Peut on être coincé entre l'amour et l'impact d'un mental envahissant ?

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Peut on être coincé entre l'amour et l'impact d'un mental envahissant ?

Message par mathilgia le Sam 7 Jan 2017 - 19:36

Bonjour à tous !

Bon, la encore j’espère avoir posté mon sujet au bon endroit. J’ai beaucoup hésité entre « Témoignages, vécu ».. Mais comme mon sujet se rapportait vraiment à un lien entre la relation de couple et la zebritude, et qu’il demandait au final des avis généraux sur la question et pas forcément en lien avec mon histoire (même si basé sur), il pouvait bien avoir sa place ici. Alors si je me suis trompée surtout n’hésitez pas à déplacer ! Bref je m’égare déjà !! Je vais essayer de ne pas faire un roman.

Durant mon adolescence mes relations avec mes petits copains étaient un peu étranges car avant de me mettre en couple je désirais plus que tout la personne (jusqu’à l’obsession vraiment) et après un/deux mois j’ai l’impression de ne plus la désirer du tout, de ne plus l’aimer. Je n’ai jamais compris l’origine de ce sentiment mais maintenant je pense que c’est un peu plus clair. J’ai rencontré mon « amour » (je pense que c’est la définition la plus juste dans sa signification) actuel à l’aube de mes 17 ans alors que j’étais dans un état dépressif intense. Nous avons 3 ans et demi de relation derrière nous dont 3 ruptures pour des raisons toutes plus bizarre que les autres.

Un rapport de dominance/dominé s’est installé sans en comprendre réellement la raison claire. Je ne comprends pas pourquoi mon ami ne comprend pas des choses évidentes. Je suis exaspérée voir outrée par certains comportements que je trouve porteurs d’un absence de sens ou d’un manque de pertinence elevé. Même si je l’admire parfois beaucoup pour certaines choses, je ne comprends pas pourquoi il ne fait pas/comprend pas des choses qui me paraissent comme relevant du bon sens. Ça m’énerve, je ne peux m’empêcher de lui dire (et même si j’en ai honte il baisse dans mon estime..) Gros nounours, lui est blessé mais ne se défend pas vraiment avec ardeur. Je m’en veux énormément, je culpabilise car je lui ai fait mal mais je ne peux pas m’empêcher de lui dire car ça m’insupporte réellement et ça rentre en confrontation avec ma vision du monde et de la logique des choses. Je lui ai très souvent dit qu’il devrait me quitter et qu’il ne méritait pas ça mais je ne peux m’empêcher de lui dire ! Et plus j’essaie de ne rien dire, plus ça fait mal quand ça sort. Egalement, je perçois, ressent les intentions d’actions de cette personne. Je perçois que parfois si lui me demande quelque chose, m’approuve sur tel ou tel sujet, ce n’est pas parce qu’il pense ce qu’il dit mais parce qu’il veut provoquer tel ou tel sentiment ou action chez moi. Ça m’énerve, je suis obligé de lui dire et là encore ça crée des tensions (j’ai le même problème avec ma mère). J’ai de toute façon l’impression de lire dans ses émotions (pas ses pensées je n’irai pas jusque-là) comme dans un livre ouvert, je vois quand il se trompe d’interprétation sur ses ressentis, comportement. Tout ça me donne l’impression d’avoir une longueur d’avance et ça crée un décalage. Un sentiment que nous ne sommes pas dans le même monde. Et à force de reprocher des petites choses à trop de reprises, la relation devient inégalitaire, malsaine, crée de la frustration d’un côté et du ressentiment de l’autre qui finit pr exploser (ce qui est d’ailleurs arrivé)

Parallèlement à ça je m’arrête beaucoup trop, je réfléchis beaucoup trop sur chaque détail. Je suis toujours à l’affut de ce que mon entourage peut penser de cette relation par exemple, et j’y réfléchi tellement que j’approprie aux autres des sentiments qui n’existent pas. Je suis dans l’anticipation extrême de ce qui peut arriver, et j’ai tellement peur de ce qui peut arriver que ça me submerge et m’enveloppe/me noie complètement. Mon ami a fait un burn out. J’ai été envahie par la peur de ce qui pouvait se passer, par l’angoisse qu’il se retrouve au chômage toutes sa vie et qu’on ne soit jamais heureux. J’étais obsédée par cette idée, j’y réfléchissait toute la journée, j’essaie de prédire ce qui allait arriver, envisageais toutes les situations possibles et les solutions possibles. Je me suis dit que si je pensais ça c’est que je ne l’aimais pas et nous avons finalement rompu. J’ai honte de l’avoir abandonné alors qu’il était dans cette situation, sachant que j’ai moi-même souffert d’une grosse dépression et qu’il a toujours été présent. Et c’est le même mécanisme pour tout. Je m’arrête sur des détails qui ne dérangent habituellement personne dans des relations de couple (d’ailleurs les gens sont assez déroutés par les raisons de mon mal être, à part mes parents HP aussi qui trouvent qu’il est débile, voir mauvais et que je mérite mieux. Ce qui est faux, à part peut-être pour le « mieux » qui ne voudrait pas dire meilleur mais quelqu’un avec qui je me sent mieux) je les tourne dans tous les sens pour évacuer leur éventuelle portée anxiogène et j’y réfléchis tellement que je fini évidemment par leur en trouver une. Et là c’est la rupture, sur des détails, et personne ne comprend à part ceux qui ont ma version, mon interprétation, mon ressenti, mon invention anxiogène à propos des choses.

