike à la Columbia University pour découvrir la force du béhaviorisme, puis d’enseigner au Booklyn College de New York à partir de 1937.
Freud l’inspire aussi en lui montrant notamment l’importance de la sexualité dans les rapports sociaux. Mais le béhaviorisme systématique, comme la sombre psychanalyse « du sous-sol de la cave », pour citer Aldous Huxley, le laisseront insatisfait. Il aspire à plus de créativité et de lumière. C’est finalement en fréquentant l’anthropologue Ruth Benedict, et le fondateur de la psychologie de la gestalt (ou de la forme) Max Wertheimer, qu’un déclic se produit. Maslow est subjugué par leur intelligence et leur humanité. Il prend des notes sur eux pour saisir le secret de leur rayonnement, d’abord de manière informelle. Puis il constate que ces cas ne sont pas isolés. « Tandis que je cherchais à comprendre, que je réfléchissais sur eux, je réalisai dans un moment d’émerveillement que leurs deux schémas se prêtaient à la généralisation », rapporte-t-il à plusieurs reprises lors de conférences, ou dans son ouvrage posthume Être Humain (1971).
Mais alors, comment devenir l’un de ces êtres accomplis ? « Qu’est-ce qu’un bon être humain ? De quoi les êtres humains sont-ils capables ? Qu’est-ce qui fait que les êtres humains sont heureux, créatifs, épanouis ? Comment pouvons-nous déterminer qu’une personne a totalement réalisé ses potentialités à moins de savoir ce que sont ces potentialités ? Comment pouvons-nous véritablement transcender l’immaturité et l’insécurité de l’enfance, et dans quelles circonstances pouvons-nous le faire ? »
Toutes ces questions, rapportées par Robert Frager, habitent Abraham Maslow qui opère bientôt une révolution copernicienne le poussant à se concentrer sur les individus sains et porteurs d’espoir, plutôt que sur des nœuds de symptômes poussant au cynisme. Il vit une autre révélation, en assistant à un défilé patriotique au début de la Seconde Guerre mondiale, et sent que nul ne comprend alors Hitler ou Staline.
« Ce fut à cet instant que je pris conscience de devoir consacrer le reste de mon existence à découvrir une psychologie de la paix », rapportera-t-il. « J’entendais prouver que les êtres humains sont capables de quelque chose de plus grand que la guerre, le préjugé et la haine. Je voulais que la science s’intéresse aux problèmes réservés aux non-scientifiques : la religion, la poésie, les valeurs, la philosophie, l’art. » C’est alors qu’il s’éloigne de la recherche expérimentale pour mieux comprendre les « meilleurs spécimens de l’humanité » afin de tirer celle-ci vers le haut par la même occasion. Il a conscience de vivre intimement et collectivement une révolution : « J’en suis arrivé à penser à cette tendance humaniste en psychologie comme à une révolution au sens le plus vrai et le plus ancien du terme, au sens où Galilée, Darwin, Einstein, Freud et Marx ont déclenché des révolutions, c’est-à-dire de nouvelles manières de percevoir et de penser, de nouvelles images de l’homme et de la société, de nouvelles conceptions de l’éthique et des valeurs, de nouvelles directions vers lesquelles aller. Cette troisième psychologie est maintenant une des facettes d’une nouvelle philosophie de la vie, d’une nouvelle conception de l’homme, l’aube d’un nouveau siècle de travail… »
Vers l’accomplissement de soi

La tâche est immense. Après avoir quitté New York et rejoint l’université Brandeis près de Boston en 1951, où il va rester dix-huit ans, Maslow affine sa vision de cette nouvelle psychologie et de la nature humaine. Il publie la première édition de Devenir le meilleur de soi-même (Motivation and personality) en 1954, ouvrage repris et augmenté en 1970, où il précise d’abord sa théorie de la motivation, à partir de l’étude des besoins fondamentaux et de leur hiérarchie. C’est déjà une approche globale de la personne, qui tient compte de paramètres multiples, des plus élémentaires (physiologiques) aux plus élevés (ontiques), mais aussi des biais culturels, de l’éducation, de la situation, de la structure de caractère. S’accomplir reviendrait aussi à satisfaire progressivement et par degrés tous ces besoins, en franchissant un à un les échelons de sa pyramide. Si tout le monde peut y prétendre, une telle réalisation serait le fruit de la maturité, d’après les observations du chercheur.
À l’inverse, certaines formes de frustrations de ces besoins entraînent le développement de pathologies, voire d’un esprit de destruction. Une manière de corréler la notion de santé psychique à celle d’accomplissement de soi et de développer une conception nouvelle de la psychothérapie, « comme modèle de bonne relation humaine ». Toute relation interpersonnelle positive aurait d’ailleurs une vertu thérapeutique, selon Maslow. C’est elle qui permettrait de couvrir les besoins élevés de sécurité, d’appartenance, d’amour, d’estime personnelle. Au thérapeute d’aider la personne à repérer ces potentialités et à débusquer les résistances, la raison (consciente ou non) des pulsions et des frustrations (c’est là que la psychanalyse peut encore aider), afin de devenir un individu accompli.
Et qu’est-ce qu’un être accompli ? Une personne pouvant s’accepter telle qu’elle est « avec stoïcisme ». Elle est spontanée, indépendante, capable d’émerveillement, et de se décentrer de son moi ; elle éprouve un sentiment d’appartenance à la communauté humaine. Elle a des relations interpersonnelles enrichissantes, des repères éthiques forts, de l’humour ; elle est encore créative et indépendante vis-à-vis de sa culture d’appartenance. Telles sont les nombreuses qualités idéales que Maslow repère chez des individus qui tendent vers l’accomplissement, et sont donc au-dessus des classes, des castes, du nationalisme. Un gage de la paix tant espérée. Mais ce n’est pas tout. Ces personnes sont aussi capables de vivre des expériences « paroxystiques », autre concept clé chez le théoricien, c’est-à-dire « des moments passagers de plénitude (et) d’extase qu’il est impossible d’acheter, de garantir, ou même de solliciter. On ne peut qu’être (…) surpris par la jouissance ». C’est ce que décrit le chercheur dans son ouvrage Être Humain à la fin de sa vie, où il en profite pour affiner sa conception de l’individu accompli. Il insiste sur l’importance des choix positifs à faire et la nécessaire résistance à la peur, sur les valeurs de courage et d’honnêteté, sur la spontanéité pour « écouter les voix de l’impulsion » et laisser émerger son moi, son potentiel, ses goûts personnels. Il s’agit d’un être qui met tout en œuvre pour « devenir excellent, ou tout au moins aussi excellent que possible ». Un être qui, donc, saura vivre et reconnaître les expériences paroxystiques.
Maslow précurseur et philosophe

À ces nouveaux objectifs humanistes plus élevés, doivent aussi correspondre une nouvelle catégorie de thérapeutes qui doivent aider le patient à faire advenir cette part élevée d’humanité, mais aussi à se connaître tout simplement soi-même. Maslow parle de « socio-psychologues », de « métaconseillers » qui faciliteraient la satisfaction des « métabesoins », ou même « d’ontogogues », ou thérapeutes de l’être. « Il se pourrait que certains thérapeutes en viennent à se considérer comme des conseillers philosophiques ou religieux », va-t-il jusqu’à dire dans Être Humain. Et c’est bien en philosophe qu’il revisite la psychologie. Il se réfère à plusieurs reprises au modèle taoïste pour désigner l’attitude qui consiste à laisser émerger librement, presque spontanément notre potentiel (qualités, talents, destin), et propose d’appliquer ce principe au champ de l’éducation et à toutes relations interpersonnelles de qualité régies par une forme « d’amour ontique » désintéressé.
« Aimer son bébé, ou un ami, ou une profession, ou même son ‘‘problème’’ ou son champ d’étude scientifique, peut être si complet et ouvert qu’il devient non interférant, non intrusif, c’est-à-dire l’aimant juste tel qu’il est et tel qu’il deviendra sans aucune impulsion pour le changer ou l’améliorer. Il faut beaucoup d’amour pour être capable de laisser quelque chose seul, le laisser être et devenir. » Cela n’implique pas une posture du laisser-faire, du non-agir, mais d’ouverture honnête à la découverte de soi et du monde.
Voilà qui doit aussi renouveler l’éthique de la connaissance, vivifier l’épistémologie et refonder la recherche scientifique pour Maslow, qui revient fréquemment sur le sujet. Tout chercheur doit renoncer au dogme, au canevas établi pour se laisser surprendre par la jouissance de la vérité… comme dans toute expérience paroxystique. Dans une lettre écrite peu de temps avant de mourir, le psychologue-philosophe avoue enfin vivre « à tel point dans mon monde d’essence platonicienne, à m’entretenir avec Platon et Socrate, à tenter de convaincre Spinoza et Bergson, et à fulminer contre Locke et Hobbes, que je ne vis qu’en apparence dans le monde extérieur. » De quoi donner une hauteur de vue à la nouvelle discipline en gestation, et l’élan nécessaire à l’Association de psychologie humaniste qu’il fonde en 1962, avec Rollo May et Carl Rogers. Une vie d’étude ne suffit pas à Abraham Maslow pour asseoir et légitimer toutes ses positions, notamment la « quatrième force » ou psychologie transpersonnelle. Et pour cause, il meurt trop tôt d’une crise cardiaque, en 1970 à 62 ans, peu de temps après avoir quitté l’université Brandeis et présidé la prestigieuse Association américaine de psychologie.
Il proposait de poursuivre ses recherches, en les confrontant aux autres cultures, en intégrant toujours la dimension philosophique ou artistique à la recherche de l’accomplissement de soi. À la recherche tout court, d’ailleurs, et à la science en général.
Maslow n’a pas manqué de successeurs pour prolonger ses travaux sur l’application de sa théorie des besoins et de la motivation à la psychologie du travail, tels que Frederick Herzberg ou David McClellan. Ses propos ont également trouvé écho, avec plus ou moins d’honnêteté, dans le marketing pour positionner un produit. C’est aujourd’hui dans le courant de la nouvelle psychologie positive (voir le dossier du Cercle Psy n° 23), développée avec tant d’énergie, que l’on retrouve bon nombre de ses idées : le fait de prendre les caractéristiques des individus sains pour étalon et non les symptômes, d’étudier les conditions d’accès à la plénitude et au bonheur, d’encourager le dépassement de soi comme la conscience de l’instant présent. Et ses observations sur l’accoutumance aux expériences positives ne sont sans rappeler l’habituation hédonique, ou lassitude du bonheur même, étudiée en psychologie positive. Il nous a conviés, avant tout, à une quête de sens et de bonheur, dont il est tant question aujourd’hui. •
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Maslow et le monde de l'entreprise
Platon, Socrate, Spinoza n’ont finalement pas réussi à arracher Abraham Maslow au réel, malgré ses dires : le monde de l’entreprise lui donne même l’occasion de quitter son laboratoire pour confronter ses théories au management. En rejoignant Non-Linear Sytems durant l’été 1962, entreprise high-tech californienne, comme chercheur invité, Maslow s’aperçoit que sa vision de l’accomplissement est transposable au contexte professionnel. Les besoins fondamentaux de l’être humain ne seraient donc pas incompatibles avec les objectifs de l’entreprise. L’accomplissement de soi serait même un gage d’efficacité ! Tout le monde y gagne, à condition que ces besoins soient justement respectés, que le collaborateur se trouve impliqué dans la vision globale de l’entreprise et qu’on lui accorde assez de confiance pour qu’il se sente valorisé et maître de ses tâches. Un principe aujourd’hui défendu point par point par la psychologie positive, qui propose de détoxifier des pratiques agressives et contre-productives de management.
Sophie Viguier-Vinson

A lire aussi
Psychologie positive, faut-il y croire ?
NOTES
1. Introduction à la dernière édition du livre fondateur de Maslow, Devenir le meilleur de soi-même, en 1984, republié par Eyrolles en 2013.
2. Rollo May (1909 - 1994)
Psychologue existentialiste dont les travaux portent essentiellement sur l’apport d’éléments issus de l’humanisme et l’existentialisme dans une approche thérapeutique.
3. Carl Rogers (1902 - 1987)
Professeur et clinicien américain considéré comme l’un des pères de la « psychologie humaniste » aux États-Unis. Il écrit en 1954 La Thérapie centrée sur le client, où il souligne l’importance de la qualité de la relation patient-thérapeute.
https://le-cercle-psy.scienceshumaines.com/abraham-maslow-au-dela-de-la-pyramide-des-besoins_sh_38371
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Re: Go west... (Continuité, déviations, et parfois points de suspension...)

Message par I am so sure le Lun 30 Oct 2017 - 19:50

Spoiler:

Du coup là j'attends des nouvelles de Micka. J'ai croisé son frère à qui je disais alors qu'il me disait mais que font chier ces flics, ce sdf n'a rien fait, je lui disais Manu ! en ce moment tu cumules, mieux vaut ne pas trop dire que tu es homo, surdoué à 136, et comme moi tu prends juste une belle photo de ce petit roquet de jeune John Wayne et parlons donc plutôt de toi, comment vas tu. Et là je lui parle de Micka et boom, il me dit qu'il est revenu dans ma ville, la sienne aussi, douche froide, on verra mais j'étais si contente pour lui quand je lui avais tél pour lui annoncer cette découverte, il m'avait dit merci ça va m'aider, ça m'explique plein de choses. Du coup c'est passé d'ailleurs en famille, avec un gamin, à séparé avec son gamin. Et du coup je me dis quel chemin depuis avec des nazes pour arriver nulle part. Sauf à plus les faire chier de l'extérieur. Si il me rappelle ça va être très curieux. C'est plus du tout la même configuration. Je vais préférer l'entendre me dire qu'il est déjà avec une autre et qu'elle a oublié alors celle qui l'a trompée alors qu'il allait bosser en déplacement. Je n'ai pas pu m'empêcher de lui mettre un message sur facebook car lui qui me disait : je veux côtoyer des gens qui me tirent vers le haut....lui que j'avais vu passer d'essayer d'arrêter la fume et l'alcool et qui avait donc réussi...Manu m'a dit tiens moi je me suis séparé aussi à cause de ce que tu es en train de me dire de mon frère, pour pas qu'on me tire vers le bas. J'attendais que tout se restabilise pour aller le voir à Calais il voulait me présenter sa petite famille. C'est aussi ça curieusement la douance, en fait Micka et moi on se connaît pas plus que ça. C'est lui qui m'avait protégé de lui m'avait il dit à l'époque car ça faisait des écarts de vie. Il avait raison oui et non. T'es venue. Et me voilà rappelant à Manu que justement Micka m'avait demandée sans savoir prononcer un mot au téléphone et pas besoin d'avoir ou d'attendre des phrases structurées pour savoir que bon il avait besoin que je vienne, alors il m'a dit : t'es venue. Et en route il m'a dit on va chez ma mère, tu t'étonnes de rien. ok Micka. Et arrivé chez ma mother, un peu éméchée, Micka lui dit : tu vois que je suis pas homo comme Manu c'est ma copine.Il faut pas un test de QI pour être I am so sure dans ces situations. Alors je lui ai mis un petit mot sur facebook. Et comme ça dans le doute, si il avait besoin lui aussi de ses deux minutes de "chargeur". Manu m'a dit que ça avait l'air d'aller, il s'occupe de son fils. Il me dira lui même ou pas. J'ai toujours laissé mes "potes" dire les choses eux mêmes et jamais par personne interposée. On sait pas la douance ça peut être une phrase en deux minutes qui empêche quelqu'un que t'as déjà rencontré de replonger dans un cercle vicieux. J'ai toujours laissé le choix. Comme je lui ai appris, pour moi tu étais rangé mode cool là bas. Ca me rappelle ce truc dans un des bouquins, ces couples soi disant mal assortis ou alors les moi avec ses potes de divers horizons, de différentes marches dans la vie. Mal assortis oui par rapport à une boite de chocolats normale soi disant avec en fait une boîte qui change tout le temps. Qu'est ce qu'une belle gamine intelligente et sympa répond à un gars bourré ? quand dans un bistrot il vient vers toi pour te dire : je voulais que tu sois fière de moi. La belle gamine intelligente et sympa elle t'emmerde  Very Happy tu peux filer ma chaise et mon chocolat chaud à une connasse moche et con, je te le paye. Micka me fait désormais penser à Buzz dans un autre milieu. Je ne sais pas si ma vie est validée scientifiquement mais moi je valide pas mal de mes "scientifiques de la vie"  Wink En tous les cas, il faut avoir bien les bons repères et au bon endroit et en deux minutes cat
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Re: Go west... (Continuité, déviations, et parfois points de suspension...)

