De l'hyper-empathie/sympathie au syndrôme du sauveur

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Message par fleurdesel le Mar 8 Aoû 2017 - 23:44

Pour clarifier le propos, je suis la définition du Dr Gueguen pour l'empathie comme capacité à reconnaître les émotions chez les autres, et pour la sympathie comme désir que l'autre aille bien, à laquelle je rajoute le sens étymologique de "souffrir avec".

Plus je vieillis, et plus je me rends compte que je suis "trop" sympathique, et qu'ayant grandi dans une famille où on se sait pas accueillir les émotions ça a fait des dégâts (absence d'empathie, clivage etc). Ayant travaillé sur moi, l'empathie est apparue, ce qui clarifie les choses (et évite de faire certaines conneries socialement :p)
Le duo empathie sympathie donne quoi au quotidien, surtout quand on est capable non seulement de voir les émotions de l'autre au présent, mais aussi de se représenter celles à venir en fonction des circonstances ?
L'autre ressent ou va ressentir de la peine = je ressens de la peine ou vais en ressentir (je suis sympathique)
Donc je prends soin de l'autre... pour prendre soin de moi et ne pas ressentir la peine que la peine de l'autre m'infligera

Arrivent là 2 problèmes (au moins, si vous en identifiez plus Wink) :
Si en plus l'autre traverse un événement de vie que j'ai traversé et pendant lequel je n'ai pas été soutenue alors que j'aurais bien aimé, le passage au rôle du sauveur peut arriver aisément, parce que l'identification à l'autre est encore plus forte.
L'autre difficulté qui prédomine chez moi, c'est une sorte de dilution de celle que je suis, et l'épuisement lié au fait de ne pas me ressourcer moi, tellement je suis centrée sur les autres.

Auparavant, je pensais que travailler l'idée d'une reproduction d'un schéma vécu enfant m'aiderait à sortir de là (faire passer en priorité les autres dans ma vie comme je devais faire passer en priorités mes parents enfant). Je pense bien qu'il existe. Pourtant avoir travaillé dessus n'empêche pas encore ce fonctionnement (même s'il y a eu de l'amélioration^^).
Et surprise, c'est l'entrée dans ma vie de la méditation qui fait que je commence à percevoir les choses sous ce nouvel angle (le duo empathie sympathie).

Des expériences similaires avec d'autres angles de vue ?


Dernière édition par fleurdesel le Mer 9 Aoû 2017 - 1:10, édité 1 fois (Raison : pas assez reveillée confondation sauveteur sauveur)
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Message par Surfi le Mer 9 Aoû 2017 - 0:06

Je t'ai déja raconté quand j'étais Ambulancier et que je sauvais des vies, et comment ça se fini a la fin ?

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Message par fleurdesel le Mer 9 Aoû 2017 - 0:39

ah non, ou alors Godzilla avait mis autre chose que de l'eau dans ma tisane et je ne me rappelle pas :p
Ambulancier, j'imagine que ça va bien avec le symptôme du sauveteur...
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Message par Surfi le Mer 9 Aoû 2017 - 0:54

fleurdesel a écrit:ah non, ou alors Godzilla avait mis autre chose que de l'eau dans ma tisane

WTF ! Laughing
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Message par Sun Simiao le Mer 9 Aoû 2017 - 1:01

Il n'y a pas de problèmes, que des solutions Smile

L'idée du "sauve(te)ur" est un fantasme, personne ne peut apaiser nos peurs, nos angoisses, nos souffrances à notre place.

Ce dont nous avions parfois besoin sans l'avoir reçu, c'est de l'écoute, l'acceptation de ce que nous ressentions et vivions, du soutien moral, affectif, matériel, une confiance en nous, en nos capacités, en notre force, notre grandeur, bref de l'amour... une aide à traverser l'épreuve, pas la suppression de celle-ci.

Tout cela nous pouvons nous le donner a posteriori à celui que nous étions à l'époque, et aujourd'hui au besoin, pour nous guérir... Et ainsi dépasser ce fantasme du sauve(te)ur : nous pouvons alors réellement aider les autres en étant simplement nous-mêmes, sans excès de sympathie, sans souffrir pour les autres, en restant à notre place pour mieux écouter, comprendre, accepter l'autre, le soutenir, lui donner confiance, l'aimer.

