Gérer l'hypersensibilité

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Message par Mabac le Ven 6 Jan 2017 - 9:24

Bonjour à tous,

Ce matin, comme chaque matin, je passe en vélo devant un homme avec son chien vivant dans la rue. C'est banal me direz-vous. Pourtant, il y a quelque chose chez cet homme qui me touche sans que je sois en mesure de l'expliquer. Aujourd'hui, il fait particulièrement froid chez moi. Et aujourd'hui, en le voyant, j'ai eu une terrible envie de pleurer qui ne me quitte pas. Je ne parle même pas d'une espèce de lassitude de la vie face à la misère d'autrui mais d'une vraie peine qui, si je m'écoutais, me ferait fondre en crise de larmes, face à la situation de cet homme. Ce cas est un parmi des millier d'autres qui suscitent en moi des émotions de tristesse, de révolte, de compassion extrême m'amenant à avoir facilement les mâchoires serrées ou les larmes aux yeux.

Comment faîtes-vous pour gérer cela ? Quelles solutions avez-vous mis en place pour ne pas vous sentir heurter par toute la misère du monde ? La solution est-elle interne (médiation, sport etc.) ou externe (investissement dans des associations, participation à la sphère publique etc.) ?
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Message par Invité le Ven 6 Jan 2017 - 9:51

Bonjour,
Alors je vais répondre un peu à contre courant : oui c'est une situation révoltante que tu rencontres , si irrespectueuse de la vie, en ce qu'elle a de précieux. Comment être moins sensible à la souffrance d'autrui? La question me parait incongrue vois tu.
La récurrence de ces situations d'exclusion ne doit pas mener à les banaliser!
La vraie question est plutôt : comment peut on ne pas pas avoir envie de hurler, ou d'aller voir nos administrations pour leur demander de faire mieux, et de faire plus, surtout pour nos pairs sans abris qui ont des chiens, leur seul compagnon de vie bien souvent, et qui préfère être dans la rue mais avec leur ami?

Je ne crois pas que tu doives essayer de lutter contre ta nature, ton empathie. Je trouve cela trés beau, tellement lucide. Il s'agirait plutôt de la dompter en mettant cette merveilleuse qualité au service des autres. La rationaliser un tant soit peu. Et oui ça fait pleurer, bien sur que oui.

-----

Expérience en asso :

J'ai oeuvré il y a quelques années au sein de la SPA, tu y croises toute la souffrance animale et humaine, les situations sont souvent violentes et l'animal n'est qu'un "talon misère", dans ces cas là.
Y être allée m'a permis d'affronter cette souffrance de façon moins fantasmée, moins passive.
Lorsque l'on met les mains dans la boue, celle ci est plus violente encore, et on est confronté à nos propres limites, nos propres repères. Tu dialogues avec la misère, tu négocies. Il faut aussi accepter parfois que le combat est perdu, mais qu'on a tout essayé, on a prodigué les bons conseils. La toute puissance n'existe pas, les miracles non plus.

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Message par Mabac le Ven 6 Jan 2017 - 10:23

Merci pour ta réponse Eauvive.

Sûrement qu'il est beau et finalement positif d'être empathique et de se soucier de l'autre. Subsiste que vivre ces émotions si violentes peut se révéler handicapant sur le quotidien. Cet homme ne quittera sûrement plus mon cerveau et me rappellera sans fin que notre société est cruelle. Je vais passer la journée sans être en mesure de me concentrer au travail car je vais aller me renseigner sur tous les moyens possibles d'aider ces individus de la rue. Cette image (comme de nombreuses autres) sera une énième petite lacération qui devient difficile à supporter.
De fait, quotidiennement, je pense qu'il m'est nécessaire de trouver une solution pour gérer ces flots d'émotions sans passer par la case "robot" (que j'ai été, vidée de sentiments et d'émotions pendant de longues années).
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Message par Invité le Ven 6 Jan 2017 - 10:32

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Dernière édition par Calleigh le Jeu 29 Juin 2017 - 18:19, édité 2 fois

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Message par Invité le Ven 6 Jan 2017 - 10:32

Je te comprends , ô combien.

Je vais pas te mentir non plus : cela fait des années que je prends des médicaments (AD et anxiolytiques, mais de moins en moins souvent pour ces derniers) pour vivre normalement.
J'étais arrivée à un point tel que je ne sortais plus de chez moi, je vivais repliée (réellement, physiquement).
J'avais développé deux phobies, dont l'une très invalidante (agoraphobie) lesquelles se sont aggravées, et mon anxiété s'est généralisée.

Je ne te dirais pas de suivre mon exemple si tu peux faire sans traitement médical, bien évidemment. Ce n'est pas mon cas, au grand désespoir de ma psy qui me dit souvent que je tue un peu de moi avec cela, que je devrais tenter la méditation et la sophrologie. Moi, je pense que mon hypersensibilité me tuerait plus encore.

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Message par Invité le Ven 6 Jan 2017 - 10:42

Je suis d'accord avec Eauvive, tu es sensible, pourquoi vouloir "lutter" contre soi.

Je suis comme toi, la misère du monde me fait monter les larmes. Les infos me font pleurer. J'empathise trop je crois, je m'imagine à leur place, dans leur douleur, dans leur peur.

Je n'ai jamais fait partir d'asso ni participer à des actions humanitaires. Je ne suis pas assez courageuse pour ca.
Par contre, j'offre mon sourire, mon écoute, une pièce, à manger, enfin ce que je peux.
Il y a quelques années, je passais comme toi tous les jours devant un homme qui me demandait une pièce. Un jour que j'avais acheté une cartouche de clope, je lui ai lâché un paquet, et me suis assise à coté de lui pour en griller une. C'était le plus gentil et le moins con du groupe de SDF qui squattait dans le quartier. Il s'appelait Didier. Il m'a raconté qu'avant il était comptable, et sa femme était prof d'espagnol. Mais elle est tombée très malade et est décédée. Il a commencé à boire, à ne plus aller au taf, ne plus payer le loyer. Il a refusé les mains tendues par fierté, par chagrin. Et maintenant il était dehors.

Je l'aimais bien. Tous les jours je m'asseyais à coté de lui, et on causait. Je ne voulais pas qu'il vienne chez moi, même pas pour une douche. J'avais peur que ses potes se radinent et que je me retrouve coincée.
Après il est parti à l'hôpital. Il avait des escarres aux pieds, et aux fesses. Je l'ai jamais revu.

A Gare du Nord aussi, plus récemment j'ai sympatisé avec un grand type sans chaussure, qui tournait autour du stand de Paul pour avoir une pièce. Je lui donnais une pièce et une poignée de main, je lui demandais s'il allait bien, on papotait 5 min.

Je ne fais pas ca pour me donner bonne conscience. Je le fais parce je considère qu'un sourire, une poignée de main c'est rien à offrir et ca permet à ces personnes de se sentir moins exclus.



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Message par Mabac le Ven 6 Jan 2017 - 10:48

Eauvive, je te comprends aussi très bien.

Durant de nombreuses années de ma assez courte existence, j'en ai passé quelques unes à "tuer mon cerveau" comme je disais entre médicaments, alcool, drogues et fêtes permanentes (l'épuisement me permettait de mettre mon cerveau et mes émotions en berne).
J'ai aussi été un vrai robot, dénuée d'émotions. Je refusais de ressentir de l'empathie, de pleurer ou d'être émue acceptant comme seule émotion la colère (émotion très douloureuse aussi). Depuis que j'ai repris un travail avec une psy et acceptée d'être ce que je suis, je me retrouve face à des vagues d'émotions que je ne maîtrise pas (comme l'histoire de cet homme). Je me sens idiote à être émue pour un fait "banal" dans le sens où personne atour de moi ne s'émeut vraiment de cette situation puisqu'elle est tristement courante ; on me dit des phrases bateau telles que "Tu sais, souvent ils ne veulent pas être réinsérer" ou bien "Il existe des structures qui permettent de les faire travailler mais y'en a qui ne veulent pas travailler".. Je bondis à l'intérieur, j'exprime calmement à l'extérieur combien ce raisonnement est dénué d'humanité. Et je m'en retourne à mon cerveau et mon sentiment d'amertume, cette boule dans le ventre qui ne s'amoindrira pas tant que je n'aurais pas fait quelque chose pour m'apaiser (c'est l'égoïsme du don de soi > le don, le contre don et notre copain M.MAUSS).
Sûrement que le positif de cette histoire, c'est que j'ai envoyé une demande à la Croix rouge pour savoir comment je pouvais aider. Peut-être que le bon point, c'est que ce midi, en repassant devant lui, je m'arrêterais pour lui donner un peu d'argent, moyen d'engager la conversation et de savoir ce dont il aurait vraiment besoin. Bref, cette sensibilité fait probablement de moi un bon petit humain mais cela ne retirera pas cette image de mon crâne ni l'amertume qui m'habite ni mon envie de pleurer face à la misère de ce monde.
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Message par Invité le Ven 6 Jan 2017 - 10:54

Haha Parisette, je fais ça parfois, je m'assois avec des femmes le plus souvent moi. Je vais à la supérette du coin ou je me fais un café avec la personne. On bavarde un peu, les larmes coulent souvent aussi, par épuisement pour eux, par émotion pour moi. Je leur parle du 115, enfin c'est tellement rien. Mais c'est incroyable ce que ça peut faire plaisir oui, des petits gestes.Il est bon parfois de s'en souvenir.

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Message par Mabac le Ven 6 Jan 2017 - 10:58

@Parisette

Je trouve que tes actes, aussi simples soient-ils, sont les plus humains. Lorsque l'on me demande de l'argent, je n'en donne pas systématiquement ; cependant, j'offre toujours un bonjour, un sourire et un au revoir monsieur parce que je suis choquée de l'indifférence des gens. A mon sens (et des lectures plus tard me le confirmeront), l'ignorance des individus est parfois pire comme leur regard méchant ou leur mépris.
Et oui, les petits pas de fourmis peuvent sembler insignifiants sur le plan de monde mais peuvent changer la vie d'une ou deux personnes, ce qui est déjà énorme finalement.

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Message par Mabac le Ven 6 Jan 2017 - 11:01

Par contre, assez curieusement, je suis plus timide à l'idée de parler aux gens que d'agir au sein d'une association. Je ne sais pas trop pourquoi. Je crois qu'il y a encore cette culpabilité d'avoir, moi, de la chance et qu'au moment de quitter cet instant que nous aurions partagé, de me sentir encore plus mal de les "laisser là"...
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Message par Invité le Ven 6 Jan 2017 - 11:11

Si tu fume, tu peux toujours donner quelques clopes... on me répondra (à raison !) que fumer c'est pas bien, mais pour certains SDF, ça les aide bien, pour eux c'est un vrai petit plaisir, qu'ils n'ont pas de toute façon les moyens de s'offrir.

