La Boite à So Sure (dans le mille, doux, on s’emboîte mode Tétris)

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Re: La Boite à So Sure (dans le mille, doux, on s’emboîte mode Tétris)

Message par I am so sure le Jeu 11 Mai 2017 - 17:25

Spoiler:

Introduction : 
une œuvre à saisir sous l’angle des paysages L‘appel de la nature, Chateaubriand dit l‘avoir ressenti dès sa prime jeunesse, se désignant volontiers comme « compagnon des flots et des vents »1 . Mettant en scène sa naissance comme une fatalité sous le signe de la tempête, il donne à lire son existence dans un lien perpétuel à l‘espace naturel. Que ce soit dans les errances qui l‘ont conduit le long des grèves de Saint-Malo ou à travers les territoires sauvages qui entourent la propriété de Combourg, son enfance n‘est qu‘une préfiguration des explorations paysagères qui influenceront toute sa vie. En Amérique, il fait l‘expérience d‘une nature vierge de toute corruption, non encore marquée par l‘empreinte ravageuse de l‘homme ; en Orient, il se confronte aux pyramides, aux déserts et aux ruines, aux tombeaux qui attestent du lien indissoluble qui rattache les hommes du vieux continent à la terre qui les a vus naître. Toujours, Chateaubriand explore les paysages qui l‘entourent comme pour mieux sonder les contours de sa propre subjectivité : expérience des limites naturelles, cataracte, océan ou désert, montagnes inaccessibles ou abîmes sans fonds, le paysage revêt chez lui une importance considérable, à l‘image d‘un terrain d‘investigation de soi à l‘épreuve d‘un monde qu‘il cherche à cerner sur le mode de la nature et non plus seulement de la culture, en héritier direct des Lumières. 
On comprend donc que les paysages soient fort nombreux dans son œuvre et leur étude fournit une porte d‘entrée indispensable à la compréhension des enjeux majeurs des textes où ils apparaissent. De nombreux ouvrages ont ainsi appréhendé l‘œuvre de Chateaubriand sous l‘angle de la nature, mais de manière parcellaire, par exemple en 
1 Mémoires d’Outre-Tombe, tome I, Livre premier – chapitre 4, Paris, Librairie Générale française, Le Livre de Poche, « La Pochothèque », p. 141. 5 
s‘intéressant à l‘océan ou à la mer2 , ou limités à l‘étude de certaines catégories de paysages dans une œuvre3 . Seul Jean-Pierre Richard, dans un ouvrage qui a fait date dans la critique chateaubrianesque, a tenté le tour de force d‘appréhender comme un ensemble cohérent tous les paysages de l‘œuvre de Chateaubriand, dans son Paysage de Chateaubriand4 . 
A quoi bon dès lors renouveler l‘expérience de cette étude, déjà brillamment menée il y a de cela plus d‘une trentaine d‘années ? Tout d‘abord parce que le paysage est devenu, depuis les années soixante-dix et davantage encore récemment, un enjeu réflexif majeur de la critique, qu‘elle soit géographique, sociologique, artistique, philosophique ou littéraire. Au carrefour des disciplines, il est, depuis la conception de Jean-Pierre Richard, l‘objet d‘une théorisation de plus en plus importante, ce dont nous rendrons compte de manière synthétique dans l‘introduction de cette étude. Le bouleversement du concept de paysage entraîne donc une nouvelle mise en perspective de la place et du rôle de ces derniers dans l‘œuvre de Chateaubriand. L‘approche proposée dans Paysage de Chateaubriand, pour riche et exhaustive qu‘elle soit, reste une étude thématique, ordonnant les paysages en les analysant par grands schèmes de représentations sur le mode de la sensation5 . 
Sans négliger bien évidemment cette dimension fondamentale du sensible dans l‘appréhension chateaubrianesque du monde, nous voudrions pour notre part orienter davantage notre étude sur les modes de composition descriptive chez cet auteur : 
comment Chateaubriand construit-il ses paysages ? comment les élabore-t-il à des fins bien déterminées, et selon les contraintes génériques qui s‘imposent à lui ? Fortement empreints de la sensibilité exacerbée de l‘auteur, ceux-ci forment avant tout des configurations descriptives dont il convient de mettre à nu les structures et procédés sous-jacents, en s‘aventurant dans les coulisses de la création pour mieux tenter d‘appréhender le rapport qu‘entretient l‘auteur avec la nature, le monde qui l‘entoure et la création littéraire. 
2 La Mer et le sacré dans l’œuvre de Chateaubriand, de Marie Pinel (Grenoble, Claude Alzieu Editeur, « In Librio », 1995). 3 Paysages intérieurs et paysages extérieurs dans les Mémoires d’Outre-Tombe, de Merete Grevlund (Paris, Nizet, 1968). 4 Jean-Pierre Richard, Paysage de Chateaubriand, Paris, Seuil, collection « Pierres Vives », 1967. 5 Dans un article récent, Claude Reichler revient sur l‘apport de l‘ouvrage de Jean-Pierre Richard pour spécifier l‘acception particulière que le critique donne du mot « paysage » : « on sait que l'objet de l'ouvrage de Richard n'est pas le paysage au sens spatial ou perceptif où je l'entends ici, mais plutôt le déploiement imaginaire des données spatiales dans une œuvre littéraire. » (« Chateaubriand et le paysage des Alpes », in Bulletin de la Société Chateaubriand n°48, année 2005, La Vallée-aux-Loups, 2006, note de bas de page, p.83). 6 Si le paysage se veut fidèle reflet de la réalité
6 , dès qu‘il entre en littérature, il se métamorphose au gré des perceptions paysagères de l‘écrivain et de ses intentions, du genre littéraire concerné, de la place du fragment paysager dans l‘économie de l‘œuvre, mais aussi de ses souvenirs et des échos culturels qu‘il ne peut manquer d‘évoquer en lui. 
Ainsi, le paysage littéraire, particulièrement chez Chateaubriand qui le recompose parfois bien des années après sa contemplation ou sa première ébauche effective, est une reconstruction savante. Il conviendra de cerner ses récurrences dans l‘œuvre afin d‘aboutir in fine à la définition d‘une poétique, révélatrice d‘un rapport au monde. Paysage de l’œuvre, paysages des œuvres L‘œuvre de Chateaubriand est traditionnellement répartie en trois périodes qui correspondent à trois étapes fondamentales de son existence : les écrits de jeunesse, de 1797 à 1806, centrés sur l‘expérience américaine, les écrits de la maturité, de 1806 à 1826, orientés autour de l‘expérience orientale et où commencent à poindre les prémisses de l‘écriture autobiographique et mémorielle ; 
enfin, de 1826 à 1848, les écrits de vieillesse qui consistent en une ressaisie de l‘œuvre et de l‘existence par la constitution des Œuvres complètes chez Ladvocat (1826), aboutissant à la reprise des Natchez et à la composition de Voyage en Amérique comme des Aventures du dernier Abencérage, longtemps après les voyages qui ont nourri l‘imaginaire ayant présidé à leur création. Mais surtout, cette période est celle de la distance de l‘écriture subjective où le « moi », déjà très présent, devient le centre de l‘œuvre avec Mémoires d’outre-tombe (1848) et surtout Vie de Rancé (1844), où l‘auteur a mis beaucoup de lui-même7 . 
Cette répartition chronologique nous semble cependant moins pertinente, dans notre perspective, que celle qui consisterait à penser l‘œuvre de Chateaubriand par pôles successifs de l‘expérience. Les paysages étant peu présents dans les œuvres historiques, le sujet excluant de fait la présence paysagère - si ce n‘est sous forme métaphorique, allégorique ou illustrative - ils sont majoritairement rassemblés dans les œuvres de fiction, 6 De l‘ordre de la mimèsis. 7 
Cette perspective a nourri notre intervention intitulée « Vie de Rancé de Chateaubriand, une réécriture de fragments autobiographiques », au colloque « Biographie d‘écrivains », qui s‘est tenu à l‘université de Metz les 8 et 9 octobre 2009. 7 de voyage ou à dominante autobiographique et personnelle. Ainsi, le corpus de notre étude se constituera autour de trois pôles majeurs de l‘imaginaire chateaubrianesque selon la répartition suivante : L’expérience américaine et l’exil - « Lettre sur l‘art du dessin dans les paysages » - Essai sur les révolutions - Génie du christianisme - Atala - René - Les Natchez - Voyage en Amérique - Essai sur la littérature anglaise L’expérience orientale et européenne - Voyage en Italie - Voyage au Mont-Blanc - Voyage à Clermont - Itinéraire de Paris à Jérusalem - Les Martyrs - Les Aventures du dernier Abencérage Le « moi » ressaisi dans le temps de l’expérience - Mémoires d’outre-tombe - Vie de Rancé 
La correspondance de Chateaubriand, en cours d‘édition, nous semble devoir être consultée de manière complémentaire mais non essentielle, en ce qu‘elle constitue un ensemble plus composite, n‘ayant pas fait l‘objet d‘une ressaisie éditoriale de la part de l‘auteur : elle ne peut donc être étudiée sur le même plan que les œuvres abouties et destinées à la publication. 
L‘appréhension de l‘œuvre de Chateaubriand par pôles de l‘imaginaire et de l‘expérience présente certes certains écueils (entre particulier, le « moi » joue déjà un rôle essentiel dans Voyage en Amérique ou Itinéraire de Paris à Jérusalem) mais elle permet de bien cerner trois rapports au monde fondamentaux qui nourrissent les paysages littéraires de l‘auteur.
 L‘expérience américaine est une première manière d‘éprouver la jeunesse rousseauiste enthousiaste dans la confrontation avec la Grande Nature, celle des espaces illimités du Nouveau Monde. Cette rencontre fondamentale, véritable scène matricielle de l‘œuvre, confère à l‘espace américain une valeur de paradigme, à l‘aune duquel seront mesurés tous les autres paysages perçus par la suite, en particulier en Orient. 8 Cette expérience de la vastitude nourrit la pensée révolutionnaire, dans Essai sur les révolutions, en offrant un contrepoint sublime dans la fameuse « Nuit américaine » pour permettre de mieux appréhender l‘Amérique comme un espace du renouveau éphémère. La Révolution française s‘y reconnaît en filigranes, également transposée dans l‘univers binaire, épique et chaotique des Natchez, où la révolte conduit au carnage et à l‘anéantissement d‘une tribu. 
Ici, la mort de membres de la famille de Chateaubriand se devine transposée. Quant au recul de l‘exil londonien, il permet d‘une part la théorisation paysagère en fonction du modèle pictural dans la « Lettre sur l‘art du dessin dans les paysages », d‘autre part la réflexion sur la littérature anglaise, dans Essai sur la littérature anglaise, et enfin l‘éclosion de l‘apologétique chrétienne avec Génie du Christianisme. Atala et René, ces romans de la passion, se constituent pour leur part comme les pendants fictionnels de la théorisation du paysage chrétien dans le Génie. 
La Grande Nature prouve la perfection divine dans ses manifestations les plus prodigues, l‘immensité et la profusion végétale disent l‘absolu pouvoir créateur de Dieu dont l‘expérience américaine est la preuve. Le paysage du Nouveau Monde nourrit ainsi un imaginaire du chaos apaisé sur fond de défense et illustration du christianisme : les paysages y occupent une place majeure, formant la toile du peintre où se lisent les élans incontrôlés de la jeunesse et l‘apaisement apporté par la foi dont Voyage en Amérique serait le témoignage tardif. 
L‘expérience orientale et européenne est celle du vide après la surabondance américaine. Les paysages, investis de la culture du vieux continent, sont traversés par l‘auteur de Voyage en Italie comme un champ de ruines. Itinéraire de Paris à Jérusalem rend compte d‘une expérience du désenchantement, nuancée par quelques rapports à l‘espace euphoriques mais éphémères à l‘espace. Les Martyrs font des paysages le lieu d‘une conquête du paganisme par le christianisme, nourris d‘une culture antique qui leur donne une épaisseur nouvelle tout en les marquant au fer rouge de l‘expérience traumatisante de la fuite du temps. Voyage au Mont-blanc nie les premiers élans rousseauistes par le rejet des montagnes, Voyage à Clermont fait état d‘une platitude déceptive, Les Aventures du dernier Abencérage, ressaisit l‘histoire des amours passées avec Nathalie de Noailles dans un paysage de l‘exil, de la mort et de la distance où le paradis urbain de l‘Alhambra n‘apporte que des lueurs esthétiques éphémères ternies par le sang des ancêtres. 
La voie est déjà ouverte vers la remémoration de l‘existence par la peinture de l‘espace, prisme essentiel par lequel Chateaubriand va tenter de peindre et d‘appréhender son identité fuyante. 9 Ressaisi dans le temps de l‘expérience, le « moi » chateaubrianesque s‘exprime par la consécration du paysage, qui se fait non plus comme miroir des contradictions mais comme mirage de l‘identité. La réécriture de l‘espace représenté dans les œuvres antérieures fait figure de bilan de l‘existence. Le paysage est morcelé, disloqué ou réduit, grevé par les digressions méditatives et introspectives et les excursus mélancoliques qui leur confèrent une forte dimension subjective. Mémoires d’outre-tombe poursuit le travail de composition des paysage entrepris dans les œuvres antérieures, non plus sous l‘angle de la réécriture des devanciers, mais dans un formidable retour sur soi par la réappropriation de son œuvre perçue avec la distance de l‘outre-tombe. A demi effacés par la patine du temps, lourds de toute une expérience d‘une chronologie dévoratrice et fugace, les paysages en viennent à superposer les lieux, donnant naissance à des doubles : Montboissier et Combourg, puis Combourg, Chambord et La Trappe dans Vie de Rancé constituent de simples variations qui rejoignent un même imaginaire de l‘impossible retour aux origines du « moi ». L‘Amérique et l‘Orient, dans leurs paysages réécrits, deviennent des espace de dilution de l‘être, des champs de vanité où composer la description revient à se dessaisir de son identité mise à distance pour mieux l‘interroger sans pour autant trouver de réponse, si ce n‘est dans l‘écriture. 
.../...
https://halshs.archives-ouvertes.fr/tel-00658756/document


Dernière édition par I am so sure le Jeu 11 Mai 2017 - 19:29, édité 1 fois
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Re: La Boite à So Sure (dans le mille, doux, on s’emboîte mode Tétris)

Message par I am so sure le Jeu 11 Mai 2017 - 17:26

Spoiler:

[size=39]Se chercher et devenir soi[/size]
Qui suis-je ? Où vais-je ?... S’il n’y a pas d’âge pour faire son bilan de vie, les crises morale, sociale et économique du moment sont propices aux remises en question. Dans un contexte où les repères se brouillent et où nos identités se font multiples, comment savoir qui l’on est vraiment ? Cela suppose d’abord de s’interroger sur ses vrais désirs et ses choix de vie, grâce à nos cinq exercices conçus avec le psychiatre Michel Lejoyeux. Cela implique, ensuite, de bien définir sa place au travail et ce que l’on veut en priorité..., la preuve par ceux qui se sont perdus puis retrouvés. Cela demande aussi d’accepter la crise du milieu de vie pour mieux la traverser et enfin, de s’élever un peu au-dessus du quotidien pour savoir ce qui nous fait vibrer et nous sentir vivants.
Dossier coordonné par Isabelle Maury



SOMMAIRE DU DOSSIER







A la recherche de soi
Savoir qui l’on est, trouver sa place dans la société et dans le monde : cette quête existentielle est encore plus difficile aujourd’hui, à l’heure de...




Qui est "je" ?
La question de la connaissance de soi a progressé tout au long de l’évolution de la pensée occidentale. La philosophe et psychanalyste Elsa Godart nous en rappelle les...



Quelles sont vos envies ?
Nos désirs donnent du sens à la vie et renforcent notre identité. Le psychiatre Michel Lejoyeux a consacré son dernier livre à réveiller nos envies. Avec lui, nous...



Ils se sont perdus et retrouvés
Erik, Agnès et Florence ont tous opéré un virage salutaire dans leur vie. ils nous le racontent. 



Accueillir la crise du milieu de vie
Se remettre en question constitue une étape incontournable du chemin vers soi. Une phase toujours douloureuse, mais souvent féconde. 



Est-il possible de s'accomplir seul ?
« C’est une illusion », répond le psychiatre Alain Vanier. Les croyances et les idéaux sont inévitables pour donner un sens à sa vie. 
[size=30]Quelles sont vos envies ?[/size]
Nos désirs donnent du sens à la vie et renforcent notre identité. Le psychiatre Michel Lejoyeux a consacré son dernier livre à réveiller nos envies. Avec lui, nous vous proposons cinq petits exercices pour partir à la rencontre des vôtres.
Flavia Mazelin Salvi

© Jupiter








Sommaire











  • Exercice 1 : Je gagne au loto
  • Exercice 2 : J'explore mes livres et films
  • Exercice 3 : Je m'offre un cadeau
  • Exercice 4 : Je pratique le "par exemple"
  • Exercice 5 : Je renonce aux vies "impossibles"








A DÉCOUVRIR








Michel Lejoyeux, professeur de psychiatrie, chef du service de psychiatrie et d’addictologie à l’hôpital Bichat, à Paris, et professeur à l’université Denis-Diderot (Paris-VII). Dernier ouvrage paru : Réveillez vos désirs, vos envies et vos rêves à votre portée (Plon, 2014). 
Retrouvez également son blog sur Psychologies.com : [size=15]La psy dans tous ses états. [/size]

Une vie sans vie, vécue à côté de soi. Une formule qui pourrait résumer l’absence de désir(s). Ce n’est pas un hasard si la psychanalyse place celui- ci au cœur de notre existence, car c’est lui qui transforme une vie impersonnelle en un cheminement singulier. Freud l’écrivait dans ses Cinq Psychanalyses : « L’homme qui réussit, c’est celui qui parvient à transformer en réalité les fantaisies du désir. » Pour Michel Lejoyeux, « l’absence d’envie forte expose au vide existentiel, à l’ignorance de “qui l’on est”. Ce sont nos désirs qui donnent un sens à notre vie ». Pour autant, identifier ce qui nous fait vibrer ne va pas toujours de soi. C’est pourquoi le psychiatre a choisi une approche plus transversale pour nous aider à réveiller notre désir. « Envie, caprice, aspiration... Il ne faut négliger aucune de ses nuances, détaille-t-il. C’est en les reconnaissant que l’on retrouve ou entretient son enthousiasme. » Il s’agit d’identifier les bonnes envies, celles qui sont en phase avec nos valeurs, nos aspirations et qui, de fait, par leur réalisation, donnent du sens à notre existence et renforcent notre identité. C’est dans cet esprit que nous vous proposons une sélection d’exercices destinés à rallumer en nous la petite flamme.

Exercice 1 : Je gagne au loto





Le but
S’imaginer disposer d’une fortune ouvre immédiatement les vannes d’un désir endormi ou étouffé. Cela permet de prendre conscience que nous avons plus d’envies que nous le croyons et nous l’acceptons. « Le prétexte du gain au Loto est un bon libérateur d’envies cachées, avance Michel Lejoyeux, il autorise à porter sur ses espoirs et attentes un regard nouveau. »
La mise en route
Sur une feuille, notez en vrac tout ce que vous feriez si vous en aviez les moyens matériels. Puis soulignez de couleurs différentes les envies matérielles, et les envies et besoins immatériels (temps, relation, vocation). Repérez ensuite vos envies les plus insistantes, les plus importantes à vos yeux. Une fois éliminées celles qui dépendent directement de votre fortune (un hôtel particulier, un haras), déchiffrez celles qui expriment des besoins fondamentaux pour vous, comme dégager plus de temps pour soi, casser la routine du quotidien, s’adonner à telle vocation, ou se dégager de telle obligation ou relation. Demandez-vous ensuite comment les réaliser progressivement dans votre quotidien, en commençant par votre besoin prioritaire.
Enfin, relisez vos notes et essayez de cerner quel est le désir inconscient dominant qui s’exprime : désir de protection (se mettre à l’abri, se sentir en sécurité), désir de fuite (échapper à une relation ou un mode de vie pesant), désir de revanche (personnelle, sociale). Notre désir dominant nous indique ce que nous pouvons travailler de l’intérieur, avec ou sans fortune. 

Exercice 2 : J'explore mes livres et films





Le but 
Refaire connaissance avec soi et trouver ou retrouver des envies cachées. Chaque collection de livres ou de films est une manière de ranger ses désirs, ses souvenirs, comme ses projets. Notre bibliothèque et notre vidéothèque nous racontent. Nos livres et nos films peuvent aussi nous permettre de renouer avec le désir et l’envie. « Tous traitent d’un même sujet : une cause ou une identité qui nous obsède », affirme Michel Lejoyeux. Connaissez-vous les vôtres ?
La mise en route
Promenez-vous à la manière d’un détective devant votre collection de films et de livres. Repérez les thèmes récurrents ou dominants : imaginaire (SF, poésie), voyage, suspense, amour, psychologie, philosophie, spiritualité... Interrogez-vous. Quels livres ou auteurs (films ou réalisateurs) avez-vous plaisir à lire (voir) parmi ceux qui constituent votre thème dominant ? Pour quelles raisons ? Que vous apportent-ils ? Comment exploitez-vous, ou pas, cet intérêt dans votre vie ? Répondez à ces questions, cela vous permettra d’esquisser la cartographie de vos désirs, de vos envies personnelles, et de mieux cerner vos motivations.
Pour amorcer votre réflexion, Michel Lejoyeux a dressé une petite sémiologie de la bibliothèque. « Chaque catégorie renvoie à l’une des facettes possibles de notre moi », précise-t-il. 
Livres scientifiques et/ou historiques : rapport utilitariste au temps, difficulté à être dans le plaisir gratuit ? 
Livres de médecine et de bien-être : tendance à l’hypocondrie et à l’anxiété ? 
Livres classiques : nostalgie du passé, peur de sortir des sentiers battus et d’affirmer des désirs personnels ? 
Livres terrifiants : besoin d’être rassuré ? 
Livres de voyages : besoin d’échapper à la routine ? 
Livres non lus et qu’on ne lira pas : peur de jeter ou inhibition face à l’écrit ? 
Livres d’amour : tendance à idéaliser la relation amoureuse ou à compenser des frustrations ? 
Livres de suspense : besoin de vivre des sensations fortes et quête de justice ? 
Livres de philosophie : besoin de trouver un sens à la vie ? Mentalisation excessive ? 
Livres de spiritualité : angoisse d’abandon ? Peur de la mort ? Quête de transcendance ?
Livres de psychologie : comprendre son histoire ou bien essayer d’éviter une thérapie ?
Livres érotiques : besoin de dépassement de certains tabous ?
Vous pouvez bien sûr adapter cette petite sémiologie à votre vidéothèque. 
Exercice 3 : Je m'offre un cadeau
Le but 
Apprendre à réaliser un désir personnel sans se trouver égoïste. Se faire un cadeau ne va paradoxalement pas de soi. Il est souvent le fruit de justifications, voire d’excuses, il est annoncé sur le ton de la rigolade ou de la provocation, mais beaucoup plus rarement assumé dans le plaisir et la sérénité. Pour Michel Lejoyeux, le cadeau que l’on se fait « a toujours une valeur de défi pour soi et pour les autres. Il muscle l’estime de soi s’il est bien choisi et, surtout, il permet de se dire et de dire enfin ce dont on a vraiment envie ».
La mise en route
Prenez le temps de réfléchir au ca- deau que vous allez vous faire.
Préconisations pour votre achat
Il sera dans la mesure de vos moyens, ne vous traitez pas au rabais.
Ne pensez pas utile ou raisonnable.
Ne faites intervenir personne dans votre choix.
Une fois votre cadeau fait, tentez de déchiffrer le sens spécifique qu’il a pour vous. C’est-à-dire ce qu’il représente à vos yeux en termes de symbole, d’idéal, de désir, de besoin. 

Exercice 4 : Je pratique le "par exemple"





Le but
Passer d’une envie générale, floue, à un désir que l’on peut satisfaire. Et par conséquent, se remettre dans une dynamique de réalisation personnelle.
 « Face à un homme ou à une femme qui se plaint de ne pouvoir exprimer ses désirs, j’applique la formule magique de Sandor Ferenczi, le disciple le pus brillant et le plus contesté de Freud. Il affirmait que le travail sur les pulsions tenait en deux mots : “par exemple” », expose Michel Lejoyeux. Avec eux, impossible de rester confiné dans le flou des généralités et dans le brouillard du désir.
La mise en route
Procédez à un dialogue avec vous- même :
 « Je voudrais que ma vie soit plus intéressante.
— Dans quel domaine, par exemple ? 
— Le travail
 — Qu’est-ce que je verrais comme travail plus intéressant, par exemple?
 — Un travail où je serais plus créatif, plus autonome...
— Comme quoi, par exemple ? », etc.
Lorsqu’un désir s’entête à frapper à notre porte et que nous ne savons pas par quel bout le prendre, la technique du « par exemple » nous aide à débroussailler le terrain en nous obligeant à être plus spécifiques. 

Exercice 5 : Je renonce aux vies "impossibles"





Le but
Les envies impossibles consomment littéralement notre énergie et notre temps, sans compter qu’elles servent d’écran à des envies réalisables qui donneraient plus de sens et de plaisir à notre vie. « En psychologie, renoncer à cet idéal inatteignable revient à sortir d’une pensée en forme de tout ou rien, affirme Michel Lejoyeux. Les envies impossibles sont le meilleur moyen de ne rien réussir et de laisser sa vie stagner. » Selon le psychiatre, la façon la plus efficace d’y renoncer est de les transformer en « bonnes envies ».
La mise en route
Une bonne envie possède trois caractéristiques, que nous illustrons ici avec l’exemple : « Je veux faire du bénévolat ».
Elle porte sur une action précise (je veux donner mon temps aux Restos du cœur).
Elle est adaptée à notre réalité actuelle (je dispose de tant d’heures par semaine pour cela).
Elle est réalisable (je possède les compétences matérielles et personnelles).
 Enfin, pour y voir plus clair dans la jungle de nos envies, Michel Lejoyeux nous propose de leur donner des couleurs.
Envies vertes : elles sont importantes mais banales. Elles peuvent être reportées ou annulées et on peut y renoncer sans difficulté (consommation d’un aliment, achat d’un objet de consommation courante).
Envies orange : elles sont plus chargées en émotion, plus personnelles, elles portent en général sur l’utilisation et la gestion de notre temps personnel (loisirs, vacances, temps pour soi, etc.), ce que nous voulons faire. On n’y renonce que de manière exceptionnelle parce que l’on ne peut pas faire autrement.
Envies rouges : elles sont essentielles à notre bien-être physique et psychique, elles ne peuvent pas faire l’objet de négociation ni de renoncement (envie d’être respecté, d’être en sécurité physique...). 




mars 2014
http://www.psychologies.com/Moi/Se-connaitre/Personnalite/Articles-et-Dossiers/Se-chercher-et-devenir-soi/Quelles-sont-vos-envies/4Exercice-3-Je-m-offre-un-cadeau
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Re: La Boite à So Sure (dans le mille, doux, on s’emboîte mode Tétris)

Message par I am so sure le Jeu 11 Mai 2017 - 17:27

Spoiler:

[size=30]Qui est "je" ?
La question de la connaissance de soi a progressé tout au long de l’évolution de la pensée occidentale. La philosophe et psychanalyste [size=12]Elsa Godart nous en rappelle les principales étapes.[/size]
Elsa Godart[/size]


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1. Socrate (470-399 av. J.-C.) 
La maxime si chère à Socrate était inscrite sur le fronton du temple à Delphes : « Connais-toi toi-même et tu connaîtras l’univers et les dieux ». Cependant, cet adage ne fait pas référence à la connaissance de soi comme mouvement individuel et introspectif, mais plutôt à la connaissance de ce qu’est l’homme en général, le citoyen qui doit apprendre à faire la différence entre ce qu’il sait et ce qu’il ignore.
2. Marc Aurèle (121-180) 
Dans les Pensées pour moi-même, l’empereur et stoïcien Marc Aurèle rappelle l’importance de la thérapie du jugement : être capable de distinguer ce qui dépend de moi de ce qui n’en dépend pas. Pour établir une telle distinction, il est fondamental de savoir qui l’on est et ce que l’on veut. Il démontre que la connaissance de soi commence par le fait d’apprendre à se gouverner soi-même et à maîtriser ses passions.
3. Saint Augustin (354-430) 
Dans Les Confessions, l’une des premières œuvres de l’histoire occidentale écrite au « je », saint Augustin livre ses péchés sans concession ni masque. Un véritable dialogue intérieur avec soi-même – mais aussi tourné entièrement vers Dieu, dont cette confession loue la gloire. Un nouveau genre est inauguré : l’introspection... Sauf que son « je » n’existe que par rapport à Dieu. Pour assister à l’émergence du singulier et de la subjectivité, il faudra attendre la Renaissance et l’humanisme.
4. Michel de Montaigne (1533-1592) 
« Qui suis-je ? » est la grande question des Essais de Montaigne ; dès son « avis aux lecteurs », le philosophe avoue : « Je suis moi-même la matière de mon livre. » À travers l’exploration de son propre « moi »(« C’est moi que je peins »), Montaigne cherche à comprendre comment fonctionne « l’humaine condition ». Pascal critiquera sa démarche en lui rétorquant que « le moi est haïssable »... Il n’empêche : cela confirme que le moi existe bel et bien ! C’est l’avènement de la subjectivité et de la singularité.
5. René Descartes (1596-1650) 
Souvent représenté comme « le père du rationalisme », Descartes n’en est pas moins le philosophe de la subjectivité. Aspirant à faire le point sur la connaissance du monde, le philosophe part du présupposé que rien n’existe. Sauf que, pour pouvoir dire « Je doute de tout », encore faut-il qu’il y ait un « je » ! C’est le cogito : je doute donc « Je pense donc je suis ». Et ce « je », c’est le sien propre, celui de René Descartes. La connaissance subjective de soi devient la première certitude et la base de toute connaissance.
6. Jean-Jacques Rousseau (1712-1778) 
Son autobiographie, intitulée Les Confessions, comme un clin d’œil à saint Augustin, couvre les cinquante-trois premières années de la vie du philosophe des Lumières. Loin de tout critère religieux, Rousseau est avant tout en recherche de sincérité, soucieux de se découvrir et de se donner à voir dans toute sa singularité (« J’ose croire n’être fait comme aucun de ceux qui existent »). Considéré comme la première véritable autobiographie, ce récit fait du « je » une question incontournable de la modernité, et de la subjectivité un enjeu fondamental. La voie est ouverte pour la psychanalyse... 