Bref je vois que j’ai déjà beaucoup trop écris, je ne sais pas si mon message sera lu du coup, je suis désolée du roman je vais essayer d’épiloguer !! Seulement avec ces éléments, je me serai juste dit qu’il fallait partir car je ne l’aime pas. Mais a mon grand malheur je l’aime. C’est avec lui que je veux partager ma tombe, restée liée pour l’éternité. Je l’aime malgré pour ce qu’il est dans son essence, pour ce qui fait son unicité et qui ne se retrouve en personne ! Je l’aime lui et sa présence, je veux lui donner mais sans recevoir car cela me provoque trop d’angoisses, trop d’enjeu, trop de choses. Je veux l’aimer de loin. Je ressens avec un lui un amour presque mystique, religieux tellement il est transcendant, particulier, indescriptible et fort. Il y a eu beaucoup de moments de complicité et de lien avec lui que je n’ai jamais eu avec personne. Mais à côté il y a tout ce que j’ai expliqué plus haut (remarqué aussi, tous ces problèmes même s’ils sont toujours trop présent se sont bien atténués) Mais j’ai l’impression que je ne pourrai jamais être épanouie et faire ce que je veux de ma vie avec lui. Lui veut des enfants, une maison, reste souvent chez lui et ne fait pas beaucoup de choses. Moi je veux bouger, voyager, sortir partout et réfléchir/faire plein de choses, tout le temps !! Et je ne veux plus me sentir freinée et tendue car lui ne comprend pas mes choses évidentes, car j’ai l’impression de ne pas pouvoir avancer vers ce que je suis et ce que je veux faire avec lui car lui s’est arrêté au niveau précédent.

Je me demande si il est donc impossible à certains HP d’être en couple, parce que cela provoque trop de stimulations et d’angoisses ? Je me demande si certains HP ne peuvent pas etre en couple avec des non HP, ou si il faut simplement produire plus d’efforts car il y a de l’amour, ou si il faut abandonner ? Je me demande si certains ont des vécus similaires au mieux ou si je suis complétement folle ?

Bref, j’ai omis beaucoup, beaucoup de choses importantes mais j’ai déjà beaucoup trop écrit pardon !!  Je remercie ceux qui ont réussi à ne pas décrocher car c’est difficile xD, vous dis merci beaucoup d’avance (déjà simplement pour avoir la possibité de s’exprimer, ça fait du bien !!) Et une très bonne soirée !

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Re: Peut on être coincé entre l'amour et l'impact d'un mental envahissant ?

Message par Emem le Sam 7 Jan 2017 - 23:58

2 n'importe quoi ensemble ça peut ou non fonctionner. Les statistiques ne servent à rien dans ce cas là car on ne vit que des cas particuliers.
Tu vis pour toi, tant qu'à tes yeux tu fais le bon choix je vois pas trop ce que peux ajouter.
Je me retrouve dans certaines choses que tu as écrite,tu peux certes toujours donner sans recevoir mais dans ce cas là cest une version biaisé de l'amour. C'est censé être un échange, si c'est à sens unique il y a un problème.
Si tu ne peux pas t'épanouir c'est plus qu'un problème car ça signifie qu'un moment tu ne pourra plus évoluer comme tu le souhaites.
De plus tu sembles écrire que vous ne partagez pas l'idée de ce que porrait être votre vie commune... ai je besoin de continuer à jouer Lapalisse ? Smile

Fait ce qui te semble juste pour TOI
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Re: Peut on être coincé entre l'amour et l'impact d'un mental envahissant ?

Message par Invité le Dim 8 Jan 2017 - 0:29

A coeur vaillant rien d'impossible, et si tu es folle, ça n'est pas très grave tant que tu ne fais de mal à personne. Quand on me dit "mais tu es folle !?", je le prends un peu comme un compliment, une forme d'étonnement face à une attitude ou une façon d'aller un petit peu plus loin, ou de faire différemment, que ce qui est habituellement ou normalement attendu, parce que je suis comme ça, alors je réponds, "mais oui, tu ne savais pas ?". Ceci n'est qu'un préambule.

Sur le fond de la réponse, ce qui ressort de toutes ces questions, c'est surtout beaucoup d'anxiété, et beaucoup d'attentes peut-être. Des envies de vivre, ça s'est bien, mais on sent aussi une envie de vivre avec l'autre, lui, là, ce que tu attends de vivre, et la frustration que comme il n'est pas toi, ça ne se passe pas comme tu veux, comme tu l'imagines, et peut-être même que ça ne correspond pas du tout à ce qu'il est lui, en fait.

Il y a là une contradiction. Tu ne peux pas avancer vers ce que tu es, et attendre que lui avance avec toi dans ce que tu es et veux faire avec lui. Avancer vers ce que tu es, il n'y a que toi qui peux le faire, et ça ne dépend de rien d'autre que de toi.

