Peur de l'engagement et modèle de relation amoureuse

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Message par Draklight le Mar 8 Aoû 2017 - 22:45

Bonjour cher congénères zèbres,

Je suis un homme de 25 ans et me pose des questions sur ce que je veux / ai besoin en amour. C'est un problème que j'ai toujours eu quand l'Amour se présentait à moi. Pas un simple flirt de 10 minutes, mais bien une situation où une charmante demoiselle me témoigne un fort intérêt, me regarde avec des yeux pleins de tendresse, montre des signes d'attachement à moi. Si, sur le moment, je peux ressentir du plaisir de plaire ainsi, et de voir une histoire d'amour devenir possible, j'éprouve assez rapidement une sorte de malaise qui devient de plus en plus tenace au fur et à mesure que notre relation se développe avec cette fille. Si je me force à continuer la relation en mode "amour romantique", le malaise devient envahissant. J'ai l'impression de me forcer à jouer un rôle de copain idéal que je ne désire pas réellement. Comme si l'intensité des sentiments amoureux, le sérieux de l'amour, le fait de faire plein de choses à deux, de fonctionner en couple, comme si tout ça m'effrayait et me répugnait.
Le paradoxe est que, dans l'idéal, je souhaiterais mener une vie normale, avoir une relation de couple intime avec la fille que j'aime. Mais c'est comme si ma volonté "officielle" était déconnectée de mes désirs et de mes émotions.

Je n'ai guère d'expérience: je viens de rencontrer ma 2e copine, ma première relation (qui a duré un an) était il y a 6 an...Cette absence de vie amoureuse consistante me semble fortement liée, au delà de ma "bizarrerie" zébrique, à ma difficulté à savoir ce que je veux en amour. En amour j'ai surtout été mu par la peur (de ne pas plaire...) que par des désirs que je connais mal.

Sans doute cette relation particulière à l'amour fait-elle partie, chez moi, d'un problème de "Faux-self" hypertrophié, avec une tendance à vouloir me suradapter aux attentes des autres par peur d'être mal perçu. Le faux-self me pousse alors à tenter d'adhérer sans réserves aux institutions socialement convenues comme le couple, de façon déconnectée de mes désirs profonds.

Mais peu importe le faux-self dans la question que je pose aujourd'hui. Ma problématique présente est avant tout de savoir comment interpréter cette peur de l'engagement amoureux. Différentes grilles de lecture sont possibles. Et choisir comment on considère un problème, c'est indirectement choisir la solution qu'on met en oeuvre. Trouver la bonne grille de lecture, ça nous mène en général à la bonne solution.

L'interprétation la plus évidente et facile à trouver est que la peur de l'engagement est une sorte de faiblesse psychique, ou de pathologie à soigner. Il faut alors une bonne dose de développement personnel et de travail sur soi pour vaincre cette peur et oser embrasser pleinement le vrai amour. Les pages internet donnant des solutions pour vaincre la peur de l'engagement sont légion.

D'autres voies que l'engagement en couple?
Mais certaines lectures récentes me font envisager d'autres points de vue...
La sociologue Eva Illouz, dans "Pourquoi l'amour fait mal", adopte un point de vue intéressant. Tout d'abord elle critique la vision de la peur de l'engagement exposée ci-dessous, car cela présuppose qu'il y aurait un "bon" modèle de rapport à l'amour, le couple classique, en considérant toute chose qui s'en écarte comme pathologique. Elle préfère démontrer en quoi la peur de l'engagement est quelque chose de "structurel" dans notre société, créé par le fonctionnement moderne de l'amour (liberté de relations sexuelles, d'aimer et de se séparer, internet qui favorise les rencontres...). La peur de l'engagement se serait pas alors une "pathologie" mais plutôt une véritable stratégie inconsciente des hommes pour profiter de ce qui leur plait dans une relation amoureuse en évitant les "inconvénients" que sont l'engagement, le manque de liberté.
Il y a aussi cette intéressante page : http://www.redpsy.com/infopsy/engagement.html au point de vue original: une relation saine ne nécessite pas de s'engager. La relation est conçue comme un moyen au service des besoins psychiques des deux partenaires (donc adaptable à ces besoins), plutôt que comme un but en soi à cultiver à tout prix. La durabilité d'une relation ne peut pas se promettre, elle se constate plutôt à posteriori.

Pour ma part, cela fait écho en moi...même en admettant que le faux self brouille mes désirs, je ne peux m'empêcher de constater que, quand j'étais enfant, j'étais déjà du genre à être gêné par les grandes scènes d'amour des films disney, comme si je trouvais ça trop intense, trop sérieux, trop "pesant"...Même si les histoires d'amour m'intéressaient, au fond je me sentais plus proche de Lucky Luke, ce cow boy solitaire qui découvre beaucoup de choses mais jamais ne se lie vraiment, que des princes charmants classiques.

J'en viens à me poser la question: ai-je vraiment un "problème" de peur de l'engagement à résoudre? Ou est-ce plutôt un trait "structurel" de ma personnalité qui fait que je veux autre chose que le couple classique socialement convenu? Et dans ce cas, quelle relation pourrait me convenir?

J'en viens à vous solliciter. Pour moi, il ne s'agit pas vraiment de vous demander une consultation psy sur mon cas, mais j'aurais plutôt envie de découvrir votre avis, vos témoignages qui pourraient m'aider à mieux comprendre voire à trouver des conceptions plus originales de l'amour: avez-vous déjà eu à "gérer" (et pu résoudre) une peur de l'engagement? Ou est-ce que vous avez décidé de vivre vos amours d'une façon particulière, en dehors du couple romantique classique? Ou alors avez-vous simplement refusé tout amour?
Merci d'avance pour vos réponses ! Wink  - François
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Message par Slugy le Mer 9 Aoû 2017 - 4:11

Salut,

J'espère que je vais bien répondre car ton texte est très carré et bien écrit.

Je crois comprendre. Quand tu vis ta vie tu es toi-même et dès que tu rencontres une autre et que vous vous rapprochez tu deviens tout gentil, le bon copain au service de l'autre. En fait tu n'arrives pas à être homme et à oser ou savoir proposer d'aller plus loin. C'est pas que tu n'oses pas mais comme tu le dis tu as en fait peur de te tromper, peur de t'engager avec la mauvaise et ça te bloque.

Je ne suis pas sûr de l'interprétation du pourquoi tu te bloques. Tu parles de peur d'engagement mais essaie de creuser plus. Fais la méthode des 5 pourquoi. Pourquoi j'ai peur de l'engagement ?

Réponse 1 pourquoi j'ai "élément de la réponse 1" Réponse 2 pourquoi...

Tu trouveras ta vraie peur qui sera je pense ridicule et te permettra d'avancer.

De mon point de vue c'est normal que tu sois gentil, un autre en amour. On est gêné, la relation a un enjeu on a envie que ça continue. Essaie juste de te poser la question suis-je bien avec elle ? Oui eh bien je continue et si ça s'arrête eh bien tu auras acquis de l'expérience et tu seras plus à l'aise avec la prochaine.

Un truc aussi. Je pense que tu as comme hypothèse de départ que la fille ou la femme en général cherche un homme avec de la stabilité pour s'engager. Or c'est pas vrai. Certaines cherchent juste du c.., d'autres un copain pas encore un mari, d'autre veulent juste sortir ensemble avoir des plaisirs charnels et pas être étiquetté en couple...

C'est pas aussi parce que tu sors avec quelqu'un que tu fais une promesse d'engagement, que vous allez emménager et que vous allez vous mariez..

C'est pour ça que je dis que finalement tu as peur de te tromper, que ce ne sois pas la bonne et ensuite tu te projettes loin dans la relation parce que tes émotions sont très fortes.

Concentre-toi sur le présent. Profite et engagé-toi pour être bien avec elle aujourd'hui. Demain tu fais le même engagement. Ensuite tu t'engages pour la semaine prochaine... Laisse avancer la relation à son rythme.

Je te dis tout ça à partir de mon expérience, faible aussi, mais c'est des choses que j'avais regretté. Ma première copine j'étais pas tant que ça à l'aise, je voulais faire comme dans les disneys, lui faire plaisir... Mais je n'étais pas moi. Ensuite comme je me suis dis que ce n'était pas la bonne que je devais arrêter la relation. Après la rupture j'ai regretté un temps car entre cette relation et la solitude, la solitude je connaissais mais après réflexion je n'étais pas moi-même avec elle donc on allait dans le mur. Au final je pense que ça a été bon d'arrêter mais c'est vrai que j'aimerais avoir une deuxième chance avec une autre fille pour me prouver que j'ai changé. Le contexte était particulier car on partait tous les 2 en stage pendant 6 mois éloigné. Au final est-ce que ça allait tenir la réponse était non donc on a rompu. Pas de regret par contre dans ton cas tu as l'occasion d'expérimenter et de te laisser une chance de changer et d'enlever ton masque. Ça sera une bonne expérience. Essaie. Moi j'ai hâte d'essayer ça avec la prochaine

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Message par Draklight le Jeu 10 Aoû 2017 - 23:07

Merci beaucoup pour ta réponse Slugy. Qui est très complète et saisis des points intéressants.

Je ne connais pas la méthode des 5 pourquoi mais je vais essayer de trouver 5 raisons.
Hum, après réflexion, je dirais qu'il y a trois grandes choses qui me font redouter l'engagement amoureux :
- Peur de m'ennuyer, de devoir passer beaucoup de temps avec une personne pour "faire bonne figure" alors que je suis plutôt solitaire et apprécie la compagnie des autres de façon plutôt épisodique (pour des repas, boire un verre...pas de grosse sortie)
- Peur de devoir rentrer dans un rôle d' "amoureux parfait" romantique qui ne me correspond pas, je peux être tendre de temps en temps mais j'aime bien ne pas prendre l'amour trop au sérieux la plupart du temps Smile Ca correspond un peu à la peur précédente, être forcé de devoir jouer un rôle qui me semble opposé à mon identité
- peur d'être malhonnête / de tromper l'autre en étant en couple avec une personne que je n'aime pas vraiment

Depuis un moment, je me dis que pour que je sois bien dans une relation, il faut que celle-ci respecte mon côté solitaire et ne m'empêche pas de m'adonner aux activités que j'aime. J'ai toujours été comme ça notamment enfant.
Je dirais, concernant ma copine actuelle, que j'aime bien le fait d'avoir une femme dans ma vie, et nos relations physiques, mais je ne me vois pas encore aller vers une relation plus forte. On ne s'intéresse pas du tout aux mêmes choses, elle n'est pas aussi intello que moi et j'ai parfois l'impression qu'on partage pas assez d'intérêts / de passions. Mais qui sait? Sans m'engager je ne ferme pas de porte.

Ton expérience est intéressante et rejoins un peu la mienne: si je comprends, tu as vécu ta relation en partant avant tout des attentes (supposées) de l'autre personne, auxquelles tu te mettais la pression pour te conformer, plutôt que de partir de tes motivations à toi et prendre ce qui t'intéressait dans la relation.
Au final c'est cool que tu t'en sois rendu compte "rapidement". J'imagine que déjà avec ça, tu seras plus à l'aise pour retrouver quelqu'un Very Happy
J'imagine que c'est le parcours de pas mal de zèbres...apprendre à se diriger en fonction de ses envies, motivations propres, plutôt que de raisonner toujours en fonction des attentes et besoins des autres en essayant d'être toujours "au niveau" / de les combler.
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Message par Slugy le Ven 11 Aoû 2017 - 10:41

Oui c'est exactement ça tu as compris. J'étais gentil et je voulais lui faire plaisir en m'oubliant.

Juste pour revenir à toi. Quand tu dis j'ai l'impression qu'on ne partage pas assez d'intérêt. Est-ce juste une impression ou tu lui as parlé de tes passions et elle ne t'écoutait pas ou n'était pas intéressée.

Moi ce que j'ai regretté finalement c'est de ne pas mettre confié assez. Peur aussi de trop se confier et qu'elle voit que ça n'aille pas.

Profite et puis dévoile toi plus.

Après j'ai absolument pas la solution si tu te trouves dans le dilemne : je me suis dévoilé c'est pas la femme de ma vie mais j'aime bien ça présence plutôt que la solitude... Je reste ou je la quitte ?

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Message par Draklight le Dim 13 Aoû 2017 - 19:20

Hum l'erreur classique du débutant en amour de mettre la relation avant ses propres motivations / envies ^^ et plus encore chez les zèbres peut-être...
Tu avais peur de trop te confier, dans le sens où elle risquait de voir comme vous étiez différents?

Non c'est pas qu'elle ne m'écoutait pas, au contraire elle participait à la conversation et me posait quelques questions quand je parlais politique / littérature... Elle s'y intéresse un peu mais sans être passionnée comme moi. Mais elle aime quand même réfléchir par elle-même, approfondir les choses.

Dans l'absolu j'ai pas la solution non plus, maintenant j'ai envie de continuer pour le moment en essayant d'être plus connecté à mes envies et émotions pour "diriger" la relation ^^ en espérant que mon côté un peu "sauvage" ne la rebute pas Smile
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Message par Turangalîla le Lun 21 Aoû 2017 - 12:33

Salut Draklight,
Comme je ne saurais vraiment répondre aux questions que tu poses, je me permets d'apporter mon témoignage. Je pense vivre une problématique assez similaire. En dépit de mon âge un peu plus avancé, je n'ai eu que peu de relations amoureuses (c'est aussi dû à la phobie sociale assez sévère dont je souffre depuis déjà trop longtemps et qui engendre aussi des problématiques de faux self, je pense qu'il y a là un certain recoupement...)

Bref, à chaque fois que je me retrouvais dans une relation, passé le stade de contentement (classiquement du "petit nuage" où wahou, une fille s'intéresse à moi...) hé bien je finissais par me trouver comme "dénaturé" par cette même relation.
C'est vraiment le mot que j'utiliserais, et je ne sais pas si ça te parles, mais j'ai pas mal réfléchi à tout ça (la solitude, c'est top pour l'introspection!)et j'en suis venu aux explications suivantes :
- peut-être que ces filles n'étaient finalement pas compatibles avec moi (à ce propos, j'ai vu qu'il y avait des topics sur le mbti sur ce forum, c'est extrêmement intéressant et peut-être pertinent pour les relations/compatibilités de couple) et que du coup, j'essayais de m'adapter à une façon d'être trop différente de moi en me perdant au passage.
- peut-être que nous avions des attentes/façons de voir la relation trop différentes (pression à l'engagement, être labellisé comme "le petit copain", être présenté à belle-maman sur le champ, etc... autant d'actes forcément porteurs d'angoisses.

