Qu'est ce qui est si libérateur à se savoir surdoué ?

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Message par Mykeul le Mar 10 Jan 2017 - 18:51

Bonjour aussi, rapidement : j'ai vu beaucoup de personnes SE répondre, mais pas ME répondre, toi y compris. Et je me fous allègrement du QI, de celui qui à 160 ou 114,5, vrai ou pas vrai, de pourcentages de population et autres, mais je vous ai laissés discuter.
Je remercie les autres, et je reviens à mon sujet.

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Re: Qu'est ce qui est si libérateur à se savoir surdoué ?

Message par Ryuzaki L le Mar 10 Jan 2017 - 21:07

Je ne savais pas que "Bonjour" était devenu obligatoire sur les discussions de forum. Je pense t'avoir répondu sommairement, et je n'ai pas fait de long paragraphe pour ne pas répéter ce que certains avaient déjà écrit avant moi. Si tu te foutais tu Q.I. et du pourcentage de population tu n'avais qu'à mieux préciser la question. Bref, quand tu crées un sujet, c'est normal que certains digressent et ils n'ont pas besoin de ta permission pour discuter. Au mieux, tu peux demander à tout le monde, de manière non agressive, de se recentrer sur la question initiale.
Comme tu as décidé de poser une étiquette sur tout le monde, je t'en mets une à mon tour, le péteux.
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Re: Qu'est ce qui est si libérateur à se savoir surdoué ?

Message par Mykeul le Mar 10 Jan 2017 - 22:06

Bien désolé que tu te sois attribuée un adjectif négatif, néanmoins merci pour le mien, il me va très bien. Very Happy
Dommage, il commencait à y avoir des réponses. Pas très grave. Bonne soirée.

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Re: Qu'est ce qui est si libérateur à se savoir surdoué ?

Message par schmetterling le Mar 10 Jan 2017 - 22:24

Mykeul a écrit:Oui bon bah OK, ça cogite plus vite que la moyenne et ça amène un décalage avec autrui, oui l'hypersensibilité explique un tas de problème rencontrés ... et ? donc ? L'impression d'avoir une analyse sur des causes mais un désert absolu sur la suite et qu'en faire ...

J'ai un peu le même soucis. Depuis que je me suis documenté sur le sujet, j'ai aussi mieux réussi à gérer le stress et mes montées d'émotions… je crois avec été plus attentif aux premiers symptômes. Mieux se connaître, c'est un premier pas. Après, comme je l'ai dit plus haut, j'ai aussi eu plus de phases où je m'observe moi-même, dans la vie de tous les jours; ce qui n'est pas forcément agréable. J'ai re-eu des insomnies à se réveiller à 3h30/4h du matin juste après les vacances de Noël.

Prochaine étape pour moi¹, ce serait de discuter de ça avec un psy qui connaît le terrain « zèbre », et qui me permette de démêler les symptômes « zèbre » de ce qui relève de la psychothérapie « canapé »²

___________________
¹ il faut que je me botte le cul, et fasse ça à distance, puisque je n'habite pas France…³
² « allongez-vous et racontez-moi votre enfance »
³ j'arrête de vous saouler avec ma vie Very Happy

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Re: Qu'est ce qui est si libérateur à se savoir surdoué ?

Message par I am so sure le Mar 10 Jan 2017 - 22:36

schmetterling a écrit:


___________________
¹ il faut que je me botte le cul, et fasse ça à distance, puisque je n'habite pas France…³
² « allongez-vous et racontez-moi votre enfance »
³ j'arrête de vous saouler avec ma vie Very Happy

Qu'est ce qui est si libérateur à se savoir surdoué ?


Ou comment répondre à la question et résumer tout le fil en trois phrases, terrible Very Happy j'adore Very Happy , ça insiste bien sur le mot "savoir" (à savoir apprendre en quoi ça consiste de l'être)  Wink Razz cat
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Re: Qu'est ce qui est si libérateur à se savoir surdoué ?

Message par RoyJade le Mar 10 Jan 2017 - 23:22

Mykeul a écrit:Il me serait allé parfaitement bien d'_entendre_ "Asperger", au mieux le mot, et j'insiste le mot, "autiste" permet a minima d'expliquer à une personne extérieure que ce n'est pas positif en tous points

Je me suis pas mal posé la question de savoir si la douance était ou non un handicap (ou plutôt si j'étais ou non handicapé), pour la même raison. Au final, ma conclusion est la suivante : ce n'est pas un handicap. C'est une différence. Or en France (et à d'autres endroits, dans des proportions différentes allant de bien pire à nettement mieux), la différence est socialement un handicap. Je ne suis pas handicapé (bon, je suis supposé asperger, mais ma douance elle même n'est pas un handicap), mais le décalage permanent que je suis entraine une réaction globalement négative de la part de la société. Au final, surdoué et handicapé peuvent se confondent en certains lieux et dans certains cas, mais ce n'est pas la même chose.
Là dessus arrive l'éternelle question de "comment l'expliquer aux autres" (comment ne pas passer pour un imbu se disant supérieur, comment ne pas perdre son auditoire avec des explications précises mais complexes, comment amener le sujet sans que l'auditoire ne saute sur ses préjugés…), et là je ne pourrait guère t'aider.

