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Message par chevalzébré le Mer 22 Mar 2017 - 23:01

Bonjour à tous,
J’écris sur ce forum un peu comme on jette une bouteille à la mer, en espérant une réponse qui me dira que je ne suis pas seule au monde (message in a bottle ! Yeah afro )

Je vous résume (enfin, je vais essayer) : en 2013, j’ai fait de la psychothérapie, par rapport à des problèmes professionnels à la base mais le sujet c’est très vite élargi à d’autres sphères. Le psy a émis l’hypothèse que j’étais peut être HP. On en a un peu parlé et il m’a conseillé des lectures. Au bout d’un moment, les discussions et réflexions sur le sujet c’est bien mais je voulais objectiver les choses. Sans vouloir absolument « entrer dans une case », il me semblait quand même que balancer à quelqu’un qu’il est probablement HP sans chercher à étayer son diagnostic, c’était un peu léger. Le psy m’a donc dirigée vers une neuropsy pour effectuer un test de QI. J’ai passé le test, conclusion clair nette et précise de la neuropsy : non, vous n’êtes pas HP. Ok, dont acte, je suis fixée.

Du temps s’écoule, je vous passe les détails mais me voilà 4 ans plus tard face aux mêmes soucis et interrogations, notamment professionnels. Je décide de m’orienter vers le coaching plutôt que la psychothérapie. Je trouve une coach qui pourrait me convenir (à voir, suis plus sûre de rien Rolling Eyes ), rdv est pris pour fin mars et elle me demande de venir avec cv, résumé de mon parcours, les éventuels résultats de tests de personnalité et autre.

En rassemblant les docs, je repense au test de QI, je me dis que ça peut peut-être l’intéresser (l’analyse des résultats par sub-tests peuvent orienter sur les points forts/faibles, non ?) mais je ne retrouve plus le papier avec les résultats. Je fais donc un mail à la neuropsy en lui demandant si elle n’aurait pas conservé une copie des résultats qu’elle pourrait me transmettre par mail. Ce qu’elle a fait (très vite d’ailleurs), avec le message d’accompagnement suivant :

bonjour,
oui tout à fait,
en le voyant, j ai l impression que vous etes HP (haute potentielle) ; je travaille principalement avec ce type de population actuellement....
dans quel but avait été réalisé ce testing? je ne saurais me rappeler ainsi de mémoire....
je n'étais pas encore formée ainsi à l'époque, et comme il y a un écart très important; je me demande vous n'avez pas des difficultés dans les repères dans l espace (dyspraxie peut etre ?) -hypothèse-?


En voyant ça, je passe, dans l’ordre, dans le désordre, aller et retour et en 30 secondes par :

  • La stupéfaction (c’est une blague ? Shocked )
  • La colère (elle se f… de moi là ?! Evil or Very Mad )
  • La tempérance (l’erreur est humaine, elle a le mérite de le reconnaître, elle aurait pu se taire et espérer que ça passe au bleu Wink )
  • La culpabilité (si j’avais fait preuve d’un peu plus d’esprit critique à l’époque plutôt que de faire bêtement confiance, j’aurais vu les incohérences et j’aurais pu demander plus d’explications, creuser un peu Embarassed )
  • L’interrogation (et quoi, qu’est-ce que je suis censée faire maintenant ? Comment faire pour avoir un diagnostic fiable alors ? Faut que je recommence les tests ? Et comment je fais pour trouver un pro fiable ? Mieux : comment je fais pour avoir confiance en le diagnostic de quelque pro que ce soit maintenant ? confused )
  • Le découragement (j’essaie d’avancer, d’éclaircir le chaos, et voilà que je recule de 4 ans ! Petite nouveauté quand même : me voilà dyspraxique en prime, youpeee ! Crying or Very sad )


Petite cerise sur le gâteau : depuis ce message, j’essaie de ne pas y accorder trop d’importance et de vaquer normalement à mes occupations quotidiennes mais ça me bouffe la tête ! Je ne peux pas m’empêcher de retourner le problème dans tous les sens, tout le temps. Je n'ose pas en parler à mes proches de peur de passer pour une imbécile, j’en ai marre (il est où ce p… de bouton « off » ?) !