Du coup, dans ma quête amoureuse, je pense plutôt m'orienter à l'avenir vers des zébrettes. J'imagine qu'il y a plus de chances de sentir une réelle connivence et donc d'arriver à fonctionner ensemble.
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Message par Draklight le Mar 22 Aoû 2017 - 20:17

Salut Turangalila,

Merci pour ta réponse enrichissante,

J'ai aussi une sorte de "phobie sociale" avec parfois des espèces d'angoisses lors de sorties amicales...J'imagine que c'est lié car les problèmes qu'on a sont toujours transversaux. Tu as déjà pu travailler à comprendre ta phobie sociale?

Je vois tout à fait de quoi tu parles. Je me suis longtemps démené pour être identique aux autres, et correspondre à leurs attentes. Cela m'a rendu paradoxalement de plus en plus allergique aux situations où je me sens, intérieurement, en incohérence avec l' "ambiance" et forcé de faire bonne figure même si ça ne m'intéresse pas. C'est comme si j'avais la phobie, maintenant, des situations où je me sens identitairement "dénaturé", devant me couler dans une relation trop parfaite. L'amour, avec son côté très romantique et dramatisé dans notre société, est la situation parfaite pour réactiver cette angoisse: avoir l'impression qu'on va devoir durablement se couler dans un rôle de prince charmant, quoi de plus angoissant?

Je n'en suis qu'à une phase préliminaire de compréhension de cette "peur de l'engagement", mais mes recherches de témoignages me font déjà ressortir un fait: les personnes souffrant de cette peur sont souvent du genre à manquer de confiance en elle, à faire beaucoup d'efforts pour s'adapter aux autres / à l'autre dans la relation (image plutôt négative d'eux-mêmes). Plutôt que de vivre et construire la relation en partant de leurs désirs et motivations propres, ils la vivent en essayant de coller aux attentes de l'autre. La peur de l'engagement est alors presque logique: c'est comme un cri d'alarme de notre psychisme qui refuse de devoir entrer dans un rôle préfabriqué, sans possibilité pour nous de vivre la relation telle qu'on en a vraiment envie.

Pour tes deux explications, j'aurais les commentaires suivantes :
- sur la possible incompatibilité avec ces filles : c'est sans doute en partie vrai. Dans mon cas, j'ai remarqué que les moments où je me sentais "étouffé" par cette relation, c'est des moments où je commence à m'ennuyer en compagnie de ma copine, qui n'est pas intéressée par les mêmes choses que moi. A l'inverse, il y a quelques rares amis avec qui je peux passer parfois des heures sans ressentir cet ennui angoissant car ils fonctionnent comme moi, et adorent disserter sur des sujets politiques / philo / psycho...Dans ce cas, peut-être qu'en étant avec une zébrette intéressée par tout ça, j'aurai plus l'impression d'être dans mon "monde" en passant du temps avec elle et j'aurais moins cette sensation de dénaturation identitaire.
Dans ton cas, quel était la personnalité de ces filles?

- sur la seconde explication, quelles sont tes motivations / attentes à toi concernant une relation amoureuse?
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Message par CarpeDiem le Mar 22 Aoû 2017 - 20:26

Que dire...? Je suis une femme et je ressens exactement pareil. Je trouve ça vraiment handicapant.

En avoir conscience, c'est bien, mais ça ne fait pas tout...

La bonne nouvelle pour moi est que je fais réellement un gros effort pour savoir dire "merde", "non", "ce ne me plaît pas", "ça ne m'intéresse pas" et tutti quanti. Il ne s'agit pas d'être méchant, juste d'exister... mais la route est longue!
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Message par Draklight le Mar 22 Aoû 2017 - 22:14

Carpediem, oui en creusant je vois que beaucoup de femmes peuvent ressentir ça aussi.

Je suis d'accord, la compréhension ne suffit pas. Pour que nos émotions soient apaisées, la masturbation mentale ne suffit pas (il faut considérer l'amour comme cela...renoncer à mes rêves irréalistes..comprendre si ça vient de ma mère...). Il faut de l'action qui vienne concrétiser notre liberté et aille dans le sens de nos motivations. Mais avant et pendant cela, il faut tout un travail d'écoute de soi, pour arriver à discerner nos motivations, les façons de faire qui nous plaisent, etc. Ca peut être difficile de les identifier derrière les torrents de peurs, de culpabilité, de souffrance qui nous embrouillent notamment quand on est en peur de l'engagement.

Depuis combien de temps t'affirmes-tu? Vois tu des changements? Quels obstacles?
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Message par CarpeDiem le Mer 23 Aoû 2017 - 0:07

Je vais être honnête: je vois un homme qui s'approche un peu trop = je fuis. Aujourd'hui, je n'ai pas avancé d'un iota quant à ça.
Mais tout cela, en tout cas chez nous, me semble en relation avec l'affirmation de soi. En cela, j'ai avancé, mais depuis peu (quelques mois peut-être).

J'ai vécu une situation très pénible au travail (qui s'est représentée à deux reprises). Cette situation ainsi que mon passé déjà peu évident m'ont "forcé" à vraiment changer. A y mettre sérieusement les formes du moins. Car on ne change jamais vraiment à mon humble avis...
Mais à défaut de vraiment m'accepter (pour l'instant en tout cas), je m'affirme tous les jours un peu plus au travail. Il me semble que c'est un bon début.

Cela passe par le fait d'arrêter de demander à tout un chacun ce qu'il/elle pense de ce que je veux faire/dire (c'est-à-dire leurs demander en fait de me dire ce que je dois faire/dire), de prendre mes responsabilités (faire des choix par exemple, et sans avis extérieur of course), ne plus me rabaisser spontanément (pour devancer les avis dépréciatifs d'autrui), si on me dénigre que ce soit juste "pour rire" (c'est jamais juste pour rire) ou autre, je ne rue plus dans les brancards, je réponds calmement histoire de montrer que ça ne m'atteint pas, etc...

Le plus gros de mon travail et je trouve que j'y suis pour l'instant très bien arrivée, c'est de rester calme. Avant, je m'énervais rapidement: je suis hypersensible et impulsive (pas dans mes prises de décision mais émotionnellement).
Hors, s'énerver, c'est se mettre automatiquement en position d'infériorité et invalider ou déprécier nos choix/valeurs/idées... Le contraire de l'affirmation en somme. Je ne sais pas si tu comprends?

Je me suis un peu éloignée du sujet initial peut-être car j'ai parlé de mon parcours, tout à fait personnel mais peut-être rejoindra-t-il partiellement le tien?

S'affirmer, c'est une valeur très vaste. Mon avis? Il faut prendre le taureau par les cornes, tout faire pour comprendre ce qui nous empêche de nous affirmer et changer radicalement de comportement lorsqu'il s'agit d'interagir.

Bien souvent, lorsque l'on ne s'affirme pas, c'est par:
1- Manque de confiance en soi.
2- Manque d'estime de soi.
3- Peur de l'abandon (et oui... on a peur de l'engagement mais on a surtout peur d'être abandonné... s'engager, c'est prendre un risque non négligeable et non mesurable)

Dans ces trois points, la différence peut expliquer déjà grandement les choses ainsi qu'un environnement familial délétère, de grandes déceptions, etc... Peu importe au fond, il faut identifier le problème et le confronter.

Pour en revenir à moi: ai-je vu des changements? Humm, oui, moi, j'en ai vu beaucoup mais je en sais pas s'ils ont été si efficaces. Niveau calme, si. Sans que je demande quoique ce soit, des collègues m'ont dit que j'étais beaucoup plus calme et que c'était plus agréable. Mais je ne suis pas sûre sûre que le côté en moi qui s'affirme soit beaucoup plus ressorti, pas encore... Mais c'est un long processus.

Des obstacles? Oui, des problèmes de relations avec mes parents, qui font "apparemment" tout bien mais que je soupçonne d'être des parents toxiques (idée très difficile à ne serait-ce qu'imaginer).
                      Il faut que je résolve des problèmes liés au fait que j'ai l'impression d'être une sous-merde aux yeux de ma famille car différente, un peu anormale... Mais je ne crois pas que ce ne soit que dans ma tête...
                      Ma dépression... qui ne me lâche pas et obscurcit probablement mon jugement et mes progrès.

J'ai oublié un point dans tout ça, le plus fondamental pourtant: la peur de déplaire (qui va avec l'abandon, of course). On fait tout pour passer crème... pour être normal, pour être gentil, on aide autant qu'on peut (trop), on écoute/comprend tout, etc... J'appelle cela faire l'éponge = le contraire de s'affirmer. Les gens t'appuient dessus pour en sortir le maximum... mais dans ce contexte, tu ne sers à rien d'autre qu'à éponger leur être (tout ce qu'ils pensent, disent, font... t'ordonnent).
S'affirmer, c'est savoir dire stop, avant toute chose, savoir poser des limites. J'en parlais sur un autre post.

Souvent, on est dans la suradaptation à l'autre (hyperempathie, hypercompréhension, hyperécoute...) et on ne s'écoute en fait pas du tout. Du genre... une connaissance va nous raconter ses déboires amoureux pendant  dix plombes en tournant en rond, sans nous écouter, etc... Et bien, on va l'écouter, encore et encore, essayer de lui donner des conseils, encore et encore, etc... A aucun moment, on ne va lui dire: stop! J'en ai assez, tu souffres mais je ne peux pas t'aider davantage. Et pourtant, personne ne mérite de devoir entendre une telle litanie pendant perpette... Aider, oui, servir de déversoir continuel, sans même pouvoir ouvrir la bouche, parfois, non!

Bon... j'ai beaucoup parlé, qu'en penses-tu?
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Message par Draklight le Mer 23 Aoû 2017 - 22:22

Pardonne moi ma curiosité, mais j'ai vu par hasard que t'avais une fiche Zeetic Smile où tu indiques que tu souhaites une relation plutôt intense, passionnée. N'est-ce pas paradoxal? (et vive les Gémeaux en passant ^^)

Je trouve que pour s'accepter, on a quand même souvent besoin que d'autres nous comprennent. Ma psy m'a dit des trucs "évidents", a enfoncé des portes ouvertes, mais ça m'a fait un bien fou : vous êtes particulier mais il faut en être fier, ne cherchez pas à faire comme tout le monde...

Je remarque aussi un truc concernant ta sensibilité : elle s'exprime beaucoup par la colère ! Je trouve que c'est en fait plutôt un signe de bonne santé. Monique de Kermadec dans "L'adulte surdoué à la conquête du bonheur" disait que la colère est une émotion positive, car elle nous amène à défendre notre territoire ou à remettre l'autre à sa place en cas d'agression, d'intrusion. Twisted Evil
Moi c'est l'inverse : je ne m'énerve jamais. Si je suis dans une situation tendue (par ex mes responsables me font des reproches...) je me décompose, et m'en prends d'abord à moi-même (je suis nul/ je suis coupable)....d'où une tendance à déprimer et me sentir entouré de nombreuses contraintes....
Après si je comprends, tu souhaites maîtriser ta colère car tu trouves que dans certaines situations elle révèle trop ta vulnérabilité?

En tout cas, rien qu'en te lisant, on sent que c'est une bonne dynamique même si c'est toujours un long processus de bricolage. Il y a une bascule quand on commence à mettre nos motivations, le respect de notre fonctionnement propre, avant le fait de contenter / ménager les autres.


Je dirais que, quand on ne s'affirme pas, c'est du à un fonctionnement très émotionnel plus qu'intellectuel.
J'ai remarqué qu'il m'arrive parfois, dans certains moments où je me sens fragile, de basculer dans une "identité en doute". C'est comme si je n'étais plus moi-même mais dans un état altéré. Etat où la peur de ne pas être au niveau des attentes des autres, la souffrance d'être anormal ou la culpabilité de blesser les autres m'obsède. On pourrait dire que c'est des moments où mon faux self fait un putsch dans mon esprit. No
Une fois que cet état s'est dissipé, je reprends mes esprits, mes nerfs se calment, je me reconnecte à ce que je veux et ai moins peur de faire désordre.

Je dirais que pour s'affirmer les différents leviers :
- se prendre tel qu'on est, en développant une vision positive de soi (plutôt que de se voir comme "bizarre", se voir comme original)
- identifier ses envies, son mode de fonctionnement avec lequel on se sent à l'aise (par ex: j'aime bien faire les choses progressivement plutôt que brusquement...)
- essayer de ne pas mettre les attentes, envies, susceptibilités des autres comme supérieurs à nos envies à nous. On est là avant tout pour vivre avec nos émotions, pas pour se couler dans le rôle que l'autre attend de nous
- mettre en pratique ses envies, même si on doit parfois affronter sa peur, créer du désordre...

Quand tu parles de tes parents qui font tout bien, ça me parle. Tu sais pourquoi? J'aime beaucoup mes parents. Ils sont très bienveillants. Mais dans un sens, cette bienveillance n'est pas toujours si bien. Dans une ambiance si harmonieuse, on finit par avoir peur de la "désharmonie" (se disputer, piquer une crise, avoir un comportement anormal...). Je me demande si des familles conflictuelles peuvent être plus favorables pour s'affirmer (car le conflit n'est pas vu comme anormal)

Ce que tu décris sur la peur de déplaire, chez moi ça a atteint le stade suprême du faux self, quand tu te coupes de qui tu es en te stressant pour rentrer à tout prix dans la case "normal". Et ainsi tu perds ta liberté : plutôt que d'être quelqu'un qui a ses propres motivations, vit avec ses émotions, poursuit l vie qui lui convient, tu finis par te sentir comme un simple "agent", présent pour s'adapter aux motivations, projets et fonctionnements des autres sans rien réclamer pour lui.