L'autre, là, celui ou celle à qui on tient, avec qui on a envie d'être, c'est sans doute l'être au monde le plus agaçant, frustrant, freinant, mystérieux, fascinant, attirant, qui nous échappe sans cesse (et il faut bien se rendre compte que c'est exactement aussi ce qu'on est pour cet autre-là). Son plus grand défaut est d'être autre, mais c'est aussi sa plus grande qualité. Parce qu'il n'est pas nous, qu'il nous résiste, nous force à sortir de nous-même, à tenir compte de lui, aussi, sinon pas de relation. Délire personnel ou rapport de force, mais pas relation.

Bref, quand on a trop de fatras interne, de questions qui tournent sans cesse sans trouver de réponse, c'est difficile d'être dans une relation avec l'autre. Il faut trouver le moyen de lui faire une place, de l'accepter comme il est, sans non plus tout accepter bien sûr, question de respect réciproque et de savoir où sont les limites de chacun, celles à ne pas dépasser.

Sur la méthode, je ne vais pas te faire le coup du lâcher-prise, hein, mais celui décentrement. Décentrer, ouvrir, être dans le mouvement et non dans l'attente, le truc figé, l'exigence, le scénario écrit à l'avance. Accompagner le mouvement, le regarder se faire, le vivre, lui faire confiance tant que cela ne nous est pas un fardeau insupportable. Ou qu'il n'y a plus de mouvement du tout, mais parfois les choses sont subtiles et avancent à un rythme propre.

Mais il faut de la douceur, de la patience, de la joie, du bonheur, se placer dans une disposition d'esprit hors de toute temporalité, de calendrier ou d'objectif. Et là, je ne connais rien de mieux que la littérature, méthode testée et approuvée. Lire, lire, lire. Mais du bon, hein, de la belle ouvrage.

Ca fait travailler : et l'esprit, et les émotions, réfléchir sans qu'on s'en rende compte ni qu'on prenne la tête à qui que ce soit. Dialogue intérieur avec le livre, l'auteur. Permettre de comprendre ce qui nous anime, nous émeut, où sont nos goûts, nos valeurs, mais aussi se rendre compte qu'il y en a d'autres, qu'il y a tellement d'autres voies et d'autres voix et d'autres manières de voir le monde, de mondes intérieurs, de possibilités.

Tu pioches, tu lis, tu aimes, si tu n'aimes pas, tu pioches encore. Peu à peu tu comprends, tu creuses, tu ne juges pas, parce que l'esprit humain peut tout contenir, ça travaille tout seul et la vie se calme d'elle-même, les envies sont plus profondes et plus assumées. Tu n'es plus d'aucune chapelle, d'aucun groupe, tu es de l'humanité, tu as plus de distance et de proximité avec l'autre, tu n'as rien à imposer, mais beaucoup à découvrir, vivre et à partager.

A propos de partage, avant de partager ta tombe, je pense qu'il faudrait que tu te penches sur la réalité de ce qu'il est, et non de ce que tu voudrais qu'il soit. Parce que c'est ici et maintenant, dans la vie, le réel, qu'il est intéressant, pas dans une idéalisation de l'éternité, un reflet de ton imaginaire, de ton envie, et donc qui est toi, mais pas vraiment lui. Or, c'est lui qui t'intéresse, normalement, pas toi à travers l'image idéale que tu as de lui avec toi, de vous ensemble dans un espace-temps qui n'existe pas vraiment, dans lequel lui, finalement, il n'a pas de place, ce n'est qu'un personnage de ton théâtre intérieur, une image, mais ça ne correspond pas à sa réalité d'être autonome et libre, vivant et non mort.

L'altérité, c'est déjà un travail en soi, dans son for intérieur, et une ouverture à ce qui est extérieur, dans un mouvement double. C'est aussi passer par la frustration, le désaccord, l'ajustement.

Quant à savoir s'il faut poursuivre ou abandonner, personne ne peut le savoir à ta place, c'est l'histoire qui se fait qui le dira, au fur et à mesure, on peut avoir plein de raisons objectives qui n'ont rien à voir avec ce qui se passe. Il faut que tu te fasses confiance, en premier lieu. Les erreurs permettent d'apprendre, et si on ne se trompe pas, on risque l'illusion d'avoir raison.

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Re: Peut on être coincé entre l'amour et l'impact d'un mental envahissant ?

Message par chuna56 le Dim 8 Jan 2017 - 0:40

Donc en fait, tu es en couple avec un garçon que tu aimes, mais qui n'a pas les mêmes envies (valeurs ?) que toi, qui n'est pas sur la même longueur d'onde que toi, dont tu as honte et avec qui tu ne te sens pas en sécurité.

Aïe...

Je me demande si certains HP ne peuvent pas etre en couple avec des non HP, ou si il faut simplement produire plus d’efforts car il y a de l’amour, ou si il faut abandonner ?

