Je m'exile aphone à pattes d'ours de velours pour jusqu'à un de ces cats... sont gris, souris...

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Message par Doom666 le Mar 20 Déc 2016 - 21:45

Et comment, j'aurais dû finir.
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Re: Je m'exile aphone à pattes d'ours de velours pour jusqu'à un de ces cats... sont gris, souris...

Message par I am so sure le Mar 20 Déc 2016 - 22:32

[size=31]Les "borderlines", ces écorchés vifs[/size]
Les "états limites" sont encore difficiles à cerner, même si les spécialistes s'accordent sur les symptômes : instabilité affective, faible estime de soi, troubles de l'identité.

Le portrait de Marilyn Monroe, pris en 1957 à New York a été adjugé 169 000 euros. REUTERS/PHILIPPE WOJAZER

New York, 1955. Une femme à l'aube de la trentaine écrit une lettre à l'un de ses amis sur le papier à en-tête d'un grand hôtel : "En tant que 'borderline', je ne peux m'intéresser qu'à un autre 'borderline'." Ces mots ont été griffonnés par la blonde la plus célèbre de la planète. Dans Fragments (Seuil, 2010), Marilyn Monroe dévoile ses doutes, sa fragilité au travers de lettres, de poèmes, de notes...



Borderline, la blonde mi-femme-enfant, mi-femme fatale, adepte de la psychanalyse ? "On pourrait l'imaginer, répond Jean-Michel Fourcade, docteur en psychologie, psychanalyste et auteur des Personnalités limites (Eyrolles, 2011). On note chez elle une instabilité émotionnelle avec de fortes angoisses d'abandon et des moments où elle disjoncte. De plus, elle est dépressive, très accro aux médicaments et multiplie les tentatives de suicide."

Le terme "borderline" signifie "limite", ou "près du bord". Et il ne date pas d'hier... A la fin du XIXe siècle, il apparaît sous la plume de Charles Hamilton Hughes (1839-1916), un psychiatre américain qui désigne ainsi la survenue de symptômes physiques au cours de troubles psychiatriques. De leur côté, les psychanalystes, dès les années 1930, y voient plutôt une structure psychique particulière, entre névrose et psychose.
En 1980, le DSM, le manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux de l'Association américaine de psychiatrie, qui est une référence pour de nombreux psychiatres, décrit pour la première fois les critères de la personnalité borderline. Dans une dernière version, en 2000, il donne une définition amendée de cette pathologie psychiatrique, comme "un mode général d'instabilité qui touche les domaines des relations interpersonnelles, de l'image de soi, et des affects avec une impulsivité marquée, qui apparaît au début de l'âge adulte et est présent dans des contextes divers".
Aujourd'hui, les théories qui s'articulent autour des états limites font toujours débat. "Il faut dire que le terme renvoie à un certain flou", précise le docteur Bernard Granger, psychiatre, psychothérapeute, responsable de l'unité de psychiatrie de l'hôpital Tarnier à Paris, et coauteur, avec Daria Karaklic, de Les Borderlines (Odile Jacob, 183 p., 21,20 euros).
Cependant, le kaléidoscope des symptômes semble faire, à l'heure actuelle, l'unanimité chez les psys : une instabilité affective, qui se traduit par des réactions émotionnelles excessives, voire des colères, une faible estime de soi, des troubles de l'identité entraînant un sentiment de vide, ainsi que des angoisses d'abandon. Lorsque l'angoisse devient intolérable peuvent survenir des comportements addictifs (drogues, alcool, boulimie et/ou anorexie, comportements à risque, hyperactivité, etc.), des scarifications, voire des tentatives de suicide.
La personnalité "état limite" (une personnalité correspond aux caractères psychologiques permanents d'une personne) serait de plus en plus fréquente. La pléiade de symptômes qui la définit peut facilement nous faire tomber dans le piège de l'autodiagnostic. Mais il est parfois difficile de différencier un trouble borderline d'une dépression ou d'un trouble bipolaire (alternance de dépression et d'excitation), par exemple.
Pourquoi devient-on borderline ? Ici encore, les théories se suivent et ne se ressemblent pas. La majorité des psys évoquent des difficultés dans les interactions précoces mère-enfant lors des premiers mois de vie (mère trop anxieuse et envahissante qui empêche l'autonomie du bébé, ou, au contraire, mère très déprimée qui ne peut s'occuper de son enfant). Par ailleurs, des séparations, des abandons, voire une maltraitance psychologique ou sexuelle dans la petite enfance pourraient également être impliqués dans la survenue d'une personnalité état limite.
De l'extérieur, ces personnes ont une vie socioprofessionnelle "normale", hormis dans les périodes d'autodestruction. Leur vie affective est en revanche chaotique et émaillée de ruptures. "Elles idéalisent beaucoup l'autre au début de la relation, explique le docteur Granger. Mais si des grains de sable s'immiscent dans la relation, elles peuvent vite le désidéaliser. Elles ne parviennent pas à penser que l'être aimé peut être à la fois gratifiant et frustrant."
Catherine (le prénom a été changé), 51 ans, peintre, a été diagnostiquée borderline il y a dix ans : "Depuis que je suis enfant, je me calque sur le désir des autres. A plusieurs reprises, je suis tombée amoureuse de personnes non disponibles ou ne partageant pas mon attirance. En tout cas, je n'ai jamais pu m'engager dans une vie de couple. Comme je fonctionne en 'tout ou rien', je donne tout à mes amoureux, je suis très fusionnelle et ça leur fait peur. Je redoute tellement que l'autre m'abandonne ou me rejette qu'il m'est arrivé de provoquer moi-même la rupture, sans en être consciente."
Les angoisses d'intrusion et d'abandon sont très présentes chez les personnes atteintes de ce trouble, commente Vincent Estellon, psychologue clinicien, maître de conférences à l'université Paris-Descartes et auteur des Etats limites (PUF, 2011). "Si la personne aimée s'approche, elles se sentent envahies, et si elle s'éloigne, elles se sentent abandonnées", commente-t-il. Les états-limites "peuvent d'ailleurs être victimes de pervers narcissiques ou de gourous d'une secte car ils ont l'impression que ce sont des êtres forts qui peuvent combler les trous de leur identité et donner un sens à leur vie", ajoute Jean-Michel Fourcade.
Notre société moderne hyperconnectée, boulimique d'images, individualiste, favoriserait-elle l'émergence de ce type de personnalités ? "Il est vrai qu'on est dans une logique de satisfaction immédiate et que la déontologie est souvent sacrifiée au profit d'impératifs économiques, analyse Vincent Estellon. Il serait tentant d'envisager les états-limites comme des rejetons d'une société occidentale riche et mondialisée, en manque de repères. Cependant, les psychanalystes reçoivent toujours bel et bien des patients névrosés, hystériques, phobiques ou obsessionnels." Comme au bon vieux temps de Freud, donc.
Christine Angiolini
En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/vous/article/2012/04/28/les-borderlines-ces-ecorches-vifs_1692718_3238.html#uQz4cflhmomuWVfz.99
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Message par I am so sure le Mar 20 Déc 2016 - 22:33

Trouble de la personnalité borderline - Etat limite



Le trouble de la personnalité n'est pas une maladie mentale, mais plutôt un état d'être, de percevoir, de ressentir et d'agir qui perturbe le fonctionnement social, professionnel et qui entraîne une souffrance significative.
C'est un état qui se manifeste pendant la petite enfance mais ne se développe souvent pas complètement avant le début de l'âge adulte (entre 20 et 25 ans).
Le trouble de la personnalité borderline (ou trouble de la personnalité limite) est caractérisé par des émotions intenses, des comportements impulsifs et une instabilité de l'identité, des difficultés relationnelles importantes avec leur partenaire, leur famille, leurs amis, et leurs collègues de travail.



La personnalité émotionnellement labile comprend deux types cliniques


- Le type impulsif 
- Le type borderline ou limite marqué de plus par une perturbation de l'image de soi, des incertitudes concernant les objectifs, les valeurs, les préférences personnelles et un sentiment souvent envahissant de vide.





Caractéristiques de la personnalité impulsive
Principalement des difficultés à gérer ses émotions et le manque de contrôle des impulsions, réactions émotionnelles exagérées et surprenantes, des changements d'humeur rapides et intenses, passage rapide de l'amour à la haine, de la bonne humeur à la colère, ou de la joie à la tristesse, irritabilité, anxiété.

De la personnalité borderline
- perturbation de l'image de soi.
- comportement instable rend souvent fragiles leurs relations avec les autres. Cela intensifie leur sentiment de vide, de colère, de culpabilité et de désespoir, mais aussi intolérance à la frustration.
- peur du rejet et de l'abandon, difficulté à supporter la solitude.
- incertitude concernant les objectifs, les préférences, les choix, les valeurs.
- lutte aussi contre la dépression, des troubles du comportement alimentaire, et/ou des abus de substances.
- tendance à s'engager dans des relations intenses et instables conduit
- fréquemment à des crises émotionnelles et peut s'associer à des efforts démesurés pour éviter les abandons et des menaces répétées de suicide ou des gestes auto-agressifs, comportements à risque.
Ce comportement peut être manipulatoire et résulter d'une colère intense.
- dépense beaucoup d'énergie pour gérer ses émotions, et les conflits avec son entourage.





Trouble de la personnalité borderline - comment le traiter ?




Sans thérapie, ce trouble peut céder la place à d'autres problèmes comme l'alcoolisme ou la dépression. Les objectifs thérapeutiques :


- Acquérir une meilleure connaissance de soi
- Analyser, comprendre et modifier ses réactions impulsives
- Développer des stratégies pour mieux gérer ses émotions et sa détresse
- Développer des relations interpersonnelles plus harmonieuses
- Améliorer sa qualité de vie
- Diminuer les comportements suicidaires 
- Diminuer les comportements interférant avec la qualité de la vie 
- Responsabiliser 
- Efficacité interpersonnelle 
- Régulation émotionnelle 
- Résolution de problèmes 
- Diminuer les stress post-traumatiques 
- Augmenter le respect de soi 
- Atteindre les objectifs individuels 


Il n'existe pas de médicaments spécifiques pour traiter ce trouble. 
Dans certains cas, une médication peut être prescrite afin d'atténuer des symptômes difficiles à maîtriser, tels que:
- traiter l'anxiété, la dépression, l'impulsivité et variations de l'humeur
- traiter la perte de contact avec la réalité. 


La majorité des personnes atteintes de ce trouble deviennent de plus en plus stables dans leurs émotions, leurs relations et leur travail quand elles atteignent entre 30 et 40 ans, c'est-à-dire que leur intensité émotionnelle diminuera, les comportements perturbateurs (automutilation, idées suicidaires, etc.) diminueront avec le temps.


http://therapeute.consultations-online.com/personnalites-limites-therapies-soutien-psychologique.htm
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Message par I am so sure le Mar 20 Déc 2016 - 22:33











5 comportements qui indiquent que vous êtes sous l’emprise de l’intoxication émotionnelle
L’intoxication émotionnelle émane des conflits personnels et émotionnels qui affectent directement notre bien-être psychologique et physique, nous rendant vulnérables et occasionnant des symptômes tels que: irritabilité, dépression, instabilité émotionnelle, fatigue, etc.
Nous sommes des êtres émotionnels, donc les causes sont diverses. Mais, dans tous les cas, on subit l’intoxication émotionnelle dès lors qu’on ne prend pas de temps pour nous, afin de cultiver notre for intérieur.

Quels comportements me montrent que je suis intoxiqué ?


Vous pouvez être sous l’emprise de l’intoxication émotionnelle sans même le savoir. C’est pourquoi, vous devez prêter une attention toute particulière à ces comportements qui vous déplaisent, mais que vous adoptez malgré tout.
Au fil du temps, nous avons des attitudes qui viennent troubler notre perception, ce qui nous affecte considérablement.
Lorsqu’une personne est intoxiquée, elle adopte 5 comportements bien précis:

1. Etre constamment sur la défensive


Une personne émotionnellement intoxiquée se renferme sur elle-même et interprète généralement mal les actes ou les propos des autres, les considérant comme des attaques. Elle ne prête donc attention qu’à certains propos.
Si vous sentez que vous êtes intoxiqué, vous avez probablement vu vos peurs affleurer et prendre le contrôle de votre vie.
Vous réagissez au quart de tour, et vous êtes constamment sur la défensive. Votre estime de vous-même est réduite à néant, et vous vous sentez vulnérable face à n’importe quel événement.
Vos émotions créent en vous des blocages, et par conséquent, nous ne voyez que le négatif, ou du moins ce qui, selon vous, vous affecte directement.
Du ce fait, la plupart du temps, vous détournez les propos ou les actes des autres vers vous, en réagissant de manière agressive afin de vous protéger d’un éventuel dommage, mais qui en fait n’existe que dans votre tête.