La distinction que tu faites entre aider et servir de déversoir est d'ailleurs importante: on a une altruisme, une envie d'aider les autres. Mais quand ça devient une contrainte et qu'on étouffe sous les besoins des autres, c'est clair qu'il faut partir. Arrow
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Message par CarpeDiem le Jeu 24 Aoû 2017 - 1:26

Très intéressant tout ça, je tâcherai d'y répondre demain mais pas sûre d'avoir le temps (je pars en vacances). Là, je suis HS... Sinon, je reviendrai dans un certain temps... lol!
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Message par CarpeDiem le Ven 1 Sep 2017 - 15:27

« Pardonne moi ma curiosité, mais j'ai vu par hasard que t'avais une fiche Zeetic  où tu indiques que tu souhaites une relation plutôt intense, passionnée. N'est-ce pas paradoxal? (et vive les Gémeaux en passant ^^) »
Je n'en voudrais jamais à personne d'être curieux, au contraire !Very Happy Au pire, je ne réponds pas.
C'est vrai, c'est paradoxal... j'aurais bien du mal à l'expliquer car c'est purement émotionnel, non raisonné... Après, je dirais que je suis dépendante affective. Oui, j'ai peur de l'engagement et c'est viscéral mais je suis dépendante affective... Sans doute cela explique-t-il mon besoin d'une relation intense... fusionnelle.
Cependant, plus j'avance en âge (on dirait une «vieille »Very Happy) et plus je me plais à m'imaginer dans une relation plus « plan-plan » lol où je serais sûrement plus sereine... Et où tout serait à construire lentement mais sûrement:D.
Et oui, vive les gémeaux !Wink


« Je trouve que pour s'accepter, on a quand même souvent besoin que d'autres nous comprennent. »
Je dirais que ça aide mais ça ne devrait pas être nécessaire.
Après, quand on grandit en étant constamment rejetés, d'une manière ou d'une autre, il est difficile de s'accepter... si c'est ce que tu veux dire, je suis totalement d'accord.

Le conseil de ta psy me semble plein de bon sens : si tu cherches à être monsieur tout le monde, bon courage !Very Happy
On ne peut se changer... du moins, sans souffrances (profondes).
Il faut apprendre à... s'accepter (tiens donc!) et donc à « aimer » ses différences, son « originalité ».


« Je remarque aussi un truc concernant ta sensibilité : elle s'exprime beaucoup par la colère ! Je trouve que c'est en fait plutôt un signe de bonne santé. Monique de Kermadec dans "L'adulte surdoué à la conquête du bonheur" disait que la colère est une émotion positive, car elle nous amène à défendre notre territoire ou à remettre l'autre à sa place en cas d'agression, d'intrusion.  
Moi c'est l'inverse : je ne m'énerve jamais. Si je suis dans une situation tendue (par ex mes responsables me font des reproches...) je me décompose, et m'en prends d'abord à moi-même (je suis nul/ je suis coupable)....d'où une tendance à déprimer et me sentir entouré de nombreuses contraintes....
Après si je comprends, tu souhaites maîtriser ta colère car tu trouves que dans certaines situations elle révèle trop ta vulnérabilité? »
Je comprends ta position. Entre « trop s'énerver » et « ne jamais rien dire », il y a probablement un juste milieu.
Je suppose que je baigne dans l'exagération car je me hais dans le rôle de celle qui s'énerve facilement (d'autant que si je m'énerve vraiment, je ne me calme pas rapidement). Je hais cela car mes parents se sont toujours énervés à tord et à travers et je trouve ça faible (s'énerver de temps en temps est probablement sain), les gens calmes passent beaucoup mieux que les autres (je ne cherche en aucun cas à me faire remarquer, enfin, inconsciemment, ça doit pourtant être le cas), je me mets systématiquement dans mon tord juste parce que je m'énerve et autrui cherche toujours à me décrédibiliser rien qu'avec ça (et ça marche of course). Donc oui, tu as tout à fait raison, en m'énervant, je me rends encore plus vulnérable. Et surtout, je m'énerve souvent (la répétition du fait est gênante, à tout point de vue).
Lorsque j'étais jeune, j'étais comme toi (hors du cercle familiale car ma famille me rendait et me rend toujours dingue)... et je suis finalement furieuse d'être devenue l'exact opposé. Je n'y ai rien gagné... j'ai juste dévoilé mes cartes... et les gens m'écrasent un peu plus, grâce à cela, c'est tout.
Au-delà de ne plus s'énerver, j'envie profondément les gens qui sont naturellement calmes, les gens qui semblent ne rien trop prendre au sérieux, émotionnellement parlant... Je suis tellement en forme de montagnes russes (en terme d'émotions).
Je pense aussi que le fait de m'énerver, surtout, est une énorme faiblesse, face à la toxicité que représentent mes parents pour moi.
Mais effectivement, ta position n'est certainement pas meilleure... Je connais des gens qui sont très calmes mais qui savent pour autant s'affirmer quand il le faut, mais en douceur. C'est cela que je vise;).
As-tu réussi à t'affirmer un peu plus quand même ? A t'énerver, parfois ?

« En tout cas, rien qu'en te lisant, on sent que c'est une bonne dynamique même si c'est toujours un long processus de bricolage. Il y a une bascule quand on commence à mettre nos motivations, le respect de notre fonctionnement propre, avant le fait de contenter / ménager les autres. »
Merci !
Tu sais, « nécessité fait loi » comme on dit. Le travail m'a vraiment obligé à changer : je m'en suis vraiment prise plein dans la figure et en même temps, faite engueulée par mes parents pour cela... Je pense qu'il y a eu comme un déclic. Le fait d'être conscient de ce qu'il faut changer est un bon début;). Après, il faut laisser le temps au temps.

« Je dirais que, quand on ne s'affirme pas, c'est du à un fonctionnement très émotionnel plus qu'intellectuel. 
J'ai remarqué qu'il m'arrive parfois, dans certains moments où je me sens fragile, de basculer dans une "identité en doute". C'est comme si je n'étais plus moi-même mais dans un état altéré. Etat où la peur de ne pas être au niveau des attentes des autres, la souffrance d'être anormal ou la culpabilité de blesser les autres m'obsède. On pourrait dire que c'est des moments où mon faux self fait un putsch dans mon esprit.  
Une fois que cet état s'est dissipé, je reprends mes esprits, mes nerfs se calment, je me reconnecte à ce que je veux et ai moins peur de faire désordre. »
Oui, c'est émotionnel, je suis d'accord. On n'est pas en peine de réflexions mais juste de maîtrise de ses émotions.
Je comprends tout à fait ce que tu ressens.
Le point commun à tout ce dont on parle est toujours le même : on vit au travers du regard des autres. On cherche à leur plaire, se faire aimer, se faire accepter. C'est là le problème. On devrait travailler sur soi, d'après soi... par pour les autres et selon les autres.
On comble une faille narcissique par le regard des autres. Si ce regard est dépréciatif, on est empli de doutes, de peur, etc... et c'est très douloureux, on est touchés au cœur de notre être et on ne sait plus qui on est.
Il faut probablement se recentrer sur soi, apprendre à s'accepter avant de vouloir s'affirmer face aux autres. On ne peut lutter sur tous les fronts : le sien et celui face aux autres.

« Je dirais que pour s'affirmer les différents leviers :
- se prendre tel qu'on est, en développant une vision positive de soi (plutôt que de se voir comme "bizarre", se voir comme original)
- identifier ses envies, son mode de fonctionnement avec lequel on se sent à l'aise (par ex: j'aime bien faire les choses progressivement plutôt que brusquement...)
- essayer de ne pas mettre les attentes, envies, susceptibilités des autres comme supérieurs à nos envies à nous. On est là avant tout pour vivre avec nos émotions, pas pour se couler dans le rôle que l'autre attend de nous
- mettre en pratique ses envies, même si on doit parfois affronter sa peur, créer du désordre... »
Oui, tout ce que tu dis est vrai, c'est une application concrète de ce que je dis avant : s'accepter pour pouvoir s'affirmer.
Mais je me demande comment on fait quand on a l'habitude d'être sous le regard des autres.
Je suppose qu'il faut se laisser du temps;).

« Je me demande si des familles conflictuelles peuvent être plus favorables pour s'affirmer (car le conflit n'est pas vu comme anormal) »
Oui, j'avoue que j'ai parfois souhaité avoir une famille comme ça... enfin plutôt des parents assez démissionnaires... enfin, moi, c'est parce que je suis étouffée par mes parents lol. Donc, avec des parents qui me laisseraient faire ce que je veux, j'aurais eu le loisir de pouvoir m'affirmer vraiment, simplement... Ceci dit, il faut être honnête, je n'ai probablement pas le caractère pour... Peut-être me serais-je seulement laissée aller ?

« Ce que tu décris sur la peur de déplaire, chez moi ça a atteint le stade suprême du faux self, quand tu te coupes de qui tu es en te stressant pour rentrer à tout prix dans la case "normal". Et ainsi tu perds ta liberté : plutôt que d'être quelqu'un qui a ses propres motivations, vit avec ses émotions, poursuit l vie qui lui convient, tu finis par te sentir comme un simple "agent", présent pour s'adapter aux motivations, projets et fonctionnements des autres sans rien réclamer pour lui. 

La distinction que tu faites entre aider et servir de déversoir est d'ailleurs importante: on a une altruisme, une envie d'aider les autres. Mais quand ça devient une contrainte et qu'on étouffe sous les besoins des autres, c'est clair qu'il faut partir. »
C'est tout à fait ça !
Ah... le faux-self !!! J'en suis au même point que toi !Prends bien soin de toi car en ce qui me concerne, je crois que ce faux-self joue pour beaucoup dans ma dépression.
A force de rencontrer le vide en soi, on finit par se perdre : si on est... rien, rien n'a d'importance autour de soi.

As-tu réussi à mettre des choses en place pour modifier ce faux-self, le fait que tu ne t'énerves jamais, pour t'affirmer... ?
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Message par Draklight le Dim 3 Sep 2017 - 13:06

Bravo pour ton millième message d'abord ^^

1- sur le rapport à l'amour : Ca semble paradoxal mais ces deux tendances (besoin d'affection et peur de l'engagement) sont sûrement liées. Comme toute personne, et peut-être encore plus que d'autres par rapport à ton histoire, tu souhaites sentir être aimée, liée à quelqu'un, oublier la pesante individualité.
Mais tu te décris "dépendante", ce qui implique d'être en position de faiblesse. Quand tu es en position de faiblesse, tu n'oses pas négocier. Quand tu es en position de faiblesse, tu acceptes tout en bloc ce que l'autre veut, ou bien tu démissionnes. Neutral / No
Or, l'engagement nous rend mal à l'aise précisément parce qu'on a peur de devoir se couler dans un moule qui ne nous convient pas. Je pense que, quand on a le sentiment d'être (en partie) maître d'une relation, de pouvoir définir comment elle se déroule, quelles sont ses règles, on n'a pas peur de s'engager puisque l'engagement correspond à notre liberté. Twisted Evil
Pour moi, pour faire reculer son malaise de l'engagement, il n'y a qu'une solution : essayer de se connecter à soi-même, de ressentir sincèrement ses émotions, envies, répulsions. Et façonner la relation en fonction de ce qu'on aime / ce qu'on veut, plutôt que de chercher à rentrer dans un moule. Ce qui nécessite, parfois, de faire face à notre peur de déplaire à autrui, de ne pas être aimé...La peur est sans doute ce qui nous éloigne le plus de nos envies, et motivations, et qui nous pousse à toutes les compromissions possibles.
As-tu déjà eu des histoires d'amour qui ont duré? Qu'as-tu aimé faire / recevoir dans ces histoires?


2- sur ta colère et ma répression de la colère :
Ton témoignage est intéressant. Être doux, calme nous permet effectivement d'être plus apprécié car on ne crée pas de désordre, mais nous on peut se sentir déprimer et pas libre.
A l'inverse, être toujours dans une attitude d'énervement paraît aussi, d'après tes dires, mener à l'impasse. Si je comprends, non seulement tu froisses tes relations, mais ça ne te permet même pas de te faire respecter / faire respecter tes conditions?
Quelles situations, quelles paroles déclenchent ton énervement? Evil or Very Mad
Ici, il me semblerait intéressant de pouvoir distinguer différents cas de figures, et trouver des réponses plus adaptées que l'énervement pour s'affirmer quand nécessaire.
Pour ma part, hélas la colère reste encore hors de ma portée (sauf injustice flagrante).
J'essaie quand même de m'affirmer, mais d'une façon plus "indolente". Si je dois refuser une sortie qui ne m'intéresse pas, je fais comme si je devais suivre un ordre (venant de mon coeur) sans trop prêter attention aux susceptibilités des autres. Ou alors, je fais de la pédagogie, pour que la personne ne le prenne pas contre elle. Mais j'ai encore du mal à ne pas me sentir coupable dans ces cas ^^ pale
Quand je suis d'humeur, j'essaie de m'affirmer avec humour, ce qui passe souvent bien.

3- sur la souffrance face aux autres :
je suis tout à fait d'accord. Quand je suis en situation de souffrance lors d'une sortie avec les autres, j'ai besoin à tout prix de m'isoler un long moment, pour retrouver mes esprits et ma sérénité. La solitude est le lieu où l'on se retrouve quand on est perdu avec les autres, et ça vaut pour le zèbre en particulier.