Et pour répondre à la question initiale, j'ai été testé à douze ans, je n'ai pas de souvenir de libération, j'ai toujours été décalé naturellement et vu la quasi totalité des "autres" comme inintéressants du fait de leur logique bancale et de leur centres d'intérêts juste ridicule, mais mes parents me disent que quand je l'ai appris, j'ai été très apaisé. Comme beaucoup, j'ai dû passer du stade "je suis anormal" (dans le sens négatif total) à "je suis différent et je peux vivre ainsi, en m'adaptant" . Comme on dit, on ne soigne pas un problème sans l'identifier.
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Re: Qu'est ce qui est si libérateur à se savoir surdoué ?

Message par Asperzebre le Mer 11 Jan 2017 - 0:34

Je me suis pas mal posé la question de savoir si la douance était ou non un handicap (ou plutôt si j'étais ou non handicapé), pour la même raison. Au final, ma conclusion est la suivante : ce n'est pas un handicap. C'est une différence. Or en France (et à d'autres endroits, dans des proportions différentes allant de bien pire à nettement mieux), la différence est socialement un handicap. Je ne suis pas handicapé (bon, je suis supposé asperger, mais ma douance elle même n'est pas un handicap), mais le décalage permanent que je suis entraine une réaction globalement négative de la part de la société.

J'aurais tendance à distinguer le handicap physique (une personne avec un bras en moins par exemple), et le handicap de contexte (une personne qui, dans un environnement différent, serait parfaitement adaptée, mais qui est contrainte d'évoluer dans un environnement qui ne lui correspond pas, comme un chrétien en territoire contrôlé par daech par exemple).
Le handicap social fait partie de cette dernière catégorie.
D'ailleurs le syndrome d'Asperger, que tu es supposé avoir est lui aussi un handicap de contexte, l'Asperger n'ayant pas de handicap physique, mais étant incapable de comprendre les codes d'une société faite sur-mesure pour des gens non-asperger.

Pour bien faire il faudrait deux mots différents pour ces deux concepts, afin qu'ils ne soient pas confondus, mais notre langue n'est pas assez riche.
Ceci peut amener à des propos semblant absurdes, comme "je suis handicapé, mais je ne suis pas handicapé".
Pour ma part, je suis concerné par cette dernière phrase: je suis parfaitement valide physiquement et intellectuellement, et je suis en train de faire des démarches pour obtenir une RQTH, car je suis inadaptable à notre modèle de société.

La douance est-elle un handicap? C'est une question très intéressante, nombreux sont ceux à s'être penchés dessus, chacun ayant ses propres conclusions, certains diront que c'est un atout, qu'elle n'engendre aucun problème, d'autres que c'est très handicapant, d'autres encore que c'est à voire au cas par cas.

Ma version:

Pour ma part, je dirais que l'excès de douance est un handicap de contexte, le fait d'avoir un décalage trop important avec le reste de la population nuit à notre intégration sociale, professionnelle...cet handicap est parfois surmontable, parfois non, en fonction d'un tas de critères, parmi lesquels le milieu dans lequel l'individu a été élevé semble le plus important.

Plus la douance est élevée, plus le décalage qu'elle engendre devient problématique, voire handicapant.
Je pense, mais c'est mon opinion personnelle, que le seuil à partir duquel la douance passe de simple gêne à handicap réel est aux alentours de 145 de QI.
A 145 de QI, 98% de la population a au moins 15 pts d'écart de QI avec vous, ce qui vous impose un décalage permanent avec presque tout le monde.
A 130 de QI ce sentiment de décalage peut être présent, peut être pénible, mais vous pouvez encore trouver sans trop de difficultés des gens au mode de fonctionnement pas si éloigné du votre.
Il est beaucoup plus facilement envisageable d'avoir un cercle d'amis et un réseau professionnel à 130 de QI qu'à 145: les gens aux alentours de 115-120 de QI ne sont pas si rares que ça et la personne à 130 de QI ne se sentira pas si mal avec eux, alors que la personne à 145 de QI sera en grand décalage.

Beaucoup de gens sur ce forum sont fâchés avec les chiffres, ils disent que donner un chiffre de QI est réducteur, comme si le fait d'annoncer un 132 ou un 147 faisait disparaître la personne qui ne serait alors plus qu'un numéro de QI.
Je ne suis pas de ces gens là, au contraire j'adore les chiffres, et je trouve qu'un résultat chiffré du QI d'une personne apporte un plus dans la compréhension de celle-ci, et n'occulte en aucun cas les facettes de sa personnalité.
Si comme moi tu es intéressé par les chiffres autour du QI, je pourrais te fournir le lien d'une étude sur les taux d'emploi ans les professions intellectuellement supérieures, en fonction du QI.
On y apprend que le QI 'idéal' (celui où le taux d'emploi en profession de haut niveau intellectuel est le plus élevé) est de 133, ce qui tend à aller dans le sens de ce que j'ai écrit plus haut: un QI de 130 n'est en rien un handicap, au contraire c'est un bel atout si on parvient à surmonter les quelques difficultés qui y sont liées.
On y apprend aussi qu'au delà de ce seuil, chaque point de QI supplémentaire est négatif, et nuit à nos perspectives sur le plan professionnel.
A 140 de QI, on a perdu 33% de nos chances d'avoir un métier intellectuellement supérieur par rapport à quelqu'un à 133 de QI.
La douance n'est donc pas encore vraiment un handicap, mais elle n'est déjà plus un atout.
A 150 de QI, on a perdu 97% de nos chances par rapport à quelqu'un à 133 de QI, là c'est clairement handicapant, on est bien mieux armé pour affronter la vie avec un QI de 100 qu'avec un QI de 150.


Dernière édition par Asperzebre le Mer 11 Jan 2017 - 1:35, édité 1 fois (Raison : orthographe)
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Re: Qu'est ce qui est si libérateur à se savoir surdoué ?