2. Etre excessivement critique


Il n’est pas simple de discuter avec une personne intoxiquée, car elle s’impose elle-même la barrière de l’intransigeance. Elle ne laisse rien passer, chez les autres comme chez elle-même.
Si vous sentez que vous êtes intoxiqué, c’est probablement que, guidé par votre désir de tout contrôler, vous êtes trop exigeant avec vous-même, et vous ne vous autorisez aucune marge d’erreur. Essayez d’être plus indulgent avec vous-même, mais aussi avec les autres.

3. Se sentir éteint, ou face à un mur


Quand on se rend compte que nos émotions débordent, on préfère se refermer sur nous-même, afin de nous protéger de nos propre sentiments.
C’est la raison pour laquelle une personne qui est accablée par ses émotions, voit sa vitalité s’évanouir et étouffe.
Etouffer, c’est ne pas avoir assez de forces pour lutter, c’est se sentir absolument incapable de réactiver sa vie.
C’est ce qui arrive quand notre cerveau se trouve inondé par nos émotions, ce qui nous bloque et nous empêche d’avoir les idées claires.

4. Condamner constamment les autres en les insultant ou en les sous-estimant


Les gens émotionnellement intoxiqués peuvent se montrer agressifs et dangereux, dans le sens où, étant sur la défensive, ils sont capables de lutter bec et ongles pour une cause qui est cruciale pour eux.
Du fait de leur blocage émotionnel, leur réponse n’est pas claire, et ils ne parviennent pas à valoriser avec bon sens leur entourage.
De plus, ils ont du mal à ressentir de l’empathie pour les autres, étant eux-mêmes envahis par des émotions qui condamnent leurs sentiments.







En fait, si vous êtes intoxiqué, il se peut que vous condamniez vos sentiments et que vous renfermiez en vous une certaine culpabilité. Pour vous, le fait de projeter vos peurs et vos frustrations sur les autres, c’est un échappatoire et une libération.

5. Ne pas réussir à avancer dans la vie


Avancer dans la vie peut se révéler difficile pour une personne émotionnellement intoxiquée. Cependant, il est encore plus compliqué d’espérer avancer, de ne pas entraver sa progression dans la vie ou de ne pas atteindre ses objectifs.
La seule façon de surmonter ce désir de suicide personnel, c’est de se rendre compte que quelque chose en nous alimente notre peur d’atteindre de nouveaux objectifs.
La peur de réussir est intimement liée à l’incapacité à tolérer l’incertitude. On est obsédé par la certitude car on ne croit pas en notre capacité à faire face à ce qui vient.
On a besoin de tout contrôler, d’avoir tout essayé mille fois. Si vous êtes intoxiqué, dîtes-vous bien qu’il n’y a qu’une personne au monde qui vous empêchera d’aller loin, et cette personne, c’est vous-même. Finissez-en avec vos démons.

Que faire si on est émotionnellement intoxiqué ?


Se désintoxiquer, ça prend du temps. Et, comme quand on a bu trop d’alcool, il faut passer par une phase de gueule de bois.
La gueule de bois émotionnelle comprend la culpabilité, la colère permanente, la difficulté à trouver le sommeil, la tristesse, etc.
Ne vous inquiétez pas, car en identifiant vos comportement et vos émotions, vous entrez déjà dans le processus de guérison.
Sachant cela, vous pourrez alors arrêter de «boire les émotions négatives», et commencer le processus de nettoyage émotionnel qui vous fait tant défaut. Les symptômes disparaîtront alors, et vos sens redeviendront fidèles à la réalité.

https://nospensees.fr/5-comportements-indiquent-etes-lemprise-de-lintoxication-emotionnelle/
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Message par I am so sure le Mar 20 Déc 2016 - 22:34





Instabilité émotionnelle : passer du rire aux larmes
Hier, vous adoriez la poésie, et aujourd’hui, vous détestez ça. L’an dernier, vous vouliez faire de l’exercice, et dès le début de cette année, vous avez arrêté d’aller à la salle de sport. Vous riez toujours dans des situations gênantes ou vous pleurez sans comprendre pourquoi.
Ce sont certainement des indices qui vous montrent que vous souffrez d’“instabilité émotionnelle”.
Si vous passez du rire aux larmes, de la passion à l’indifférence et de l’amour à la haine en un clin d’œil, peut-être avez-vous besoin de comprendre un peu mieux vos sentiments et de trouver le juste équilibre entre les deux.

Instabilité émotionnelle : les hauts et les bas







Nous ne pouvons évidemment pas être tous les jours d’humeur égale. Heureusement que nous disposons de mécanismes différents pour exprimer ce qui nous arrive.
Mais le problème se situe dans l’importance de la variation de nos états émotionnels, lorsqu’ils sont brusques et sans motif apparent.
Les hauts et les bas dans notre humeur plus intenses que nous le voudrions, peuvent nuire à notre santé mentale et à la relation qu’on a avec les autres.
Vivre en permanence sur une “montagne russe émotionnelle” ne nous permet pas de garder nos affects ou de comprendre ce qui nous arrive.
Si, dans la même journée, vous passez par plusieurs états émotionnels comme la dépression, l’euphorie, les pleurs, l’énergie, la joie et l’angoisse, vous souffrez sûrement d’instabilité émotionnelle.

Émotions vs états d’âme







Pour pouvoir mieux comprendre l’instabilité ou le déséquilibre émotionnel, nous devrions d’abord savoir différencier les émotions et les états d’âme.



Les émotions sont intenses et variables, et elles apparaissent en réaction à un stimulus, qu’il soit extérieur, comme un embouteillage quand nous sommes pressés, ou intérieur, comme un souvenir.
Un embouteillage en voiture provoque la colère, une lettre d’amour occasionne la joie, et une perte fait naître la tristesse.
Au contraire, l’état d’âme est en général plus stable dans le temps. Il peut durer des semaines car il est plus profond, et il peut être déterminé par plusieurs facteurs qui vont du mode de vie au système nerveux.
Quand une personne est émotionnellement instable, son état d’âme varie fréquemment. Ce problème peut dépendre d’une circonstance concrète, comme la fatigue, la faible estime de soi ou l’absence d’objectifs, mais peut également être dû à une cause que nous ne savons pas expliquer.
D’une manière ou d’une autre, si votre état d’âme est négatif, vous avez besoin de nos conseils.

Comment savoir si je souffre d’instabilité émotionnelle ?







Nous vous recommandons de réfléchir et d’analyser comment vous vous sentez tout au long de la journée. Il est normal que vous soyez en forme et de bonne humeur le matin, et que durant l’après-midi, vos “batteries” soient un peu à plat et que vous deveniez irritable.
Mais c’est d’autre chose dont il est question. Vous arrive-t-il, durant la journée, de vous sentir d’humeur changeante, mais sans réussir à comprendre les raisons de ces variations importantes ?
Si vos changements d’humeur n’ont pas de raison particulière ou si vous avez du mal à vous rendre compte de vos hauts et vos bas, l’instabilité émotionnelle est probablement en train de prendre racine dans votre personnalité.
[url=https://twitter.com/intent/tweet?text=Si vos changements d%E2%80%99humeur n%E2%80%99ont pas de raison particuli%C3%A8re ou si vous avez%C2%A0du mal%C2%A0%C3%A0 vous%C2%A0rend...][/url]

Les symptômes de ce syndrome se manifestent par 6 états différents : l’euphorie, la tristesse, l’inconstance, l’intolérance à la frustration, l’insécurité et la difficulté à isoler les problèmes dans leur contexte particulier (travail, famille, amitié,  etc). Par  exemple, quand on transpose des problèmes du travail à la maison, ou vice versa.

Pourquoi une instabilité émotionnelle se manifeste-t-elle ?






Les facteurs qui déterminent ce trouble sont variables. Parmi les plus habituels, on peut souligner les changements dans le métabolisme et le biorythme, les problèmes de concentration et de sommeil, ou encore la consommation de certaines substances nocives.
Dans la plupart des cas, le stress et le fait d’adopter un mode de vie déséquilibré provoquent tous types d’instabilités, et l’instabilité émotionnelle en fait bien sûr partie.
Les hormones chargées d’équilibrer nos émotions, comme la sérotonine, ne sont pas présentes à un niveau normal et provoquent des dégâts.
Il n’est pas rare que l’instabilité émotionnelle soit plus fréquente chez les femmes que chez les hommes, car les variations hormonales féminines sont supérieures à celles des hommes.


Il ne s’agit pas de sexisme ou de traiter les femmes de déséquilibrées, mais de comprendre que ce qui se passe à l’intérieur de nous a une répercussion sur notre façon de réagir face à chaque situation. Ou même de notre façon de réagir sans stimulus préalable !

Les conséquences de l’instabilité émotionnelle






Passer du rire aux larmes peut sembler une force pour surmonter les problèmes et se tirer brillamment de n’importe quelle situation.
Mais en réalité, l’instabilité émotionnelle est un poids très lourd dès lors qu’on ne trouve plus de stabilité sur laquelle asseoir nos projets.
Abandonner ses études, rompre une relation amoureuse ou ne pas accepter un changement dans le travail entraîne de la frustration et de la tristesse.
Une réaction disproportionnée à certaines paroles ou à ce que font les autres, tout comme le fait de ne pas savoir se comporter face à des situations données, peut amener à couper les liens avec des proches.
Tout cela affecte l’estime de soi, intensifie les changements d’humeur et conduit à la formation d’un cercle vicieux dont il est difficile de sortir. 
Alors, faites bien attention à ces hauts et à ces bas dans vos états d’âme. C’est peut-être que vous traversez un moment difficile et que vous avez besoin d’en parler avec quelqu’un ou au moins avec vous-même.
https://nospensees.fr/instabilite-emotionnelle-passer-du-rire-aux-larmes/
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Message par I am so sure le Mar 20 Déc 2016 - 22:35

DOSSIER Trouble de personnalité limite: Impulsifs, hypersensibles et instables émotionnellement













Marie-Ève Bourgoin-Alarie marie-eve.bourgoin-alarie@tc.tc 
Publié le 14 janvier 201





Dr Fabrice Pelletier, de la Clinique du centre du CSSS de Trois-Rivières.
Photo TC Media – Marie-Eve Alarie


TROUBLE DE LA PERSONNALITÉ LIMITE. Une personne sur vingt souffrirait du trouble de personnalité limite et pourtant, c'est une maladie qui passe sous le radar.
«Le trouble de personnalité limite ressemble à la bipolarité de type 2, mais plus intense en ce sens où les up and down sont plus intenses et plus rapprochés dans le temps. Ces variations émotionnelles sont entre autres liées à ce qui se passe dans la vie de la personne. Les personnes ayant un trouble de personnalité limite ont donc le moral en montagnes russes en fonction de ce qui se passe dans leur journée. Elles sont hypersensibles et ça joue aussi dans leur perception d'elles-mêmes», explique le Dr Fabrice Pelletier, de la Clinique du centre.
Le trouble de personnalité limite ne se manifeste pas du jour au lendemain. D'après Dr Pelletier, la maladie découlerait de causes génétiques et environnementales.
«Toutes les expériences de vie sculptent la personnalité. Quand une personne vit beaucoup d'instabilité en bas âge, comme de l'intimidation ou de la violence physique par exemple, ça a un impact sur sa personnalité. En fait, les personnes ayant un trouble de personnalité limite n'ont pas maturé au niveau émotionnel. Ça les rend instables sur le plan émotionnel et c'est sans doute leur plus grand défi à relever jour après jour, car elles agissent sous le coup de l'émotion. Ça peut les pousser à quitter leur emploi sur un coup de tête ou encore à mettre fin à une relation impulsivement», précise Dr Pelletier.
Puisque la personnalité se modèle durant l'adolescence, les médecins ne peuvent diagnostiquer le trouble de personnalité limite avant l'âge adulte.
Reconnaître le problème
Ce que constate le Dr Fabrice Pelletier, c'est qu'au début de la vingtaine, les personnes atteintes ont tendance à ne pas reconnaître le problème.
«Ça crée de l'instabilité dans l'entourage, mais pour accéder à la psychothérapie, ça doit venir d'une volonté personnelle. Il faut que ça vienne d'eux-mêmes. Ça doit commencer par l'acceptation. Au début de l'évolution de la maladie, les personnes atteintes sont souvent en crise à l'urgence. D'habitude, c'est vers la fin de la vingtaine que les patients sont prêts à entamer le processus de maturation émotionnelle», indique Dr Pelletier.
Une clinique spécialisée
La Clinique du centre, située à Trois-Rivières, offre un traitement spécifique, sur base volontaire, aux personnes ayant un trouble de personnalité limite. Le traitement est basé sur la psychothérapie qui se décline dans une approche de groupe, puis dans un suivi individuel.
En groupe, l'équipe multidisciplinaire de la clinique propose des éléments concrets pour que les patients puissent voir venir leurs émotions et agir pour éviter des débordements émotionnels.
Durant les rencontres individuelles, la problématique est abordée de façon plus spécifique à chaque individu, car chaque personne a ses particularités.
Pour pouvoir profiter des services de la clinique, il faut que les personnes ayant un trouble de personnalité limite soient référées par un médecin.
«En majorité, la vie fait que tout le monde mature émotionnellement un jour, car la personnalité évolue constamment en fonction des expériences de vie. Les personnes ayant un trouble de personnalité limite seront toujours sensibles, mais ça a du bon aussi, par exemple pour les artistes ou encore les professionnels œuvrant dans des métiers de relation d'aide. Ce qu'il faut, cependant, c'est contrôler ses émotions», conclut Dr Pelletier.
http://www.lhebdojournal.com/actualites/societe/2015/1/13/dossier-trouble-de-personnalite-limite-4006153.html
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Message par I am so sure le Mar 20 Déc 2016 - 22:35

.../...

