Salut, les autres.

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Re: Salut, les autres.

Message par Saphodane le Lun 24 Sep 2012 - 23:50

Muhuhuhuhuhuhuhu ! Very Happy Bisous

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Re: Salut, les autres.

Message par Invité le Mar 25 Sep 2012 - 17:57

cat


(je savais pas que c'était un album de cocorosie!!)

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Re: Salut, les autres.

Message par Invité le Jeu 27 Sep 2012 - 18:04


Coucou Zat,

J'ai trouvé une chanson qui te correspond parfaitement.

En espérant que tu l'apprécies, je te laisse la video ci-dessous :




Wink Very Happy

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Re: Salut, les autres.

Message par Zat Cnidaire Barnum le Jeu 27 Sep 2012 - 18:12

Maza tu es incorrigible ! ^^

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Re: Salut, les autres.

Message par Zat Cnidaire Barnum le Dim 28 Oct 2012 - 16:45

France 2, un dimanche après-midi: "Les zèbres aboient comme des chiens.".

Je ne savais pas où poster ça, pourtant il le fallait. (Quelle misère, le dimanche.)

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Re: Salut, les autres.

Message par Zat Cnidaire Barnum le Lun 19 Mai 2014 - 21:18



"Hey Kid, what're you doing with the world ?
- It was a gift."

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Re: Salut, les autres.

Message par Zat Cnidaire Barnum le Mer 30 Déc 2015 - 12:35

Alfred était planté au milieu de la chambre de maître et se demandait pourquoi les tiroirs de sa commode étaient ouverts, qui les avait ouverts, s'il les avait ouverts lui-même. Il ne pouvait s'empêcher d'en vouloir à Enid de sa propre confusion. De la révéler par sa présence. D'exister, comme une personne qui aurait pu ouvrir ces tiroirs.
"Al ? Qu'est-ce que tu fais ?"
Il se tourna vers l'embrasure de la porte où elle était apparue. Il entama une phrase : "Je...", mais quand il était pris par surprise, chaque phrase devenait une aventure au fond des bois ; dès qu'il cessait d'apercevoir la lumière de la clairière dont il venait, il se rendait compte que les miettes qu'il avait semées pour s'en faire des points de repère avaient été mangées par des oiseaux, de silencieuses et prestes créatures qu'il ne voyait pas dans l'obscurité, mais qui étaient si nombreuses et si envahissantes par leur faim qu'il semblait qu'elles fussent l'obscurité, comme si l'obscurité n'était pas uniforme, n'était pas une absence de lumière, mais une matière grouillante et corpusculaire, et, à vrai dire, lorsque, adolescent studieux, il avait rencontré le mot "crépusculaire" dans l'anthologie de poésie anglaise de McKay, les corpuscules de la biologie avaient contaminé sa compréhension du terme si bien que durant toute sa vie d'adulte il avait vu dans le demi-jour une corpuscularité, comme celle du grain du film haute vitesse nécessaire pour faire des photos dans une faible lumière ambiante, comme celle d'un lugubre dépérissement ; d'où la panique d'un homme trahi au plus profond des bois dont l'obscurité était l'obscurité d’étourneaux occultant le couchant ou de fourmis noires assaillant un opossum mort, une obscurité qui ne se contentait pas d'exister, mais qui consommait activement les repères qu'il avait judicieusement établis afin de ne pas se perdre ; mais à l'instant de s'apercevoir qu'il était perdu, le temps devint merveilleusement lent et il découvrit des éternités jusque-là insoupçonnées dans l'espace séparant un mot du suivant, ou, plutôt, il devint captif de cet espace entre les mots et ne put qu'observer, immobile, le passage du temps sans lui, la partie gamine et irréfléchie de lui continuant de sombrer aveuglément à travers les bois tandis que lui, le piégé, l'Al adulte, observait dans un retrait bizarrement impersonnel afin de voir si le gosse frappé de panique pourrait, bien que ne sachant plus où il était ni à quel endroit il était entré dans la forêt des phrases, réussir encore à trouver à tâtons la clairière où Enid l'attendait, inconsciente de toute forêt - "Fais ma valise", s'entendit-il dire. Cela sonnait juste. Verbe, pronom possessif, nom. Voici qu'il avait une valise devant lui, importante confirmation. Il n'avait rien trahi.