Ca m'est arrivé Gare de Lyon a paris, il y a qq jours, un jeune qui était du genre "réponse à tout" : "t'as pas d'argent, spa grave, paye moi un ptit dejeuner avec ta CB" - j'étais pressé, je lui ai filé une moitié de paquet de tabac roulé (de quoi fumer au moins 2 jours), il était ravi...

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Message par L'homme qui Sait le Ven 6 Jan 2017 - 11:24

Salut Mabac, je pense que mon opinion et témoignage devrait t'intéresser, parce que, (déjà que ce sujet me passionne), je suis un des rares à être passé d'un extrême à un autre : j'étais profondément hypersensible tout au long de mon enfance et adolescence puis je suis devenu apathique avec trouble de la personnalité sociopathe (psychopathe). Depuis 3 ans, petit à petit, je reviens vers une empathie normale.

95% de ces changements sont parvenus de moi-même, de par mes remises en question, de par mes choix. Tout seul comme un grand Very Happy

Déjà, pour que ce soit clair, malgré que j'étais devenu sociopathe, quoi que j'en dise, je suis toujours resté hypersensible (même si je suis convaincu que c'est contrôlable, mais il faut atteindre un niveau de conscience et sagesse assez haut pour comprendre ça. C'est comme contrôler une douleur : tout est possible avec plusieurs techniques de méditation et de remise en question). Je suis resté hypersensible dans le sens où je ressens toute émotion de manière plus forte et plus profonde que la majorité des gens : quand je suis triste, je suis + triste que les autres, quand je suis heureux, je suis + heureux que les autres, quand je suis en colère, je suis + en colère que les autres... En revanche, j'ai juste réussi à choisir les situations qui me provoquent des émotions.

En fait, comme tout zèbre, je réfléchis beaucoup et je me pose beaucoup de questions. Sauf que moi, 90% des questions que je me posais étaient liées à moi, ma personnalité, mon comportement : d'un point de vu psychologique et comportemental. Toujours dans la remise en question afin de mieux me comprendre pour être quelqu'un de meilleur et réussir à m'approcher vers le bonheur. J'ai toujours été passionné par le comportement humain. Du coup, chaque situation où je ressentais une vraie peine profonde, je passais des heures et des heures à décortiquer le cheminement de pensées qui m'amènent à cette émotion. Si je devais prendre l'exemple d'un homme dans le froid, la misère et la solitude, pour reprendre la situation de ton témoignage :
- À quoi me fait-il penser ?
- Est-ce que je me projette à sa place ?
- Pourquoi je me projetterais à sa place ?
- En quoi le fait qu'il ait un chien accentue ma peine ?
- Est-ce que le chien est vraiment malheureux ? Peut-être au contraire, le chien est heureux et il enlève du drame à la situation de cet homme.
- Est-ce que mon émotion est juste alors que je ne le connais pas ? Peut-être qu'il est à la rue parce qu'il battait sa femme, violait ses enfants et s'est retrouvé à la rue après que la justice lui soit tombée dessus ? Je ne pourrai jamais savoir la vérité. (Voir développement plus bas sur cette question)
- En quoi son visage influence mes émotions ?
- En quoi ma vie est-elle meilleure que la sienne ?
- Qu'est-ce qui ferait que ma vie serait pire que la sienne ?
- Qu'est-ce qui me donne la légitimité de juger le mérite de ma vie ou le mérite de cet homme ?
- En quoi la situation de cet homme affecte mes principes, mes rêves d'enfant ?
- Quel est l'engrenage des réactions chimiques de telle ou telle hormone ou phéromone à l'intérieur de mon corps qui donnent à mon cerveau cette sensation de tristesse ?

etc. etc. J'ai balancé des exemples de questionnements en vrac qui, après relecture, ne me paraissent pas très pertinents par rapport à là où je voulais en venir bounce mais bon... Ce que je voulais dire, c'est que je décortiquais toutes les raisons et cheminements de A à Z entre le fait de vivre une situation et le fait de ressentir de la peine.
Tout ça pour prendre conscience, petit à petit, que tout est explicable et contrôlable : ce n'est pas automatique et fatal, je peux comprendre pourquoi et je peux orienter certains facteurs afin de changer mes émotions ressenties.


Au-delà de tout cet apprentissage de mon propre comportement, en tant qu'humain (biologiquement parlant), dans la transition vers la vie d'adulte puis l'entrée dans le monde professionnel (entre 18 et 22 ans) j'ai complètement remis en question mes notions de bien et de mal et, par conséquent, certains de mes principes fondamentaux que je m'étais fondés dans l'enfance (oui, oui, je suis extrêmement attaché à l'enfance Smile et même un principe établi quand j'avais 7 ans a la même importance spirituelle et intellectuelle pour moi qu'un principe que je me suis fondé à 27 ans). Mais rien n'est fixe : il faut comprendre que c'est bien de remettre en question tout, même ses principes fondamentaux.
Donc au fil de mes expériences, j'ai compris à quel point le bien/mal n'existe absolument pas. Que ce n'est qu'une illusion : peut-être utile pour les enfants ? Afin de comprendre les bases de ce monde : les méchants, les gentils... Alors qu'en réalité il n'en n'est rien. Quand tu crois faire du mal à quelqu'un, dans l'absolu ça lui fera peut-être du bien (en terme de répercussion dans sa vie). Ou alors ça fera du bien à quelqu'un d'autre. Et, sans se mettre au-dessus des autres, en tant qu'humain lambda : en quoi mon bonheur serait-il inférieur à celui des autres ? Donc même si une action me fait 70% de bien pour 50% de mal à quelqu'un, c'est peut-être pas si injuste que ça ? De toute façon nous sommes tous égoïstes dans 100% de nos actions (quelle qu'elle soit : lorsqu'on a le choix, nous agissons pour, comme finalité, servir notre propre intérêt individuel, sans exception).
Et, il faudrait que j'écrive 500 pages pour bien expliquer et raconter l'ensemble du cheminement qui m'amène à ces conclusions, mais j'ai compris avec le temps que le bien/mal n'est qu'une illusion. Et cette prise de conscience profonde à ce sujet me permet de prendre du recul face à certaines situations qui, par défaut, m'auraient complètement bouleversé.
Parce que maintenant je comprends que je ne sais rien. Je suis l'Homme qui Sait qu'il Ne sait pas grand chose. Et il y a des choses que tu ne peux jamais savoir jusqu'au fond. Alors, dans le bénéfice du doute : il faut choisir la réaction qui est plus bénéfique pour toi-même.



Par rapport à cet homme solitaire, j'aurais tout autant le choix de :

- imaginer qu'il ne lui soit arrivé que des malheurs, que de la malchance et il se retrouve isolé, seul, triste... Il n'aurait juste besoin que d'un câlin et du réconfort Smile ne serait-ce que quelqu'un qui lui lance le sourire pourrait réchauffer son cœur dans cet environnement glacial...

- ou alors imaginer que c'est un gros connard qui a violé 10 enfants, a été en prison 3 fois puis, après être sorti de prison il a volé un chien pour pouvoir se vider les burnes de temps en temps... Qu'il hais tout le monde et il suit les gens qui lui sourient pour chier devant la porte de chez-eux, parce qu'il prend les sourires comme une offense.


Je ne dis pas que l'une ou l'autre image que j'aurais de cet homme est vraie ou fausse. Que ce soit partiellement ou entièrement. Je dis juste que : je ne sais pas. Et je ne saurai jamais. Alors pourquoi dois-je être obligé à imaginer la situation qui m'amène vers de la compassion ? C'est à moi de choisir. Et, à mon humble avis, le meilleur choix (même d'un point de vu éthique) est d'être neutre dans le bénéfice du doute : parce que, au-delà des 1001 doutes que tu peux avoir sur les situations extérieures, sur Qu'est-ce qui est bien ? Qu'est-ce qui est mal ? Il y a bien une chose pour laquelle tu n'aurais aucun doute : c'est Qu'est-ce qui est bien pour toi-même ? Donc, dans cette situation, il faut toujours opter pour l'action/réaction la plus profitable pour toi-même et uniquement toi.

J'ai compris et accepté mon égoïsme d'animal (humain). J'ai compris que, même quand je donne une pièce à un SDF, même quand je prends du temps pour aider une dame à monter ses courses dans des escaliers, même quand je me lève à 3h du matin pour aller dépanner quelqu'un qui m'est cher : au final, tous ces choix d'action servent toujours mes intérêts : que ce soit le besoin de reconnaissance, le besoin de bonne conscience ou même, simplement, le plaisir de faire plaisir (sans énoncer la multitude d'autres raisons qui amènent toujours vers l'intérêt personnel : l'image de soi par rapport à Dieu pour les croyants, par exemple).
Et c'est pas grave.
Et c'est pas négatif.
C'est juste normal et global, c'est la vie, c'est comme ça.

Donc voilà, dans le doute, je préfère réagir émotionnellement à une situation de la manière la mieux pour moi Smile

PS :
(clique) Anecdote de la dernière expérience qui m'a complètement conforté dans cette voie-là:
Je suis Parisien. Je prends le métro chaque jour. Je suis très sensible et vite révolté au manque de civisme de certains usagers. Un soir il y a 3 ou 4 ans, j'avais à peu près 25 ans, je rentre chez moi en métro : il y avait du monde. Ce n'était pas complètement blindé, mais il n'y avait plus de places assises. Un jeune-homme d'une vingtaine d'années était assis sur un strapontin, parmi d'autres usagers. À une station, un vieil homme entre dans le wagon : il avait vraiment un visage attendrissant. Entre 84 et 89 ans, il était plutôt tremblant, mais il n'avait pas l'air malheureux : comme s'il acceptait son état de vieillard... De ses mains toutes arthrosées, il saisit la barre pour se tenir, sans même oser regarder les gens assis... Sans rien réclamer à personne, alors qu'on le voyait évidemment fragile et dans le besoin de s'asseoir... Mais non. Tout le monde s'en foutait. Et lui : n'osait pas aller demander une place, il avait l'air poli et était propre sur lui.

Je sentais la rage en moi et la tristesse, en même temps, monter. Je regardais ce jeune-homme assis juste à côté, qui regardait le plafond pour faire mine de rien, mine de celui qui n'a rien vu... Alors qu'il me paraissait en bonne santé. Vraiment une bonne tête à claque. Je l'observais et j'étais à deux doigts de péter un câble, parce qu'en voyant ce vieil homme, je ressentais de la peine et de la rage en même temps... En observant le jeune-homme puis, en réfléchissant à cette haine qui montait en moi et la manière dont je vais passer à l'action, le métro suit son chemin quand je sens une main qui me colle un peu trop près de mes parties... C'est la main du vieux ! Bon. Ok. Que se passe-t-il ? Je suis un homme Russe de 25 ans, je n'ai pas trop l'air d'une victime. Et il y a du monde. Peut-être qu'il n'a pas le choix, avec le monde, sa main est là, par hasard. Et je sens ses doigts gigoter légèrement, comme s'il voulait me caresser ! Quelle horreur ! Bon. Les joies de la foule... Je me recule, évidemment. Je me décale assez et je me tourne même, légèrement. Je prends une distance d'une 30aine de centimètres : dans cette situation c'est largement suffisant. 30sec après, que ce passe-t-il ? Cet enfoiré de vieux de m*rde se rapproche de moi à nouveau et remets ses doigts près de mon sexe en retentant, discrètement, de me caresser. Tout à coup, cette haine que j'avais envers le jeune s'est rebalancée sur le vieux. Je l'ai regardé d'un air menaçant, avec la pire gueule d'homme de l'est énervé que j'aurais pu prendre  Evil or Very Mad et il a retiré sa sale main et regardé le plafond.
Il a de la chance que je sois sorti à la station d'après et que je n'avais pas de temps à perdre. J'avais envie de le tuer.