Mécanismes biologiques en jeu[modifier | modifier le code]

La vision utilise la lumière afin de percevoir le monde : l’œil est tapissé de capteurs appelés cônes et bâtonnets.

  • Les cônes permettent la perception des couleurs sur une plage de longueur d'onde donnée, il faut en cumuler différents types (réagissant à différentes longueurs d'onde) pour diversifier les couleurs.
  • Les bâtonnets quant à eux sont spécialisés dans l'intensité lumineuse, plus réactifs que les cônes, ils sont davantage présents que les cônes dans la vision périphérique de l'œil humain et permettent ainsi de déclencher des réflexes. Ils sont également plus sensibles aux intensités lumineuses faibles que les cônes. Comme ceux-ci, s'ils ont été saturés de photons (les particules de la lumière), il leur faut un certain temps pour se décharger, et redevenir sensible aux basses lumières. Cela explique le temps d'adaptation nécessaire, plutôt rapide lors de l'entrée dans un tunnel en voiture ou plus long lors du passage dans une pièce peu ou pas éclairée (passant uniquement et indirectement par la porte par exemple) à pied.

Un nyctalope possède un nombre plus élevé que la normale de bâtonnets, il voit donc mieux en faible ou très faible lumière. En revanche, il aura probablement moins de cônes et percevra donc moins bien les couleurs.

Dans le monde animal[modifier | modifier le code]

Beaucoup d'animaux sont nyctalopes (le chat par exemple) et ne perçoivent pas du tout les couleurs. Cependant, en contrepartie, certaines espèces peuvent voir dans la plage des infrarouges ou des UV. [réf. nécessaire]

https://fr.wikipedia.org/wiki/Nyctalopie
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Message par I am so sure le Mar 20 Déc 2016 - 22:36

[size=24].../...[/size]
[size=24]La fonction visuelle dépend de l’organisation et de la structure du système visuel, or les gènes influent sur cette structure et cette organisation et sont, par conséquent, impliqués dans la vision. Ces unités d'ADN que sont les gènes, sont similaires chez tous les individus, ce qui donne initialement à chaque être humain une organisation du cortex commune donc, les mêmes capacités visuelles. De plus, le caractère plastique du cerveau permet un remodelage constant des structures cellulaires, influencé par l'expérience individuelle. Le traitement des messages nerveux n'est alors plus le même d'une personne à une autre, c'est pourquoi la perception visuelle de notre environnement est propre à chacun d'entre nous. Remarque: La plasticité cérébrale permet de réorganiser les connexions nerveuses en cas de lésions. [/size]






[size=24]On peut ajouter que la compréhension des images de notre environnement, c'est-à-dire la reconnaissance des objets, provient en partie de la mémorisation et de l'apprentissage. L’illusion dépend strictement de l’intégration des informations visuelles par le cortex, de notre état d’esprit et donc de notre éducation et de notre culture. [/size]
 
 
 
← Cet exemple permet de prouver l'influence de l'expérience individuelle sur ce que l'on voit. En effet, une étude a démontré que des enfants voyaient sur cette bouteille 9 dauphins, là où des personnes plus âgés voyaient un couple enlacé. Il en a été déduit que l'expérience jouait un rôle sur l'identification des objets.






[size=24]     Contrairement aux autres espèces qui possèdent des yeux latéraux, les yeux de l'homme sont situés sur le plan frontal, ce qui lui fait perdre une partie du périmètre du champ visuel vers l'arrière. Même si cette organisation l'empêche de savoir ce qu'il se passe derrière lui, elle lui permet cependant de voir en trois dimensions, par superposition des deux yeux et rappelons que la perception du relief constitue l'un des principaux facteurs qui nous permet d'évaluer les distances.[/size]

[size=24]    Grâce aux informations regroupées, nous situons l’éloignement des objets qui nous entourent, ou plutôt nous croyons les situer. En effet, le cerveau peut se tromper en présence de caractéristiques inhabituelles de dimensions ou de perspectives. La modification de certains paramètres, dont l’éclairage, peut également l’induire en erreur.[/size]
Remarque : Dans un environnement obscur par exemple, un objet vivement éclairé paraît plus proche. Ces procédés sont bien connus en architecture.
 
 


CONCLUSION SUR LA PERCEPTION VISUELLE

      [size=24]Pour conclure, la perception visuelle est un système complexe dont le globe oculaire est l'organe principal. Semblable à une lentille convergente, l’œil est composé de différents liquides, enveloppes, membranes et dioptres permettant son fonctionnement. Le cerveau quant à lui, joue aussi un rôle important à savoir celui d'interpréter l'image transmise par le nerf optique vers le cortex visuel. Toutefois, le cerveau n'est pas infaillible et présente des cas particuliers tels que l'éblouissement, ou la persistance rétinienne.[/size]

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Re: Je m'exile aphone à pattes d'ours de velours pour jusqu'à un de ces cats... sont gris, souris...

Message par I am so sure le Mar 20 Déc 2016 - 22:37

Illusion de mouvement
http://tpe-mmkj.e-monsite.com/album/illusion-de-mouvement/
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1 - Dysfonctionnement



Des erreurs à l'origine de l'interprétation du cerveau :

     Tout d'abord, on parle d'illusion lorsque nous avons une interprétation fausse de la réalité. Qu'il s'agisse de sons ou d'optiques le cerveau est confronté à ce phénomène. De plus, l'illusion ou l'image ambiguë peut être perçue de différentes manières selon les personnes. Le cerveau entre alors en jeu. Celui-ci va rencontrer des dysfonctionnements dues à des messages nerveux erronés ou encore par la fatigue due au surplus d'informations. Cet organe principal, va essayer par plusieurs moyens de regrouper des sens alors qu'il n'y en a pas forcément.
Cette recherche de cohérences avec le milieu ou l'illusion visualisée va nous tromper en nous faisant perdre nos repères. Le cerveau va donc lancer des recherches sur ce qu'il a déjà vu pour fabriquer un lien entre l'illusion et le spectateur. Par conséquent, chaque individu a son interprétation propre.
     Nous venons de constater que ce n'est pas le système visuel qui commet des erreurs. En revanche, il contribue aussi à nous présenter une illustration qui a pour but de tromper notre cerveau en lui transmettant des signaux qu'il n'arrive pas à décoder.
Exemple : Tâche bleue :
     Dans cette image ambiguë, on retrouve plusieurs réponses. Certaines personnes voient une tâche, d'autres un saxophoniste ou encore un portrait d'un homme aux cheveux long.
     Par ailleurs, une nouvelle étude de la BBC est apparue en 2012, traitant de la mauvaise interprétation du cerveau nommée « The Mind’s Eye » par la vue. Elle met en relation le surplus d'informations comme un « remplissage » de ce que nous voyons en se basant sur nos souvenirs.
C'est aussi par la recherche dans le domaine médicale où certaines personnes présentaient des troubles ou lésions affectant le cerveau. Enfin, à partir de ces caractéristiques, les chercheurs ont voulu aller plus loin et se demander comment les informations reçues par l'œil peuvent être modifiées par le cerveau.
Exemple : Portrait de deux expressions du visage.

     Regardez cette image bien attentivement. Vous remarquerez que ces deux portraits mettent en évidence la même personne avec deux expressions. On y trouve de la colère à gauche et un visage neutre à droite. Maintenant, éloignez-vous d'environ trois mètres.
Regardez, les expressions s'inversent entre la photo de gauche et la photo de droite.
En réalité, durant la visualisation de loin, notre cerveau, au lieu de recréer l'image en s'appuyant sur les traits du visage, il va par lui même remplacer les oublis.



     L'action du cerveau par l'intermédiaire du système visuel est constamment remit en cause par des facteurs faisant apparaître les souvenirs qui sont propres à chacun. Ces facteurs s'appellent des illusions, figures ambiguës ou encore trompe-l'œil. Ils forment des contradiction avec le cerveau, formant des représentations plus ou moins, voire pas du tout en rapport avec la réalité comme les deux portraits ci-dessus.
Enfin, lorsque l’on se retrouve en face d’une illusion, notre cerveau se met à décoder des sons ou des images «riches» qui ont de multiples effets et informations. Les yeux fixent leur attention sur ce qu’ils perçoivent en premier. Puis, en déchiffrant l’œuvre en détail, il va se rendre compte qu’il s’est trompé. Le cerveau jongle alors avec les sens comme la vue et l’ouïe. On peut donc dire que le cerveau sature du surplus d’informations qu’il peut traiter en révélant ces dysfonctionnements.


Contexte historique des premiers dysfonctionnements recensés :
     Les illusions sont des mauvaises interprétations ou estimation de l’individu face à celle-ci.
     L’étude des illusions est apparue d’abord par des phénomènes « étranges » dans la nature observés par nos ancêtres. C’est pourquoi, ils ont décidés de s’y consacrer en utilisant des lois de la physique résultantes des tromperies visuelles et auditives. Certain phénomènes ont été mis à l’écart malgré leurs apparences trompeuses. Suite à l’évolution du savoir, quelques scientifiques ont énoncé que l’illusion est une indication révélant comment le cerveau utilise l’information de ses données sensorielles apportant la preuve par erreur. Ils les ont alors remis en question.
     De plus, de nombreuses illusions fascinantes voient le jour au XIXème siècle où le mouvement se manifeste dans une image fixe (illusions).
     Les premières œuvres illusionnistes sont apparues au Moyen Age par la magie ou encore dans les décors des théâtres. Au XIVème siècle, certains peintres florentins utilisaient les théories du grec Euclide (au IIIème siècle av-JC) mettant en avant le point de fuite pour former une perspective. Ce n’est qu’au XIX ème siècle que l’illusion est étudiée par exemple dans la psychologie expérimentale (tâches à l’encre et études des perspectives « nulles » donnant l’impression de vide). Nous retiendrons les illusionnistes les plus connus aujourd’hui sont Delboeuf, Arcimboldo, Müller-Lyer ou même Hering. On compte donc plus de 200 millions d’œuvres illusionnistes dans le monde. Nous remarquons cependant que le domaine le plus utilisé pour produire une illusion est la mesure de la géométrie. Cette discipline se révèle très ancienne par des études du « nombre d’or » pour des portraits ou dans l’architecture. Les artistes sont obligés de faire des mesures afin que leur travail final transmette soit un mouvement, une profondeur ou même, produire le malaise chez le spectateur.
     Enfin, nous verrons par la suite comment certains sons familiers peuvent former des illusions sonores sans que nous nous en rendions compte. Pourtant, ce sont des effets auditifs les plus flagrants car une fois alerté par ces mystères nous nous comprenons de suite l’ampleur de la tromperie.
     Notre T.P.E forme à lui seul, un guide raisonné d’illusions aussi bien visuelles qu’auditives. Nous retraçons, cette histoire à travers plusieurs époques et divers artistes.
http://tpe-mmkj.e-monsite.com/pages/partie-2/cat-1/
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Message par I am so sure le Mar 20 Déc 2016 - 22:37

B / Trajet du son dans le cerveau
     Le cerveau est le centre de notre organisme. Parmi ses diverses fonctions, il  a un rôle quant au décryptage des informations envoyées par les neurotransmetteurs (ici l’oreille).  Une fois transformé en message nerveux et envoyé dans le nerf auditif, le son arrive dans le tronc cérébral. De là, il se rendra dans un endroit spécifique de l’encéphale appelé cortex auditif. Il devra cependant passer par plusieurs « relais » avant d’atteindre le cortex.
        Le premier relais se situe au niveau du tronc cérébral au débouché du nerf auditif. Le tronc cérébral correspond au haut de la colonne vertébrale. Il reçoit toutes les informations sensorielles envoyées par les récepteurs, les traite partiellement puis les envoie dans les zones appropriées du cerveau.  Ce relais traite donc une première fois le stimulus. Si une menace potentielle est repérée, il agira en conséquent par la formation d’un réflexe protecteur. Par exemple, si le tronc cérébral reçoit une information sonore qui indique le sifflement d’une balle de tennis, les bras de l’individu se lèveront pour le protéger.