4- sur les leviers pour se reconnecter à soi-même :
Je me rends compte avoir oublié un énorme levier : associer les autres, en particulier nos proches, à notre redécouverte de nous-même.
Comme tu le soulignes, malgré tout on est toujours un peu dépendant du regard des autres. On a beau trouver en son for intérieur 1000 façons de donner du sens à notre originalité, si en face des autres on se sent toujours incompris, alors on continuera d'être en tension nerveuse. C'est d'ailleurs un conseil de Monique de Kermadec : partager avec nos proches notre redécouverte de nous-même.
C'est ce que j'ai essayé de mettre en pratique avec mes parents. Depuis plusieurs week-end, je leur parle du sujet qui me tient à coeur en ce moment, et sur lequel j'avais peur de me dévoiler : ma redécouverte de moi-même. Je me suis rendu compte que cela était devenu super important pour moi, je passe des heures à y réfléchir, à me documenter dessus. Mais, une fois face à mes proches, j'ai l'impression de devoir afficher une façade "normale" comme si rien n'avait changé, comme si je devais cacher cette recherche qui révèle trop ma fragilité. Et ça me déprime, je ne veux plus avoir à afficher une façade lisse, normalisée avec mes relations. Je veux pouvoir parler honnêtement des questions qui me tiennent à coeur, et des enjeux qui me motivent.
C'est ce que j'ai commencé à faire avec mes parents. Et ça marche. Certes, ils sont dubitatifs sur certains points ("ne te mets pas dans une case, on est tous un peu pareil"), mais pas du tout hostiles et plutôt compréhensifs. Et honnêtement ça soulage, de pouvoir assumer ses questionnements (même quand inaboutis) avec ses proches. Je pense que je vais essayer de faire pareil avec mes amis. Quitte à passer pour un "bizarre" mais de toute façon je le suis déjà, comme tout coming out tout le monde est déjà au courant. farao

Plus généralement, ce que j'essaie en ce moment pour me renouer avec moi-même, c'est une "stratégie" inspirée du livre de Monique de Kermadec. Ce qu'elle conseille aux zèbres, aussi bien pour se relier à soi-même qu'aux autres, c'est de renouer avec les activités, domaines qui nous motivent, et les vivre à fond. Cela vaut pour se connecter à soi-même, mais aussi pour se connecter aux autres. D'après elle, pour se sentir bien avec des personnes, le zèbre n'a pas besoin que les autres soient des zèbres, mais plutôt de pouvoir partager avec eux des passions, motivations, questionnements communs.
Par exemple, je me suis rendu compte que ça me déprimait profondément de passer de longs moments avec des personnes, même des proches, si il n'y a pas des choses dans cette rencontre qui me motivent réellement. En gros, OK pour manger 1h30 avec des amis, pas OK pour passer la journée à la plage avec eux si je n'y trouve pas d'intérêt.
Et qu'est-ce qui me motive, qu'est-ce qui a du sens pour moi? Ca dépend des périodes, mais en ce moment c'est : la redécouverte de moi-même et la psychologie ; la politique, la société ; la lecture, les univers plein de fantastiques, de subtilités.
Alors, voici ce que j'ai commencé à faire ces temps-ci : rencontres entre zèbre IRL à Lille (motivation 1). Me rapprocher de mon mouvement politique préféré pour participer à leurs actions et réflexions (motivation 2). J'aimerais bien aussi trouver un atelier d'écriture ou de lecture (motivation 3). Et je me rends que ça me plaît beaucoup plus que de passer une journée à la plage avec des potes ou la famille.
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Message par Chuna le Dim 3 Sep 2017 - 18:58

Discussion intéressante qui me parle et que je n'avais pas encore lue.
Super étonnant que je retrouve carpediem lol ^^

Chez moi on retrouve (forcément ?) les ingrédients dont vous parlez, dont la confiance en soi.

Je vais tenter de faire court :
- Besoin absolu d'attachement, plus le temps passe, plus c'est viscéral. Et j'en ai conclu que c'était humain.
- Peur de l'engagement, si bien que j'ai fini par me mettre à répétition dans des situations impossibles, si je ne fuyais pas littéralement quand c'était possible.

Raisons : ma famille. (j'ai mis du temps à comprendre que ça venait de là quasi uniquement...)

Ramener qq1 dans ce huit clos ma parait quelque chose de faramineux.
ça sera jamais le bon.
je vais au devant d'histoires.
Je vais devoir gérer le mec et la famille. et par expérience, c'est pas de la tarte, que de se sentir tiraillée entre deux parties qu'on aime. Jusqu'à présent, les parents ont été plus forts (enfin la dernière fois j'avais 25 ans depuis c'est relation à distance sans avenir, j'ai trouvé ma solution)

Du coup se posent mille questions : est-ce que c'est le bon ? est-ce que je l'aime ? est-ce que je vais pas m'ennuyer avec ? toussa toussa.
Mais si on creuse vraiment, ces questions là n'ont pas réellement de sens. Le vrai souci est sous-jacent.

Draklight : que se passerai-t-il si tu étais toi dans ta relation ? non romantique, solitaire, toussa...

Ah! Une chose : toute fille s'attend qu'un jour son chéri pète devant elle.
Et ça ne la fait pas fuir. Généralement, ça l'attendrit (enfin s'il ne l'a pas tué avec l'odeur ^^)
et j'ai pu constater que c'est pareil dans l'autre sens tongue

(je me rappelle avec tendresse du "ohhhh!!!! ton premier pet!..." de mon premier copain, suivi d'un bisous. S'il avait su le nombre de fois où j'avais pété devant lui avant de me rater et me faire choper...)
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Message par Fab. Fabrice le Dim 3 Sep 2017 - 20:43

Draklight a écrit:J'ai l'impression de me forcer à jouer un rôle de copain idéal que je ne désire pas réellement. Comme si l'intensité des sentiments amoureux, le sérieux de l'amour, le fait de faire plein de choses à deux, de fonctionner en couple, comme si tout ça m'effrayait et me répugnait.
Le paradoxe est que, dans l'idéal, je souhaiterais mener une vie normale, avoir une relation de couple intime avec la fille que j'aime. Mais c'est comme si ma volonté "officielle" était déconnectée de mes désirs et de mes émotions.

? Reste toi même et transmet tout cela doucement à ta copine, comprend quez tu n'a pas a vouloir "par" avance l'amour comme ci ou comme ça, construit au jour le jour avec elle mais explique lui, discuet
te de tout ça, partagez, si vous arrivez à ça et tant qu'elle s'enfuit pas, c'est 'la' bonne ( 'une de's en fait...)
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Message par CarpeDiem le Mar 5 Sep 2017 - 22:22

Fab. Fabrice a écrit:
? Reste toi même et transmet tout cela doucement à ta copine, comprend quez tu n'a pas a vouloir "par" avance l'amour comme ci ou comme ça,  construit au jour le jour avec elle mais explique lui, discuet
te de tout ça, partagez, si vous arrivez à  ça et tant qu'elle s'enfuit pas, c'est 'la' bonne ( 'une de's en fait...)
Je crois que l'ennui (pour moi en tout cas), c'est de se rendre compte à partir de quand on joue un rôle, le rôle du ou de la parfait(e) compagnon/compagne.
Pour ma part, je rentre tout de suite dans ce rôle et puis, très vite, j'étouffe, sans même le comprendre ni bien sûr, sans même comprendre pourquoi!

Draklight,
1- sur le rapport à l'amour
Je suis tout à fait d'accord avec toi... Mais il faut que je me rende compte, tout de suite, que je joue un rôle (hors, j'y suis habituée : faux-self).
« Peur de se couler dans un moule » : si tu savais à quel point tu as raison et pas seulement en matière de relation amoureuse. C'est aussi ce que tu ressens ?
Et non, je n'ai jamais eu de longue relation ni même vécu avec un homme (ni une femme haha).
Ma plus longue relation est de 1 mois et date du lycée !
Et toi, qu'en est-il ?

2- sur ta colère et ma répression de la colère :
Ce qui déclenche ma colère ? L'injustice, l'hypocrisie, l'égoïsme, les flemmard(e)s... Je suis très idéaliste, je crois... Ah et mes parents. Oui, mes parents... pour tout et rien du tout.
Tu sais, je comprends parfaitement ta position et si j'avais un conseil, ce serait plutôt de trouver un moyen d'arriver à défendre ses idées, ses choix... dans le calme... et comme tu le fais déjà, avec humour, un sourire... Faire passer tout cela par l'énervement, ce n'est pas du tout le bon plan et ce n'est pas parce qu'on s'énerve que ça marche... loin de là !
Après, s'énerver rarement mais de temps en temps, pour remettre certaines choses/personnes sur les bonnes rails, ça peut être salutaire oui. Petite question : t'énerverais-tu plus facilement pour défendre quelqu'un d'autre que toi-même ?

3- sur la souffrance face aux autres :
Tout à fait ok.

4- sur les leviers pour se reconnecter à soi-même :
Je suis plus partagée pour ce point. Enfin, j'entends ce que tu dis et il est clair que ça semble te faire du bien, d'être reconnu dans ta singularité, par toi-même, of course, mais aussi par tes proches... Que tu puisses leurs expliquer...
Mais... encore faut-il être écouté ? Compris ? Ou que, du moins, le proche cherche à comprendre.
Personnellement, ce n'est pas mon cas et c'est très douloureux. En effet, c'est bien de pouvoir s'affirmer face à nos proches... Et c'est tant mieux si tu arrives à le faire Wink.

« Par exemple, je me suis rendu compte que ça me déprimait profondément de passer de longs moments avec des personnes, même des proches, si il n'y a pas des choses dans cette rencontre qui me motivent réellement. En gros, OK pour manger 1h30 avec des amis, pas OK pour passer la journée à la plage avec eux si je n'y trouve pas d'intérêt. 
Et qu'est-ce qui me motive, qu'est-ce qui a du sens pour moi? Ca dépend des périodes, mais en ce moment c'est : la redécouverte de moi-même et la psychologie ; la politique, la société ; la lecture, les univers plein de fantastiques, de subtilités. »
Complètement d'accord !
C'est aussi ce que je fais depuis peu ! Je me suis mise au piano (alone) : j'en rêvais depuis longtemps. Je me suis remise à la photo. Et j'essaie de me remettre à l'écriture (l'écriture étant ma passion suprême) et tu me donnes une idée d'ailleurs avec ces ateliers d'écriture;). Je te souhaite que ça marche pour toi en tout cas mais tu es dans une bonne dynamique !

chuna56 a écrit:
Super étonnant que je retrouve carpediem lol ^^
N'est-ce pas ?Very Happy  lol!

chuna56 a écrit:Ah! Une chose : toute fille s'attend qu'un jour son chéri pète devant elle.
Et ça ne la fait pas fuir. Généralement, ça l'attendrit (enfin s'il ne l'a pas tué avec l'odeur ^^)
et j'ai pu constater que c'est pareil dans l'autre sens tongue

(je me rappelle avec tendresse du "ohhhh!!!! ton premier pet!..." de mon premier copain, suivi d'un bisous. S'il avait su le nombre de fois où j'avais pété devant lui avant de me rater et me faire choper...)
lol!

chuna56 a écrit:

Chez moi on retrouve (forcément ?) les ingrédients dont vous parlez, dont la confiance en soi.

Je vais tenter de faire court :
- Besoin absolu d'attachement, plus le temps passe, plus c'est viscéral. Et j'en ai conclu que c'était humain.
- Peur de l'engagement, si bien que j'ai fini par me mettre à répétition dans des situations impossibles, si je ne fuyais pas littéralement quand c'était possible.

Raisons : ma famille. (j'ai mis du temps à comprendre que ça venait de là quasi uniquement...)

Ramener qq1 dans ce huit clos ma parait quelque chose de faramineux.
ça sera jamais le bon.
je vais au devant d'histoires.
Je vais devoir gérer le mec et la famille. et par expérience, c'est pas de la tarte, que de se sentir tiraillée entre deux parties qu'on aime. Jusqu'à présent, les parents ont été plus forts (enfin la dernière fois j'avais 25 ans depuis c'est relation à distance sans avenir, j'ai trouvé ma solution)

Du coup se posent mille questions : est-ce que c'est le bon ? est-ce que je l'aime ? est-ce que je vais pas m'ennuyer avec ? toussa toussa.
Mais si on creuse vraiment, ces questions là n'ont pas réellement de sens. Le vrai souci est sous-jacent.
Mon Dieu... j'ai toujours de la peine à te lire, en même temps qu'un grand soulagement.
C'est exactement ce que je vis... Tout est vrai, mot pour mot (sauf quand t'avais 25 ans lol)...
Quel est le vrai soucis sous-jacent, selon toi ?

Moi, je persiste et signe : si on n'est incapable de se mettre en couple, ou durablement/stablement en couple, c'est qu'au fond, pour X raisons, on n'en a pas envie/ on n'est pas prêt...
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Message par Chuna le Mar 5 Sep 2017 - 22:53

Le problème sous-jacent est la peur d'affronter mes parents et de devoir imposer mon conjoint.
J'en discutais avec une amie hier, son père a été odieux quand elle a ramené son mari (30 ans après ils sont encore ensembles, a priori elle s'est pas trop trompée lol). Elle, elle s'est pas fait chier, elle s'est barrée avec son mec a 100km, tant pis pour la maman.
Moi j'ai jamais trouvé qq1 qui me sécurise suffisemment que je sois prête à ca. Et je sais pas si ça existe. Mais du coup, je suis seule. Et je trouve des copains loin, qui viendront jamais s'installer avec moi.
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Message par CarpeDiem le Mar 5 Sep 2017 - 23:10

chuna56 a écrit:Le problème sous-jacent est la peur d'affronter mes parents et de devoir imposer mon conjoint.
C'est bien ce qu'il me semblait. J'ai exactement le même problème (tu t'en doutes?).
J'ai peur que mon conjoint ne leurs plaise pas, mais une peur... terrible.
Faut dire, mine de rien (selon eux, ce n'est pas vrai), ils sont un poil racistes, n'aiment pas les gens même un peu gros, en-dehors du moule, pas suffisamment beaux, petits, etc... (j'en passe et des meilleurs).
Le pire? J'ai ces exigences-là dans ma recherche d'un chéri alors que moi, je m'en fiche (mais c'est plus fort que moi)!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Au contraire d'ailleurs, j'aime les gens en-dehors du moule et je rêve de ce jour où je leurs amènerais le mec qui ne leur plaira pas du tout (et me plaira énormément)...  lol!
Je fantasme sur le fait de rencontrer un mec avec qui je me sente super bien, qui voit clair dans le "jeu" de mes parents à mon égard et un mec avec qui j'irais vivre dans un endroit super (genre campagne, à la mer, montagne...), loin de chez mes parents... Moi, horrible? rendeer

En fait, ça me rappelle qu'une fois, en vacances, ma mère parlait de moi à une de ses amies (devant moi) en disant que le jour où je me trouverais quelqu'un, elle était sûre qu'il serait bizarre, spéciale... Suspect

chuna56 a écrit:J'en discutais avec une amie hier, son père a été odieux quand elle a ramené son mari (30 ans après ils sont encore ensembles, a priori elle s'est pas trop trompée lol). Elle, elle s'est pas fait chier, elle s'est barrée avec son mec a 100km, tant pis pour la maman.
Moi j'ai jamais trouvé qq1 qui me sécurise suffisemment que je sois prête à ca. Et je sais pas si ça existe. Mais du coup, je suis seule. Et je trouve des copains loin, qui viendront jamais s'installer avec moi.
Idem pour moi, j'ai aussi déjà donné dans les relations longue distance mais maintenant, j'évite... marre de croire pour rien. Et la tendresse en chair et en os, ça fait du bien des fois! lol!
L'histoire de ton amie me vend du rêve, pas toi?
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Message par olivier77 le Mar 5 Sep 2017 - 23:26

CarpeDiem a écrit:En fait, ça me rappelle qu'une fois, en vacances, ma mère parlait de moi à une de ses amies (devant moi) en disant que le jour où je me trouverais quelqu'un, elle était sûre qu'il serait bizarre, spéciale... Suspect

Questions directes: ta mère, elle te trouve bizarre aussi? Et elle veut que tu sois toi ou que tu sois ce qu'elle aurait voulu être avec la personne avec qui elle aurait voulu être? Et toi tu veux être qui? La projection qui est dans la tête de ta mère ou toi-même?
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Message par Chuna le Mar 5 Sep 2017 - 23:32

Elles veulent qu'on soit ce qu'elles pensent être acceptable dans la société.
Nous on se bat avec trouille pour être nous. Difficilement. Dans la hantise permanente d'être abandonnées.
Mais on se bat quand même.