Message par I am so sure le Lun 30 Oct 2017 - 20:04

Spoiler:






Et Casimir la psyratée voulait me ramener sa non science là dedans !! Jamais je n'irai vivre en paradoxe Smile



Je ne t'entends pas très bien
il y a si longtemps
d'où m'appelles-tu ? D'où vient
ce besoin si pressant
de m'écouter soudain?
Les poules auraient-elles des dents ?

Ma voix t'a-t-elle manqué
après bientôt un an?
Ce serait une belle journée
et il n'y en a pas tant
je sais me contenter
de petites choses à présent

On enterre ce qui meurt
on garde les bons moments
j'ai eu quelquefois peur
que tu m'oublies vraiment
tu as sur mon humeur
encore des effets gênants

Mais tu ne me dois rien
j'ai eu un mal de chien
à me faire à cette idée
à l'accepter enfin
est-ce qu'au moins tu m'en sais gré
Chacun poursuit son chemin
avec ce qu'on lui a donné
mais toi tu ne me dois rien

Tu ne m'as pas dérangé
je vis seul pour l'instant
mais je ne suis pas pressé
tu sais, je prends mon temps
tout est si compliqué
tout me paraît si différent

On ne refait pas sa vie
on continue seulement
on dort moins bien la nuit
on écoute patiemment
de la maison les bruits
du dehors l'effondrement

Je vais bien cela dit
appelle moi plus souvent
si tu en a envie
si tu as un moment
mais il n'y a rien d'écrit
et rien ne t'y oblige vraiment

C'était il y a, il y a euh y'a plus de 8 ans, par là, et j'étais encore venue après un appel, et il m'avait mis Eicher car cherchant ces mots et il m'avait repassé trois fois ceux là

je vis seul pour l'instant
mais je ne suis pas pressé
tu sais, je prends mon temps
tout est si compliqué
tout me paraît si différent

On ne refait pas sa vie
on continue seulement
on dort moins bien la nuit
on écoute patiemment
de la maison les bruits
du dehors l'effondrement



Il paraîtrait que je comprends vite en deux minutes... et alors ? ben alors rien, je réfléchis rien tant que j'ai pas les bonnes infos tout va bien ou alors putain c'est le bordel, t'as bien fait de mettre un message. Et ça veut dire quoi tout ça ? je ne sais pas, je n'ai jamais cherché. C'est comme ça. Chez moi ça s'appelle la vie.



Une autre vie soi disant particulière, avec des parallèles, moi j'appelle ça la vie normale, la vie quoi et simple en plus du coup.
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Re: Go west... (Continuité, déviations, et parfois points de suspension...)

Message par ManonD le Mar 31 Oct 2017 - 9:49

Bonjour "I am so sure",

Après Abraham Maslow, puis-je te conseiller de lire Clare Graves et sa spirale dynamique.

Graves est un contemporain de Maslow, ils ont travaillé dans la même université.

ManonD
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Re: Go west... (Continuité, déviations, et parfois points de suspension...)

Message par I am so sure le Mar 31 Oct 2017 - 13:18

Spoiler:

Phrase-résumée de « La Spirale Dynamique. Comprendre comment les hommes s’organisent et pourquoi ils changent » : Différents systèmes de valeurs coexistent dans le monde, à l’échelle d’une ville, d’une entreprise, voire d’une même famille : les individus s’organisent en fonction de ces valeurs et la Spirale Dynamique en propose une grille de lecture novatrice qui permet de comprendre pourquoi les individus se comportent de telle façon et comment les sociétés évoluent et s’adaptent en permanence à leurs nouvelles conditions de vie offrant ainsi un outil de développement personnel et de communication très puissant.

Par Fabien et Patricia Chabreuil, 2008, 198 pages.

Chronique et Résumé de « La Spirale Dynamique. Comprendre comment les hommes s’organisent et pourquoi ils changent »
Chapitre 1 : Une cartographie de la complexité humaine


Ce premier chapitre a pour objectif de présenter une vue d’ensemble de la Spirale Dynamique. Le modèle de la Spirale Dynamique a été découvert par Clare Graves, professeur de Psychologie à Union College (1914-1986). Ce système porte en anglais le nom de Dynamic Spirals, ou Dynamiques de la Spirale si l’on veut une traduction exacte. Le pluriel est important : ce n’est pas la spirale qui est dynamique mais les processus qui la composent !

Le professeur Graves a travaillé pendant des années pour élaborer ce modèle. Avec ses étudiants, il cherchait à définir la maturité psychologique, c’est-à-dire le moment dans la vie d’un individu où les rouages psychiques arrêtent de se développer et où l’identité de la personne se stabilise. Avec surprise, le professeur Graves réalisa que cette étape n’existait pas ! Les individus sont en perpétuelle croissance psychique : l’homme s’adapte à son milieu en permanence pour survivre et modifie donc ses états de conscience en fonction de ses besoins.

Il n’est pas question d’intelligence au sens strict du terme, mais plutôt de capacité à s’adapter quand l’environnement change. Le modèle de la Spirale Dynamique ne fonctionne qu’avec ce postulat de départ : les conditions de vie et l’environnement où évoluent les individus se modifient en permanence et les obligent à modifier leurs façons d’être pour survivre : une personne vivant au milieu de l’Amazonie n’a pas les mêmes besoins qu’une personne vivant à Manhattan. En Spirale Dynamique, cette adéquation entre l’homme et son milieu est définie par les capacités cérébrales. Et ce processus ne s’arrête jamais.

Cherchant une définition statique, Clare Graves aboutit à un modèle dynamique constitué par plusieurs niveaux d’existence (8 en tout qui sont définis par 8 couleurs différentes : beige, violet, rouge, bleu, orange, vert, jaune, et turquoise). Chaque individu traverse ses différents états de conscience nonf pas de façon linéaire, mais de façon itérative. Les étapes se succèdent dans le temps, mais peuvent également se répéter : on peut revenir à des niveaux de conscience antérieurs en fonction des conditions d’existence qui influent sur nos besoins et nos capacités d’adaptation.



Spirale-DynamiqueSave
Les 8 niveaux de conscience s’établissent les uns après les autres, mais il n’existe pas de hiérarchie entre eux car chaque niveau dépasse et inclut le précédent, comme des briques assemblées une à une finissent par former une maison (les amateurs de mots croisés appellent cette organisation une holarchie). Les 8 niveaux peuvent donc coexister entre eux. Chaque niveau apporte les fondations nécessaires pour la construction d’un état de conscience supérieur : on ne peut ni sauter des étapes, ni en enlever sans faire s’écrouler le tout. Il faut d’abord être enfant, puis adolescent avant de devenir adulte.

Les 8 niveaux d’existence de la Spirale Dynamique correspondent à nos valeurs profondes, celles qui structurent et conditionnent notre façon d’être et d’agir dans le monde. Les valeurs profondes sont inconscientes et ont un impact immense sur notre vie. Elles sont également très difficiles à changer (puisque par définition nous n’en sommes pas conscients).



Ces valeurs profondes conditionnent la façon de penser d’une personne et se concrétisent par d’autres valeurs qui sont elles conscientes :

les valeurs de surface qui peuvent changer dans le temps et l’espace (lois, religions, éthique, traditions…)
les valeurs cachées qui sont soit implicites (code culturel intériorisé par les habitants d’un même lieu, ou les membres d’une même famille, d’une même entreprise), soit masquées. Les valeurs masquées sont celles que l’on déguise pour les faire survivre dans un milieu hostile. Par exemple : des peuples indigènes qui masquent leur culte païen sous les noms de la nouvelle religion imposée par les colonisateurs.


Les 8 niveaux de valeurs ont été désignés par Clare Graves et ses héritiers (Don Beck et Christopher Cowan) par un ensemble de lettres et de couleurs. La notation sous forme de lettre a l’avantage de ne pas induire de hiérarchie entre les niveaux (les lettres ne font référence à rien d’autre qu’elles-mêmes).

La première lettre correspond aux conditions de vie et la seconde lettre aux capacités cérébrales de l’individu. Autrement dit, une personne ER-Orange peut évoluer dans un environnement DQ-Bleu. En caricaturant un peu : un adolescent qui décide de devenir banquier pour gagner de l’argent (attitude ER-Orange) peut avoir grandi au sein d’une famille où la religion occupait une place importante (ambiance DQ-Bleu). Christopher Cowan a ensuite ajouté un code couleur pour rendre le modèle plus pédagogique et les lettres de Clare Graves se sont un peu effacées.

Voici un tableau récapitulatif des 8 niveaux d’existence et de leur notation

Tableau_Spirale_Dynamique
Le modèle se complexifie encore, puisque les 8 niveaux ne sont pas une liste close : un 9e se profile à l’horizon (IV-Corail). Par ailleurs, le professeur Graves lui-même avait émis l’hypothèse que ces niveaux se répétaient plusieurs fois au cours d’une vie humaine, une spirale en boucle en quelque sorte.

Chaque niveau est décrit dans les chapitres suivants, selon une logique fractale : l’évolution en spirale se retrouve aussi bien à l’échelle d’un individu (croissance du nouveau-né jusqu’à l’âge adulte) qu’à l’échelle de l’humanité (de la Préhistoire à nos jours).

Après ce rapide tour d’horizon du modèle, les auteurs ont organisé leur propos en 3 parties :

Partie 1 (Chapitres 2 à 5) : Présentation des huit niveaux de valeurs connus à ce jour
Partie 2 (Chapitres 6 à 9) : Comment la Spirale Dynamique peut aider au changement individuel et collectif
Partie 3 (Chapitres 10 à 12) : Exemples d’utilisation de la Spirale Dynamique au niveau d’un individu, d’une entreprise et d’un pays.

Chapitre 2 : Subsister

BEIGE
AN-Beige : Ce thème est au fondement de la spirale, sans lui pas d’évolution possible. Il faut d’abord que l’homme ait satisfait ses besoins physiologiques primaires pour ensuite s’intéresser à d’autres problématiques. Comme le disait Jean de la Fontaine : « Ventre affamé n’a point d’oreilles. »

Dans l’Histoire de l’humanité, ce thème correspond à l’apparition des premiers hominidés sur terre. À l’heure actuelle, il ne reste plus sur la planète de populations vivant encore à ce niveau de la spirale. Quelques exemples de tribus aux Philippines (les Tasaday) et sur les îles Andaman se rapprochent du thème AN-Beige.

L’une de ces populations, les Jarawas des îles Andaman, ont ainsi survécu au tsunami de 2004 qui a touché l’Indonésie. Les Jarawas ont un mode de vie proche des chasseurs-cueilleurs de la Préhistoire et vivent éloignés du monde moderne. Quand la vague géante a touché les côtes, ils s’étaient déjà mis à l’abri sur les hauteurs : leur conscience primaire et leur lecture de la nature environnante leur avaient permis d’anticiper le tsunami.

À l’échelle d’un individu, le thème AN-Beige correspond à la période qui suit la naissance. Les seules préoccupations du bébé sont de satisfaire ses besoins primaires. Mais des adultes frappés par la vieillesse et la maladie peuvent eux-aussi revenir au niveau AN-Beige. Cela peut être le cas également de personnes soumises à des conditions de vie extrêmes (soldats sur les champs de bataille, réfugiés, survivants d’une catastrophe…etc.). Avec ces personnes aucune communication n’est possible tant que les besoins vitaux n’auront pas été satisfaits. Ce qui paraît assez logique.

VIOLET
BO-Violet : Une fois le ventre plein, l’homme regarde le monde qui l’entoure et prend peur, il se sent menacé par ce qu’il ne comprend pas encore : les tempêtes, les bruits nocturnes etc. Il ressent alors le besoin de se regrouper avec ses semblables. Pour les individus BO-Violet, l’appartenance à un groupe est primordiale. Le groupe assure la survie physique et psychique de l’individu. Les liens familiaux, l’enracinement dans une lignée, une communauté structurent toute la psyché des individus BO-Violet.

Les sociétés BO-Violet se caractérisent par l’importance des liens familiaux et l’omniprésence de la pensée magique (shamanisme, animisme, culte des ancêtres, etc.). Aujourd’hui, Edward Beck estime qu’environ 10% de l’humanité est dominée par le thème BO-Violet : ce sont des populations Inuit, indonésiennes, ou amérindiennes, comme par exemple les Wayuus de Colombie. Ces communautés sont menacées par notre monde moderne et les autres civilisations (dites développées) dominées par le thème ER-Orange.

Ce niveau de conscience correspond au développement du nourrisson entre un et quinze mois : période où l’enfant s’éveille et interpelle son entourage. L’objet emblématique de ce stade est le fameux doudou, objet transitionnel qui symbolise la protection du groupe et assure la sécurité affective du tout petit. Mais la pensée magique ne disparaît pas pour autant en grandissant : pour preuve le succès d’Harry Potter !

Vivre et travailler avec BO-Violet : il faut s’adapter à ces personnes en respectant et en acceptant leur culture et leurs traditions. D’autant plus que chez beaucoup d’entre nous ce thème est encore très présent. Qui ne place pas les relations familiales comme prioritaires dans sa vie ? Qui n’accorde pas d’importance à des fêtes comme Noël, les anniversaires, les mariages ? Ce thème se retrouve aussi chez les personnes superstitieuses (le fameux vendredi 13), ou celles qui croient aux médecines douces (homéopathie, Âyurveda, acupuncture) qui sont aussi des médecines traditionnelles enracinées dans la culture d’une société.

Pour les managers, les personnes centrées en BO-Violet s’épanouissent dans des tâches répétitives et simples, elles ont besoin d’être encadrées et leur travail supervisé par une présence amicale. Elles sont plus à l’aise dans des relations sécurisantes qui leur rappellent l’ambiance familiale. Et n’oubliez pas : on a tous un peu de BO-Violet en nous. Allez, avouez : qui n’a pas de photos de ses enfants sur son bureau ? Qui ne parle pas à sa voiture ou à son ordinateur quand il refuse de s’allumer ?


Chapitre 3 : Acquérir une identité

ROUGE
CP-Rouge : Le niveau Rouge correspond à la loi de la Jungle : le plus fort a raison. Pour les individus qui évoluent à ce niveau de conscience il est vital d’être fort, respecté et reconnu comme tel. Le CP-Rouge manque souvent d’empathie et ne se soucie pas de la conséquence de ses actes. Il vit dans l’immédiateté et veut assouvir ses besoins et ses désirs sans attendre. C’est le stade du chacun pour soi.

Avec CP-Rouge commence pour l’humanité le temps des empires : les Vikings, ces guerriers redoutables sont CP-Rouge. L’Empire romain en est un bon exemple également. Au XXIe siècle, environ 20% de la population mondiale est centrée en CP-Rouge. Il s’agit souvent de communautés vivant en Afrique et au Moyen-Orient. Chez les enfants, ce stade arrive vers 2 ans, quand l’enfant prend conscience de lui-même et cherche à s’affirmer : c’est la terrible période du NON.

Vivre et travailler avec des personnes CP-Rouge : Il ne faut surtout pas se heurter à elles de façon frontale mais respecter leur code d’honneur en se montrant soi-même fort, compétent et protecteur. Les individus centrés en CP-Rouge ont un besoin crucial d’être respectés et ne peuvent pas comprendre un management ou une conduite centrée à un autre niveau de conscience : une personne dans le consensus se fait écraser par un CP-Rouge. Ce stade de la spirale se retrouve en particulier chez les jeunes de banlieue : loi du plus fort, respect du chef, incivilités, violence, absentéisme, honte sur celui qui perd la face…Les enseignants puis les entreprises qui accueillent ces jeunes et qui se trouvent à un autre niveau de conscience doivent gérer un décalage complexe. Mais il ne faut surtout pas avoir peur de CP-Rouge, qui reste présent en chacun de nous aussi. Au contraire, face à un CP-Rouge, il faut soi-même se montrer fort et jouer sur le registre respect/honte pour le faire avancer.

BLEU
DQ-Bleu correspond à une période de réaction après CP-Rouge. En CP-Rouge l’agressivité et l’impulsivité créent une vie sociale difficile et violente. Quand les hommes sont fatigués de cette situation et aspirent à un plus d’ordre, ils passent en DQ-Bleu. Les deux se suivent. D’ailleurs, à l’échelle de la planète, DQ-Bleu et CP-Rouge ont coexisté : DQ-Bleu marque le début de la civilisation urbaine et de l’écriture, l’apparition des monothéismes, avant même l’apparition de l’Empire Romain et des Vikings.

