De la norme à la marge

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De la norme à la marge

Message par Mabac le Mar 10 Jan 2017 - 14:31

Bonjour à tous,

A l'aube de la trentaine, je suis forcée d'observer mes amis "entrer dans le rang" : fiançailles, mariage, bébés, achat de maison etc. Personnellement, je vis assez mal cette période car je me sens en parfait décalage. Chaque fois que l'on m'annonce "une bonne nouvelle", je puise en moi pour les féliciter et reste interdite à l'intérieur avec cette éternelle question Mais pourquoi ?. Finalement, la question réside pas tellement dans mon incompréhension de certaines normes sociales mais dans l’ambiguïté que j'entretiens avec elles. Je n'ai pas envie de me marier pour une raison argumentée qui n'a pas franchement sa place ici Smile. La question d'enfanter est similaire : je ne suis pas du tout contre mais reste interloquée face à mes amis lorsqu'il apparaît qu'ils n'ont jamais réfléchit à ce que cela impliquait de donner la vie. Bref, là encore, le débat ne se trouve pas tellement là, à mon sens (je peux aussi me tromper).
Ce qui est problématique, c'est que je souffre de ne pas être "comme tout le monde". Ils ont l'air drôlement heureux et épanouis ces gens qui se marient et font des enfants. J'ai le sentiment qu'en vivant en marge de ces événements de vie (ou différemment), je "rate" un bonheur ou du moins quelque chose sur lequel je ne parviens pas à mettre de mots. Malheureusement, ma triste ascension vers des âges où "l'on se pose" comme on dit, me renvoie plus violemment encore à ce sentiment de fossé entre moi et la plupart des individus que je côtoie. A la fois, j'ai envie d'être dans la norme. J'ai envie de me plier à cette société, ses règles et ses valeurs, adhérer à ses mœurs et ses conceptions sociales, m'épanouir dans son cadre et ses codes sociaux. Je fais des efforts, constamment (au point de frôler parfois la folie). Je joue le jeu de la norme et de la société : j'ai fait des études, j'ai décroché un emploi ; chaque matin, je me lève et me prépare pour une journée d'emploi qui m'ennuie avec des collègues gentils desquels je partage si peu, je discute, je lis les sous-entendus et détecte les sous-titres des dialogues à l'intérieur, je souris bêtement, je m'impose de rester concentrer à ce que l'on me dit (pour rester polie), je fais mon sport, je m'alimente, je sors avec des amis puis je me couche (difficilement, souvent d'éreintement). Et puis, régulièrement, d'un seul coup, je suis frappée par l'insignifiance de cette norme à laquelle je tâche de m'adapter. Je me demande souvent Et si j'arrêtais tout ?, après tout, je ne risque rien ?! J'accepte de me contraindre. Ensuite, je tombe sur une énième annonce arrivant sur ce fil d'actualité qu'est cet incroyable invention que FB (philosophiquement, le concept de réseau social est fascinant) et je me rappelle que moi aussi, j'aimerais rentrer là-dedans et être heureuse sans me poser un millier de questions.

De la norme à la marge, comment vivez-vous cette ambiguïté ?


Inspiration du titre > De la norme à la marge (Aldebert):

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Re: De la norme à la marge

Message par I am so sure le Mar 10 Jan 2017 - 15:04

Mabac a écrit:
Ils ont l'air drôlement heureux et épanouis ces gens qui se marient et font des enfants. 
--------------------------------------------
Voilà, ils ont l'air mais pas forcément la chance "on" Smile
J'ai le sentiment qu'en vivant en marge de ces événements de vie (ou différemment), je "rate" un bonheur ou du moins quelque chose sur lequel je ne parviens pas à mettre de mots. Malheureusement, ma triste ascension vers des âges où "l'on se pose" comme on dit,
J'ai plutôt eu l'impression qu'on vivant en marge de ces évenements j'ai évité de rater ma vie grâce au recul que j'ai eu la chance d'avoir ce qui m'a permis de me "poser" comme et là où je le souhaitais et je suis au sommet de mon Himalaya là où Eve voulait être et reste en paix du coup.
me renvoie plus violemment encore à ce sentiment de fossé entre moi et la plupart des individus que je côtoie. A la fois, j'ai envie d'être dans la norme. J'ai envie de me plier à cette société, ses règles et ses valeurs, adhérer à ses mœurs et ses conceptions sociales, m'épanouir dans son cadre et ses codes sociaux. Je fais des efforts, constamment (au point de frôler parfois la folie). 
-------------------------------------------------------------
Il ne sert à rien de se plier à des codes de vie si ils ne sont pas ceux qui nous vont bien, de plus plier alors dans un fossé, ne permettra jamais de faire un pont entre soi et des personnes plus de notre continent. Au pire on finit avec des grosses courbes à tures de Gosse qui n'aura pas construit son propre intérieur et de fait l'extérieur qui va bien avec.
--------------------------------------------------
Je joue le jeu de la norme et de la société 

J'aurai tendance à t'inciter à changer de direction, pour plutôt aller dans des environnements où tu trouveras des partenaires de jeux, de ton vrai "je" et vous pourrez fonder votre petite société avec je te souhaite beaucoup de jeux de société.


Et puis, régulièrement, d'un seul coup, je suis frappée par l'insignifiance de cette norme à laquelle je tâche de m'adapter. 
Quand tu reprends le bon air de la "chance on"  Very Happy arrives tu à cerner quand ça te prend ? ce serait intéressant de voir ce qui te fait ce tilt, et où et qui.

J'accepte de me contraindre. Ensuite, je tombe sur une énième annonce arrivant sur ce fil d'actualité qu'est cet incroyable invention que FB (philosophiquement, le concept de réseau social est fascinant) et je me rappelle que moi aussi, j'aimerais rentrer là-dedans et être heureuse sans me poser un millier de questions. 
Je me suis permise de te dire tout ceci car sur le fil d'actu alité où je vais parfois prendre une température qui n'est pas la mienne, celle qui me tient chaud, je suis désormais à mon grand âge avancée, que me tombe dessus la énième annonce de ceux qui avaient drôlement heureux et je ne trouve même pas drôle de les voir se prendre un fossé un bus  Very Happy 

De la norme à la marge, comment vivez-vous cette ambiguïté ? 
Je vois plutôt des distances et des feuilles de mille feuille en mode vertical entre la norme et la marge, de fait pas d’ambiguïté, je peux me retrouver toujours dans la crème en négociant les empilages ou désempillage de feuilles, sans ambiguité, puisque je reste tout de même toujours dans mon "vrai" et MA réalité Wink


Dernière édition par I am so sure le Mar 10 Jan 2017 - 15:05, édité 1 fois (Raison : bonne énergie à toi, je sais que certains passages sont difficiles et à faire douter...)

