La Boite à So Sure (dans le mille, doux, on s’emboîte mode Tétris)

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Re: La Boite à So Sure (dans le mille, doux, on s’emboîte mode Tétris)

Message par I am so sure le Ven 10 Fév 2017 - 10:38

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MEMOIRE DE MONITEUR METHODE EDUCATIVE 3C CONCENTRATION- CALME- CONTRÔLE Avec Michèle Dreidemy, fondatrice de la méthode L’ENFANT A HAUT POTENTIEL (EHP) ET LA METHODE EDUCATIVE 3C (ME3C) Session 2013-3014 MARTINIQUE Idana Oscar Pidéry 2 SOMMAIRE Remerciements…………………………………………………………………………………………p 3 INTRODUCTION………………………………………………………………………………………p 4 I) RENCONTRE ET DECOUVERTE DE LA ME3C……………………………….p 5 a) Ce qui m’a amenée à la ME3C…………………………………………………p 5 b) Ma découverte de la ME3C …………………………………………………….p 6 II) LES CARACTERISTIQUES ET LES BESOINS DES ENFANTS A HAUT POTENTIEL LOIN DES STEREOTYPES…………………………………………..p 9 A) Qu’est-ce qu’un EHP ?.................................................................p 9 a) Caractéristiques intellectuelles……………………………………………..p 10 b) Vie relationnelle …………………………………………………………………..p 12 B) Quels sont les difficultés d’un EHP?........................................p 13 a) Hypersensibilité……………………………………………………………………p 13 b) Troubles du sommeil……………………………………………………………p 13 c) Agitation………………………………………………………………………………p 15 d) Difficultés à se concentrer……………………………………………………p 15 e) Manque de confiance en soi………………………………………………..p 16 f) Anxiété………………………………………………………………………………..p 17 III) LES BIENFAITS DE LA PRATIQUE DE LA ME3C POUR LES EHP………p 19 a) Un cadre structurant et rassurant…………………………………………..p 19 b) Une intériorité mieux gérée……………………………………………………p 22 c) Un sentiment de confiance et de force…………………………………..p 28 CONCLUSION…………………………………………………………………………….p 30 Témoignages de parents et d’enfants……………………………………..….p 31 Sources……………………………………………………………………………………………………….p 32 3 REMERCIEMENTS Je voudrais remercier Michèle Dreidemy pour ses conseils, sa rigueur et sa bienveillance dans la transmission de sa méthode qui permet d’aider beaucoup d’enfants. Je souhaiterais remercier les membres de mon groupe de formation avec qui j’ai partagé de nombreux moments qui nous ont fait grandir. Je voudrais remercier également les parents et les enfants qui m’ont fait confiance dans les séances de ME3C. Enfin je souhaiterais remercier mon mari et mon fils aîné pour leur compréhension durant tous ces week-ends de formation sans moi, ainsi que mon fils cadet pour s’être tranquillement laissé porter, bercer lors de ces week-ends. Vous êtes ma source d’inspiration. 4 INTRODUCTION Le monde d’aujourd’hui est un monde de surimpressions, le bruit semble être la norme de la société. Emissions de télévision et de radio, craignent les silences et les blancs assimilés à un échec de l’animateur à gérer le rythme. Les jeunes et les moins jeunes se promènent avec des téléphones portables diffusant à volume sonore élevé tous types de musiques. Les cabines de douches sont désormais équipées de radio intégrées. Même la douche doit se prendre dans le bruit désormais. Les médias via la publicité véhiculent des représentations stéréotypées de la réussite à travers des biens matériels toujours plus nombreux et ostentatoires qu’il faut posséder pour être heureux. Dans ce contexte social, les plus fragiles, les enfants, les adolescents, sont saturés de bruits, d’impressions, de sollicitations et ils se laissent gagner par l’agitation ambiante et par le sentiment de ne pas en avoir assez, de ne pas être assez bien. Les cadres scolaires et familiaux sont très exigeants et reposent souvent sur le principe de la comparaison pour ne pas dire de la compétition, du jugement, de la punition et de la récompense. Ainsi dès le plus jeune âge, l’être ploie sous le poids de charges et pressions diverses. Où trouver alors un cadre calme et bienveillant où être serein, apprendre à gérer ses émotions, libérer ses tensions et exprimer le meilleur de soi ? Où se sentir encadré et cadré par une structure ? C’est ce que propose la Méthode Educative 3C pour tous et en particulier pour les enfants ayant des besoins spécifiques, ce que nous verrons maintenant. 5 I) RENCONTRE ET DECOUVERTE DE LA ME3C a) Ce qui m’a amenée à la ME3C Sur le plan professionnel Enseignante au lycée, je travaille avec de nombreux adolescents depuis presqu’une quinzaine d’années maintenant. J’ai toujours été frappée par l’agitation de ces élèves et leur grande difficulté, voire leur incapacité à se concentrer malgré les injonctions répétées des parents et des enseignants. C’est que la concentration et le calme requièrent un effort, il ne s’agit pas seulement de vouloir se calmer et/ ou se concentrer, encore faut-il savoir comment! Me voilà donc intéressée sur le plan professionnel à trouver des outils afin d’aider les élèves à se calmer et se concentrer. J’ai lu de nombreux ouvrages sur la concentration en milieu éducatif qui m’ont permis de comprendre le fonctionnement du cerveau humain et la nécessité d’un effort pour être concentré. En effet il ne suffit pas de dire à une personne de se concentrer pour qu’elle y parvienne, il faut lui donner des outils pour cela. J’ai tenté de mettre en place de nombreuses activités avec les élèves, mais paradoxalement, le cadre scolaire ne s’y prêtait pas toujours et malgré des progrès, je sentais qu’il faudrait que les élèves aient également des outils à utiliser en dehors de la classe. Sur le plan personnel Devenue maman quelques années plus tard d’un petit garçon merveilleux, je le trouvais dynamique, parfois trop, très sensible, souvent trop, souvent anxieux, agité et alternant des moments de concentration intense quand il était passionné par une activité et des moments où il lui était difficile de se concentrer. Je me suis rendu compte alors, bien qu’il soit encore petit, que mes interrogations personnelles en tant que maman rejoignaient et approfondissaient mes interrogations professionnelles. 6 L’une des animatrices du jardin d’enfant dans lequel mon fils était inscrit, m’expliqua un soir où je venais le chercher qu’il était entré en conflit avec un autre enfant et que pour l’aider à évacuer la colère, elle avait fait avec lui l’exercice du « Bûcheron » qui l’avait beaucoup aidé. Discutant avec Anne-Marie, l’animatrice, elle me parla de la ME3C à laquelle elle avait été formée et qu’elle utilisait beaucoup avec les enfants au jardin d’enfant. Me voilà très enthousiaste et recherchant des informations sur la Méthode Educative 3 C, Concentration, Calme, Contrôle. Entre-temps mon fils Leo continuait les séances de ME3C au jardin d’enfant ainsi que des exercices ponctuels. Il me parlait des exercices qu’il avait faits et de leur impact sur lui. Dans ces mots d’enfant, il exprimait de la satisfaction, de la joie à réaliser ces exercices. Consciente de l’évolution de son comportement, je l’inscrivis à un cours de ME3C pour les petits dans un centre de yoga. J’étais plus convaincue que jamais de l’efficacité de la méthode et cherchais à me former. Un stage d’initiation étant annoncé, je m’y inscrivis, car je voulais mieux comprendre en quoi consistait la méthode et je souhaitais être capable de faire les exercices avec mon enfant et pourquoi pas mes élèves. b) Ma découverte de la ME3C Le bien-être ressenti J’arrivai le premier jour du stage d’initiation contrariée et épuisée après une semaine de travail difficile. Bien que volontaire et désireuse de participer au stage je vivais très mal le fait d’avoir « encore une chose à faire » cette semainelà. Très rapidement pourtant, je me détendis et tout au long de la journée et des exercices pratiques, je me sentis sereine et heureuse. A la fin du week-end d’initiation, j’étais parfaitement certaine que je voulais suivre la formation complète. En l’espace de ce week-end d’initiation, j’ai pris contact de manière plus formelle avec la méthode et ses effets. 7 La prise de conscience J’ai surtout eu une prise de conscience durant ce week-end de formation. Les thèmes abordés et les exercices de respiration notamment m’ont permis de libérer des tensions dont j’étais à peine consciente. J’ai réalisé que les temps précédents j’étais beaucoup trop centrée sur le « faire » au lieu d’être centrée sur « l’être ». Le cadre structuré et apaisant de la formation, avec la disposition des tapis notamment, permettait de rentrer en soi et retrouver le calme intérieur. Les exercices respiratoires que nous avons fait, les exercices physiques et de concentration permettaient d’agir de façon concrète et pratique afin d’évacuer les tensions, les colères, la fatigue. Le ton calme et le débit de parole modéré de la formatrice, Michèle Dreidemy, contribuaient davantage encore à cette atmosphère de calme et de sérénité. Le savoir être du moniteur Je pressentais déjà que la méthode, en plus d’aider les enfants permettrait à celui qui se forme, le moniteur, de se libérer de ses tensions et de se dépasser au même titre que les enfants et cette cohérence m’importait vraiment beaucoup, car il me semble normal et salutaire d’exiger de soi ce que l’on va exiger des enfants lors des séances. Ce qui m’a frappée d’emblée dans la méthode créée par Michèle Dreidemy, c’est l’accent porté sur le savoir-être du moniteur, ainsi celui-ci appliquera sur lui-même et pour lui-même ce qu’il transmettra aux enfants. En effet le moniteur va mettre en place le cadre dans lequel il accueille les enfants en y apportant un grand soin. Il va élaborer les séances adaptées aux enfants avec lesquels il travaille, prêter attention à son propre état intérieur afin d’être dans le calme. Ce calme sera perceptible dans son intonation et ses gestes. La décision 8 Déjà maman, et enceinte de mon deuxième enfant au moment de la formation, j’étais très enthousiaste à l’idée de ce travail en profondeur sur l’être. J’écoutais de plus depuis quelques mois le CD de relaxation « La vie » de Michèle Dreidemy pour les femmes enceintes. Consciente du bien-être profond induit par l’écoute de celui-ci, j’anticipais les bienfaits des exercices de ME3C pour les enfants comme pour le moniteur avec un plaisir non dissimulé. Peu de temps après le début de la formation, un psychologue nous a confirmé à mon mari et à moi ce dont le jardin d’enfant et nous les parents nous nous doutions depuis un moment, mon fils aîné était un enfant à haut potentiel. J’ai décidé alors d’envisager d’axer mon travail sur la mise en place de séances avec ce type d’enfants puisque j’étais concernée à la fois à titre personnel et professionnel. 9 II) L’ENFANT A HAUT POTENTIEL ET LA ME3C LOIN DES STEREOTYPES A) Qu’est-ce qu’un EHP ? Des enfants différents La notion d’enfant à haut potentiel est celle employée majoritairement aujourd’hui pour désigner des enfants aux capacités intellectuelles hors du commun. Appelés auparavant « surdoués » ou « enfants précoces », ces enfants souvent incompris, sont loin de correspondre aux stéréotypes véhiculés. L’on imagine des petits génies, premiers de la classe portant des lunettes et ayant réponse à tout. En réalité les enfants à haut potentiel bien qu’ayant des capacités intellectuelles supérieures à la moyenne, ne réussissent pas forcément mieux que les autres, car ils ont un mode de fonctionnement intellectuel et émotionnel différent des autres et ne cadrant pas toujours avec les représentations et attentes majoritaires de la société. En effet, de manière générale, les psychologues sont d’accord pour dire qu’il y a, parmi les EHP détectés environ 1/3 d’enfants en échec scolaire, 1/3 d’enfants dans la moyenne, 1/3 d’enfants brillants sur le plan scolaire. Dans son livre BE APIE, Jean-François Laurent, emploie le terme APIE pour désigner les personnes à haut potentiel, et il en donne la définition suivante : APIE : Atypique Personne dans l’Intelligence et l’Emotion. La terminologie de Jean-François Laurent à l’intérêt d’insister sur l’aspect atypique du fonctionnement intellectuel et émotionnel de ces enfants, qui est souvent ce qui va interpeler fortement des parents un peu dépassés dont les enfants ont des interrogations ou des réactions difficiles à comprendre ou « excessives» selon eux. 10 a)Caractéristiques intellectuelles Jeanne Siaud-Facchin affirme pour sa part : « Mais c'est vrai que d'avoir un QI élevé, c'est, d'abord et surtout, pas tellement être quantitativement plus intelligent que les autres, mais surtout, je crois, avoir un fonctionnement qualitativement très différent au niveau intellectuel, c’est-à-dire avoir une forme d'intelligence différente, un système de pensée qui est très différent. » i Cherchons à comprendre pourquoi. Les observations empiriques des auteurs et psychologues font état de caractéristiques communes aux enfants à haut potentiel, bien qu’on ne les retrouve pas toutes à la fois chez un même individu : -curiosité et soif d'apprendre, posent beaucoup de questions, sont capables d'acquérir des connaissances par leurs propres moyens -perfectionnisme, besoin profond de bien faire avec exactitude -peu d'estime en lui à cause des difficultés rencontrées -peur de lui-même, de ce qu'il est, des conséquences de ses pensées et émotions débordantes -conscience métacognitive (savent identifier et réutiliser des concepts et des stratégies qu'ils emploient pour résoudre des problèmes) -intérêt atteignant parfois momentanément un niveau obsessionnel pour certains sujets -apprentissage précoce de la lecture, parfois sans aide extérieure -hypersensibilité (souvent invisible de l'extérieur) -sens de la justice -Supporte difficilement l'échec -grande capacité d'attention -maturité intellectuelle supérieure à celle des enfants de leur âge 11 -affectivité et/ou développement psychomoteur parfois en décalage avec la maturité intellectuelle (difficultés en écriture, difficulté de diction) -sens de l'humour (notamment l'ironie) -sensibilité à l'harmonie (musique, esthétique) -Capacité de mémorisation importante -capacité à suivre une conversation ou un exposé en faisant autre chose -très grande facilité à justifier ses comportements a posteriori -difficulté à prendre des décisions si confronté à un problème ne pouvant être résolu uniquement par la logique (ex: problème sentimental, émotionnel) -Pensée en "arborescence", ses idées déclinent en une multitude d'autres idées en provenance d'un point commun entre elles. Créant une pensée riche mais au-delà de la concentration. -lisent beaucoup et vite, y compris des livres complexes -intérêt pour les origines de l'homme, de l'Univers, pour la Préhistoire, l'histoire (surtout l'antiquité) et la société, les sciences -jeux « compliqués » -préoccupés très tôt par la mort -se passionnent pour beaucoup de sujets en changeant souvent -intérêt pour les problèmes moraux, philosophiques, métaphysiques, politiques -peuvent avoir un intérêt particulier pour un ou plusieurs domaines artistiques, comme le dessin ou la musique -peuvent facilement sombrer dans l'ennui quand l’intérêt n'y est pas 12 b) Vie relationnelle -difficultés d'intégration dans les groupes -suscitent plus que d'autres l'intérêt et/ou le rejet -recherchent la compagnie d'enfants plus âgés -aiment dialoguer avec des adultes -altruisme, besoin intime d'aider les autres (qui les pousse parfois vers les professions du domaine de la santé ou de la justice) -tempérament solitaire, tendance à somatiser face aux incompréhensions et aux difficultés, Cette liste non exhaustive, dresse un panorama des caractéristiques de ces enfants et l’on comprend mieux ce qui peut amener des parents d’enfants à haut potentiel à la ME3C.Nous ne choisirons que quelques difficultés essentielles. 13 B) Les difficultés des EHP a) Hypersensibilité "Etre surdoué ne signifie pas être plus intelligent que les autres, mais fonctionner avec un mode de pensée, une structure de raisonnement différente. L'intelligence de l'enfant surdoué est atypique. C'est cette particularité qui rend souvent difficile son adaptation scolaire, mais aussi son adaptation sociale. C'est aussi grandir avec une hypersensibilité, une affectivité envahissante, qui marquent la personnalité." C’est ce qu’affirme Jeanne Siaud-Facchin, psychanalyste clinicienne spécialiste des enfants à haut potentiel. Particularités sur le plan affectif : « ... être d'une sensibilité extrême, muni de multiples capteurs branchés en permanence sur ce qui l'entoure .... Capacité étonnante de ressentir avec une grande finesse l'état émotionnel des autres. Véritable éponge, l'enfant surdoué est, depuis toujours, littéralement assailli par des émotions, des sensations, des informations multiples qu'il lui est le plus souvent difficile de vivre, d'intégrer et d'élaborer." Surcharge émotionnelle (assailli par des sensations et émotions) Fragilité émotionnelle Susceptibilité importante (sans protection émotionnelle) » b) Troubles du sommeil 2/3 des enfants à haut potentiel ont présenté ou présentent des troubles du sommeil (endormissement difficile ou sommeil plus court). Ainsi cette maman d’un petit garçon EHP de 5 ans me parlait de ces terreurs nocturnes, ses cauchemars et ses réveils nocturnes. 14 Les troubles du sommeil se manifestent de façons diverses. Certains enfants souffrent d’insomnies avec difficultés de sommeil, éveils nocturnes et même somnambulisme. Fréquemment l’enfant refuse de s’endormir tant il angoisse en pensant à ses cauchemars récurrents. D’autres souffrent de parasomnies. Les parents signalent bien souvent un sommeil agité, non réparateur et ce dès le plus jeune âge de l'enfant. En fait, comme le note le Docteur Olivier REVOL, «(les troubles du sommeil) ils sont quasi-constants; leur signification diffère selon l'âge. Chez le nourrisson, l'insomnie d'endormissement est liée à l'anxiété de séparation, logiquement amplifiée par la précocité. Après deux ans, l'opposition au coucher illustre les difficultés à renoncer au plaisir de jouer ou d'apprendre. Sur le plan qualitatif, tous les types de troubles ont été signalés comme le confirme une étude récente ; on retrouve des insomnies (difficultés au coucher, éveils nocturnes), des parasomnies (cauchemars) et surtout l'impression parentale, subjective, d'un sommeil de mauvaise qualité. La fréquence des troubles du sommeil chez les EIP (Enfant Intellectuellement Précoce) incite à rechercher d'autres signes évocateurs de précocité chez tout enfant consultant pour un refus d'endormissement». 15 c) Agitation « L'agitation, qualifiée, le plus souvent à tort dans le cas des enfants doués, d’ « hyperactivité », n'est qu'une toute petite partie des manifestations d'un caractère impatient et passionné. Elle ne doit pas être isolée de l'ensemble de la personnalité mais elle peut être apaisée par des règles de conduite, dont on expliquera le bien-fondé, plutôt que par des médicaments. L'ignorer, en pensant qu'elle va disparaître d'elle-même, ou la subir sans la combattre parce qu'on la croit inhérente au don intellectuel, constitue une perte de temps et un gaspillage de dons. » ii d) Difficultés à se concentrer Voyons ce qu’explique Philippe Chamon, psychanalyste, en 2002 lors d’une conférence à une communauté éducative à Toulouse. «… La concentration extrême pour les activités que l’enfant a choisies et les difficultés de concentration par rapport à ce qui ne l’intéresse pas. Donc l’enfant va s’éloigner, ne peut pas se concentrer sur quelque chose qui ne l’intéresse pas, par contre, il sera particulièrement absorbé par rapport à ce qui l’intéresse, y compris lorsqu’il s’agit de taquiner quelque chose ou quelqu’un. Exemple, un enfant qui regardait la télévision et qui semblait très absorbé par la télévision jusqu’au moment où sa maman interroge son grand frère ou sa grande sœur, une question du style « six fois six », le grand répond « trente-cinq », l’enfant qui est absorbé par la télévision, se retourne et « non, six fois six, c’est trente-six » et continue à regarder sa télé. » 16 e) Manque de confiance en soi Le perfectionnisme de l’EHP a tendance à ne jamais le rendre fier de ses réalisations, même si tout le monde le félicite. Certains HP (Haut Potentiel), même avec de très bons diplômes, ont l’impression d’avoir surtout eu beaucoup de chance et de ne pas avoir les capacités propres à leur diplôme. (« J’ai choisi les bonnes options, le prof m’aimait bien, j’ai eu des questions faciles,… ») Par contre dès qu’une difficulté le met en échec, bien souvent le HP remettra l’échec sur ses capacités. L’enfant ou l’étudiant à haut potentiel peut préférer rendre sa feuille blanche que de prendre le risque de faire des fautes. Par ailleurs, la vulnérabilité affective présente chez bon nombre d’enfants HP peut parfois nécessiter un soutien psychothérapeutique pour leur permettre de mieux gérer leurs émotions et renforcer leur confiance en soi. Comme tous les autres enfants, un enfant HP a besoin de se sentir compris, reconnu et accepté dans ses besoins intellectuel, relationnel, émotionnel et social. f) Anxiété 17 Quant à Olivier REVOL, il souligne que l'anxiété « est constante chez les enfants surdoués. L'intelligence est logiquement anxiogène lorsqu'elle donne accès à des questionnements existentiels que le jeune enfant ne peut assumer. On est alerté dès trois ans par des préoccupations excessives concernant l'univers ou la vie après la mort ; la notion prématurée de la pérennité de la vie est forcément inquiétante à l'âge ou l'enfant en a normalement une notion très abstraite ou ludique, comme dans les dessins animés ou les jeux vidéo (« je sais bien que je n'ai pas plusieurs vies... »). Plus tard, les peurs concernent les maladies (peur du sida, de la maladie de la Vache-Folle...), la survenue de catastrophes au niveau planétaire (guerre, météorites, inondations...) ou familiales (maladies des parents, séparations....). Ces craintes sont parfois abordées spontanément, mais le plus souvent elles restent secrètement gardées par un enfant qui n'ose en parler à ses camarades de peur d'être ridicule, ni à ses parents pour ne pas les inquiéter. Elles risquent alors d'évoluer en véritables obsessions, inquiétantes, responsables de rituels nécessaires à leur apaisement. Cette organisation en troubles obsessionnels et compulsifs (TOC) est tellement fréquente dans notre expérience qu'elle justifie d'interroger tous les enfants intelligents sur l'existence d'éventuels « soucis » ou de gestes absurdes qu'ils ne peuvent éviter. »iii 18 On voit bien que le statut d’enfant à haut potentiel, que l’on ne choisit pas, n’est pas toujours facile à assumer pour les enfants, et il est nécessaire de les accompagner avec humanisme et bienveillance. Les recommandations internationales concernant les enfants sont les suivantes : L’ONU annonce dans la Convention relative aux Droits de l’Enfant20. Résolution 44/25 du 20/11/89, ratifiée par la France : Article 29 : 1. Les États parties conviennent que l'éducation de l'enfant doit viser à : a) Favoriser l'épanouissement de la personnalité de l'enfant et le développement de ses dons et de ses aptitudes mentales et physiques, dans toute la mesure de leurs potentialités. [...] C’est ici que la ME3C peut intervenir pour aider des enfants ayant autant de potentiel et de besoins. III)LES BIENFAITS DE LA PRATIQUE DE LA ME3C POUR LES EHP 19 Dans son livre, Une éducation pour la non-violence, La Méthode 3C, Concentration-Calme-Contrôle, Michèle Dreidemy présente ainsi la méthode : « 3C 3C La Concentration au niveau mental Cerveau Le Calme au niveau des émotions Cœur Le Contrôle au niveau du corps Corps Chaque C a pour objectif d’agir d’une manière spécifique sur l’une des 3 composantes de l’être humain. » On voit d’emblée à quel point la méthode est conçue pour équilibrer l’enfant, l’humain, dans sa globalité. En ce qui concerne l’EHP, la ME3C va permettre de rééquilibrer ce qui ne l’est pas. Un enfant agité ou mal à l’aise dans son cors va appréhender ce dernier par le biais des exercices physiques. Un enfant hyperémotif va apprendre à gérer ses émotions et être calme. Un enfant ayant des difficultés de concentration, apprendra à être dans la concentration. Plusieurs enfants inscrits aux séances de ME3C présentaient toutes ses caractéristiques. a)Un cadre structurant et rassurant Ce qui est indispensable pour tous les enfants, c’est la structure. Dans les séances de ME3C, le cadre de la salle est structurant d’emblée car les tapis sont disposés en cercle à distance égale les uns des autres. Les coussins sont placés à l’avant du tapis donnant ainsi une impression d’harmonie qui marque les enfants. Les enfants à haut potentiel étant très attentifs aux détails et ayant un sens de l’observation très développé, le cadre est encore plus important pour eux. 20 Ainsi lors de la première séance, Isaïah, le plus grand des enfants du groupe est allé s’installer sur son tapis avec calme et lenteur, empreint immédiatement de respect pour l’espace harmonieux mis en place. Les autres enfants du groupe se sont aussi installés dans le calme et avec plaisir car la salle, et surtout l’harmonie qui y régnait leur donnaient le sentiment d’appartenir à un groupe spécial. La cohésion était créée immédiatement, et ils se sentaient en confiance et rassurés. Le code de conduite Il est également important pour les enfants de comprendre qu’il y a des règles et de les respecter, cela les rassure. Ainsi, la présentation du code de conduite lors de la première séance permet aux enfants de comprendre quelles sont les règles. L’enfant accepte les règles, il s’implique donc volontairement et consciemment en signant son « contrat » pour les plus grands. Ainsi l’enfant accepte de respecter ses voisins, ne pas gêner les autres, ne pas parler, écouter la monitrice et apprendre à se faire du bien. 21 Dès le début l’enfant est donc amené à prêter une attention particulière à ses actes, cela le responsabilise, le valorise et le rend autonome. De plus, cela rassure également les enfants de savoir que les autres ne vont pas se moquer d’eux par exemple. Le salut Le salut en début et en fin de séance contribue également à créer un cadre rassurant et structurant. Le salut du début et celui de la fin encadrent le temps de la séance, temps où l’on respecte des règles précises, temps où l’on apprend à se donner à soi-même de l’attention. Le cercle du respect Enfin le cercle de respect qui se pratique avant le salut de fin de la séance, contribue à permettre à chacun d’exprimer des ressentis positifs qui le valorisent. Ainsi, il n’est pas rare qu’un enfant dise avoir tout aimé dans la séance. Ainsi l’enfant à haut potentiel, qui vit intérieurement de l’angoisse, de l’anxiété et des émotions fortes même si elles ne sont pas toujours perceptibles de l’extérieur, va être rassuré et apaisé par cette structure et la permanence de ces éléments à chaque séance. b) Une intériorité mieux gérée 22 Michèle Dreidemy explique dans son livre : « Tous les exercices de la Méthode Educative 3C sont basés sur ce principe : permettre à l’enfant de se porter de l’attention à lui-même. » Le silence En effet, cette attention que l’enfant va se porter, lui permettra de rentrer en lui et d’être en lien avec son intériorité. Le fait de ne parler que rarement et de manière cadrée pendant la séance, permet aux enfants un retour à soi salutaire. Ainsi Samuel et Leo deux enfants du groupe se caractérisent entre autres par leur tendance à parler en permanence. Certains enfants à haut potentiel et extravertis sont ainsi. Mais cela peut parfois les gêner dans leur relation aux autres qu’ils ont du mal à écouter, et dans leurs apprentissages scolaires. Ainsi la mère de Samuel bientôt âgé de 7ans, rajoutait sur la fiche d’évaluation pratique de la ME3C, le bavardage comme source de gêne. Lors de la première séance, Leo s’est mis à pleurer et Samuel a grimacé à l’énoncé de la règle : « Je respecte le silence pendant la séance ». Leo a affirmé avec tristesse « Mais je suis nul à ça moi ! »(Garder le silence). Et en effet lors de cette même séance, ces deux enfants sont allés chacun à son tour s’asseoir un instant dans l’espace de silence car ils s’étaient exprimés à plusieurs reprises hors des moments appropriés et sans permission. L’espace de silence est un espace où l’enfant s’installe quand il ne peut pas réaliser un exercice ou respecter une règle. 23 Samuel et Leo ne l’ont pas vécu comme une punition puisque l’espace leur a été présenté comme ce qu’il est, un espace où l’on peut aller quand on ne se sent pas capable de respecter les règles et que l’on peut quitter à tout moment et toujours sans parler, pour réintégrer le groupe. Dès la deuxième séance, ces enfants ont beaucoup mieux contrôlé leur habitude de parler, en levant le doigt notamment et en attendant le signal de la monitrice. L’exercice LE TABLEAU QUI PARLE, est un exercice de concentration qui permet aussi aux enfants de rentrer en eux. Les enfants sont assis par deux, l’un derrière l’autre, l’un est le tableau, l’autre l’écrivain. Après avoir essuyé le tableau, l’écrivain dessine une forme, une lettre ou un chiffre sur le tableau(le dos de l’autre enfant), il appuie ensuite sur un bouton imaginaire sur l’épaule du tableau. Ce n’est qu’alors que celui-ci peut dire ce qu’il croit avoir reconnu. Si la réponse est juste, l’écrivain efface le tableau et dessine autre chose, si elle est fausse, l’écrivain pose la main sur la tête du tableau et recommence. Entre chaque dessin, il efface le tableau. Cet exercice permet à l’enfant de se calmer, se concentrer, et il a également pour effet de permettre de maîtriser la parole, puisque l’écrivain ne parle pas et le tableau ne parle que lorsque l’écrivain a appuyé sur le bouton. Les enfants aiment beaucoup cet exercice, et ils apprennent rapidement à se contrôler et à ne parler qu’au moment approprié. Waly et Leo qui travaillaient ensemble à la première séance et qui parlaient l’un et l’autre dans chacun 24 des rôles ont pu faire parfaitement l’exercice sans parler dès la troisième séance. Samuel et Satya étaient très concentrés et calmes dans cet exercice et la parole était parfaitement maîtrisée. Le calme Les cinq enfants du groupe mis en place se caractérisent par une forte réactivité aux événements et stimuli extérieurs et par une hypersensibilité qui les pénalisent assez souvent dans leur rapport aux autres, il était donc important de mettre en place des exercices leur permettant d’apprendre à être plus calmes. Une séance-type avec ces enfants était structurée de la façon suivante : - Code de conduite 25 - Salut - Je me recentre, j’équilibre mon cerveau - L’oiseau qui chante - Le pantin-robot - Le miroir - Le bûcheron - Le tableau qui parle - Les mains qui font du bien - Relaxation Je flotte sur les vagues - Cercle du respect - Salut Lors de certaines séances je remplaçais certains exercices par les suivants: Bien respirer c’est bien vivre, Je ferme les portes de ma maison, Le geste de la joie. Ces séances ont été conçues pour aider les enfants du groupe à être plus concentrés, plus calmes et à être dans le contrôle de leurs corps et de leurs émotions. Ainsi dès le début de la séance, après le code de conduite et le salut, nous pratiquions l’exercice JE ME RECENTRE J’EQUILIBRE MON CERVEAU. Cet exercice de concentration et de recentrage permet entre autres de se calmer notamment après un stress ou une émotion forte pour retrouver un état serein. Les enfants aiment le pratiquer lors des séances, mais également en dehors quand ils ont été tristes ou en colère. Ils se concentrent sur les mouvements et le souffle, et cela leur permet rapidement de se sentir apaisés. JE FERME LES PORTES DE MA MAISON est un autre exercice qui permet aux enfants d’atteindre le calme intérieur. Assis, les enfants ferment les oreilles avec les pouces, ils posent les 26 autres doigts sur les yeux fermés. La langue est collée au palais, la bouche fermée. Les enfants vont faire cet exercice pendant cinq ou sept respirations, en se concentrant sur le bruit des vagues respiratoires. Cet exercice très bénéfique, permet de faire le vide, de se déconnecter de l’extérieur pour rentrer en soi. Pour des enfants très sensibles aux stimulations extérieures comme les enfants à haut potentiel, cet exercice est totalement salutaire, car il redonne la conscience de sa personne, de son souffle et de son silence et son calme intérieur en dépit de ce qui se passe à l’extérieur. De plus, les exercices de relaxation, en permettant une prise de conscience du corps vont permettre d’installer le calme. Michèle Dreidemy a conçu des relaxations avec mouvements pour les enfants qui ont du mal à être immobiles. JE FLOTTE SUR LES VAGUES et la Relaxation dynamique sont particulièrement bien adaptées aux enfants très dynamiques ayant besoin de bouger. Ainsi, lors de notre première séance, Samuel avait gardé les yeux ouverts lors de la relaxation et bien qu’il suive les indications données par la monitrice, j’avais l’impression que l’exercice l’ennuyait et qu’il voulait qu’il cesse. C’est donc avec surprise que je l’ai entendu dire dans le cercle du respect que ce qu’il avait préféré était la relaxation. A la séance suivante, il ne cessait de bailler durant la relaxation, et de séance en séance, la relaxation était pour lui un moment de grande détente et de grand calme. Les autres enfants appréciaient également beaucoup ce moment de calme. 27 A l’issue de la relaxation, les enfants se redressent lentement et leurs visages sereins révèlent tous les bienfaits qu’ils ont retirés de ce dernier exercice. En dehors des séances de ME3C, j’utilise régulièrement depuis des années maintenant le CD de relaxation guidée La planète des papillons et des enfants heureux, conçu par Michèle Dreidemy. Je l’ai utilisé pour la première fois avant même d’entamer ma formation de monitrice, alors que je voulais accompagner mon enfant pour la sieste. Il a écouté avec attention « l’histoire », puis s’est détendu tant et si bien qu’il s’est endormi avant la fin et surtout pour la première fois depuis longtemps. Nous avons donc commencé à écouter cette relaxation également le soir avant le coucher. Cela rendait le moment du coucher plus agréable et tranquille pour tout le monde et a permis de lutter contre les difficultés d’endormissement de mon enfant. c)Un sentiment de confiance et de force 28 La pratique d’exercices physiques et d’exercices de concentration va permettre aux enfants à haut potentiel de développer un sentiment de force, de fierté qui va bâtir petit à petit, l’estime de soi et la confiance en soi. Ainsi après avoir pratiqué l’exercice de la statue, l’un des enfants a exprimé son sentiment de fierté d’être resté impassible. En effet, assis, il devait rester dans l’immobilité et garder son calme pendant que les autres essayaient de le déstabiliser par des bruits et des paroles. En faisant cet exercice, l’enfant est dans le contrôle de son physique, de son mental, de ses émotions. Cela lui demande une grande maîtrise de soi, une grande concentration. « Je me suis senti fort. » dira-t-il par la suite. Des exercices comme le bûcheron et le pantin-robot permettent aux enfants de libérer colère, frustrations, tensions physiques, mentales et émotionnelles de façon cadrée et sans faire de mal aux autres. Le « HA » du bûcheron énoncé sur l’expiration est un exercice libérateur auxquels tous se prêtent avec plaisir et enthousiasme. Cela permet de combattre la mauvaise humeur et l’agressivité. Cet exercice qui trouve facilement sa place dans une séance de ME3C pourra également être pratiqué de façon ponctuelle dès que l’enfant en aura besoin. Le geste de la joie, permettra à l’enfant d’éveiller la joie en lui. Ainsi l’enfant autonome pourra quand il en aura besoin en dehors des séances, évacuer la colère et éveiller la joie. Pour des enfants dont l’hyperémotivité est avérée, avoir des outils concrets permettant de gérer ses émotions est un précieux cadeau. Se rendre compte qu’ils sont capables de se concentrer 29 davantage, de se calmer et de se contrôler leur redonne confiance en soi et crée un sentiment de force intérieure. CONCLUSION 30 Ce qui ressort de la pratique de la ME3C c’est que tout un chacun en sort grandi et transformé. Le moniteur, le premier dans sa pratique avec les enfants acquiert des qualités humaines d’écoute et de bienveillance qui se développent au fur et à mesure des séances et au contact des enfants. Les enfants pour leur part, tous les enfants et les enfants à haut potentiel en particulier se transforment pour le mieux. Ils restent hypersensibles, anxieux, avec des difficultés à se concentrer, mais moins. De moins en moins anxieux, de moins en moins réactifs, de moins en moins agités. Ils apprennent avec les exercices pratiques de la ME3C à être dans la Concentration, le Calme et le Contrôle. Ils apprennent à s’adapter un peu plus au monde autour d’eux qui lui a du mal à s’adapter à eux et souvent ne veut pas. Ils apprennent dans l’autonomie à vivre dans l’équilibre et l’harmonie des différents plans de l’être. C’est donc un véritable cadeau que cette méthode éducative qui permet à tous, y compris à ceux qui ont des besoins particuliers d’acquérir des compétences indispensables à une vie de qualité. TEMOIGNAGES -T. père d’Isaïah : « Ce qui m’incite à inscrire Isaïah, c’est que je souhaiterais qu’il parvienne à maîtriser son hyperémotivité. Pour l’instant, je constate que c’est important pour lui d’aller aux séances et qu’il est toujours très serein après. » 31 - C. maman de Samuel : « Samuel a tendance à beaucoup bouger et parler. Depuis le début des séances, j’ai l’impression qu’il est un peu plus calme et il accepte plus facilement de faire des petits moments de pause et de détente allongée. Il est moins souvent triste et bavarde moins. » - M. maman de Waly et Satya : « Satya aime beaucoup venir aux séances. » « A la maison Waly fait le bûcheron et le coup de poing quand il est en colère. Il ne les fait pas toujours exactement comme il faut et parfois il ne les fait pas mais dit qu’il faudrait qu’il les fasse. Ce qui est important, c’est qu’il a compris comment la méthode peut l’aider même si il ne sait pas encore s’en servir de manière autonome. » -A. maîtresse de Leo : Au bout de 4 séances de ME3C « J’ai remarqué que Leo est très calme en ce moment. Il se concentre beaucoup mieux sur ces activités. Vous faîtes quelque chose de particulier ? » -Y. père de Leo : « Depuis le début des séances régulières, il a beaucoup plus tendance à utiliser certains exercices de manière autonome. Il sait mieux gérer ses émotions. » SOURCES 1/ jeanne Siaud-Facchin, L’enfant surdoué, l’aider à grandir, l’aider à réussir, Odile Jacob ii © Arielle Adda - Juillet 2000 32 Texte reproduit avec l'autorisation d'Arielle Adda, qui en conserve tous les droits. source GAPPESM[b] iii Extrait de "L'enfant précoce signes particuliers" Neuropsychiatrie de l’Enfance et de l’Adolescence Volume 52, Issue 3, May 2004, Pages 148-153 Olivier REVOL, Jean LOUIS et P. FOURNERET - J’aide mon enfant à se concentrer, Edwige Antier - La Méthode Educative 3C, Concentration-Calme-Contrôle, Une éducation pour la non-violence, Michèle Dreidemy - Be Apie, Jean-françois Laurent - www.anpeip.org
http://www.methode3c.com/documents/Memoire-Idana-PIDERY---Lenfant-a-Haut-Potentiel-et-la-ME3C.pd
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Re: La Boite à So Sure (dans le mille, doux, on s’emboîte mode Tétris)

