La tradition de la "Tragédie" à toutes les sauces,

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Message par PJ le Jeu 26 Jan 2017 - 19:59

Bonjour,
Tragédies et drames se mêlent à notre quotidien sous les formes les plus diverses, dans l'art surtout, à allumer la télévision, à écouter la radio, à lire des articles sur internet.
En fait, je suis assez attristé qu'il faillent un mort au moins dans les séries policières ( si nombreuses en plus ), des exécutions dans Game of Thrones, des combats de rues dans les films avec au moins un peu d'action ( pour qu'il arrive au public ).
Alors, de l'autre côté, souvent : le comique et romantique, avec pourtant de l'humour tarte à la crème, des coups dans les couilles, des fausses alertes à la bombe, etc., etc. etc.
Bien, cette "catharsis", ce "purgatoir" des émotions qu'est la "grande" fin tragique, digne de la noblesse d'antant, qu'en est-il vraiment ?
N'est-ce pas simplement un punching ball virtuel pour se défaire de ce que nous n'arrivons à nous défaire par la pensée ?
Est-ce un manque de créativité de notre part.

Je me souviens de l'exemple de Training Day, un film où l'un des personnages se fait violemment descendre en fin de film, avec une espèce de désespoir palpable, puisqu'il savait que cela arriverait.
Le film se construit vers le but de cette fin ( et bien d'autres meurent en cours de route, d'ailleurs ).

Faut-il que je me tourne vers Disney pour que la mort reste absente de l'écran ( quelle vulgarité que exécution constante, comme sur place publique, avec les guillotines autrefois qui ameutaient les foules, "ouaaaaais, du sang !" )
La mort, digne, est pour moi un passage de la vie à la mort avec une forme de décence, d'humilité, et peut-être avec un sorte de prise de conscience un peu tardive.
Elle est loin du théâtral qu'amène un Trump à déclarer vouloir "éradiquer l'Islam radical de la surface de la Terre."

Respecter la mort, c'est la voir comme très ponctuelle et si elle se trouve partout dans l'art qui veut court-circuiter le conscient, peut-être que notre / mon inconscient est plein d'un effroi sans nom à son sujet : Vol-de-mort ?
La vivre avec paix, serait remettre en vie tous ces personnages tués "pour le show", tel que Mufasa, Neo, Boromir, et tant d'autres qui marquèrent mes dernières années.

Le pire : lorsque durant des combats ou courses poursuite une nuque est brisée par-ci, un coup de feu ( headshot ) est tiré par là et en fin de films, des centaines de figurants auront eu à jouer des personnes qui meurent.
Aucun remord des "héros", justifiés dans leur violence par une espèce de certitude que si leur nom est dans le titre du film, ou qu'ils sont les protagonistes, ils sont donc "bons" et seront récompensés de leur action par la vie laissées saine et sauve à la fin.
Ces arguments m'éloignent donc de Game of Thrones, the Walking Dead et autres.
Quel est la vie qui ne sert qu'à décorer une histoire, je pensais que l'histoire servait la vie plutôt que l'inverse.

Ah et un autre exemple sympa : la vengeance de vouloir venger une personne tuée ou enlevée ( the punisher, taken, etc. ) ou encore de perdre un camarade sur le champ de bataille, d'être dévasté et d'être totalement passé à autre chose dans la prise de vue suivante.

Bien à vous,
PJ.

PS : Darwin parlait de l'adaptation comme moteur dans l'évolution, plutôt que de force et d'intelligence, contrairement à ces notions de "loi du plus fort" qui justifie tout comportement, pour "la juste cause" qui est celle du héros et de l'héroine de l'histoire.
Je suis juste un peu dégoûté par ces logiques, et ne dit rien quant au reste de l'art.
Une histoire, même si elle comprend beaucoup de morts ( même des vieilles personnes qui meurent, pour faire "beau" et plus "touchant" et montrer le vide qui s'ensuit ) peut m'atteindre, au-delà de ce que je trouve être une forme de "triche" avec le réel.
Enfin, ceci sont mes goûts et points de vue.
Je crois en la force de l'art, et suis donc autant plus sensible que j'en consomme avec plaisir.

PPS : Les animés et mangas japonais arrivent bien à retourner les relations, par la suite.
Un.e "méchant.e.s" des premiers épisodes devient un.e allié.e par la suite et la lectrice, le lecteur, la personne qui visionne connaît une histoire de ce qui poussait cet être qui paraissait sanguinaire à agir tel qu'il/elle le faisait.
Connaître les émotions, peurs, tristesses et les raisons des colères, voir les besoin, voici ce qui connecte les coeurs.
J'aimerais des histoires qui tourne les Voldemort et compagnie en peurs inavouées, en pleurs retenus.
J'aimerais aimer tout et tout le monde.
Montrez-nous plus d'histoires du type, please.
PJ
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