Présentation de Dirhavel

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Re: Présentation de Dirhavel

Message par Dirhavel le Ven 31 Mar 2017 - 21:32

Bonjour mmashoro et merci pour l'accueil Smile

En fait, ce qui me dérange, c'est que cela me rend malheureux, me détruit et me démotive peu à peu. Si, pendant que je procrastine un devoir ou des révisions, je savais faire abstraction de cette échéance qui se rapproche et profiter du moment, je continuerai à fonctionner comme cela. Mais ce n'est pas le cas, je ne me mets pas au travail mais pendant ce temps je ne profite pas du tout ce temps libre que je me crée : mes pensées sont empoisonnées par le travail à venir, qui s'accumule jusqu'à devenir parfois humainement impossible à accomplir.
J'arrivais au départ à m'y mettre au dernier moment et rendre quelque chose d'acceptable, sauf les examens pour lesquels je n'ai pas réussi à assurer des révisions suffisantes. J'ai donc validé mon premier semestre avec des notes correctes en contrôle continu et très mauvaises aux examens. Puis le second semestre a commencé, et c'est encore pire. Cette fois-ci j'ai vraiment l'impression d'avoir épuisé ma réserve d'énergie. De plus en plus je me retrouve à ne même plus trouver la force d'assurer un minimum au dernier moment pour m'en sortir. Le bilan, c'est qu'outre le minimum vital je ne fais rien de mon existence à part des activités totalement inutiles dont je ne profite même pas parce que je culpabilise (regarder des vidéos, des animes, jouer parfois, ou simplement rien faire du tout) et une quantité de travail réduite au strict minimum quand j'en ai la force voire inexistante par moment, qui ne me permet de produire que des travaux moyens voire médiocres et des résultats décevants aux examens.
En fait la procrastination ne concernait strictement que le travail au départ, et je m'en sortais, mais à force cela a usé ma volonté et la procrastination s'est étendue, j'ai l'impression, à tous les aspects de mon existence : basiquement cela va plus loin que de la procrastination, cela se transforme en autodestruction.

Bref, je vais sans doute m'en sortir à peu près tout de même pour cette année, mais je vais considérer sérieusement un changement de cursus pour quelque chose de beaucoup moins exigeant l'année prochaine. Je le regretterai certainement un jour, mais si je me borne à penser au présent, ce n'est pas tenable de continuer comme cela.
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Re: Présentation de Dirhavel

Message par mmashoro le Mar 4 Avr 2017 - 14:59

Je sais pas si tu veux un conseil, mais si jamais :

Attention :
Si tu veux te libérer d'un comportement, tu dois commencer par être honnête par rapport à tous les avantages que t'apporte ledit comportement.

Es-tu capable de faire la liste des tous les avantages qu'il y a à remettre une tâche à un moment si tardif que tu es obligé de la réaliser dans l'urgence ?
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Re: Présentation de Dirhavel

Message par Dirhavel le Mer 5 Avr 2017 - 1:57

Merci pour le conseil Smile
J'ignore si je suis assez lucide pour lister les avantages, mais à brut, comme ça, je dirais : éviter de s'engager dans un effort qui demande une mobilisation d'énergie et une concentration totales pendant plusieurs heures ; vivre de plaisirs faciles et immédiats sans coût ; fuir le poids des responsabilités. Peut-être aussi éviter de s'investir émotionnellement dans l'entreprise de quelque chose par peur d'échouer...
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Re: Présentation de Dirhavel

Message par mmashoro le Mer 5 Avr 2017 - 11:46

Pas mal la liste ^_^ ; c'est une bonne base.

Quelques pistes de réflexions :