(Jonathan Franzen, Les corrections.)

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Re: Salut, les autres.

Message par Invité le Mer 29 Juin 2016 - 8:48

joyeux anniversaire zat

la vie de moi tu fais partie des rares personnes sur le chat à être appréciées par tout le monde, jsp ce que ça veut dire, c'est positif si tu veux mon avis

par contre avec le vert tu te la pètes un peu en mode "je suis une belle plante" mais je suppose que t'as pas choisi d'être douce et jolie et gentille et intelligente :/


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Re: Salut, les autres.

Message par Zat Cnidaire Barnum le Mer 29 Juin 2016 - 9:22

Merci Mea :3

(Je ne suis pas appréciée par tout le monde, j'ai juste pris soin d'éliminer les réfractaires. Mais faut pas le dire !)

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Re: Salut, les autres.

Message par Firemane le Mer 29 Juin 2016 - 9:30

Joyeux anniversaire she-hulk, puisses tu glander en pyjama dans ce jour de fête (j'ai cru comprendre que tu aimes ça)

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Re: Salut, les autres.

Message par Zat Cnidaire Barnum le Mer 29 Juin 2016 - 9:51

Awww merci Firemane ! (Et merci beaucoup pour l'inspiration pour mon nouvel avatar. Ça change de style !)

Je me rends compte, en vous voyant poster ici, du vide de cette présentation, restée dépeuplée et désinvestie depuis cinq ans...

"Elle dit qu'elle partira, oh !
Elle est même pas venue."

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Re: Salut, les autres.

Message par Firemane le Mer 29 Juin 2016 - 9:55

Avec plaisir.

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Re: Salut, les autres.

Message par Invité le Mer 29 Juin 2016 - 10:01

Zat Phlogistos Barnum a écrit:"Elle dit qu'elle partira, oh !
Elle est même pas venue."

ZAAAAAAAAAAAAAAT !!!!!

TU VIENS DE VOLER LES DERNIERS MOTS DE MON FIL !!!!!!!!

J'Y AVAIS PENSÉ DÈS SA CRÉATION ET TU VIENS DE RUINER TOUT

I HATE U

è_é

Spoiler:
non je t'aime mais je suis en pls mtn :'/

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Re: Salut, les autres.

Message par Zat Cnidaire Barnum le Mer 29 Juin 2016 - 10:10

Mea a écrit:
Zat Phlogistos Barnum a écrit:"Elle dit qu'elle partira, oh !
Elle est même pas venue."

ZAAAAAAAAAAAAAAT !!!!!

TU VIENS DE VOLER LES DERNIERS MOTS DE MON FIL !!!!!!!!

J'Y AVAIS PENSÉ DÈS SA CRÉATION ET TU VIENS DE RUINER TOUT


J'y peux rien si je suis super-intuitive et plus rapide que toi. Le talent, mon brave, le talent.
(Et l'habitude d'exposer mes contradictions aux yeux de la foule grommelante de bon matin.)

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Re: Salut, les autres.

Message par 'C.Z. le Mer 29 Juin 2016 - 10:33

Ben moi j'suis venue pour te péter une crise de jalousie parce que tu portes du vert aujourd'hui et que je surkiffe, mais bon... si c'est ton anniversaire... Je te laisse ma couleur.

Joyeux anniversaire

'C.Z.
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Re: Salut, les autres.

Message par Zat Cnidaire Barnum le Mer 29 Juin 2016 - 11:35

Merci 'C.Z. et désolée pour ta couleur Wink

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Re: Salut, les autres.