Message par RoyJade le Mer 11 Jan 2017 - 1:03

Il y a un mot pour décrire ça. Je ne le connais pas, mais il y en a un.
Ce n'est pas notre langue qui n'est pas assez riche mais son usage courant qui est trop pauvre. Pour beaucoup, les mots sont trop connotés et sortent de leur sens originel. "Différent" est censé être valide pour décrire le problème, mais le sens que les autres lui prête le ferme à cet usage.
C'est vraiment un problème qu'il faut prendre au cas par cas. En France, l'idéal de société recherché est une société de robot copie, où toute différence est effacée. Si tu va voir en Allemagne, dans certains pays du nord ou dans quelques pays anglo-saxons, la douance est considérée comme une richesse nécessitant une adaptation très vite rentabilisée. En France, l'adaptation est globalement considérée comme une favorisation, donc une discrimination, donc une chose à ne pas faire.

L'asperger, même si son trouble est faible comparé à bien d'autres handicaps, a un manque. Le surdoué a une différence, c'est plus un remplacement. Là est la différence à mes yeux. L'handicapé pur n'a aucun avantage pour compenser, le surdoué si. Enfin, quand on considère ces avantages comme des atouts et non des dangers...
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Re: Qu'est ce qui est si libérateur à se savoir surdoué ?

Message par Asperzebre le Mer 11 Jan 2017 - 1:55

L'Asperger ne pratique pas le langage corporel, accorde beaucoup d'importance au 1er degré, je ne vais pas te faire toute la liste, tu t'es surement déjà renseigné.
Ces 'défauts', ou 'manques' ne sont problématiques que dans le cadre d'une société basée sur les formes de communication que l'asperger ne parvient pas à maîtriser.

Imagine une société fictive où les gens disent ce qu'ils pensent vraiment sans sous-entendus.
Une société où la communication se fait naturellement par la parole, sans avoir à interpréter l'attitude des autres: pas de il dit A, mais en fait, vu la tête qu'il faisait en le disant, ça signifie B
Dans cette société, être Asperger n'est nullement un handicap, et l'Asperger peut avoir des amis et des relations sociales développées comme n'importe quelle personne (il ne sera plus en décalage, et l'interaction ne le fatiguera plus, ou presque, puisque la source de cette fatigue est essentiellement l'incompréhension : l'incompréhension du comportement des autres, l'incompréhension du comportement qui est attendu de lui...)
Etre Asperger n'est pas être comme les autres humains, avec un truc en moins, c'est une différence au même titre qu'être surdoué.
D'ailleurs des avantages liés à cette différence ont été identifiés et sont reconnus, certaines boites recherchent des Asperger pour des postes spécifiques où ils fourniront un travail de bien meilleure qualité qu'une personne 'normale' (principalement à l'étranger, en France il ne faut pas trop rêver, on est très en retard).
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Re: Qu'est ce qui est si libérateur à se savoir surdoué ?

Message par RoyJade le Mer 11 Jan 2017 - 2:11

Je ne suis pas entièrement d'accord car le langage humain est partiellement corporel. Nous avons tout une batterie de muscles et des zones cervicales dédiées à la communication non-orale, aussi une société humaine entièrement vocale sur ton monocorde ne peut pas exister (ou alors on se robotise, mais on va perdre beaucoup de nous même).
Par contre, une société sans faux semblant, même avec le langage corporel ça peut convenir à un asperger. Notre société n'est pas seulement basée sur l'apparence, mais est basée sur une apparence idéale qui n'est pas celle que l'on a à la base. On est dans une société de l'idéal, pas dans une société du réel. C'est ça qui rend les choses si difficile aux aspergers (notamment). Le langage visuel est censé appuyer le langage oral, l'enrichir et le préciser. Là, il le transforme, le tord, le déchire et le perverti.
Enfin, le point le plus difficile pour presque tout les handicapés, c'est la non-reconnaissance. On voit quelqu'un de diminué, quelqu'un à plaindre, ou au pire quelqu'un faisant n'importe quoi sans effort (valable aussi pour les surdoués). On ne voit pas ce qu'il est vraiment, on voit une idée préconstruite, souvent biaisée et peu flatteuse…

Pour les personnes engageant des aspergers, il faut savoir qu'asperger est très particulier car il a en plus de son manque une capacité pour un certain type de visualisation (lié à mes souvenirs à une logique en arborescence) qui lui permet d'être extrêmement performant dans certains domaines, notamment en informatique. C'est effectivement une exception à ma "définition" du handicap, et je pense que le syndrome asperger comme d'autres syndromes autistiques sont justes des différences et non des handicaps. Toutefois, encore plus violemment que les surdoués, leurs différences les exclus de notre société...
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Re: Qu'est ce qui est si libérateur à se savoir surdoué ?

Message par Parisette le Mer 11 Jan 2017 - 8:40

Bonjour Mykeul,

Si tu sais ou pense être Asperger, ta question est biaisée.
Logique finalement que tu ne te sois pas senti libéré après l'annonce de ta douance.

Imagine que tu aies des migraines atroces qui t'empêchent d'être attentif, qui s'accentuent à la lumière donc t'empêchent de sortir de chez toi et te rendent aigri avec les autres.
Est-ce que l'annonce d'une douance enlèverait ta douleur et ses conséquences ?


Dernière édition par Parisette le Mer 11 Jan 2017 - 10:04, édité 1 fois
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Re: Qu'est ce qui est si libérateur à se savoir surdoué ?