En DQ-Bleu, l’individu se soumet à une Vérité Supérieure qui le dépasse et donne du sens à sa vie. Il peut s’agir d’une religion, d’une philosophie, d’une cause, ou d’une croyance même politique. L’individu obéit aux règles édictées par cette Vérité, il est prêt à lui sacrifier son existence dans l’espoir d’une récompense future.

À l’heure actuelle, DQ-Bleu est le niveau de conscience le plus représenté au monde, à égalité avec ER-Orange (chacun réunit environ 30% de la population mondiale). C’est le thème dominant du XXe siècle : le nazisme, le communisme, mais aussi les théocraties et certaines grandes causes sont DQ-Bleu. Cette étape correspond chez l’enfant à la période d’intériorisation des règles de vie en communauté, entre 3 et 6 ans.

Pour un manager, il est très facile de travailler avec un DQ-Bleu. Celui-ci a parfaitement intégré les règles et le sens de la hiérarchie, il fonctionne avec un système punition / récompense et travaille dur, quitte à se sacrifier, en espérant obtenir un bienfait a posteriori.

Ce stade de conscience est fondamental pour comprendre nos organisations, car la plupart des entreprises et des institutions publiques et privées fonctionnent à ce niveau. Les personnes travaillant dans de grandes administrations ont une mission à accomplir. Les employés en DQ-Bleu sont prompts à se dévouer et travaillent avec efficacité, mais ils attendent aussi une contrepartie qui récompense leurs efforts : avantages sociaux, comités d’entreprise, etc. Le principal problème de ce niveau est qu’il entraîne un fort immobilisme et rigidifie les structures.


Chapitre 4 : Obtenir la satisfaction

ORANGE
ER-Orange : Ce thème est le mieux connu et le plus développé car c’est celui dans lequel nous évoluons tous les jours ! L’individu ER-Orange veut profiter de sa vie au maximum. Il cherche à éviter la violence et à maximiser son profit et son confort. Cela se traduit par une perte de spiritualité et une diminution des relations interpersonnelles et familiales : ER-Orange est avant tout un individu autonome et entreprenant. Il aime découvrir, apprendre et progresser.

Sans surprise, ce niveau de conscience apparaît donc avec la notion de progrès au moment de la Renaissance, mais c’est surtout lors de la Révolution Industrielle au XIXe siècle qu’il prend son envol en Europe et en Amérique du Nord. Aujourd’hui, il totalise 30% de la population humaine, à égalité avec DQ-Bleu. Les relations avec les autres niveaux de la Spirale ne sont pas faciles : CP-Rouge se sent agressé par lui et l’accuse d’impérialisme, DQ-Bleu lui reproche de sombrer dans l’hyper-individualisme et de perdre ses valeurs.

Travailler avec ER-Orange : En Europe et dans les pays développés, c’est notre quotidien ! Certaines personnes n’atteignent jamais le niveau ER-Orange : cela ne veut pas dire qu’elles n’aspirent pas à plus de confort, mais pour elle le pivot central de leur existence reste soit la famille (ou Dieu, ou le Communisme…), soit leur code d’honneur (coûte que coûte elles ne doivent pas perdre la face). Il ne faut pas oublier que les niveaux de conscience peuvent coexister et qu’il est question ici du thème dominant. Après la crise d’adolescence, qui correspond à un moment CP-Rouge, le jeune adulte traverse une phase ER-Orange, en particulier quand il commence à gagner sa vie. Ces personnes recherchent leur satisfaction personnelle, elles sont intéressées par la nouveauté, les challenges, la réussite et les innovations technologiques.

VERT
FS-Vert est un niveau de conscience en cours d’émergence. Il représente à peine 10% de la population mondiale et aucun pays ou région ne semble être centré sur ce thème pour l’instant. Ceux qui s’en rapprochent le plus sont les pays scandinaves, ou les groupes que les sociologues essaient d’étiqueter comme Créatif Culturel ou Génération X. L’adjectif vert est trompeur : tous les FS-Vert ne sont pas écolos, et tous les écolos ne sont pas FS-Vert.

Comme à chaque fois avec la transition d’un niveau de conscience à un autre, c’est le refus des excès et des problèmes générés précédemment qui entraîne un effet de bascule vers un autre stade de la Spirale. On s’aperçoit d’ailleurs à l’échelle de l’Histoire de l’humanité, que les cycles des niveaux de conscience s’accélèrent : BO-Violet et CP-Rouge ont duré des milliers d’années. ER-Orange aura eu un temps de domination beaucoup plus court, mais il aura eu un impact immense sur la planète, en comparaison des autres stades de la Spirale.

Les FS-Vert réagissent contre l’individualisme et la perte de sens du monde ER-Orange. Ils placent au cœur de leur vie la qualité de la relation et l’expression des émotions. Ils recherchent leur satisfaction personnelle et celle du groupe. Ce souci du lien se traduit par l’importance accrue des réseaux amicaux et le développement de certaines technologies : téléphone portable, réseaux sociaux, blogs etc.

Certaines entreprises développent dans leur management une dynamique FS-Vert en prenant en compte le bien-être de leurs salariés, en privilégiant les échanges et le dialogue. En politique, c’est le temps du consensus, du politiquement correct et de la démocratie participative.

Dans ses relations avec les autres niveaux de conscience, FS-Vert dérange : les BO-Violet et CP-Rouge n’ont même pas conscience de son apparition. Les DQ-Bleu le détestent car le relativisme, le respect de chaque particularisme et la recherche du consensus portent un coup fatal à la Vérité Suprême. ER-Orange le méprise et le sous-estime, le jugeant utopiste, rêveur et inefficace.

À l’échelle d’un individu, la rupture vers FS-Vert arrivait avant vers la quarantaine, avec la fameuse crise : c’était le moment de se poser les vraies questions et de redonner du sens à sa vie. Aujourd’hui on assiste à une transition beaucoup plus précoce : très souvent, c’est à la sortie de leurs études supérieures que les FS-Vert se manifestent. Et posent problème aux entreprises qui ne savent pas encore comment accueillir et gérer leurs aspirations individuelles et communautaires.


Chapitre 5 : Reconstruire

Les deux derniers thèmes sont apparus encore plus récemment et répondent à la fragilité de FS-Vert. FS-Vert est particulièrement fragile pour deux raisons : sa non-agressivité et sa tendance à la paralysie (à force de rechercher le consensus de tous, on finit par ne plus avancer du tout).

Un petit exemple pour illustrer les tensions existant entre thèmes et comment elles se manifestent :

« L’encyclopédie sur Internet Wikipédia est un travail collaboratif dans l’esprit de FS-Vert qui a donné des résultats de qualité et qui a connu un succès considérable. Cette réussite a immédiatement attiré des opposants venant des autres niveaux de la Spirale Dynamique : des personnes dominées par CP-Rouge s’amusent à effacer des articles ou à écrire n’importe quoi ; d’autres centrées en DQ-Bleu essayent d’imposer leurs croyances en modifiant les articles qui la contestent ; d’autres encore animés par ER-Orange réécrivent des articles pour faire leur publicité ou pour se donner un avantage compétitif. »

GT-Jaune et HU-Turquoise se trouvent au bout de la Spirale Dynamique et ne concernent qu’une poignée d’individus dans le monde. Leur description tient donc plus de l’hypothèse que d’une réalité vraiment observable. Ils sont d’autant plus difficiles à identifier, que, arrivés à ce stade de la Spirale, les individus semblent revenir aux premiers thèmes AN-Beige et BO-Violet : la question qui anime Jaune et Turquoise est en effet celle de la survie de la planète et de l’espèce humaine dans un monde très dégradé.

Le professeur Graves avait observé cette itération et considérait que la spirale amorçait ici une boucle. Cependant, les changements qu’il observait lui semblaient si considérables qu’il les comparait à un saut quantique (« quantum leap »). C’est ici que se joue l’avenir de l’humanité…

JAUNE
Un individu centré en GT-Jaune se soucie de l’état du monde sans pour autant sacrifier son intérêt personnel. Il est à la fois individualiste et ouvert sur le monde. Pour lui, la planète, les sociétés, les institutions et les entreprises : tout est un écosystème géant où les êtres humains sont interconnectés et interdépendants. Le bonheur de l’un fait donc le bonheur des autres.

Ce thème est apparu dans les années 1960-1970 et concerne moins de 5% de la population mondiale. Il s’agit le plus souvent d’adultes qui ont tour à tour vécu et rejeté les niveaux Orange et Vert. Ces personnes GT-Jaune sont peu visibles : elles ne se mettent pas en avant et la célébrité ne les intéresse pas ; elles ont conscience des autres niveaux de conscience présents en elles et n’hésitent pas à les utiliser quand la situation l’exige. Elles peuvent donc s’adapter à leur interlocuteur en DQ-Bleu ou BO-Rouge.

En GT-Jaune, seul compte la survie du système (quel qu’il soit : la planète, une institution, une entreprise…) mais sans passer par le sacrifice individuel. Ces personnes se caractérisent par leur forte autonomie et leur capacité à changer de cap. Elles recherchent des solutions pour résoudre des problèmes globaux et les testent : si ça ne marche pas, elles en changent. Ce sont des personnes qui ont une vision à la fois individualiste et systémique.

TURQUOISE
Dans son étude, le professeur Graves avait comptabilisé en tout et pour tout 6 personnes centrées en HU-Turquoise. Depuis, ses successeurs doutent même d’en avoir jamais rencontré. La description du modèle touche ici à sa limite, et à ce qui fait sa puissance : la Spirale Dynamique est aussi un outil de prospective pour imaginer l’humanité de demain.

Le niveau HU-Turquoise correspond donc à notre futur proche : devant les problèmes globaux de la planète, les individus prennent conscience de la complexité du monde et de la nécessité de passer par une approche collective. Ce thème marque aussi un retour prononcé de la spiritualité sous de nouvelles formes.


Chapitre 6 : L’opportunité du changement

Il existe deux formes de changement en Spirale Dynamique :

le changement horizontal : les modifications se font sans changer de Thème dominant
le changement vertical : remise en cause totale qui entraîne un changement de niveau de conscience
Le changement nécessite plusieurs conditions : il faut que la personne ou le groupe concerné ressente le besoin de changer et cela ne peut se faire que dans le respect des personnes et de leur propre rythme. On ne peut pas forcer une personne ou un groupe à passer d’un stade à un autre. D’autre part, la Spirale Dynamique est une holarchie, ce qui signifie qu’il faut obligatoirement passer par toutes les étapes et les reconnaître avant de pouvoir évoluer vers un autre stade. Les changements sont donc plutôt lents (plusieurs années pour les individus, plusieurs générations ou siècles pour les sociétés) et se font par transitions successives.


Chapitre 7 : Les préalables au changement

Il est possible de changer, encore faut-il le vouloir et en être conscient. La Spirale Dynamique distingue trois attitudes face au changement : Coincée, Arrêtée, Ouverte. Seule une personne ouverte peut mettre en place le changement attendu. À noter que ces trois attitudes peuvent également coexister : on peut être ouvert au niveau professionnel et coincé au niveau familial…

Coincée : dans cette attitude, le changement est inimaginable et donc impossible. Le thème dominant EST la seule réponse possible aux problèmes de l’existence. Cette attitude se caractérise par sa rigidité et sa peur du changement qui peut aller jusqu’à l’agressivité. Une personne Coincée refuse le changement chez elle et chez les autres et n’a pas conscience de la coexistence des différents niveaux de conscience.

Arrêtée : Cette attitude est légèrement moins fermée que la précédente, mais le changement reste impensable et impossible. Les réactions sont cependant moins violentes et se traduisent plutôt par une résistance passive. L’attitude Arrêtée observe les autres niveaux d’existence sans les approuver, puisqu’ils ont le tort de ne pas penser comme elle.

Ouverte : le changement est enfin possible. Malgré l’acceptation à un thème dominant, la personne a conscience de la nécessité du changement et de son caractère inéluctable.


Chapitre 8 : Les six conditions du changement

Selon le professeur Graves, pour réaliser un changement vertical, et donc passer à un autre niveau de conscience, 6 conditions doivent être remplies :

Avoir les capacités cérébrales nécessaires. Chez tout le monde, le cerveau se modifie en permanence, mais certains individus évoluent et d’autres pas. Le potentiel d’adaptation du cerveau humain est donc un prérequis incontournable et inégalement réparti parmi les hommes. Certains peuvent changer, d’autres pas. Là encore, ce n’est pas une question d’intelligence mais de plasticité cérébrale.
Avoir réglé auparavant les problèmes qu’il était possible de résoudre dans l’ancien thème dominant. Autrement dit : le changement absorbe beaucoup d’énergie, il faut donc régler tout ce qui est possible avant pour être libre d’avancer.
Pour changer, il faut le vouloir ! Tant que le thème dominant remplit son rôle et satisfait les besoins de l’individu, il n’y aura aucune volonté de changer.
Ce n’est pas tout de vouloir changer, mais pour aller où ? Quand on avance, on a besoin de se fixer un objectif, d’avoir l’insight du but à atteindre.
Le focus sur l’objectif est d’autant plus important que de nombreux obstacles, extérieurs et intérieurs vont s’élever sur la route du changement. Il faut là aussi en avoir conscience et savoir les affronter.
Enfin, un changement réussi ne peut se faire sans une forme d’assistance qui permet justement de lever les obstacles et les doutes et de renforcer les débuts dans le nouveau thème.

Chapitre 9 : Les cinq états du changement

Le professeur Graves a divisé le processus de changement vertical en 5 étapes successives auxquelles il a attribué une lettre de l’alphabet grec. Ces 5 étapes forment un enchaînement qu’on peut schématiser ainsi :

Étape ∂ (alpha) : situation stable, le thème dominant apporte les réponses voulues aux problèmes de l’existence. Aucune remise en question ne se manifeste.
La crise ß (Bêta) : situation de seuil critique atteint après un incident très grave ou suite à une longue maturation. Le point ß appelle des solutions d’urgence : on emploie alors celles du thème dominant, mais rien ne marche. On sent confusément que le problème est insoluble en l’état et qu’il va falloir passer à autre chose.
Le creux µ (Gamma) : passer à autre chose, oui, mais quoi ? Là est la question. Devant l’absence de solutions concrètes efficaces, le thème dominant est abandonné et on revient aux vieilles recettes, c’est-à-dire aux réponses proposées par les niveaux de conscience précédents. Le creux est inévitable, c’est de là que va naître le nouvel état de conscience.
Le saut ∆ (Delta) a lieu après le creux, s’il est rendu possible par la réunion des 6 conditions de changement vues précédemment. Ce saut est marqué par l’insight : d’un seul coup, la nouvelle solution, celle à laquelle on n’avait pas pensé jusqu’alors apparaît et le passage à un autre niveau de conscience se réalise. Parfois les sauts sont manqués, parfois on stagne dans le creux…
Un nouvel état ∂ (alpha) apparaît, à un autre niveau de conscience, jusqu’à ce que les conditions de vie se modifient et qu’une crise ne manifeste à nouveau le besoin d’évolution…
Exemple : « En 1968, (la jeunesse française) s’est sentie étouffée par la rigidité de la société DQ-Bleu et la révolte de mai 68 a constitué un puissant creux en CP-Rouge comme le montrent à l’envi les slogans de l’époque : « il est interdit d’interdire », « Vivre sans temps mort et jouir sans entrave ». (…) Les années 1980 venues, beaucoup de ces jeunes gens sont devenus les cadres à dents longues d’une société qui avait basculé en ER-Orange. »

Chapitre 10 : Utilisation en évolution personnelle

Le modèle de la Spirale Dynamique peut être utilisé comme un outil de développement personnel. Le but n’est pas de gravir les échelons pour arriver le premier en Turquoise (ce qui serait une attitude Orange !) mais d’identifier les différents niveaux de conscience qui coexistent en nous, pour prendre du recul et s’en servir avec plus de congruence.

Les auteurs proposent 3 exemples d’utilisation au niveau individuel à partir de cas réels qu’ils ont eux-mêmes accompagnés en tant que coach (les noms et entreprises sont rendus anonymes) :

Pour sortir d’une régression : l’exemple de Juliette
Juliette a travaillé au service des Ressources Humaines d’une grande entreprise pendant 14 ans avant de partir en congé maladie pour cause de harcèlement moral. Cette longue pause est l’occasion pour elle de se faire accompagner mais aussi de revenir sur les étapes qui l’ont conduite jusqu’à cette dépression.