Au final, y'a pas grand monde qui nous comprenne, et qui comprend qu'on est lucide de la situation, mais que pour autant on n'arrive pas à la changer.
Et ca, c'est le résultat d'une violence invisible qui est exercée depuis notre naissance.
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Message par CarpeDiem le Mar 5 Sep 2017 - 23:38

olivier77 a écrit:
CarpeDiem a écrit:En fait, ça me rappelle qu'une fois, en vacances, ma mère parlait de moi à une de ses amies (devant moi) en disant que le jour où je me trouverais quelqu'un, elle était sûre qu'il serait bizarre, spéciale... Suspect

Questions directes: ta mère, elle te trouve bizarre aussi? Et elle veut que tu sois toi ou que tu sois ce qu'elle aurait voulu être avec la personne avec qui elle aurait voulu être? Et toi tu veux être qui? La projection qui est dans la tête de ta mère ou toi-même?
Bonnes questions!

J'ai du mal à le dire mais je suspecte mes parents d'être des parents toxiques (catégorie "dominateurs" voire "manipulateurs").

Donc, je suis étouffée par eux, mon identité aussi, je suis dépendante affective (d'eux)... Enfin bref...

Je veux ce qui me conviendrait mais j'ai tendance, inconsciemment, à ne choisir que ce qui pourrait faire plaisir à mes parents. Et si ce n'est pas le cas, je fuis au dernier moment, terrifiée par la peur.

Ma mère, je ne sais pas si elle me trouve bizarre... Sûrement... je dirais qu'elle me trouve "décalée", "en dehors des normes" dans le sens "trop sérieuse", etc...

Ma mère soutiendra bec et ongles (comme mon père) qu'elle veut quelqu'un qui me convienne mais elle veut surtout (tout comme mon père), quelqu'un qui lui convienne, et qui les écoutera eux, plutôt que moi... Je crois que c'est ce qui me fait le plus peur dans une éventuelle relation amoureuse...

Les rares "ami(e)s" que j'ai eu n'ont jamais vu clair en ma famille, ce que je subissais, le comportement de mes parents, ma souffrance... donc, même sans qu'ils le disent, je sentais que mes ami(e)s me prenaient un peu pour une menteuse un peu instable qui mettait tout sur le dos de ses parents... Ou peut-être se moquaient-il tout simplement de ma situation (ce qui est tout à fait crédible)?

Je ne peux supporter ça au sein d'une relation de couple. Sauf que finalement, personne n'a jamais pris ma défense, ne m'a jamais comprise... Oui, c'est ça, je crois, le coeur du problème.

EDIT:

chuna56 a écrit:Elles veulent qu'on soit ce qu'elles pensent être acceptable dans la société.
Nous on se bat avec trouille pour être nous. Difficilement. Dans la hantise permanente d'être abandonnées.
Mais on se bat quand même.

Au final, y'a pas grand monde qui nous comprenne, et qui comprend qu'on est lucide de la situation, mais que pour autant on n'arrive pas à la changer.
Et ca, c'est le résultat d'une violence invisible qui est exercée depuis notre naissance.

Je n'aurais pas mieux dit!
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Message par Draklight le Sam 9 Sep 2017 - 16:06

Fab Fabrice :
En effet c'est ce que j'essaie de faire maintenant, mieux coller à mes émotions, et mes envies, sans me mettre dans la case "couple" comme si je devais avoir un comportement standardisé.

chuna56 :
si j'étais moi dans la relation, je dirais que je m'attacherais plutôt à passer de bons moments avec ma copine. Pas forcément de très longs moments (pas sûr que je sois à l'aise de passer une semaine entière collé à elle), peut-être juste 2h par ci, une soirée par là...mais régulièrement pourquoi pas.
Je serais "amical" la plupart du temps, au sens où je m'exprimerais avec elle comme j'ai l'habitude de m'exprimer avec mes proches, mes parents, mes bons amis....c'est à dire sans trop faire d'efforts pour m'adapter à ses attentes présumées. La plupart du temps, je serais simple, sobre, plutôt que romantique.
Et peut-être, à certains moments précis (au lit, en l'embrassant...), je deviendrai plus passionné ou plus tendre.

Notez d'ailleurs, qu'il se trouve en ce moment une subtile inversion des énergies dans ma relation. Alors qu'auparavant, elle me semblait m'aimer beaucoup plus que moi, ces temps ci je la trouve plus distante. Et je me mets, moi, à me sentir parfois triste, à avoir envie qu'elle me donne de la tendresse, soit plus présente. En dehors d'elle je n'ai pas de relation "affectueuse" (y compris amicale) dans ma région.
Se sentir en dépendance amoureuse est agaçant, mais pour moi c'est plus facile à gérer que la position inverse où j'ai l'impression qu'on attend de moi un amour que je ne veux pas donner. La solitude, la tristesse c'est pénible, mais moins casse-tête que le malaise et la culpabilité.

Sur ta philosophie du pet : Laughing Laughing Laughing
Bon je comprends par là qu'il y a bien un moment où l'on montre notre vrai soi, dans ses côtés défaillants ou peu reluisants.


Carpe Diem :
1- Le rapport à l'amour
"peur de se couler dans un moule" c'est quand on a vécu les choses soi-même qu'on en parle le mieux n'est-ce pas? Smile
Moi c'est simple, dès qu'une fille commence à me témoigner de l'affection, de la tendresse, je me remplis de malaise. C'est comme si mon psychisme déduisait de ces signaux que j'avais désormais l'obligation, si je voulais préserver la relation, et ne pas faire souffrir l'autre, d'adopter un comportement de prince charmant standardisé.
Il se trouve que mes parents sont l'exemple du parfait couple. Ensemble depuis 30 ans, ils s'aiment toujours, parfois des disputes mais rien de méchant. Peut-être ai-je trop "sacralisé" le modèle du couple classique et ai du mal à concevoir une relation amoureuse qui n'entre pas dans la case couple.

Moi j'ai eu une seule relation avant celle que j'ai en ce moment, c'était il y a 7 ans. Je suis sorti un an avec une fille. Mon faux self s'était alors érigé en quasi-dictature qui a guidé pendant toute cette période l'essentiel de mes attitudes. Une période de grande souffrance, où j'étais sans cesse ballotté entre divers sentiments: le malaise, intolérable, de devoir jouer le rôle du Prince charmant ; le doute constant sur mes sentiments ; la culpabilité de ne pas être assez sincère et amoureux ; la peur de blesser, de faire de la peine à ma copine si je ne me montre pas amoureux.
Après qu'elle m'ait quitté, j'ai été plus perdu que jamais avec l'amour. Je ne savais toujours pas si j'avais vraiment aimé ma copine. Je balançais entre soulagement de ne plus avoir à jouer le prince charmant, et en même temps sentiment de solitude dans la vie, dévalorisation de moi-même. J'ai connu l'amour, je l'ai mal vécu, je n'ai pas réussi à donner un sens à ma souffrance. Il n'est pas étonnant que je sois resté célibataire si longtemps. Au fond, je n'étais pas vraiment motivé à reprendre une relation amoureuse.

2- sur la colère et sa répression
Pour que je m'énerve, que ce soit pour me défendre moi au autrui, il faut une situation d'injustice caractérisée, et dans laquelle les personnes à qui je reproche cette injustice ne me font pas peur. En gros, si je suis face à mon patron, qui engueule un collègue, j'aurais plutôt tendance à faire profil bas et réconforter mon collègue ensuite.
Ta remarque me semble très pertinente, sans doute ce calme fait-il partie de mon caractère et je peux défendre mes choix et mes libertés tout en l'exprimant d'une façon posée ou humoristique.

4- sur les leviers pour se reconnecter:
Tu veux dire que ta famille, tes amis sont réticents à t'écouter parler des choses qui te tiennent à coeur, et n'admettent pas que tu puisses avoir un caractère particulier? Ou alors considèrent tes particularités comme des anomalies à gommer?

Sur la partie "loisirs", en effet c'est ce que j'essaie, partir des loisirs qui m'intéressent sincèrement, et voir ensuite pour trouver des moyens de les partager. Je vais essayer d'organiser un atelier d'écriture avec les zèbres lillois même si je ne l'écrirai pas forcément Smile


Carpe Diem et chuna56, je vous réponds conjointement, car vous parlez de la même difficulté concernant la peur de présenter vos conjoints à vos parents.
Qu'est-ce qui fait qu'il est à ce point obligatoire que votre conjoint plaise aux parents?
Vous habitez avec eux? Ou proche de chez eux? Vous êtes obligées de les voir très très régulièrement? Que va-t-il se passer (en tout cas, que redoutez-vous) si vous vous éloignez d'eux pour vivre votre relation avec la personne qui vous plaît?
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Message par EnBleuEnNoir le Sam 9 Sep 2017 - 19:03

Bonjour Draklight et bonjour à tous: Carpe diem, Chuna56, Olivier77, Fab.Fabrice, Turangalila et Sugly

Merci à Draklight pour ce post et à vous tous pour vos commentaires et partages.

J'ai lu l'ensemble de votre conversation, et il y a des passages qui font écho à ce dont je viens de prendre conscience. Ce sont les trois extraits suivants qui m'ont parlé:
Carpediem a écrit:manque de confiance en soi, manque d'estime de soi, peur de l'abandon (...)
Dans ces trois points, la différence peut expliquer déjà grandement les choses ainsi qu'un environnement familial délétère, de grandes déceptions, etc... Peu importe au fond, il faut identifier le problème et le confronter. (...)
J'ai oublié un point dans tout ça, le plus fondamental pourtant: la peur de déplaire (qui va avec l'abandon, of course).
Dracklight a écrit:J'ai remarqué qu'il m'arrive parfois, dans certains moments où je me sens fragile, de basculer dans une "identité en doute". C'est comme si je n'étais plus moi-même mais dans un état altéré. Etat où la peur de ne pas être au niveau des attentes des autres, la souffrance d'être anormal ou la culpabilité de blesser les autres m'obsède.
Draklight a écrit:La peur est sans doute ce qui nous éloigne le plus de nos envies, et motivations, et qui nous pousse à toutes les compromissions possibles.

Je me suis réveillée hier avec une pensée/rêve horrible, qu'il m'arrive (ou arrivait) très souvent de faire. C'est en rapport avec le sujet "couple". (pensée/rêve: je ne sais pas très bien comment l'appeler, c'est un peu indépendamment de ma propre volonté, ca vient tout seul.) J'ai décidé d'y réfléchir, parce que j'ai eu le sentiment que, si elle était survenue, c'est qu'il y avait quelque chose à comprendre et à retenir.

J'ai une peur, assez profonde, c'est d'être "violement rejetée et/ou dépréciée et/ou discréditée" sans explication, sans raison, sans logique, juste brutalement éjectée, rembarrée sans considération aucune pour ma personne.

C'est ce que j'ai vécu quand mon père avait ses sautes d'humeur et qu'il déversait tout sur moi. Impossible de dire quoique ce soit, il ne m'écoutait pas, ne m'entendait pas, ne me respectait pas, aucune considération et aucune estime. Ma mère n'intervenant pas, comme si la situation était normale ou qu'elle ne pouvait rien y faire. J'étais là, j'encaissais, j'essayais de discuter, de me défendre (avec des mots), rien y changer, il continuait de se déverser.
J'avais conscience de tout ça depuis longtemps, mais je n'avais pas intégré que c'était vraiment ancré en moi et que cela avait débouché sur une peur profonde.

Avoir un mec ou une relation de couple est quelque chose de secondaire dans ma vie. Si ca se présente, c'est bien, pourquoi pas, mais sinon, je préfère vivre sans. C'est vraiment dans ce que je veux pour moi, le fait que je veux des enfants mais pas forcément du père à la maison, que même quand je imagine vivre avec un homme, c'est quelque chose de très lointain, comme si cela n'allait jamais vraiment se réaliser, se concrétiser.

Paradoxalement, je n'ai pas peur une fois en couple (en même temps j'évite de choisir des partenaires qui ressemblent à mon père!).

Et je vois bien dans les couples que je peux rencontrer, des hommes être respectueux, fiables et stables. Mais c'est comme si, moi, je n'allais jamais être dans cette situation. Alors que je sais, pour y avoir réfléchi que ce n'est pas forcément ce qui va m'arriver.

Mais là, hier, j'ai vraiment pris conscience de tout cela avec une plus grande résonance, comme si cette pensée/rêve qui est arrivée au matin me faisait signe d'y réfléchir pour de bon. et qu'à vous lire, cela n'avait fait que confirmer cette résolution de dire "stop", de dire à haute voix "maintenant, je me défais de tout ça, je me leste et je vais de l'avant sans avoir peur que le prochain que je rencontre puisse se comporte aussi mal à mon égard".