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Message par fleurdesel le Mer 9 Aoû 2017 - 1:40

Ce n'est pas forcément axé sur de la peur, de l'angoisse ou la souffrance.
J'ai été limite en burn out jeune maman. 3 ans après, j'ai rencontré une autre maman qui était dans la même situation que moi alors, et alors que je n'avais déjà pas assez de temps moi-même, et qu'en plus ça aurait fait chelou parce qu'on se connaissait à peine, j'avais cet énorme élan contre lequel j'ai lutté, de lui proposer mon aide. J'ai été contre cet élan spontané, parce que je connaissais le triangle de Karpman et que le fait que je connaissais à peine la personne m'a fait tiqué (d'ailleurs merci pour la parenthèse sauv(et)eur j'avais merdouillé mon titre).
Bref, dans ce cas, si, une personne qui apporte un soutien apaise le surmenage et est un sauveteur. Moi si je l'avais fait, j'aurais été dans le rôle du sauveur parce que je n'en avais pas les moyens.

Je ne sais pas comment ne pas "souffrir pour les autres" sans devenir complétement inhumaine, autre chose que moi. Enfin, si, je sais : il y a une forme de méditation qui permet de voir l'autre souffrir tout en restant soi-même serein et en empathie. Me reste à trouver plus d'infos sur cette forme et à la pratiquer, mais pour l'instant j'en suis à bien asseoir ma pratique de la pleine conscience.

Sans problèmes, pas de solutions  Razz

J'aime l'idée d'aide à traverser l'épreuve au lieu de sa suppression, après il y a aussi une notion de dosage et de qui tient les rennes, en particulier quand on élève ses enfants, car à quel moment même un bon accompagnement n'est pas suffisant ? et que donc il faudrait agir pour supprimer l'épreuve (harcelement de collegiens conduisant au suicide par exemple). Mais c'est aussi le cas du directeur ou du RH qui va écouter ses employés au bord du burn out sans modifier leurs conditions de travail...Je dirais même dans ces cas là que l'écoute peut renforcer la sensation de solitude de la personne en souffrance, parce que la mise en oeuvre d'une solution ne dépend pas d'elle.

 En poussant, je crois que même à l'égard de soi, l'écoute est un passage, mais pas une fin.
Et si nous ne mettons pas en place des actions, c'est peut-être parce qu'enfants, nous pouvons aussi ne pas avoir bénéficier de ces actions de protection de la part des personnes qui s'occupaient de nous. Donc nous ne savons pas faire faute de l'avoir observé.

hum, j'ai l'impression que ça part dans tous les sens
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Message par Sun Simiao le Mer 9 Aoû 2017 - 3:55


Oui, évidemment qu'il faut aussi protéger ses/les enfants par des actes !
Par contre, un adulte devrait se protéger lui-même. Un employé peut chercher l'aide d'un syndicat, démissionner, le cas échéant engager une action aux prud'hommes... Ne pas agir est anormal en tant qu'adulte.

"Je ne sais pas comment ne pas "souffrir pour les autres" sans devenir complètement inhumaine, autre chose que moi."
Le noeud de l'affaire est là... Souffrir pour les autres n'est pas sain, pas efficace pour les autres et te pourrit la vie, mais devenir quelqu'un d'autre, différente, te fait peur.
Je peux te rassurer sur un point : cette transformation te rapprocheras en fait de toi-même, non pas celle que tu crois être mais celle que tu es bien plus profondément.
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Message par fleurdesel le Mer 9 Aoû 2017 - 7:56

Je n'ai pas écrit "j'ai peur de devenir inhumaine". J'ai écrit un fait, qui manifestement ne correspond pas à ton vécu : mon expérience est que quand je me suis forcée à ne pas ressentir la souffrance de l'autre, je me suis juste coupée de toute sympathie à son égard et le voir souffrir m'est devenu indifférent, voire quand l'autre m'ennuyait, j'en rajoutais une couche à sa souffrance par mon comportement...
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Message par Sun Simiao le Mer 9 Aoû 2017 - 16:20

... faire preuve de sadisme est le contraire d'une manifestation d'indifférence...

    Ne pas pouvoir aider les autres parce qu'on a assez à faire à prendre soin de soi-même n'a rien de malsain, au contraire.
  Et mieux vaut être totalement indifférent à leurs souffrances que de les partager alors que cela ne les aide en rien. Le masochisme n'est pas de l'altruisme.