Je me suis imaginé qu'il soit capable de faire des attouchements comme ça, dans le métro, à un jeune-homme de 25 ans inconnu : imaginez-donc ce qu'il aurait bien pu faire comme attouchements à d'autres personnes (voire enfants, parce que j'avais quand même au moins 50 ans de moins que lui !!!) en 70 ans ???? J'étais scandalisé. Surtout que je me sentais trahis : parce que j'étais vraiment en train de ressentir de la compassion pour cet enfoiré au moment où ça s'est passé. Ça m'a profondément marqué et ça m'a définitivement fait réalisé que je n'ai pas à ressentir de la peine pour qui que ce soit lorsque je suis face à une situation où je n'ai pas tous les éléments.


Donc peu importe qu'on soit jeune, vieux, handicapé, femme, homme... On est tous des humains, on a tous des vices et des défauts. Et ce n'est pas parce qu'une personne a tel ou tel handicape, telle ou telle particularité (âge ou autre) que je dois, éthiquement, ressentir quelle compassion qu'elle soit.
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Message par Invité le Ven 6 Jan 2017 - 11:38

Bravo ! j'adore ton histoire sous spoiler L'Homme qui sait. Au début du récit, ca m'a rappelé des situations que j'ai vécu, où je ressentais comme toi de la colère.
Pis la fin m'a fait réfléchir. Ca va me faire cogiter ton truc !!

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Message par Mabac le Ven 6 Jan 2017 - 14:55

Bonjour à toi L’Homme qui sait et merci pour ce témoignage / partage d’expériences ^^.

Il est très intéressant que tu évoques la sociopathie en rejet de ton hypersensibilité car je m’y suis beaucoup retrouvée (ce qui me questionne sur mon éventuel flirt passé avec cette condition).

Ce que tu décris me rappelle tellement mes propres fonctionnements. Déjà, je pense que nous partageons un goût prononcé pour le décorticage du comportement humain qui me passionne également. Tout comme toi, j’ai passé et je passe encore des heures à m’analyser, tâcher de comprendre comment et pourquoi je réagis à ceci ou cela. Les questions que tu balances pourraient être celle que je me pose aussi, bien que je n’ai pas poussé jusqu’à la question du mérite, de la chimie neuronale ou de la possible punition (divine ? :p). Les autres questions qui tu évoques à la volée se posent immédiatement bien qu’elles ne soient pas clairement définies dans mon cerveau (elles passent vite, j’y réponds vite et elles repartent sans que je les analyse).

Quant à la notion de bien et de mal, je la partage amplement et vit aussi souvent en marge à cause de cela (du coup, je cache cette conception). Par contre, sur l’idée que l’on ne puisse pas savoir, je suis en désaccord. On peut choisir d’aller chercher la réponse notamment en parlant à l’individu. Certes, il peut tout à fait cacher la réalité de sa vie mais je reste convaincue que nous sommes dotés d’une espèce de second instinct qui permet rapidement de connaître la véracité des propos ou de la personnalité de l’individu face à nous. Et j’ai aussi accepté l’égoïsme et comme je le disais plus haut, j’épouse totalement le concept de Mauss sur le don/contre-don explicitant notamment que le don est avant tout personnel et intime (je schématise très très grossièrement).

Dans le cas de cet homme vivant dans la rue, je dirais que c’est justement la situation en elle-même que j’ai trouvé émouvante sans imaginer quoique ce soit derrière. J’ai simplement vu un individu dans le froid en train de repositionner le plaid sur son chien pour qu’il ait moins froid, et j’ai trouvé ça émouvant parce qu’il se trouvait dans une situation difficile (le froid). Sûrement que si nous étions en été, je n’aurais rien trouvé à redire ou si peu. Ici, je pense que mon cerveau n’a pas eu envie d’analyser l’émotion mais simplement d’observer le moment/l’acte et de le sentir (malgré moi pour le coup).
Je cerne très bien l’idée d’adapter son émotion selon ce qui est le mieux pour soi. Subsiste qu’ici, j’y lis une énième tentative de contrôle émotionnel dans laquelle j’essaie de ne plus tomber. Adapter c’est forcément intellectualiser et c’est donc perdre la spontanéité de l’émotion. Or, mon travail actuel est de reconnecter avec ces émotions que j’ai refusées durant tellement d’années. Et à la fois, je n’ai pas envie d’être l’éponge empathique qui pleure pour un oui ou un non (j’ai d’ailleurs développé une certaine haine des individus qui pleurent pour rien… bien que si je m’écoutais, je le ferai aussi… > ou comment se rejeter soi-même Wink) Dans un idéal, j’aimerais réussir à vivre avec cette sensibilité exacerbée sans qu’elle soit pénalisante, qu’elle devienne un moteur plutôt qu’un handicap.


Pour finir, ton anecdote m'a bien fait rire. J'oserai malgré tout demandé : est-elle véridique ? Pas sûr Pété de rire
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Message par L'homme qui Sait le Ven 6 Jan 2017 - 16:16

Mabac a écrit:Il est très intéressant que tu évoques la sociopathie en rejet de ton hypersensibilité car je m’y suis beaucoup retrouvée (ce qui me questionne sur mon éventuel flirt passé avec cette condition).

Ce que tu décris me rappelle tellement mes propres fonctionnements. Déjà, je pense que nous partageons un goût prononcé pour le décorticage du comportement humain qui me passionne également. Tout comme toi, j’ai passé et je passe encore des heures à m’analyser, tâcher de comprendre comment et pourquoi je réagis à ceci ou cela. Les questions que tu balances pourraient être celle que je me pose aussi, bien que je n’ai pas poussé jusqu’à la question du mérite, de la chimie neuronale ou de la possible punition (divine ? :p). Les autres questions qui tu évoques à la volée se posent immédiatement bien qu’elles ne soient pas clairement définies dans mon cerveau (elles passent vite, j’y réponds vite et elles repartent sans que je les analyse).
Moi c'est ton avatar de Boulet qui me fait sourire  Smile  je pense qu'on a, en effet, un certain nombre de points communs directs et indirects.

Mabac a écrit:Par contre, sur l’idée que l’on ne puisse pas savoir, je suis en désaccord. On peut choisir d’aller chercher la réponse notamment en parlant à l’individu. Certes, il peut tout à fait cacher la réalité de sa vie mais je reste convaincue que nous sommes dotés d’une espèce de second instinct qui permet rapidement de connaître la véracité des propos ou de la personnalité de l’individu face à nous. Et j’ai aussi accepté l’égoïsme et comme je le disais plus haut, j’épouse totalement le concept de Mauss sur le don/contre-don explicitant notamment que le don est avant tout personnel et intime (je schématise très très grossièrement).
Mathématiquement, tu ne peux pas prendre le temps d'aller chercher les infos à chaque fois que tu croises quelqu'un qui te paraît pathétique.

Je disais que, par défaut et au premier abord, tu ne peux pas savoir : quand bien même tu peux toujours aller chercher l'info. Sauf que aller chercher cette info perd tout son sens si, par défaut, tu ne ressens pas de peine ! Tu ne peux pas aller chercher des infos en te disant "tiens, je vais voir si l'histoire de sa vie va me provoquer des émotions".

Je te répondais par rapport à ton questionnement de comment essayer de gérer son hypersensibilité de manière directe, notamment dans des situations où tu pourrais rapidement t'emporter dans de la tristesse.
(Concernant nos capacités / notre instinct : Voir et mettre en rapport avec ma réponse concernant l'anecdote du vieux du métro)

Mabac a écrit:Dans le cas de cet homme vivant dans la rue, je dirais que c’est justement la situation en elle-même que j’ai trouvé émouvante sans imaginer quoique ce soit derrière. J’ai simplement vu un individu dans le froid en train de repositionner le plaid sur son chien pour qu’il ait moins froid, et j’ai trouvé ça émouvant parce qu’il se trouvait dans une situation difficile (le froid). Sûrement que si nous étions en été, je n’aurais rien trouvé à redire ou si peu. Ici, je pense que mon cerveau n’a pas eu envie d’analyser l’émotion mais simplement d’observer le moment/l’acte et de le sentir (malgré moi pour le coup).
Je cerne très bien l’idée d’adapter son émotion selon ce qui est le mieux pour soi. Subsiste qu’ici, j’y lis une énième tentative de contrôle émotionnel dans laquelle j’essaie de ne plus tomber. Adapter c’est forcément intellectualiser et c’est donc perdre la spontanéité de l’émotion. Or, mon travail actuel est de reconnecter avec ces émotions que j’ai refusées durant tellement d’années. Et à la fois, je n’ai pas envie d’être l’éponge empathique qui pleure pour un oui ou un non (j’ai d’ailleurs développé une certaine haine des individus qui pleurent pour rien… bien que si je m’écoutais, je le ferai aussi… > ou comment se rejeter soi-même Wink)  Dans un idéal, j’aimerais réussir à vivre avec cette sensibilité exacerbée sans qu’elle soit pénalisante, qu’elle devienne un moteur plutôt qu’un handicap.
Tu sais, quelque part, heureusement que tu ressens cette empathie de manière automatique. C'est une sorte d'instinct de survie de notre espèce : la volonté de l'entre-aide etc... c'est aussi ce qui fait de nous des humains (quand bien même, en tant qu'hypersensible, tu ressens sûrement ces émotions à une échelle supérieure que la plupart des gens).

D'ailleurs, il faut aussi se désillusionner sur nos différences d'hypersensibles : nous ne sommes pas si exceptionnels que ça et la plupart des gens ressentent de la tristesse (souvent les larmes qui montent) face à certaines situations similaires.

Avant de réussir à utiliser cette sensibilité comme un moteur, je pense qu'il faut passer de manière profonde et raisonnée par les étapes que j'ai décrites dans mon post précédent. Pas forcément devenir un gros psychopathe Gérer l'hypersensibilité EGDmCdR mais surtout prendre conscience de l'inexistence du bien et du mal et de comprendre que ces émotions primaires ne sont pas forcément bénéfiques ou judicieuses.