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Re: De la norme à la marge

Message par boule-d-ombre le Mar 10 Jan 2017 - 15:26

ah le vieux choix est ce que je suis les autre ou non ? mouton ou resistant(ou zebre dans ce cas la)? pourquoi te limiter a cette limite, cette question ? de quoi as tu envie ? de quoi as tu besoin ? voila les questions a te poser. je trouve que s ennuyer avec le choix d une ligne de comportement defini par d autres est genant. vouloir suivre les autres apporte la paix je te l accorde mais es tu prete a en assumer les consequences? as tu envie d avoir des enfants? (et ne te connaissant pas) en as tu les moyens ?
avant je m astreignais a suivre les autres voulant avoir des relations humaines normales et en septembre 2015 crac! la pression etait devenue trop forte, trop de compromis, d adaptations, de comportements qui ne me correspondaient pas. depuis tout ce qui touche la doctrine de suivre betement ou de me revolter contre la norme le tout est passe a la poubelle (enfin la ca tenait plus du conteneur qu autre chose vu le volume). la question ne se pose meme plus, la norme n existe plus pour moi et quand on me fait la remarque la reponse est "c est ma vie donc ce sont mes normes et mes choix qui la definissent pas les choix venant des autres". ma vie est plus simple pour moi et bien que certains tentent de m imposer leur point de vue leur facon de faire ils se font souvent stopper par des remarques sur la complexite liee au choix de suivre des choix fait par d autres. quand les autres t obligent a suivre leurs buts et que tu n en retires rien pour moi la seule chose que tu peux en retirer c est de la frustration. c est d ailleurs la raison du craquage de 2015 a force d arrangement pour faire le lien entre leurs vie, buts, volonte et ce que je cherchais l ecart etait devenu tellement important que c etait impossible.

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Re: De la norme à la marge

Message par boule-d-ombre le Mar 10 Jan 2017 - 15:45

ah je tiens a preciser ce choix a ete nettement plus simple a prendre vu que malgre mes nombreuses tentatives de m integrer dans differents groupes je suis toujours le bouc emissaire/exclu de service.

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Re: De la norme à la marge

Message par Mabac le Mar 10 Jan 2017 - 15:49

I am so sure a écrit:Voilà, ils ont l'air mais pas forcément la chance "on"
Ce qui m'intrigue, c'est que je pense qu'ils le sont, heureux. Mes copines, des nanas indépendantes et féministes, se retrouvent dans les postures de leurs grands-mères en mode "femme au foyer". Et elles s'en accommodent. Elles sont heureuses comme ça. Ici réside la différence : mon exigence face au bonheur semble au-delà de la majeure partie de mon entourage. Je ne "m'accommode" pas justement.

I am so sure a écrit:J'ai plutôt eu l'impression qu'on vivant en marge de ces évenements j'ai évité de rater ma vie grâce au recul que j'ai eu la chance d'avoir ce qui m'a permis de me "poser" comme et là où je le souhaitais
Je suis d'accord avec toi au fond et si je ne me précipite pas dans n'importe quelle relation amoureuse actuellement, c'est que je sais ce que je désire et ce qui m'épanouis. Intimement, je suis convaincue que j'agis au mieux pour moi. Reste que, lorsque le monde entier marche dans un sens et que l'on prend l'autre direction, il me paraît légitime de se demander si on fait bonne route. Interagissant avec des individus et ayant des amis, je suis forcée de me comparer et de constater que je n'entre pas dans le moule. Certains me diront que c'est une qualité, sûrement. Mais la pression sociale est dure à manager au quotidien.

C'est en m’efforçant que le fossé se créer. Je regarde mes amis construire des vies qui ne m'intéressent pas en me demandant ce que j'ai loupé. Pourquoi je rêve encore de voyages, d'apprentissage et de découvertes, de carrière et de construction personnelle quand tous les autres attaquent la phase "adulte" ? J'ai raté un train ? Qu'est-ce que je n'ai pas vu passer pour me trouver si éloigner de tous ceux qui sont mes amis proches ?

Quand tu reprends le bon air de la "chance on" arrives tu à cerner quand ça te prend ? ce serait intéressant de voir ce qui te fait ce tilt, et où et qui.
Je n'ai pas le sentiment qu'il y ait un tilt particulier mais le matin est propice à cela. Je m'active en mode robot tout en ressentant un ennui abyssale. Cela peut-être aussi lorsque je suis dans mon cours de biking et que je nous regarde tous à suer comme des abrutis sur un vélo qui n'avance même au rythme d'une musique atrocement trop forte et de projecteurs colorés absurdes. Cela m'arrive aussi dans des réunions insipides ou des gens s'agitent sur des questions idiotes et semblent aimer se "branler" le cerveau sur des sujets inutiles. Ou bien lors d'une soirée où je n'ai pas assez bu (l'alcool aide beaucoup) : j'observe ces individus jouer au jeu du social, riant trop fort et extrapolant leurs gestes, la nourriture qui abonde et les bouteilles qui se vident ; tout devient rapidement sordide et sans intérêt.

Finalement, depuis que j'ai découvert/admis mon état de Z., cette différence est encore plus dure qu'avant car elle sonne comme une fatalité. Je pensais que je parviendrais à être moi aussi "avalée" par la vie et rentrer dans le moule. En réalité, toute cette révolte, ces remises en question constantes de l'ordre établit, l'ennui quotidien sont et seront mon lot quotidien. Je n'aurais jamais le repos de l'âme (sauf morte) et serais contrainte d'observer se contenter d'un bonheur classique auquel je suis incapable d'adhérer.

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Re: De la norme à la marge

Message par Mabac le Mar 10 Jan 2017 - 16:09

boule-d-ombre a écrit:mouton ou resistant(ou zebre dans ce cas la)? pourquoi te limiter a cette limite, cette question ? de quoi as tu envie ? de quoi as tu besoin ? voila les questions a te poser
J'aurais envie de te crier "Etre normale" !!! Voilà ce dont j'ai besoin. Jusqu'à il y a encore un an, j'avais réussi à éviter une bonne partie de ces contraintes en étant une éternelle et vieille étudiante. J'évoluais au milieu d'intellectuels en marge des codes et pouvais ignorer une partie de ce qui m'intéressait pas. Maintenant que j'ai un joli emploi stable et la trentaine sur le dos, le poids sociétal est lourd et la justification douloureuse. En plus d'autrui, ce sont mes propres injections qui me pèsent : suis la ligne ! Oui, mais tu n'es pas heureuse dans la ligne. Ne suis pas la ligne alors ! Oui, mais je n'ai pas envie d'être en marge de la société.

avant je m astreignais a suivre les autres voulant avoir des relations humaines normales et en septembre 2015 crac!
J'ai tenté de mener une vie dans la norme durant quatre années. J'avais tout ce qu'il fallait : un copain ingénieur, des études, un emploi étudiant, un bel appartement et des perspectives de vie de couple. J'étais éteinte, morte à l'intérieur : dépressive, boulimique, anorexique, bigorexique, addict aux médicaments. Bref, ma lutte m'a mené dans d'innombrables hôpitaux et sur d'innombrables fauteuils de psy. Un jour, mon copain entame les démarches pour l'achat d'un appartement. Je craque. Je ne veux pas de cette vie-là. J'y étouffe. J'ai décidé de m'enfuir à l'étranger sans demander mon reste et je ne suis jamais revenue dans cette vie.