Juliette est une personne centrée en ER-Orange qui a évolué pendant 14 ans dans une entreprise DQ-Bleu. L’arrivée d’un nouveau dirigeant a fait basculer l’entreprise en ER-Orange. Cela aurait pu bien se passer, sauf que Juliette, dont la progression et le développement avaient été freinés pendant les 14 années passées en DQ-Bleu (immobilisme) se sent en colère contre son ancien manager. Ce dernier a dû céder sa place à une jeune ER-Orange carriériste qui bouscule Juliette : la tension entre elles devient du harcèlement. Juliette aspire alors à évoluer vers une autre forme d’organisation du travail (elle veut aller vers FS-Vert mais ne le sait pas encore). C’est le travail avec un coach qui va lui permettre de mettre des mots sur la transition qu’elle vient de vivre.

Nettoyer la Spirale : l’exemple de Sylvaine
Sylvaine est Directrice Marketing d’une multinationale, la cinquantaine, une vie réussie et épanouie en ER-Orange. Mais à l’orée de ses 50 ans, Sylvaine est prise de doutes : sa vie manque de sens, elle voudrait s’engager pour une mission plus importante, elle voudrait renouer avec la créativité. Un bilan s’impose. Sylvaine se fait accompagner et retraverse toutes les étapes de sa vie, et tous les niveaux de conscience depuis AN-Beige en faisant le point sur les traces des différents thèmes qui subsistent en elle. Sylvaine est en pleine transition vers FS-Vert mais elle ne le sait pas encore. Coachée, elle va opérer sa transformation et voir sa vie professionnelle évoluer vers le Développement Durable.

Séparer des thèmes : l’exemple d’Olivia
Olivia a 50 ans et travaille dans une entreprise semi-publique en cours de transition entre DQ-Bleu et ER-Orange. Cette transition l’impacte elle-même car elle ne parvient pas à lever les obstacles pour passer en ER-Orange au niveau professionnel. Un travail sur son enfance lui permet d’identifier ce qui dans les thèmes antérieurs l’empêche d’avancer aujourd’hui.

Prendre son envol : le poids de la famille
Pour certaines personnes, une tension existe entre le thème dominant au niveau professionnel (ER-Orange le plus souvent), et l’attachement à une tradition familial BO-Violet. Prendre conscience de cette tension permet de s’en libérer pour avancer sur tous les plans.


Chapitre 11 : Utilisation en entreprise

Utiliser la Spirale Dynamique donne une meilleure compréhension du fonctionnement des organisations mais aussi des relations humaines. Prendre en considération les différents niveaux de conscience existants entre les parties prenantes est essentiel pour établir une bonne communication, voire mener une conduite du changement efficace.

La Spirale Dynamique peut ainsi permettre d’élargir la cible de ses clients, comme le montre l’exemple de Pierre-Emmanuel. Ce trentenaire fait du conseil en entreprise, il propose des formations. Mais depuis quelques temps il traverse une crise : son métier de consultant lui plaît dans sa structure, mais son offre centrée en ER-Orange ne correspond plus à ses aspirations. Il est en pleine phase de transition vers FS-Vert. Quand il en prend conscience, c’est un soulagement et l’insight arrive alors sans peine : il lui suffit de repositionner son offre de prestations en FS-Vert !

D’autres objectifs sont possibles encore : prendre soin du personnel en comprenant ses besoins insatisfaits, coacher les managers, ou dynamiser une équipe en perte de vitesse.


Chapitre 12 : Utilisation sociale

La Spirale Dynamique est une formidable grille de lecture pour comprendre les changements globaux qui affectent le monde. Ce modèle permet de donner du sens à un monde qui sinon semblerait s’enfoncer dans le chaos.

Les auteurs proposent de suivre l’exemple de 3 pays : la sortie de l’Apartheid en Afrique du Sud (à laquelle a contribué un successeur du professeur Graves, Edward Beck) ; la transition entre BO-Violet et DQ-Bleu en Équateur (étude menée en 2006) ; enfin, le cas de la France.

Analysé thème par thème, voici ce que donne notre beau pays :

AN-Beige : ce niveau de conscience est réactivé avec la crise et la peur de la précarité, mais sinon on peut dire qu’il est quasi-absent en France (sauf population spécifique : malade, enfant, etc.).

BO-Violet : la famille traditionnelle a implosé depuis le passage de la société française en ER-Orange, cependant ce thème reste fort au niveau local et individuel (communautarisme, traditions, etc.)

CP-Rouge : Thème dominant dans les banlieues et chez les adolescents !

DQ-Bleu : dans l’Histoire, il revient à l’Église catholique d’avoir assuré l’encadrement DQ-Bleu en France, mais les grandes administrations publiques y ont participé aussi. Syndicats, partis politiques, ministères…DQ-Bleu est toujours très présent en France.

ER-Orange : Niveau dominant dans la société française, mais qui génère de fortes résistances chez les autres thèmes.

FS-Vert : Ce thème est en train d’émerger en France mais son poids reste encore limité. On assiste donc peut-être à une étape de transition en creux, avec un pessimisme ambiant et un retour aux vieilles recettes DQ-Bleu pour tenter de résoudre les problèmes.



Conclusion sur « La Spirale Dynamique » par Gaëlle Calvet
J’ai aimé ce livre et en même temps j’en sors très frustrée ! Il s’agit d’un ouvrage introductif qui remplit bien sa mission : nous faire découvrir pour la première fois en français un modèle hyper novateur. Mais comme toutes les introductions, il a les défauts de ses qualités : trop rapide, voire simpliste parfois, incomplet et donc…frustrant pour le lecteur qui en veut plus.

La mise en page très claire favorise la lecture rapide, avec des exemples mis en encart, des tableaux récapitulatifs et des paragraphes courts. Le livre est très stimulant pour donner des clefs de lecture simples et rapides à mettre en œuvre, alors que le système analytique du professeur Clare Graves est très complexe au final. Les exemples concrets qui sont analysés apportent une lumière forte sur les crises que nous traversons tous, et certains sont vraiment inspirants. Le livre en lui-même peut servir de première étape dans une démarche de développement personnel car chacun peut prendre conscience de ses aspirations et de ses blocages et les replacer dans une dynamique d’évolution globale.

Je reprocherai au livre de ne pas toujours être très clair sur ce qui relève de la simple hypothèse, la rigueur scientifique fait un peu défaut ainsi que la distance critique. La simplification enlève de la nuance et fait parfois perdre un peu de profondeur à l’ouvrage. On peut regretter des redondances et des répétitions qui embrouillent le message au début.

Cependant, la découverte de la Spirale Dynamique en français est absolument incroyable. Il y a un avant et un après. Dès qu’on a compris les caractéristiques des différents niveaux et leur itération, on ne peut s’empêcher de scanner le monde qui nous entoure (famille, amis, collègues, politiques etc.). Malgré un petit côté Bioman (Force Bleue !) qui pourrait en faire sourire plus d’un, la Spirale Dynamique est vraiment une grille de lecture très puissante pour sortir du chaos apparent et donner du sens aux mutations du monde.

La force du modèle tient dans sa plasticité : itération et holarchie empêchent tout jugement de valeur sur les différents niveaux de conscience, puisque tous sont présents en nous, et que tous ont des aspects positifs et négatifs.

Bref, le modèle de la Spirale Dynamique est absolument génial et passionnant à découvrir. Ce livre est le seul pour l’instant qui en présente une introduction en français, ce qui est déjà énorme. Pour ceux qui voudraient aller plus loin et qui, comme moi, ressortent un peu frustrés, il reste à se plonger dans les ouvrages fondateurs en anglais qui sont publiés par Christopher Cowan, Don Edward Beck et William R. Lee ou aller faire des stages ! C’est très ER-Orange comme approche ça, non ?

Points forts :

Rapide, clair et concis à lire
Les exemples dans les encarts sont passionnants et se lisent d’une traite
Permet de mieux se connaître et de mieux interpréter le fonctionnement du monde
Peut avoir un impact réel dans votre vie et apporter du changement


Points faibles :

Comme toute introduction : trop rapide, voire simpliste et donc frustrant
Les exemples choisis pour une utilisation en entreprise sont franchement faibles
Manque de rigueur scientifique pour présenter certaines hypothèses futuristes
Le livre date déjà de 2008 et pourrait être actualisé sur la partie FS-Vert



https://des-livres-pour-changer-de-vie.com/la-spirale-dynamique/

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La communication non violente : Les mots sont des fenêtres (ou bien ce sont des murs)


Introduction à la communication non violente

La communication non-violenteSave

Phrase résumé de “Les mots sont des fenêtres, Introduction à la communication non violente” :

(…)"Nous ne pouvons changer le monde que si nous changeons nous même, et cela commence par notre langage et notre façon de communiquer. Je recommande vivement la lecture de ce livre et l’application des principes de la Communication Non-Violente dont il traite. Il s’agit d’un premier pas important vers une nouvelle façon de communiquer et vers la création d’un monde de compassion."

Arun GANDHI, petit-fils de Mahatma GANDHI, dans la préface du livre.

De Marshall B. Rosenberg, 2004 (2ème édition), 1999 pour la 1ère édition, 259 pages

Note: Cette chronique est une chronique invitée écrite par Sébastien, du blog Vers une Vie Sereine, dans lequel il partage son expérience d’ancien stressé et vous aide à mener une vie plus confiante et plus sereine.

Chronique et résumé de “Les mots sont des fenêtres, Introduction à la communication non violente” :
“Les mots sont des fenêtres” est une introduction à la communication empathique, la communication du coeur. Marshall Rosenberg présente dans ce livre le processus qui nous permet de communiquer plus sereinement avec les autres comme avec nous-mêmes.

Il est divisé en deux grandes parties: S’exprimer avec sincérité et écouter avec empathie.


PARTIE 1 – S’EXPRIMER AVEC SINCÉRITÉ

Chapitre 1: L’élan du coeur: aux sources de la Communication NonViolente

Selon l’auteur, la communication non violente (abrégé en CNV), est un moyen de communiquer qui favorise un échange authentique.

Apprendre à diriger son attention

Pour appliquer ce mode de communication, nous devons être plus attentifs aux mots que nous utilisons, ainsi qu’à ce que dit notre interlocuteur. Avec la CNV, nous apprenons à exprimer nos besoins profonds et à entendre ceux des autres.

La démarche de la CNV

La CNV possède 4 composantes:

Une observation
Un sentiment
Un besoin
Une demande
Dans un premier temps, j’observe une situation. Ensuite, je prends en compte les sentiments qu’éveille cette situation. Puis, je regarde quels sont les besoins qui sont liés à ces sentiments. Et enfin, je regarde ce que je pourrais demander concrètement pour satisfaire ces besoins.

Par exemple, la mère d’un adolescent pourrait dire à son fils: "Quand je vois tes affaires trainer dans le salon (observation), cela me met de mauvaise humeur (sentiment) car j’ai besoin de plus d’ordre dans les pièces que nous partageons (besoin). Pourrais-tu les ranger? (demande)"

La CNV au quotidien

Ce mode de communication nous permet de devenir de plus en plus bienveillants, authentiques, et empathiques avec les autres. Il peut donc être utilisé dans toutes interactions de la vie quotidienne: en couple, avec ses enfants, au travail… La CNV se révèle être un moyen très efficace pour gérer les conflits, et permet aussi de mieux cerner ses propres besoins.

Chapitre 2: Quand la communication entrave la bienveillance


L’auteur indique qu’au cours du temps, nous avons 4 types de langage aliénant, qui sont des obstacles à la bienveillance:

Les jugements moralisateurs: émettre des jugements moralisateurs sur les gens dont les actes ne correspondent pas à nos valeurs.
Exemple: "il est fainéant" "elle est paresseuse"

Faire des comparaisons est le deuxième obstacle. En effet, se comparer aux autres est une forme de jugement, et peut entraver la bienveillance envers soi-même comme envers les autres.
Une troisième entrave à la bienveillance est selon l’auteur de refuser ses responsabilités. Cela empêche l’individu de prendre pleinement conscience qu’il est responsable de ses pensées, de ses sentiments et de ses actes. L’expression "il faut", très souvent utilisée en est un bon exemple.
Enfin, communiquer ses désirs sous forme d’exigence est une entrave à la bienveillance. Le destinataire ressentira la menace d’une punition ou d’un reproche s’il ne répond pas favorablement à la demande.
Chapitre 3: Observer sans évaluer

La première composante de la CNV consiste à bien distinguer observation et évaluation. Si nous mélangeons les deux, notre interlocuteur risque d’entendre une critique, et donc de se fermer.

Une observation serait " Jean est arrivé 2 fois en retard cette semaine"
Une évaluation serait "Jean n’est vraiment pas quelqu’un de ponctuel"
Chapitre 4: Identifier et exprimer les sentiments

Identifier et exprimer ses sentiments correspond à la deuxième étape du processus.

Malheureusement, beaucoup d’entre nous ont appris à fonctionner avec notre tête plutôt qu’avec notre cœur. Nous devons donc réapprendre le langage du coeur.

Distinguer les sentiments des interprétations mentales

L’auteur insiste sur l’importance de différencier les sentiments des interprétations mentales. On emploie souvent les mots "sentir" et "sentiment", non pas pour exprimer un sentiment mais plutôt une pensée:

"J’ai le sentiment d’être un raté" est une interprétation mentale
"Je sens que ça ne sert à rien" est une interprétation mentale
Tandis que

"Je me sens triste" exprime un sentiment de même que "je suis impatient de commencer"

Un vocabulaire des sentiments

Il est parfois nécessaire de développer un vocabulaire des sentiments afin de pouvoir exprimer ses sentiments et émotions clairement. Cela permettra ainsi d’établir plus facilement un lien sincère avec les autres.

Chapitre 5: Assumer la responsabilité de ses sentiments

Assumer la responsabilité de ses sentiments et découvrir les besoins qui en sont à l’origine est la 3e étape de la Communication Non-violente.

Face à un message négatif, l’auteur identifie 4 façons de réagir:


se sentir fautif
rejeter la faute sur l’autre
percevoir nos sentiments et besoins
chercher à percevoir les sentiments et besoins de l’autre
Voyons par un exemple les différents cas de figure et leurs conséquences:

Marie, à son mari Douglas "Tu as oublié d’aller m’acheter du beurre!! Je te l’avais pourtant demandé hier soir!"

Voici les 4 façons dont Jean pourrait répondre:

– "oui tu as raison, je suis vraiment tête en l’air"

Il se sent fautif. Les sentiments associés seront de la dévalorisation, culpabilité et déprime.

– "Tu n’avais qu’à me le rappeler ce matin ou m’envoyer un message pour m’y faire penser!!". Il rejette la faute sur sa femme. Cela augmente le sentiment de colère.

– "Quand tu t’exprimes de cette façon, je ne me sens pas respecté, parce que j’ai besoin que tu acceptes que je puisse oublier." Ici, il prend conscience de son sentiment et exprime le besoin associé.

– "Te sens-tu en colère parce que tu as l’impression que je ne t’ai pas écouté et que tu as besoin de considération ?" Jean prend en compte le sentiment de sa femme et tente d’exprimer le besoin associé.

Les 2 dernières façons sont les bonnes façons d’utiliser la Communication Non-Violente et permettront un échange sincère fondé sur une compréhension mutuelle. Exprimer ses besoins et sentiments de la sorte n’est pas facile, surtout dans notre société actuelle, où être pudique est de rigueur. Seulement c’est la façon la plus efficace pour communiquer sereinement, dans un échange vrai et respectueux de l’autre.

Chapitre 6: Demander ce qui contribuerait à notre bien-être

Formuler une demande est la 4e et dernière étape du processus. L’auteur nous recommande de respecter quelques critères:

Utiliser un langage positif

Tout d’abord, il conseille d’utiliser un langage d’action positif, car un message négatif oblige notre interlocuteur à deviner ce que l’on veut vraiment.

Effectuer une demande claire

Pour que la demande soit claire, il faut en formuler une de façon sincère, concise et précise. Plus nous effectuons une demander précise, plus nous avons de chances de l’obtenir.

Faire reformuler la demande

Afin d’éviter les incompréhensions, nous devons parfois nous assurer que la demande a bien été comprise (en faisant reformuler par exemple).

Demande et exigence

Enfin, il est très important que l’interlocuteur ne ressente pas la demande comme une exigence. Pour qu’une demande soit une demande et non une exigence, votre interlocuteur doit pouvoir répondre négativement sans craindre des reproches.