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Re: La Boite à So Sure (dans le mille, doux, on s’emboîte mode Tétris)

Message par I am so sure le Jeu 11 Mai 2017 - 17:28

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[size=30]Ils se sont perdus et retrouvés
Erik, Agnès et Florence ont tous opéré un virage salutaire dans leur vie. ils nous le racontent. 
Valérie Péronnet[/size]


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  • J’étais devenu un très mauvais chef d’entreprise

  • À 40 ans, j’ai réalisé mon rêve d’être pâtissière

  • Être religieuse me protégeait de l’extérieur









J’étais devenu un très mauvais chef d’entreprise



Erik, 54 ans, artiste
« Il y avait un camp de Manouches derrière l’écluse que tenaient mes parents. J’y passais des journées : j’adorais leur façon de vivre, leur liberté, la musique, les feux...
Et je les regardais tresser des paniers avec fascination. Quand j’ai découvert, ado, que l’on pouvait faire des études de vannier, rien n’a pu me faire changer d’avis ! J’ai appris le métier, puis j’ai gagné ma vie en tressant des paniers. Après le boulot, je me suis mis à fabriquer des “antipaniers”, aux formes déstructurées. Mes inventions plaisaient, ça m’a encouragé : j’ai cassé les formes, les angles, les codes ; j’ai coloré mes osiers... En 1991, une marque de luxe a repéré mes créations et m’a passé une commande faramineuse pour les vitrines de ses cent cinquante magasins ; le truc qui soi-disant “ne se refuse pas”. J’ai agrandi mon atelier, embauché du personnel, et produit, produit, produit. Au bout de deux ans, je n’étais plus un bon artisan d’art, mais un très mauvais chef d’entreprise. J’ai fait faillite, ça m’a englouti. Je ne savais plus du tout qui j’étais. J’ai commencé une thérapie et, un jour, j’ai osé aller m’inscrire à la Maison des artistes. J’ai décidé de ne plus faire de paniers, et de me concentrer sur ce que j’avais envie et besoin de créer. C’est venu petit à petit, et puis on m’a fait des propositions d’expositions, de scénographies... Depuis deux ou trois ans, c’est enfin clair : je vis, je m’exprime en créant mon propre alphabet, à partir de l’osier. Ce que je fais est ce que je suis. Ça doit être ça, un artiste. En tout cas, ça me rend heureux. »
Son site Internet : www.erikbarray.com.  

À 40 ans, j’ai réalisé mon rêve d’être pâtissière



Agnès, 45 ans, pâtissière
« Petite, j’adorais les gâteaux. Pas seulement les manger, mais aussi les fabriquer ! Je me disais que, plus grande, j’en ferais mon métier. Mais quand j’ai annoncé mon intention à mes parents, ils ont dit : “Tu peux faire bien mieux.” J’ai obéi, et j’ai étudié la philosophie, avec plaisir et curiosité. Et je continuais à préparer des desserts pour mes amis ! Je suis devenue éducatrice, je me suis mariée, nous avons eu cinq enfants. J’ai arrêté de travailler, et j’ai passé dix ans à m’occuper des uns et des autres, absorbée par les hauts et les bas de la vie d’une mère de famille. Mais quand la petite dernière a fait ses premiers pas, je me suis dit qu’il était temps de me demander ce à quoi j’aspirais réellement, au fond de moi, pour moi. Et très vite, mon envie de faire des gâteaux s’est imposée. Tout le monde m’en a dissuadé, en m’expliquant que c’était une énorme bêtise de vouloir transformer son loisir en métier, que j’allais m’en lasser, que ça n’était pas mon milieu... Cette fois, je ne les ai pas écoutés. J’ai suivi une formation en pâtisserie avec un plaisir et un bonheur absolus et, l’année de mes 40 ans, j’ai eu mon CAP ! Depuis, je fais des gâteaux, toute la journée, dans une des meilleures maisons de Lyon. J’adore ça, je me suis fait de nouveaux amis formidables, je suis heureuse et fière de mon parcours. Je ne renie pas la première partie de ma vie, qui m’a permis de me construire et m’a sûrement aidée à faire le bon choix, mais je ne me suis jamais sentie aussi libre. Je suis enfin, exactement, moi-même, et pour rien au monde je ne laisserais cette place-là. » 

Être religieuse me protégeait de l’extérieur



Florence, 50 ans, auditrice en entreprises
« À 12 ans, je savais que je serais religieuse. Mes parents m’ont quand même obligée à faire des études ; j’ai dû attendre d’avoir 22 ans pour intégrer “mon” monastère. Je m’y sentais bien : cette vie correspondait à ma soif d’absolu et de don de moi, en me tenant bien à l’abri des hommes, de la famille, du travail... Au bout de trois ou quatre ans, j’ai commencé à me demander si j’étais honnête avec moi-même, ou si j’étais là seulement parce que je n’avais pas le courage d’affronter “l’extérieur”. J’ai fini par sortir, pour voir. J’ai trouvé un boulot de prof, et je me suis engagée au sein du Mouvement ATD Quart Monde. Au bout d’un an, je suis retournée au monastère. Mais la communauté et moi n’avions pas avancé sur le même chemin : j’avais découvert la vie, les sœurs s’étaient refermées sur un temps révolu. Je suis revenue à la vie civile, j’ai trouvé un travail et j’ai découvert que ce qui constitue le cœur de la révélation chrétienne ne signifiait plus rien pour moi. Je suis alors tombée dans un gouffre vertigineux. Il m’a fallu plusieurs années pour rebondir, grâce à la psychanalyse. Et puis j’ai rencontré Igor et j’ai découvert les plaisirs de l’amour, de la famille ! Nous nous sommes mariés et avons trois garçons. J’ai toujours la même aspiration à aller de la mort à la vie par la rencontre de l’autre, mais je la puise désormais dans les témoignages forts de la résistante Geneviève de Gaulle-Anthonioz ou de Nelson Mandela, en passant par les témoins du quotidien, mon mari et nos enfants, qui s’ouvrent à la rencontre. »



mars 2014
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Re: La Boite à So Sure (dans le mille, doux, on s’emboîte mode Tétris)

Message par I am so sure le Jeu 11 Mai 2017 - 17:29

Spoiler:

[size=30]Accueillir la crise du milieu de vie
Se remettre en question constitue une étape incontournable du chemin vers soi. Une phase toujours douloureuse, mais souvent féconde. 
Laurence Lemoine[/size]


© Jupiter



Sommaire









  • S'observer comme un autre

  • Savoir ce qu'on ne veut plus

  • Les 5 questions à se poser









Elle surgit sans qu’on l’invite, quelque part entre 45 et 55 ans, lorsque nous prenons conscience de n’avoir « qu’une seule vie à vivre et que la fin de cette unique vie approche inéluctablement », explique la psychanalyste Danielle Quinodoz. « Ça m’est tombé dessus, témoigne Nadia, 44 ans. Les enfants grandissaient et je récupérais du temps pour moi. Notre couple battait un peu de l’aile, mais nous étions en train de remonter la pente. C’est alors que j’ai fait une rencontre. À partir de ce moment-là, les fondations sur lesquelles j’avais construit mon existence m’ont semblé obsolètes, inadaptées à mes envies profondes. J’ai été prise d’un sentiment d’urgence : il fallait que je vive “ma” vie avant qu’il ne soit trop tard.»
Inaugurée par la constatation des premiers signes du vieillissement, « la crise éclate le plus souvent à la faveur d’un facteur déclenchant qui signe un tournant : l’entrée des enfants dans l’adolescence, une période de chômage, un deuil... Ce choc fait subitement dérailler tout un régime d’habitudes et conduit à faire un bilan », observe Anne Dufourmantelle, philosophe et psychanalyste. Suis-je devenu celui ou celle que je rêvais d’être ? Qu’est-ce qui me manque ? Quelle direction emprunter à l’avenir ? « Ce qui domine, décrit Richard, 47 ans, c’est le sentiment de s’être laissé conduire par le cours des choses sans avoir véritablement fait de choix et de s’être égaré. Je me sentais dans l’impasse. » 
Dès lors, intervient le risque du passage à l’acte, à la recherche d’une réponse hâtive qui nous épargnerait le déséquilibre. « La crise a souvent une articulation avec l’érotique, constate en effet Anne Dufourmantelle. Un désir jaillit, qui embrase un corps inconnu de nous. C’est, par exemple, la femme qui découvre dans les bras d’un amant ce qu’elle est devenue et s’autorise la découverte de nouvelles facettes d’elle-même. » 

S'observer comme un autre




Crise du milieu de vie : comment la vivre ? Le psychanalyste Moussa Nabati répond en direct à toutes vos questions le jeudi 13 mars entre 11 heures et 13 heures sur Psychologies.com.

La peur de lâcher la proie pour l’ombre peut nous conduire au déni : c’est sans doute une phase, ça va passer. « Mais comme l’adolescent qui se met en difficulté quand il s’oppose au puissant mouvement de son âge, l’adulte en milieu de vie s’expose à de sérieux ennuis s’il refuse d’accueillir cette étape, prévient le psychiatre et psychothérapeute Christophe Fauré. Pourtant, rassure-t-il, ce n’est pas la transition en tant que telle qui pose problème. C’est plutôt le refus de l’accepter et de l’accompagner. »
Bien qu’elle éclate à la maturité, c’est dans l’enfance que cette crise prend racine. D’après Carl Gustav Jung, en grandissant, nous apprenons à obtenir une sécurité affective en réglant nos comportements en fonction de ce qui est attendu de nous. Cette tendance nous conduit à adopter un personnage, qui ne reflète pas la totalité de notre être. Avec l’âge, il commence à nous étouffer. Notre « ombre » – ce qui sommeille en nous et que nous n’avons pas encore choisi d’exprimer – se rappelle à nous. La transition de milieu de vie correspond ainsi à un moment aigu du « processus d’individuation » : il s’agit de nous accomplir dans l’essence de notre être. Pour certains, cette transformation peut advenir dans une certaine fluidité. Pour d’autres, elle est plus compliquée. Pourquoi ? Danielle Quinodoz note que, parmi ses patients, les plus éprouvés ont une conception morcelée de leur vie, comme si elle était constituée d’épisodes juxtaposés, sans lien les uns avec les autres. « Ils semblent les avoir mis dans des boîtes distinctes parfois hermétiquement fermées. Ils peuvent même en avoir oublié l’une ou l’autre », écrit-elle. Ces « boîtes oubliées », qui correspondent à des moments douloureux de leur passé, constituent une enclave, qui empêche une partie d’eux d’évoluer avec le reste de leur personne. « Un bout de moi est resté figé à mes 5 ans, lorsque mes parents se sont séparés et que je me suis donné pour mission de consoler ma mère, confie Pauline, 42 ans. Aujourd’hui, je souffre de toujours m’effacer, de ne pas m’autoriser mes envies. » La crise de milieu de vie laisse donc s’exprimer « notre enfant intérieur qui revient sans cesse demander des comptes », affirme le psychanalyste Moussa Nabati. Qu’as-tu fait de moi ? Quelles parts de moi as- tu négligées ? Quand vas-tu les laisser exister ? « Il s’agit ici d’accepter avec bienveillance que nous n’avons pas pu faire autrement pour avancer », préconise Anne Dufourmantelle. Et de prendre un nouveau départ.
Selon Danielle Quinodoz, nous parvenons à dénouer la crise lorsque nous découvrons que, pour accéder à notre plénitude, il nous suffit d’être « simplement » nous-mêmes, avec nos qualités, nos défauts, notre histoire, nos envies, ce qui est à la fois très simple et extraordinairement difficile. Richard confie que son plus grand allié a été le temps : « Vivre au jour le jour, aborder un problème après l’autre sans chercher à tout maîtriser. » Seul le lâcher-prise permet en effet que s’opère le remaniement profond qui a commencé et qu’arrive à la surface ce qui cherche à exister. « Pendant ce temps-là, suggère Anne Dufourmantelle, nous pouvons nous observer comme si nous étions un autre, nous mettre à l’écoute de ce qui émerge et que nous n’avons pas encore reconnu. » Nos rêves, dans cette période, nous délivrent des messages. Notre corps aussi : « Dans ce qui ne convient plus, il est en tension, il se recroqueville. Lorsqu’il se redresse, se détend, nous sentons que la situation, au contraire, nous revitalise », écrit le psychothérapeute Thierry Janssen.  Desdirections, alors,se dessinent, que nous ne nous autorisons pas encore à emprunter. Ne risquons-nous pas de blesser notre entourage ? De commettre l’irréparable ? Ces réflexions sont importantes, légitimes. 

Savoir ce qu'on ne veut plus



Cependant, ces questions trouvent aussi leurs réponses dans une expérimentation prudente : aller voir de plus près ce qui nous attire. « Ce n’est qu’ainsi, assure Moussa Nabati, que nous pouvons départager ce qui relève du leurre de ce qui est juste pour nous. » Ressentir la cohérence à laquelle nous aspirions nous donne la force d’avancer. Cette progression ne s’effectue pas en ligne droite. Certains jours, nous reculons pour mieux avancer le lendemain. La peur réapparaît, qui oblige à explorer, pourquoi pas avec l’aide d’un psy, « ces loyautés inconscientes qui nous laissent croire que devenir nous-mêmes équivaut à trahir notre histoire, nos proches », indique Anne Dufourmantelle. Parler avec des amis permet de voir ce que nous redoutons sous un autre jour, de mieux envisager comment concrétiser nos choix et reprendre confiance. « Vient un moment où, à force de chercher, on arrive à un point d’évidence, remarque Nadia. On sait ce dont on ne veut plus, on entrevoit une autre manière de vivre dans laquelle on se sent davantage soi-même, plus heureux, plus vibrant. Et on se sent prêt à l’assumer sans fracas. » Non sans peine mais pour le meilleur, la crise nous aura ainsi permis de passer, comme le dit joliment Danielle Quinodoz, par une « porte étroite », tout juste à notre forme et qui ne peut laisser passer que nous. « Une porte étroite vers l’immensité. » 
[size=30]Accueillir la crise du milieu de vie[/size]









 
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© Jupiter



Sommaire









  • S'observer comme un autre

  • Savoir ce qu'on ne veut plus

  • Les 5 questions à se poser








Les 5 questions à se poser

Il est utile d’enquêter sur soi-même. Pour le psychiatre [size=15]Christophe Fauré, le fait de nous poser des questions « nous rend plus attentifs à des réponses qui émergent là où nous ne les attendions pas ».[/size]
Quand vous regardez la vie de vos parents, reconnaissez-vous en vous les mêmes blocages ? Essayez-vous toujours de gagner leur approbation ?
Que voulez-vous transmettre à vos enfants ? Quelles valeurs, quels principes ?
Ressentez-vous une résistance à changer certains aspects de votre vie ? Attendez-vous qu’un autre prenne les décisions que vous ne voulez pas prendre ?
Quels étaient vos rêves d’enfant, d’ado ? Qu’en avez-vous fait ? Lesquels seraient susceptibles d’être réactivés et comment ? Quels sont les rêves et désirs nouveaux qui émergent en vous ?
Quand vous sentez-vous le plus heureux, le plus authentique ? Qu’est-ce que cela vous révèle de vous-même ? 



mars 201
http://www.psychologies.com/Moi/Se-connaitre/Personnalite/Articles-et-Dossiers/Se-chercher-et-devenir-soi/Accueillir-la-crise-du-milieu-de-vie/4Les-5-questions-a-se-poser
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Re: La Boite à So Sure (dans le mille, doux, on s’emboîte mode Tétris)

Message par I am so sure le Jeu 11 Mai 2017 - 17:30

Spoiler:

[size=30]Est-il possible de s'accomplir seul ?[/size]
« C’est une illusion », répond le psychiatre Alain Vanier. Les croyances et les idéaux sont inévitables pour donner un sens à sa vie. 
Hélène Fresnel

© Jupiter







Alain Vanier est psychiatre, pédopsychiatre et psychanalyste. Ill est également professeur à l’université Paris-Diderot (Paris-VII). Il est l’auteur de nombreux articles dans les revues spécialisées et de plusieurs ouvrages, parmi lesquels Une introduction à la psychanalyse (Armand Colin, 2010) ou Lacan (Les Belles Lettres, 1998). 

Psychologies : En quoi « se trouver » est-il une aspiration très actuelle ?

Alain Vanier : Ce n’est, à mon sens, rien d’autre qu’un symptôme du mal-être contemporain. Freud avait autrefois expliqué, dans Malaise dans la civilisation, que les individus allaient mal à cause des renoncements qu’exigeait d’eux la civilisation. Eh bien, si aujourd’hui nous éprouvons la nécessité de nous trouver, c’est parce que nous sommes livrés à nous-mêmes et perdus. Il y a deux siècles, personne ne se serait posé cette question. On ne se cherchait pas soi, on n’en avait pas besoin : la place de chacun lui était assignée depuis toujours, pour toujours. Les origines, sociale, familiale, fixaient un certain nombre de devoirs, de contraintes, de possibilités plus ou moins étendues, déterminées par l’ascendance. Dans l’aristocratie, il fallait un héritier mâle pour transmettre la terre et le nom. Il en fallait un deuxième qui entre en religion, etc. Au siècle dernier, vous n’aviez pas non plus à « vous trouver » : ce qui déterminait votre existence, c’était votre entrée dans une entreprise. Vous l’intégriez à l’âge de 18 ans et vous y passiez votre vie, gravissant petit à petit ou non les échelons, avant de partir tranquillement à la retraite. La tradition apportait des consolations, mais maintenait l’individu dans une position infantile – Freud parlait même de « servage ». Le sujet moderne est-il préparé à se passer de cet appui ? Aujourd’hui, les êtres ne disposent plus des coordonnées d’une position fixe et fixée dans la société.

À quoi sait-on que l’on est perdu ?

Alain Vanier :On le sait quand on a perdu quelque chose qui faisait pour nous office de point d’ancrage : un conjoint, un travail – car nous évoluons dans une société où l’emploi nous donne des coordonnées identitaires. Ou bien un objectif : nous avons couru pendant des années après quelque chose qui peut prendre des formes diverses – une femme ou un homme, une position sociale, un objet, etc. – et puis, quand nous l’obtenons, nous éprouvons une sensation de vide. Une de mes patientes m’avait dit, après avoir eu ce qu’elle pensait vouloir : « J’ai l’impression maintenant d’être dans une rue qui descend tout droit vers la mort. » Il y a, de plus, aujourd’hui, un tel impératif de s’accomplir soi-même que nous nous trouvons toujours en défaut par rapport à la nécessité qu’impose l’époque de se « réaliser ». Il nous manquera toujours quelque chose si nous cultivons l’idée que nous pouvons atteindre notre propre vérité en ne passant que par nous-mêmes. C’est une illusion, tout comme ce désir fou d’autonomie qui nous est présenté comme la panacée. Jacques Lacan disait, dans les années 1970, qu’il y a dans la modernité « un délire d’autonomie ». C’est un leurre. 
Alors, pour nous trouver, il faut forcément passer par un intermédiaire ?
Alain Vanier : Ce qui est particulier dans le monde moderne, c’est que tout ce qui venait d’un ordre symbolique, Dieu, la religion, la tradition, un certain ordre du monde, a été malmené par les avancées technologiques et scientifiques. Je me souviens que l’URSS, pour lutter contre l’influence de l’Église, avait lancé un slogan dans les années 1960, après le premier vol spatial habité : « Gagarine est allé au ciel, mais n’y a vu aucun Dieu. » Or, nous avons besoin de transcendance, de modèles, d’idéal, d’un ensemble de valeurs, de figures tutélaires vivantes ou passées.
La psychanalyse permet, dans une certaine mesure, de s’en affranchir. Sinon, c’est un besoin fondamental, initial, originel, d’abord parce que nous sommes, physiquement et psychiquement, nés et sortis d’un autre. Ensuite, c’est encore un autre qui nous a permis de sortir de la fusion avec le corps de la mère : la figure du père nous a symboliquement permis de nous émanciper, tout en nous servant de référence. En grandissant, nous nous construisons avec et contre cette figure, plus ou moins répressive. C’est d’elle que vient le sens de notre existence, l’espoir, le remède à notre mal de vivre, parce que ce n’est pas si facile de vivre. D’où le succès des religions au sens large du terme. Cet « autre », petit ou grand, s’incarne sous des formes diverses, à différents moments de notre vie : des personnes que nous rencontrons, la petite bande, le club des supporteurs de football, un engagement spirituel, associatif, politique, religieux. 

On observe un certain retour aux religions traditionnelles et un engouement pour d’autres, plus « exotiques », dans nos sociétés occidentales. En avons-nous besoin pour exister ?

Alain Vanier : En 1974, Jacques Lacan avait annoncé un retour du religieux, prophétie surprenante à l’époque. Mais il avait raison. La disparition d’un ordre religieux avec un Dieu qui semblait aller de soi a laissé les individus désemparés. Les progrès des sciences et des techniques ont introduit le doute dans les croyances, balayé l’idée d’un au-delà radieux : si nous souffrons sur terre, nous trouverons au paradis ce à quoi nous avons dû renoncer ici-bas. Car ce que nous avons gagné d’intelligence du monde, nous l’avons perdu dans les mirages du marché. Le capitalisme nous a gavés d’un autre mensonge, en nous assurant que cette part de jouissance perdue, nous pouvions la retrouver ici. La philosophe Hanna Arendt a montré que la logique de la consommation obéit à un principe de destruction de l’objet. La mode, la nouveauté détruisent la valeur de l’objet avant toute usure : « En fait, c’était pas ça ! » Et nous sommes ainsi relancés d’objet en objet. Ne s’aperçoit-on pas que ce n’est pas en changeant de Smartphone, de tablette, que l’on sera satisfait ? Par ailleurs, la subversion des traditions fait qu’il n’y a plus d’éthique partagée du désir, de morale  :« ce qui se   fait », « ce qui ne se fait pas » n’a plus aucune consistance pour les sujets. Un homme partagé entre sa femme, sa famille et sa maîtresse ne sait plus aujourd’hui s’il doit choisir l’une ou l’autre. Nous avons moins de repères par rapport à des croyances, des principes. Aujourd’hui, tout semble permis, possible et vain. Les individus cherchent donc et peuvent trouver des solutions singulières dans les religions qui leur permettent de s’arracher à ce matérialisme morbide, à cette impression d’égarement. Pour lutter contre la disparition des croyances, les réactions fondamentalistes se multiplient avec la volonté passionnée de faire taire chez l’autre le doute qui nous assaille. Ce choix est en fait la réponse pervertie à notre besoin fondamental de croyance.

S’agit-il du besoin d’idéal ?

Alain Vanier : Les idéaux nous sont inévitables. Ils nous organisent en tant que communauté. En même temps, il me semble que l’individu moderne vit une tyrannie par l’idéal, idéal de conformité. Être dans la norme, voilà l’idéal moderne ! Nous sommes assommés de chiffres nous donnant la moyenne mensuelle de rapports sexuels des couples, le taux de divorces dans les grandes villes, etc., auxquels nous nous comparons sans cesse : « Je devrais être comme ci et comme ça, peser tel poids, me comporter comme cela... » La télévision transmet énormément de modèles bassement pragmatiques. Un domaine aussi intime que la sexualité est devenu transparent, exposé publiquement : des normes de comportement, des normes psychiques nous parlent de la nécessité d’avoir un orgasme vaginal, de posséder tel ou tel objet. Les partenaires amoureux pouvant devenir eux aussi des objets de consommation. Je ne crois pas que nous puissions nous trouver, mais je crois que nous pouvons trouver des solutions pour réussir à nous inscrire nous-mêmes dans notre vie. Chacun peut se bricoler sa ou ses voies : fonder une famille, cultiver un jardin, pratiquer une religion, écrire un journal intime, s’engager politiquement... Et ce n’est absolument pas prédictible. C’est la part de créativité de chacun, qui, muni de sa propre histoire, de ses propres blessures peut inventer avec ses propres ressources.
http://www.psychologies.com/Moi/Se-connaitre/Personnalite/Articles-et-Dossiers/Se-chercher-et-devenir-soi/Est-il-possible-de-s-accomplir-seul/Alors-pour-nous-trouver-il-faut-forcement-passer-par-un-intermediaire
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Re: La Boite à So Sure (dans le mille, doux, on s’emboîte mode Tétris)

Message par I am so sure le Jeu 11 Mai 2017 - 17:32

Spoiler:

Projection et empathie
Eléments pour aborder la différence des autres
Cet article décrit une proposition d'introduction d'une nouvelle « dimension » psychologique au sens où Jung envisageait ses types et fonctions psychologiques. L'introduction de cette nouvelle fonction est très utile pour aborder les questions d'évolution dynamique des types et fonctions psychologiques au cours du temps et pour structurer la capacité à reconnaître les différences des autres par rapport à soi, et de soi par rapport aux autres.

Sommaire







 [masquer]

  • 1 Petite introduction aux types psychologiques
  • 2 L'énergie psychique
  • 3 La représentation du monde
  • 4 L'approche des problèmes
  • 5 L'évolution des types et fonctions psychologiques
  • 6 Expérience et évolution des dimensions psychologiques
  • 7 Projection et énergie
  • 8 Généralités sur la projection
  • 9 Projection et expérience
  • 10 L'empathie comme contrepoids
  • 11 La recherche de l'équilibre
  • 12 La pensée projective française : un nationalisme comme un autre
  • 13 Vers un type de pensée alternative
  • 14 Conclusion
  • 15 Notes

[modifier]Petite introduction aux types psychologiques




Dans la classification de ce qu'il est convenu d'appeler les « types psychologiques » de Jung[1], nous trouvons trois dimensions psychologiques étudiées :

  • l'énergie psychique,
  • la représentation du monde,
  • la manière d'approcher un problème.

Dans chacune de ces dimensions, Jung introduit un « couple » de types ou de fonctions qui, placés sur le même axe, indiquent la tendance naturelle d'une personne à « voir les choses » d'une certaine manière. Cette tendance peut être représentée graphiquement comme un curseur qui se déplacerait entre deux bornes. Plus le curseur se rapprochera d'une extrémité, plus on pourra parler de « polarisation » vers un type ou une fonction psychologique particulière.

[modifier]L'énergie psychique




L'énergie psychique donne lieu à deux « types psychologiques » : l' extraversion (notée « E ») et l' introversion (notée « I »). L'extraverti aura une tendance à prendre son énergie « du monde » (sous-entendu « extérieur »), et l'introverti aura une tendance à prendre son énergie « de lui-même » (sous-entendu « de l'intérieur »). Bien entendu, ces types psychologiques ne sont que des tendances, mais ils pilotent largement notre psyché. Jung les voit comme des données quasi-physiologiques qu'il est difficile de modifier (même si ce n'est pas impossible, comme nous allons le voir).
Ainsi, l'introversion et l'extraversion expliquent un certain nombre de comportements différents chez les gens. Si un introverti est pris à parti subitement sur un sujet qu'il n'a pas préparé, il en résultera un malaise profond voire des balbutiements. L'introverti pense avant de parler, l'extraverti parle avant de penser.
Quand la tendance naturelle d'une personne la pousse à développer une extraversion ou une introversion très marquée (polarisation), cette même personne devra faire face aux inconvénients de sa propre nature. L'extraversion, poussée dans ses extrêmes peut donner lieu à des éparpillements chroniques et à une certaine agressivité extérieure, tandis que l'introversion extrême peut mener à des états d'angoisse des agressions extérieures et de repli sur soi-même.

[modifier]La représentation du monde




La façon de représenter le monde donne lieu à deux « fonctions psychologiques » : « sensitif » (notée « S »), et « intuitif » (notée « N »). Le sensitif aura une tendance à approcher le monde sur la base de sensations immédiates, sur le hic et nunc, tandis que l'intuitif aura une tendance à envisager les conséquences dans le futur des situations présentes. Le premier aura souvent une analyse pertinente des détails (on trouve ainsi beaucoup de sensitifs dans les métiers financiers et comptables) tandis que le second aura une capacité à anticiper les problèmes et leurs solutions (on trouve ainsi beaucoup d'intuitifs dans les métiers faisant appel à la création).
A nouveau, quand la polarité vers une des tendances est trop exprimée, la personne peut souffrir de ses propres « avantages ». Ainsi une personne trop sensitive risque de ne pas pouvoir agir dans une perspective future, voire de développer une peur du futur et donc de se centrer sur l'obsession des détails présents, tandis qu'une personne trop polarisée vers l'intuitif risque de négliger le présent et ses détails au profit de successions de futurs hypothétiques.

