Qu'est ce qui est si libérateur à se savoir surdoué ?

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Message par Ryuzaki L le Mar 10 Jan 2017 - 17:04

Mykeul a écrit:
Merci de m'avoir offert une vue d'ensemble des différentes personnalités présentes dans tout groupe social, le perché, le compétiteur de concours de b..., l'inutile, le posé, le modeste, le vrai utile, l'à-coté de la plaque et j'en passe. (Je retire volontairement certains comme le dominant etc, pour éviter les discussions inutiles, et pardon pour le masculin intégral, le but est de gagner en clarté).
Sympa ce classement pour ceux qui ont pris la peine de te répondre.

Ryuzaki L

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Message par Mykeul le Mar 10 Jan 2017 - 18:51

Bonjour aussi, rapidement : j'ai vu beaucoup de personnes SE répondre, mais pas ME répondre, toi y compris. Et je me fous allègrement du QI, de celui qui à 160 ou 114,5, vrai ou pas vrai, de pourcentages de population et autres, mais je vous ai laissés discuter.
Je remercie les autres, et je reviens à mon sujet.

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Message par Ryuzaki L le Mar 10 Jan 2017 - 21:07

Je ne savais pas que "Bonjour" était devenu obligatoire sur les discussions de forum. Je pense t'avoir répondu sommairement, et je n'ai pas fait de long paragraphe pour ne pas répéter ce que certains avaient déjà écrit avant moi. Si tu te foutais tu Q.I. et du pourcentage de population tu n'avais qu'à mieux préciser la question. Bref, quand tu crées un sujet, c'est normal que certains digressent et ils n'ont pas besoin de ta permission pour discuter. Au mieux, tu peux demander à tout le monde, de manière non agressive, de se recentrer sur la question initiale.
Comme tu as décidé de poser une étiquette sur tout le monde, je t'en mets une à mon tour, le péteux.
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Message par Mykeul le Mar 10 Jan 2017 - 22:06

Bien désolé que tu te sois attribuée un adjectif négatif, néanmoins merci pour le mien, il me va très bien. Very Happy
Dommage, il commencait à y avoir des réponses. Pas très grave. Bonne soirée.

Mykeul

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Message par schmetterling le Mar 10 Jan 2017 - 22:24

Mykeul a écrit:Oui bon bah OK, ça cogite plus vite que la moyenne et ça amène un décalage avec autrui, oui l'hypersensibilité explique un tas de problème rencontrés ... et ? donc ? L'impression d'avoir une analyse sur des causes mais un désert absolu sur la suite et qu'en faire ...

J'ai un peu le même soucis. Depuis que je me suis documenté sur le sujet, j'ai aussi mieux réussi à gérer le stress et mes montées d'émotions… je crois avec été plus attentif aux premiers symptômes. Mieux se connaître, c'est un premier pas. Après, comme je l'ai dit plus haut, j'ai aussi eu plus de phases où je m'observe moi-même, dans la vie de tous les jours; ce qui n'est pas forcément agréable. J'ai re-eu des insomnies à se réveiller à 3h30/4h du matin juste après les vacances de Noël.

Prochaine étape pour moi¹, ce serait de discuter de ça avec un psy qui connaît le terrain « zèbre », et qui me permette de démêler les symptômes « zèbre » de ce qui relève de la psychothérapie « canapé »²

___________________
¹ il faut que je me botte le cul, et fasse ça à distance, puisque je n'habite pas France…³
² « allongez-vous et racontez-moi votre enfance »
³ j'arrête de vous saouler avec ma vie Very Happy

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Message par I am so sure le Mar 10 Jan 2017 - 22:36

schmetterling a écrit:


___________________
¹ il faut que je me botte le cul, et fasse ça à distance, puisque je n'habite pas France…³
² « allongez-vous et racontez-moi votre enfance »
³ j'arrête de vous saouler avec ma vie Very Happy

Qu'est ce qui est si libérateur à se savoir surdoué ?


Ou comment répondre à la question et résumer tout le fil en trois phrases, terrible Very Happy j'adore Very Happy , ça insiste bien sur le mot "savoir" (à savoir apprendre en quoi ça consiste de l'être)  Wink Razz cat
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Message par RoyJade le Mar 10 Jan 2017 - 23:22

Mykeul a écrit:Il me serait allé parfaitement bien d'_entendre_ "Asperger", au mieux le mot, et j'insiste le mot, "autiste" permet a minima d'expliquer à une personne extérieure que ce n'est pas positif en tous points

Je me suis pas mal posé la question de savoir si la douance était ou non un handicap (ou plutôt si j'étais ou non handicapé), pour la même raison. Au final, ma conclusion est la suivante : ce n'est pas un handicap. C'est une différence. Or en France (et à d'autres endroits, dans des proportions différentes allant de bien pire à nettement mieux), la différence est socialement un handicap. Je ne suis pas handicapé (bon, je suis supposé asperger, mais ma douance elle même n'est pas un handicap), mais le décalage permanent que je suis entraine une réaction globalement négative de la part de la société. Au final, surdoué et handicapé peuvent se confondent en certains lieux et dans certains cas, mais ce n'est pas la même chose.
Là dessus arrive l'éternelle question de "comment l'expliquer aux autres" (comment ne pas passer pour un imbu se disant supérieur, comment ne pas perdre son auditoire avec des explications précises mais complexes, comment amener le sujet sans que l'auditoire ne saute sur ses préjugés…), et là je ne pourrait guère t'aider.

Et pour répondre à la question initiale, j'ai été testé à douze ans, je n'ai pas de souvenir de libération, j'ai toujours été décalé naturellement et vu la quasi totalité des "autres" comme inintéressants du fait de leur logique bancale et de leur centres d'intérêts juste ridicule, mais mes parents me disent que quand je l'ai appris, j'ai été très apaisé. Comme beaucoup, j'ai dû passer du stade "je suis anormal" (dans le sens négatif total) à "je suis différent et je peux vivre ainsi, en m'adaptant" . Comme on dit, on ne soigne pas un problème sans l'identifier.
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Message par Asperzebre le Mer 11 Jan 2017 - 0:34

Je me suis pas mal posé la question de savoir si la douance était ou non un handicap (ou plutôt si j'étais ou non handicapé), pour la même raison. Au final, ma conclusion est la suivante : ce n'est pas un handicap. C'est une différence. Or en France (et à d'autres endroits, dans des proportions différentes allant de bien pire à nettement mieux), la différence est socialement un handicap. Je ne suis pas handicapé (bon, je suis supposé asperger, mais ma douance elle même n'est pas un handicap), mais le décalage permanent que je suis entraine une réaction globalement négative de la part de la société.

J'aurais tendance à distinguer le handicap physique (une personne avec un bras en moins par exemple), et le handicap de contexte (une personne qui, dans un environnement différent, serait parfaitement adaptée, mais qui est contrainte d'évoluer dans un environnement qui ne lui correspond pas, comme un chrétien en territoire contrôlé par daech par exemple).
Le handicap social fait partie de cette dernière catégorie.
D'ailleurs le syndrome d'Asperger, que tu es supposé avoir est lui aussi un handicap de contexte, l'Asperger n'ayant pas de handicap physique, mais étant incapable de comprendre les codes d'une société faite sur-mesure pour des gens non-asperger.

Pour bien faire il faudrait deux mots différents pour ces deux concepts, afin qu'ils ne soient pas confondus, mais notre langue n'est pas assez riche.
Ceci peut amener à des propos semblant absurdes, comme "je suis handicapé, mais je ne suis pas handicapé".
Pour ma part, je suis concerné par cette dernière phrase: je suis parfaitement valide physiquement et intellectuellement, et je suis en train de faire des démarches pour obtenir une RQTH, car je suis inadaptable à notre modèle de société.

La douance est-elle un handicap? C'est une question très intéressante, nombreux sont ceux à s'être penchés dessus, chacun ayant ses propres conclusions, certains diront que c'est un atout, qu'elle n'engendre aucun problème, d'autres que c'est très handicapant, d'autres encore que c'est à voire au cas par cas.

Ma version:

Pour ma part, je dirais que l'excès de douance est un handicap de contexte, le fait d'avoir un décalage trop important avec le reste de la population nuit à notre intégration sociale, professionnelle...cet handicap est parfois surmontable, parfois non, en fonction d'un tas de critères, parmi lesquels le milieu dans lequel l'individu a été élevé semble le plus important.

Plus la douance est élevée, plus le décalage qu'elle engendre devient problématique, voire handicapant.
Je pense, mais c'est mon opinion personnelle, que le seuil à partir duquel la douance passe de simple gêne à handicap réel est aux alentours de 145 de QI.
A 145 de QI, 98% de la population a au moins 15 pts d'écart de QI avec vous, ce qui vous impose un décalage permanent avec presque tout le monde.
A 130 de QI ce sentiment de décalage peut être présent, peut être pénible, mais vous pouvez encore trouver sans trop de difficultés des gens au mode de fonctionnement pas si éloigné du votre.
Il est beaucoup plus facilement envisageable d'avoir un cercle d'amis et un réseau professionnel à 130 de QI qu'à 145: les gens aux alentours de 115-120 de QI ne sont pas si rares que ça et la personne à 130 de QI ne se sentira pas si mal avec eux, alors que la personne à 145 de QI sera en grand décalage.