Je pense que tu sais bien qu'il n'y a que toi qui peut répondre à ça, hein Wink
Le seul truc que je peux dire, c'est qu'on peut se décider au mieux lorsque l'on sait ce qui nous coûtera le plus cher d'un point de vue personnel : continuer ou abandonner.
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Re: Peut on être coincé entre l'amour et l'impact d'un mental envahissant ?

Message par mathilgia le Dim 8 Jan 2017 - 11:08

Merci pour vos réponses géniales qui me font toutes voir un angle différent !

En fait je connais la réponse, je sais qu'il faut partir pour prendre le risque de trouver quelque chose qui me rend plus heureuse, qui me correspond plus. Et pour le protéger lui aussi, car il ne mérite pas tout ces reproches et mes indécisions (3 ruptures et je ne sais pas combien d'aller-retour pr voir si on se remet ensemble ou pas). Il les accepte aussi me diriez vous..
Je le sais mais j'ai peur. J'ai peur de souffrir encore car nous sommes restés séparés longtemps (6 mois) et on ne s'est pas oublié (en même temps on se voyait entre temps au moins tous les 3 semaines). J'ai peur de souffrir du manque et de sa colère, sa rancœur, car je suis trés "culpabilisable" et celle ci va parfois tellement loin que je n'arrive plus à m'autoriser à manger. Il tire aussi facilement sur cette corde et remet toujours l'echec de notre relation sur mon entiére faute, ce qui m'enerve car dans n'importe qu'elle relation c'est faux. J'ai peur de me tromper, j'ai peur de regretter. C'est un choix difficile, mais comme vous le dites tous à votre manière je pense que la clé de ce problème réside dans la confiance en soi et en ses choix. Et puis en regardant en arrière, je n'ai que peu de regrets concernant mes choix de vie/d'expériences. Mais je doute terriblement. J'ai une peur atroce de me tromper. Et de souffrir car cette douleur est assez intolérable et je actuellement je suis dans sa fuite continuelle.

Je reste tout de même dans un constat de contradiction par rapport a l'amour. Quand on aime les gens et que ceux ci ne nous font pas excessivement de mal (pas volontairement j'entend) , pourquoi parfois ce n'est pas possible de trouver le bonheur ? L'amour passe au deuxième plan après un hypothétique meilleur bien être personnel sans l'être aimé ? Vous ne vous trouvez pas vous aussi dans une contradiction douloureuse face à ça.. ? Je trouve ça terriblement injuste et terriblement dur que les choses fonctionnent ainsi. Mais nous avons le devoir de nous rendre heureux. Mais comment pouvons nous etre heureux sans la personne que nous aimons?? N'est ce pas terriblement égoiste et prétentieux de dire " Je mérite une relation ou je me sent mieux "
Bref je pense que vous avez compris mon idée.. Merci beaucoup pour vos réponses en tout cas ! Smile

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Re: Peut on être coincé entre l'amour et l'impact d'un mental envahissant ?

Message par Cpt Livai le Dim 8 Jan 2017 - 13:18

mathilgia a écrit:

L'amour passe au deuxième plan après un hypothétique meilleur bien être personnel sans l'être aimé ? Vous ne vous trouvez pas vous aussi dans une contradiction douloureuse face à ça.. ? Je trouve ça terriblement injuste et terriblement dur que les choses fonctionnent ainsi. Mais nous avons le devoir de nous rendre heureux. Mais comment pouvons nous etre heureux sans la personne que nous aimons??

Dans ma tête il faut savoir être heureux seul avant d'être heureux avec quelqu'un. Sans exceptions. Je ne trouve pas forcément logique de faire en sorte que ton bonheur dépende d'une autre personne...imagine si celle-ci meurt ou disparait ? ou arrête de t'aimer ? Pour moi baser (tout ou une grande partie) mon bonheur sur quelqu'un d'autre entrainerait automatiquement une dépendance et donc une relation malsaine.

Je vais le dire métaphoriquement : chacun a son propre jardin et lors d'une relation vous avez un troisième qui est mis en place que les deux personnes cultivent ensemble. La relation me semble malsaine si il y a deux jardins dans le mesure ou chacun perd son individualité. Pour être heureux sans une personne aimée il faut que l'espace, notre jardin, nous rende heureux.

mathilgia a écrit:
N'est ce pas terriblement égoiste et prétentieux de dire " Je mérite une relation ou je me sent mieux "

Mais est-ce que l'autre ne voudrait pas être avec quelqu'un qui se sent bien et se sent à sa place avec lui/elle ? Est-ce que tu peux être bien avec quelqu'un qui ne se sent pas bien avec toi ? Si rompre permet a chacun d'avoir une meilleure relation plus tard, pourquoi pas ?

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Re: Peut on être coincé entre l'amour et l'impact d'un mental envahissant ?