    Visiblement, tu as quelque chose à débloquer au niveau émotionnel... tes propres souffrances accumulées. Ce qui est très courant. Mais si tu en parles ici maintenant, c'est que cela arrive à la conscience, qui cherche à s'en libérer.

En fait, je pense que les termes de masochisme et sadisme sont fondamentalement inappropriés. Si tu souffres avec quelqu'un c'est en résonance, tes propres souffrances étant réactivées. Or je crois (sans pouvoir le prouver) que tous les êtres cherchent à évoluer, ou du moins l'espèrent, vers moins d'entraves et de souffrances, plus de liberté et finalement d'authenticité. La résonance de tes propres souffrances seraient donc un appel à te défaire de ce qui te limite et te contraint en permanence, même inconsciemment.
Mais cet appel du plus profond de toi-même semble bien se heurter à la croyance que cette souffrance te définie, que sans elle tu ne serais plus toi-même.

   Libéréééé, délivréééée (aaaaaaaaaah au secours !!!!!)
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Message par oufy-dame le Mar 19 Sep 2017 - 1:09

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Dernière édition par oufy-dame le Jeu 21 Sep 2017 - 0:37, édité 1 fois
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Message par Perle38 le Mer 20 Sep 2017 - 0:10

Et Toi dans l histoire ?
Tu vis pour les autres ...en quelque sorte.
J'ai longtemps été comme toi.
Jen ai éprouvé un énorme plaisir...mais je me suis aperçue qù au final les souffrances des personnes , un moment donné quand on les partage on se fait du mal on y passe beaucoup de temps et ce n'est pas pour autant que la personne ne la vit pas à 100%.

Résultat : un jour tu vas te poser et te dire qu'est ce que je fais pour MOI ?

Là tu vas te rendre compte que tu as passé une bonne partie de ta vie à partager la /les vies d'autrui ...
Le don (empathie /sympathie)est une bonne chose, cela temoigne que tu as un gros coeur.
Je continue à le faire car je suis heureuse comme cela, cela dit , maintenant je me mets certaines limites à moi même et pour me protéger moi même
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Message par fleurdesel le Mer 20 Sep 2017 - 1:03

J'aimerais juste écrire "merci pour vos interventions". Malheureusement j'éprouve une très grande frustration à la lecture des réponses à ce sujet. Je ne vois pas où j'ai appelé "A l'aide!". J'ai écrit "Des expériences similaires avec d'autres angles de vu". Pourtant j'ai plusieurs propositions de réponses à un problème, ...hum, des "sauveurs".  Twisted Evil

Comme le chantait si bien Alanis "isn't it ironic?"

Je cherche ma part de responsabilité là-dedans, et je me dis que je n'aurais pas dû parler de moi mais rester dans l'abstrait, dans les mots détachés de l'expérience.
En même temps ce qui m'intéresse c'est d'avoir d'autres expériences vécues, ça me nourrit beaucoup Smile

Bref je passe par l'expression "abstraite" pour tenter de recadrer :
Si une personne est hyper empathique et hyper sympathique, ça me paraît assez logique dès lors qu'elle tombe dans le syndrome du sauveur. Ce n'est pas là un amour simple de l'autre, mais une préservation, une protection de soi, car l'hyper empathique-sympathique souffre réellement de la douleur de l'autre. Il se sauve donc lui-même finalement.
En allant plus loin, ce serait une sorte de mécanisme mis en place pour préserver l'espèce humaine. On pourrait imaginer que ceux qui sont dotés de cette caractéristiques seraient des descendants de zones peu peuplées où une forte entraide est nécessaire pour survivre et ceux moins dotés dans cette caractéristique viendraient de zones plus peuplées où du coup si chacun donne une aide minimaliste et même si certains n'aident pas, ça permet quand même à l'individu lambda de survivre.

Bref, j'm'en fous de savoir d'où je viens (à ce niveau d'ancêtres), et je suis plutôt interessée de savoir :
1) si cette analyse parle à d'autres.
2) Et également si certains sont/étaient des sauveurs réguliers ou occasionnels et méditants, avez-vous vous aussi constaté un changement dans cette tendance au sauvetage depuis l'entrée de la méditation dans votre vie ?
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Message par Mitrandir le Ven 22 Sep 2017 - 19:43

Perso je ne médite pas, j'ai déjà "senti" le syndrome du sauveur, ce qui personnellement m'a foutu la frousse au point de devoir déclencher un comportement défensif contre moi-même.