Beaucoup de gens sur ce forum sont fâchés avec les chiffres, ils disent que donner un chiffre de QI est réducteur, comme si le fait d'annoncer un 132 ou un 147 faisait disparaître la personne qui ne serait alors plus qu'un numéro de QI.
Je ne suis pas de ces gens là, au contraire j'adore les chiffres, et je trouve qu'un résultat chiffré du QI d'une personne apporte un plus dans la compréhension de celle-ci, et n'occulte en aucun cas les facettes de sa personnalité.
Si comme moi tu es intéressé par les chiffres autour du QI, je pourrais te fournir le lien d'une étude sur les taux d'emploi ans les professions intellectuellement supérieures, en fonction du QI.
On y apprend que le QI 'idéal' (celui où le taux d'emploi en profession de haut niveau intellectuel est le plus élevé) est de 133, ce qui tend à aller dans le sens de ce que j'ai écrit plus haut: un QI de 130 n'est en rien un handicap, au contraire c'est un bel atout si on parvient à surmonter les quelques difficultés qui y sont liées.
On y apprend aussi qu'au delà de ce seuil, chaque point de QI supplémentaire est négatif, et nuit à nos perspectives sur le plan professionnel.
A 140 de QI, on a perdu 33% de nos chances d'avoir un métier intellectuellement supérieur par rapport à quelqu'un à 133 de QI.
La douance n'est donc pas encore vraiment un handicap, mais elle n'est déjà plus un atout.
A 150 de QI, on a perdu 97% de nos chances par rapport à quelqu'un à 133 de QI, là c'est clairement handicapant, on est bien mieux armé pour affronter la vie avec un QI de 100 qu'avec un QI de 150.


Dernière édition par Asperzebre le Mer 11 Jan 2017 - 1:35, édité 1 fois (Raison : orthographe)
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Message par RoyJade le Mer 11 Jan 2017 - 1:03

Il y a un mot pour décrire ça. Je ne le connais pas, mais il y en a un.
Ce n'est pas notre langue qui n'est pas assez riche mais son usage courant qui est trop pauvre. Pour beaucoup, les mots sont trop connotés et sortent de leur sens originel. "Différent" est censé être valide pour décrire le problème, mais le sens que les autres lui prête le ferme à cet usage.
C'est vraiment un problème qu'il faut prendre au cas par cas. En France, l'idéal de société recherché est une société de robot copie, où toute différence est effacée. Si tu va voir en Allemagne, dans certains pays du nord ou dans quelques pays anglo-saxons, la douance est considérée comme une richesse nécessitant une adaptation très vite rentabilisée. En France, l'adaptation est globalement considérée comme une favorisation, donc une discrimination, donc une chose à ne pas faire.

L'asperger, même si son trouble est faible comparé à bien d'autres handicaps, a un manque. Le surdoué a une différence, c'est plus un remplacement. Là est la différence à mes yeux. L'handicapé pur n'a aucun avantage pour compenser, le surdoué si. Enfin, quand on considère ces avantages comme des atouts et non des dangers...
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Message par Asperzebre le Mer 11 Jan 2017 - 1:55

L'Asperger ne pratique pas le langage corporel, accorde beaucoup d'importance au 1er degré, je ne vais pas te faire toute la liste, tu t'es surement déjà renseigné.
Ces 'défauts', ou 'manques' ne sont problématiques que dans le cadre d'une société basée sur les formes de communication que l'asperger ne parvient pas à maîtriser.

Imagine une société fictive où les gens disent ce qu'ils pensent vraiment sans sous-entendus.
Une société où la communication se fait naturellement par la parole, sans avoir à interpréter l'attitude des autres: pas de il dit A, mais en fait, vu la tête qu'il faisait en le disant, ça signifie B
Dans cette société, être Asperger n'est nullement un handicap, et l'Asperger peut avoir des amis et des relations sociales développées comme n'importe quelle personne (il ne sera plus en décalage, et l'interaction ne le fatiguera plus, ou presque, puisque la source de cette fatigue est essentiellement l'incompréhension : l'incompréhension du comportement des autres, l'incompréhension du comportement qui est attendu de lui...)
Etre Asperger n'est pas être comme les autres humains, avec un truc en moins, c'est une différence au même titre qu'être surdoué.
D'ailleurs des avantages liés à cette différence ont été identifiés et sont reconnus, certaines boites recherchent des Asperger pour des postes spécifiques où ils fourniront un travail de bien meilleure qualité qu'une personne 'normale' (principalement à l'étranger, en France il ne faut pas trop rêver, on est très en retard).
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Message par RoyJade le Mer 11 Jan 2017 - 2:11

Je ne suis pas entièrement d'accord car le langage humain est partiellement corporel. Nous avons tout une batterie de muscles et des zones cervicales dédiées à la communication non-orale, aussi une société humaine entièrement vocale sur ton monocorde ne peut pas exister (ou alors on se robotise, mais on va perdre beaucoup de nous même).
Par contre, une société sans faux semblant, même avec le langage corporel ça peut convenir à un asperger. Notre société n'est pas seulement basée sur l'apparence, mais est basée sur une apparence idéale qui n'est pas celle que l'on a à la base. On est dans une société de l'idéal, pas dans une société du réel. C'est ça qui rend les choses si difficile aux aspergers (notamment). Le langage visuel est censé appuyer le langage oral, l'enrichir et le préciser. Là, il le transforme, le tord, le déchire et le perverti.
Enfin, le point le plus difficile pour presque tout les handicapés, c'est la non-reconnaissance. On voit quelqu'un de diminué, quelqu'un à plaindre, ou au pire quelqu'un faisant n'importe quoi sans effort (valable aussi pour les surdoués). On ne voit pas ce qu'il est vraiment, on voit une idée préconstruite, souvent biaisée et peu flatteuse…

Pour les personnes engageant des aspergers, il faut savoir qu'asperger est très particulier car il a en plus de son manque une capacité pour un certain type de visualisation (lié à mes souvenirs à une logique en arborescence) qui lui permet d'être extrêmement performant dans certains domaines, notamment en informatique. C'est effectivement une exception à ma "définition" du handicap, et je pense que le syndrome asperger comme d'autres syndromes autistiques sont justes des différences et non des handicaps. Toutefois, encore plus violemment que les surdoués, leurs différences les exclus de notre société...
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Message par Invité le Mer 11 Jan 2017 - 8:40

Bonjour Mykeul,

Si tu sais ou pense être Asperger, ta question est biaisée.
Logique finalement que tu ne te sois pas senti libéré après l'annonce de ta douance.

Imagine que tu aies des migraines atroces qui t'empêchent d'être attentif, qui s'accentuent à la lumière donc t'empêchent de sortir de chez toi et te rendent aigri avec les autres.
Est-ce que l'annonce d'une douance enlèverait ta douleur et ses conséquences ?


Dernière édition par Parisette le Mer 11 Jan 2017 - 10:04, édité 1 fois

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Message par Invité le Mer 11 Jan 2017 - 9:29

Le savoir est libérateur quand il permet de passer à autre chose ! Dent pétée

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Message par Mykeul le Mer 11 Jan 2017 - 11:39

Bonjour,

Merci pour ces réponses, je vais essayer de ne pas prendre le travers de répondre à chaque point, mais oui la première réponse était un bon résumé.

Concernant le handicap (ou non), mon avis aujourd'hui n'est pas tranché. Il l'était plutôt avant cette annonce. J'avais mon cap, et ma différence à laquelle je voulais donner un nom pour avoir une "méthode" afin de la maîtriser, voire la gommer, mais je ne me sentais pas handicapé du tout, basiquement j'écrasais les barrières sans trop me poser de questions, et puisque je n'en ai jamais bien eu grand chose à faire (euphémisme) de l'avis du péquin moyen, ça marchait plutot bien.

Je me suis donc renseigné sur pas mal de maladies/syndromes, dont pervers narcissique, sociopathe, Asperger (oui, rien à voir avec les autres) ... globalement tout est négatif, y compris Asperger à cause notamment d'une empathie exacerbée et ma possibilité à fonder une famille semble-t-il, et tout le monde me redirigeait vers la surdouance ... qui fut positive malheureusement.
Donc pour répondre à Asperzèbre et Parisette, de l'avis d'un médecin spécialisé je ne suis pas Asperger, mais pourtant bien que les livres disent qu'il est crucial de savoir qu'on est surdoué, je ne ressens quasiment rien, je repars même avec 10 000 questions sans réponses, et difficile de trouver un psy qui y comprend quelque chose.
Maintenant, je suis plus dans le doute, la remise en question profonde.

Ça recoupe d'ailleurs la discussion sur "160 points de QI c'est mieux que 114,5" (ou autres valeurs), pour moi plus le nombre est haut, pire c'est ! Il n'y a pas de fierté à avoir 140/160/180/200 de QI, car c'est oublier les problèmes associés. Je préférerais avoir 114,5!
Ce qui me tracasse depuis un moment, ce sont les notes individuelles du tests, et notamment les 19/19, j'écrivais ceci à ma psy récemment :
Ce n’est pas tant la note en elle-même, mais mon ressenti quant à ce « maximum ». En effet, avoir le maximum dans ce cadre peut mener uniquement à 3 options pour ce qui me vient à l’esprit :
- Il s’agit d’un maximum absolu, de tout être humain, ce qui est en soit une aberration, une impossibilité ; je ne retiens pas ce cas.
- Il est impossible de tester au-delà de ce niveau, je rejette également cette hypothèse car ces tests m’ont clairement paru les plus faciles, et j’ai eu dans ma vie à résoudre des problématiques bien plus dures.
- La difficulté est suffisamment haute pour que le correcteur n’ait aucun intérêt à savoir si l’on pourrait monter plus haut, peut être en étayant avec les autres tests, voire en visant la pondération par ceux-ci, ce qui parait injuste. Toujours est-il que dans ce cas, je ne comprends pas pourquoi ne pas monter encore le niveau de difficulté jusqu’à blocage. Une note maximale est à la fois frustrante et terrifiante dans ce cas.

Et évidemment, aucun retour valable :
Le test est étalonné de cette façon : la note maximale est 19.
Si vous avez obtenu ces notes aux épreuves, c'est pour les raisons qui vous sont exposées dans le compte rendu. Si ces épreuves vous ont paru faciles, c'est que vos compétences sont particulièrement élevées dans ces domaines.
Le plus difficile est sans doute d'accepter ce très haut potentiel intellectuel
Ce sont des extraits, évidemment.