Message par mathilgia le Dim 8 Jan 2017 - 17:25

Non je comprend et je suis d'accord avec toi. Je pense d'ailleurs qu'il y a de la dépendance affective des deux côtés dans ma situation.
Mais tu ne trouves pas que ne pas baser assez de bonheur sur quelqu'un ce n'est pas de l'amour ? Je m'explique. Enfin si, c'est de l'amour mais pas de l'amour intense, pas du vrai amour. L'amour est tellement fort que pour moi, de l'amour trop " éloigné " n'est pas vraiment de l'amour. Je m'égare complètement et je m'exprime mal.. Enfin j'ai d'autres idées qui me viennent.
Bref je trouve la métaphore du jardin complètement vraie, mais un peu trop "bien rangée" pour l'amour. Il est primordial a tu as raison sur ce point, de cultiver son jardin et son bonheur seul, de ne pas être trop attachés mais si on ne le base pas assez RAAH >< Ce que je veux dire c'est qu'il me parait impossible, concrètement, au niveau des émotions de ne pas faire dépendre son bonheur de la personne qu'on aime. Même si en fait, c'est salutaire (ne pas mettre tout ses œufs dans le même panier). C'est un travail long.


Pour la phrase " Mais est-ce que l'autre ne voudrait pas être avec quelqu'un qui se sent bien et se sent à sa place avec lui/elle ? Est-ce que tu peux être bien avec quelqu'un qui ne se sent pas bien avec toi ? Si rompre permet a chacun d'avoir une meilleure relation plus tard, pourquoi pas ? " (Désolé je ne sais pas quoter Embarassed )

Pour moi c'est evident, pour lui non. Combien de fois je lui ai dit que je l'aimais mais que je n'étais pas heureuse avec lui, et il s'acharne quand même. Il ne veut pas accepter mes décisions de rompre dans le sens ou il dit que je me voile la face sur la réalité, que je l'aime mais que je ne veux pas m'en rendre compte pour telle ou telle raison (ça c'étais avant), qu'on peut encore tout sauver etc.. Même quand je lui dis que je ne me sent pas "moi" avec lui etc etc.. En gros que je l'aime mais que je ne suis pas heureuse dans cette relation. Il s'accroche toujours et me laisse tout le temps revenir après les ruptures (Ce que j'aimerai qu'il ne fasse pas car ça me laisse le choix de douter)

C'est dur de se dire pour avoir une meilleure relation plus tard. Qui dit que ça arrivera et que je suis pas trop exigeante?
Quand on aime quelqu'un, pourquoi on ne fais pas TOUT pour que la relation s'arrange ? Ce n'est pas lâche (et egoiste) de partir ? (J'avoue que ce sont un peu les arguments que Mr m'a mis en tête)

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Re: Peut on être coincé entre l'amour et l'impact d'un mental envahissant ?

Message par Emem le Dim 8 Jan 2017 - 17:30

mathilgia a écrit:
Quand on aime quelqu'un, pourquoi on ne fais pas TOUT pour que la relation s'arrange ? Ce n'est pas lâche (et egoiste) de partir ? (J'avoue que ce sont un peu les arguments que Mr m'a mis en tête)

Car tout n'est pas acceptable. Et on vit pour soi avant toute chose. Tu dois être un minimum égoiste. Tu n'arrives pas à être heureuse avec lui, ça ne change rien malgré les essais et les changements. Alors oui, il faut bien finir par prendre une décision radicale même si elle n'a rien d'agréable.
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Re: Peut on être coincé entre l'amour et l'impact d'un mental envahissant ?

Message par Paradoxa le Dim 8 Jan 2017 - 18:01

Bonsoir,

Je vis la même situation en ce moment, et honnêtement, je te comprends mais fois 10000000. C'est difficile, très très difficile même. Peur de regretter, peur de son manque, je comprend totalement. En te lisant ça me faire prendre conscience de pas mal de choses, et... Faut partir. Si tu sens que tu dois partir, pars...Il ne s'agit pas de fuite, il ne s'agit encore moins d'égoïsme, il ne s'agit pas non plus de mauvaise descision. Là on parle d'émotions, d'amour, c'est tellement complexe... Il N'Y A PAS DE BONS OU DE MAUVAIS CHOIX, IL N'Y A UNIQUEMENT LE CHOIX QUE TU FAIS ICI ET MAINTENANT. Pour le reste ? C'est la vie qui te dira, te montrera la suite, surtout n'essaie pas d'être dans une anticipation, cela te fais douter encore plus, te freine encore plus. Connecte toi au présent tout en faisant CONFIANCE au futur mais ne l'imagine pas, ne te projette pas en y imaginant qu'il puisse te manquer, que tu puisse le regretter etc... Actions. Actions. C'est un peu bateau, mais si vous êtes fait pour être ensemble, si l'histoire que vous vivez doit encore vous apprendre des choses, ça se fera... Personnellement c'est ce que je m'efforce de penser et de me répéter chaques jours, chaque fois que je rumine à cette putain de situation, chaque fois que j'hésites.. Je suis exactement dans la même situation, j'en ai fais un post il n'y a pas longtemps d'ailleurs même si la situation n'est forcement pas exactement la même... Le cul entre deux chaises, et cette sensation, ce sentiment, quand j'y pense, c'est un sentiment qui t'aide pas. Il est pas là pour ton bien car il découle d'une peur, il te ralentir sur ton chemin personnel. C'est cru mais pense à ta gueule. Tu l'aimes ? Moi aussi je l'aime mais quand il faut qu'tu te barres, COURS. Pleures si tu veux pleurer, doute si tu veux douter mais prend une decision.