Message par Invité le Mer 29 Juin 2016 - 11:37

Joyeux anniversaire Zat Smile

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Re: Salut, les autres.

Message par Zat Cnidaire Barnum le Mer 29 Juin 2016 - 11:48

ParaPluie a écrit:Joyeux anniversaire Zat Smile


Moi :




Merci Para Smile

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Re: Salut, les autres.

Message par Firemane le Mer 29 Juin 2016 - 11:56


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Re: Salut, les autres.

Message par Valium Oriental le Mar 12 Juil 2016 - 11:21

Au travers des volets filtrent les lueurs des lampadaires, et je me demande dans quel sens remettre les heures.
Je ne cherche rien, dira-t-on pudiquement, mais me voici quand même.



paradoxe
nom masculin
(grec paradokson, de para, à côté, et doksa, opinion)

- Opinion contraire aux vues communément admises : Soutenir des paradoxes.
- Être, chose ou fait qui paraissent défier la logique parce qu'ils présentent des aspects contradictoires : Cette victoire du plus faible, c'est un paradoxe.



Cette victoire du plus faible, c'est l'histoire de ma vie. De celle en cours, du moins. Parce que j'en ai vécu plus que l'instinct de conservation ne me permet de me rappeler. Des vies gâchées, des vies étranges, des vies lumineuses, enfin. Il t'appartient de les saisir, si tu le souhaites, comme elles viennent.



saisir
verbe transitif
(bas latin sacire, assigner, du francique satjan, établir)  

- Prendre quelque chose avec la ou les mains, d'un mouvement rapide, pour le tenir ou s'y retenir fermement : Saisir un bâton pour se défendre. Saisir la main de quelqu'un.
- Arrêter quelqu'un (quelque part), l'aborder pour lui parler : Saisir quelqu'un à la sortie de son bureau.  
- Mettre à profit un événement au moment où il se présente : Saisir l'instant propice pour agir.  
- Percevoir un son, une forme par la vue ou par l'ouïe : On ne saisit plus les contours des choses.




J'ai des temporalités anarchiques sur des pensées noires, bleues, rouges, vertes, mais rarement transparentes. J'aime tout redessiner, militante de la vie, même si j'ai le trait gauche.




gauche
adjectif
(de gauchir)      

- Qui n'est pas droit, ou plan, du fait d'une torsion volontaire ou accidentelle : Une planche légèrement gauche.
- Qui est maladroit, malhabile, emprunté : Un geste gauche.
- Se dit de toute partie du corps qui, pour un individu, est située du côté de son cœur : L'œil gauche.
- Chimie: Synonyme de lévogyre.



Car oui, me voilà, espérant que l'on vienne me proposer de faire tourner le plan de polarisation de ma lumière dans le sens inverse des aiguilles d'une montre. Les tendresses, ce sont heures à rebours. Je suis gauche avec tout ce qui se trouve du côté du cœur, et je trouve ça infiniment joli.




joli, jolie
adjectif
(ancien scandinave jôl, nom d'une fête païenne)

- Dont la vue procure du plaisir, de l'agrément, qui séduit par sa grâce, son charme : Un joli petit chat. Cette robe        est très jolie.
- Qui procure un sentiment, une sensation agréable par ses qualités (surtout dans les domaines auditifs, intellectuels) : Elle a une jolie voix. Un joli film.



J'aime les jolis films, et les jolies voix.




Qui je suis ? Oui, on y vient.


Difficile à suivre parfois, élitiste glacée et douce-amère inflammable (cf.« paradoxe »), je suis cynique, idéaliste et pratique l'humanité au-delà de la posologie recommandable. Je crois, je me raconte dans ma tête, être un individu à la fois brut et délicat.


Moderne et surannée, je vis dans une réalité répétée, déformée, amplifiée. On me trouvera à l'extrême gauche du spectre sociétal, c'est important. J'ai le dévoilement complexe mais sincère.