En somme, je me suis demandée si je n'avais pas besoin de "jouer" à la vie normale pour me rassurer et pouvoir me sentir aussi intégrée. Contrairement à tes mauvaises expériences, je suis très entourée. Je noue facilement des amitiés fortes et sincères, et j'ai besoin de ces relations amicales. Si le fossé se creuse, ces relations vont finir par s'effriter car non seulement nous n'aurons plus les mêmes centres d'intérêt mais en plus, je ne cautionnerais pas toujours leurs choix de vie. Je ne dirais rien, bien entendu, mais intérieurement, cela créera une distance (exemple de la bonne année : Une amitié de près de 15 ans récemment maman m'envoie un message de la nouvelle année avec une photo commune d'elle, son mec et son bébé -_-. Et voilà comment j'ai perdu ma pote au profit de la femme et de la mère...)

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Re: De la norme à la marge

Message par I am so sure le Mar 10 Jan 2017 - 16:33

Mabac a écrit:
I am so sure a écrit:Voilà, ils ont l'air mais pas forcément la chance "on"
Ce qui m'intrigue, c'est que je pense qu'ils le sont, heureux. Mes copines, des nanas indépendantes et féministes, se retrouvent dans les postures de leurs grands-mères en mode "femme au foyer". Et elles s'en accommodent. Elles sont heureuses comme ça. Ici réside la différence : mon exigence face au bonheur semble au-delà de la majeure partie de mon entourage. Je ne "m'accommode" pas justement.


Houlà, tu pars loin à mes yeux, pourquoi vouloir t'accommode de ce qui ne te va pas ? du coup effectivement tu vis une vie qui n'est pas la tienne à mes yeux donc et qui ne doit pas te permettre de te trouver souvent dans une position qui t'est commode à toi ? d'où mon propos d'avant.... si tu t'enfermes ou ne voit que des personnes dans un "cercle" qui ne tourne pas comme le tien, tu vas tourner en rond et les mêmes idées dans ton esprit...



I am so sure a écrit:J'ai plutôt eu l'impression qu'on vivant en marge de ces évenements j'ai évité de rater ma vie grâce au recul que j'ai eu la chance d'avoir ce qui m'a permis de me "poser" comme et là où je le souhaitais
Je suis d'accord avec toi au fond et si je ne me précipite pas dans n'importe quelle relation amoureuse actuellement, c'est que je sais ce que je désire et ce qui m'épanouis. Intimement, je suis convaincue que j'agis au mieux pour moi. Reste que, lorsque le monde entier marche dans un sens et que l'on prend l'autre direction, il me paraît légitime de se demander si on fait bonne route.

Pour se poser cette question, il faut avoir rencontrer de visu le "monde entier" et pour ma part je ne pense pas qu'il y est une ou deux directions, mais des millions de directions individuelles en fait. Very Happy

Interagissant avec des individus et ayant des amis, je suis forcée de me comparer et de constater que je n'entre pas dans le moule. Certains me diront que c'est une qualité, sûrement. Mais la pression sociale est dure à manager au quotidien.

Alors ça ça m'est inconnu totalement, j'ai beaucoup interagi mais pour moi l'interaction humaine diffère totalement de "se comparer" ou "constater"... qui pour moi n'a pas valeur d'échange dans le sens où je le définis. Il m'est avis de plus que "la pression sociale", c'est mon conclusion à ce jour doit être d'autant plus dure lorsqu'on doit en plus la subir ayant fait des mauvais choix et en en ayant des regrets. Je le vois énormément chez des personnes qui comme tu dis se sont accommodés et n'ont plus d'autres choix que de s'accommoder encore plus. Je le sais d'autant plus que j'ai subi leurs pressions m'étant accommoder plutôt de ce qui me va et qui semblent à un moment donné leur faire envie. D'ailleurs j'ai omis tout à l'heure de dire que la pression sociale peut s'avérer encore plus forte et à fuir puisqu'il n'y a plus de solutions à proposer à des personnes qui ont fait des choix définitifs et avec qui donc j'ai bien fait à un moment donné de lâcher l'affaire pour suivre la mienne et ma propre route puisque les échanges ne pouvaient devenir alors et à vie que conflictuels. Tu disais que certains comportements t'effarent, de légèreté de certaines personnes à s'enlancer dans des projets sans leur avoir mûri, j'entends bien puisqu'effectivement j'ai du littéralement fuir des personnes au moment où la lourdeur de leurs décisions est venue se poser sur moi qui ne les ai pas prises ne pouvant alors entendre que des regrets et de plus de choix que moi je n'ai pas fait.

C'est en m’efforçant que le fossé se créer. Je regarde mes amis construire des vies qui ne m'intéressent pas en me demandant ce que j'ai loupé. Pourquoi je rêve encore de voyages, d'apprentissage et de découvertes, de carrière et de construction personnelle quand tous les autres attaquent la phase "adulte" ? J'ai raté un train ? Qu'est-ce que je n'ai pas vu passer pour me trouver si éloigner de tous ceux qui sont mes amis proches ?


Je te laisse reformuler ou pas, car il y a là beaucoup de contradictions. On ne peut pas rater une vie parce qu'on ne fait comme les autres pour soi même ? et je pars du principe que personne n'est pareil donc forcément logiquement je trouve plus logique de ne pas faire pareil. Ensuite euh "attaquer une vie d'adulte", je suis complètement hors "ça" puisque pour moi on devient adulte ou pas et en murissant, la vie pour chacun n'était pas mêmes trains et mêmes gares de fait, et ne se déroule pas bien qu'on puisse y poser de grandes étapes, de la même façon pour tout le monde. Drôle de fait, puisque me passe à l'esprit mes "2 ans" où je regardais les personnes qui se disaient adultes. De plus je ne considère pas qu'on doit être amis sur des critères d'avoir une "vie" similaire mais j'ai pu voir de quoi tu parles, l'amie qui refait un enfant pour être synchro avec sa copine mais qui manque de bol n'a pas le même mari et n'a pas la même histoire de couple... Echange intéressant et enrichissant du coup que celui ci. Very Happy


Quand tu reprends le bon air de la "chance on"  arrives tu à cerner quand ça te prend ? ce serait intéressant de voir ce qui te fait ce tilt, et où et qui.
Je n'ai pas le sentiment qu'il y ait un tilt particulier mais le matin est propice à cela. Je m'active en mode robot tout en ressentant un ennui abyssale.