  • Quand tu fais les trucs au dernier moment, la tâche est plus difficile, donc moins ennuyante, plus stimulante : tu entres dans un état de flow qui est très plaisant parce que tu ne peux penser à rien d'autre. Cf. Mihaly Csikszentmihalyi - Flow, the secret to happiness. Je pense que tout le monde est touché par ça, HP ou pas, mais pour les HP le "dernier moment" doit se produire plus tard pour que la tâche semble suffisamment difficile et que le stress généré nous fasse sortir de notre oblomovisme. Et le "dernier moment" arrivera d'autant plus tard que tu as déjà une expérience avec ce type de tâche. Ça marche très bien pour ce qui est de l'ordre de l'exécution. Beaucoup moins pour tout ce qui est de l'ordre des apprentissages. Sherlock Holmes peut ne pas dormir pendant plusieurs jours sous l'effet du stress d'une enquête, tout en fonctionnant à un très haut niveau d'énergie, mais c'est pas dans ces moments là qu'il va étudier les propriétés du tabac ou la science de la déduction. Et il est parfois obligé de glander pendant plusieurs mois sur son canap' pour récupérer des burn-outs consécutifs à l'intensité des enquêtes.
  • Est-ce que tu culpabilises de faire les choses au dernier moment, même quand tu sais ce que ça peut marcher ? Il est possible que tu culpabilises de faire les choses au dernier moment, non pas parce que la qualité du travail que tu rends en pâtit nécessairement (bien que ça puisse parfois être la cas), mais surtout parce que c'est très chrétien le travail, le travail régulier, le travail stupide et inefficace. Tout le monde te dit que c'est bien, que c'est comme ça qu'il faut faire : les profs, tes parents, la société, etc. Pour les apprentissages, la répétition régulière n'est pas optimale pour la rétention à long terme des informations : c'est la répétition espacée (SRS, flashcards) qui est la plus efficace. Et pour qu'une information stockée dans ton cerveau soit facilement accessible, le plus efficace est de créer un maximum de connexions entre une information et pleins d'autres.
  • Tu as peut-être même l'impression d'arnaquer tout le monde en ayant les même résultats en moins de temps. Dommage qu'on compte pas l'énergie dépensée... pour avoir fait 3h30 de montage vidéo dans l'urgence hier après-midi, je peux te dire que fonctionner à un tel niveau d'énergie aurait été dangereux sur la durée. C'est quelque chose que je teste en ce moment : j'avais consciemment et volontairement attendu le dernier moment (ça faisait 2 semaines que j'aurais pu commencer). Encore à 14h00 je regardais le live d'Anoushka Shankar à Glastonbury, en me forçant à ne pas culpabiliser, en me disant "je commence à 14h30, et je rends ma vidéo après 3h30 de taf, quelque soit l'état dans lequel elle est". J'ai commencé à bosser à 14h50 Razz Et, franchement, j'ai bien fait parce que j'avais négocié la vidéo à 100 € et que j'avais déjà bossé 50 minutes dessus : ce qui me fait grosso merdo du 22 € / h, ce qui est la valeur de mon temps en ce moment. Regarde cette vidéo à 2:13:10 pour le fonctionnement "au dernier moment" du HP
  • Ça te libère du perfectionnisme : quand tu bosses dans l'urgence, tu n'a pas le temps de te préoccuper de la place des virgules. On se dit que ça va diminuer la qualité de son travail, sans se rendre compte que les gens n'attendent pas de nous un chef d'oeuvre et que leurs exigences sont souvent bien moindres que les nôtres. D'ailleurs, je trouve que mon travail réalisé dans l'urgence est même limite de meilleure qualité que mon travail autrement : c'est plus instinctif, plus intuitif, c'est moins alambiqué, moins farfelu, plus droit au but. Le fait que j'ai bien pris le temps de glander avant, tranquille, fait que j'arrive très frais sur le projet.


Voilà, bonne réflexion, et bonne chance dans ta quête pour adapter ta vie à qui tu es (ne fais pas l'inverse, n'essaye pas de rentrer dans un moule qui ne te ressemble pas Wink ).
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Re: Présentation de Dirhavel

Message par mmashoro le Mer 5 Avr 2017 - 14:02

La "procrastination" existe aussi dans le monde animal, chez le Rat-taupe nu : une partie fout rien d'autre que bouffer la plupart du temps et trouve son utilité (sauve la colonie) en temps de crise, cf :


(vidéo complète avec sous-titres ici)
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Re: Présentation de Dirhavel

Message par mmashoro le Mer 26 Avr 2017 - 14:03

Il y a sur ZC un salon spécial procrastinateurs.

C'est sur acceptation donc il faut faire une demande ici.

Bonne chance avec tes études Wink
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Re: Présentation de Dirhavel

Message par Dirhavel le Sam 29 Avr 2017 - 15:00

Salut !

J'ai lu tout cela avec attention, et effectivement, si procrastiner c'était être moi-même, autant l'accepter et vivre en accord avec ce que je suis. Le problème, c'est que ce mode de fonctionnement m'a mené à l'échec dans les études supérieures et qu'au lycée, lorsque ce mode de fonctionnement fonctionnait très bien, je souffrais énormément tout de même.

Car le souci c'est que face aux études, toute mon énergie mentale est absorbée par l'échéance à venir, qu'elle soit proche ou lointaine, qu'il y ait beaucoup ou peu d'échéances, et elle me bloque totalement. Je ne fais rien. Au final, je fais mal la seule chose constructive que je fais, les études, et le reste du temps je fais des activités qui ne sont qu'un refuge pour essayer d'échapper à l'angoisse (YouTube, jeu vidéo, surfer sur le web) et dont je ne profite absolument pas puisque je ne parviens pas à faire abstraction de la réalité des choses qui m'attendent.
J'ai vu plusieurs fois une psychiatre qui analyse les choses à travers la psychologie cognitivo-comportementale. J'ai dans la tête deux "petites voix" : une qui ne veut pas faire d'efforts et recherche juste le plaisir facile et une qui veut travailler avec application et assiduité, de manière parfaite. C'est un combat constant qui s'engage et à chaque devoir la seconde voix débarque avec ses impératifs : "Il faut faire ceci comme cela" et l'autre, comme elle se sent niée et que cette perspective d'effort l'effraie, bloque absolument toute action et me plonge dans l'apathie. D'habitude, pendant des années, au dernier moment, la voie studieuse panique reprend le dessus et impose en quelques heures d'accomplir le travail, heures qui sont très productives en effet comme tu l'as fait remarquer. Mais pendant tout ce processus, je n'ai pas passé une seule seconde de bonheur ou de satisfaction, et aucune des deux petites voix ne trouve de cohérence entre sa volonté et l'action finalement accomplie.

