Le haut potentiel émotionnel sans polémique

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Le haut potentiel émotionnel sans polémique

Message par PatriciaClaire le Ven 24 Mar 2017 - 23:19

Bonsoir,
Evil or Very Mad S'il vous plaît, pas de polémique du type cas 'Hazan' sur ce thème, qui concerne tout de même quelques-uns d'entre-nous, et pas mal de filles Evil or Very Mad
Merci.

Je ne sais pas si vous avez eu parfois la même impression que moi: Bien que testée avec un QI de surdouée, il y a bien longtemps, je ne me reconnais pas toujours en certaines personnes très encyclopédiques dans le traitement de leur post, ce qui est malgré tout passionnant quand on veut faire le tour d'un sujet.
Bien au contraire, je me sens de grandes ressemblances avec d'autres personnes, qui ont une vue approximative de leur sujet en matière de système, mais qui sont incomparablement sensitives, portées sur la lecture empathique du monde, avec des besoins affectif importants, et souvent, dans leur histoire de vie, prises dans les mêmes tourments, burn-out, incapacité à être adaptée à un monde normé, exposées à l'exploitation par des proches pervers narcissiques, douées de créativité parfois débordante, et raisonnant, par ce que j'appelle plutôt que HPE, "en arborescences multiples survolées" qui image un cerveau bouillonnant dans toutes les directions, avec une réalité enfant que souvent nous réprimons, justement, avec douleur, pour nous intégrer au monde normo-pensant.

Il me faut préciser que je considère l'empathie comme un mode de perception et de lecture, qui est la capacité à se mettre à la place d'autrui, d'éprouver les sensations, les émotions, et renvoyer instantanément, sans raisonnement de l'intellect, de savoir préconçu, une réponse adaptée à la personne qui a envoyé le message. Selon Simon Baron-Cohen, c'est une caractéristique féminine, du fait de l'adaptation immémoriale de la femme ou même de la femelle primate, mammifère, à la nécessaire survivance de son bébé, ce par sélection naturelle. Les noyaux qui gèrent l'empathie dans le cerveau sont en rapport, plus développés dès la naissance.
Ainsi, je vois plutôt le HPE, comme hyper-empathique, donc plus axé sur ses perceptions, les perceptions des sens, et toute l'imagerie des concepts verbaux, qui permettent le besoin d'attachement et le besoin affectif toujours réactivé .
Je mets en lien une vidéo de 'Un psy à la maison' pour servir de support, peut-être à des discussions entre HPE, peut-être, dans un premier temps? sunny

www.youtube.com/watch?v=_HAP_xAtVKg

Pour ma part je me considère comme telle!

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Re: Le haut potentiel émotionnel sans polémique

Message par Invité le Ven 24 Mar 2017 - 23:29

PatriciaClaire a écrit:avec des besoins affectif importants, et souvent, dans leur histoire de vie, prises dans les mêmes tourments, burn-out, incapacité à être adaptée à un monde normé,

Je trouve ça étonnant. Pour moi l'intelligence émotionnelle suppose au contraire de savoir correctement diriger ses émotions, avoir des compétences relationnelles, la capacité de prendre sur soi, d'avoir du recul et de la retenue etc
Je ne comprends pas en quoi quelqu'un d'instable (puisque c'est ce qui est décrit dans la citation) à un "potentiel émotionnel" plus important que la moyenne... ?

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Re: Le haut potentiel émotionnel sans polémique

Message par Invité le Sam 25 Mar 2017 - 0:35

sujet compliqué et impliquant me concernant, je suis à la fois sensible et intelligent, je possède les deux caractéristiques , capable de réflexion et d'être touché

depuis longtemps je considère que ma sensibilité est ce que je suis, et donc je l'instrumentalise pour créer imaginer, je ne vois pas en elle une tare quelconque

par contre j'ai un mal de chien à la canaliser dans les relations sociales et humaines, c'est alors l'intelligence qui prend le relai et comme je suis doué et adaptatif je m'adapte

pour que ma sensibilité s'exprime je dois être en confiance minimale même s'il est rare que la com passe bien

j'ai de l'empathie et parfois je n'en ai pas , je ne considère donc pas avoir de capacités émotionnelles particulières , juste une grande sensibilité , une capacité de déceler certaines choses mais dans le mêle temps d'être totalement aveugle à des évidences

besoin d'attachement oui on peut dire cela ainsi mais quand l'attachement vire à abandon l'intellect prend la relève

quand les deux marchent la main dans la main je suis capable de fulgurances

c'est .. compliqué donc

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Re: Le haut potentiel émotionnel sans polémique

Message par PatriciaClaire le Sam 25 Mar 2017 - 22:46

Brume a écrit:
PatriciaClaire a écrit:avec des besoins affectif importants, et souvent, dans leur histoire de vie, prises dans les mêmes tourments, burn-out, incapacité à être adaptée à un monde normé,

Je ne comprends pas en quoi quelqu'un d'instable (puisque c'est ce qui est décrit dans la citation) à un "potentiel émotionnel" plus important que la moyenne... ?

Bonsoir Brume,
Je n'ai pas écrit instable , c'est une dérive de sens, La complexité des affects que manipule et que reçoit le HP émotionnel ou je préfèrerai, à lecture empathique exacerbée, ne permet pas si ce n'est de s'adapter à un monde normé, du moins d'avoir envie de s'adapter à ce monde, dans lequel les affects sont broyés et méprisés au plus haut point. C'est cette impression de ne plus avoir envie de porter un masque, et de faire reconnaître à tous que nous percevons et somme affectés par tout ce qui est sensible autour de nous, les gens, les animaux les sens en éveil, ce qui est incompatible avec la pondération et la maitrise des émotions. Ce que vous décrivez, justement c'est la manière dont certains HPE apprennent à porter un masque, de pondération et de normalité, pour 'passer' dans le milieu quotidien. Cela s'appelle l'intellectualisation, qui par l'aspect cartésien qu'on se donne, justement est une sorte de masque, de couvercle sauf que la cocotte continue de bouillir, et à un certain moment, ça finira par du burn-out, ou aussi dans le meilleur des cas, une prise de conscience justement des affects qu'on emprisonne soi même, de capacités de lecture empathique qu'on tait.
(Par exemple, très longtemps, je n'osai jamais regarder quelqu'un dans les yeux, parce que j'avais l'impression de pénétrer dans son intimité, de voir en lui).
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Re: Le haut potentiel émotionnel sans polémique

Message par PatriciaClaire le Sam 25 Mar 2017 - 23:22

Zebulon252 a écrit:sujet compliqué et impliquant me concernant, je suis à la fois sensible et intelligent, je possède les deux caractéristiques , capable de réflexion et d'être touché
....
depuis longtemps je considère que ma sensibilité est ce que je suis, et donc je l'instrumentalise pour créer imaginer, je ne vois pas en elle une tare quelconque
....
besoin d'attachement oui on peut dire cela ainsi mais quand l'attachement vire à abandon l'intellect prend la relève

Pour moi, le manque  de sensibilité serait de discuter comme une machine, référence à l'appui, théorie, mais où l'humain ne serait plus sensitif, émotionnel, LA QUESTION, le centre de mes préoccupations.
Communiquer mes sentiments, quitte à paraître naïve, essayer de capter ceux des autres, élaborer des réponses humaines aux préoccupations aux motivations du moment.