De fait ça me surprend moins que tu ressentes plus la pression autour. A savoir que tu es plus à même je pense n'ayant pas de vie à toi qui te passionne de conclure que tu t'ennuierais moins en ayant la vie de ceux qui te semblent si heureux de s'accommoder de leur vie....


Cela peut-être aussi lorsque je suis dans mon cours de biking et que je nous regarde tous à suer comme des abrutis sur un vélo qui n'avance même au rythme d'une musique atrocement trop forte et de projecteurs colorés absurdes.

Cela m'arrive aussi dans des réunions insipides ou des gens s'agitent sur des questions idiotes et semblent aimer se "branler" le cerveau sur des sujets inutiles. Ou bien lors d'une soirée où je n'ai pas assez bu (l'alcool aide beaucoup) : j'observe ces individus jouer au jeu du social, riant trop fort et extrapolant leurs gestes, la nourriture qui abonde et les bouteilles qui se vident ; tout devient rapidement sordide et sans intérêt.

J'espère que tu as pour compenser cela si ce sont des obligations des moments chouettes, ça a l'air atroce dit comme cela.


Finalement, depuis que j'ai découvert/admis mon état de Z., cette différence est encore plus dure qu'avant car elle sonne comme une fatalité.

D'où mon idée de te conseiller de changer d'environnement afin de pouvoir la voir comme un cadeau et comme une similitude.

Je pensais que je parviendrais à être moi aussi "avalée" par la vie et rentrer dans le moule. En réalité, toute cette révolte, ces remises en question constantes de l'ordre établit, l'ennui quotidien sont et seront mon lot quotidien. Je n'aurais jamais le repos de l'âme (sauf morte) et serais contrainte d'observer se contenter d'un bonheur classique auquel je suis incapable d'adhérer.

Là euh... ça me résonne bizarre que de vouloir être mangée toute crue par un moule et espérer y trouver le repos ? alors que tu sembles avoir le recul pour en sortir et l'analyser  Arrow Je ne pense pas que Z se soit un "état". C'est pour moi un fait qui fait une personnalité comme d'autres faits font d'autres personnalités. Il y a toujours pour moi cette contradiction à vouloir semble t il devenir quelqu'un d'autre pour pouvoir adhérer à une vie que tu ne souhaites pas pour forcément ne pas y trouver le bonheur puisque ça ne sera pas le tien donc ? On est pour moi "heureux" comme soi et chacun de façon différente... par contre tu as raison jouer la comédie du bonheur avec des modes de vie similaires dans le moule ça semble permettre une vie "facile" qui n'est pas mais qui semble vu de l'extérieur.

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Re: De la norme à la marge

Message par I am so sure le Mar 10 Jan 2017 - 16:38

En plus d'autrui, ce sont mes propres injections qui me pèsent : suis la ligne ! Oui, mais tu n'es pas heureuse dans la ligne. Ne suis pas la ligne alors ! Oui, mais je n'ai pas envie d'être en marge de la société.

Vive le juste milieu qui permet d'évoluer à mes yeux comme soi et comme on veut entre les deux Wink Sur le fond il n'est pas interdit de tracer sa ligne, sa route. Sinon, euh, je serai en prison ? se démarquer pour aller vers son mieux c'est vivre, pas suivre une ligne ou ne pas la suivre et heureusement que toute la société ne suit pas la "même" ligne, que je me serai ennuyée sinon...  Very Happy

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Re: De la norme à la marge

Message par boule-d-ombre le Mar 10 Jan 2017 - 17:08

mais mabac j ai une question tu parles de tes amies qui te lacheraient si tu etais toi meme mais est ce qu elles te connaissent vraiment ? est de toi qu elles sont amies ou de ton image ? pour moi un ami meme s il n est pas d accord il me respecte suffisamment pour accepter mes choix sans pourtant les accepter. si elles ne te connaissent pas est ce que toi tu les connais ? on dit des amis qu on les reconnait dans les ennuis la je me demande si les tiennent te suivraient ou si elles ne te lacheraient pas.

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Re: De la norme à la marge

Message par Mabac le Mar 10 Jan 2017 - 17:25

Déjà, merci I am so sure pour tes réponses qui m'aident et m'éclairent. Tu me permets de remettre dans l'ordre certaines choses, et c'est bien Smile.

I am so sure a écrit:du coup effectivement tu vis une vie qui n'est pas la tienne à mes yeux donc et qui ne doit pas te permettre de te trouver souvent dans une position qui t'est commode à toi ?

Il m'est avis de plus que "la pression sociale", c'est mon conclusion à ce jour doit être d'autant plus dure lorsqu'on doit en plus la subir ayant fait des mauvais choix et en en ayant des regrets.
Je crois que l'on touche un point ici. Pourtant, je fais des tas de choses que j'aime. Je suis genre très active et très entourée avec un tas d'intérêts. Cependant, me lever chaque matin pour travailler dans un emploi qui n'a aucun sens ni aucune utilité ne contribue pas à bien "vivre sa vie". Je ne sais pas si j'ai des regrets, mais clairement, j'ai fait tout ce qu'il fallait pour entrer sur le marché du travail. J'y suis rentrée en voulant changer le monde et je passe mes jours sur internet. Mes regrets de métiers et de vocations se comptent par millier. Surtout, d'être là où je suis aujourd'hui alors que j'ai tellement d'autres envies dans la tête.

Il m'est avis de plus que "la pression sociale", c'est mon conclusion à ce jour doit être d'autant plus dure lorsqu'on doit en plus la subir ayant fait des mauvais choix et en en ayant des regrets.
Quand on s'est longtemps senti nulle et dévalorisée, on se compare aux autres. Je ne sais pas si enfant, je me sentais en dehors de la norme. Cependant, je savais que l'on ne me reconnaissait pas ce que j'étais. Et on me comparait aux autres : j'étais vive et rapide enfant, torturée et complexée ado, instable auj etc.

la vie pour chacun n'était pas mêmes trains et mêmes gares de fait, et ne se déroule pas bien qu'on puisse y poser de grandes étapes, de la même façon pour tout le monde.
Il est bien sûr vrai que chacun ne fonctionne pas pareil. Cependant, l'entre-soi est d'une logique implacable faisant vivre dans des sphères proches de celles dans lesquelles nous avons grandi. Et nos références sont selon nos socialisations primaires puis secondaires : c'est pour cela qu'il est parfois si difficile de se défaire de sa classe sociale et de son environnement. Et pour l'heure, même si j'ai eu des cercles différents par le passé, je reviens toujours dans ceux-là, acceptant silencieusement de me sentir "à côté". Ceci dit, j'avoue que je vois de loin le même scénario que toi pointer le bout de son nez : le craquage ! Je le sais. En dépit de mes séances chez le psy, en dépit de mes analyses et mes tentatives de recul, c'est comme si, inévitablement, je m'orientais vers ce mur droit et robuste sans trouver de rues parallèles pour m'y faufiler.