Cela aurait pu continuer comme cela, mais les études supérieures se sont révélées être un défi trop grand et à force de repartir de zéro chaque semaine, pour chaque devoir, j'ai fini par être moralement et presque physiquement épuisé, et début avril j'ai tout bonnement "craqué" et tout lâché. Depuis je suis dans un état clairement dépressif et les injonctions de mes parents qui commencent à me menacer n'y font rien. La psychiatre pense qu'il faut petit à petit remonter la pente, en commençant par des petites actions, puis avec le peu d'énergie retrouvé par elles, entreprendre une action un peu moins petite, etc. Pour retrouver l'élan vital, peu à peu. Je vais essayer, mais c'est très difficile.
En fait le souci c'est que depuis le début je parle de procrastination, mais il ne s'agit pas vraiment de procrastination. Car le procrastinateur fait les choses au dernier moment, mais il les fait. Moi peu à peu depuis que mes parents on cessé en quatrième de contrôler mon travail, toutes les activités scolaires et extra-scolaires qui faisaient ma vie, m'occupaient, me donnaient des objectifs, ont été abandonnées jusqu'au stade actuel où j'enchaînes les journées zéros. Il y a un problème profond qui s'est traduit longtemps par de la procrastination, mais ce n'est pas la procrastination le coeur du problème.

J'ai heureusement pas mal d'amis que je vois à intervalles réguliers, ça aide. Mais je suis un perdu : j'ai lâché les cadres officiels, imposés, que je n'arrivais plus à supporter, et je me retrouve dans le vide puisque je n'ai jamais construit aucun cadre personnel, ou plutôt je l'ai déconstruit. J'avais des passions, pourtant, mais je me souviens bien pourquoi je les ai abandonnées, en particulier le dessin : en troisième, j'ai arrêté les trois heures de dessin chaque mercredi parce que je voulais plus de temps de "détente" considérant l'énergie que demandait l'école à côté. J'ai fini par abandonner mes activités sur Wikipédia aussi. J'ai tenu un temps le sport mais vers la fin du lycée j'ai lâché aussi. J'ai adopté un mode de vie totalement passif : totalement passif à l'école puis à l'université qui m'ont rongé à force de fonctionner en procrastinant et passif hors de l'école, ne pratiquant que des activités de plaisir facile, sans effort (films, youtube, jeux vidéo - pas une activité passive en elle-même mais elle l'était pour moi car je ne recherchais plus le challenge, je joue toujours en mode facile, tout est gagné d'avance -, écouter de la musique, ou rien faire).

À force j'ai perdu totalement l'espoir d'un jour être capable de décider et mener à bien un projet de long-terme : artiste dans l'âme, j'écrivais souvent, je dessinais beaucoup, enfant. J'avais plein d'initiatives. Quelque chose, ou quelques choses, sont advenues qui m'ont blessé quelque part au fond de moi et m'ont rendu passif, moi qui était actif. J'ai plusieurs pistes mais les choses sont floues et je ne suis pas psychologue.
Les institutions scolaires puis universitaires (je les ai toujours ressenties comme la même chose), d'abord : je sais d'après mes parents que j'ai depuis mon plus jeune âge toujours été profondément hostile à toute forme de contrainte et d'obligation. Il paraît que j'étais Monsieur "Non", je disais toujours "non" à tout ce qu'on me proposait, demandait, en particulier à l'école (l'apprentissage des tables de multiplication aboutit à un véritable pugilat avec ma mère pendant un week-end...) ou les choses matérielles (j'ai toujours refusé d'apprendre à faire mes lacets et un jour je me suis inventé tout seul ma propre technique pour les faire, que je n'ai toujours pas changée ^^). Tout ce qui fait l'école puis l'université va donc profondément à l'encontre de ce trait de caractère majeur chez moi, qui malgré des années d'éducation, de pression sociale, d'injonctions morales, est toujours aussi fort. Je n'ai pas eu de soucis de procrastination et d'apathie jusqu'en 4e cela dit, et cela correspond à l'époque où ma mère contrôlait mon travail scolaire, cadrait les choses pour moi. Toute la chute que j'ai connue depuis a commencé quand précisément, j'ai commencé à refuser ce cadre, cette aide maternelle. Mais du coup je n'ai plus su gérer l'école de manière organisée et cadrée, et la procrastination s'est installée, pendant qu'à côté, j'abandonnais tout petit à petit jusqu'à en arriver à aujourd'hui. L'école, ou plus précisément mon incapacité à m'y adapter et faire des compromis pour m'épanouir à côté, m'a brisé en quelque sorte, peut-être.