Message par soto² le Ven 10 Fév 2017 - 10:46

Toi même ! Razz
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Re: La Boite à So Sure (dans le mille, doux, on s’emboîte mode Tétris)

Message par I am so sure le Ven 10 Fév 2017 - 11:01

Spoiler:

Alors il m'a demandé s'il pouvait m'inviter pour la Saint Valentin et je lui ai répondu : si c'est pour passer une soirée où tu vas tout critiquer, la nappe, le resto, la bouffe, me reprendre sur tout ce que je dis et tenter de me mettre ton "balai dans le cul" (tu l'as la double image ?) non merci je préfère encore envisager de passer la soirée sur ZC où on va me corriger, me demander de faire des phrases structurées, agréables à la lecture des autres, en suivant bien leurs directives, en prenant le risque de provoquer un tollé en écrivant "prout"...... et en passant par 5h à rédiger un pavé reprenant douze mille auteurs et références de plus dans des domaines de la vie diversifiés.
C'est Revz qui va bientôt être content, je vais aborder la chianterie débordante de certains doués dans les rapports "in team" qui portent bien leur nom en fait pour certains, au lieu de passer un bon moment à se détendre, on peut avoir l'impression de faire son service militaire avec plusieurs copains d'infanterie.... le bisou doux doit être en cohérence avec celui d'avant.... il faut bien insister sur les risques de maladies sexuellement transmissibles au lieu de faire deux minutes sur ce sujet sinon on se met plutôt dans le bain de l'intellectualisation d'anticipation anxieuse...ect.... bref j'ai rendu service à pas mal de gars en fait dans le passé, ne pas les priver de trois fois par jour.... avec une autre... !!!! et comme de plus ils aimaient bien chercher.... et bien ils la cherchent encore l'autre... 
C'est vrai on me l'a confirmé je suis douée, là où quelqu'une dira juste "mais putaing cong t'es super chiant en fait", je peux te faire la liste de tes caractéristiques de là où t'es chiant, là où tu fais chier, là où tu me refroidis de la spontanéité, là où tu n'essaies pas de me con troller mais juste de m'aider à ce que je ne t'ai pas demandé, là tu voudrais devenir mon père.... là où tu n'as juste qu'à être une bonne paire.... de barres de chocolat dans le petit pain et ce matin la tête dans le luc la chocolatine on s'en fout !!! Razz que tu n'auras pas mis 3 jours à trouver pour trouver la meilleure boulangerie des 25 villes de l'agglomération....
L'avantage aussi de pouvoir être son propre parent et enfant c'est qu'on peut choisir éventuellement qu'ils ne ressemblent pas à ses propres parents... mon amoureux ne ressemblera jamais à mon papa militaire !!! ni à ma mère et les cartes qu'elle ne reçoit plus de ma part pour cause de majuscules en bâtons ou pas, ni à mon beau père, évolution et feedback ne veulent pas dire rééducation permanente !!! ou conseils pour évoluer à être encore pire qu'on est déjà, perfectionniste, jamais content de soi, jamais bien dans ses baskets, et réunir surtout entre perfectionnistes afin non pas d'apprendre un peu à se lâcher mais à péter un coup, bon courage chéri pour la création de ta saint "chocolatine" .... 
 Razz


Dernière édition par I am so sure le Jeu 2 Mar 2017 - 0:46, édité 2 fois
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Message par I am so sure le Ven 10 Fév 2017 - 11:05

Spoiler:

Ma déclaration porte ton nom.
Génie parfois en a rien à faire  Razz Wink cat


Dernière édition par I am so sure le Sam 25 Fév 2017 - 10:52, édité 1 fois
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Re: La Boite à So Sure (dans le mille, doux, on s’emboîte mode Tétris)

Message par I am so sure le Ven 10 Fév 2017 - 11:12

malik a écrit:Amour

BN ?
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Message par I am so sure le Ven 10 Fév 2017 - 11:18

Spoiler:




Avec trois petits points au moins on peut échanger et en laissant 3 petits points laisser de la place à l'autre  Very Happy et d'autant plus mon insistance à vouloir conserver mes formules de politesse mais aussi donc... comment dire ?.... les formules magiques... du genre :
- salut tu vas bien ?
- oui je vais bien
Je le sais je l'ai appris, il m'arrivait souvent dans le passé de rentrer chez moi en me disant mince j'étais allée voir truc pour savoir si sa grippe est passée et en fait étant passée par la fin de la monde, et le conflit israélo palestinien et la fonte des glaciers, mince il faut que je lui téléphone pour lui demander, on me disait mais pourquoi tu rappelles après qu'on se soit vu ? Pour moi c'est l'autre qui par ses mots à lui qu'il peut alors poser avant une demie heure me permet surtout de structurer un échange avec lui !!! un peu comme en répêt où un guitariste ferait 3 heures de solo et viendrait me dire : je comprends pas le bassiste, le batteur, et le saxophoniste ils veulent plus jouer avec moi...


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Re: La Boite à So Sure (dans le mille, doux, on s’emboîte mode Tétris)

Message par I am so sure le Ven 10 Fév 2017 - 12:05

Deal l'air

Spoiler:


"Jeanne Siaud-Facchin : "Les surdoués sont des réserves de leadership et d'innovation"


Tu prends leader, et moi les chips... et je te laisse avec la quinoaovation






J'adore les sushis...  Wink cat


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Re: La Boite à So Sure (dans le mille, doux, on s’emboîte mode Tétris)

Message par I am so sure le Ven 10 Fév 2017 - 12:36

Spoiler:

[size=36]Nantes Des pistes pour aider les enfants précoces[/size]
0 10.01.2017 20:15
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Béatrice Petit-Jaillet partage son expérience dans son livre. Photo PO-ST


  • #EDUCATION
     
  • #NANTES



La précocité toucherait 2,3% des élèves. Une spécificité trop mal connue. Maman de 4 enfants à "haut potentiel", la Lucéenne Béatrice Petit-Jaillet raconte l'art d'enseigner à ces élèves pas comme les autres.
« Avant de devenir maman, je faisais cours sans me poser de questions », raconte Béatrice Petit-Jaillet, enseignante d'anglais au lycée Nicolas-Appert à Orvault. Et puis sa fille est née. C'était il y a 19 ans. « Elle avait un comportement bizarre. À 14 mois, elle pointait toutes les P, O et I, quand je lui lisais Popi. Le premier jour d'école, elle a réclamé qu'on lui apprenne à lire. Je me suis dit qu'il fallait que j'aille voir quelqu'un... » Ainsi la Lucéenne d'aujourd'hui 50 ans a-t-elle découvert ce qu'était un enfant intellectuellement précoce.
« J'ai réalisé que j'avais abîmé des élèves que je prenais pour perturbateurs. J'ai adhéré à l'Association française pour les enfants précoces et j'y ai suivi une formation pour les professeurs. » C'est là qu'elle a eu le déclic : « Je me suis reconnue ! Je n'ai pourtant pas eu mon bac avec mention. Mais j'ai toujours eu des passions très pointues : je sais tout sur les coquillages. Hypersensible, j'avais peu d'amis et je me trouvais différente. Mon cerveau est toujours en marche. Encore aujourd'hui, je suis insomniaque ».
Plus d'infos dans notre dossier ce mercredi 11 janvier dans Presse Océan.
http://www.presseocean.fr/actualite/nantes-des-pistes-pour-aider-les-enfants-precoces-10-01-2017-215320


Tri Anes ?
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Re: La Boite à So Sure (dans le mille, doux, on s’emboîte mode Tétris)

Message par I am so sure le Ven 10 Fév 2017 - 12:57

Spoiler:

Vis, mais, haut, oh, .... et quelle humeur ce matin ? ben ça dépend il est quelle dixième de seconde ? à ta pasdemontre...
https://vimeo.com/129634826
Allez j'avoue, en fait je suis amoureuse de Ratatouille, souris...