Arrivée du son dans le tronc cérébral    


  

Schéma de la formation d'un réflexe protecteur
     Le deuxième relais se situe au niveau des tubercules quadrijumeaux. Le son est ici de nouveau traité afin de découvrir une potentielle menace. Si un danger est repéré, les centres amygdaliens responsables de la gestion de nos émotions telles la peur ou la colère sont avertis.
     Le troisième et dernier relais se situe dans le thalamus. Ce centre interroge nos cinq sens tous les 1/40èmes de seconde et envoie les signaux vers les centres spécialisés d'interprétation. Mais il fait aussi des synthèses entre les diverses perceptions vue, ouïe, toucher, odorat et gout, pour caractériser leur origine afin de renseigner le cortex central     
                                                                               
Trajet du son dans le cerveau
     Le son arrive à présent dans le cortex auditif. C’est là que le cortex va analiser l’information avec l’aide des trois relais. Tout d’abord, les tubercules quadrijumeaux aidés du cortex vont determiner la provenance du son en étudiant les différences d’intensité transmises par les deux oreilles. La distance entre la personne et le son sera également approximativement évaluée à ce moment là. Ensuite, un centre contenu dans l’hémisphère gauche du cerveau va essayer d’identifier le son. Pour cela, il envoie l’information au thalamus et au cortex qui vont la comparer à notre mémoire qui possède une « banque de son ». Un second centre également situé dans l’hémisphère droit va ensuite repérer et identifier les sons isolés. Ce centre est majoritairement utilisé lorsque quelqu’un parle ou quand un musicien accorde son instrument. Un troisième et dernier centre, appelé centre du cerveau limbique et situé dans l’hémisphère droit va analiser également le son. Il a cependant pour particularité d’être relié à une banque de données émotionelles : il examine les données sentimentales des sons.
 
     En outre, le cortex élimine les son habituels pour ne pas que les tubercules quadrijumeaux et le thalamus envoient une information aux centres amygdaliens chargés de la formation de réflexes protecteurs.
    Le son est à présent entièrement analysé par le cerveau qui fournit, en fonction des cas, une réponse appropriée.

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Message par I am so sure le Mar 20 Déc 2016 - 22:38

C / Les hallucinations auditives : le discernement d'un son irréel
     Imaginez-vous dans votre chambre la nuit, tranquille sous vos draps. Il n'y a aucun bruit. Pas de craquements, pas de mouvements... Tous les bruits extérieurs, dans la rue, vous semblent lointains. Tout d'un coup, vous entendez un bruit. Un son que vous ne connaissez pas. Surpris, vous vous imaginez plein de choses, vous essayez de trouver la source de ce son... Continuant votre analyse, vous vous rendez finalement compte que ces sons sont en fait des chuchotements... Des paroles dîtes lentement... Mais vous ne comprenez pas ce que cette personne, cet objet essaie de vous communiquer. Vous commencez à paniquer, à vous demander si quelqu'un est dans votre chambre. Vous allumez votre lumière en sursaut. Rien. Pas « d'homme » dans la chambre. Votre lit est toujours là. Tout est normal et le son a disparu.


Vous venez de subir une hallucination auditive.

     Qui dit hallucination auditive dit sensation de percevoir un son irréel. Comme les hallucinations visuelles, les auditives peuvent être classées en deux sortes différentes :

- Les hallucinations auditives élémentaires sont des hallucinations simples puisque le sujet est souvent confronté à des sons simples.
- Les hallucinations auditives complexes, elles, sont des hallucinations plus recherchées. On peut percevoir des voix, des dialogues, des chuchotements, des musiques... Elles sont beaucoup plus rares que les hallucinations élémentaires.
Elles ont pour nom hallucinations acoustico-verbales. Ces hallucinations sont la plupart du temps adressées au sujet. Il est bon de savoir que ces hallucinations sont très souvent malveillantes. En effet, elles peuvent ordonner toutes sortes d'actions, influencer les pensées le sujet, leurs jugements... Ainsi ces voix prennent des tournures directives, ou des tournures commentatrices. 


     Ces hallucinations ont, elles aussi, des caractéristiques variées : la voix peut être chuchotée ou au contraire criée. De plus, elle peut vous sembler venir de loin, ou de près. Contrairement à ce que peuvent penser la majorité des gens, la « voix entendue » peut être d'une langue étrangère, d'une langue inconnue ou bien de votre langue maternelle.

     Si vous n'avez jamais eu d'hallucinations auditives et que vous êtes curieux, la partie suivante vous intéressera.

Il y a quelques années, un logiciel, nomme iDoser a fait son apparition en France. Ce logiciel permet, a l'aide de sons, de provoquer toutes sortes d'hallucinations. Stimulant le cerveau a l'aide de pistes audio appelées les Doses, ce logiciel est considéré, par les amateurs, comme une « drogue légale » car elle ne créait aucune dépendance. Néanmoins, on ne sait toujours pas si ces sons ont des effets néfastes, ni ce qu'ils peuvent provoquer sur le cerveau.

     Voici un exemple d'hallucination auditive du logiciel iDoser : commencer l’expérience !
 

     Pour avoir le maximum d'effet, le meilleur serait de vous allonger sur votre lit, avoir un casque à disposition, le mettre sur vos oreilles et faire lire la vidéo. La vidéo ci-dessus est juste un extrait. Normalement, la prise d'une dose devrait durer entre 45min et 1h.
Vous pouvez être très réceptifs ou au contraire, non réceptifs.

Concernant ceux qui sont réceptifs : vous pouvez avoir toutes sortes d'hallucinations. Les effets existent par milliers. Ils dépendent essentiellement de la dose choisie (il y en a environ 200 recensées aujourd'hui) et de la personne sujette à ces sons.
Concernant ceux qui ne sont PAS réceptifs : cela peut arriver que vous n'ayez aucun effet, que rien ne se passe autour de vous et que cette vidéo vous semble juste être un ensemble de sons comme un autre. Si vous voulez toujours tenter de créer des hallucinations, vous pouvez tenter des doses plus fortes, mais ATTENTION : certaines doses peuvent être tellement fortes que vous pouvez être choqués, et terrorisés par ces sons. Encore une fois, cela dépend de la personne...

     Les hallucinations auditives sont courantes: vous entendez votre portable vibrer alors que rien ne se passe réellement, votre mère semble vous appeler par votre prénom alors qu'il n'y a personne dans la maison, vous êtes dans la rue, vous entendez un bruit strident, gênant, alors que les personnes autour de vous n'ont pas l'air d'entendre ce bruit... 

Ainsi les hallucinations auditives sont diverses et variées, peuvent être élémentaires ou complexes...









CONCLUSION HALLUCINATIONS VISUELLES ET AUDITIVES :

     La confrontation des hallucinations avec notre quotidien se révèle être quelque chose de commun. Les hallucinations visuelles et auditives sont les hallucinations les plus variées mais aussi celles qui sont le plus répertoriées parmi les nombreuses autres hallucinations qui existent. En ce qui concerne les hallucinations visuelles, nous avons vu qu'elles se produisaient principalement selon le vécu de l'individu. Pour les hallucinations auditives, c'est beaucoup plus complexe, étant donné que le vécu de l'individu n'influence pas tellement ce type d'hallucinations. Néanmoins, nous avons vu qu'elles étaient, elles aussi, diversifiées et uniques selon l'individu. Les hallucinations sont donc considérées comme des maladies une fois qu'elles deviennent omniprésentes et gênantes dans la vie de l'individu.
 

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Message par I am so sure le Mar 20 Déc 2016 - 22:39

Hallucinations auditives (entente de voix)
le 28 mai 2015
Les hallucinations sont généralement définies comme étant des « expériences perceptuelles en l’absence de stimulation externe [qui apparaissent] à l’état d’éveil et qui ne sont pas sous le contrôle volontaire [de la personne] (Beck et Rector, 2003). » 
Les hallucinations auditives font partie des hallucinations psychosensorielles au même titre que les hallucinations visuelles, olfactives ou tactiles. On distingue généralement les hallucinations auditives (bruits, sons) des hallucinations acoustico-verbales (voix qui s’adressent directement au sujet souvent sur un ton directif, voir injurieux ou moqueur).

Caractéristiques des voix



  • Les « voix » peuvent  être perçues de différentes manières (Romme, 1998) : provenant de l’extérieur (oreilles) ou de l’intérieur (tête ou d’autres parties du corps) ;
  • comme appartenant à la personne ou pas ;
  • la communication avec elles est possible ou pas ;
  • elles parlent à la deuxième ou à la troisième personne.

Selon Nayani et David (1996), le volume des voix est semblable à une conversation normale. Les voix sont généralement masculines et elles proviennent de personnes d’âge moyen.
Les différences de pouvoir entre la personne et ses voix se présentent de façon parallèle aux différences de pouvoir entre la personne et les autres membres de sa collectivité. Ainsi, celles qui croient appartenir à un rang social inférieur à leurs voix se perçoivent de la même façon par rapport aux autres personnes de leur entourage  (Birchwood et al, 2000).

Les voix « malveillantes »


Certaines personnes rapportent être la cible des voix : ces voix commentent leurs pensées ou leurs actions (Leudar et al., 1997). La fonction la plus commune des voix est la régulation des activités, prenant la forme de directives, d’évaluations ou de questions. Les voix apparaissent généralement de façon individuelle et s’adressent uniquement à la personne, rarement aux autres voix ou aux personnes de l’entourage.
Lorsqu’il s’agit de voix malveillantes, les personnes utilisent généralement des stratégies pour éviter les voix et tenter de les ignorer. Plus les personnes évitent leurs voix, plus elles deviennent fortes (Sayer et al., 2000, Birchwood et Chadwick, 1997). À l’inverse, l’attribution d’une nature bienveillante aux voix encourage les personnes à utiliser des stratégies d’engagement, autrement dit, elles ont une écoute sélective envers leurs voix et entrent volontairement en relation avec elles.
On note une prévalence plus élevée de dépressionsparmi les personnes qui qualifient leurs voix de malveillantes ou intrusives (Soppitt et Birchwood, 1997). Les voix sont alors perçues comme ayant un certain pouvoir sur la personne, ce qui renforce les symptômes anxieux et dépressifs.

Qui est concerné ?


La prévalence sur la vie des hallucinations auditives est de 4 à 25 % dans la population générale. Les personnes ayant fait l’objet d’un diagnostic de schizophrénie sont particulièrement concernées (50-70% de ces patients présentent des hallucinations). Mais ce symptôme apparaît également dans une variété de déficiences organiques, telles que la perte d’audition et la surdité (Beck et Rector, 2003).

Quelles sont les causes ?


Différentes théories ont tenté d’expliquer l’apparition de ce phénomène.

  • Le modèle social : selon Behrendt (1998), les hallucinations acoustico-verbales interviennent dans un contexte de fragilité du sujet face à des contraintes environnementales. Il s’agirait d’un trouble de la perception. Une production excessive de pensées ressemblant à l’activité onirique sur un mode défensif produirait alors cet effet ;
  • Le modèle psychanalytique : selon ce modèle,  les hallucinations acoustico-verbales sont associées au surmoi et constituent alors une tentative d’assimilation de l’autorité parentale et de la loi. Il s’agirait d’une forme d’identification projective ou de tentative de symbolisation mettant en évidence un défaut d’acquisition de la fonction symbolique du langage ;
  • Le modèle biologique : les hallucinations acoustico-verbales seraient liées à une lésion corticale et une défaillance de la mémoire de travail. Le discours intérieur ne serait alors plus repéré en tant que tel, mais comme une production extérieure (Hoffman, 1999).

Comment traiter les hallucinations acoustico-verbales ?



  • Médicaments : Les neuroleptiques permettent dans la plupart des cas de diminuer les hallucinations auditives. Néanmoins, dans 20-30% des cas, celles-ci résistent aux neuroleptiques.
  • Stimulation magnétique transcranienne (TMS) : des recherches semblent indiquer l’efficacité de la stimulation magnétique transcranienne dans le traitement des hallucinations auditives. La stimulation des régions temporo-pariétales gauches (impliquées dans le traitement perceptif du langage) à basse fréquence (non douloureuse) aurait pour conséquence une diminution de ces hallucinations. 
    Cette technique a néanmoins deux limites : l’effet ne se maintient pas dans le temps et il est variable, car la localisation des aires du langage dépend d’un sujet à l’autre (elle ne se situe pas toujours dans l’aire temporo-pariétale).
  • Les psychothérapies : certaines formes de thérapies (les thérapies comportementales et cognitives, les thérapies psychanalytiques) peuvent contribuer à réduire les hallucinations auditives.
  • Les réseaux d’entraide : un de ces réseaux, Intervoice , fondé en 1997, est très actif au Royaume-Uni. Cette association vise à rompre l’isolement des personnes ayant des hallucinations auditives, en leur apportant des perspectives au-delà du système de soin psychiatrique. 
    A travers des groupes de parole et des formations spécifiques, ce réseau veut permettre aux personnes entendant des voix de mieux maîtriser les effets délétères de cette expérience. Il ne s’agit alors plus de supprimer les voix, mais de les accepter et de s’adapter à ce phénomène.
    Une branche française du réseau, Rev France , a été créé récemment et développe des actions de formation et des groupes.