Pour ma part c'est arrivé 2 fois, à chaque fois quand un proche s'est retrouvé en grande détresse alors que j'étais déjà en train de la supporter émotionnellement en raison de la dite détresse, qui s'est mise à empirer devant mes yeux. On a envie de faire quelque chose, mais au final je me suis trouvé paralysé, stupide et ... au final paradoxalement je me suis retrouvé totalement passif alors qu'à la base je voulais être un soutien. Avec le temps je sais que "supporter" est un truc qui ne fait pas partie de mes "compétences" ... T_T Pour ça il faudrait déjà comprendre les gens, c'est pas la partie "détection" qui est défaillante mais la partie "opératoire", le lien social qui fait que certains savent plus ou moins d'instinct ce qu'il faut faire pour aider. Tout au plus, je suis là, j'écoute, mais à mon humble avis ça ne suffit pas.

L'empathie, j'en ressens par mimétisme (voire interprétation) mais si je me cantonne à la définition de fleurdesel c'est en réalité une illusion et tout au plus de la sympathie adaptative. Un peu déprimant ...

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Message par fleurdesel le Ven 22 Sep 2017 - 23:57

Ta dernière remarque me fait écho, car c'est une question que je me pose, si les émotions que je perçois chez l'autre sont réelles ou issues d'une interprétation inconsciente ("à sa place je sentirais cela"). Je suis frustrée car je ne sais pas si je me leurre ou si c'est la réalité : j'ai l'impression qu'auparavant j'étais plutôt dans l'interprétation, et que depuis que j'ai travaillé sur moi, c'est plutôt de l'empathie. Mais peut-être finalement que ça dépend des situations et des personnes...

Dans les deux situations dont tu parles, est-ce que tu as senti que c'était ta propre détresse face à la détresse de l'autre que le comportement de sauveur essayait de résoudre ?
La partie opératoire se travaille ;-) après comme certains l'ont rappelé dans le sujet, c'est important d'avoir envie de le faire, et de reconnaître son niveau de compétence.
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Message par Invité le Sam 23 Sep 2017 - 0:21

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Dernière édition par Cacendre le Sam 23 Sep 2017 - 0:35, édité 1 fois

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Message par Invité le Sam 23 Sep 2017 - 0:34

Je ne me reconnais pas dans cette description .
Cependant, je suis assez ( un peu trop ?) protectrice avec les personnes en situation de faiblesse.
(Solitude, détresse morale...)
Et si ce sont mes amis ou mon amour évidemment, c'est pareil, sans considérer l'état de faiblesse.
Je suis ainsi Avec les personnes ou les animaux d'ailleurs.
Je vais protéger avant meme qu'il y ait souffrance ( en fait j'essaie de pas prendre ce risque).
Les *parties faibles* sont ma faiblesse.
Je me demande par quel processus cela est possible.
Amour inconditionnel ? Instinct protecteur lié à l'instinct de survie d'autrui ?
Je ressens et crains la souffrance de l'innocence ?
De celui qui n'a pas provoqué et n'a rien demandé ?
Souci de rétablir un equilibre mathématique ? Une équation logique ?
PourQuoi je suis comme ca ? J'aimerais déconstruire ces quasi reflex parfois.
PourQuoi c'est à ce point surtout ?
Ca a commencé avec les chasseurs j'avais 3 ans.
Et ca perdure.
Et c'est parfois chiant. Pour les autres ( ceux qui me sont proches car je réagis irl, je suis pas  passive à regarder une scène qui me fait violence)
Pour moi.

( genre la j'ai supp un post pour pas envahir l'auteur du fil, sans qu'il me demande mais juste je trouvais ça *trop*)

J'ajoute que dans ma sphère personnelle j'ai besoin d'équilibre, c'est mon refuge. Mes (mon) amoureux sont toujours calmes rationnels, avec un mental stable et equilibré. On partage les mêmes valeurs, mais les abordons différemment souvent, de facon complémentaire.
J'ai besoin de cette complémentarité et me sens pas infirmière dans mes relations personnelles proches et je n'en ai pas envie.