J'ai aussi une autre piste qui est le contrôle parental imposé par mes parents jusqu'en terminale. Il faut savoir qu'au départ, en CM2/6e, j'allais peu sur l'ordinateur, je jouais ponctuellement et les parents surveillaient du coin de l'oeil pour dire stop au bout d'une heure. Puis en 5e, souffrant beaucoup socialement (harcèlement, isolement, classique...), je me suis réfugié pendant plusieurs mois dans un jeu et un forum en ligne, Ikariam, sur lesquels je passais mes nuits. Découvert, mes parents avaient immédiatement coupé tout accès à l'ordinateur et Internet pendant plus d'un an. On avait vu un psy qui pensait qu'il fallait pas rompre aussi brutalement avec l'addiction, mais ils avaient trouvé ça absurde. Puis, fin 4e, j'ai récupéré un accès à l'ordi, mais cette fois-ci entièrement contrôlé avec un logiciel de contrôle parental : à l'époque ils devaient définir des heures de la journée "ouvertes" où je pouvais accéder à ma session, au début une heure par jour, puis à force de réclamation une et demi, puis deux à mi-troisième. Commençait alors la lutte entre temps de détente et temps pour l'école, car les devoirs demandant des recherches internet, d'utiliser word ou d'autres logiciels, se sont multipliés. Il fallait donc agir de manière stratégique pour réduire au minimum le temps passé sur l'ordi à travailler, et le temps passer à en profiter (à l'époque, en 3e, Wikipédia et un peu de jeu vidéo). De plus en troisième j'avais (enfin) réussi à me faire des amis, dans ce qu'on appelait "le coin des geeks", un recoin de la cours où ils se rassemblaient pour jouer sur leurs consoles protables. Je n'en avais pas mais j'avais fait ami-ami quand même, vu qu'eux aussi étaient les repris de justice de la cour de récréation. Ils avaient une communauté Minecraft, mais ils jouaient tard le soir, le plus souvent, donc moi qui avaient mes "heures" autorisées dans l'aprem, c'était mort. Le contrôle parental ne limitait pas seulement mes loisirs mais aussi ma sociabilité, du coup. Puis toujours en troisième, début 2013, une mise à jour a rendu la chose un peu plus supportable : au lieu d'avoir 2h/j dans un créneau précis, j'avais désormais 2h/j quand je voulais de 7h du matin à 21h. Toujours aussi insupportable et limitant cela dit. En mars 2013, je trouve une parade : faire buguer l'ordi en ouvrant un maximum de fenêtres de firefox (des centaines) pour que le contrôle parental ne démarre pas. Puis je laissais constamment l'ordi allumé ou en veille pour que ça reste dans cet état. Mais vers juin 2013 ça ne marchait plus. J'ai dû trouver une autre parade : préparer avant la fermeture de la session au bout du temps imparti une fenêtre Chrome avec une playlist Youtube, puis une fois ma session bloquée sur l'écran "Votre temps est écoulé", faire alt+ctrl+tab et, bien que je ne puisse rien toucher, ça m'affichait mon écran de session avec la page Chrome donc je pouvais regarder la playlist malgré le temps écoulé. Puis après une nouvelle mise à jour alors que j'étais en seconde ça ne marchait plus non plus. Cela a duré jusqu'en terminale où en novembre, j'ai découvert que pour que le contrôle parental marche il fallait un compte sur l'ordinateur lié à mon compte Microsoft qui appartenait au groupe famille en tant "qu'enfant", ce qui était le cas. J'ai donc recréé un autre compte sans lien avec le compte Microsoft et mes parents, cette fois-ci, n'avaient pas une parade complète, même si mon père a quand même installé un filtre internet sur la box de 22h à 7h du matin. Ce n'est qu'avec l'arrivée des études supérieures et de l'ordi perso que j'ai été libéré de cette contrainte insupportable (ça peut paraître bénin mais c'était vraiment insupportable). Mais du coup, je n'ai jamais appris à cadrer et contrôler en autonomie mon utilisation de l'ordi et d'internet. Je me demande si cela n'est pas un point clé de mon malaise actuel : parce que jusqu'en terminale, mes journées c'était quand il y a école 1 / cours 2 / ordi jusqu'à épuisement du temps 3 / rien. Et quand il y avait pas école 1 / ordi jusqu'à épuisement du temps 2 / rien, ou plus précisément écouter de la musique en tournant en rond dans ma chambre en attendant le lendemain, 7 heures, pour retourner sur l'ordi (ou regarder un film). Parfois, le rien était remplacé par un devoir à faire au dernier moment et vite baclé et baste. Deux soirs par semaine il y avait la piscine, aussi, seul point positif qui m'apportait cela dit de moins en moins de plaisir avec les années. Très ponctuellement, il m'est arrivé de lire un livre d'une traite puis aucun pendant des mois. Mais les dessins, la lecture, l'écriture, l'initiative se sont faits très rares.