Incapable de faire le ménage en temps et en heures, je promets toutefois une mauvaise foi parfaitement crédible lorsque tu me demanderas « où ça en est ».



Ce dont j'ai envie ?


De dire à la vie que je suis prête pour qu'elle mette un ours en travers de mon chemin. Un ours qui sache m'apprivoiser et vienne grogner de concert avec moi lorsqu'il s'agira de se lever le dimanche matin. Ou tous les autres matins (dans la limite des stocks disponibles), ou juste certains matins.


apprivoiser
verbe transitif
(latin populaire apprivatiare, de apprivatare, familiariser)

- Rendre moins farouche, plus traitable, plus docile un animal sauvage, le domestiquer.




J'ai envie qu'on me fasse oublier toutes mes certitudes quant à ce dont j'ai envie, qu'on me fasse taire, et qu'on me fasse rire à des heures indues et dans des endroits improbables.



indu, indue
adjectif
(de dû)

- Qui est contre la règle, l'usage, la raison : Réclamation indue.



improbable
adjectif
- Qui a peu de chances de se produire, d'arriver : Événement improbable.




Voilà, j'ai envie d'indu, d'improbable. De sourire bêtement. De lectures passionnantes, de silences gênés, de résolutions, de découvertes lentes et empressées.




découverte
nom féminin
- Action de découvrir ce qui était caché, dissimulé ou ignoré ; la chose découverte : Découverte d'un trésor, d'un complot.




J'ai envie de comploter contre le triste monde tragique. De partager, comme je peux, mes images, mes lumières, mon côté « chat grognon », mes histoires tant que j'en aurai à raconter.



Raconter
verbe transitif
(ancien français aconter, conter)

- Faire oralement ou par écrit le récit d'événements, d'aventures, réels ou imaginaires : À la veillée, il nous racontait les vieilles légendes du pays.
- Dire, rapporter que : Tous racontent avoir vu une lumière étrange.




Et en face ?



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Message par Valium Oriental le Mar 12 Juil 2016 - 11:22

Valium Oriental a écrit:"Il en fut ainsi le jour où elle rencontra Tomas pour la première fois. Elle se faufilait entre les ivrognes dans le restaurant, son corps ployait sous le poids des chopes de bière qu'elle portait sur un plateau, et elle avait l'âme au creux de l'estomac ou dans le pancréas. A ce moment, elle entendit Tomas l'appeler. Cet appel était important, car il venait de quelqu'un qui ne connaissait ni sa mère ni les ivrognes dont elle entendait chaque jour les remarques obscènes et éculées. Son statut d'inconnu l'élevait au-dessus des autres.

Et quelque chose d'autre aussi : un livre ouvert était posé sur sa table. Dans ce café, personne n'avait encore jamais ouvert de livre sur une table. Pour Tereza, le livre était le signe de reconnaissance d'une fraternité secrète. Contre le monde de la grossièreté qui l'entourait, elle n'avait en effet qu'une seule arme : les livres qu'elle empruntait à la bibliothèque municipale ; surtout des romans : elle en lisait des tas, de Fielding à Thomas Mann. Ils lui offraient une chance d'évasion imaginaire en l'arrachant à une vie qui ne lui apportait aucune satisfaction, mais ils avaient aussi un sens pour elle en tant qu'objets : elle aimait se promener dans la rue avec des livres sous le bras. Ils étaient pour elle ce qu'était la canne élégante au dandy du siècle dernier. Ils la distinguaient des autres. (La comparaison entre le livre et la canne élégante du dandy n'est pas tout à fait exacte. La canne était le signe distinctif du dandy, mais elle en faisait aussi un personnage moderne et à la mode. Le livre distinguait Tereza des autres jeunes femmes, mais en faisait un être suranné. Certes, elle était trop jeune pour pouvoir saisir ce qu'il y avait de démodé dans sa personne. Les adolescents qui se promenaient autour d'elle avec des transistors tonitruants, elle les trouvait idiots. Elle ne s'apercevait pas qu'ils étaient modernes.)

