La Boite à So Sure (dans le mille, doux, on s’emboîte mode Tétris)

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Message par I am so sure le Sam 13 Mai 2017 - 12:00

Attribution d'intentions hostiles

Spoiler:



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1
La présente contribution s’inscrit dans la problématique de l’attribution d’intentions hostiles (Dodge, 1980), processus par lequel les individus expliquent une provocation à leur égard par une intention délibérée, qui leur permet de préparer une réponse agressive (Dodge, 1980 ; Dodge & Frame, 1982 ; Dodge, et al. 1986). Comme d’autres recherches récentes (cf. Emler & Reicher, 1995 pour une revue), cette perspective met l’accent sur un mécanisme cognitif de traitement de l’information pour rendre compte de la production de comportements agressifs. 
Nous proposons une adaptation du modèle de Dodge en présentant deux études sur la façon dont les dynamiques intergroupes interviennent dans ce processus et régulent l’attribution d’hostilité et l’expression de représailles agressives.
Attribution d’intentions hostiles et ambiguïté de la situation




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Le processus d’attribution d’intentions hostiles est inclus dans un modèle du traitement de l’information sociale dans les travaux de Dodge et ses collaborateurs (Dodge et al., 1986 ; Crick & Dodge, 1994). Pour cet auteur, les personnes présentent des conduites adaptées aux situations sociales dans lesquelles elles se trouvent, en se conformant au contexte normatif. L’émission d’une conduite découle d’un traitement séquentiel de l’information qui comprend l’encodage et l’interprétation des éléments de la situation, l’identification de buts spécifiques, la recherche de réponses possibles, et la sélection de la réponse la mieux adaptée.
3
L’ensemble du processus est piloté par la mobilisation d’une base de données stockée en mémoire, constituée notamment de règles apprises, de schémas sociaux et de connaissances sur l’environnement. Lorsque l’information est problématique, son traitement va reposer sur l’activation de scripts automatiques, plus économiques en ressources mnésiques, qui peuvent être sources d’erreurs. Ainsi, en situation d’interaction ambiguë, la personne peut être amenée à interpréter, à tort, qu’autrui lui est hostile (Dodge, 1980 ; Dodge et al., 1986 ; Dodge & Frame, 1982), et répondre de façon agressive à l’hostilité perçue. Bien qu’élaboré dans le cadre de l’acquisition de compétences sociales chez l’enfant, le processus a été testé à plusieurs reprises auprès de participants adultes (Epps & Kendall, 1995 ; Nix, Pinderhughes, Dodge, Bates, Pettit, & McFadyen-Ketchum, 1999 ; Matthews & Norris, 2002 ; Bartholow & Heinz, 2006). Les résultats de ces études indiquent que les prédictions émises par Dodge sont également vérifiées chez les adultes (Epps & Kendall, 1995).

Dimension sociale de l’attribution d’intentions hostiles




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L’attribution d’hostilité à autrui dépend principalement, dans le modèle de base, d’une articulation entre un facteur intra-individuel, le degré d’agressivité de son auteur, et un facteur contextuel, le degré d’ambiguïté de la situation. Cependant, les résultats de plusieurs études montrent que l’attribution d’intentions hostiles varie dans des contextes ambigus qui évoquent l’identité des participants : elle augmente lorsqu’ils sont rejetés par des pairs (Coie & Dodge, 1988 ; Dodge & Pettit, 2003 ; Dodge et al., 2003) ou éprouvent un sentiment de menace (Dodge & Somberg, 1987 ; Dodge et al., 2003 ; voir aussi De Castro, Veerman, Koops, Bosch, & Monshouwer, 2002) et elle diminue lorsqu’ils appartiennent à un groupe amical qui ne valorise pas l’agressivité (Brendgen, Bowen, Rondeau, & Vitaro, 1999). Mais ces résultats n’ont pas incité les chercheurs à aborder directement l’impact des appartenances sociales sur ce phénomène. Certaines recherches comportent certes des variables susceptibles d’activer un rapport intergroupe (le sexe des participants, le niveau socio-économique, l’appartenance ethnique), mais celles-ci ont été analysées comme des caractéristiques individuelles (cf. Leff et al., 2006).
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Ce constat est surprenant si l’on considère le fait que cette dimension a été introduite par plusieurs chercheurs dans la théorie de l’attribution dont le modèle de Dodge est issu. En effet, même si l’auteur ne l’évoque pas directement (cf. Dodge, 2006), l’attribution d’intentions hostiles est clairement dérivée du modèle des « inférences correspondantes » de Jones et Davis (1965). Pour ces derniers, il s’agissait déjà d’expliquer un comportement non conventionnel d’un acteur par une intention sous-jacente, correspondant à une disposition, après une analyse de la situation (pour une discussion, voir Deschamps et Clémence, 1987). Dans le modèle original, la dimension sociale n’intervient que pour spécifier les actes conventionnels ou imposés qui, de ce fait, seraient peu informatifs pour attribuer des intentions, alors que le pôle personnel apparaît comme la source des actes choisis ou déviants susceptibles de révéler la personnalité de leur auteur. C’est la même perspective qui est reprise par Dodge et ses collègues ; cependant, la variation de l’attribution ne repose plus ici sur la déviance de l’acte commis mais sur celle de l’auteur de l’attribution, par exemple son agressivité. Or, plusieurs chercheurs ont montré que les personnes utilisent les informations sociales, les appartenances des personnes, lorsqu’elles infèrent des dispositions à partir des comportements (cf. Deschamps & Clémence, 1987 ; Hewstone, 1989). Par exemple, Duncan (1976) présente des résultats qui montrent que des étudiants américains blancs jugent plus violent le même comportement et l’attribuent davantage à une disposition lorsqu’il est réalisé par un Noir plutôt que par un Blanc.
De nombreuses études ont confirmé cette régulation des processus d’attribution à différents niveaux d’interaction, comme le montre la revue de la littérature de Hewstone (1989) structurée selon les niveaux d’analyse de Doise (1988). Dans une perspective plus générale, nous pouvons considérer, en nous appuyant sur l’analyse de Deschamps (Deschamps, 1996 ; Deschamps & Clémence, 1987), que toute action est marquée socialement par l’appartenance groupale des personnes qui la produisent, qu’il s’agisse d’expliquer le comportement de soi ou d’autrui. Dans cette perspective, le processus d’attribution d’intentions hostiles nécessite aussi d’être envisagé au niveau des insertions sociales des personnes susceptibles de donner un sens à une provocation émise dans une situation particulière. Nous aborderons plus spécifiquement deux aspects de la régulation sociale du phénomène. Le premier concerne les inférences que les personnes effectuent à partir de la connaissance de l’appartenance d’un autrui qui commet un acte désagréable à leur égard, et le second découle de l’interaction avec cet autrui lorsque son action est susceptible de menacer son identité sociale.

Attribution d’intentions hostiles dans un contexte intergroupe




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L’attribution d’intentions hostiles, étudiée par Dodge à un niveau intra- et interindividuel, peut s’enraciner dans un contexte intergroupe, en particulier lorsque la situation d’interaction est ambiguë. Turner, Oakes, Haslam, Haslam et McGarty (1994) montrent qu’une situation pénalisante provoquée par un membre de l’endo- ou de l’exogroupe peut conduire à l’émergence d’un sentiment de menace vis-à-vis du groupe. L’évocation d’une appartenance groupale peut entraîner les personnes à agir en tant que membres d’un groupe et à favoriser cette appartenance au détriment des membres de l’exogroupe (Tajfel & Turner, 1985). Elle fournit en effet aux personnes une information prête à être mobilisée pour expliquer l’acte de l’auteur de la provocation en considérant qu’une provocation est davantage attendue d’un membre de l’exo- que de l’endogroupe (Neuberg, 1996). En mettant en exergue des différences intergroupes, les personnes peuvent ainsi préserver les attributs et les normes de l’endogroupe pour affronter une menace à leur identité (Branscombe, Ellemers, Spears, & Doosje, 1999). La transformation de la situation interindividuelle, typique des expérimentations de Dodge, en situation intergroupe devrait par conséquent privilégier la prise en compte de l’appartenance catégorielle dans l’attribution d’hostilité.
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Dans la première étude, nous analysons comment la connaissance de l’appartenance groupale d’un autrui influence l’attribution d’intentions hostiles en fonction de la situation. Nous proposons, comme hypothèse principale, que les participants attribueront davantage d’intentions hostiles à un membre de l’exo- qu’à un membre de l’endogroupe qui commettent une même provocation, et ce davantage en situation ambiguë. Nous explorons également l’impact de l’appartenance sur les réactions comportementales envisagées par les participants face à l’auteur de la provocation.
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Dans la seconde étude, nous examinons plus en détail la régulation de l’appartenance groupale en prenant en compte le statut du provocateur au sein du groupe. Selon Deschamps (1979) la comparaison intergroupe implique que les membres des groupes évoluent dans un référentiel de valeurs et de normes supra-ordonnées, un univers symbolique commun, qui est généralement imposé par les groupes dominants. La loyauté et la solidarité envers l’endogroupe couplées avec une antipathie envers l’exogroupe figurent parmi les normes partagées par la plupart des groupes. À l’intérieur des groupes, les individus les plus prototypiques sont ceux qui incarnent de la façon la plus claire les normes groupales et par conséquent permettent de différencier le mieux l’endo- de l’exogroupe (Turner, Hogg, Oakes, Reicher, & Wetherell, 1987). Le statut occupé par les membres du groupe paraît largement corrélé avec la prototypie : les leaders sont reconnus comme les individus les plus représentatifs des normes les plus centrales des groupes (Hogg, 2001 ; Hains & Hogg, 1997 ; Hogg et al., 2006). Contrairement à une provocation d’un membre occupant un statut périphérique, celle d’un membre de haut statut fait peser une menace sur l’appartenance et l’identité sociale de la victime de la provocation. Celle-ci devrait donc réagir en interprétant le comportement du leader comme une mise en cause de la solidarité du groupe qui doit être sanctionnée pour maintenir cette norme essentielle du groupe et maintenir sa propre appartenance. En revanche, une même provocation d’un leader d’un exogroupe devrait être perçue comme un acte davantage attendu que celle d’un membre de bas statut du même exogroupe. De ce fait, le comportement de ce dernier devrait induire des inférences sur son hostilité personnelle plus élevée que celle du membre le plus prototypique de l’exogroupe. L’hypothèse générale à l’origine de la seconde étude est donc que l’attribution d’intentions hostiles est régulée à la fois par l’appartenance et le statut du provocateur. Nous devrions observer le même effet intergroupe que dans la première étude lorsque le provocateur est de bas statut : les participants attribueront davantage d’intentions hostiles à un membre de l’exo- qu’à un membre de l’endogroupe. Lorsque le provocateur est de haut statut, l’attribution d’intentions hostiles devrait augmenter lorsqu’il s’agit d’un membre de l’endogroupe et baisser lorsqu’il s’agit d’un membre de l’exogroupe.

Étude 1




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Dans cette première étude, nous testons l’impact de l’appartenance groupale de la personne provoquant la situation négative sur le processus d’attribution d’intentions hostiles, en reprenant une situation proposée par Dodge et utilisée par Bègue et Muller (2006) en français. Comme nous l’avons mentionné, notre hypothèse générale est que les participants attribuent davantage d’intentions hostiles à un provocateur d’un exo- que d’un endogroupe. Mais cet effet devrait être modéré par la situation du fait que, selon la logique de Dodge, les variations d’attribution se réduisent lorsque le contexte devient clairement hostile. Dans un tel contexte, la saillance du contexte intergroupe devrait s’effacer derrière l’évidence de l’information situationnelle. Lorsque la situation devient ambiguë, en revanche, les participants devraient utiliser l’appartenance du provocateur pour inférer son degré d’hostilité. Du fait que les attentes à l’égard d’un membre de son groupe sont plus positives que celles à l’égard d’un membre d’un autre groupe, les participants devraient par conséquent attribuer davantage d’intentions hostiles à un membre de l’exo- que de l’endogroupe.
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Un objectif plus exploratoire de cette étude porte sur les intentions comportementales des participants. Dans le modèle de Dodge, les intentions attribuées à autrui déterminent ensuite la nature de la réponse apportée à la situation : plus les intentions attribuées sont hostiles, plus les intentions comportementales sont agressives. A priori, nous pouvons reprendre la même logique et prédire par conséquent une plus grande agressivité face à un provocateur de l’exo- que de l’endogroupe. En suivant la logique de Dodge, cet impact devrait être modéré par la situation et cette modération médiatisée par l’attribution d’intentions hostiles.

Méthode







Participants





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Cent soixante-dix-sept participants entre 14 et 49 ans (M = 24.53 ans ; SD = 5.85) ont été recrutés dans des clubs de sports collectifs de la région lausannoise (football, rugby, hockey sur glace, volley-ball, etc.), ce qui permettait d’utiliser l’appartenance à leur équipe pour manipuler le contexte intergroupe. Les participants étaient tous de sexe masculin.

Procédure





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Les participants répondaient individuellement à un questionnaire qui leur était proposé dans le cadre de leur pratique sportive. Les variables indépendantes étaient introduites par un scénario qui décrivait une scène à l’heure du déjeuner lors d’une manifestation sportive à laquelle les participants étaient partie prenante. Chaque participant devait s’imaginer dans la cafétéria du centre sportif, où se déroulait la rencontre, occupé à chercher une place pour manger. Une personne l’empêchait de s’asseoir à la seule place disponible en prétextant qu’elle était prise.
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Le prétexte donné par cette personne était utilisé pour manipuler la situation : dans un cas rien n’était dit quant à ses intentions (situation ambiguë) et dans l’autre, il était précisé que la justification était manifestement fausse (situation hostile). De plus, l’identité de la personne refusant l’accès à la place libre était, pour la moitié des participants, un coéquipier (endogroupe) et pour l’autre moitié, un joueur d’une équipe adverse (exogroupe). Les participants répondaient aléatoirement à l’une des quatre versions du questionnaire (43 lisaient la version situation hostile, provocateur endogroupe ; 39 lisaient la version situation ambiguë, provocateur endogroupe ; 46 lisaient la version situation hostile, provocateur exogroupe ; 49 lisaient la version ambiguë, provocateur exogroupe).
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À la suite du scénario, les participants devaient répondre à des questions relatives à l’attribution d’intentions hostiles, à leurs intentions comportementales, à des informations sociodémographiques et à des questions de contrôle.

Mesures





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Attribution d’intentions hostiles (AIH). Après la lecture du scénario, les participants indiquaient leur degré d’accord sur une échelle en six points (de 1 : pas du tout d’accord à 6 : tout à fait d’accord) avec six propositions évoquant les intentions hostiles ou non de la personne les ayant empêchés de s’asseoir (le provocateur). Les propositions hostiles étaient du type « si cette personne a réagi comme ça, c’est parce qu’elle ressentait sans doute de l’hostilité envers moi ». Les propositions non hostiles étaient du type « c’est parce qu’elle était embarrassée qu’il n’y ait plus de place pour moi ». Après l’élimination d’un item et le recodage des items inversés, une mesure globale d’AIH a été calculée (M = 4.17 ; SD = 1.00 ; ? =.74).
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Intentions comportementales agressives (ICA). De la même manière que pour l’AIH, les participants devaient indiquer leur degré d’accord avec huit affirmations concernant leurs réponses comportementales dans la situation. Le format de réponse était le même que celui utilisé pour l’AIH et les items proposaient des réponses plus ou moins agressives (« Je lui aurais répondu en l’insultant », « Je m’éloignerais sans rien dire »). Après l’élimination de trois items et le recodage des items inversés, une mesure globale d’ICA a été calculée (M = 3.10 ; SD = 1.06 ; ? =.63).
Variables contrôles. À la fin du questionnaire, les participants évaluaient leur niveau sportif, celui de leur équipe par rapport à leurs adversaires, ainsi que les sanctions disciplinaires (liées à des comportements agressifs) infligées à eux-mêmes et à leur équipe lors des derniers matchs. Ces quatre variables n’influençaient pas nos mesures, ni n’interagissaient avec les variables expérimentales.
.../...
https://www.cairn.info/revue-internationale-de-psychologie-sociale-2007-4-page-63.htm
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Re: La Boite à So Sure (dans le mille, doux, on s’emboîte mode Tétris)

Message par I am so sure le Sam 13 Mai 2017 - 12:00

Déréalisation



Spoiler:

Soigner la déréalisation
 Vous êtes peut-être sujet à un trouble de dépersonnalisation/déréalisation. Ces troubles sont souvent associés à une bonne « dépression », bien qu’il est primordial de ne pas confondre la déréalisation avec une dépression. La déréalisation est vraiment un processus unique, à part, ne cherchez pas à le définir vis à vis d’un autre trouble, ça rajouterait à votre confusion. 
 Cet état est la source de nombreuses angoisses et d’une introspection quasi-permanente sur votre existence. En fait, l’un des symptômes les plus caractéristiques du trouble de dépersonnalisation est une préoccupation existentielle déplacée, à la limite de l’obsession. Vous êtes en permanence en train de ruminer sur le sens de l’existence et la nature des choses. Vous vous étonnez  que le monde, les gens et vous-même puissent exister et que tout ce manège tienne (à peu près) debout.
Les questions soulevées par ces ruminations sont nombreuses, vertigineuses et vous hantent. 
Vous avez sûrement besoin de partager vos impressions et toutes ces sensations, vous voulez sortir de cet état infernal. Et cela ne peut se faire tout seul. Il est conseillé de venir consulter un spécialiste en psychothérapie qui pourra vous guider.
Voici quelques points sur lesquels vous pouvez vous retrouver. 
Vous vous sentez sûrement comme une mouche qui se cogne inlassablement au carreau, alors que la fenêtre d’à côté est grande ouverte sur l’infini.
On se cogne, on se cogne. On a envie de faire partie de ce monde que l’on voit à travers cette vitre. On a tellement envie de le rejoindre. On cherche sur toute cette fenêtre une issu de sortie qui nous amènerait enfin de l’autre côté. Il aurait juste fallu voir les choses autrement et entrer par la fenêtre grande ouverte, celle du monde, de la vie. La bonne sortie. Mais cela semble impossible !
La déréalisation est une modification majeure du ressenti d’une personne, qui se traduit par une impression d’étrangeté par rapport au monde. On le décrit souvent comme avoir l’impression que tout est irréel, comme dans un rêve. Voici les comparaisons qu’on utilise le plus souvent pour décrire cet état :

  • Etre spectateur de sa vie
  • Avoir un voile devant les yeux
  • Flotter à coté de soi, être en dehors de son corps
  • Tout est distant, comme lorsqu’on est saoul
  • Impression d’irréalité, comme dans un rêve