Bref après cette introspection assez confuse je suis toujours aussi égaré mais j'ai quelques pistes. Je sais en tout cas que bien qu'une part de moi-même correspond à la façon dont j'ai vécu toutes ces années, comme je l'ai décrit ci-dessus, cela me rend malheureux plus qu'autre chose.  Ce n'est pas un mode de vie durable, preuve à l'appui, il m'a mené à l'autodestruction.


Dernière édition par Dirhavel le Mer 10 Mai 2017 - 13:58, édité 2 fois
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Re: Présentation de Dirhavel

Message par mmashoro le Sam 29 Avr 2017 - 16:09

Salut !

Woua, c'te pavé ! Haha Laughing

Ça a l'air pas facile pour toi tout ça.

Pour cette histoire d’addiction, j'imagine qu'il y a au moins deux façons d'analyser tout ça :

  1. L'ordinateur et internet sont les causes du problème.
  2. L'ordinateur et internet sont des solutions à ton sentiment d'isolement social et ton désintérêt pour tout le reste qui te semble banal, ou te donne difficilement du plaisir.


A ce titre, je trouve qu'être zèbre, même si c'est une chance, est aussi une difficulté car la relation à l'autre est souvent un effort, du fait du sentiment de décalage.

Pour cette raison, je ne saurais trop te conseiller d'aller tester une ou deux IRL zèbres pour voir comment tu te sens parmi ces gens. Ça te permettra de faire la part des choses entre. Dans mon expérience, j'ai trouvé que ça me ressourçait beaucoup. A la dernière que j'ai faite, je suis arrivé en tirant la gueule, et à peine avais-je ouvert la porte que je m'étais déjà mis à sourire, content de voir tous ces gens intéressants, que je peux comprendre et qui me comprennent, sans nécessairement qu'on soit d'accord sur tout. Le lendemain j'allais bien alors que ça faisais deux semaines que je me sentais mal, isolé, que j'en chiais psychologiquement.

Pour la procrastination, tu sais, il y a des métiers et des choix de vie qui font que tu n'as pas souvent besoin de travailler. En ce moment je suis dans le webmarketing et je gagne pas encore très bien ma vie avec ça (je touche le RSA), parce que je suis encore dans la période où je passe le plus clair de mon temps de travail à me former. Mais je me suis déclaré en tant qu'auto-entrepreneur en février dernier, on m'a réglé ma première facture avant-hier (198 € pour 9 heures de taf, wouhou !) et, de plus en plus, j'arrive à m'intéresser à nouveau à ce domaine que j'avais lâché pendant plusieurs années. Je dispense parfois des formations à des indépendants et ce n'est pas tout le temps très dur. Le plus dur est la préparation, et le stress de ne pas savoir certaines choses, de ne pas être à jour. Mais ce stress diminue de plus en plus car je commence à avoir de bonnes notions sur pas mal de choses : Wordpress, SEO, réseaux sociaux, pub Adwords, pub Facebook, etc.

J'essaye de développer l'habitude, tout les matins, au petit déjeuner, de lire un article sur Le Pti Digital, et le côté petites bouchées d'informations rend tout ça très digestes et fait que ce petit effort est atteignable, et que j'arrive à le faire presque un jour sur deux maintenant.

Bref, tout ça pour dire que ton récit m'a un peu fait penser à mes années lycées + supérieur + petits boulots + glande, et, ne t'inquiètes pas, ça fait s'arranger. Tu vas trouver un mode de vie qui te convient, je n'en doute pas  Wink  (ok, tu vas pas me croire et me prendre pour un vieux con avec cette dernière phrase mais tant pis je prends le risque Laughing  )
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Re: Présentation de Dirhavel

Message par Tom Riddle le Dim 30 Avr 2017 - 23:53

Bonjour, bienvenue sur Zebrascrossing !!!!!!!!!!!!!!! I love you
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Re: Présentation de Dirhavel

Message par Lougatio le Mar 2 Mai 2017 - 22:09

Hello Dirhavel !

Je ne me lance pas dans un commentaire aussi long que d'autres, désolé Wink ! Juste un message pour te dire que ta présentation et tes messages m'ont touchée.
Peut-être aussi éviter de s'investir émotionnellement dans l'entreprise de quelque chose par peur d'échouer...
Dans mon cas, c'est "simplement" ça. J'ai tellement peur d'échouer que je ne peux pas me lancer. Même dans les plus petites taches.
Maintenant que je l'ai compris, c'est plus simple, un peu. Un tout petit peu.