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Re: La Boite à So Sure (dans le mille, doux, on s’emboîte mode Tétris)

Message par I am so sure le Ven 10 Fév 2017 - 14:19

Spoiler:

² a écrit:
, je me suis dis « Waouh »…

Ah


Elle n’a que 3 ans et c’est la première fois qu’elle assiste à ce spectacle. Puissions-nous garder la fraicheur de nos âmes d’enfants !
Wink
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Re: La Boite à So Sure (dans le mille, doux, on s’emboîte mode Tétris)

Message par I am so sure le Ven 10 Fév 2017 - 16:13

Spoiler:

Le complexe d’Œdipe: (3) Faits observés & conséquences psychosociales


  • 6 FÉVR. 2017
     


  • PAR JACQUES VAN RILLAER
     


  • BLOG : LE BLOG DE JACQUES VAN RILLAER



Freud affirmait que ses théories reposaient sur d’abondantes observations. En fait, il décodait ses pensées et les propos de ses patients à l’aide de quelques concepts théoriques. Il ignorait des principes élémentaires de la recherche scientifique en psychologie. Sa doctrine du complexe d’Œdipe, clairement infirmée, demeure largement répandue. Les conséquences sont parfois désastreuses.





Les deux précédents articles sur le complexe d’Œdipe
https://blogs.mediapart.fr/jacques-van-rillaer/blog/240117/le-complexe-d-oedipe-1-version-populaire-et-version-freudienne
https://blogs.mediapart.fr/jacques-van-rillaer/blog/300117/le-complexe-d-oedipe-2-version-orthodoxe-et-versions-dissidentes

ont montré les contradictions difficilement conciliables entre des théories psychanalytiques, toutes produites par des analystes utilisant la méthode de Freud (interprétations de paroles, plus ou moins “libres” de patients). Pour vérifier la validité d’une théorie, il est indispensable de procéder à des observations méthodiques d’implications concrètes en tenant compte, honnêtement, des observations qui infirment l’hypothèse.
La rhétorique empiriste de Freud
Freud s’est toujours présenté comme un chercheur “scientifique”, “empirique”, “positiviste”. Dès la fin des années 1890, des confrères estimaient qu’il suggérait à ses patients des idées bien arrêtées. Aussi Freud se défendait-il sans cesse par ce type d’affirmation: “Je puis assurer que je me suis mis à l'étude des phénomènes révélés par l’observation des psychonévrosés sans être tributaire d'un système psychologique déterminé, et que j'ai ensuite réajusté mes vues jusqu'à ce qu'elles me semblent aptes à rendre compte de l'ensemble des éléments observés. Je ne mets aucune fierté dans le fait d'avoir évité la spéculation” [1].
En fait, Freud n’était pas un observateur patient, soucieux de recueillir avec soinbeaucoup de faits permettant de confirmer ou d’infirmer des hypothèses. Ses lettres à Fliess montrent que, dès le début de sa pratique, il a systématiquement interprété en fonction de sa théorie. Quand des patients refusaient ses interprétations, il menaçait d’arrêter le traitement [2]. Fliess l’a mis en garde, écrivant notamment : “Le liseur de pensées ne fait que lire chez les autres ses propres pensées” [3].
Cette mise en garde et les critiques de confrères n’ont guère servi. Ainsi, on peut lire dans les notes de Freud sur l’analyse de l’Homme aux loups : “Le patient est sûr de n’avoir jamais pensé qu’il put souhaiter la mort de son père. Après ces paroles prononcées avec une vigueur accrue, je crois nécessaire de lui donner un fragment de théorie. La théorie affirme que, puisque toute angoisse correspond à un ancien souhait refoulé, on doit supposer exactement le contraire. Il est certain aussi que l’inconscient est alors juste le contraire du conscient. — Il est très ébranlé, très incrédule” [4]. Au cours de sa rédaction de Totem et Tabou, Freud écrivait à Jung : “Avec mon travail sur le totem et le reste cela ne va pas bien. [...] L'intérêt est affaibli par la conviction de posséder déjà à l'avance les résultats que l’on s’efforce de prouver. [...] Je vois aux difficultés de ce travail que je ne suis absolument pas organisé comme un chercheur inductif, mais entièrement en vue de l'intuitif” [5]. Jung a dit plusieurs fois que Freud avait pour principe “Je l’ai pensé — ça doit donc être vrai” [6].
Freud ignorait la notion de groupe contrôle. Il généralisait à une catégorie psychopathologique ou à l’Humanité ses interprétations de quelques-unes de ses pensées ou de paroles de quelques patients, sans jamais prendre la peine de mener une enquête méthodique auprès de personnes non atteintes de troubles mentaux. (Rappelons que son dévoué biographe, E. Jones, écrit que Freud lui-même a souffert d’une “psychonévrose fort grave”, d’états dépressifs, de phobies et de troubles cardiaques d’origine psychosomatique [7]). Par exemple, il affirmait que toutes les neurasthénies sont causées par la masturbation parce que des patients souffrant de neurasthénie, en réponse à ses questions insistantes, lui avaient avoué se masturber [8]. Il ne lui venait pas à l’esprit de vérifier si des personnes ne souffrant pas de neurasthénie pratiquaient également la masturbation.
Freud n’a guère compris l’importance de la quantification en psychologie. Il semble n’y avoir songé qu’une fois : lorsqu’il mettait en doute la théorie de Rank selon laquelle quasi tous les troubles psychologiques trouvent leur source dans le traumatisme de la naissance et non dans le complexe d’Œdipe. Jones rapporte : “À ma connaissance, ce fut la seule occasion où Freud se montra favorable aux statistiques en relation avec la psychanalyse ; habituellement, il les considérait comme hors de propos ou inapplicables. Ne voilà-t-il pas qu’il disait à Ferenczi que s’il avait été à la place de Rank, il n’aurait jamais imaginé publier une théorie aussi révolutionnaire sans au préalable avoir amassé des données statistiques comparant les caractères des premiers-nés, des enfants dont la naissance fut particulièrement difficile et de ceux qui virent le jour par césarienne” [9].
Les observations méthodiques du “complexe d’Œdipe”
Les interprétations freudiennes, qui font référence à un Inconscient que seul le freudien peut décoder, sont, comme l’a bien expliqué Karl Popper, “irréfutables” : l’“expert” peut toujours prétendre “expliquer” une objection et la désamorcer. Si vous n’acceptez pas une interprétation, c’est que vous “résistez”, que vous “refoulez”, comme ces Adler, Jung, Rank, Ferenczi et tant d’autres cliniciens, qui cependant analysaient autant de patients que Freud, sinon plus, mais qui n’observaient pas du tout ce que Freud affirmait.
Ceci dit, on peut tout de même opérationnaliser certains énoncés théoriques de Freud en vue de les tester. Ces énoncés, sous peine d’être considérés comme “irréfutables” et donc non scientifiques, doivent être formulés de façon à pouvoir être éventuellement réfutés par des faits d’observation. Dès les années 1930, essentiellement aux États-Unis, des psychologues scientifiques ont ainsi testé convenablement des “lois” comportementales formulées par Freud, p. ex. que le caractère “anal” (avarice, entêtement, goût de l’ordre et de la propreté) est causé par la sévérité de l’éducation sphinctérienne [10].
Un des premiers ouvrages de synthèse est paru en 1943: Survey of objective studies of psychoanalytic concepts, de Robert Sears, professeur à l’université de l’État de l’Iowa [11]. Concernant l’Œdipe, Sears écrit, évidemment: “Tout effort pour obtenir des faits concernant les relations œdipiennes se heurte d’emblée à la question de la définition” (p. 42). Si l’on parle simplement d’attachement, la conclusion des recherches est que les enfants entre 3 et 5 ans préfèrent plus souvent le parent de sexe opposé, mais ceci est loin d’être une règle absolue. Cette préférence dépend pour une large part de la structure familiale et d’attitudes parentales. Quant à l’universalité du complexe d’Œdipe tel que Freud l’a défini (désir de relations sexuelles avec la mère et meurtre le père), Sears conclut au vu des observations que c’est une “conception grotesque” (p. 136).
Plusieurs chercheurs ont encore répliqué des enquêtes sur l’Œdipe au sens “dur” et au sens “mou” [12]. Les conclusions sont identiques. Fisher et Greenberg, qui ont passé en revue les nombreuses recherches scientifiques sur les relations entre la psychopathologie et le complexe d'Œdipe, concluent : “Il n'y a pas d'étude qui ait pu établir une corrélation, même faible, entre la perturbation des relations œdipiennes et une symptomatologie névrotique dans la suite de l'existence” [13]. Un enfant peut être traumatisé par des conduites de ses parents, par la disparition de l'un d'eux, par la dysharmonie conjugale... mais ces effets s'expliquent fort bien sans la théorie freudienne.
Notons que plusieurs psychanalystes — notamment les “culturalistes” Karen Horney et Clara Thomson, ou encore George Devereux, fondateur de l’ethnopsychiatrie — ont estimé que la présence de sentiments “œdipiens” sont l’effet de comportements parentaux et sont loin de s’observer dans toutes les cultures [14].
Rappelons que dans le mythe, c’est Laïos qui a l’initiative de la volonté d’éliminer le rival. Dans l’histoire humaine, l’infanticide est infiniment plus fréquent que le parricide. Très peu de mères ont été violées par leur fils, mais beaucoup d’enfants ont subi des sévices sexuels de la part de leurs parents, et ces enfants, loin de jouir de la réalisation d’un soi-disant “désir fondamental”, sont très généralement choqués et traumatisés.
Des conséquences humaines désastreuses
Dans les pays latins, beaucoup plus que dans les pays anglo-saxons, le complexe d’Œdipe demeure une théorie adoptée par beaucoup de psys, mais aussi des travailleurs sociaux, des enseignants, des journalistes, des magistrats et, finalement, une grande partie de la population. C’est en Argentine que la croyance en cette doctrine semble être la plus forte. L’historien argentin Mariano Plotkin constate que “quiconque, en société, dans une grande ville d'Argentine, oserait mettre en doute l'existence de l'inconscient ou du complexe d'Œdipe se trouverait dans la même position que s'il niait la virginité de la Vierge Marie face à un synode d'évêques catholiques” [15].
Quelle que soit la version — freudienne orthodoxe, lacanienne, populaire — elle entraîne des dégâts très importants, surtout du fait de la non-assistance efficace à des enfants, des adolescents et même des adultes [16].
À titre d’exemple : au lieu de remédier à des difficultés d’apprentissages scolaires par des méthodes pédagogiques aujourd’hui éprouvées, nombreux sont encore les psys endoctrinés par le freudisme qui se contentent du baratin œdipien, notamment sous le patronage de Françoise Dolto. La psy d’enfants la plus encensée de France déclarait — sans avoir jamais mené une quelconque enquête méthodique : “Sur le plan de toutes les activités intellectuelles et sociales, le complexe de castration entrera en jeu ; l'intérêt de l'enfant découle de sa curiosité sexuelle et de son ambition à égaler son père, curiosité et ambition coupables tant que le complexe d'Œdipe n'est pas liquidé. Dans le domaine scolaire surtout, on verra des inhibitions au travail ; le garçon deviendra incapable de fixer son attention. C'est l'instabilité de l'écolier, si fréquente, et source pour lui de tant de remontrances. Le calcul, particulièrement, lui paraîtra difficile ; le calcul étant associé dans l'inconscient aux ‘rapports’ (ressemblance, différence, supériorité, égalité, infériorité) — aux problèmes quels qu'ils soient — et l'orthographe associée à ‘l’observation”, grâce à laquelle on ‘voit clair’”. Relisez bien : Toutes les activités intellectuelles et sociales dépendent de quelques homonomies [17].
Même discours chez Mélanie Klein, dont des freudiens disent qu’elle est “le personnage le plus célèbre, après Freud lui-même, de la psychanalyse” [18] : “Nous devons faire remonter la formation de toutes les inhibitions qui affectent l'étude et le développement ultérieur, à l'époque du premier épanouissement de la sexualité infantile, celle où l'on assiste à l'apparition du complexe d'Œdipe et qui donne sa plus grande intensité à la peur de la castration ; cela se passe entre trois et quatre ans. C'est le refoulement des composantes masculines actives, né de cette peur, qui constitue chez les garçons comme chez les filles la base principale des inhibitions à l'égard de l'étude” [19].
Didier Pleux a décrit les ravages des dogmes freudiens dans le milieu des éducateurs, milieu qui était le sien dans les années 1970 [20]. Chacun peut constater aujourd’hui que les dégâts ont peu diminué, et cela dans les milieux les plus divers de La France freudienne [21].
Deux sites pour d’autres publications de J. Van Rillaer sur la psychologie, la psychopathologie, l'épistémologie, les psychothérapies, les psychanalyses, etc.



1) Site de l'Association Française pour l'Information Scientifique:
www.pseudo-sciences.org




2) Site de l'université de Louvain-la-Neuve
1° Taper dans Google : Moodle + Rillaer + EDPH
2° Cliquer sur : EDPH – Apprentissage et modification du comportement
3° Cliquer “Oui” à la page suivante : Règlement
Références 
[1] Fragment d’une analyse d’hystérie (1905) Trad., Œuvres complètes, PUF,VI 291s.
[2] Cf. P.ex. Lettres à Wilhelm Fliess. Édition établie par J. Masson. Trad., PUF, 2006. Lettre du 3-1-1897.
[3] Ibidem, lettre du 7-8-1901. Freud reprend cette phrase écrite par Fliess et réplique : “Si je suis celui-là, il ne te reste plus qu'à jeter dans la corbeille à papier, sans la lire, ma Vie quotidienne” (il s’agit du livre Psychopathologie de la vie quotidienne).
[4] L’Homme aux rats. Journal d’une analyse. Trad., PUF, 1994 (4e éd.), p. 77.
[5] Lettre du 17-12-1911. In Freud, S. & Jung, C. G. (1975) Correspondance. Trad., Gallimard.
[6] Cité in Borch-Jacobsen, M. & Shamdasani, S. (2006) Le dossier Freud. Enquête sur l’histoire de la psychanalyse. Les Empêcheurs de penser en rond, p. 234s.
[7] La vie et l'œuvre de Sigmund Freud. Vol. 1, Trad., PUF, 1958, p. 335-343.
[8] “Loi” présentée sans nuance dans “La sexualité dans l’étiologie des névroses” (Œuvres complètes, III 215-240). Freud y déclare avoir observé cette loi dans plus de 200 cas. Les lettres à Fliess montrent que ce nombre est un mensonge. Pour des détails :
http://www.pseudo-sciences.org/spip.php?article2347

[9] La vie et l'œuvre de Sigmund Freud. Vol. 3, Trad., PUF, 1969, p. 76.
[10] Paul Kline, qui a examiné une dizaine d'études de ce genre et mené lui-même des investigations empiriques, conclut: “Il y a des données qui confirment l’existence de dimensions de la personnalité qui ressemblent aux caractères anal et oral, mais ces caractères n'ont pas pu être mis en rapport avec l'érotisme prégénital, ni avec des procédures éducatives” (Fact and Fiction in Freudian Theory. Methuen, 1972, p. 94).
[11] Social Science Research Council, N° 51. Rééd., 1951, éd. Edwards Brothers, 156 p.
[12] Je reprends l’expression de J.-P. Sartre, qui déclarait en se référant précisément au complexe d’Œdipe : “Un analyste peut dire une chose, puis, aussitôt après, le contraire, sans se soucier le moins du monde de manquer de logique, puisque, après tout, ‘les opposés s'interpénètrent’. Un phénomène peut avoir telle signification, mais son contraire peut aussi signifier la même chose. La théorie psychanalytique est donc une pensée ‘molle’”. (Cité in Freud. Jugements et témoignages. Textes présentés par Roland Jaccard. PUF, 1976, p. 244).
[13] Fisher, S. & Greenberg, R. (1977) The scientific credibility of Freud's theories and therapy. Basic Books, p. 218.
[14] Devereux, G. (1953) Why Œdipe killed Laïus. Journal of Psycho-Analysis, 34 : 132-141.
[15] Mariano Ben (2010) Histoire de la psychanalyse en Argentine. Une réussite singulière. Paris : CampagnePremière, 370 p. p. 13.
[16] P.ex. sur Youtube un gynécologue affirme que des conflits conjugaux sont causés par la non-résolution du complexe d’ Œdipe :
https://www.youtube.com/watch?v=BQdHpwm2f5k
[17] Psychanalyse et pédiatrie. Seuil, 1971, p. 99. Italiques de Dolto.
[18] Perron, R. (1988) Histoire de la psychanalyse. PUF, Que Sais-je?, 1988, p. 83.
[19] Essais de psychanalyse (1921-1945). Trad., Payot, 1976, p. 106. Je souligne “toutes”.
[20] La révolution du divan. Pour une psychothérapie existentielle. Odile Jacob, 2015, chap. 1.
[21] La France freudienne est le titre d’un livre de la sociologue américaine Sherry Turkle, venue en France étudier les raisons pour lesquelles, comme elle dit, “toute la France est passée à la psychanalyse” après mai 68. Elle écrit : “Le vocabulaire psychanalytique a envahi la vie et le langage, transformant la manière dont les gens pensent en politique, discutent de littérature, parlent à leurs enfants. Les métaphores psychanalytiques ont infiltré la vie sociale française à un point qui est sans doute unique dans l'histoire du mouvement psychanalytique. Même aux États-Unis les choses ne sont jamais allées aussi loin” (éd. Grasset, 1982, p. 25).
 https://blogs.mediapart.fr/jacques-van-rillaer/blog/060217/le-complexe-d-oedipe-3-faits-observes-consequences-psychosociales?utm_source=facebook&utm_medium=social&utm_campaign=Sharing&xtor=CS3-66





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S Meuh S feat MaSsaGes, de Fred à Freud, c'est moins affreux Smile  cat






Dernière édition par I am so sure le Jeu 2 Mar 2017 - 1:05, édité 1 fois
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Re: La Boite à So Sure (dans le mille, doux, on s’emboîte mode Tétris)

Message par I am so sure le Ven 10 Fév 2017 - 17:02

Tu pouvais le laisser, j'avais un Boris Viviant en réponse et en couleurs 

Spoiler:




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Re: La Boite à So Sure (dans le mille, doux, on s’emboîte mode Tétris)

Message par I am so sure le Ven 10 Fév 2017 - 19:06

Déclaration de la flemme  Razz Soulignez les initiatives ça donne des idées (et qui sait des sucettes), ça entretient son arbre de vie, d'avis, et ça peut éviter, qui sait, les râteaux avec les feuilles mortes qui se ramassent à l'appel Very Happy


Spoiler:




Qu'il est loin mon pays, qu'il est loin
Parfois au fond de moi se raniment
L'eau verte du canal du Midi
Et la brique rouge des Minimes

O mon païs, ô Toulouse, ô Toulouse

Je reprends l'avenue vers l'école
Mon cartable est bourré de coups de poing
Ici, si tu cognes, tu gagnes
Ici, même les mémés aiment la castagne

O mon païs, ô Toulouse

Un torrent de cailloux roule dans ton accent
Ta violence bouillonne jusque dans tes violettes
On se traite de con à peine qu'on se traite
Il y a de l'orage dans l'air et pourtant

L'église St-Sernin illumine le soir
D'une fleur de corail que le soleil arrose
Une fleur de corail que le soleil arrose
C'est peut-être pour ça malgré ton rouge et noir
C'est peut-être pour ça qu'on te dit Ville Rose

Je revois ton pavé, ô ma cité gasconne
Ton trottoir éventré sur les tuyaux du gaz
Est-ce l'Espagne en toi qui pousse un peu sa corne
Ou serait-ce dans tes tripes une bulle de jazz ?

Voici le Capitole, j'y arrête mes pas
Les ténors enrhumés tremblaient sous leurs ventouses
J'entends encore l'écho de la voix de papa
C'était en ce temps-là mon seul chanteur de blues

Aujourd'hui, tes buildings grimpent haut
A Blagnac, tes avions sont plus beaux
Si l'un me ramène sur cette ville
Pourrai-je encore y revoir ma pincée de tuiles

O mon païs, ô Toulouse, ô Toulouse






&url=https%3A%2F%2Fad.doubleclick.net%2Fddm%2Fclk%2F316260170;144448074;x%3Fhttp%3A%2F%2Fm2-cogedim.com%3Futm_source%3DDisplay%20-%20Conquete%20Push%20Sociomantic%26utm_medium%3DNative%20Ads%26utm_content%3DPrimo-accedant%26utm_campaign%3Dm2%202017%20%20-%20Vague%201%26xtor%3DAD-3943]
[size=31]UN ZÈBRE ET UNE LICORNE S’UNISSENT POUR LE HPI*[/size]

08/02/2017Laisser un commentaire

Et oui tout arrive…


Grâce à Sodenada généreuse agence toulousaine de communication (papier et digital) vous allez assister au mariage d’un Zèbre et d’une Licorne pour une opération St Valentin pas comme les autres car super fun et avant tout au profil de l’Association ToulouZèbre car tout le bénéfice des ventes de sucettes reviendra à notre association !
Pendant 3 jours, les 13, 14 et 15 février 2017, de 10h à 17h sur les deux sites de L’IOT Valley : 425 Rue Jean Rostand et 231, rue Pierre et Marie Curie à Labège (près de Toulouse)  retrouvez les bénévoles de l’Association ToulouZèbre  qui vendront des sucettes en forme de cœur,  suivez les instructions sur le visuel ci-dessous et laissez faire Sodenada pour la suite    
Déclarer sa flamme (ou sa flemme) à un(e) collègue sur le site de l’IOT Valley et surtout soutenir notre association c’est ce que nous vous proposons !!!
Nous tenons à remercier chaleureusement Sodenada et IOT Valley de mettre en avant notre association et de pouvoir disposer de leurs locaux pour cette action.