[modifier]L'approche des problèmes




La manière d'approcher un problème se clive selon Jung suivant deux autres fonctions psychologiques qui sont l' intellect (noté « T »[2]) et l' affect (noté « F »[3]). Ainsi, un intellectuel aura une tendance à approcher les problèmes humains au travers de critères très objectifs, mesurables et sans affect alors que l'affectif aura une tendance à aborder les questions humaines en se basant sur les sentiments et le ressenti des gens.
Là encore, on peut aisément envisager les dérives naturelles d'une trop forte polarisation. En un mot, un intellectuel « trop » intellectuel sera froid et vu comme inhumain, voire robotisé, tandis qu'une personne trop portée sur l'affectif sera souvent incapable de réfléchir pour prendre du recul dès lors que des sentiments forts, comme la souffrance par exemple, seront ressentis.

[modifier]L'évolution des types et fonctions psychologiques




Il est clair que comme tous les modèles psychologiques, celui de Jung n'est pas à prendre au premier degré. Le but de ce modèle n'est pas d'établir une « carte d'identité psychologique » mais de chercher à la fois à mieux se connaître, et par voie de conséquence à mieux connaître les autres.
En effet, dès lors que nous croisons des personnes dont les tendances psychologiques sont différentes des nôtres, nous avons un moyen de comprendre leur vision du monde et donc de ne pas les critiquer dans la mesure où ils ne nous ressemblent pas.
Notons de surcroît que les types et fonctions psychologiques évoluent avec l'âge et avec le milieu dans lequel on se trouve. Ainsi, une personne extravertie sensitive intellectuelle (EST) dans un cadre professionnel pourrait se voir comme affective (ESF) dans un cadre familial. Avec l'âge, certaines polarisations diminuent et la personne tend plus vers un équilibre entre les deux pôles de la dimension psychologique.
Si la dimension psychologique dépend du temps, elle dépend aussi de sa propre perception de soi et de perception des autres. En effet, lorsque des personnes voient leurs dimensions psychologiques modifiées avec l'âge, elles sont souvent activement responsables de telles modifications. En effet, lorsque l'on a subi durant des années les travers de ses « avantages psychologiques », survient un âge où l'on réalise que l'énergie psychique serait mieux utilisée si un comportement plus « médian » était trouvé.
Cependant, afin de pouvoir progresser vers une certaine « dépolarisation » des dimensions psychologiques, il est nécessaire d'avoir une perception psychologique ad hoc des autres qui sont toujours des exemples pour la comparaison et la progression de soi, que ces exemples soient à suivre ou à ne pas suivre.

[modifier]Expérience et évolution des dimensions psychologiques




On pense souvent que l'expérience s'acquiert avec l'âge de manière automatique et garantie. Il n'en est rien et l'âge, s'il peut apporter la sagesse, peut aussi apporter l'aigreur. Cette dernière est le fruit d'expériences ratées et d'une impossibilité de tirer les leçons de ces expériences. Cette impossibilité est souvent inconsciente, ce qui rend le problème plus épineux pour l'analyste.
Bien souvent, ceux qui ne parviennent pas à tirer les leçons de leurs expériences sont bloqués dans l'accusation facile d'autrui dans leurs expériences malencontreuses. Il convient ici d'être très prudent, car « autrui » et « soi-même », chez la personne qui a du mal à valoriser ses expériences, recouvre à peu près la même entité. Ceci signifie que l'accusation facile d'autrui peut prendre la forme de l'accusation facile de soi-même.
Chez les personnes ne pouvant valoriser leurs expériences, on assiste donc à un problème de différenciation de la personne d'avec son milieu : les autres lui ressemblent inconsciemment, les autres portent ses propres travers, les autres la rendent malheureuse car ils ne font jamais ce qu'ils devraient faire. Il faut, bien entendu, lire : je ne sais pas qui je suis, je me fais peur, je ne veux/peux pas voir mes propres problèmes, je me rends malheureuse, je ne fais jamais ce que je devrais faire, etc.
Pour les personnes incapables de valoriser les expériences positives comme négatives, nous voyons donc se dégager un trait psychologique commun : la projection. Ces personnes projettent la partie inconsciente de leur moi sur le monde extérieur. Nous sommes dans ce cas, hors du schéma de Jung, car cette projection ne peut être réduite à une combinaison des dimensions psychologiques junguiennes[4].

[modifier]Projection et énergie




Le mécanisme de la projection, couplé au type psychologique, peut montrer que l'extraverti aura une tendance à accuser le monde de ses propres problèmes et que l'introverti aura une tendance à s'accuser soi-même des problèmes des autres.
En effet, l'extraverti projette la partie inconsciente de sa psyché sur le monde, sur sa source d'énergie principale, ce qui donne une relation au monde très paradoxale : l'extraverti aime le monde comme source de diversité, d'énergie, de nouveauté, mais il le déteste parce qu'il y voit les traits refoulés de sa propres psyché. Il voit dans le monde, les défauts qu'il ne peut voir en lui-même. Ainsi, il cultive une relation d'amour et de haine par rapport au monde ; il est à la fois incapable de se passer du monde, et incapable d'être tolérant avec les gens sur qui il projette ses propres travers.
L'introverti, quant à lui, s'accusera de tout, projetant ses traits négatifs sur sa représentation de lui-même. Il agit là en véritable autodestructeur de sa propre image, étant souvent incapable de faire le distinguo entre la faute des autres et la sienne, et la gravité des actes des autres et ses propres motivations. La projection sur la représentation intérieure concentre l'énergie négative sur une personnalité fantasmée qui possède, à la fois, les défauts de la personne projetant plus les défauts des personnes environnantes. L'introverti en mode projectif concentre souvent le sentiment qu'il est coupable de tout, même secrètement, des actes ratés des autres.

[modifier]Généralités sur la projection




Toute personne a une tendance plus ou moins importante à « projeter ». La projection est une lecture du monde au travers de soi, on voit le monde comme on peut l'imaginer. C'est une tendance normale de la psyché humaine qui, comme toute tendance, devient problématique si elle n'est pas contrebalancée par une tendance complémentaire.
Un mécanisme classique de la projection est le fait de « voir » des motivations aux actes des autres qui sont incompatibles avec la vraie nature des autres. Ainsi, si l'on soupçonne une bonne personne d'un acte mauvais, nous sommes en pleine projection. Bien sûr, il est dans ce cas très difficile de savoir si l'« autre » est une bonne personne ou pas, ou même si, étant donné que nous projetons, nous pouvons vraiment « savoir » qui elle est.
La projection est un phénomène très important car lorsque l'on connaît ses propres tendances à projeter, il est facile de les repérer chez les autres. Prenons un exemple.
Une personne A a un ami B qui lui parle d'un ami C. B interprète les actes de C en projetant. Il va donc donner des motivations supposées aux actes de C - sous-entendu, supposées « dans le contexte de la psyché de B ». Si B est quelqu'un de vénal (consciemment ou pas), C apparaîtra comme vénal et l'interprétation des actes de C faite par B sera orientée vers les préoccupations de B. Tout cela est très logique car B ne peut pas « inventer » des motivations qu'il ne comprend pas, qu'il n'a pas en lui-même. A devra donc se méfier et tempérer les interprétations de B afin de les relativiser dans le contexte de la personne B. Si A prend au pied de la lettre les interprétations de B, il pourra se tromper sur les motivations réelles des actes de C.

[modifier]Projection et expérience




Comme nous l'avons vu, la tendance projective ne permet pas aux personnes de progresser sur leurs dimensions psychologiques, de progresser vers la voie médiane qui pourrait se décrire comme la « tendance à ne plus avoir de tendances », comme la tendance à estimer une situation pour ce qu'elle est vraiment (nous comprenons bien toute l'ambiguïté de cette formule).
Ceci est très important dans la mesure où un grand nombre de personnes autorisées à enseigner ou autoproclamées spécialistes de sujets (les scientifiques, les philosophes, les politiques, les journalistes, les enseignants dont les historiens, etc.) reste souvent « bloqué » dans ce monde projectif, souvent sans que ces personnes ne s'en rendent compte. Bien entendu, si leur niveau d'utilisation de la projection est très « standard », leur position sociale faisant qu'ils sont écoutés implique que les représentations du monde qu'ils génèrent - et donc qui circulent - ont, la plupart du temps, les traits de leur propre inconscient refoulé. En un sens, si leur mécanique de pensée ne diffère pas d'autres personnes, leur influence et leur audience rendent cette pensée projective plus néfaste (nous reviendrons sur le sujet).
Ainsi, si un philosophe voit des motivations cachées derrière les agissements de certaines personnes, on peut se demander dans quelle mesure la projection de la psyché inconsciente du philosophe sur le monde n'est pas la seule donnée certaine. Freud et Jung avaient très bien vu ce problème et bien compris que, fondamentalement, le mécanisme projectif exhibé par la psychologie remettait en cause une grande quantité d'écrits, notamment philosophiques[5]. Jung disait avec un peu d'ironie que suivre les préceptes d'un philosophe bibliothécaire qui n'avait rien vécu mais tout appris de manière livresque était, conceptuellement, absurde, car le philosophe, en prétendant parler du monde, ne parlait au final, que de lui-même et de sa propre psyché.

[modifier]L'empathie comme contrepoids




Même si ce tableau peut apparaître comme un peu négatif, la fonction inverse de la projection existe : c'est l'empathie. Nous nous situons ici dans un autre cadre que celui de la psychanalyse au sens strict, où la projection apparaît plus souvent comme une conséquence que comme un « trait » psychologique.
Or, l'empathie est un trait psychologique qui contrebalance la projection. La définition de l'empathie est la suivante : la capacité de ressentir les émotions de quelqu'un d'autre. Nous envisageons, plus précisément, l'empathie comme la capacité de se mettre réellement à la place de quelqu'un dans ce que ce quelqu'un a de différent de nous.
On peut constater que la capacité projective porte en elle, comparativement à l'empathie, une certaine positivité dans ce qu'elle nous permet de voir chez les autres ce qui est comme chez nous-mêmes.
Comme tous les couples de fonctions psychologiques, le couple projection et empathie n'est pas positif ou négatif a priori, il est composé de fonctions qui sont complémentaires qui trouvent leur intérêt dans chaque situation. Des tests de personnalité pourraient être créés dans ce domaine pour déterminer si une personne est vraiment capable de se mettre à la place de quelqu'un d'autre (sous-entendu dans sa différence à l'autre) ou pas.
Une fois encore, si nous imaginons des personnes polarisées vers l'une ou l'autre des fonctions de cette nouvelle dimension psychologique, nous retrouvons des comportements extrêmes et bien connus : le projectif polarisé est incapable de voir du monde ce qui n'est pas lui-même, il peut même aller jusqu'à nier que ce qui n'est pas lui-même existe[6] et se prendre pour un genre de démiurge ; l'empathique polarisé aura du mal à voir que des gens lui ressemblent et que des gens se ressemblent entre eux, il pourra donc avoir des difficultés à conceptualiser et à grouper les individus par classe ou pas catégories, donc à faire des « approximations » sur les groupes de gens[7].

[modifier]La recherche de l'équilibre




Dans [le manque d'empathie comme culture->67], nous défendions le point de vue que le « républicanisme » français sous-entendait un manque d'empathie volontaire, développé au nom de la « culture française » qui passait implicitement pour le comportement « normal » à adopter. Nous voyons désormais que le manque d'empathie comme culture génère des générations à la « pensée projective » qui ont bien du mal à ouvrir leur esprit à la présence de la différence des autres.
Cet état de faits n'est pas nouveau en France et il a des fondements théoriques très profonds dans la philosophie française, et notamment dans les travaux de Sartre sur « l'autre »[8]. Il est intéressant de noter que le point de vue de Sartre est implicitement un point de vue projectif. En effet, dans la mesure où Sartre s'intéresse à « l'autre » de manière générale, il commet déjà une erreur conceptuelle car il n'existe pas « un » autre mais « des » autres, qui sont tous très différents les uns des autres.
Ainsi, « l'autre » n'est pas un objet de pensée philosophique licite car il est trop phénoménologique, trop primaire, trop superficiel, trop relatif, trop personnel et par conséquent trop basé sur une logique projective a priori. La cardinalité est d'ailleurs, ici, un indicateur incontestable de la vision biaisée du problème : je vois « l'autre », car je me projette dans « tous les autres » qui ressemblent à un seul individu, un seul « autre » : « moi », ou l'image inconsciente et cohérente que je projette sur les autres.
Donc, avant d'étudier « l'autre », il est requis d'étudier ma « capacité à voir la différence des autres ». Bien entendu, cette approche n'est plus de la philosophe mais de la psychologie.

[modifier]La pensée projective française : un nationalisme comme un autre




La pensée française, comme toutes les pensées typées par une longue histoire, garde des marques quasi « institutionnelles » de cette pensée projective, pensée par essence monolithique et que l'on pourrait définir comme la capacité à se proclamer en exemple et à projeter les travers de ce que l'on fait (inconsciemment) sur les autres, sans avoir la capacité de les connaître dans leur différence.
Notons que les pensées projectives sont toujours des pensées de type nationalistes. Le lecteur pourra contester que la France ait une vision nationaliste en raison de son attachement aux grands « principes universels », aux « droits de l'homme », etc. Ce credo universaliste ne doit pas tromper le lecteur, car il se fonde sur un républicanisme très nationaliste dans lequel les traits de la « culture française » sont incontestables, tout comme l'est l'impossibilité pour la plupart des français dits « de souche » d'envisager la différence de couleur de peau, de culture, de religions et de coutumes.
En un sens, l'état d'esprit français n'a pas changé depuis la « fleur au fusil » de 1914, où tous les partis politiques étaient d'accord pour « en découdre » avec les « boches ». Chose amusante, à l'époque, les éléments qui « perturbaient » la « grande unité française » étaient les polonais, les italiens, les portugais, etc.
Bien entendu, dans le discours projectif officiel français d'aujourd'hui, ce sont « les autres » qui sont de vilains nationalistes, mot qui a, ces dernières années, dérivé en « islamisme » pour le monde extérieur, et en « communautarisme » pour le monde intérieur[9]. Aujourd'hui, tout le monde semble d'accord pour en découdre avec les « communautarismes », ce qui veut dire avec les « noirs » et les « arabes ». Les temps changent mais l'inconscient collectif reste le même. On pourrait se demander avec ironie où sont les penseurs de la tolérance française, « héritiers des Lumières »[10].
Le credo universaliste français n'est donc qu'un discours conscient visant à légitimer la projection inconsciente de l'« esprit français » sur le reste du monde[11]. Ce type de pensée se trouve dans toutes les pensées de type impérialiste que l'on pourrait nommer « pensée coloniale ».
Le colonialisme, en lui-même, en est un exemple flagrant de pensée projective : France, États-Unis, Angleterre, Japon, Chine, etc. L'exception culturelle est aussi du ressort de la pensée projective (et très utilisée, sous d'autres terminologies, dans la mécanique coloniale elle-même). D'une manière générale, toutes les pensées qui visent à l'unicité de traitement des individus sont des pensées projectives qui ne peuvent pas comprendre la différence. Pis, le plus souvent, ce type de pensée envisagent négativement cette différence, voire la refuse comme une « erreur »[12].
Derrière ces types de pensées, nous retrouvons soit les névroses de leurs créateurs, des personnes très souvent pathologiquement polarisés sur la fonction projection[13], soit les névroses collectives d'une nation et des heurts et violences qui ont servi à l'édifier.

[modifier]Vers un type de pensée alternative




Il est à noter, malheureusement, que les pensées « anti pensée universaliste française » ne portent pas beaucoup de solutions car elles sont, la plupart du temps, aussi polarisées que les doctrines officielles. Ainsi, toutes « alternatives » qu'elles se prétendent, elles ne gardent pas moins de la pensée française cette tendance à la projection et au modèle unique. Il s'agit pour la pensée « alter » de proposer un modèle complet et univoque, « universel alternatif », au modèle de la pensée universel français classique.
Nous pourrions ironiser sur le fait que le modèle actuel « alter » est un modèle universaliste « de plus » tout comme le furent le communisme, le fascisme, dans une certaine mesure le nazisme, le capitalisme sauvage unilatéral façon États-Unis, etc.
Plus sérieusement, seule une pensée de type empathique pourrait représenter une alternative véritable aux pensées projectives issues des milieux intellectuels français, de quelque bord qu'ils soient.

[modifier]Conclusion




Pour les personnes restées bloquées dans le mécanisme projectif, polarisé par une société qui ne postule qu'un modèle unique sur lequel « tout le monde doit projeter », l'évolution vers la voie médiane paraît quasiment impossible en raison d'une non différenciation entre la personne et le monde, le monde voulant dire le modèle de pensée collectif.
C'est pourquoi dans le développement de l'individu, comme Jung l'avait détaillé, le détachement de l'inconscient collectif est une des parties importantes de la psychanalyse et du chemin vers l'individuation. Cependant, nous défendons dans cet article le fait qu'une polarisation excessive sur la dimension projective puisse bloquer le processus d'individuation et donc ralentir, voire bloquer la psychanalyse. La présence d'un test évaluant la dimension projection versus empathie pourrait être, dans ce cadre, d'une grande aide à l'analyste dans son diagnostique.
Projection et empathie se développent sur un même axe comme un nouveau couple de fonctions psychologiques. Si une personne cherche à développer son empathie, elle entre alors sur un sentier qui l'écarte de la toute puissance de la projection et qui lui permet de voir les autres dans leur différence. Par voie de conséquence, cette personne peut se voir dans sa différence aux autres et donc voir ses propres polarités ou tonalités excessives dans le référentiel des types et fonctions junguiennes.
Elle peut donc entamer une évolution vers « la voie du milieu », voie qui n'est qu'un préalable à des chemins que l'on pourrait qualifier de spirituels[14].

[modifier]Notes




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Message par I am so sure le Jeu 11 Mai 2017 - 17:33

Spoiler:

[size=32]Les pensées indésirables : pensées intrusives et obsessionnelles[/size]
PUBLIÉ LE 13 JUIN 2013 PAR MARY GOHIN
Les pensées intrusives ou obsessionnelles sont des symptômes majeurs d’un trouble anxieux. Quand elles sont suivies de compulsions, elles font partie du trouble obsessionnel compulsif, mais quand elles n’impliquent pas de contraintes, elles sont juste des pensées qui peuvent provoquer une anxiété très dérangeante. 
Ainsi, je ne parlerai pas des pensées qui appartiennent au trouble obsessionnel compulsif (TOC), mais des pensées qui encombrent tout l’esprit sans impliquer de comportement particulier.  Ces épisodes de pensées intrusives peuvent survenir chez tout un chacun sans que nous puissions nous définir comme assujetti à un TOC. 

Définition des pensées intrusives ou obsessionnelles




Les pensées intrusives sont des pensées involontaires sous forme d’images ou d’idées désagréables qui peuvent devenir obsessionnelles quand elles occupent tout l’esprit en tournant en boucle, sans que l’on parvienne à les gérer et encore moins à les supprimer.  
Ces pensées deviennent des ruminations et provoquent la culpabilité et la honte. 
Ces pensées peuvent concerner 
– le passé : ce que l’on aurait du faire à la place de ce que l’on a fait (« j’aurais du lui dire qu’il m’embêtait ») ou ce que l’on a fait alors que l’on n’aurait pas du le faire (« je n’aurais pas du le rudoyer comme ça »). 
– le présent : une envie soudaine de faire quelque chose qui ne doit pas se faire et que l’on sait que l’on ne fera jamais (envie de crier, envie de blesser…) ou des idées fixes qui n’ont rien à voir avec ce que l’on vit 
– le futur : une projection sur un événement futur qui provoque une peur envahissante 
Voici trois règles importantes  
1.  Tout le monde a des pensées intrusives
Nous avons tous une imagination et nous avons tous des pensées intrusives. Simplement, chez certaines personnes ces pensées vont tourner en boucle et ne vont plus être gérables. 
2. Les pensées ne sont pas la réalité, mais juste des pensées
Essayez de penser le plus fortement possible à un énorme sac de pièces d’or. Vous aurez beau y penser de toute votre force, jamais vous ne parviendrez à le matérialiser ! 
Une pensée n’est qu’une pensée. Et même le fait de se penser stupide ou incapable n’est qu’une pensée. 
3. Vouloir les supprimer ne fera que les renforcer. 
Effectivement, plus on tente de bloquer sa pensée, et plus elle revient. 
À ce propos, voici deux exemples narratifs.
Le premier est raconté par Tolstoï. Quand il était enfant, son frère pour l’ennuyer lui demandait sans cesse de rester debout dans un coin en lui demandant de ne pas penser à un ours blanc. Bien sur, bien qu’il n’y ait aucune raison de penser à un ours blanc, le petit Léon ne pouvait plus penser à autre chose qu’à un ours blanc. 
Le second appartient aux contes la rue Moufetard, merveilleux livre pour enfant de Pierre Gripari. Dans « La sorcière du placard aux balais », le héros achète une maison pour 1F. Cette belle maison n’a qu’un défaut : il ne faut pas prononcer « sorcière, sorcière, prends garde à ton derrière ! » Phrase évidemment ridicule à penser et à dire, qui va hanter le héros jusqu’au jour où il ne pourra plus s’empêcher de la dire en entier. 
Les pensées réprimées ne peuvent qu’être renforcées, c’est à dire que plus on tente de les oublier et plus elles ont de présence. 

Conseils pour gérer les pensées intrusives ou obsessionnelles




1. La visualisation 
Prenez quelques minutes de votre temps pour vous installer confortablement afin de visualiser vos pensées négatives et effrayantes. Vous les regarder en allant au bout de l’idée, sans utiliser la rationalité, juste en les regardant comme des faits. Puis, en utilisant soit l’humour, soit la minimisation de la peur qu’elles provoquent, vous vous fabriquez une image qui soit moins troublante, moins angoissante, moins pénible dont vous vous servirez ensuite quand la pensée initiale intrusive et obsessionnelle reviendra. 
Une de mes patientes a eu ainsi l’idée de porter un bracelet pour symboliser sa pensée obsessionnelle. Quand la pensée arrivait, elle regardait son bracelet en l’admirant pour l’esthétique qu’il avait. C’était un beau bracelet qui lui plaisait beaucoup. Puis, elle a supprimé le bracelet certains jours de la semaine, en s’autorisant à penser à ses pensées les jours où elle le portait. Elle a peu à peu remarqué que les jours sans bracelet, sa pensée n’existait plus. 
C’est à chacun de trouver ce qui lui ira le mieux. 
2. Le monologue intérieur positif
Il faut être gentil avec soi et ne pas se juger. Être gentil avec soi, c’est aussi se rassurer. Avoir des pensées n’est pas grave, c’est même tout à fait normal et sensé. Il faut juste les accepter en tant que pensées et rien de plus. Aucune pensée ne peut vous faire mal, aucune ne va vous obliger à faire ce que vous ne voulez pas faire. 
Le plus important est de faire chuter cet état d’anxiété qui accompagne les pensées intrusives. 
3. Réduire le bavardage
Ces pensées ne sont que du bavardage et vous pouvez le réduire en acceptant simplement qu’elles soient là. Il ne fait pas leur donner d’importance, plus d’importance que ce que les pensées peuvent en avoir. Moins elles auront d’importance et plus elles s’effaceront. 

Conclusion 




Tout ça n’est pas facile à faire. Il faut en plus d’être gentil avec soi, être patient et se faire confiance. Mais surtout, ce qui est le plus important est de chasser la honte et la culpabilité qui accompagnent ces pensées. C’est un vrai travail sur soi. 
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Re: La Boite à So Sure (dans le mille, doux, on s’emboîte mode Tétris)

Message par I am so sure le Jeu 11 Mai 2017 - 17:34

Spoiler:

[size=32]Distorsions cognitives : nous sommes ce que nous pensons (3)[/size]
PUBLIÉ LE 26 JANVIER 2012 PAR MARY GOHIN
Dans un permier article sur les distorsions cognitives, j’ai abordé le premier groupe des distorsions cognitives que nous avons vis à vis de la réalité et qui fait que nous donnons aux autres, matière à penser que nous sommes ce que nous pensons être. Ces premières distorsions étaient regroupées dans la surgénéralisation. 
Puis dans un second article, j’ai abordé le second groupe, celui qui nous amène à sauter aux conclusions sans examiner le cheminement. 
Dans cet article, j’aborde le troisième et dernier groupe des distorsions, celui des distorsions basées sur un raisonnement émotionnel. 

Le raisonnement émotionnel


Rappelons que les distorsions sont basées sur des pensées automatiques, des pensées dont nous n’avons pas conscience mais qui font partie de notre fonctionnement cognitif et qui sont le reflet de ce que nous pensons de nous, à un moment donné, dans une situation donnée.
Ces pensées automatiques peuvent devenir conscientes assez facilement pour peu que l’on prenne le temps et le désir de les examiner. Ce sont souvent des jugements négatifs que nous portons sur nous mêmes et qui n’ont très souvent aucun appui raisonnable. Cela peut être : « je suis nul », « je suis ne suis pas capable de… » « je suis un imposteur ». 
Quand elles arrivent à notre conscience, nous pouvons travailler sur leur fondement et les remplacer par des pensées rationnelles, c’est à dire des pensées qui contredisent les pensées automatiques, mais qui sont basées sur une objectivité de ce que l’on a déjà réalisé. Les pensées automatiques sont fausses, les pensées rationnelles sont vraies. Les pensées automatiques engendrent une émotion. Les pensées rationnelles engendrent un sentiment sur des faits. 
Mais ce travail n’est pas suffisant parce que les pensées automatiques ont engendré une émotion et que c’est cette émotion qui nous fait interpréter la situation. Si bien que si, nous nous contentons de remplacer les pensées automatiques par des pensées rationnelles sans intervenir, sans reconnaitre et gérer les émotions qui sont engendrées par les pensées automatiques, le raisonnement n’est pas rationnel, mais émotif et dans ce raisonnement émotif, on continue à tenir pour acquis la pensée automatique qui cause l’émotion négative. Notre raisonnement est basé alors sur l’émotion négative. 
Or, le raisonnement émotif a la particularité d’amplifier les effets des distorsions cognitives parce qu’il nous apporte la preuve que nous avons raison de penser ce que nous sommes. 
Imaginons une situation qui vous stresse, vous rend nerveux et anxieux. Vous pouvez avoir comme pensée automatique : « je ne réussis jamais ». Vous reconnaissez l’émotion de peur qu’engendre cette pensée et vous poursuivez votre raisonnement sur la base de cette émotion. « Je suis nerveux et j’ai peur d’échouer. C’est donc la preuve que j’ai raison de penser que je vais échouer parce que sinon je n’aurais pas peur. » Vous pensez que la peur est la raison de votre pensée automatique. Et bien sûr, vous allez échouer pour prouver que vous aviez raison de penser que vous alliez échouer. C’est aussi bien sur, non pas parce que vous vous direz « je dois réussir, il faut que je réussisse » que vous réussirez, mais parce que vous chercherez dans votre expérience des raisons de votre réussite que vous réussirez. « Je me suis bien préparée » est la pensée rationnelle qui devrait par exemple remplacer la pensée automatique. 
Revenons sur la pensée émotionnelle qui vous a fait raisonner dans le sens de la preuve de votre futur échec. Sans avoir réfléchi sur la peur elle même, vous avez pris la peur dans sa globalité : la peur de la situation. Mais souvent, en cherchant le fondement de cette peur, vous trouvez que la peur est beaucoup plus ciblée, beaucoup plus précise. La peur de ne pas être compris par exemple. Quand la preuve n’est plus fondée sur l’émotion, la preuve devient un fait et les faits peuvent être raisonnés. 
L’émotion nous trompe car elle nous embarque dans l’interprétation de la situation par rapport à elle. 
Il y a deux types spécifiques de raisonnement émotionnel. 

1. Je dois tout faire moi même


En anglais, Albert Ellis appelle cette distorsion le « musterbating » et Clayton Barbeau le « shoulding yourself ». 
La pensée automatique de cette distorsion est celle de vous dire que vous devez faire quelque chose de différent de ce que vous êtes en train de faire parce que vous devez le faire. Il faut évidemment la différencier des obligations qui nous contraignent à faire ce que nous devons faire et non pas forcément ce que nous voulons faire. Là ce sont des conclusions rationnelles. 
Pour différencier la pensée automatique de la pensée rationnelle, le plus facile est de se demander pourquoi on doit faire ce que l’on se sent obligés de faire. 
« Je dois lui parler » peut être une pensée automatique. Mais si » je dois lui parler sinon il ne sait pas ce que je pense », alors cette pensée est une déclaration sur des faits et n’est pas ce que l’on appelle une pensée automatique engendrant une émotion négative. 
Les « je dois, je devrais, il faut que… » sont des pensées automatiques si le résultat est la procrastination. Si chaque fois que je pense que je dois lui parler et que, ne le faisant pas, je me sens coupable et déprimé, je vais faire tout pour penser à autre chose, et surtout éviter de faire ce que je pense devoir faire. 
Si on examine la pensée dans sa totalité, cela pourrait donner : « Je dois lui parler et il va penser que je suis encore inquisitrice et que je le bloque. » Plus la pensée est « je dois » et moins on le fera. On n’a pas envie de faire ce que nous pensons devoir faire ce qui nous fait mal et nous renvoie une pensée négative sur nous mêmes. 
Quand nous étions enfants, il était nécessaire de nous dire : « tu dois » pour nous dire de faire ce que nous devions faire et que nous n’avions pas envie de faire. Devenus adultes, nous avons le choix de faire ou de ne pas faire. Mais quelque soit le choix, nous devons assumer. 
Une façon de casser cette emprise du « je dois faire » est celle de poursuivre cette pensée automatique en ajoutant à « je dois » le « je choisis de… » On ne remplace par « je dois » par « je choisis », mais ajoute bien « je dois » à « je choisis ». Ainsi vous avez le choix de dire « Je dois le faire et je choisis de le faire » ou « Je dois le faire et je choisis de ne pas le faire ». Rapidement, vous vous apercevrez que si vous optez pour « Je dois le faire et je choisis de ne pas le faire », vous ne croyez pas vraiment que vous devez le faire. 
Un « je dois » mène à la culpabilité. Un « je choisis de » mène à la responsabilité. 