Ensuite, est-ce que c'est vraiment dérangeant de ressentir une certaine peine, de temps en temps ?  Smile  Est-ce que ça te pénalise vraiment, le fait de, parfois, avoir envie de pleurer face à X ou Y situation ?


Mabac a écrit:finir, ton anecdote m'a bien fait rire. J'oserai malgré tout demandé : est-elle véridique ? Pas sûr Pété de rire
Si tu me poses la question c'est que, peut-être, ce n'était pas vraiment clair : mais c'est moi qui viens d'écrire ce récit que j'ai vraiment vécu tel quel, il y a quelques années, dans le métro !
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Message par Invité le Ven 6 Jan 2017 - 16:19

rien ne me fait plus rire que de remarquer mes propres travers chez les autres Laughing .

bon on n'est pas exceptionnels du tout ici, c'est d'un chiant!

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Message par Mabac le Ven 6 Jan 2017 - 16:59

L'homme qui Sait a écrit:Ensuite, est-ce que c'est vraiment dérangeant de ressentir une certaine peine, de temps en temps ?  Smile  Est-ce que ça te pénalise vraiment, le fait de, parfois, avoir envie de pleurer face à X ou Y situation ?

Je ne voudrais point être vulgaire mais c'est sacrément casse-pied (je reste donc polie) de se retrouver comme une sotte avec les larmes aux yeux pour un oui et pour un non. A ces périodes, je regrette ma froideur d'antan où même la mort du pauvre Moufasa ne m'a pas soulevé une larme. Retrouver ses émotions, c'est violent finalement. On est émus de joie ou de tristesse pour des faits "importants" comme "anecdotiques" (sachant que tout reste relatif). Et puis, bêtement peut-être, j'ai longtemps assimilé sensibilité à faiblesse. Dans une cour de récré et dans la vie en générale, j'ai vite saisi qu'il valait mieux ne pas exposer cette sensibilité aux yeux des autres sous peine d'être dévorée.

L'homme qui Sait a écrit:Avant de réussir à utiliser cette sensibilité comme un moteur, je pense qu'il faut passer de manière profonde et raisonnée par les étapes que j'ai décrites dans mon post précédent.

Certes. Du coup, je pense malgré tout avoir explorer cette étape en long, large, travers, diagonal et que c'est justement le lâcher-prise de l'analyste que je suis qui me contraint d'être frappée par ces émotions. Disons que c'est le juste milieu que je ne parviens pas à trouver et que je recherche ici dans les possibles témoignages (j'adore également disserter, sans cela, aucun intérêt de poster des sujets sur ce site).

L'homme qui Sait a écrit:prendre conscience de l'inexistence du bien et du mal et de comprendre que ces émotions primaires ne sont pas forcément bénéfiques ou judicieuses.

Tu restes dans l'analyse finalement Wink. Peut-on dire que l'émotion est bénéfique ou judicieuse, ou simplement un état de fait qui frappe l'individu ?

Par contre, je ne vois plus tellement le lien entre inexistence bien/mal et émotions. Il n'y a rien de bien ou de mal dans la situation décrite de ce matin. Un individu est dans le froid. Ce n'est ni bien ni mal. C'est un fait. De là, je raisonne à partir de mes savoirs, mon environnement social, mon parcours et mon habitus qui m'amènent à être attristée qu'un individu ait à subir le froid sans lieu fixe lui appartenant dans un pays qui se revendique moderne et humaniste. S'ensuit l'éternel besoin de sauver la planète caractérisant assez bien la catégorie de population qui se réunit sur ce forum et bam ! (non, cela ne fait pas des Chocopics) je me retrouve avec les larmes aux yeux devant la peine humaine, l'injustice de ce monde et la révolte contre mon pays. Ce qui, j'admettrais, peut revenir à la notion éventuelle de bien/mal puisque je jauge que, à mon sens, la situation est injustice donc mal. Je rétorquerais ceci dit (je suis du genre à faire les questions et les réponses ^^) que, s'agissant de mon propre système de valeurs (bien entendu, nourris par le monde extérieur mais ajusté à ma convenance), la notion de bien/mal devient caduc.

L'homme qui Sait a écrit:Moi c'est ton avatar de Boulet qui me fait sourire

La question a posé est : as-tu de l'image qui tente de caricaturer mon image et de ressortir tout mon cynisme constant ou bien as-tu parce que le créateur (ou site, je ne sais pas trop) se nomme "Boulet", m'apparentant alors moi aussi à un boulet ? Laughing

Eauvive a écrit:rien ne me fait plus rire que de remarquer mes propres travers chez les autres

J'ai débarqué ici que très récemment mais je ris aussi beaucoup en lisant les travers/questionnements/expériences de chacun. Et je me sens nettement moins seule dans ma bizarrerie quotidienne Smile
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Message par ArcticBanana le Ven 6 Jan 2017 - 17:18

j'espère que mon message n'est pas parti deux fois.

"dans le bénéfice du doute : il faut choisir la réaction qui est plus bénéfique pour toi-même."

Je ne suis pas d'accord parfois je prend des décisions qui sont -10% pour moi + 500% pour les autres. Je ne me lance pas aveuglement dans un équilibre de nash. J'attends rien en échange si ce n'est qu'on comprenne pourquoi j'ai fait cette décision plutôt que de me dévisager quand je fais une bonne action. Mais bon je suis parfois un peu naïf et utopique.

Celui qui a découvert le premier vaccin l'a distribué gratuitement, celui qui a découvert comment photographié a partagé sa découverte sans rien attendre en retour si ce n'est un monde meilleur.
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Message par Lone le Ven 6 Jan 2017 - 18:14

Bonjour,

Hypersensible dans l'enfance, mais incapable de le gérer sans créer une "armure", je me suis rapproché de L'Homme qui Sait, sans devenir sociopathe. Mais une antipathie forte pour les autres / les humains.
Au point d'avoir une quasi absence de sentiment, être en permanence sous contrôle et détaché (relation de couple plutôt compliqué)
Je ne pense pas utile de développer plus, ce n'est pas le sujet.

Depuis que je travail pour vivre en "harmonie" avec cette hypersensibilité, je me rapprocherai de Calleigh
Calleigh a écrit:
Pour ma part, rationalisation, engagements et actions concrètes ont atténué ces lacérations.

Et accepter que le monde est imparfait, qu'on ne peut que (au mieux) le rendre meilleur.

Pour m'a part, c'est être un consommateur plus impliqué/engagé (huile de palme & co), être plus ecolo.
Je ne parle pas d'aide envers des personnes, car c'est plus intime, et pas envie de m'impliquer dans une oeuvre caritative à ce jour.

Haaa, si, un vieux truc devenu reflex, "Au lieu de s’apitoyer sur les hommes on ferait mieux de les aider." - Maxime Gorki
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Message par L'homme qui Sait le Ven 6 Jan 2017 - 22:36

ArcticBanana a écrit:Je ne suis pas d'accord parfois je prend des décisions qui sont -10% pour moi + 500% pour les autres. Je ne me lance pas aveuglement dans un équilibre de nash. J'attends rien en échange si ce n'est qu'on comprenne pourquoi j'ai fait cette décision plutôt que de me dévisager quand je fais une bonne action. Mais bon je suis parfois un peu naïf et utopique.
C'est pas que tu sois naïve, c'est juste que tu n'y as pas réfléchi en profondeur.
Ce n'est qu'une impression.

Quand quelqu'un se sacrifie pour quelqu'un, soi-disant "sans rien demander en retour", le fait qu'il ait pris ce choix est qu'il juge ce choix allant dans son intérêt personnel :
- L'envie de paraître altruiste,
- L'envie de passer pour quelqu'un de gentil et bienveillant,
- Le besoin de se prouver qu'on est capable de respecter ses principes,
- Avoir une bonne image de soi,
- Montrer aux autres qu'on est capable de faire une bonne action sans demander quelque chose en retour...

Quand bien même ce n'est pas calculé ou conscient, on finit toujours par faire le choix qui va vers nos intérêts et nos préférences, peu importe la finalité.

Exemple simple : tu es enfermé(e) dans une pièce avec quelqu'un d'autre : pour que tous les deux survivent, il faut que tu te laisses te faire couper la main. Pour que tu survives, il faut que l'autre soit tué devant tes yeux.

- Si tu choisis qu'on tue l'autre, évidemment c'est pour que tu puisses survivre mais aussi garder ta main,
- Si tu choisis à ce qu'on te coupe la main pour épargner la 2ème personne, c'est parce que tu préfères ne plus avoir de main mais l'esprit léger, ne pas avoir de mort sur ta conscience, satisfaire ton principe de "sauver la vie de quelqu'un" etc. (ou alors X autre raison, mais qui sera toujours dans ton propre intérêt).

Dans les deux cas, tu juges en fonction de ce qui t'arrange toi, aussi grotesque que ça puisse paraître. Dans l'esprit, l'éthique, la conscience... pas uniquement la simple intégrité physique ou la douleur physique.


Donc on n'est pas obligé d'attendre quelque chose en retour pour assouvir ses propres intérêts.



Mabac a écrit:Tu restes dans l'analyse finalement Wink. Peut-on dire que l'émotion est bénéfique ou judicieuse, ou simplement un état de fait qui frappe l'individu ?

Par contre, je ne vois plus tellement le lien entre inexistence bien/mal et émotions. Il n'y a rien de bien ou de mal dans la situation décrite de ce matin. Un individu est dans le froid. Ce n'est ni bien ni mal. C'est un fait. De là, je raisonne à partir de mes savoirs, mon environnement social, mon parcours et mon habitus qui m'amènent à être attristée qu'un individu ait à subir le froid sans lieu fixe lui appartenant dans un pays qui se revendique moderne et humaniste. S'ensuit l'éternel besoin de sauver la planète caractérisant assez bien la catégorie de population qui se réunit sur ce forum et bam ! (non, cela ne fait pas des Chocopics) je me retrouve avec les larmes aux yeux devant la peine humaine, l'injustice de ce monde et la révolte contre mon pays. Ce qui, j'admettrais, peut revenir à la notion éventuelle de bien/mal puisque je jauge que, à mon sens, la situation est injustice donc mal. Je rétorquerais ceci dit (je suis du genre à faire les questions et les réponses ^^) que, s'agissant de mon propre système de valeurs (bien entendu, nourris par le monde extérieur mais ajusté à ma convenance), la notion de bien/mal devient caduc.
En effet, tu réponds toi-même partiellement à ta question tout au long de ta rédaction Laughing

Le lien est que la plupart des émotions qu'on ressent dépendent de notre éducation et point de vue. Donc, en changeant de point de vue, on peut aussi changer la manière dont on vit certaines situations sujettes à nous faire ressentir des choses. Et cette notion de bien et de mal en est primordiale.