Donc voilà, je me suis dit que vous auriez peut être des infos intéressantes à partager en fonction de votre expérience personnelle ? Comment c’est passé votre diagnostic ? Et quels sont les éléments qui ont fait que vous avez pensé que ce diagnostic était valide ?

Désolée pour la longueur !

Merci à ceux qui auront eu le courage de me lire et, peut-être, de me répondre.

Belle journée

PS : test WAIS-III, QIV 130 et QIP 98, donc écart trop grand entre les valeurs pour calculer un QI global significatif. J’échange par mail avec la neuropsy qui semble avoir la volonté de m’aider, je reste ouverte à ses suggestions mais avec plus de réserve, évidemment.

chevalzébré

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Message par Gigi le Jeu 23 Mar 2017 - 20:58

Bonsoir chevalzébré,

Je comprends ta stupéfaction devant ce revirement de la part de la psychologue qui t'a fait passer le test. C'est d'autant plus étonnant que son compte-rendu initial aurait dû mentionner les raisons de l'évaluation et ses conclusions : en le relisant, elle aurait alors su à quoi s'en tenir.

Ton histoire souligne un point important, le fait que parler de "diagnostic" de douance est problématique, car il n'existe pas de "maladie" douance à détecter. L'efficience des processus cognitifs évolue sur un continuum, ou plutôt sur des continuums, puisque les processus cognitifs sont multiples. Des profils très divers et plus ou moins hétérogènes existent donc dans la population, et on trouve forcément des personnes qui ont des performances très supérieures à la norme dans certains domaines, mais pas dans tous.

Quand quelqu'un obtient des notes très élevées à la plupart des subtests de la WAIS, on peut dire qu'il présente un haut potentiel intellectuel (global). C'est une simple étiquette, un résumé de ce type de profil. Mais comment qualifier toutes les personnes qui excellent dans certains domaines et moins dans d'autres ? Est-il d'ailleurs nécessaire de vouloir créer des catégories et leur attribuer un nom à toutes ?

C'est pour cela qu'il faut à mon avis ne pas prendre la WAIS comme un test de diagnostic binaire (surdoué / pas surdoué), mais comme un outil permettant d'en savoir un peu plus sur le fonctionnement cognitif d'une personne.

Ensuite, concernant le pouvoir explicatif de certaines compétences sur un vécu, on peut souligner que 130 en verbal est dans la zone du haut potentiel, donc peut expliquer un ressenti de décalage avec la majorité. C'est une source possible d'explications (parmi d'autres), à utiliser pour comprendre certaines choses, sans forcément tout mettre sur le dos de cette particularité.

Concernant une éventuelle dyspraxie, il faut d'autres éléments qu'un écart important entre QIV et QIP pour aller dans ce sens, donc cela dépend de tes difficultés éventuelles, et si tu n'a pas de souci à ce niveau, je ne vois pas de raison de t'en créer pour rien Wink

Si tu veux revenir un peu plus sur ton test de 2013, il faut demander à la psy tes notes à chacun des subtests et son interprétation. Elle peut te proposer de passer la WAIS-IV, mais à ta place j'y réfléchirait à deux fois avant de le faire avec cette personne...

Pour information, QIV 130 + QIP 98 = QIT 118 rang percentile 88%, intervalle de confiance à 95% 112-123.
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Message par chevalzébré le Ven 24 Mar 2017 - 8:49

Bonjour Gigi,

Merci pour ta réponse, ça aide à prendre un peu de hauteur. J'ai aussi "décanté" un peu et envisager les choses plus calmement.

Il est vrai que "diagnostic" est un terme mal choisi, ce n'est pas une maladie, heureusement! Je ne cherchais pas vraiment "une case" ou rentrer à travers ce test mais plutôt une piste, un bout par lequel attraper le "sac de noeuds" où je me trouve. A ce titre, je suis fortement déçue de mon expérience psychothérapeutique dont je suis ressortie avec beaucoup plus de questions que de réponses et, finalement, pas de réelle avancée concrète.