A NOTER
Dans le cadre de cette opération nous recherchons des bénévoles pour les journées du 14 et 15 février (tranches horaires 10/13h, 13/17h ou 10/17h) nous contacter avant le 11/02 par mail.
*****



*HPI = Haut-Potentiel Intellectuel
---------------------------------------------------------------------------------------


[size=31]ATELIER ART-THÉRAPIE ADULTES HPI[/size]

03/02/2017Laisser un commentaire
Et voici le premier atelier 2017 de Sandrine Follère spécialement élaboré pour l’Association ToulouZèbre !!!
Atelier d’art-thérapie pour adultes à Haut-Potentiel Intellectuel, moment précieux (seulement quelques ateliers sur l’année) en petit groupe et réservé aux membres adhérents de l’association.
SAMEDI 04 MARS 2017 ~ 14H-17H ~ THÈME « AU PIED DE MON ARBRE…»
Cet atelier vous convie à réaliser votre arbre de vie.  Pour cela vous apporterez du végétal : branches, mousse, feuilles, etc…
Cet exercice inspiré de l’art brut a pour but de questionner votre rapport au temps, à votre lignée, de là d’où vous venez, de là où vous êtes et de là où vous serez.
Ces ateliers d’art-thérapie ne remplacent en rien un travail thérapeutique avec un psychologue, psychothérapeute ou psychanalyse. Ils sont destinés à des personnes en quête d’elles-mêmes, qui sont en questionnement, qui ont une sensibilité et un intérêt pour les arts plastiques (débutants bienvenus) et qui souhaitent vivre une expérience au cours de laquelle leur créativité sera invitée à s’exprimer, à raconter dans un cadre bienveillant et chaleureux.
>>>  Inscription/informations uniquement par mail avant le 02 Mars 2017

  • Atelier réservé aux membres adhérents de l’association

  • Lieu Toulouse centre

  • Durée 3h

  • Participation adhérents 40€ par personne

  • Fournitures et matériel fournis

  • Place limitées (8 personnes) il reste 7 places au 03/02/17



https://toulouzebre.fr/tag/adultes-surdoues/
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Re: La Boite à So Sure (dans le mille, doux, on s’emboîte mode Tétris)

Message par I am so sure le Ven 10 Fév 2017 - 22:33

Spoiler:

Des visages des figures sur des blogs, une avancée du rapport humain, oh capitaine, cap ou pas capeuh  Razz Very Happy

http://www.leblogdesrapportshumains.fr/minute-coach-s01e06-vision-a-long-terme/
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Re: La Boite à So Sure (dans le mille, doux, on s’emboîte mode Tétris)

Message par I am so sure le Sam 11 Fév 2017 - 11:09

Spoiler:



  • LES ÉTATS D'ÂME DE JULIE




jeudi 2 février 2017
MA TRAIL DANS LE BOIS

Ce que j’appelle une trail, c’est quand on se répète quelque chose dans notre tête, qu’on entretient une croyance.
On en a tous une. Une trail dans un bois sombre et dense qu’on va emprunter parfois au lieu d’aller sur l’autoroute du gros bon sens. Comme si on aimait ça, de temps en temps, se compliquer la vie, s’enfoncer dans notre zone de noirceur. On a beau travailler là-dessus, essayer de guérir nos bobos, suffit d’une journée où on tire de la patte, où on a le bobo un peu moins protégé, pour repartir dans notre trail, devenue bien entretenue et déboisée avec les années.

J’ai eu un léger relent récemment… Une belle promenade autant imprévue qu’indésirée.
Pour la petite histoire : on m’a invitée à participer à l’émission Accès Illimité (j’étais ben flattée que l’équipe pense à moi pour ce gros show !). L’émission porte d’ailleurs bien son nom, parce que c’est vrai que c’est un accès illimité à notre quotidien, à notre vraie vie. Parce qu’on tourne beaucoup : 2 jours et demi de tournage intense pour un reportage d’une vingtaine de minutes. C’est énorme en télé !
Dans mon cas, une portion était tournée avant les Fêtes dans ma famille sur la Côte-Nord (une première pour mes parents et moi d’avoir des caméras dans notre quotidien et dans la maison familiale !). Pour la 2e journée, on me suivait au travail, entre la radio et l’enregistrement de Ça finit bien la semaine. (Pour vous donner une idée de l’horaire de tournage, l’équipe, ce jour-là a débarqué chez moi à 6h45… pour me quitter à 23h ! Ouf !)

Durant le tournage, sur une plage de Port-Cartier.
J’ai beau faire de la télé, connaître la patente, quand t’es filmée pendant une aussi longue période, un moment donné, t’oublies la caméra. Pour vrai. Les barrières, le vernis, tout ça tombe et on a accès au brut, au vrai. J’étais pleinement consciente de tout ça en acceptant de le faire. Parce que c’est là la force du show : on a accès à des perles de vérité, du « pas léché », ce qu’on ne montrerait pas nécessairement dans un autre contexte. Moi, c’est pas compliqué : on me pose une question et je réponds. Aussi simple que ça. Je suis incapable d’être stratégique et de filtrer, je réponds toujours le plus honnêtement possible, that’s it. Pas de game. Et j’assume. Complètement.
Jusqu’à ce que je vois la bande-annonce de l’émission…
Je m’y suis vue. Très peu maquillée, à la table familiale, en train de jaser en gesticulant, comme je le fais si souvent. Je m’y suis vue on ne peut plus vraie. Pis ça m’a foutu la chienne. Assez pour aller dans ma trail de « Oh My God, qu’est-ce que les gens vont penser ? »
Pourquoi ? Parce que toute ma vie, j’ai voulu cacher un peu de ma lumière, la dimmer même, par peur de déplaire, de déranger. Je me suis toujours sentie vulnérable en m’exposant. La façon la plus efficace que j’ai trouvée pour me protéger était d’en cacher un boutte. Ainsi, on ne pouvait m’atteindre vraiment. Seuls ceux qui m’aimaient pour vrai avaient aussi accès au laid, au noirci, au moins reluisant. Avec eux, je me donnais le droit de me lâcher lousse.
Donc, pour la première fois, dimanche prochain, y’aura pas de vernis. Pas de réflexe d’animatrice. Que moi. Avec mon gros rire gras qui vient du cœur, mes tapes s’a cuisse et ma vérité. Pis même si ça m’a fait peur au point de retourner dans la trail de mes anciennes blessures, j’y vais pareil.
Parce que je sais que maintenant, je m’aime assez pour m’assumer pleinement.
Le beau comme le laid.
Julie
http://juliebelanger.com/billet-etre-bien/ma-trail-dans-le-bois/
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Re: La Boite à So Sure (dans le mille, doux, on s’emboîte mode Tétris)

Message par I am so sure le Sam 11 Fév 2017 - 11:11

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Re: La Boite à So Sure (dans le mille, doux, on s’emboîte mode Tétris)

Message par I am so sure le Sam 11 Fév 2017 - 11:12

Ah, justement !

Spoiler:


.../...

Enfants à haut potentiel en difficulté





Qu’est ce qu’un enfant dit « sous-réalisateur » (underachiever en anglais) ?
La sous-réalisation correspond à un décalage entre le potentiel de l’enfant et ses performances. Mais la sous-réalisation ne signifie pas obligatoirement que les résultats obtenus à l’école sont inférieurs au niveau moyen de la classe d’âge à laquelle l’enfant à haut potentiel appartient.
.../...
Guignard, J. H. and F. F. Zenasni (2004). « Les caractéristiques émotionnelles des enfants à haut potentiel. » Psychologie Française 49(3) : 305-319. La littérature fait de plus en plus état du rôle que jouent les composantes émotionnelles dans l’émergence d’un haut potentiel intellectuel. Par ailleurs, les intrications multidimensionnelles dans le développement d’un potentiel élevé dans un domaine ont souvent été relatées dans le domaine de l’éducation. Ainsi, certains praticiens, pensent que les enfants à haut potentiel pourraient se distinguer par un univers affectif hors norme. De ce point de vue, la combinaison entre des aptitudes intellectuelles élevées et des caractéristiques émotionnelles particulières fourniraient un cadre d’interaction avec l’environnement propice à l’expression d’un potentiel élevé dans un domaine. Cet article passe en revue différents aspects émotionnels (compétences émotionnelles, anxiété, intensité émotionnelle) susceptibles de mieux décrire les individus à haut potentiel, en s’appuyant sur un certain nombre d’études empiriques déjà réalisées dans ce domaine de recherche. (PsycINFO Database Record (c) 2007 APA, all rights reserved) (from the journal abstract)
.../...
Mouchiroud, C. (2004). « Haut potentiel intellectuel et développement social. » Psychologie Française 49(3) : 293-304. La première partie de cet article présente une revue des positions théoriques et des études empiriques concernant la question de la spécificité du développement social des enfants à haut potentiel. Les recherches ne permettent pas de donner une réponse univoque, la multiplicité des paramètres et des procédures d’évaluation de l’ajustement social et les différentes opérationnalisations du haut potentiel pouvant expliquer en partie des résultats contradictoires. Dans la seconde partie, le développement des aptitudes sociales est abordé dans le cadre des théories modulaires de l’intelligence et de la créativité. Il s’avère ainsi nécessaire de prendre en compte la notion de précocité sociale si l’on souhaite perfectionner les procédures d’identification et soutenir la réalisation de l’ensemble des potentiels de l’individu en développement. (PsycINFO Database Record (c) 2007 APA, all rights reserved) (from the journal abstract)

.../...

Les revues scientifiques spécifiques au haut potentiel





Gifted and Talented International Revue associée au Wold Council for Gifted and Talented Children (voir organisations internationales). Cette revue éditée 2 fois par an publie des recherches empiriques originales et des articles théoriques.
High Abilities Studies Revue associée à l’European Council for High Ability (voir organisations internationales). Editée 2 fois par an elles proposent différents articles de différentes disciplines (éducation, psychologie…) liée au développement des capacités intellectuelles. Cette revue propose des articles aussi bien portant aussi bien sur les enfants que les adultes.
The Journal for the Education of the Gifted Ce journal regroupe des articles théoriques et des recherches scientifiques liés à l’éducation et aux besoins psychologiques des enfants à haut potentiel. Ce Journal est la publication officiel de « The Education of the Gifted ».
Roeper Review Cette revue est publiée par la Roeper School au Michigan, U.S.A. Elle est destinée aux professionnels travaillant dans le domaine des enfants à haut potentiel. Elle propose des articles théoriques et des travaux originaux.
Gifted Child Quarterly Revue historiquement importante dans la thématique puisque publiée depuis 1957. elle est associée à la « National Association for Gifted Children (NAGC) ». elle publie des recherches concernant le développement du haut potentiel dans les contextes de l’école, la famille et la société. Elle publie aussi des articles liées aux politiques d’éducation.

Ouvrages cités à titre indicatif





La culture des surdoués ? Marika Bergès-Bounes et Sandrine Calmettes-Jean. Editions Eres, 247 pages
Editorial : Mais que cache donc l’inflation actuelle du signifiant « sur-doué » ? À partir d’une stricte définition liée aux résultats des tests d’efficience intellectuelle, devient actuellement surdoué ou enfant intellectuellement précoce celui qui en présente le « profil psychologique », ou la dyssynchronie caractérisée par un dysfonctionnement secondaire, évocateur des notions de dysharmonie évolutive ou de troubles instrumentaux… Cette classification établit une nosographie basée sur des critères cognitifs primant sur les considérations cliniques fondatrices de notre pratique, qu’elle va même jusqu’à renverser, puisque ce dont souffriraient ces enfants ne serait plus que l’effet de leur précocité intellectuelle ; avec le risque que cette précocité se trouve posée dans la culture enseignante comme étiologie de diverses inadaptations scolaires. D’où vient donc cet attachement récurrent et obstiné à la valeur de l’intelligence ? Cherche-t-il une fois de plus à éluder la question du désir et des théories sexuelles infantiles ? Que vient masquer la reprise dans la dynamique familiale de ce signifiant érigé dans le social ? Ne peut-on craindre que ces enfants, à faire ces économies, n’en paient ultérieurement et diversement le prix, selon ce qui, là, leur est demandé de soutenir ou de mimer comme objet au regard de l’idéal ?
Enfants surdoués : un nouveau regard. Comment accompagner les enfants intellectuellement précoces ?Coordonné par André Giordan et Monique Binda
Qui n’a jamais rencontré un enfant, un adolescent, un adulte dont les remarques, les réflexions, les analyses, l’humour, créations, les inventions… ne correspondaient pas, paradoxalement à son piètre parcours scolaire ou à son échec professionnel ? Pourquoi ? L’explication est dans ce livre. Dirigé par André Giordan, directeur du laboratoire de didactique et épistémiologie de l’université de Genève et Monique Binda, Présidente de la fédération ANPEIP, Association Nationale Pour les Enfants Intellectuellement Précoces.
Petit surdoué deviendra grand : De l’enfant précoce à l’adulte surdoué Sophie Côte. Edition Albin Michel, 192 pages.
Note de l’éditeur : Les parents d’enfants précoces s’inquiètent beaucoup de leur avenir, en particulier lorsque ceux-ci ont des problèmes scolaires. Ils pourront trouver dans cet ouvrage, grâce à des parcours de vie de jeunes adultes, ayant eux-mêmes été des enfants précoces, des pistes de réflexions ….Sophie Côte, l’auteur de Doué, surdoué, précoce, montre comment ces adultes s’en sont plus ou moins bien sortis afin de mettre en évidence les erreurs que les parents auraient intérêt à éviter.
Les formes de l’intelligence Howard Gardner. Edition Odile Jacob, 476 pages.
Note de l’éditeur : On a longtemps cru que l’intelligence était une faculté unique, mesurable et bien définie, dont chacun de nous héritait. Ce livre démontre le contraire. Il existe au moins sept formes d’intelligence, indépendantes les unes des autres, ayant chacune ses propres forces et contraintes : l’intelligence linguistique, la logico-mathématique, mais aussi la musicale, la spatiale, la kinesthésique… Dès lors, comment former l’esprit d’un enfant ? Comment évaluer ses compétences intellectuelles ? Comment adapter les programmes d’études pour que chacun ait sa chance ? Dès sa publication aux États-Unis, ce livre a été salué dans le monde entier par les psychologues et les éducateurs comme un ouvrage majeur. Aujourd’hui, la théorie des intelligences multiples est appliquée dans des centaines d’écoles. Professeur à l’université de Harvard, aux États-Unis, Howard Gardner est l’auteur de nombreux ouvrages à succès consacrés à la psychologie et à l’intelligence.
Enfants exceptionnels : Précocité intellectuelle, haut potentiel et talent. Coordonné par le Pr Todd Lubart. Edition Bréal, 271 pages.
Ce livre à destination des étudiants contient différents chapitres spécifiques : Concepts, définitions et théories, Les différences individuelles chez les enfants à haut potentiel. Approfondir : L’identification des enfants à haut potentiel : vers une approche multidimensionnelle ; Approche cognitive : l’étude de calculateurs prodiges et d’enfants à haut potentiel en mathématiques ; Approche développementale et neuropsychologique des enfants à  » hautes potentialités  » ; Aspects socio-émotionnels du haut potentiel ; Approche clinique des enfants à haut potentiel Approches psychopathologiques des enfants surdoués ; Modes de scolarisation des enfants intellectuellement précoces ; Sous-réalisation chez les enfants à haut potentiel approches, conseils et solutions.
.../...

Terminologie





Plusieurs termes différents existent pour dénommer les individus présentant des capacités et/ou des performances intellectuelles exceptionnelles. Le rapport européen Eurydice illustre d’ailleurs cette diversité dans la terminologie employée en Europe (voir rubrique « rapports officiels »).
Les termes français utilisés sont : « surdoué », « précoce », « talent », « génie ». Les termes anglo-saxons utilisés sont : « gifted » signifiant doué et « high ability » signifiant aptitude élevée. Ces expressions évoquent néanmoins des aspects différents quant aux capacités intellectuelles exceptionnelles.
Comme le note J. Lautrey (2004), les termes « gifted » et « surdoué » renvoient à la notion de don : dans les représentations le talent correspondaient à un don des Dieux (antiquité). Le terme « précocité » ne présente pas de connotations quant à l’origine des capacités. En revanche il est associé à l’avance observée dans le développement de l’enfant. « Aptitude élevée » désigne surtout les dispositions intellectuelles héréditairement fixées. Le terme talent renvoie à des domaines d’expertise particuliers notamment les disciplines artistiques (musique, arts plastiques…).
Le terme le plus adapté selon notre approche est « haut potentiel ». Il renvoie à la notion de disposition sans qu’il y ait néanmoins de représentation génétique associée. Par ailleurs, il est plus générique que d’autres termes dans le sens où il ne réfère pas à un domaine d’expertise spécifique.

Différences individuelles





Parler d’enfant à haut potentiel (EHP), c’est souvent, implicitement ou explicitement, en comparaison à un enfant « typique » ou « tout-venant ». Il y a en effet à la base de la représentation des EHP une notion de différence « quantitative ». Ainsi, c’est de prime abord un Quotient Intellectuel élevé (significativement au-dessus de la moyenne du groupe) qui permettrait de caractériser un enfant à haut potentiel. Cependant des composantes qualitatives permettent de relativiser une identité de l’EHP uniquement fondée sur un niveau extrême, exceptionnel, atypique d’intelligence.

Des intelligences





Il y a d’abord des différences qualitatives liées au type d’intelligence. Plusieurs théories décrivent l’existence de différents types d’intelligence (Thorndike, 1920 ; Gardner, 2004, Sternberg 1988). Pour Gardner par exemple, il y aurait en plus des intelligences verbo-linguistique et logico-mathématiques, les intelligences visuo-spatiale, musicale-rythmique, corporelle-kinesthésique, interpersonnelle, intrapersonnelle, et naturaliste. Cette conception pluraliste permet de mettre en évidence des différences entre des EHP en terme de domaine de compétences spécifiques. Ainsi Maker se base sur les intelligences multiples proposées par Gardner pour mettre en place une identification des EHP (Programme Discover).

Des dimensions non intellectuelles





Par ailleurs des dimensions non intellectuelles (ou non exclusivement intellectuelles) peuvent être prises en compte dans l’identification des EHP. Tannenbaum (1986) précise ainsi qu’en plus de l’intelligence et des capacités spécifiques, certaines variables de personnalité (persévérance, force du moi…) font que les enfants à haut potentiel sont « qualitativement » différents des autres. Des caractéristiques motivationnelles et socio affectives peuvent aussi être prise en compte pour distinguer les EHP des autres enfants. Il apparaît donc utile d’envisager une approche multidimensionnelle pour caractériser les enfants à haut potentiel. Plusieurs auteurs ont ainsi développé des approches du haut potentiel sur la base de plusieurs dimensions ou domaines. Renzulli (2002) par exemple, propose le « modèle des 3 anneaux » où les capacités, la créativité et l’engagement sont des composantes nécessaires à l’identification du haut potentiel.

Des typologies





Au final, l’existence de ces perspectives qualitatives indiquent que les enfants à haut potentiel ne forment pas un groupe homogène : puisque différentes caractéristiques existent, il apparaît difficile de déterminer un profil unique d’EHP (Pereira-Fradin, 2006). Certains auteurs proposent ainsi des typologies distinctes pour décrire ces enfants. Meecker (1979) propose par exemple de distinguer les EHP présentant un raisonnement divergent (i.e. orientés vers plusieurs solutions possibles à un problème) des EHP avec un raisonnement plutôt convergent. Betts et Kercher (1999) propose six profils possibles d’EHP en fonction de leurs réussites scolaires : EHP performants, EHP extravertis et créatifs, EHP à haut potentiel inhibés, EHP sous réalisateurs, EHP avec troubles, EHP autonomes.
1. Betts, G. & Kercher, K. (1999). Autonomous Learner Model : Optimizing Ability. Greeley, CO : ALPS. 2. Gardner, H. (2004). Lee intelligences multiples. Paris, Retz. 3. Meeker, M. N. (1979). Curriculum guide for the gifted. California Departement of Education, Sacramento , Californie 4. Pereira-Fradin, M. (2006). Les enfants à haut potentiel et l’école. A.N.A.E., 87, 28-31 5. Renzulli, J. S. (2002) Emerging conceptions of giftedness : building a bridge to the new century,. Exceptionality, 10, 67–75 6. Sternberg R. J. (1988). The triarchic Mind : A new theory of human intelligence. New-York, Viking-pinguin. 7. Tannenbaum, A. J. (1986). Giftedness : A psychosocial approach. In R. J. Sternberg & J. E. Davidson (Eds.), Conceptions of giftedness (pp. 21-52). New York : Cambridge University Press. 8. Thorndike, R.K. (1920). « Intelligence and Its Uses », Harper’s Magazine 140, 227-335
.../...


https://www.enfants-haut-potentiel.com/index.php/2015/02/



Dernière édition par I am so sure le Jeu 2 Mar 2017 - 1:10, édité 1 fois
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Message par I am so sure le Sam 11 Fév 2017 - 11:13


Spoiler:

Intelligence émotionnelle et haut potentiel : quels liens peut-on faire ?
Les questions posées par le professeur Jacques Grégoire lors de sa conférence de février 2015 sont :

[list="margin: 0.5em 0px; outline: none; padding-right: 0px; padding-left: 2em; list-style-position: initial; list-style-image: initial;"]
[*]est-ce que les caractéristiques émotionnelles, l'hypersensibilité voire les troubles émotionnels, des enfants intellectuellement précoces les rendent plus fragiles que les autres ?
[*]présentent-ils dans le domaine des émotions des compétences supérieures ? Auraient-ils alors une meilleure gestion que les sujets « tout-venants » ?
[/list]


Dans un premier temps, Jacques Grégoire présente un historique des tests de mesure d’intelligence, depuis Binet en 1905 à Brasseur, Grégoire et Mikolajczak en 2013.
Puis, le concept de l’intelligence émotionnelle est questionné.
Enfin, des propositions de réponses sont apportées.

Le professeur Jacques Grégoire dépend de l’université de Louvain, et est actuellement détaché à Paris. Cette conférence a été mise en place par le CEPHOA, association qui oeuvre pour l’identification des des personnes à haut potentiel (HP), et l’enseignement et la recherche universitaires sur le sujet.
Jacques Grégoire indique en préambule que les patients qu’il reçoit sont des personnes qui consultent pour des troubles, et qu’il ne faut pas oublier tous les HP qui vont bien !

Binet en 1905 crée un premier test d’intelligence, pour aider les élèves en retard mental et adapter l’enseignement. Terman en 1916, s’intéresse à l’autre bout de la courbe : les « gifted » (doués). Il conclue son étude sur une absence d’inquiétude particulière pour cette population, qui est en bonne santé physique, mentale, en bonne situation sociale. En 1994, Fullerton montre qu’il n’y a pas de différence comportementale, émotionnelle, sociale, qu'il y a une plus grande maturité dans les jugements, de meilleures performances scolaires, une anxiété plus faible, une motivation plus élevée, et plus importante. En 1942 Leta Hollingsworth fait une étude sur un tout petit échantillon d’enfants à très haut potentiel THQI (180), et montre des problèmes d’ajustement social, du fait d’un attitude inadéquate des adultes et d’un manque de défis intellectuels. Cette étude ne confirme pas cependant le stéréotype du HP maladroit, fragile et excentrique. Les difficultés observées sont essentiellement la conséquence de facteurs externes.
En 1877 Lombroso étudie des génies comme Baudelaire et Newton et « prouve » leur folie. Cette étude a largement imprégné le grand public, décrivant le surdoué comme savant « à côté de ses pompes », asocial, et affecté de troubles divers. Cette étude met en évidence le problème du diagnostic différentiel entre HP et autisme, Asperger, syndrome du savant… Elle est en outre entachée de biais de jugement, comme par exemple prouver la folie à partir d’éléments biographiques.
Ceci souligne un problème majeur des études, celui de l’échantillonnage, car il n’existe pas de recensement de toutes les personnes à haut potentiel. Ainsi, les personnes recrutées dans les études sont celles auxquelles les chercheurs ont accès, personnes qui bien souvent consultent pour des troubles. La population des HP bien portante, bien adaptée socialement, n’est alors pas prise en compte dans les études.