Zebulon252,
Merci pour ta réponse,
L'émotionnel trouve tout naturellement sa voie dans la création, l'imagination, car justement ce sont des qualités que le surdoué plus émotionnel, plus capable de lire en autrui, plus en attente de recevoir la lecture empathique d'autrui, utilise avec facilité, à condition de pouvoir libérer justement cette énergie interne, lui donner tout le champ. C'est un moyen de faire tomber le masque, que le filtre sociétal nous a fait porter dès le berceau, selon les familles, ou dès l'école, l'école primaire, souvent, puis aussi le boulot, etc...
C'est vrai que l'angoisse d'abandon, c'est la grande peur des surdoués en attente d'attachement, mais pas seulement, toute personne qui n'a pas eu des attachements sécures dans sa jeunesse est exposée à cette angoisse, simplement, certainement, la grande sensibilité émotionnelle, la lecture empathique exacerbé, hyper-perceptive, rend le HPE encore plus réactif d'une part à l'écoute de ses propres besoins affectifs, et d'autre part à la sincérité, la disponibilité d'autrui , son amitié, son amour, son dédain ou sa haine.

La sensibilité aux injustices, par exemple est un grand thème du surdon en général. Pour certains, c'est central dans leur quête, pour d'autres, c'est beaucoup plus accessoire, maintenant, n'est-ce qu'un masque protecteur, là est la question!  What a Face  geek  study  Sad

Entre l'enfant HPE/I qui ne porte pas encore de masque, et l'adulte (enfin le zèbre se croyant adulte) qu'il deviendra ensuite, effectivement, ça peut être une question intéressante, tiens, pour étendre notre ressenti: Quel enfant étions-nous dans nos affects et notre lecture empathique exacerbée, et quel dit 'adulte zèbre intégré' (ou pas!) sommes-nous devenus??? Question
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Re: Le haut potentiel émotionnel sans polémique

Message par PatriciaClaire le Dim 26 Mar 2017 - 0:36

Petite j'étais très enfermée, une mère assez perverse narcissique, qui plus est, qui ne comprenait pas du tout que je n'obtienne pas de résultats scolaires.

A quatre ans, j'ai subi un viol, mais presque, ce ne serait qu'une péripétie, à côté du viol quotidien, de la maltraitance émotionnelle, c'est le terme exact, et de la violence physique, bien que ce soit vraiment la violence maternelle émotionnelle, le rabaissement, les expressions dégradantes, et la subtilité des termes pervers employés qui ont créé le traumatisme.
Je pense que déjà, j'ai fini par porter un masque plus tôt que prévu pour un enfant. Je suis comme devenue adulte, et j'ai surveillé  l'adulte se comportant pour moi comme toxique, malade.

Angoisse de mort, auto-punition, régression, avec des besoins énormes d'attachement, de sécurité, de tendresse, d'amour, qui n'étaient pas pourvus, et pour cause. Tentatives de suicide dans mon coin.
Face aux autres, je souriais, je donnais le change, seule, je m'effondrais. En classe, cela donnait des résultats du meilleur au pire, selon l'enseignant, parfois des rédactions lues en classe avec félicitations, parfois une tête complètement embrouillée pour bailler devant un problème de maths. Je souffrais et j'étais tétanisée devant les autres, je ne voulais pas me confier, alors que j'en mourais d'envie. Si l'on me faisait confiance, si l'on acceptait ma grande émotivité, alors je devenais capable de relation humaine empathique très pointue, capable d'aider l'autre, de dénouer les fils du psychisme, verbaliser les traumatismes, de libérer mes amies d'une difficulté émotionnelle qui paraissait insurmontable. L'injustice me faisait bondir et prendre des risques.

Puis je me suis un peu plus libérée au lycée, en bac maths et techniques, E, d'abord j'avais passé un test de QI, qui me plaçait surdouée, que ma génitrice s'était empressée de critiquer, pour elle, ce sont les résultats scolaires qui comptaient, lol.

Souvent, j'étais la conseillère en relations humaine, bien que souvent aussi, j'étais éteinte, angoissée, inquiète. Puis agoraphobe, incapable de sortir prendre un bus, demander ma route, acheter un truc dans un magasin, tremblante, l'esprit totalement barré à l'idée du jugement d'autrui, moi qui lisais si facilement les âmes, je n'osais même pas lever un œil .

En terminale, mon prof de philo, qui venait en cours en sabots noirs (ce que j'ai aussitôt imité!), m'a ouvert les yeux sur la psychologie, et après mon bac E au lieu de me diriger vers l'architecture, je me suis inscrite en fac de psychologie.

Cela a été une épreuve, au début, je restais raide comme un piquet, parce qu'on touchait à toutes mes angoisses à mes traumatismes encore vifs, puis j'ai eu des amies, nous nous voyions en dehors des cours, j'ai fini par prendre cette fois le masque de la fille bien, un peu sotte, empathique, fragile, mais sans trop montrer, malgré tout.

Pour finir, je n'ai parlé du viol que passé 50 ans (j'en ai 57) et ce, après un problème de fracture vertébrale, qui ressemblait aussi à un burn-out, du fait que je n'ai plus pu travailler, je me suis épuisée, en quelques semaines, dans mon métier de maîtresse d'école en maternelle, un métier fait d'empathie nécessairement, et c'est vrai que j'ai fait ce métier pour les enfants, pas pour l'institution, ou pour avoir l'impression de commander. J'ai claqué la porte, je n'y suis plus revenue.

Mes enfants, ma chair, bien sûr, deux filles, je me suis consacrée à elles. Conjoint caractériel pervers, non-HP, divorce, beaucoup de souffrances encore.

Au final, j'essaie d'aider des enfants qui souffrent d'une particularité de naissance, neurologique aussi, j'ai créé une association, un site internet, je suis allée sur les réseaux sociaux, et j'essaie d'aider ( j'y arrive) toute personne qui exprime ce besoin ou qui l'accepte.
Je ne sais pas si j'ai vraiment un compagnon, mon angoisse d'abandon, fait que je me pose trop de questions, dans une relation difficile du fait que nos deux domiciles et nos vies sont éloignées, nous nous voyons par épisodes.
J'essaie de ne pas trop m'alarmer de cette situation, mais j'ai fait pas mal de crise d'angoisses face à mon compagnon, tellement je suis sensible à ses paroles ambiguës, ou ses actes, dans le sens de l'amour ou pas. En tout cas avec lui, je ne ressens pas de masque, je me livre, limpide et naïve.
Je ne sais plus trop en fait, j'ai peur de m'être créé un masque, malgré mes dires, pour cacher ma sensibilité, et mon besoin d'amour, et si je rencontre l'amour, j'ai peur de le rejeter, par peur d'être rejetée: Cela s'appelle de l'abandonisme.
D'autres raisons aussi, qui tiennent à d'autres angoisses dont je n'ai pas parlé ici.