Super ... mieux vaut en trouver un(e) autre.
J'ai digressé à mon tour, pour revenir au handicap, avis non tranché mais un impression d'avoir besoin d'un traducteur "autrui-moi" pour un tas de choses. Sinon, soit c'est trop brutal car direct, soit c'est incompris car décalé, soit ils me paraissent être des extra-terrestres car intéressés par des informations futiles et qu'ils discutent de sujets creux ... A voir avec le temps, je pense.

Dernier point, concernant le discours non-verbal, c'est essentiel pour moi, j'y suis très sensible. Je comprends la plupart de ce qui m'est accessible grâce à cela, principalement parce qu'on ne peut pas mentir avec, la parole est plus accessoire. J'ai beaucoup travaillé sur les animaux pour cette communication et une grosse partie est applicable aux humains, bien plus que ce qu'on imagine.
J'ai retenu cette phrase dans un des livres sur la surdouance "un travail cognitif effectué à son insu", c'est très exact et applicable à plein de choses, mais en particulier au langage non-verbal. (Donc si je vous suis, Asperger est bien négatif.)

Merci pour vos réponses, elles étaient agréables à lire,

Bonne journée,

Mykeul

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Message par Shamrock le Mer 11 Jan 2017 - 11:52

Bonjour les gens,

Ma libération, ça a été de comprendre et surtout d'accepter ma vraie personnalité, de me débarrasser de cet énorme faux self, d'arrêter de me forcer à fixer les yeux sur l'arbre bancal qui cachait la forêt de mon vrai moi. Et ensuite, de (progressivement) reconstruire ma vie pour qu'elle me corresponde.
C'est d'abord une libération de l'esprit ("je ne suis pas cette désocialisée, incapable même de faire des choses simples comme tout le monde"). Puis une libération de la vie (d'ailleurs, j'ai l'air plus "normale", socialisée maintenant, comme j'ai amis et petit ami)
J'avoue que maintenant (recherche d'un emploi satisfaisant après reprise d'études géniales) j'oscille entre sentiment d'être libérée (possibilités d'enfin choisir une vie pro adaptée) et sentiment d'être enfermée dans cette société stupide où je n'arriverai jamais à rien.

A propos de "un vrai surdoué se reconnait forcément" :
Encore faut-il savoir ce qu'est un surdoué... "je n'ai pas de doctorat en physique ni écrit de livre, je ne suis donc pas surdouée.". Mais qui sait, si j'avais eu le courage d'accepter mon niveau et de faire fac de physique, peut-être que je l'aurai eu, ce doctorat de physique...
Et encore faut-il accepter ce statut. Car c'est un cercle vicieux : je suis nulle, donc je n'ose pas faire de hautes choses, donc je suis nulle. Mais voilà, je vois bien que depuis que je m'accepte, j'ai fait des choses impensables avant. Ma reprise d'étude en info et stats, je suis sortie major de promo (devant ceux qui en avaient déjà fait) et j'ai étonné ma responsable de stage chercheur universitaire par ma rapidité. Et si je n'avais pas eu confiance en moi, je n'aurais pas envoyé mon troisième poème à un concours et gagné. D'ailleurs, j'ai commencé à écrire (poésie : machin solitaire, romantique, idéaliste et perfectionniste qui ralentit la recherche d'emploi, n'est pas source de revenu et n'offre pas de compétences professionnelles, donc machin inutile dans notre société contemporaine) quand j'ai eu confiance en moi.
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Message par Chuna le Mer 11 Jan 2017 - 12:10

Mykeul : Je ne suis pas vraiment concernée (non testée et pas surdouée, zèbre peut-être) mais je vais tenter une réponse, qui serait celle que t'aurait fait un ami qui ne se connecte plus ici.

Il faut rationaliser ce test, et le remettre à sa place : ce n'est qu'un test, fait par des hommes, et non parfait.
Il est borné comme tu le constates. Tu as atteint ses limites.

"- La difficulté est suffisamment haute pour que le correcteur n’ait aucun intérêt à savoir si l’on pourrait monter plus haut, peut être en étayant avec les autres tests, voire en visant la pondération par ceux-ci, ce qui parait injuste. Toujours est-il que dans ce cas, je ne comprends pas pourquoi ne pas monter encore le niveau de difficulté jusqu’à blocage. Une note maximale est à la fois frustrante et terrifiante dans ce cas."

pourquoi ne pas monter plus haut niveau difficulté ?
Quel intérêt pour ce test en fait ? On cherche à classer les gens en fonction de leurs performances, et pour le coup, ça a bien marché, non ?
Tu sais où tu te situes par rapport au reste de la population en QI.

Mon pote dirait que ce test de QI est mensonger, car en le vend en faisant croire à un test d'intelligence, ce qui n'est pas une réalité.

Pourquoi réellement cette cette note est frustrante et terrifiante ?
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Message par Invité le Mer 11 Jan 2017 - 12:14

My confuse Mykeul, j'ai lu le post de Royjade et te l'ai attribué. Il disait "je suis supposé asperger".

Donc oublis ce que j'ai écrit Wink

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Message par Invité le Mer 11 Jan 2017 - 12:15

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Message par L'homme qui Sait le Mer 11 Jan 2017 - 12:17

Mykeul a écrit:Je me suis donc renseigné sur pas mal de maladies/syndromes, dont pervers narcissique, sociopathe, Asperger (oui, rien à voir avec les autres) ... globalement tout est négatif, y compris Asperger à cause notamment d'une empathie exacerbée et ma possibilité à fonder une famille semble-t-il, et tout le monde me redirigeait vers la surdouance ... qui fut positive malheureusement.
Donc pour répondre à Asperzèbre et Parisette, de l'avis d'un médecin spécialisé je ne suis pas Asperger, mais pourtant bien que les livres disent qu'il est crucial de savoir qu'on est surdoué, je ne ressens quasiment rien, je repars même avec 10 000 questions sans réponses, et difficile de trouver un psy qui y comprend quelque chose.
Maintenant, je suis plus dans le doute, la remise en question profonde.

Ça recoupe d'ailleurs la discussion sur "160 points de QI c'est mieux que 114,5" (ou autres valeurs), pour moi plus le nombre est haut, pire c'est ! Il n'y a pas de fierté à avoir 140/160/180/200 de QI, car c'est oublier les problèmes associés. Je préférerais avoir 114,5!
Faut-il encore qu'un haut QI apporte systématiquement des "problèmes associés"....
Par exemple, ce n'est pas parce que les aspies ont souvent un haut QI que ceux qui ont un haut QI sont souvent aspie... Ça coule de source, à mon sens.
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Message par Mykeul le Mer 11 Jan 2017 - 12:51

Shamrock, merci, c'est exactement ce que je attendais de l'annonce si elle était positive (sauf poésie), mais pour l'instant (<6mois) j'ai juste l'impression qu' "on" a tout mélangé, mis le bordel dans ma tête et laissé avec ça. J'espère que le temps me permettra d'atteindre ceci. C'est justement ce déclic et ses effets que j'attendais de la "libération"...

Chuna56, je comprends ton argument de rationalisation, mais alors les informations qui me parviennent sont contradictoires : d'un coté le test est crucial, il est essentiel de savoir que "oui", mais il faut le relativiser ...
Je pense l'avoir partiellement relativisé car je ne suis pas d'accord avec certains tests, mais je ne veux surtout pas le contredire ou à le repasser car j'ai peur d'avoir plus de points (et donc de galérer encore plus); je vais essayer de le relativiser plus encore.
Sinon, pourquoi 19 est frustrant et terrifiant ? C'est simple :
- Frustrant : Imagine qu'on te dise "Bon, maintenant, on teste si tu sais compter", et on te demande "Alors ? 2+2 ?", tu réponds 4 et c'est bon tu as la note max. L'envie de pousser plus loin, d'être bloqué, de ne pas avoir fait quelque chose de trop simple. (Attention, j'insiste, cela ne veut pas dire que TOUT le test était trop simple, juste certains modules)
- Terrifiant : En reprenant le même exemple, cela situe une échelle : pour les autres, 2+2=4, c'est dur, c'est même très dur ... Mais à quel point suis-je complètement anormal pour en arriver à ce résultat ?? A quel point extrême suis-je si différent qu'un simple 2^3=8 est hors de la catégorisation ? Mais comment sont les autres, comment pensent-il, sans cette donnée ? Ce qui est terrifiant c'est le gouffre que cette note pose entre les autres et toi. A la limite, si je caricature l'image, que tu sois à 19, à 23 ou à 27 on s'en fout ... le gouffre est si grand que l'on ne te voit plus de toute façon; certes, mais moi j'aimerais bien savoir quel longueur de chemin j'aurais à faire pour revenir vers les autres (ceci rejoint le frustrant).

Concernant le savoir de savoir où tu te situes "par rapport au reste de la population", ça, précisément, je n'en ai rien à cirer ! Que ce soit 2%, 2 pour mille, 2 pour 20 millions, peu importe. Ce qui est important pour moi aujourd'hui, c'est de savoir comment me rapprocher des autres, ceux qui m'entourent et qui comptent, sans me nier.

HQS : Je pense que clairement le QI élevé apporte des problèmes (pas forcément Asperger): décalage constant, asociabilité, hypersensibilité, troubles dys- et d'autres que je ne connais peut être pas. De ce que j'ai compris, c'est même complètement corrélé, plus c'est haut, pire c'est. Je n'ai pas encore lu/rencontré de personne avec 150 de QI sans le moindre problème associé, et j'aurais tendance à le classer directement en "simulateur" qui n'y connait rien. Si je me trompe, svp expliquez moi.