PARTIE 2 – L’ÉCOUTE EMPATHIQUE

L’empathie est une façon de comprendre avec respect ce que les autres vivent.

Chapitre 7: Recevoir avec empathie

L’auteur nous dit que pour écouter avec empathie, nous ne devons pas écouter avec notre tête, mais avec tout notre être. Nous devons "nous oublier" pour écouter l’autre. Or nous avons tendance à donner des conseils, à réconforter ou à donner notre avis, alors que la personne désire simplement être entendue.

Écouter les sentiments et les besoins

En Communication Non-Violente, recevoir avec empathie consiste à écouter simplement l’autre: son observation, ses sentiments, ses besoins et enfin sa demande.

Paraphraser


Nous pouvons paraphraser ses paroles pour lui dire ce que nous avons compris. Notre interlocuteur pourra ainsi confirmer, ou rectifier le message si ce n’est pas entièrement compris. L’auteur insiste sur l’importance du ton utilisé: notre interlocuteur doit sentir que nous cherchons uniquement à le comprendre, et non que nous affirmons avoir compris.

Maintenir l’empathie

L’objectif est de maintenir l’empathie jusqu’à ce que l’on ait pleinement entendu ce que l’autre avait à dire. Nous devons aller au bout de l’écoute, et continuer à reformuler jusqu’à ce que la personne en face se sente complètement entendue. C’est seulement après une compréhension complète que nous chercherons à donner un conseil, un avis ou chercher des solutions si besoin.

La douleur, obstacle à l’empathie

"Nous ne pouvons donner à quelqu’un ce dont nous manquons nous-mêmes".

Avant de pouvoir donner de l’empathie aux autres, nous devons s’en être au préalable donné à soi-même. Nous pouvons (et devons) donner à nous-mêmes cette même qualité d’écoute et ainsi mieux cerner nos propres besoins avant de s’occuper de ceux des autres.

Chapitre 8: Le pouvoir de l’empathie

Développer notre capacité à être empathique nous donne accès à de nouvelles ressources. Selon l’auteur, utiliser l’empathie nous permet de demeurer à la fois sincère et vulnérable, ce qui créé un véritable lien avec son interlocuteur. Cela permet parfois de guérir des souffrances en abattant certaines barrières psychologiques. L’empathie peut à elle seule désamorcer un danger, et un risque de violence. Elle nous permet d’accepter un refus sans y voir un rejet, de redonner vie à une conversation et même parfois de comprendre ce qui n’est pas dit par des mots.

Chapitre 9: Relions-nous à nous-mêmes avec bienveillance

C’est surement dans notre relation avec nous-mêmes que la CNV joue son rôle le plus important. Il est difficile d’être bienveillant avec les autres si l’on est violent et moralisateur envers soi-même.

Le deuil en CNV

Quand on se surprend en train de se faire des reproches, l’auteur nous conseille de nous arrêter et de nous demander: "Quel est le besoin insatisfait qui s’exprime au travers de ce jugement moral?" cela correspond au deuil en CNV: on se relie aux besoins insatisfaits et aux sentiments associés. On évalue de quelle façon le comportement que l’on regrette est allé à l’encontre de notre besoin, et on accueille le sentiment qui émerge de cette prise de conscience.

Nous pardonner

Suite à ce deuil, nous nous pardonnons en donnant de l’empathie à la partie de soi qui a agi dans le passé. Pour se pardonner, on repère le besoin qui a conduit à notre comportement dans le passé, et on créé ce lien empathique, sans jugement.

Ne faisons rien si ce n’est par jeu!

Dans cette partie du livre, l’auteur insiste pour que nos actions soient animées par un désir de vie plutôt que par la peur, la honte ou l’obligation. Il donne pour exemple toutes les phrases que nous commençons par "je dois", "il faut".

Traduire "je dois" en "je choisis"

Une solution qu’il nous propose est de traduire les "je dois" en "je choisis". De cette façon, nous devenons entièrement responsables de nos actes. Il va encore plus loin et nous propose de reprendre tout ce que "l’on doit faire", tout ce que l’on s’oblige à faire sans joie et d’en faire des phrases avec la formule:

"Je choisis de…. parce que je veux…."

De cette manière, nous nous rendons compte de ce qui motive nos actions. Nous devenons de plus en plus en phase avec nos besoins, nous permettant ainsi de mieux cerner nos valeurs et d’être plus intègre envers nous-mêmes.

Chapitre 10: Exprimer pleinement la colère

En entendant parler de Communication "Non Violente", on aurait tendance à croire que la colère n’a pas sa place dans ce processus. Cela est inexact. L’auteur nous encourage à exprimer pleinement notre colère.

Ne pas confondre la cause et le facteur déclenchant

La première étape pour exprimer pleinement sa colère est d’en prendre l’entière responsabilité. L’autre peut être un facteur déclencheur mais n’est en aucun cas responsable de nos émotions. Nous devons porter notre entière attention sur nos sentiments et nos besoins. L’auteur souligne que nous avons beaucoup plus de chances d’obtenir ce que nous voulons en exprimant nos besoins qu’en jugeant, critiquant ou punissant l’autre.

Exprimer la colère en 4 temps

L’auteur compte 4 temps nécessaires à l’expression saine de la colère:

Faire une pause, et respirer profondément
Identifier les jugements qui nous viennent à l’esprit
Prendre conscience de nos besoins
Exprimer nos sentiments et nos besoins inassouvis
Prendre son temps

Pour apprendre et appliquer correctement le processus de la CNV, l’essentiel est de prendre son temps. Nous devons rompre avec nos conditionnements. Juger et critiquer est vraiment ancré dans nos habitudes. Selon l’auteur, l’apprentissage de ce processus est long, de même que sa mise en application.

Chapitre 11: L’usage de la force dans un but de protection

Lorsque le recours à la force est inévitable

Très rarement, il est néanmoins impossible de communiquer, dans le cas d’un danger imminent par exemple. L’usage de la force sera peut-être inévitable et devra être utilisé dans un souci de protection.

L’usage répressif de la force et la punition

Selon l’auteur, l’usage répressif de la force et de la punition n’est pas efficace. L’usage de la force génère de la résistance au comportement que l’on cherche à susciter. Quant à la punition, elle diminue la sincérité des rapports et fait se diriger l’attention vers ce qui arrivera si l’on agit mal, et non sur l’acte en soi. Par exemple, un employé qui aura peur des sanctions fera son travail, mais sans aucune envie ni aucun enthousiasme. Sur le long terme, il sera moins productif et les relations avec son employeur ne seront pas saines…

Chapitre 12: Se libérer et accompagner les autres

S’affranchir des anciens conditionnements

La CNV favorise une nouvelle relation à nous-mêmes. Nous devons néanmoins commencer par nous affranchir des anciens conditionnements. De nos jours, montrer sa sensibilité est considéré comme un signe de faiblesse, et exprimer ses besoins comme de l’égoïsme. Nous pouvons mettre un terme à ce conditionnement culturel, et exprimer nos besoins et sentiments de façon plus systématique.

Résoudre les conflits intérieurs

Utiliser le processus de CNV envers soi-même permet de mieux identifier et prendre en compte ses propres besoins et sentiments. Cela aura parfois pour effet de résoudre les conflits intérieurs, éviter les dépressions. Utiliser l’empathie envers soi-même nous permettra de mener une existence plus sereine.

Chapitre 13: Exprimer sa reconnaissance

Selon l’auteur, les compliments prennent souvent la forme de jugements, même s’ils sont positifs. Ils sont parfois même utilisés pour influencer le comportement d’autrui.

En CNV, le processus de remerciement se divise en 3 étapes:

Citer l’action qui a contribué à notre bien-être
Le besoin qui a été satisfait
Le sentiment positif né de cette satisfaction
Exemple : "Sébastien, lorsque tu as publié cet article sur la CNV, je me suis senti plein d’espoir. Je cherchais un moyen de communiquer avec mon fils et cet article m’a donné l’orientation que je cherchais"
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Re: Go west... (Continuité, déviations, et parfois points de suspension...)

Message par I am so sure le Mar 31 Oct 2017 - 13:19

Spoiler:
Phrase-résumée de « La Spirale Dynamique. Comprendre comment les hommes s’organisent et pourquoi ils changent » : Différents systèmes de valeurs coexistent dans le monde, à l’échelle d’une ville, d’une entreprise, voire d’une même famille : les individus s’organisent en fonction de ces valeurs et la Spirale Dynamique en propose une grille de lecture novatrice qui permet de comprendre pourquoi les individus se comportent de telle façon et comment les sociétés évoluent et s’adaptent en permanence à leurs nouvelles conditions de vie offrant ainsi un outil de développement personnel et de communication très puissant.

Par Fabien et Patricia Chabreuil, 2008, 198 pages.

Chronique et Résumé de « La Spirale Dynamique. Comprendre comment les hommes s’organisent et pourquoi ils changent »
Chapitre 1 : Une cartographie de la complexité humaine


Ce premier chapitre a pour objectif de présenter une vue d’ensemble de la Spirale Dynamique. Le modèle de la Spirale Dynamique a été découvert par Clare Graves, professeur de Psychologie à Union College (1914-1986). Ce système porte en anglais le nom de Dynamic Spirals, ou Dynamiques de la Spirale si l’on veut une traduction exacte. Le pluriel est important : ce n’est pas la spirale qui est dynamique mais les processus qui la composent !

Le professeur Graves a travaillé pendant des années pour élaborer ce modèle. Avec ses étudiants, il cherchait à définir la maturité psychologique, c’est-à-dire le moment dans la vie d’un individu où les rouages psychiques arrêtent de se développer et où l’identité de la personne se stabilise. Avec surprise, le professeur Graves réalisa que cette étape n’existait pas ! Les individus sont en perpétuelle croissance psychique : l’homme s’adapte à son milieu en permanence pour survivre et modifie donc ses états de conscience en fonction de ses besoins.

Il n’est pas question d’intelligence au sens strict du terme, mais plutôt de capacité à s’adapter quand l’environnement change. Le modèle de la Spirale Dynamique ne fonctionne qu’avec ce postulat de départ : les conditions de vie et l’environnement où évoluent les individus se modifient en permanence et les obligent à modifier leurs façons d’être pour survivre : une personne vivant au milieu de l’Amazonie n’a pas les mêmes besoins qu’une personne vivant à Manhattan. En Spirale Dynamique, cette adéquation entre l’homme et son milieu est définie par les capacités cérébrales. Et ce processus ne s’arrête jamais.

Cherchant une définition statique, Clare Graves aboutit à un modèle dynamique constitué par plusieurs niveaux d’existence (8 en tout qui sont définis par 8 couleurs différentes : beige, violet, rouge, bleu, orange, vert, jaune, et turquoise). Chaque individu traverse ses différents états de conscience nonf pas de façon linéaire, mais de façon itérative. Les étapes se succèdent dans le temps, mais peuvent également se répéter : on peut revenir à des niveaux de conscience antérieurs en fonction des conditions d’existence qui influent sur nos besoins et nos capacités d’adaptation.



Spirale-DynamiqueSave
Les 8 niveaux de conscience s’établissent les uns après les autres, mais il n’existe pas de hiérarchie entre eux car chaque niveau dépasse et inclut le précédent, comme des briques assemblées une à une finissent par former une maison (les amateurs de mots croisés appellent cette organisation une holarchie). Les 8 niveaux peuvent donc coexister entre eux. Chaque niveau apporte les fondations nécessaires pour la construction d’un état de conscience supérieur : on ne peut ni sauter des étapes, ni en enlever sans faire s’écrouler le tout. Il faut d’abord être enfant, puis adolescent avant de devenir adulte.

Les 8 niveaux d’existence de la Spirale Dynamique correspondent à nos valeurs profondes, celles qui structurent et conditionnent notre façon d’être et d’agir dans le monde. Les valeurs profondes sont inconscientes et ont un impact immense sur notre vie. Elles sont également très difficiles à changer (puisque par définition nous n’en sommes pas conscients).



Ces valeurs profondes conditionnent la façon de penser d’une personne et se concrétisent par d’autres valeurs qui sont elles conscientes :

les valeurs de surface qui peuvent changer dans le temps et l’espace (lois, religions, éthique, traditions…)
les valeurs cachées qui sont soit implicites (code culturel intériorisé par les habitants d’un même lieu, ou les membres d’une même famille, d’une même entreprise), soit masquées. Les valeurs masquées sont celles que l’on déguise pour les faire survivre dans un milieu hostile. Par exemple : des peuples indigènes qui masquent leur culte païen sous les noms de la nouvelle religion imposée par les colonisateurs.


Les 8 niveaux de valeurs ont été désignés par Clare Graves et ses héritiers (Don Beck et Christopher Cowan) par un ensemble de lettres et de couleurs. La notation sous forme de lettre a l’avantage de ne pas induire de hiérarchie entre les niveaux (les lettres ne font référence à rien d’autre qu’elles-mêmes).

La première lettre correspond aux conditions de vie et la seconde lettre aux capacités cérébrales de l’individu. Autrement dit, une personne ER-Orange peut évoluer dans un environnement DQ-Bleu. En caricaturant un peu : un adolescent qui décide de devenir banquier pour gagner de l’argent (attitude ER-Orange) peut avoir grandi au sein d’une famille où la religion occupait une place importante (ambiance DQ-Bleu). Christopher Cowan a ensuite ajouté un code couleur pour rendre le modèle plus pédagogique et les lettres de Clare Graves se sont un peu effacées.

Voici un tableau récapitulatif des 8 niveaux d’existence et de leur notation

Tableau_Spirale_Dynamique
Le modèle se complexifie encore, puisque les 8 niveaux ne sont pas une liste close : un 9e se profile à l’horizon (IV-Corail). Par ailleurs, le professeur Graves lui-même avait émis l’hypothèse que ces niveaux se répétaient plusieurs fois au cours d’une vie humaine, une spirale en boucle en quelque sorte.

Chaque niveau est décrit dans les chapitres suivants, selon une logique fractale : l’évolution en spirale se retrouve aussi bien à l’échelle d’un individu (croissance du nouveau-né jusqu’à l’âge adulte) qu’à l’échelle de l’humanité (de la Préhistoire à nos jours).

Après ce rapide tour d’horizon du modèle, les auteurs ont organisé leur propos en 3 parties :

Partie 1 (Chapitres 2 à 5) : Présentation des huit niveaux de valeurs connus à ce jour
Partie 2 (Chapitres 6 à 9) : Comment la Spirale Dynamique peut aider au changement individuel et collectif
Partie 3 (Chapitres 10 à 12) : Exemples d’utilisation de la Spirale Dynamique au niveau d’un individu, d’une entreprise et d’un pays.

Chapitre 2 : Subsister

BEIGE
AN-Beige : Ce thème est au fondement de la spirale, sans lui pas d’évolution possible. Il faut d’abord que l’homme ait satisfait ses besoins physiologiques primaires pour ensuite s’intéresser à d’autres problématiques. Comme le disait Jean de la Fontaine : « Ventre affamé n’a point d’oreilles. »

Dans l’Histoire de l’humanité, ce thème correspond à l’apparition des premiers hominidés sur terre. À l’heure actuelle, il ne reste plus sur la planète de populations vivant encore à ce niveau de la spirale. Quelques exemples de tribus aux Philippines (les Tasaday) et sur les îles Andaman se rapprochent du thème AN-Beige.

L’une de ces populations, les Jarawas des îles Andaman, ont ainsi survécu au tsunami de 2004 qui a touché l’Indonésie. Les Jarawas ont un mode de vie proche des chasseurs-cueilleurs de la Préhistoire et vivent éloignés du monde moderne. Quand la vague géante a touché les côtes, ils s’étaient déjà mis à l’abri sur les hauteurs : leur conscience primaire et leur lecture de la nature environnante leur avaient permis d’anticiper le tsunami.

À l’échelle d’un individu, le thème AN-Beige correspond à la période qui suit la naissance. Les seules préoccupations du bébé sont de satisfaire ses besoins primaires. Mais des adultes frappés par la vieillesse et la maladie peuvent eux-aussi revenir au niveau AN-Beige. Cela peut être le cas également de personnes soumises à des conditions de vie extrêmes (soldats sur les champs de bataille, réfugiés, survivants d’une catastrophe…etc.). Avec ces personnes aucune communication n’est possible tant que les besoins vitaux n’auront pas été satisfaits. Ce qui paraît assez logique.