A 22 ans, j'avais choisi l’Éducation Nationale, parce que à 55, à la retraite, je pourrai commencer à devenir écrivain; aussi, récemment,  j'ai commencé l'écriture de deux romans.
D'autres projets d'écriture, y compris de dessin, dorment dans mes songes et attendent d'éclore.

Je me suis libérée de bien des chaînes, j'ai réglé mes comptes avec ceux qui m'ont fait du mal quand j'étais petite, mais mes souvenirs sont comme des petits films, des documentaires, qui auraient été tournés hier, ou cet après-midi, que la douleur reste malgré tout en voile, mais que cependant, j'ai retiré les verrous, et ouvert les fenêtres, j'ai posé les valises de douleur, et je suis partie gambader dans une prairie fleurie et ensoleillée  sunny  sunny  En chemin  Trèfle  Trèfle  Trèfle  Trèfle  Trèfle  Trèfle , et que je ne retournerai plus dans la forteresse grise des adultes normo-pensants.
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Re: Le haut potentiel émotionnel sans polémique

Message par PatriciaClaire le Dim 26 Mar 2017 - 0:55

Entre l'enfant HPE/I qui ne porte pas encore de masque, et l'adulte (enfin le zèbre se croyant adulte) qu'il deviendra ensuite, effectivement, ça peut être une question intéressante, tiens, pour étendre notre ressenti: Quel enfant étions-nous dans nos affects et notre lecture empathique exacerbée, et quel dit 'adulte zèbre intégré' (ou pas!) sommes-nous devenus??? Question
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Re: Le haut potentiel émotionnel sans polémique

Message par Invité le Dim 26 Mar 2017 - 10:19

PatriciaClaire a écrit:
Bonsoir Brume,
Je n'ai pas écrit instable , c'est une dérive de sens, La complexité des affects que manipule et que reçoit le HP émotionnel ou je préfèrerai, à lecture empathique exacerbée, ne permet pas si ce n'est de s'adapter à un monde normé, du moins d'avoir envie de s'adapter à ce monde, dans lequel les affects sont broyés et méprisés au plus haut point. C'est cette impression de ne plus avoir envie de porter un masque, et de faire reconnaître à tous que nous percevons et somme affectés par tout ce qui est sensible autour de nous, les gens, les animaux les sens en éveil, ce qui est incompatible avec la pondération et la maitrise des émotions. Ce que vous décrivez, justement c'est la manière dont certains HPE apprennent à porter un masque, de pondération et de normalité, pour 'passer' dans le milieu quotidien. Cela s'appelle l'intellectualisation, qui par l'aspect cartésien qu'on se donne, justement est une sorte de masque, de couvercle sauf que la cocotte continue de bouillir, et à un certain moment, ça finira par du burn-out, ou aussi dans le meilleur des cas, une prise de conscience justement des affects qu'on emprisonne soi même, de capacités de lecture empathique qu'on tait.
(Par exemple, très longtemps, je n'osai jamais regarder quelqu'un dans les yeux, parce que j'avais l'impression de pénétrer dans son intimité, de voir en lui).
Patricia.

Disons que, comme est défini le HPE, on comprend que c'est une personne instable qui est décrite.
Il n'est défini avant tout par ses incapacités et son manque de recul, comme s'il était incapable d'être tranquille avec lui-même.
Je ne pense pas que les émotions soit des choses à "contrôler" dans le sens où il faudrait lutter contre elles - c'est qu'il me semble que des personnes intelligentes (niveau émotionnel/relationnel) savent vivre confortablement avec elles. Parce qu'elles les connaissent, connaissent leurs limites, et savent éviter justement d'exploser/d'imploser - elles savent prendre soin d'elles et des autres.  Ce n'est pas de l'"intellectualisation" - juste des personnes qui se connaissent, vivent tranquillement avec elles-mêmes, bref qui ont une certaine maturité.

Je peux en parler d'autant plus librement que je ne possède pas vraiment cette forme d'intelligence. Je suis plutôt immature. J'ai beaucoup de mal à supporter les contraintes, mes émotions débordent comme une casserole d'eau bouillante. Je pleure et je ris pour un rien, bref je ne suis pas très douée. (Enfin si j'étais seule dans mon cocon ça serait niquel, mais j'ai parfois du mal en société (dans le sens où je ne réussirai jamais à contenir mes larmes etc, ce qui est souvent un peu gênant)).
Mais je croise parfois des personnes assez incroyables qui sont sensibles, constantes, qui savent prêter attention aux autres et interagir positivement avec eux, et elles forcent mon respect. Des bouffées d'oxygène dans ce monde de brutes ^^
Des personnes stables, qui savent mettre leurs limites tout en étant à l'écoute, qui savent bien s'intégrer... brefs des personnes avec une belle intelligence. Si je devais parler de "HPE" - ce serait pour les qualifier elles.

Ce qui ne veut pas dire que des personnes moins stables sont insensibles et dénuées d'empathie, ce n'est pas ça, je ne vois juste pas de raison de penser qu'elles en ont plus que les autres.
Car une personne équilibrée et adaptée peut être très sensible et très douée dans la compréhension humaine - ce n'est pas parce qu'elle ne déborde pas qu'elle est moins ceci ou cela... juste elle est stable quoi.
J'ai l'impression qu'il y a comme une volonté des personnes plus émotives et moins équilibrée de tirer la couverture vers elles, comme pour justifier leurs manques. Du genre "je déborde, mais c'est parce que je suis plus sensible etc etc"  alors que non, il n'y a aucune raison de le penser - et ce manque de recul peut parfois être difficile à vivre pour les autres, ce n'est sans doute pas ce qui leur facilite le plus la vie.
Parce qu'une personne qui pleure, par exemple, ça a des effets sur les autres, et ça appelle un comportement en retour. Par exemple de la réconforter, alors que ce n'est pas nécessairement la personne la plus triste. Ce qui fait qu'une personne bien plus triste va parfois tenter de réconforter la personne émotive, qui pleure, alors que dans l'idéal c'est l'inverse qui devrait être fait. Tout ça pour dire qu'on peut manquer de conduite empathique par excès d'émotivité - et à l'inverse une personne qui ne se laisse pas déborder peut avoir des conduites plus empathiques.

Après, on peut aussi dire "HPE" pour "Haut potentiel émotif"... mais je n'en vois pas le sens.

Et je termine mon développement pour essayer d'éviter les malentendus: ce n'est pas non plus un jugement moral, dans le sens où certaines choses sont des traits de caractères sans doute indélébiles, et que les gens déraisonnables et débordants ont toute ma sympathie (puis nous avons tous nos forces et faiblesses qui s'alimentent mutuellement, et dans certaines circonstances il est sans doute préférable de ne pas être trop résilient).
Ce qui m'ennuie, c'est qu'on dévalorise l'intelligence et la splendeur de certaines personnes qui soignent par leur simple présence, de ces personnes assurées et maîtresses d'elles-mêmes (maîtresses, pas dans le sens où elles s'enfermeraient et se contrôleraient, mais dans le sens où elles savent faire avec, qu'elles n'ont pas ce besoin de se répandre) qui sont souvent (mais pas toujours) les plus à-même d'avoir des conduites empathiques.