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Message par Invité le Mer 11 Jan 2017 - 12:58

J'en connais un qui a 150 et qui n'a aucun soucis : mon mari.
Ca ne signifie pas que c'est une règle.Mais je doute qu'il soit une exception.
Il a passé le test 3 ans après mon fils et moi, et sûrement parce que j'ai insisté. Le résultat lui a donné le smile le jour même et après c'était classé, oublié.

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Message par Emem le Mer 11 Jan 2017 - 13:05

La douance n'est pas, à mon sens, un handicap. C'est une étiquette permettant de distinguer un mode de fonctionnement, plus ou moins définit, comparer au mode plus dans la norme.
Tous ne se sentent pas mal et heureusement d'ailleurs. Sans parler de ceux qui en font une force, je pense que pour la plupart la question est comment vivre tout en restant soi.
Le fait d'avoir une étiquette n'est pas là, encore une fois pour moi, pour enfermer mais justement afin de sentir qu'on appartient. Dans la construction d'une identité savoir qu'on appartient à communauté c'est quelque chose de bénéfique.

Après bien sûr, certains ne vont pas se reconnaître dans cette communauté, d'autres vont rien n'en avoir à faire mais eux c'est parce qu'ils doivent déjà avoir la certitude d'appartenir quelque part ailleurs (toujours ma pensée).

Bref à mes yeux, ce savoir HP ou THP ou autre n'est positif que dans ce sentiment d'appartenance ...
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Message par Invité le Mer 11 Jan 2017 - 13:42

message censuré


Dernière édition par Roger le Sam 16 Déc 2017 - 23:16, édité 1 fois

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Message par Asperzebre le Mer 11 Jan 2017 - 15:23

Mykeul a écrit:
Sinon, pourquoi 19 est frustrant et terrifiant ? C'est simple :
- Frustrant : Imagine qu'on te dise "Bon, maintenant, on teste si tu sais compter", et on te demande "Alors ? 2+2 ?", tu réponds 4 et c'est bon tu as la note max. L'envie de pousser plus loin, d'être bloqué, de ne pas avoir fait quelque chose de trop simple. (Attention, j'insiste, cela ne veut pas dire que TOUT le test était trop simple, juste certains modules)
- Terrifiant : En reprenant le même exemple, cela situe une échelle : pour les autres, 2+2=4, c'est dur, c'est même très dur ... Mais à quel point suis-je complètement anormal pour en arriver à ce résultat ?? A quel point extrême suis-je si différent qu'un simple 2^3=8 est hors de la catégorisation ? Mais comment sont les autres, comment pensent-il, sans cette donnée ? Ce qui est terrifiant c'est le gouffre que cette note pose entre les autres et toi. A la limite, si je caricature l'image, que tu sois à 19, à 23 ou à 27 on s'en fout ... le gouffre est si grand que l'on ne te voit plus de toute façon; certes, mais moi j'aimerais bien savoir quel longueur de chemin j'aurais à faire pour revenir vers les autres (ceci rejoint le frustrant).

J'ai fait un pavé, je te réponds en spoiler.

Spoiler:
J'ai le même problème, je ne te comprends que trop bien.
C'est important pour moi d'être évalué à mon 'juste niveau'.
Je sais être différent des autres, ce que je souhaite c'est pouvoir quantifier cette différence, réaliser quel est l'écart qui me sépare des autres, afin de pleinement réaliser l'impact de celui-ci dans mes interactions sociales (je cherche à démêler la part de mes problèmes liés à Asperger, et la part liée à la surdouance, car les stratégies d'adaptation ne sont pas les mêmes: effort de conformisme aux codes sociaux dans le premiers cas, effort de diminution du niveau intellectuel des discussions avec autrui dans le second cas).
Ton exemple sur l'arithmétique me plaît beaucoup. Il est un peu caricatural bien sûr, mais pas tant que ça, la question la plus 'difficile' du test d'arithmétique aurait été à ma portée en fin d'école primaire.
Vu le niveau des questions pour atteindre la note maximum, si il n'y avait pas de plafond, j'aurais surement dans les environs de 25 ou 30 en arithmétique.
En bref, il y a un écart énorme entre moi et le type qui réussit toutes les questions, mais avec difficulté, et qui aurait bloqué si la difficulté montait un peu, mais cet écart n'est absolument pas pris en compte par le test.
Ça c'est très dur à avaler, car la différence entre nos deux profils est totalement niée: de toutes façons on est trop loin de la norme, alors plus ou moins loin, OSEF.
C'est d'autant plus frustrant sur le test d'arithmétique, car la note maximale est de seulement 17/19! (variable en fonction de ta tranche d'âge, mais en gros pour les 20-40 ans c'est la note max.)
On ne peut pas avoir 19, 17 correspond à un sans-faute.
J'en suis resté frustré, je sais que je 'vaux' 19/19 en arithmétique, car j'ai utilisé 5% à tout casser de mon potentiel pour atteindre la note maximale de 17/19, j'ai répondu instantanément à toutes les questions, j'attendais que la difficulté arrive et j'ai été surpris quand la psy m'a annoncé:"on passe au test suivant".

Terrifiant, aussi, dans le sens où je n'ai pas fait le sans-faute à tous les modules du test de QI.
Certains items me sont beaucoup trop faciles, je suis probablement plusieurs écarts-types au dessus du plafond, mais pour d'autres je suis loin d'atteindre ce plafond, je n'ai pas encore mes résultats mais je ne serais pas surpris d'avoir des 13/19 à certains items.
J'ai bien peur que ce test ne révèle en fait que mes points faibles: je suis correctement évalué là où je ne suis pas très bon, mais sous-évalué là où je suis performant.
D'où une crainte d'avoir une restitution de test m'indiquant un QI inférieur à ce qu'il devrait être et/ou une restitution faisant état d'un profil homogène alors que me profil serait en fait hétérogène.

Prenons un exemple concret:
Monsieur A a une intelligence moyenne, très hétérogène.
Il a 80 en ICV et 130 en IRP (mettons de côté les autres composantes du QI pour simplifier l'exemple).
On lui restitue son QI: environ 110 à titre indicatif, non représentatif à cause de l'hétérogénéité, et on l'oriente vers certains troubles psys susceptibles de causer cet écart de 50 pts entre ICV et IRP.
Son 'vrai' QI correspond à ce qui lui a été restitué: environ 110, non représentatif, très hétérogène.

Monsieur B a un profil similaire à monsieur A, mais 60pts de QI au dessus.
Il 'vaut' 140 en ICV et 190 en IRP.
Il passe les tests de QI.
Ceux-ci plafonnent théoriquement à 150 ou 155 (je ne me souviens plus lequel des deux nombres est le bon) pour les différentes composantes (IRP, ICV...), et plafonnent à 160 pour le QI total.
Sachant que la note plafond de 150 (ou 155) correspond à 19/19 à tous les tests, et qu'il est impossible d'obtenir cette note à certains tests (voire l'exemple de l'arithmétique, note maximum= 17/19, je n'ai plus la liste en tête mais je sais que ce n'est pas le seul test interdisant la note de 19/19), le plafond 'réel' de la mesure de l'IRP, c'est à dire le score qu'on obtient en faisant le sans faute est plus bas que le plafond théorique, probablement de l'ordre de 145.

Les tests de QI vont donc donner à monsieur B un ICV à 140 et un IRP à 145 (au lieu de 190).
On lui restitue son QI: 145 homogène, THQI 'normal' sans aucun trouble particulier.
Son 'vrai' QI, correspond à ce qu'a eu monsieur A, augmenté de 60 points, soit environ 170 de QI, non représentatif, très hétérogène, et avec les mêmes troubles psys associés.

Son IRP 'réel', c'est à dire le niveau de ses capacités de raisonnement comparé à celui de la population est de 190 (ce qui avec un écart type de 15 correspond à environ une personne sur un milliard, soit 7 personnes dans le monde, donc le profil B est extrêmement rare mais pas inexistant).
Son IRP mesuré, c'est à dire le niveau de ses capacités de raisonnement comparé à celui d'un échantillon représentatif de population est de 145 (ce qui correspond à une personne sur 750 environ, soit environ la taille de l'échantillon de référence des tests de QI, ce qui explique qu'on ne puisse pas mesurer les valeurs supérieures avec le test de QI, qui n'a tout simplement pas été conçu pour ça).
Les 45 pts d'écart entre son IRP réel et l'IRP mesuré ont totalement faussé le résultat de ses tests de QI.
L'écart est aussi violent que si on annonçait 85 en IRP à une personne qui a en fait 130.

Pour moi, le simple fait de plafonner facilement certains tests signifie qu'on sera sous-évalué à la composante de QI concernée, et qu'on s'approche donc dangereusement des erreurs de diagnostic du profil de monsieur B (sans forcément avoir un profil aussi extrême que lui).
Il se trouve que je me suis totalement baladé en arithmétique (j'aurais fait le sans faute à l'école primaire), ainsi que pour les cubes (j'ai fait les cubes faciles en 5 secondes pour un bonus de temps à 30 secondes, les moyens en 15 secondes pour un bonus de temps à 60 secondes, et les difficiles en 30 secondes pour un bonus de temps à 120 secondes).
Je me vois au moins un écart type au dessus du plafond pour les cubes, deux voire trois pour l'arithmétique.
Je suis aussi au plafond des matrices et des puzzles, mais je sens que si la difficulté augmentait un peu je commencerais à faire des erreurs, donc je pense ne pas être très loin au dessus du plafond pour ces deux items, l'erreur d'évaluation y sera donc moins importante.