Je pense aussi que notre jeunesse (je suis la première à hurler quand on me dit ça, désolé ! ) fait que nous n'avons pas autant de recul sur les choses. On est souvent plus à fleur de peau et impulsif, et dans mon cas, dans l'incapacité à gérer mes émotions. On ne sait pas encore ou on souhaite aller, ce qu'on veut devenir et donc forcément, on est un peu perdu.
J'ai toujours ce besoin de trouver une raison, un but, à tout ! Et si je ne trouve pas une fin utile, hors de question de commencer, je me pose trop de question.
Peut-être que tu ressens cela ?

En fait, je  te réponds, mais je crois que je me pose autant de questions que toi Wink
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Re: Présentation de Dirhavel

Message par mmashoro le Jeu 4 Mai 2017 - 12:29

Je me pose moi aussi des questions. D'un côté, le zèbre est censé être plus efficace, donc pour une même tâche (exposé, devoir maison, etc.), le travail est censé être moindre que pour une autre personne.

D'un autre côté, je me demande si le côté "pensée divergente" ne nous augmenterait pas la charge de travail. On a ce besoin d'explorer dans toutes les directions avant d'être sûr de notre conclusion. On a un besoin d'exhaustivité. JSF parle dans son bouquin de l'exemple d'une élève qui doit faire un exposé d'histoire et a du mal à faire converger sa pensée.

Une truc que j'ai envie d'essayer en ce moment, car je suis aussi confronté à ce problème, c'est de procéder comme pour les énigmes labyrinthes : il est généralement plus facile de trouver son chemin en partant de la fin (car, en partant du début, on explore dans plein de directions qui mènent à des impasses). C'est le principe de la rétroplanification, en fait.

Et c'est aussi une des habitudes que Stephen Covey cite dans son célèbre livre 7 habits of highly effective people, à savoir "Begin with the end in mind" : commencer avec tout le temps la fin en tête, ne pas perdre de vue l'objectif, ne pas se perdre dans les dédales de l'exploration. Bon, après, moi j'aime explorer, je suis un peu un vagabond de la connaissance  Laughing (note : ne regardez pas des vidéos de développement personnel dans vos moments de déprime)

Une autre hypothèse, qui n'est pas forcément contradictoire car elle peut aussi être à l'oeuvre en même temps est celle-ci :
Dyssynchronie sur Wikipedia a écrit:Les capacités mnésiques et les capacités cognitives propres aux enfants surdoués leur permettent l'acquisition de notions nouvelles en très peu de temps, et souvent sans avoir besoin de répétitions lourdes et continuelles. Ainsi, quand les autres élèves en sont à la répétition de la leçon dont ils n'ont pas encore saisi le sens complet, l'enfant surdoué en a déjà réalisé l'acquisition complète ou, du moins, il ressent le savoir véhiculé comme acquis. Cet état de fait peut être à l'origine de problèmes futurs, car le surdoué n'acquerra pas de méthodes de travail et lorsque ses capacités cognitives ne lui permettront plus une acquisition quasi instantanée, il se sentira perdu.
Voir l'article dyssynchronie sur Wikipédia (note : si j'ai bien compris, la dyssynchronie est une hypothèse controversée, mais ce n'est pas ça qui nous intéresse ici)
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Re: Présentation de Dirhavel

Message par Dirhavel le Jeu 4 Mai 2017 - 21:37

@mmashoro

Salut !

Oui ce n'est pas facile mais en vérité tout cela aurait pu être bien pire, je m'en sors globalement plutôt bien ^^

C'est l'analyse 2 je pense pour l'addiction à Internet, dans le sens où c'est l'échappatoire le plus efficace face au travail, qui absorbe le plus l'esprit. C'est pour cela ce n'est pas un problème en soi et, de plus, c'est certes un bon échappatoire mais ça me lasse de plus en plus et du coup perd en efficacité, ce qui n'est pas plus mal.

Après, tu parles d'isolement social et en effet quand j'écrivais cette présentation c'était l'un de mes problèmes, mais justement depuis j'ai rencontré plusieurs personnes géniales via ce forum qui sont devenues des amis durables. On se revoit très souvent et ça m'a beaucoup aidé à tenir ce semestre, c'eût été encore pire sans ces contacts humains salutaires. J'ai aussi développé des amitiés dans mon foyer. Donc côté social je me porte bien mieux qu'avant, mais ce n'est pas suffisant non plus parce que je passe tout de même l'essentiel de mes semaines seul. J'approuve ton paragraphe sur les rencontres IRL, c'est une vraie bouffée d'air frais ! Si jamais d'aventure tu passes à Paris n'hésite pas Wink

Sinon pour les choix de vie et les métiers, je trouve ça intéressant, j'espère que ça va continuer à marcher pour toi ! Je ne sais trop quoi en penser. Je pense tout de même continuer mes études supérieures et trouver un métier qui ne soit pas trop envahissant. À la rigueur si je ne procrastinais que pour le travail je ferais comme toi, mais le souci c'est que ça s'étend à ce que j'aime et me fait pourtant plaisir : écrire, dessiner, lire... J'ignore pourquoi, mais je le constate. Du coup même si je trouvais un équilibre de vie où le travail n'envahit que très peu ma vie, je serais à mon avis tout de même malheureux si je ne parvenais pas, à côté, à accomplir des choses par moi-même. C'est cela qu'il faut que j'apprenne à faire, aussi.