Donc, l'homme qui venait de l'appeler était à la fois inconnu et membre d'une fraternité secrète. Il parlait d'un ton courtois, et Tereza sentit son âme s'élancer à la surface par toutes ses veines, tous ses capillaires et tous ses pores pour être vue de lui.

Pendant son voyage de retour de Zurich à Prague, Tomas fut pris de malaise à l'idée que sa rencontre avec Tereza avait été le résultat de six improbables hasards. Mais, au contraire, un événement n'est-il pas d'autant plus important et chargé de signification qu'il dépend d'un plus grand nombre de circonstances fortuites ? Seul le hasard peut être interprété comme un message. Ce qui arrive par nécessité, ce qui est attendu et se répète quotidiennement n'est que chose muette. Seul le hasard est parlant."


Milan Kundera, L'Insoutenable Légèreté de l'Être.

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Message par Valium Oriental le Mar 12 Juil 2016 - 11:22


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Re: Salut, les autres.

Message par Valium Oriental le Mar 12 Juil 2016 - 11:23

[Ceci tient lieu de présentation d'excuses pour ceux dont les MPs sont restés sans réponse. Cela me rend triste. Je vous demande pardon.]


A toi qui pourrait bien m'aimer,


Je voudrais te dire beaucoup de choses, dont au moins autant qui ne serviraient à rien.

Sache que je me sens vide. Ou vidée, je ne sais pas bien. On m'a dit dernièrement que je m'exposais beaucoup. Je crois que je donne tout, trop, que j'ai ouvert tout grand en fermant les yeux. Que tout le monde s'est servi et qu'il n'est resté rien pour moi. On m'a rendue laide. On m'a prêté l'usure sans jamais plus m'en décharger. Je crois que j'attends pascommeilfaut et que je jette trop vite mon amertume par-dessus bord pour un sourire. Le cynisme serait-il un apprentissage de la survie ?

Je voudrais te dire, à toi qui est certainement beau, que je ne suis plus sûre de savoir comment on aime bien. Je ne sais pas comment on fait quand on a été décharné dans son cœur (comprendre « core » et non « heart »). Je retrouve, dernièrement, des joliesses dans la vie, les lumières, certains mots et certains silences. Dans la douceur acide d'être seule, aussi. Mais plus je les retrouve, plus je comprends qu'elles m'ont été arrachées, et que je ne peux pas permettre que cela arrive à nouveau. Plus j'ai la sensation, viscérale, que je n'arriverai jamais à les sortir de moi pour te les montrer. Je te prêterais les images que je dessine, mais je n'arrive pas à croire qu'elles ne te sembleraient pas risibles (j'aime les double négations, oui), et j'ai trop peur que tu ne me les rendes pas.

Alors je suis désolée, sincèrement, si tu trouves porte close. Peut-être qu'on aurait pu être bien, qu'on se serait adorés pendant un temps avant de se dépeupler mutuellement. Qu'on aurait vécu dans une cabane en bois au fond de la forêt avec quatre enfants, un potager, trois chats, zéro télé. Ou qu'on aurait juste pris plaisir à étirer le temps en jouant à des jeux vidéos sur ce vieux canapé défoncé. Je te demande pardon si je cache mon âme mise à nu, si je ne sais/veux plus te donner une place. Je n'arrive plus à croire que cette place existe dans la dimension parallèle où je sé-vis, que quiconque voudrait du petit coin que je pourrais débarrasser, et que je me rappellerais comment on fait, comment on dit. Je n'ai plus aucun mot, et ces quelques lignes que je hais à mesure que je les écris, elles ne disent rien que mon incapacité à dire : j'ai eu trop de peine, je suis partie. Je ne sais pas comment on fait, et je ne veux pas continuer à le mal faire.