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Message par Mitrandir le Lun 25 Sep 2017 - 17:02

@fleurdesel
C'est une très bonne question. Est-ce que je souffre en miroir et que je souhaite baisser ma souffrance en voulant baisser celle de mes proches ? Ou est-ce parce que je donne une forte valeur à ces personnes dans mon système et qu'à ce titre, je considère la blessure émotionnelle au même titre qu'une blessure physique ? Dans la prévenance y a-t-il une part un peu égocentrique, pour se préserver soi-même ? Pour ma part n'étant pas alpha je ne pense pas qu'il y aie la notion de "veiller sur sa meute", cela dit ma stabilité dépend fortement de celle de mon entourage. Me voiler la face sur le sujet est ... une bêtise que je fais parfois et qui a des conséquences.

Si je repense à ce que je ressentais sur le moment, c'est de l'adrénaline. Et juste après la peur: la détection du sentiment du sauveur évoquant une "supériorité" d'assurance, un "élan chevaleresque" immédiatement étouffé par mes défenses qui crient "attention ! comportement dangereux". Je ne suis pas là pour sauver qui que ce soit, alors que je ne suis déjà pas capable de me sauver moi-même ... Avec le recul, je pense savoir ce que j'aurais du faire plutôt que d'être planté comme un con à attendre que ça redescende, mais cette connaissance a été plutôt cher payée (perte d'un proche dans la famille).

@cacendre
Il n'y a pas de honte à rechercher des personnes stables. Ni à vouloir préserver ses amis, y compris en préventif. Je pense que la prévenance est appréciée, à condition de ne pas être étouffante. Un curseur assez flou, je te l'accorde.

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Message par fleurdesel le Lun 10 Juin 2019 - 1:52

ah c'est qu'il a presque 2 ans ce sujet !

J'ai suivi un webinaire très intéressant il y a 2 semaines sur la méditation de pleine conscience et sur la compassion (notamment Kristin Neff, Richard Davidson et belle découverte Kelly Mc Kunigal I love you ), et je réfléchis encore aux implications par rapport au syndrome du Sauveur.

L'empathie a 3 composantes :
- une cognitive : on sait ce que l'autre ressent
- une émotionnelle : on sent ce que l'autre ressent : quand l'autre souffre, les zones de la douleur s'activent dans notre propre cerveau, quand l'autre a peur, ce sont les zones de la peur qui s'activent dans notre cerveau etc : il n'y a pas de frontière entre soi et l'autre
- une compassionnelle ("empathy concern") : on apporte son soutien à l'autre (ce sont les zones du parentage, du plaisir, qui s'activent dans le cerveau, avec libération de dopamine et d'ocytocine) : la frontière entre soi et l'autre est présente

Ca appuie mon idée que chercher à tout prix à aider l'autre, c'est avant tout prendre soin de soi, car quand tout se passe bien, on gère l'empathie émotionnelle par le passage à la compassion.

Alors pourquoi est-ce que ça dérape et qu'on tombe dans le rôle du Sauveur au lieu de l'aide réelle ?
Je vois plusieurs pistes :
- par manque de conscience de soi : on n'est pas conscient d'être émotionnellement affecté, de l'altération de la frontière entre soi et autrui, et du coup on cherche à appliquer sur autrui les solutions que nous nous appliquerions à nous, pour nous calmer nous
- une vision altérée de la réalité, notamment :
a) des capacités de la personne que nous cherchons à aider à résoudre son problème
b) des besoins de la personne que nous cherchons à aider
c) des différentes formes d'aide que nous pouvons apporter (une simple écoute bienveillante est souvent suffisante)
- l'absence de l'étape de validation dans notre analyse de la situation et de ce que nous pouvons faire pour aider (si nous concluons que c'est plus qu'une écoute qui est pertinente), ie demander à l'autre si telle chose serait aidante.

Et donc oui, la méditation de pleine conscience et celle de la compassion sont aidantes pour gérer : pour mieux se percevoir soi, se recentrer plus facilement, et aussi pour mieux percevoir l'autre et les petits riens qui aident et qui sont dans la compassion, pas dans le sauveur
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Message par crocuscorax le Lun 10 Juin 2019 - 2:29

Mh, dans Justine, Sade a une réflexion tout à fait intéressante sur le syndrôme du sauveur.

À un moment, après s’être enfuie d’un énième donjon abominable, Justine croise un type piétiné/battu sur un chemin, le soigne et le sauve. Plus tard, il la mène évidemment dans un nouveau donjon, c’est le ressort à la fois horrible et comique de tout le livre. Elle s’offusque et l’home lui explique au cours de la discussion qu’au fond, elle ne l’a sauvé que pour son confort moral, et que le fait qu’il ait été faible pendant qu’elle était forte ne lui fait que rappeler sa faiblesse à chaque fois qu’il la voit, et qu’il a donc raison de la haïr.