VIOLET
BO-Violet : Une fois le ventre plein, l’homme regarde le monde qui l’entoure et prend peur, il se sent menacé par ce qu’il ne comprend pas encore : les tempêtes, les bruits nocturnes etc. Il ressent alors le besoin de se regrouper avec ses semblables. Pour les individus BO-Violet, l’appartenance à un groupe est primordiale. Le groupe assure la survie physique et psychique de l’individu. Les liens familiaux, l’enracinement dans une lignée, une communauté structurent toute la psyché des individus BO-Violet.

Les sociétés BO-Violet se caractérisent par l’importance des liens familiaux et l’omniprésence de la pensée magique (shamanisme, animisme, culte des ancêtres, etc.). Aujourd’hui, Edward Beck estime qu’environ 10% de l’humanité est dominée par le thème BO-Violet : ce sont des populations Inuit, indonésiennes, ou amérindiennes, comme par exemple les Wayuus de Colombie. Ces communautés sont menacées par notre monde moderne et les autres civilisations (dites développées) dominées par le thème ER-Orange.

Ce niveau de conscience correspond au développement du nourrisson entre un et quinze mois : période où l’enfant s’éveille et interpelle son entourage. L’objet emblématique de ce stade est le fameux doudou, objet transitionnel qui symbolise la protection du groupe et assure la sécurité affective du tout petit. Mais la pensée magique ne disparaît pas pour autant en grandissant : pour preuve le succès d’Harry Potter !

Vivre et travailler avec BO-Violet : il faut s’adapter à ces personnes en respectant et en acceptant leur culture et leurs traditions. D’autant plus que chez beaucoup d’entre nous ce thème est encore très présent. Qui ne place pas les relations familiales comme prioritaires dans sa vie ? Qui n’accorde pas d’importance à des fêtes comme Noël, les anniversaires, les mariages ? Ce thème se retrouve aussi chez les personnes superstitieuses (le fameux vendredi 13), ou celles qui croient aux médecines douces (homéopathie, Âyurveda, acupuncture) qui sont aussi des médecines traditionnelles enracinées dans la culture d’une société.

Pour les managers, les personnes centrées en BO-Violet s’épanouissent dans des tâches répétitives et simples, elles ont besoin d’être encadrées et leur travail supervisé par une présence amicale. Elles sont plus à l’aise dans des relations sécurisantes qui leur rappellent l’ambiance familiale. Et n’oubliez pas : on a tous un peu de BO-Violet en nous. Allez, avouez : qui n’a pas de photos de ses enfants sur son bureau ? Qui ne parle pas à sa voiture ou à son ordinateur quand il refuse de s’allumer ?


Chapitre 3 : Acquérir une identité

ROUGE
CP-Rouge : Le niveau Rouge correspond à la loi de la Jungle : le plus fort a raison. Pour les individus qui évoluent à ce niveau de conscience il est vital d’être fort, respecté et reconnu comme tel. Le CP-Rouge manque souvent d’empathie et ne se soucie pas de la conséquence de ses actes. Il vit dans l’immédiateté et veut assouvir ses besoins et ses désirs sans attendre. C’est le stade du chacun pour soi.

Avec CP-Rouge commence pour l’humanité le temps des empires : les Vikings, ces guerriers redoutables sont CP-Rouge. L’Empire romain en est un bon exemple également. Au XXIe siècle, environ 20% de la population mondiale est centrée en CP-Rouge. Il s’agit souvent de communautés vivant en Afrique et au Moyen-Orient. Chez les enfants, ce stade arrive vers 2 ans, quand l’enfant prend conscience de lui-même et cherche à s’affirmer : c’est la terrible période du NON.

Vivre et travailler avec des personnes CP-Rouge : Il ne faut surtout pas se heurter à elles de façon frontale mais respecter leur code d’honneur en se montrant soi-même fort, compétent et protecteur. Les individus centrés en CP-Rouge ont un besoin crucial d’être respectés et ne peuvent pas comprendre un management ou une conduite centrée à un autre niveau de conscience : une personne dans le consensus se fait écraser par un CP-Rouge. Ce stade de la spirale se retrouve en particulier chez les jeunes de banlieue : loi du plus fort, respect du chef, incivilités, violence, absentéisme, honte sur celui qui perd la face…Les enseignants puis les entreprises qui accueillent ces jeunes et qui se trouvent à un autre niveau de conscience doivent gérer un décalage complexe. Mais il ne faut surtout pas avoir peur de CP-Rouge, qui reste présent en chacun de nous aussi. Au contraire, face à un CP-Rouge, il faut soi-même se montrer fort et jouer sur le registre respect/honte pour le faire avancer.

BLEU
DQ-Bleu correspond à une période de réaction après CP-Rouge. En CP-Rouge l’agressivité et l’impulsivité créent une vie sociale difficile et violente. Quand les hommes sont fatigués de cette situation et aspirent à un plus d’ordre, ils passent en DQ-Bleu. Les deux se suivent. D’ailleurs, à l’échelle de la planète, DQ-Bleu et CP-Rouge ont coexisté : DQ-Bleu marque le début de la civilisation urbaine et de l’écriture, l’apparition des monothéismes, avant même l’apparition de l’Empire Romain et des Vikings.

En DQ-Bleu, l’individu se soumet à une Vérité Supérieure qui le dépasse et donne du sens à sa vie. Il peut s’agir d’une religion, d’une philosophie, d’une cause, ou d’une croyance même politique. L’individu obéit aux règles édictées par cette Vérité, il est prêt à lui sacrifier son existence dans l’espoir d’une récompense future.

À l’heure actuelle, DQ-Bleu est le niveau de conscience le plus représenté au monde, à égalité avec ER-Orange (chacun réunit environ 30% de la population mondiale). C’est le thème dominant du XXe siècle : le nazisme, le communisme, mais aussi les théocraties et certaines grandes causes sont DQ-Bleu. Cette étape correspond chez l’enfant à la période d’intériorisation des règles de vie en communauté, entre 3 et 6 ans.

Pour un manager, il est très facile de travailler avec un DQ-Bleu. Celui-ci a parfaitement intégré les règles et le sens de la hiérarchie, il fonctionne avec un système punition / récompense et travaille dur, quitte à se sacrifier, en espérant obtenir un bienfait a posteriori.

Ce stade de conscience est fondamental pour comprendre nos organisations, car la plupart des entreprises et des institutions publiques et privées fonctionnent à ce niveau. Les personnes travaillant dans de grandes administrations ont une mission à accomplir. Les employés en DQ-Bleu sont prompts à se dévouer et travaillent avec efficacité, mais ils attendent aussi une contrepartie qui récompense leurs efforts : avantages sociaux, comités d’entreprise, etc. Le principal problème de ce niveau est qu’il entraîne un fort immobilisme et rigidifie les structures.


Chapitre 4 : Obtenir la satisfaction

ORANGE
ER-Orange : Ce thème est le mieux connu et le plus développé car c’est celui dans lequel nous évoluons tous les jours ! L’individu ER-Orange veut profiter de sa vie au maximum. Il cherche à éviter la violence et à maximiser son profit et son confort. Cela se traduit par une perte de spiritualité et une diminution des relations interpersonnelles et familiales : ER-Orange est avant tout un individu autonome et entreprenant. Il aime découvrir, apprendre et progresser.

Sans surprise, ce niveau de conscience apparaît donc avec la notion de progrès au moment de la Renaissance, mais c’est surtout lors de la Révolution Industrielle au XIXe siècle qu’il prend son envol en Europe et en Amérique du Nord. Aujourd’hui, il totalise 30% de la population humaine, à égalité avec DQ-Bleu. Les relations avec les autres niveaux de la Spirale ne sont pas faciles : CP-Rouge se sent agressé par lui et l’accuse d’impérialisme, DQ-Bleu lui reproche de sombrer dans l’hyper-individualisme et de perdre ses valeurs.

Travailler avec ER-Orange : En Europe et dans les pays développés, c’est notre quotidien ! Certaines personnes n’atteignent jamais le niveau ER-Orange : cela ne veut pas dire qu’elles n’aspirent pas à plus de confort, mais pour elle le pivot central de leur existence reste soit la famille (ou Dieu, ou le Communisme…), soit leur code d’honneur (coûte que coûte elles ne doivent pas perdre la face). Il ne faut pas oublier que les niveaux de conscience peuvent coexister et qu’il est question ici du thème dominant. Après la crise d’adolescence, qui correspond à un moment CP-Rouge, le jeune adulte traverse une phase ER-Orange, en particulier quand il commence à gagner sa vie. Ces personnes recherchent leur satisfaction personnelle, elles sont intéressées par la nouveauté, les challenges, la réussite et les innovations technologiques.

VERT
FS-Vert est un niveau de conscience en cours d’émergence. Il représente à peine 10% de la population mondiale et aucun pays ou région ne semble être centré sur ce thème pour l’instant. Ceux qui s’en rapprochent le plus sont les pays scandinaves, ou les groupes que les sociologues essaient d’étiqueter comme Créatif Culturel ou Génération X. L’adjectif vert est trompeur : tous les FS-Vert ne sont pas écolos, et tous les écolos ne sont pas FS-Vert.

Comme à chaque fois avec la transition d’un niveau de conscience à un autre, c’est le refus des excès et des problèmes générés précédemment qui entraîne un effet de bascule vers un autre stade de la Spirale. On s’aperçoit d’ailleurs à l’échelle de l’Histoire de l’humanité, que les cycles des niveaux de conscience s’accélèrent : BO-Violet et CP-Rouge ont duré des milliers d’années. ER-Orange aura eu un temps de domination beaucoup plus court, mais il aura eu un impact immense sur la planète, en comparaison des autres stades de la Spirale.

Les FS-Vert réagissent contre l’individualisme et la perte de sens du monde ER-Orange. Ils placent au cœur de leur vie la qualité de la relation et l’expression des émotions. Ils recherchent leur satisfaction personnelle et celle du groupe. Ce souci du lien se traduit par l’importance accrue des réseaux amicaux et le développement de certaines technologies : téléphone portable, réseaux sociaux, blogs etc.

Certaines entreprises développent dans leur management une dynamique FS-Vert en prenant en compte le bien-être de leurs salariés, en privilégiant les échanges et le dialogue. En politique, c’est le temps du consensus, du politiquement correct et de la démocratie participative.

Dans ses relations avec les autres niveaux de conscience, FS-Vert dérange : les BO-Violet et CP-Rouge n’ont même pas conscience de son apparition. Les DQ-Bleu le détestent car le relativisme, le respect de chaque particularisme et la recherche du consensus portent un coup fatal à la Vérité Suprême. ER-Orange le méprise et le sous-estime, le jugeant utopiste, rêveur et inefficace.

À l’échelle d’un individu, la rupture vers FS-Vert arrivait avant vers la quarantaine, avec la fameuse crise : c’était le moment de se poser les vraies questions et de redonner du sens à sa vie. Aujourd’hui on assiste à une transition beaucoup plus précoce : très souvent, c’est à la sortie de leurs études supérieures que les FS-Vert se manifestent. Et posent problème aux entreprises qui ne savent pas encore comment accueillir et gérer leurs aspirations individuelles et communautaires.


Chapitre 5 : Reconstruire

Les deux derniers thèmes sont apparus encore plus récemment et répondent à la fragilité de FS-Vert. FS-Vert est particulièrement fragile pour deux raisons : sa non-agressivité et sa tendance à la paralysie (à force de rechercher le consensus de tous, on finit par ne plus avancer du tout).

Un petit exemple pour illustrer les tensions existant entre thèmes et comment elles se manifestent :

« L’encyclopédie sur Internet Wikipédia est un travail collaboratif dans l’esprit de FS-Vert qui a donné des résultats de qualité et qui a connu un succès considérable. Cette réussite a immédiatement attiré des opposants venant des autres niveaux de la Spirale Dynamique : des personnes dominées par CP-Rouge s’amusent à effacer des articles ou à écrire n’importe quoi ; d’autres centrées en DQ-Bleu essayent d’imposer leurs croyances en modifiant les articles qui la contestent ; d’autres encore animés par ER-Orange réécrivent des articles pour faire leur publicité ou pour se donner un avantage compétitif. »

GT-Jaune et HU-Turquoise se trouvent au bout de la Spirale Dynamique et ne concernent qu’une poignée d’individus dans le monde. Leur description tient donc plus de l’hypothèse que d’une réalité vraiment observable. Ils sont d’autant plus difficiles à identifier, que, arrivés à ce stade de la Spirale, les individus semblent revenir aux premiers thèmes AN-Beige et BO-Violet : la question qui anime Jaune et Turquoise est en effet celle de la survie de la planète et de l’espèce humaine dans un monde très dégradé.

Le professeur Graves avait observé cette itération et considérait que la spirale amorçait ici une boucle. Cependant, les changements qu’il observait lui semblaient si considérables qu’il les comparait à un saut quantique (« quantum leap »). C’est ici que se joue l’avenir de l’humanité…

JAUNE
Un individu centré en GT-Jaune se soucie de l’état du monde sans pour autant sacrifier son intérêt personnel. Il est à la fois individualiste et ouvert sur le monde. Pour lui, la planète, les sociétés, les institutions et les entreprises : tout est un écosystème géant où les êtres humains sont interconnectés et interdépendants. Le bonheur de l’un fait donc le bonheur des autres.

Ce thème est apparu dans les années 1960-1970 et concerne moins de 5% de la population mondiale. Il s’agit le plus souvent d’adultes qui ont tour à tour vécu et rejeté les niveaux Orange et Vert. Ces personnes GT-Jaune sont peu visibles : elles ne se mettent pas en avant et la célébrité ne les intéresse pas ; elles ont conscience des autres niveaux de conscience présents en elles et n’hésitent pas à les utiliser quand la situation l’exige. Elles peuvent donc s’adapter à leur interlocuteur en DQ-Bleu ou BO-Rouge.

En GT-Jaune, seul compte la survie du système (quel qu’il soit : la planète, une institution, une entreprise…) mais sans passer par le sacrifice individuel. Ces personnes se caractérisent par leur forte autonomie et leur capacité à changer de cap. Elles recherchent des solutions pour résoudre des problèmes globaux et les testent : si ça ne marche pas, elles en changent. Ce sont des personnes qui ont une vision à la fois individualiste et systémique.

TURQUOISE
Dans son étude, le professeur Graves avait comptabilisé en tout et pour tout 6 personnes centrées en HU-Turquoise. Depuis, ses successeurs doutent même d’en avoir jamais rencontré. La description du modèle touche ici à sa limite, et à ce qui fait sa puissance : la Spirale Dynamique est aussi un outil de prospective pour imaginer l’humanité de demain.

Le niveau HU-Turquoise correspond donc à notre futur proche : devant les problèmes globaux de la planète, les individus prennent conscience de la complexité du monde et de la nécessité de passer par une approche collective. Ce thème marque aussi un retour prononcé de la spiritualité sous de nouvelles formes.


Chapitre 6 : L’opportunité du changement

Il existe deux formes de changement en Spirale Dynamique :

le changement horizontal : les modifications se font sans changer de Thème dominant
le changement vertical : remise en cause totale qui entraîne un changement de niveau de conscience
Le changement nécessite plusieurs conditions : il faut que la personne ou le groupe concerné ressente le besoin de changer et cela ne peut se faire que dans le respect des personnes et de leur propre rythme. On ne peut pas forcer une personne ou un groupe à passer d’un stade à un autre. D’autre part, la Spirale Dynamique est une holarchie, ce qui signifie qu’il faut obligatoirement passer par toutes les étapes et les reconnaître avant de pouvoir évoluer vers un autre stade. Les changements sont donc plutôt lents (plusieurs années pour les individus, plusieurs générations ou siècles pour les sociétés) et se font par transitions successives.


Chapitre 7 : Les préalables au changement

Il est possible de changer, encore faut-il le vouloir et en être conscient. La Spirale Dynamique distingue trois attitudes face au changement : Coincée, Arrêtée, Ouverte. Seule une personne ouverte peut mettre en place le changement attendu. À noter que ces trois attitudes peuvent également coexister : on peut être ouvert au niveau professionnel et coincé au niveau familial…

Coincée : dans cette attitude, le changement est inimaginable et donc impossible. Le thème dominant EST la seule réponse possible aux problèmes de l’existence. Cette attitude se caractérise par sa rigidité et sa peur du changement qui peut aller jusqu’à l’agressivité. Une personne Coincée refuse le changement chez elle et chez les autres et n’a pas conscience de la coexistence des différents niveaux de conscience.