Sur mon post, je cherchais des réponses par rapport à tout ça, je cherchais à comprendre pleins de trucs, mais j'ai eu une grande prise de conscience, je sais pas si ça t'aidera mais je vais quand même t'en faire part.

Regarde toi de l'extérieur, imagine tu te regarde là, de haut. Tu vois ce que tu es entrain de vivre ? C'est ça que tu as dans ta tête ? C'est ça la vision de l'amour que tu as ? C'est ça un couple ? Des ruptures et des vas et viens incessants ? Mais qu'est-ce que es entrain de faire là ? Tu penses que tu es trop exigeante en lui reprochant des choses ? Arrête. Oui t'es peut être très exigeante et alors ? Mais et alors ? Pense à toi. Sérieux pense à toi et construis toi la vie que tu souhaites, tu y arrivera. Concentre toi sur toi. Juste toi. Pk tu as si peur ? Oui peut-être tu vivra un manque, qu'est-ce qui te fait peur à ressentir un manque ? C'est dur de s'exprimer mais ce que je pense c'est que tu as surement plus de force que tu le penses et si tu te concentres sur toi et que tu te poses certaines questions, tu te rendra peut-être compte trèèèèès profondément que oui, peut-être tu l'aimes mais ce qui te fait reellement peur c'est pas de son manque, c'est d'un sentiment de doute, de vide, et CA c'est toi et toi, pas toi ET LUI... je sais pas si tu aura compris... J'ai pas du tout l'impression d'être claire désolée..



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Re: Peut on être coincé entre l'amour et l'impact d'un mental envahissant ?

Message par ortolan le Dim 8 Jan 2017 - 18:27

Pour quoter, tu as un bouton "Citer" à chaque réponse (en haut, quand tu es connectée) ; tu peux épurer pour ne retenir que la partie qui t'intéresse, mais il faut garder les balises [ quote = "NomDuMembre" ] au début et [ / quote ] à la fin (sans les espaces mais en gardant les guillemets).
mathilgia a écrit:Pour moi c'est evident, pour lui non. Combien de fois je lui ai dit que je l'aimais mais que je n'étais pas heureuse avec lui, et il s'acharne quand même. Il ne veut pas accepter mes décisions de rompre dans le sens ou il dit que je me voile la face sur la réalité, que je l'aime mais que je ne veux pas m'en rendre compte pour telle ou telle raison (ça c'étais avant), qu'on peut encore tout sauver etc.. Même quand je lui dis que je ne me sent pas "moi" avec lui etc etc.. En gros que je l'aime mais que je ne suis pas heureuse dans cette relation. Il s'accroche toujours et me laisse tout le temps revenir après les ruptures (Ce que j'aimerai qu'il ne fasse pas car ça me laisse le choix de douter)
J'allais justement te poser cette question : après vos séparations, est-ce systématiquement toi qui es "revenue" (te sentant coupable) et a-t-il accepté à chaque fois sans rien dire (comme si c'était normal) ?
Ce que tu écris là me fait penser à de l'emprise et c'est pas bon non
Voici le texte de réponse initial que j'avais préparé :
"Bonjour Mathilgia,

Tout d'abord, je voudrais te dire ceci (valable pour n'importe qui) : les sentiments que nous éprouvons à l'égard d'une personne proviennent de nous et pas de la personne qu'on a en face. Ce qui veut dire qu'on pourrait les diriger vers une autre personne qui les déclenche, qui éveille en nous les mêmes ressentis. Garde bien ça en tête pour la suite.
Tu entends de la part de ton entourage que tu mérites mieux que lui. Mais ton ami, te mérite-t-il ?
Il y a quelques mots ou formulations que tu emploies qui m'interpellent.
Pourquoi devrais-tu porter seule la culpabilité ? En général, les "torts" sont partagés ; or, tu sembles dire qu'il réagit vivement dès qu'il est mis en cause, ou qu'il ne veut admettre aucune critique rationnelle (fondée ?). Tu lui trouves beaucoup d'excuses et en même temps ça t'énerve : il y a un hiatus, quelque chose qui cloche en tout cas dans le rapport que tu peux avoir avec lui. Par exemple sur la perte d'emploi, tu n'y serais pour rien et tu ne pourrais rien y faire. N'y aurait-il pas un syndrome de l'infirmière de ton côté (voler au secours des faibles pour te prouver que tu aimes) ?
Tu parles de motifs de rupture bizarres ; j'avais un prof de psychiatrie qui nous disait de nous inquiéter quand on associait à une situation, une personne ou un comportement l'adjectif "bizarre".
Tu détectes qu'il cherche par ses propos à provoquer chez toi tel ou tel sentiment / réaction : ça s'appelle de la manipulation, ni plus ni moins.
Une relation amoureuse doit normalement t'épanouir, pas te rendre malheureuse ; dit autrement, ça doit te donner des ailes et pas t'entraîner vers le fond. Tu expliques que votre couple a démarré quand tu étais vulnérable ; ce n'est pas normal que tu te sentes mal.
Comme ça a été dit plus haut, c'est malsain que tu dises vouloir l'aimer "jusqu'à la tombe" (il y en a qui arrivent jusqu'à ce stade) alors que ton instinct ou la logique voudrait que tu le fuies et lui reste un peu en retrait de votre relation, à te lire." (suivi de la question).