Avant même la restitution, je sais que le résultat du test sera biaisé, je ne pourrais que faire une interprétation personnelle des résultats, sans aucune validation possible, pour essayer d'estimer mon QI 'réel' en fonction de mon QI mesuré: une mesure à 130 légèrement hétérogène me fera pencher vers un QI réel à 140 très hétérogène, une mesure à 150 très homogène vers un QI réel à 160 moyennement hétérogène, et ainsi de suite.
C'est très frustrant.


Dernière édition par Asperzebre le Mer 11 Jan 2017 - 16:34, édité 2 fois (Raison : corrections, précisions)
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Message par RoyJade le Mer 11 Jan 2017 - 15:46

Je sais que cette image est bancale et oublie pas mal de paramètres, mais pour la question de handicap je le vois ainsi :
imaginez que nous soyons une société aquatique, proche de la surface. Tout le monde apprend à nager, et se déplace en nageant. Et dans tout ce beau monde, certains naissent avec des ailes. Parmi cette population ailée, quelques uns ont pour diverses raisons l'opportunité d'être à la surface, découvrent que leurs ailes leur permettent de voler et d'avancer sans nager, tout en arrivant au même point, et ça leur est bien moins contraignant. Mais d'autres restent dans l'eau, souvent poussé par leur entourage et la société, et souvent sous l'idée de "tout le monde nage, donc tu nage aussi, point". Ils ne savent souvent même pas qu'il y a un "au dessus", et qu'ils peuvent s'y mouvoir. Eh bien même l'oiseau aux ailes les plus puissantes ou gracieuses au monde se noiera dans cette société, si il ne trouve aucun accès à la partie faite pour lui.
Et des quelques oiseaux ayant appris à nager, ils savent que leur place est à deux endroits, mais qu'aucune ne se suffit pour lui. Il lui faut les deux, mais possède à ce moment une double richesse.

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Message par Mykeul le Mer 11 Jan 2017 - 16:06

Asperzebre, en effet nous sommes globalement sur la même ligne, vraiment ce gouffre est à mesurer c'est important, à ceci près que j'ai l'impression que tu attends, voire tu souhaites, une "note" élevée.
Pour moi, et c'est peut être se mentir à soi-même ou avoir peur, je préférerais presque que ça me mente pour me dire "tu as 110, c'est bien, t'es futé sans plus.". Et à vous lire en général, pas uniquement toi donc, j'ai l'impression que c'est la course au QI élevé.
Comprends bien que c'est général, j'ai bien saisi ton point, tu estimes savoir où tu te situes et le test ne le reflétera pas.

Autre point, je ne comprends pas pourquoi tu dis que la note arithmétique s'arrête à 17/19 entre 20 et 40 ans, puisque ça fait partie des modules où j'ai eu 19/19 à 37 ans. Ai-je mal compris ?

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Message par Chuna le Mer 11 Jan 2017 - 16:31

Mykeul a écrit:Chuna56, je comprends ton argument de rationalisation, mais alors les informations qui me parviennent sont contradictoires : d'un coté le test est crucial, il est essentiel de savoir que "oui", mais il faut le relativiser ...
Je pense l'avoir partiellement relativisé car je ne suis pas d'accord avec certains tests, mais je ne veux surtout pas le contredire ou à le repasser car j'ai peur d'avoir plus de points (et donc de galérer encore plus); je vais essayer de le relativiser plus encore.

Qui t'a dit que le test est crucial ?

Je me dis que j'ai de la chance, je ne me sens vraiment pas concernée, même si je suis très curieuse de connaitre mon QI.
Probablement parce que je trouve les définitions un peu bancales, et que je sais qu'elles émanent de l'homme...

Mais je comprends tes questionnements, on les retrouve régulièrement ici. Je peux juste te dire que tu as 2 grands types de personnes ici (avec toutes la palette entre les 2 bien entendu) : ceux qui continuent éternellement à ressasser le truc, sans réussir à en faire quoi que ce soit (et j'avoue que je ne vois pas trop ce qu'on peut faire d'un tel nombre, si on peut faire plein de choses de la notion de HP) et ceux qui finissent par le digérer, après s'être bien pris la tête, et qui passent à autre chose.
Je te souhaite de passer rapidement à autre chose, après avoir compris 2-3 trucs.

Le souci étant qu'en fait, ton perfectionnisme te pousse à analyser en profondeur, et je crains que ce ne soit possible vu la fiabilité limitée du test. (je ne dis pas que le test n'est pas fiable, mais qu'il en est moins quand on est dans les extrêmes)

Peut-être te faudra-t-il autre chose, comme test, pour réussir à te positionner d'une manière qui te paraitra suffisamment fiable.
Peut-être que ce sera en observant ton parcours, et ce que tu citais, ta résolution de problèmes in vivo.



Mykeul a écrit:- Terrifiant : En reprenant le même exemple, cela situe une échelle : pour les autres, 2+2=4, c'est dur, c'est même très dur ... Mais à quel point suis-je complètement anormal pour en arriver à ce résultat ?? A quel point extrême suis-je si différent qu'un simple 2^3=8 est hors de la catégorisation ? Mais comment sont les autres, comment pensent-il, sans cette donnée ? Ce qui est terrifiant c'est le gouffre que cette note pose entre les autres et toi. A la limite, si je caricature l'image, que tu sois à 19, à 23 ou à 27 on s'en fout ... le gouffre est si grand que l'on ne te voit plus de toute façon; certes, mais moi j'aimerais bien savoir quel longueur de chemin j'aurais à faire pour revenir vers les autres (ceci rejoint le frustrant)

C'est là que j'ai l'impression que ce test ou bien les idées qu'on en a tiré (via les bouquins) sont néfastes (ce que me dit mon pote, je comprends mieux pourquoi il est réfractaire à ces histoires de douance.

Tu pars du principe qu'un nombre plus élevé va t'éloigner plus des autres.
Est-ce une vérité absolue ?

Pas certain...
Parisette a l'air de dire que non, par ex.

Personne ne l'a scientifiquement démontré, en tout cas.

Est-ce que parce que tu raisonnes plus rapidement, plus efficacement, tu vas forcément être plus éloigné des autres ?

Et si justement tu es plus efficace, tu es encore plus apte à t'adapter aux autres, j'en suis certaine Smile

Actuellement, en quoi te sens-tu loin des autres ?
M'est avis que c'est une question plus pertinente que ces histoires de QI, non? (ce qui rejoint au final tes interrogations initiales, mais ici ça dévie toujours sur le test en lui même... je trouve ça personnellement dommage, mais c'est probablement pasque j'ai pas claqué 300 euros dedans ^^)
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Message par Asperzebre le Mer 11 Jan 2017 - 16:57

Mykeul a écrit:Asperzebre, en effet nous sommes globalement sur la même ligne, vraiment ce gouffre est à mesurer c'est important, à ceci près que j'ai l'impression que tu attends, voire tu souhaites, une "note" élevée.
Pour moi, et c'est peut être se mentir à soi-même ou avoir peur, je préférerais presque que ça me mente pour me dire "tu as 110, c'est bien, t'es futé sans plus.". Et à vous lire en général, pas uniquement toi donc, j'ai l'impression que c'est la course au QI élevé.
Comprends bien que c'est général, j'ai bien saisi ton point, tu estimes savoir où tu te situes et le test ne le reflétera pas.

Autre point, je ne comprends pas pourquoi tu dis que la note arithmétique s'arrête à 17/19 entre 20 et 40 ans, puisque ça fait partie des modules où j'ai eu 19/19 à 37 ans. Ai-je mal compris ?

J'ai lu (je n'ai plus les sources) que la note maximum pour ma tranche d'âge (j'ai 32 ans) est de 17/19.
Mais peut-être ces sources sont elles fausses?
Je verrais bien à ma restitution: j'ai fait le sans faute en arithmétique, on verra si j'ai 17 ou 19.

Sinon j'attends une note élevée, effectivement, mais je ne la souhaite pas.
Ce que je souhaite c'est avoir une note 'juste', qui correspond bien à mes capacités intellectuelles.
Je considère qu'avoir un trop haut QI est handicapant, si je pouvais revenir à l'instant de ma naissance et choisir le QI avec lequel je devrais vivre, qu'on me donnait le choix entre 125 et 180, j'opterais pour 125.
Mais on ne choisit pas son QI: on l'a et il faut faire avec.
Si j'avais 180 de QI, je préférerais qu'un test me donne 180 de QI pour me rendre compte de l'écart qui me sépare des autres, plutôt qu'il me donne 125, ce qui serait plus réconfortant, certes, mais mensonger.

Je dois admettre qu'en plus de ça il y a aussi chez moi une petite fierté d'être différent des autres (qui me pousserait à choisir 180 de QI plutôt que 125, mais ma raison m'imposerait le contraire).
J'ai du mal à identifier d'où vient cette fierté, peut-être un mécanisme de protection mis en place à force d'être rejeté: c'est la faute des autres, pas la mienne, je n'ai rien à me reprocher.
J'ai commencé par avoir honte de mes différences, puis en avançant dans la vie, en constatant tout un tas de défauts chez d'autres personnes que je ne partage pas (hypocrisie, sadisme, indifférence devant les injustices...), ma honte s'est petit à petit transformée en fierté, fier de ne pas avoir cédé, de ne pas être rentré dans le moule pour faire comme les autres.
Peut-être cette petite fierté rejaillit-elle un peu dans mes écrits et donne l'impression que je veux être le plus intelligent du monde?
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Message par L'homme qui Sait le Mer 11 Jan 2017 - 17:39

Roger a écrit:Faire partie d'une minorité est un handicap. L'humain est un animal social intransigeant. Pour etre heureux il faut être entouré des siens. Ce n'est pas pour rien si les QI des conjoints sont fortement corrélés.
Ça dépend où tu places la frontière du "minorité"... Tiens, lis mon explication détaillée ici Smile

Mykeul a écrit:HQS : Je pense que clairement le QI élevé apporte des problèmes (pas forcément Asperger): décalage constant, asociabilité, hypersensibilité, troubles dys- et d'autres que je ne connais peut être pas. De ce que j'ai compris, c'est même complètement corrélé, plus c'est haut, pire c'est. Je n'ai pas encore lu/rencontré de personne avec 150 de QI sans le moindre problème associé, et j'aurais tendance à le classer directement en "simulateur" qui n'y connait rien. Si je me trompe, svp expliquez moi.
C'est clair que tu te trompes.