Arrêtée : Cette attitude est légèrement moins fermée que la précédente, mais le changement reste impensable et impossible. Les réactions sont cependant moins violentes et se traduisent plutôt par une résistance passive. L’attitude Arrêtée observe les autres niveaux d’existence sans les approuver, puisqu’ils ont le tort de ne pas penser comme elle.

Ouverte : le changement est enfin possible. Malgré l’acceptation à un thème dominant, la personne a conscience de la nécessité du changement et de son caractère inéluctable.


Chapitre 8 : Les six conditions du changement

Selon le professeur Graves, pour réaliser un changement vertical, et donc passer à un autre niveau de conscience, 6 conditions doivent être remplies :

Avoir les capacités cérébrales nécessaires. Chez tout le monde, le cerveau se modifie en permanence, mais certains individus évoluent et d’autres pas. Le potentiel d’adaptation du cerveau humain est donc un prérequis incontournable et inégalement réparti parmi les hommes. Certains peuvent changer, d’autres pas. Là encore, ce n’est pas une question d’intelligence mais de plasticité cérébrale.
Avoir réglé auparavant les problèmes qu’il était possible de résoudre dans l’ancien thème dominant. Autrement dit : le changement absorbe beaucoup d’énergie, il faut donc régler tout ce qui est possible avant pour être libre d’avancer.
Pour changer, il faut le vouloir ! Tant que le thème dominant remplit son rôle et satisfait les besoins de l’individu, il n’y aura aucune volonté de changer.
Ce n’est pas tout de vouloir changer, mais pour aller où ? Quand on avance, on a besoin de se fixer un objectif, d’avoir l’insight du but à atteindre.
Le focus sur l’objectif est d’autant plus important que de nombreux obstacles, extérieurs et intérieurs vont s’élever sur la route du changement. Il faut là aussi en avoir conscience et savoir les affronter.
Enfin, un changement réussi ne peut se faire sans une forme d’assistance qui permet justement de lever les obstacles et les doutes et de renforcer les débuts dans le nouveau thème.

Chapitre 9 : Les cinq états du changement

Le professeur Graves a divisé le processus de changement vertical en 5 étapes successives auxquelles il a attribué une lettre de l’alphabet grec. Ces 5 étapes forment un enchaînement qu’on peut schématiser ainsi :

Étape ∂ (alpha) : situation stable, le thème dominant apporte les réponses voulues aux problèmes de l’existence. Aucune remise en question ne se manifeste.
La crise ß (Bêta) : situation de seuil critique atteint après un incident très grave ou suite à une longue maturation. Le point ß appelle des solutions d’urgence : on emploie alors celles du thème dominant, mais rien ne marche. On sent confusément que le problème est insoluble en l’état et qu’il va falloir passer à autre chose.
Le creux µ (Gamma) : passer à autre chose, oui, mais quoi ? Là est la question. Devant l’absence de solutions concrètes efficaces, le thème dominant est abandonné et on revient aux vieilles recettes, c’est-à-dire aux réponses proposées par les niveaux de conscience précédents. Le creux est inévitable, c’est de là que va naître le nouvel état de conscience.
Le saut ∆ (Delta) a lieu après le creux, s’il est rendu possible par la réunion des 6 conditions de changement vues précédemment. Ce saut est marqué par l’insight : d’un seul coup, la nouvelle solution, celle à laquelle on n’avait pas pensé jusqu’alors apparaît et le passage à un autre niveau de conscience se réalise. Parfois les sauts sont manqués, parfois on stagne dans le creux…
Un nouvel état ∂ (alpha) apparaît, à un autre niveau de conscience, jusqu’à ce que les conditions de vie se modifient et qu’une crise ne manifeste à nouveau le besoin d’évolution…
Exemple : « En 1968, (la jeunesse française) s’est sentie étouffée par la rigidité de la société DQ-Bleu et la révolte de mai 68 a constitué un puissant creux en CP-Rouge comme le montrent à l’envi les slogans de l’époque : « il est interdit d’interdire », « Vivre sans temps mort et jouir sans entrave ». (…) Les années 1980 venues, beaucoup de ces jeunes gens sont devenus les cadres à dents longues d’une société qui avait basculé en ER-Orange. »

Chapitre 10 : Utilisation en évolution personnelle

Le modèle de la Spirale Dynamique peut être utilisé comme un outil de développement personnel. Le but n’est pas de gravir les échelons pour arriver le premier en Turquoise (ce qui serait une attitude Orange !) mais d’identifier les différents niveaux de conscience qui coexistent en nous, pour prendre du recul et s’en servir avec plus de congruence.

Les auteurs proposent 3 exemples d’utilisation au niveau individuel à partir de cas réels qu’ils ont eux-mêmes accompagnés en tant que coach (les noms et entreprises sont rendus anonymes) :

Pour sortir d’une régression : l’exemple de Juliette
Juliette a travaillé au service des Ressources Humaines d’une grande entreprise pendant 14 ans avant de partir en congé maladie pour cause de harcèlement moral. Cette longue pause est l’occasion pour elle de se faire accompagner mais aussi de revenir sur les étapes qui l’ont conduite jusqu’à cette dépression.

Juliette est une personne centrée en ER-Orange qui a évolué pendant 14 ans dans une entreprise DQ-Bleu. L’arrivée d’un nouveau dirigeant a fait basculer l’entreprise en ER-Orange. Cela aurait pu bien se passer, sauf que Juliette, dont la progression et le développement avaient été freinés pendant les 14 années passées en DQ-Bleu (immobilisme) se sent en colère contre son ancien manager. Ce dernier a dû céder sa place à une jeune ER-Orange carriériste qui bouscule Juliette : la tension entre elles devient du harcèlement. Juliette aspire alors à évoluer vers une autre forme d’organisation du travail (elle veut aller vers FS-Vert mais ne le sait pas encore). C’est le travail avec un coach qui va lui permettre de mettre des mots sur la transition qu’elle vient de vivre.

Nettoyer la Spirale : l’exemple de Sylvaine
Sylvaine est Directrice Marketing d’une multinationale, la cinquantaine, une vie réussie et épanouie en ER-Orange. Mais à l’orée de ses 50 ans, Sylvaine est prise de doutes : sa vie manque de sens, elle voudrait s’engager pour une mission plus importante, elle voudrait renouer avec la créativité. Un bilan s’impose. Sylvaine se fait accompagner et retraverse toutes les étapes de sa vie, et tous les niveaux de conscience depuis AN-Beige en faisant le point sur les traces des différents thèmes qui subsistent en elle. Sylvaine est en pleine transition vers FS-Vert mais elle ne le sait pas encore. Coachée, elle va opérer sa transformation et voir sa vie professionnelle évoluer vers le Développement Durable.

Séparer des thèmes : l’exemple d’Olivia
Olivia a 50 ans et travaille dans une entreprise semi-publique en cours de transition entre DQ-Bleu et ER-Orange. Cette transition l’impacte elle-même car elle ne parvient pas à lever les obstacles pour passer en ER-Orange au niveau professionnel. Un travail sur son enfance lui permet d’identifier ce qui dans les thèmes antérieurs l’empêche d’avancer aujourd’hui.

Prendre son envol : le poids de la famille
Pour certaines personnes, une tension existe entre le thème dominant au niveau professionnel (ER-Orange le plus souvent), et l’attachement à une tradition familial BO-Violet. Prendre conscience de cette tension permet de s’en libérer pour avancer sur tous les plans.


Chapitre 11 : Utilisation en entreprise

Utiliser la Spirale Dynamique donne une meilleure compréhension du fonctionnement des organisations mais aussi des relations humaines. Prendre en considération les différents niveaux de conscience existants entre les parties prenantes est essentiel pour établir une bonne communication, voire mener une conduite du changement efficace.

La Spirale Dynamique peut ainsi permettre d’élargir la cible de ses clients, comme le montre l’exemple de Pierre-Emmanuel. Ce trentenaire fait du conseil en entreprise, il propose des formations. Mais depuis quelques temps il traverse une crise : son métier de consultant lui plaît dans sa structure, mais son offre centrée en ER-Orange ne correspond plus à ses aspirations. Il est en pleine phase de transition vers FS-Vert. Quand il en prend conscience, c’est un soulagement et l’insight arrive alors sans peine : il lui suffit de repositionner son offre de prestations en FS-Vert !

D’autres objectifs sont possibles encore : prendre soin du personnel en comprenant ses besoins insatisfaits, coacher les managers, ou dynamiser une équipe en perte de vitesse.


Chapitre 12 : Utilisation sociale

La Spirale Dynamique est une formidable grille de lecture pour comprendre les changements globaux qui affectent le monde. Ce modèle permet de donner du sens à un monde qui sinon semblerait s’enfoncer dans le chaos.

Les auteurs proposent de suivre l’exemple de 3 pays : la sortie de l’Apartheid en Afrique du Sud (à laquelle a contribué un successeur du professeur Graves, Edward Beck) ; la transition entre BO-Violet et DQ-Bleu en Équateur (étude menée en 2006) ; enfin, le cas de la France.

Analysé thème par thème, voici ce que donne notre beau pays :

AN-Beige : ce niveau de conscience est réactivé avec la crise et la peur de la précarité, mais sinon on peut dire qu’il est quasi-absent en France (sauf population spécifique : malade, enfant, etc.).

BO-Violet : la famille traditionnelle a implosé depuis le passage de la société française en ER-Orange, cependant ce thème reste fort au niveau local et individuel (communautarisme, traditions, etc.)

CP-Rouge : Thème dominant dans les banlieues et chez les adolescents !

DQ-Bleu : dans l’Histoire, il revient à l’Église catholique d’avoir assuré l’encadrement DQ-Bleu en France, mais les grandes administrations publiques y ont participé aussi. Syndicats, partis politiques, ministères…DQ-Bleu est toujours très présent en France.

ER-Orange : Niveau dominant dans la société française, mais qui génère de fortes résistances chez les autres thèmes.

FS-Vert : Ce thème est en train d’émerger en France mais son poids reste encore limité. On assiste donc peut-être à une étape de transition en creux, avec un pessimisme ambiant et un retour aux vieilles recettes DQ-Bleu pour tenter de résoudre les problèmes.



Conclusion sur « La Spirale Dynamique » par Gaëlle Calvet
J’ai aimé ce livre et en même temps j’en sors très frustrée ! Il s’agit d’un ouvrage introductif qui remplit bien sa mission : nous faire découvrir pour la première fois en français un modèle hyper novateur. Mais comme toutes les introductions, il a les défauts de ses qualités : trop rapide, voire simpliste parfois, incomplet et donc…frustrant pour le lecteur qui en veut plus.

La mise en page très claire favorise la lecture rapide, avec des exemples mis en encart, des tableaux récapitulatifs et des paragraphes courts. Le livre est très stimulant pour donner des clefs de lecture simples et rapides à mettre en œuvre, alors que le système analytique du professeur Clare Graves est très complexe au final. Les exemples concrets qui sont analysés apportent une lumière forte sur les crises que nous traversons tous, et certains sont vraiment inspirants. Le livre en lui-même peut servir de première étape dans une démarche de développement personnel car chacun peut prendre conscience de ses aspirations et de ses blocages et les replacer dans une dynamique d’évolution globale.

Je reprocherai au livre de ne pas toujours être très clair sur ce qui relève de la simple hypothèse, la rigueur scientifique fait un peu défaut ainsi que la distance critique. La simplification enlève de la nuance et fait parfois perdre un peu de profondeur à l’ouvrage. On peut regretter des redondances et des répétitions qui embrouillent le message au début.

Cependant, la découverte de la Spirale Dynamique en français est absolument incroyable. Il y a un avant et un après. Dès qu’on a compris les caractéristiques des différents niveaux et leur itération, on ne peut s’empêcher de scanner le monde qui nous entoure (famille, amis, collègues, politiques etc.). Malgré un petit côté Bioman (Force Bleue !) qui pourrait en faire sourire plus d’un, la Spirale Dynamique est vraiment une grille de lecture très puissante pour sortir du chaos apparent et donner du sens aux mutations du monde.

La force du modèle tient dans sa plasticité : itération et holarchie empêchent tout jugement de valeur sur les différents niveaux de conscience, puisque tous sont présents en nous, et que tous ont des aspects positifs et négatifs.

Bref, le modèle de la Spirale Dynamique est absolument génial et passionnant à découvrir. Ce livre est le seul pour l’instant qui en présente une introduction en français, ce qui est déjà énorme. Pour ceux qui voudraient aller plus loin et qui, comme moi, ressortent un peu frustrés, il reste à se plonger dans les ouvrages fondateurs en anglais qui sont publiés par Christopher Cowan, Don Edward Beck et William R. Lee ou aller faire des stages ! C’est très ER-Orange comme approche ça, non ?

Points forts :

Rapide, clair et concis à lire
Les exemples dans les encarts sont passionnants et se lisent d’une traite
Permet de mieux se connaître et de mieux interpréter le fonctionnement du monde
Peut avoir un impact réel dans votre vie et apporter du changement


Points faibles :

Comme toute introduction : trop rapide, voire simpliste et donc frustrant
Les exemples choisis pour une utilisation en entreprise sont franchement faibles
Manque de rigueur scientifique pour présenter certaines hypothèses futuristes
Le livre date déjà de 2008 et pourrait être actualisé sur la partie FS-Vert



https://des-livres-pour-changer-de-vie.com/la-spirale-dynamique/

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La communication non violente : Les mots sont des fenêtres (ou bien ce sont des murs)


Introduction à la communication non violente

La communication non-violenteSave

Phrase résumé de “Les mots sont des fenêtres, Introduction à la communication non violente” :

(…)"Nous ne pouvons changer le monde que si nous changeons nous même, et cela commence par notre langage et notre façon de communiquer. Je recommande vivement la lecture de ce livre et l’application des principes de la Communication Non-Violente dont il traite. Il s’agit d’un premier pas important vers une nouvelle façon de communiquer et vers la création d’un monde de compassion."

Arun GANDHI, petit-fils de Mahatma GANDHI, dans la préface du livre.

De Marshall B. Rosenberg, 2004 (2ème édition), 1999 pour la 1ère édition, 259 pages

Note: Cette chronique est une chronique invitée écrite par Sébastien, du blog Vers une Vie Sereine, dans lequel il partage son expérience d’ancien stressé et vous aide à mener une vie plus confiante et plus sereine.

Chronique et résumé de “Les mots sont des fenêtres, Introduction à la communication non violente” :
“Les mots sont des fenêtres” est une introduction à la communication empathique, la communication du coeur. Marshall Rosenberg présente dans ce livre le processus qui nous permet de communiquer plus sereinement avec les autres comme avec nous-mêmes.

Il est divisé en deux grandes parties: S’exprimer avec sincérité et écouter avec empathie.


PARTIE 1 – S’EXPRIMER AVEC SINCÉRITÉ

Chapitre 1: L’élan du coeur: aux sources de la Communication NonViolente

Selon l’auteur, la communication non violente (abrégé en CNV), est un moyen de communiquer qui favorise un échange authentique.

Apprendre à diriger son attention

Pour appliquer ce mode de communication, nous devons être plus attentifs aux mots que nous utilisons, ainsi qu’à ce que dit notre interlocuteur. Avec la CNV, nous apprenons à exprimer nos besoins profonds et à entendre ceux des autres.

La démarche de la CNV

La CNV possède 4 composantes:

Une observation
Un sentiment
Un besoin
Une demande
Dans un premier temps, j’observe une situation. Ensuite, je prends en compte les sentiments qu’éveille cette situation. Puis, je regarde quels sont les besoins qui sont liés à ces sentiments. Et enfin, je regarde ce que je pourrais demander concrètement pour satisfaire ces besoins.

Par exemple, la mère d’un adolescent pourrait dire à son fils: "Quand je vois tes affaires trainer dans le salon (observation), cela me met de mauvaise humeur (sentiment) car j’ai besoin de plus d’ordre dans les pièces que nous partageons (besoin). Pourrais-tu les ranger? (demande)"

La CNV au quotidien

Ce mode de communication nous permet de devenir de plus en plus bienveillants, authentiques, et empathiques avec les autres. Il peut donc être utilisé dans toutes interactions de la vie quotidienne: en couple, avec ses enfants, au travail… La CNV se révèle être un moyen très efficace pour gérer les conflits, et permet aussi de mieux cerner ses propres besoins.