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Re: Le haut potentiel émotionnel sans polémique

Message par ElectronLibre le Dim 26 Mar 2017 - 16:00

Que l'on définit HPE comme capacité à gérer ses émotions ou prendre en compte celle des autres, il me semble que dans les deux cas il est possible de progresser dans ce domaine.

A l'inverse d'un résultat à un test de QI qui serait stable dans le temps, la gestion des émotions pourrait évoluer (dans un sens ou un autre) grâce à un travail sur soi.

PatriciaClaire a écrit:Bien que testée avec un QI de surdouée, il y a bien longtemps, je ne me reconnais pas toujours en certaines personnes très encyclopédiques dans le traitement de leur post, ce qui est malgré tout passionnant quand on veut faire le tour d'un sujet.
Bien au contraire, je me sens de grandes ressemblances avec d'autres personnes

Cela vient aussi de l'éducation. La façon de travailler ou bien le travail que tu fais oriente la façon de traiter un sujet. Je pense tout simplement que ceux qui ont fait des études longues (ou ayant une bonne culture générale) sont plus encyclopédiques que ceux ayant fait peu ou pas d'étude.
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Re: Le haut potentiel émotionnel sans polémique

Message par cracocrac le Dim 26 Mar 2017 - 18:20

Je me reconnais dans ta description PatriciaClaire, mais le fait de faire barrage ou d'être bloqué par la notion de système suppose un problème politique. La politique c'est interagir avec plusieurs systèmes en tant qu'acteur vivant, sinon en tant que maître. Pareil pour moi, pervers narcissique (pédophile) comme père, blocage mentaux et emprise invisible au début, mais là faut cerner le truc. Le minimum de recul et de pointage d'une erreur de fonctionnement réalitaire (mais peut-être pour moi est-ce dû à mon âge) venant d'une volonté extérieur nocive, peut au début heurter et pousser au questionnement simple et à l'inanité.
La politique débute par une analyse claire d'un système oppressif, voir de quoi il est question au fond. Quand on a compris le fond du problème, la réponse morale est évidente. C'est là toute l'analyse. Si on n'a pas découvert  sinon le nœud mais le fond et les raisons du système oppressif, on tourne en rond (voire si c'est pas fait exprès). Cerner, comprendre, mettre à distance, conclure et franchir un palier, c'est le lot de toute personne qui devient adulte par rapport à tout système social, et qui communique ensuite dans ce système (ou au delà ou sans le système pervers). Bonnes réflexions seule. Shocked
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Re: Le haut potentiel émotionnel sans polémique

Message par cracocrac le Dim 26 Mar 2017 - 18:30

Ah non tu as la cinquantaine j'ai 36 ans. Mais bon, j'ai quand même été violé grassement sur une île à 8 ans et demi quand j'étais en vacances. Là on n'est plus dans l'angoisse qui pique et qui frile mais dans l'idée de justice et d'affirmation. La débloque on a l'habitude. Tout de même.
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Re: Le haut potentiel émotionnel sans polémique

Message par cracocrac le Dim 26 Mar 2017 - 18:58

Je réponds aussi à ton allocution par un poème (j'en mets partout des poèmes...). :


Quand un Dieu de l’Inde trouve son amour intouchable
Si supérieure aux Indiens
En Inde c’est caste de l’inverse car l’inverse tue
Déesse intouchable égale à moi en intelligence et en dons
Tu sais ils vinrent à l’Ile D’Yeu
Quand j’avais huit ans en 1988
Et elle était là Antonia
Ils nous violèrent dans la maison
Mais le mépris des porcs venant de moi
Ma haine si forte me fit m’enlever
Et je revins vers lui le couteau à la main
Leur foie fut bon pour nous
Dévorer un visage avec les dents
Aimer ce qu’on aime avec les yeux
Odeur de sang plus que partout
Fille ma fille Mathilde est vivante
Chair de ta chair est chose à toi intouchable
C’est connu de cette manière humaine je le sais
Ainsi je suis poète
Et il y a longtemps le meurtre et le cannibalisme partit de nous
Et nous rentrions
Amoureux Dieu et Reine
Violés mais sûrs
Pas samouraïs mais poètes





Et aussi plus un peu pour toi (je ne sais pas au fond)

Quand la chair est proche de l’eau
Ô calme lune dans le sang
Il y a les cerfs et des oripeaux
Qui sont les murmures des chants

J’ai passé du temps près de l’ombre
Dans l’inepte de la chair
Et quand je vois ton monde croulant
Tu ne regardes pas en arrière

Tu ne sais plus les vrais rêves
La vie demande son dû
Et là il y aura des trêves
Dans l’alcool et le danger nous sommes perdus

Quand vient le soir contemple les étoiles
Il y en a tant dans ton âme
Comment âme noire qui n’est pas vestale
Ne peut vision être si lucide ?
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Re: Le haut potentiel émotionnel sans polémique

Message par PatriciaClaire le Dim 26 Mar 2017 - 21:00

Il y a une définition du HPE, en tout cas présenté comme tel, les personnes dites INDIGO, mais, mais... Une présentation façon extra-terrestre, on peut ne pas adhérer. Perso, je n'adhère pas, car pour moi déjà, les mystères de l'élévation de sagesse du cerveau fonctionnel,sous forme collective que nous appelons âme, me semblent tout à fait suffisant, sans avoir besoin d'imaginer une énergie extraterrestre, ou des faits de magie.
Voici le texte qui est sous une vidéo, citée en lien, qui correspond à la particularité HPE, sur ce texte je me reconnais, sur l'histoire des 'indigo', pour moi c'est loufoque, même pathos, parce que cela permet toutes les exploitations commerciales possibles, sans cerner la question d'un point de vue de la particulatité HP(e,i)
Il semble que la personne qui est derrière tout ça sur youtube, dans un premier temps, se nomme Laura Marie et est visible sur sa chaîne .