Pour ma part, c'est complètement pas l'expérience que j'ai : et j'en ai fréquenté, des HQI, THQI... J'ai même observé l'inverse, mes quelques amis proches à +150 voire +160 ont bien moins de problème que mes amis à 120-130 (clic 1 - clic 2) qui se trouvent des problèmes pour X ou Y raison. Sans même parler des QI normaux qui passent leur journée à déprimer et se lamenter sur leur sort parce qu'ils sont pas satisfaits de la vie qu'ils ont. Sans parler des wanabe-surdoués qui ont 119 et se scarifient chaque soir parce qu'ils sont trop intelligents pour être heureux, que le monde les haït parce qu'ils sont trop différents Qu'est ce qui est si libérateur à se savoir surdoué ? - Page 3 Smiley-laughing
En fait, tous les humains ont des troubles Qu'est ce qui est si libérateur à se savoir surdoué ? - Page 3 Smiley-laughing et, comme je l'ai bien détaillé ici, je pense que tout dépend de là où on place la frontière de Différent des autres.

Ensuite, ce qu'il faut savoir concernant ces mini-corrélations entre le QI et les troubles psychologiques, c'est que c'est l'inverse qui se passe, en réalité. Ce n'est pas le QI qui entraîne des problèmes psychologiques mais c'est certains troubles psychologiques (notamment le spectre autistique ou l'hypersensibilité) qui conduit les individus à avoir un QI plus élevé. Donc, forcément, on a l'impression que QI = problèmes psychologiques puisque, lorsqu'on n'a aucun trouble, il y a des questions qu'on ne se pose pas étant enfant et, donc, des capacités cognitives qu'on développe moins.
Mais, faut pas se leurrer, cette corrélation est plutôt petite et le principal c'est que 95% des troubles du comportement et problèmes psychologiques de cet ordre-là sont contrôlables et corrigeables lorsqu'on est adulte, si, en plus d'avoir un haut QI, on sait comment l'utiliser et on sait comment se remettre en question afin de vivre mieux Wink
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Message par Pieyre le Mer 11 Jan 2017 - 17:57

L'Homme qui Sait :
Ce n'est pas le QI qui entraîne des problèmes psychologiques mais c'est certains troubles psychologiques (notamment le spectre autistique ou l'hypersensibilité) qui conduit les individus à avoir un QI plus élevé.
Je n'y crois pas tellement; ce serait trop beau, même s'il peut y avoir un effet à la marge. Ce que je crois, c'est qu'un haut QI peut correspondre à des frustrations, qu'on soit capable de le mettre en œuvre (et qu'on se heurte dans ses projets à l'inertie des autres) ou qu'on ne le soit pas (et qu'on se lamente sur son propre cas). Mais cela n'implique pas en effet des troubles caractérisés, à moins d'être porteur au départ d'un terrain favorable. Et c'est ce dernier point qui me paraît important. Quand on hérite d'une centaine de générations de gens qui ont dû subir des relations sociales où le fait d'avoir un haut potentiel n'a pas été bien vu, eh bien ceux qui ont survécu peuvent être porteurs de troubles qui les ont fait accepter, parce que les autres ont eu du mal à se reproduire.

95% des troubles du comportement et problèmes psychologiques de cet ordre-là sont contrôlables et corrigeables lorsqu'on est adulte, si, en plus d'avoir un haut QI, on sait comment l'utiliser et on sait comment se remettre en question afin de vivre mieux Wink
Je ne suis pas sûr qu'on puisse corriger ce qui dépend de notre nature, mais je crois en effet qu'on est mieux armé pour compenser.

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Message par Chrys-la-malice le Mer 11 Jan 2017 - 18:17

Bonjour Mykeul,

Je préfère te le dire tout de suite : je ne suis pas sûre d’avoir une réponse très tranchée à ta question initiale, mais j'ai au moins un avis alors je te le livre Smile

Déjà, à mon sens, l'important n'est pas tant de savoir mais de comprendre. J'ai toujours su qui j'étais et comment je fonctionnais, même si aucun mot n'avait été mis là-dessus. Mais je n'avais pas compris la portée de la chose tant que je n'ai pas connu ce mot, et compris tout ce qu'il recouvrait : c'est ce qui m'a permis de mesurer pleinement l'impact que cela pouvait avoir jusque dans les moindres compartiments de ma vie. Un impact dont il est apparu que je n'avais qu'une idée très, très limitée en réalité.

De ce point de vue, savoir ne m'avançait à rien, quand comprendre éclaire tout.

(enfin, dans l'idée : pour l'instant y'a pas encore la lumière à tous les étages Laughing  )

Est-ce que je dirais que c'est libérateur, maintenant ? D’un point de vue fondamental, en quelque sorte, très. Je ne sais pas si ça m'est propre ou si c'est une autre de nos caractéristiques communes, mais même quand ça ne sert à rien, que ça ne m'apporte rien, que ça n'a strictement aucun intérêt direct ou aucune sorte d'utilité, j'éprouve une satisfaction et un réconfort immédiats à juste COMPRENDRE quelque chose qui m'avait échappé jusqu'alors. Pour comprendre. Je crois que ça me rassure de faire reculer des pans d'ombre sur les mystères de l’Homme et de l'univers, j'ai un peu moins l'impression d'avancer dans le noir  Laughing ! Alors quand je suis concernée au premier chef, tu penses ! J’ai l’impression que mon cerveau mobilisé par les tâches et préoccupations du quotidien peut alors s’épanouir, gambader librement dans la prairie, digresser, se balader, voyager, échafauder, saisir, s’évader, que sais-je encore. Se libérer d’une forme d’aliénation quotidienne pour s’ouvrir sur de nouveaux horizons qui sont autant d’espaces de jeu, de sources d’angoisse et d’émerveillement, et de bouffées d’oxygène. Toute nouvelle découverte débloque un niveau inconnu, en quelque sorte. Qui débouche lui-même sur d’autres niveaux inconnus. Et le jeu continue, et sauve du naufrage de l’ennui total et définitif. De ce point de vue, avoir découvert quelque chose d’aussi énorme dont j’ignorais tout est intellectuellement très libérateur pour moi. Ca déplafonne, quoi.

Est-ce que le côté libérateur au plan fondamental trouve des applications pour la vie courante du surdoué ? En ce qui me concerne, j’ai à ce jour beaucoup plus de questions que de réponses à ce sujet, j’en ai peur Smile .

J’en sais rien, mais en tous cas ça me donne matière à réflexion. Je n’irais pas jusqu’à dire que je trouve ça libérateur (encore), en revanche, la prise de conscience me rapproche de plus en plus du libre-arbitre, et ça, c’est déjà pas mal Smile .

Quant à la question des tests qui a l’air de te turlupiner particulièrement, je ne sais trop que te dire à part :

- Qu’être une valeur erratique, c’est aussi être extra-ordinaire. Et que d’extra-ordinaire à extraordinaire, il n’y a que la distance d’un tout petit tiret. Ca ne mange pas de pain et ça ne règle aucune question existentielle, mais les jours où je trouve ma condition difficile, ça a au moins le mérite de me faire sourire  Razz .

- Que rester en lien avec les autres s’avère mécaniquement plus compliqué sur le papier s’il y a un fossé important au plan de, disons, la performance cognitive (je résume). Mais que la longueur de la route à parcourir pour les rejoindre importe moins, à mon sens, que la motivation à le faire.

- Que la vie ne se joue pas « sur le papier », et que la nature humaine ne peut être toute entière contenue et explicable par des chiffres. Ni ceux d’un QI, ni ceux d’une note. Fort heureusement.

A la question anxieuse que me posait une amie soucieuse de mon bien-être et curieuse de ma particularité (« mais si tu fonctionnes comme ça, alors qui peut t’apporter quelque chose, à toi ? »), je l’ai rassurée en lui expliquant qu’on pouvait me bluffer très facilement par une simple pensée linéaire : je me perds tellement souvent dans mon arborescence vivace que les gens qui ont l’esprit pratique, clair et droit me font facilement passer pour une idiote face à des évidences qu’ils voient immédiatement, eux, quand il faut que je me perde 3 jours dans le cosmos par des détours de folie avant d’arriver au même résultat. En plus compliqué, et en moins efficace. Je trouve ça fascinant, en plus d'être assez savoureux et plutôt drôle. Les interactions sont possibles et enrichissantes, à partir du moment où on enrichit aussi son référentiel et qu'il ne reste pas "THQI-centré".

Le lien est possible avec les autres. Compliqué peut-être, partiel souvent, usant à entretenir, parfois, mais il reste possible. Et je ne pense pas qu’avoir un QI très élevé soit une entrave, bien au contraire : le gap est plus important avec une grosse majorité, mais la boîte à outils est aussi plus complète pour construire le pont.

J’espère que tu trouveras des réponses à tes questions en tous cas.
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Message par izo le Mer 11 Jan 2017 - 18:52

M'est avis que l'Asperger est signifié au travers de handicaps hâtifs, sorte de raccourcis bien commodes trafiqués par une masse experte trop contente de ne pas ensuite devoir creuser plus profond. Idem pour les hqi, thqi, pqi, tpqi.
Je m'explique : le déficit social dont on affuble l'Asperger n'est qu'une partie fine de l'iceberg, un impact visible de ce qui suit (le mot "impact" n'est ici pas innocent).