Message par Suce ces p'tits Bleus ! le Mer 11 Jan 2017 - 9:29

Le savoir est libérateur quand il permet de passer à autre chose ! Dent pétée
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Re: Qu'est ce qui est si libérateur à se savoir surdoué ?

Message par Mykeul le Mer 11 Jan 2017 - 11:39

Bonjour,

Merci pour ces réponses, je vais essayer de ne pas prendre le travers de répondre à chaque point, mais oui la première réponse était un bon résumé.

Concernant le handicap (ou non), mon avis aujourd'hui n'est pas tranché. Il l'était plutôt avant cette annonce. J'avais mon cap, et ma différence à laquelle je voulais donner un nom pour avoir une "méthode" afin de la maîtriser, voire la gommer, mais je ne me sentais pas handicapé du tout, basiquement j'écrasais les barrières sans trop me poser de questions, et puisque je n'en ai jamais bien eu grand chose à faire (euphémisme) de l'avis du péquin moyen, ça marchait plutot bien.

Je me suis donc renseigné sur pas mal de maladies/syndromes, dont pervers narcissique, sociopathe, Asperger (oui, rien à voir avec les autres) ... globalement tout est négatif, y compris Asperger à cause notamment d'une empathie exacerbée et ma possibilité à fonder une famille semble-t-il, et tout le monde me redirigeait vers la surdouance ... qui fut positive malheureusement.
Donc pour répondre à Asperzèbre et Parisette, de l'avis d'un médecin spécialisé je ne suis pas Asperger, mais pourtant bien que les livres disent qu'il est crucial de savoir qu'on est surdoué, je ne ressens quasiment rien, je repars même avec 10 000 questions sans réponses, et difficile de trouver un psy qui y comprend quelque chose.
Maintenant, je suis plus dans le doute, la remise en question profonde.

Ça recoupe d'ailleurs la discussion sur "160 points de QI c'est mieux que 114,5" (ou autres valeurs), pour moi plus le nombre est haut, pire c'est ! Il n'y a pas de fierté à avoir 140/160/180/200 de QI, car c'est oublier les problèmes associés. Je préférerais avoir 114,5!
Ce qui me tracasse depuis un moment, ce sont les notes individuelles du tests, et notamment les 19/19, j'écrivais ceci à ma psy récemment :
Ce n’est pas tant la note en elle-même, mais mon ressenti quant à ce « maximum ». En effet, avoir le maximum dans ce cadre peut mener uniquement à 3 options pour ce qui me vient à l’esprit :
- Il s’agit d’un maximum absolu, de tout être humain, ce qui est en soit une aberration, une impossibilité ; je ne retiens pas ce cas.
- Il est impossible de tester au-delà de ce niveau, je rejette également cette hypothèse car ces tests m’ont clairement paru les plus faciles, et j’ai eu dans ma vie à résoudre des problématiques bien plus dures.
- La difficulté est suffisamment haute pour que le correcteur n’ait aucun intérêt à savoir si l’on pourrait monter plus haut, peut être en étayant avec les autres tests, voire en visant la pondération par ceux-ci, ce qui parait injuste. Toujours est-il que dans ce cas, je ne comprends pas pourquoi ne pas monter encore le niveau de difficulté jusqu’à blocage. Une note maximale est à la fois frustrante et terrifiante dans ce cas.

Et évidemment, aucun retour valable :
Le test est étalonné de cette façon : la note maximale est 19.
Si vous avez obtenu ces notes aux épreuves, c'est pour les raisons qui vous sont exposées dans le compte rendu. Si ces épreuves vous ont paru faciles, c'est que vos compétences sont particulièrement élevées dans ces domaines.
Le plus difficile est sans doute d'accepter ce très haut potentiel intellectuel
Ce sont des extraits, évidemment.

Super ... mieux vaut en trouver un(e) autre.
J'ai digressé à mon tour, pour revenir au handicap, avis non tranché mais un impression d'avoir besoin d'un traducteur "autrui-moi" pour un tas de choses. Sinon, soit c'est trop brutal car direct, soit c'est incompris car décalé, soit ils me paraissent être des extra-terrestres car intéressés par des informations futiles et qu'ils discutent de sujets creux ... A voir avec le temps, je pense.

Dernier point, concernant le discours non-verbal, c'est essentiel pour moi, j'y suis très sensible. Je comprends la plupart de ce qui m'est accessible grâce à cela, principalement parce qu'on ne peut pas mentir avec, la parole est plus accessoire. J'ai beaucoup travaillé sur les animaux pour cette communication et une grosse partie est applicable aux humains, bien plus que ce qu'on imagine.
J'ai retenu cette phrase dans un des livres sur la surdouance "un travail cognitif effectué à son insu", c'est très exact et applicable à plein de choses, mais en particulier au langage non-verbal. (Donc si je vous suis, Asperger est bien négatif.)

Merci pour vos réponses, elles étaient agréables à lire,

Bonne journée,

Mykeul
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Re: Qu'est ce qui est si libérateur à se savoir surdoué ?

Message par Shamrock le Mer 11 Jan 2017 - 11:52

Bonjour les gens,

Ma libération, ça a été de comprendre et surtout d'accepter ma vraie personnalité, de me débarrasser de cet énorme faux self, d'arrêter de me forcer à fixer les yeux sur l'arbre bancal qui cachait la forêt de mon vrai moi. Et ensuite, de (progressivement) reconstruire ma vie pour qu'elle me corresponde.
C'est d'abord une libération de l'esprit ("je ne suis pas cette désocialisée, incapable même de faire des choses simples comme tout le monde"). Puis une libération de la vie (d'ailleurs, j'ai l'air plus "normale", socialisée maintenant, comme j'ai amis et petit ami)
J'avoue que maintenant (recherche d'un emploi satisfaisant après reprise d'études géniales) j'oscille entre sentiment d'être libérée (possibilités d'enfin choisir une vie pro adaptée) et sentiment d'être enfermée dans cette société stupide où je n'arriverai jamais à rien.