"Certains l’appel HPE d'autres indigo, Décalé, bizarre, enfantin, ou même fou. Ce sont les mots qui reviennent le plus souvent lorsqu’on demande à un adulte tardivement diagnostiqué HPE ou indigo comment il se sentait face aux autres avant de savoir. Avant la découverte de ce qu’on appelle une surabondance particulière, ou haut potentiel émotionnel, Cette intelligence hors norme et ce flaire hors pair se caractérise par une curiosité insatiable, un traitement des informations en arborescence, c’est-à-dire par ramification rapide d’association d’idées. Mais aussi par une hypersensibilité, une empathie hors norme et une réceptivité sensorielle exacerbées, instinct beaucoup plus développer. Hypersensibilité, .
- Intensité.
- hyperstimulabilité (niveau de réaction plus élevé aux stimuli, être "plus" tout: plus rapide, plus agité, plus attachant, plus exigeant, plus généreux, plus impatient,...).
- Hyperesthésie ou exacerbation des cinq sens (hyper-réactif aux stimuli sensoriels).
- Curiosité exceptionnelle.
- Imagination débordante, grande créativité.
- Grande capacité d'observation, note les plus petits détails.
- Intérêts très variés, saute facilement d'un domaine à l'autre.
- Peut faire plusieurs choses en même temps (suivre deux conversations en parallèle, parler et écrire, rêver et pourtant écouter,...).
- Recherche la compagnie de personnes plus âgées.
- Capacité d'attention, persévérance: forte si l'intérêt y est; faible, voire nulle, sinon.
- Grand sens de l'humour (et humour très particulier, souvent incompris).
- Rapidement frustré s'il ne trouve pas les personnes ou les ressources pour réaliser ses grandes idées.
- Respect des règles bien comprises ("logiques"), mais tendance à questionner l'autorité non fondée.
- Idéalisme, altruisme, compassion.
- Grande capacité de raisonnement/résolution de problèmes.
- Rapidité d'apprentissage.
- Méthode d'apprentissage particulière, surtout en math et en lecture.
- Vocabulaire extensif.
- Excellente mémoire.
-très astucieux, dégourdi, malin"

( www.youtube.com/watch?v=SbIClhETWUA )
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Re: Le haut potentiel émotionnel sans polémique

Message par PatriciaClaire le Dim 26 Mar 2017 - 21:16

Pour en finir sur indigo:
www.youtube.com/watch?v=3VV9ESWoKhU
passons à autre-chose.
Il me semble que l'on plaque un peu n'importe quoi sur les enfants différents, ou HP. Manipulation mentale, et certainement que ce n'est pas un hasard si cela vient d'officines en lien avec le pouvoir financier mondial.
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Re: Le haut potentiel émotionnel sans polémique

Message par PatriciaClaire le Dim 26 Mar 2017 - 21:31


Vidéo-témoignage d'une HP, je me sens proche de son témoignage.
J'espère que vous comprendrez mieux le sujet vers lequel je veux aller, le risque de perdre son identité créative quand on est particulièrement orienté HPE.


Dernière édition par PatriciaClaire le Lun 27 Mar 2017 - 1:31, édité 1 fois
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Re: Le haut potentiel émotionnel sans polémique

Message par PatriciaClaire le Dim 26 Mar 2017 - 22:47

HPE ou cerveau gauche?
une vidéo pour réfléchir:

Pour ma part, je pense que c'est plutôt lié à un fonctionnement inter-hémisphérique plus riche et la conceptualisation verbale imagée à droite.
Dans cette interprétation, il manque au cerveau droit, la sensibilité si particulière du HPE, qui est vue comme une conceptualisation verbale des  perceptions, elles aussi imagées à droite. Qui dit verbal à droite, dit une plus grande communication interhémisphérique, visible en IRM de diffusion (voir vidéo ci-dessous).
Il y a la question aussi de la différence entre cerveau (intelligence) laminaire et cerveau (intelligence) complexe:

La neurologie montre donc que les résultat ambigus au test de QI sont reliés à un fonctionnement différent du cerveau, particulièrement dans la régulation que je dirai émotionnelle, comme montré dans le premier schéma, et dans l'implication des zones de contrôle situées dans l'hémisphère gauche.

Je ne pense pas que dire HPE soit une vue de l'esprit ou un gros mot, si l'on postule que quand le haut potentiel est particulièrement développé dans le sens de la lecture empathique du monde.
Bien au contraire, je pense que quand on a un très haut potentiel émotionnel, on doit ne pas se lamenter, et en faire quelque-chose de positif pour l'humanité, plutôt que se suicider intellectuellement pour paraître normal(e) Tant pis, on peut paraître bizarre à certaines personnes engoncées dans leur quotidien normé, mais il faut d'abord en être fier (fière) et construire qui on est soi, en positivité, en créant ce que notre cerveau nous permet de créer.
Tant pis si nous ne sommes pas écoutés, du moment qu'on a compris que nous somme dans ce monde normo-pensant et que ça n'est pas prêt de changer.
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Re: Le haut potentiel émotionnel sans polémique

Message par PatriciaClaire le Lun 27 Mar 2017 - 1:16

#Brume , Je ne vous convaincrai pas, votre vision est celle de l'émotivité, elle  ne recouvre qu'une partie minime de l'émotionnel au sens neuronal. Je vous ai mis quelques documents. Bien entendu, être adapté au monde normo-pensant, à la normalité, la norme, c'est plus rassurant, ça passe mieux, mais c'est un renoncement aussi à soi.
Ce n'est donc pas cela qui m'intéresse. S'adapter à la norme, c'est ce qu'on fait une partie de sa vie, jusqu'au jour où on ouvre les yeux. Je ne pense pas que les personnes adaptées dont vous parlez, soient si émotionnelles que ça, et d'autre part, sans doutes ne sont-elles pas si lisses que vous semblez les trouver. Pas si enviables, ne cherchez pas à les imiter, vous vous perdrez.

Quoi qu'il en soit, il ne s'agit pas de tirer la couverture à soi, au contraire, il s'agit de se différentier, juste plutôt d'être soi, avec tout ce que cela implique sans obéir à un code de bonne conduite, qui ne vient d'ailleurs d'on ne sait ou... En quoi devons-nous le respecter? Eh bien pour nous intégrer à un monde normé, rien d'autre.
Je connais un THQI, patron, innovateur exigeant, seulement si on l'approche, si on le connaît mieux si il accepte de ce confier, il est au bord de l'explosion, il se sécurise en privé comme il peut, mais à un moment, sa start-up si enviée, son génie technique,  tout ça il va l'envoyer balader.

J'ai oublié un truc, je le rajoute ici, Brume, La lecture empathique ne rime pas avec sympathie ou condescendance, c'est un outil performant au service de la communauté humaine: Une personne empathique est capable, si la situation l'exige d'être aussi dure qu'il faut.
J'aime à citer la mère renarde, qui, si elle sait qu'un renard mâle, ou un autre prédateur, rôde et va venir dévorer ses petits, elle le fait elle-même. Elle refera une portée par la suite dans des conditions plus optimales. Pourtant cette renarde est capable de toute l'empathie nécessaire à la survie de ses petits depuis leur naissance, où sans elle, ils ne survivraient pas.
Nous humains, notre lecture empathique fonctionne sur ce mode, apprécier une situation dans toute sa complexité, et prendre la décision, agir, de manière très adaptée, sans pour autant contrôler nos émotions.
Je me souviens d'un jeune garçon de un an et demi, deux ans, qui venait d'échapper à la vigilance de son grand-père, et de sa mère, à la porte vitrée automatique d'un magasin, qui donnait sur un trottoir et un passage piéton. J'arrivais en voiture, je ne voyais pas l'enfant qui courrait devant lui. J'ai vu le grand-père, tétanisé à la porte du magasin, à sa droite un passant qui n'a pas réagi haussant même les épaules, j'ai vu surtout la mère horrifiée, qui voyait le drame se produire, j'ai pillé immédiatement en regardant dans ses yeux, elle me regardait aussi. Surpris en plein milieu du passage piéton, par le coup de frein bruyant, le petit est tombé sur le derrière, la voiture s'était arrêtée à moins d'un mètre de lui. Nous nous somme encore regardées silencieusement, nous avons échangé en regard quelques mots, et je suis repartie, tremblante et pleurant. Si je faisais ce récit en public, je serai encore tremblante aujourd'hui, les larmes me couleraient sur le visage, et d'ailleurs c'est ce qui se passe en l'écrivant. Pourtant, ne n'oublierai pas ce regard de la maman, et mon coup de frein réflexe, une lecture qui fait prendre immédiatement la bonne décision, sans avoir vu qu'un enfant, caché derrière un 4X4 en stationnement, allait m'arriver dessus.
Si je raconte ça, c'est pour expliquer que la sensibilité aux stimulis, aux concepts, aux images, ce n'est pas péjoratif, si on en est douée, c'est au contraire une belle qualité humaine. Si on s'enferme dans le rationnel, on conduit sans regarder ailleurs que la chaussée, on estime que c'est aux autres de se surveiller, et on ne prédit pas le facteur humain.