Je ne vais pas ouvrir une chasse au PN (ça va en énerver certains, on a tendance à en voir partout), mais il y a quelques signes d'alerte. À minori il peut être passif-agressif (encore un terme à la mode) ; si la gêne ou l'inconfort que tu ressens te semblent anormaux ou incompréhensibles, je t'invite à parcourir ce questionnaire : http://www.perversnarcissique.com/test-pervers-narcissique/
En sachant que tu as tendance à être indulgente avec lui, n'hésite pas à mettre un point si tu trouves qu'il est "un peu" ou "parfois" comme dans la description.
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Re: Peut on être coincé entre l'amour et l'impact d'un mental envahissant ?

Message par mathilgia le Dim 8 Jan 2017 - 19:03

Merci infiniment à tous pour vos réponses toutes plus bienveillantes et surtout inspirantes les unes que les autres

Ortolan pour répondre a tes inquiétudes, j'ai effectivement déjà été confrontée à deux reprises à des pervers narcissiques; un sur le plan amoureux et l'autre amical. J'en suis devenue très méfiante. Même si la relation dont je parle avec cet homme est un peu malsaine, que lui a déjà été trop loin dans son comportement par moment (insultes après ruptures ou énervement disproportionné à d'autres ) ce n'est pas un PN. Mais c'est une bonne chose que tu t'inquiètes ! Pour ce genre de choses il vaut mieux s'inquiéter trop que de ne pas s'inquiéter du tout Smile

ortolan a écrit: Tout d'abord, je voudrais te dire ceci (valable pour n'importe qui) : les sentiments que nous éprouvons à l'égard d'une personne proviennent de nous et pas de la personne qu'on a en face. Ce qui veut dire qu'on pourrait les diriger vers une autre personne qui les déclenche, qui éveille en nous les mêmes ressentis. Garde bien ça en tête pour la suite.
]
Oh combien merci pour cette phrase. En plus je suis en psycho et je connais ces mécanismes x). Je vais essayer de m'en servir pour revenir à la rationalité, à la réalité et calmer mes angoisses destructrices. Néanmoins, je suis d'avis que même si on peux la diriger vers quelqu'un d'autres, ça ne part jamais envers une personne. On le ressent peut être moins, on fait avec, mais c'est toujours la. La personne a été associé a une décharge d'endorphine, ocytocine, vasopressine pour les hommes bref. Ca part jamais totalement en fait, même si je peux ressentir la même chose pour quelqu'un j'aimerai toujours cet homme la. Et ça, ça me paralyse réellement. Si quelqu'un à quelque chose à y opposer je suis preneuse x)

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Re: Peut on être coincé entre l'amour et l'impact d'un mental envahissant ?

Message par ortolan le Dim 8 Jan 2017 - 19:35

Effectivement, si tu connais le phénomène, je ne t'apprends rien et tu as dû vérifier que ton copain actuel ne l'est pas. Comme tu le dis, mieux vaut prévenir que guérir.

Ce que je veux dire pour la deuxième partie (je me suis mal exprimé, la précipitation), c'est que l'attachement que tu as / as eu pour une personne, tu peux tout à fait le retrouver intact au contact d'une autre personne qui déclenchera le même cocktail émotionnel-hormonal puisque les sentiments viennent de toi.
Le détachement prend du temps, du temps pour oublier ou pour que l'effet soit moins fort ou se fasse moins ressentir.
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Re: Peut on être coincé entre l'amour et l'impact d'un mental envahissant ?

Message par mathilgia le Lun 9 Jan 2017 - 19:23

Oui c'est vrai... Mais c'est horrible comme sensation, comme experience et même si je conçois l'idée que parfois il le faut j'ai vraiment du mal, dans l'abstraction à accepter l'idée qu'on puisse quitter quelqu'un qu'on aime encore et qui ne nous violente pas.
Je sais que parfois il faut le faire même si il y a pas de violence etc, je le conçois et l'accepte totalement sur le plan concret. Mais sur le plan abstrait, sur l'abstraction de la logique du monde, je trouve cet aspect la du fonctionnement humain particulièrement ignoble.

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Re: Peut on être coincé entre l'amour et l'impact d'un mental envahissant ?

Message par Cpt Livai le Mar 10 Jan 2017 - 10:51

mathilgia a écrit:Non je comprend et je suis d'accord avec toi. Je pense d'ailleurs qu'il y a de la dépendance affective des deux côtés dans ma situation.
Mais tu ne trouves pas que ne pas baser assez de bonheur sur quelqu'un ce n'est pas de l'amour ? Je m'explique. Enfin si, c'est de l'amour mais pas de l'amour intense, pas du vrai amour. L'amour est tellement fort que pour moi, de l'amour trop " éloigné " n'est pas vraiment de l'amour. Je m'égare complètement et je m'exprime mal.. Enfin j'ai d'autres idées qui me viennent.
Bref je trouve la métaphore du jardin complètement vraie, mais un peu trop "bien rangée" pour l'amour. Il est primordial a tu as raison sur ce point, de cultiver son jardin et son bonheur seul, de ne pas être trop attachés mais si on ne le base pas assez RAAH >< Ce que je veux dire c'est qu'il me parait impossible, concrètement, au niveau des émotions de ne pas faire dépendre son bonheur de la personne qu'on aime. Même si en fait, c'est salutaire (ne pas mettre tout ses œufs dans le même panier). C'est un travail long.