A propos de "un vrai surdoué se reconnait forcément" :
Encore faut-il savoir ce qu'est un surdoué... "je n'ai pas de doctorat en physique ni écrit de livre, je ne suis donc pas surdouée.". Mais qui sait, si j'avais eu le courage d'accepter mon niveau et de faire fac de physique, peut-être que je l'aurai eu, ce doctorat de physique...
Et encore faut-il accepter ce statut. Car c'est un cercle vicieux : je suis nulle, donc je n'ose pas faire de hautes choses, donc je suis nulle. Mais voilà, je vois bien que depuis que je m'accepte, j'ai fait des choses impensables avant. Ma reprise d'étude en info et stats, je suis sortie major de promo (devant ceux qui en avaient déjà fait) et j'ai étonné ma responsable de stage chercheur universitaire par ma rapidité. Et si je n'avais pas eu confiance en moi, je n'aurais pas envoyé mon troisième poème à un concours et gagné. D'ailleurs, j'ai commencé à écrire (poésie : machin solitaire, romantique, idéaliste et perfectionniste qui ralentit la recherche d'emploi, n'est pas source de revenu et n'offre pas de compétences professionnelles, donc machin inutile dans notre société contemporaine) quand j'ai eu confiance en moi.
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Re: Qu'est ce qui est si libérateur à se savoir surdoué ?

Message par chuna56 le Mer 11 Jan 2017 - 12:10

Mykeul : Je ne suis pas vraiment concernée (non testée et pas surdouée, zèbre peut-être) mais je vais tenter une réponse, qui serait celle que t'aurait fait un ami qui ne se connecte plus ici.

Il faut rationaliser ce test, et le remettre à sa place : ce n'est qu'un test, fait par des hommes, et non parfait.
Il est borné comme tu le constates. Tu as atteint ses limites.

"- La difficulté est suffisamment haute pour que le correcteur n’ait aucun intérêt à savoir si l’on pourrait monter plus haut, peut être en étayant avec les autres tests, voire en visant la pondération par ceux-ci, ce qui parait injuste. Toujours est-il que dans ce cas, je ne comprends pas pourquoi ne pas monter encore le niveau de difficulté jusqu’à blocage. Une note maximale est à la fois frustrante et terrifiante dans ce cas."

pourquoi ne pas monter plus haut niveau difficulté ?
Quel intérêt pour ce test en fait ? On cherche à classer les gens en fonction de leurs performances, et pour le coup, ça a bien marché, non ?
Tu sais où tu te situes par rapport au reste de la population en QI.

Mon pote dirait que ce test de QI est mensonger, car en le vend en faisant croire à un test d'intelligence, ce qui n'est pas une réalité.

Pourquoi réellement cette cette note est frustrante et terrifiante ?
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Re: Qu'est ce qui est si libérateur à se savoir surdoué ?

Message par Parisette le Mer 11 Jan 2017 - 12:14

My confuse Mykeul, j'ai lu le post de Royjade et te l'ai attribué. Il disait "je suis supposé asperger".

Donc oublis ce que j'ai écrit Wink
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Re: Qu'est ce qui est si libérateur à se savoir surdoué ?

Message par Suce ces p'tits Bleus ! le Mer 11 Jan 2017 - 12:15

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Re: Qu'est ce qui est si libérateur à se savoir surdoué ?

Message par L'Homme qui Sait le Mer 11 Jan 2017 - 12:17

Mykeul a écrit:Je me suis donc renseigné sur pas mal de maladies/syndromes, dont pervers narcissique, sociopathe, Asperger (oui, rien à voir avec les autres) ... globalement tout est négatif, y compris Asperger à cause notamment d'une empathie exacerbée et ma possibilité à fonder une famille semble-t-il, et tout le monde me redirigeait vers la surdouance ... qui fut positive malheureusement.
Donc pour répondre à Asperzèbre et Parisette, de l'avis d'un médecin spécialisé je ne suis pas Asperger, mais pourtant bien que les livres disent qu'il est crucial de savoir qu'on est surdoué, je ne ressens quasiment rien, je repars même avec 10 000 questions sans réponses, et difficile de trouver un psy qui y comprend quelque chose.
Maintenant, je suis plus dans le doute, la remise en question profonde.

Ça recoupe d'ailleurs la discussion sur "160 points de QI c'est mieux que 114,5" (ou autres valeurs), pour moi plus le nombre est haut, pire c'est ! Il n'y a pas de fierté à avoir 140/160/180/200 de QI, car c'est oublier les problèmes associés. Je préférerais avoir 114,5!
Faut-il encore qu'un haut QI apporte systématiquement des "problèmes associés"....
Par exemple, ce n'est pas parce que les aspies ont souvent un haut QI que ceux qui ont un haut QI sont souvent aspie... Ça coule de source, à mon sens.
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Re: Qu'est ce qui est si libérateur à se savoir surdoué ?

Message par Mykeul le Mer 11 Jan 2017 - 12:51

Shamrock, merci, c'est exactement ce que je attendais de l'annonce si elle était positive (sauf poésie), mais pour l'instant (<6mois) j'ai juste l'impression qu' "on" a tout mélangé, mis le bordel dans ma tête et laissé avec ça. J'espère que le temps me permettra d'atteindre ceci. C'est justement ce déclic et ses effets que j'attendais de la "libération"...