#Cracocrac, En fait je parle de systémisme au sens de fonctionnement du cerveau.

Je suis attentive au fait sociétal, dans le sens de changer le monde à mesure de mes moyens, ou de ceux d'autres personnes, quand je les approuve. Les débats stériles de la politique, ça ne m'intéresse pas, seul ce qui mène à améliorer les choses, peut me décider à m'investir un peu. Pour illustrer, je soutiens Asselineau, parce qu'il tire les conséquences du piège dans lequel nous sommes, alors que la plupart des gens discutent stérilement sur des détails déjà décidés pour eux.

Plus particulièrement, j'agis par ce que je sais faire, sur d'autres sujets plus humains, comme je l'ai dit, au sujet d'enfants particuliers qui ne sont pas reconnus vraiment par la médecine, c'est déjà un investissement plein, pour moi, avec celui de mon évolution actuelle, qui rejoint de mieux en mieux qui je suis, je travaille sur l'alimentation, la qualité de vie, mon retour à ma créativité, qui passe par l'écriture, mais aussi par le jeu, la non-gestion du temps, le désintéressement d'un monde conçu pour nous rendre esclave, ...y compris les femmes, dont on ne veut plus qu'elles soient des donneuses de vie, mais de bons petits soldats de l'entreprise mondialisée.  En cela oui j'ai analysé nécessairement le nœud de la marche du monde!

Quand je dis que je suis une enfant qui gambade dans une prairie fleurie et ensoleillée, l'image, cela me représente bien.

Cela ne m'empêche pas d'utiliser toute mon originalité pour aller au centre des gravités du monde humain, tel qu'il a évolué.

D'ailleurs en dehors du Roman que j'écris le plus en ce moment, j'ai un autre roman en cours, historique, celui- là, qui parle de trifonction, de sagesse, des civilisations scythiques semi-nomades, de shamanes, des gens, tels qu'ils se vivaient avant la prédominance de l'argent sur la sagesse, et la prédominance de la loi écrite qui a annihilé la sagesse en la lyophilisant.

Le sujet du viol, ses conséquences sur l'enfant HP et particulièrement si son fonctionnement est dit émotionnel: Je ne sais pas trop, dans mes souvenirs, ce qui est premier, l'énergie négative du trauma, le stress permanent qui en découle, ou le fait d'être pétrie de ma sensibilité aux perceptions.
En fait , je pense que le viol a pour conséquence une extinction sociale, une incapacité à exprimer qui on est, par la suite.

J'étais une enfant naïve et mystérieuse, aux yeux des autres. Il y avait de quoi, mais cela n'est pas le sujet ici. Deux jours avant le viol (inceste maternel ou vengeance de sa part, je ne sais) mes souvenirs montrent une petite fille écoutant Le Petit-Prince de St Exupéry sur le tourne-disque de la maison, le livre à la main, avec des pensées sur l'infini, sur l'humain, sur ce monde dit adulte (les planètes visitées par le petit Prince...) et sur ce renard qui se laissa apprivoiser, et qui sera triste, malgré la couleur des blés qui lui rappellera son ami. Je savais que j'avais une mère spéciale, toxique, plutôt, et je respectais ces fait, vivant ma vie, découvrant avec appétit. Mes parents étant enseignants, ma bibliothèque était faite des illustrations et des schémas des livres de sciences naturelles, de géographie, d'histoire, de géologie, de botanique. Seulement pas un câlin, pas de vraie douceur, mais une exigence maladive de la part de ma génitrice, j'étais traitée comme un élève, punie ou récompensée, selon les lubies.
Au moment du viol, j'ai compris le scénario qui était en action, j'ai énormément argumenté pour l'appeler à la raison.
Aussi, je dirai que j'étais sans doute plutôt HPI, à cette époque, mais avec une lecture empathique exacerbée, qui me faisait être lucide sur la nature de mes parents, d'ailleurs pour mon père, je me souviens à mes un an et trois mois, lorsque j'ai découvert que un père, c'est un grand gamin, si différent de moi, et c'est daté. C'est le jour de son arrivée triomphante avec sa première voiture.

Malgré tous les souvenirs que j'ai, l'intensité de mes perceptions, de ma mémoire et de mes réactions, semblent montrer un côté HPE dès cette époque. Je comprenais tout ce que les adultes disaient, et je perçais leurs sentiments, leur état psychique, et je ne me laissais pas impressionner par les mots.  

La différence entre cerveau laminaire et cerveau complexe, dans ce cas, je devrais être cerveau complexe, je pars dans toutes les directions et j'aime l'idée que je survole les arborescences du raisonnement comme un paysage, je m'abreuve aux sources et je choisi le fruit qui contient la solution.
Quelle a pu être alors la conséquence d'un viol?
Cet après-midi là, ma résistance intellectuelle et physique, à bout de nerfs et d'adrénaline, a cédé. Mon cerveau s'est mis en sécurité, disjoncté de ses fonctions, je me suis retrouvée paralysée, pleurant, mais sans possibilité de réagir autrement. Cela est étudié en neurologie, le cerveau se coupe du risque d'être détruit par les toxiques, et le cerveau est modifié, il se crée une mémoire traumatique dans la mémoire de travail, mémoire qui va se réactiver, des années durant, le trauma devient alors un traumatisme inscrit dans la structure même du cerveau. Le corps sait alors qu'il a frôlé la mort.
Peut-être, alors, tout l'émotionnel tourné vers le positif, se tourne vers la haine du négatif, une sur-sensibilité à l'injustice, aux pouvoirs abusifs, à la trahison des personnes qu'on croit chères, et finalement, j'ai sans doute été ramenée à cette réalité du monde humain, sa médiocrité, son bellicisme, dont il faut se protéger absolument par tous les moyens.
Néanmoins, c'est moi qui ai pris sur moi toute la culpabilité de l'acte, dans la figure, tout le temps et avec une maltraitance émotionnelle, une permanence du rabaissement. C'était une façon de me tuer.