Si l’argumentaire est évidémment exagéré dans ses conclusions morales, il y a une grande part de vrai dans ce passage. L’altruisme, c’est une vision que l’on a de soi. Elle est globalement bonne pour la société (dans Sade, c’est le postulat que la perversion de la société est acquise et irréversible qui rend la vertu de Justine invivable, en fait il ne la condamne jamais sur le fond; Justine est la plus courageuse et butée des martyrs).

Dans des versions évidémment moins romanesques et heureusement moins tragiques, j’ai pu remarquer que des amis que j’ai beaucoup aidés dans certaines phases de leur vie sont assez averses à me revoir. Le souvenir de leur malheur est associé à ma personne. En fait c’est complètement normal. C’est pour ça que je pense que c’est indispensable de ne pas se lancer dans des opérations de sauvetage métaphysique de ses conjoints.

La seule bonne façon d’aider quelqu’un, c’est de le faire absolument sans besoin de reconnaissance. Aussi, j’ai tendance à penser comme d’autres ici que l’empathie est plutôt un frein pour apporter son aide et que l’analyse de la situation fait beaucoup mieux.

Après je dis pas que si notre partenaire traverse un coup dur il ne faut rien faire, loin de là. Mais il faut bien comprendre les limitations de notre action et faire attention de faire en sorte de ne pas devenir une partie du problème.

Le passage de Sade:

Justine & Roland:
Oh ! grand Dieu m’écriai-je en me jettant aux pieds de Roland, daignez vous rappeller, Monſieur, que je vous ai ſauvé la vie ; qu’un inſtant ému par la reconnoiſſance, vous ſemblates m’offrir le bonheur, & que c’eſt en me précipitant dans un abîme éternel de maux que vous acquittez mes ſervices. Ce que vous faites eſt-il juſte, & le remords ne vient-il pas déjà me venger au fond de votre cœur ? — Qu’entends-tu, je te prie, par ce ſentiment de reconnaiſſance dont tu t’imagines m’avoir captivé, dit Roland ? Raiſonne mieux, chetive créature ; que faiſais-tu quand tu vins à mon ſecours ? Entre la poſſibilité de ſuivre ton chemin & celle de venir à moi, n’as-tu pas choiſi le dernier comme un mouvement inſpiré par ton cœur ? Tu te livrais donc à une jouiſſance ? Par où diable prétends-tu que je ſois obligé de te récompenſer des plaiſirs que tu te donnes ? Et comment te vint-il jamais dans l’eſprit, qu’un homme qui, comme moi, nage dans l’or & dans l’opulence, daigne s’abaiſſer à devoir quelque choſe à une miſérable de ton eſpece ? M’euſſes-tu rendu la vie, je ne te devrais rien, dès que tu n’as agi que pour toi : au travail, eſclave, au travail ; apprends que la civiliſation, en bouleverſant les principes de la Nature, ne lui enleve pourtant point ſes droits ; elle créa dans l’origine des êtres forts & des êtres faibles, avec l’intention que ceux-ci fuſſent toujours ſubordonnés aux autres ; l’adreſſe, l’intelligence de l’homme varierent la poſition des individus, ce ne fut plus la force physique qui détermina les rangs, ce fut celle de l’or ; l’homme le plus riche devint le plus fort, le plus pauvre devint le plus faible ; à cela près des motifs qui fondaient la puiſſance, la priorité du fort fut toujours dans les lois de la Nature, à qui il devenait égal que la chaîne qui captivait le faible fût tenue par le plus riche ou par le plus vigoureux, & qu’elle écraſât le plus faible ou bien le plus pauvre ; mais ces mouvemens de reconnaiſſance dont tu veux me compoſer des liens, elle les méconnaît, Théreſe ; il ne fut jamais dans ſes loix que le plaiſir où l’un ſe livrait en obligeant, devint un motif pour celui qui recevait, de ſe relâcher de ſes droits ſur l’autre : vois-tu chez les animaux qui nous ſervent d’exemples, ces ſentimens que tu réclames ? Lorſque je te domine par mes richeſſes ou par ma force, eſt-il naturel que je t’abandonne mes droits, ou parce que tu as joui en m’obligeant, ou parce qu’étant malheureuſe tu t’es imaginée de gagner quelque choſe par ton procédé ? Le ſervice fût-il même rendu d’égal à égal, jamais l’orgueil d’une ame élevée ne ſe laiſſera courber par la reconnaiſſance ; n’eſt-il pas toujours humilié celui qui reçoit ? Et cette humiliation qu’il éprouve ne paye-t-elle pas ſuffiſamment le bienfaiteur, qui par cela ſeul, ſe trouve au-deſſus de l’autre ? N’eſt-ce pas une jouiſſance pour l’orgueil, que de s’élever au-deſſus de ſon ſemblable ? En faut-il d’autre à celui qui oblige ? Et ſi l’obligation, en humiliant celui qui reçoit, devient un fardeau pour lui, de quel droit le contraindre à le garder ? Pourquoi faut-il que je conſente à me laiſſer humilier chaque fois que me frappent les regards de celui qui m’a obligé ? L’ingratitude, au lieu d’être un vice, eſt donc la vertu des ames fieres, auſſi certainement que la reconnaiſſance n’eſt que celle des ames faibles : qu’on m’oblige tant qu’on voudra, ſi l’on y trouve une jouiſſance, mais qu’on n’exige rien pour avoir joui.
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De l'hyper-empathie/sympathie au syndrôme du sauveur Empty Re: De l'hyper-empathie/sympathie au syndrôme du sauveur