C’est souvent la perte partielle des affects, des émotions. On ne ressent plus le monde de manière directe et intuitive, mais à travers un voile. Toute la vie psychique se déplace massivement d’une expérience essentiellement sensorielle, vers un vécu massivement cognitif.
Quand vous regardez  un coucher de soleil, vous savez que le monde est beau, mais vous ne le ressentez plus comme tel. C’est comme si vous étiez détaché de la réalité, qu’elle ne vous concernait pas.
Etre déréalisé, c’est expérimenter un doute méthaphysique de manière concrète. Le monde réel perd à nos yeux sa cohérence intrinsèque, plus rien ne parrait naturel et comme allant de soi. C’est comme si la conscience s’était détachée des axiomes de la réalité et tentait de divaguer, de surfer sur l’infinité des possibles : Une démarche intellectuelle permanente est nécessaire pour tenter de s’ancrer dans la réalité, pour se convaincre que le monde existe et qu’il est la seule alternative.
En pratique, au quotidien, les choses les plus banales  paraissent bizarres, surréalistes. 
D’ordinaire, l’expérience de la réalité se fonde sur des acquis inébranlables, les axiomes de la réalité : les choses qui sont et ne sont pas autrement. La déréalisation est comme un refus en bloc de la légitimité même de la réalité. L’esprit tente obsessionellement de creuser plus profond que ses acquis, il remet tout en question en permanence . La question centrale de tout ce processus est : “Pourquoi les choses sont elles comme ça et pas autrement”. 
A force de décortiquer les atomes de réalité, il en résulte une vision froide, mécanique et désabusée du monde. Les choses et les êtres apparaissent nus, tel qu’ils sont, comme un paquet d’atomes dénués de sens et d’essence.
Le monde vu de manière matérialiste et déterministe est profondément absurde et sec. Seule les sensations et les sentiments le colorent et lui donne un sens. Les affects sont la glue du ressenti de la réalité. D’ordinaire, la conscience y puise une impression de cohérence. Ce sont les bases sur lesquelles la vie psychique (cognitive) se développe. Privé de ces bases, votre esprit fonctionne sur le souvenir de cette cohérence et rafistole en permanence ces piliers en les comblant artificiellement par des constructions intellectuelles.
En clair, vous êtes en permanence en train de tenter comprendre le pourquoi du comment. Ces ruminations obsessionnelles sont une tentative désespérée de reconstruire artificiellement la cohérence perdue.
La vie est comme une sorte de tour de magie. Il faut prendre les sensations comme elles viennent. Si on tente de comprendre le truc, de tout décortiquer, la magie est perdue. Ici, le truc, c’est qu’il n’y a pas de truc. Vous avez l’impression d’avoir fait le tour de la réalité, que les choses sont finalement simplement comme elles sont. Il n’y aurait rien de plus profond, pas de fluide de sens ni d’âme.
Votre plus grande crainte, ça serait d’avoir découvert la réalité profonde du monde. Comme si vous aviez gagné en lucidité et que le monde n’était définitivement rien de plus qu’un amas d’atomes régi par des règles de physique, dans lequel des êtres conscients seraient apparus, ballottés par une réalité aveugle et dramatiquement déterministe. Ils auraient ensuite développé d’une impression de libre arbitre illusoire. Les sentiments, l’amour, la foi, le bien le mal, la liberté ne seraient que des constructions nécessaires de la pensée, qui donneraient un sens tout relatif aux choses, pour rendre le monde plus supportable et conditionner les êtres à œuvrer dans le sens de la reproduction de leur espèce.
Au fond, vous ne voulez pas savoir ce qui est vrai ou pas. Vous voudriez oublier à tout jamais avoir ressenti les choses de cette façon, en espérant que ça puisse s’oublier. Vous voulez retrouver vos sentiments et votre intuition. 
Maintenant, je vais tenter ici de décrire ce qu’est le sentiment chronique de dépersonnalisation:
La dépersonnalisation est le pendant intérieur de la déréalisation. C’est un ressenti d’étrangeté par rapport à soi-même et à son propre fonctionnement mental, sa propre pensée. C’est s’étonner d’exister et d’être soi plutôt que quelqu’un d’autre; C’est ne plus se sentir attaché à l’image que nous renvoie le miroir; C’est se souvenir d’un moment auquel on a participé avec la sensation de ne jamais y avoir été; C’est avoir l’impression de ne jamais être vraiment présent, de ne pas exister.
Vous pensez avoir en partie perdu le sentiment d’unité, d’individualité par rapport au reste du monde. Ma personnalité a tendance à se diluer vers l’extérieur. Elle est floue, moins évidente et immédiate. 
Il peut arriver au début de ces troubles d’être sujet à des angoisses de néantisation et de morcellement : C’est la peur de perdre la continuité de son être, de disparaitre à l’intérieur de soi-même.
Parallèlement à ça, vous avez la désagréable impression de n’être qu’un spectateur de votre vie et de votre fonctionnement. Le point de vue de votre conscience s’est déplacé depuis une situation centrale vers un point plus périphérique. Vous n’avez plus le sentiment d’être l’investigateur de votre propre fonctionnement, mais d’être simplement l’observateur d’un fonctionnement automatique qui ne nécessite pas votre intervention.
Voici un témoignage :
« J’en suis ainsi venu à ruminer sur des questions métaphysiques comme l’essence de l’individu, l’existence d’une âme ou le libre arbitre. J’en arrive au point où je me considère comme un simple objet : Une machine biologique perfectionnée projetée dans l’absurdité de l’existence, consciente de son propre fonctionnement sans pour autant en avoir le contrôle.
Toutes mes émotions, ressentis, sentiments se sont aussi taris. S’il m’arrive de ressentir de la joie ou de la peine, c’est comme si ça ne me concernait plus. Comme si j’observais des manifestations de joie ou de peine chez une autre personne. Les questions qui accompagnent ces sensations sont “Pourquoi ma vie me concerne t’elle. Pourquoi devrait je me sentir heureux quand quelque chose d’heureux m’arrive.”
Voilà, tout ce bordel, c’est mon calvaire quotidien; L’errance d’une âme désséchée. Si Dieu passe dans le coin, ça serait bien qu’il me fasse un signe, avant que je ne croie définitivement plus en rien.
Vous savez quoi : Je m’emmerde. Tout le temps je m’emmerde. Partout je m’emmerde. Dès que je fais quelque chose ça m’emmerde. Davantage que quand je ne fais rien d’ailleurs. C’est vraiment pathologique. J’ai tellement de mal à m’incarner dans l’action, à “être à ce que je fais” comme on dit. 
Ce qui m’emmerde tant dans l’action c’est qu’elle est limitante. Quand je fais ça, ici et maintenant, je ne fais pas autre chose, ailleurs. Et tous les possibles que j’abandonne me réclament. Quand je suis au boulot, je voudrais faire de la guitare chez moi; quand je joue de la guitare, je voudrais dessiner; quand je dessine, je voudrais voyager; quand je voyage, je voudrais lire. Le temps joue contre nous. 
Il y a tant à faire, c’est effrayant. 
Entre les obligations du quotidien, la culture, les loisirs, les amis, le travail. Apprendre le piano ou une langue étrangère ? Écrire à ma grand mère ou lire un bouquin ? Écouter ce musicien que je délaisse ou dessiner ? Il y a tant de livres, tant de musique, tant de cultures, tant de films, tant de villes et tant de personnes, tant de passions pour passer son temps, pour perdre une vie. Comment choisir, comment abandonner le reste ?
Alors je ne fais rien du tout. Ou bien je picore. Je commence-ci, j’arrête ça. Je touche à tout sans rien faire à fond. Et puis, surtout, je rumine. Je rumine des projets que je ne réaliserais jamais. Je me nourris de ça. J’imagine, je conçois, je rêve. Mon esprit est un attracteur plus fort que ce que la réalité peut m’apporter. Surtout depuis que tous mes sens sont émoussés. Je prends si peu de plaisir. La réalisation d’un rêve est toujours décevante. La réalité est moins forte, moins belle. Elle est frustrante, faite de concessions et de choix. Pourquoi, dans ces conditions, devoir passer à l’acte, pourquoi ne pas s’abstenir, ne rien faire et rêver ? C’est tellement tentant.
Et puis, comme si ça ne suffisait pas, en plus de cela, il y a ce double maudit qui m’accompagne partout. Cette auto analyse permanente qui met en abime tous mes actes et toutes mes pensées, avec en tâche de fond, comme un voyant de contrôle obsédant, la question lancinante du “POURQUOI”. Trouver un sens à tout. Cette lucidité qui me murmure comme un mauvais démon qu’aucun de nos acte n’est nécessaire. On s’invente des obligations, une importance, une place artificielle dans un monde qui n’a pas besoin de nous.On se choisit arbitrairement une passion et on se convainc qu’on adore ça, pour mieux perdre son temps. Mais tout est profondément futile. Tout pourrait aussi bien ne pas être : C’est le vertige de la contingence de toute chose. L’inutilité profonde de toute cette agitation. Avec aussi, ce sentiment cousin de l’orgueil qui accompagne chaque divertissement; celui de n’être pas dupe, de faire semblant et de jouer un rôle. 
Quand on va bien, d’autant que je me souvienne, le désir et l’envie jouent ce rôle de moteur. On se laisse tirer par ces élans vitaux et le reste vient avec. Les questions s’envolent. 
Mais en ce moment bordel! Cette dépression! Tout est si pénible! Le moteur est cassé. Je suis à coté de la voiture et je pousse. Tout se fait dans la douleur. J’ai aussi un nœud d’angoisse au milieu du bide. C’est l’angoisse du temps qui passe, de la vie qui passe. C’est une tension énorme qui ne me quitte pas, une sorte d’impatience originelle et de faim de vivre qui ne peuvent plus s’incarner en envies et en désirs, et qui enflent, qui enflent. »
La manière de sortir de cet enfer n’est pas facile. Il n’y a pas de pilule magique. En même temps il est possible d’en sortir par un travail approprié en Psychothérapie qui vise à recréer les liens qui ont été rompus avec la réalité, remettre du sens sur ce qui n’en a plus. Vous trouverez un interlocuteur pour vous comprendre et vous donner l’envie de vivre et de sentir. 
En réalité ce monde qui paraît si abjecte a pourtant un Ordre. Je me suis attaché pendant près de 20 ans à comprendre cet Ordre cosmique en comparant les messages et mets sages des traditions et de la Science, accorder ces deux polarité pour retrouver le sens. Il en résulte une discipline tout à fait nouvelle, la psychologie Tropique, un véritable bijou, un Miracle au milieu  du chaos spéculatif de nos sociétés actuelles. Une formation a été créée en 2012 pour enseigner ces Lois gardées secrètes et aujourd’hui révélées par la Science. Là est le remède à la déréalisation et bien d’autres troubles typiques de notre époque. La peur, les effets de saturation et la perte de sens caractérisent les pathologies actuelles. Trop ou pas assez, le quantitatif est aux commandes. Soignez-vous et aidez-nous à renverser la balance. La déréalisation est le premier pas - certes effrayant - vers la découverte sincère du psychisme et de ses mystères.
Contactez le Centre au 06 99 01 95 53 et je vous indiquerai la marche à suivre pour trouver la sérénité et retrouver l’intelligence réelle qui sommeille en soi. N’hésitez-plus !
LISEZ aussi: "méfiance sur les aides pour sortir de la déréalisation"
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Asperger et l’intelligence secrète des aspies

Le syndrome d’Asperger, s’apparente à une forme d’autisme, pourtant la clinique nous permet d’en saisir l’originalité: les aspies relèvent d’une toute autre intelligence que je nomme « dynamite » qu’il est utile de connaître.

 Après les Hauts Potentiels et les personnes souffrant de déréalisation voilà maintenant les « aspies » sur le tapis ! Ainsi nomment-on une catégories de personnes qui semblent venues d’ailleurs tant les interactions sociales leurs sont compliquées. Ils auraient du mal à décrypter les émotions chez les personnes, ce qui rend les échanges difficiles, et de décoder les codes sociaux. Ils ne savent comment se comporter dans telle situation. 

Mais leur souci n’est-il pas surtout un problème de contexte ? 

Nous savons que contrairement aux autistes les aspies n’ont pas de retard mental et que le niveau de langage est bon. Leurs idées sont franches, et ils disent ce qu’ils pensent sans détour. Ils ne supportent pas la malhonnêteté et ne comprennent pas certaines dérives humaines. Leur intérêt va se porter vers les animaux qui les décevront moins. Ils s’isolent et se retrouvent vite seuls pour ne pas trop souffrir. 

 De quoi souffrent les individus « atteints » de cette lucidité au labelAsperger ?

 Tout d’abord d’un handicap : socialement la communication devient souvent impossible faute d’arriver à créer un contexte commun. Le langage aussi développé soit-il ne peut se produire que dans un contexte énonciatif, à cheval sur une réalité partagée, culturelle, et un monde interne, singulier. 

Nous savons que ces drôles d’autistes ont besoin d’immobilité, ont beaucoup de mal avec le changement. Tout changement peut provoquer une grande angoisse. Effectivement un changement est un changement de contexte, et risque de déstabiliser un système déjà fragile vis à vis du rapport à l’environnement.
 Contrairement aux croyances médicales la psychologie Tropique montre que les aspies ont une très fine analyse de leur environnement, seulement ils ne savent quoi en faire et comment exprimer cela dans des échanges constructifs, comment vivre dans ce monde. Surtout que leur vraie peur est de perturber aussi le système avant que de l’arranger, et qu’on leur reproche d’avoir fait changer le monde brutalement ! Une vraie dynamite qui a peur de bouger et tout faire exploser ! Ils restent sur la réserve.

En conséquence de cette difficulté d’expression, les Aspies souffrent aussi de l’incompréhension des autres, ou plutôt de la fausse croyance qu’ont les autres de les avoir compris.

 Je regrette cela c’est pourquoi je souhaite favoriser leur développement dans le monde car ils ont beaucoup à nous apporter. Beaucoup souffrent de TOCs, et dépression, maladresse motrice et dystrophie, et autres symptômes qui sont simplement l’expression d’une gêne: ils ne savent pas où se mettre et quoi faire de leur vie. 

Si leur pensée est visuelle, une pensée en images, c’est qu’avec l’image il n’y a pas autant de codes et de limitations qu’avec le langage, séquentiel et soumis à l’interprétation et aux sous-entendus. 
 Les thérapies développées tiennent compte de cette forme d’intelligence aspie, bien comprise en psychologie Tropique, que je ne détaille pas ici, mais qui effectivement ne correspond pas aux critères de notre époque…

 Prises de rendez-vous avec Eric FAUCHER au 06 99 01 95 53


http://www.culturepsy.org/articles.php?lng=fr&pg=180&mnuid=9&tconfig=0
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Re: La Boite à So Sure (dans le mille, doux, on s’emboîte mode Tétris)

Message par I am so sure le Sam 13 Mai 2017 - 12:00

Tests



Spoiler:




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Quels sont les mauvais côtés de l’utilisation des résultats des tests de Q.I. pour déterminer si un enfant est doué?












Certaines personnes s'opposent aux programmes pour enfants doués en soutenant que l'admission à ces programmes en fonction des résultats aux tests de Q.I. est arbitraire et varie d'un district à l'autre. Par exemple, la Toronto District School Board (Commission scolaire de Toronto), exige que les enfants obtiennent des résultats qui les placent au 98e centile pour l'ensemble des domaines, ou au 99e centile pour un domaine seulement. La Toronto Catholic District School Board (Commission scolaire catholique de Toronto) accepte les enfants doués provenant de familles pauvres sans leur demander de passer un test de Q.I. La York Region District School Board (Comission scolaire de la région de York) utilise seulement une partie du test sur le Q.I. et la Halton District School Board (Comission scolaire de Halton) accepte seulement les enfants qui ont obtenu un résultat correspondant au 99e centile sur le test de Q.I.

L'un des plus grands dangers est de croire que la douance et le Q.I. sont la même chose. Dans un article intitulé Dear Mr. And Mrs. Copernicus, we regret to inform you, Joseph Renzulli, psychologue pédagogique et expert dans le domaine des enfants doués, déclare qu'il y a « certains dangers auxquels nous nous confronterons inévitablement si nous acceptons de croire que la douance se définit par 3 % à 5 % de la courbe normale ». Il maintient qu'il y a deux types de douance – « à l'école » ou « dans les livres » – qui sont plus faciles à mesurer que la douance « créative ou productive », laquelle défie souvent les mesures standards. Il illustre son argument en énumérant certains personnages historiques qui n'auraient pas été admis aux programmes pour enfants doués exigeant un résultat minimum de 130 : Cervantes, Copernic, Rembrandt, Bach, Lincoln, Locke et Swift, entre autres.

Les programmes pour enfants doués sont-ils élitistes?












En outre, les personnes qui critiquent les programmes pour enfants doués font valoir que les étudiants admis aux programmes scolaires spéciaux sont principalement de race blanche et de la classe moyenne. Ils accusent donc le système scolaire public d'être élitiste et, dans certains cas, raciste. Le genre est également en question. En Ontario, par exemple, les filles sont moins susceptibles que les garçons d'être admises à des programmes pour enfants doués, et ce, pour toutes les années scolaires et tous les types de programmes. Cela pourrait être dû au poids que l'on donne aux aptitudes spatiales et mathématiques dans les tests de Q.I. normalisés et les tests de connaissances et au fait que l’on n'évalue pas vraiment la créativité et les compétences sociales. Une étude a démontré que les enseignants qui se décrivent comme des personnes tentant délibérément de contrer le sexisme continuent souvent de se comporter de façon à avantager leurs étudiants masculins.

Malgré les objections des critiques, la plupart des gens conviennent que les étudiants particulièrement intelligents nécessitent des défis supplémentaires afin de demeurer stimulés et de les motiver à apprendre, et qu’ils méritent ce genre d'attention. On croit que, sans ces défis, les étudiants doués ne développeront peut-être pas leur plein potentiel ou, pis encore, décrocheront complètement du système scolaire. Il pourrait être dans notre meilleur intérêt de s'occuper des enfants les plus intelligents en espérant qu'ils redonneront à la société lorsqu'ils seront adultes, sous la forme de percées scientifiques ou en devenant des leaders dans les milieux universitaire, politique ou des affaires.

Dre Nancy Hertzog, professeure en éducation spécialisée à la University of Illinois appuie les programmes pour enfants doués mais émet la mise en garde suivante : « Je crois que nous devons porter attention aux forces et aux talents [de tous les étudiants], et que nous devons montrer aux enseignants comment faire cela plutôt que de leur montrer comment reconnaître les enfants doués… J'aimerais que nous cessions de nous demander quels sont les enfants doués et que nous tentions plutôt de nous assurer que chaque enfant ait soif d’apprendre ». Néanmoins, on peut dire que la plupart des enseignants tentent de donner ce qu’il y a de mieux à leurs étudiants, en fonction de leurs capacités individuelles.

Afin de tenter de répondre aux besoins spéciaux des enfants doués, la plupart des commissions scolaires en Ontario offrent des programmes d'apprentissage spéciaux. En général, trois différents types de programmes sont offerts : un environnement d'enseignement à compétences mixtes où les étudiants sont regroupés dans une classe et où on leur assigne du travail en fonction de leur capacités; des études enrichies, soit dans un centre désigné pour enfants doués ou dans le cadre d'un programme où l’on envoie les étudiants travailler avec des élèves autres que ceux de leur classe habituelle sur des projets d'apprentissage plus avancés. Pour terminer, l'accélération (sauter une année) peut être une option bien qu'elle soit rarement utilisée en Ontario puisque les parents et les éducateurs craignent que les étudiants qui ont sauté une année aient des difficultés sur le plan social.