Chuna56, je comprends ton argument de rationalisation, mais alors les informations qui me parviennent sont contradictoires : d'un coté le test est crucial, il est essentiel de savoir que "oui", mais il faut le relativiser ...
Je pense l'avoir partiellement relativisé car je ne suis pas d'accord avec certains tests, mais je ne veux surtout pas le contredire ou à le repasser car j'ai peur d'avoir plus de points (et donc de galérer encore plus); je vais essayer de le relativiser plus encore.
Sinon, pourquoi 19 est frustrant et terrifiant ? C'est simple :
- Frustrant : Imagine qu'on te dise "Bon, maintenant, on teste si tu sais compter", et on te demande "Alors ? 2+2 ?", tu réponds 4 et c'est bon tu as la note max. L'envie de pousser plus loin, d'être bloqué, de ne pas avoir fait quelque chose de trop simple. (Attention, j'insiste, cela ne veut pas dire que TOUT le test était trop simple, juste certains modules)
- Terrifiant : En reprenant le même exemple, cela situe une échelle : pour les autres, 2+2=4, c'est dur, c'est même très dur ... Mais à quel point suis-je complètement anormal pour en arriver à ce résultat ?? A quel point extrême suis-je si différent qu'un simple 2^3=8 est hors de la catégorisation ? Mais comment sont les autres, comment pensent-il, sans cette donnée ? Ce qui est terrifiant c'est le gouffre que cette note pose entre les autres et toi. A la limite, si je caricature l'image, que tu sois à 19, à 23 ou à 27 on s'en fout ... le gouffre est si grand que l'on ne te voit plus de toute façon; certes, mais moi j'aimerais bien savoir quel longueur de chemin j'aurais à faire pour revenir vers les autres (ceci rejoint le frustrant).

Concernant le savoir de savoir où tu te situes "par rapport au reste de la population", ça, précisément, je n'en ai rien à cirer ! Que ce soit 2%, 2 pour mille, 2 pour 20 millions, peu importe. Ce qui est important pour moi aujourd'hui, c'est de savoir comment me rapprocher des autres, ceux qui m'entourent et qui comptent, sans me nier.

HQS : Je pense que clairement le QI élevé apporte des problèmes (pas forcément Asperger): décalage constant, asociabilité, hypersensibilité, troubles dys- et d'autres que je ne connais peut être pas. De ce que j'ai compris, c'est même complètement corrélé, plus c'est haut, pire c'est. Je n'ai pas encore lu/rencontré de personne avec 150 de QI sans le moindre problème associé, et j'aurais tendance à le classer directement en "simulateur" qui n'y connait rien. Si je me trompe, svp expliquez moi.

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Re: Qu'est ce qui est si libérateur à se savoir surdoué ?

Message par Parisette le Mer 11 Jan 2017 - 12:58

J'en connais un qui a 150 et qui n'a aucun soucis : mon mari.
Ca ne signifie pas que c'est une règle.Mais je doute qu'il soit une exception.
Il a passé le test 3 ans après mon fils et moi, et sûrement parce que j'ai insisté. Le résultat lui a donné le smile le jour même et après c'était classé, oublié.
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Re: Qu'est ce qui est si libérateur à se savoir surdoué ?

Message par Emem le Mer 11 Jan 2017 - 13:05

La douance n'est pas, à mon sens, un handicap. C'est une étiquette permettant de distinguer un mode de fonctionnement, plus ou moins définit, comparer au mode plus dans la norme.
Tous ne se sentent pas mal et heureusement d'ailleurs. Sans parler de ceux qui en font une force, je pense que pour la plupart la question est comment vivre tout en restant soi.
Le fait d'avoir une étiquette n'est pas là, encore une fois pour moi, pour enfermer mais justement afin de sentir qu'on appartient. Dans la construction d'une identité savoir qu'on appartient à communauté c'est quelque chose de bénéfique.

Après bien sûr, certains ne vont pas se reconnaître dans cette communauté, d'autres vont rien n'en avoir à faire mais eux c'est parce qu'ils doivent déjà avoir la certitude d'appartenir quelque part ailleurs (toujours ma pensée).

Bref à mes yeux, ce savoir HP ou THP ou autre n'est positif que dans ce sentiment d'appartenance ...
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Re: Qu'est ce qui est si libérateur à se savoir surdoué ?

Message par Roger le Mer 11 Jan 2017 - 13:42

Emem a écrit:La douance n'est pas, à mon sens, un handicap.

Faire partie d'une minorité est un handicap. L'humain est un animal social intransigeant. Pour etre heureux il faut être entouré des siens. Ce n'est pas pour rien si les QI des conjoints sont fortement corrélés.

Case <1>: pour les jeunes surdoués, faites prépa et passez des concours difficiles: ceux qui sont pris sont comme vous.

Case <2>: pour les vieux, fréquentez les séminaires des laboratoires universitaires de votre choix. Ils sont ouverts à tous (ce que peu de monde sait) et ceux qui les fréquentent sont passés par la case <1>. Les mecs ils ne sont lus que par une poignée de zarbis sur toute la planète, quand ils ont la chance d'être lus: il seront ravis de vous voir débarquer.

Case <3>: on trouve de tout sur l'internet. Veinards ! Faites votre marché.
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Re: Qu'est ce qui est si libérateur à se savoir surdoué ?