Où trouver de l’aide ?



  • Médecin généraliste : il est conseillé de demander l’avis de son médecin généraliste qui peut, le cas échéant orienter vers un spécialiste ;
  • Centres médico-psychologiques : les services de psychiatrie publique proposent des consultations et prises en charges pour tous les troubles psychiques (adresses dans les Pages jaunes) ;
  • Le réseau français sur l'entente de voix, REV France 
  • Les associations d’usagers et les groupes d’entraide mutuelle apportent information, entraide et soutien.

 

Rédaction


Synthèse réalisée à partir de l’article « Entendre des voix : nouvelles voies ouvrant sur la pratique et la recherche », Myreille St-Onge, Hélène Provencher et Carl Ouellet, Santé mentale au Québec, vol. 30, n° 1, 2005, p. 125-150, octobre 2011.
Relecture : Yann Derobert (membre du réseau français sur l'entente de voix - REV ). Mise à jour Psycom, septembre 2016.

http://www.psycom.org/Espace-Presse/Sante-mentale-de-A-a-Z/Hallucinations-auditives-entente-de-voix
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Message par I am so sure le Mar 20 Déc 2016 - 22:40


APRES L'ATTAQUE CEREBRALE
INSTABILITE EMOTIONNELLE




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INSTABILITE EMOTIONNELLE

Les personnes ayant subi récemment une attaque, perdent souvent partiellement le contrôle de leurs émotions. Elles peuvent passer du rire aux larmes sans raison apparente. Les larmes semblent être le problème le plus fréquent, souvent lié à la dépression.

La plupart des personnes ayant subi une attaque ont de bonnes raisons de se sentir déprimées. La dépression est une conséquence naturelle de la perte de capacités ou de changements de vie brutaux. Mais souvent aussi, les larmes de ces personnes sont dues à l'atteinte cérébrale et ne sont pas directement liées à des déficits perçus.

Habituellement, il est possible de distinguer la perte de contrôle émotionnel due à une atteinte cérébrale (instabilité émotionnelle organique) de la tristesse due à la dépression. L'instabilité émotionnelle organique est caractérisée par une relation faible ou peu évidente entre le début de l'émotion et ce qui se passe autours de la personne. Le comportement émotionel est aisément interrompu en détournant l'attention de la personne.

Si une homme se met à pleurer et s'arrête immédiatement quand vous claquez des doigts, ou l'appelez par son nom ou lui posez une question, alors ses larmes sont probablement dues à une instabilité émotionnelle d'origine organique, et c'est bien de l'interrompre. Des rires sans raison, des accès de colère ou de gémissements peuvent être interrompus de la même façon.

Les personnes souffrant d'instabilité émotionnelle organique disent souvent : "J'étais déprimé parceque je ne pouvais pas arrêter de pleurer" plutôt que "Je pleurais parce que j'étais déprimé".

Ne faites pas l'erreur de penser qu'une personne ayant subi une attaque est terriblement triste parce qu'elle pleure, ou qu'elle est particulièrement heureuse parce qu'elle rit.

Même les personnes ayant eu un accès de colère peuvent être étonnés un peu plus tard, en apprenant que leur proches les avaient jugées agressives. Chez ces personnes, l'émotion et les apparences de l'émotion ne sont pas toujours liées.

C'est généralement une bonne idée d'interrompre un comportement émotif chez une personne instable. Si l'expression émotionnelle est due à une atteinte cérébrale et si le patient la contrôle mal, l'interrompre peut lui épargner embarras et fatigue.
Cliquez ici pour lire la suite (Privation sensorielle, Conclusion).

Le contenu de l'article ci-dessus a été reproduit avec l'aimable autorisation de la Fédération Française de Cardiologie. La Fédération Française de Cardiologie (F.F.C.) est reconnue d'utilité publique depuis 1977. Elle rassemble 27 Associations Régionales créées et animées par des cardiologues.










APRES L'ATTAQUE CEREBRALE
PRIVATION SENSORIELLE
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PRIVATION SENSORIELLE
Les problèmes de privation sensorielle sont fréquents chez les personnes ayant subi une attaque. Ils surviennent quand les signaux du monde extérieur sont interrompus ou considérablement atténués.

Les chercheurs dans le domaine comportemental ont montré qu'ils pouvaient induire l'irritabilité, la confusion, la psychose, des fantasmes et même des hallucinations chez de jeunes volontaires normaux et sains, en réduisant les influx sensoriels. Ils l'ont expérimenté en mettant ces volontaires au lit, après avoir placé des casques antibruit sur leurs oreilles, après les avoir gantés avec des gants de coton pour éliminer le toucher, et après avoir estompé leur vision à l'aide de lunettes opaques. Les symptômes apparaissent en quelques minutes.

Revenons à nos personnes ayant subi une attaque. Elles sont souvent plus âgées, ne voyaient peut-être pas trop bien sans lunettes avant l'attaque, et leur vision a peut-être même diminué après l'attaque. Elles peuvent aussi ne pas bien entendre. Elles peuvent avoir perdu les sensations tactiles, de pression, de position et de douleur dans certaines parties de leur corps. Elles peuvent être contraintes à rester au lit pour de longues périodes. Et elles peuvent avoir perdu la capacité d'interpréter des influx-stimulus à cause d'une atteinte cérébrale.

Ces personnes non seulement ont, pour la plupart, les mêmes problèmes que les jeunes volontaires sains dans les expériences de privation sensorielle, mais de plus, elles peuvent avoir les problèmes propres à la maladie. Et au contraire des volontaires qui peuvent sortir de l'expérience quand ils le souhaitent, elles sont "coincées" avec leur perte sensorielle et il n'est pas étonnant qu'elles deviennent souvent irritables, confuses, agitées et aient parfois des fantasmes ou des hallucinations. C'est encore plus fréquent quand ces personnes sont immobilisées au lit pour une longue période.

Il est surprenant que, parmi les personnes ayant subi une attaque, il n'y en ait pas davantage qui développent des symptômes de privation sensorielle ! C'est peut-être parce que souvent la perte de sensibilité est progressive. En vieillissant, elles ont eu le temps de s'habituer à leur déficits.

Les effets de la privation sensorielle induits expérimentalement ne persistent pas longtemps. Dès que les volontaires retournent à leur environnement normal, ils guérissent complètement. Les personnes ayant subi une attaque ne sont pas si favorisées. Bien des effets de la privation sensorielle peuvent cependant être minimisés en prenant les initiatives adéquates.

La nuit est souvent redoutable pour les personnes souffrant de tels déficits. Durant le jour, c'est un tourbillon d'activités. Les gens bougent, font du bruit, parlent. Le patient est touché, remué, interpellé et il mange, voit, touche, ressent, entend et sent. Mais la nuit, l'environnement peut ressembler à un trou noir.

Beaucoup de personnes répondent positivement à cette situation atténuée quand l'environnement sensoriel est quelque peu enrichi. Une radio émettant doucement ou une lumière voilée à côté du lit peuvent être utiles.

Tout le monde n'aura pas besoin d'un environnement sensoriel enrichi, bien sûr. Il y a des personnes qui se sentent submergées par trop de stimulations. Une erreur fréquente commise par des amis ou des parents est de rendre visite en groupes trop nombreux. Le patient pourra ne pas être capable de participer à la conversation ou de suivre les mouvements de personnes trop nombreuses. Il pourra se sentir bien plus à l'aise dans un petit groupe. Chaque personne doit être évaluée individuellement. Il est important de réaliser que des changements considérables de comportement peuvent survenir à cause du confinement, du manque de relation humaine et d'un influx sensoriel atténué.
Une erreur fréquente commise par des amis ou des parents, est de rendre visite en groupes trop nombreux.

CONCLUSION
Cette série de documents souligne bien des déficits oridnaires, intellectuels et comportementaux, constatés chez des personnes ayant subi une attaque. Elle suggère aussi quelques démarches pour les aider à améliorer leur sort.

Les personnes ayant survécu à une attaque et leur famille, ont des problèmes spécifiques. La plupart d'entre eux ne peuvent être résolus qu'en évaluant soigneusement les déficits et l'environnement de ces personnes. Ne soyez pas effrayé par une "atteinte cérébrale". Vous pouvez faire beaucoup de chose. Soyez ingénieux. Même si vous ne pouvez pas "guérir" ces personnes et leurs déficits, vous pouvez toujours améliorer leur qualité de vie.
Le contenu de l'article ci-dessus a été reproduit avec l'aimable autorisation de la Fédération Française de Cardiologie. La Fédération Française de Cardiologie (F.F.C.) est reconnue d'utilité publique depuis 1977. Elle rassemble 27 Associations Régionales créées et animées par des cardiologues.
http://www.distrimed.com/ffc/ffc20sept.php
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Message par I am so sure le Mar 20 Déc 2016 - 22:41

De l’instabilité émotionnelle des parkings

BB

BRUCE BÉGOUT
 



Jan 2 2011, 1:00am
B., un directeur des ventes, rangeait ses dossiers multicolores dans le tiroir de son bureau high-tech, pas mécontent de finir sa journée de travail qui avait débuté quatorze heures plus tôt dans l'harassement matutinal du « il faut y aller ».





DE BRUCE BÉGOUT
Pour Lou-Andréa, chasseresse
 , un directeur des ventes, rangeait ses dossiers multicolores dans le tiroir de son bureau high-tech, pas mécontent de finir sa journée de travail qui avait débuté quatorze heures plus tôt dans l’harassement matutinal du « il faut y aller ». Il était à présent gagné par la perspective de regagner au plus vite son domicile et de s’y faire couler un bon-bain-chaud-et-mousseux. Son état d’esprit atteignait le paroxysme du ras-le-bol. Il regarda par acquit de conscience l’horloge géante de l’open space qui affichait onze heures moins le quart. Il était temps de déguerpir, d’autant que les femmes de ménage en blouse asexuée commençaient à s’activer autour de lui comme des voitures téléguidées et empêchaient toute concentration favorable à l’achèvement de sa tâche professionnelle. Deux étages plus haut, F., conseillère bancaire spécialiste des placements financiers et des assurances-vie, constatait avec une pointe d’amertume l’inanité de son projet de terminer le rapport qu’elle devait remettre le lendemain et se résignait-elle aussi à rentrer chez elle en dépit du sentiment de culpabilité qui l’étreignait et contre lequel elle allait devoir lutter toute la nuit à l’aide d’exhortations autoconsolatrices, et d’une série U.S. stupidement récréative sur le câble. Elle fourgua quelques feuilles volantes dans un classeur, imprima un texte qu’elle plia en quatre et glissa dans la poche intérieure de sa veste, puis s’en alla.