ça me résonne bizarre que de vouloir être mangée toute crue par un moule et espérer y trouver le repos ?
C'est comme une espèce de mort lente programmée finalement. A l'image de ces années passées à tuer mon cerveau à coup de médicaments (et je conserve une certaine addiction aux médicaments et à l'alcool).

J'espère que tu as pour compenser cela si ce sont des obligations des moments chouettes, ça a l'air atroce dit comme cela.
J'en ai, je te rassure ! Smile

On est pour moi "heureux" comme soi et chacun de façon différente...
C'est là que je m'attriste : pourquoi je n'y arrive pas en dépit de toutes mes analyses. Je suis capable de produire toutes les réflexions analytiques nécessaires pour me dégager de cet état d’annihilation et vivre comme je le désire loin des conventions sociales.

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Re: De la norme à la marge

Message par Mabac le Mar 10 Jan 2017 - 17:35

boule-d-ombre a écrit:mais mabac j ai une question tu parles de tes amies qui te lacheraient si tu etais toi meme mais est ce qu elles te connaissent vraiment ? est de toi qu elles sont amies ou de ton image ? pour moi un ami meme s il n est pas d accord il me respecte suffisamment pour accepter mes choix sans pourtant les accepter. si elles ne te connaissent pas est ce que toi tu les connais ? on dit des amis qu on les reconnait dans les ennuis la je me demande si les tiennent te suivraient ou si elles ne te lacheraient pas.

Je pense bien connaître mes amis de par cette faculté incroyable que nous avons de rapidement cerner les gens. Cela me permet de n'être jamais surprise ou déçue par eux, de leur choisir toujours les meilleurs cadeaux ou de les conseiller lorsqu'ils viennent chercher des conseils.
Est-ce qu'ils me connaissent ? Non, pour sûr. Ils ne connaissent qu'une partie uniquement simplement parce qu'ils ne sont pas en mesure de "supporter" l'autre. Personne n'arrive à supporte mon nihilisme, mon cynisme ou mon aspect morbide que les gens apparentent à du négativisme alors que je ne me sens pas suicidaire ni pessimiste. Certains peuvent approcher davantage l'essence de ma personnalité mais subsiste une partie à laquelle ils n'ont pas accès. D'ailleurs, il a été amusant lorsque j'ai commencé mon "coming out" de zèbre d'observer les réactions. Certains, les intimes, qui ont déjà été en mesure de recueillir mes doutes, n'ont pas été surpris de cette annonce, et ont même trouvé ça d'une évidence folle ! Les autres se sont montrés interloqués. Et j'ai réalisé qu'ils étaient ceux qui n'avaient accès qu'à un côté de ma personne. En général, il s'agit de la partie forte, heureuse, déterminée et optimiste. Cette personnalité rassure, on vient la chercher pour des conseils et des bons moments, elle amuse la galerie dans les repas de fête et n'inquiète personne. Ma vraie personnalité est tellement plus sombre et misanthrope, faite de doutes et d'une mélancolie latente. Finalement, c'est aussi peut-être ça qui m'use à la longue : ne jamais être moi.

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Re: De la norme à la marge

Message par potiron le Mar 10 Jan 2017 - 18:12

Mabac a écrit:De la norme à la marge, comment vivez-vous cette ambiguïté ?

Moi j'ai l'impression que je voyage souvent de l'un à l'autre selon mon environnement et mon état d'esprit. Par exemple dans le genre pas très commun : vers le 15 octobre passé j'étais au fin fond la brousse de madagascar en train de goûter l'incroyable rhum au poivre d'Alberto qui me parlait du concept de la mort vu par les malgaches pendant que moi je me demandais s'il avait fait partie de la mafia italienne avant d'émigrer là-bas (probablement pas, mais ça collait bien à son style). Et dans le genre sidérant de normalité, un mois plus tard j'étais en train de regarder Westworld avec ma copine et quelques burgers, comme des millions de gens, et j'ai accroché à fond, comme des millions de gens. Et pourtant j'ai toujours trouvé ça très tentant de basculer dans un truc un peu plus radical pour ne rester qu'avec des gens qui me ressemblent et de m'éloigner des autres, mais je constate que je ne l'ai jamais fait, probablement parce que ça me semblait trop appauvrissant à long terme (j'avais pas trop envie de stagner dans une "piscine pleine de moi-même" si je fuyais la confrontation avec ce qui m'est étranger). Par contre je constate que je suis assez intolérant au gluten de l'ennui, alors quand la conversation glisse vers la zone épuisante des débats stériles de société ou le fabuleux domaine des idées reçues j'ai tendance à secouer les gens pour naviguer vers des eaux moins troubles. Et si on considère la norme comme un troupeau d'idées contagieuse qui sautent d'oreille en oreille alors ce genre de chose m'amuse beaucoup tant que ça reste au niveau culturel, mais par contre plus du tout quand ça se transorme en un argument fallacieux pour justifier un comportement que je désapprouve (du genre achetons tous des kalaschnikov pour se protéger des terroristes islamiques, même si en réalité on a 147 chances de plus de mourir frappé par la foudre).

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Re: De la norme à la marge

Message par Penguin le Mar 10 Jan 2017 - 18:24

Mabac a écrit:
De la norme à la marge, comment vivez-vous cette ambiguïté ?
Bien, dans la norme (ou grosso modo).

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Re: De la norme à la marge

Message par MerQuiBrasse le Mar 10 Jan 2017 - 18:46

Bonjour Mabac,

Il y a beaucoup de choses dans ce que tu écris! Et dans les réponses qui t'ont déjà été faites... Je renonce à faire des citations et y répondre car cela me prendrait trop de temps, et je te donne pêle-mêle quelques idées et sentiments.

Tout d'abord, j'ai lu l’ambiguïté que tu ressens face à ces personnes qui fondent une famille. Célibataire et trentenaire moi aussi, je ressens cela depuis plusieurs années. Auparavant, je ne savais pas si je voulais avoir des enfants, et être en couple m'apparaissait toujours comme quelque chose de très périlleux. Lorsque la première de mes amies a eu un enfant, je l'ai très mal vécu, sans vraiment m'en rendre compte sur le moment. Un peu plus tard, j’ai rompu le lien avec elle (pour d'autres raisons aussi, mais quand même). Depuis, j'ai compris que je désire moi aussi fonder une famille, mais que plusieurs choses m'en empêchent.