Je vous remercie sincèrement de votre partage.  Very Happy

Ensuite, il y a d'autres choses dont vous parlez qui ont fait écho, pas forcément dans la relation de couple d'ailleurs. Je reviendrai plus tard pour vous en parler.  Wink
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Message par Chuna le Sam 9 Sep 2017 - 20:18

Carpe Diem et chuna56, je vous réponds conjointement, car vous parlez de la même difficulté concernant la peur de présenter vos conjoints à vos parents.
Qu'est-ce qui fait qu'il est à ce point obligatoire que votre conjoint plaise aux parents?
Vous habitez avec eux? Ou proche de chez eux? Vous êtes obligées de les voir très très régulièrement? Que va-t-il se passer (en tout cas, que redoutez-vous) si vous vous éloignez d'eux pour vivre votre relation avec la personne qui vous plaît?

Moi, ça me faciliterait la vie, tout simplement.
J'habite pas loin, déjà, et je suis partiellement tributaire d'eux (j'habite la maison de mon père gracieusement). Je me sens donc redevable.
Et j'ai ce lien dont je peine à me défaire, qu'ils resserrent chaque fois qu'ils sentent que je m'éloigne.
Ils le resserrent pas une forme de maltraitance, et ça fonctionne depuis tellement longtemps, toujours en fait, que je suis à leur merci.
J'ai cette peur viscérale d'être abandonnée, et j'ai beau le savoir, c'est compliqué d'agir contre, même si je le fais (mais c'est du genre un pas en avant, un pas en arrière depuis quelques années, donc violentes disputes, sans que ça mène nulle part, si ce n'est à une mauvaise estime de moi).

J'ai vu ce qui s'est passé avec ma petite sœur, qui a eu l'immense chance de tomber sur un mec génial, patient, et aimant. ça a été très chaotique pendant quelques années. Encore aujourd'hui, ma mère tente l'ingérence, mais ma soeur résiste.

Mais faut le bon mec.

Qui a envie d'une femme enfant ?
Qui a envie de se retrouver face à des beaux parents cons ?
Qui sera là pour me soutenir face à eux ? Pour le moment, personne.
Alors je reproduis les mêmes schémas, encore et encore.

Et tu sais, la distance ne chance rien. J'ai mis la France entre nous, pendant 4 ans, mais la puissance de ma mère n'a pas de limite.
Pour l'instant.

Ce qui est terrible, c'est que ces petits jeux sont discrets, et pas visibles de l'extérieur. Si bien qu'au final, je passe pour la neuneu de service.
Celle qui ne sait pas couper le cordon.
Combien de fois j'ai entendu ça.
"coupe le cordon"

Si c'était si simple...
Les gens qui disent ça n'ont aucune notion de la détresse dans laquelle on peut se sentir, et la honte qui va avec.
De toute façon, c'est rare que les gens comprennent grand chose, même quand on leur explique... Embarassed
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Message par Chuna le Sam 9 Sep 2017 - 20:27

Draklight a écrit:Je serais "amical" la plupart du temps, au sens où je m'exprimerais avec elle comme j'ai l'habitude de m'exprimer avec mes proches, mes parents, mes bons amis....c'est à dire sans trop faire d'efforts pour m'adapter à ses attentes présumées. La plupart du temps, je serais simple, sobre, plutôt que romantique.

Tu sais, je n'ai aucun doute que ta copine préfèrerais te voir tel que tu es.
Et si elle n'apprécie pas ta personnalité, c'est que tu perds ton temps.

Pourquoi avoir envie de vivre séparément ? Sa présence te fatigue ?
N'est-ce pas parce que tu portes ce masque en sa présence ?

Se sentir en dépendance amoureuse est agaçant, mais pour moi c'est plus facile à gérer que la position inverse où j'ai l'impression qu'on attend de moi un amour que je ne veux pas donner. La solitude, la tristesse c'est pénible, mais moins casse-tête que le malaise et la culpabilité.

Tu le dis bien, "j'ai l'impression".
Sans demander aux gens, tu ne sais pas réellement.

Tu vois, j'ai récemment compris un truc.
Je crois que la majorité des relations commencent par une période d'état amoureux. Là où les sentiments sont décuplés. Cette période est limitée dans le temps; c'est après qu'on voit ce qui reste, et si le couple peut durer un peu.

Mais il y a une autre façon de débuter une relation. Moins expansive. Mais qui peut tout de même mener à un attachement sentimental.
Je viens de le comprendre. Seulement maintenant.

Il y a besoin de temps pour s'attacher, non pas pour tomber amoureux (ça c'est hormonal, et ça peut mener à l'attachement également)
c'est ptèt une voie qui te conviendrait plus.
Fréquenter quelqu'un en prenant son temps. Te laisser évoluer, être toi.

Et je vais te dire, ya un truc qui fait des miracles dans les couples (et que je ne sais pas bien utiliser) : la parole.
A partir du moment où on ouvre son cœur, les problèmes se règlent petit à petit, à deux.

Des fois, non, parce qu'on n'a pas forcément les mêmes besoins, envies, attentes de la vie. C'est juste qu'on n'est pas avec la bonne personne.

C'est juste indispensable de parler à cœur ouvert.

Enfin... peut-être que j'enfonce des portes ouvertes, auquel cas, désolée Embarassed
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Message par Chuna le Sam 9 Sep 2017 - 20:33

EnBleuEnNoir : Le rejet que tu as vécu est traumatisant.
Soit tu as de la chance, et la vie t'a permis la résilience, soit tu as eu moins de chance et ça n'est pas le cas, et ça pourrit toutes tes relations les unes après les autres (ce qui est mon cas).

Si c'est ça, il serait peut être intéressant pour toi d'aller consulter un psychologue spécialisé dans le lien d'attachement qui pourrait t'aider à évoluer sur ce point.

Bien entendu, c'est pas forcément miraculeux, je suppose que ça dépend des gens, de leur vie, de tout un tas de facteurs.

Moi ça m'aide.
J'avance tout doucement. Trop doucement, mais mon cerveau a malheureusement bugué. Pas de bol.
Je regrette juste de ne pas l'avoir fait bien avant....

J'étais vraiment pas bien dans ma peau, depuis des années, et un jour je me suis dit que j'avais qu'une vie, alors autant faire ce qu'il faut pour la vivre au mieux.
Je regrette pas.
Si je ne suis pas encore capable d'aimer correctement, et de choisir les bonnes personnes (quand je dis bonne, je veux dire celles qui sont réellement susceptibles de faire un bout de chemin avec moi, dans la sérénité), aujourd'hui au moins, je me connais, et je m'apprécie. Ce qui n'était pas le cas auparavant.

Prochaine étape : construire un lien stable avec quelqu'un.

Courage à toi I love you
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Message par Draklight le Dim 10 Sep 2017 - 16:11

EnBleuEnNoir :
Ta remarque sur le fait que tu t'imagines en couple, mais que ça ne te semble pas indispensable et même si ça arrive tu n'habiterais peut-être pas avec le père de tes enfants : c'est intéressant, en fait mon idée de base en lançant ce sujet était aussi de discuter de la possibilité de relations n'entrant pas dans la case du "couple classique". Des relations moins fusionnelles, mêlant de l'amitié et de l'amour.
Pour ma part, je suis convaincu, d'autant plus à notre époque, que le couple romantique avec enfants ne peut plus être le destin de toute personne. Quand je regarde autour de moi, les personnes n'étant pas dans cette situation sont nombreuses : personnes divorcées, célibataires tardifs, relations sentimentales ne menant pas au couple installé...


chuna56 :
Si tu penses qu'une femme enfant fait fuir, tu te trompes. Beaucoup d'hommes recherchent à la fois une sécurité affective, et le sentiment de pouvoir être le "héros" de leur belle, de pouvoir la combler.
Maintenant, il est vrai qu'être dès le début de la relation, ou être tout le temps en mode "dépendance affective" peut faire fuir les mecs. Sans doute faut-il arriver parfois à se contenir, et à résister à ses angoisses et à son sentiment de fragilité. Neutral

Concernant les beaux-parents cons, je ne parlerai pas au nom de tous les mecs mais pour moi c'est une question secondaire. La fille avec qui je sors a une famille musulmane pieuse, qui risque de ne pas m'accepter, mais honnêtement à ce stade je m'en tape. Si on a envie de faire notre vie ensemble, on trouvera un arrangement (même si y a de la casse). Et si la famille s'avère plus importante que notre relation, eh bien tant pis on ne se mettra pas en couple. Neutral

De l'extérieur, en effet, on pourrait penser qu'il va falloir ou bien s'en éloigner pour diminuer leur influence sur ta vie, ou bien choisir ce que tu veux et affronter ouvertement leur désapprobation.
Maintenant, il n'est pas question de te juger sur la difficulté à le faire.
Pour ma part, les parents ont toujours représenté un soutien stable affectif et moral ; j'ai beaucoup de mal à imaginer pouvoir m'en passer. D'autant que, parfois, j'ai des grandes bouffées de solitude, où je me sens fragile et seul au monde (c'est le cas en ce moment avec l'éloignement de ma copine ^^'). Dans ces moments de fragilité émotionnelle, on a beau se raisonner, on ressent comme un énorme besoin d'affection qui, s'il n'est pas comblé nous plonge dans la détresse. Mes parents restent un repère stable, rassurant même dans ces moment là.
Je ne sais pas si tu as toi même ces soucis, en tout cas je compatis et comprends bien qu'il soit difficile de brusquement couper les ponts. L'idéal serait de pouvoir t'appuyer sur de bons amis qui pourraient te soutenir durant les moments difficiles où tu dois résister à ta famille.

Sur ta réponse à mon cas:
"Tu sais, je n'ai aucun doute que ta copine préfèrerais te voir tel que tu es.
Et si elle n'apprécie pas ta personnalité, c'est que tu perds ton temps."
Tu as tout à fait raison. Ce n'est pas tenable à long terme si je dois me faire violence pour être en relation avec elle. C'est juste que j'ai peur de la faire douter qu'elle me plaît, de lui faire de la peine.

"Pourquoi avoir envie de vivre séparément ? Sa présence te fatigue ?
N'est-ce pas parce que tu portes ce masque en sa présence ?"
On touche là à une caractéristique chez moi, sans doute typiquement zébresque, que j'ai mis du temps à comprendre.
Ca ne m'intéresse pas de passer beaucoup de temps (genre toute une journée) avec des gens juste pour passer le temps. Pour que j'apprécie ma journée, il faut que j'en consacre la majeure partie à une activité, un loisir, à des questionnements qui me parlent. En ce moment, par ex, mes occupations hors travail sont : la politique, la lecture / l'écriture, et la découverte de moi-même.
Si par exemple, je passe une journée entière à la plage avec une bande de potes, sans pouvoir me consacrer (au moins une partie du temps) à ces sujets, alors je m'ennuie et ça ne me plaît pas.
Ca vaut avec mes potes, ça vaut avec ma petite amie. A la différence qu'avec ma petite amie, passer des heures à l'embrasser / la câliner peut aussi me plaire Embarassed Rolling Eyes

Sur le reste de ton message, tu soulèves une piste intéressante. Je crois qu'en effet, je ne suis pas du genre à être transporté par la passion amoureuse, à sacraliser une personne même si c'est ma chérie. Je serais sans doute plus cohérent avec moi-même en y allant par petits pas.
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Message par EnBleuEnNoir le Jeu 14 Sep 2017 - 13:48

Bonjour à vous tous,

Chuna56:
Je te remercie pour ton commentaire et tes encouragements. Ca me touche beaucoup.
Oui, je vois une psychologue et cette question est en cours de "traitement". Comme elle me guide, c'est à moi à voir les choses et ensuite, elle fixe ce que j'ai mis au jour sous un nouvel angle (je ne sais pas si c'est très clair...).
Je pense avoir une certaine force de vie à défaut de savoir si c'est une résilience. cette question, je l'ai traitée de l'extérieur mais je n'arrivais pas à travailler le fond, d'où ma psychothérapie (en partie, il n'y avait pas que ça).
Le rejet que tu as vécu est traumatisant.
Je suis toujours surprise quand on me le dit. Ma psy m'a fait une remarque dans le même sens. Je ne m'étais jamais vraiment rendue compte que je vivais des situations violentes (verbalement et moralement).
Entamer une psychothérapie est l'une des meilleures choses que j'ai faite pour moi. J'avais besoin d'un regard extérieur pour me dire si ce que je vivais était bien ce que je pensais. Et j'ai bien fait. J'avais trop d'incompréhension avec mon entourage de l'époque, en plus d'être dans une période mouvementée. Smile
Pou revenir sur ce que vous avez dit plus haut, avec Carpediem, c'est vrai que la situation n'est pas évidente pour vous. Parce que même si vous vous positionnez différemment vis-à-vis de vos parents, si eux ne font pas l'effort de leurs côtés, ça vous oblige à continuellement remettre les limites. Ce qui doit être fatiguant et usant. (Si j'ai bien compris, bien sûr).
Je comprends ce que tu dis:
Si je ne suis pas encore capable d'aimer correctement, et de choisir les bonnes personnes (quand je dis bonne, je veux dire celles qui sont réellement susceptibles de faire un bout de chemin avec moi, dans la sérénité)
Pour moi, c'est vraiment être rassurée dans le fait que mon éventuel compagnon n'aura pas de "crise lunatique" et donc d'arriver à me détendre et à faire confiance. J'aime bien le "dans la sérénité", c'est exactement ça. Very Happy
Je suis quelqu'un qui choisit plutôt des relations sentimentales "opportunistes". Quand un mec me plaisait, soit le contexte ne s'y prêtait pas, ou bien, j'attendais tellement que cela n'avait plus de sens, ou bien, je fuyais. Heureusement, c'est en train de changer, je ne veux pas et plus passer à côté de mecs qui pourraient m'apporter ce dont j'ai besoin parce que j'ai peur. Et c'est parce que c'est en train de changer que je vois et sens clairement le blocage, cette peur présente.
Prochaine étape : construire un lien stable avec quelqu'un.
Je te le souhaite de tout coeur. Smile

Draklight:
Ta remarque sur le fait que tu t'imagines en couple, mais que ça ne te semble pas indispensable et même si ça arrive tu n'habiterais peut-être pas avec le père de tes enfants : c'est intéressant, en fait mon idée de base en lançant ce sujet était aussi de discuter de la possibilité de relations n'entrant pas dans la case du "couple classique". Des relations moins fusionnelles, mêlant de l'amitié et de l'amour.
Pour ma part, je suis convaincu, d'autant plus à notre époque, que le couple romantique avec enfants ne peut plus être le destin de toute personne. Quand je regarde autour de moi, les personnes n'étant pas dans cette situation sont nombreuses : personnes divorcées, célibataires tardifs, relations sentimentales ne menant pas au couple installé...
Intéressant, parce que, quand j'ai lu la conversation, je n'aurais pas osé aborder le sujet. J'ai d'ailleurs hésité à écrire sur le fait "d'un père pour mes enfants à l'extérieur de chez moi". Smile

En résumé, je trouve que l'on a assez de contraintes dans la société pour ne pas en avoir dans les relations personnelles (de couple, amoureuse et/ou sentimentale, etc. (CASE).
Pour moi, on est totalement libre. On est libre de choisir ce que l'on veut à un instant T. A partir du moment où je me sens libre, rien ne m'empêche de choisir, et personne n'a rien à me dire sur mes choix, ni à me juger.
Donc, c'est choisir d'accepter ou de refuser une relation, d'un côté comme de l'autre. La relation avec l'autre qui se présente dans toute sa particularité (qu'elle soit classique, originale, peu conventionnelle, incomprise, etc.). Ce qui est important, c'est la relation que l'on a avec cet autre, que les personnes soient consentantes et qu'elles y trouvent un équilibre et une satisfaction de leurs besoins.
J'ai poussé la réflexion de la relation "CASE" à son plus large spectre. Je ne supporte pas l'idée d'enfermement aussi bien physique que conceptuel. J'aime bien l'idée des possibilités et de voir l'ensemble des possibilités qui s'offrent à nous et de pouvoir choisir en fonction de nous, c'est à dire, de nos besoins profonds (nature/personnalité), de nos besoins du moment, du contexte et de nos envies. Cette envie a une part importante. Il peut s'agir aussi bien du libre arbitre que de vouloir faire une expérience, qui se traduit par "je veux, j'en ai envie" ou "je ne veux pas, je n'en ai pas envie".