Longtemps je n'ai pas compris cela, je me pensais bête, tout en me sentant tellement au dessus de tout ce monde. Je croyais en Dieu, en la bonté, la douceur, la perfection de l'âme, et je me faisais taper partout y compris à l'école, par les élèves et symboliquement par la difficulté de mes résultats scolaire.

On touche à une question: Le surdon, et le surdon à haut potentiel émotionnel, si on l'identifie au cerveau complexe, est de naissance, on le sait, et doit-on imaginer que malgré les épreuves de la vie, il traverse ces drames intact?
Pour ma part, je dis souvent que j'ai un chemin à suivre, que je dois me tenir à ça, une mission humaine, et peut-être, j'accepte l'idée que mes épreuves, vécues de manière particulièrement émotionnelles, ont encore renforcé mon côté HPE, malgré des années passées à vouloir paraître normo-pensante, maîtrisée, alors que dessous, bouillait à la fois la cocote-minute des mes traumatismes, mais surtout de ma très grande sensibilité, que je contenais au mieux.
Faite d'émotions.

Pour finir, en exprimant mes émotions, j'ai découvert que beaucoup de femmes me répondent en libérant la leur, pas nécessairement des femmes HP, juste parce que, je pense, nous partageons, au delà du haut potentiel, des particularités sexuées du cerveau empathique, qui peut-être sont exacerbées par le haut potentiel intellectuel/émotionnel. Cela m'a beaucoup rassurée, parce que cela permet une relation au monde libérée pour ma part, mon haut potentiel arrivant comme un cadeau que je peux faire aux autres par ma volonté d'éclaircir les nuages.

Cracocrac,
Merci pour les poèmes, j'avais étudié un peu la question du chamanisme, quand l'esprit s'envole vers les autres esprits et décrit leur douleur, la permanence de ceux qui nous ont quitté, l'imminence de la mort, ce qui est collectif dans nos perceptions  et qui dépasse ce que nous croyons être la vraie réalité. Il en est ainsi des poètes, qui voyagent dans l'âme collective, qui imagent par les mots autre chose, un autre monde si présent et si réel , qui est l'esprit humain.
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Re: Le haut potentiel émotionnel sans polémique

Message par Invité le Lun 27 Mar 2017 - 10:04

PatriciaClaire a écrit:#Brume , Je ne vous convaincrai pas, votre vision est celle de l'émotivité, elle  ne recouvre qu'une partie minime de l'émotionnel au sens neuronal. Je vous ai mis quelques documents. Bien entendu, être adapté au monde normo-pensant, à la normalité, la norme, c'est plus rassurant, ça passe mieux, mais c'est un renoncement aussi à soi.
Ce n'est donc pas cela qui m'intéresse. S'adapter à la norme, c'est ce qu'on fait une partie de sa vie, jusqu'au jour où on ouvre les yeux. Je ne pense pas que les personnes adaptées dont vous parlez, soient si émotionnelles que ça, et d'autre part, sans doutes ne sont-elles pas si lisses que vous semblez les trouver. Pas si enviables, ne cherchez pas à les imiter, vous vous perdrez.

Oui, tout est dit je pense.
Je ne connais pas ces "normo-pensants" dont il est question.
Bonne quête.

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Re: Le haut potentiel émotionnel sans polémique

Message par i.a. le Mer 29 Mar 2017 - 14:52

Je suis un normo-pensant ... ou tout au moins je le crois !

lol!
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Re: Le haut potentiel émotionnel sans polémique

Message par jysais le Sam 1 Avr 2017 - 1:08

Bonsoir,
avant de vous livrer mon avis, un petit retour sur les semaines précédentes s'impose.
Tout d'abord, j'ai 50 ans cette année, et j'ai pris conscience de ce que je suis il y a moins d'un mois, après la rupture avec une perverse narcissique. Beaucoup ici doivent savoir ce que cela représente comme destruction, et le travail de reconstruction nécessaire.
Le pire, c'est que je le savais, depuis 2 ans, mais j'ai insisté. Mon thérapeute a une analyse intéressante, il me conforte dans l'idée que c'est moi qui l'ai choisi, voulu, pour que la destruction qui en découle, m'ouvre enfin à ce que je suis réellement, et à l'apprentissage des sentiments dont je me suis coupé depuis l'enfance
Je suis pile la description d'un INDIGO, et ai pratiquement toutes les caractéristiques des zebres.
J'ai toujours su que j'étais différent, que j'avais une intelligence hors norme, mais sans vraiment comprendre pourquoi ma relation aux autres était si compliquée.
Mes 2 parents ont été des handicapés du sentiment, jamais de valorisation, aucune marque d'amour, aucune existence à leurs yeux. Rajoutez à cela un divorce à mes 6 ans, et un père incapable de me montrer la moindre réelle affection...
Depuis un mois donc, je comprends tout, et je vois chaque épisode de ma vie s'expliquer, revenir à moi avec ce nouveau regard que j'y porte.
Je me suis intéressé à tout, mais aussi aux gens, à l'humanité. Je pourrais m’étaler ici, mais j'y passerai la nuit, et ce n'est pas le but.
La vie est faite de rencontres !
Le jour même de ma découverte, je consultai les vidéos sur les PN, pour bien me conforter sur le fait que la PN ne m'avait rein apporté de bien, et que surtout, elle ne m'apporterait jamais les rêves que nous avions formulés.
Sur ce site que vous connaissez tous, "un psy à la maison", j'ai consulté presque par hasard, une vidéo sur les surdoués. Et au fur et à mesure, j'écoutai simplement ma description dans ses moindres détails. J'ai littéralement explosé en larmes. Emotion mêlée de tristesse de tout ce temps perdu a essayer de ressembler aux autres, et la prise de conscience de tout ce potentiel que je ME DOIS dorénavant d’utiliser, et notamment pour les autres. J’ai souffert toute mon enfance, et j’ai essayé de me mêler au mieux, tout en maintenant une singularité permanente, avec une image de prétentieux pédant, voir carrément de salle con à l'ego surdimensionné, pourtant apprécié de tellement de gens qui arrivaient à percevoir cette générosité, cette gentillesse, cette empathie que j'ai en moi.
Le soir même j'avais rendez-vous chez mon thérapeute. Confirmation de ma douance...
Je suis sorti de son cabinet en larmes, j'ai pris la voiture et j'ai débarqué chez la mére de ma fille de 8 ans, pour discuter. Parce que j'ai compris instantanément que ma fille est comme moi. Et probablement aussi sa mère.
Mais la soirée n'était pas fini.
N'ayant jamais été dans un tel état émotionnel, je me suis dis qu'un test sur meetic serait des plus amusant.
Bien m'en a pris. Pour la première fois, les réponses étaient immédiates et j'étais enfin en phase avec ce que j'écrivais.
Au milieu de 2 conversations, s'est glissé un message, d'une femme sans photo... un OVNI. J'ai réagit de suite, car quelque chose m'interpellait.
La suite, très simple. Numéro de tel, appels, tellement de facilité à communiquer, que la question a été posée. Réponse, c'est une zèbre aussi. Une pure HPE. Nous sommes ensemble depuis un mois, et j'apprends !!!!
Je suis HPI/ HPE.
A force de lecture, et d'introspection (malheuresement polluées par les flash-back sur la perverse...), je comprends les fonctionnements.
Comme je l'ai lu, lorsque je suis HPI, c'est que je me sens en danger, je me protége, je bloque toute émotion. D'où mon incapacité à communiquer sur les sites de rencontres par exemple (Le nombre de râteau me place directement après truffau et jardiland !), Et le côté "écrasant" dans des discussions avec des normaux pensants.
En HPE, j'y suis bien, mais à fleur de peu. Capable de pleurer pour un rien, je ne maîtrise rien.
La relation avec ma nouvelle compagne est surprenante. J'ai l'esprit qui fonctionne ENFIN a la bonne vitesse. C'est surprenant, épuisant, mais terriblement stimulant.
Cela ne fait qu'un mois, mais nous sommes connectés. A 25 km de distance, cela fait 2 ou 3 fois que nous subissons une crise d'angoisse commune, sans raison apparente. Je vous laisse ici croire ou non a quelques chose de surnaturel, dans le sens strict du terme.
Je vois donc de très prés le fonctionnement HPE, qui me semble si difficile à contrôler. Cette femme est un véritable radar à émotions. Un mot, un blanc dans une phrase, une pause de quelque milisecondes dans une conversation téléphonique, elle perçoit tous les changements.
Moi, en bon HPI je la lis. Et je la décris presque froidement. Tout est intellectualisation pour un véritable HPI. TOUT. Et je vous laisse imaginer qu'il y a des domaines qui ne devraient jamais être décryptés, décortiqués. Domaines dans lesquels l'émotion devrait être le seul mode de fonctionnement à appliquer.
Pour reprendre une phrase que j'ai lu, LES HPI ENFERMENT LEURS EMOTIONS, LES HPE SONT ENFERMES DANS LEURS EMOTIONS
Cette phrase résume bien ce que je perçois.
Mais, car il y a un mais, le mode HPI ne doit pas prédominer. Il faut lâcher les émotions !! Et ce n'est pas simple lorsqu'elles ont été bloquées, verrouillées depuis 50 ans.
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Re: Le haut potentiel émotionnel sans polémique