Des caractéristiques souvent prêtées aux HP sont analysées :


  • un degré d’expertise élevé dans les domaines de prédilection : celui-ci est explicable par un investissement élevé, par réel intérêt, par plaisir intrinsèque, qui fait que l’individu gagne en expertise. Ce n'est pas propre aux HP.
  • un humour développé : c’est vrai pour certains HP, mais pas pour tous ; l’humour serait-il un mécanisme de protection contre les angoisses ? Il n’y a pas de différences significatives par rapport aux autres enfants. 
  • un développement asynchrone (plutôt qu’une dys-synchronie connotée pathologie) : il y a un décalage de développement cognitif avec d’autres facettes du développement (intellectuel, psychomoteur, affectif…)
  • des difficultés d’adaptation sociale : celles-ci sont très corrélées aux conditions familiales et scolaires
  • des troubles « dys » : il n’y a pas de risque accru entre risque et troubles
  • une hyper-excitabilité : motrice ou sensuelle (face à une oeuvre d’art), intellectuelle (besoin et recherche de situations stimulantes, recherche de nouveauté intellectuelle et fuite des autres), imaginative (imagination, fantaisie), émotionnelle (hypersensibilité). D’après le questionnaire Lysys & Piechowski en 1983, il y a des scores plus élevés chez les HP mais pas pour les mêmes facettes chez tous les HP, et les réponses son liées à la façon dont la personne se perçoit. Cela ne constitue donc pas une explication suffisante pour établir un lien entre haut potentiel et hyper-excitabilité.
  • une pensée arborescente : la tendance est une curiosité plus grande, mais pas nécessairement chez tous les HP, la pensée peut parfois être étouffée par des question émotionnelles, qui forment alors comme une chape de plomb.



Suite à ces investigations sur les études existantes, Brasseur, Grégoire et Mikolajczak ont réalisé en 2013 une étude avec 29 HP et non HP, pairés selon âge sexe et lieu social, de 14 à 21 ans.
Les stimuli proposés sont : 6 extraits de films, stimulants les 6 émotions de base : peur dégoût, tristesse, colère, joie amour. La mesure est le ressenti émotionnel sur une échelle en 5 degrés. Ainsi que la mesure des 5 réponses physiologiques : conductance cutanée, rythme cardiaque, 3 régions de muscles du visage.
L’étude conclut sur les points suivants :



  • Le ressenti subjectif et les mesures physiologiques sont concordants.
  • Il n’y a aucune différence significative entre HP et non HP (surprise qui ne confirme donc pas l’hypothèse initiale !).
  • Mais il existe des différences significatives garçons-filles pour les émotions négatives : les filles réagissent de façon plus intense aux émotions négatives.



Le concept de l’intelligence émotionnelle a pour origine Thomdike en 1920 qui mesure l’intelligence sociale, à côté des intelligences abstraite ou pratique, puis Gardner en 1983 qui parle d’intelligence interpersonnelle, et Goleman en 1995 : why it can matter more than IQ. Il n’y a pas de consensus sur la définition de l’intelligence émotionnelle. Elle serait un ensemble d’aptitudes relatives au traitement intellectuel des émotions pour Saloway & Mayer, un mélange d’aptitudes et de traits de personnalité pour Bar-On, Goleman, Petrides & Furnham. Le consensus est qu’elle est liée à des compétences combinées.

Pour approcher une définition de l’intelligence émotionnelle :
Qu’est-ce qu’une émotion ? C’est ce qui nous fait bouger (movere : mouvement en latin), qui nous perturbe.
Les 5 dimensions de l’émotion, selon Scherer 2001, sont :


[list="margin: 0.5em 0px; outline: none; padding-right: 0px; padding-left: 2em; list-style-position: initial; list-style-image: initial;"]
[*]les pensées suscitées, 
[*]les modifications biologiques (neurologiques et physiologiques), 
[*]les modifications comportementales et 
[*]expressives (mimiques), 
[*]l’expérience subjective (ressenti). 
[/list]

On distingue l’humeur, un état durable, de l’émotion qui est relativement brève et provoquée par un stimulus.
Les émotions secondaires sont sociales, culturelles , telles la honte, la culpabilité, la jalousie, la fierté…

Comment évaluer l’Intelligence Emotionnelle ?
C’est une aptitude cognitive comprenant 4 composantes :

[list="margin: 0.5em 0px; outline: none; padding-right: 0px; padding-left: 2em; list-style-position: initial; list-style-image: initial;"]
[*]perception et évaluation de ses propres émotions et celles des autres, celles des événements, et des oeuvres d’art
[*]utilisation des émotions dans l’activité de pensée : c'est la capacité à utiliser ses émotions pour juger ou mémoriser certaines informations
[*]compréhension et analyse des émotions : c'est à dire raisonner sur les émotions
[*]régulation réflexive des émotions : écouter, contrôler et agir en vu de leur expression ou de leur évitement
[/list]


Une analyse des études menées sur la mesure de l’intelligence émotionnelle (Trait Emotional Intelligence Questionnaire, Petrides & Farnham en 2001, Zeidner en 2005, Corso en 2001, Brasseur & Grégoire en 2010), montre que les résultats des études sont contradictoires : les résultats dépendent de l’outil que l’on utilise !
Cependant, il semble y avoir une faible relation positive entre réussite scolaire et Intelligence Emotionnelle, ainsi qu’une grande variabilité interindividuelle à l’intérieur d’un groupe de HP.
En clair, on ne peut pas parler d’une intelligence émotionnelle propres aux HP, ses caractéristiques sont liées aux facteurs externes de développement liés à l’histoire de l’individu (notamment son environnement familial et scolaire). En partant de dons similaires, les catalyseurs expliquent des trajectoires différentes.
D’où l’importance des conditions éducatives susceptibles de favoriser le développement individuel !

En conclusion :
Les compétences émotionnelles (terme plus approprié qu’intelligence émotionnelle puisque cela est lié au développement de l’individu) n’apparaissent donc pas comme une cause, mais comme une conséquence, le fruit de multiples facteurs génétiques, environnementaux, cognitifs et non cognitifs.



L’hypersensibilité et l’anxiété, caractéristiques qui ne sont pas propres aux HP, ne peuvent donc servir à faire de la détection, mais sont utiles pour comprendre et aider ces personnes.
Enfin, n’oublions pas que les parcours épanouissants pour les HP sont majoritaires !


Comme en jardinage, le terrain est fertile, et pour que la récolte soit abondante, il faut de l’eau, du soleil, des graines, de l’attention…
Publié il y a 12th March 2015 par Agnès Grisard

http://agnesgrisard.blogspot.fr/2015/03/intelligence-emotionnelle-et-haut.html
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Re: La Boite à So Sure (dans le mille, doux, on s’emboîte mode Tétris)

Message par I am so sure le Sam 11 Fév 2017 - 11:21

Spoiler:

12-01-2016




PORTRAIT D’UN SURDOUÉ


le surdoué, une étiquette mal interprétée qui cache un parcours chaotique et un potentiel à reconnaître à sa juste valeur.

Vous vous sentez fatigué ? Très fatigué ?… Vous déployez des quantités d’efforts sans arriver à vos fins ? Vous avez l’impression de pas réussir et d’être à la traîne ? Vous vous sentez souvent décalé et même un peu extra-terrestre ? Alors ceci est peut-être pour vous. Pour comprendre votre parcours et vous reconnecter à votre vraie nature.


QU’EST-CE QU’UN SURDOUÉ ?

Un surdoué (parce que c’est ainsi qu’il a été nommé et que de nouvelles appellations émergent, comme haut potentiel ou zèbre) n’est pas quelqu’un de plus intelligent que la moyenne. C’est avant tout une personnalité différemment intelligente et qui se caractérise par une hypersensibilité. Cette hypersensibilité se matérialise par une intelligence intuitive, voire animale, qui ne rentre pas dans le moule d’un système basé sur une cognition rationnelle. Le surdoué s’intègre difficilement ou bien au prix d’un renoncement parfois suicidaire. Dans notre société, ce type d’intelligence peut correspondre à un vrai handicap.

DOTÉ D’HYPERSENSIBILITÉ

Le signe le plus parlant du surdoué est l’hypersensibilité. Les sens aux aguets, un cerveau en constante effervescence, capable de percevoir son environnement dans son intégralité et recevant chaque stimuli, le surdoué prend toutes les informations visuelles et auditives qu’il perçoit et doit faire le vide pour en mettre d’autres à la place. Le cerveau d’un surdoué dépense énormément d’énergie, mais pas forcément comme on l’imagine.

Le surdoué ne fonctionne qu’en intégrant les données : il travaille énormément sans que cela se voit car il n’a pas accès à sa propre connaissance. Il ne connaît pas le chemin qu’il a pris pour comprendre et intégrer. Une fois qu’une donnée est “sue” ou apprise, le surdoué passe immédiatement à autre chose sans s’attarder à expliquer le pourquoi du comment il est arrivé à intégrer. La chose est acquise et sa pensée est déjà ailleurs, dans un nouveau champ d’investigation. Son intelligence est intuitive et ce qui se passe à l’intérieur ne se voit pas à l’extérieur. Ce mode de pensée a du mal à se fondre dans une salle de classe, là où l’élève est sommé d’expliquer son raisonnement.


Le surdoué a besoin de faire émerger la connaissance qu’il a au fond de lui, si possible grâce à un interlocuteur curieux, qui le lui demande avec sincérité. Car d’inconscient à inconscient, le surdoué sait tout de suite à qui il a affaire. Le surdoué est avant tout un hypersensible qui réagit aux émotions. Soit il s’est construit en haut potentiel intellectuel (HPI) et a développé le côté intellectuel pour enterrer un vécu émotionnel trop bouleversant, soit il suit le chemin du haut potentiel émotionnel (HPE) et n’arrive pas à s’intégrer dans une société régie par la rationalité. Quel que soit son parcours, le surdoué doit réapprendre à parler à partir de son cœur, en valorisant sa différence.

SORTIR MASQUÉ

Le surdoué manque totalement de confiance :“L’estime de soi, connais pas”. Dérangé par le regard des autres, honteux de sa différence, il s’adapte au refus de son interlocuteur de le comprendre, se cachant derrière une apparence trompeuse qui finit par déranger. Pourquoi suis-je venu ici ? Suis-je un extraterrestre ? L’obsession du paraître devient lancinante et il vit dans la peur que son hypersensibilité soit découverte, ce qui génère une grande honte. Il va donc tout mettre en œuvre pour faire croire qu’il est comme tout le monde.




Le surdoué utilise le contrôle de lui-même pour être accepté. Il survit dans sa bulle en transformant ses peurs en limites, devenant prisonnier de ses propres obsessions. Il s’enferme dans ce qu’il ne peut pas être de peur de perdre les liens, ne pouvant pas se couper de ses parents ou des gens qui lui sont proches. Il voile la réalité et le chagrin s’impose, un immense chagrin qui le consume.

Le surdoué ne passe pas en effet l’effet miroir et ne se réfléchit pas dans l’autre : il lui faut un jumeau pour se voir. Le schéma pour lui s’arrête à la symbiose, l’espace fusionnel avec la mère. Au moment où la mère s’apprête à sortir du monde de la mère – du “bord d’elle” – pour se séparer, le surdoué, lui, va rester dans sa bulle, la symbiose, pour être tantôt le petit, tantôt l’adulte, négociant ces deux rôles à partir de l’espace symbiotique. Chez lui il n’y a pas de coupure.

LA PLACE DU SURDOUÉ, C’EST LA CRÉATIVITÉ

Le surdoué a besoin de passer du chagrin à la créativité. Prisonnier de ses propres limites dans un espace fantasmatique, sa limite est de ne pas pouvoir. Mais une fois compris et reconnu, une fois qu’il a les données sur lui-même, le surdoué peut transformer le chagrin en créativité.


Le surdoué vit de ses passions et s’y adonne avec des stimuli exarcerbés : une émotion par-ci, une émotion par-là, il a un fonctionnement très orgasmique en somme. En permanence en admiration, comme un enfant qui s’émerveille, il vibre de ses cinq sens. Extrêmement sensible, cela signifie pour lui être aussi très pudique et respectueux de l’espace de l’autre comme du sien.

Vivre en mode émotionnel et créatif, c’est laisser parler son cœur, son instinct, sentir les choses, écouter la lumière, regarder les étoiles… “Relax, tout va bien”, lui souffle son ange-gardien.

LA RÉUSSITE DU SURDOUÉ

La quête du surdoué s’intègre à un besoin de partager, de s’entourer des belles choses qu’il aime et d’accéder à ce qu’il a envie de faire. C’est être bien dans sa peau et évoluer comme il veut ou peut. La seule véritable monnaie d’échange est l’amour, tandis que l’argent n’a ni odeur, ni saveur.


Chaque surdoué finit par réussir selon un cheminement propre et atypique. Le chemin peut être long en fonction du temps de digestion et d’intégration des données (d’où certaines appellations qui émergent comme les late-bloomers). Si le HPI étouffe et efface son côté émotionnel pour privilégier le mode intellectuel qui lui permet de réussir socialement, le HPE au contraire va être complètement perdu dans un monde qui lui demande d’accorder son attention à un raisonnement au lieu de laisser son esprit vagabonder et s’émerveiller au gré des mouvements de la vie. Et tous deux se retrouveront autour de l’acceptation de leur hypersensibilité.


Le surdoué réussit en sortant de sa torpeur. Il doit transgresser ses propres limites car il s’est interdit d’être au nom de l’amour. “Je me suis interdit de…, aujourd’hui je m’autorise à…”, préconise Raymonde Hazan*. “Dans m’autoriser, il y a moteur”, ajoute-t-elle. En intégrant la dimension matérielle et en faisant de sa passion un métier bien rémunéré, le surdoué peut avancer dans un confort de vie qui lui est cher, faire fleurir la variété de ses intérêts et donner une légitimité à son travail.

L’AMOUR OU LA RECHERCHE DU JUMEAU

Le surdoué se fonde en amour sur ses besoins : rencontrer son jumeau ou complice, le faire devenir familier, être protecteur et être protégé ; le tout, tout de suite de préférence. Pour faire face à une rencontre éventuelle, il va utiliser l’apparence pour se draper et se masquer. Les accessoires ou le rejet de ces mêmes accessoires sont autant d’outils pour entrer dans un paraître qui ne lui ressemble pas et questionner le regard de l’autre pour se sentir accepté. Que va penser l’autre de moi ?

Sa posture entraîne une confusion la plus totale : perdu dans la maîtrise de son image, poussé par ses propres besoins et incapable d’appréhender le désir qui prend forme chez l’autre, il s’oublie. La peur qu’il manifeste devient une forme de séduction, malgré lui. La confusion est d’autant plus totale que, si le surdoué se déguise, il déguise aussi l’autre en personne idéale parce qu’une magie s’opère réciproquement et malencontreusement, à travers la méprise. La relation est ainsi malheureusement faussée.

RENAÎTRE À SOI-MÊME

Le surdoué souffre quand il ne se connaît pas. Dés qu’il s’accepte, se reconnaît et comprend comment il fonctionne, au moment où il prend conscience que pour lui vouloir n’est pas pouvoir et qu’il y a certaines choses qu’il ne peut pas, sa vie prend alors une toute autre tournure. Le surdoué a avant tout besoin de lâcher le paraître et le masque, d’accepter de ne pas s’intégrer, de revendiquer sa différence et d’en faire une force. Puis de prendre son temps et d’apprendre à désirer pour construire des relations harmonieuses et satisfaisantes.

* Pour plus d’infos, regardez sur Youtube les vidéos de Raymonde Hazan, auteur, psychanalyste et créatrice de l’association Be different, ou écoutez sa Raydio sur Soundcloud ici : si vous arrivez à suivre, c’est que vous avez sans doute une sensibilité commune.




12-10-2012




LA VISUALISATION, RÉSERVOIR DES POSSIBLES












La visualisation s’apparente au rêve. Elle vous permet d’accéder aux images fondamentales et profondes qui dirigent votre vie. Vous avez la faculté de percevoir ces images, visuelles ou non, de les créer ou de les évoquer. Les images sont une puissante force agissante : elles vous guident, vous libèrent et vous transforment, en manifestant votre potentiel intérieur fait de beauté, authenticité, vitalité…




Un outil que j’affectionne

La visualisation est un de mes outils préférés. Je me suis nourrie d’images tout au long de mon parcours. Dés mon plus jeune âge grâce au dessin, puis à travers mon métier de graphiste pendant quinze ans, mon propre parcours et ma formation en Psychosynthèse, je continue à être particulièrement sensible à tout ce qui manifeste l’être : son essence, ses désirs, ressources et potentialités enfouies. J’ai compris que le monde des images est un puissant moteur de changement et de réalisation.

La visualisation, en prenant les chemins de traverse, vous donne la clé de vos problèmes.


La visualisation, une clé d’entrée

Il y a deux types de vécu : l’ouverture qui consiste à dire oui à la vie et la fermeture qui réagit en mode survie car la vie est difficile. La plupart du temps vous pratiquez le mode survie, certes utile, mais épuisant à la longue. Vous pouvez faire une autre expérience, celle du sentiment de présence dans un espace-temps ouvert qui échappe à la gestion de l’urgence et répond à vos besoins essentiels, grâce à la visualisation. Seule la confiance permet cette ouverture. C’est choisir un autre chemin. Vous cesser de vous occuper du monde extérieur pour être disponible et à l’écoute de votre monde intérieur. En lâchant le contrôle et en accueillant tout ce qui se manifeste dans votre corps et esprit, vous vous abandonnez à la vie comme à une mère idéale, qui va écouter votre demande, qui sait ce qui est bon pour vous et qui va réaliser votre désir, non pas selon les modalités de votre quotidien limité ou de votre point de vue habituel, mais d’une façon inattendue, à un moment imprévisible. Alors, prenez la clé des champs et révélez-vous par l’exploration de votre univers intérieur.

Faites appel à votre carburant intérieur

Visualiser, c’est voir, non pas avec vos yeux, mais en faisant appel à votre imagination. La visualisation manifeste votre univers intérieur, sous forme d’expérience sensorielle : les perceptions peuvent être visuelles, mais aussi physiques ou kinesthésiques, prendre la forme de sensations, de sons, d’odeurs, de sentiments ou d’émotions, et même d’idées qui naissent à cet instant précis. Ce langage, fait d’images, sensations ou idées, emprunte les mots, signes et symboles qui vous parlent. Ce sont des manifestations vivantes de votre force intérieure : vous pouvez suivre leur mouvement, entamer un dialogue ou les laisser vous délivrer un message. Écoutez le langage de votre enfant intérieur et être profond.

La visualisation vous permet de vous fixer des objectifs stimulants, authentiques et réalisables.


Vos visualisations sont des réalités

Je rêve, donc je crée. La visualisation est la porte qui ouvre et conduit à une manifestation élargie de vous-même : vous entrez dans une nouvelle pièce, inconnue et riche en possibles. Durant la visualisation, votre inconscient vous pousse vers ce que vous avez besoin de vivre, croit en ce que vous imaginez et reçoit cette vision comme une réalité : vous l’avez vécue avec tous vos sens. Vous agissez symboliquement, votre énergie change et les images évoluent. Les images sont ainsi capables de modifier, reprogrammer et donner un nouvel élan à vos aspirations.




Au service de votre volonté

La visualisation vous reconnecte avec la réalité de vos propres possibilités. Ce ne sont pas les il faut ou je dois, mais les impulsions intérieures venues du plus profond de vous-même, la volonté interne, qui amorcent le mouvement et le changement. La volonté repose sur l’élan vital, celui-là même qui vous a permis de naître. Il s’agit d’une volonté actualisée, c’est-à-dire de l’adulte que vous êtes aujourd’hui. Vous avez la possibilité de l’activer en prenant conscience que vous êtes cette volonté, cet être nourri de désir et d’action, ce puits d’énergie sans cesse renouvelée par de nouveaux défis et projets. Vous êtes cette énergie en mouvement.

Testez des exercices de visualisation ici.


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VOUS ÊTES NÉ POUR INNOVER ET CRÉER LA VIE QUE VOUS DÉSIREZ.






EXERCICES










CULTIVEZ VOTRE JARDIN D’ÉNERGIE CONTAGIEUSE
Le jeu de la vie est parfois vicieux. De façon pernicieuse, vos habitudes et pensées vous endorment et vous enferment dans un train-train éreintant. Le cœur et la joie de vivre ne sont plus au rendez-vous. Il est temps de rafraîchir votre programme interne : trier le bon du mauvais, vider la corbeille et mettre la cap sur ce qui nourrit votre cœur ! Redevenir un amateur à l’énergie contagieuse en choisissant des objectifs réjouissants pour vous (et vous seul pouvez les déterminer). Oser entreprendre et explorer de nouveaux territoires, car la vie sourit au débutant !
MÉDITATION DU JARDIN DE L’ÉNERGIE CONTAGIEUSE

Imprimez le modèle (à télécharger ici) ou recopiez-le sur une grande feuille. Puis accordez-vous au moins trente minutes de pause : installez-vous confortablement et remplissez les différents espaces de la fiche.




  • Commencez par la colonne centrale. Inscrivez tout ce que pensez devoir faire : vos obligations, tout ce que vous qualifiez de nécessaire, ce que vous pensez devoir accomplir pour “être pro”, pour être un “bon” parent, conjoint ou ami… Que ce soit dans votre vie professionnelle ou personnelle, notez tout ce qui vous vient.


  • Puis inspirez profondément et commencez à penser l’exact opposé de ce que vous avez écrit dans la colonne centrale. Imaginez le contraire ou ce que serait votre vie si l’argent n’avait pas d’importance, si vous aviez tous les moyens à votre disposition. Pensez aussi à tout ce qui vous a fait du bien récemment et à ce que vous avez vraiment aimé faire.


  • Notez dans les bulles de gauche et de droite tout ce qui vous est venu, vos aspirations profondes comme les détails qui vous font envie. Laissez votre esprit vagabonder longuement dans “votre jardin intérieur” : il faut souvent du temps pour lâcher les résistances et oser imaginer l’inimaginable. C’est un vrai travail… mental, émotionnel et physique ! Creusez, explorer. Continuez à noter les idées les plus fantaisistes comme les besoins profonds. Ressentez-les dans votre corps et prenez conscience de ce qui vous fait du bien : ce qui vous fait sourire, vous donne envie, vous apaise, vous stimule…


  • Voilà, vous vous trouvez au cœur de votre énergie, de ce qui vous met en mouvement. Sentez votre énergie et ce qu’elle permet. Peut-être vous fait-elle pousser des ailes, vous donne-t-elle une incroyable confiance… Sentez votre choix de vivre à partir de ce qui vous fait du bien et rend votre vie désirable. Sentez votre détermination à cultiver ce qui se trouve dans les “bulles”.


  • Laissez reposer et relisez-vous à l’occasion. Vous seul pouvez décider d’alléger et de réorganiser votre agenda selon vos priorités : faites-y une grande place à votre jardin d’énergie, à ce qui vous plaît vraiment !




– – – – –

VISUALISATION DE LA ROSE, UN “MUST”
Cet exercice vous permet de vous reconnecter à la force qui fait avancer le monde. Prenez un temps pour vous installer confortablement et vous reconnecter à votre respiration. Écoutez-la. Sentez l’air entrer dans vos poumons et en sortir. Faites le silence à l’intérieur de vous au fur et à mesure que votre respiration devient de plus en plus profonde et tranquille. Faites le vide en vous et laissez votre corps se poser à l’endroit où il est installé. Soyez simplement présent/e à vous-même, sans plus chercher à faire quoi que ce soit.