Message par fleurdesel le Ven 21 Juin 2019 - 10:03

crocuscorax a écrit:
Dans des versions évidémment moins romanesques et heureusement moins tragiques, j’ai pu remarquer que des amis que j’ai beaucoup aidés dans certaines phases de leur vie sont assez averses à me revoir. Le souvenir de leur malheur est associé à ma personne. En fait c’est complètement normal. C’est pour ça que je pense que c’est indispensable de ne pas se lancer dans des opérations de sauvetage métaphysique de ses conjoints.

La seule bonne façon d’aider quelqu’un, c’est de le faire absolument sans besoin de reconnaissance. Aussi, j’ai tendance à penser comme d’autres ici que l’empathie est plutôt un frein pour apporter son aide et que l’analyse de la situation fait beaucoup mieux.

Effectivement ils peuvent t'avoir associé au souvenir de leur malheur. Une autre raison étudiée en psychologie est qu'on n'aime pas se sentir redevable de quelque chose à quelqu'un, on se sent mal. On a besoin de pouvoir retourner à la personne autant qu'elle nous a donné. Ce "autant" n'est pas forcément un service aussi grand, aussi coûteux, aussi prenant en temps etc, c'est une valeur symbolique : ça peut être simplement un profond sentiment de gratitude avec un merci. Et l'importance là pour celui qui a donné d'accueillir cette gratitude (combien vont répondre par un "ce n'est rien" "tout le monde aurait fait pareil" etc?). Sinon celui qui a été aidé se sentira toujours en dette. Et celui qui a donné se prive d'un gros chaudoudou !
De la même façon, on ne donne pas sans attente, sans besoin de reconnaissance. Cette reconnaissance peut venir de l'autre, de la manifestation de sa gratitude (lire le Fragile vernis d'humanité de Teretchenko I love you ), d'un retour d’ascenseur. Elle peut être aussi interne : la satisfaction du "devoir accompli" (le réseau neuronal de la compassion crée du plaisir en aidant l'autre)
L'empathie n'est pas un frein : sans elle il n'y a pas d'aide. Elle est nécessaire mais insuffisante pour être efficace, donc oui, absolument, l'appuyer sur une analyse de la situation. Smile
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De l'hyper-empathie/sympathie au syndrôme du sauveur Empty Re: De l'hyper-empathie/sympathie au syndrôme du sauveur

Message par Invité le Sam 22 Juin 2019 - 14:08

fleurdesel a écrit:ah c'est qu'il a presque 2 ans ce sujet !

J'ai suivi un webinaire très intéressant il y a 2 semaines sur la méditation de pleine conscience et sur la compassion (notamment Kristin Neff, Richard Davidson et belle découverte Kelly Mc Kunigal I love you ), et je réfléchis encore aux implications par rapport au syndrome du Sauveur.