Types de programmes pour enfants doués












Afin de tenter de répondre aux besoins spéciaux des enfants doués, la plupart des commissions scolaires en Ontario offrent des programmes d'apprentissage spéciaux. En général, trois différents types de programmes sont offerts : un environnement d'enseignement à compétences mixtes où les étudiants sont regroupés dans une classe et où on leur assigne du travail en fonction de leur capacités; des études enrichies, soit dans un centre désigné pour enfants doués ou dans le cadre d'un programme où l’on envoie les étudiants travailler avec des élèves autres que ceux de leur classe habituelle sur des projets d'apprentissage plus avancés. Pour terminer, l'accélération (sauter une année) peut être une option bien qu'elle soit rarement utilisée en Ontario puisque les parents et les éducateurs craignent que les étudiants qui ont sauté une année aient des difficultés sur le plan social.

Au bout du compte, le choix du meilleur programme est réellement une décision individuelle : certains enfants doués sont plus heureux lorsqu'ils côtoient des enfants du même niveau pédagogique, en apprenant avec des étudiants qui sont leurs pairs sur le plan intellectuel. D'autres préfèrent apprendre entourés d’amis avec qui ils ont de bonnes interactions sociales. Pour les plus chanceux, ils ont accès à des programmes leur offrant une stimulation tant sur le plan intellectuel que sur les plans social et émotionnel.

L'un des risques associés à la séparation des étudiants en divers groupes est la possibilité que l'on ne puisse fournir des occasions égales dans les écoles. Même s'il est vrai que les enfants les plus intelligents sur le plan scolaire nécessitaient une stimulation supplémentaire pour exceller, que fait-on de la majorité des enfants, dont plusieurs pourraient être doués ou ont le potentiel d'être doués sur d'autres plans que ceux évalués par les mesures standards? Jusqu'à ce que l'on dispose de programmes bien conçus qui ont fait preuve de succès à long terme, les parents devront décider quelle est, selon eux, la meilleure option pour leurs enfants alors que les enseignants continuent de faire de leur mieux.


11/1/2010








Matthews DJ, Smyth EM. Encouraging bright girls to keep shining. Orbit. 1997; 28:34-36.

Renzulli JS, Park S. Giftedness and high school dropouts: Personal, family, and school-related factors. The National Research Center on the Gifted and Talented. University of Conneticut:2002.

Renzulli JS. What is this thing called giftedness, and how do we develop it? A twenty-five year perspective. Journal for the Education of the Gifted.1999; 23(1):3-54.

Renzulli JS. The three ring conception of giftedness: a developmental model for creative productivity. In Sternberg RJ, Davidson JE, editors. Conception of Giftedness.New York: Cambridge University Press;1986.

http://www.aboutkidshealth.ca/Fr/News/NewsAndFeatures/Pages/Gifted-Programs-Are-there-winners-and-losers-in-public-education.aspx


Dernière édition par I am so sure le Sam 13 Mai 2017 - 15:07, édité 1 fois
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Message par I am so sure le Sam 13 Mai 2017 - 12:01

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4.1 Modèle selon les aptitudes dominantes




Il est généralement convenu de diviser les types d’aptitudes selon deux catégories, soit les aptitudes langagières et les aptitudes visuo-spatiales.
D’une part, les aptitudes dominantes langagières permettent de comprendre les idées et de se figurer les explications d’un nouvel apprentissage en utilisant principalement le langage. L’enfant doué habile verbalement présente une excellente mémoire et une vive curiosité occasionnant de fréquents questionnements. Ses habiletés sociales et de communication sont bien développées. Toutefois, il demeure possible qu’il perçoive davantage les informations isolément, en séquences, en unités plutôt qu’en concepts généraux. Par exemple, un enfant du primaire doit étudier des notions d’univers social. Il apprend facilement les notions explicites les unes après les autres. Toutefois, lors de l’examen, les questions demandant une intégration personnelle ou une synthèse de la matière risquent de lui poser un défi. Pour pallier à cela, l’adulte peut rappeler le contexte fonctionnel de l’apprentissage. Expliquer le sens global de la notion aidera également à la mémorisation.
D’autre part, les aptitudes dominantes visuo-spatiales permettent de se représenter une information visuelle et d’imaginer des relations spatiales entre des formes, des objets ou des dessins. L’enfant doué et habile sur le plan visuo-spatial traite davantage l’information en globalité, selon le sens général. Créatif et imaginatif, il peut cependant être moins confortable lors des communications interpersonnelles. Pour favoriser son épanouissement, l’adulte peut contextualiser l’humour, employer un langage explicite et l’aider à se faire un plan pour être concis lors de ces communications sociales. Par exemple, un enfant reçoit un devoir de résolution de problèmes en mathématique. Il doit appliquer une démarche rigoureuse, permettant à son enseignant de comprendre son raisonnement. Il demeure possible que cet enfant conceptualise rapidement la réponse mais qu’il éprouve des difficultés à expliquer sa démarche lui permettant de trouver la solution. L’adulte qui l’accompagne peut alors lui demander de réaliser un ou deux problèmes selon la méthode enseignée puis accepter qu’il en réalise certains de façon plus intuitive.

4.2 Modèles selon les formes de raisonnement




Pour contribuer à bien comprendre l’enfant doué, il importe de s’attarder à son mode de raisonnement, soit convergent ou divergeant.
D’abord, le raisonnement convergent regroupe les processus de réflexion axés sur les connaissances en mémoire. L’enfant doué privilégiant cette façon de réfléchir et d’apprendre s’adapte facilement au cadre scolaire traditionnel. Ayant une excellente mémoire, il préfère les situations d’évaluation centrées sur la mémorisation plutôt que l’argumentation. Il peut alors être bénéfique d’intégrer des informations sous formes de schémas ou de concepts pour l’aider à contextualiser ses apprentissages.
Ensuite, le raisonnement divergeant permet de générer rapidement une grande variété de raisonnements ou de solutions à un problème. Ingénieux et enthousiaste, l’enfant doué propose des solutions originales aux problèmes. Toutefois, il procède sans tenir compte de la méthode imposée et il peine à expliquer sa procédure de résolution. On peut alors proposer à l’enfant de découvrir les nouvelles notions pour ensuite les présenter à un compagnon de classe.
 

Conclusion




Pour conclure, il semble important de rappeler qu’un enfant doué, c’est un enfant avant tout… C’est un petit être qui cherche à comprendre le monde qui l’entoure et à prendre sa place avec une façon particulière de ressentir et de penser. L’évaluation et les recommandations du neuropsychologue dépasseront la mesure du QI, seront uniques et adaptées à la réalité de l’enfant qui se présente à nous.
https://aqnp.ca/documentation/developpemental/douance/
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Message par I am so sure le Sam 13 Mai 2017 - 12:01

Spoiler:

http://orig06.deviantart.net/bbed/f/2015/072/b/2/est_il_important_de_se_faire_diagnostiquer_surdoue_by_youngart2-d8lj3lv.pdf

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Le respect, ça s’impose


25 avril 2011 Psycho & Sexo 



Soyons lucides. Dans ce bas monde, l’égoïsme et le narcissisme sont deux concepts clés. Chacun pense à son petit bonheur personnel et n’hésite pas à marcher sur les plates-bandes de son voisin pour atteindre une vie qu’il juge de qualité. Dans pareil contexte, il n’est pas toujours évident de prendre sa place et d’imposer le respect. Certaines personnes éprouvent d’ailleurs un véritable blocage : le respect, ce n’est jamais pour elles. Voulant plaire à tout prix, elles ne savent pas dire non et se soumettent. Conséquences : elles se font sans cesse marcher sur les pieds et s’enlisent dans l’idée que cette triste réalité ne changera jamais. Cet état de fait n’est pourtant pas irréversible. Explications.
« À aucun moment de l’histoire, le respect humain n’a brillé d’un très vif éclat », disait en son temps Charlie Chaplin. Cette affirmation est toujours d’actualité. Le respect, ce concept relativement ambigu qui exclut toute forme de passion et qui impose une sorte de détachement souvent difficile à atteindre, n’a jamais été le fort de l’être humain, souvent plus doué pour toute une série d’autres activités telles que l’égoïsme, le narcissisme ou l’égocentrisme. Tâchons de ne pas être trop pessimistes, mais soyons quand même francs : l’Homme aime penser à sa petite vie. À ses petits intérêts. À ses petits tracas. Dans la liste de ses principales préoccupations, sa petite personne arrive souvent en position number one. Est-ce un tort ? Pas du tout. L’être humain naît seul. Il meurt seul. Alors, rien de plus logique que de se concentrer sur son existence et de lutter pour atteindre son épanouissement personnel. La cause est noble. Là où il y a un hic, c’est lorsque l’être humain tente d’atteindre son bonheur au détriment de l’autre. Son collègue, son ami, son parent, son voisin. Peu importe. Ce qui compte, c’est lui et son bien-être. Dans pareil contexte, prendre sa place et ensuite la garder n’est pas toujours chose facile. Et encore moins pour ceux qui éprouvent des difficultés à imposer le respect.
Un ver-de-terre ne suscite jamais le respect !
Car le respect ne va pas de soi. Certains individus – et pas uniquement les timides – ont du mal à l’acquérir, à un point tel qu’ils se retrouvent parfois dans une impossibilité totale et irréversible de se faire respecter. Quelques soient les situations, ils en prennent toujours pour leur grade. C’est chronique. Que ce soit avec leur patron, leur conjoint, leurs amis : recevoir de la considération des autres est simplement irréalisable. Ils se font sans cesse marcher sur les pieds. Les moqueries ? C’est toujours pour eux. Les heures sup’ ? Idem. Ils ont des enfants rois, des conjoints tyranniques et des parents exigeants. Rien ne va jamais. Alors ils se lamentent et accumulent chagrin et plaintes : « Je n’ai jamais de chance. Je ne tombe jamais sur les bonnes personnes. » Stop ! La fatalité n’existe pas. Et rejeter la faute sur les autres ne permettra pas d’avancer. La première chose à faire est de se remettre en question et de changer de manière radicale sa façon de voir les choses. Se prendre en main et relever la tête. Car la question est simple : Comment ne pas écraser celui qui, de son plein gré, se fait ver-de-terre ? « On respecte un homme qui se respecte lui-même », disait Honoré de Balzac. Il n’y a rien de plus vrai.
Ne jamais sacrifier ses besoins par amour
Les personnes souffrant de non-respect chronique sont toujours assoiffées d’amour. Elles en oublient de se faire respecter et se comportent telles des limaces que l’on écrase vulgairement sur les trottoirs les jours de grande humidité. L’amour, la tendresse, la reconnaissance : elles ne pensent qu’à ça. Leur besoin d’amour est plus fort que leur besoin de respect. Pour mendier et grappiller un peu d’attention, elles se rabaissent et mettent de côté leur besoin de dignité. Comment ? En se pliant en quatre. En étant gentilles. Trop gentilles. En tâchant de ne jamais froisser l’autre. Objectif ? Tout faire pour ne surtout pas perdre l’amour de l’autre. Certaines personnes sont persuadées que pour être aimé, il faut vivre selon les désirs de l’autre : sacrifier ses besoins légitimes, ses rêves les plus fous et ses aspirations secrètes. Elles pensent que pour être aimé, il faut S’OUBLIER. Catastrophe. Elles ne se rendent pas compte que leur dévotion ne leur apporte, en fait, rien d’autre que du mépris. L’oubli de soi a des conséquences désastreuses. Mettre son existence entre parenthèse provoque inévitablement une chute de l’estime de soi. On se persuade alors qu’on ne mérite plus le respect. Le danger, c’est que dans un double mouvement, l’autre se met à le penser également. La machine est enclenchée. Faire marche-arrière devient quasi impossible et le processus de non-respect ne fait alors qu’empirer chaque jour un peu plus. Si à un moment ou à un autre, on se rend compte que l’on se fait marcher sur les pieds et que l’on tente de se rebeller, c’est peine perdue : cette prise de conscience n’a aucune importance aux yeux du bourreau qui a pris l’habitude de maltraiter sa victime – parfois (et même souvent) sans s’en rendre compte.
Le respect s’impose et se gagne
La gentillesse gratuite et démesurée, il faut donc arrêter. « Trop bon, trop c** », ce n’est jamais une solution. Car il existe une équation indiscutable : le sacrifice n’entraîne jamais aucune reconnaissance. Jamais. Être trop gentil n’attire pas la sympathie. Au contraire. Bien entendu, il n’est pas question de devenir désagréable, sec et froid avec tout le monde ! Mais la gentillesse doit se mériter. Et le respect n’est pas négociable. C’est un droit. Point. Il n’y a pas de « oui mais » ou de « peut-être » qui tiennent. Personne n’a le droit de nous imposer de faire des choses qui ne nous conviennent pas. Nous avons le droit de refuser ce qui nous dérange. Et de l’imposer. Car le respect s’impose et se gagne.
Savoir dire « non »
Ce besoin démesuré d’être aimé est, en fait, à mettre en corrélation avec la peur du rejet. Certaines personnes sont paralysées par la crainte d’être abandonnées. Elles sont tellement angoissées à l’idée de perdre l’estime de l’autre qu’elles n’arrivent pas à lui dire non. Mettre des limites et refuser certains comportements peut provoquer une réaction négative chez l’autre : abandon, rejet. Et c’est exactement ce qu’elles redoutent. Alors elles se soumettent et le respect passe à la trappe. Pour prendre sa place, il est primordial de pouvoir supporter l’effet négatif que peut avoir un « non ». Pas toujours facile. Pour certains, ce sentiment est insupportable. Mais c’est parfois le prix à payer pour arrêter de subir des événements trop oppressants.
Bannir les poignées de main molles et les regards fuyants
L’apparence extérieure (la tenue vestimentaire, la coiffure) et les codes non verbaux (le maintien du corps, le regard) jouent également un rôle crucial dans le rapport au respect. Emerson, un célèbre philosophe et poète américain a dit un jour : « Ce que vous êtes parle si fort que je ne peux entendre ce que vous dites. » Pour se faire respecter, la posture physique et l’inflexion de la voix sont incroyablement importantes. Une poignée de main molle, une posture flasque, un visage fermé ou un regard fuyant n’inspirent pas le respect.
Alors que faire ?
Le non-respect n’est pas une situation irréversible
Pour imposer le respect, une bonne technique consiste à maîtriser l’art de plaire. Le charme force toujours le respect. En faisant attention à l’autre, on peut s’y adapter. L’important est de le faire tout en restant soi-même. Plaire tout en gardant sa personnalité et en n’acceptant pas trop de compromis, voilà la recette.
Si quelqu’un vous manque de respect, il ne faut pas avoir peur de le remettre à sa place. Personne ne doit jamais accepter de se faire rabaisser ou humilier. Se souvenir que son opinion a autant d’importance que celle des autres. Il faut donc défendre son point de vue et oser s’affirmer.
Ne jamais abandonner ses rêves.
Privilégier le sens de l’humour. Avec un peu de recul, quelques blagues bien placées, les choses se passent souvent bien. L’humour détend l’atmosphère et entraine une certaine forme de respect.
Pour être respecté, commencez tout simplement par vous sentir respectable. Le plus gros du travail sera déjà gagné.
 http://isabellebontridder.be/2011/04/le-respect-ca-s-impose/






Mon fils est un enfant à très haut potentiel

 20/11/2015 22:38 CET | Actualisé 05/10/2016 16:22 CEST



  • Sandrine V.Maman, assistante maternelle et auteur du blog Maman@Home








BRIANAJACKSON VIA GETTY IMAGES
Child holding stack of books with mortar board chalk drawing on blackboard concept for university education and future aspirations


ÉDUCATION - Fin Septembre je vous parlais du sentiment de l'institutrice concernant mon fils, Petit Loulou, 6 ans, en CP et dont elle nous avait fait part lors d'un rendez-vous. Elle avait évoqué l'idée qu'il puisse être à haut potentiel et nous avait proposé de lui donner davantage de travail en classe de façon à ce qu'il ne s'ennuie pas, tout en nous conseillant de le "faire tester". Nous avons rencontré depuis une psychologue qui a pu lui faire passer une évaluation, le fameux test de QI et le verdict est sans appel: notre fils n'est pas un enfant à haut potentiel mais à très haut potentiel, c'est comme ça qu'on appelle les enfants ayant un QI supérieur à 140.

Voilà voilà voilà ça c'est fait. Je ne vous explique pas la douche froide. La veille de l'évaluation nous nous disions encore avec chéri-chéri à quel point nous n'y croyions pas une seconde pour telle et telle raison. Impossible. Impensable. Pas envie d'y croire sans nul doute. Alors attention je ne suis pas entrain de dire que c'est une catastrophe ou que c'est atroce, loin de là, d'après la psychologue c'est même une chance mais je ne peux pas non plus dire que je partage son avis à 100%.

L'intelligence n'est pas une maladie évidemment, c'est même un cadeau et c'est en cela que les gens imaginent de prime abord que c'est une chance inouïe que d'être à haut potentiel, un peu comme moi il y a quelques semaines encore. Sauf que le fait d'être à haut potentiel ne signifie pas que l'enfant est particulièrement intelligent ou plutôt si et c'est le terme "particulièrement" qui est intéressant et qu'il faut retenir. En effet l'enfant a de grandes capacités intellectuelles et capte rapidement les choses mais cela veut surtout dire qu'il a un mode de fonctionnement, de pensée et de réflexion différent. C'est en cela que nombre d'enfants HP rencontrent des difficultés scolaires, parce que le système éducatif n'est pas adapté à leur "logique".

L'enfant à haut potentiel n'est pas un petit génie, il n'est pas intellectuellement supérieur ou surdoué comme on aimait à le dire il y a quelques années. Il a "simplement" une aisance à s'approprier des connaissances par ses propres moyens du fait d'une grande curiosité, comme la lecture qui met bien souvent les instituteurs sur la voie.

Plus que quantitativement plus intelligent, il a surtout une intelligence qualitativement différente, on parle de pensée en arborescence chez eux (une idée en entraînant une autre très rapidement) et de pensée séquentielle chez nous. Il est "câblé" différemment en quelque sorte.
Je vous disais plus haut que je ne partage pas l'avis de la psychologue quand elle nous a parlé de chance. Bien sûr que ce n'est pas une tare  et tous les les enfants HP ou THP ne rencontrent pas de difficultés scolaires, d'autant moins quand on a identifié la situation et qu'on est à même d'être à l'écoute et d'anticiper les éventuels problèmes. Mais qui dit enfant à haut potentiel dit enfant avec des capacités sensorielles au dessus de la normale, quand la psychologue nous expliquait cela on avait l'impression qu'elle parlait d'un super héros avec tous ses sens particulièrement développés et en éveil.
Ce sont des enfants dotés d'une immense sensibilité, avec une émotivité exacerbée, qui ont la capacité de ressentir avec une acuité extrême les émotions des autres, les soucis de papa, le mal être de l'institutrice ou le fait qu'elle ne l'aime pas. Le Professeur Revol, chef de service en neuropsychiatrie de l'enfant à Lyon, les a d'ailleurs baptisé les enfants sentinelles. Et qui dit hypersensible dit aussi difficulté à gérer ses émotions. Petit Loulou a énormément de mal à gérer sa frustration, les refus et le fait de devoir attendre (il veut tout tout de suite) et se met en colère très facilement et très fort. Il ne supporte pas les contraintes, les gestes du quotidien sont pour lui une perte de temps, comme se laver les dents ou se mettre en pyjama et c'est à chaque fois un véritable calvaire pour le faire obéir.
Les crises de nerfs sont régulières à la maison et rien ne sert de le prendre de façon frontale au contraire cela ne fait qu'empirer la situation, il se braque, crie ou se jette par terre. Il faut tout expliquer, justifier et recommencer dès le lendemain comme s'il avait oublié. Impossible de simplement  lui dire "c'est comme ça je suis ta mère tu ne discutes pas", c'est totalement stérile et la psychologue nous l'a déconseillé. Les choses pour lui doivent avoir du sens. Il est donc bien plus constructif de prendre le temps de lui expliquer pourquoi il est nécessaire de se brosser les dents par exemple, il paraît que ça finit par rentrer... Avec Petit Loulou tout est également prétexte à négociation, la douche qu'on peut zapper, la chambre qui n'a selon lui pas besoin d'être rangée, il argumente sans cesse, pour la moindre petite chose sans importance, il veut le contrôle, c'est aussi pour cela qu'il n'accepte pas les règles.
Mais plus que les autres enfants encore l'enfant à haut potentiel a besoin de cadres, qu'on lui fixe des limites puisque c'est un enfant insécure. C'est sa compréhension du monde qui le rend anxieux, nous devons nous parents être capables de l'envoyer se coucher ou mettre la table et ne pas lâcher l'affaire, sinon comment le rassurer et faire en sorte qu'il se sente protégé s'il se rend compte qu'on n'arrive même pas à avoir "le dessus" sur lui pour des choses aussi simples?