Je cite Barbara – une fois n'est pas coutume ! - qui disait...

C'est vrai, je ne fus pas sage,
Et j'ai tourné bien des pages,
Sans les lire, blanches, et puis rien dessus,
C'est vrai, je ne fus pas sage,
Et mes guerriers de passage,
A peine vus, déjà disparus,
Mais à travers leur visage,
C'était déjà votre image,
C'était vous déjà et le cœur nu,
Je refaisais mes bagages,
Et poursuivais mon mirage,
Ma plus belle histoire d'amour, c'est vous.

Oh et puis non, merde, tu sais quoi ?!

(Voilà, c'est à cause de Barbara...)

J'ai pris super cher. Comme tout le monde j'imagine. J'ai vraiment lutté, ragé, pesté, bossé pour devenir environ saine et avoir cette vie qui me environ plait. Et je continue de me donner beaucoup de mal. Et les autres (tous ! oui ! généralisons !), enlisés dans l'enfoirage, dans les grandes leçons, dans ces mondes pas drôles, froids, sans identité, sans vie, ils m'ont donné beaucoup de mal aussi.

Moui, mais tu sais quoi ? Je vais rester encore un tout petit peu cachée très loin dans ma cabane en bois. Très loin, mais dans le coin. Histoire que, si jamais tu y passes, sur la route, je puisse peut-être t'apercevoir de loin. Et surtout bien éteindre les lumières et faire la morte. Mais si tu y repasses, sur la route, que tu me vois tapie dans le noir et que tu me fais signe... peut-être, PEUT-ÊTRE qu'un jour je pointerai le bout de mon nez. Ça fait beaucoup de complications et de « peut-être », hein ? Ce n'est pas fait pour t'encourager.

J'en veux parfois au monde entier de ne pas voir qui je suis, de ne pas comprendre mieux que je ne sais l'exprimer ce que je voudrais dire. J'essaye, tu vois. Je n'y arrive pas mais je le voudrais : de façon lumineuse, claire, sans mauvais orgueil. Je suis juste une pauvre femme banalement percluse de peur de souffrir, au-delà même de mon envie d'aller à ta rencontre. Et j'écris, depuis cet endroit qui est chez moi, pour dire « blablabla t'es mignon et peut-être bien intentionné mébon moi j'suis laide et fragile alors barre-toi me parle pas ».

Voilà. Me parle pas. Range toutes tes bonnes mauvaises raisons de croire que l'amour est dans le pré. Et je rangerai tout ce qui peut être aimable chez moi. Ce sera plus simple et on s'évitera volontiers tous les écueils de la quarantaine, de l'adolescence ingrate de la petite Marie-Fatima, et même juste avant ça... ce réveil un matin, où « ne rien avoir à se dire » aura perdu tout son charme.

Et très égoïstement je m'éviterai les nuits sans sommeil, la douleur, les questions, et ce dégoût infini de moi-même quand je lirai le tiens. Je ne peux pas assumer tes projections et la déception incarnée que je deviendrai quand tu te retrouveras face à juste moi, ce « juste moi » qui ne sera jamais à la hauteur. Laissons là les possibilités de se déchirer. Aussi, la honte, la peur, et la banalité décortiquée.


Voilà, je ne sais pas. J'écris juste. Pouet.


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Message par Zat Cnidaire Barnum le Mar 12 Juil 2016 - 11:25

Ceci n'est pas un fil Zeetic.




(Je revendique les posts de Valium Oriental. Je les mets ici pour la postérité, la lisibilité, et probablement un jour la gloire intergalactique.)


Dernière édition par Zat Phlogistos Barnum le Mar 12 Juil 2016 - 11:42, édité 1 fois

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Re: Salut, les autres.

Message par Carla de Miltraize III le Mar 12 Juil 2016 - 11:41

Tu vas attirer tous les pervers qui fument, probablement.


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