La première, c'est la douance. Je désire une famille, certes, mais pas n'importe laquelle. Je dirais que je souhaite "comme tout le monde" fonder une famille, mais je souhaite aussi que cette famille ne fonctionne pas "comme toutes les familles". Autrement dit, je souhaite fonder une famille "atypique", dans laquelle on s'exprime plus, on (se) comprend plus, on s'autorise un brin de folie... L'exact inverse de mon modèle parental, et de la norme actuelle, je dirais. La deuxième chose qui m'entrave, c'est justement ce que j'ai connu enfant, qui ne m'a pas donné envie de fonder une famille. Genre "ah! c'est ça, être parents?! c'est comme ça qu'on doit se comporter avec ses enfants?! quelle horreur!!". Mon père comme ma mère ont longtemps été des contre-modèles pour moi, sans que je trouve ailleurs des modèles qui me fassent espérer ou me permettent de m'identifier, et sans que je trouve en moi les ressources pour bâtir mon propre modèle (mais ça commence à venir). Enfin, la troisième chose qui m'entrave, et pas des moindres, ce sont de graves traumatismes que j'ai vécus enfant, qui font que j'ai depuis toujours du mal à faire confiance à autrui, encore plus de mal à faire confiance à un homme dans le cadre d'une relation amoureuse, et de façon générale une mauvaise image de la famille (source de malheur plus que de bonheur, pour faire simple).

Aujourd'hui, j'ai donc l'espoir de rencontrer quelqu'un avec qui fonder une famille qui me ressemble, en accord avec mes valeurs et idéaux (et un brin de réalisme aussi Wink ). Ça ne me paraît plus si impossible que ça, même si la route est toujours trop longue...

Par ailleurs, tu indiques que tu vois un psy, et que tu penses que tes analyses devraient te permettre de faire face à tes difficultés. Est-ce que tu travailles aussi sur tes émotions, avec le psy notamment? boule-d-ombre a questionné tes envies et besoins, et je pense que c'est un bon point. Se relier à ses émotions permet souvent de "comprendre" d'une autre façon ce qui nous empêche, nous retient ou rend une situation si complexe.

Je m'arrête là pour l'instant, peut-être que j'interviendrai à nouveau plus tard!

Bon courage à toi en tous cas Very Happy

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Re: De la norme à la marge

Message par I am so sure le Mar 10 Jan 2017 - 19:09

Mabac a écrit:
Déjà, merci I am so sure pour tes réponses qui m'aident et m'éclairent. Tu me permets de remettre dans l'ordre certaines choses, et c'est bien Smile.

Wink je fais passer Smile et je bénéficie aussi de cet échange imprévu (pour ma part il me donne des confirmations sur du déjà fait  Wink

I am so sure a écrit:
Je ne sais pas si j'ai des regrets, mais clairement, j'ai fait tout ce qu'il fallait pour entrer sur le marché du travail. J'y suis rentrée en voulant changer le monde et je passe mes jours sur internet. Mes regrets de métiers et de vocations se comptent par millier. Surtout, d'être là où je suis aujourd'hui alors que j'ai tellement d'autres envies dans la tête. 

J'aurais tendance à te dire de conserver ton noyau de travail et de "t'éparpiller" à coté dans les métiers et vocations que tu as. J'ai pour ma part fait comme cela et cela m'a bien réussi. Sûrement cela aussi qui m'a aidée peut être sans que je m'en rende compte à ne pas subir mon travail du coup voire qui sait à être énergisée par ce que je faisais à l'extérieur et à apporter cette énergie au boulot sans qu'elle me fasse me faire mettre au banc pour autant, effet vague à l'envers ?
Quand on s'est longtemps senti nulle et dévalorisée, on se compare aux autres. Je ne sais pas si enfant, je me sentais en dehors de la norme. Cependant, je savais que l'on ne me reconnaissait pas ce que j'étais. Et on me comparait aux autres : j'étais vive et rapide enfant, torturée et complexée ado, instable auj etc.

As tu eu confirmation que cette "comparaison" était faite dans le sens négatif ? Pour ma part, au vu donc de cette découverte, je ferai dans ta situation quelques "démarches" afin de reprendre contact (vive le net) avec de fameux autres ? afin d'échanger à un age plus avancé et aussi avec du recul, tu aurais peut être de bonnes surprises ou tu pourrais "panser définitivement" des plaies ? en te rendant compte que "non, finalement non nous n'étions pas fait pour nous entendre/comprendre ?" Tu m'as fait penser à cette phrase redite à peu près dans TIPEH qui disait avec les "fameux autres de la terreur de la norme qui tue/tuent"  Wink analyser leur propos pour savoir si vous étiez reconnu dans vos vraies caractéristiques ou alors vous pouvez clore et ne pas vous offusquer de nouveau puisque les phrases dites ne ricochent pas du tout sur les caractéristiques qui sont réellement quelques unes des votres.
Il est bien sûr vrai que chacun ne fonctionne pas pareil. Cependant, l'entre-soi est d'une logique implacable faisant vivre dans des sphères proches de celles dans lesquelles nous avons grandi. 
Tout à fait et il est très positif et intelligent de vouloir ne pas en couper totalement le contact, parfois il suffit de quelques aménagements afin de garder contact avec le soi qu'on était, peut être qu'on est plus, mais ça reste néanmoins tout ou partie de soi et de plus ce sont ce que je mets dans "les racines" et elles sont un repère "temps".

Et nos références sont selon nos socialisations primaires puis secondaires : c'est pour cela qu'il est parfois si difficile de se défaire de sa classe sociale et de son environnement. 

J'aurai tendance à dire qu'en fait c'est difficile mais dans un bon sens car à mon sens idem que précédemment il ne le faut pas si on peut, comme on dit si tel est le cas, mieux vaut de "mauvais repères" (qu'ils le soient ou juste pour toi) que pas du tout, pareil à mes yeux quelques aménagements pour alléger au mieux l'impact et du coup permettre de faire grandir d'autres impacts. Pour ma part, il me semble alors que ça peut aussi venir de là, je n'ai pas essayé de "sortir" de quoi que ce soit, j'ai aménagé plutôt "en fonction de".

Et pour l'heure, même si j'ai eu des cercles différents par le passé, je reviens toujours dans ceux-là, acceptant silencieusement de me sentir "à côté". 

Il semblerait que c'est parce que ce serait un peu comme "ta base" et de plus quelque part une "espèce de fidélité à toi et à ces cercles" ce à quoi on peut aussi ajouter que tu n'as peut être pas encore trouvé aussi ce qui te prendront plus de temps que ceux là. Ca me paraît logique si ce n'est pas ton moment de 'que sais je" que tu trouveras, qui arrivera et te mettra sur d'autres voies, naturellement, qui seront que tu te sentiras plus souvent "dedans" que "à coté".

Ceci dit, j'avoue que je vois de loin le même scénario que toi pointer le bout de son nez : le craquage ! Je le sais. En dépit de mes séances chez le psy, en dépit de mes analyses et mes tentatives de recul, c'est comme si, inévitablement, je m'orientais vers ce mur droit et robuste sans trouver de rues parallèles pour m'y faufiler. 