Une chance inouïe donc ? Pour moi, maman, je ne dirais pas ça non, c'est épuisant, j'ai même parfois l'impression de devenir complètement dingue tant il me pousse à bout et ne lâche rien (pour papa c'est pareil). Que de prises de tête. Combien de fois ai je pensé "mais bon sang il est intelligent il devrait comprendre:
- que ça ne sert à rien de négocier puisque je ne cède pas.
- que ça prendrait moins de temps d'accepter tout de suite de faire ce que je lui demande.
- qu'il va finir par se faire punir ou disputer". Mais non ce n'est pas comme cela que ça marche. Malheureusement. Les moments de douceur sont rares.
Une chance inouïe pour lui? Je ne sais pas trop encore, la psychologue nous a dit qu'il n'allait pas tarder à s'ennuyer si ce n'était pas déjà le cas sans qu'il en ait conscience. Pour le moment il reste en CP, il s'y sent bien, adore ses copains et la maîtresse qui s'occupe bien de lui et est une personne bienveillante. Nous souhaitons qu'il garde cet équilibre, nous devons également gérer son traitement en hormone de croissance (imaginez comme il apprécie cette nouvelle contrainte quotidienne), chaque chose en son temps. Un équilibre est si difficile à trouver.
Nous devons y aller petit à petit, ne rien brusquer, retrouver un peu de calme et de sérénité, nous remettre en question, nous adapter, trouver un nouveau mode d'éducation*, c'est évidemment plus "facile" d'élever et d'éduquer un enfant "facile", même si aucun parent n'a jamais le mode d'emploi, mais nous trouverons et même s'il y a des couacs, parce qu'il y en aura encore et encore, nous ferons tout pour qu'il se sente compris, toujours, mais surtout soutenu parce que c'est primordial. Voilà un nouveau défi que nous ne pouvons qu'accepter mais il est vrai qu'après le TDAH de Petit Ado nous aspirions à un peu plus de tranquillité. Ainsi va la vie :-)
* si vous êtes parent d'enfant HPI ou THPI n'hésitez pas à partager les choses qui fonctionnent bien pour réussir à se faire entendre, à calmer les crises, en terme d'organisation... je suis toute ouïe évidemment.




Ce billet est également publié sur le blog Maman@Home.








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• Comme à chaque rentrée je vais devoir présenter mon fils...
• Enfants précoces, dyslexiques ou hyperactifs : l'école alternative de Chloé Coffy pour redonner envie




http://www.ne.ch/autorites/DEF/SEEO/infos/Documents/11_Brochure_enfants_HP.pdf


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http://www.sfg-gestalt.com/OLD/publication/revue/telechargement/4/04-05.PDF
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dimanche 19 juin 2016


Avoir un surdoué comme salarié : contrainte ou opportunité ?




Un salarié qui est dynamique, analytique, autonome et impliqué est le rêve de chaque entreprise.
Cependant, si cette personne critique son entourage, notamment sa hiérarchie mais n'accepte pas d'être critiquée, montre un "comportement débordant", ne respecte pas les procédures et sort "du moule" de l'entreprise, la collaboration tourne mal rapidement.
Toutes les entreprises n’offrent malheureusement pas à leurs collaborateurs une qualité de vie agréable au travail. Rares sont donc les structures qui permettent aux surdoués de s’épanouir dans leur activité professionnelle.
Aussi, les surdoués adoptent 4 tactiques :
·        se camouflent
·        sont dans l’acceptation (voire la résignation)
·        sont dans la socialisation
·        sont dans l’isolement
Ils osent rarement être eux-mêmes !
Un travail créatif et innovant peut exister quand la possibilité s'offre de travailler hors d’un cadre prédéterminé, hors de règles et de procédures. Dans un tel environnement, les surdoués tout particulièrement se sentent dans leur élément, ils se montrent alors fortement motivés et productifs.
Alors que dans le même temps, les collaborateurs non surdoués préfèrent un environnement plus structuré.
Peu de recherches ont été conduites sur la relation entre douance et caractéristiques organisationnelles en matière d’innovation. Néanmoins, il semble possible de distinguer les caractéristiques des entreprises qui sont favorables ou défavorables pour le fonctionnement de surdoués. 












dimanche 19 juin 2016





Les pièges pour les surdoués au travail





Les pièges pour les surdoués au travail
Cette même rapidité de réflexion peut induire que l'entourage n'arrive pas bien à suivre le surdoué. Il saute sur des conclusions que les collaborateurs ne comprennent pas tandis que c'est très clair pour le surdoué. Le "flux de pensées" va trop vite, c'est un peu comme Lucky Luke qui "tire plus vite que son ombre".

Le surdoué notamment placé dans une position de subalterne peut considérer que son entourage (collègues, management) ne va pas assez vite.
Quand l'environnement professionnel ne comprend pas son raisonnement ou -souvent- n'est pas prêt à accepter ses conclusions, une incompréhension mutuelle se met en place.
Parallèlement, le dynamisme du surdoué peut être ressenti comme débordant ou envahissant et risque de déstabiliser le collectif.
Les pièges pour les surdoués
Un individu surdoué équilibré peut être un collaborateur original, créatif, énergique et constructif.
Cependant, si cet individu surdoué tombe sur un écueil, ceci peut conduire à un comportement inadapté. 
Les signes révélateurs peuvent être la sous-performance, la dépression, l’hypersensibilité et des problèmes 
de communication, au travail comme dans les relations sociales en général.
Les individus surdoués non détectés ne fonctionnent pas toujours de façon optimale. Ils sont souvent ignorants de leur intelligence et de leurs caractéristiques. En conséquence, ils interprètent le manque 
de connaissances des autres comme un manque de bonne volonté. Ceci a le don de les irriter et 
souvent ils se lancent dans une « fuite en avant ». De surcroît, ils ont tendance à se focaliser sur le contenu, plus que sur des critères tels qu’enthousiasme et motivation. Ils sont également souvent totalement inconscients des effets de leur douance sur leur environnement. Parfois ils font trop 
d’efforts d’adaptation, ce qui induit beaucoup d’insatisfaction; par ailleurs les activités et 
les interactions du poste de travail ou le positionnement du poste dans l’organisation (en dehors de 
toute référence hiérarchique) ne leurpermettent pas d’occuper la fonction qui leur convient vraiment.
Plus que les autres salariés :
−      ils ont besoin de reconnaissance,
−      ils ont besoin d’une large autonomie, 
−      ils sont attachés à comprendre le sens des décisions / des objectifs,
−      ils veulent pouvoir être en phase avec leurs valeurs (morales par exemple).
Ils peuvent facilement devenir la proie de managers toxiques et / ou pervers et subir du harcèlement.
Les surdoués détectés ne sont que rarement fiers de leur intelligence qui est au départ une donnée innée… et d’ailleurs pourquoi devraient-ils en être particulièrement fiers ?
Pourtant, ils aimeraient bien utiliser leur intelligence « à leur façon » pour pouvoir apporter leur contribution à l’entreprise. Mais ils notent souvent qu’on ne leur laisse pas la possibilité de 
s’intéresser à d’autres sujets / d’autres domaines que celui sur lequel ils travaillent.

Le tableau montre clairement que la douance n’est pas reconnue pour ce qu’elle est (y compris par les 
surdoués eux-mêmes), les écueils de fonctionnement des surdoués deviennent plus dominants, 
confirmant alors l’image stéréotypée du surdoué qui est brillant sur le plan intellectuel mais mauvais en 
relations sociales. Attention : il n'existe pas "d'archétype" du surdoué.
Les caractéristiques-clés comme intelligence, autonomie, hypersensibilité, curiosité, dynamisme et 
créativité n'existent jamais avec la même intensité. Dans l'ascendance, on trouve souvent des parents avec des parcours excellents : il existe une certaine hérédité. 
Des particularités comme anxiété (peur de l'échec), dyslexie, troubles de personnalité, hyperactivité et 
autisme peuvent être présentes comme dans toute la population sans pour autant être liées à l'intelligence 
mais "brouiller" le diagnostic.
L’enfance - notamment un parcours scolaire perturbé - s'y ajoute.
C'est pourquoi, il n'est pas toujours facile d'identifier un surdoué, notamment pour un médecin du travail qui n'est pas formé sur le sujet. Même beaucoup de psychiatres et psychologues ont du mal, d’autant que le sujet de la douance des adultes est encore mal connu.

Conseils en consultation et prise en charge


Conseils en consultation, pistes pour une prise en charge de cette différence
Le médecin du travail peut d’abord mener un travail avec le salarié lui-même :
1     L’informer des caractéristiques de la douance, forces et faiblesses associées, au niveau professionnel et privé,
2     Identifier ses « barrières obstructives » qui l’empêchent d’avancer : sentiment de culpabilisation, d’impuissance, vision de l’entourage selon son prisme…
3     Lui conseiller de passer un test de QI en l’orientant vers un psychologue clinicien ou vers MENSA, l’association internationale regroupant les personnes situées parmi les 2 premiers centiles à un test d'intelligence générale,
4     Lui transmettre une liste de sites internet, de vidéos, quelques titres de livres pour qu’il creuse le sujet par lui-même,
5     Lui suggérer un accompagnement personnel dans un espace dédié (coach, consultant orientation professionnelle, psychologue, psychiatre) avec 4 objectifs :
-      acceptation de travailler sur soi,
-      compréhension et intégration de ses caractéristiques par rapport à son vécu,
-      soutien psychologique ou coaching thématique, suivi psychiatrique (certains ne font confiance qu’à un médecin)
-      définition d’un projet professionnel réaliste.
Si le salarié revoit le médecin du travail sans avoir consulté psychologue ou association, le médecin du travail ne pourra que lui apporter de l’écoute et lui suggérer de nouveau les 4 étapes ci-dessus.
Lorsque le salarié revient avec confirmation de son « haut potentiel intellectuel », le médecin du travail peut avancer de la façon suivante :

  • Écouter la personne pour mesurer le chemin parcouru,

  • Expliquer à son médecin traitant les caractéristiques de la douance, forces et faiblesses associées et les « barrières obstructives » identifiées, 

  • Si la personne le demande, échanger avec elle et son thérapeute / guide (psychologue, coach, psychiatre) dans le respect de la confidentialité par rapport à l’entreprise.






En conclusion de cette partie, notons que le terme surdoué est très connoté en France.
Il sous-entend qu’il existe des « sous doués ». Il produit de la jalousie chez les collègues ou les managers.
« Pour vivre heureux vivons cachés » dit un proverbe. C’est un conseil à donner à ces personnes atypiques sauf si elles travaillent dans une entreprise où leurs différences seront acceptées.
Le rôle du médecin du travail pourrait ensuite être de sensibiliser les RH à cette question.
L’intérêt du mangement et des DRH est alors d’adapter le poste aux spécificités de cette personne.
Quelques idées pour traiter la situation individuelle :
1     Se mettre d’accord sur un projet professionnel réaliste,
2     Si possible, demander conseil auprès des RH ou du manager du salarié par exemple pour privilégier une orientation professionnelle vers de l’expertise, du conseil, du management de projet,
3     Statuer durant une réunion qui rassemble le responsable RH, le manager, le médecin du travail,
4     Recevoir le salarié, éventuellement accompagné d’un délégué du personnel.
Au final, l’évolution professionnelle la plus épanouissante pour un surdoué en entreprise ou dans la fonction publique est d’occuper un poste avec une large autonomie ou d’effectuer des changements de postes et de pouvoir se former régulièrement.
Ces besoins correspondent aux besoins des autres salariés.
En conclusion
Lorsque le sujet de l’adulte surdoué sera plus connu et accepté, l’idéal sera de définir une politique RH spécifique pour ces adultes atypiques :
- Les détecter
- Les accompagner de façon spécifique
- Renforcer leurs atouts (créativité, intelligence, décalage)
- Mettre en adéquation leur potentiel avec les besoins de l’entreprise
Par exemple dans des postes d’experts plutôt que de managers, dans les domaines d’activité tels que le management de projet, le marketing, la recherche.
Et n’oublions pas que les enfants précoces qui réussissent leur scolarité et écoutent leurs intuitions créent souvent leur propre activité (commerçant, artisan, consultant, chef d’entreprise, freelance) ou embrassent une activité libérale (avocat, architecte, médecin)
Je pense qu’un certain nombre parmi vous dans la salle se seront reconnus !
http://tgvbrain.blogspot.fr/2016/06/les-pieges-pour-les-surdoues-au-travail.html
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Je sais tout sur tout
10 MAI 2017 / CENTRE DE SANTÉ HOLISTIQUE GINETTE SAVOIE

On les appelle monsieur ou madame Je-sais-tout. Ils affirment sans cesse avoir raison et s’empressent de donner leur avis à la moindre occasion. « Lors des dîners entre amis, je ne peux pas m’empêcher de parler plus fort que les autres et de me lancer dans des débats animés pour épater la galerie », reconnaît Valérie, 43 ans.Pourtant, les théories qu’ils énoncent sur un ton péremptoire s’avèrent parfois bien peu documentées et guère convaincantes. Cette attitude trahit le besoin de susciter à tout prix l’admiration d’autrui. « Elle révèle souvent un manque de confiance en soi, une profonde anxiété qui se manifeste de manière défensive », analyse Stéphanie Hahusseau, psychiatre à Toulouse et thérapeute cognitivo-comportementaliste.

Un besoin de se rassurer


Cette quête éperdue de reconnaissance masque une faille narcissique. Derrière monsieur et madame Je-sais-tout se cachent parfois des « phobiques sociaux », de grands timides extravertis qui compensent leur peur par une « logorrhée anxiolytique ». Se faire mousser et clouer le bec aux autres leur permet de masquer leurs faiblesses.
« Ce comportement sert de cache-misère aux gens profondément complexés, par exemple par leur niveau d’études ou leur origine sociale », observe Catherine Jaconelli, psychiatre et psychanalyste. La personne qui a réponse à tout éprouve le besoin perpétuel de se rassurer sur sa propre valeur. Elle donne une importance cruciale à l’effet que produisent ses propos sur autrui, persuadée qu’afficher la moindre lacune lui serait fatal, que toute erreur la discréditerait.
Nicolas, 27 ans, confirme : « Me tromper constitue pour moi la pire des humiliations. J’essaie toujours d’avoir le dernier mot pour gagner la partie et ne pas perdre la face. »

Des enfants peu écoutés


Cette tendance à dramatiser verbalement les choses s’enracine généralement dans l’enfance. « Petits, ces sujets ont été confrontés à des responsabilités trop lourdes pour leur âge, ils ont vieilli trop vite », explique Catherine Jaconelli. A l’image de Françoise, la cinquantaine, qui admet ne pas s’être vraiment amusée enfant. Les gens « qui savent tout sur tout » prennent les choses trop au sérieux, souvent parce que leur enfance n’a pas été assez ludique et qu’ils ne se sont pas sentis pris au sérieux.
« Ils ont souvent manqué d’attention, ajoute Stéphanie Hahusseau. Peu écoutés et mal compris par leurs parents, ils ont été obligés de hausser le ton et d’en rajouter pour se faire entendre. » Une fois devenus adultes, ils continuent à croire que s’installer dans la surenchère reste le seul moyen de s’imposer et de lutter contre le sentiment d’infériorité qui les assaille.
Apprenez à vous taire
Empêchez-vous de prendre systématiquement part aux discussions. Efforcez-vous de garder le silence le plus longtemps possible et évitez de monopoliser la parole lorsque vous intervenez. Le but ? Sortir de cette situation de communication agressive qui vous emprisonne.
Ecoutez
Plutôt que de vous focaliser sur votre propre discours, concentrez-vous sur ce que dit autrui. Pratiquez l’écoute active. Entraînez-vous à ne pas couper la parole à votre interlocuteur et à lui prouver votre attention, en ponctuant la fin de ses phrases par des marques d’intérêt, interjections et hochements de tête. Faire exister l’autre en l’écoutant constitue le meilleur moyen de susciter sa sympathie et son admiration.

Echangez

Appropriez-vous les codes du dialogue. Apprenez à poser des questions ouvertes, débutant par « où », « quand », « comment », « avec qui ». Vous montrerez ainsi votre intérêt pour votre entourage. Tentez d’envisager la conversation comme une partie de ping-pong dans laquelle chacun a son mot à dire, sa balle à jouer. Prenez les choses avec plus d’humour. Rappelez-vous qu’il n’y a aucune honte à ne pas tout savoir. Bien au contraire.

Conseils à l’entourage



Ses réponses à tout vous agacent ? Vous ne supportez plus de vous faire couper la parole en permanence et de n’être jamais écouté(e) ? Evitez de rejeter l’individu qui sait tout sur tout et d’envenimer les choses par la moquerie.
Efforcez-vous de maintenir le dialogue. En l’interrogeant sur ses failles, vous comprendrez mieux les raisons de son comportement et pourrez faire preuve de plus de patience et d’indulgence à son égard. Une fois sa confiance gagnée, évoquez, sans l’attaquer, les situations lors desquelles vous vous êtes senti(e) blessé(e) par son attitude. Faites-lui ainsi remarquer qu’il monopolise la parole et que vous aussi avez des choses à dire.