Mabac a écrit:La question a posé est : as-tu de l'image qui tente de caricaturer mon image et de ressortir tout mon cynisme constant ou bien as-tu parce que le créateur (ou site, je ne sais pas trop) se nomme "Boulet", m'apparentant alors moi aussi à un boulet ?  Laughing
Tu as vraiment si peu confiance en toi ? Wink

Je ne t'apparente pas à un boulet, non Smile Je parlais du nom de l'artiste.
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Message par Bimbang le Sam 7 Jan 2017 - 0:00

L'homme qui sait et qui sait rien en fait : Tu as raison. Mais la raison est froide et pernicieuse.
C'est de la folie et de l'impensable que nait l'improbable et c'est ça, l'impulsion de vie qui fait du bien.

Réfléchis à ça.
La logique et la raison sont le foyer de l'inertie et du début de la fin.

Je crois à cette phrase, notamment quand je te lis :
"Ils ne savaient pas que c'était impossible, alors ils l'ont fait."

Merdalafin Wink
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Message par -Benoit- le Sam 7 Jan 2017 - 0:18

Le problème, en tant que zèbre ou en tant que n'importe qui, c'est qu'on vit dans notre tête. Et quand on intellectualise tout, y compris une émotion, c'est pas bon. On fini par croire qu'on a raison et on est complètement braqué contre tout changement de point de vue (c'est pas une généralité, mais c'est un comportement typique, que j'ai vécu, que j'observe partout partout autour de moi...)

Le plus dur n'est pas de gérer l'hypersensibilité, mais surtout de l'identifier et de connaitre son fonctionnement.

Mon métier, mécanicien, ne consiste pas à réparer des avions juste avec un "cahier des pannes".
C'est grâce à une curiosité et une volonté d'apprendre, que j'ai ouvert le manuel du fabriquant, qui lui, m'indique comment fonctionne la machine.
C'est par la connaissance théorique du fonctionnement, et par l'expérience pratique sur le terrain, que j'ai appris à "réparer" un avion.

J'ai , du coup, la même approche avec beaucoup d'aspects, dont la psychologie, et plus généralement, l'humain.
C'est pourquoi je pense que la connaissance de soi, en particularité, la connaissance de l'hypersensibilité, est la clé pour gérer ses émotions ou sa vie en général.
C'est là qu'on apprend, que , hypersensible ou pas, les gens n'ont aucune connaissance des émotions, vivent dans la peur et le stress (que la société génère) et se demandent pourquoi le monde tourne à l'envers.
Quant à ceux qui ne ressentent rien ou n'ont conscience de rien , je ne me prononce pas. Cool What a Face
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Message par Marya le Dim 8 Jan 2017 - 12:38

.


Dernière édition par Marya le Mar 11 Avr 2017 - 1:20, édité 1 fois
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Message par -Benoit- le Lun 9 Jan 2017 - 18:53

Il y a plusieurs raisons à celà, et quoi que je puisse dire ici, je ne donne aucune leçon, je ne fais que donner mon point de vue.
J'observe, j'analyse, je décortique le problème, je l'appelle par son nom, et j'essaie d'y remédier.

Pourquoi certains d'entre nous n'arrivons pas à approcher un SDF ?
1- La peur (du sdf, ou du jugement des autres, ou "de se lancer" )
2- L'effet mouton (en lien avec la peur)
3-Le manque de conscience ou d'émotions , qui , ensemble, vont permettre de se poser la question : est-ce que cette situation me concerne ou pas ? Est-ce que je peux aider, ou est-ce que je dois aider ce sdf ?
4-Le culte de l'excuse (penser, consciemment ou non, que cette personne est là, et que quelqu'un va bien l'aider "à notre place" . Penser qu'on n'a rien demandé et qu'on a le droit de vivre notre vie, donc retour à l'effet mouton)

J'ai critiqué pendant toute ma vie "la masse", l'effet de groupe, l'effet mouton... Alors que finalement, moi aussi je suis humain, moi aussi j'ai du mal à aider des SDF. Je le fais si "je le sens", mais pas toujours.
Le soir quand je rentre chez moi je culpabilise a mort, parce que j'ai pas la volonté d'aller chercher un SDF au hasard pour l'aider. Le fait d'en être conscient, ne fait pas de moi un connard. On est TOUS comme ça.
L'important est de s'en rendre compte, de l'accepter, et de trouver des outils pour aller de l'avant (le but final est de se réveiller et d'aider les SDF ! )
-Benoit-
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Message par L'homme qui Sait le Mar 10 Jan 2017 - 9:48

doc-pisto-colle a écrit:Pourquoi certains d'entre nous n'arrivons pas à approcher un SDF ?
1- La peur (du sdf, ou du jugement des autres, ou "de se lancer" )
2- L'effet mouton (en lien avec la peur)
3-Le manque de conscience ou d'émotions , qui , ensemble, vont permettre de se poser la question  : est-ce que cette situation me concerne ou pas ? Est-ce que je peux aider, ou est-ce que je dois aider ce sdf ?
4-Le culte de l'excuse (penser, consciemment ou  non, que cette personne est là, et que quelqu'un va bien l'aider "à notre place" . Penser qu'on n'a rien demandé et qu'on a le droit de vivre notre vie, donc retour à l'effet mouton)
Je suis dans l'extrême inverse, je ne sais pas si c'est mieux Gérer l'hypersensibilité EGDmCdR

J'ai aucun mal à approcher qui que ce soit (j'ai même très très souvent fréquenté/discuté/tenu compagnie, selon les situations)... J'ai déjà passé des heures auprès de certains SDF parce que j'ai vu en eux quelque chose d'intéressant. Comme chez n'importe qui, en fait : je ne m'approche des gens que quand je vois quelque chose d'intéressant en eux, peu importe leur apparence. Toujours dans l'échange intellectuel, en fait.

Par contre, je n'ai quasiment jamais aidé financièrement, parce que je suis convaincu que 99% d'entre-eux sont dans cette situation à cause d'eux-mêmes d'une manière ou d'une autre. Ils sont parvenus à faire des choix dans leur vie qui les a conduit à cette situation. Et ils passent leur temps à s'en complaire.
Et cette opinion je l'ai parce que, justement, je n'ai jamais eu peur de les approcher donc j'ai eu beaucoup d'expérience avec eux : les seuls 2 ou 3 SDF que j'ai connu qui n'ont pas "mérité leur situation" suite à des accidents ou des trahisons graves et subites, sont restés SDF 3 à 6 semaines puis s'en sont sortis puisqu'ils se sont bougé le cul.
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Message par Invité le Mar 10 Jan 2017 - 10:07

mmm bémol l'HQS, beaucoup d'entre eux souffrent de troubles mentaux et autres pathologies, pas assez lourds pour être placés en structure .

Ces troubles les ont d'abord menés à l'exclusion par la famille (caractères parfois difficiles), ou bien encore, ils sont fragilisés par le décès de la mère qui s'occupait d'eux. Au décès de cette dernière, tous les repères tombent, plus rien ne va.

La question du choix véritable pourrait se discuter, comme tu dois le percevoir ;)

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Message par Invité le Mar 10 Jan 2017 - 10:17

Assez d'accord avec l'Homme qui sait. Cependant, il faut avoir à l'esprit que ca peut arriver à n'importe lequel d'entre nous. Demander de l'aide aux autres, ca peut être difficile. C'est humiliant. Je l'ai vécu indirectement. J'ai vu ma mère faire des sourires et des courbettes à des gens de la famille que je détestais pour qu'on s'en sorte après l'incendie de notre maison (procès contre les assurances qu'elle a perdu au final et très longue attente pour avoir ses allocations chômage). Quand on plonge, ca peut vite devenir compliqué de refaire surface (comme disait Mano Solo "Y'a toujours plus profond que le fond".

Même si je parle facilement avec les SDF, je reste méfiante, je ne parle pas aux anti-sociaux ni aux mecs bourrés.
Didier, le SDF de mon quartier était un homme cultivé et doux. Il avait sympathisé avec la gardienne d'un immeuble; elle avait accepté de lui laisser le local à poubelle ouvert pour qu'il y dorme la nuit (c'était du grand luxe de ne pas dormir dehors pour lui). Sauf qu'il a été trop gentil et a laissé les autres clodos l'accompagner (ou peut-être qu'il s'est retrouvé un peu obligé). Ils ont tout saccagé, ont uriné et vomi dans le local. La gardienne n'a plus jamais autorisé Didier à venir dormir dans l'immeuble.

Et je ne tends pas la main à tout le monde non plus.
Y'a un type que je vois tous les jours dans le RER, il donne son papier "j'ai pas de travail, j'ai X enfants, blabla". et attends sa pièce avec le sourire.
Il habite ma ville, et je le vois tous les jours acheté ses deux bouteilles de Whisky à Franprix. Il peut se gratter pour avoir une pièce de ma part.
Je sais bien qu'ils boivent tous, pour se réchauffer, pour oublier, pour faire passer le temps plus vite. Ça se voit à leur trogne de poivreau. Mais raconter que c'est pour nourrir tes enfants si derrière tu carbures au whisky, c'est fuck pour moi.

Donc voila, je suis sélective.

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Message par Invité le Mar 10 Jan 2017 - 10:24

j'aide de temps en temps quand humainement cela me cause, pas les migrants trafiquants qui laissent leurs femmes faire la manche pendant que les machos barrakis récupèrent le pognon fin de journée, quand je croise l'homme en règle générale je suis très agressif et il se casse du lieu

la vraie misère ..oui .; elle existe mais nom de dieu elle vient d'où ?

des politiques, des financiers, des friqués sans humanités, de la moitié de l'humanité au bas mot

et quoi en plus je devrais compenser ce que ces merdes font ? que dieu se démmerde, se sacrifier comme mère thérésa pour quand même 20 ans après en arriver exactement au même point , que dire des restos du coeur, il ya de plsu en plus de gens

non.. non que je ne veuille pas aider, je le redis, j'aide parfois, mais globalement ce que je veux c'est que ce monde de merde change

solidarité ?? politiquement correct , les idées, pas les actes

acheter une habitation devient un super luxe, je n'ai jamais vu un camaraaaadd dans le besoin.. pas un seul

ils s'aident entre eux voyez vous

puis vous croisez les indépendants, chefs d'entreprises qui vous disent.. va bosser fainéants, tu ne seras pas à la rue

mais les mêmes ont le capital de départ de papa maman, ou les appuis voulus, les petits indepéndants font faillite ou crèvent de misère , j'ai connu des cas

ces mêmes roulent en grosse bagnole immatriculée au luxembourg et se paient les services d'avocats fiscalistes

jamais ils ne sont inquiétés, le scandale du kasahkgate vire à guignol à l'acide .. pourri à ce point, on n'imaginait même pas, s'ils savaient..