Pour moi aimer c'est être libre - il n'est pas interdit de dire ou d'avoir un sentiment de bonheur en aimant quelqu'un - juste il faut pas en dépendre ni du sentiment ni de la personne. Il y a la métaphore de la fleur : elle est belle et tu peux la regarder mais si tu decides qu'elle t'appartient et que tu l'arraches, elle meurt. Cela ne veut pas dire non plus qu'il faut tomber dans le je la laisse partir avec quelqu'un d'autre parce que je l'aime beaucoup et je suis content pour eux - c'est de l'impuissance rationalisée à la hyllowood.

mathilgia a écrit:
Pour moi c'est evident, pour lui non. Combien de fois je lui ai dit que je l'aimais mais que je n'étais pas heureuse avec lui, et il s'acharne quand même. Il ne veut pas accepter mes décisions de rompre dans le sens ou il dit que je me voile la face sur la réalité, que je l'aime mais que je ne veux pas m'en rendre compte pour telle ou telle raison (ça c'étais avant), qu'on peut encore tout sauver etc.. Même quand je lui dis que je ne me sent pas "moi" avec lui etc etc.. En gros que je l'aime mais que je ne suis pas heureuse dans cette relation. Il s'accroche toujours et me laisse tout le temps revenir après les ruptures (Ce que j'aimerai qu'il ne fasse pas car ça me laisse le choix de douter)

Est-ce que tu peux aimer quelqu'un sans être heureuse avec lui ? Est-ce qu'une personne dans sa situation qui souhaite donc te garder ne dirait pas juste tout dans son intérêt en abusant de ta faiblesse émotionnelle et de ton doute ?



mathilgia a écrit:
Oui c'est vrai... Mais c'est horrible comme sensation, comme experience et même si je conçois l'idée que parfois il le faut j'ai vraiment du mal, dans l'abstraction à accepter l'idée qu'on puisse quitter quelqu'un qu'on aime encore et qui ne nous violente pas.

Mais est-ce que son comportement envers toi n'est pas une forme de violence ? Est-ce que tu l'aimes vraiment encore si tu veux le quitter ? Est-ce que quelqu'un qui t'aimerait et penserait vraiment à ton bien être argumenterait sans cesse en sa faveur pour que tu restes avec lui alors qu'il sait que tu n'es pas heureuse ? Est-ce que vouloir garder quelqu'un en ignorant ce qu'il ressens ou en acceptant qu'il souffre n'est pas une forme d'abus ?


mathilgia a écrit:
Quand on aime quelqu'un, pourquoi on ne fais pas TOUT pour que la relation s'arrange ? Ce n'est pas lâche (et egoiste) de partir ? (J'avoue que ce sont un peu les arguments que Mr m'a mis en tête)
Ahah je trouve quand même assez égoiste de vouloir garder quelqu'un au point qu'il en souffre et ait un dilemme qui le torture de la sorte. Je ne sais pas si on peut faire mieux :p

mathilgia a écrit:
C'est dur de se dire pour avoir une meilleure relation plus tard. Qui dit que ça arrivera et que je suis pas trop exigeante?
C'est déjà un miracle qu'elle/il a voulu de moi et je ne me suis jamais senti aimé/e...et qui voudra de moi si je le/la quitte maintenant ? Je ne pense pas mériter mieux et combien de temps et de souffrances et d'être seule me faudrait-il avant de trouver quelqu'un d'autre ?
Je ne sais pas à quel points mes question peuvent décrire ton vécu mais c'est basé sur le mien ahah. Maintenant, à c'est à toi de voir : et c'est là le moment le plus horrible : tu peux autant que tu veux lire et vouloir vérifier que tu es sûre de ce que tu dois faire et que c'est le bon choix - et même savoir au fond de toi que c'est la bonne chose à faire - rien ne va lever ton hésitation - ni l'émotion.

RIEN. Rompre est une des pires expériences humaines - tu va te sentir ingrate - en mode mais comment quelqu'un comme moi peut mériter/espérer mieux ? - et c'est très dur émotionellement à le faire : c'est vraiment comme sauter dans l'inconnu : et le pire c'est que la logique n'aide pas: il faut sauter et c'est tout. Comme en parachute. Aucune préparation ne peut t'aider sur le coup.

Cadeau : imagine que tu es un chevalier et que tu vivais depuis longtemps dans un petit village confortable : est-ce que tu irais explorer ce qu'il y a autours en vivant une vie épanouie et plein d'aventures ou alors tu resterait enfermée dans le village en question par peur de mourir ?


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