Témoignage


Isabelle, 42 ans, assistante de production : « J’ai appris à écouter les autres »
« J’ai longtemps éprouvé le besoin vital de donner mon avis sur tout : le dernier film, la politique, le travail de mon compagnon, l’éducation de ses enfants… Je voulais avoir réponse à tout, être écoutée et respectée. C’était pour moi une façon d’exister, de me sentir utile. Mais un jour, tout s’est déréglédans ma vie : mon compagnon n’a plus supporté mes conversations à sens unique et mon patron m’a brutalement remise à ma place.
D’abord très blessée, j’ai finalement décidé d’aller consulter un thérapeute. Il m’a aidée à comprendre que je ne m’aimais pas assez et que je cherchais en permanence à susciter l’admiration d’autrui. Depuis, j’ai appris à écouter les autres et à ne plus vivre seulement dans leur regard. »
Source: http://www.psychologies.com/Moi/Se-connaitre/Personnalite/Articles-et-Dossiers/Je-sais-tout-sur-tout
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dimanche 19 juin 2016




"Déraillements" des surdoués



Dans la médecine du travail, nous nous occupons de l'interaction travail-individu au sens large.
Un ouvrier qui soulève des charges lourdes et développe des lombalgies, un boulanger avec une allergie à la farine et un comptable mal installé devant son matériel informatique avec des TMS sont des situations courantes dans notre métier. Il s'ajoute un nombre croissant de RPS à cause de pression, de surcharge d’activités et de conflits au niveau professionnel.
Avec les surdoués, ce n'est pas vraiment différent mais plus difficile à déceler. Il faut "creuser" un peu.
De nombreux surdoués rencontrent des problèmes plus ou moins importants dans leur vie professionnelle.
Le sujet devient presque une question philosophique : considérons-nous un surdoué "inadapté au travail" ou "le travail inadapté au surdoué" quand les choses se passent mal ?
Souvent les salariés présentent des signes de "burn-out": ils acceptent une surcharge de travail illimitée, ils ne savent pas s'arrêter, ils s'investissent trop, jusqu'à l'épuisement, puis ils n'arrivent plus à faire face aux exigences (perçues) du travail. Les signes peuvent être somatisation, dépression, excitation, dépersonnalisation et fatigue. Avec un surinvestissement suivi par un décrochage via arrêts maladies de plus en plus fréquents ou longs. 

Le retour après arrêt de travail peut aussi devenir une source croissante de conflits au travail. La personne est vue comme agressive, chaotique ou le contraire, moins motivée, passive et de plus en plus renfermée.
Les surdoués peuvent également vivre un phénomène du "bore out": décompensation par l'ennui: le sentiment d'un travail inutile, ennuyeux et peu intéressant. 
L'impossibilité de prendre du recul, le fait de « ruminer » les problèmes, la frustration, l'auto-culpabilisation, le sentiment de solitude allant jusqu'aux idées noires sont souvent vues en consultation.
Il est utile de questionner le salarié. Par exemple, vous pouvez lui demander :
−      quel est le contenu de son travail,
−      comment il vit son travail : intéressant, utile, possibilités de se développer, autonomie,
−      s'il vit des conflits de valeurs, des conflits éthiques,
−      comment il perçoit son entourage et notamment sa hiérarchie, 
−      s'il se sent en souffrance au travail,
−      quel  est son "cursus laboris": sur quels postes / dans quelles entreprises il a travaillé avant, avec quel résultat. Souvent il a vécu des "échecs professionnels" dans le passé, ou il a effectué un parcours atypique,
−      quel parcours scolaire il a effectué.
Attention aussi aux résultats excellents au collège ou lycée (notes élevées et sauts de classe), aux multiples cursus, mais aussi aux problèmes que peuvent vivre les enfants précoces : ennui, hyperactivité, distractions / rêverie, abandon d'études, échecs scolaires.
Comme décrit dans le tableau dans l’article « Les pièges pour les surdoués », l'entourage professionnel peut avoir une vision très différente sur le fonctionnement de la personne. Il peut être intéressant de récupérer l'avis de ce dernier.
http://tgvbrain.blogspot.fr/2016/06/deraillements-des-surdoues.html


Dernière édition par I am so sure le Lun 15 Mai 2017 - 2:42, édité 1 fois
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Re: La Boite à So Sure (dans le mille, doux, on s’emboîte mode Tétris)

Message par I am so sure le Sam 13 Mai 2017 - 12:04

Spoiler:

Où se trouve la frontière entre l’inquiétude et l’obsession ?
11, janvier 2017 dans Psychologie 77 Partagés
image: https://nospensees.fr/wp-content/uploads/2017/01/Ladrona.jpg


  • [url=https://twitter.com/intent/tweet?text=O%C3%B9 se trouve la fronti%C3%A8re entre l%E2%80%99inqui%C3%A9tude et l%E2%80%99obsession ? -][/url]


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Nous avons tous déjà été envahi par une inquiétude qui perturbe nos pensées et qui interrompt notre vie normale. Les inquiétudes nous affectent dans nos tâches au travail et influent sur notre attention pendant que nous maintenons une conversation ou que nous regardons un film.
Les problèmes qui apparaissent occupent nos pensées et nous font chercher une solution efficace qui mette fin à nos inquiétudes. Il y a des personnes qui sont plus inquiètes que la normale, ou qui s’inquiètent pour des choses qui ne méritent pas autant d’attention ou d’angoisse. À quel moment une inquiétude ne peut-elle plus être considérée comme «normale» et se transforme-t-elle en pathologie ? Comment pouvons-nous savoir que la frontière de l’inquiétude a été franchie et qu’il s’agit désormais d’une obsession ?
Il existe différentes pathologies cataloguées comme troubles d’anxiété. Elles sont liées à la forme, la quantité ou l’intensité de l’inquiétude dont on souffre, ou au motif de cette dernière. Nous parlons ici d’anxiété généralisée, de phobies, de phobie sociale ou de trouble de stress post-traumatique.
Mais s’il y a une pathologie qui se caractérise par les obsessions qui inondent l’esprit de celui qui en souffre, il s’agit du trouble obsessionnel compulsif, qui dans le nouveau manuel diagnostic a été séparé des troubles de l’anxiété.
image: https://nospensees.fr/wp-content/uploads/2017/01/article_14122381003-1024x683.jpg

Les obsessions sont la prison de la pensée




Il faut bien faire la différence entre un épisode d’inquiétude normale et une période «obsessionnelle» ou une obsession concrète. Les points suivants peuvent vous aider à identifier une obsession :



  • Votre inquiétude est-elle réaliste ? La cause de votre inquiétude est très peu probable et vous anticipez simplement un fait très rare ou qui ne se produira sûrement pas.
  • Votre inquiétude est-elle disproportionnée ? Le temps d’inquiétude ne correspond pas à la gravité du problème ou à la situation à laquelle vous n’avez de cesse de penser.
  • Vous passez une grande partie de la journée à penser à un sujet ou à un problème concret ? Vous passez vos journées à vous inquiéter, si bien que cela interfère dans votre quotidien.
  • Penser constamment à cette idée vous cause du mal-être ? Les obsessions sont egodystoniques ; elles génèrent un grand mal-être et vous aimeriez les supprimer de votre esprit, même si cela semble impossible.
  • Ces pensées vous poussent-elles à réaliser des choses que vous savez absurdes ou qui ne résoudront pas le problème, mais cela ne vous empêche pas de les réaliser même en sachant cela ? Vous laver constamment les mains, ouvrir et fermer la porte un certain nombre de fois, ne pas toucher d’objets…
  • Vous avez honte de les admettre devant d’autres personnes ? Vous savez que vous avez un problème, que vos pensées et/ou votre comportement ne sont pas «normaux», mais vous préférez les garder secrètes parce que personne ne vous comprendrait et les gens penseraient que vous êtes bizarre.
  • Vous ne pouvez contrôler ni leur apparition ni leur durée ? Les pensées qui vous perturbent apparaissent de façon soudaine, sans prévenir, et vous ne pouvez pas faire grand-chose pour les contrôler et les faire disparaître.


Si vous répondez affirmativement à certaines de ces questions, vous devriez penser à consulter un professionnel pour approfondir et estimer le problème. Les différences fondamentales sont que les obsessions apparaissent de manière involontaire, interfèrent avec nos pensées, génèrent du mal-être, occupent une grande partie de la journée et nous poussent parfois à réaliser des actions et des rituels (compulsions) destinés à réduire l’anxiété accumulée.

Obsessions communes




Bien qu’il s’agisse de cercles de pensée très hétérogènes qui peuvent s’exprimer de différentes manières, il existe des objets d’obsession typiques. Ceux-ci seraient quelques-uns des plus communs :

  • La peur d’être contaminé : avoir peur de toucher des objets directement avec les mains par peur d’attraper des microbes, penser que vos mains sont toujours sales même quand vous les lavez continuellement. Avoir peur d’être à proximité de quelqu’un qui est malade et penser qu’il va vous contaminer.
  • Sur la santé et l’aspect physique : obsession de l’apparence physique, se chercher des défauts qui n’existent pas, se regarder constamment dans le miroir.
  • En lien avec le sexe : il est très commun chez les personnes présentant ce type d’obsession de se demander si elles sont homosexuelles. Le plus souvent, cette pensée ne correspond pas à la réalité.
  • De contenu agressif : peur de faire quelque chose de violent, d’agresser quelqu’un ou que quelque chose d’horrible arrive à un proche.
  • Trouble somatique ou hypocondrie : peur de tomber malade, passer une multitude d’examens pour savoir si l’on a une quelconque maladie… Avec ce type d’obsessions, il est commun de penser que l’on a pu contracter le VIH ou toute autre maladie potentiellement dangereuse.
  • Avoir des pensées considérées comme «mauvaises», de préjudice à une personne ou des pensées obscènes qui ne cessent d’apparaître et de causer du tourment, faisant culpabiliser la personne pour cela.





Toutes les obsessions ont quelque chose en commun : ce sont des pensées intrusives, récurrentes et persistantes, vécues comme des choses répugnantes ou qui n’ont aucun sens.




Compulsions pour réduire l’anxiété




Dans de nombreux cas, les obsessions sont accompagnées de compulsions, ayant pour objectif de réduire l’anxiété provoquée. Parfois la compulsion n’est apparemment pas liée à l’obsession dont le sujet souffre, ou bien l’intensité avec laquelle elle est réalisée ne concorde pas avec la réalité. De la même façon qu’il existe des obsessions typiques, il y a des compulsions typiques telles que celles qui suivent :

  • Se laver encore et encore ; il arrive parfois que cela finisse par provoquer des blessures.
  • Vérifier de manière constante si on a laissé le gaz ouvert, une porte ouverte, une lumière allumée…
  • Toucher un objet un nombre précis de fois.
  • Compter mentalement ou à voix haute jusqu’à un certain nombre pour pouvoir débuter une action, ouvrir une porte…
  • Ranger, mettre tout à sa place, et même si tout l’est déjà, replacer les choses une nouvelle fois jusqu’à ce que ce soit parfait et si un changement se produit ou si quelque chose n’est plus à sa place précise, il faut recommencer, même quand tout est parfois intact.
  • Accumuler, l’idée d’avoir à se défaire de quelque chose devient intolérable, même si on ne l’a pas utilisé depuis des années ou si l’on sait qu’on n’en aura jamais besoin : l’idée de jeter quelque chose angoisse.
  • Prier encore et encore en pensant que l’on a commis une faute, parce que l’on a des pensées que l’on considère comme intolérables et impardonnables ; c’est une façon de se racheter pour ses mauvaises pensées.



image: https://nospensees.fr/wp-content/uploads/2017/01/habitaci%C3%B3n-desorden-2-e1483796214312.jpg
Bien que les compulsions puissent réduire l’anxiété durant un laps de temps très court, l’effet n’est pas durable et on doit ensuite continuer à réaliser les rituels qui, même s’ils n’offrent pas de gratification ou de plaisir, transmettent une fausse et courte sensation de contrôle sur les obsessions qui font irruption dans les pensées.

Existe-t-il une porte de sortie à l’obsession ?




Une spécialiste du sujet,  Judith L. Rapaport, a étudié et essayé divers traitements chez des personnes qui souffrent de troubles obsessionnels compulsifs (TOC). Ses recherches se sont concrètement centrées sur l’utilisation de la clomipramine (Anafranil) comme traitement contre les obsessions.
Chez la plupart des personnes concernées par cette étude, les obsessions diminuaient, bien que chez d’autres l’effet était nul. Aujourd’hui, on utilise les antidépresseurs ISRS qui ont moins d’effets secondaires et poursuivent le même objectif, bien que le choix du pharmacien puisse changer.
La thérapie psychologique de l’exposition avec prévention de la réponse (EPR) consiste à ce que le patient affronte l’objet de son obsession au travers de son imagination ou de manière directe, en évitant les rituels et les compulsions. Ce sont des traitements considérés comme efficaces et qui, une fois combinés, peuvent donner lieu à une réponse très positive, qui suppose un soulagement de la grande souffrance dont souffrent les personnes sous le joug d’une obsession.
En savoir plus sur https://nospensees.fr/se-trouve-frontiere-entre-linquietude-lobsession/#TujfdlI0kX8muAAM.99
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Re: La Boite à So Sure (dans le mille, doux, on s’emboîte mode Tétris)

Message par I am so sure le Sam 13 Mai 2017 - 12:04


Ta beat pas en face du soleil ? t'as pas de chance  sunny drunken
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Re: La Boite à So Sure (dans le mille, doux, on s’emboîte mode Tétris)

Message par I am so sure le Sam 13 Mai 2017 - 12:29


Spoiler:

L’ancrage : une excellente technique pour ceux qui pensent trop
Dans les catégories Crise d'angoisse, Exercices de relaxation, Introduction à la méditation, Remèdes naturels contre l'anxiété, Sérénité au quotidien
Bienvenue sur Vers Une Vie Sereine ! Si vous êtes nouveau ici, vous voudrez sans doute lire mon livre qui vous donne 9 solutions pour plus de mieux-être et de sérénité dès aujourd'hui : cliquez ici pour télécharger ce guide gratuitement ! ;-)
Attention : la technique que vous allez découvrir peut à elle seule changer beaucoup de choses dans votre vie !
Ce ne sont pas des promesses en l’air, et vous seriez bien bête de passer à côté.
D’ailleurs, je me demande bien pourquoi je ne vous en ai pas parlé avant sur ce site… Peut-être que cette technique est si puissante que si je vous en parle, vous n’aurez plus besoin de venir sur ce site… sniff Smile
Bon aller je prends quand même le risque !

 

Pour qui est l’ancrage ?


Alors déjà, quand je dis que c’est «une technique pour ceux qui pensent trop», en fait je pense qu’elle sera utile pour à peu près tout le monde !
Si vous venez sur ce site pour trouver plus de sérénité, alors vous avez sûrement un grand besoin d’apprendre et surtout de pratiquer cette technique de l’ancrage.
 

«Ancrage», «être ancré», « s’enraciner »… ça veut dire quoi tout ça??


Être ancré, c’est être connecté à la terre. C’est se sentir relié. C’est sentir cette connexion profonde qui existe entre nous et la terre, et être dans l’acceptation du moment présent.
Être ancré, en gros, c’est aussi sortir de ses pensées et prendre conscience de son corps dans son intégralité. C’est donc accepter pleinement son corps tel qu’il est et en prendre soin.
C’est habiter complètement ce corps qui est le nôtre et accepter de vivre notre vie ici sur terre.
Un synonyme de s’ancrer est s’enraciner. S’ancrer, c’est s’enraciner dans le sol, dans la terre, dans le réel, dans la matière, dans le présent, dans l’ici et maintenant…peu importe les noms que vous utilisez.

S’ancrer, c’est sortir sa conscience de sa tête … et l’installer dans ses pieds.



C’est sortir du monde des rêves, des pensées, de l’imaginaire, du spirituel… et revenir dans le monde terrestre, réel, corporel, le monde de la matière. C’est être pleinement là, dans le monde physique.
Car plus on est dans sa tête, plus on pense.
Et plus on pense, plus on est dans sa tête.
Et plus on est dans sa tête, moins on est ancré.
Et moins on est ancré… moins on est heureux.

Un bon ancrage peut vous apporter énormément.


L’ancrage et moi


J’avais découvert cette technique il y a quelques temps, et je l’avais beaucoup pratiqué. Autant vous dire que ma vie s’était grandement améliorée.
Je me sentais plus en sécurité, j’avais plus de confiance, et j’ai réalisé de beaux projets (tels que la création de ce blog).
Beaucoup de mes pensées inutiles se sont tues, et j’ai apprécié de plus en plus d’être en paix dans l’instant présent, libéré de toutes ces pensées néfastes (pour apprendre à gérer vos pensées négatives, vous pouvez aussi lire cet article).
Depuis quelques temps, je n’ai pas pris le temps de pratiquer cette technique, et bien je peux vous dire que je l’ai ressenti. J’ai recommencé à avoir des tonnes et des tonnes de pensées et cela me «chauffait la tête». J’avais beaucoup d’idées, mais je n’arrivais pas à en concrétiser une seule ! Je sentais bien que je devenais moins serein, moins efficace, moins confiant et un peu plus stressé.
Pourquoi? Car j’étais beaucoup trop dans la tête, et de moins en moins enraciné dans le sol.
 

À quoi ça sert d’être ancré ?


Cela peut vous apporter de nombreux bienfaits, comme par exemple :

  • D’avoir moins de pensées négatives
  • De vous sentir plus en sécurité
  • D’être moins angoissé et d’aborder une crise d’angoisse plus sereinement
  • D’être moins fatigué et d’avoir plus d’énergie
  • De régler certains problèmes de déréalisation ou l’impression que l’on devient fou
  • De soulager tout un tas de problèmes tels que migraines, stress, pensées suicidaires
  • D’être serein ici et maintenant, peu importe l’endroit où vous êtes
  • D’être plus confiant et plus positif, peu importe la situation qui se présente
  • De vous sentir à votre place
  • De lacher prise plus facilement
  • D’accomplir plus facilement vos projets, vos rêves
  • De mieux vous sentir dans votre corps
  • D’accepter la vie et de moins lui résister


La technique de l’ancrage va vous permettre de vous enraciner bien profondément dans le sol, ce qui vous permettra ainsi de ne pas vous faire emporter, chahuter, chavirer… au premier petit coup de vent qui se présente.
En pratiquant l’enracinement, on développe notre sérénité, notre confiance et notre sentiment de sécurité quel que soit l’endroit où nous sommes ou quel que soit la situation que nous traversons ! On se sent plus confiant, et plus solide sur ses pieds. Il y a vraiment une vie «avec» ancrage, et une vie sans.
Vous vous souvenez peut-être, dans l’article «moins d’angoisse grâce à l’instant présent», je vous disais de penser à vos pieds. Et bien c’était pour vous faire sortir de votre tête et vous aider à mieux vous ancrer dans le présent.
Avec la technique de l’ancrage, le but est le même mais on va aller beaucoup plus loin que cela.
 

Comment faire pour s’ancrer ?



Alors il y a différentes façons de travailler son enracinement et de ressentir tous ces bienfaits. Donc avant de vous parler de la technique d’ancrage, voici déjà un aperçu de plusieurs activités qui vont vous permettre de vous ancrer plus solidement :

  • Les activités sportives car elles font travailler le corps, élément essentiel de l’ancrage : marche, course …
  • Les amis, l’amour, le rire
  • Les activités de méditation (lire cet article pour apprendre comment méditer), marche en conscience et toutes activités effectuées en pleine conscience (telles que les exercices du livre «la sérénité de l’instant»)
  • Les activités artistiques et corporelles : musique, danse, yoga, Taï chi, Qi qong…
  • Toute activité qui prend soin du corps : massage, relaxation, étirements, cuisine saine…
  • Mais aussi et surtout tout ce qui permet un contact avec la nature : balade en forêt, à la campagne, en montagne, jardinage, se baigner dans la mer, en rivière…




Vous l’aurez compris : toute activité où le corps et la nature sont impliqués favorise l’ancrage.