T'inquiète ça ne fait pas vieux con, mais optimiste Very Happy :  je suis sûr moi aussi que les choses s'arrangeront, j'ai du temps devant moi et du potentiel, je trouverai ma voie Wink

Je ne sais trop quoi penser quant à l'efficacité du surdoué par rapport aux autres. Pour ma part je pense constater que je suis plus efficace que mes camarades, dans le supérieur comme avant au lycée, mais je pense que c'est pour une grande part dû, justement, à la procrastination : à force de devoir faire les choses très vite au dernier moment, j'ai développé des aptitudes à être très efficace et justement, contraindre et maîtriser un peu la pensée divergente pour qu'elle ne me fasse pas perdre trop temps. Je suis aussi le plus souvent confronté à des exercices de dissertation ou commentaire : au départ, problématiser et trouver un plan, c'est l'enfer, justement à cause de la pensée divergente, tout est confus et tout se mélange, etc. Sur cette étape je pense que je suis moins efficace que les autres. Mais une fois ceci accompli, cette partie difficile, le reste est d'une facilité déconcertante, il suffit de dérouler et je pense être très efficace. Surtout avec mon entraînement de procastinateur ^^

Intéressante cette idée de rétroplanification. Oui, nous aimons explorer ! Ce n'est pas un souci justement quand on travaille pour nous, en autonomie, sans deadlines ni méthode à respecter ni client à satisfaire. Mais c'est certain que savoir se cadrer lorsqu'il s'agit de bosser efficacement pour être débarassé, c'est agréable ^^

La dyssynchronie ça me parle ! J'ai été tellement habitué à absolument tout comprendre du premier coup dans le secondaire que lorsque j'ai été confronté à des concepts notamment économiques plus ardus dans le supérieur ça a rendu les choses très difficiles. J'ai dû relire les définitions, exemples et exercices à plusieurs reprises pour saisir et encore ce n'est pas toujours solide. C'est drôle par contre de se dire que c'était la première fois que je connaissais cette situation quand la plupart des gens l'ont connue dès le collège, notamment en maths x)

Merci en tout cas pour toutes tes réponses !

@Lougatio

Hello !

Oh la quantité ne fait pas la qualité, comme on dit Wink

La peur d'échouer ! Une menteuse des plus vicieuses qui empêche de vivre. C'est une bonne chose que tu en aies pris conscience, il y a largement moyen de travailler sur soi et de retrouver l'élan pour accomplir des choses. Un économiste américain disait "Si vous voulez réussir, doublez votre taux d'échec !" x)

Il est clair que notre jeunesse ne nous donne pas suffisament de "recul", mais rien de plus normal ! Tout, de la chimie de notre corps à notre nombre limité d'années d'expérience, nous porte à cela.
J'ai longtemps ressenti et ressens encore ce besoin de trouver une raison à tout, auquel s'ajoute l'incertitude sur l'avenir, ce qu'on va devenir, que tu évoques. Mais je cherche à prendre de la distance avec cela. Ces choses viendront en leur temps. J'ai tendance à penser que la raison vient avec l'action, et pas toujours l'inverse.

Merci pour ton message en tout cas !


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Re: Présentation de Dirhavel

Message par Lougatio le Ven 5 Mai 2017 - 15:03

@Mmashoro :

Très intéressant, tout cela !
Pour la pensée divergente, je te rejoins sur l'idée que cela peux nous compliquer la tâche. Dans mon cas, je suis très "performante" en peu de temps, mais j'ai rapidement 1000 idées en têtes, et 1000 façons de mettre en place ces idées. (Peut être que c'est aussi votre cas ?) Si je ne prends pas le temps de respirer un bon coup, c'est la panique totale. Je me retrouve souvent à faire deux ou trois fois les choses dans la panique, juste pour explorer les autres option. Grosse perte de temps et d'énergie. Wink

Et quand il s'agit d'un travail de groupe, j'ai beaucoup de mal à exposer mes idées de façon concrète et surtout claire pour les autres, car je suis beaucoup trop exhaustive et floue. J'ai pourtant souvent les bonnes idées, mais jamais bien formulées. Au final, j'abandonne souvent car impossible de m'exprimer.

Pour cette idée d'avoir toujours la fin en tête , à tester Smile Tu nous diras si cela fonctionne pour toi !