Analyser mon vécu, discuter des plombes de ceci, cela, sur le principe, ça ne me dérange pas vraiment pour peu que cela mène quelque part, avec un chemin balisé de petits cailloux tels que "zèbre" et/ou autres. Un petit caillou parmi d'autres, juste de quoi aider à sortir des difficultés, à trouver ou (re)trouver enfin un peu d'équilibre, de plaisir et de couleurs dans ma vie (notamment professionnelle mais là encore, ce n'est "qu'une porte d'entrée", le problème est plus global, mon job est juste une façon d'avoir une base de travail concrète).

Tournant en rond avec mes difficultés, je cherche donc une aide pour avancer. La piste "psy" paraissait logique mais je suis bien refroidie sur le sujet! C'est assez décourageant,... J'espère que la version "coaching" m'apportera plus de satisfaction. En tout cas, j'aborde cette étape avec beaucoup plus de circonspection et je pense que la coach risque d'avoir l'impression de passer un interrogatoire lors de notre premier rdv! Bon, évidemment, je compte pas l'agresser, elle n'y peut rien, mais, sur ce coup-ci, il est clair que je ne ferai pas confiance d'entrée sous prétexte de quelque titre ou diplôme "ronflant" que ce soit!

Enfin, sur le côté dyspraxique, ma remarque relevait plutôt de l'ironie, je ne prends pas cette info comme valide à ce stade, juste une façon de dire que "mon cas ne s'arrange pas" Rolling Eyes !

Pour l'instant, je ne pense pas repasser de test, je vais laisser une chance à la piste coaching et me documenter un peu de mon côté. Haut les coeurs, je n'ai pas encore renoncer à trouver des solutions, j'espère juste ne pas chercher "ad vitam eternam" Wink

Merci encore et belle journée

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Message par Invité le Ven 24 Mar 2017 - 10:42

QI 118, c'est déjà pas mal ne t'inquiète pas.
de plus, les psy aiment bien trouver des pathologies... pour mieux les guérir.

pour ma part, on m'a trouvé aux cours des ans: une soi-disant névrose obsessionnelle, puis des traits bi-polaires, ensuite une "cyclothymie", enfin... rien du tout, car tout cela était expliqué par ma douance et donc, parait-il, normal chez moi: "tout va bien Monsieur" Smile


donc, ta "dyspraxie" n'en est peut-être pas une.

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Message par Sweet Cat le Sam 25 Mar 2017 - 17:01

J'imagine que tu as raison : l erreur est clairement humaine. Il faudrait demander à repasser le test (gratuitement ?).
Limiter l'integration du zèbre à un Chiffre (130) est embetant pour ces raisons. Si tu as 129 tu n'en est pas un ?
Ce qui différencie bassement scientifiquement le HP du normo-pensant n'est-elle pas la pensée arborescente et sa fulgurance ? Pourrais-tu faire un test (pretextant un pb neuronale ?) Je cherche des pistes de Reflexion aussi pour moi car etant totalement perturbée, j'ai besoin qu'on me confirme pour avancer que suis HP(E) sinon je ne comprendrais pas pourquoi je pense rarement et agis rarement comme les autres. C'est embétant d'attendre apres ca pour s'épanouir, mais je te comprends tellement.

Sweet Cat

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Message par nikko76 le Mer 5 Avr 2017 - 15:15

Lemonum a écrit:
de plus, les psy aiment bien trouver des pathologies... pour mieux les guérir.


Ouais, et moi je te répondrais que les patients des psy aiment bien aussi que ces derniers leur collent des étiquettes.....ça les rassure. Et s'ils ressortent du cabinet sans étiquette (quelle qu'en soit la nature : hystérique, HP, dyspraxique, bipolaires...) ils ont l'impression qu'on les a arnaqués ! Laughing

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