Voici mon hypothèse : Je pense que l'Asperger est une éponge qui perçoit précocement ce qui n'est pas directement perçu chez tous les autres. Extrêmement présent dans l'instant, il reçoit  le monde crûment peut être comme il était vu jadis, sans prisme qui soit en effet socialement bâti (patiemment construit), il traite vélocement des informations multiples sans avoir le temps de constituer en profondeur une pensée. Submergé il se replie créant par la même un territoire intime, profond, ample dans lequel il se sent protégé des autres qui sont de surcroît pas forcément bien intentionnés et dont il ne sait pas lire leur possible bienveillance/malveillance à son égard. Aussi vu de cette manière, l'Asperger personnifie par excellence un égo intègre que.....ne possèdent plus les autres, ou qui est copieusement amoindri.

Amoindri par tous ces codes qui stratifient ses attitudes et comportements. Il s'agit de voir comment fonctionne notre monde au quotidien pour s'en persuader : tout est fait pour que l'intime et le social se confondent. Le film qui s'épare l'intérieur, de l'extérieur s'affine, s'étiole, disparaît. La vie privée s'expose et se met en scène. Aussi conscient de ce phénomène l'unique recours qui s'impose à l'Asperger est de se prémunir craignant d'être dépossédé de lui, voire désapproprié  : agissant de la sorte, il ne fait que protéger sa singularité. Ce qui est de plus en plus difficile à faire tant est forte la force sociale, tant est puissant ce contrat social si peu sain. Cette disparition progressive d'intimité (qui est de plus en plus publique) peut expliquer partiellement l'actuel accroissement des diagnostics TSA.

Or quel est le fond du problème ? L'Asperger est le symptôme d'un monde qui s'homogénéise et contre lequel il s'arcboute pour préserver son être et sa singularité je dirais tout....simplement.

Repéré que lui propose -t-on ? une rééducation contre nature, une déprogrammation pour une reprogrammation pour une adaptation précaire sans doute au monde homogénéisant. Celui-ci se gardant bien de s'interroger, de s'examiner pour s'offusquer à son tour de cette intrusion de l'extérieur dans nos foyers, nos têtes, notre mental, de cette éducation linéaire, conforme, qui est uniformément dispensée et qui se garde de diversifier et de différencier.

Je suis hors sujet probablement mais la somme de vos réactions me persuade de vous dire cela.
Quoi que non car l'aspect libérateur est là. L'Asperger est l'homme le plus libre qui soit....paradoxalement. Idem pour les TQI et tous les border lines: qui découvrant leur trait, peuvent en être fiers (cf l'exemple d'Asperzèbre), car oui être résistant dans un tel monde c'est pas rien !
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Message par Mark Larx le Jeu 12 Jan 2017 - 11:55

Pour reprendre sur l'aspect libérateur ou non, je complèterai en disant que d'autres teste m'ont davantage aidé à comprendre comment je fonctionnais... ou du coup à compléter ces analyses. J'ai le test SOSIE, les préférences d'Hermann... A chaque fois, ce n'est pas tant le test qui m'a apporté (juste une image) mais l'entretien avec celle qui me l'avait proposé. J'en ai fait d'autres mais qui clairement n'étaient pas étalonné pour des gens avec mon / notre fonctionnement.
Il y a un côté rassurant à chacun de ces tests, parce que finalement, on arrive à s'étalonner par rapport aux autres... presque j'ajouterai : à rentrer dans des cases, à ne pas être en dehors.
Après, je ne sais pas si ma quête de moi sera un jour terminée...
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Message par Invité le Jeu 12 Jan 2017 - 12:55

.


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Message par Invité le Jeu 12 Jan 2017 - 14:57

Concernant le sub-test arithmétique.

Ce subtest est dans l'indice de mémoire de travail.
Je viens de regarder,  j'y ai été noté sur 17 et non sur 19 comme la mémoire des chiffres. J'avais 55 ans au moment du passage du test , le 10 janvier 2014.
Le compte-rendu précise que j'ai obtenu la note maximale 16/17 à cette épreuve. On est bien loin d'un maximum de 19 qui au regard de mon âge ( je crois ) n'est donc pas accessible.

Je cite les descriptions que j'ai sur mon compte-rendu:

La mémoire de travail est une mesure composite de la mémoire de travail. Les taches qui font appel à cette mémoire demandent de conserver temporairement des informations en mémoire, de réaliser certains traitements et certaines opérations sur ces informations et de produire un résultat. La mémoire de travail implique l'attention, la concentration, le contrôle mental et le raisonnement. La mémoire de travail est une composante essentielle d'autres processus cognitifs d'ordre supérieur.

L'arithmétique: Le sujet doit résoudre mentalement et répondre oralement, en temps limité, à une série de problèmes arithmétiques. Cela met en oeuvre les capacités;  à manipuler mentalement, la concentration, l'attention, la mémoire à court et à long terme, les capacités de raisonnement numériques et la vivacité intellectuelle. Ce subtest fait aussi appel aux processus séquentiels, au raisonnement fluide, séquentiel, quantitatif et logique ainsi qu'aux connaissances quantitatives.


Penser que les calculs du  subtest arithmétique sont simples , voire simplistes est donc juste. Et pour cause, ce n'est pas un niveau en arithmétique qui est évalué, mais la MÉMOIRE DE TRAVAIL.
C'est ce qui expliquerait une forme de pondération du fit de l'âge et donc de l'expérience, en limitant le maximum admissible. A confirmer par qui sait, merci

Pour tester cette mémoire, on aurait pu demander de répéter un phrase en changeant le temps, et la personne du sujet ou des compléments. Que sais-je ?
Si le choix s'est porté sur l'arithmétique, c'est que le savoir calculer simplement  est un des savoirs le plus partagé et adapté à un test. Enfin, c'est ce que je pense.

Voili voilooo, j'espère que ce post modeste et d'un ton posé vous sera utile et participera à lever vos inquiétudes concernant le subtest d'arithmétique, et ce, sans que je ne sois ni  perché, ni compétiteur,  ni compteur de ma vie à moi-même.  Wink

Licoco, an III après lui-même ( c'est mon côté modeste qui reprend le dessus )

Amusant, le correcteur d'orthographe me souligne subtest en rouge et avec humour me propose à la place ...."subterfuge"


Dernière édition par licorneau le Jeu 12 Jan 2017 - 20:31, édité 1 fois

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Message par Invité le Jeu 12 Jan 2017 - 20:13

Licoco, an III après lui-même
Tu sais que ça te va bien au teint ce petit coté renouveau-né. clown
Tu m'appelles quand tu entres en mat sup. La prépa, y'a que ça de vrai pour faire de bons T.

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Message par Mabac le Jeu 12 Jan 2017 - 22:03

Je n'ai pas tout lu parce que c'était bien trop long et que je suis d'une fainéantise effroyable ! Ange

@tieutieu : J'ai trouvé que tu exprimais avec justesse et nuance l'affaire que représente la connaissance de sa propre douance.

@L'homme qui sait : J'ai, une fois n'est pas coutume, bien souri face à ton cynisme et ta sévérité envers les raccourcis et les portes déjà enfoncées.

Premièrement, je tiens à dire que je ne suis pas encore testée. J'ai été suspectée toute mon enfance de l'être mais mes parents n'ont jamais voulu en faire quoique ce soit. A l'adolescence, je suis devenue tellement médiocre au lycée et mal dans ma peau que l'idée de la précocité a disparu. J'ai été suivie médicalement pour TCA durant quelques années, les psys ont commencé à repointer cette idée qui n'a jamais été concrétisée. Récemment, nouvelle crise de vie, nouveaux psys : le mot précocité tombe à chaque fois. Ce que je savais finalement depuis toujours, moi qui me suis toujours sentie anormale (mais pas toujours différente, nuance), a enfin été validé et acceptée par mon cerveau. Je le savais intimement sans jamais l'admettre. Mais, étant assez cartésienne, j'ai besoin de le faire valider par la société au travers du fameux test (peur de l'illégitimité > syndrôme de l'imposteur, quand tu nous tiens).
Bref, passons la narration de mon histoire qui me paraissait malgré tout nécessaire de connaître pour mieux saisir la suite.

Donc, pour parler de ma maigre expérience, et parce qu'il y a un vieux proverbe qui dit "Il n'y a que notre propre histoire qui nous intéresse" (et Dieu sait que nous sommes ethnocentrés ici bas), comme @tieutieu, je trouve que "libérateur" est plutôt fort comme terme.
Pour ma part, c'est plutôt les termes "acceptation" et "compréhension" qui prennent le pas (j'avais rédigé un laïus et me suis ravisée, me disant que ce n'est utile qu'à moi de raconter ma life de long en large et de travers  Papy  Laughing). Suit de près le soulagement de ne pas être une tarée psychologiquement perturbée ad vitam aeternam puis la confiance en soi de ne pas être une idiote finie à jeter aux orties.

Après, il s'agit d'une histoire personnelle et la révélation de la surdouance intervient différemment pour chacun. Je suis plus en paix avec moi-même aujourd'hui que lorsque je refusais d'admettre ce probable état et relève de nouveaux défis quotidiennement depuis. Mon frère continue d'être écœuré par le monde et perdure dans son nihilisme en refusant de saisir les opportunités qu'offrent cette information. Mon père a été pris pour un idiot toute sa vie, il ne se sent pas mieux mais plus légitime dans sa vie professionnelle. Ma mère refuse d'admettre que cette information puisse lui être d'une quelconque utilité et souffre d'une fibromyalgie résultant de son refus de s'accepter. En parallèle, mon cousin diagnostiqué enfant à 145 (toute la famille a eu le droit de connaître le QI à l'époque) s'en contrefout royalement d'être surdoué puisqu'il a grandi avec la connaissance de sa précocité. Il n'a jamais souffert du décalage puisqu'il a toujours été validé par la société et sa famille qu'il était nécessairement décalé. C'est finalement à toi de choisir ce que tu veux faire de ce constat : un atout, une anecdote, un fardeau ?
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Message par Asperzebre le Ven 13 Jan 2017 - 13:28

licorneau, merci pour ce retour.