2. La personnalisation ou le blâme


Cette distorsion cognitive est à placer aux deux extrêmités du sentiment qui suit une situation négative. C’est la façon dont nous avons l’habitude d’interpréter les causes des situations. 
Le style d’explication peut être tourné vers la personnalisation ou vers le blâme. Dans le premier cas, on pense que les causes sont internes, tout est de notre faute. Dans le second cas, on pense que les causes sont externes, tout est de la faute des autres. 
Prenons l’exemple d’une femme qui face à l’infidélité de son conjoint pense que son mari la trompe parce qu’elle ne lui apporte pas tout ce qu’il désire. Elle personnalise ce qui arrive, c’est à dire qu’elle se rend entièrement responsable et croit que la situation est uniquement contrôlée par elle. La pensée automatique dans ce cas là est basée sur une mauvaise estime de soi, du genre « je suis stupide » « je ne vaux rien ». 
Mais si à l’inverse, elle pense que son mari la trompe parce qu’il est inconséquent, elle rejette toute la situation sur son conjoint, le blâme et ne prend aucune part à la situation. 
Il faut en examinant les causes, un juste équilibre entre l’interne et l’externe, entre l’optimisme et le pessimiste. L’optimisme est nécessaire pour avancer, le pessimisme est utilie pour planifier les conséquences. Et c’est le niveau de l’estime de soi qui donne l’équilibre en ajustant les pensées sur les faits et non sur les émotions. 
Voir aussi : 
– La surgénéralisaiton 
– Sauter aux conclusions
http://psychologue-adultes-couples.com/distorsions-cognitives-nous-sommes-ce-que-nous-pensons-3/
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Re: La Boite à So Sure (dans le mille, doux, on s’emboîte mode Tétris)

Message par I am so sure le Jeu 11 Mai 2017 - 17:38

Spoiler:



.../...



Troubles de continuité la pensée

Elle peut être altérée avec une perte de la cohérence (perte de l´enchaînement logique des regroupements synthétiques), et/ou perte de la fluidité (allant de la viscosité mentale à la fuite des idées :

  • Barrages : arrêt brusque du cours de la pensée. le patient cesse subitement de penser et de parler, suivie d´une reprise du discours, sans prise de conscience de l´arrêt.

  • Fading mental : évanouissement progressif du cours de la pensée, qui se traduit par une diminution du rythme de la phrase suivie d´une reprise du rythme normal, sans prise de conscience.

  • Inhibition intellectuelle : diminution de la vigueur mentale à l´origine d´un déficit de la productivité des représentations (idées, souvenirs), effort nécessaire mais souvent infructueux ou insuffisant pour penser.

  • Viscosité mentale : ralentissement du débit idéique, du rythme des associations idéiques, de l´expression, de la réponse adéquate à une question.

  • Persévération mentale : elle se traduit par un défaut de fluidité idéique (impossibilité d´abandonner rapidement une idée pour une autre)




.../...


Les distorsions de la pensée


  • Pensée déréelle : élaboration mentale en contradiction avec la réalité commune ; c´est une pensée faite d´abstraction formelle sans support objectif.

  • Pensée autistique : enfermement dans une pensée intérieure déréelle aux dépens de la réalité extérieure.

  • Pensée magique : mode de pensée libérée des références logiques ; fondée sur la toute puissance du désir ; ne tenant pas compte de l´expérience commune.

  • Pensée syncrétique : mode d´appréhension globale et indifférencié du monde extérieur et de son propre corps.

  • Pensée paralogique : pensée respectant un cadre d´élaboration logique des associations idéiques, des représentations, du jugement pour confronter ses idées prévalentes. Le raisonnement parait juste et logique mais le ou les postulats sont faux.

  • Pensée xénopatique : pensée ressentie comme empêchée, dictée et contrôlée par une influence extérieure, les activités psychiques sont éprouvées comme étrangères.

  • Rationalisme morbide : processus mental qui restreint et étouffe la réalité vivante et concrète à l´aide de raisonnement abstrait. (Pensée dissociée).

  • Digression de la pensée : interruption de la direction normale des associations idéiques par une idée parasite puis retour à l´idée initiale.


.../...

Conduite diagnostique

La constatation de tels troubles de la pensée impose une enquête diagnostique, il faut notamment s´enquérir :

  • De leur modalité d´installation et d´évolution : aigue, insidieuse, déjà ancienne, voire devenue un mode de pensée habituel.

  • De leur intensité, et des difficultés de communication qui en découlent.

  • Des symptômes d´accompagnement : présence ou non d´un délire, d´hallucinations, de troubles du comportement, d´une pathologie de l´ humeur, d´un trouble de l´attention, de difficultés mnésiques, etc.

  • Du degré d´auto-perception du trouble de la pensée : conscience, méconnaissance, indifférence.


NB : Aucun des troubles de la pensée ne possède de valeur pathognomonique, mais leur caractérisation évolutive et leur participation à un tableau psychopathologique permettent en général de les rapporter à une étiologie psychiatrique probable.
Un certain nombre de diagnostics différentiels devront être éliminés, en particulier :

  • Les aphasies de causes neurologiques, en sachant que certaines aphasies frustes peuvent être rapprocher des troubles de la pensée et du langage, rencontrés dans les états schizophréniques déficitaires : les paraphasies, par, exemple, sont communes aux deux conditions ;

  • Les états déficitaires fixes : débilité intellectuelle, etc.


Par les étiologies les plus courantes, on pourra distinguer :
[list="color: rgb(0, 0, 0); font-family: Arial, Helvetica, sans-serif; font-size: 12.8px; background-color: rgb(255, 255, 255);"]
[*]Les syndromes confusionnels (et toutes leurs étiologies) : les troubles de la pensée y sont soudains, intermittents, très prononcés, entravant la communication, à type d´incohérence.

[*]Les troubles thymiques : les états dépressifs (ralentissement psychomoteur), les états maniaques (accélération généralisée, jeux de mots, diffluence, incohérence avec désorganisation majeure de la pensée).

[*]Les états mixtes s´accompagnent parfois de troubles du cours de la pensée difficiles à rattacher à leur origine thymique (association d´une accélération des pensées, d´un discours volontiers, à une humeur abaissée et des préoccupations négatives).

[*]Les états délirants aigus s´accompagnent généralement de troubles du cours de la pensée, pour partie déterminée par l´activité délirante et les hallucinations.

[*]La présence d´un discours discordant, appauvri, peu communicatif, sans rapport avec la situation (rationalisme morbide) évoqueront un état dissociatif en faveur de la schizophrénie.

[*]De nombreux troubles neuropsychiatriques et syndromes psycho -organiques peuvent être à l´origine de troubles de la pensée, de type principalement déficitaire : appauvrissement, persévérations, difficultés d´abstraction se traduisant par un discours cantonne dans le concret et le superficiel.

[*]Paranoïa.

[*]Trouble obsessionnel compulsif (Obsessions idéatives, obsessions phobiques…).

[*]Hystérie.

[*]Trouble bipolaire (fuite d´idées, tachypsychie, logorrhée……..)

[/list]
Les situations diagnostiques difficiles sont liées à:

  • L´absence d´un tiers qui puisse confirmer le changement qui s´est opéré chez le sujet, en présence de troubles isolés et peu apparents.

  • L´installation très insidieuse.

  • Les sujets âgés.


Conclusion


  • Les distorsions de la pensée sont fréquentes en pathologie psychiatrique.

  • Les étiologies sont multiples.

  • Eliminer l´organicité avant de retenir une cause psychiatrique.

  • Prise en charge dépend de l´étiologie.


Références


  • Précis de sémiologie des troubles psychiatriques. Editions Heures De France 2005

  • Psychiatrie de l´adulte. Elsevier Masson SAS, Paris, 1977, 2000, 2004,2006.

  • Abrége de psychiatrie.



http://psychiatriefes.org/formation/etudiants/cours-de-semiologie/les-troubles-de-la-pensee

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Re: La Boite à So Sure (dans le mille, doux, on s’emboîte mode Tétris)

Message par I am so sure le Jeu 11 Mai 2017 - 23:21

Spoiler:

«Les gens doués ont besoin de l'approbation des autres» 

  • Par   Pascale Senk 
     
  • Publié le 29/11/2011 à 17:50



INTERVIEW - Monique de Kermadec, psychologue clinicienne et psychanalyste, vient de publier L'Adulte surdoué (Éd. Albin Michel).
LE FIGARO.- Pourquoi découvre-t-on seulement aujourd'hui la psychologie du surdoué ?
Monique DE KERMADEC.- Parce qu'en France, nous ne sommes pas à l'aise avec toute différence qui laisse supposer une inégalité entre les individus. La reconnaissance d'une valeur très personnelle pourrait susciter de l'envie et une forme d'exclusion du groupe. Aux États-Unis, où les «gifted people» sont étudiés depuis longtemps, on a en revanche tendance à mettre en avant ses qualités lorsqu'on en a et l'on ne culpabilise pas de celles-ci. De plus, chez nous, la notion d'intelligence est toujours reliée aux études. Dire que des personnes sont surdouées, n'était-ce pas laisser entendre que certains peuvent faire des études auxquelles d'autres n'ont pas accès ? Notre souci d'égalité s'en trouvait fort meurtri… Heureusement, à partir du moment où l'on a parlé d'enfants précoces, la prise en charge des surdoués a pu commencer.
Quelles sont les conséquences de la non-reconnaissance de ces personnalités hors normes ?
Il faut savoir qu'un tiers des enfants surdoués sont actuellement en échec scolaire. Leur créativité dans l'écriture ou le sport, par exemple, n'est pas vraiment reconnue dans un système d'enseignement qui privilégie l'accumulation des connaissances et le bachotage ; leur intelligence non plus. Résultat, ils se désinvestissent de l'école car ils n'y trouvent pas la satisfaction de penser comme ils aiment à le faire. Même des élèves très brillants laissent tomber les classes préparatoires car ils ne sont pas formatés pour elles. Toutes ces volontés découragées sont vraiment une perte pour la société, car la communauté a tout intérêt à reconnaître les talents, et ceux-ci ne sont pas uniquement liés au quotient intellectuel, mais aussi aux aptitudes artistiques.
Comment s'en sortent les adultes qui ont eu à construire leur vie avec une telle particularité ?
Ceux qui ont réussi - et il y en a ! - n'ont pas peur de l'échec, ce qui peut présenter certains risques. D'autres, moins sûrs d'eux, ont été ralentis par les insuccès. Mais si leur entourage les y a aidés, leur confiance en eux s'est consolidée. Tout se passe bien pour les surdoués lorsqu'ils peuvent s'investir dans la vie pratique, en réalisant quelque chose qui naît de leur capacité à se passionner. Tous ont le désir d'apporter au monde un ouvrage très personnel. Reproduire ce que font les autres, ce n'est pas pour eux ! Ils ont donc intérêt à devenir autoentrepreneurs ou artistes et à travailler avec une grande liberté dans le rythme.
Pourquoi une psychothérapie leur est-elle parfois nécessaire ?
Elle seule leur permet de comprendre à quel moment de leur vie ils ont pris de fausses routes, car les surdoués sont très dépendants de l'approbation des autres. Souvent précoces au niveau physique ou intellectuel, ils ne le sont pas au niveau émotionnel. Ils ont besoin, pour être eux-mêmes, d'une autorisation qu'ils ne peuvent se donner. Une relation de confiance avec un psychothérapeute les aidant à trouver leur propre chemin est donc essentielle. Mais cet accompagnement, qui ne supporte aucun temps d'emprise, n'a rien à voir avec une psychanalyse traditionnelle.
http://sante.lefigaro.fr/actualite/2011/11/29/16149-gens-doues-ont-besoin-lapprobation-autres
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Re: La Boite à So Sure (dans le mille, doux, on s’emboîte mode Tétris)

Message par I am so sure le Jeu 11 Mai 2017 - 23:23

Spoiler:

REJET







 
Action de rejeter, d’expulser, de repousser ou de refuser la présence de quelqu’un. Le sentiment de rejet représente une blessure profonde principalement reliée au manque d’estime de soi. La personne qui en souffre est blessée dans son être, dans son droit d’exister. Elle croit presque toujours qu’elle vaut peu ou pas grand-chose et, inconsciemment, cette attitude l’amène à se rejeter, pour finir ensuite par être rejetée des autres. Une personne qui vit du rejet n’est pas en contact avec sa véritable nature, avec l’être spécial qu’elle est. Puisqu’elle est incapable de reconnaître sa vraie valeur, ses comportements sont davantage dictés par le désir d’être aimée, attitude contraire à l’AMOUR véritable qui consiste à s’aimer et non vouloir être aimé pour se considérer aimable.
Ce rejet provient d’une blessure présente dès la naissance. Il correspond à l’une des cinq principales BLESSURES DE L’ÂME et à celle qui fait le plus mal car elle affecte directement le « JE SUIS ». Dès le jeune âge, on peut reconnaître une âme qui revient sur terre pour gérer cette blessure par son corps d’enfant plus petit que la normale et par son attitude. L’enfant veut disparaître, se faire petit dans un coin et essaie le plus possible de ne pas déranger. Il passe le plus clair de son temps parti en astral (dans la lune), dans son monde.
Cette blessure de rejet est activée par le parent et les personnes du même sexe. En grandissant, la personne qui se sent rejetée fait des pirouettes pour être aimée mais, étant souvent gauche pour le faire (à cause de sa grande peur d’être rejetée), elle se retrouve fréquemment dans des situations de rejet. Prenons l’exemple d’une femme qui se trouve parmi un groupe d’autres femmes. Elle cherche à se faire aimer et accepter. Elle se mêle donc à leur conversation et cherche à être intéressante en exhibant sa fierté d’avoir cessé de fumer. Mais la perception de certaines d’entre elles les porte à croire qu’elle se pense supérieure aux autres. Certaines femmes la remettent à sa place, soit par un regard ou par une parole qui en dit long sur ce qu’elles pensent de sa soi-disant vantardise. Cette dame se sent mal à l’aise, mise à l’écart ou rejetée sans vraiment réaliser ce qui vient d’arriver et ce qui en est la cause. Elle décide donc à son tour de les rejeter en se retirant du groupe. On appelle ce processus « le syndrome du rejet ».
Une autre personne aurait pu vivre la même situation et ne pas se sentir rejetée pour autant. Cela dépend de la blessure différente pour chaque être humain et des leçons que chacun doit en retirer. Les gens qui souffrent de rejet passent souvent pour orgueilleux, donnant l’impression qu’ils veulent avoir raison ou qu’ils se croient supérieurs. Il arrive fréquemment que l’ORGUEIL prenne le dessus en eux afin de ne pas sentir le peu d’amour et d’estime qu’ils ont pour eux-mêmes. Ces personnes adoptent un comportement de supériorité quand, en réalité, au plus profond d’elles-mêmes, elles éprouvent un profond sentiment d’infériorité et vivent une grande souffrance.
Si tu te reconnais dans cette blessure de rejet, tu devras apprendre à t’aimer véritablement pour ce que tu es en tant qu’être spécial, en développant davantage l’ESTIME DE SOI. Si tu as de la difficulté à te valoriser, tu pourras avouer ta démarche à des personnes proches et demander leur aide. Partage-leur ta difficulté à reconnaître ta VALEUR et demande-leur de te rappeler tes qualités, tes talents et tes capacités. De plus, prête attention à toute forme d’orgueil et demande aux autres de te le faire savoir lorsque l’orgueil t’envahit. Peu à peu, tu découvriras que tu ne recherches plus autant l’amour des autres. Ceci t’indiquera que tu te trouves sur la voie de la guérison.
Tiré du livre « Le grand guide de l’Être » de Lise Bourbeau et Micheline St-Jacques.
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http://guidedeltre.unblog.fr/blessure-de-lame/rejet/



Dernière édition par I am so sure le Ven 12 Mai 2017 - 0:07, édité 1 fois
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Re: La Boite à So Sure (dans le mille, doux, on s’emboîte mode Tétris)

Message par I am so sure le Jeu 11 Mai 2017 - 23:39

Spoiler:

http://satsang.over-blog.com/article-la-projection-mentale-107138885.html


La projection mentale


 
 
 
 
 
 
 
Il est un phénomène mental que l'on rencontre très souvent dans notre vie quotidienne, en contact avec autrui, personne rencontrée ponctuellement ou proche. Ce phénomène est la projection. Il crée des distorsions de communication, des impasses et des malentendus nuisibles et dommageable tant pour celui qui projette que pour ceux qui sont confrontés à ces projections, surtout si ces derniers souffrent, de leur côté, d'un sentiments de culpabilité.
 
 
 
Quel est ce phénomène ? Voyons d'abord la définition qu'en donnent les professionnels de la psychologie :
 
 
 
''Transposition sur autrui d'un mouvement psychique. Une personne en proie à des pulsions, des pensées, des désirs qu'elle ne peut reconnaître pour siens utilise un mécanisme de défense essentiellement imaginaire : elle les déplace sur autrui.
 
 
 
Il s'agit de l'une de nos réactions archaïques, présentes dès les premiers stades du développement, que le moi ensuite intègre et met en œuvre pour se protéger. A priori normale, sinon nécessaire, la projection devient trouble psychique lorsqu'elle revient en boomerang sur son auteur sous forme de délire paranoïaque, phobies sociales handicapantes, agressivité ou jalousie.''
 
 
 
Le Larousse donne cette définition :
 
 
 
''Fait de situer dans le monde extérieur des pensées, des affects, des désirs, sans les identifier comme tels, et de leur prêter une existence objective. 




Psychanalyse: fait pour un sujet de situer dans le monde extérieur, en leur attribuant une existence objective, certains de ses affects, de ses pensées, localisations dans une autre personne de pulsions, de sentiments impossibles à accepter comme les siens.
 
 
 
 
 

En fait la personne qui projette sur autrui ne projette jamais de sentiment, ni d'intention positive. Les sentiments et les intentions considérés comme positifs n'ont aucun mal à être assumés comme siens par le moi. Non ; ce qui est projeté sur autrui est toujours considéré comme négatif, dégradant et c'est bien la raison de la projection : en projetant cette charge négative sur l'autre on se déculpabilise en le culpabilisant...C'est le principe du ''c'est celui qui dit qu'y est ! '' des enfants...








 
 
 
La projection est un manque de lucidité, de maturité et d'objectivité sur soi. Il est un exemple que la psychanalyse nous donne :
 
 
 
Le père, dont la fille de trois ans doit participer à une promenade à poney, lui demande si elle est montée sur l'un d'eux. L'enfant répond par la négative, expliquant qu'elle en a eu peur. Il renouvelle sa question la semaine suivante, après une deuxième tentative de sa fille. Celle-ci lui répond alors qu'elle n'est pas montée sur les poneys car "les poneys ont peur d'elle".
 
 
 
Ce bref exemple démontre le rôle défensif de la projection qui protège le moi encore fragile chez cet enfant. Chez l'adulte, même normal, elle est très répandue : telle épouse fidèle, inconsciente de ses désirs d'adultère, accusera son mari de la trahir ou se sentira aimée par un innocent ami. 


En pathologie mentale, la projection prend une importance particulière, notamment dans les délires hallucinatoires et la paranoïa.
 
 
 
Le phénomène de projection se retrouve chez la plupart des personnes, sinon toutes; et il est un facteur important d'incompréhension et de malentendus. Même s'il est considéré comme un phénomène normal, constitutif de la personnalité il n'empêche qu'il gène considérablement la communication paisible et objective...
 
 
 
De plus, en spiritualité il est la façon qu'a le faux-ego d'empêcher la remise en question génératrice d'évolution...Se remettre en cause est un des outils les plus puissants sur la voie vers la Réalisation et une preuve de vraie humilité. Sans humilité il est absolument impossible d'affiner sa Conscience, de la rendre capable d'appréhender la profonde nature de l'être humain.
 
 
 
Quand le faux-ego est confronté au Satsang, aux paroles de Vérités il projette sur lui tout ce qui le constitue : fausseté, hypocrisie, désir de tromper, mensonge etc...


Si la Conscience du porteur de ce faux-ego n'est pas détachée de lui, n'a pas réalisé le piège et qu'elle est, fondamentalement sa vraie nature, elle s'identifiera à lui et prendra comme siennes ces réactions négatives...
 
 
 
Comment faire pour discerner le vrai du faux dans cet imbroglio mental ? Impossible sans le secours d'une tierce personne. Quelqu'un qui se noie ne peux se sauver lui-même...


La bouée est lancée, encore faut-il s'en saisir et ne pas se dire : ''Cette bouée est un piège, elle va m’entraîner encore plus vite au fond''...
 
 
 
Il n'y a rien à faire : seuls ceux qui sont prédisposés à ce discernement sont capables de l'avoir. 


On ne peut le fourrer de force dans un esprit incapable de le recevoir. Avant de planter une graine il faut que le terrain soit préparé...Sinon, si la terre est trop dure les oiseaux viendront manger la graine qui ne pourra pas s'enfoncer...
 
 
 
Si la terre est pleine de ronces, elle ne poussera pas, car le plant sera étouffé, empêché de s'épanouir, de croître par les ronces...''Que celui qui a des oreilles...''
-------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

https://fr.wikipedia.org/wiki/Discernement


--------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Espace "pro" Les techniques de préparation mentale : L'imagerie mentale et la répétition mentale Définition : Nous avons tous des " ". Certains s'en servent de manière intuitive, les sportifs le font de manière plus systématique. images dans la tête L'imagerie et la répétition mentales se caractérisent par la répétition symbolique, c'est à dire dans sa tête, d'une action ou d'un mouvement sans bouger la moindre partie de son corps (interne, externe, différentes vitesses). En effet, notre cerveau ne fait pas la différence entre un geste réalisé physiquement et le même geste réalisé mentalement. Le principe de base est de s'associer à la réussite et de se dissocier des échecs. Méthode : L'imagerie mentale peut se réaliser : - dans une perspective interne (visualisation à la 1ère personne) : l'individu est impliqué dans l'action, il s'imagine dans son corps en train d'exécuter le geste, il ressent toutes les sensations que cela peut lui procurer (aspects visuels et kinesthésiques). 
Ce type de visualisation permet de stocker et de mémoriser des informations. - dans une perspective externe (visualisation à la 3ème personne) : l'individu est fois spectateur de son action, il la visualise mais ne la ressent plus. Ce type de visualisation, qui permet de traiter beaucoup d'informations visuelles est plus une phase d'analyse et d'apprentissage. L'imagerie mentale permet : - un meilleur apprentissage d'un geste (gain en précision). - une augmentation du niveau de performance par une amélioration de la coordination gestuelle. - d'influencer la motivation dans un sens favorable. - de mieux contrôler le stress compétitif et favorise la régulation de la vigilance. - de mieux récupérer après la compétition. - de ne pas perdre tout le bénéfice de l'entraînement en cas d'arrêt à la suite de blessures : l'athlète conserve ses capacités motrices en se représentant mentalement des actions qu'il a déjà réalisées. 
L'efficacité de la visualisation mentale est fonction de la capacité du sujet à imaginer. Celle-ci dépend du niveau du sportif : il est plus facile pour un sportif confirmé de visualiser une action qu'un débutant. Des études montrent qu'elles est beaucoup plus efficace lorsqu'elle est associée à des exercices physiques. L'imagerie mentale est souvent associée à la relaxation ce qui la rend plus efficace. Objectifs : Elle aide le sportif à mieux assimiler des techniques, de récupérer, de gérer le stress pré-compétitif

http://thebrain.mcgill.ca/flash/capsules/pdf_articles/espace_pro.pdf
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[size=48][size=46]Les J.O. du cerveau[/size][/size]





En complément de l’entraînement physique, les sportifs font aussi travailler leur tête.

Juste avant de s’élancer, les skieurs, dans leur bulle, répètent en silence leur descente ou leur slalom. Derrière la ligne de départ, on les voit répéter mentalement leur épreuve en y associant des esquisses de gestes, ceux qu’ils accompliront réellement quelques minutes plus tard : “C’est étonnant, cette manière d’accompagner par le mouvement le déroulement d’une séquence mentale. Nos recherches (Duration of Mentally Simulated Movement : A review) ont montré que c’est plus efficace que de revoir mentalement son épreuve en restant immobile”, souligne Christian Collet, directeur du CRIS – EA 647 (Centre de Recherche et d’Innovation sur le Sport) de l’Université Claude Bernard Lyon 1.
L’exécution mentale se fait d’ailleurs dans le même laps de temps que son équivalent réel, chronomètre à l’appui. Avec des nuances : “L’équivalence de temps se vérifie pour des séquences de mouvements jusqu’à 15 à 20 secondes. Au-delà, on observe une légère distorsion. Si le parcours du skieur comporte des niveaux de difficulté variés, par exemple, les passages faciles auront tendance à être exécutés mentalement plus rapidement que les difficiles. Et les séquences linéaires, de glisse, sont mentalement accélérées comparativement aux séquences techniques qui peuvent être légèrement ralenties pour mieux les percevoir.”

[size=36]A l’entraînement, le cerveau travaille autant que les muscles[/size]



L’imagerie motrice, représentation mentale d’un mouvement ou d’une séquence de mouvements, est désormais le lot quotidien des sportifs, quel que soit leur niveau. Les meilleurs y ont recours pour limiter les risques du surentraînement (fractures de fatigue, phénomènes inflammatoires), préparer la performance ou faciliter la rééducation en cas de blessure suivie d’une immobilisation.
Quand on se visualise en train d’exécuter un mouvement, on mobilise le système nerveux central comme si on le réalisait vraiment : “Pour bouger, il faut mettre en action des unités motrices, c’est-à-dire des groupements musculaires innervés par des terminaisons nerveuses [les motoneurones]. Un geste performant s’obtient en mobilisant le plus grand nombre possible d’unités motrices et en renforçant leur coordination. Le travail mental permet un meilleur recrutement et améliore leur synchronisation. On voit bien que séparer l’esprit et le corps n’a pas de sens : lors d’un entraînement, le cerveau travaille autant que les muscles. Et cela vaut pour tous les gestes fins nécessitant un apprentissage, y compris les gestes professionnels.“
En cas de blessure, compenser l’immobilisation du membre par un travail mental permet ainsi d’éviter la dégradation des réglages fins du cerveau construits par la répétition, et de limiter la perte de force musculaire (mais pas la fonte du muscle, le travail mental n’ayant pas prise sur le métabolisme musculaire).
Une étude (Use of mental imagery to limit strength loss after immobilization) réalisée en 2003 par Johanna Newsom sur 18 étudiants âgés de 17 à 30 ans a permis d’établir ce rôle de l’imagerie motrice. Tous les participants à l’expérience ont eu l’avant-bras plâtré pendant dix jours. Un groupe a suivi, trois fois par jour pendant cinq minutes, une session d’exercice mental : les participants se visualisaient en train de serrer une balle en caoutchouc dans leur main immobilisée, un exercice de rééducation classique. Une fois le plâtre retiré, ces étudiants ne présentaient pas de baisse significative de force musculaire (flexion, extension du poignet et préhension), contrairement au groupe n’ayant accompli aucun exercice mental.

[size=36]Le travail mental aussi fatiguant que le travail physique[/size]



Ce qui est valable avec le sujet blessé l’est bien sûr pour le sportif en bonne santé, ou n’importe quelle personne devant réaliser des gestes fins au quotidien”, précise Christian Collet. “Le travail mental est un bon complément du travail physique.” Mais pas un substitut : si vous n’êtes jamais monté sur des skis, vous visualiser quotidiennement en train de battre le record du monde n’aura pas d’incidence visible sur votre planté de bâton.
Pour mieux intérioriser un mouvement, il faut en avoir une expérience réelle ! C’est la mise en œuvre du mouvement qui confirme ou corrige l’imagerie mentale. Les deux s’influencent mutuellement et participent au progrès de la performance”
Moins spectaculaire que l’exercice physique, le travail mental est tout aussi éprouvant : “Vingt séquences d’imagerie motrice de quinze secondes réparties sur deux heures d’entraînement (soit, au total 5’ de travail) suffisent à épuiser un débutant. Au-delà d’un certain nombre de répétitions, l’effet disparaît parce que nous ne sommes plus capables de générer des images mentales précises.”
D’où la nécessité d’évaluer l’efficacité du travail mené. Comparer le temps d’exécution de la séquence mentale avec celui de la séquence réelle permet une première estimation : “Si la séquence mentale est nettement plus rapide, c’est que des points clé n’ont pas été correctement intégrés : ils sont mal visualisés et le sujet passe dessus trop vite.”

[size=36]Des tests pour mesurer l’efficacité de l’imagerie motrice[/size]



Le CRIS a élaboré une méthode (Measuring Motor Imagery Using Psychometric, Behavioral, and Psychophysiological Tools) permettant un suivi de l’entraînement mental. Il se déroule en trois étapes. Un questionnaire permet dans un premier temps de déterminer la netteté des images que le sportif visualise, en lui proposant des analogies : ce qu’il “voit” est-il net comme une télévision HD, ou un peu flou et saccadé comme une vieille VHS ?  L’étape suivante est la chronométrie mentale, ou comparaison entre le temps d’exécution mentale d’une séquence et son temps d’exécution réel. Dans un troisième temps, les scientifiques effectuent des mesures physiologiques, les indicateurs périphériques.
Votre système cardio-respiratoire se mobilise dès que vous anticipez un mouvement, donc dès que vous en faites une représentation mentale. De même, l’activité électrodermale reflète l’activité du système orthosympathique, qui mobilise l’énergie nécessaire à la production du mouvement. Elle est quasiment identique si vous effectuez une action physiquement ou mentalement seulement. L’amplitude et la durée des réponses enregistrées sont pratiquement les mêmes et, si elles s’épuisent jusqu’à disparaître, c’est qu’on a atteint les limites de nos capacités de répétition mentale”, explique Christian Collet.