Après effectivement, c'est à chacun de se positionner à comment faire vivre cette relation socialement: on peut choisir de la préserver de l'extérieur, de l'exposer, de montrer qu'une partie ou uniquement dans un certain contexte social. Je ne cherche pas l'approbation des autres mais je suis consciente que certaines personnes sont rigides et réprobatrices, et la société "hypocritement" fermée à certains types de relations. A chacun de choisir comment il se positionne.
Tous ceux qui s'imaginent que seul peut exister leur point de vue et leur choix, et que les choix des autres sont une erreur ou socialement inacceptable sont dans le jugement. Qui sont-ils pour juger? De ce qui est à faire et/ou à ne pas faire? De ce qu'il faut faire et/ou ne pas faire? Des choix que l'on fait pour soi?
Moi, je pense que si l'on vit dans une société où l'une des valeurs fondatrices est "liberté", à partir du moment où les personnes sont consentantes, on est donc libre de choisir ce que l'on veut pour soi.

Ensuite, à partir de  ses possibilités, je sais qu'il y a des types de relations qui me conviendraient mieux que d'autres (par exemple: celles qui ne me conviendraient pas: avoir un partenaire dominateur, relation fusionnelle...).
Avant, je me laissais le choix, en fonction de mes rencontres. Aujourd'hui j'aimerais être mère (enfin dans quelques années) mais je ne me suis pas encore décidée sur le comment. Est-ce que ce sera une relation de couple classique, un père vivant à l'extérieur de chez moi et mon partenaire sexuel, un père vivant à l'extérieur de chez moi et c'est tout, un  géniteur (qu'il soit autodidacte ou via une banque de sperme)? Pour moi, il y a des avantages et des inconvénients dans chaque situation. A voir donc dans l'avenir, les rencontres que je ferais, et les choix et décisions que je prendrais. Parce que pour moi, c'est une question de choix.

Par rapport à toi, Draklight :
Sur le reste de ton message, tu soulèves une piste intéressante. Je crois qu'en effet, je ne suis pas du genre à être transporté par la passion amoureuse, à sacraliser une personne même si c'est ma chérie. Je serais sans doute plus cohérent avec moi-même en y allant par petits pas.
Il y a beaucoup de femmes qui apprécient justement d'y "aller par petits pas", qui trouvent cela plus rassurant. Ça donne l'impression d'une personne plus réfléchi, posé et les pieds sur terre.
Toutes les femmes n'attendent pas forcément d'une relation "la passion amoureuse". Certaines apprécient une relation stable, enrichissante et équitable, avec de l'amour bien sûr.
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Message par Pieyre le Jeu 14 Sep 2017 - 15:26

De mon côté, j'envisageais de me marier à 20 ans et d'avoir une vie de famille avec des enfants, autant que ma femme en souhaiterait. C'est-à-dire que j'étais prêt à un fort engagement. Et puis, cela ne s'est pas fait. Aussi j'ai connu des femmes avec qui il n'était pas question d'avoir des enfants (parce qu'il faut bien que le corps exulte, comme le chante Brel). Pourtant il ne s'agissait pas de multiplier de telles relations, qui n'étaient pas stériles à tous points de vue, mais tout de même sur le plan qui m'importait le plus.

Alors, à mon âge (53 ans), je suis conscient qu'il va m'être difficile de trouver une femme de façon pleine et entière, au sens traditionnel. J'aurais sans doute encore quelques aventures, mais ce n'est pas ce que je cherche tant que cela, dans la mesure où je vis très bien seul. Je suis encore capable de m'engager avec une femme qui souhaiterait avoir des enfants, mais je comprends que vivre avec un homme plus âgé ne soit pas forcément enviable. Alors, il y a cette possibilité, certes originale, mais que notre époque permet : trouver une femme qui souhaite avoir des enfants mais pas forcément s'engager pour la vie avec un homme. Cela me conviendrait aussi, dans la mesure où j'ai un capital suffisant pour me permettre de subvenir à leurs besoins, et du temps à leur consacrer pour les élever sans qu'il soit forcément question de vivre constamment ensemble.

Je précise que j'ai une amie, une simple amie, avec qui la question s'est posée. Elle allait vers ses 40 ans et voulait absolument un enfant. Elle m'en avait parlé. Mais nous ne nous connaissions pas tellement. Aussi elle a fait appel à quelqu'un qu'elle connaissait davantage pour lui faire un enfant, qu'elle élève désormais seule. Cela me semblait bizarre, et pourtant cela peut être viable. Je les ai vu tous les deux, enfin tous les trois, un jour où elle m'avait demandé d'effectuer des petits travaux chez elle. Ils s'entendaient bien. Elle élève seule leur fils mais il lui arrive aussi de le prendre à l'occasion. L'engagement est plus fort chez elle, forcément, mais il n'est pas absent chez lui, qui a pourtant une vie à côté.


Dernière édition par Pieyre le Sam 16 Sep 2017 - 12:26, édité 1 fois (Raison : erreur de citation)

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Message par EnBleuEnNoir le Jeu 14 Sep 2017 - 21:19

Draklight et Pieyre :
Possibilité de couples qui n'entrent pas dans la case du couple classique
J'aimerais préciser avant de continuer de discuter sur ce thème que quand j'étais enfant (environ 10ans) j'ai perçu de manière très forte que j'aimerais un jour avoir des enfants et être mère, et que cela m'irait bien. C'était un sentiment très profond. Et dans le même temps, j'ai de suite dissocié être parent et être en couple. Non pas que je ne puisse pas concevoir les deux, mais que les deux n'étaient pas liés automatiquement. Ainsi, j'en ai conclu que : on peut vouloir être en couple sans vouloir être parent; on peut être en couple et vouloir être parent; on peut vouloir être parent sans vouloir être en couple. J'ai toujours gardé à l'esprit ces trois possibilités sachant que voulant des enfants, il en restait deux.
Pour en revenir à la discussion
Je pense que ce qu'il se passe actuellement à libérer les femmes aussi bien que les hommes de passer par l'étape du "couple" pour avoir des enfants.
Ou du moins de voir d'autres possibilités le cas échéant.
Les familles monoparentales, recomposées, ensuite les banques de sperme, la gestation par autrui et le mariage pour tous ont bouleversées la conception du couple classique et la notion de famille. Je pense, pour moi, dans le bon sens, car il oblige à se poser les questions suivantes: qu'attend-on du couple? Qu'est-ce qu'être parent? Qu'est-ce qu'une famille?
Les 35 dernières années ont montré qu'il est possible et viable de concevoir une famille, le couple et la parentalité d'une autre manière, que cela ne porte pas de préjudice aussi bien aux enfants qu'aux parents (seul ou plusieurs). Que c'est une question d'adaptation et d'organisation.
Pour ma part, quand j'étais jeune (adolescente), je voyais ce qui se passait dans les familles de mes amis et franchement, il n'y avait aucunes situations idéales pour le bien être des enfants et des parents. La seule chose qui changeait était le choix, l'adaptation et "l'intelligence du bien être commun". L'harmonie, l'attention et le respect apportés à chaque membre de la famille résidaient finalement dans la volonté de chacun et non d'une famille classique couple/enfants.
C'est ce constat qui m'a fait de nouveau réfléchir à ces trois possibilités que j'ai jugées complètement viables.
Ensuite, j'ai évolué et développé la notion de relation (partenaires consentants) à un large spectre basé sur les besoins, le contexte et l'envie.

Pieyre:
Pour ton histoire personnelle, c'est assez triste. On a souvent parlé des femmes qui se retrouvaient seules à élever leurs enfants et on a peu parlé des hommes qui voulaient des enfants sans que cela se concrétise. Tu as déjà bien réfléchi à cette solution.
Pour ton amie, de ce que je comprends, ce qui a été important est le consentement mutuel au départ. C'est ce qui fait qu'aujourd'hui, cela fonctionne.
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Message par Jérémy34 le Jeu 14 Sep 2017 - 22:23

De mon point de vue tu n'as pas vraiment pris le temps nécessaire au discernement sur toutes les questions qui tournent autour du couple et des relations de couple ainsi que des divers chemins qui pourraient se présenter.

Il y a aussi une peur de déplaire, là c'est un point subtil, délicat et qui demande un travail en profondeur.

Le discernement est à pratiquer chaque jour car chaque jour est un nouveau jour.

Mais si certains points de ta vie manquent de discernement depuis trop longtemps, cela va prendre bien plus de temps qu'une seule journée alors je ne peux que te conseiller de commencer dès la fin de la lecture de ce message.

Bon discernement, bonne route, le voyage continue et surtout sois bienveillant et patient avec toi, c'est la clé d'un discernement réussi.
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Message par Chuna le Jeu 14 Sep 2017 - 22:46

Les 35 dernières années ont montré qu'il est possible et viable de concevoir une famille, le couple et la parentalité d'une autre manière, que cela ne porte pas de préjudice aussi bien aux enfants qu'aux parents (seul ou plusieurs). Que c'est une question d'adaptation et d'organisation.

Honnêtement, en tant que prof, et voyant défiler un certain nombre de "petites misères", je suis loin d'être persuadée de la chose.
Mais justement, je suis ptèt aveuglée par ma vision du couple parental et des besoins des enfants.
J'espère surtout que tu as raison.
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Message par EnBleuEnNoir le Jeu 14 Sep 2017 - 23:55

Après une bonne nuit de sommeil, les idées sont plus claires...
Chuna:
Oui, je connais beaucoup de profs qui m'ont fait la même remarque.
Je ne sais pas si j'ai raison. C'est juste mon opinion.  Very Happy

Pour moi, s'occuper d'un enfant et la maltraitance infantile ont à voir avec le comportement et les intentions des parents et non, à la situation familiale. Au cours de ma vie, c'est ce que j'ai constaté, et après réflexion bien sûr.
J'apporte des précisions sur "c'est une question d'adaptation et d'organisation." Quand je parle "d'adaptation", j'entends s'adapter à la personnalité de son enfant, qui peut être différente de la personnalité du/des parent(s). Ainsi que l'adaptation aux rythmes de vie et à la situation familiale (monoparentalité, couple, parentalité multiple et en fonction du travail, lieux de vie...), ce qui implique forcément de s'organiser. (vécu et constat)
Je ne pense pas que qu'on puisse être "aveuglé par les besoins de l'enfant". Aujourd'hui, je pense que l'on est plus attentif aux conditions et besoins de l'enfant qu'on ne l'était il y a trente ans. Concernant la maltraitance infantile, je n'ai pas l'impression qu'elle augmente, juste que la société ouvre les yeux.
Quand tu dis "je suis ptèt aveuglée par ma vision du couple parental". Je ne sais pas si tu es réellement aveuglée, pour moi, tu as choisi le couple parental parmi toutes ses possibilités. C'est un choix.  Smile Comme je l'ai dit plus haut, personne n'a à juger un choix qu'une personne fait pour soi.
Dans la phrase que tu as cité de mon commentaire, je ne remets pas en cause "le couple parental" à proprement parlé, sinon qu'on nous l'ait proposé comme seule possibilité d'être en couple et/ou de fonder une famille. C'est ça que je remets en cause par ma réflexion: que la société nous offrait cette seule possibilité, que j'ai trouvé limitatrice. (La société d'avant, puisque c'est en train d'évoluer et de changer).