bosser ? .oui je connais, faire des efforts oui aussi, et c'est comme cela qu'on gagne du fric ? non.. c'est en trichant, en volant, en contournant

les vrais qui font du fric sont dans l'import export ou dans des domaines spécialisés, ou bossent dans des très grandes boites qui exploitent et peuvent se permettre de payer leur personnel un peu plus

qui gagne au delà de la moyenne et pourquoi, une analyse économique que l'ocde n'osera jamais et pour cause, si on cause de génération de richesse nationale il faudrait aussi parler de sa répartition

jamais les inégalités n'ont été plus fortes, chine incluse, où d'(anciens paysans sont devenus milliardaires et chient sur les traditions

où alors les footeux, certains artistes à qui on paie 100000 euros pour une soirée ou pour une heure ou deux

les sdf pas tous de gentils non plus, certains n'ont jamais rien foutu de leur vie, et ils boivent, non pas après mais c'est la cause de leur chute, quand ils ne se droguent pas mais tous ou presque ont un abonnement gsm

sans rire.. les vrai nécéssiteux ont ils un téléphone ?

pendant la crise de 1929 là la misère on pouvait en causer, fort heureusement on n'y est pas encore.. mais on pourrait y être à force, cela revient

on en voit de plus en plus dans les rues , des gens brisés par la vie, divorcé, frais par ci frais par là et qui perdent tout , presque jusqu'à leur dignité

dans un système qui hurle sa propagande, oui solidarité nous aidons les autres

on me prends 60% de mon salaire brut pour la solidarité

où va le fric ?

des logements sociaux plus luxueux que ma maison modeste et habité par des cadres du parti

certains chient sur poutine, qu'ils viennent ici et on comparera les misères

qu'ils viennent à détroit ou à londres , à paris ou ailleurs

puis on vous balance la misère du monde à la télé le soir pour vous culpabiliser, le camps de réfugié d'ont j('ignorais tout au kenya, un allié des usa, haiti à qui on a donné des milliards et que la fondation clinton a détourné

alors la misère elle dure, et le pape de la dénoncer chaque année ,

un système bien huilé où la misère est éternelle, organisée, fait l'esclavage sexuel dans les pays en développement et un réservoir d'adoption aussi

alors on ferme les yeux..

le t shirt ou le jean produit au bengladesh dans des conditions sordides, les produits apple

on ferme les yeux et on fait la queue pour avoir le prochain i-brol

la faute à qui ? le libéralisme sauvage est le bien dumonde .. pourquoi pas , sur papier le libre échange vaut bien d'autres systèmes ..à la condition que chaque partie respècte les règles, paie sa part et laisse une juste rémunération aux autres

on le voit plus près de chez nous à ce que la grande distribution donne aux producteurs de laits et de viande

tu bosse, va bosse fainéant.. pour gagner quoi ... le vendeur respectable des achats gagne plus que moi et me vole comme le prince jean pendant que les politiques regardent et à chaque élection viennent promettre que cela changera

donner à un sdf parfois c'est accepter ce système, le faire tourner, le rendre un peu acceptable, supportable

abriter les sans abris deux heures par grand froid et la bonne conscience est là

que faire, militer, s'engager ? les innombrables exemples montrent que le nombre affolant d'ong dans le monde , conflits inclus ne sont que des gouttes d'eau

la vraie chose à faire est de comparer démographie à ressources et de faire en sorte que sur le long terme cela soit durable

cela passe par l'éducation, la vraie, pas celle des gangs

voyez.. tant de choses à changer pour éviter les sdf

réguler les immobilières et casser la spéculation, fixer des prix stables et justes et couper les couilles de ceux qui s'en foutent plein les poches

les prix de l'immobilier ont fait fois 5 en 20 ans

où va le fric...à 10% de la population qui ne sait plus quoi en faire

le film de jugnot sur les sdf est édifiant, on peut plonger dans ces univers par manque de chance, sante, boulot famille, touchons du bois

on y est en fait à la société duale, mais personne n'ose le dire

et on l'accélère sans cesse puis on nous parle de reprise économique, sérieux...

la bombe est amorcée eux ne la voient pas, c'est chaque fois pareil depuis 2500 ans

des fois que je me dis que vivre mongol dans les steppes est une forme plus civilisée de vie

la révolution industrielle continue et nous remplacera par des robots, j'ai encore vu une émission sur le thème

plus assez de travail pour tout le monde, acroissement massif de la misère

mais toujours des riches à courchevel ou à st barth et ailleurs

jaurés a foiré sa mission, en réalité ils l'ont tous foiré et je ne vois pas moi ce que je peux faire

alors oui humainement on peut en aider 1 2 .. 10 , on a le choix de le faire ou pas et si chacun le fait ça fait quelques milliers de sauvés ou plus sur des millions

mais si la machine démographique en pond 150.000.000 dans certains pays, que voulez vous encore faire ?

le trop est l'ennemi du bien là aussi


la régulation démographique peut se faire sur des générations , patiemment, par éducation , contraception et accroissement du niveau de vie, car on sait que si le niveau s'accroit les gens font moins d'enfants

entendrez vous cette politique quelque part ? ben non, plus de population, plus de pouvoir, plus de force

plus de malheurs sur terre et plus d'exclus

c'edst la raison des guerres, on purge et on recommence moins nombreux

boom des après guerre si caractéristiques.; et hop on refait des enfants en masse

on n'apprends pas

la condition humaine en somme, celle de victor hugo

la part animale, les courbes de croissances croisées des populations de lapins et de renards.. cela me donne la nausée

nous sommes des bêtes en fait avec des cycles identiques




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Message par Invité le Mar 10 Jan 2017 - 14:42

parfois cela revient

je nourris des pigeons et un a une des pattes brisées et sclérosées, il tremble et mange comme les autres, je sais déjà qu'il va bientôt mourir

chienne de vie

cela me touche

la dureté de la vie, pas de pitié, ni pour les bêtes ni pour les hommes

qu'est ce qui adoucit la douleur la maladie et la mort ?

et pourquoi cela a t il été inventé ?


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Message par Mabac le Mar 10 Jan 2017 - 14:56

L'homme qui sait a écrit:Quand quelqu'un se sacrifie pour quelqu'un, soi-disant "sans rien demander en retour", le fait qu'il ait pris ce choix est qu'il juge ce choix allant dans son intérêt personnel :
- L'envie de paraître altruiste,
- L'envie de passer pour quelqu'un de gentil et bienveillant,
- Le besoin de se prouver qu'on est capable de respecter ses principes,
- Avoir une bonne image de soi,
- Montrer aux autres qu'on est capable de faire une bonne action sans demander quelque chose en retour...

C'est amusant, c'est une problématique que je rencontre actuellement dans ma sphère privée. J'en suis actuellement à la phase analytique de ma "gentillesse" et de mes "actes altruistes" afin de comprendre ce que j'y cherche et souhaite y trouver. Un chemin fastidieux mais utile dans ce cas présent. Forcément, cette situation me rend sensible et fragile sans bien cerner encore l'affaire.
La suite de ton exemple rappelle bien qu'il n'y a pas de véritable acte altruiste puisqu'on y trouve toujours son compte (comme tu le notes, avoir la conscience tranquille par exemple).

L'homme qui sait a écrit:En effet, tu réponds toi-même partiellement à ta question tout au long de ta rédaction Laughing

C'est une mauvaise manie que j'ai et très agaçante pour les autres ^^.

L'homme qui sait a écrit:Tu as vraiment si peu confiance en toi ? Wink
Je ne t'apparente pas à un boulet, non Smile Je parlais du nom de l'artiste.

Définitivement oui ! Ceci dit, ici, il s'agissait plutôt d'être sûre de bien comprendre la blague ou la phrase avant de rétorquer dessus !

doc-pisto-colle a écrit:Pourquoi certains d'entre nous n'arrivons pas à approcher un SDF ?
1- La peur (du sdf, ou du jugement des autres, ou "de se lancer" )
2- L'effet mouton (en lien avec la peur)
3-Le manque de conscience ou d'émotions , qui , ensemble, vont permettre de se poser la question : est-ce que cette situation me concerne ou pas ? Est-ce que je peux aider, ou est-ce que je dois aider ce sdf ?
4-Le culte de l'excuse (penser, consciemment ou non, que cette personne est là, et que quelqu'un va bien l'aider "à notre place" . Penser qu'on n'a rien demandé et qu'on a le droit de vivre notre vie, donc retour à l'effet mouton)

De mon côté, ce n'est pas suivre ou non la masse qui peut être frein mais un sentiment d'illégitimité. Après tout, qui suis-je pour supposer penser qu'il aurait besoin de mon aide ? Après la problématique était liée à l'hypersensibilité. Comment fais-tu pour gérer la culpabilité par exemple ?

@Zebulon3.0 : Je ne sais pas si la fatalité peut résoudre la question de l’hypersensibilité face au monde... Quoique...
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Message par L'homme qui Sait le Mar 10 Jan 2017 - 15:58

Eauvive a écrit:mmm bémol l'HQS, beaucoup d'entre eux souffrent de troubles mentaux et autres pathologies, pas assez lourds pour être placés en structure .
Dis donc, tu as l'air d'en connaître des choses à ce sujet !
Tu en as connu beaucoup avec des problèmes mentaux ? Et sans problèmes ? Smile

Je sais pas... Moi j'ai eu affaire à des SDF, court et moyen-terme, avec 50 ou 55 individus à peu près, j'ai pas trop trop constaté de problèmes mentaux. Ce dont tu parles est des cas isolés.


Mabac a écrit:C'est une mauvaise manie que j'ai et très agaçante pour les autres ^^.
C'est pas avec ça que tu vas agacer sur ZC, en tout cas Very Happy
Bon courage pour ta réflexion, en tout cas.
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Message par -Benoit- le Mer 11 Jan 2017 - 22:23

L'homme qui sait : je comprends ton point de vue.
Dans la vraie vie, je fais un peu pareil que toi avec les SDF. Mais je suis conscient que , si je voulais, je pourrais faire plus, aider plus, et je ne le fais pas. Volontairement. "Les autres" , ils ne se posent pas forcément la question. Nous, si . Donc répondons-y : pourquoi ne fait-on pas "ce qu'on veut", ou "ce qui est juste" .
Réponse : parce qu'on a "peur", qu'on manque de volonté, et qu'on est malgré tout, nous aussi, "dépendants" de l'effet mouton, dépendant de nos peurs, dépendant de notre petit confort, qui fait qu'au final, même si on est outré par la façon dont sont traités les poulets en batterie, on continue a se donner des excuses et à faire nos courses à auchan !  C'est là ou je veux en venir : on se la pète, on veut faire les choses bien, mais on n'ose pas ! Donc osons !