[size=36]L’imagerie motrice élément de notre mémoire du futur[/size]



Selon la belle expression de « mémoire du futur » employée par le neurobiologiste suédois David Ingvar, le cortex pariétal serait capable de produire des modèles internes des mouvements à effectuer, en amont des cortex prémoteur et moteur. Cette région du cerveau simulerait des actions en permanence et seulement certaines d’entre elles seraient éventuellement extériorisées. Ingvar a d’ailleurs été le premier à montrer que l’aire motrice supplémentaire, une partie du cortex prémoteur impliquée dans la préparation du mouvement, était activée de manière identique pendant l’imagerie motrice, comparativement à l’exécution réelle.
L’imagerie motrice permet d’envisager concrètement les conséquences sensorielles des actions que nous prévoyons d’exécuter et de choisir seulement celles qui se révéleraient les plus efficaces, celles que nous mettons justement en œuvre. Les mesures physiologiques constituent donc un indicateur de l’intensité de la mobilisation mentale. Croisées avec le test psychologique et la chronométrie, elles permettent de calculer un indice de la qualité du travail mental. Cette méthode permet de mesurer, d’évaluer la qualité de l’imagerie motrice et donne davantage d’objectivité au travail mental réalisé.
Le rôle de l’imagerie mentale dans l’amélioration de la performance motrice et l’apprentissage du mouvement n’est donc plus mis en doute. Les travaux actuels s’attachent maintenant à identifier les déterminants de son efficacité. On a ainsi montré que les progrès sont plus marqués chez les gens qui ont une meilleure capacité à générer des images mentales. Ils le sont également lorsque la pratique réelle du mouvement a précédé le travail mental… n’en déplaise aux sportifs du dimanche !
Allez plus loin
Le Centre de Recherche et d’Innovation sur le Sport (CRIS) est rattaché à l’UFR STAPS de l’Université Claude Bernard Lyon 1. Il regroupe majoritairement des enseignants-chercheurs en Sciences et Techniques des Activités Physiques et Sportives (STAPS, section 74 du CNU) des établissements universitaires de Lyon et Saint-Etienne.

Illustration : Brain Off par djking (CC BY-NC-SA 2.0)
https://sciencespourtous.univ-lyon1.fr/les-j-o-du-cerveau/
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Re: La Boite à So Sure (dans le mille, doux, on s’emboîte mode Tétris)

Message par I am so sure le Jeu 11 Mai 2017 - 23:44

Spoiler:

[size=48][size=46]Cerveau humain et mouvement[/size][/size]





Ces vidéos 3D sur la neuroanatomie de la motricité permettent de comprendre comment le cerveau contrôle le mouvement.
La neuroanatomie fonctionnelle de la motricité consiste à décrire les organisations nerveuses qui contrôlent les différents types de mouvements, de l’action volontaire au réflexe, en passant par l’automatisation des mouvements acquis. Elle permet aussi de comprendre comment nous pouvons tenir debout et maintenir cette posture malgré nos gestes et nos déplacements. Enfin, elle décrit comment nous contrôlons notre motricité, avec des ajustements complètement automatiques comme la coordination du mouvement des yeux et de la tête et des contrôles qui mobilisent complètement notre attention avec une forte résistance à la distraction, par exemple lorsque nous devons nous insérer dans le flot de la circulation, en voiture.
Le cerveau élabore une commande de mouvement à partir d’une série d’opérations qui vont préciser tous les paramètres de son exécution. Cette phase préparatoire implique les plus hauts étages du système nerveux, en particulier le cortex frontal et pariétal, ainsi que les structures sous corticales comme les noyaux gris centraux, ainsi que le cervelet.

Le mouvement volontaire : construction de la commande




Mais, le cerveau doit être informé en permanence des conséquences de l’action qu’il a construite, ne serait-ce que pour être informé que le mouvement a bien atteint le but assigné. Les systèmes sensoriels comme la vision ou l’audition permettent ce contrôle en cours d’exécution du mouvement. Mais, il existe un contrôle moins connu qui provient des muscles et des articulations.
Proprioception musculo-tendineuse et articulaire
Une des fonctions étonnantes assurée par le cerveau est qu’il parvient à maintenir les informations en provenance des muscles alors que ceux-ci sont en activité permanente : ils se raccourcissent en se contractant.
Mouvement et sensation du mouvement
Il existe aussi des mouvements qui ne sont pas contrôlés par le cerveau comme le réflexe. Il en existe de plusieurs sortes et ils ont tous une fonction de protection de l’organisme. Le réflexe myotatique est chargé de protéger les muscles et les articulations.
Réflexe myotatique




Toutefois, le réflexe fait partie intégrante de la commande volontaire comme le montre l’exemple du lancer de javelot et du tir en football. Les meilleurs sportifs arrivent à utiliser l’activité réflexe pour la coordonner à l’activité volontaire. Il en résulte une amélioration de la performance parce les 2 commandes sont couplées pour activer le muscle simultanément.
Mouvement réflexe et mouvement volontaire


Pour aller plus loin
Le site Anatomie 3D réunit un ensemble de ressources vidéo 3D permettant de s’approprier le fonctionnement du corps humain : http://anatomie3d.univ-lyon1.fr

https://sciencespourtous.univ-lyon1.fr/cerveau-humain-mouvement/

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Re: La Boite à So Sure (dans le mille, doux, on s’emboîte mode Tétris)

Message par I am so sure le Jeu 11 Mai 2017 - 23:54

Spoiler:



Flebelebele !LA LA LA LA LA
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Re: La Boite à So Sure (dans le mille, doux, on s’emboîte mode Tétris)

Message par I am so sure le Ven 12 Mai 2017 - 12:31

Spoiler:



















Dernière édition par I am so sure le Ven 12 Mai 2017 - 13:08, édité 1 fois
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Re: La Boite à So Sure (dans le mille, doux, on s’emboîte mode Tétris)

Message par I am so sure le Ven 12 Mai 2017 - 13:07

Spoiler:

[size=44]Expliquer la différence , oui mais comment?[/size]

edwigeravard / Il y a 2 heures

« Nous sommes tous différents ! », c’est ainsi que commence une courte vidéo d’Alex Amelines : « Créer des choses merveilleuses » . Elle nous invite tous (enfants et adultes ) à comprendre la différence de l’enfant autiste ou avec des troubles autistiques.
Une très belle façon d’aborder la différence quelle qu’elle soit , avec nos enfants , et permettre à chacun de trouver sa place dans la société .
Alors prenez 5 minutes et découvrez cette mini vidéo positive , ça vaut la peine  !
http://apprendre-mode-d-emploi.com/expliquer-la-difference-oui-mais-comment/
https://lesvendredisintellos.com/2017/05/12/expliquer-la-difference-oui-mais-comment/
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Re: La Boite à So Sure (dans le mille, doux, on s’emboîte mode Tétris)

Message par I am so sure le Ven 12 Mai 2017 - 13:16

Spoiler:
https://books.google.fr/books?id=MKY5Q62YtdYC&pg=PA115&lpg=PA115&dq=connivence+c%C3%A9r%C3%A9brale&source=bl&ots=KXZO5_vwrB&sig=UqtVhMEOrFtu_x1HLmueItbyaf8&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwiOivOCnerTAhWiIMAKHUJFA4AQ6AEIJzAA#v=onepage&q=connivence%20c%C3%A9r%C3%A9brale&f=false


Spoiler:
https://books.google.fr/books?id=Z-wOCwAAQBAJ&pg=PT131&lpg=PT131&dq=connivence+c%C3%A9r%C3%A9brale&source=bl&ots=0I34uNzNLH&sig=al4wMkfaTrXAvRzTlgMbAJP7K9U&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwiOivOCnerTAhWiIMAKHUJFA4AQ6AEINjAD#v=onepage&q=connivence%20c%C3%A9r%C3%A9brale&f=false

J'avais mis connivence cérébrale pas con ni vents, c'est le bric à brac atomique voire anatonique... non rein de rien, non je ne regrette rien, ni le mâle con m'a fait, ni le bien, je me fous du passer... Razz
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Re: La Boite à So Sure (dans le mille, doux, on s’emboîte mode Tétris)

Message par I am so sure le Ven 12 Mai 2017 - 13:30

Spoiler:

[size=34]« T’AS UNE BELLE MATIÈRE GRISE, TU SAIS… » : LA FASCINATION INTELLECTUELLE DANS LE COUPLE[/size]

HISIS LAGONELLE / 10 AVR 2016 / 12 COMMENTS

« Y a pas que le physique qui compte ! » Ce qui est devenu un adage quasi anecdotique est pourtant bel et bien avéré : chez certaines personnes, tout ce qui n’est pas lié à l’intelligence est accessoire. La sapiosexualité, néologisme assez récent, admet l’idée que l’intelligence de notre partenaire peut générer une excitation sexuelle.









Tout part de la fascination. Toutes les histoires d’amour. Mais tout dépend du type de fascination. C’est comme une sorte de fétichisme qui embrase d’un seul coup le cœur, le corps et l’esprit. Un style vestimentaire précis, des taches de rousseur, une coiffure, un grain de voix. Un seul regard peut mettre en branle une lubie fascinatoire personnelle dans la fulgurance d’un minuscule instant.

Mais il est une fascination particulière qui ne se repère pas à l’œil nu et qui échappe bien souvent à l’instantanéité (mais pas à la fulgurance), c’est l’intelligence. Le cerveau. La culture. Le savoir. Ce qui peut rendre un être unique à nos yeux est caché sous sa boîte crânienne et peut ne pas en sortir, si tel est le souhait de la personne en question. Contrairement aux taches de rousseur ou du grain de voix, la matière grise n’est pas un signe ostentatoire de drague. D’ailleurs, si elle est authentique, elle n’est pas un signe ostentatoire tout court. Ce que l’autre cache dans son cerveau est donc un critère amoureux difficile à cerner. Pourtant, il n’est pas qu’un critère amoureux. Il est aussi sexuel et la raison suffisante d’une excitation immédiate. Savoir que l’autre lit tels livres, est au service de telle cause, exerce tel métier, parle telles langues, aime l’opéra italien, regarde des films en version originale, joue de la musique, traduit des textes, s’enrichit par le voyage, fait de la photo, s’engage dans tel combat idéologique… tout ce qui gravite autour de la manifestation cérébrale peut générer une excitation toute aussi cérébrale mais également sentimentale et sexuelle.
Et ce n’est ni élitiste ni restrictif, pas plus que de dire « moi j’aime les blondes… ». Chaque fascination a son lot de curiosités et de limites étranges qui fixent notre focalisation sur certains individus plutôt que d’autres. Etre sapiosexuel n’est pas une maladie, ni un truc d’intello privilégié ou de sociopathe. Ça ne s’explique pas en fait. Avoir subitement envie d’une personne, simplement parce qu’elle vient de citer votre auteur préféré, ça ne s’explique pas. C’est un coup d’électricité vertigineux qui part du cerveau pour aller dans le bas-ventre. Indicible. C’est déstabilisant parfois, mais surtout, c’est assez confondant dans les rapports sociaux en général, dans le rapport à l’autre en particulier.

L’excitation et la fascination intellectuelles ne peuvent apparaître qu’après un certain temps de partages et d’échanges. Personne ne se promène avec un tee-shirt où il serait écrit « je suis fascinée par le cinéma italien » ou « je connais Saint Exupéry par cœur » et il est plus simple, dans une soirée, de repérer une jolie fille à taches de rousseur, qu’une artiste peintre passionnée par le mouvement postimpressionniste. Bref : socialement, c’est déroutant et parfois même décourageant. Le grand avantage, cependant, est que bien souvent, les sapiosexuels se reconnaissent entre eux. Leur marginalité fait qu’ils peuvent rapidement cerner le potentiel de fascination intellectuelle de quelqu’un. Et, encore une fois – je m’en excuse car ça doit devenir frustrant pour celles/ceux qui veulent comprendre – ça ne s’explique pas.
L’attrait intellectuel obéit à des règles de réciprocité. Admirer l’esprit, les sensibilités intellectuelle, artistique et affective de l’autre, ne peut réellement avoir de sens que dans un retour de fascination. Cela peut paraître prétentieux ou narcissique. Mais il s’agit plutôt d’une clé de voute qui va permettre le maintien d’un équilibre réel dans ce duo de têtes tout autant pensantes qu’aimantes. C’est un échange de flux perpétuel. Picasso et Dora Maar par exemple : Dora désirait Picasso quand il peignait, elle le photographiait en train de peindre et Picasso la désirait quand elle le photographiait. Anaïs Nin écrit ses journaux et se remplit de sa fascination littéraire pour Henry Miller qui la prend pour maitresse et nourrit ses romans de leurs aventures sexuelles. Elsa Triolet et Aragon, même chose. C’est un cercle vertueux étourdissant et le fait est que le désir, pour parler vrai, ne s’arrête jamais.

D’ailleurs, Dora Maar et Picasso nous prouvent bien le danger collatéral de ce type de passion sapio-alimentée. La puissance de la fascination intellectuelle dans un couple – et donc du désir et donc du plaisir – fait que lorsque la passion s’arrête, quelqu’en soit la raison, la violence s’inverse. Et elle est inouïe. Dora Maar l’a dit : « Après Picasso, c’est la mort ou la folie. » Elle a choisi la folie mystique. La fascination intellectuelle peut tout détruire sur son passage. Elle ne ménage rien : ni le cœur, ni le corps, ni l’esprit. C’est un risque à prendre. Mais ça fait vibrer l’existence.
 


Hisis Lagonelle









Prof en phobie scolaire, lectrice monomaniaque, Hisis collectionne les Moleskine et s'amuse à imiter Marguerite Duras.
Plus d'articles
http://www.barbieturix.com/2016/04/10/tas-une-belle-matiere-grise-tu-sais-la-fascination-intellectuelle-dans-le-couple/




Spoiler:

L’Improvisation un art complet…

L’Improvisation un art complet et à part entière







En plus de présenter un intérêt certain pour enseigner, favoriser, enrichir l’interprétation… L’IMPROVISATION est un art complet et à part entière… en vigueur dans les stages, cours, ateliers d’ARCAD  à Lyon Rhône Alpes /Chartreuse et Ardèche/.







Improviser c’est difficile et simple, c’est périlleux et riche, c’est un moyen puissant de se retrouver soi-même, en libérant les lourdeurs, en facilitant les envols de la création…
Se Centrer, accorder ses instruments, puis accueillir le son dans cet espace incroyable qu’est notre ‘auditorium intérieur’, percevoir ce que crée le son dans nos sensations, nos émotions. Accompagner, guider ce son, en connivence délicieuse avec lui, et ensemble se laisser voyager, choisir les ‘virages, les intersections, les bifurcations…’ qui vont constituer l’itinéraire de l’improvisation. Goûter à la joie d’une création consciente, d’une expression vraie et toujours nouvelle et pleine de sens… Ceci et bien d’autres choses sont ce que je voudrais partager avec vous. J.L.J.

Improviser c’est retrouver la confiance en soi, développer la certitude de ce que l’on est, de là où on va,
et ressentir la sécurité de l’intention que l’on porte.
C’est aussi l’ouverture la plus grande possible en accord avec la présence  agissante la plus entière à soi, au(x) partenaire(s), au public éventuel, au temps, au lieu, , ce avec des fonctions expressives  accordées et bien pilotées… C’est en partie ce que nous appelons la Centration.
C’est se réapproprier l’acte créateur sacrifié dans nos apprentissages trop techniques.







Tout l’enseignement du travail de la voix en résonance avec le corps et le geste, au sein d’ARCAD, s’appuie sur l’improvisation chantée, parlée, théâtralisée, bruitée, musicale, menée comme moyen d’accès à l’authenticité et à la présence dans le jeu d’expression, et comme création artistique à part entière.

Les lois sont souples, mobiles mais non moins présentes que dans le monde physique, inerte, et que dans les autres niveaux psychiques ou intellectuels qui servent de référence à notre rationalité actuelle …

L’improvisation vocale est un moyen d’accéder à la vérité de notre voix, de notre geste, de notre jeu instrumental et à notre imaginaire musical ou symbolique personnel.
Elle exige, pour devenir cet outil précieux d’exploration et de découverte qu’elle peut devenir, que la conscience de soi s’affirme dans un double mouvement vers l’intérieur et l’extérieur en même temps. Elle se nourrit de notre intention (non pas cérébrale, mais reposant sur notre globalité du moment, elle se déroule à partir d’un fil qui s’étire jusqu’au moment où la fin s’impose, en choisissant à chaque instant l’itinéraire juste (qui émane de l’interaction entre l’improvisateur et son environnement humain, naturel, physique, événementiel…etc).
Improviser c’est s’offrir le moyen d’une relation intime avec soi-même et avec ce (ceux) avec lesquels nous devenons capables de créer du lien…
Pratiquée à deux, trois, ou plus, elle mène à l’expérience de la relation dans tous ses aspects.
Si nous jouons le jeu avec vérité, nous revisitons puis dépassons nos schémas relationnels acquis au cours de notre existence, des plus archaïques (fusion, exclusion, soumission domination…) aux plus subtils. Sortis de ces schémas nous découvrons l’espace collectif de création via l’action artistique… Un espace vivant où chacun est parfaitement soi-même et en même temps en profonde communion avec l’autre dans une construction qui nourrit et enrichit profondément.
Il s’agit de faire l’expérience que si l’on va consciemment au fond de soi, pleinement, nous rejoignons le lieu le plus adéquat à partir duquel nous pouvons rencontrer le plus complètement l’autre !  Paradoxe des espaces de l’humain vivant, de la conscience…
L’espace artistique exploré avec conscience dans l’acte de création est le capital d’un futur rendu à l’Humain, à la Vie . Encore simplement faut-il éviter de se laisser prendre par les mirages, les illusions, par la dissolution dans le grand tout du n’importe quoi… le risque en improvisation comme ailleurs n’est pas à exclure !
Pour tendre vers ces buts, avoir une bonne boussole, à savoir : le rapport juste, équilibré, des éléments de notre triple organisation humaine : le penser, le sentir, l’agir… Une manière d’honorer ce que l’on peut appeler aujourd’hui, grâce aux pratiques Art Développement, le réaccordage de nos trois cerveaux Gauche Droit et Abdominal.
…mais aussi se présenter avec des « instruments accordés au mieux » : Architecture corporelle, geste, souffle, oreille, intention sonore, appareil phonatoire, regard…etc. Quand le rapport est harmonique entre les différentes parties, fonctions de nous-mêmes, quelle que soit la dominante de l’une ou de l’autre, notre conscience est ancrée, capable de vivre les expériences les plus intenses sans se dissoudre sans naufrager…. Le voyage est possible…

Thèmes développés, Mots clés

accorder nos instruments accueillir ARCAD-Lyon Art Développement art à part entièreau rythme de votre assimilation authenticité et présence Calliphonie Centration Chœur d'impro confiance en soi confort postural conscience dans l’acte de création Cours de chant formation Afdas Improvisation Voix inconfort posturalLa beauté d’une voix la Centration la main en chanté la voix chantée La Voix ne se fabrique pas la vérité de notre voix Les Voies de la Voix L’IMPROVISATION nos trois cerveaux Gauche Droit et Abdominal notre imaginaire musical ou symbolique offrir tout ou partie d'un stage pleine conscience relation intime avec soi-même rencontrer l’autre ressentir la sécurité de l'intention Stage Voix technique vocale Travailler la VOIX triple organisation humaine trois cerveaux Gauche Droit et Abdominal Télécharger documentation un art complet et à part entière voix/bruitée... Voix chantée voix dansée voix instrument musical voix parlée voix théatralisée
http://www.lesvoiesdelavoix.fr/tag/relation-intime-avec-soi-meme


Ce que l'on se met dans la tête, le soir et le matin...
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Re: La Boite à So Sure (dans le mille, doux, on s’emboîte mode Tétris)

Message par I am so sure le Ven 12 Mai 2017 - 14:19

Spoiler:

De Choses Et D'Autres
LA RUDA




  • Ce titre est extrait de l'album : La Trajectoire De L'Homme Canon

  • Année de sortie : 2006

  • Label : Wagram








Quand la vie me pèse
Quand j'ai l'envie de crier
Quand je ferme les paranthèses
Qu'il faut que j ouvre les guillemets
Serait-ce mon mauvais côté qui pense
Tant des noms d oiseaux
Y a des salops sur la branche
Connaissez-vous cette espèce ?

Quand la vie s entête
Quand mon voisin de palier
Sous-entend que sa retraite il va bien falloir la payer
Je sens qu'il me prend pour un faisan
Veut-il vraiment travailler ?
A moi, quand j'avais 20 ans
A 60 ans qu'est-ce que j aurais ?
Moi quand la vie insiste
Si j'osais, Ah si j'osais !
Je connais un garagiste dont la de-venture exploserait
J aimerai quand il me rend sa voiture 
Quand je vois grandir son nez
Gentillement lui raplanir et jouer à la voiture-bélier
Il faudrait jamais s'énerver
Il faudrait oublier, 
Il faudrait jamais s énerver, il faut tout oublier, 
Il faudrait jamais s'énerver

Quand la vie m'effraie à l'heure de l insécurité
Un bulletin et puis c'est fait y'a un sauveur qui apparaît
J'aimai mieux encore l'ancien slogan
La métaphore médicale 
Réduire la fracture sociale
Ca ne paye plus maintenant
Quand la vie m empresse tant 
Les pétroles auront gagné
Quand leurs profits ont monté comme le loyer d'un 2 pièces
Je m'emballe en mon vocabulaire
Voila que ca repenche
J ai du mal à mettre à ma grand-mère les habits du dimanche

Il faudrait jamais s'énerver, i faudrait oublier 
Il faudrait jamais s énerver, il faudrait oublier
Il faudrait jamais s'énerver, il faudrait oublier
Mais c est toi mon salop, mon nom d'oiseau
Yeah ! Yeah ! (*4)
Il faudrait oublier (*2) 





De la vie jusqu'au cou
LA RUDA




  • Ce titre est extrait de l'album : Les Bonnes Manières

  • Année de sortie : 2007


Comme un tombeau ouvert
A Croquer dans le fruit
En Avaler le ver
Sourire à pleines dents
Evoquer les volcans
Illuminer la nuit
Invoquer le tonnerre
De la vie jusqu'au cou

Comme un tombeau ouvert
A dada au galot
A se rouler par terre
A rayer les parquets
Se marquer dans la chair
A reveiller les nus
A s'envoyer en l'air
A l'amour éperdue

A demander son lot d'or et de mystère, d'ivresse 
A nos rêves tétus
Son lot d'or et de promesses
A la vie, à l'amour éperdue

Comme un tombeau ouvert
Se libérer enfin
Crier à l'assassin
Qui vous en empêche
A encaisser les coups
A en sucer la brèche
De la vie jusqu'au cou

Comme un tombeau ouvert
Se laver à grand eau
Et vider tout le sceau de la Scene colère
A dévaler la pluie
Faire danser don égaux
Aller osé la chute
A l'amour éperdue

A demander son lot d'or et de mystère, d'ivresse 
A nos rêves tétus
Son lot d'or et de promesses
A la vie, à l'amour éperdue
Demander son lot d'or et de mystère, d'ivresse 
A nos rêves tétus
Son lot d'or et de tendresse
A la vie, à l'amour éperdue

Comme un tombeau ouvert
Faire éclater la transe
Qui née de la violence
Qui née de l'enthousiasme
Et qui goûté le spasm
Qui met à genoux
Essoufflé mais heureux
De la vie jusqu'au cou

Comme un tombeau ouvert
A nos beaux lendemains
Se dire que ce s'ra bien
Se dire qu'on en sera
Remettez mon couvert
Qui a-t-il eu menu
Qui a-t-il au dessert
De la vie jusqu'au cou

A demander son lot d'or et de mystère, d'ivresse 
A nos rêves tétus
Son lot d'or et de promesses
A la vie, à l'amour éperdue
Demander son lot d'or et de mystère, d'ivresse 
A nos rêves tétus
Son lot d'or et de tendresses
A la vie, à l'amour éperdue








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Re: La Boite à So Sure (dans le mille, doux, on s’emboîte mode Tétris)

Message par I am so sure le Ven 12 Mai 2017 - 18:47

Spoiler:

[size=33]Les trois sortes d’amitié[/size]
L’amitié est une des belles réalités de la vie. Que serait la vie humaine s’il n’était pas possible de se lier d’amitié? Autant l’amitié est belle, autant elle peut être source de souffrances. Qui n’a pas été déçu des comportements d’un ami ou de celui qu’il croyait être tel?
Il arrive souvent de se tromper sur la nature du lien. L’un le considère comme son meilleur ami, alors que lui aime sa compagnie, sans plus. Il est possible d’identifier clairement le type de lien qui unit deux personnes et de se servir de critères fiables pour mieux savoir à quoi s’attendre.
Les penseurs des différentes époques parviennent à identifier trois types d’amitié possibles. Pour arriver à comprendre comment ils en arrivent à ce nombre, il faut faire le ménage dans la manière usuelle de classifier les amitiés. Il y a dit-on les amitiés qui naissent des liens du sang : les parents et les enfants, les frères et sœurs, les cousins et cousines, les oncles et tantes etc. Il y a les amis d’enfance, les amitiés qui se sont formées à l’école, les voisins, les membres d’une équipe, d’une organisation quelconque, les camarades de travail. Viennent enfin, ceux que l’on qualifierait de façon spéciale du nom d’amis, qui peuvent être parmi la liste précédente, ou encore provenir de toutes nouvelles rencontres.
Classifier les amis de cette façon ne présente aucun inconvénient pour autant qu’il soit entendu que cela ne renseigne pas clairement sur la nature du lien. Pour identifier clairement le type d’amitié vécu, il faut connaître l’intention principale de ceux qui se lient. Or il n’y a que trois motivations possibles : soit se lier pour l’aide, les services que l’un et l’autre peuvent s’apporter ; soit se fréquenter  pour les plaisirs vécus en commun;  soit enfin, parce qu’on a rencontré l’âme sœur. S’aimer pour l’aide apportée, pour le plaisir partagé, s’aimer pour ce que nous sommes indépendamment des services et des plaisirs qui peuvent en découler. Comment  mettre le doigt sur la nature du lien vécu?  C’est la personne qui s’engage envers l’autre  qui le sait ou du moins peut le savoir. Par contre, comment être sûr des intentions de l’autre?
L’amitié pour mériter ce nom doit être réciproque. C’est ici que la confusion peut intervenir. L’un aime l’autre pour lui-même, le considère comme un autre soi-même alors que lui cherche notre présence principalement pour l’aide apportée. Comment une telle confusion est-elle possible? Il arrive que  la nature de l’aide apportée prête à confusion. Quelqu’un cherche votre présence parce que vous écoutez bien, il se sent en confiance et vous raconte ses problèmes, dévoile des secrets, vous donne accès à son intimité. De vrais amis font cela, mais dans un but différent. Ils s’ouvrent l’un à l’autre dans le but d’instaurer un lien fondé sur la vérité et non sur le mensonge, pour mieux se connaître afin de parvenir à vouloir ce qu’il y de mieux pour l’un et l’autre. Dans l’amitié véritable l’échange va dans les deux sens. Dans le cas cité plus haut vous n’êtes qu’une oreille, elle coûte moins cher que celle du psychologue. L’autre  utilise à ses propres fins vos qualités d’écoute.  Lorsqu’il n’en a plus  besoin, il vous laisse tomber.  A ce moment vous découvrez sa véritable motivation, qu’Il était difficile de percevoir autrement. Une meilleure connaissance des différences entre les trois amitiés aide à devenir plus vigilant.
Chacune des trois sortes d’amitié a raison d’exister. L’homme a tellement de besoins à satisfaire qu’il est normal de faire appel aux autres.  Le plaisir occupe une grande place dans la vie, il est décuplé en le partageant avec d’autres. Enfin, qui ne souhaite aimer et être aimé pour lui-même?
Chacune de ces amitiés peut conduire aux autres formes d’amitié. Souvent des personnes se connaissent d’abord dans un contexte qui se prête à l’échange de services (au travail, à l’école, dans un organisme). Ce premier lien est clairement utile (s’entraider dans les matières scolaires ou pour le travail). Par la suite, tant qu’à  collaborer pourquoi ne pas le faire en s’amusant? Enfin, à force de se connaître, les qualités de chacun deviennent plus évidentes ce qui ouvre la porte à la possibilité de s’aimer pour ce qu’on est.
Une amitié motivée par le plaisir (par exemple, pratiquer un sport ensemble) peut conduire à l’occasion à rendre des services au coéquipier, tout comme ouvrir la porte à l’amitié véritable dans la mesure où le sport permet  à chacun de dévoiler ses qualités. Dans l’amitié utile et de plaisir, il arrive de passer beaucoup de temps ensemble et donc de croire à un lien plus profond. La longueur du temps en commun ne garantit pas pour autant le passage automatique à l’amitié véritable.
Bien que de vrais amis passent bien du temps ensemble, se rendent des services et savent savourer des moments de plaisir, ce n’est pas d’abord pour ces raisons qu’ils sont liés. Ils s’aiment avant tout pour ce qu’ils sont. L’amitié véritable n’est possible qu’entre des êtres matures, responsables, équilibrés et généreux  puisqu’elle implique une totale confiance en l’autre, un désir de vivre dans la vérité et de vouloir fermement le bien de l’autre. Il est évident qu’une amitié tire son nom de la motivation dominante qui unit les deux parties. Voyons quelques différences supplémentaires entre les trois amitiés qui aideront à les départager.
L’amitié utile n’exige pas nécessairement d’avoir des affinités au plan personnel.  Ce qui compte, c’est de satisfaire le besoin. Elle prend fin lorsque le besoin cesse. Il n’est pas non plus nécessaire de bien se connaître. Il y a une sorte d’inégalité dans cette relation puisque l’un donne et l’autre reçoit. L’amitié fondée sur le plaisir exige des affinités et même des habiletés voisines : il n’est pas possible d’avoir du plaisir au tennis avec un partenaire trop faible ou trop fort. Elle implique plus de connaissance de l’autre que l’amitié utile. La recherche du plaisir dénote un certain sens de la gratuité, puisque tout plaisir est recherché pour lui-même indépendamment de ce qu’il rapporte.  En même temps, le plaisir étant personnel, a pour effet de centrer celui qui le recherche sur soi. Les plaisirs étant  par nature changeants, cette amitié risque de cesser lorsque l’attrait pour ce plaisir cesse.
Aimer l’autre pour lui-même suppose de bien se connaître, exige les qualités dont il été question plus haut, elle prend  donc forcément du temps à s’établir. Lorsque le lien est formé, il ne se rompt pas facilement et perdure dans le temps. Si  l’un des deux doit déménager, la force du lien montre que ni l’espace, ni le temps ne saurait avoir raison de lui. Si vous croyez qu’il est possible d’avoir plusieurs vrais amis, une dizaine par exemple, vous comprenez mal ce qu’est la véritable amitié. Si deux amis jugent qu’ils doivent prendre leurs distances,  ils en discutent ouvertement et, après entente, agissent de façon à faire le moins de mal possible à l’autre.
S’il arrive souvent de se tromper sur la nature du lien, il faut d’abord s’en prendre à soi-même. L’amitié véritable requiert une qualité fondamentale : l’humilité. L’humilité consiste à avoir suffisamment confiance en soi pour porter un regard réaliste sur sa personne : sans amoindrir ses qualités, ni gonfler ses défauts. L’orgueil utilise ce stratagème pour se donner le droit de s’apitoyer sur son sort. Même le simple fait de considérer son état actuel  comme étant le résultat du sort, relève d’une autre de ses stratégies. Elle vise à déresponsabiliser le sujet de ce qu’il est devenu, pour l’attribuer à la malchance. Il devient possible alors de se voir comme une victime. L’orgueil provient d’un manque de confiance en soi et, pour cette raison, ne vise pas l’amélioration. On cherche à s’améliorer que si l’on croit pouvoir y parvenir.
La  difficulté de bien se connaître devient un obstacle pour bien connaître les autres. Chacun analyse les comportements des autres à partir de ce qu’il comprend de ses propres agissements. Si on ajoute que toute marque d’amitié quel quelle soit vient flatter le désir d’être aimé. Il est bien compréhensible dans ce contexte qu’une marque d’amitié utile ou de plaisir soit interprétée faussement par le bénéficiaire comme une preuve d’amour authentique à son endroit.
La véritable amitié existe, elle est le cadeau résultant des qualités personnelles dont nous avons parlé (humilité, sens des responsabilités, équilibre personnel, maturité et générosité). Il suffit de s’appliquer à développer ces qualités et cette amitié viendra d’elle-même.
http://philo-pratique.net/2010/12/les-trois-sortes-d%E2%80%99amitie/

[size=33]Un humain pleinement développé[/size]

L’homme a le goût du meilleur. Il cherche à se développer pleinement, à atteindre sa pleine stature pour parvenir à vivre l’amour et l’amitié, apporter sa contribution à la société, vivre de bonnes relations avec ses proches, donner le meilleur de soi. Certains y arrivent, d’autres pas. Il importe de comprendre le lien entre le plein développement et la probabilité de vivre la vie la meilleure.
Une vie humaine réussie implique de choisir le bien de préférence au mal. Ce n’est pas facile, d’où la lutte pour rester fermement attaché au bien malgré l’attrait que le mal exerce sur nous. Pour y parvenir nous devons développer quatre groupes de qualités.