Donc dès que votre activité mentale s’emballe un peu trop, vous avez le choix : sortez vous balader en forêt, jardinez, faites des étirements, riez un bon coup, jouez de la guitare, parlez à votre fleur, allez embrasser un arbre (je ne rigole pas)… et si possible, faites cela en pensant à vos pieds !
Plus votre conscience est loin de votre tête, plus vous êtes ancré.
Donc plus vous pensez à vos pieds, et plus vous êtes enraciné.
 

La technique d’ancrage énergétique par la visualisation


Tout cela est déjà très efficace mais il y a malheureusement des situations ou cela ne suffit pas… Comment faire quand on est quelque part et où planter une rose ou faire un pas de danse ne sont pas dans nos options?
Comment faire quand on est en déplacement, au bureau, ou que l’on doit faire une présentation par exemple?
C’est là qu’intervient la technique d’ancrage énergétique aussi appelée méditation de l’arbre. C’est en fait une simple technique de visualisation mais qui est incroyablement efficace !
 

Voici la puissante technique que je vous conseille de pratiquer :


Vous pouvez le faire assis ou debout. L’important est d’avoir les pieds bien à plat sur le sol.
Vos pieds sont bien posés sur le sol, et créent un contact puissant avec la terre.
Commencez par effectuer 3-4 mouvements de respiration abdominale pour vous détendre (si vous ne savez pas comment pratiquer cette respiration, vous pouvez commencer par lire cet article).
Maintenant, les yeux fermés de préférence, vous allez imaginer que des racines sortent de vos pieds et commencent à s’enfoncer dans le sol.
Ces racines commencent à vous relier très profondément avec le sol. Si vous êtes assis, ces racines partent non seulement de vos pieds mais aussi des pieds de la chaise, de vos chevilles, de vos cuisses…
Tout en continuant votre respiration profonde, vous imaginez que ces racines vont de plus en plus profondément dans le sol. Elles sont de plus en plus grosses.
À chaque inspiration, vous visualisez l’énergie de la terre qui remonte en vous. Cette énergie arrive de la terre, passe par vos racines, jusqu’à vos pieds, et remonte en vous.
À chaque expiration, vos racines s’étendent encore plus loin et encore plus profond vers le centre de la terre.
Ces racines commencent par englober de plus en plus d’espace, et englobent maintenant votre ville toute entière. Puis votre région toute entière. Votre pays tout entier.
Vos racines englobent maintenant la terre toute entière et vont jusqu’à son noyau. Vous êtes maintenant parfaitement relié avec la terre. La puissante énergie du noyau de la terre remonte jusqu’à vos pieds, puis jusqu’à votre cœur et vous traverse tout entier. Cela vous nourrit et vous donne de la confiance, de la puissance, et de la sérénité.
Là, bien enraciné, bien ancré dans le centre de la terre, vous allez y déposer une intention sur quelque chose que vous souhaitez voir apparaître dans votre vie.
Par exemple, dans le centre de la terre, vous allez émettre l’intention suivante : « je suis en sécurité, ici et maintenant » (cette intention est très puissante et je l’utilise beaucoup).
Vous vous sentez maintenant profondément relié avec la terre et en totale sécurité.
                                                                                _______________________________
Je vous garantis que si vous faites cet exercice une fois par jour pendant ne serait-ce qu’une semaine, vous allez déjà ressentir de puissants bienfaits.
Encore une fois, j’insiste sur un point : plus vous le faites, et plus les résultats seront importants. Et faîtes-moi confiance, cet exercice est bien plus qu’un simple exercice de visualisation.
C’est un magnifique exercice qui donne des résultats impressionnants.
Alors à vous de jouer maintenant!
Expérimentez, pratiquez et revenez me dire ce qu’il en est Wink
Pour aller plus loin, voici le lien vers un petit livre que j’ai acheté et qui m’a aidé à mieux comprendre l’ancrage, son importance et qui m’a fait découvrir pleins d’autres techniques pour le pratiquer au quotidien :
L’ancrage énergétique de Mary Laure Teyssedre

















Tabeat pas au milieu de piscines naturelles ? tapa de chance non plus. Je vis exactement où mon cuit bénéficie des températures qui lui convient bien et sans parfois de la pluie moi j'étouffe et je pourrais pas aller me promener en dessous. Ca me fait un territoire "baignoire géante" en fait, j'avais pas pensé à le voir comme ça. Smile






















Celui qui me fera déménager peut rejoindre celui qui me fera arrêter de fumer, en fait ils peuvent faire une équipe de ce qui me feront ... Razz et mets leur un baby ou un billard parce que le temps va leur sembler long  Razz cat


Dernière édition par I am so sure le Lun 15 Mai 2017 - 2:06, édité 1 fois
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Re: La Boite à So Sure (dans le mille, doux, on s’emboîte mode Tétris)

Message par I am so sure le Sam 13 Mai 2017 - 14:54






Spoiler:

1 mois pour : Jour 2 - mettre en place une routine quotidienne










Pour ce deuxième jour, je vous propose de mettre en place une routine quotidienne de ménage et de rangement.
Jour 2
En effet, avoir une routine quotidienne permet de se simplifier le travail en fin de semaine, d'avoir un espace relativement organisé et d'être plus zen.
Il faut se forcer un peu au départ afin d'acquérir des automatismes qui seront bien ancrés à la fin du mois.
Pour créer votre routine quotidienne, demandez vous ce qui est le plus important pour vous :

  • avoir une entrée propre et rangée ?
  • Avoir un salon agréable ?
  • ne plus avoir de vaisselle entassée dans l'évier ?

Faites simple et court, surtout si vous travaillez. 15 minutes est une bonne chose. En 15 minutes, on peut faire beaucoup de petites choses qui accumulées les unes aux autres vous donneront une impression de propreté et de netteté.
Faites une petite liste de cette routine avec les choses à faire. Lisez là chaque jour pour savoir ce que vous avez à faire et acquérir les automatismes. Au fil des jours, vous n'en aurez plus besoin et vous ferez les choses naturellement.
Ne vous blamez pas si vous ne le la respectez au pied de la lettre un jour, rien n'est parfait et il faut accepter ses imperfections pour être mieux dans sa tête et mieux chez soi !
Posté par livredenfant à 10:41 - 1 mois pour... - Commentaires [0] - Permalien [#] 
Simplifier sa vie pour mieux en profiter 
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25 octobre 2011

Occupation du soir...








Il est 21H30 ou 22h et vous regardez la TV ou vous tournez en rond ? Vous vous dites que votre maison/appartement a besoin d'être rangé, mais vous ne savez pas par où commencer.
Alors on se lève du canapé et on trie une étagère de la bibliothèque par exemple. Oui, juste une étagère ! Cela ne vous prendra que 10 à 20 minutes, vous allez tout sortir, trier, nettoyer et ranger !
Lorsque vous aurez terminé 15 minutes plus tard environ, asseyez-vous dans le canapé et regardez ce que vous venez de faire.
Je parie que demain, pendant le film ou la série TV, vous allez vous attaquer à une autre étagère !
Sentiment de plénitude garantie !
Bonne soirée

http://grandchangement.canalblog.com/archives/2011/11/02/22554096.html

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https://www.ctf-fce.ca/Research-Library/Presentation-Douance-FrancoysGagne.pdf

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Re: La Boite à So Sure (dans le mille, doux, on s’emboîte mode Tétris)

Message par I am so sure le Sam 13 Mai 2017 - 14:54

Spoiler:

[size=30]Comment transformer la routine en plaisir
Pour le psychologue [size=12]Mihaly Csikszentmihalyi, nous sommes au meilleur de nous-même quand nous sollicitons toutes nos compétences et transformons la routine en plaisir. Un état qui se cultive à chaque moment de notre vie.[/size]
Valérie Colin-Simard[/size]


© Jupiter

[size=31]Sommaire[/size]






  • S’ouvrir aux plus petits événements

  • Se laisser bousculer

  • Faire des pauses

  • Exprimer ses émotions

  • Témoignages








Mihaly Csikszentmihalyi est un grand pionnier de la « psychologie positive ». Il a quitté sa Hongrie natale au début des années 1950 pour les Etats-Unis. Après avoir dirigé le département de psychologie à l’université de Chicago pendant trente ans, il est aujourd’hui directeur du Centre de recherche sur la qualité de la vie au Claremont College, en Californie. Il est l’auteur de Vivre, la psychologie du bonheur, de Mieux vivre en maîtrisant votre énergie vitale (Pocket, 2006) et de La Créativité (Robert Laffont 2006).


Sa propre vie, il la décrit comme un effort « pour étudier ce qui rend les gens vraiment heureux ». Mihaly Csikszentmihalyi (prononcer « She sent me high ») est chercheur, célèbre aux Etats-Unis pour avoir mis au point les grands principes de la psychologie positive. Depuis une trentaine d’années, ce psychologue hongrois a interrogé des milliers de personnes issues d’une centaine de pays sur leur niveau de satisfaction personnelle.
Résultat : ce n’est pas en mangeant du gâteau ni en se prélassant sur une plage que nous sommes le plus heureux, mais lorsque nous sommes occupés à une tâche qui sollicite au maximum nos forces et nos talents. Un état créatif que Csikszentmihalyi appelle le « flux » et dans lequel nous donnons le meilleur de nous-même (lire les témoignages). Cette expérience optimale se manifeste quand nous nous lançons des défis et transformons la routine en plaisir. Nous oublions alors le temps qui passe et les soucis qui nous assaillent.
Dans son dernier livre, il va plus loin. Entre 1990 et 1995, avec ses étudiants de l’université de Chicago, il a filmé et étudié les entretiens de quatre-vingt-onze personnalités exceptionnelles qui ont su faire de cet état une force. Il en a tiré un vade-mecum pour permettre à chacun de nous de vivre de façon plus créative. Pas forcément en réalisant un chef-d’œuvre, mais en s’impliquant dans les plus petits actes de notre vie. Voici ses recommandations pour renforcer notre créativité personnelle.

S’ouvrir aux plus petits événements



Trop souvent, nous sommes ensevelis sous une montagne de tâches quotidiennes. Quand les nécessités de la survie deviennent obsessionnelles, il ne nous reste plus suffisamment d’énergie psychique pour créer, apprendre ou innover. Que faire ?
D’abord, décider de cultiver sa curiosité, c’est-à-dire choisir de s’intéresser aux choses pour elles-mêmes.Il peut s’agir tout simplement d’écouter vraiment ce que nous raconte notre collègue ou notre conjoint, mais aussi de goûter la sensation de la brise par une journée chaude, d’admirer le reflet des nuages sur la façade d’un édifice en verre ou d’observer un enfant qui s’amuse avec son chiot. Chaque jour, se laisser ainsi surprendre nous régénère.

Se laisser bousculer


Curieusement, nous pouvons dépenser une fortune pour améliorer notre apparence, alors qu’il serait sans doute plus efficace d’améliorer notre être intérieur. Mais nous conservons une attitude très fataliste lorsqu’il s’agit de notre caractère. Pourtant, si nous traversons la vie avec des habitudes rigides ou inadaptées à l’activité que nous exerçons, notre énergie créative reste bloquée.
Or, nous n’avons jamais une seule manière d’être au monde. Les individus créatifs sont souvent des personnes complexes, qui savent conjuguer des tendances en apparence contradictoires ou opposées. Aller explorer la zone d’ombre que nous ne connaissons pas ou que nous refusons est riche de découverte. Une personne encline à la compétition, par exemple, pourra s’exercer à la coopération, et inversement. Si nous sommes intuitifs, apprenons à nous montrer objectifs et à rationaliser. Pourquoi ne pas demander à nos proches ce qui nous caractérise ? Une fois identifié notre trait dominant, il s’agit ensuite d’adopter le comportement contraire. Ce ne sera pas facile, mais nous en sortirons grandis.

Faire des pauses



Une fois notre énergie créative réveillée, il est nécessaire de la protéger, c’est-à-dire de s’y consacrer entièrement sous peine de la voir se dissiper, partir en fumée. J. K. Rowling, la créatrice de Harry Potter, vivait, de son propre aveu, dans un appartement qui ressemblait à un capharnaüm pendant toute l’écriture de ses romans. Chaque minute prise sur une tâche routinière ou ingrate est une minute gagnée pour notre créativité.
Beaucoup d’entre nous, habitués à vivre dans l’urgence, sont angoissés à l’idée d’être inoccupés. Or, une agitation constante ne favorise pas un état créatif. Il est essentiel de s’offrir le luxe de la réflexion. De prévoir des laps de temps pour faire le bilan de sa vie, passer en revue ce que nous avons fait et ce qui nous reste à faire. L’idéal est de combiner ces périodes de pause avec une activité physique – marche, nage, bricolage, jardinage… Que nous le voulions ou non, de nouvelles idées se présenteront alors à notre esprit. Et moins nous essaierons de les contrôler, plus elles seront créatives.

Exprimer ses émotions


Le processus créatif commence par le sentiment que quelque chose ne va plus. Mihaly Csikszentmihalyi nous invite donc à identifier nos problèmes et à exprimer ce qui nous touche. Il s’agit de franchir la barrière de nos propres préjugés pour retrouver le contact avec nos émotions, si dérangeantes soient-elles. Si nous perdons un parent, notre tristesse contient-elle également une part de soulagement ? Un sentiment de liberté ? Le meilleur moyen d’entrer en contact avec la complexité de nos émotions est de commencer par les exprimer sans l’aide de l’intellect, par une peinture, une sculpture, une musique. Ensuite seulement nous pourrons les verbaliser.
Autre suggestion : inverser la formulation d’un problème. Un grand dirigeant d’entreprise s’était habitué à un exercice mental simple. A chacune de ses affirmations, il se disait : « Et si le contraire était vrai ? » Il est bon de savoir chaque jour changer de cap à mesure que de nouvelles informations nous parviennent. Résoudre les problèmes de façon créative demande de se livrer à de continuels essais et révisions. Un seul mot d’ordre : se faire plaisir. Selon Mihaly Csikszentmihalyi, c’est la condition sine qua non pour contribuer, à notre petite échelle, à l’évolution de l’humanité.

Témoignages

La Créativité de Mihaly Csikszentmihalyi. Si vous voulez savoir comment les plus grands artistes, savants ou écrivains s’y prennent pour laisser s’épanouir leur potentiel, cette enquête scientifique est aussi une mine d’anecdotes édifiantes (Robert Laffont, 2006).

Ils ont trouvé l’activité qui les propulse au sommet d’eux-mêmes, là où ils se sentent encore plus vivants, en état de flux.

Emilie Frèche, écrivaine
« Devant mon ordinateur, je suis en plénitude. Je suis seule avec moi, rien d’autre ne compte. Je travaille en pyjama, pas douchée, sans personne autour. Quand je travaille sur un livre, c’est un moment de grâce. Jamais je ne me dis que j’ai besoin d’un calmant. Le reste du temps, même si je vis des grands moments de bonheur, j’ai des instants d’absence. Je suis quelqu’un d’angoissé, je ne peux pas monter dans un ascenseur. C’est parfois culpabilisant d’être plus heureuse dans l’écriture que dans le reste de ma vie. »
Auteure de La Mort d’un pote (Editions du Panama, 2006), Le Film de Jacky Cukier (Anne Carrière, 2006).

Olivier Roller, photographe
« En prise de vue, c’est comme si je me mettais dans une enveloppe. Je fais abstraction de ce qui se passe autour. J’ai fait des portraits à Cannes, devant cinquante personnes. Je ne voyais pas plus loin que le fond derrière les modèles. A la fin d’une séance, Vincent Cassel m’a traité d’hypnotiseur. C’est vrai que, quand je travaille, j’écarquille les yeux, je bloque ma respiration, je contracte les abdos. Je me reconnais dans le regard de fou qu’a Jean Reno avant d’entrer dans l’eau dans Le Grand Bleu. On est dans cet état second quand on va chercher la concentration au fond de soi. »

Marie-Claude, marathonienne
« Pour bien courir, que ce soit pendant un marathon ou un entraînement, je dois faire le vide. Ça repose l’esprit. Il y a même des instants, assez fugitifs, où je me sens planer. Ce n’est pas pour autant que j’ai la tête vide. Je me concentre sur mon corps, mes sensations. Je suis sensible au moindre signe, à ma respiration, à mon rythme cardiaque. Je ne peux pas non plus faire abstraction de l’extérieur. Mais je réagis sans réfléchir. C’est automatique, comme un instinct de survie. J’oublie mes soucis, le temps de la course, et, une fois l’exercice terminé, je relativise. »

Marie, maman d’Hugo, 5 ans
« Mon fils m’a transformée. J’étais anxieuse, stressée. Depuis la naissance d’Hugo, qui a aujourd’hui 5 ans, je me suis assagie. Le samedi matin, on laisse son père dormir et on se retrouve tous les deux. On est en symbiose. Ces jeux, ces longues discussions représentent mon bain d’énergie pour la semaine. Quand je joue avec lui, je ne vois plus le temps passer. Parfois, son père me raconte qu’il nous a observés pendant un quart d’heure sans qu’on l’aperçoive. La douceur, et la curiosité dont je fais preuve m’étonnent. Moi qui suis par nature anxieuse, stressée et épuisante pour mon entourage, je deviens une déesse de sérénité. »

http://www.psychologies.com/Moi/Se-connaitre/Personnalite/Articles-et-Dossiers/Trouver-le-meilleur-de-soi/Comment-transformer-la-routine-en-plaisir/7


Dernière édition par I am so sure le Lun 15 Mai 2017 - 2:09, édité 1 fois
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Re: La Boite à So Sure (dans le mille, doux, on s’emboîte mode Tétris)

Message par I am so sure le Sam 13 Mai 2017 - 14:54


Spoiler:

Explication des symptômes de la crise de panique (2/2)
Dans les catégories Crise d'angoisse, Remèdes naturels contre l'anxiété, Sérénité au quotidien
Bienvenue sur Vers Une Vie Sereine ! Si vous êtes nouveau ici, vous voudrez sans doute lire mon livre qui vous donne 9 solutions pour plus de mieux-être et de sérénité dès aujourd'hui : cliquez ici pour télécharger ce guide gratuitement ! ;-)





Cet article est la deuxième partie d’une série de 2 articles.
La première partie était : Ce que les médecins m’ont dit après ma première crise d’angoisse (1/2)
Voici donc la deuxième partie : 

Ce que j’aurais aimé qu’ils m’expliquent sur les symptômes de la crise de panique




Note : attention, je tiens à souligner que je ne suis pas médecin. Mais je pars du principe que s’il vous a dit que vous aviez «juste un peu d’angoisse ou d’anxiété»… alors il a écarté les autres possibilités. Par cet article, je ne souhaite pas remplacer l’avis d’un médecin mais simplement exprimer ce que j’aurais souhaité entendre.
 