Message par Asperzebre le Mer 11 Jan 2017 - 15:23

Mykeul a écrit:
Sinon, pourquoi 19 est frustrant et terrifiant ? C'est simple :
- Frustrant : Imagine qu'on te dise "Bon, maintenant, on teste si tu sais compter", et on te demande "Alors ? 2+2 ?", tu réponds 4 et c'est bon tu as la note max. L'envie de pousser plus loin, d'être bloqué, de ne pas avoir fait quelque chose de trop simple. (Attention, j'insiste, cela ne veut pas dire que TOUT le test était trop simple, juste certains modules)
- Terrifiant : En reprenant le même exemple, cela situe une échelle : pour les autres, 2+2=4, c'est dur, c'est même très dur ... Mais à quel point suis-je complètement anormal pour en arriver à ce résultat ?? A quel point extrême suis-je si différent qu'un simple 2^3=8 est hors de la catégorisation ? Mais comment sont les autres, comment pensent-il, sans cette donnée ? Ce qui est terrifiant c'est le gouffre que cette note pose entre les autres et toi. A la limite, si je caricature l'image, que tu sois à 19, à 23 ou à 27 on s'en fout ... le gouffre est si grand que l'on ne te voit plus de toute façon; certes, mais moi j'aimerais bien savoir quel longueur de chemin j'aurais à faire pour revenir vers les autres (ceci rejoint le frustrant).

J'ai fait un pavé, je te réponds en spoiler.

Spoiler:
J'ai le même problème, je ne te comprends que trop bien.
C'est important pour moi d'être évalué à mon 'juste niveau'.
Je sais être différent des autres, ce que je souhaite c'est pouvoir quantifier cette différence, réaliser quel est l'écart qui me sépare des autres, afin de pleinement réaliser l'impact de celui-ci dans mes interactions sociales (je cherche à démêler la part de mes problèmes liés à Asperger, et la part liée à la surdouance, car les stratégies d'adaptation ne sont pas les mêmes: effort de conformisme aux codes sociaux dans le premiers cas, effort de diminution du niveau intellectuel des discussions avec autrui dans le second cas).
Ton exemple sur l'arithmétique me plaît beaucoup. Il est un peu caricatural bien sûr, mais pas tant que ça, la question la plus 'difficile' du test d'arithmétique aurait été à ma portée en fin d'école primaire.
Vu le niveau des questions pour atteindre la note maximum, si il n'y avait pas de plafond, j'aurais surement dans les environs de 25 ou 30 en arithmétique.
En bref, il y a un écart énorme entre moi et le type qui réussit toutes les questions, mais avec difficulté, et qui aurait bloqué si la difficulté montait un peu, mais cet écart n'est absolument pas pris en compte par le test.
Ça c'est très dur à avaler, car la différence entre nos deux profils est totalement niée: de toutes façons on est trop loin de la norme, alors plus ou moins loin, OSEF.
C'est d'autant plus frustrant sur le test d'arithmétique, car la note maximale est de seulement 17/19! (variable en fonction de ta tranche d'âge, mais en gros pour les 20-40 ans c'est la note max.)
On ne peut pas avoir 19, 17 correspond à un sans-faute.
J'en suis resté frustré, je sais que je 'vaux' 19/19 en arithmétique, car j'ai utilisé 5% à tout casser de mon potentiel pour atteindre la note maximale de 17/19, j'ai répondu instantanément à toutes les questions, j'attendais que la difficulté arrive et j'ai été surpris quand la psy m'a annoncé:"on passe au test suivant".

Terrifiant, aussi, dans le sens où je n'ai pas fait le sans-faute à tous les modules du test de QI.
Certains items me sont beaucoup trop faciles, je suis probablement plusieurs écarts-types au dessus du plafond, mais pour d'autres je suis loin d'atteindre ce plafond, je n'ai pas encore mes résultats mais je ne serais pas surpris d'avoir des 13/19 à certains items.
J'ai bien peur que ce test ne révèle en fait que mes points faibles: je suis correctement évalué là où je ne suis pas très bon, mais sous-évalué là où je suis performant.
D'où une crainte d'avoir une restitution de test m'indiquant un QI inférieur à ce qu'il devrait être et/ou une restitution faisant état d'un profil homogène alors que me profil serait en fait hétérogène.

Prenons un exemple concret:
Monsieur A a une intelligence moyenne, très hétérogène.
Il a 80 en ICV et 130 en IRP (mettons de côté les autres composantes du QI pour simplifier l'exemple).
On lui restitue son QI: environ 110 à titre indicatif, non représentatif à cause de l'hétérogénéité, et on l'oriente vers certains troubles psys susceptibles de causer cet écart de 50 pts entre ICV et IRP.
Son 'vrai' QI correspond à ce qui lui a été restitué: environ 110, non représentatif, très hétérogène.

Monsieur B a un profil similaire à monsieur A, mais 60pts de QI au dessus.
Il 'vaut' 140 en ICV et 190 en IRP.
Il passe les tests de QI.
Ceux-ci plafonnent théoriquement à 150 ou 155 (je ne me souviens plus lequel des deux nombres est le bon) pour les différentes composantes (IRP, ICV...), et plafonnent à 160 pour le QI total.
Sachant que la note plafond de 150 (ou 155) correspond à 19/19 à tous les tests, et qu'il est impossible d'obtenir cette note à certains tests (voire l'exemple de l'arithmétique, note maximum= 17/19, je n'ai plus la liste en tête mais je sais que ce n'est pas le seul test interdisant la note de 19/19), le plafond 'réel' de la mesure de l'IRP, c'est à dire le score qu'on obtient en faisant le sans faute est plus bas que le plafond théorique, probablement de l'ordre de 145.