Être modéré







Le bien de par sa nature nous attire. Face aux biens de base (nourriture, boisson, sexe, jeux) qui exercent un grand attrait sur nous, nous n’avons pas besoin de qualités pour les aimer puisque cela se fait naturellement. Nous devons plutôt apprendre à les désirer avec mesure. Les désirer uniquement en vue de notre bien et de celui des autres. Ce qui implique la maîtrise de ses désirs. Manger sans nuire à sa santé et sans priver les autres de leur juste part, boire sans devenir un danger public, jouer sans être dépendant. Sans cette maîtrise, ce qui était au départ un bien se transforme en un mal. La boisson prise avec mesure réjouit le cœur de l’homme, sans contrôle, elle devient son ennemi.

Avoir du courage







Parmi les biens recherchés au cours de la vie certains sont difficiles à obtenir (ex. réussir ses études, devenir compétent au travail etc.). Face à ce type de biens, il est nécessaire de développer des qualités qui nous donnent de la combativité, pour ne pas abandonner dès les premiers obstacles. Toutes les qualités associées au courage entrent dans ce groupe : la patience, la persévérance, la longanimité (pour tout ce qui est long), la grandeur d’âme (elle donne de l’idéal, sert à éviter de perdre son temps dans ce qui est indigne de nos talents, à avoir de belles ambitions). En portant attention on se rend compte que toutes ces qualités se tiennent entre elles et contribuent à rendre l’agir plus parfait. Le courage sans la persévérance ou la patience risque de devenir un feu de paille. La grandeur d’âme en nous attachant à des biens plus grands donne une motivation puissante au courage, à la patience, la persévérance etc. Par exemple, le médecin trouve dans son idéal de trouver un remède à une maladie grave la motivation nécessaire pour accepter les contraintes de la recherche.
Dans la vie il y a aussi des maux. Les maux naturels : la maladie, les désastres naturels etc. Les maux provenant de l’action humaine. Le pire étant la guerre. Sur le plan individuel, il y a l’homicide, viennent ensuite toutes les formes de violence. Il faut du courage pour demeurer fermement attaché au bien malgré la menace. Sans elle les humains se sauvent ou, encore, ne posent pas les actions appropriées paralysés qu’ils sont par la peur. Le courage consiste à être prêt à souffrir ou à risquer sa vie pour une cause qui en vaut la peine. La raison a un rôle important à jouer, elle doit bien évaluer si la cause en vaut la peine et s’il est nécessaire d’aller aussi loin que de risquer sa vie pour la défendre. Sans cette évaluation juste de la raison, l’élan courageux devient de la témérité. Comme il arrive à ceux qui mettent leur vie en péril, pour épater leurs amis ou pour tout autre motif léger. Et aussi ceux qui meurent pour ne pas avoir su évaluer correctement le danger (ex. le conducteur inexpérimenté). La vie est précieuse, elle ne doit pas être risquée à n’importe quel prix, sans prendre les moyens raisonnables pour éviter le pire.

Être juste







Dans sa quête des biens les meilleurs l’homme n’est pas seul. Il doit accorder à chacun la place qui lui revient. Il est déjà beau de parvenir à être quelqu’un de bien. Pouvoir faire du bien aux autres constitue une perfection supplémentaire. Ces autres ne sont pas à mettre sur le même pied. Par exemple, les parents méritent une place de choix en raison de leur rôle, les membres de la famille aussi. Un ami mérite plus de considérations qu’un étranger. Le patron, les collègues de travail ont chacun leur importance. La justice consiste à donner à chacun ce qui lui est dû, ce qui est une façon de le respecter. La gratitude envers les parents devrait primer sur celle éprouvée envers le voisin qui rend uniquement des services à l’occasion. Une personne mariée ayant des enfants ne peut risquer sa vie au même titre qu’un célibataire. Se rendre compte du l’apport des autres constitue déjà une première forme de justice. La gratitude a ce rôle à jouer. Certaines formes de gratitude demandent une plus grande ouverture d’esprit. Apprécier à sa juste valeur l’héritage reçu de son pays (son territoire, les concitoyens, la langue, la culture, ses institutions, sa religion, le développement économique et social, etc.) demande de l’humilité et de la perspicacité. Une fois la gratitude présente, un cœur généreux souhaite apporter une contribution à son pays dans la mesure de ses moyens.
S’il est difficile de prendre conscience de tout ce que nous devons à notre pays, il l’est tout autant en ce qui regarde les parents. L’expérience apprend que c’est en devenant parent à leur tour que les enfants montrent davantage de reconnaissance. En expérimentant au quotidien les multiples exigences de la parentalité, ils comprennent mieux ce que leurs parents ont fait pour eux. Il en va de même des rapports entre employés et patron. Rares sont les employés qui perçoivent les exigences de la fonction de patron : la lourdeur des responsabilités, les heures réelles consacrées à la tâche, les décisions difficiles à prendre, la solitude du pouvoir etc. Le plus souvent les employés croient faussement que ces derniers ont une vie facile.

Avoir une raison bien formée







Enfin, qu’il s’agisse d’apprendre à se maîtriser, à agir avec courage tout en étant juste, il n’est pas possible d’y parvenir sans développer la capacité de bien analyser tout ce qui est en cause. Il importe dans la vie de faire les bons choix. Pour y parvenir, il faut développer certaines qualités de la raison pour la rendre capable de bien peser les pour et les contre (le jugement), de bien tenir compte de circonstances (la circonspection), de tirer des leçons du passé (l’expérience), de voir venir les coups ou les réactions des autres (la prévoyance), de bien sentir ce qui se passe (intuition, flair). La raison non formée tend au contraire à avoir une vue biaisée de la réalité, analyse tout de façon uniforme quelque soit la variété des circonstances, n’arrive pas à prendre de l’expérience parce que sa mémoire a des souvenirs partiels ou déformés de ce qui est réellement arrivé, paralyse devant l’inattendu, se déconnecte de la réalité. Sans le concours d’une raison mature les trois autres qualités ne peuvent atteindre leur perfection et, même, à l’occasion passer à côté du but recherché. Les remarques sur le courage le rendent évident. Sans ces qualités, il n’est pas possible de faire de bons choix. Un peu comme un être grand et fort mais aveugle lequel risque de tomber dans un trou en marchant.
Un être complet maîtrise ses désirs, a la combativité nécessaire pour réaliser les objectifs librement choisis. En raison de cela, il traite chacun avec respect. Il parvient à agir ainsi parce qu’il a développé les qualités de sa raison qui permettent de mieux évaluer où se trouve le bien véritable.
Ces considérations montrent que le plein développement a un but : pouvoir vivre ce qu’Il y a de meilleur dans la vie. Oui, mais est-ce accessible au commun des mortels? Oui, bien sûr! La nature aurait-elle mis en nous un goût du meilleur si nous n’étions pas capables de l’atteindre?
Chacun d’entre nous avons des prédispositions naturelles envers l’une ou l’autre des quatre groupes de qualités. Les parents observateurs peuvent s’en rendre compte même en bas âge. Tel enfant n’a peur de rien, tel autre donne facilement de ses bonbons aux autres, tel enfant maîtrise facilement son attrait pour la nourriture, tel autre est plus pensif que les autres. Autre point encourageant : tout effort pour améliorer une qualité fait progresser du même coup les autres. Les qualités grandissent en même temps un peu comme les doigts de la main. Celui qui organise une fête pour montrer sa reconnaissance à un ami se butera probablement à des critiques. Le désir de faire plaisir à son ami lui donne le courage d’y faire face. En cherchant la bonne façon d’organiser la soirée, il devra mettre à profit toutes les ressources de sa raison. Pour être à la hauteur des attentes de son ami et de tous ceux qui seront là, il devra maîtriser pendant cette journée son goût de commencer à fêter plus tôt. En cherchant à bien traiter son ami (ce qui est un acte de justice), il développe du même coup les autres qualités. N’est-ce pas une façon agréable d’apprendre?
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Re: La Boite à So Sure (dans le mille, doux, on s’emboîte mode Tétris)

Message par offset le Sam 13 Mai 2017 - 10:20

I am so sure a écrit:
[size=34]« T’AS UNE BELLE MATIÈRE GRISE, TU SAIS… » : LA FASCINATION INTELLECTUELLE DANS LE COUPLE[/size]

HISIS LAGONELLE / 10 AVR 2016 / 12 COMMENTS

« Y a pas que le physique qui compte ! » Ce qui est devenu un adage quasi anecdotique est pourtant bel et bien avéré : chez certaines personnes, tout ce qui n’est pas lié à l’intelligence est accessoire. La sapiosexualité, néologisme assez récent, admet l’idée que l’intelligence de notre partenaire peut générer une excitation sexuelle.






Tout part de la fascination. Toutes les histoires d’amour. Mais tout dépend du type de fascination. C’est comme une sorte de fétichisme qui embrase d’un seul coup le cœur, le corps et l’esprit. Un style vestimentaire précis, des taches de rousseur, une coiffure, un grain de voix. Un seul regard peut mettre en branle une lubie fascinatoire personnelle dans la fulgurance d’un minuscule instant.

Mais il est une fascination particulière qui ne se repère pas à l’œil nu et qui échappe bien souvent à l’instantanéité (mais pas à la fulgurance), c’est l’intelligence. Le cerveau. La culture. Le savoir. Ce qui peut rendre un être unique à nos yeux est caché sous sa boîte crânienne et peut ne pas en sortir, si tel est le souhait de la personne en question. Contrairement aux taches de rousseur ou du grain de voix, la matière grise n’est pas un signe ostentatoire de drague. D’ailleurs, si elle est authentique, elle n’est pas un signe ostentatoire tout court. Ce que l’autre cache dans son cerveau est donc un critère amoureux difficile à cerner. Pourtant, il n’est pas qu’un critère amoureux. Il est aussi sexuel et la raison suffisante d’une excitation immédiate. Savoir que l’autre lit tels livres, est au service de telle cause, exerce tel métier, parle telles langues, aime l’opéra italien, regarde des films en version originale, joue de la musique, traduit des textes, s’enrichit par le voyage, fait de la photo, s’engage dans tel combat idéologique… tout ce qui gravite autour de la manifestation cérébrale peut générer une excitation toute aussi cérébrale mais également sentimentale et sexuelle.
Et ce n’est ni élitiste ni restrictif, pas plus que de dire « moi j’aime les blondes… ». Chaque fascination a son lot de curiosités et de limites étranges qui fixent notre focalisation sur certains individus plutôt que d’autres. Etre sapiosexuel n’est pas une maladie, ni un truc d’intello privilégié ou de sociopathe. Ça ne s’explique pas en fait. Avoir subitement envie d’une personne, simplement parce qu’elle vient de citer votre auteur préféré, ça ne s’explique pas. C’est un coup d’électricité vertigineux qui part du cerveau pour aller dans le bas-ventre. Indicible. C’est déstabilisant parfois, mais surtout, c’est assez confondant dans les rapports sociaux en général, dans le rapport à l’autre en particulier.

L’excitation et la fascination intellectuelles ne peuvent apparaître qu’après un certain temps de partages et d’échanges. Personne ne se promène avec un tee-shirt où il serait écrit « je suis fascinée par le cinéma italien » ou « je connais Saint Exupéry par cœur » et il est plus simple, dans une soirée, de repérer une jolie fille à taches de rousseur, qu’une artiste peintre passionnée par le mouvement postimpressionniste. Bref : socialement, c’est déroutant et parfois même décourageant. Le grand avantage, cependant, est que bien souvent, les sapiosexuels se reconnaissent entre eux. Leur marginalité fait qu’ils peuvent rapidement cerner le potentiel de fascination intellectuelle de quelqu’un. Et, encore une fois – je m’en excuse car ça doit devenir frustrant pour celles/ceux qui veulent comprendre – ça ne s’explique pas.
L’attrait intellectuel obéit à des règles de réciprocité. Admirer l’esprit, les sensibilités intellectuelle, artistique et affective de l’autre, ne peut réellement avoir de sens que dans un retour de fascination. Cela peut paraître prétentieux ou narcissique. Mais il s’agit plutôt d’une clé de voute qui va permettre le maintien d’un équilibre réel dans ce duo de têtes tout autant pensantes qu’aimantes. C’est un échange de flux perpétuel. Picasso et Dora Maar par exemple : Dora désirait Picasso quand il peignait, elle le photographiait en train de peindre et Picasso la désirait quand elle le photographiait. Anaïs Nin écrit ses journaux et se remplit de sa fascination littéraire pour Henry Miller qui la prend pour maitresse et nourrit ses romans de leurs aventures sexuelles. Elsa Triolet et Aragon, même chose. C’est un cercle vertueux étourdissant et le fait est que le désir, pour parler vrai, ne s’arrête jamais.

D’ailleurs, Dora Maar et Picasso nous prouvent bien le danger collatéral de ce type de passion sapio-alimentée. La puissance de la fascination intellectuelle dans un couple – et donc du désir et donc du plaisir – fait que lorsque la passion s’arrête, quelqu’en soit la raison, la violence s’inverse. Et elle est inouïe. Dora Maar l’a dit : « Après Picasso, c’est la mort ou la folie. » Elle a choisi la folie mystique. La fascination intellectuelle peut tout détruire sur son passage. Elle ne ménage rien : ni le cœur, ni le corps, ni l’esprit. C’est un risque à prendre. Mais ça fait vibrer l’existence.
 


Hisis Lagonelle














Prof en phobie scolaire, lectrice monomaniaque, Hisis collectionne les Moleskine et s'amuse à imiter Marguerite Duras.
Plus d'articles
http://www.barbieturix.com/2016/04/10/tas-une-belle-matiere-grise-tu-sais-la-fascination-intellectuelle-dans-le-couple/




La fascination intellectuelle existe bel et bien. Très intéressant, merci I am so sure



Bon samedi
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Re: La Boite à So Sure (dans le mille, doux, on s’emboîte mode Tétris)

Message par I am so sure le Sam 13 Mai 2017 - 11:21

Hello

Tout à fait, ces mots "tu me fascines", "I am so sure, elle sait", sont les codes verbaux pour moi qui font que je m'éloigne immédiatement, je sais de suite que ce qui va suivre est malsain, cercle "vicieux" et non "vertueux". Smile

Bon samedi à toi aussi Dame Offset  Wink cat
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Re: La Boite à So Sure (dans le mille, doux, on s’emboîte mode Tétris)

Message par I am so sure le Sam 13 Mai 2017 - 11:59

ce que resssent l'autre
Spoiler:



Témoignage


[size=35]Ce que ressent l’autre, dans une relation avec un(e) partenaire surdoué(e) ?

February 17, 2016[/size]


 
COMMENT VIVRE AVEC UN OU UNE SURDOU(É)

 
 


 

Un(e) surdoué(e) est complexe, et difficile à cerner. Il/elle peut donner l’image d’être parfaitement autosuffisant(e). Le ou la partenaire d’une personne surdouée peut ressentir que la personne surdouée n’a pas besoin de lui (d’elle) si ce n’est le temps d’en faire le tour, de le ou la comprendre, pour nourrir son besoin de compréhension, car les personnes surdouées adorent découvrir, analyser, décortiquer, comprendre, rationaliser, puis se lassent vite. Elles aiment être stimulées, mais ont aussi besoin de calme. Donc un partenaire réactif leur est capital. Elles aiment les personnes qui captent, et assimilent vite, mais pas ultras dynamiques, car elles s’épuiseront. Les surdoués sont très observateurs. Ils ou elles n’ont pas des yeux, mais un scanner. Ils ou elles n’ont pas d’oreilles, mais un radar ! Donc il vaut mieux que leur partenaire ne soit pas susceptible, car elles voient tout de suite les défauts ou axes d’améliorations et souvent les disent, car pour elles chacun peut se prendre en main et s’améliorer. Leur partenaire pourra donc leur dire qu’il n’a pas leur capacité d’adaptation et se faire respecter en posant des limites. En effet, la personne surdouée pourra sans s’en rendre compte les pousser. Cependant, si on les lui indique, elle pourra rectifier le tir car les surdoués sont bienveillants. Un(e) surdoué(e) gérant plusieurs choses en même temps, assimilant vite et trouvant souvent, par elle-même, les solutions et les réponses, il vaut mieux que le partenaire ne se sente pas complexé sur le plan intellectuel. Par ailleurs, si le(la) partenaire surdoué(e) ne peut pas ralentir sa vitesse de compréhension et d’assimilation, il/elle ne cherche absolument pas à générer des complexes : il ou elle va juste à son rythme. De son côté, la personne surdouée devra apprendre à développer de la patience, de la tolérance et de la bienveillance, vis-à-vis du fait que les gens ne « captent », ne « pigent », et « ne sentent » pas aussi vite qu’elle, au risque sinon de ressentir de la solitude. Ils ont du mal à comprendre que les autres ne s’adaptent pas aussi vite qu’eux et ne trouvent pas toujours le bon côté des choses (quand ils vont bien, pas quand ils sont en mode déprime ou tout est noir), et des solutions rapides et concrètes. De même, le ou la partenaire peut se sentir inutile ou se dire que son (ou sa) partenaire surdoué(e) va rapidement s’ennuyer. Il ne faut pas s’y fier. C’est juste que la personne surdouée a besoin d’être amadouée. Les personnes surdouées le sont (surdouées) car elles sont très sensibles, même si elles se sont construites un faux self dont je parlerai plus loin et qui les fait passer pour tout le contraire : insensible et hyper rationnel(le). Etant très sensibles elles sont farouches et ont donc besoin d’être rassurées et de se sentir en sécurité. Par contre, les personnes surdouées ne sont pas des plus sécurisantes pour leur partenaire, pouvant être sujettes à des accès d’anxiété, de déprime ou de colère. Elles vivent en effet mal l’injustice et sont « vraies ». Elles ne trichent pas, ne mentent pas, et peuvent donc s’exprimer avec une vérité brutale. Ces personnalités sont extrêmes: elles sont donc extrêmement douces mais peuvent être aussi violentes. Le ou la partenaire ne doit donc pas être en recherche de calme plat, mais aimer une personnalité plutôt passionnée et engagée dans ce qu’elle fait. Aussi le partenaire ; s’il n’est pas à la hauteur de leurs attentes intellectuelles, et s’il n’a pas la capacité de prendre rapidement des initiatives, comme eux en sont capable, sera perçu comme un frein. De ce fait, le ou la partenaire d’une personne surdouée peut se sentir en danger, et en insécurité. Comme tout être humain elle a bien entendu besoin des autres, d’amour, de partage, et n’est pas autosuffisante. Mais son engagement à ses causes professionnelles ou personnelles ne l’aide pas à tisser de l’intimité : ces personnalités ont un grand besoin de temps pour eux, étant hyperactif(ve)s, intellectuellement très productives et souvent créatives. Elles ne laissent que peu de place à l’affect, dont elles ont pourtant grand besoin. Leur partenaire pourra les inciter à se ménager et à faire de la place pour de l’intimité dans leur vie. Les personnalités surdouées sont dynamiques et actives, aussi vivre à leur côté demande de l’énergie. Cependant, cela a aussi un avantage : ce sont des personnes motivantes. Leur joie de vivre et d’entreprendre est dynamisante. Par contre elles n’aiment pas les contraintes: leur imposer par exemple une vie de famille plan plan, des réunions familiales ou autres, sera vécu comme une contrainte. Par conséquent, un partenaire dont les valeurs sont le respect des protocoles risquent de souffrir.
 
Ci-dessous le témoignage d’un homme en couple avec une partenaire surdouée
 
Ma partenaire est autonome, libre, créative et indépendante. Le fait qu’elle ne se sente pas redevable, ni contrainte me plait. Ma partenaire m’ouvre son amour pour la seule raison qu’elle m’apprécie, et pas parce qu’elle veut que je lui fasse la cour, l’invite au resto, soit son chauffeur avec ma voiture,  ou autre. Je trouve ça plutôt « cool ». C’est ce qui m’a plu en elle : elle est authentique et elle s’est positionnée clairement vis-à-vis de moi : c’est ma femme, pas ma mère, ni une femme enfant. Pour moi c’est valorisant car elle m’a choisi et m’aime pour moi, :c’est à dire pour ce que je suis et non pour ce que je pourrais lui apporter, ou ce qu’elle pourrait projeter d’elle en moi.

C’est une femme autonome financièrement et intellectuellement. Elle est forte, tendre, sans complaisance, diplomate ou rebelle suivant comment elle souhaite se positionner. Elle dit d’ailleurs que la vie est un grand théâtre, tout en étant pourtant sérieuse. Elle est affirmée, et parfois j’ai l’impression de vivre avec une substance inflammable. Comme j’ai la capacité de désamorcer les conflits, quand elle rue dans les brancards, comme je reste calme et rationnel, elle redescend tout de suite en pression. Ce qui l’a rend dingue c’est d’étre déçue, car au fond, c’est une idéaliste. Sa complexité fait son charme. Sa valeur de liberté de son temps est forte. Elle n’accepte pas qu’on lui impose quoi que ce soit: que ça soit un rythme ou une manière de penser. Elle pense donc par elle-même, et n’a besoin ni d’un mentor, ni d’un papa, ni de me materner. Elle aime improviser. Si les choses sont trop programmées à l’avance, elles perdent de la saveur pour elle. J’ai compris que ça serait à moi de m’adapter parce qu’elle ne le ferait pas. On dit des personnes surdouées que ce sont des zèbres, car contrairement à l’autre équidé, leur cousin, le cheval, le zèbre a développé une astuce génétique qui lui permet d’échapper aux mouches : ses rayures. Et parce que tout comme un zèbre ne peut être domestiqué, une personne surdouée préférera mourir que de perdre sa liberté de pensées et de mouvements. On ne peut pas les acheter. Physiquement, les regards de ma partenaire sont d’une sensibilité à fleur de peau. Elle a une profondeur d’âme. Alors que mes premiers mots, lors de notre première rencontre, étaient vides et très inappropriés, elle n’a pas sourcillé ; du moins sur l’instant, et faisait abstraction des mots pour ressentir mes maux. Elle ne m’a pas jugé sur ma maladresse et a réussi au contraire à  percevoir ma profondeur que je cachais; par une pudeur exessive, en affichant une attitude très virile, qui en  avait fait fuir plus d’un, et qui n’est pas moi. C’est un peu comme si elle ressentait des choses qui ne sont pas dites, comme si elle avait un sixième sens, à l’instar de certains animaux C’est une femme qui s’intéresse au monde, qui réfléchit, ce qui est stimulant car nous avons des échanges intéressants. Sa motivation pour ses projets me stimule, ainsi que sa créativité. Car elle écrit bien, et fait de magnifiques portraits en photo. Elle sait clairement ce qu’elle veut et ce qu’elle ne veut pas. Finalement je trouve ça plus facile qu’avec d’autres femmes qui attendaient que je devine leur besoin ou leur désir. Elle me fait penser à un diamant brut. Comme elle n’a plus 20 ans, elle a appris à canaliser son altruisme, le don de soi, et à affirmer ses besoins sans concession. Ce qu’elle ne faisait pas avec ses précédents partenaires qui l’ont faite souffrir. Je suis toujours impressionné par sa mémoire, et le fait qu’elle trouve le mot que je cherche pour finir ma phrase. Son hyper sensitivité (ses sens sont tous à l’affut et enregistrent tout) et son hyper réactivité font qu’elle peut parfois vite s’agacer de ne pas avoir une réponse directe à son attente du moment. J’ai constaté son exigence envers elle-même, et envers moi, ce qui me pousse à me surpasser. Et comme elle a bon fond, quand je me plante, elle ne me juge pas mais m’encourage. Elle a une acuité impressionnante sur tout, et encore plus vis à vis des situations de danger. Elle attend alors de moi que je tienne mon rôle à ce moment-là, car elle peut vite passer d’un self-contrôle impressionnant  à un état de panique, de colère, voir de rage, pour un manque de politesse ou de respect de la part de quelqu’un. Elle réagira de même s’agissant d’une injustice (envers des causes qui lui tiennent à cœur : le respect des personnes plus faibles, le respect de la planète, de sa faune et de sa flore). Et comme un animal (un chat…), elle peut être brutale par moments, et très délicate à d’autres. Elle est charnelle et sensuelle. Elle est très sensible aux odeurs, et ne peut pas ne pas porter de parfum. De ce fait, ma partenaire me montre son amour par ses sens. Elle me le fait sentir plutôt qu’elle ne me le dit. Je ressens qu’elle a un besoin viscéral de moi, et c’est agréable !
 
Comment avez-vous vécu l’hypersensibilité de votre partenaire ?
S’agissant du côté hyper sensible de ma partenaire surdouée, qui l’a rend affirmée et farouche, je lui ai dit de lâcher le faux self, afin qu’elle soit vraie avec moi. Elle s’autorise donc à me montrer son hyper sensibilité, ce qui est beaucoup plus simple et agréable pour elle que de la cacher. Elle ne se sent pas ainsi jugée d’être aussi sensible.  Je pense qu’elle était beaucoup plus torturée étant jeune. Et comme elle a maintenant une activité ou elle s’occupe des autres, elle se sent utile dans ce monde qu’elle essaie de toute ses forces d’apaiser à son petit niveau. Cette hypersensibilité peut la faire se focaliser et s’énerver sur une chose, en apparence futile, mais qui va prendre des proportions disproportionnées pour elle. Elle ne se noie alors plus dans un verre d’eau, mais dans une goutte d’eau. Au début je ne savais pas trop comment appréhender et gérer une si grande sensibilité. Le fait est que je suis quelqu’un de cool, de calme, de tempéré, que je l’aime, et que je ne veux donc en aucun cas l’empêcher d’être elle-même et d’exprimer cette hypersensibilité qui fait partie d’elle. Surtout que je sens que ce fut longtemps le cas et qu’elle en a beaucoup souffert par le passé. En fait, comme elle est ouverte au dialogue et qu’elle m’explique comment elle ressent les choses, ça m’aide. Elle est directement connectée à ses émotions et j’ai compris que c’est à la fois un avantage et un inconvénient. Je suis d’ailleurs impressionné par sa capacité à mettre des mots sur ses ressentis, ainsi que sur ceux des autres personnes aussi.
 