Message par ElectronLibre le Sam 1 Avr 2017 - 19:00

Brume a écrit:Je ne comprends pas en quoi quelqu'un d'instable à un "potentiel émotionnel" plus important que la moyenne... ?

Moi non plus, et j'ai une seconde incompréhension : pourquoi est-ce qu'être stable aiderait à mieux composer avec les émotions des autres personnes ? Selon moi, il faudrait imaginer quatre cas.

Mauvaise maitrise de ses émotions, mauvaise prise en compte de celle des autres.
Mauvaise maitrise de ses émotions, bonne prise en compte de celle des autres.
Bonne maitrise de ses émotions, mauvaise prise en compte de celle des autres.
Bonne maitrise de ses émotions, bonne prise en compte de celle des autres.

Je dis ça car je ne maitrise pas très bien les miennes, mais je prends assez bien en compte celle des autres. Je pense, de plus, que la prise en compte des émotions d'autrui s'améliore avec l'expérience, contrairement à une idée de potentiel qui semble figé.

J'ai aussi une question : est-ce que des gens ont vu la maîtrise de leurs émotions diminuer avec le temps ?
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Re: Le haut potentiel émotionnel sans polémique

Message par cracocrac le Dim 2 Avr 2017 - 3:04

Bah. Une émotion existe, on la vit, ça passe et on a l'habitude, comme respirer... Mais bon l'asphyxie ça existe aussi. J'ai fait les séphiroths à l'envers de 2003 à 2005 et je sais que l’annihilation du sentiment d'amour c'est quelque chose. Humanité est raison. Toute est humanité. Tout est monde... Mais bon, je n'ai vraiment jamais vu ce que c'était qu'un normo-pensant (peut-être quelqu'un qui s'ignore complètement), à part certaines vieilles personnes complètement déglinguées et des façons de penser bizarres (vraiment choquantes) j'ai toujours trouvé mon beurre et mon pain chez les gens. L'amour c'est complexe et ce qui distingue parfois tout un chacun c'est la naïveté crasse et l'ignorance. Donne des gens qui font ce qu'ils veulent sans rien penser d'autre et qui à 30 ans n'ont toujours pas compris qu'ils allaient mourir... Mais bon tout cassé des émotions je connais. C'est pour cela que j'avais mis les variations Goldberg.
Mais je vous comprends pas. Vous aviez accepté et fait une habitude de la cassure ? C'est trés grave cette inexistence morale. J'en prends compte.
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Re: Le haut potentiel émotionnel sans polémique

Message par pholcid le Sam 8 Avr 2017 - 15:29

Je ne souhaite pas m'attarder en analyse de cas de figure, mais sachez, PatriciaClaire et jysais, que vos témoignages m'ont intéressé et touché...

Je juste suis convaincu qu'il existe un spectre allant du HPI "je maîtrise (tout)", appelé à s'assouplir (voire parfois à s'effondrer!) avec le temps, au HPE "je ne maîtrise rien" (et qui avec le temps peut volontiers gagner à prendre du recul grâce à son côté "I"). Et que tous les zèbres ont à gagner à se rapprocher un tant soit peu du centre, pour plus d'équilibre.
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Re: Le haut potentiel émotionnel sans polémique

Message par Bulle de Puce le Ven 19 Mai 2017 - 4:00

Bonjour... PatriciaClaire et Jysais.. comme Pholcid je vous dit merci pour vos temoignages dans lesquels je me retrouve beaucoup beaucoup.
et je suis d'accord avec Pholcid sur la notion de gradient (et meme un gradient multidimmensionnel, pas un truc lineraire simple). Rien n'est jamais tout blanc ou tout noir et ca les HPE (et les HPI aussi à mon avis) le savent bien! Se rapprocher du centre, dit Pholcid, oui je crois que c'est utile à condition que cela soit "son centre à soi" et pas le centre de la bienséance, meme si, curieusement, etre plus en accord avec soi permet de mieux s'accorder aux autres.
en tous les cas vous savez, ben je trouve tout cela passionnant, même si c'est difficile. Je me dis que des HPE et des HPI il y en a toujours eu et que je suppose que beaucoup d'entre eux dans des temps anciens ont été internés ou maltraités... et que aujourd'hui grâce à la libération de la parole, à certaines personnes qui écrivent des bouquins, à des forums comme celui-ci, enfin, nous pouvons trouver des repères et de la solidarité et de la compréhension et c'est sans doute cela qui aide à nous "centrer". Enfin. et il y a du boulot!
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Re: Le haut potentiel émotionnel sans polémique

Message par Invité le Ven 19 Mai 2017 - 17:38

Lire et relire le chapitre 8 de Les surdoués ordinaires de N. Gauvrit. Il y cause de l'intelligence émotionnelle. C'est très instructif.

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Re: Le haut potentiel émotionnel sans polémique

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