Peut être que ça sera ce qu'il faut, et que ça ne serait pas forcément un "craquage", peut être que sans pour autant être "intéressée" ou "profiteuse" ou "fausse" tu as intelligemment compris que tu ne peux constamment vivre et te nourrir "seule" d'où ton joli titre fort à propos. Et de fait j'aime beaucoup aussi le fait que tu aies bien compris semble t il ce que j'appelle le concept du "tuilage" que pour ma part je n'ai jamais cherché par contre, les changements d'aiguillages se sont toujours faits naturellement au fil de mes envies qui m'ont porté là où là bas, de fait un équilibrage et rééquilibrage se faisait systématiquement sans forcing
Very Happy je te souhaiterais comme moi que tu puisses être actrice de ton tourbillon de vie  Wink 

C'est comme une espèce de mort lente programmée finalement. A l'image de ces années passées à tuer mon cerveau à coup de médicaments (et je conserve une certaine addiction aux médicaments et à l'alcool). 

Et c'est tout a ton honneur, c'est peut être un gros travail sur toi que tu as fait et en fait ça sera la mort symbolique d'une époque pour une renaissance sur autre chose ? si tu n'as pas encore de vis à vis en face plus "ample" que ce que tu as connu ou connais, tu ne peux pas t'en rendre compte encore.


J'en ai, je te rassure ! Smile

OUf  Very Happy 
On est pour moi "heureux" comme soi et chacun de façon différente...

C'est là que je m'attriste : pourquoi je n'y arrive pas en dépit de toutes mes analyses. Je suis capable de produire toutes les réflexions analytiques nécessaires pour me dégager de cet état d’annihilation et vivre comme je le désire loin des conventions sociales. 

Je pense que tu dois te laisser vivre pour voir ce que cela donne et respirer après ses efforts afin de pouvoir ne plus penser à ce que tu dois ! faire et comme de dégager mais justement t'aérer et laisser ton esprit se dégageait d'objectifs afin qu'à mon avis, les idées te viennent, processus inversé.

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Re: De la norme à la marge

Message par Roger le Mar 10 Jan 2017 - 21:25

Mabac a écrit:A l'aube de la trentaine, je suis forcée d'observer mes amis "entrer dans le rang" : fiançailles, mariage, bébés, achat de maison etc. Personnellement, je vis assez mal cette période car je me sens en parfait décalage. [...] Et puis, régulièrement, d'un seul coup, je suis frappée par l'insignifiance de cette norme à laquelle je tâche de m'adapter. Je me demande souvent Et si j'arrêtais tout ?, après tout, je ne risque rien ?!

Ça sent la dépression, tout ça. Bon, pour résoudre des problèmes, peu importe lesquels, même pour changer une ampoule, vaut mieux être réaliste et pragmatique.

Pour le réalisme: nous sommes des animaux sociaux, avec les besoins qui s'imposent. Tu ne pourras pas lutter. Tu auras toujours le désir d'être entourée, d'être aimée, d'enfanter, de bichonner tes marmots et ton foyer puis de t'en vanter auprès de tes proches. C'est comme ça, faut acter. Plus tu lutteras contre ça, plus tu déprimeras.

Pour le pragmatisme: la dépression a des raisons physiologies; un bouquin ne suffirait pas à tout expliquer. Tout cela est contrôlé par des parties de ton cerveau qui ne sont pas accessibles à la conscience: il faut feinter. Il y a trois mode d'action primordiaux: le combat, la fuite et l'inhibition de l'action, qu'on appelle aussi dépression et qui arrive quand ni le combat, ni  la fuite ne permet d'échapper au stress d'une agression. Tu vas demander à ton cerveau d'identifier cette agression, qui n'a rien de philosophique ou que sais-je. Un truc simple, un patron ou une mère qui t'emmerde, une angoisse dans la foule, même au bureau, l'obligation de rompre ton cycle de sommeil, des rythmes imposés, une bouffe malsaine, etc. Ensuite, il faut trouver le moyen de te soustraire de se stress puis ne plus rien faire, juste se laisser vivre en attendant que cet imbécile de cerveau reptilien cicatrise, qu'il active sa résilience.

Ne cherche rien de compliqué, c'est un leurre, un symptôme de fatigue. Les fondamentaux, toujours: manger, dormir, parler, tout en évitant le stress. Le reste, c'est de la coquetterie. Si tu es juste apathique, prends un café à 10h00 et un autre à 15h00; mais si tu es angoissée, n'en prend aucun, de la salade à la place, ou une gomme à mâcher, ça calme. Tu as vu, les vaches, comme elles sont tranquilles ? Si tu n'as personne à qui parler, va voir un psy, un qui est remboursé.

Voilà, la vie c'est simple. Ah, ne pas oublier de mettre sa vanité en pause. La vanité est une maladie mortelle dont tous les humains sont atteints. On s'en passerait bien.

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Re: De la norme à la marge

Message par MerQuiBrasse le Mar 10 Jan 2017 - 21:35

Ah bah voilà, deviens une vache, tu seras tranquille! Razz

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Re: De la norme à la marge

Message par Penguin le Mar 10 Jan 2017 - 22:02

@Mabac
Je ne crois pas que tout ça soit simplement l'obéissance à une norme, il me semble que c'est juste la voie qui semble la plus agréable à pas mal de gens.

Mabac a écrit:Ce qui m'intrigue, c'est que je pense qu'ils le sont, heureux. Mes copines, des nanas indépendantes et féministes, se retrouvent dans les postures de leurs grands-mères en mode "femme au foyer". Et elles s'en accommodent. Elles sont heureuses comme ça. Ici réside la différence : mon exigence face au bonheur semble au-delà de la majeure partie de mon entourage. Je ne "m'accommode" pas justement.
Je ne vois pas bien le lien avec le féminisme, et en quoi elles "s’accommodent"...?

Mabac a écrit:Pourquoi je rêve encore de voyages, d'apprentissage et de découvertes, de carrière et de construction personnelle quand tous les autres attaquent la phase "adulte" ? J'ai raté un train ? Qu'est-ce que je n'ai pas vu passer pour me trouver si éloigner de tous ceux qui sont mes amis proches ?
Dans l'absolu, l'un n’empêche pas l'autre. Tu peux avoir une vie de famille et continuer à te cultiver, découvrir le monde etc.

Mais tu peux aussi ne pas avoir envie d'avoir une vie familiale de ce type, et trouver comment donner un sens à ta vie.
Vivre simplement pour soi, pour apprendre/créer/autre n'est pas ce qui semble le plus facile à beaucoup de gens, mais c'est pas infaisable. Après, à toi de donner un sens à ta vie.

Je ne pense d'ailleurs pas qu'à notre époque tu sois vue comme une affreuse marginale, au contraire ça semble bien intégré dans les mœurs. Puis il n'y a plus vraiment de norme et de marge, on est dans une société d'individus. Tu pourrais peut-être fréquenter d'autres cercles sociaux. Je ne pense pas que des personnes célibataires de ton age, sans enfants, et sans projet de ce type, ce soit bien difficile à trouver.