@Dirhavel :

Cette fameuse citation de Watson, je la connais bien Wink
C'est un véritable travail sur soi !
Le plus dur est de se lancer, une fois que c'est parti, impossible de s'arrêter.
Je te rejoins donc sur cette pensée, que la raison vient avec l'action.
(Je ne peux malheureusement t'écrire pour le moment, je n'ai pas encore atteint les fameux 5 messages sur le forum . Mais cela ne saurait tarder !)
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Re: Présentation de Dirhavel

Message par Seed le Jeu 1 Juin 2017 - 16:14

Bonjour Dirhavel,

Je me documente actuellement sur la procrastination, vu que c'est l'un de mes gros problèmes également.
Comme tout le monde le sait, ou l'avait deviné, cela vient d'un manque de motivation, par manque de plaisir.

Le jeu consisterai à rééduquer son cerveau en forçant une association réalisation -> plaisir: se faire plaisir apres chaque effort déplaisant. La discipline s'impose pour éviter de se donner du plaisir par ailleurs; cela courcircuiterai l'association que l'on cherche à établir.
D'apres ce que l'on m'a dit, une habitude demande (environ) 70 jours avant de commencer à devenir naturelle.

Apres, ce que tu décris, je l'ai vécu, ça m'a vraiment gaché la vie, ça a duré bien trop longtemps.
Qu'est ce qui ne va pas ? c'est le monde qui est merdique ? tu es en rage contre la société ?
Si tu en est la, c'est que tu es en recherche de sens. Si tu veux éviter de perdre trop de temps, il faudra aller le provoquer un petit peu. Moi, il y a un truc que je regrette de ne pas avoir fait à cet époque, c'est de m'engager auprès d'une ONG à l'autre bout du monde. Je t'ai écouté parlé hier soir, tu es très intelligent, tu trouveras les ressources en toi, et par moment, il faudra accepter d'etre un peu con.
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Re: Présentation de Dirhavel

Message par Dirhavel le Ven 2 Juin 2017 - 14:20

Salut Seed,

Je trouve l'idée de l'association réalisation --> plaisir très juste : se récompenser après chaque effort désagréable, voire parvenir par le travail sur soi à modifier sa façon d'aborder et d'accomplir l'effort pour le rendre plus agréable, ce qui augmente la motivation à l'accomplir car on en tirera plus de plaisir.

J'en suis justement à un stade où réussir, enfin, à aboutir dans un effort ou un projet, est un tel succès après mes semaines entières de néant, que ce seul fait d'avoir accompli un petit effort - faire son lit, par exemple - et d'enchaîner ainsi plusieurs petits efforts dans la journée suscite une satisfaction très élevée. Je me "relève" ainsi peu à peu et lorsque je parviendrai à nouveau face aux efforts que je n'avais pas réussi à surmonter - les devoirs, les révisions - il me faudra mettre en place une série de méthodes et d'habitudes pour cette fois-ci, les dépasser. Cela passe, comme tu le dis, par la discipline. En tout cas, c'est le plan ^^

Tout ceci aura au moins eu le mérite de me faire réaliser l'importance des objets, des petites actions du quotidien et surtout l'importance d'entretenir de réelles relations humaines très régulièrement, pour le moral, le bien-être et l'ego.

Je suis triste de savoir que tu as traversé les mêmes affres, je te souhaite de trouver un chemin de sortie !

Il est vrai que la recherche de sens est assez structurante dans ma vie, considérant que j'ai une existence très intellectuelle, centrée sur la pensée, et souvent j'ai estimé que sans doute ma vision pessimiste du futur, dont je pense percevoir quotidiennement des indices autour de moi et en moi, est une sévère empêcheuse de tourner en rond, car il est difficile de se mettre en mouvement pour contribuer à une société dont on est convaincu qu'elle court au désastre.

Ceci dit, en lien avec ce que je disais plus haut sur l'importance des choses matérielles et des autres, je pense que peut-être mes ruminations pessimistes sur le monde sont davantage la conséquence que la cause de ma tendance à l'apathie et l'inaction. Car j'observe que lorsque j'ai réussi à me mettre vraiment en mouvement sur une certaine durée, à être actif un temps et accomplir des choses, eh bien mécaniquement, à chaque fois, mes pensées se font plus optimistes pour moi comme pour le reste. À l'inverse dès que je rechute dans la procrastination et l'apathie par la suite, mes pensées se refont noires et cyniques. Etc. C'est presque chimique ^^

Accepter d'être un peu con, ça c'est très vrai : c'est ce que m'a répété plusieurs fois ma thérapeute. Lorsque quelque chose est décidé, comme de faire tel devoir de telle heure à telle heure, il faut être con et le faire en cessant de se faire des noeuds au cerveau. Pas facile, mais salutaire ^^

Merci pour ton message en tout cas Smile

Amitiés


Dernière édition par Dirhavel le Ven 2 Juin 2017 - 14:26, édité 2 fois (Raison : reformulation)
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