  • Imaginez maintenant un bouton de rose complètement fermé. Visualisez la tige, les feuilles et le bouton au somment de la tige. Le bouton apparaît entièrement vert parce que les sépales sont encore fermés, mais tout au bout on peut apercevoir un point de couleur. Tout en l’observant, vous percevez un léger mouvement des sépales qui commencent à se séparer en tournant leurs pointes vers l’extérieur, laissant ainsi apparaître les pétales de couleur… Continuez à suivre le mouvement des sépales qui s’ouvrent.


  • Maintenant vous pouvez voir clairement le bouton de la rose et sa couleur. À présent suivez le mouvement des pétales qui elles aussi s’ouvrent tout doucement. Prenez un moment pour contempler le splendide bouton de rose à moitié ouvert. Le bouton continue à s’ouvrir à votre rythme, jusqu’à ce que la fleur se révèle dans toute sa beauté.



  • Prenez le temps de sentir quels sensations et émotions sont présentes en vous. Approchez-vous de la rose. Observez-la, détaillez-la : ses nuances, sa forme. Sentez-la : laissez-vous envahir par son parfum.  Imaginez que vous pouvez la toucher, la caresser, et sentez ce qui se passe en vous. Nommez l’émotion présente.



  • Visualisez maintenant tout le rosier et imaginez la montée de la sève depuis les racines jusqu’à la fleur. Sentez la force vitale provoquer l’épanouissement de la rose. Identifiez les qualités que vous inspire cette énergie vitale.



  • Maintenant imaginez que cette rose, c’est vous. Sentez que l’énergie qui anime l’univers et provoque l’épanouissement de la rose vous anime également et participe à votre propre épanouissement et irradie en vous. Vous êtes cette rose… Sentez votre choix de coopérer à cette floraison. Écoutez-la. Laissez la rose vous délivrer un message.


  • Prenez maintenant un temps pour dessiner la rose, son énergie (laissez votre main vous guider). Puis noter tout ce qui est venu pendant la visualisation. Regardez votre dessin, voyez l’énergie qui s’en dégage, donnez un nom à votre rose et laissez résonner en vous.


  • Vous êtes cette rose. Vous êtes l’énergie ou la force qui vient changer le monde…




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DÉCOUVREZ LE SYMBOLE QUI VOUS FERA AVANCER !
Un problème surgit, se répète et ne vous lâche plus… Vous cherchez alors une solution concrète pour résoudre ce problème. Mais votre inconscient ne l’entend pas ainsi. Toute problématique engendre une ambivalence car elle comporte deux aspects : elle est à la fois limitante et protectrice ! Pour sortir de cette ambivalence, vous avez besoin de changer de perspective.
LES SYMBOLES CHANGENT VOTRE RÉALITÉ
Tout en douceur et quelque soit votre problématique, les symboles agissent à travers la visualisation en intervenant dans les couches profondes de votre psychisme. Ces puissants agents d’intégration, supports de votre intuition, créent une nouvelle réalité, d’abord intérieure, puis extérieure. En choisissant un symbole, vous vous connectez à son énergie et sa force, ce qui entraîne un changement de niveau. Guidé/e par votre imagination et votre être profond, vous prenez le temps de voir un autre monde. Vous vous reliez ainsi à cette partie de vous-même toujours en relation avec le monde, qui comprend mieux que votre mental ce qui vous arrive dans la vie et en dégage le sens. Cette partie s’appelle le Soi. Le Soi vous parle à travers les symboles : sachez l’écouter.
15 NUANCES POUR AVANCER
Roberto Assagioli, fondateur de la psychosynthèse, a défini quinze catégories de symboles pour travailler avec l’imagination et dialoguer avec votre inconscient. Ces quinze catégories de symboles, qu’il nomme transpersonnels parce que porteurs d’énergies puissantes et universelles, sont :

Prenez un temps pour vous, dans un endroit tranquille, et munissez-vous d’un carnet – ou feuille – et d’un stylo.




  • Pensez à une problématique actuelle : un problème récurrent ou quelque chose qui vous pèse particulièrement ces temps-ci.
    Ex. Crise de couple.



  • En quels termes pensez-vous à cette problématique ? Comment la gérez-vous ? Quelles émotions et croyances y sont associées ? Prenez-en conscience et notez par écrit tout ce qui émerge au fur et à mesure de votre réflexion.


  • Lâchez votre carnet et stylo. Ouvrez ici le diaporama contenant les images et choisissez-en une – ou consultez-y la liste des 15 catégories de symboles pour en sélectionner une.


  • Fermez les yeux. Respirez. Laissez émerger en vous le symbole. Écoutez le symbole avec tous vos sens : vision, toucher, odorat, goût, ouïe. Que vous inspire-t-il ou vous dit-il ? Laissez-vous guider par ce symbole. Suivez son mouvement et voyez où il vous emmène. Comment vous sentez-vous ?
    Ex. Une porte. Je la vois toute petite, étroite, en bois rugueux, teintée en chêne. Elle me dit : ouvre- moi. Je la franchis : j’arrive dans une grande prairie au soleil. Il fait frais et bon, je respire.



  • Ouvrez les yeux et notez ce qui vous est venu.


  • Faites le lien avec votre problématique. Comment cette visualisation peut-elle éclairer la problématique ? Notez les associations. 
    Ex. La crise était une porte vers la liberté. Ai-je utilisé cette porte ? Et comment ?



  • Tirer la leçon de cette visualisation. 
    Ex. Une crise est aussi une opportunité d’utiliser ma capacité d’autonomie et de liberté.
    (Protocole élaboré par Tan Nguyen, directeur du Centre Source, École française de psychosynthèse)





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DÉCOUVREZ VOTRE RICHESSE
Vous avez grandi en vous adaptant, en essayant de rentrer dans un moule préétabli ou en vous conformant aux attentes de votre entourage. La révolution consiste à renverser ce fonctionnement. Désormais, le monde qui va s’adapter à vous ! Vous allez choisir ce qui vous convient. Au lieu de vouloir rentrer dans des habits trop étroits ou trop évasés, trop olé olé ou trop stricts, vous pouvez désirer trouver ceux qui vous épousent le plus parfaitement possible. C’est autour du meilleur de vous-même qu’il vous faut construire votre vie. Le changement sera d’adapter le monde à ce qu’il y a de plus beau, plus talentueux et plus merveilleux en vous. La richesse, c’est vous. Pour cela, il va falloir changer tout le reste : votre regard sur vous-même, vos jugements, vos désirs, vos pensées (vous êtes bien plus que tout ça !) et tout ce qui ne correspond pas à vos qualités, valeurs et aspirations profondes dans votre vie.
EXERCICE

Pour cet exercice, offrez-vous un moment de pause et de silence dédié à vous-même. Facile à dire, mais être avec soi est souvent la décision la plus difficile à prendre. Sentez votre choix et votre envie de vous révéler à vous-même et au monde. Tout changement ne peut venir que du plus profond de soi. Prêt/e ? Allez-y !





  • Pensez à un moment génial, dans lequel vous vous êtes senti/e bien, heureux/se, en pleine possession de vous-même. Ne chercher pas dans votre tête, laissez votre inconscient choisir le souvenir adéquat. Une fois identifié, notez toutes les impressions et ce qui vous a permis de vivre ce moment de grâce : décrivez le lieu, la lumière, les couleurs, les sensations, les personnes présentes, les gestes et mots, les odeurs, le goût qui émane de cette expérience… Prenez conscience de ce que vous avez ressenti à ce moment-là : aussi bien les sentiments que ce qui se dégageait de vous. Notez les qualités et les nuances de l’énergie que vous pouviez capter à cet instant précis. Puis notez les pensées que vous avez eu quand vous vous sentiez si bien, écrivez vos envies, vos élans… Amusez-vous à décrire la personne que vous étiez dans ce souvenir comme si celle-ci était un personnage de roman ou de cinéma.


  • Pour compléter l’exercice, je vous propose de vous prendre en photo. Pensez au souvenir choisi, revivez-le et photographiez-vous. Cette photo ne doit pas être parfaite : elle peut être floue, pas cadrée comme vous en avez l’habitude… peu importe. Appuyez autant de fois que vous le voulez. Changez de tenue (trouvez les habits qui illustrent ce moment ou déshabillez-vous et montrez votre peau), amusez-vous, jouez, appuyez, bougez, appuyez, souriez, riez… jusqu’à avoir une ou plusieurs photos de vous qui reflètent l’énergie ressentie. Ne supprimez que celles où vous ne vous plaisez absolument pas. Puis laissez-les “reposer” quelques jours. Plus tard vous choisirez celles qui vous surprennent et vous inspirent le plus : imprimez-les et collez-les dans le cahier.


  • Vous pouvez refaire cet exercice autant de fois que vous le souhaitez, en évoquant différents moments. Les expériences positives révèlent vos qualités et ressources essentielles. Elles contiennent également les critères nécessaires à votre épanouissement. C’est à partir de la personnalité exprimée dans les moments heureux qu’il est possible de vous reconstruire harmonieusement : celle-ci est votre point de référence, la ligne d’horizon qui permet de garder le cap.


  • Pour vous aider, imprimez la fiche et la liste des qualités.




    
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RÊVEZ EN GRAND POUR VOUS RÉALISER
Quittez la suractivité pour vous relâcher : c’est le moment idéal pour vous réinventer. Pour cela, il va falloir lâcher les idées obsédantes (trouver l’homme/la femme/le job de ma vie, fonder une famille, gagner plus d’argent, déménager, ranger, etc) et être à l’écoute des murmures de votre cœur. La révolution consiste à accueillir les désirs de la personne tapie au fond de vous-même : le héros ou l’héroïne muselé/e. Le rêveur est un créateur qui a besoin de rêves à la mesure de son potentiel. Sachez-le : pour viser juste, il faut viser plus haut !
Dans un film, un assistant recueille un homme perdu, qui erre dans les rues et vient de faire une overdose. Il lui donne un médicament et lui dit : “Ferme les yeux et imagine ta vie idéale.” L’homme répond : «J’aimerais me réveiller le matin défoncé et me coucher le soir tout aussi défoncé». 
– Oui, c’est ça ce que tu aimerais, être défoncé toute la journée. Imagine que ce soit possible sans prendre d’héroïne… 
– Je n’y arriverai pas.
L’assistant lui demande son prénom : “Pedro”.
– Pedro n’y arrivera pas. Mais donne-moi le prénom de quelqu’un qui y arriverait. 
– “Blade”… répond Pedro en souriant.
– Viens avec moi, Blade. On va réaliser ta vie idéale.
EXERCICE

Laissez-vous guidé/e par une voix intérieure et profonde, en acceptant de rencontrer l’inconnu. Prenez le temps de vous détendre, de vous poser dans un endroit propice à la rêverie, à l’abri des interruptions. Vous n’avez peut-être pas l’habitude de vous laisser rêver : il suffit d’être à l’écoute de votre respiration, de détendre tous vos muscles, de laisser votre corps guider vos mouvements ou votre position. Vous pouvez rêver en courant ou en vous allongeant sur un lit, en marchant ou en dansant avec la musique qui vous inspire : à vous de trouver l’endroit qui vous fait du bien pour vous retrouver. Car ceci est un moment très important, un rendez-vous avec vous-même à graver dans le marbre.




  • Laissez votre imagination et intuition vous guider, votre esprit vagabonder. Qu’a besoin de vivre le héros ou l’héroïne dans votre roman ? Connecté/e à l’élan vital qui vous anime, que cherchez-vous à vivre absolument ? À travers toutes les différentes expériences récentes, quel chemin se dégage ? Qu’avez-vous besoin de lâcher et quelle nécessité s’impose à vous ?


  • Sans tenter à répondre à ces questions de façon rationnelle, laissez-les résonner en vous. Ne cherchez pas de réponse, mais voyez où ces interrogations vous mènent. Acceptez d’être guidé par une main extérieure qui veut vous montrer quelque chose que vous ne voyez pas.


  • Le mouvement peut aider. Quand le corps bouge, les pensées et l’esprit se meuvent également. Dansez. Dessinez. Écrivez. Respirez. Faites un tour dans le jardin, jouez avec le chien et revenez. Les réponses sont en vous, mais seul l’esprit complètement libre peut les cueillir. Sentez que vous pouvez vous faire confiance et donnez à votre imagination créative le pouvoir de diriger vos visions. Une seule consigne : notez tout ce qui vient, aussi futile ou absurde que cela paraisse ! À chaque vision, allez le plus loin possible. Poussez-la à bout pour faire tomber vos résistances. Il n’y a rien de plus impossible que d’imaginer l’impossible. Alors osez l’impossible. Soyez courageux/se et demandez-vous : qu’est-ce qui serait encore meilleur ou plus osé ? Mettez-y du cœur.


  • Quand vous aurez atteint le meilleur du meilleur, vivez-le ! Sentez dans votre corps comment c’est de vivre ce qui vous semble être un pan de vie idéale. Vivez-le à fond comme si vous y étiez : visualisez, sentez, ressentez dans les moindres détails, avec vos cinq sens. Mettez-vous à l’écoute de vos sentiments, goutez-les, savourez-les. Ce sont ces sentiments-là que vous avez besoin de vivre, ici et maintenant.


  • Pour finir, donnez un prénom à la personne capable de vivre et réaliser vos visions.


  • Imprimez la fiche et remplissez les cases avec vos différentes visions et les sentiments qui les accompagnent.





Quelles que soient vos visions, ne cherchez pas à les réaliser maintenant (la réalisation, c’est pour plus tard). Prenez le temps de les intégrer par le ressenti et les sentiments. Vos visions sont porteuses de vos désirs. La dernière question à laquelle vous puissiez répondre actuellement, c’est : Comment ?”. Comment faire pour y arriver ? La loi du désir est la suivante : sentir son désir, accepter et dire oui à ce désir. Ensuite le désir trouve son chemin.
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IDENTIFIEZ VOS DÉSIRS
C’est le moment de pointer un besoin essentiel : vous reconnectez à votre désir. Désir y es-tu ? Que fais-tu ? Entends-tu ?… Conditionné/e par les croyances qui engendrent la frustration, vous avez été façonné/e pour survivre et non pour être heureux/se. La révolution consiste à oser affirmer haut et fort : “Mon nouveau cadre sera celui de mon désir !”. Si vous avez grandi en entendant à maintes reprises : “On ne fait pas ce qu’on veut dans la vie”, il n’y a rien de plus renversant que d’imaginer pouvoir construire votre vie à partir de votre désir. Pour booster vos réalisations, voici les trois lois du désir.
DÉSIR ≠ BESOIN
Tout d’abord, deux notions à différencier : besoin et désir. Le besoin prend sa source dans votre vécu archaïque et tend à la recherche de sécurité ou d’expansion. Pour sentir ce dont vous avez besoin, vous pouvez accueillir les états d’âme qui traînent en toile de fond et répondre à ces questions : De quoi ai-je besoin ? Comment me sentirais-je si mes besoins étaient satisfaits ? Que me procure le besoin comblé ? Identifiez vos besoins (il y en a parfois plusieurs) grâce à la liste des besoins. Quand un besoin est identifié ou satisfait, il n’est plus une priorité. Si vous partez du besoin comblé ou de votre état satisfait, vous pouvez transformer le besoin en désir en passant à une autre dimension, celle de l’imagination active et du jeu. Voir exercice n°3 ci-dessous.
QUEL EST MON DÉSIR ?
Votre désir, lui, n’est pas forcément en rapport avec votre besoin. Il est le mouvement spontané, donc changeant, de l’adulte libre et créateur que vous êtes. Le désir naît du vide quand vous lâchez le contrôle. Car vous redevenez créateur/trice de votre vie au moment même où vous acceptez l’anti-contrôle et la dimension du jeu. En étant réceptif/ve, ouvert/e, connecté/e aux autres et au monde, vous serez inspiré/e. Le désir est lié à l’intuition et peut rebondir sur un mot, une image ou une musique, une rencontre ou un évènement qui peut sembler anodin mais marquant et porteur de sens pour vous. Imaginez-vous au volant d’une voiture sur une route qui vous est réservée : vous seul/e êtes capable de lire et comprendre la portée des signaux et panneaux qui jalonnent cette route pour choisir quel chemin suivre. Le moteur, c’est votre désir.
LOI DU DÉSIR N°1
LE DÉSIR A UNE DIMENSION SYMBOLIQUE : JE DÉSIRE CE QUI A UN SENS POUR MOI
Chaque fois qu’il y a désir, il y a empêchement. Les émotions archaïques, croyances et angoisses remontent. Comme lorsque vous cherchez à répondre à la question : Comment ? Comment vais-je faire pour y arriver ? Je ne vais pas pouvoir, je ne serai pas à la hauteur… Le stress revient. Vous vous contractez et ne pouvez recevoir les réponses qui viennent de votre environnement. Vous vous coupez de l’état naturel qui est la satisfaction des besoins ! Par exemple, vous désirez faire une rencontre et ce besoin correspond à un mouvement, une ouverture. L’environnement y répond, sauf si vous restez fixé/e sur un imaginaire venu du passé, à savoir une personne comme-ci et comme-ça ou une représentation figée : vous nourrissez votre frustration. Pour pouvoir recevoir, il faut être en état de repos et d’ouverture. Alors accueillez ces vieux fantômes que sont le stress de survie et les croyances, remerciez-les pour leurs bons et loyaux services, puis sentez votre désir. La réalisation suivra naturellement.
LOI DU DÉSIR N°2
ÉCOUTER, SENTIR SON DÉSIR… ENSUITE LE DÉSIR TROUVE SON CHEMIN
Bonne nouvelle : le désir n’obéit à aucune justification. Le désir est le mouvement libre et joyeux de l’adulte que vous êtes aujourd’hui, amené à se concrétiser et se manifester en fonction de vos choix.
LOI DU DÉSIR N°3
LE DÉSIR NE SE JUSTIFIE PAS : JE FAIS ÇA PARCE QUE C’EST MON DÉSIR
VISUALISATION LA PRAIRIE DU DÉSIR

Pour vous guider, voici un de mes outils préférés, une visualisation nommée La prairie du désir. La visualisation n’est pas un exercice gratuit : elle fait appel à votre imagination et est connectée à votre mouvement. Chaque fois qu’un projet qui vous tient à cœur se réalise, même en imagination, vous en faites une véritable expérience et c’est tout votre être qui est touché… C’est parti : installez-vous confortablement dans un endroit tranquille et laissez-vous guider.





  • Imaginez de quoi vous avez besoin dans votre vie… Écoutez et répondez : De quoi ai-je besoin ? Prenez le temps de noter ce qui vous vient, gardez en tête le besoin qui s’impose, puis fermez les yeux. Respirez tranquillement.


  • Imaginez maintenant que vous êtes dans la nature, dans une prairie imaginaire. Visualisez-là dans les moindres détails en acceptant de ne pas chercher à contrôler ce qui vous vient et en faisant confiance à votre imagination. Cette prairie va vous aider à écouter au mieux votre besoin et à le réaliser. Vous vous y promenez à votre rythme. Cheminez et posez des questions, car c’est la prairie qui vous guide. Laissez les images et les sensations venir au fur et à mesure que vous cheminez. À chaque question, laissez la prairie et le paysage se transformer pour y répondre. Imaginez que vous avancez pris dans un mouvement, comme si vous suiviez une balle. Vous êtes cette balle qui avance et reçoit les réponses de la nature environnante. Quand vous serez rassasié/e et satisfait/e des ressources de la prairie, quittez-la et ouvrez les yeux. Qu’en est-il maintenant de votre besoin initial ? A-t-il changé, évolué ou est-il confirmé? Quel est le sentiment présent ? Quel image ou symbole gardez-vous de ce voyage ? Quel désir a émergé ? Respirez dans cette envie pour vous permettre de sentir votre désir et de vous appuyer sur cette énergie motrice.


  • Complétez la fiche sur les désirs et besoins. Identifiez vos besoins grâce à la liste fournie.




  
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RETROUVEZ LA LIBERTÉ DE CHOIX
La puissance vient de la liberté de choix. Pour avancer, vous avez besoin de vous libérer de certains schémas, qui dirigent votre vie de façon mécanique, grâce à la prise de conscience qui permet la désidentification. Se désidentifier signifie prendre de la distance et se décoller du scénario inconscient, qui s’accompagne souvent d’un sentiment d’impuissance : je ne peux pas faire autrement, je suis comme ça… L’impuissance est l’idée que vous vous faites parfois de vous-même, avec vos limites ou incapacités : je ne suis pas capable de, je ne peux pas… La puissance vient de votre énergie vitale, vos désirs, réussites et qualités essentielles : j’ai envie de, je veux… (voir le premier exercice La richesse, c’est vous ! ici) Quand vous vous lancez dans un projet, demandez-vous : est-ce que j’envisage ce projet à partir de ma puissance ou de mon impuissance ?
Un ami m’a parlé d’une série, Fringe, dans laquelle les personnages vivent à la fois dans la vie réelle telle que nous la connaissons et en même temps dans une deuxième dimension : il s’agit d’une vie parallèle dans laquelle chaque personnage a fait des choix différents et la vie s’y déroule autrement. Inspirée par la force de la deuxième dimension, je vous propose une visualisation qui vous permet de récupérer le potentiel endormi à partir des choix effectués dans votre vie. “Chaque être humain recèle en lui tout le potentiel pour réaliser ses rêves et ses objectifs les plus ambitieux” , dixit Henri Suso…
VISUALISATION “FRINGE” OU LA DEUXIÈME DIMENSION





  • Pensez à votre vie et à tous les choix que vous avez fait, aussi bien dans vos études ou votre travail que dans votre vie relationnelle, sentimentale et familiale. Laissez ressurgir tout ce à quoi vous avez dit non : ce sont parfois des choix sur lesquels vous vous interrogez, des propositions refusées ou des regrets. Insistez également sur ce que vous avez accepté et qui vous pèse. Dessinez la ligne de votre vie et marquez d’une croix chaque choix ou croisement. Puis, à partir de chaque croix, imaginez quelle aurait été votre vie si vous aviez fait un autre choix.


  • Quand vous partez sur une nouvelle trajectoire, faites confiance à votre imagination et aux images qui vous viennent. 
Quels sentiments procurent ces autres possibilités de vie ? La prise de conscience peut être douloureuse mais est toujours libératrice. Autorisez-vous à accueillir ces émotions sans les juger.


  • Puis sentez quelle dynamique émerge de vos choix. Quel scénario ou injonction inconsciente, en quelques mots, guide vos décisions et dessine votre ligne de vie ?


  • Voici 4 dynamiques qui peuvent vous aider à déterminer le plan inconscient :
    • adapté passif : je me soumets sans broncher au chemin que d’autres ont tracé pour moi
,
    • adapté actif : je m’adapte en modelant mon chemin (je fais mes propres choix, je dis oui ou non)
,
    • rebelle passif : je sors du cadre sans en assumer vraiment les conséquences
,
    • rebelle actif : je sors du cadre et de la norme en assumant complètement mes choix
.







  • Terminez l’exercice en sentant quelle dynamique active (!) serait la plus adaptée aujourd’hui pour réorientez vos désirs ?