Voici ce que j’aurais aimé entendre après ma première crise de panique :




Médecin : 
« Je sais que la crise d’angoisse peut parfois être très effrayante. J’imagine qu’on ne peut pas vraiment comprendre ce que vous avez vécu tant qu’on ne l’a pas vécu soi-même…
Mais bon je vais quand même vous expliquer ce qui se passe pendant ces crises d’angoisse, ne serait-ce qu’au niveau physique. Et si vous comprenez ce qui se passe dans votre corps, alors vous aurez déjà nettement moins peur. »
Médecin :
« Dès que vous avez peur ou que vous vous retrouvez face à un stress important, que se passe-t-il?
Votre système de défense s’enclenche. C’est le système que l’on appelle le système « lutte ou fuite ». C’est ce même mécanisme de défense qui intervient quand une voiture nous fonce dessus et qu’on doit l’éviter, ou quand un pied trébuche dans l’escalier et qu’on se rattrape de justesse.
Par certains procédés chimiques, notre corps fait en sorte qu’il ait un maximum d’énergie à disposition, soit pour lutter, soit pour fuir, et cela dans un temps très réduit.
Que ce soit pour lutter contre le danger, ou pour le fuir, notre corps a besoin d’un maximum d’énergie, et cela en un minimum de temps (dans le cas d’une crise d’angoisse, quand le danger est imaginaire, il croit en avoir besoin…).
Le corps sécrète des hormones qui vont permettre cela : ce sont les fameuses adrénaline et cortisone qui sont sécrétées par les glandes surrénales, petites glandes situées juste au-dessus des reins. Bon ça c’est pour l’aspect un peu technique…
Ce qui est important, c’est que ces hormones vont permettre au corps d’être à 300%, au maximum de ses capacités, prêt à faire face au danger, ou à le fuir. »
Médecin :
« Le cortisol permet de mobiliser un maximum de carburant et d’énergie en très peu de temps. Il envoie le message à toutes les cellules de mettre à disposition pour le corps un maximum de sucre, et donc de brûler des graisses, des protéines … Avec le cortisol, c’est un peu comme si le corps se consommait lui-même. Mais il y a urgence ! Enfin en tout cas, c’est ce que le corps croit, vu la façon dont vous avez peur.
L’adrénaline, elle, agit surtout au niveau du système nerveux et des contractions cardiaques. C’est elle qui provoque l’accélération cardiaque, et l’accélération de la respiration de façon à pomper plus d’oxygène par exemple. C’est aussi elle qui booste notre système nerveux, avec pour conséquence nos pensées qui défilent à toute vitesse dans notre tête.
En gros, dès qu’il y a un danger (réel ou imaginaire), votre corps veut vous protéger et sécrète ces hormones. »
Médecin :
« Bon donc c’est cool, on a un super système de défense qui enclenche tout un tas de processus en cas de danger et tout ça dans le but de nous protéger.
Super…
Oui mais ce que je ne vous ai pas encore dit, c’est que toutes ces mesures ont de lourdes conséquences sur le corps et provoquent l’apparition de nombreux symptômes. »

Les conséquences physiques de ce phénomène : des symptômes désagréables




Médecin : 

« Voici tout ce qui se passe dans votre corps quand votre système de défense se déclenche :


  • La respiration s’accélère, pour avoir plus d’oxygène à disposition pour mieux travailler
  • Le cœur bat plus vite aussi, de façon à pomper plus d’oxygène pour en envoyer plus à nos cellules
  • Augmentation de la transpiration, et apparition de sueurs : ba oui tout le corps est à ond, comme pendant un exercice physique, du coup cela crée des toxines qu’il faut évacuer et la transpiration est parfaite pour cela
  • À cause de la respiration qui s’accélère, notre cerveau reçoit moins de sang. Cette diminution étant toute petite, cela n’a rien de dangereux, mais cela explique quelques symptômes qui paraissent souvent effrayants (alors qu’il n’en est rien) : vertiges, vision troublée, confusion, sentiment de déréalisation, bouffées de chaleurs
  • Douleurs dans la poitrine, elles aussi dues à une mauvaise respiration, trop thoracique
  • Bouche sèche, due à un ralentissement de la salivation
  • Fourmillement, dû à l’excès d’énergie causé par l’adrénaline.
  • Picotements dans les mains et dans les pieds : car le sang va dans les endroits prioritaires qui vont lui permettre de se battre ou de fuir (donc plutôt les muscles des jambes et des bras).
  • L’accélération du système nerveux provoque aussi une dilatation des pupilles ce qui peut  nous faire voir «des étoiles»
  • On peut aussi se mettre à trembler, car d’un coup, on a beaucoup trop d’énergie. Ce serait parfait si on avait à courir à toutes jambes pour s’enfuir…là l’énergie serait utilisée. Mais si la menace n’est pas franchement réelle comme c’est souvent le cas quand on a des problèmes d’angoisse, alors l’énergie doit bien sortir autrement. Elle le fait notamment par les tremblements, les spasmes musculaires ou encore les fourmillements/picotements dans tout le corps.
  • Vu que tout le corps se prépare à combattre ou à fuir, alors il va se crisper, se tendre entièrement ce qui va causer des douleurs musculaires : dos, épaule, nuque. Ces tensions provoquent aussi souvent des migraines. Le corps étant tout bloqué, l’énergie ne circule plus
  • La digestion ralentit considérablement car elle consomme de l’énergie, et pour le corps, il y a urgence. Cela peut causer des nausées, des problèmes de digestions mais aussi de transit intestinal comme des diarrhées ou des constipations. C’est aussi pour ça que l’on a «pas faim» quand on est stressé, inconsciemment on sait qu’on va mal digérer.




Tous les symptômes qui vous font si peur pendant une crise de panique sont tout à fait normaux.




Ils apparaissent car votre système de défense s’est enclenché. Et ce système de défense s’est enclenché car vous êtes face à un danger ! Ou vous croyez l’être. Mais que le danger soit réel ou imaginaire, pour votre corps, cela revient au même.
Votre corps réclame un max d’énergie, et toute cette énergie va être utilisée pour faire face à ce danger ou le fuir. Tout le reste est secondaire, stoppé, mis en pause… comme la digestion par exemple. »
Médecin :
« Tous ces symptômes ne sont pas très agréables, mais ils sont tout à fait normaux et proviennent d’un système qui s’est déclenché… pour vous sauver, et non pas pour vous nuire !

Votre corps vous veut le plus grand bien ! Il cherche simplement à vous protéger.




Il n’est pas forcément nécessaire de l’endormir ni de le mettre sous camisole chimique (ce n’est pas moi qui dis ça, mais le médecin imaginaire que j’aurais souhaité avoir).

Vous pourriez déjà commencer par le détendre grâce à certaines plantes relaxantes et/ou avec des huiles essentielles destressantes.

Et rassurez-le, prenez soin de lui, reposez-vous, et faites en sorte de réduire vos facteurs de stress.





  • Respirez (voir l’article sur la respiration abdominale, celui sur la respiration complète, ou encore celui sur l’expiration)



  • Dormez suffisamment (voir l’article sur comment mieux dormir)



  • Ayez une alimentation saine (voir l’article sur l’alimentation anti-stress, et visitez ce site pour approfondir)



  • Détoxifiez votre corps par le jeûne ou la monodiète  (voir mon témoignage avant et après 7 jours de jeûne)



  • Faites de l’exercice, prenez l’air, et exposez-vous au soleil (voir les bienfaits des ions négatifs)



  • Évitez les excitants : café, thé, alcool, cigarette, produits chimiques (voir l’article sur comment arrêter de fumer)



  • Entraînez votre esprit à être plus positif, pour déclencher moins souvent le système de défense (voir l’article sur la pensée positive pour débuter, celui-ci pour approfondir, et celui-là pour aller encore plus loin)



  • Nourrissez votre esprit de positif (grâce à des vidéos positives, des livres positifs ou des citations positives)



  • Entraînez-vous à être plus présent (voir l’article sur la puissance du moment présent, et celui sur la sérénité de l’instant)



  • Pratiquez l’ancrage (voir l’article sur l’ancrage et ses bienfaits)



  • Apprenez à gérer vos émotions et à les exprimer (voir l’article sur le livre introduction à la communication non violente)



  • Souriez, aimez, lâchez-prise, méditez (voir l’article les bases la méditation, mais aussi celui sur le lâcher-prise)


http://guerir-l-angoisse-et-la-depression.fr/explication-des-symptomes-de-la-crise-de-panique/




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Pensée positive : Comment faire pour devenir positif et le rester?
Dans les catégories Pensée positive, Sérénité au quotidien, Soigner la dépression naturellement
Bienvenue sur Vers Une Vie Sereine ! Si vous êtes nouveau ici, vous voudrez sans doute lire mon livre qui vous donne 9 solutions pour plus de mieux-être et de sérénité dès aujourd'hui : cliquez ici pour télécharger ce guide gratuitement ! ;-)

Avoir des pensées positives, devenir positif, le rester… C’est bien beau tout ça mais concrètement comment on fait?

Être positif est en fait quelque chose qui s’apprend !

Comment?

Je vais vous expliquer tout ça en détail dans cet article.

« Penser positif? Impossible j’ai que du négatif en tête… »


C’est sûr… quand on est pas au top, on a plus facilement accès à des idées négatives, des jugements rabaissants, des plaintes, des critiques… On est pas vraiment disposé à la pensée positive.
Mais tout cela peut changer.
Vous n’allez pas devenir un « maître du positif » du jour au lendemain, ce serait trop facile. Il y a par contre un processus, une sorte de méthodologie à suivre qui peut vous permettre de devenir positif petit à petit, et de le rester.
La positivité est un peu comme un muscle.
Si vous ne l’entraînez pas, il va logiquement rester faible. Au contraire, si vous l’entraînez et que vous l’exercez régulièrement, ce « muscle va se renforcer » et votre aptitude à être positif et à penser plus positivement va s’accroître.



 

Couper l’accès aux pensées négatives


Mon premier conseil n’est peut-être pas celui auquel vous vous attendiez, mais c’est selon moi le plus important : avant de pouvoir commencer à être positif, vous devez arrêter de nourrir votre esprit de négatif !!

Arrêter de nourrir votre esprit négativement


Qu’est-ce que j’entends par « nourrir son esprit de négatif? »

Nous avons environ 50 000 pensées par jour. Certaines proviennent de l’intérieur de notre tête et sont donc difficiles à gérer… Elles demandent un véritable travail intérieur, grâce à la méditation par exemple.
Par contre, un grand nombre de pensées négatives viennent de l’environnement extérieur. Et sur celles-ci, il est très simple d’agir!

Comme je l’explique dans l’article sur les aliments anti-stress, si on mange mal, on se sent mal. Et bien avec l’esprit, c’est le même principe : si on le « nourrit » mal (avec des regrets, de la peur, de la violence, des pensées négatives..), on se sent mal.

Quelques exemples de « nourriture négative » pour l’esprit?



  • Comment vous sentez-vous quand quelqu’un de votre entourage n’arrête pas de critiquer ou de se plaindre? Est ce que vous vous sentez mieux ou moins bien?
  • Comment vous sentez-vous quand vous lisez les malheurs d’un inconnu sur un forum? Leurs problèmes? Leurs symptômes? Est-ce que vous vous sentez mieux ou moins bien?
  • Comment vous sentez-vous après avoir regardé le JT de 20h? Est-ce que vous vous sentez mieux ou moins bien?
  • Comment vous sentez-vous quand 33 fois dans la même journée, vous entendez qu’il y a eu un triple meurtre, un incendie, et des inondations? Mieux ou moins bien?


La négativité est présente tout autour de nous.

Une des caractéristiques des personnes positives est qu’elles « consomment » plus de positif que de négatif. Et malheureusement, l’actualité n’est pas ce qu’on fait de mieux en terme de positivité !

Alors bien sûr je ne dis pas non plus qu’on doit tous aller vivre au fond des bois et manger des écorces Smile On peut suivre l’actualité, suivre des sujets qui nous intéressent, mais on n’est pas obligé de connaitre tous les malheurs du monde, tout le temps. Cela n’aide vraiment pas à rester positif.
Cela plombe notre moral … car le négatif est contagieux.

On a déjà beaucoup à faire avec notre propre négativité et avec celle de notre entourage… Alors pas besoin de s’handicaper encore plus !

Essayez de faire une « diète médiatique »


Pendant 1 mois, arrêtez de suivre l’actualité, et voyez si vous vous portez mieux ou moins bien (mais je crois que vous connaissez déjà le résultat). Ne suivez plus l’actualité pendant 1 mois, puis regardez à nouveau un JT. Attention, je vous préviens tout de suite, la prise de conscience peut être violente. Vous ressentirez peut-être un flot de négativité vous envahir… c’est pour ma part ce que je ressens quand je regarde un JT à nouveau, ou quand je tombe par hasard sur un flash info à la radio.
D’ailleurs faites-moi confiance : s’il y a vraiment quelque chose d’important qui se passe, vous en entendrez rapidement parler par quelqu’un de votre entourage.
 

La puissance de la pensée positive




« Nous sommes ce que nous pensons. Tout ce que nous sommes résulte de nos pensées. Avec nos pensées, nous bâtissons notre monde »
 Bouddha


Maintenant que l’on a supprimé le « négatif entrant », on va pouvoir commencer à augmenter petit à petit le positif entrant.
Au début, beaucoup d’entre nous doivent se forcer. On est mal, on ne voit rien de positif, et on voit difficilement comment on pourrait l’être. Les personnes débordantes de positivité nous dégoûteraient presque…
On se dit qu’on ne pourrait jamais être comme ça… mais c’est faux.
Il suffit de s’entraîner. Et comme pour chaque entraînement, au début il faut se forcer. Se motiver, rester discipliner, et ce même (et surtout) si on ne voit pas encore les bienfaits.
La positivité, c’est un peu comme planter des graines.
Semez-en le plus possible (une graine= une pensée positive), et vous récolterez les fruits plus tard. Mais vous récolterez seulement si vous arrosez votre positivité souvent et suffisamment Wink



5 exercices pour être plus positif


1 – Prendre conscience de sa négativité


Comme je vous l’ai dit, la négativité vient soit de l’extérieur, soit de nous-même. Nous devons donc apprendre dans un premier temps à l’identifier.
Chaque fois que l’on se surprend à être négatif, à se plaindre, à faire la victime, à avoir peur, on peut se dire:
« Ok là je viens d’être négatif. Je sais que cela ne m’aide pas du tout. Au contraire, je sais maintenant qu’être négatif empire la situation. Comment je pourrais faire pour être plus positif là tout de suite? »

2 – Accepter votre négativité, puis essayez de la transformer en positif




Donc vous venez d’identifier une pensée négative. Vous ne la repoussez pas, vous l’acceptez, mais vous prenez tout de suite la décision de chercher du positif.
L’objectif étant de remplacer une pensée négative en pensée positive.
Exemple:

Vous vous levez et vous voyez qu’il pleut.
Là, une pensée négative arrive: « Trop nul, il pleut, ça va encore être une journée de … »

STOP

Vous venez de prendre conscience de la négativité, et vous cherchez tout de suite à la remplacer par du positif :

« Ok là j’étais en train d’être négatif… le positif c’est quoi ici? hum…les paysans vont être contents, leurs salades vont être arrosées. Ou …il pleut, ok, je me sens d’autant plus chanceux d’avoir un toit… »
Vous voyez le principe?
Être négatif, ce n’est pas dramatique, tant que vous faîtes l’effort d’essayer de changer ça. Au bout d’un mois, vous saurez quels sont les moments où la négativité est susceptible de pointer le bout de son nez. Vous pourrez donc la contrer, et être positif avant même  qu’elle n’apparaisse.

3 – 5 choses positives en fin de journée:




Voici un autre exercice qui a le même objectif : vous apprendre à voir du positif là où vous n’en voyiez pas avant. À la fin de chaque journée, notez sur un carnet 5 choses positives qui vous sont arrivées pendant la journée.
Si vous n’y arrivez pas, continuez quand même l’exercice. Forcez-vous.
C’est le temps passé à faire la recherche qui compte. Même si vous ne trouvez rien, continuez. Car aujourd’hui vous ne trouverez peut-être qu’une chose positive… mais plus vous ferez cet exercice, et plus vous en trouverez.
Car le positif est tout autour de nous, on ne sait juste plus le voir.

4 – Repérer ce qu’il y a de positif tout au long de la journée


Si vous voulez progresser encore plus vite, vous pouvez faire cet exercice tout au long de la journée. À chaque fois que vous identifiez du positif, notez-le. Et à chaque fois que vous vous prenez en flagrant délit de négativité, notez-le, et essayez de  remplacer tout de suite le négatif par quelque chose de positif.
Par exemple : « je suis déprimé » deviendrait « j’ai un petit coup de mou, peut-être mais je vais mieux, je fais tout ce qu’il faut pour cela. Je prends soin de moi, je travaille ma positivité, cela va bientôt payer. »
Apprenez à repérer la positivité dans les plus petites choses : un sourire, une parole, un oiseau, un enfant, manger un fruit… pour vous aider dans cette démarche, je vous conseille fortement « La sérénité de l’instant présent » de Thich Nhat Hanh (et tous ses autres livres d’ailleurs).

5 – Se nourrir de pensées positives


La positivité est un cercle vertueux.
Plus vous êtes positif… et plus vous êtes positif. Plus vous apprenez à voir du positif, et plus vous en voyez. Plus vous nourrissez votre esprit de positif, et plus cette même positivité resurgit ensuite dans vos pensées.
Un conseil : gardez toujours une source de positif à portée de main: un livre, un recueil de citations, un poème… En cadeau, voici mes principales sources de positif Smile
 

Quelques sources d’inspirations positives


Les livres :


« La sérénité de l’instant » de Thich Nhat Hanh (voir aussi la chronique que j’ai écrite à propos de ce livre)
« Le pouvoir du moment présent » de Eckart Tolle
« La petite voix : méditation quotidienne » de Eileen Caddy
« Ce qu’il faut savoir avant de mourir » de John Izzo (voir aussi la chronique que j’ai écrite à propos de ce livre)
« Petite philosophie du soir : 365 pensées positives « de Catherine Rambert
« Petite philosophie du matin : 365 pensées positives«  de Catherine Rambert
« 300 citations pour motiver«  choisies par Michaël Aguilar
« Proverbes, contes et histoires pour vivre mieux » de Jean-Pierre Delouche



Sur internet :


Voici quelques suggestions de mots clefs pour trouver du positif dans Google:
« Citations positives, pensée positive, fables inspirantes, contes positifs, histoires positives, pensée positive du jour, être positif, devenir positif, fous rires… » … Vous avez ici une réserve inépuisable de positivité, si bien sûr vous recherchez les bons mots Wink
Pensez-y la prochaine fois : au lieu de rechercher « angoisse, dépression, ou anxiété », recherchez plutôt « pensée positive ou video fous rires »

Quelques suggestions de blogs inspirants :


Il existe de nombreux blogs comme Vers une vie sereine dont l’objectif est de vous améliorer la vie et vous apporter du positif.
Voici quelques-uns de ces blogs positifs:


  • « Chemin de vie » : Un blog positif référence, avec des articles sur l’amitié, l’amour, la santé…
  • « Moodstep » : Le blog de Johanna, une obnubilée du bonheur. Johanna organise même des conférences sur le bonheur 2 fois par an nommées « HappyLab. »
  • « Attention bonheur possible » : Tout est dans le titre Wink
  • « Méditer pour être heureux » : Idéal pour débuter en méditation et apprendre à maîtriser ses pensées négatives
  • Le blog Pensée positive.net avec de nombreux articles utiles et intéressants sur ce sujet
  • « Moment présent » : Un blog tout en sagesse, idéal pour se recentrer. (Il m’a d’ailleurs récemment fait découvrir ce magnifique poème « le jour où je me suis aimé pour de vrai »)




La « positive attitude » en résumé :


Voici une traduction d’un article de Leo Babauta du blog américain Zen habits:
« Comment être une personne positive en moins de 300 mots »:

– Réalisez que cela est possible, au lieu d’analyser pourquoi vous ne pouvez pas.
– Prenez conscience de votre dialogue intérieur.
– Écrasez les pensées négatives comme des insectes,
– Remplacez-les par des pensées positives.
– Aimez ce que vous avez déjà.
– Soyez reconnaissants pour votre vie, vos talents, et pour les autres personnes.
– Tous les jours.
– Concentrez-vous sur ce que vous avez, et non sur ce que vous n’avez pas.
– Ne vous comparez pas aux autres,
– Mais soyez inspiré par eux.
– Acceptez la critique avec grâce,
– Mais ignorez les rabat-joie.
– Cherchez la bénédiction qui se cache derrière toute mauvaise chose
– Voyez l’échec comme un tremplin vers le succès.
– Entourez-vous de gens positifs.
– Plaignez-vous moins, souriez plus.
– Imaginez-vous déjà comme une personne positive,
– Puis devenez cette personne dans votre prochain acte.