Dans un message de ce fil je prend l'exemple de monsieur B ayant 190 en IRP qui est totalement sous-évalué par les tests, mais c'était juste un raisonnement théorique, basé sur l'écart entre la valeur 'réelle' et la valeur mesurée, le fait que j'aie pris l'IRP comme composante du QI à 190 n'y est pas important: le raisonnement serait également valide pour une personne a 190 en ICV ou en IMT.

J'avais à la base fait l'erreur que tu cites (prendre l'arithmétique comme un test d'IRP alors qu'il est en fait dans l'IMT).
J'ai depuis constaté qu'il faisait partie de l'IMT, ce qui ne change rien à ma conclusion: beaucoup trop facile pour moi.

D'ailleurs, j'ai toujours du mal à accepter qu'il fasse partie de l'IMT: je n'ai absolument pas eu à solliciter ma mémoire pour faire le sans faute en arithmétique, je résolvais le problème au fur et à mesure qu'il était énoncé, si bien qu'à la fin de l'énoncé j'étais capable de restituer instantanément la bonne réponse.
Avec un énoncé 10 fois plus long, j'y serais parvenu de la même manière, j'aurais été capable de donner la réponse juste, sans me souvenir de la question à laquelle je réponds.
Autrement dit, même avec une mémoire de poisson rouge, je pourrais plafonner l'arithmétique, sensé mesurer...la mémoire, cherchez l'erreur.
Il aurait été à mon sens plus cohérent de le mettre en IRP, avec des calculs plus difficiles, mais bon, je n'ai pas le même mode de pensée que l'auteur des tests, qui a trouvé, pour une raison qui m'échappe, judicieux de le mettre en composante de l'IMT.

D'ailleurs, le sub-test mémoire des nombres (lui aussi composant de l'IMT) est probablement celui que j'ai le moins bien réussi, au point qu'à la fin de mon test la psy m'ait annoncé oralement que "mon plus gros point faible est l'IMT".
Ça me parait peu cohérent que le test que je plafonne le plus facilement soit un test d'IMT, et que le test qui me pose le plus de difficultés soit l'autre test d'IMT...

Dernier point:
Concernant le fait que les calculs mentaux sont 'accessibles' à tout le monde, j'aimerais tellement que tu ais raison, mais il suffit de regarder un tout petit peu les petits jeux télévisés grand public(style money drop...) pour être atterré par le niveau moyen en calcul mental de la population.
Un simple "Antoine achète 5 boites de raviolis à 1.60 euros pièce, combien a t'il dépensé?" est inaccessible à 80% de la population.

La dernière question d'arithmétique, bien que très simple selon mes critères, nécessite tout de même de faire des calculs mentaux bien plus élevés, très loin d'être à la portée de tous, probablement accessibles à une part de la population de l'ordre de 5-10%, et je me demande même si je ne suis pas trop optimiste avec ces nombres.


Dernière édition par Asperzebre le Ven 13 Jan 2017 - 19:18, édité 1 fois (Raison : corrections, précisions)
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Message par Shamrock le Ven 13 Jan 2017 - 19:41

Un simple "Antoine achète 5 boites de raviolis à 1.60 euros pièce, combien a t'il dépensé?" est inaccessible à 80% de la population.
Est-ce qu'on apprend encore le calcul mental...? j'entends par là les techniques/bidouillages/approches pour trouver une solution simple de faire le calcul. Moi je fais (1.6 X 10 = 16 ) /2 = 8 alors que sans bidouillage c'est (0,6x5 = 3 ) + (1x5 = 5) = 8. Même si quand on est surdoué, on sait bidouiller mieux et adapter des techniques connues à de nouveaux problèmes.
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Message par Shamrock le Ven 13 Jan 2017 - 19:45

Mykeul a écrit:Shamrock, merci, c'est exactement ce que je attendais de l'annonce si elle était positive (sauf poésie)
j'imagine que tu as des équivalents à la poésie = des activités vraiment out, "qui le font pas"...

Il existe des tests pour surdoués (faits par des surdoués) si ça t'intéresse de voir ton niveau au-dessus du wais... Ils doivent être dans ce même forum...
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Message par Chuna le Ven 13 Jan 2017 - 19:51

Shamrock a écrit:
Un simple "Antoine achète 5 boites de raviolis à 1.60 euros pièce, combien a t'il dépensé?" est inaccessible à 80% de la population.
Est-ce qu'on apprend encore le calcul mental...? j'entends par là les techniques/bidouillages/approches pour trouver une solution simple de faire le calcul. Moi je fais (1.6 X 10 = 16 ) /2 = 8 alors que sans bidouillage c'est (0,6x5 = 3 ) + (1x5 = 5) = 8. Même si quand on est surdoué, on sait bidouiller mieux et adapter des techniques connues à de nouveaux problèmes.

Oui mais les gosses, pour la majorité, y pompent que dalle...

Et dépassé la 5ième, ils ont la calculette, et là c'est mort (ou presque)
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Message par -Benoit- le Ven 13 Jan 2017 - 20:48


"- La difficulté est suffisamment haute pour que le correcteur n’ait aucun intérêt à savoir si l’on pourrait monter plus haut, peut être en étayant avec les autres tests, voire en visant la pondération par ceux-ci, ce qui parait injuste. Toujours est-il que dans ce cas, je ne comprends pas pourquoi ne pas monter encore le niveau de difficulté jusqu’à blocage. Une note maximale est à la fois frustrante et terrifiante dans ce cas."
J'ai toujours pensé qu'il fallait des personnes capables d'éxploser le test, pour justement le remettre en question, et le réinventer.
Donc si tu es frustré (voire plus si affinité) ,ok, je comprends ton ressentit.

Pourquoi ne pas simplement s'amuser à réinventer le test ? Y a des gens payés pour ça .

De la même manière que moi je me plains que les voitures sont malfaites (j'aurais trouvé ça tellement "basique" que toutes les voitures de series aient des airbags énormes dans les parechoc, etc etc, mais si moi je ne fais pas partit des chefs de projet, personne n'inventera ça à ma place. Mais quelque part je m'en tape donc j'ai choisis de ne pas aller plus loin. Ce n'est évidemment qu'un exemple Smile )
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Message par Invité le Ven 13 Jan 2017 - 21:03

Les airbags dans les parechocs, c'est déjà fait depuis longtemps :

Spoiler:
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Dent pétée

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Message par L'homme qui Sait le Sam 14 Jan 2017 - 16:36

Asperzebre a écrit:Dernier point:
Concernant le fait que les calculs mentaux sont 'accessibles' à tout le monde, j'aimerais tellement que tu ais raison, mais il suffit de regarder un tout petit peu les petits jeux télévisés grand public(style money drop...) pour être atterré par le niveau moyen en calcul mental de la population.
Un simple "Antoine achète 5 boites de raviolis à 1.60 euros pièce, combien a t'il dépensé?" est inaccessible à 80% de la population.

La dernière question d'arithmétique, bien que très simple selon mes critères, nécessite tout de même de faire des calculs mentaux bien plus élevés, très loin d'être à la portée de tous, probablement accessibles à une part de la population de l'ordre de 5-10%, et je me demande même si je ne suis pas trop optimiste avec ces nombres.
En France*

Ça dépend de la culture. Que ce soit le niveau de l'orthographe ou encore de ce genre de calculs basiques, selon les pays et selon l'éducation/culture (et habitudes éducatives des parents), qui n'ont rien à voir avec le QI.
Dans d'autres pays qui n'ont pas forcément un QI moyen plus élevé, il y a moins de difficultés de ce genre que en France ou autres pays occidentaux.
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Message par Nymphose le Sam 14 Jan 2017 - 20:08

Etant non testée, je fais certainement partie de ces "wannabe" ayant un petit QI Laughing Genre j'ai une petite bite et en plus je ne sais pas bien m'en servir. What a Face

Ca entraîne 2 points de vue perso sur l'aspect pseudo libérateur :

- Une piste supplémentaire de réponses à "pourquoi je suis comme ci, pourquoi je suis comme ça", après avoir envisagé des pistes qui finalement n'étaient pas tangibles et un peu plus flippantes tout de même (bipolarité, maniaco dépression, entre autres, qui n'expliquaient pas tout non plus). Après avoir exploré les autres, c'est celle qui pour le moment me semble la plus cohérente car cumulant le plus d'éléments qui semblent y être relatifs et ce sur la durée.

- Le fait de se sentir moins isolée et "anormale". Même si... De mon point de vue, et en considérant que j'aie réellement ce profil, de toute manière je reste "anormale" dès lors que je ne fais pas partie de la norme en vigueur (ça c'est de la pure logique What a Face ), mais aussi je ne pense pas qu'il faille prendre cela comme une validation. C'est-à-dire que mon but est de mieux vivre, mieux m'intégrer, évoluer, m'accomplir... Et donc "corriger" ou "mieux adapter", faire évoluer certains traits comportementaux, apprendre à mieux maîtriser certaines caractéristiques et en exploiter d'autres. Découvrir une forme de sentiment d'appartenance à un groupe quand on s'est senti quasi toujours isolé, revoir ce que l'on considérait comme des travers et les considérer comme de potentiels atouts, savoir mieux justement à quoi on a à faire en partageant les expériences et le ressenti... voilà à mon sens ce qui a le plus d'impact dans le fait de se coller cette étiquette.

(Mais donc non pas de sentiment de "révélation" ni de "libération")
Nymphose
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