  • Pour vous aider, imprimez la fiche 1 et la fiche 2.





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NAVIGUEZ SUR L’OCÉAN DES ÉMOTIONS
Contrôler l’incontrôlable, est-ce possible ? Les émotions sont comme la mer, difficiles à maîtriser, se manifestant souvent à votre insu : rougeurs, tremblements, larmes irrépressibles, sensations diffuses, tensions violentes… Elles colorent votre vécu, dévoilent ce qui se passe dans les profondeurs de votre inconscient et vous mettent à nu. Les émotions font parfois mal et bousculent : plus vous résistez, plus elles s’acharnent et se rigidifient. Vous touchez là votre vulnérabilité et humanité (“humus », la terre !). Changer de regard sur vous-même passe par sortir du jugement négatif posé sur un grand nombre de vos ressentis. 
La révolution consiste à prendre soin de vos émotions pour devenir libre et responsable de vos choix. Apprenez à naviguer sur l’océan des émotions pour bien diriger votre barque. Quand vous laissez couler vos sentiments, vous vous coulez dans l’énergie du monde.
IDENTIFIEZ-LES
Avez-vous l’habitude d’être à l’écoute de vos sentiments ou bien les refoulez-vous ? Est-ce que certaines émotions sont interdites ou particulièrement gênantes ? Quatre grandes émotions font tanguer votre vie : joie, tristesse, colère, peur. Ces précieux indicateurs de votre état d’esprit ainsi que du lien que vous tissez avec les autres et le monde vous indiquent le chemin. Alors prenez le temps de repérer l’émotion qui pointe son nez. Nommez le sentiment et ressentez comment il se manifeste dans votre corps. Restez au plus proche de la sensation qui agit à l’intérieur de vous-même et lâchez tout jugement. Dites-le, écrivez-le : Je me sens… C’est votre sentiment. Ce n’est pas vous. Si vous avez l’habitude de dire, par exemple : “Je suis frustré”, ne vous étonnez pas si quelqu’un un jour vous répond : “Bonjour Frustré, je suis Bertrand”. Ressentir permet d’être en contact avec les autres et le monde. Quand les sentiments deviennent conscients, ils ouvrent la structure mentale : l’échange redevient fluide et vivant. Aidez-vous de la la liste des sentiments.
DÉCHARGEZ
Quand les émotions vous envahissent, il faut décharger le trop plein pour reconnecter avec l’énergie vitale. Extériorisez la joie en riant, en la partageant avec les autres. Déversez la tristesse en pleurant. Expulsez la colère en hurlant, tapant, cognant, tordant (un objet symbolique et sans danger) ou en écrivant une lettre d’insulte qui ne sera pas envoyée. Relâchez la peur en la mimant avec exagération. Imaginez des stratagèmes vivants qui exploitent et libèrent l’énergie contenue : trouvez-vous un endroit tranquille et n’ayez pas peur du ridicule. Les émotions sont des supports pour créer des croyances positives et motivantes : en vidant les tensions, vous pourrez sentir votre présence et laisser émerger un espace de plénitude ou sérénité. Car, quand il y décharge : la joie devient euphorie et optimisme réel, la colère reconnecte à la vitalité et au dynamisme, la tristesse fait place à la paix et à la détente, la peur se transforme en sécurité et tranquillité. À l’opposé, quand il y n’y a pas de décharge : la joie sème inquiétude, culpabilité et douleur, la colère somatise ou déclenche une violence froide et des accès de rage, la tristesse se répand en mélancolie et dépression, la peur devient angoisse et panique.
EXERCICE




  • Pensez à une émotion qui vous submerge fréquemment ou rappelez-vous une situation délicate émotionnellement. Prenez le temps de vous remémorer et de revivre l’expérience. Qu’avez-vous ressenti ? Quel sentiment était présent ? Laissez remonter les pensées ou jugements qui vous ont assailli/e. De quoi aviez-vous besoin à ce moment-là ?



  • Imaginez un personnage réel ou imaginaire, une figure archétypale, qui pourrait remplir ce besoin ou vous apporter ce qui vous fait défaut. Visualisez cette personne. Que dégage-t-elle ? Quelles sont les qualités qui permettent de répondre à votre besoin ? Sentez ces qualités en vous. Imaginez que vous incarnez maintenant ce personnage. Respirez. Ressentez ce que ça fait de ne plus avoir peur de votre jugement, car vous pouvez faire appel à ce personnage à chaque fois que vous en avez besoin. Vous avez en vous ces qualités. Sentez votre choix de garder ces qualités présentes en vous et de relâcher le jugement.


  • Utilisez cette fiche à imprimer pour mettre en scène vos émotions et qualités-ressources.





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ORIENTEZ VOTRE VOLONTÉ
Redevenez acteur de votre vie et concrétisez. Pour mettre en action vos désirs ou les réorienter, vous utilisez un muscle peu ou mal connu : la volonté. À quel mots associez-vous la volonté ? La volonté est la baguette magique qui permet à un vœu de devenir réalité. La révolution consiste à exercer ce merveilleux muscle qui booste votre confiance et image de soi. La volonté vous permet d’accorder vos aspirations intimes et le monde qui vous entoure pour créer votre réalité. Comme un artiste, vous allez modeler la matière, vous frottez aux autres et ruser avec les contraintes pour créer votre œuvre. Car il s’agit d’utiliser toutes les ressources et qualités à votre disposition, de devenir suffisamment souple et flexible pour vous lovez dans les courbes des obstacles que vous rencontrerez. Sachez-le, chaque difficulté est un tremplin pour saisir une opportunité et développer votre merveilleuse volonté : courage, force, endurance, persévérance, résilience, patience, mais aussi ruse, coup de dé, bienveillance, collaboration, co-création, et tant d’autres aspects.
LE PREMIER PAS
C’est le premier pas qui compte et c’est parfois le plus difficile. Vous êtes face à un désir, tel une page blanche, et vous avez peur. Imaginez-vous arrivé/e. Imaginez votre but atteint ou le projet réalisé. Qu’est-ce qui a besoin d’être révélé ou affronté ? Quelle est la leçon, le message caché ? Sans doute imaginez-vous une montagne infranchissable ? Vous contemplez la montagne et restez figé/e devant l’obstacle. Allez-vous revoir votre projet à la baisse ? Comme cette personne qui durant un voyage voit dans une vitrine un bijou magnifique, absolument merveilleux, exactement fait pour elle… et très cher. Que feriez-vous à sa place ? Vous dites-vous : “Non, c’est trop cher, ce n’est pas pour moi, tant pis…” ? Et vous vous rabattez sur un bijou sans éclat mais abordable. Ou bien pensez-vous : “Ce bijou est fait pour moi, il me le faut !” ? Et vous repartez en France, travaillez et économisez pour revenir l’acheter. Vous êtes même prêt à le voler ou à user de tous les stratagèmes possibles pour arriver à l’obtenir… Rappelez-vous, le désir ne se justifie pas.
DÉCHARGEZ VOTRE MONTURE
Avant de partir, vous avez besoin de trier les affaires que vous emportez. Que gardez-vous, que jetez-vous ?
 Faites la liste de vos peurs et celle de vos ressources. Jetez un sort aux pensées et fidélités inconscientes qui vous retiennent (écrivez-les et brûlez-les, par exemple). Rechargez votre capital émotionnel et utilisez tout acte symbolique pour donner forme à vos décisions.
COMPOSEZ VOTRE DREAM TEAM

Pour réussir votre projet, vous avez besoin de votre équipe de cheerleaders ! Pensez aux personnes qui vous soutiennent dans votre projet ou vous aiment quoi que vous fassiez, à celles qui peuvent vous aider ou que vous aimeriez rencontrer. Faites le portrait robot de l’aide que vous attendez et partagez la nouvelle. Listez et composez votre dream team : le top du top des gens à fond avec vous ! Les autres, oubliez-les. Cela peut sembler rude mais, pour avancer, vous avez besoin de garder le cap sur vos priorités et d’éviter les “casseurs de projet”. Ce n’est pas un hasard si Athéna, déesse victorieuse, porte un casque : il la protège de tout ce qui peut la détourner de son objectif.
EXERCICE





  • Nommez votre désir ou projet : celui qui importe ici, maintenant. Prenez le temps de sentir votre motivation et tout ce qui vous donne l’élan d’y aller. Imaginez le premier pas ou la première action, facile (oui, facile !) que vous pouvez faire tout de suite. Pensez à cette première marche aisée à franchir. Puis imaginez les différentes étapes de votre projet jusqu’au sommet. Comme si vous vous apprétiez à escalader une montagne, établissez vos différents campements de base et plantez-y un drapeau. Au fur et à mesure que votre projet avance, affinez votre objectif. Définissez clairement ce vers quoi vous tendez.


  • Maintenant, avec le même projet ou désir, refaites l’ascension et imaginez un autre parcours, en vous mettant par exemple dans le peau de quelqu’un d’autre. Quel serait le plan d’une personne que vous admirez ? Ou bien renversez la montagne et faites le chemin inverse. Imaginez toutes les options possibles et refaites l’exercice autant de fois que vous le souhaitez pour avoir une vision claire de votre objectif.



  • Aidez-vous du fichier à télécharger ici.





CÉLÉBREZ !
Vous pensez peut-être qu’une fois ce projet ou désir réalisé, vous serez enfin vous-même ou pourrez enfin commencez à… Etc. N’oubliez pas : le voyage, c’est ici et maintenant. Vous donnez corps à votre être et projet à chaque pas que vous faites. Pour chaque étape franchie
, célébrez ! Marquez l’évènement et offrez-vous une pensée, un sourire, un cadeau, un moment festif comme vous aimez. Vous êtes en train de créer votre réalité.

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Re: La Boite à So Sure (dans le mille, doux, on s’emboîte mode Tétris)

Message par I am so sure le Sam 11 Fév 2017 - 11:33

Spoiler:

28-09-2015

VIVRE LE TEMPS DES QUESTIONS



Quand la réponse n’est pas là, il est dit de faire ami avec le temps. Inutile de précipiter le cours des évènements. Il s’agit alors de traverser le vide et l’inconfort en acceptant de ne ne pas savoir ou de ne rien comprendre. Les mots de Rainer Maria Rilke dans Lettres à un jeune poète donnent corps à cette sagesse : “Je voudrais vous prier, autant que je sais le faire, d’être patient en face de tout ce qui n’est pas résolu dans votre cœur. Efforcez-vous d’aimer vos questions elles-mêmes, chacune comme une pièce qui vous serait fermée, comme un livre écrit dans une langue étrangère. Ne cherchez pas pour le moment des réponses qui ne peuvent vous être apportées, parce que vous ne sauriez pas les mettre en pratique, les vivre. Et il s’agit précisément de tout vivre. Ne vivez pour l’instant que vos questions. Peut-être, simplement en les vivant, finirez-vous par entrer insensiblement, un jour, dans les réponses.”
Cet été, j’ai laissé les questions en suspend en m’inscrivant à un stage sur le thème du livre d’artiste, organisé par le studio de création artistique et textile Aphorisma qui se trouve dans les magnifiques terres toscanes. J’ai ainsi pu explorer, à l’aide du dessin, des crayons et de mon imagination, les méandres du vide ou des creux pour laisser émerger un inconnu.
Je partage ici quelques uns des dessins réalisés dans le splendide cadre du studio Aphorisma qui m’a permis de laisser libre cours à ma créativité en toute impunité, creusant les contours d’un imaginaire personnel et me laissant inspiré ici et là par les formes végétales et minérales qui m’entouraient. Quel bonheur que de pouvoir me consacrer corps et âme à une tâche libre et qui fait sens : voilà une bonne façon de passer le temps en attendant de trouver les questions et réponses justes qui finissent par surgir avec d’autant plus de vérité que l’on prend soin de son présent.
http://vaninagallo.com/vivre-les-questions/
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Re: La Boite à So Sure (dans le mille, doux, on s’emboîte mode Tétris)

Message par I am so sure le Sam 11 Fév 2017 - 13:04

Variations sur pseudo non anonyme ?

Spoiler:



Paroles de L'ouïe, l'ouïe


Lutin Bleu

Traverse Dans Les Clous
ALBUM





Aaah

On joue à touche touche
On se palpe comme des poulpes
Je tâtonne et ça t'étonne
La tactique est très tactile

Aaah Oui oui oui

On se goute goutte à goutte
Je déguste et tu dégustes
Savourer vaincu
C'est le taste taste taste taste

Aaah Oui oui oui

Mais quand le soir je te titille l'oreille
Toi tu m'ouïes
Et quand tu me susurres des mots d'amour
Moi aussi j'ouïe

Et quand le soir je te titille l'oreille
Toi tu m'ouïes
Et quand tu me susurres des mots d'amour
Moi aussi j'ouïe

Tu exhales et je hume
Ton parfum qui me consume
Et qui effleure mon flair
Qui effleure mon flair
De l'amour en odorama
Mour en odorama

Aaah Oui oui oui

La vue est imprenable
La vue imprenable
On se matte et c'est bath
On se matte et c'est bath
Un d'tes regards et je biche
Biche
A ta vue je voyeurise

Aaah Oui oui oui

Mais quand le soir je te titille l'oreille
Toi tu m'ouïes
Et quand tu me susurres des mots d'amour
Moi aussi j'ouïe

Et quand le soir je te titille l'oreille
Toi tu m'ouïes
Et quand tu me susurres des mots d'amour
Moi aussi j'ouïe

Aah
Ouii
Ouii
Ouii
Ouii

On s'explore par tous les sens
Tous les sens oh oui oh oui
Mais celui qui a ma préférence
C'est l'ouïe

Quand le soir je te titille l'oreille
Toi tu m'ouïes
Et quand tu me susurres des mots d'amour
Moi aussi j'ouïe

Quand le soir je te titille l'oreille
Toi tu m'ouïes
Et quand tu me susurres des mots d'amour
Moi aussi j'ouïe

Quand le soir je te titille l'oreille
Toi tu m'ouïes
Et quand tu me susurres des mots d'amour
Moi aussi j'ouïe

Quand le soir je te titille l'oreille
Toi tu m'ouïes
Et quand tu me susurres des mots d'amour
Moi aussi j'ouïe

Quand le soir je te titille l'oreille
Toi tu m'ouïes
Et quand tu me susurres des mots d'amour
Moi aussi j'ouïe

Oui oui oui oui !

https://greatsong.net/PAROLES-LUTIN-BLEU,LOUIE-LOUIE,103507375.html



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Re: La Boite à So Sure (dans le mille, doux, on s’emboîte mode Tétris)

Message par I am so sure le Sam 11 Fév 2017 - 13:08

Spoiler:





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Re: La Boite à So Sure (dans le mille, doux, on s’emboîte mode Tétris)

Message par I am so sure le Sam 11 Fév 2017 - 14:50

Spoiler:


Journal extime
 

Cet article est une ébauche concernant la littérature et lasociologie.

Vous pouvez partager vos connaissances en l’améliorant (comment ?) selon les recommandations des projets correspondants.

Journal extime est une œuvre publiée par Michel Tournier en 2002. L'expression est un néologisme forgé par l'auteur1. En opposition au journal intime, un journal extime sonde l'intimité non pas de l'auteur, mais du territoire qui lui est extérieur2. Cette écriture a une double portée : littéraire et sociologique.

Sommaire




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  • 1Concept

    • 1.1Définition
    • 1.2L'aspect sociologique


  • 2Bibliographie

    • 2.1Journaux extimes
    • 2.2Textes critiques


  • 3Notes et références
  • 4Article connexe



Concept[modifier | modifier le code]




Définition[modifier | modifier le code]





Dans la courte préface à son Journal extime3 publié en 2002, Michel Tournier établit une nette distinction entre l'intimité et l'extimité du genre diaristique.

Selon lui, si le journal intime représente « un repliement pleurnichard sur ″nos petits tas de misérables secrets″ », rejoignant ainsi un espace centré sur l'aveu et la confession, le journal extime est un « mouvement centrifuge de découverte et de conquêtes » qui donnerait naissance à une « écriture du dehors » poussant l'auteur à se laisser saisir par le monde alentour, puis à la retranscrire.

De fait, dans son Journal extime, Michel Tournier propose au lecteur une suite de courts paragraphes rédigés de manière journalière mais principalement composés d'événements extérieurs à sa personne : évolution de son jardin et du climat, personnalités croisées, entretien de sa maison, voyages effectués... L'écriture diaristique y est vécue comme une ouverture vers l'extérieur.

L'aspect sociologique[modifier | modifier le code]





On retrouve cette « écriture du dehors » chez Annie Ernaux, pour qui « on se découvre soi-même davantage en se projetant dans le monde extérieur que dans l'introspection du journal intime4 ».

Ses deux journaux extimes, Journal du dehors publié en 1993 et La Vie extérieure publié en 2000, s'inscrivent tous deux dans une démarche qui tend à « atteindre la réalité d'une époque au travers d'une collection d'instantanés de la vie collective5 ».

L'extimité du journal s'exprime ici par un « va et vient entre le dedans et le dehors » qui permet à Ernaux de saisir un passage du temps « qui n'est pas en nous » et qui vient « du dehors, des enfants qui grandissent, des voisins qui partent (...) des boulangeries qui ferment et qui sont remplacées par des auto-écoles ou des réparateurs de télés ». La saisie du contexte extérieur à l'auteur permet d'assimiler ce dernier à une sorte de « prisme sociologique », retranscrivant le monde et la population qui l'entoure :

« Aujourd'hui, pendant quelques minutes, j'ai essayé de voir tous les gens que je croisais, tous inconnus. Il me semblait que leur existence, par l'observation détaillée de leur personne, me devenait subitement très proche, comme si je les touchais6. »


Dès lors, à travers ses récits du quotidien, l'auteur mesure à quel point le monde le pénètre7.

Bibliographie[modifier | modifier le code]




Journaux extimes[modifier | modifier le code]




  • Marguerite Duras, Outside, Albin Michel, 1981.

    • rééd. P.O.L, 1984.



  • Marguerite Duras, Le Monde extérieur. Outside 2, P.O.L, 1993.
  • Annie Ernaux, Journal du dehors, Gallimard, 1993.
  • Annie Ernaux, La Vie extérieure, Gallimard, 2000.
  • Michel Tournier, Journal extime, La Musardine, 20028.


Textes critiques[modifier | modifier le code]




  • Pierre Bourdieu, Esquisse pour une auto-analyse, éd. Raisons d'agir, coll. « Cours et travaux », 2004.
  • Brahim Labari (dir.), Ce que le sociologie fait de la littérature et vice-versa, Publibook, coll. « Universitaire », 2014.
  • Christine Dupuit, « L'écriture biographique en sociologie », Enquête. Cahiers du CERCOM, n°5, 1989.
  • Annie Ernaux, « Avant propos », Journal du dehors, Gallimard, 1993.
  • Annie Ernaux, « Vers un je transpersonnel », RITM, Université Paris X, n°6, 1994.
  • Romain Giordan, « S'arracher au piège de l'individuel » : une étude du concept de transpersonnalité autobiographique chez Marguerite Duras, Annie Ernaux et Hervé Guibert, Mémoire de Master Littérature française, sous la direction de Jean-Louis Jeannelle, Université Paris IV-Sorbonne, 2009-2010.
  • Élise Hugueny-Léger, « Journaux intimes et extimes : pour un va-et-vient entre le dedans et le dehors », Annie Ernaux, une poétique de la transgression, Peter Lang, 2009.
  • Nouhad Mansouri, « L'intimité est le début de la trahison, l'intime trompe ou détrompe », Quid.ma, consulté le 20 août 2014.
  • Fabrice Thumerel (dir.), Annie Ernaux, un œuvre de l'entre-deux, Artois Presse Université, 2004.


Notes et références[modifier | modifier le code]







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Extimité








Des informations de cet article ou section devraient être mieux reliées aux sources mentionnées dans la bibliographie, sources ou liens externes (octobre 2015).

Améliorez sa vérifiabilité en les associant par des références à l'aide d'appels de notes.

Après Lacan, l’extimité, par opposition à l'intimité, est, tel qu'il a été défini par le psychiatre Serge Tisseron, le désir de rendre visibles certains aspects de soi jusque-là considérés comme relevant de l'intimité. Il est constitutif de la personne humaine et nécessaire à son développement psychique - notamment à une bonne image de soi. En cela, l'extimité doit être distinguée de l'exhibitionnisme qui est pathologique et répétitif, inscrit dans un rituel morbide.
Dans un sens différent mais tout aussi lié à Lacan, le mot "extime" peut être utilisé pour traduire le mot anglais uncanny, utilisé notamment pour décrire le concept de la vallée dérangeante.


Sommaire




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  • 1Histoire du concept
  • 2L'extimité d'après Jacques Lacan
  • 3L'extimité d'après Serge Tisseron

    • 3.1Extimité sur Internet


  • 4Voir aussi

    • 4.1Bibliographie
    • 4.2Articles connexes






Histoire du concept[modifier | modifier le code]




On trouve « extime » sous la plume d’Albert Thibaudet dans un article de La Nouvelle Revue Française daté du 1er juin 1923, « Lettres et journaux » : « M. Barrès, dans une interview récente, appelait sa Chronique de la Grande Guerre un Journal intime de la France. Quel singulier contresens ! Et comme ce journalisme, qui est de l’action, de l’action énergique, vivante et volontairement partiale, ressemble peu à un journal intime, acte d’intelligence, miroir de la clairvoyance au repos où l’homme s’arrête de vivre pour comprendre. Il faut des Maurras et il faut des Amiel, comme il faut des Barrès et il faut des Montaigne ; il faut aussi choisir entre les deux destinées, et la Chronique a tout de la première, rien de la seconde. C’est comme le journal de la France, tout ce qu’on peut imaginer de plus extime ». « Extime » désigne ce qui est tourné vers le dehors, en prise sur les événements extérieurs. C’est dans un sens analogue que Jean Echenoz utilise « extime » dans son premier roman, Le Méridien de Greenwich (1979). Il fait de Byron, son héros, un personnage « sans attache sensible, sans ancrage particulier. Ne s’attardant ni aux objets ni aux décors, il traversait l’espace avec une inattention sincère. Jamais il n’avait pu acquérir la notion de domiciliation, se mouler à l’impératif civique du lieu privé, intime, adhésif. […] Ainsi, à Paris, son bureau du boulevard Haussmann et son appartement de la rue Pétrarque, pôles rigoureux d’une quotidienneté binaire, lui étaient également familiers et étrangers, intimes autant qu’extimes, semblables en cela, par exemple, à une cabine d’ascenseur, à la salle d’attente d’un dentiste, ou à la terrasse d’un tabac du quai Voltaire ».
Le mot d’extimité est proposé par Jacques Lacan dans son séminaire XVI en 1969 (publié en 2006, page 249). Le mot est à l'époque surtout utilisé comme une traduction du unheimlich de Freud, et sert également à traduire le uncanny anglais, que l'on retrouve notamment dans le concept de vallée dérangeante.
Serge Tisseron le reprend en lui donnant une signification différente dans son ouvrage L’intimité surrexposée (éd. Ramsay, août 2001, réédition Hachette, 2003) consacré au phénomène « Loft Story ». Il prétend par là s’opposer au mot « exhibitionnisme » utilisé au sujet des lofteurs, qui lui parait inadéquat.
Le mot entre rapidement dans le langage courant. Michel Tournier publie un « Journal extime » en 2002.