Hormis les femmes de ménage et le vigile qui veillait dans le hall, distribuant son regard en tranches équitables, un tiers pour ses écrans gris, un tiers pour sa revue porno, un tiers pour ses ongles encrassés, c’étaient les deux seuls occupants de l’immeuble. On aurait pu à partir de là décrire leurs trajectoires parallèles dans le cube de verre et d’acier, suivre, sur un écran géant, la progression régulière de deux points clignotants dans l’architecture réduite à un dessin industriel censé représenter l’immeuble en coupe. Mais à quoi cela nous aurait-il menés, si ce n’est au constat désabusé que les données objectives glissent sur le réel comme sur un galet granitique. Il va sans dire que B. et F. ne se connaissaient pas, ne travaillant pas pour la même entreprise, même si la loi des probabilités nous apprendrait qu’étant donné leur ancienneté dans la place et leurs horaires de bureau quasi semblables, ils avaient nécessairement dû se croiser dans le hall ou se tasser dans les ascenseurs du building moderne et partager ainsi l’espace d’un instant les effluves chimiques de leurs déodorants. Ils avançaient donc, encore abrutis par les derniers efforts intellectuels de ce que l’on nomme l’expertise, tenant à la main une mallette de cuir noir qui contenait l’essentiel de leur vie, nonobstant le disque dur de leur ordinateur. Ils faisaient attention à bien répartir le poids de leur corps dans leurs membres inférieurs afin de compenser le léger balancement dû à la fatigue et qui aurait pu entraîner un léger faux pas, voire la chute, ce qui, dans cet univers dépaysé de silence nocturne aurait pris une connotation burlesque, même si, en vérité, à cette heure tardive, nul spectateur n’était présent pour se gausser de cette conduite d’échec, à part bien entendu les éventuels visionneurs des bandes vidéo des caméras de surveillance. Ainsi cheminaient-ils dans les couloirs déserts éclairés par des rangées mathématiques de spots encastrés dans le plafond selon la mode récente du minimalisme discret et chic, sous une lumière crue qui soulignait avec l’implacable rigueur de l’artificialité des ampoules à basse consommation les traits creusés de leur visage. Leurs pas plus ou moins lourds extrayaient du béton gris, qui avait remplacé le mois dernier une moquette élimée devenue nid d’acariens allergènes, des bruits de ventouses qui se décollent, de succions courtes mais décidées. Cela ne prêtait pas à rire, jamais, pas même ce soir-là. Ils étaient à présent, à leur étage respectif, postés devant la cage de l’ascenseur qu’ils attendaient sans marquer la moindre indignation. Ils l’entendaient arriver lentement vers eux accompagné par une musique kraftwerkienne de câbles qui claquent, de poulies qui grincent, de roulements qui grondent. Ils étaient comme impatients de s’engouffrer dans cette nouvelle boîte et de rejoindre le parking réservé aux cadres supérieurs (les employés possédant le leur, identique en tous points et pourtant absolument autre, selon une différence imperceptible physiquement que, pourtant, tout le monde observait et respectait). C’est alors, juste avant que les portes ne s’entrouvrent, dans l’instant qui précède l’instant décisif, qu’ils ­perçurent distinctement, de manière quasi tactile et motrice comme un contact froid et rugueux, la présence de l’immeuble autour d’eux. Ce fut comme une intuition soudaine. Ils sentaient son souffle tiède et métallique qu’exhalaient les conduits de chauffage. Ils discernaient sans nulle médiation, dans une sorte de fusion sujet/objet typique des moments extatiques, ou des abrutissements, sa masse impressionnante qui, par rapport à leur corps relativement petit, provoquait en eux une forme de démesure sublime que, seule, l’extrême solitude de leur situation nocturne canalisait. Chacun comprit, sans même avoir besoin de formuler cette vérité qu’ils saisissaient de manière infra-linguistique, que les lieux, au-delà de leur fonction, exprimaient un sens irréductible à ce que les anciens, faute d’un nom plus approprié, avaient appelé une « âme », à savoir un principe de mouvement immatériel. Mais, ici et alors, ce n’était pas d’âme qu’il s’agissait. L’immeuble ne se manifestait pas comme quelque chose de vivant, organisme de béton ou que sais-je encore. Non, il révélait son pur être-là comme structure symbolique, comme architectonique mentale, agglomérant en une sensation neuve les milliers d’idées qui avaient présidé à sa construction, synthèse intellectuelle de tous les savoirs qui l’avaient rendu possible, et plus que tout, comme le résultat non fortuit de tout ce processus d’intussusception anorganique, sentiment profond d’abattement et d’ennui qui avait succédé à son érection. Et c’était là, au cœur de la nuit, là où les révélations se font dans la discrétion des obscurités propices à la sélection des initiés, que l’immeuble avouait sans ambages sa nature suprasensible.

C’est surtout B. qui, tout en suçotant une pastille mentholée, remarqua avec une acuité toute particulière, quasi animale, le caractère métaphysique de l’espace qui le cernait. Tandis qu’il pénétrait dans l’ascenseur avec cette réserve minimale qui compose inconsciemment une sorte de sixième sens en s’assurant que le vide létal n’usurpe pas en douce la place attendue de la plate-forme, il voyait le lien substantiel qui existait entre cette architecture faite de chiffres et de lettres, d’équations complexes et de théories philosophiques et les tâches qu’on lui imposait. Mais, au-delà de la correspondance intellectuelle entre l’esprit objectivé dans l’immeuble et son propre esprit qui, fourbu et gourd, peinait à extérioriser la moindre idée sensée, il pressentait également une immense mélancolie urbaine qui sourdait des piliers gigantesques soutenant des mégatonnes de béton pour venir se figer au centre même de ses entrailles affamées.

Pendant ce temps, F. faisait une sorte de panorama rétrospectif de sa journée selon les techniques d’autocontrôle qu’elle avait apprises dans des manuels de développement personnel, sorte de grimoires postmodernes écrits dans la langue managériale mais qui, de fait, relevaient de l’ésotérisme pur. Puis faisait le vide. Elle ne ressentait plus l’urgence de rentrer chez elle, mais, dans un état de suspens, jouissait pour quelques instants de l’absence. Elle s’engagea elle aussi dans l’ascenseur et se soumit à la chute des graves avec une résignation toute stoïcienne qui, paraît-il, était le propre de la sagesse depuis plus de deux mille ans. Elle adorait sentir son corps chuter dans l’espace, ce laisser-aller serein et impersonnel qui exigeait une entière confiance dans la technologie moderne et ceux qui en avaient la charge et l’entretien. Le temps ne s’écoulait plus, il coagulait dans son tube de verre. Tout semblait à la fois suspendu et en mouvement. C’était une micro-impression délicieuse pour celui qui savait cultiver les jeux pervers de l’observation des détails infimes. Et F. possédait à un degré inouï ce don d’abstraction des grandes choses, de conversion paulinienne aux infra-faits.

B atteignit le premier le sous-sol. Il dénoua sa cravate en signe d’émancipation. C’était un homme grand, musculeux, au visage carré, taillé à la serpe, le profil idéal pour une campagne de costume griffé. La quarantaine grisonnante, l’allure déterminée. Il jeta tout de suite un coup d’œil à son coupé Toyota garé sur son emplacement réservé. Le parking était quasi vide, laissant apparaître la géométrie implacable de ses lignes pures, de ses couleurs primaires. Le plafond comme une chape était bas, étouffant. Quelques loupiottes au sodium disséminées çà et là éclairaient couleur de pisse l’immense garage fatigué. Ce n’était pas le spectacle de ces murs gris et psychotiques qui rebutait le plus le visiteur, mais l’odeur âcre d’essence brûlée, cette senteur si caractéristique des lieux suspects. En dépit de l’habitude, censée transformer progressivement l’inquiétant en familier, B. ressentait toujours dans ce lieu si inhospitalier un pincement d’anxiété. Il pensait qu’il en allait de même pour tous les citadins qui, depuis un siècle, ne s’étaient jamais vraiment accoutumés à traverser ces zones de manière insouciante. Quelque chose en elles nouait la gorge et renvoyait aux peurs ancestrales des savanes mortelles, des agressions subites et dégénérées. Les promoteurs avaient beau introduire musique classique, senteurs florales, couleurs pastel, rien n’y faisait. Les parkings demeuraient les autels géants du sacrifice urbain. Mais rien ne soulignait mieux ce sentiment irrépressible de malaise que l’écho des chaussures sur les parois bétonnées. Ces claquements réitérés donnaient la chair de poule. Le silence même qui portait ces sons et les accentuait par contraste confinait à la torture. Elle était loin à présent l’impression d’unio mystica avec l’immeuble, l’harmonie homme-machine. Le sous-sol révélait le véritable visage des lieux : une indifférence criminelle envers nos destins. Car les parkings ont été conçus comme des tests d’effort. Ils apprennent à canaliser l’angoisse et à réguler le souffle. Mais B. ne s’y faisait toujours pas. Il s’avança tout de même comme si tout cela n’était que fable. Sur le chemin qui le menait à sa voiture, il fit tinter son trousseau de clefs dans sa poche conférant à ce bruit métallique la vertu magique d’un talisman censé éloigner le mauvais sort. Puis il songea au ridicule de la situation, à la crainte enfantine qui l’étreignait de manière grotesque. Il se ressaisit, et affermit ses pas. Par un effet de basculement, aussi soudain que radical, cette victoire minuscule contre la peur se mua en une confiance virile. B. était passé en un instant du stade de victime potentielle à celui de prédateur féroce, prêt à en découdre avec un quelconque ennemi qui surgirait de derrière un pilier, ce qui était plus en phase avec son style sportif-agressif-performant. Arrivé devant son bolide, que son ex-compagne avait décrit, dans un accès de rage contenue, comme un papier cadeau étincelant qui empaquetait une grosse merde, il fit malencontreusement tomber à terre son trousseau de clefs trop vite sorti de sa poche. B. pesta. Son gros mot se répercuta sur les murs en un ping-pong sonique. Il ne songea pas à interpréter cette maladresse comme le résidu gestuel de son inquiétude précédente.

C’est ce moment-là que choisit F., conseillère bancaire spécialiste des placements financiers et des assurances-vie, pour sortir de l’ascenseur. Elle fit quelques pas, puis, avisant rapidement à quelques mètres d’elle un homme à quatre pattes devant un véhicule, s’arrêta net. Le souffle des portes se refermant bruissa comme le soupir d’un moribond dans la chambre humide et froide d’un hospice municipal. Le claquement électrique d’une minuterie se fit également entendre. F. restait clouée sur place, sans que cette immobilité fût le quelconque signe d’une inquiétude curarisante. Elle ressortait plutôt à une forme inédite de curiosité déplacée. De son côté, B. observait F. par-dessous son bras, en un ovale mal dessiné, sans lui-même ressentir la gêne attendue dans une position aussi ridicule. Ils ne se connaissaient pas, ne se rappelaient pas s’être croisés, encore moins parlé. Une ignorance réciproque les laissait hors de toute relation, à part celle en train de s’instaurer et qui allait de toute manière bientôt prendre fin. On entendit le crissement de pneus d’une voiture quelques étages plus haut, mais ce bruit, pourtant d’ordinaire si dérangeant, ne modifia en rien la paralysie mutuelle qui caractérisait les deux protagonistes de la scène. Ils étaient étrangers l’un à l’autre, définitivement. Et puis, sans raison, B. sortit le premier de sa torpeur, peut-être à cause de la douleur de son genou droit planté dans le béton, et, au moment de son réveil sensoriel, comme une récompense offerte à son regain d’activité, repéra son trousseau de clefs qui brillait telle une pièce d’argent derrière la roue avant. Il tendit le bras pour l’attraper, délaissant la présence de F. Il n’avait même pas songé à lui dire bonsoir ou à esquisser un geste avenant qui témoignerait de sa reconnaissance de l’autre. À dire vrai, la présence de F. lui paraissait tout à fait superflue comme l’est toute présence humaine dans un lieu qui n’est pas fait pour elle. Il n’avait pas envie d’engager de dialogue civil, de se livrer au protocole conversationnel. Il voulait simplement retrouver ses clefs et rentrer chez lui au plus vite. Mais, soudainement, alors même qu’il touchait au but, il prit peur, une peur panique et totale. Il n’entendait aucun bruit, pas même celui de celle qui, quelques instants auparavant, occupait une portion non négligeable de son champ de vision et qui aurait dû logiquement bouger, à tout le moins, se manifester d’une quelconque manière. Ce vide l’angoissa. Sans même saisir ses clés qu’il caressait du bout des doigts, il se releva d’un bond, et se mit à courir dans la direction opposée à la porte ­d’ascenseur, à savoir vers la rampe d’accès qui conduisait en spirale à l’étage supérieur. L’écho de sa course se diffusa aussitôt, mat, brut, dans ce lieu au confinement oppressant. On aurait dit le martellement désespéré d’un séquestré dans une chambre souterraine. B. ne savait pas ce qui le prenait, il n’avait pas eu le temps de réfléchir à la nature de la menace qu’il sentait peser sur lui, mais il était persuadé à un degré ultime de conviction qu’il devait s’enfuir à tout prix, sous peine d’y laisser sa peau. Il avait abandonné sur place sa mallette et ses clés, sa voiture et son statut, et se dirigeait à toute vitesse vers ce qui lui semblait être une issue. Il n’osait se retourner de peur de perdre du temps, de désynchroniser sa course. Il glissa sur une flaque d’huile, chuta lourdement, gémit, se releva, le pantalon déchiré tout du long et l’avant-bras esquinté, et reprit sa course avec une ardeur décuplée. Il n’était plus sensible aux odeurs de brûlé, de pisse et de gaz, aux courants chauds de la nuit poisseuse, à l’humidité cancérigène des piliers, au salpêtre crayeux et aux gommes pneumatiques, aux enduits desquamés, aux rumeurs nocturnes du trafic, bref à l’ambiance urbaine et occidentale qui, depuis deux siècles, sert de pitance à la dégénérescence esthétique prisée par les milieux arty, une seule chose le préoccupait : décamper.