Quid de votre relation à son hyperactivité intellectuelle, et à son hyper productivité ?
Elle est concentrée, hyper focalisée, et a du mal à « ralentir » son cerveau voir à le mettre en off. Ce qui fait qu’elle est sujette aux insomnies et que le moindre de mes mouvements dans le lit la réveille. Aussi, je dors dans un autre lit. Son engagement dans sa profession engendre en journée une hyper productivité et une hyper concentration sur son travail, ou là encore, elle est parfaitement autonome. Elle est libérale. Elle est sa propre autorité et sa propre assistance. Elle ne supporterait pas une autorité, comme c’est souvent le cas des surdoués. Ils ont besoin de liberté. Toute entrave ou interférence entraine une réaction sans ambiguïté de sa part. Les  surdoués sont en survie permanente, donc elle défend becs et ongles son territoire, comme un animal. Sa capacité de production impressionnante est à double tranchant : le rendu est impeccable, mais cette sur production entraine dans le même temps un stress, des angoisses parfois, et un sommeil fragile, car son cerveau continue de tourner.
 
Vivez-vous différemment votre relation avec votre partenaire parce qu’il s’agit d’une personne surdouée ?
Chez un ou une surdoué(e), tout est multiplié, donc oui je vis différemment notre relation. Ma partenaire ressent tout plus fort, c’est comme si les filtres de ces sens étaient perméables. De même, Je ressens ma partenaire comme plus spirituelle, sensuelle, intellectuelle, et plus vivante, que mes anciennes partenaires. Ses réactions spontanées, primaires, et farouches transpirent cette « beauté-bonté » et le sont à fortiori, si on ne s’arrête pas tant aux mots, qu’aux maux que traverse la personne surdouée. Je ressens aussi en ma partenaire un lien très profond, avec la nature mais aussi avec tout ce qui est de l’ordre de l’intellect dont elle ne peut se passer (il y a toujours une tonne de livres qui trainent dans toutes les pièces). Et, ce qui est typique aux surdouées, c’est qu’elle est toujours en recherche d’amélioration d’elle-même. Ce qui est touchant et bouleversant. Ce qui est sympa c’est qu’elle me surprendre toujours. Déjà par son bon sens et parce je ne m’ennuis jamais, car même si elle est complètement investie dans mon métier qui la porte et qu’elle porte, mais elle sait aussi trouver des idées pour que nous nous détendions et connait mieux Paris que moi, qui suis pourtant de Paris alors qu’elle non ! Elle m’à fait découvrir des salons de thé japonais au gâteaux fait en fonction des saisons, l’institution Angélina que je ne connaissais pas, où le chocolat chaud, est rêve éveillé, le jardin de Bagatelle à Boulogne, elle connais la vie du duc D’Aumale qui fut propriétaire du château de Chantilly par coeur, du coup visiter le château avec elle est mieux qu’avec un guide touristique ! Elle à une culture générale large ! Je suis moi même dans le domaine du cinéma, de par mon activité professionnelle, et me rappelle parfois que c’est tel réalisateur qui a fait tel film, avec tel acteur ou actrice, elle que c’est mon domaine !
 
Quelles sont les caractéristiques des surdoués, que vous relèveriez le plus chez votre partenaire ?
Les caractéristiques liées au fait que ma partenaire soit surdouée sont indéniablement son hyper activité et productivité. Sans oublier sa faculté d’observation et sa capacité à m’émouvoir, qui lui sont naturelles. C’est évidement impressionnant pour une personne non surdouée. Mais ce qui l’est encore plus, c’est que pour elle, c’est normal. Elle se trouve même nulle ou bof quand elle n’est pas dans son rythme de croisière. Le fait qu’elle soit à fois polyvalente, experte, et qu’elle s’adapte très vite à la personnalité qu’elle a en face d’elle, sont des caractéristiques typiques aussi des personnes surdouées. Et bien sûr, son hypersensibilité et sensitivité qui se manifestent aussi bien par son besoin d’harmonie, sa relation intrinsèque au beau, au bien, et à ce qui est. Une personne surdouée est à fleur de peau et peut décontenancer, être incomprise par une personne à contrario détachée, et blasée. Ce que j’ai constaté aussi, et qui est une des caractéristiques des surdoués, c’est qu’elle déteste le gâchis; qu’il soit matériel, intellectuel, de son temps…Elle a besoin de « performer », et de tout optimiser.
 
Enfin, qu’est-ce qui différencie pour vous un surdoué d’une autre personne ?
La majorité des personnes est simplement plus classique, plus terre à terre, formatée, ancrée dans une routine, motivée par les mêmes banalités ou évidences, se pose moins de questions et ne cherche pas à changer et améliorer le monde. Une personne surdouée a une exigence intrinsèque, une vie intérieure motivée par de valeurs authentiques et fortes  auxquelles elle ne dérogera pas. Ma partenaire surdouée n’est pas motivée, elle est transcendée par ce qui lui plait. Ce qui peut différencier une personne surdouée d’une autre personne, outre le fait qu’elle n’est jamais à court d’idées, c’est que tout est multiplié, qu’elle a toujours environ 80 livres d’avance à lire, pour vous donner un exemple ! Ce qui la différencie aussi des autres personnes, c’est son pragmatisme. Elle est intello tout en étant habile de ses mains. De même, contrairement aux autres personnes, son intelligence est à la fois analytique et globale. C’est à dire qu’elle est capable d’aller dans le détail, mais sans perdre de vue la vision globale de ses projets, et inversement. Et j’ai plutôt rencontré soit des personnalités expertes, soit des personnes généralistes, mais rarement les deux. Dans ce qui les distingue des autres personnes, je dirais aussi, que leur monde est au demeurant passionnant : les surdoués sont érudits.
 
Quels sont les défauts de votre partenaire surdouée ?
Ma surdouée n’aime pas répéter, elle a peu de patience et peut vite s’agacer. De mon côté, étant une personne et un partenaire, calme et patient, ça ne m’affecte pas. Elle aime la précision, l’expertise, le talent, le fait qu’on emploie le bon mot, au bon moment, avec la bonne personne et au bon endroit. Il peut lui arriver de me faire sentir que je ne suis pas à la hauteur si je ne suis pas aussi réactif qu’elle. Mais je pense que c’est tellement souvent, (tellement elle va vite (ressent, agit et pense vite)), qu’elle ne le dit qu’une fois sur dix. Comme je ne suis pas dans les rapports de force, que j’aime la franchise, et que j’ai « lâché l’égo » depuis belle lurette, je ne le ne prends pas comme une critique mais au contraire comme une opportunité de m’améliorer.Ces remarques sont en effet pertinentes. Ainsi, grâce à elle, j’accélère ma propre réactivité, et ma sensibilité se développe. Ayant un métier artistique, forcément ça me convient, et je prends exemple sur ma partenaire en optimisant mes journées. Comme toutes les autres personnes surdouées, elle est évidement sensible à l’harmonie en général et elle vit très mal le bruit ainsi que la confusion. Ces personnalités ont besoin de leur bulle, de « leur monde » dans lequel elles vivent avec des objets qui les rassurent et qui sont toujours à la même place, des sortes de rituels. Elles se sentent vite agressées dès qu’un élément vient les perturber. C’est à vous de vous fondre dans leur moule, elles sont en demande de ça, et vont se lasser ou se sentir mal aimées si vous n’êtes pas en mesure d’y répondre vite et bien. Ma partenaire, comme toutes personnes surdouées, exècre la méchanceté gratuite, ainsi que le manque de politesse et de respect. Si elle en est victime, elle peut y répondre avec violence, allant jusqu’à la confrontation directe. On peut alors ressentir leur réactivité et leur force. Je parle là des personnes surdouées qui ont appris à s’imposer et à se faire respecter. Car avant qu’elle ne travaille sur elle, elle encaissait sans rien dire. Ayant une éducation me disant de rester zen, quelle que soit la situation, j’étais dans les premiers temps surpris de ses réactions. Car elle peut faire fi de l’environnement direct et être prête à en découdre, si elle ressent du stress. Parmi ses défauts, on pourrait considérer le fait qu’elle ne tolère aucune contrainte. Par exemple, ma partenaire n’est pas traditionnelle, donc les réunions de famille la barbe. Elle a alors le sentiment de perdre son temps quand elle aurait pu avancer sur tel ou tel projet, vu qu’elle a toujours, comme les livres, plusieurs projets d’avance. Comme ma famille n’est pas à cheval sur les protocoles, ça n’a pas posé de problèmes. Ma partenaire y participe quand elle le veut, et ne se sent nullement forcée. En m’informant sur les personnes surdouées j’ai appris que ça n’était pas là une de leur caractéristique, que certaines sont très famille, trop d’ailleurs, fusionnelles. Comme ces personnes sont vite autonomes ça doit moins être évident pour elles. Le « remède » si je puis dire est un partenaire complémentaire : un partenaire zen, posé, enjoué, non traditionnel, aimant l’originalité, et patient, mais qui pige vite.
 
Avec un(e) partenaire surdoué(e), mieux vaut être préparé aux idées noires auxquelles ces personnes peuvent être sujettes, non ?
Oui. La maltraitance des animaux dans l’industrie alimentaire pour la junk food, le mal causé par la vente des sacs plastiques qui polluent la planète, les océans, et tuent les animaux qui les avalent. La déforestation, la disparition de la faune et de la flore, entre autre pour la production d’huile de palme mauvaise pour la santé. Tout ça sont des causes qui la font se sentir terriblement impuissante et douloureusement meurtrie, avec parfois des idées noires voir morbides. Elle préférait alors mourir que ressentir cette douleur. C’est la capacité impressionnante aussi d’empathie qu’ont les surdoués. Son goût du bon sens et son combat pour la préservation du patrimoine naturel, me bouleverse et me rend fier même si je ne peux que partager sa frustration. Ressentant plus fortement le manque de respect, de civilité, l’indélicatesse, la bêtise pour le profit à outrance, et la superficialité des gens, ça peut la miner. Les injustices telles que la pollution de la planète, l’exploitation des enfants dans les mines d’Afrique pour les diamants ou d’autres choses, les automates qui vont de plus en plus remplacer les humains, l’amènent à se poser des questions pour trouver des solutions, et la font se sentir seule. J’ai appris qu’elle devait alors absolument passer en mode action : participer à une pétition, à une manifestation pacifique pour alerter l’opinion, quoi que ce soit, mais agir afin que son sentiment d’impuissance ne la ronge pas de l’intérieur. Qu’elle ne soit pas engloutie par une émotion de dégout pour ce monde et ne veuille plus en faire partie. C’est pourquoi elle se protège et est dans sa bulle, sa passion qui est aussi son métier. Me concernant je souffre évidemment de la voir avoir des idées aussi noires et de ne pouvoir rien faire quant au passé (on ne peut le réécrire). Le fait est que les personnes surdouées vivent pleinement les choses (bonnes ou mauvaises) et les enregistrent. Je tends à lui signifier que le passé n’est plus, et ce définitivement, que ce vers quoi elle doit tendre c’est demain, et qu’il ne tient qu’à elle qu’il réponde positivement à sa différence. Mais comme les surdoués sont lucides, dans les phases down, elle me répond que le monde de demain ne sera pas beau à voir…. Ce qui aide, c’est que ces personnes certes plongent vite, mais remontent aussi vite de leur état dépressif. Elle en a traversé de nombreux, liés à des burn out, à son implication, à sa sensibilité. Mais elle semble avoir maintenant trouvé un équilibre, en faisant notamment beaucoup de sport, en s’occupant plus d’elle et moins des autres, une caractéristique aussi des personnes surdouées. Sa thérapie lui a beaucoup apportée. Elle est plus sûre d’elle, de ses capacités, ou de sa valeur : elle s’estime. Avoir du temps pour eux, pouvoir lire, apprendre, et créer, est capital pour les personnes surdouées. De même, le sport les aide à mieux dormir, car les personnes surdouées sont sujettes aux insomnies. Ce qui jouent aussi bien sûr, sur leurs idées noires.
 
 
Les pièges à déjouer en tant que partenaire d’une personne surdouée
Un ou une surdoué(e), tout comme l’enfant surdoué d’ailleurs, peut trouver les autres ou l’apprentissage ennuyeux, car ils assimilent plus vite que les autres personnes. Ma partenaire m’a expliquée qu’elle a souffert de solitude et d’être en décalage par rapport aux autres enfants, puis ados, et avec ses anciens partenaires. Ça peut paraître paradoxale, mais une jeune personne surdouée, qui ne sait pas que son mode de fonctionnement n’a rien « d’anormal », se trouvera en difficulté et se jugera durement pour sa différence. Donc un des pièges est de ne pas accepter sa différence, de ne pas en faire une qualité, ou un tremplin, mais de la limiter pour se sentir comme les autres. Un autre piège typique, est que le surdoué ne sait pas préjuger de ses limites ni de son potentiel et peut ainsi se retrouver en permanence en compétition avec lui-même, qu’il soit enfant, adolescent, ou adulte. En tant que partenaire, nous pouvons donc aider nos partenaires surdoué(e)s à se poser, les inciter doucement mais sûrement, à décrocher de temps en temps, et ce pour que leur cerveau se repose.
 
Qu’est ce qui frappe chez un(e) partenaire surdouée : les maitres mots : authentique et très sensible.
Ce qui frappe au premier abord chez une personne surdouée c’est qu’elle est très vite affectée, car très sensible et authentique. De même son bon sens et sa lucidité font qu’un surdoué déteste le gâchis en général, les pertes d’argent, de temps, et a du mal à relativiser. Les personnalités surdouées sont tout, sauf superficielles. Les surdoués ont une grande éthique. De par cette hyper sensibilité, ils souffrent régulièrement de ne pas être compris face à des difficultés, qui pour d’autres personnes peuvent paraitre futiles. La souffrance peut être mentale et physique: le surdoué peut somatiser, ce qui peut paraître disproportionné et impressionnant pour l’autre partenaire. Le ou la partenaire surdoué(e) ne triche pas, ce qui fait que la personne surdouée peut être d’une sincérité brutale, tout comme les enfants peuvent l’être. Mais encore, la personne surdouée a aussi du mal à exprimer ses émotions, et lorsqu’elle le fait c’est de manière spontanée : c’est blanc ou noir. Leur apprendre que la vie passe par toutes les couleurs de l’arc en ciel, et qu’elle est nuancée leur sera d’un grand secours. La personne surdouée est perfectionniste et se met beaucoup de pression, ce qui fait qu’elle ne s’arrête jamais et est très volontaire. Le principe de modération ne lui est pas inné. Ce qui est flagrant aussi c’est le fait que les personnes surdouées sont d’excellentes observatrices : elles voient tout, sentent tout, ressentent tout, tous les sens étant plus éveillés. Elles peuvent donc remarquer et dire des choses qui dérangent. Leur transmettre donc pour se protéger, l’idée qu’on peut appliquer le consensus peut les aider. Elles sont exigeantes envers leur proche et encore plus envers elles-mêmes. Ce qui frappe aussi chez une personne surdouée c’est sa générosité, son dévouement à sa cause, ainsi que sa sensibilité esthétique. La bêtise et le mauvais goût les dépriment, les heurtent, et les choquent. Hormis les personnes surdouées qui s’anesthésient, avec du shit, des somnifères, de l’alcool ou en se construisant un faux self, pour ne plus souffrir, ce qui est époustouflant aussi chez ses personnalités, c’est leur détermination face à l’adversité qui les stimule. Mais aussi leur clarté de pensée, de concentration, et leur capacité de production très rapide, qui pour elles leur paraissent normales. Quand elles stressent, elles ont du mal à prioriser et tout devient urgent. Elles peuvent alors se noyer de par leur grande émotivité, non plus dans un verre, mais dans une goutte d’eau. Comme ce sont des personnes entières, elles ont soufferts de personnes moins intègres qu’elles dès leur plus jeune âge et ont en réaction mises en place un mode défensif digne d’une forteresse. Et ce qui frappe, c’est qu’à la fois elles sont très attachées à leur partenaire tout en faisant croire qu’elles ne le sont pas, de par ce mode défensif. Ca ne répond tout simplement pas à leur croyance intime, qui veut qu’ il faut être autonome de tout dans la vie. Ca vaut aussi sur le plan affectif, car elle redoute la mort de la personne aimée. Etant lucide sur le temps qui passe, elles ont peur de perdre la personne qu’elles aiment d’un accident ou d’une maladie, bref de la mort, de celui-ci ou celle-ci. Elles aiment contrôler, et ceci n’est pas contrôlable.
 
Comment composer avec la spontanéité, les idées noires, le besoin d’espace, le manque de confiance et l’impulsivité de mon/ma partenaire surdoué(e)?
Il y a deux réactions possibles de comportement face à la spontanéité parfois gênante. Soit le partenaire prend les propos spontanés, vrais mais désaffectés et purement factuels, (et qui peuvent donc être perçu de manière dure), contre lui/elle, soit il/elle a la capacité de relativiser et de rester calme. Ca n’est pas sur les mots que devra se focaliser le partenaire, mais sur ce qu’il y a de sous-jacent. Il pourra alors développer du recul, et garder son calme face à la matière inflammable que peut être parfois la personnalité surdouée. Pratiquer La communication non violente qui fait partie de l’intelligence émotionnelle marche très bien, et ça permet de les reconnecter à leurs émotions. La spontanéité de ces personnes est aussi une merveilleuse fraicheur. Certaines personnes surdouées sont plus créatives mais aussi beaucoup plus dispersées, et de par leur ligne du temps, c’est à dire leur conception du temps, ont du mal à s’organiser. De ce fait, quand elles parlent, elles peuvent partir dans tous les sens, et leur discours sera confus. Dans ce cas, le mieux est que la personne surdouée soit suivie par un professionnel de ce type de personnalités. Le professionnel pourra l’aider à se recentrer car ça peut devenir épuisant et usant pour le partenaire. Les surdoués sont sujets au burn out ainsi qu’aux états dépressifs. En tant que partenaire, vous pourrez les en préserver en les invitant à se poser, à se reposer, à les faire décrocher de leur activité professionnelle ou loisir auquel elles se donnent corps et âmes jusqu’à épuisement et burn out quand ils l’ont trouvé (ce qui n’est pas le cas de tous les surdoués). Il faut leur apprendre que qui veut aller loin, ménage sa monture. Comme ils apprennent très vite, en leur répétant quelque fois, ils intègreront le fait qu’ils peuvent plus prendre leur temps en général. Les surdoués sont anxieux tout en étant hédoniste, drôle de mélange ! Donc il vaut mieux pour eux que leur partenaire soit rassurant et bon vivant. Bien sûr, les déculpabiliser de se faire aider auprès d’un professionnel quand ils vont mal, sera aussi utile. Pour vivre sa relation au monde, un surdoué a besoin de stimuli, donc d’être entouré. Il a aussi un grand besoin d’espace, physique et mental, de solitude, de se retrouver seul pour réfléchir, créer (encore une fois, je parle de ceux qui s’autorisent à le faire, par ceux que le doute inhibe), s’imprégner…Le partenaire du surdoué se devra de laisser la personne surdouée s’épanouir et se ressourcer dans ses moments de solitude, et ne pas se sentir rejeté(e). Ils doutent de leurs compétences et n’ont pas toujours confiance en eux, ce que décrit fort bien le partenaire dans son témoignage de sa partenaire surdouée. Il évoque aussi son sentiment de mal être intérieur car les surdoués sont pessimistes et voient souvent le mauvais côté des choses. Par conséquent, sans être nonchalant ce qu’elles ne supportent pas, elles apprécient qu’on les rende plus légères en les aidant à mettre les événements en perspective. Deux partenaires impulsifs ne pourront pas rester en couple sur du long terme, Il y aura trop de tension que le/la surdoué(e) ne supportera pas de par sa sensibilité et le fait qu’ il ou elle n’apprécie pas les conflits. L’adversité saine(intellectuelle par exemple) les stimule, mais pas les joutes verbales stériles. Donc si vous êtes tombé amoureux d’une personne sensible, et déroutante car à la fois fusionnelle et indépendante (de vous), que vous ne comprenez parfois rien à rien, ne vous inquiétez pas, vous n’êtes pas avec un extra terrestre !
Les surdoués sont des ados et des adultes qui dérangent et donc s’excluent à cause de leur lucidité, et dégout de l’hypocrisie
Si votre partenaire est surdoué(e), il ou elle peut avoir tendance à s’exclure et à se marginaliser par sa grande sensibilité, son besoin de justice, et son authenticité qui lui fait interpréter parfois la diplomatie comme de l’hypocrisie. Le monde leur apparaît comme plus dérangeant et agressif qu’à d’autres personnes. Il faut donc comprendre et tolérer leur besoin de s’isoler tout en les incitant à se créer un réseau de personnes bienveillantes, authentiques et calmes afin qu’ils ne souffrent pas de solitude et ne se renferment pas. Comme les surdoués détestent les faux-semblants, ils peuvent parfois être amers, sarcastiques, avoir des réactions farouches, et surtout le mot parfait et tranchant. Ils font mouche, et peuvent donc déranger les autres. Vous voilà averti quand à ce qui risque de se produire avec vos amis ou votre famille. Ceci dit, ils savent parfaitement aussi, quand ils le veulent, faire semblant, ce que nous allons voir ci-dessous. Et vous pourrez être épatés de voir combien ils peuvent se rendre fort aimables quand ils le veulent.
 
Le surdoué et le faux self
Pour ne pas se sentir différent, et exclu, car enfant, ado et jeune adulte ; le surdoué développe souvent un « faux-self ». Un faux self est une personnalité de façade, ou une sorte de masque, lisse, qui ne laisse rien transparaitre. Ce faux self leur permet de s’intégrer à la norme, à l’éducation de leur famille, de l’école, ainsi qu’aux relations avec autrui. Quand un(e) surdoué(e) décide de faire quelque chose il le fait très bien, et souvent on peut passer totalement à coté de leur mal être. Ce faux self le protège. Quand il n’arrive plus à maintenir cette « adaptation », ou qu’il n’est pas arrivé à se construire ce faux self, le surdoué se réfugie alors, (et je tiens au mot refuge), dans l’agressivité, l’hyper réactivité face à ce qu’on lui dit; et ce associé à de la susceptibilité. Il peut aussi s’enfermer dans la rêverie, l’absence, le mutisme ou pire encore, dans des comportements autodestructeurs.
 
Comment comprendre les comportements auto destructeurs des personnes surdouées ?
Les comportements destructeurs peuvent être l’isolement, l’anorexie, les tentatives de suicides, des prises de drogue, d’alcool, ou de substances qui les font planer et s’échapper de la cruauté des aberrations et injustices de ce monde auxquelles elles sont si sensibles. Leurs comportements destructeurs sont en réaction à un monde qu’elles ne comprennent pas et parce que ce monde, selon elles, ne comprend pas non plus, les efforts qu’elles font pour s’y conformer. Souvent les personnes surdouées ne se sentent pas à leur place, et ne veulent pas l’être dans ce monde fait de faux semblants et de privilèges.
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Re: La Boite à So Sure (dans le mille, doux, on s’emboîte mode Tétris)

Message par I am so sure le Sam 13 Mai 2017 - 11:59

Martine

Spoiler:

.../...

Martine a entendu sa mère répéter toute son enfance qu’elle n’était pas normale. Elle a cherché non seulement à plaire à sa mère, mais aussi à essayer de comprendre en quoi elle n’était pas normale. Elle a ouvert de grands yeux pendant notre échange : « – Vous allez me dire que je suis folle, que ma mère avait raison, et qu’en plus je suis stupide.
– Non, ni folle, ni stupide. Vous voyez le monde à votre manière, avec vos facultés, et celles-ci sont extensibles, particulièrement sensibles, dans certains domaines. Je vais faire une comparaison : vous fonctionnez comme un élastique, toujours en tension entre la normalité et le fonctionnement de votre cerveau. Si l’on touche à cet élastique, il réagit, il se met à vibrer, il est sensible à tout mouvement. Si l’on relâche l’élastique, il ne sert plus à rien. Vous avez besoin de cette tension, d’être constamment sollicitée. C’est une stimulation qui vous est nécessaire. Mais vous dérangez puisque vous n’êtes jamais au même rythme que votre entourage. Vous dire que vous n’êtes pas normale règle le problème. Vous devenez le problème, et permettez ainsi aux autres de ne pas en avoir. »
Ainsi, les zèbres sont jugés comme l’on jugeait les fadas du village, les simplets, ou encore les fous auxquels on collait un entonnoir sur la tête. Leur intelligence particulièrement fine et sensible impressionne, fait peur, renvoie à certains leur ignorance et leur absence de volonté à apprendre, les transforme en ennemis. Elle attire les manipulateurs et les ambitieux sans scrupules, qui y trouvent une source de connaissances et de pouvoir, mais vont également chercher à détruire ce zèbre trop glorieux à leurs yeux. En parfait prédateur, chasseur, la traque ne cessera que lorsque la bête sera à terre, lorsque le massacre pourra être accroché au mur et exposé aux yeux de tous.
Ne correspondant à rien de connu, ils sont qualifiés de bizarres, avec ce rictus narquois et ce ton dédaigneux qu’ont les prétentieux, les incompétents, les personnes trop bornées pour s’intéresser à ce qu’elles ne peuvent dominer, tout de suite. Martine se souvient des regards mi amusés, mi dédaigneux auxquels elle a encore droit. « Il y a quelques jours j’étais dans un parc avec des amis. Je regardais les feuillages d’un arbre. Une amie me demande si j’avais vu un écureuil. Et je lui réponds que non. Pas un écureuil. Un éléphant. Parce que dans ce feuillage, je voyais vraiment un éléphant. Elle a souri, a dit : ah toi ! on ne te changera jamais, tu vois toujours des trucs qui n’existent pas ! Vous comprenez, c’est ça, ma vie. Je vois ce qui n’existe pas. Mais je le vois vraiment, je le devine. Alors pour faire plaisir, j’ai toujours joué un rôle. Et comme on voulait que je sois la cinglée du groupe, j’ai tenue cette place. La cinglée. »
Montrés du doigt, soumis à la vindicte, ils servent à cristalliser les problèmes familiaux ou communautaires et à s’en déresponsabiliser. Très empathiques, ils ont besoin de s’investir auprès de leur entourage, d’être bienveillant, de trouver des solutions, d’éviter les conflits. Ils vont d’autant plus s’investir qu’ils vont être mis de côté, critiqués, évincés. Particulièrement sensibles, ils réagissent fortement aux compliments, aux attentions et aux reproches. Cherchant perpétuellement des réponses à leurs questions, ils ne seront jamais au repos. Ils sont soumis à l’autorité, à la hiérarchie, aux règlements et au Droit. Possédant un sens aigu de la justice, ne comprenant pas qu’on y déroge, qu’on fasse mal, ou qu’on soit cruel, ils chercheront continuellement non seulement à arranger une situation qui ne leur convient pas, mais à se croire coupable, puisque l’autre ne peut mal faire.
Ainsi de Martine qui s’est conformée toute sa vie à ce que sa mère lui demandait, lui ordonnait, pour lui plaire, et acceptait comme justes les reproches et critiques qui lui étaient faits, ne pouvant en aucun cas les remettre en cause. Non seulement ils venaient de sa mère, qui semblait donc légitime à faire des reproches « pour le bien de Martine », mais ils venaient d’une personne ayant autorité. De plus, comme pour toute personne, Martine ne pouvait imaginer qu’il y ait du mauvais en sa mère. Et encore moins, parce que, précisément, c’était sa mère.
[1] Terme inventé par Olivier Revol, auteur de Même pas grave ! L’échec scolaire, ça se soigne et J’ai un ado mais je me soigne, JC Lattès
 
Extrait de « Victimes de violences psychologiques : de la résistance à la reconstruction »Anne-Laure Buffet, Le Passeur éditeur
https://cvpcontrelaviolencepsychologique.com/tag/surdoue/

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Points communs entre syndrome d’Asperger et surdouance
Il semble y avoir au moins 7 caractéristiques communes aux enfants surdoués et enfants avec SA. Ces points communs n’ont été vérifiés par aucune étude contrôlée, mais sont tirés de la littérature et de l’expérience clinique partagée. Par exemple, la fluidité verbale ou la précocité sont communs aux deux, et les uns et les autres peuvent avoir une excellente mémoire. (Clark, 1992; Frith, 1991; Levy, 1988; Silverman, 1993). Les deux peuvent démontrer une fascination pour les lettres ou les chiffres et aiment mémoriser des informations factuelles à un âge précoce. Les deux peuvent montrer un intérêt marqué envers un domaine spécialisé et peuvent acquérir une vaste quantité d’information factuelle à ce propos (Clark; Gallagher, 1985; Klin & Volkmar,1995).
Ils peuvent ennuyer leurs pairs avec leur discours sans limite à propos de leurs centres d’intérêts. Ils peuvent poser des questions sans fin ou donner des réponses si étendues et élaborées aux questions qu’il semble qu’ils sont incapable de s’arrêter. Un enfant surdoué avec SA connu de l’auteur, quand on lui demanda qui était Christophe Colomb, répondit avec une douzaine de phrases détaillant sa généalogie.
L’hypersensibilité aux stimuli sensoriels n’est aussi pas inhabituelle dans les deux groupes d’enfants. Les parents d’enfants surdoués et d’enfants avec SA peuvent souvent raconter des histoires similaires sur leur refus inflexible de porter certains types de matières ou de manger de la nourriture d’une certaine texture, leur façon de reculer ou de s’enfuir en réaction aux bruits qu’ils trouvent particulièrement désagréables, ou de refuser certains types de contact.
Les enfants avec SA sont décrits comme ayant toute une gamme de capacités, comme les enfants surdoués. C’était l’observation d’Asperger que tout les enfants avec le trouble semblaient avoir « un intérêt spécial qui les rendait capables d’atteindre des niveaux extraordinaires de performance dans un certain domaine. » Cet intérêt est similaire à la façon dont les enfants surdoués sont considérés comme ayant des « passions » (Betts & Kercher, 1999; Torrance, 1965). Alors qu’ils peuvent montrer une compétence extraordinaire dans des domaines sélectifs, aussi bien les enfants avec SA que les enfants surdoués peuvent performer de façon moyenne dans d’autres domaines (Baum, Owen, & Dixon, 1991; Wing, 1991). Les enfants surdoués comme les enfants avec SA sont décrits comme ayant un développement inégal, particulièrement quand le développement cognitif est comparé au développement social et affectif en bas âge. (Altman, 1983; Asperger, 1991; Hollingworth, 1942; Silverman, 1993).
 