Mabac a écrit:
De mon côté, ce n'est pas suivre ou non la masse qui peut être frein mais un sentiment d'illégitimité. Après tout, qui suis-je pour supposer penser qu'il aurait besoin de mon aide ? Après la problématique était liée à l'hypersensibilité. Comment fais-tu pour gérer la culpabilité par exemple ?
Bein j'imagine toujours que j'ai une chance sur deux de tomber sur un SDF qui a vraiment pas eu de cul, et une chance sur 2 de tomber sur un parfait connard.
Dans le doute, je préfèrerais apporter mon aide aux 2, plutot qu'à aucun. Ceci dit, ça , ce n'est que de la théorie. Dans la vraie vie, je manque de discernement  et je suis naif !
En ce qui concerne la culpabilité, je ne la gère pas.
J'ai récemment appris l'existence d'un bouton ON/OFF pour me relier à mes émotions. Donc des fois, je coupe le courant, et je ne ressens pas. Et je mets volontairement dans une boucle "de l'excuse" pour arriver à dormir la nuit (sinon je fais le tour de la ville pour prendre tous les clodos que je vois sous mon aile et à la longue c'est un peu flippant quand même).

non.. non que je ne veuille pas aider, je le redis, j'aide parfois, mais globalement ce que je veux c'est que ce monde de merde change
Bah , regardes, c'est tout simple.
T'as vu comment t'es pessimiste ? T'as vu comment le monde va mal ?
Et toi, ta réaction ,peut être pas dans la vraie vie, mais du moins ce que tu exprimes sur le fofo , c'est : "J'ai rien demandé, ils font chier avec leur merde, je voudrais bien aider mais là c'est trop" .

Tu sais, devant chez moi, c'est la porcherie, tout le monde balance des papiers par terre.
Des fois je m'amuse prendre un sac poubelle.
Des fois je ramasse un seul papier .
Des fois je suis énervé et je jette moi aussi un papier (c'est jamais arrivé mais bon, pas loin).
Bref,  tout se résume à l'histoire du colibri  : Si tout le monde faisait sa petite part, même une parounette de rien du tout, le monde serait rempli de bisounours.
Mais comme personne joue le jeu, c'est la merde.
Alors, c'est simple : si moi, avec mon état d'esprit et ma conscience, je n'ai pas la force de faire mon role de colibri A FOND , je ne vois pas comment LES AUTRES pourraient le faire. Puisque fondamentalement je me sens comme un professeur dans un monde d'enfants !
Alors toi aussi, (Zébulon et chaque membre du fofo) : Prenez votre courage, et croyez en ce que vous faites, même si c'est ridicule et que personne ne vous suit, TANT PIS, au moins vous aurez la satisfaction d'être allé au bout de votre "part" .
Soyez des éclaireurs, bon sang ! Arrêtez de vous pleurer parce que les "autres" fond de la merde , sinon vous allez vous résigner à les laisser faire leur merde.
Qui a décidé que ce serait chacun pour soi ?
QUI ?
Chacun d'entre nous avons décidé de suivre cette règle !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Soyez les premiers à changer cette règle du jeu , sinon, qui le fera ??
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Message par PJ le Ven 13 Jan 2017 - 17:14

Je remarque que j'ai la mâchoire serrée du matin au soir et que j'ai mal aux dents à force.
Je me suis rendu compte que cette attitude du type "ne surtout rien lâcher, ou je vais morfler !" s'est mise en place pour justement m'éviter de ressentir la tristesse et l'indignation qui m'accablent maintenant à un niveau plus inconscient et qui me rendent facilement irritable et énervé pour un rien à force de ne savoir que faire et de ne vouloir accepter cette impuissance amplifiée un peu plus à chaque situation rencontrée qui ressemble à celle que tu évoques...

Voilà, pour moi perso : je passe de l'eau froide sur les parties du corps qui ne ressentent plus rien, pour les "réanimer" et leur réapprendre à rentrer en contact avec le réel.
Rester "cool" dans une situation permet de mieux gérer et agir en conséquent, tout en acceptant ses limites.

J'observe, et m'en amuse, que si je me passe de l'eau froide sur le ventre je suis direct gelé à bondir comme un demeuré, alors qu'au niveau des mains/pieds et de la tête, je ne ressens pratiquement rien.
Et du coup, pour équilibrer et réguler les sentiments, je passe par cet exercice, quotidien ces temps-ci, et je t'avoue que du coup, j'ai l'impression de mieux comprendre et savoir que faire en réaction lorsqu'une émotion m'envahit. :-)
Bien à toi, j'espère que cela peut aider.
Je crois que je vais reprendre ce texte en grande partie - sur les douches-partielles froides pour un post à part, vu que cette méthode m'aide pas mal et qu'elle pourrait sûrement aussi servir à autrui... Partager les expériences, rien de tel pour se sentir au moins participer un peu, malgré le fait de ne pas pouvoir changer le monde entièrement d'une autre facon ! :-) -
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Message par PJ le Ven 13 Jan 2017 - 17:16

Tiens, je survole les réponses et suis bien d'accord avec toi Eauvive et ce que tu dis quant aux troubles non-pris en compte du coup ! :-)
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Message par Invité le Ven 13 Jan 2017 - 17:38

j'ai des sources textuelles précises, elles sont simples à trouver.

A FREQUENCE ELEVEE DES TROUBLES
Les personnes sans domicile fixe (SDF) souffrent 10 fois plus que la population générale de troubles psychotiques.
Près d’un tiers des personnes souffrent d’au moins un trouble psychiatrique sévère, dont 13,2% de troubles psychotiques, 6,7% de troubles de l’humeur sévère et 12,2% de troubles anxieux. L’enquête montre également que les troubles dépressifs sont quatre fois plus importants chez les « personnes sans logement personnel » et que les jeunes de moins de 25 ans sont particulièrement touchés.

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Message par Invité le Ven 13 Jan 2017 - 17:40

En octobre 2011, une étude de l'Inserm et de l'Observatoire du Samu social de Paris, faisait apparaître qu'en Ile-de-France, un tiers des personnes sans domicile fixe sont atteintes d'un trouble psychiatrique sévère, et un tiers, encore, souffrent au moins d'une addiction (alcool, drogues, médicaments). Les petits frères des Pauvres qui sont présents depuis longtemps au CASH (Centre d'Accueil et de Soins Hospitaliers ) de Nanterre, ont interrogé le Dr Michel Triantafyllou, psychiatre et médecin chef du Pôle Santé Mentale & Médecine Sociale du centre, sur la prise en charge des plus précaires - SDF ou ex errants - en matière de psychiatrie. - See more at: https://www.petitsfreresdespauvres.fr/nos-implantations/92000-01-les-petits-freres-des-pauvres-de-nanterre/errance-et-sante-mentale-:-temoignage-d-un-psychiatre-au-cash-de-nanterre.html#sthash.M3AR0Jze.dpuf

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Message par Invité le Ven 13 Jan 2017 - 17:41

1/3 +1/3 : 66,66% j'avais dit 70 je crois.

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Message par cortexetminus le Ven 13 Jan 2017 - 17:45

cyclops


Dernière édition par cortexetminus le Jeu 23 Mar 2017 - 14:10, édité 1 fois
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Message par L'homme qui Sait le Sam 14 Jan 2017 - 16:49

serialtrailers a écrit:Waouh quel raccourci. (l'homme qui sait ?)
SDF c'est à dire sans domicile fixe.
Passez quelques heures avec eux ce n'est pas les connaître.
Dis donc, tu as bien l'air de connaître ma vie ! Je ne savais pas que j'ai juste passé quelques heures avec eux, merci pour tes révélations sur ma vie.

Je me demande si tu fais pas un raccourci bien plus tranchant que moi. Je n'ai jamais décrit dans quelles conditions et jusqu'où j'ai pu fréquenter ce monde...

Eauvive a écrit:j'ai des sources textuelles précises, elles sont simples à trouver.
Merci beaucoup pour tes sources textuelles. A peu près 10 fois plus de troubles psychotiques que le reste de la population : Ok je ne me rendais pas compte. Peut-être parce qu'on a tous + ou - des troubles psychotiques, en tant qu'être humain, à la base.

Tu n'as plus qu'à trouver une étude qui montre que ce sont ces troubles qui ont fait qu'ils se soient retrouvés à la rue à % significatif par rapport à ceux qui arrivent à garder une vie stable malgré un trouble et tu valideras ton argumentaire d'origine.
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Message par -Benoit- le Dim 15 Jan 2017 - 22:50

Vous êtes lourd à vous prendre au sérieux. Razz Razz Razz
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Message par ISIS75 le Ven 3 Fév 2017 - 2:15

Mabac a écrit:Bonjour à tous,

Ce matin, comme chaque matin, je passe en vélo devant un homme avec son chien vivant dans la rue. C'est banal me direz-vous. Pourtant, il y a quelque chose chez cet homme qui me touche sans que je sois en mesure de l'expliquer. Aujourd'hui, il fait particulièrement froid chez moi. Et aujourd'hui, en le voyant, j'ai eu une terrible envie de pleurer qui ne me quitte pas. Je ne parle même pas d'une espèce de lassitude de la vie face à la misère d'autrui mais d'une vraie peine qui, si je m'écoutais, me ferait fondre en crise de larmes, face à la situation de cet homme. Ce cas est un parmi des millier d'autres qui suscitent en moi des émotions de tristesse, de révolte, de compassion extrême m'amenant à avoir facilement les mâchoires serrées ou les larmes aux yeux.

Comment faîtes-vous pour gérer cela ? Quelles solutions avez-vous mis en place pour ne pas vous sentir heurter par toute la misère du monde ? La solution est-elle interne (médiation, sport etc.) ou externe (investissement dans des associations, participation à la sphère publique etc.) ?
je fais les 2 mais c'est pas en voyant des sdf que ça m'a donné l'idée... "investissement dans des associations, participation à la sphère publique etc" je crois que c'est tout à fait logique. La méditation et le sport, j'estime que c'est plus pour mon équilibre intérieur ou ma forme physique... Après, je pense que le mieux pour guérir de l'hypersensibilité reste la thérapie.
Question : c'est quoi comme race, son chien ?
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Message par boule-d-ombre le Ven 3 Fév 2017 - 3:55

l hypersensibilite un fardeau et un don. elle m aura pourri mon enfance j etais celui qui reagissait mal et donc qu on ennuyait pour 'rire'. ma famille ne me comprenait pas(et ne me comprend toujours pas d ailleurs). j ai appris a 'brider' cette hypersensibilite a faire en sorte qu elle ne me gene plus. j ai eut des ennuis ici meme avec des gens qui ne m avaient pas compris rapport a des tentatives d aides ou d organisation de rencontres. gens qui ne comprenaient pas pourquoi 'je demarrais si vite'. actuellement au chomage a cause indirectement de ma sensibilite, mon sens de la justice et mon inventivite debridee. le genre de comportement qui n est pas tolere par un 'petit' technicien charge de reparer les appareils. un des arguments qu on m oppose habituellement en cas de ratage c est "bah c est le systeme". le probleme c est qu a force d accrochage avec les gens qui ne me comprennent pas(et souvent ne cherchent pas a le faire) je me suis rendu compte que je developpais une rancoeur vis a vis des gens et le systeme. mon hypersensibilite m a souvent amene des ennuis, tout en me donnant le fameux syndrome de cassandre.