F. ne fut pas vraiment surprise par ce départ en trombe. Elle observa avec une neutralité bienveillante la course de l’homme à travers le parking. Elle ne laissa paraître aucune réaction immédiate : stupeur ou incompréhension. Elle ressemblait à une spectatrice désintéressée qui est tellement absorbée dans une contemplation absolue qu’elle met entre parenthèses toute volonté de vivre. Elle coïncidait avec le dehors, en une alliance complète qui suspendait toute individuation. La vision pour le moins incongrue de ce cadre dirigeant détalant dans un parking vide lui procurait un plaisir pur dénué de toute satisfaction empirique. Elle n’esquissa même pas un sourire, ne cligna d’un œil. Elle était spectacle. À aucun moment, elle ne se demanda ce qui avait poussé cet homme à déguerpir comme cela. Cela ne lui traversa pas l’esprit. Mais, au bout de quelques secondes, peut-être une minute, son attitude changea du tout au tout. Le voile d’impassibilité tomba. F. déchira d’un geste ferme sa jupe, une longue fente parcourant sa cuisse droite galbée dans un collant soyeux. Elle ôta sa veste, laissa tomber à terre son sac à main d’où s’échappa une bouteille d’eau minérale, déposa sur le sol sans plus de précaution sa sacoche en cuir, enleva ses chaussures à talons qu’elle fit valser d’un coup de pied à l’autre bout du parking, défit sa coiffe, dégrafa son chemisier, et, les yeux écarquillés de haine pure, la bouche distendue en une grimace horrible, se mit à crier comme une bête assoiffée de violence et de ­terreur, de morsures profondes et de chairs sanguinolentes.
https://www.vice.com/fr/article/de-linstabilite-629-v5n1
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Message par I am so sure le Mer 21 Déc 2016 - 0:22

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Message par I am so sure le Mer 21 Déc 2016 - 0:23

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Message par I am so sure le Mer 21 Déc 2016 - 0:23

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Message par I am so sure le Mer 21 Déc 2016 - 12:05

https://books.google.fr/books?id=XkiLU4W4-NEC&pg=PA100&lpg=PA100&dq=deux+principes+%E2%80%93+ludus+et+paidia&source=bl&ots=qwU0hoAAVa&sig=pfD89BaBM1d_yZTKCT0wU71QstA&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwjD1rn9-4PRAhXFbBoKHfJuCeIQ6AEISDAG#v=onepage&q=deux%20principes%20%E2%80%93%20ludus%20et%20paidia&f=false
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Message par I am so sure le Mer 21 Déc 2016 - 12:06

[size=34]Lucy Vincent, chimiste de l'amour[/size]
Elle a découvert le rôle d’une hormone, l’ocytocine, dans le coup de foudre. Dans sa vie privée, pourtant, cette Anglo-lituanienne installée en France ne maitrise pas grand chose.
Paru dans leJDD


Lucy Vincent explique que l'être humain est programmé pour aimer son partenaire trois ans. (Jérôme Mars pour le JDD)
On peut avoir démontré à la terre entière que l’amour est une affaire d’hormones et néanmoins posséder un cœur tendre. On peut être née dans la ville la plus moche du pays de Galles, "trou paumé et ravagé par la révolution industrielle", et avoir été touchée par la lumière. A cette époque, Lucy Vincent s’appelait Kustas, jeune Anglo-Lituanienne élevée à la dure dans une école catholique, destinée à devenir sage-femme, comme sa mère et sa sœur. Mais, à 7 ans, la petite fille découvre le caractère miraculeux du phénomène de la photosynthèse et cela va changer sa vie: "La lumière se transforme en sucre, tu te rends compte !" hurle-t-elle à sa mère. Quarante-cinq ans plus tard, l’émotion est intacte. Chaque jour ou presque, Lucy Vincent s’offre des moments d’extase scientifique, des exclamations jouissives, des "eurêka".
Elle donne rendez-vous dans son appartement parisien. L’immeuble, tout en courbes et fer forgé, a été dessiné par l’architecte Hector Guimard, "l’homme des bouches de métro". Psychédélique et végétal, comme serait la résidence parisienne d’Alice au pays des Merveilles. "Je suis une romantique", murmure-t-elle. La preuve : à 18 ans, Lucy plaque tout pour suivre le jeune Nick dans le Yorkshire, à l’université Sheffield. Trois ans plus tard, alors qu’elle ramasse des grappes de raisin dans un domaine de Saint-Emilion, en Gironde, elle est foudroyée: "Le fils du propriétaire a traversé la cour et j’ai su." Elle emménage avec lui, elle a 21 ans. Elle le quitte sept ans plus tard pour épouser le neurobiologiste Jean-Didier Vincent: "Je marche aux coups de foudre. J’adore ça."
Lucy Vincent sait maintenant que son cœur n’y est (presque) pour rien. Responsables de ces frasques amoureuses, ses milliards de neurones. En 2003, c’est dans le laboratoire bordelais de son mari que la neurobiologiste découvre l’ocytocine, une hormone sécrétée dans le cerveau qui favorise "le lien" chez le campagnol des plaines, rongeur fleur bleue. En se plongeant dans la littérature des Américains Young et Insel, Lucy Vincent comprend que l’ocytocine pourrait être "le chef d’orchestre des sentiments". En 2004, la biologiste publie Comment devient-on amoureux ? (Odile Jacob). Suivent deux autres essais et un roman sur le même thème: "L’amour chimique est un sujet inépuisable", explique la scientifique, qui écrit en ce moment son cinquième livre, un dictionnaire de l’amour.
A la lecture, on balance entre désespoir et soulagement. "Lors de mes conférences, les gens hochent tristement la tête", avoue la biologiste. Lucy Vincent soutient la thèse que l’homme et la femme, portés par la nécessité de se reproduire, se choisissent grâce aux odeurs et phéromones qu’ils dégagent (urine, transpiration). L’objectif : détecter un patrimoine génétique assez proche du sien, mais assez différent pour optimiser le génome de ses enfants. L’homme choisira une partenaire féconde (bouche pulpeuse, peau saine). La femme cherchera un conjoint qui a du pouvoir pour assurer la survie de son foyer. "Nous avons hérité des comportements de nos ancêtres préhistoriques" sourit Lucy Vincent. Si les phéromones accrochent et que la forme physique et intellectuelle nous convient, c’est le coup de foudre.
L’être humain est alors "programmé" pour aimer son partenaire trois ans, temps nécessaire pour qu’un enfant tienne debout. Pendant cette période, le cerveau est saturé d’ocytocine. Sa sécrétion s’accompagne de doses de dopamine (motivation) et de bouffées d’endorphine (plaisir). Il occulte les parties négatives du partenaire ("Je te jure que Jean n’est pas radin"). L’amoureux pense à l’autre quatre heures par jour, en moyenne. Il souffre littéralement de trouble obsessionnel compulsif. Avec le temps, le cerveau reprend son activité normale. Les défauts du partenaire sautent à la gorge ("Je réalise que Jean est très radin"). "Cette phase est cruelle et décisive", tranche la neurobiologiste. Elle cite Stendhal: "L’amour est comme la fièvre, il naît et s’éteint sans que la volonté y ait la moindre part."
Il ne se passe pas un jour sans que quelqu’un reproche à Lucy Vincent de tuer l’amour: "On me traite de menteuse et même d’homophobe, parce que je lie l’amour à la reproduction." Elle voudrait nous persuader que ressembler à un campagnol n’est pas si terrible. Ces trois ans "sous emprise" sont merveilleux. Dans un rire de gorge incontrôlé: "On sait tout, mais cela ne change rien. Regardez-moi. Dix ans de recherches et je suis aussi idiote qu’à 20 ans ! Je m’observe dans mes histoires, sans pouvoir rien contrôler." Oui, mais le premier jour de la quatrième année, faut-il allumer des cierges? "Faites comme les autres jours, ce n’est pas une fatalité."
Avec Jean-Didier Vincent, ils ont "tenu" dix-sept ans ensemble. Soit quatorze ans "sobres" (sans endorphines). "Cela peut durer au-delà, quand on s’entend vraiment bien et qu’on fait encore l’amour…" Et de conseiller: "Si on veut une relation durable, il faut choisir son partenaire sur des critères objectifs : le partage des valeurs, l’admiration, les projets. Si cela a duré si longtemps avec mon mari, c’est aussi parce que nous étions tous les deux passionnés par la science." Frédéric Beigbeder, qui tourne en ce moment l’adaptation de son roman L’amour dure trois ans, confie: "Moi j’essaie de vaincre la biochimie, en faisant appartement séparé. Ce n’est pas évident."
En réalité, Lucy Vincent le sait bien: "Après des années, la vie à deux devient forcément pénible. Quand ça marche trois jours sur quatre, c’est déjà exceptionnel." Elle met en garde, de son accent birkinien: "Repérez dès le début ces “petites” indices significatifs qui vous exploseront ensuite au visage. Testez par exemple votre mari en lui disant que vous avez été augmentée, pour voir comment il réagit."
Lucy Vincent a quitté le CNRS "par amour". Elle travaille désormais dans un labo pharmaceutique et espère sa prochaine passion comme on attend le bus. Des phéromones compatibles vont bien finir par croiser son chemin. La chercheuse ferait-elle peur aux hommes? Acquiescement. "Ils se disent que je vais prendre des notes." Aucun risque, Lucy Vincent sait peut-être tout, mais elle ne maîtrise rien et, surtout, pas besoin d’être une chimiste du XXIe siècle pour être experte en sentiments. Elle relit actuellement Orgueil et Préjugés. "Jane Austen a tout compris. C’est très moderne."
Nolwenn Le Blevennec - Le Journal du Dimanche
samedi 13 février 2010


 





BIO EXPRESS


1958: Naissance au Pays de Galles
1981: S'installe à Bordeaux et découvre l'ocytocine
1993: Mariage avec le neurobiologiste Jean-Didier Vincent
2004: Sortie de son premier livre Comment devient-on amoureux? (Odile Jacob)
2005: Petits arrangements avec l'amour (Odile Jacob)
2007: Où est passé l'amour? (Odile Jacob)
2009: La Formule du désir (Albin Michel)
Septembre 2010: Sortie de son dictionnaire scientifique de l'amour


Le lexique de Lucy Vincent


Phéromones : Les phéromones, qu'on trouve dans les urines, la transpiration, les selles ou sur la peau, sont libérées dans l'espace extra-corporel pour faire communiquer entre eux les individus d'une société donnée.
Ocytocine : C'est l'hormone qui lie. Elle intervient dans la formation du lien romantique ou maternel. " Vous le trouvez parfait, vous ne voyez pas ses défauts et vous communiquez avec un langage infantilisé ". Son influence peut perdurer au-delà des trois ans.
Dopamine : Certains symptômes de l'état amoureux rappellent l'action des amphétamines ou de la cocaïne : perte d'appétit, insomnie. Votre motivation reçoit un coup de fouet.
Endorphine : La dépendance amoureuse vient des endorphines, " morphines endogènes ", présentes dans le corps et le cerveau. En présence de son partenaire ou en entendant sa voix, sa sécrétion provoque des " bouffées de bonheur ".
http://www.lejdd.fr/Societe/Sciences/Actualite/Lucy-Vincent-chimiste-de-l-amour-172299
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Message par I am so sure le Mer 21 Déc 2016 - 12:06