 

Tableau 1

 
Distinguer les surdoués normaux des enfants avec SA
Des similarités entre la surdouance et le SA ont été relevées. Certains des traits les distinguant sont répertoriés dans le tableau 1. Une des caractéristiques qui les distingue se situe dans les modes de discours. Les enfants avec SA, comme les surdoués ordinaires, peuvent faire preuve d’une fluidité du langage qui semble caractérisée par une pensée originale et analytique. Bien que les deux groupes d’enfants puissent être hautement verbaux, les enfants avec SA sont typiquement pédants, alors que les enfants surdoués normaux ne le sont pas. Frith (1991) suggérait qu’une distinction pouvait être faite par l’uniformité du discours. Les individus avec SA peuvent présenter des mélanges homogènes de connaissances et comptes rendus personnels dans leurs réponses écrites ou orales aux questions. Ils fonctionnent sans arrêt, mélangeant le contenu, les réflexions personnelles et les illustrations autobiographies, peut-être parce qu’ils ne sont pas conscients des objectifs des questions.
Une deuxième différence réside dans la façon dont ils répondent aux routines ou aux structures. Bien que les deux soient parfois décrits comme étant résistants à la routine à la maison ou à l’école, les enfants surdoués ordinaires ne sont pas tout à fait aussi rigides à propos des routines que certains enfants avec SA. En outre, les enfants surdoués, en règle générale, n’ont pas le même genre de difficulté à accepter le changement que présentent les enfants avec SA.
Les enfants avec SA peuvent avoir de grandes difficultés avec la planification rigide et la routine des classes traditionnelles, et ils peuvent refuser de coopérer dans l’apprentissage habituel des tâches scolaires. Les enfants surdoués peuvent exprimer un déplaisir face aux routines et peuvent y résister passivement, mais ils ne sont pas aussi paniqués ou colériques à ce sujet que les enfants avec SA.
Bien que les étudiants surdoués comme ceux ayant le syndrome d’Asperger peuvent se plaindre des tâches et procédures, les seconds sont plus susceptibles de devenir obsessionnels à ce sujet (Barron & Barron, 1992; Clark, 1992; Klin & Volkmar, 1995).
Il y a aussi une différence dans les comportements étranges qui caractérisent les enfants avec SA et certains enfants surdoués. Margaret Dewey (1992) a écrit sur les différences entre l’excentricité autistique et « l’excentricité standard ». Ses observations peuvent être utilisées pour ceux qui essaient de tracer une ligne entre les comportements de surdoués normaux et les comportements liés au syndrome d’Asperger. Elle a noté que la personne excentrique normale est consciente que les autres verront son excentricité comme étrange, alors que les individus avec SA n’en sont pas conscients. Cette inconscience des conventions sociales est une marque de fabrique du trouble.
Plusieurs auteurs trouvent l’origine de cette lacune de perception dans le manque de « théorie de l’esprit » Attwood,1998). La théorie de l’esprit est apparentée à la métacognition; elle réfère à la connaissance de ce que quelqu’un sait et de comment il le sait en traitant simultanément les différences chez les autres. La théorie de l’esprit englobe aussi la capacité à mettre les choses en perspective, d’être conscient de soi-même tout en tenant compte de la perspective de l’autre.
Les enfants avec SA ont de grandes difficultés à comprendre la perspective des autres; c’est ce qui rend leur ajustement social si difficile (Schopler & Mesibov,1992; Wing, 1981; Wing & Gould, 1979).
Le critère du manque de perception sociale peut servir à distinguer les enfants surdoués des enfants avec SA au-dessus de l’âge de 7 ou 8 ans. Par exemple, les enfants avec SA peuvent démontrer une excellente mémoire sélective des personnes ou des événements. De façon identique, les enfants surdoués peuvent faire preuve d’une superbe mémoire pour les sujets d’intérêt spécial pour eux.
Cependant, une des différences réside dans le fait que les enfants avec SA supposeront que les autres comprennent leurs références et ne seront pas conscients que certains pourront trouver leur mémoire remarquable.
Par contraste, les enfants surdoués ordinaires comprennent que les autres ne partagent probablement pas leurs connaissances de sujets choisis et qu’ils puissent être surpris par leur grande mémoire. (Dewey, 1992).
Une quatrième distinction  entre les enfants surdoués ordinaires et les enfants avec SA concerne les « troubles de l’attention active » (Asperger, 1991, p. 76). Les enfants surdoués peuvent avoir des difficultés de l’attention mais quand ils en ont, c’est habituellement parce qu’ils sont distraits par des stimuli extérieurs. Les individus avec SA sont sujets à distraction, mais c’est une distraction qui vient de l’intérieur. Ils sont moins attentifs aux stimuli extérieurs et plus à leur monde intérieur. Cette distraction interne détériore habituellement leurs performances scolaires.
La qualité de l’humour est une cinquième distinction. Les enfants surdoués avec SA peuvent être créatifs avec les jeux de mots et peuvent même exceller à faire des calembours, mais il leur manque la réciprocité sociale qui est à la base de la plupart des sortes d’humour (Attwood, 1998; Grandin, 1992; Van Bourgondien & Mesibov, 1987). Ils ne rient pas des choses qui font rire la plupart des gens et souvent, ils ne comprennent pas les blagues. Les enfants surdoués, par ailleurs, ne sont pas caractérisés par des déficits dans leurs capacités à comprendre l’humour.
L’expression affective est la sixième caractéristique potentiellement distinctive. Les enfants avec SA tendent à se présenter comme des automates à un certain degré (Attwood, 1998). Leur réponse émotionnelle n’est souvent pas celle qu’on pourrait attendre. Elle peut être aplanie ou limitée, ou encore ils peuvent rire, faire des folies ou devenir anxieux de façon inappropriée. À l’opposé, l’expression affective inappropriée n’est pas une caractéristique commune des enfants surdoués.
Peut-être que la caractéristique la plus prononcée pour distinguer un étudiant surdoué avec SA est son manque remarquable de perspicacité et de prise de conscience concernant les ressentis, besoins et intérêts des autres personnes. Un enfant avec SA parlera de façon interminable avec un ton pédant et monotone à propos d’un sujet de prédilection, inconscient de ce que l’interlocuteur pourrait ne pas être intéressé, avoir besoin de quitter la conversation, être ennuyé, ou vouloir dire quelque chose. Les enfants avec SA interrompront aussi les conversations privées et entreront ou quitteront brutalement une situation sans se sentir concernés par les souhaits ou les besoins des autres. Ils semblent oublieux des simples règles de la conduite sociale et les efforts répétés pour les instruire ou les leur rappeler ne changent pas ces comportements.
Un manque prononcé de conscience sociale n’est pas une caractéristique commune des enfants surdoués ordinaires. C’est cette lutte pour comprendre les conduites sociales les plus simples qui rend fréquemment la participation active dans le programme des surdoués à l’école secondaire aussi difficile pour les enfants surdoués avec SA (Szatmari, Bartolucci, & Bremner, 1989; Tantam, 1988; Wing, 1992; Wing & Gould, 1979).
Les difficultés rencontrées pour identifier les individus surdoués Asperger tiennent aux variations trouvées parmi les enfants avec SA. Les stéréotypie, par exemple, sont observées chez certains enfants avec SA, mais pas tous. Se tordre les mains, ouvrir et fermer un livre, se balancer, se frapper et tourner sur soi sont des exemples de stéréotypies qui sont parfois, mais pas toujours, observées chez les enfants avec SA. Quand des stéréotypies sont observées chez un enfant surdoué, cependant, un diagnostic de SA ou d’un autre trouble envahissant du développement peut être justifié et mérite d’être considéré (APA, 1994)
Identifier les enfants surdoués avec syndrome d’Asperger
Il est impératif que les enfants surdoués avec SA soient diagnostiqués pour qu’ils puissent efficacement recevoir des services appropriés. Les parents et les enseignants pourraient être d’accord que « quelque chose ne va pas », mais ne pas savoir quoi. Identifier ces étudiants uniquement comme étant surdoués ou ayant des difficultés d’apprentissage n’est pas aussi efficace et peu contribuer non seulement à l’incompréhension de la vraie nature des difficultés des enfants, mais aussi à la formulation d’un plan pédagogique inapproprié (Barron & Barron, 1992; Dewey, 1991; Grandin, 1992; Klin & Volkmar, 1995; Levy, 1988; Minshew, 1992; Schopler, 1985).
Pour identifier les enfants surdoués avec SA, deux choses sont nécessaires : un historique minutieux du développement et de la perspicacité vis-à-vis des motivations de certains comportements (Attwood, 1998; Levy, 1988; Tsai, 1992). Sans ces deux aspects, il y a un risque que le SA soit sur-diagnostiqué ou sous-diagnostiqué. Les symptômes du trouble chez un enfant surdoué peuvent être erronément attribués à la surdouance de l’enfant, plutôt qu’au syndrome d’Asperger. À d’autres moments, la surdouance d’un enfant avec SA peut être négligée ou considérée comme étant sans rapport avec son développement.
Un diagnostic précis du SA chez les enfants surdoués requiert la participation d’une équipe interdisciplinaire expérimentée. Les parents devraient être activement impliqués dans l’évaluation, puisque l’histoire du développement est très importante pour confirmer ou infirmer le diagnostic. Le tableau 2 présente les critères diagnostiques du SA tirés du Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders (DSMIV; APA, 1994). Tony Attwood (1998) expliquait qu’en plus de l’historique du développement, une évaluation diagnostique incluait certains tests formels, une évaluation des compétences motrices, des observations de la réciprocité sociale des enfants dans des situations ciblant une variété de comportements spécifiques et des observations de l’utilisation pragmatique du langage. Les lecteurs intéressés par une discussion plus complète sur les outils et procédures diagnostiques sont renvoyés à ses publications.
Tableau 2
Critères diagnostiques de l’Association américaine de psychiatrie pour le syndrome d’Asperger 299.80
A. Altération qualitative des interactions sociales manifestée dans au moins deux des domaines suivants :
1) Altération marquée dans l’utilisation, pour réguler les interactions sociales, de comportements non verbaux multiples, tels que le contact oculaire, la mimique faciale, les postures corporelles, les gestes.
2) Incapacité à établir avec les pairs des relations appropriées selon le niveau de développement.
3) Le sujet ne cherche pas spontanément à partager ses plaisirs ou ses réussites avec les autres (p. ex.: ne montre pas ce qu’il ou elle fait, n’apporte pas, ne pointe pas l’objet d’intérêt).
4) Manque de réciprocité sociale ou émotionnelle.
B. Caractère restreint, répétitif et stéréotypé des comportements, des intérêts et des activités, comme en témoigne au moins un des éléments suivants :
1) Préoccupation circonscrite à un ou plusieurs centres d’intérêt stéréotypés et restreints, anormale soit dans son intensité, soit dans sa nature.
2) Adhésion apparemment inflexible à des habitudes ou à des rituels spécifiques et non fonctionnels.
3) Maniérismes moteurs stéréotypés et répétitifs (p. ex.: battements ou torsion des mains ou des doigts, mouvements complexes de tout le corps).
4) Préoccupations persistantes pour certaines parties des objets.
C. Ce trouble entraîne une altération cliniquement significative du fonctionnement social, professionnel ou dans d’autres domaines importants.
D. Il n’existe pas de retard général cliniquement significatif au plan du langage (p. ex. : la personne utilise des mots isolés vers l’âge de 2 ans et des phrases à valeur de communication vers l’âge de 3 ans).
E. Durant la période de l’enfance, il n’y a pas eu de retard significatif sur le plan clinique dans le développement cognitif ni dans le développement, en fonction de l’âge, des capacités d’autonomie, du comportement adaptatif (sauf dans le domaine de l’interaction sociale) et de la curiosité pour l’environnement.
F. Le trouble ne peut s’expliquer mieux par un autre trouble envahissant du développement spécifique ou par la schizophrénie.
Contrairement aux enfants autistes qui reçoivent souvent une assistance spéciale dans les écoles, le brillant étudiant avec SA peut être livré à lui-même pour faire du mieux qu’il peut. Les relations avec les enseignants et les pairs peuvent être extrêmement difficiles. Au fil du temps, certains enfants peuvent devenir dépressifs à cause de leur isolement social. Des états anxieux sévères peuvent aussi être présents. Jusqu’à récemment, les éducateurs ne savaient souvent pas comment aider les étudiants avec SA. Certains enfants surdoués avec le syndrome découvraient qu’ils ne pourraient pas participer au programme pour surdoués de leur école, parce que personne ne savait comment prendre les mesures nécessaires pour l’adapter à leurs besoins.
Heureusement, de grandes avancées des connaissances à ce sujet ont eu lieu ces dernières années et nous pouvons maintenant recommander des mesures spécifiques et des stratégies de gestion des comportements qui devraient faciliter l’inclusion des enfants surdoués avec SA (Attwood, 1998; Cumine, Leach, & Stevenson, 1997; Freeman & Dake, 1996; Gray, in press). En outre, plusieurs projets de recherche en cours promettent de fournir encore plus de données concernant les approches efficaces à employer avec ces enfants pour les parents et les enseignants.
Travailler avec les étudiants surdoués avec SA
Les enfants avec SA ont typiquement des difficultés dans trois domaines : apprentissage, socialisation et comportement. Klin and Volkmar (1995) and Mesibov (1992) recommandaient que les interventions ciblent l’information, le soutien général et la gestion des problèmes de comportements spécifiques. Les étudiants avec SA peuvent bénéficier de l’apprentissage de stratégies compensatoires, exactement comme c’est le cas pour les enfants surdoués ayant des difficultés d’apprentissage (Baum, Owen, & Dixon, 1991; Klin & Volkmar, 1995; Rourke, 1989).
Cependant, la façon dont ces stratégies sont enseignées doit tenir compte des caractéristiques uniques d’un cerveau avec SA. Les personnes avec SA sont généralement de forts penseurs visuels. Ils pensent mieux en images concrètes, littérales. Ceci peut présenter plusieurs avantages, mais aussi un net désavantage dans une classe où on s’attend à ce que les étudiants pensent verbalement. L’utilisation fréquente de diagrammes, de schémas et de pictogrammes pour enseigner et gérer le comportement est vivement recommandée (Attwood, 1998; Grandin & Scariano, 1996; Gray, in press; Hurlburt, Frappe, & Frith, 1994).
Kin et Volkmar (1995) soulignaient que l’instruction verbale allant des parties vers le tout était l’approche la plus appropriée, parce que les enfants avec SA tendent à se concentrer excessivement sur les détails. Une attention doit être portée à enseigner les stratégies dans la séquence exacte que les étudiants auront besoin d’utiliser pour réussir.
Contrairement aux enfants surdoués ordinaires, l’apprentissage par cœur est recommandé pour les enfants avec SA ; ça les amuse parce que leurs propres pensées et habitudes sont rigides. Schopler and Mesibov (1992) suggéraient qu’un enseignant avec de fortes capacités intuitives a plus de chances d’avoir du succès en enseignant à un enfant surdoué avec SA qu’un enseignant qui base ses décisions sur des déductions logiques, parce que les étudiants avec SA sont souvent extrêmement sensibles au ton avec lequel les choses sont dites. (Asperger,1979; Frith, 1991). Il ne répondent pas tant à ce qui leur est dit qu’à la façon dont cela est dit. Pour cette raison, il peut être utile de donner des directives ou des correctifs courts et allant à l’essentiel, et d’éviter les explications longues qui augmentent le risque d’une distorsion du message pour l’enfant.
Toutes les transactions éducatives doivent être faites avec l’affect en mode « désactivé ». L’enseignant ne doit jamais se fâcher ni ne devrait avoir pour objectif de devenir aimant. Il n’apparaîtra jamais doux et calme à l’extérieur pendant qu’il bout à l’intérieur. Pourtant ce problème risque de se poser, étant donné le négativisme et la désobéissance apparemment calculée des enfants autistes ! L’enseignant doit à tout prix être calme et centré et doit rester dans le contrôle. Il devrait donner ses instructions d’une façon calme et objective, sans être intrusif (Asperger, 1991, p. 48).
L’intégration sensorielle
L’extrême sensibilité à certains types de stimuli sensoriels est commune parmi les enfants surdoués avec SA (Tupper, 1999). Attwood (1998) a établi que le son et le toucher sont les sensibilités les plus communes et que pour beaucoup de ces enfants, « les sensations ordinaires sont perçues comme insupportablement intenses. La simple anticipation de l’expérience peut mener à une anxiété intense ou à la panique. » (p. 129) Cette hypersensibilité cause des problèmes aux enfants dans leur adaptation à l’école.
Par exemple, certains étudiants avec SA n’aiment pas le son des cloches d’école et d’autres deviennent agressivement oppositionnels quand l’enseignant essaie de les exhorter à rejoindre la classe pour une activité qui implique d’être touché. Ceux qui enseignent à des étudiants surdoués avec SA doivent bien respecter ces sensibilités et travailler avec les parents et thérapeutes pour apprendre aux étudiants avec SA des stratégies de compensation.
Certains stimuli sensoriels peuvent être évités ou minimisés, mais la plupart d’entre eux ne peuvent pas l’être. Porter des bouchons d’oreille en silicone quand c’est nécessaire ou un casque avec de la musique peuvent être suffisants comme barrière sonore pour aider certains étudiants. D’autres peuvent bénéficier de thérapies d’intégration sensorielle pour réduire leurs défenses tactiles. L’intégration sensorielle est un concept originellement développé par Jean Ayres (1979) et il réfère au processus neurologique de perception des informations sensorielles dans le monde, combiné avec l’information sensorielle interne et créant des réponses adaptées à l’environnement.
Les réponses adaptées sont une composante essentielle pour passer à travers la vie. Tupper (1999) expliquait que le monde est constamment changeant, ce à quoi la plupart des gens répondent spontanément sans y penser particulièrement et sans beaucoup de stress. Mais pour les gens qui interprètent mal l’information sensorielle ou qui l’interprètent lentement, le monde est un lieu beaucoup moins prévisible et, par conséquent, beaucoup plus effrayant. Il leur manque les significations pour y répondre facilement. Plus le problème d’intégration sensorielle est sévère, moins la personne a de tolérance au stress et au changement. L’individu peut se retirer ou résister agressivement à des situations pour éviter d’être débordé. Puisque nous sommes limités dans la façon dont nous pouvons rendre le monde prévisible, nous devons travailler à améliorer leur capacité de réaction, c’est-à-dire leur flexibilité. Le but de la thérapie d’intégration sensorielle est de conduire la personne vers un répertoire plus large de compétences, « une approche plus organisée du monde » (Tupper).
La thérapie d’intégration sensorielle est conçue pour améliorer l’intégration et réduire la sensibilité sensorielle ; elle aide la personne à s’organiser, à se concentrer, à attendre et à anticiper, ainsi qu’à se préparer au changement. Elle peut significativement améliorer l’adaptabilité et la flexibilité d’un enfant, donc faciliter une plus grande participation dans les programmes éducatifs. Il est maintenant considéré qu’il n’y a pas d’âge limite pour recevoir les bénéfices d’une telle thérapie, bien que les plus jeunes enfants montrent typiquement de plus grandes améliorations (Ayres, 1979; Tupper, 1999).
La thérapie d’intégration sensorielle est conçue par des ergothérapeutes spécialement formés. Elle procure des expériences sensorielles qui ciblent les zones déficitaires. Le but de la thérapie d’intégration sensorielle est de donner un coup de pouce au développement des systèmes sensoriels ciblés. Certains des exercices peuvent être facilement appris au personnel scolaire et aux parents, de façon à ce que l’enfant puisse en recevoir les bénéfices à l’école et à la maison. Par exemple, une stimulation par pression élevée comme la compression des articulations ou le massage manuel peut être procuré à l’école, au besoin, pour aider l’enfant avec SA à ne pas devenir surstimulé, anxieux ou agressif. Les exercices de frottements ou de brossage sont aussi aidants pour certains enfants. Les enseignants ont intérêt à consulter les ergothérapeutes de leur secteur concernant l’application de ces outils pour les étudiants à besoins particuliers.
L’entraînement aux compétences sociales
Il est évident que les problèmes des enfants avec SA en ce qui concerne la socialisation peuvent être améliorés par l’entraînement social. Cependant, des approches visuelles doivent être utilisées. (Attwood, 1998; Mesibov, 1992). Expliquer des comportements appropriés n’est pas efficace. Le travail avec un miroir et les exercices d’imitation peuvent être utiles (Klin & Volkmar, 1995). Grandin (1992) suggère la vidéo pour enseigner de nouveaux comportements.
Les scénarios sociaux de Carol Gray et les conversations sous forme de bandes dessinées sont largement utilisées pour aider les enfants avec toute forme de trouble du spectre autistique à développer leur compréhension sociale. Les scénarios sociaux sont une technique servant à enseigner des répliques et comportements pour des situations sociales spécifiques. Ils aident aussi les enseignants à comprendre la perspective des étudiants et les raisons expliquant certains comportements excentriques ou idiosyncratiques. La technique implique d’écrire une très courte histoire qui décrit une situation sociale spécifique avec laquelle l’enfant a de la difficulté. Les scénarios incluent 4 types de phrases : descriptive, de perspective, directive et de contrôle. Les phrases descriptives expliquent où, qui et quoi. Les phrases de perspective expliquent les ressentis et comportements des autres personnes dans la situation. Les phrases directives expliquent ce que l’enfant est censé faire ou dire. Les histoires concluent avec une phrase de contrôle qui est une déclaration à propos des stratégies que l’enfant peut utiliser pour se rappeler ou comprendre le comportement attendu dans la situation sociale. Gray recommande un ratio d’une phrase directive et/ou de contrôle pour 2 à 5 phrases descriptives et/ou de perspective.
Ce qui suit est un exemple de scénario social écrit pour un enfant avec SA qui essaie de comprendre les figures de rhétorique populaires :
Parfois, mon ami Toni me dit de « me calmer » (descriptif). Cela signifie que je suis en train de devenir bruyant et autoritaire (descriptif). Toni ne veut pas s’asseoir avec moi quand je suis bruyant et autoritaire (perspective). Je vais baisser la voix quand Toni me dit de « me calmer » (directif). Quand Tony dit « calme-toi », je peux m’imaginer en train de mettre ma voix dans un nuage (contrôle).
On peut aider ces étudiants en leur donnant une éducation au sujet des émotions et des explications à propos des perspectives des autres. Une éducation qui inclut une validation et une clarification de ce qui est typique pour les personnes avec SA peut réduire l’anxiété et promouvoir la compréhension de soi. Si la confiance est établie avec les adultes, l’enfant acceptera plus facilement la rétroaction (Kin & Volkmar, 1995). Mesibov (1992) recommande une approche proactive, directive et structurée.
Problèmes de comportement
Les enfants avec SA ont habituellement certains problèmes de comportement. Ils peuvent être compulsifs ou hyperactifs. Ils peuvent être enclins aux crises de colère ou aux explosions. Ils peuvent avoir l’habitude de frapper d’autres enfants sans provocation ou de toucher les gens de façon inopportune. Certains enfants avec SA souffrent de crises d’anxiété ou de phobies spécifiques. Ils peuvent être sensibles aux taquineries, mais systématiquement adopter les comportements provocateurs qui invitent les taquineries. Certains enfants avec SA engagent les adultes dans des argumentaires sans fin si l’occasion leur en est donnée. Les parents surtout peuvent se trouver piégés dans des discussions répétées à propos des mêmes événements ou désaccords. Les adultes ne devraient pas essayer de raisonner plus d’une minute avec de tels enfants (Barron & Barron, 1992; Dewey, 1991; Klin & Volkmar, 1995). Des directives brèves et concrètes sont les plus efficaces.
Des supports visuels, comme des pictogrammes, peuvent être collés sur le carnet de notes de l’enfant, sur son bureau ou sur le mur, pour servir à répliquer visuellement à l’enfant concernant les comportements attendus. L’ajout de supports visuels peut être remarquablement efficace pour aider les étudiants avec SA à organiser leurs comportements. Les professeurs et les parents ont intérêt à consulter un spécialiste des modes de communication améliorée pour en apprendre plus au sujet des supports visuels. En plus des approches comportementales et éducatives, les médicaments peuvent être utiles dans le traitement de comportements problématiques spécifiques. Les médicaments peuvent améliorer significativement la qualité de la vie des enfants avec SA quand ils ont des comportements compulsifs ou agressifs qui nuisent à l’adaptation scolaire ou à la vie de famille. Les médicaments peuvent aussi être nécessaire pour soulager les symptômes de dépression, les troubles de la pensée ou les crises d’anxiété. Tofranil et Prozac ont été recommandés (Grandin, 1992). Les bêta-bloquants ont été utiles pour certains enfants avec SA agressifs et l’Anafranil, le Luvox ou les inhibiteurs sélectifs de la capture de la sérotonine (par exemple le Zoloft) peuvent aider à réduire les tendances obsessionnelles compulsives (Gragg & Francis, 1997; Rapoport, 1989).
Conclusion
Les parents et éducateurs peuvent attribuer les difficultés scolaires qu’ont les étudiants surdoués avec SA à une faible adéquation entre le programme d’études ou la pédagogie et les besoins d’apprentissage de l’enfant. Ils peuvent ainsi se tromper en mettant tout sur le compte de la surdouance de l’enfant et échouer à identifier le SA. En outre, les déficits sociaux de certains enfants surdoués pourraient être attribués à leur surdouance ou à des difficultés d’apprentissage, alors qu’un diagnostic de SA serait plus juste. L’école est parfois blâmée et accusée de ne pas comprendre et s’adapter aux besoins uniques de l’apprenant surdoué quand, en fait, le problème peut être que le trouble de l’enfant n’a pas été identifié ou abordé. Un diagnostic précis est nécessaire pour obtenir l’aide appropriée. L’entraînement aux compétences sociales qui profite aux enfants avec SA est différent de celui qui avantage les enfants ayant d’autres sortes de problèmes d’apprentissage (Guevremont, 1990; KIn & Volkmar, 1995; Mesibov, 1992; Wing, 1992).
Un diagnostic précis augmente la probabilité que les étudiants recevront les services appropriés et que la réalisation de leur plein potentiel soit optimisée.
Il y a eu un intérêt énorme et une augmentation des recherches et des publications à propos du SA dans les cinq dernières années, mais la douance est rarement mentionnée (Cash, 1999a; 1999b). Heureusement, des études en cours visent à améliorer notre compréhension des enfants surdoués avec SA (Henderson, 1999). Beaucoup d’excellentes ressources sont disponibles en ligne et au format imprimé pour les éducateurs et les parents qui veulent plus d’information sur les méthodes d’enseignement efficaces pour les enfants avec SA. Le site de Barbara Kirby (http://www.udel.edu.bkirby/asperger.html) et le site du Centre d’étude de l’enfant de Yale (http://www.info.med.yale.edu/chldstdy/autism.html) sont deux sites complets. Le site de Kirby inclut un échantillon des objectifs, des formulaires et des listes de contrôle de programmes d’éducation spécialisée qui peuvent être utilisés avec les étudiants avec SA. Le Réseau d’éducation sur le SA (ASPEN, Asperger’s Syndrome Education Network) est un organisme américain récemment créé pour fournir du soutien et de l’information au aujet des personnes ayant des troubles neurologiques comme le syndrome d’Asperger, l’autisme de haut niveau et le troubles envahissant du développement non spécifié. Il fournit une ligne de soutien au (904) 745-6741 et publie un bulletin trimestriel pour les membres. Son excellent site Internet (http://www.asperger.org) fournit une liste annotée des dernières publications à propos du syndrome, ainsi que des liens utiles vers d’autres sites. Certains individus autistes sont capables de s’élever dans des positions exceptionnelles et de performer avec un succès tellement remarquable que l’on peut même conclure que seules de telles personnes sont capables de certains accomplissements.
C’est comme s’ils avaient des compétences compensatoires pour équilibrer leurs déficiences. Leur détermination inébranlable et leurs pouvoirs intellectuels approfondis, qui font partie de leur activité mentale originale et spontanée, leur capacité de concentration et leur détermination, tel que manifesté dans leurs intérêts spéciaux, peuvent être d’une immense valeur et mener à des contributions exceptionnelles dans leurs domaines choisis. On peut souvent voir chez la personne autiste, bien plus clairement qu’avec n’importe quel enfant ordinaire, un domaine professionnel qui se développe naturellement à partir de ses capacités spéciales (Asperger,1991, p. 88).
https://irmazoulane.wordpress.com/2014/06/23/les-enfants-surdoues-avec-le-syndrome-dasperger-maureen-neihart/
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www.ae-hpi.org/languedoc-roussillon/RESISTANCE_ADULTE_FACE_PRECOCITE.pdf
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