  vos discussions sur les sdf illustrent bien les choix parfois draconniens que nous imposent un coeur capable de se connecter aux emotions des autres. pour ma part suite a des deconvenues liees a mes vies professionnelles et personnelles je me suis coupe des autres. je suis fatigue d aller en vain vers les gens, de tenter de les aider et de me rendre compte que ce que j ai fait est inutile. pour moi aider les sdf un par un revient a vider la mer a la petite cuillere. l organisation de notre societe est bancale et ne s interesse pas du tout aux valeurs telle que la verite, le partage des richesses, le respect de la liberte ou meme simplement la valeur de la vie humaine.

l hypersensibilite peut etre vecue facilement quand on en comprend comment ca marche. j ai vecu des mois sous la coupe d un chef qui pratiquait le harcelement moral sans le moindre remords. a part une fatigue plus importante que d habitude aucun autre inconvenient n en sortit.
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Message par ou-est-la-question le Ven 3 Fév 2017 - 5:45

merci ViveLaVie d'avoir parlé du CASH

j'y ai bossé 4 ans de 81 à 85 en tant qu'interne , et deux fois 6 mois en tant qu'externe
et je ne voulais que cet internat là car là-bas je me sentais utile
ce n'était pas de la médecine de luxe qui était dispensée aux SDF ni des patho psychosomatiques qu'on soignait là bas  

à l'époque cet hôpital s'appelait l’hôpital de Nanterre , dépendait de la préfecture de police de Paris --PPP--, et comportait plus de 3000 lits d'hébergements pour les SDF (seul lieu d"hébergement en France des SDF alors que , et je ne l'ai pas connu , la PPP avait aussi un même centre dans le sud de la France qui avait été fermé ,car l'hiver les SDF allaient dans le sud et l'été ils restaient à Paris .)
Je constate avec tristesse que le CASH aujourd’hui n'a plus que 1122 lits alors que le nombre de SDF a augmenté .....
c'est navrant

je dirais que l'hypersensibilité c'est l'amour que l'on porte à autrui
alors se blinder contre ça ?

pour ma part il y a des trucs que je ne ferai plus quand même (quoique...je me connais , mais j'espère ne plus le faire )
j'ai une grande bicoque avec à une époque un étage entièrement libre et j'apprends que dans ma ville il y a des personnes qui se retrouvent sans emploi fin de droit de chômage et sans toit
j'ai hébergé 2 ans un couple d'étudiants chinois . Je leur ai demandé de partir car ils ont mis une amie dans la merde en ne tenant pas leurs engagements (violence verbale)
j'ai hébergé 1 an un homme avec 3 enfants à qui j'ai demandé de partir parce qu'il avait violemment baffé son petit dernier
j'ai hébergé 5 ans un couple qui a eu 1 puis 2 enfants et je leur ai demandé de partir quand ils sont devenus extrêmement violents entre eux violence sous-tendue par la came et alcool

j'avais dit : dans cette maison pas de violence et ça n'a pas été entendu

les derniers ont eu pendant 2 ans 2 énormes clebs dangereux qu'ils laissaient dans l'escalier ce qui fait que pour rentrer chez moi au premier étage c'était très compliqué car les bestiaux me grognaient dessus
ils ont aussi fait venir des potes et je leur ai dit que c'était pas possible
ils ont aussi beaucoup dégradé cet étage en ôtant des portes cassant des fenêtres etc

je ne regrette rien car tous ont retrouvé du travail durant ce séjour et ont été de nouveau sociabilisé mais bon pas envie de recommencer quand même à cause de cette fichue violence

ces 10 dernières années avec mon Nhomme nous avons hébergé un de ses potes dans la merde 6 mois , violence extrême là aussi
et une de ses copines 3 mois : un cauchemar de tordue
pis un jeune SDF 3 mois tordu lui aussi

nous avons convenu de cesser tout cela il y a 5 ans


pourquoi je n'ai plus envie de faire ça ? car c'est énergivore d’héberger des gens paumés et qui ont des problèmes et j'ai beaucoup moins d"énergie qu'en 2000
toutes ces personnes ayant un passé à chialer dans les chaumières
et puis cette violence c'est inouï c'est usant aussi et ça fait assez peur


je suis toujours pareil avec mes élans du coeur vis à vis de ceux qui sont dans la merde mais je "fonce" moins quand même car déjà je ne les prends plus chez moi
et puis je reste de plus en plus chez moi car je suis très envahie par l'émoi quand je sors et maintenant j'ai envie de repos émotionnel


par contre si j'avais à "refaire" ma vie en recommençant à partir de 2000? je reproduirais ces mêmes actions sans hésiter

si je n'écoutais plus un jour mes élans du coeur ? je serais inquiète

qu'est-ce que ça m'a apporté ? satisfaction ? non
je trouvais normal d'héberger des personnes quand on se retrouve avec une partie de sa maison inhabitée
pas mal d'emmerds avec ma famille qui ne supportait pas que j'héberge (sauf mes enfants)
qu'est-ce que ça m'a apporté ? de la joie malgré les trouilles et la colère oui de la joie
les trouilles la colère sont parties et la joie reste
ces personnes m'ont beaucoup appris sur eux bien sur mais j'ai aussi , d'une certaine façon ,grâce à eux , appris sur moi même
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Message par bodhi le Ven 3 Fév 2017 - 10:56

trop de choses me boulvers je regard même plus les informations télévisés.je donne de l amour autours de moi tout en gardant un équilibre émotionnel.

j aime les  êtres humain. j aime à user et abuser de mots je t aime.
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Message par ISIS75 le Ven 3 Fév 2017 - 13:52

tant qu'il n'y aura que 30% de penseurs globaux... ou des gens manipulables...
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Message par Mabac le Ven 3 Fév 2017 - 15:49

Merci de continuer ce fil !

Les informations statistiques sont toujours précieuses (suis une sociologue, j'aime les chiffres et les enquêtes XD) et c'est amusant car, avant de revenir sur ce fil, je m'étais fait exactement la même réflexion sur les problématiques mentales fortement représentées au sein de cette population.

ISIS75 a écrit:Question : c'est quoi comme race, son chien ?
No idea. Un gros chien avec des oreilles en pic, couleur caramel (chauve dans le langage animalier je crois), un museau long et fin. Bref, un chien standard mais je ne connais absolumment rien aux races.

@Boule d'ombre : C'est tout à fait ça dans le ressenti. Après, on fait malgré tout des choix.

@ou-est-la-question : Passionnant comme expérience. Je pense que je n'aurais jamais le courage de faire cela. Ma propre personne me pose déjà assez de difficulté comme ça.

Pour reprendre sur le sujet de l'hypersensibilité (puisque, finalement, l'image du SDF était avant un exemple comme j'aurais pu en vivre mille), je suis actuellement en phase de tentative de gestion de l'émotion avec ma psy. Je suis supposée apprendre à laisser venir les émotions et gérer leurs puissances (mais bien sûr !) car depuis ce dernier post, je suis passée en mode survie. Les émotions sont en train de disparaître. Je suis lasse et sans envie, je n'aime plus les gens et n'ai plus envie de les aimer. Je suis indifférente à la tristesse et au chagrin. Les émotions d'autrui glissent sur moi et je pénètre chaque jour davantage dans ma bulle, refusant l'extérieur un peu plus.
Comme je n'arrive pas à gérer l'émotion, je bloque tout et j'obtiens le contraire de ce que je souhaiterais actuellement à savoir construire une relation avec quelqu'un. Cependant, je ne me peux me permettre d'ouvrir les vannes sous peine de ne pas être en mesure de supporter des émotions trop fortes. Je cultive les relations sans intérêt et sans engagement émotionnel pour mieux me protéger. Quelle saloperie cette hypersensibilité !
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Message par boule-d-ombre le Ven 3 Fév 2017 - 17:30

je te repondrais bien copieuse mais bon ce genre de situation est rarement amusante. un truc que j utilise (surtout en ce moment) quand je me replie sur moi meme c est de creer ou de faire des activites qui ne necessitent pas de rencontrer d autres gens. ca permet de me sentir mieux de casser la boucle et de me faire patienter le temps que je trouve la stabilite emotionnelle.
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Message par ou-est-la-question le Ven 3 Fév 2017 - 18:57

oui c'était une expérience passionnante mais je sais aussi qu'il m'était plus facile de m'occuper des autres que de m'occuper de moi

cette phase Mabac de "fermeture émotionnelle" m'est arrivée aussi et je pense à posteriori qu'elle est nécessaire même si on ne se reconnait pas durant cette période ,et elle est nécessaire parce que à froid , donc à peu près neutre sur le plan émotionnel , et bien on raisonne un peu mieux avec soi-même
et sur soi-même

enfin c'est juste mon avis


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Message par Fille d'Agar le Mar 11 Avr 2017 - 23:39

Ce soir, mon hypersensibilité me saute à la figure !

Je travaille avec des personnes isolées, et je me suis rendu compte il y a peu de temps que je m'étais complètement enfermée dans une carapace (entourée de douves) qui me permettait de ne pas ressentir et être débordée par la souffrance des autres.

Je pensais, donc, que naturellement mon hypersensibilité était un corollaire de mon enfance et qu'elle était partie en même temps que mes dents de lait.
Puis, doucement j'ai repris contact avec moi même... Je retrouve aujourd'hui toute cette sensibilité. J'ai dû mal à y voir quelque chose de positif.
J'ai dû mal à assurer mon travail, je me sens vite déborder, blesser. La vie devient un champ de mines.

Le pendant positif est que je me sens bizarrement plus humaine, presque "trop en vie". Aujourd'hui, je pense devoir apprendre à vivre avec cette hypersensibilité. Elle m'effraie, et je me sens si fragile avec elle..


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Message par -Benoit- le Mer 12 Avr 2017 - 9:21

Elle t'effraies car elle te domine, et tu ne la controle pas.
(du moins, je suppose ! )

Le but sera donc de connaitre son fonctionnement, et de l'apprivoiser. Mais il ne faut surtout pas chercher à controler quoi que soit cat

Comme je le dis toujours, c'est votre curiosité qui vous sauvera la vie.
Si vous passez une heure par jour à chercher, à creuser (en tapant "hypersensible" dans google ou youtube par exemple) vous en apprendrez énormément.
Du coup, laissez tomber netflix et les jeux vidéos Wink

De fil en aiguille, vous tomberez sur des sujets qui portent sur la philosophie, la relation a soi, la gestion des émotions, la psychologie, etc.
Au final, il s'agit de s'observer sans se juger, et d'accueillir les émotions, au lieu de se crisper en se disant "putain je flippe" alien

Une émotion positive , elle travaille normalement, donc elle dure une minute et elle s'en va.
Une émotion négative , souvent elle est jugée, on cherche a la controler, on la refoule, et elle ne nous traverse pas comme une émotion positive.
Elle bloque, elle stagne, et elle s'imprime. Et elle ne dure pas une minute, elle tourne en boucle.
Laissez vous traverser. N'ayez pas peur cat
-Benoit-
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