Les tests de QI vont donc donner à monsieur B un ICV à 140 et un IRP à 145 (au lieu de 190).
On lui restitue son QI: 145 homogène, THQI 'normal' sans aucun trouble particulier.
Son 'vrai' QI, correspond à ce qu'a eu monsieur A, augmenté de 60 points, soit environ 170 de QI, non représentatif, très hétérogène, et avec les mêmes troubles psys associés.

Son IRP 'réel', c'est à dire le niveau de ses capacités de raisonnement comparé à celui de la population est de 190 (ce qui avec un écart type de 15 correspond à environ une personne sur un milliard, soit 7 personnes dans le monde, donc le profil B est extrêmement rare mais pas inexistant).
Son IRP mesuré, c'est à dire le niveau de ses capacités de raisonnement comparé à celui d'un échantillon représentatif de population est de 145 (ce qui correspond à une personne sur 750 environ, soit environ la taille de l'échantillon de référence des tests de QI, ce qui explique qu'on ne puisse pas mesurer les valeurs supérieures avec le test de QI, qui n'a tout simplement pas été conçu pour ça).
Les 45 pts d'écart entre son IRP réel et l'IRP mesuré ont totalement faussé le résultat de ses tests de QI.
L'écart est aussi violent que si on annonçait 85 en IRP à une personne qui a en fait 130.

Pour moi, le simple fait de plafonner facilement certains tests signifie qu'on sera sous-évalué à la composante de QI concernée, et qu'on s'approche donc dangereusement des erreurs de diagnostic du profil de monsieur B (sans forcément avoir un profil aussi extrême que lui).
Il se trouve que je me suis totalement baladé en arithmétique (j'aurais fait le sans faute à l'école primaire), ainsi que pour les cubes (j'ai fait les cubes faciles en 5 secondes pour un bonus de temps à 30 secondes, les moyens en 15 secondes pour un bonus de temps à 60 secondes, et les difficiles en 30 secondes pour un bonus de temps à 120 secondes).
Je me vois au moins un écart type au dessus du plafond pour les cubes, deux voire trois pour l'arithmétique.
Je suis aussi au plafond des matrices et des puzzles, mais je sens que si la difficulté augmentait un peu je commencerais à faire des erreurs, donc je pense ne pas être très loin au dessus du plafond pour ces deux items, l'erreur d'évaluation y sera donc moins importante.

Avant même la restitution, je sais que le résultat du test sera biaisé, je ne pourrais que faire une interprétation personnelle des résultats, sans aucune validation possible, pour essayer d'estimer mon QI 'réel' en fonction de mon QI mesuré: une mesure à 130 légèrement hétérogène me fera pencher vers un QI réel à 140 très hétérogène, une mesure à 150 très homogène vers un QI réel à 160 moyennement hétérogène, et ainsi de suite.
C'est très frustrant.


Dernière édition par Asperzebre le Mer 11 Jan 2017 - 16:34, édité 2 fois (Raison : corrections, précisions)
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Re: Qu'est ce qui est si libérateur à se savoir surdoué ?

Message par RoyJade le Mer 11 Jan 2017 - 15:46

Je sais que cette image est bancale et oublie pas mal de paramètres, mais pour la question de handicap je le vois ainsi :
imaginez que nous soyons une société aquatique, proche de la surface. Tout le monde apprend à nager, et se déplace en nageant. Et dans tout ce beau monde, certains naissent avec des ailes. Parmi cette population ailée, quelques uns ont pour diverses raisons l'opportunité d'être à la surface, découvrent que leurs ailes leur permettent de voler et d'avancer sans nager, tout en arrivant au même point, et ça leur est bien moins contraignant. Mais d'autres restent dans l'eau, souvent poussé par leur entourage et la société, et souvent sous l'idée de "tout le monde nage, donc tu nage aussi, point". Ils ne savent souvent même pas qu'il y a un "au dessus", et qu'ils peuvent s'y mouvoir. Eh bien même l'oiseau aux ailes les plus puissantes ou gracieuses au monde se noiera dans cette société, si il ne trouve aucun accès à la partie faite pour lui.
Et des quelques oiseaux ayant appris à nager, ils savent que leur place est à deux endroits, mais qu'aucune ne se suffit pour lui. Il lui faut les deux, mais possède à ce moment une double richesse.

"Tout le monde est un génie. Mais si vous jugez un poisson sur ses capacités à grimper à un arbre, il passera sa vie à croire qu'il est stupide."
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Re: Qu'est ce qui est si libérateur à se savoir surdoué ?

Message par Mykeul le Mer 11 Jan 2017 - 16:06

Asperzebre, en effet nous sommes globalement sur la même ligne, vraiment ce gouffre est à mesurer c'est important, à ceci près que j'ai l'impression que tu attends, voire tu souhaites, une "note" élevée.
Pour moi, et c'est peut être se mentir à soi-même ou avoir peur, je préférerais presque que ça me mente pour me dire "tu as 110, c'est bien, t'es futé sans plus.". Et à vous lire en général, pas uniquement toi donc, j'ai l'impression que c'est la course au QI élevé.
Comprends bien que c'est général, j'ai bien saisi ton point, tu estimes savoir où tu te situes et le test ne le reflétera pas.

Autre point, je ne comprends pas pourquoi tu dis que la note arithmétique s'arrête à 17/19 entre 20 et 40 ans, puisque ça fait partie des modules où j'ai eu 19/19 à 37 ans. Ai-je mal compris ?

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Re: Qu'est ce qui est si libérateur à se savoir surdoué ?

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