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Message par Chuna le Jeu 14 Sep 2017 - 23:57

Bonne nuit alors Smile

il faudrait surtout que je me bouge le cul et que je trouve les chiffres. Ya que ça qui pourrait réellement faire évoluer ma réflexion.
Ceci dit, ce que je pense, ma foi, hein, tout le monde s'en fout, tant que je l'impose à personne tongue
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Message par EnBleuEnNoir le Ven 15 Sep 2017 - 8:04

Bonjour Chuna,
ce que je pense, ma foi, hein, tout le monde s'en fout, tant que je l'impose à personne

Euh... ton opinion m'intéresse et je te trouve tolérante et respectueuse des opinions des autres. Smile
Pour avoir lu tes commentaires à plusieurs reprises sur ZC, je trouve que c'est agréable de te lire et de discuter avec toi. Tu es toujours dans le dialogue, en plus d'être bienveillante quand les sujets sont délicats, ce que j'apprécie personnellement. Very Happy
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Message par Pieyre le Ven 15 Sep 2017 - 10:26

EnBleuEnNoir :
Pour ton amie, de ce que je comprends, ce qui a été important est le consentement mutuel au départ. C'est ce qui fait qu'aujourd'hui, cela fonctionne.
En fait elle avait été en couple stable durant longtemps avec un homme qu'elle connaissait depuis ses années d'étudiante; aussi je pense qu'elle aurait voulu avoir des enfants avec lui dans le cadre traditionnel du couple, qui me semble tout de même plus favorable. Après leur séparation elle avait mentionné à plusieurs reprises ce désir d'enfant, sans doute dans ce cadre, mais sans trouver un homme qui y soit disposé. Aussi ce n'était pas son premier choix d'avoir un enfant toute seule comme on dit, comme ce ne serait pas mon premier choix de souscrire à ce projet si une femme me le proposait. Je pense que la modernité est marquée par un refus croissant de l'engagement. Il est permis par les conditions de vie plus faciles (pour les gens qui ont quelques moyens bien sûr) tout autant que par le regard plus tolérant de la société. Mais il me semble que tout ce qu'on peut considérer comme des avancées sociales sur le plan moral (maîtrise de la procréation et libération des mœurs), si cela peut être bénéfique à certaines femmes, l'est surtout à la plupart des hommes. Aussi il n'est pas étonnant que l'on rencontre davantage de femmes qui reprochent aux hommes leur manque d'engagement que le contraire.

Ainsi c'est le fait que cette amie était préoccupée par son horloge biologique qui a dû être déterminant quant à son choix. Elle avait sans doute suffisamment d'amis pour se permettre d'en choisir un qui ait des caractéristiques appréciables, qui reconnaisse leur enfant et ne s'en désintéresse pas. À mon avis ce n'est pas si difficile à accepter pour un homme, et pourtant ce n'est pas une garantie que tout se passera bien pour elle par la suite, ni pour son enfant.

Pieyre

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Message par EnBleuEnNoir le Ven 15 Sep 2017 - 17:09

Pieyre :
Pieyre a écrit:pourtant ce n'est pas une garantie que tout se passera bien pour elle par la suite, ni pour son enfant.
Oui,  je suis tout à fait d'accord. Elle espère que tout ira bien dans l'avenir pour son enfant.
Tout comme les "couples parentaux", les personnes qui se marient, ils espèrent que tout ira bien, que les choses iront dans le sens qu'ils voulaient au départ, qu'ils resteront ensemble. Rien n'est jamais garanti dans la vie.
Mon point de vue général: La vie, c'est l'espoir et l'espoir, la vie. Il me serait difficile de vivre si je ne pars pas du principe que demain, les choses iront bien et/ou demain sera meilleur qu'aujourd'hui.
Pieyre a écrit:Je pense que la modernité est marquée par un refus croissant de l'engagement.
Je ne suis pas d'accord.
Je vais discuter de ce "refus de l'engagement" au sein de la relation (hors parentalité donc).
Il y a toujours des personnes de mon âge qui veulent être en couple, se marier (pour certaines) et fonder une famille. Ces personnes sont bien dans un "engagement" vis-à-vis de leur partenaire, si j'ai bien compris le sens que tu donnes à l'engagement au sein d'une relation. (Pour ma part, j'ai participé à beaucoup de mariage, cette question d'engagement était au cœur de leur motivation.)
Il y a là peut-être aussi une différence générationnelle. Aujourd'hui, on est libre de choisir, de vouloir être en union libre, pacsé, marié, divorcé (c'est tout de même un choix pour l'un des deux partenaires, même si ce n'était pas prévu au départ), célibataire, couple ne vivant pas sous le même toit,etc. En quoi, toutes ces modalités sont-elles un "refus de l'engagement"?
Ensuite, il y a d'un côté le mot "refus" et de l'autre "engagement".
- Que refuse-t-on? Et Que refuse-t-on réellement?
- Et qu'est-ce que "l'engagement au sein d'une relation"?  Est-ce de manière absolue ou relative?
Pour moi, concernant l'engagement, il y a autant d'engagements que de relations. On n'attend pas tous la même chose d'une relation. Donc, l'idée d'engagement est relative en fonction des personnes et de la relation. Après, aujourd'hui, je trouve que l'on est plus proche de ce que l'on veut pour soi et plus à l'écoute de nos besoins. Peut-on choisir sans que cela soit pris par un refus ou une opposition?
Pieyre a écrit:Mais il me semble que tout ce qu'on peut considérer comme des avancées sociales sur le plan moral (maîtrise de la procréation et libération des mœurs), si cela peut être bénéfique à certaines femmes, l'est surtout à la plupart des hommes.
Je ne serais pas si sûre que cela arrange plus les hommes que les femmes.
Mon ressenti de ce que j'ai entendu est que cela arrange bien certaines femmes et certains hommes, et que certains hommes se sentent évincés.

Si on met de côté les questions de fond de société, je dirais qu'à notre époque, chacun peut y trouver son compte.
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Message par olivier77 le Ven 15 Sep 2017 - 21:13

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Message par Perle38 le Sam 16 Sep 2017 - 16:59

Pour moi l'engagement c'est le fait de donner pour l'autre , c'est entrer dans un autre fonctionnement, c'est ausi changer ses priorités.

Nous sommes dans un monde où les gens préfèrent faire pour soi avant de donner aux autres.
En couple c'est pareil.
L'essentiel est de trouver la personne qui présente un point de vue à peu près similaire sur les choses.

Bon courage à ceux qui veulent s'engager !
Pour ma part , j'ai décidé que je n'étais plus prête à cela. Je décide de m'engager avec moi même d'abord ! M'aimer moi même, et former mon couple avec moi même !
Je vous assure que ça fait un bien fou
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Message par Perle38 le Sam 16 Sep 2017 - 17:05

Je pense que tu as besoin de te connaître toi même d abord.
Le besoin en amour ne le cherche pas ailleurs.
Il est en toi . Aime toi toi même d'abord , plais toi à toi même. ..sache te connaitre et apprécier la personne que tu es...ensuite tu sauras ce que tu veux et ce que tu ne veux pas.
Parole de zebra...teste ça d'abord !
Tu ne sentiras plus ce besoin de plaire!

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Message par i.a. le Mar 19 Sep 2017 - 14:24

Perle38 a écrit:Je décide de m'engager avec moi même d'abord ! M'aimer moi même, et former mon couple avec moi même !
Je vous assure que ça fait un bien fou

... Bravo Perle38 ; ton "credo" ressemble furieusement à une pensée d'Anaxagore que j'ai longtemps épinglé dans ma chambre :

<< Et enfin, je suis devenu l'ami de moi-même ! >>

Wink
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Message par Perle38 le Mar 19 Sep 2017 - 15:01

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Message par Perle38 le Mar 19 Sep 2017 - 23:21

Merci.
Je ne connaissais pas Anaxagore...apparemment on serait originaire du même pays!
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Message par Draklight le Sam 7 Oct 2017 - 13:33

Salut et désolé de mon temps de réponse. Je me rends compte que je peux passer bcp de temps sur le forum à rédiger mes réponses et je préfère me limiter Wink

EnBleuEnNoir :

Concernant notre liberté de choisir le format de la relation, je suis quand même un peu mitigé. On a certes, de fait, une liberté dans notre société, mais cette liberté est quand même largement influencée par des modèles de référence, plus reconnus et légitimes que d'autres types de relations.
De mon côté, le couple de mes parents correspond presque au couple parfait, toujours complice et aimant malgré le temps qui passe. Du coup, j'ai beau savoir en théorie que divers modèles alternatifs de vie existe, dans la pratique je sens que le modèle du couple romantique classique reste pour moi la référence en termes de parcours de vie. Plus ou moins consciemment, je souhaite moi aussi, à long terme, trouver une femme / compagne / conjointe avec qui construire un tel couple. J'aurais le sentiment, que si je ne suis pas dans cette situation à 35 ans, d'être "en retard" dans mon parcours de vie, de ne pas être complet. C'est une pression qu'on se met nous-même mais qui est aussi sociale : de la même façon qu'on demande régulièrement à un chômeur quand il trouve du boulot, on demande régulièrement aux célibataires quand ils rencontrent quelqu'un. Cela induit une pression subtile : même si tu es libre de ne pas être en couple à 35 ans, on te fera comprendre que c'est un état plutôt temporaire, qui n'est pas un vrai choix, mais plutôt un non-choix en attendant de trouver la bonne personne.

Et si tu décides d'assumer tes préférences pour des relations non conventionnelles, tu dois faire face à l'incompréhension de proches et connaissances peu au fait de ce type de nouvelles relations, et aussi à celle des personnes dont tu veux te rapprocher, puisqu'elles-même rechercheront souvent des relations plus classiques.

Bref, la liberté est toute relative vu que certains modèles de référence nous influencent collectivement. Après, le but au final est de pouvoir se créer une situation qui corresponde à nos aspirations. Si cela nécessite d'avoir plus de mal à trouver la / les bonnes personnes, de devoir faire face à l'incompréhension des autres, il est dix fois préférables de s'y confronter plutôt que de se couler dans un couple qui nous fera déprimer.

Concernant le modèle du couple classique, quand il marche il offre sans doute un soutien relationnel qui nous rend plus fort. Après tout l'humain est un animal social, il a besoin de se relier pour se sentir vivre. Mais il y a sûrement d'autres possibilités de se relier même si moins populaires.

Sur la fin de ton message concernant ma situation, merci et tu as raison. J'ai vraiment intérêt à plus imposer mon rythme relationnel ^^

Jérémy34
En effet c'est toute ma problématique que de discerner quels sont mes besoins, mes désirs, et de les différencier de ceux des autres, de mes peurs de déplaire....
En quoi consiste pour toi le travail pour arriver à un bon discernement?

Perle38
Là aussi tu touches du doigt un de mes problèmes de fond : la difficulté à m'aimer comme je suis, et la tendance à toujours prendre les autres comme modèle de normalité / d'épanouissement face auquel je devrais être au niveau.
D'un autre côté, mon envie de partager des instants de ma vie avec des femmes est sincère.
Maintenant que ma copine du moment s'éloigne, je le ressens : même si ce n'est pas la bonne, cette relation m'a apporté beaucoup de bien.
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Peur de l'engagement et modèle de relation amoureuse Empty Re: Peur de l'engagement et modèle de relation amoureuse

Message par Invité le Lun 9 Oct 2017 - 12:56


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Message par EnBleuEnNoir le Ven 13 Oct 2017 - 17:14

Bonjour Draklight et bonjour à tous,
Draklight a écrit: Après, le but au final est de pouvoir se créer une situation qui corresponde à nos aspirations.
Tout à fait d'accord.
J'ajouterai qu'on vit pour soi avant tout, et que les autres et la société sont secondaires, à mon sens.
Et, On est avec soi-même de la naissance jusqu'à la mort, donc autant aller dans son sens à soi et faire ses choix en fonction de soi.
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Message par CarpeDiem le Mar 10 Avr 2018 - 0:33

Je retombe sur ce post un peu par hasard et... piouf, ça me reparle toujours autant d'autant que je viens de... rencontrer quelqu'un.

Que je m'efforce de repousser de tout mon être... Et à mon avis, ça va marcher... Sad

On n'est pas mal sur la même longueur d'onde mais:
- Il va sur ces 25 ans et moi 30. Je me suis toujours imaginée avec quelqu'un de mon âge ou plus.
- Il a été en situation de surendettement et même s'il a l'air de gérer les choses, j'ai un côté "warning" qui se met en place.
- J'ai fait un tour de sa voiture ( assez crade, surtout poussiéreuse etc...) et je suis assez maniaque et dans l'hygiène. Et... il a des dents assez entartrées Embarassed Shocked (y'a pire mais je suis surtout une grande maniaque des dents...).
- Pour un premier rdv, il me semble qu'on fait un effort vestimentaire, ce n'était pas vraiment son cas. Même si, il n'était pas habillé en loques lol, c'était pas trop ça... ça m'a déçu bien que je ne cherche pas un apollon hyper bien sapé.
- Etc...

Et quand je fais le bilan, j'ai envie de dire: tout ça ne plaira certainement pas à mes parents... et je crois que c'est ENCORE ce qui me fait fuir.

Ce qui est vraiment c..., c'est que: il est posé, il veut des enfants (mais genre, ça lui tient vraiment à coeur) et pas dans 150 ans... ce qui me plaît car j'avance en âge et je rêve de fonder une famille!

On pense assez pareil, un vécu un peu similaire, il est adorable,... là,  je lui réponds quasi plus, je me sens horrible, je suis perdue... Et pour couronner le tout, ça vient en même temps qu'un nouveau job (je viens de quitter un CDI de longue date), stressant et qui, pour l'instant, ne me plaît pas... Sad Sad Sad Je suis très stressée de nature (et j'ai tendance à m'isoler pour gérer mon stress et la fatigue qui s'ensuit). Bref, ce n'est pas la "meilleure" période.

Je n'attends qu'une chose: lui foutre un gros vent, voire être horrible avec lui... juste parce que j'ai peur, je suis perdue et j'ai surtout peur du qu'en dira-t-on (général mais surtout mes parents et ma famille au sens large).

cyclops Sad Shocked Mad

PS: j'ai oublié de dire un truc assez personnel mais qui me paraît important: c'est le seul mec qui ai réussi à comment dire... déclencher une attirance, un désir, je sais pas, quelque chose qui passe avec un mec... j'ai un énorme blocage avec les hommes pour je ne sais quelle raison si bien que je ne ressens généralement... rien. Je dois avouer que j'ai été surprise de ressentir ça... mais ça m'aura au moins permis de me rendre compte que je suis capable d'éprouver quelque chose...

Mais bon... je tourne pas rond... pale
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Message par Chuna le Mar 10 Avr 2018 - 8:12

Sortir avec quelqu'un ne veut pas dire forcément l'épouser et faire des enfants... (et donc devoir le présenter à ses parents)

ça peut être faire une rencontre, prendre un peu de bon temps avec qq1 qu'on apprécie...
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Message par CarpeDiem le Mar 10 Avr 2018 - 14:40

C'est vrai oui.

Après, mes parents me sollicitent tout le temps et donc, savent toujours ce que je fais, etc... faut toujours que je me justifie quoi.
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