Après que tu te poses ces questions à ton age, c'est plutôt logique, car si tu veux procréer ça va se jouer les années qui viennent (horloge biologique h t t p : / / w w w .doctissimo.fr/html/sante/mag_2002/sem01/mag0510/envie_enfant.htm).

edit: j'ai des problèmes de ^ sous firefox

edit2: j'ai pas trouvé le sens à ça
Et si j'arrêtais tout ?
et je ne sais pas si on doit s'inquiéter... ?

Il y a plein d'articles de ce type h t t p : / / w w w .madmoizelle.com/je-ne-veux-pas-enfants-temoignage-257277 sur internet. Tu peux peut-être y trouver des éléments pour te rassurer (il y a aussi les commentaires).

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Re: De la norme à la marge

Message par chuna56 le Mar 10 Jan 2017 - 22:51

Lol le pragmatisme de Roger ^^

Hello Miss, je crois que j'aurais pu écrire ton message ou un truc du genre ya quelques années Smile

Donc je te spoile la suite ? Dent pétée

Plus sérieusement, je vais te raconter succinctement (on va essayer) ma vie extraordinaire.

J'ai été en couple avec un garçon adorable qui était fou amoureux de moi. Yavait des choses que j'aimais, d'autres moins chez lui, dont le fait qu'il fumait beaucoup.
Puis est arrivé le mariage de sa soeur.
Rapide portrait de la soeur : 18 ans prépa, 20 ans école, on y rencontre un garçon pendant les soirées de beuveries étudiantes, on se met en couple, on va emménager à Paris, on achète l'appart, et forcément, ben on se marie.
On se marie à l'église alors qu'on est anticlérical (ça c'est le truc que je supporte vraiment pas), on met des petites fleurs partout dans l'église, tout est calculé à l'avance. Tout est pesé, calculé, le château pour le repas, la Mercedes prêtée par le copain alors qu'on roule en vieille Renaud pourrie, le repas, le vin, les musiques, tout est parfaitement parfait.

Et pendant la préparation du mariage, qui a duré un an (à venir en Bretagne depuis paris tester les vins, les traiteurs, toussa toussa, auquel mon copain et moi étions mêlés), la mère dit le truc qu'il fallait pas me dire : "Bon, ben vous devriez déjà vous y mettre, vous!" sous entendu, c'est long à préparer, autant s'y prendre tôt, le tout pour rire.

Et là, ce fut le début de la fin : 2 mois après je quittais mon copain.

J'en voulais pas de cette vie toute tracée, sans fantaisie, dans ce que je voyais être une norme.
Je me voyais pas élever des gosses pendant que chéri regarderait la TV en buvant une bière.
Je me voyais pas me marier parce qu'on se marie.
je voulais pas faire des gosses parce qu'on fait des gosses.
et ainsi de suite.

J'ai choisi ma liberté. Celle de faire ce que JE voulais quand je le voulais.
Ne dépendre de personne. Enfin pas d'un mec.
Mais cette liberté a un prix.
J'ai choisi, et c'est primordial pour moi, de vivre avec celui que j'aimerais vraiment. Je veux de l'amour, de la passion dans mon couple. Sauf que plus de 10 ans après, je suis toujours célibataire. et c'est lourd à porter. La solitude est dure à vivre.
J'ai pas d'enfant. L'envie se fait ressentir, et l'horloge tourne, je suis "périssable" puisque nana.
J'ai suivi mes envies niveau travail, conclusion j'ai du me réorienter, et je suis dans un travail qui me plait pas franchement, mais me laisse certaines libertés.

Cette liberté me permet aujourd'hui de lancer des projets qui me tenaient à coeur : élevage d'animaux.

Au final, est-ce que je regrette de pas avoir été dans la norme ? Pas vraiment. Ma vie me convient assez bien, dans l'ensemble.
Le seul truc, c'est le célibat.
Je pense surtout que j'ai pas eu de chance et pas trouvé celui qu'il me fallait...
Mais c'est probable qu'il ne doit pas y en avoir beaucoup.

Allez à l'encontre de moi, de mes rêves, de mes envies, m'aurait tuée, je pense. Enfin aurait tué mon grain de folie. Ce que j'ai observé chez d'autres.
Rentrer dans une norme pour des raisons qui ne sont pas les bonnes, c'est pas la chose à faire.
Maintenant, ya probablement moyen de réagir pas trop radicalement, de manière posée, et pas épidermique.
ça évite les coups de tête et les regrets par la suite...

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Re: De la norme à la marge

Message par Godzilla le Mar 10 Jan 2017 - 23:34

chuna56 a écrit: Je pense surtout que j'ai pas eu de chance et pas trouvé celui qu'il me fallait...

Sad  Sad  Sad
...

Bon sinon, étant "dans la marge" (et pour éviter d'ouvrir le gaz), j'ai tout un tas de "ptits truc" qui valent bien une vie bien rangée, a savoir la création, la création, parfois la création, ainsi que la création. Sans oublier la création.
Et l'humour comme "politesse du désespoir".
A 39 ans, ça passe encore. Quand sera-t-il dans 10 ou 20 ans ? Ben mon apart croulera sous les créations Laughing et je pense qu'à ce stade, conserver mon humour sera assimilable à un sport de haut niveau.
Bah j'ai encore le temps de voir venir, de toute façon la fin de l'histoire est la même pour tous ^^

chuna56 a écrit: alors qu'on roule en vieille Renaud pourrie

Pété de rire Les voitures c'est avec un T, Renaud c'est ça :
(parfait pour ma déprime ce titre ^^)


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Re: De la norme à la marge

Message par Roger le Mer 11 Jan 2017 - 13:23

chuna56 a écrit:je ... je ... je ... ma vie extraordinaire ... J'ai ... je ... je ... Je ... Je ... je ... J'ai ... JE ... je ... J'ai ... moi ... Je ... je ... J'ai ... J'ai ... j'ai ... je ... je ... Ma vie ... Allez à l'encontre de moi, de mes rêves, de mes envies ... je ... j'ai ...

Ah, je crois qu'on a trouvé le problème. Merci chuna56 pour ton aide précieuse.

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Re: De la norme à la marge

Message par Godzilla le Mer 11 Jan 2017 - 13:39

Elle parle de son expérience et de ses choix, ça n'avait pas prétention à être une thèse (contrairement à tes pavés de péteux).


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Re: De la norme à la marge

Message par chuna56 le Mer 11 Jan 2017 - 13:43

Le prochaine fois que je partage mon expérience, je dirai elle, tu as raison ^^

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Re: De la norme à la marge

Message par Eauvive le Mer 11 Jan 2017 - 14:42

chuna t'es la meilleure (avec hey jude et le gode, et le suce, et emaime, et ....MOI!)

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