L'empathie a 3 composantes :
- une cognitive : on sait ce que l'autre ressent
- une émotionnelle : on sent ce que l'autre ressent : quand l'autre souffre, les zones de la douleur s'activent dans notre propre cerveau, quand l'autre a peur, ce sont les zones de la peur qui s'activent dans notre cerveau etc  : il n'y a pas de frontière entre soi et l'autre
- une compassionnelle ("empathy concern") : on apporte son soutien à l'autre (ce sont les zones du parentage, du plaisir, qui s'activent dans le cerveau, avec libération de dopamine et d'ocytocine) : la frontière entre soi et l'autre est présente

Ca appuie mon idée que chercher à tout prix à aider l'autre, c'est avant tout prendre soin de soi, car quand tout se passe bien, on gère l'empathie émotionnelle par le passage à la compassion.

Alors pourquoi est-ce que ça dérape et qu'on tombe dans le rôle du Sauveur au lieu de l'aide réelle ?
Je vois plusieurs pistes :
- par manque de conscience de soi : on n'est pas conscient d'être émotionnellement affecté, de l'altération de la frontière entre soi et autrui, et du coup on cherche à appliquer sur autrui les solutions que nous nous appliquerions à nous, pour nous calmer nous
- une vision altérée de la réalité, notamment :
a) des capacités de la personne que nous cherchons à aider à résoudre son problème
b) des besoins de la personne que nous cherchons à aider
c) des différentes formes d'aide que nous pouvons apporter (une simple écoute bienveillante est souvent suffisante)
- l'absence de l'étape de validation dans notre analyse de la situation et de ce que nous pouvons faire pour aider (si nous concluons que c'est plus qu'une écoute qui est pertinente), ie demander à l'autre si telle chose serait aidante.

Et donc oui, la méditation de pleine conscience et celle de la compassion sont aidantes pour gérer : pour mieux se percevoir soi, se recentrer plus facilement, et aussi pour mieux percevoir l'autre et les petits riens qui aident et qui sont dans la compassion, pas dans le sauveur

super ton message je l'ai copié collé dans mon evernote .Je suis actuellement entrains de bosser sur ça et j'ai remarqué avec des amis zébres.Que l'empathie en surdose était une sacré merde qui faisait en sorte que tu te retrouvais vite manipulé facilement par les pn etc.

la méditation faudrait que je m'y mettes ...

Sinon ce qui m'a aidé l'hypnose et l'EFT je commence à voir des résultats positifs .

bref vivement que je dépasse ça totalement ce que je vous souhaite à tous...


https://www.pervers-narcissiques.fr/hyper-empathie-victime-pervers-narcissique/

Comment passer de la position douloureuse d’hyper-empathique à celle d’empathique?
Je pense que ce travail intérieur doit se faire avec humilité et respect de soi.

Dans un premier temps, ce qui peut aider les hyper-empathiques à trouver le bon niveau de conscience est la compréhension de ce mécanisme manipulateur et de protection en mouvement en eux-mêmes.

Vient ensuite le temps de faire la paix avec tout cela, de faire la paix avec le passé.

Il s’en suit le temps de faire le deuil du sentiment de toute puissance pour enfin oser faire face à nos limites.

Là, une étape importante est franchie.



Découvrir nos vraies limites est une tâche importante. Toute la sensibilité de l’hyper-empathique va devoir maintenant être orientée essentiellement vers lui-même afin de repérer précisément les limites de ce qui lui fait réellement du bien ou du mal. Et là je parle du véritable bien pour soi-même, et non pas du « besoin » addictif de porter la souffrance des autres afin de se sentir exister.

L’accompagnement d’un thérapeute facilitera ce cheminement mais il peut aussi s’effectuer et se compléter par des lectures positives.



Petit à petit, l’hyper-empathique saura prendre du recul devant les situations où son âme sauveuse l’aurait auparavant attirée. C’est en soi-même que l’on peut ressentir cette prise de recul, comme un pas en arrière pour être moins happé par la douleur de l’autre.

Pour nous y aider, n’oublions jamais que les erreurs, les souffrances, les échecs sont sources de connaissances et d’évolutions personnelles, si, toutefois, on en a conscience. S’approprier la souffrance de l’autre reviendrait à le priver de cette possibilité de grandir.

Mais tout cela ne veut pas dire être indifférent au poids que porte l’autre! La beauté de ce travail réside dans la découverte de ce juste milieu, du point d’orgue qui permet de soutenir sans porter.

Restons donc sensible, et faisons en sorte que cette sensibilité puisse s’adapter à chaque situation dans le plus grand respect de soi-même.

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