Quelques articles pour aller plus loin :


– Des pensées positives? Ok, mais il est où le positif?
– Pour avoir les bonnes réponses, posez-vous les bonnes questions
– Recette du bonheur selon Lorraine Morin (Vidéo)
– et une petite vidéo intitulée Changer votre vie par la pensée positive


http://guerir-l-angoisse-et-la-depression.fr/pensee-positive/

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Re: La Boite à So Sure (dans le mille, doux, on s’emboîte mode Tétris)

Message par I am so sure le Sam 13 Mai 2017 - 14:55

Spoiler:

Concentration
[size=45]Comment avoir une routine qui améliore votre vie[/size]

20 janvier 2014
6 commentaires



Ecrit par [size=16]Jean-Yves Ponce
[/size]






La plupart des gens fuient le mot « routine ». Dans la plupart des cas, la routine tue votre vie. Mais dans d’autres, elle peut vous la sauver.
Le but de cet article est de vous montrer comment créer une routine qui améliore votre vie et qui vous fasse progresser. En adoptant une routine vertueuse, vous serez plus efficace, vous apprendrez plus de choses, plus vite, et vous aurez une vie bien plus dynamique et agréable.
 

[size=40]Pourquoi vivre dans une « routine » ?[/size]


« la motivation vous sert de départ. L’habitude vous fait continuer » -Jim Ryun

Si vous prenez l’habitude de remettre à plus tard votre travail ou vos révisions, cela deviendra ce que l’on appelle communément une « mauvaise habitude ».
Si vous prenez l’habitude de finir ivre mort parce qu’il n’y a que comme cela que vous pouvez vous amuser, vous prenez également une mauvaise habitude.
Le cumul des mauvaises habitudes entraîne une mauvaise routine.
En revanche, en cumulant les « bonnes habitudes » (qui améliorent objectivement votre vie), vous vous constituez une routine vertueuse. Vous pouvez par exemple faire du sport (exemple évident de début d’année !), vous habituer à devenir plus sociable pour vous faire des amis plus facilement, gamifier vos séances de travail pour n’en citer que quelques unes.
Ces habitudes forment une routine vertueuse, et en les cumulant, vous finissez par améliorer tous les aspects de votre vie :
Vous améliorez votre estime de vous, car vous vous sentez avancer dans votre vie.
Vous devenez plus intelligent(e) car vous apprenez à maîtriser de nouvelles choses.
Vous devenez en meilleure santé si votre routine contient de l’exercice physique et/ou des façons de gérer votre stress.
C’est ce que je décrivais dans le tout premier article de Potion de Vie il y a maintenant 2 ans et demi : la formule du succès.
Le problème c’est que pour mettre en place ces routines vertueuses dans votre vie, vous devez éviter 3 pièges.

Les 3 erreurs à éviter lorsque vous voulez mettre en place une routine qui améliore votre vie


1- Partir dans tous les sens
Beaucoup de gens ont une sorte de prise de conscience et se mettent tout d’un coup à cumuler plein de bonnes habitudes du jour au lendemain. C’est néfaste.
Cela transforme votre vie en corvée, et pour le coup, vous êtes beaucoup plus susceptible d’arrêter votre expérience. Pour tout vous dire, en procédant de la sorte, vous dépensez plus d’énergie que en avez.
Solution : commencez par 1 seule habitude jusqu’à ce que vous l’ayez complètement intégrée dans votre routine. N’en rajoutez pas une autre tant qu’elle vous demande encore des efforts.
2- Partir dans la mauvaise direction
Beaucoup essaient de se donner une habitude dont au fond ils n’ont pas besoin, soit pour se donner bonne conscience, soit parce qu’ils ont été influencés contre leur gré et se sont sentis « obligés » de tester ce « truc ». C’est un peu le cas des bonnes résolutions du début d’année par exemple.
Comment faire alors pour partir dans la bonne direction ? Vous devez prioriser les habitudes que vous voulez intégrer. Voici comment faire :
* Passez en revue les habitudes que vous avez en tête. Donnez à chacune une note de 1 à 10 pour votre motivation à la commencer.
* Maintenant, regardez vos besoins et notez l’activité de 1 à 10 aussi : les habitudes les plus urgentes et les plus nécessaires pour vous faire progresser. Par exemple, pour un étudiant nul en langues, prendre l’habitude de lire un article par jour en anglais (ou utiliser une technique de mémorisation de vocabulaire)  semble plus « urgent » que prendre des cours de guitare électrique.
* Faites la somme des deux notes. Gardez les 2 premières. Regardez celle qui vous inspire le plus entre ces deux et choisissez la comme point de départ.
Au passage, si vous connaissez votre tempérament RGMP (Roi, Guerrier, Magicien, Poète), je vous donne déjà des listes de bonnes habitudes, vous n’avez plus qu’à piocher dedans pour vous créer une routine vertueuse  
3- Ne pas partir du tout
Une routine vertueuse c’est bien sur le papier, mais tant que vous n’avez pas agi, cela reste du vent. Pour que cela marche, l’idée que vous avez en tête doit former une habitude. C’est quoi une habitude ? C’est une activité que vous ne remettez même plus en question : elle est automatique.
Par exemple, je décide d’aller au sport tous les vendredis soir. Je vais au sport chaque vendredi pendant des mois. Cela devient une habitude que je ne remet même plus en question. Je sais que le vendredi soir, je suis au sport. Ca ne me viendrait même pas à l’idée de faire autre chose.
Solution : mettez en place la stratégie de persistance et allez-y d’abord doucement. Personne ne vous demande d’être parfait(e), juste de progresser petit à petit, c’est tout.
Une fois votre habitude enclenchée, alors seulement vous pouvez en intégrer une deuxième.
Vous pouvez également abandonner votre habitude si elle ne vous rapporte rien au niveau de votre estime (êtes-vous fier(e) de le faire ?). N’hésitez pas à détrôner une habitude pour la remplacer par une autre (surtout si vous hésitiez entre deux à la base). En revanche, donnez-vous un temps d’essai avant d’abandonner.

[size=40]A quoi pensez-vous ?[/size]


Est-ce qu’il y a des habitudes ou des activités que vous hésitez à démarrer ? Si oui lesquelles ?
http://www.potiondevie.fr/routine-vie/

----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

En fait ça me fait un grand F2 extérieure ? en fait ? ça joue minimum 1h de marche par jour jusqu'à 4 h par jour qu'en port de mer ? ça joue sur la créativité ? le perfectionnisme ? savoir avancer dans l'age avec usure ? plutôt que tout parfait ? ça fait des bulles d'air dans les circuits mentaux ? ça joue sur la motricité et le système nerveux ? toussa toussa ?






















Là j'avais la tête toute pleine de douance.































J'ai connu certains jeunes y'a 3 ans, leurs parents (ça m'a fait halluciner) leur ont tellement répété que par chez moi il pleut tout le temps, qu'ils connaissent aucun de mes coins. Je suis parfois si je suis claquée "bloquée" entre guillemets 4h à tout casser ? sur une année ? De fait ça m'a fait rire parce que je me suis dit "on n'habite pas la même ville". Si t'as pas tout ça minimum comme terrain, je t'épouse pas? Sur disons 3 décennies, j'ai plein de potes qui sont pas partis, ça leur manque et ils se font chier ! et ils me disent que c'est pire ils ont embarqué leurs souvenirs avec qui sont du coup figés et ne peuvent s'en faire d'autres de neuf. Comme quoi le moral c'est dans l'esprit semble t il.


Dernière édition par I am so sure le Sam 13 Mai 2017 - 15:20, édité 1 fois
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Re: La Boite à So Sure (dans le mille, doux, on s’emboîte mode Tétris)

Message par I am so sure le Sam 13 Mai 2017 - 14:55

Spoiler:









La je me refais Titanic  Very Happy









ma beat quand je suis à con fesses
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Re: La Boite à So Sure (dans le mille, doux, on s’emboîte mode Tétris)

Message par I am so sure le Sam 13 Mai 2017 - 14:55

Spoiler:

































J'ai bien fait de marquer tout mon territoire de  cat au marqueur, plutôt que de pisser partout pour marquer mon territoire en fait ? ça aurait fait bizarre  Razz
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Re: La Boite à So Sure (dans le mille, doux, on s’emboîte mode Tétris)

Message par I am so sure le Sam 13 Mai 2017 - 14:56

Spoiler:

La projection psychologique : l’art de rejeter la faute sur les autres

10, décembre 2015 dans Psychologie 5981 Partagés

image: https://nospensees.fr/wp-content/uploads/2015/11/shutterstock_202716745.jpg




La projection psychologique est un terme largement développé par la théorie de Freud, qui nous expose une pratique familière dans laquelle nous nous retrouvons très souvent. Il se peut même que vous l’ayez fait sans vous en rendre compte.
Repensez à cette époque où vous étiez fou amoureux de quelqu’un. D’une certaine façon, et quasiment inconsciemment, vous attribuiez à cette personne des qualités et des vertus qui ne correspondaient pas tout à fait à la réalité.

Vous avez un peu exagéré sa bonté, sa préoccupation, son succès et ses attributs dans un halo de perfection que vous-même projetiez sur lui/elle.
L’amour est parfois un contexte très propice pour développer cette projection psychologique. Le véritable problème, c’est lorsque l’on met en place une projection clairement négative.
Ainsi, la personne qui se sert de cette projection souffre clairement de carences émotionnelles, en attribuant aux autres des pensées remplies de rage et d’anxiété.
Aujourd’hui, nous allons évoquer ce sentiment de culpabilité et la manière dont, au lieu d’assumer et d’affronter ses fautes, ce sentiment resurgit avec l’intention de blesser les autres, les personnes les plus proches de nous et que nous apprécions le plus.

La projection : déformer la réalité à son avantage








Commençons par un exemple. Votre moitié est une personne peu sûre d’elle et qui a peur de s’engager.
Au lieu d’assumer cette réalité, elle commence à vous punir en vous assurant que c’est vous qui ne lui facilitez pas les choses et que vous êtes toujours en train de montrer que vous n’avez pas confiance en elle.
Le problème ce n’est pas vous, c’est elle. En effet, au lieu d’affronter le fait qu’elle ait un problème d’estime de soi et de confiance en soi, elle vous punit, en soulignant des choses qui ne sont pas vraies.





Elle vous lance à la figure toute sa rage et projette des émotions négatives sur votre personne, pour obtenir plusieurs choses :
1. Ignorer le problème et rejeter la faute sur les autres.
2. Se libérer de ce poids intérieur et le faire sortir, en heurtant les personnes aux alentours.
3. Susciter la culpabilité chez les autres, pour prouver une nette position de pouvoir. «Moi je n’ai pas de problème», ce sont les autres qui en ont. C’est le monde qui doit bouger autour de moi, pas l’inverse.
4. En interprétant que ce sont les autres qui sont la véritable raison du problème, ces personnes parviennent si bien à déformer la réalité, qu’elles finissent par y croire.

Comment mettre fin à ces projections psychologiques ?








Le thème de la projection psychologique est réellement complexe, et malheureusement assez fréquent. Parfois, les personnes qui subissent des maltraitance physiques et psychologiques continuent de projeter sur leur conjoint une image positive, afin de s’auto-protéger de la réalité.
«S’il est jaloux, c’est parce qu’il m’aime». «Parfois il commet des erreurs, mais ça reste la personne qui se préoccupe le plus de moi».
Le fait de projeter ces idées, c’est tomber dans une déformation de la réalité, dans un monde inoffensif. Dans ce monde, on n’accepte pas la cruauté de la réalité, alors que tout le monde devrait faire preuve de courage et réagir pour se défendre.
Mais alors, comment mettre fin à ces projections ?
1. En se rendant compte que ce que vous projetez sur les autres est en réalité un mécanisme de défense, tel une bouée de sauvetage à laquelle vous vous accrochez pour ne pas admettre certaines choses.
2. En comprenant que le fait de projeter de la culpabilité et de la rage sur les personnes qui vous entourent ne fera que générer plus d’émotions négatives.
Vous tomberez dans un cercle vicieux dans lequel cette fausse «sensation de pouvoir» engendrera une chute sur le long terme.
3. Si vous subissez cette projection de la part d’une personne de votre entourage, montrez-lui clairement comment vous vous sentez.
Prévenez-la que ce comportement ne peut pas durer plus longtemps et que vous vous sentez mal, humilié et manipulé.
4. Sachez également qu’en mettant fin à cette projection psychologique qui cache en réalité une carence personnelle, cette sensation de contrôle disparaitra.
Vous souffrirez alors d’une sorte de chute personnelle, dans laquelle vous aurez besoin d’aide et de soutien pour vous reconstruire et pour affronter ces problèmes et ces carences.
Cependant, il n’est généralement pas facile d’accepter que nous faisons parfois ce genre de projections, car nous le faisons sans nous en rendre compte.
Nous avons tous des défauts et des carences. Le mieux serait toujours d’agir avec humilité et objectivité, car au bout du compte, nous sommes tous de magnifiques êtres imparfaits qui tentent de survivre dans un monde complexe pour être heureux. N’est-ce pas ?
Photo publiée avec l’aimable autorisation de Nicoletta Ceccoli.

En savoir plus sur https://nospensees.fr/projection-psychologique-lart-de-rejeter-faute-autres/#A4K4qRHmvos3o184.99
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Re: La Boite à So Sure (dans le mille, doux, on s’emboîte mode Tétris)

Message par I am so sure le Sam 13 Mai 2017 - 16:28

On était en train de discuter de l'achat éventuel de l'appart, et elle partit dans la chambre fumer sa clope à la fenêtre et revint ensuite dans le salon pour me dire "chéri, et une Mustang Bleue ?"
Elle est bizarre cette fille, elle passe du coq à l'âne. James on dîne ? mais il est 16h ! et donc ? t'as pas la fureur de rire ?
Spoiler:
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Re: La Boite à So Sure (dans le mille, doux, on s’emboîte mode Tétris)

Message par I am so sure le Sam 13 Mai 2017 - 19:37

Ca fait beaucoup de tulipes là  bounce bounce bounce

Spoiler:



30 ans de vie commune, chéri j'ai rien vu  I love you cat sunny drunken drunken drunken drunken drunken drunken drunken drunken drunken drunken


Combien en stats de dits doués et dits normo pensants, à vue d'oeil de lynx ?
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Re: La Boite à So Sure (dans le mille, doux, on s’emboîte mode Tétris)

Message par I am so sure le Sam 13 Mai 2017 - 19:55

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Re: La Boite à So Sure (dans le mille, doux, on s’emboîte mode Tétris)

Message par I am so sure le Sam 13 Mai 2017 - 20:08

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My Vinyl Records il y a 3 jours : Zombies Audience with Smartphones.... sad..  Sad

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Re: La Boite à So Sure (dans le mille, doux, on s’emboîte mode Tétris)

Message par Suce ces p'tits Bleus ! le Dim 14 Mai 2017 - 10:07

Pardon et bienvenu Invité sur ce forum !
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Re: La Boite à So Sure (dans le mille, doux, on s’emboîte mode Tétris)

Message par I am so sure le Dim 14 Mai 2017 - 21:10

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Pardon et bienvenu Invité sur ce forum !

Merci de ton accueil, je tâcherais d'avoir les boules en bleu et d'être un bon n'useur qui n'aime personne comme le suce grognon

Je balise ta piste aux z'étoiles 



Il pleut des nénuphars en face 
Des miroirs où glissait ton corps 
Mais tout s'efface laissant la place 
A ce larsen qui te distord 
Tu glisses ta carte perforée 
Dans ce flipper où tu t'enfuis 
Et tu fais semblant de rocker 
Pour faire croire que tu es en vie 
Narcisse, balise ta piste 
Y a des traces de pneu sur ton flipp 
Et ta p'tite soeur qui s'tape ton fixe


Tu t'en retournes à tes banlieues 
Dans ce couloir où tu te grimes 
Te maquillant le bout des yeux 
D'un nouveau regard anonyme 
Le futur te sniffe à rebours 
Te plantant sur un look rétro 
Te reste-t-il assez d'amour 
Pour prendre ton dernier mélo 
Narcisse, balise ta piste 
Y a des traces de pneu sur ton flipp 
Et ta p'tite soeur qui s'tape ton fixe


Les chiens t'attendent au bout du quai 
Avec des plumes et du goudron 
Ils vendent des orgasmes en sachets 
Mais font la gerbe en location 
Tu pensais franchir le miroir 
Sans avoir à changer de gueule 
Tu craches le sang dans ta baignoire 
Et tu t'essuies dans un linceul


La nuit te glace au fond d'un train 
Où tu croyais trouver l'oubli 
Voyageur des petits matins 
Tu rentres de tes insomnies 
Tu rayes les mentions inutiles 
Au bas de ton carnet d'absence 
Et tu t'accroches au bout du fil 
Qui te ramène à ton silence 
Narcisse, balise ta piste 
Y a des traces de pneu sur ton flipp 
Et ta p'tite soeur qui s'tape ton fixe
Narcisse, balise ta piste 
Y a des traces de pneu sur ton flipp 
Et ta p'tite soeur qui s'tape ton fixe


Paroliers : Hubert-Félix THIEFAINE / Claude MAIRET
Paroles de Narcisse 81 © SM Publishing France




Dernière édition par I am so sure le Dim 14 Mai 2017 - 22:54, édité 1 fois
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Re: La Boite à So Sure (dans le mille, doux, on s’emboîte mode Tétris)

Message par I am so sure le Dim 14 Mai 2017 - 21:32

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Re: La Boite à So Sure (dans le mille, doux, on s’emboîte mode Tétris)

Message par I am so sure le Dim 14 Mai 2017 - 21:33

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Re: La Boite à So Sure (dans le mille, doux, on s’emboîte mode Tétris)

Message par I am so sure le Dim 14 Mai 2017 - 21:40

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Re: La Boite à So Sure (dans le mille, doux, on s’emboîte mode Tétris)

Message par I am so sure le Dim 14 Mai 2017 - 21:58

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