L'extimité d'après Jacques Lacan[modifier | modifier le code]





Cette section est vide, insuffisamment détaillée ou incomplète. Votre aide est la bienvenue !

L'extimité d'après Serge Tisseron[modifier | modifier le code]




Voici ce qu’en écrit Serge Tisseron en 2001 : « Je propose d'appeler "extimité" le mouvement qui pousse chacun à mettre en avant une partie de sa vie intime, autant physique que psychique. Ce mouvement est longtemps passé inaperçu bien qu’il soit essentiel à l'être humain. Il consiste dans le désir de communiquer sur son monde intérieur. Mais ce mouvement serait incompréhensible s'il ne s'agissait que "d'exprimer". Si les gens veulent extérioriser certains éléments de leur vie, c'est pour mieux se les approprier en les intériorisant sur un autre mode grâce aux échanges qu’ils suscitent avec leurs proches. L'expression du soi intime - que nous avons désigné sous le nom "d'extimité" - entre ainsi au service de la création d'une intimité plus riche. Cette opération nécessite deux postures psychiques successives. Tout d’abord, il nous faut pouvoir croire que notre interlocuteur partage le même système de valeurs que nous. (…) Autrement dit, (…) il nous faut d'abord identifier cet autre à nous-mêmes. Mais, sitôt la dynamique de l'extériorisation de l’intimité engagée, l'interlocuteur qui nous renvoie quelque chose n'est plus un double de nous-mêmes. Pour accepter son point de vue et commencer à nous en enrichir, il nous faut maintenant nous identifier à lui. Ce mouvement a toujours existé. (Il est réalisé) à la fois avec des gestes, des mots et des images. Ces constructions ne sont pas forcément conscientes ni volontaires. Elles relèvent d'une sorte "d'instinct" qui est le moteur de l'existence, aussi bien du point de vue psychique individuel que des liens sociaux. En revanche, ce mouvement a longtemps été étouffé par les conventions et les apprentissages. Ce qui est nouveau, ce n'est pas son existence, ni même son exacerbation, c’est sa revendication et, plus encore, la reconnaissance des formes multiples qu'il prend. (…)Les pratiques par lesquelles le soi intime est mis en scène dans la vie quotidienne ne revêt pas une seule forme, mais trois : verbale, imagée et corporelle. » (L’intimité surexposée)
Cette définition a été précisée depuis par le même auteur : intimité et extimité sont inséparables d’un troisième terme, l’estime de soi. Celle-ci a d’abord besoin d’un espace d’intimité pour se construire. Mais l’intimité de chacun lui devient vite ennuyeuse s’il ne peut la partager avec personne. La construction de l’estime de soi passe donc ensuite par la mise en jeu du désir d’extimité. Désir d’intimité et désir d’extimité sont la systole et la diastole de la construction de l’estime de soi et de l’identité.
La prise en compte du désir d'extimité et de ses manifestations a deux conséquences importantes.
Tout d’abord, elle oblige à distinguer dans l’intimité deux aspects qui étaient traditionnellement confondus : l’intime, qui est ce qui est non partageable parce que trop peu clair à soi- même (c’est ce qu’on appelle aussi « l’intériorité ») ; et l’intimité, qui a suffisamment pris forme pour chacun d'entre nous pour qu'il soit possible de le proposer à autrui dans une démarche d’extimité. Le désir d'extimité affecte l'intimité, mais pas l'intime. Du coup, le rapport du sujet au monde ne se définit plus par trois dimensions: son rapport à la sphère intime, à la sphère privée et à la sphère publique, mais par quatre: son rapport à l'intime, à l'intimité, au privé et au public. Le désir d'extimité peut faire passer l'intimité vers la sphère privée (le cercle des proches), puis vers la sphère publique; ou bien court-circuiter la sphère privée en investissant d'emblée la sphère publique. C'est ce qui se passe avec l'utilisation d'Internet.
Ensuite, la notion d’extimité est inséparable de celle d’identités multiples. Plus la possibilité d’avoir plusieurs identités est importante, et plus le fait d’en rendre les diverses facettes visibles pour savoir dans laquelle s’engager est important, notamment à l'adolescence.




Relation entre extimité, intimité, et estime de soi


Extimité sur Internet[modifier | modifier le code]




Les blogs - en particulier adolescents - et les réseaux sociaux sur Internet – comme Facebook, Instagram ou Myspace – reconfigurent le rapport entre extimité et intimité et peuvent ainsi poser problème. Le désir d’extimité ne se révèle que si le désir d’intimité est satisfait. Si l’intimité de chacun n’est pas assurée comme il le souhaite dans les nouveaux réseaux, le désir d’extimité qui s’y manifeste sera mis en veilleuse. C’est pourquoi la possibilité d’effacer des données personnelles après une période qui reste à fixer pourrait être, à terme, la condition de la survie des réseaux.

Voir aussi[modifier | modifier le code]




Bibliographie[modifier | modifier le code]





  • Jacques Lacan, séminaire XVI, éditions du Seuil, 2006
  • Serge Tisseron, L'intimité surexposée, 2001, Ramsay, (rééd Hachette, 2003).
  • Serge Tisseron, Virtuel, mon amour : penser, aimer et souffrir à l'ère des nouvelles technologies, Albin Michel, 2010
  • Georges Teyssot, « Fenêtres et écrans : entre intimité et extimité [archive] », Revue Appareil, 2009
  • Patrick Baudry, Claude Sorbets, André Vitalis (2002), La vie privée à l'heure des médias, eds. Pessac, Presses universitaires de Bordeaux, 2002
  • Gérard Wajcman, Fenêtre : chroniques du regard et de l'intime, Lagrasse : Verdier, p. 19-21, 35, 2004



Articles connexes[modifier | modifier le code]





  • Journal extime
  • Intimité


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Re: La Boite à So Sure (dans le mille, doux, on s’emboîte mode Tétris)

Message par I am so sure le Sam 11 Fév 2017 - 15:15

Spoiler:
Ah ben oui ben alors là si je fais de la synchro de la couille dans les bons potages ! Il aurait phallus commencer par me parler de ce que je navet pas lusse. tu mets des navets toi dans le potage ? donc tu ne peux pas voir la "couille dans le potage". Comme y'en a qui ont déjà joué du Tétris avec les nuages, je comprends mieux mes tressaut de puces et en arrière et en re bounce . Jeannineuh vous m'annulez les rendez vous sur euh les dix prochaines années ? on a du lourd en arrivée et vous me contactez les "déménageurs bretons", on va changer de nom, on va mettre "déménageurs paons" comme ça on va s'habituer à changer de roues en un Wink et l'académie française aussi : on ne dira plus : "entrer en zone de turbulences parfois" mais en "en mode turbulée". Ah ben oui je sais, on avait plus de temps avant pour le café et l'analyse de fonds en comble de la touillette mais depuis le petit briefing "décalage" en 2013, ça décale encore donc on va essayer de plutôt se caler tout de suite deux murs comme ça on verra mieux ce qu'on murmure aux oreilles des cheveux quoi, le dossier "proscratination" ? ah ben là on laisse tomber, on va mettre un moment à y revenir, ah ben oui il faut ranger les couilles dans le potage, soyons con crets et réalistes, y'a du foutu... et plein de nouvelles choses à foutre. Coquilles vides, coquilles pleines et coquillettes, alouette. Les maux de crâne ? ah ça non du coup dossiers bouclés de lui même comme par magie. Allez on s'en fout, on prendra des Maltersers à défaut des aka selles there, on en est plus à inventer des mots, faut inventer des dicos. Comment ça Jeannineuh est partie y'a six mois, vous c'est Alphonsine ? Je t'en foutrais de la forte personnalité, je reste en mode couche couche panier comme avant et j'essuie mes papattes avant d'entrée ! non parce qu'on rigole mais bon dès que ça pleut plus dans la rigole, je voudrais bien sortir moi, en waouf ou en miaou mais sortir ! je faisais ça avant d'être enfermée dehors par dedans. Qui qui m'a changé les hommes ? J'ai dormi longtemps ? Ca m'a semblé court pourtant, à peine un battement de paupières et encore pas démaquillée Razz Wink cat
Spoiler:


Lintime « nest ni un concept ni une notion théorique, cest un mot chargé daffect, de vécu [] quelque chose de doux, de poétique, dont on aurait éliminé la violence de lextériorité ». D. Madelénat.
Depuis lAntiquité, les philosophes se sont interrogés sur le « souci de soi » dont Michel Foucault se fait largement lécho dans Dits et écrits (tome IV). Or, la démarche introspective aboutit le plus souvent à une écriture de soi qui tend à contaminer tous les autres types de discours : lémergence de « lautofiction » en est la preuve (le statut de ce nouveau « genre » mériterait dailleurs dêtre redéfini.)
Dautre part, la révélation de lintériorité ne va pas de soi ; elle se transforme aux XIXe et XXe siècles, effectuant un détour par le dehors (les autres, le monde). Ainsi, lintime semble se confronter désormais à « la violence de lextériorité » ; dans certains cas, il va même jusquà passer exclusivement par les manifestations de lextime.
Deux questions se posent donc dans lapproche de lintime et de lextime : comment le moi sexhibe-t-il dans les romans autobiographiques du XIXe siècle et les récits (auto)fictionnels contemporains, dans la mesure où le clivage intérieur/ extérieur nest plus toujours pertinent ?
Quels sont les effets dune telle redistribution des données diégétiques (« ce qui arrive et me traverse, dehors et dedans indifférenciés ») ? Lattitude introspective nest-elle pas alors supplantée par une démarche prospective créant un espace qui se déploie à lextérieur du sujet ? Est-il possible dans ses conditions de repenser la question de lherméneutique du sujet ?
Journée détude en présence de Richard Millet, écrivain
http://www.fabula.org/actualites/lintime-et-lextime_3683.php
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De l’intime a l’extime. Dementi et extimite

Patrick Monribot












Talence • Français
 
Journees des AE de l’ECF, a Paris, les 30 septembre et 1er octobre 2000
Les derniers AE de l’ECF ont accentue l’intime dans leur temoignage, ce qu’Eric Laurent a decode comme symptomatique du fonctionnement de l’Ecole (1). Un symptome est de l’ordre du necessaire, mais encore fallait-il que l’Ecole le rende possible, ce qui n’a pas toujours ete le cas.
L’intime sort du cabinet de l’analyste lors de la passe-deux, - la procedure. Il se collectivise radicalement a la passe-trois, apres la nomination.
En latin, "intimus" est le superlatif de "interior" ; c’est ce qu’il y a de plus interieur. L’exteriorisation publique suppose un prealable: une traversee du fantasme qui rend l’intime obsolete a la jouissance, et le depouille du delice narcissique eventuel de l’exhibition.
Cette logique du "prive-publique" maintient une partition de l’espace sur le mode "interieur-exterieur", qui n’est pas specialement demarquee des usages de la psychologie. Il en va autrement si l’on veut bien considerer qu’une part de l’intime echappe a la representation. Cette pointe de la decouverte freudienne nous introduit a la topologie du tore et fait vaciller les semblants du dedans et du dehors. Jacques Lacan a qualifie "d’extime" cette "chose" paradoxale dans le seminaire L’ethique...
Il s’agit de penser une zone hors du symbolique mais neanmoins au coeur de la subjectivite. Cet "en-dehors" du sujet se retrouve "en-dedans" pour la bonne raison que l’Autre n’existe pas pour lui faire abri. C’est un "quod" sans "quid", pour reprendre un binaire de J.A. Miller (2) dans son cours de 1985, une presence sans attribut.
Aussi l’extimite est-elle un pousse-a-la-construction. Ce travail a cependant des limites et le resserrage de l’objet vient s’echouer sur le bord que decoupe la lettre du symptome. Cette fonction extime, en rapport etroit avec l’inexistence de l’Autre, n’est pas pour autant le contraire de l’intime. Tout au plus echappe-t-elle a la sphere de l’intimite. C’est plutot la forme aboutie de l’intime qui, enfin, trouve a s’extraire de son cercle infernal par un saut, une solution de continuite. Ce saut est un nom de la passe validee par la nomination. Si l’AE expose ce que fut "son intime", c’est du point ou il en est sorti.
L’absence de nomination rend delicate la divulgation de l’intime car le temoignage, pour enseignant qu’il soit, vient se heurter a la butee meme qui a proscrit le "oui" du cartel. Le saut qui ouvre a l’extimite n’y est pas repere comme solde de l’intime et laisse celui-ci dans l’impasse de sa resolution.
Cette discontinuite ne se repere pas aux seuls effets d’agalma suscites par l’Ecole, ni au transfert de travail que la cure declenche. Certes le symptome conclusif en fait signe, en tant qu’il peut inclure l’Ecole dans son alchimie - (tel sujet ayant une femme pour symptome vient y nouer l’Ecole, par exemple) - ; mais la clinique de l’extime reste a faire.
J.A. Miller evoquait cette annee l’extimite du corps pour Lol V. Stein (Duras) (3). Je situerai de la sorte l’evenement de corps. Pour vignette: tel episode inopine - un pic febrile - parasite l’echange avec les passeurs et fait signe de l’extime, comme retour du reel dans le corps, aux frontieres du S1 et de l’objet. Cette fievre est etrangere au sujet et c’est pourtant la marque d’une jouissance primitive. Alain Merlet me rappelait il y a peu que le frisson etait chez Freud un des noms de l’"Unheimlich" dans l’inventaire qu’il en dresse (4). Ceci nous met de plain-pied avec l’extime.
Ce retour de l’incurable, le plus singulier qui soit, merite attention, car il interroge son affinite avec le reel de l’Ecole, le plus collectif qui soit. Seule la structure de l’extimite permet de soutenir cette equivalence. Si le reel de l’extimite est un defaut d’identite a soi, l’incurable du sujet n’est pas plus familier que l’incurable du "sujet-Ecole" ; d’un point de vue logique le reel de la cause n’appartient a personne et n’a pas de "chez soi". L’intime du sujet ampute de l’intimite donne l’extimite, toujours delocalisee et cette atopie fait aussi bien le coeur de l’Ecole.
Mais quelles sont les coordonnees de ce saut par ou l’extime fait breche dans l’intime ?
Dans "Extimite" (5), J.A. Miller articulait ce franchissement a partir du rapport de l’Autre et du petit (a). Il confirme, cette annee, dans "Orage et colombe" (6): c’est le lieu de l’objet (a) dans l’Autre qui fait extimite, des lors que l’Autre n’existe pas du point de vue de la jouissance.
L’inexistence de l’Autre ejecte l’objet comme reste a "reincorporer" au coeur du sujet, sur le mode d’une vacuole videe de sa substance. D’ou le paradoxe, l’etrangete, l’extraneite de cette inclusion.
Ce moment conclusif de l’analyse est aussi le plus delicat a formaliser dans le temoignage, meme longtemps apres la nomination. Il faut le temps d’une elaboration. Dans le cas d’ou je m’autorise, trois reperages ont ete necessaires:
1) Le surgissement du plus-de-jouir, - (le regard) -, au fondement de la nevrose infantile.
2) La mise en jeu dans le transfert de cet objet, assigne a residence chez l’Autre, - ici sous les traits de l’analyste. C’est une mise en acte de la realite sexuelle, en debut de cure.
3) L’extraction conclusive de cet objet, lors de la sortie de l’analyse ; c’est le temps de l’assomption de l’extime.
Je ne donnerai pas ici le detail de ces trois moments cruciaux, dont les vignettes peuvent se lire dans le fascicule preparatoire des Conversations prevues aux prochaines Journees d’Automne de l’ECF (7).
Soulignons l’importance de ce troisieme temps, celui de la "deprise", au moins aussi precieux que celui de la "meprise".
La levee de la meprise du sujet suppose savoir vient apurer l’intime dans une ecriture abregee. Quelques reves peuvent ainsi servir de mathemes.
Autre chose est la deprise. L’extraction de l’objet, desenclave de l’Autre, puis reapproprie, le reduit finalement a sa consistance logique. Il y a perte de substance certes, mais c’est fondamentalement un gain, pas un renoncement.
La perte d’alterite de l’objet, de son exteriorite, n’abolit pas l’extimite mais la nourrit au contraire. Elle deconstruit par contre l’intimite, ce qui se repere nettement avec les passeurs.
Ainsi, l’exercice de la sexualite s’en trouve-t-il modifie, notamment les conditions de jouissance ; d’ou l’importance de ce recueil clinique sur le sexuel dans les temoignages conclusifs.
L’autre effet, plus ouvert sur l’Ecole, est le degel d’une conclusion en suspens, dont la certitude anticipee trouve a se valider dans l’acte. Qu’il soit celui de la sortie, de la passe, ou de l’analyse de l’Ecole, l’acte est suspendu au vide dans l’Autre dont l’extimite est un correlat.
Entre alors en fonction la logique du "pas-tout" sans pour autant que soit ravive le dementi qui la recouvre habituellement. Cet effet de "pas-tout" fait cortege a l’extimite et s’avere une fonction decisive de l’AE, bien au-dela de sa fonction plus-une. Elle permet, disait J.A. Miller, "d’exceptionnaliser le un par un" (Cool. Il s’agit, par-la, de degrouper le groupe en le divisant.
Le risque majeur est de refermer par la suite ce point d’extimite specifique. Ce risque est lie aux discours qui, eux, recusent la non-identite a soi, et oeuvrent a refermer la beance, qu’on le veuille ou non. Les occurrences sont diverses.
Passons sur "l’AE hysterise" ou "l’AE petit maitre" qui ne posent guere de probleme diagnostique. Examinons l’obliteration la plus pernicieuse: celle qui survient, au nom du discours analytique, dans le transfert a l’Ecole. J’en ai fait valoir le ressort a Buenos Aires (9). On sait ce que recouvre volontiers l’amour pour l’Ecole: l’ideal fetichise. C’est une modalite du dementi. Il s’agira d’epargner a l’Ecole les avatars du ravalement de la vie amoureuse.
Ainsi se dessine une fonction essentielle de l’extimite: objecter au dementi toujours rampant. Il ne s’agit pas de l’annuler - encore un ideal ! -, mais d’en temperer les effets.
Le pivot de l’extimite est donc a considerer du point de vue de la castration. La castration est eludee par l’analysant, mais elle l’est aussi volontiers par l’analyse, ne serait-ce que par le mutualisme du groupe, ou sa frenesie active qui ne laisse aucun vide et ne jure que par l’apologie des agendas sur-bookes ! Le dementi recouvre toutes les formes d’inexistence: du penis maternel, de La femme, du rapport sexuel, du vide central de l’objet. Le dementi n’a pas de vaccin definitif, il revient !... Meme chez l’AE, meme au sein d’un cartel de la passe: il guette... Aussi s’agit-il de manier la fonction extime avec precaution pour lui garder sa valeur d’anticorps, son effet de contre.
Que l’extime pousse a la construction est, a cet egard, une façon d’en faire l’equivalent d’un retour de l’incurable, a l’egal du symptome. L’extime a donc partie liee avec la formation du symptome. Dans cette perspective, l’Ecole et la part de reel qui la fonde ne peuvent qu’etre symptomatiques. Quand l’Ecole est defetichisee, il reste l’Ecole symptomatisee. Nul n’y echappe, quelque soit son titre ou son gradus. Et comme tout symptome, l’Ecole prend sa source a partir de la pulsion et du refoulement originaire qui sont les noms freudiens de l’extime du sujet. Lacan lui-meme en 1966 - (dans "Reponses a des etudiants en philosophie sur l’objet de la psychanalyse")- articulait le dementi de l’angoisse de castration "comme le premier jet du refoulement originel" (10), sous la forme d’une refente ainsi formulee: "J’ai l’angoisse de castration en meme temps que je la tiens pour impossible." Voila ce que tente de masquer le dementi structural ; et voila ce que la promotion de l’extime doit sauvegarder: le symptome-Ecole pour tout parletre devenu analyste.
Voila qui souleve, pour conclure, la question de l’extime dans la procedure. Il ne s’agit pas d’une normalisation des usages, justement parce que toute norme encourage et collabore au dementi. Il s’agit simplement de mettre en phase ceux qui jugent, avec celui qui est juge, soit: l’Ecole avec le candidat.
A la mise en avant de l’extimite cote passant, - des lors que se profile une nomination-, doit repondre l’extimite cote cartel. La "mise en phase" est en physique une definition de la caisse de resonance. L’extime de la procedure n’est pas un filtre de plus, mais un amplificateur fragile.
Fragile, car le risque est grand d’en inverser la fonction. Il suffirait d’en banaliser l’usage, d’en aplanir l’exception, ou bien de l’idealiser, pour qu’il tourne a la parodie de l’Autre de l’Autre.
La vigilance est donc requise quant a l’integrite de sa fonction. Celle-ci doit s’evaluer en permanence, se jauger, au moins par les effets de la division attendue.
L’AE divise-t-il l’Ecole ?
L’extime divise-t-il le cartel de la passe ?
Si certains ont pu y parvenir en leur nom, - car la fonction extime ne date pas d’hier -, il s’agit de pouvoir l’inferer non au personnage qui l’incarne, mais a une logique incarnee propice a la permutation.
Le pari sera alors gagne si l’Ecole grignote un peu plus, au moins pour un temps, sur les avancees recurrentes du dementi que nous opposons sans cesse, - meme analyses-, a la castration.
 



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[*]
Laurent, Eric, *Les usages de l’AE*, *La Quotidienne*, n° 12,
amp-messager, 21.06.2000.
[*]
Miller, Jacques-Alain, *Extimite* (1985-86), Cours L’orientation
lacanienne, 11.12.1985, inedit.
[*]
Miller, Jacques-Alain, *Les us du laps* (1999-2000), Cours
L’orientation lacanienne, 7.06.2000, inedit.
[*]
Freud, Sigmund, *L’inquietante etrangete et autres essais*, Paris,
Gallimard, coll. Folio-Essais, 1985, p. 223.
[*]
Miller, Jacques-Alain, *Extimite* (1985-86), *op. cit.*, 4.12.1985.
[*]
Miller, Jacques-Alain, *Orage et colombe*, ecf-debats, 17.06.2000.
[*]
Monribot, Patrick, *Et passe le regard...*, Textes preparatoires aux
Conversations des prochaines Journees d’Automne de l’ECF, 21 et 22
octobre 2000, ECF, coll. Rue Huysmans, pp. 90-94.
[*]
Miller, Jacques-Alain, *Orage et colombe*, *op. cit.*
[*]
Monribot, Patrick, *Une erotique de l’Ecole*, XI° Rencontre
internationale du Champ freudien, Buenos Aires, juillet 2000, inedit.
[*]
Lacan, Jacques, *Reponses a des etudiants en philosophie sur
l’objet de la psychanalyse*, *Cahiers pour l’analyse*, n° 3, Cercle
d’epistemologie de l’Ecole Normale Superieure, Paris, mai-juin 1966, p. 6.
[/list]

http://wapol.org/ornicar/articles/pmo0205.htm
---------------------------------------------------
https://www.cairn.info/revue-cahiers-de-psychologie-clinique-2009-1-page-45.htm




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Message par I am so sure le Sam 11 Fév 2017 - 16:45

Spoiler:


Les picorettes, ils font plus non plus, en fait, toutes les valeurs se perdent Smile
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