Chapitre 2: Quand la communication entrave la bienveillance


L’auteur indique qu’au cours du temps, nous avons 4 types de langage aliénant, qui sont des obstacles à la bienveillance:

Les jugements moralisateurs: émettre des jugements moralisateurs sur les gens dont les actes ne correspondent pas à nos valeurs.
Exemple: "il est fainéant" "elle est paresseuse"

Faire des comparaisons est le deuxième obstacle. En effet, se comparer aux autres est une forme de jugement, et peut entraver la bienveillance envers soi-même comme envers les autres.
Une troisième entrave à la bienveillance est selon l’auteur de refuser ses responsabilités. Cela empêche l’individu de prendre pleinement conscience qu’il est responsable de ses pensées, de ses sentiments et de ses actes. L’expression "il faut", très souvent utilisée en est un bon exemple.
Enfin, communiquer ses désirs sous forme d’exigence est une entrave à la bienveillance. Le destinataire ressentira la menace d’une punition ou d’un reproche s’il ne répond pas favorablement à la demande.
Chapitre 3: Observer sans évaluer

La première composante de la CNV consiste à bien distinguer observation et évaluation. Si nous mélangeons les deux, notre interlocuteur risque d’entendre une critique, et donc de se fermer.

Une observation serait " Jean est arrivé 2 fois en retard cette semaine"
Une évaluation serait "Jean n’est vraiment pas quelqu’un de ponctuel"
Chapitre 4: Identifier et exprimer les sentiments

Identifier et exprimer ses sentiments correspond à la deuxième étape du processus.

Malheureusement, beaucoup d’entre nous ont appris à fonctionner avec notre tête plutôt qu’avec notre cœur. Nous devons donc réapprendre le langage du coeur.

Distinguer les sentiments des interprétations mentales

L’auteur insiste sur l’importance de différencier les sentiments des interprétations mentales. On emploie souvent les mots "sentir" et "sentiment", non pas pour exprimer un sentiment mais plutôt une pensée:

"J’ai le sentiment d’être un raté" est une interprétation mentale
"Je sens que ça ne sert à rien" est une interprétation mentale
Tandis que

"Je me sens triste" exprime un sentiment de même que "je suis impatient de commencer"

Un vocabulaire des sentiments

Il est parfois nécessaire de développer un vocabulaire des sentiments afin de pouvoir exprimer ses sentiments et émotions clairement. Cela permettra ainsi d’établir plus facilement un lien sincère avec les autres.

Chapitre 5: Assumer la responsabilité de ses sentiments

Assumer la responsabilité de ses sentiments et découvrir les besoins qui en sont à l’origine est la 3e étape de la Communication Non-violente.

Face à un message négatif, l’auteur identifie 4 façons de réagir:


se sentir fautif
rejeter la faute sur l’autre
percevoir nos sentiments et besoins
chercher à percevoir les sentiments et besoins de l’autre
Voyons par un exemple les différents cas de figure et leurs conséquences:

Marie, à son mari Douglas "Tu as oublié d’aller m’acheter du beurre!! Je te l’avais pourtant demandé hier soir!"

Voici les 4 façons dont Jean pourrait répondre:

– "oui tu as raison, je suis vraiment tête en l’air"

Il se sent fautif. Les sentiments associés seront de la dévalorisation, culpabilité et déprime.

– "Tu n’avais qu’à me le rappeler ce matin ou m’envoyer un message pour m’y faire penser!!". Il rejette la faute sur sa femme. Cela augmente le sentiment de colère.

– "Quand tu t’exprimes de cette façon, je ne me sens pas respecté, parce que j’ai besoin que tu acceptes que je puisse oublier." Ici, il prend conscience de son sentiment et exprime le besoin associé.

– "Te sens-tu en colère parce que tu as l’impression que je ne t’ai pas écouté et que tu as besoin de considération ?" Jean prend en compte le sentiment de sa femme et tente d’exprimer le besoin associé.

Les 2 dernières façons sont les bonnes façons d’utiliser la Communication Non-Violente et permettront un échange sincère fondé sur une compréhension mutuelle. Exprimer ses besoins et sentiments de la sorte n’est pas facile, surtout dans notre société actuelle, où être pudique est de rigueur. Seulement c’est la façon la plus efficace pour communiquer sereinement, dans un échange vrai et respectueux de l’autre.

Chapitre 6: Demander ce qui contribuerait à notre bien-être

Formuler une demande est la 4e et dernière étape du processus. L’auteur nous recommande de respecter quelques critères:

Utiliser un langage positif

Tout d’abord, il conseille d’utiliser un langage d’action positif, car un message négatif oblige notre interlocuteur à deviner ce que l’on veut vraiment.

Effectuer une demande claire

Pour que la demande soit claire, il faut en formuler une de façon sincère, concise et précise. Plus nous effectuons une demander précise, plus nous avons de chances de l’obtenir.

Faire reformuler la demande

Afin d’éviter les incompréhensions, nous devons parfois nous assurer que la demande a bien été comprise (en faisant reformuler par exemple).

Demande et exigence

Enfin, il est très important que l’interlocuteur ne ressente pas la demande comme une exigence. Pour qu’une demande soit une demande et non une exigence, votre interlocuteur doit pouvoir répondre négativement sans craindre des reproches.

PARTIE 2 – L’ÉCOUTE EMPATHIQUE

L’empathie est une façon de comprendre avec respect ce que les autres vivent.

Chapitre 7: Recevoir avec empathie

L’auteur nous dit que pour écouter avec empathie, nous ne devons pas écouter avec notre tête, mais avec tout notre être. Nous devons "nous oublier" pour écouter l’autre. Or nous avons tendance à donner des conseils, à réconforter ou à donner notre avis, alors que la personne désire simplement être entendue.

Écouter les sentiments et les besoins

En Communication Non-Violente, recevoir avec empathie consiste à écouter simplement l’autre: son observation, ses sentiments, ses besoins et enfin sa demande.

Paraphraser


Nous pouvons paraphraser ses paroles pour lui dire ce que nous avons compris. Notre interlocuteur pourra ainsi confirmer, ou rectifier le message si ce n’est pas entièrement compris. L’auteur insiste sur l’importance du ton utilisé: notre interlocuteur doit sentir que nous cherchons uniquement à le comprendre, et non que nous affirmons avoir compris.

Maintenir l’empathie

L’objectif est de maintenir l’empathie jusqu’à ce que l’on ait pleinement entendu ce que l’autre avait à dire. Nous devons aller au bout de l’écoute, et continuer à reformuler jusqu’à ce que la personne en face se sente complètement entendue. C’est seulement après une compréhension complète que nous chercherons à donner un conseil, un avis ou chercher des solutions si besoin.

La douleur, obstacle à l’empathie

"Nous ne pouvons donner à quelqu’un ce dont nous manquons nous-mêmes".

Avant de pouvoir donner de l’empathie aux autres, nous devons s’en être au préalable donné à soi-même. Nous pouvons (et devons) donner à nous-mêmes cette même qualité d’écoute et ainsi mieux cerner nos propres besoins avant de s’occuper de ceux des autres.

Chapitre 8: Le pouvoir de l’empathie

Développer notre capacité à être empathique nous donne accès à de nouvelles ressources. Selon l’auteur, utiliser l’empathie nous permet de demeurer à la fois sincère et vulnérable, ce qui créé un véritable lien avec son interlocuteur. Cela permet parfois de guérir des souffrances en abattant certaines barrières psychologiques. L’empathie peut à elle seule désamorcer un danger, et un risque de violence. Elle nous permet d’accepter un refus sans y voir un rejet, de redonner vie à une conversation et même parfois de comprendre ce qui n’est pas dit par des mots.

Chapitre 9: Relions-nous à nous-mêmes avec bienveillance

C’est surement dans notre relation avec nous-mêmes que la CNV joue son rôle le plus important. Il est difficile d’être bienveillant avec les autres si l’on est violent et moralisateur envers soi-même.

Le deuil en CNV

Quand on se surprend en train de se faire des reproches, l’auteur nous conseille de nous arrêter et de nous demander: "Quel est le besoin insatisfait qui s’exprime au travers de ce jugement moral?" cela correspond au deuil en CNV: on se relie aux besoins insatisfaits et aux sentiments associés. On évalue de quelle façon le comportement que l’on regrette est allé à l’encontre de notre besoin, et on accueille le sentiment qui émerge de cette prise de conscience.

Nous pardonner

Suite à ce deuil, nous nous pardonnons en donnant de l’empathie à la partie de soi qui a agi dans le passé. Pour se pardonner, on repère le besoin qui a conduit à notre comportement dans le passé, et on créé ce lien empathique, sans jugement.

Ne faisons rien si ce n’est par jeu!

Dans cette partie du livre, l’auteur insiste pour que nos actions soient animées par un désir de vie plutôt que par la peur, la honte ou l’obligation. Il donne pour exemple toutes les phrases que nous commençons par "je dois", "il faut".

Traduire "je dois" en "je choisis"

Une solution qu’il nous propose est de traduire les "je dois" en "je choisis". De cette façon, nous devenons entièrement responsables de nos actes. Il va encore plus loin et nous propose de reprendre tout ce que "l’on doit faire", tout ce que l’on s’oblige à faire sans joie et d’en faire des phrases avec la formule:

"Je choisis de…. parce que je veux…."

De cette manière, nous nous rendons compte de ce qui motive nos actions. Nous devenons de plus en plus en phase avec nos besoins, nous permettant ainsi de mieux cerner nos valeurs et d’être plus intègre envers nous-mêmes.

Chapitre 10: Exprimer pleinement la colère

En entendant parler de Communication "Non Violente", on aurait tendance à croire que la colère n’a pas sa place dans ce processus. Cela est inexact. L’auteur nous encourage à exprimer pleinement notre colère.

Ne pas confondre la cause et le facteur déclenchant

La première étape pour exprimer pleinement sa colère est d’en prendre l’entière responsabilité. L’autre peut être un facteur déclencheur mais n’est en aucun cas responsable de nos émotions. Nous devons porter notre entière attention sur nos sentiments et nos besoins. L’auteur souligne que nous avons beaucoup plus de chances d’obtenir ce que nous voulons en exprimant nos besoins qu’en jugeant, critiquant ou punissant l’autre.

Exprimer la colère en 4 temps

L’auteur compte 4 temps nécessaires à l’expression saine de la colère:

Faire une pause, et respirer profondément
Identifier les jugements qui nous viennent à l’esprit
Prendre conscience de nos besoins
Exprimer nos sentiments et nos besoins inassouvis
Prendre son temps

Pour apprendre et appliquer correctement le processus de la CNV, l’essentiel est de prendre son temps. Nous devons rompre avec nos conditionnements. Juger et critiquer est vraiment ancré dans nos habitudes. Selon l’auteur, l’apprentissage de ce processus est long, de même que sa mise en application.

Chapitre 11: L’usage de la force dans un but de protection

Lorsque le recours à la force est inévitable

Très rarement, il est néanmoins impossible de communiquer, dans le cas d’un danger imminent par exemple. L’usage de la force sera peut-être inévitable et devra être utilisé dans un souci de protection.

L’usage répressif de la force et la punition

Selon l’auteur, l’usage répressif de la force et de la punition n’est pas efficace. L’usage de la force génère de la résistance au comportement que l’on cherche à susciter. Quant à la punition, elle diminue la sincérité des rapports et fait se diriger l’attention vers ce qui arrivera si l’on agit mal, et non sur l’acte en soi. Par exemple, un employé qui aura peur des sanctions fera son travail, mais sans aucune envie ni aucun enthousiasme. Sur le long terme, il sera moins productif et les relations avec son employeur ne seront pas saines…

Chapitre 12: Se libérer et accompagner les autres

S’affranchir des anciens conditionnements

La CNV favorise une nouvelle relation à nous-mêmes. Nous devons néanmoins commencer par nous affranchir des anciens conditionnements. De nos jours, montrer sa sensibilité est considéré comme un signe de faiblesse, et exprimer ses besoins comme de l’égoïsme. Nous pouvons mettre un terme à ce conditionnement culturel, et exprimer nos besoins et sentiments de façon plus systématique.

Résoudre les conflits intérieurs

Utiliser le processus de CNV envers soi-même permet de mieux identifier et prendre en compte ses propres besoins et sentiments. Cela aura parfois pour effet de résoudre les conflits intérieurs, éviter les dépressions. Utiliser l’empathie envers soi-même nous permettra de mener une existence plus sereine.

Chapitre 13: Exprimer sa reconnaissance

Selon l’auteur, les compliments prennent souvent la forme de jugements, même s’ils sont positifs. Ils sont parfois même utilisés pour influencer le comportement d’autrui.

En CNV, le processus de remerciement se divise en 3 étapes:

Citer l’action qui a contribué à notre bien-être
Le besoin qui a été satisfait
Le sentiment positif né de cette satisfaction
Exemple : "Sébastien, lorsque tu as publié cet article sur la CNV, je me suis senti plein d’espoir. Je cherchais un moyen de communiquer avec mon fils et cet article m’a donné l’orientation que je cherchais"
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Re: Go west... (Continuité, déviations, et parfois points de suspension...)

Message par Tokamak le Mar 31 Oct 2017 - 16:15

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Re: Go west... (Continuité, déviations, et parfois points de suspension...)

Message par I am so sure le Mar 31 Oct 2017 - 16:33

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Re: Go west... (Continuité, déviations, et parfois points de suspension...)

Message par I am so sure le Mar 31 Oct 2017 - 19:54

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10 voies à suivre pour avoir une vie « entière »
PAR JEFF · SEPTEMBRE 12, 2017

Le professeur et chercheur en sciences humaines et sociales, Brené Brown,  qui évoquait le pouvoir de la vulnérabilité dans une précédente vidéo définit les « entiers » comme des personnes qui sont les plus résilients face à la honte ; ils ont une manière d’affronter le monde avec le sentiment de leur propre valeur ».

Elle propose 10 voies à suivre et 10 voies à abandonner pour y parvenir.



Voici quelques liens utiles sur le site :

Authenticité : Le pouvoir de la vulnérabilité : osons être imparfaits et le montrer
http://anti-deprime.com/2014/10/10/pouvoir-vulnerabilite-osons-etre-imparfaits-montrer/
Auto-compassion : Méditation guidée : compassion envers soi-même
http://anti-deprime.com/2016/02/06/meditation-guidee-compassion-envers-soi-meme/
Résilience : Apprendre la résilience
http://anti-deprime.com/2015/04/07/apprendre-la-resilience/
Gratitude : Pour être plus heureux, choisissez d’être reconnaissant (l’immense pouvoir de la gratitude)
http://anti-deprime.com/2016/09/25/etre-plus-heureux-choisissez-detre-reconnaissant-limmense-pouvoir-de-gratitude/
L’intuition et la confiance : Les phrases à répéter pour se motiver et avoir confiance en soi
http://anti-deprime.com/2015/09/14/les-phrases-de-la-confiance-en-soi/
La créativité : Boostez votre créativité…et libérez votre artiste intérieur
http://anti-deprime.com/2015/02/08/booster-votre-creativite-et-liberez-votre-artiste-interieur/
Le jeu : L’être humain est fait pour jouer !
http://anti-deprime.com/2017/02/13/letre-humain-jouer/
Se reposer : Une méthode efficace pour chasser votre stress en 5 minutes
http://anti-deprime.com/2017/01/06/chasser-votre-stress-en-5-minutes-1/
Le calme : Cet exercice de pleine conscience va calmer votre mental et vous aider à lâcher prise
http://anti-deprime.com/2017/02/24/cet-exercice-de-pleine-conscience-va-calmer-mental-aider-a-lacher-prise/
Un travail qui fait sens : Le bonheur au travail
http://anti-deprime.com/2014/09/09/bonheur-au-travail/
Le rire : Les super-pouvoirs du sourire !
http://anti-deprime.com/2017/01/04/super-pouvoirs-sourire/
Le chant : Chantons pour diminuer notre stress, être plus heureux et vivre plus longtemps !
http://anti-deprime.com/2016/06/23/chantons-diminuer-stress-etre-plus-heureux-vivre-plus-longtemps/
La danse : Danser ralentit le vieillissement du cerveau

http://anti-deprime.com/2017/06/25/danser-ralentit-vieillissement-cerveau/

Source : Magazine Inexploré N° 35








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Petit cahier d’exercices pour sortir du jeu : victime, bourreau, sauveur
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Et là il me dit : mais on peut écrire dans la marge qu'on est à la marge ? ou pas ?

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Re: Go west... (Continuité, déviations, et parfois points de suspension...)

Message par I am so sure le Mar 31 Oct 2017 - 23:44

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