L’amour expliqué par les sciences 
Qu'est-ce que l'amour ? Le sentiment amoureux né d'un cocktail chimique "C'est l'état naissant d'un mouvement collectif à deux" dixit le sociologue Francesco Alberoni dans son livre "Le Choc amoureux ". Il existe toute forme d'amour : amouramitié, amour-complicité, amour-maternel, amour-fraternel... Mais celui qui nous importe le plus est bien évidemment le grand Amour. Ce lien si fort qui vous lie à une personne ; cette envie de tout partager, de construire un foyer, de vieillir à ses côtés. Les scientifiques se sont mêlés de ce sujet et ont tenté de comprendre ce qu'est véritablement l'amour et ce qui nous différencie ainsi des autres animaux. Le cerveau agit face aux stimuli sensoriels perçus. © Un cerveau très émotif Les neurobiologistes ont réussi à cerner les régions cérébrales qui s'activent pendant le processus amoureux. Les scientifiques parlent du cerveau "émotionnel" qui se situe essentiellement dans le système limbique. Il comprend différentes régions du cortex cérébral, des régions sous corticales comme l'amygdale, mais aussi l'hippocampe, la région ventrale du striatum, etc. Bref, ces différentes zones cérébrales libèrent différentes molécules qui vont jouer un rôle très important dans le processus amoureux, à savoir le désir, le plaisir/souffrance et l'attachement. C'est ce dernier paramètre qui nous distingue des autres Vertébrés. Au commencement : la passion... La toute première sensation à se manifester est le désir soit de manière immédiate et explosive, le coup de foudre, soit au fur et à mesure, de manière progressive. A qui doit-on cette décharge d'excitation, de joie ? A l'adrénaline et à la dopamine bien sûr. Elles augmentent le rythme cardiaque, la vasodilatation des vaisseaux, d'où les rougissements embarrassants, ainsi que la sudation. Son action est renforcée par la phenyléthylamine, une amphétamine naturelle, qui accentue l'euphorie et l'excitation. Certains la qualifient d'hormone de la passion. ... Ensuite vient l'attachement Comme beaucoup de gens en ont fait l'expérience, la passion ne dure pas. Elle est fugace. La faute à notre cerveau ; les récepteurs spécifiques à la phenyléthylamine se saturent et perdent toute action. L'hypophyse, une glande du cerveau prend le relai et secrète deux autres neurotransmetteurs-hormonaux : la vasopressine et l'ocytocine. En plus de la dopamine, hormone du bonheur, ces deux molécules provoquent l'attachement. L'ocytocine est l'hormone du premier attachement qui lie l'enfant à sa mère. Elle se déclenche à nouveau lors du premier rapport sexuel. Les neurobiologistes ont clairement établi le lien entre sa sécrétion et ses répercussions physiologiques et surtout émotionnelles. Pourquoi aime-t-on ? Un besoin conditionné par nos gènes Vous avez les mains moites, le cœur qui bat la chamade, vous ne pensez qu'à l'autre en permanence, pas de doute vous êtes en train de tomber amoureux. Les magazines féminins font beaucoup de Une sur le coup de foudre, l'amour parfait ou encore les moyens de trouver son "âme sœur". Bref, un programme fort réjouissant et surtout très intemporel. L'amour gouverne nos vies, qu'on le veuille ou non. Mais pourquoi un tel besoin d'aimer et d'être aimé ? Aimer pour survivre Pourquoi cette quête perpétuelle et parfois douloureuse de l'amour ? Alors les scientifiques ont une réponse toute trouvée : c'est inscrit dans nos gènes. Nous voilà bien avancé. Nous avons tendance à oublier que nous sommes des animaux et que notre fonction première est de nous reproduire et d'assurer la pérennité de notre espèce. La neurobiologiste Lucy Vincent parle carrément de programme génétique dans ses nombreux ouvrages consacrés à ce sujet. Les hommes et les femmes assurent leur descendance mais doivent surtout protéger les bébés, très vulnérables. Pour cela, il faut que les deux parents restent auprès de leur progéniture d'où le besoin d'un lien fort entre eux : l'amour. Aimer pour le plaisir Les neurobiologistes ont constaté que les Vertébrés, dont nous faisons partie, doivent éprouver des émotions comme le plaisir. Cela est un moyen de survivre dans leur environnement. Comme la nature est bien faite, ils ont mis en place des mécanismes automatiques comme celui de la récompense. Et l'évolution au cours du temps a conservé ce système. Ce processus fournit la motivation nécessaire aux organismes pour que ceux-ci fassent ce qu'il faut pour pérenniser leur espèce ; Par exemple, manger, boire sont des actions qui donnent du plaisir à l'homme. Et bien il en est de même pour la reproduction. Le désir est le facteur déclenchant de ce circuit de récompense. L'Homme sait que cette émotion va lui provoquer du bien être, de la joie et donc il va vouloir le reproduire un maximum de fois. Le cerveau est complètement conditionné. Sa partie moyenne, le mésencéphale, secrète en quantité de la dopamine qui anticipe le plaisir de la sexualité. Quant à l'hypothalamus, centre du comportement (entre autres), il libère aussi de la dopamine qui elle va fournir du plaisir. Le circuit de la récompense est un mécanisme conservé par l'évolution Aimer pour se construire La biologie n'a pas réponse à tout et ne peut pas expliquer le pourquoi du comment de l'amour. Les psychiatres, psychanalystes, psychothérapeutes apportent leur pierre à l'édifice. Le sentiment amoureux serait un besoin purement égoïste. Les humains l'utilisent pour combler un manque aussi bien matériel qu'immatériel qu'ils sont incapables d'assouvir eux-mêmes. L'homme ne sait pas vivre seul et nécessite la présence d'autrui à ces côtés pour vieillir avec lui. L'amour rassure, d'où cette recherche effrénée par l'Homme. Comment tombe-t-on amoureux ? L'amour dès les premières secondes "Au premier regard, j'ai su que c'était lui/elle". Ah le fameux coup de foudre ! Ce sentiment incroyable qui vous envahit et ne vous lâche plus. Ce n'est en rien un passage obligé pour connaître l'amour. Nous ne sommes pas égaux face à ça. Oui, c'est injuste mais certaines personnes sont plus "sensibles et réceptives" à cette explosion de désir. Que se produit-il en nous ? Deux corps qui se parlent Comme dirait une célèbre publicité pour un déodorant " Laissez le charme agir " et bien là c'est un peu pareil. Inutile de parler, l'homme et la femme communiquent. Comment ? Le langage du corps. Il est totalement inconscient, les protagonistes ne s'en rendent absolument pas compte. Un regard, des échanges de sourires, des mains qui se frôlent... Tout ceci est visible pour les observateurs assidus. On qualifie ces moments de complicité. Des chercheurs américains sont allés plus loin et expliquent que les hommes sont capables de détecter inconsciemment le désir qu'ils suscitent chez leur partenaire. Comment ? La pupille des femmes se dilate, c'est l'expression de leur désir et l'homme le "voit". Un odorat très fin Les scientifiques ont trouvé que le nez jouait un rôle crucial dans cette communication. En effet, les deux sexes libèrent des molécules parfaitement inodores, les phéromones. Celles-ci sont secrétées par des glandes disposées au niveau des aisselles, des mamelons et des organes génitaux. Ces molécules chimiques sont perçues non pas par le nez mais par l'organe voméronasal, une glande logée sous le nez et reliée au bulbe rachidien, partie du cerveau de l'Homme. Ces phéromones constituent notre carte génétique et semble apporter toutes les informations dont notre partenaire a besoin pour faire son choix. A l'heure actuelle, les scientifiques n'ont toujours pas réussi à démontrer leur mode d'activation, ainsi que leur mode d'action. Une chose est sûre, les odeurs corporelles -à ne pas confondre avec les phéromones- sont elles aussi sources de renseignements pour le partenaire. Comment choisit-on notre partenaire ? Choix du partenaire : libre ou imposé ? Chercher son âme sœur, son alter ego avec qui vous avez envie de construire votre vie et avoir des enfants. Et bien, ce n'est pas si facile. Là encore, notre choix n'est pas si libre que ça quoi qu'on en pense. Les hormones guident notre préférence, mais aussi notre niveau social ainsi que la société dans laquelle nous évoluons. Pas facile de se retrouver dans tout ça Donner les meilleures chances à sa descendance Les odeurs corporelles jouent un rôle prépondérant dans le choix du ou de la conjoint(e). Lucy Vincent, neurobiologiste, explique bien dans son livre "Petits arrangements avec l'amour" que ces odeurs émises par notre organisme traduise des informations génétiques concernant notre système immunitaire. Qu'est-ce que cela vient faire dans l'amour ? Et bien, les scientifiques pensent que le cerveau tend à chercher inconsciemment une complémentarité chez l'autre. Des études ont montré que majoritairement chez les couples, les deux individus ont un système immunitaire opposé et complémentaire. Pourquoi ? Ils offrent un patrimoine génétique extrêmement varié à leurs enfants leur permettant ainsi d'être immunisés contre un grand nombre de microbes. Ainsi, ils seront mieux armés pour survivre et aussi procréer. On revient toujours à cette notion de maintien de l'espèce. Un choix guidé par la société "Tu es célibataire, ma (mon) pauvre". Oui, on vous l'a déjà faite sentir cette pressionlà. Cette obligation d'être en couple, d'avoir des enfants, de fonder une famille. Alors mieux vaut se mettre rapidement en quête de l'être aimé. Michel Bozon, directeur de recherche à l'Institut national d'études démographique, a effectué de nombreux travaux sur l'amour contemporain. Il en ressort que les jeunes gens ont tendance à chercher leur moitié auprès de leurs semblables, en d'autres termes, dans leur milieu social. Michel Bozon explique que les femmes privilégient le statut social dans leur choix. Les femmes venant d'un milieu populaire auront plus tendance à choisir un homme musclé symbole de force, de stabilité et de sérieux. Alors que celles de milieux plus aisés cherchent essentiellement des hommes grands, minces, gage d'intelligence, d'assurance et de sécurité financière pour subvenir aux besoins de la famille. Quant au sexe masculin, les critères physiques rentrent en ligne de compte. La beauté est le premier facteur sur lequel porte le choix des hommes. Contrairement à la mode actuelle de la minceur, voire de la maigreur, les jeunes hommes aiment les femmes ayant des formes, symboles de fertilité et de maternité. Leur objectif est de trouver une femme capable de porter leur enfant. L'amour rime-t-il avec toujours ? L'amour est limité dans le temps Est-ce la bonne personne ? Est-ce que notre amour va durer pour toujours ? Généralement, les futurs mariés se posent cette question cruciale avant de sauter le pas devant monsieur le Maire. Certains sont plus fatalistes et n'hésitent pas à comparer l'amour à une roulette russe. Ça passe ou ça casse ! Les scientifiques ont un avis sur la question. Pour les âmes romantiques, abstenezvous de lire la suite, cela risque de vous déprimer pour un bon moment. Le temps de l'amour est compté Comme nous l'avons vu dans le premier chapitre, le cerveau secrète un cocktail hormonal : dopamine, adrénaline/sérotonine, endorphines, ocytocine. Ces molécules sont respectivement responsables de l'excitation, de la joie, du bonheur et de l'attachement. Le cerveau va peu à peu se désensibiliser à la dopamine et à l'adrénaline. C'est là où les choses se compliquent pour le couple. La neurobiologiste Lucy Vincent avance que ces molécules agissent sur le cerveau pendant trois ans, pas plus. La scientifique explique que cette durée est pile le temps imparti pour que l'enfant du couple soit viable, c'est-à-dire qu'il est capable de se débrouiller seul avec un seul parent. Dès lors le couple n'a plus raison d'être. Cette date de péremption colle avec notre fonction première : maintenir l'espèce en se reproduisant. L'évolution reste très terre à terre et a mis en place des mécanismes simples dont le bonheur n'est pas le but ultime. Un amour condamné ? Heureusement que l'amour n'est pas uniquement une histoire d'hormones. Les chercheurs sont loin d'avoir fait toute la lumière sur ce sujet et assurent eux-mêmes que la biologie n'est pas seulement à l'origine de ce sentiment. Heureusement des couples durent pendant des décennies et l'ocytocine y est pour quelque chose. Elle va continuer à procurer du bien être chez les deux partenaires. Mais tout le secret de longévité est de cultiver sa complicité, comme le préconisent bon nombre de thérapeutes. La communication, la surprise... sont les ingrédients pour cultiver l'amour du couple. Il n'y a plus cette addiction l'un envers l'autre due aux hormones- mais juste de la sérénité et du bonheur. De nombreuses études ont prouvé que les couples où la parole est d'or durent plus longtemps que les autres. L'épanouissement intellectuel est crucial pour la survie du couple Le cap difficile de la rupture Certains duos malheureusement ne durent pas et la rupture est alors inévitable. La personne qui se fait quitter est souvent cent pieds sous terre. Perte d'appétit, apathie, perte d'envie, dépression. Tous ces symptômes sont comparables à un drogué en état de manque. Le début d'une relation est essentiellement passionné car nous libérons beaucoup de dopamine et d'endorphine. Dès qu'il y a rupture, le cerveau ne reçoit plus sa dose, le corps le manifeste. Et oui, l'amour est une drogue ! Une bonne cure de désintoxication permet de reprendre le cours de sa vie amoureuse et de s'ouvrir à de nouvelles rencontres. Ce dossier a été réalisé par Charlotte Portalis et publié en journal du net. Par : Nes.D
http://magazine-sputnik.freevar.com/archives/N4/includes/article/amour.pdf
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Message par I am so sure le Mer 21 Déc 2016 - 12:07

Pourquoi certaines personnes aiment écouter de la musique triste ?






Un des rares regrets dans ma vie : je n'ai pas appris à bien jouer d'un instrument de musique. 



Vous avez que la lecture est très importante pour le développement de votre cerveau et aussi pour être autodidacte et peut-être même pour devenir un agent de changement de notre société ;-)


Mais la musique est aussi quelque chose de super important. Quand vous essayer de jouer une pièce de piano ou d’un autre instrument, cela fait travailler plusieurs parties de votre cerveau davantage encore que la lecture. Ça sert aussi à extérioriser vos émotions. Même si je ne sais pas très bien jouer de la guitare, j'arrive à improviser des morceaux vraiment triste et mélancolique !!!


C’est une des choses que je regrette dans ma vie, c’est de ne pas mettre mis à la musique sérieusement. En effet, en secondaire 2 lorsque j’ai choisi de prendre mon cours de lecture rapide comme cours à option, et bien j’ai dû laisser tomber l’autre cours qui était un cours de guitare. Malheureusement, choisir quelque chose c’est aussi se priver de d'autre chose ;-)


Quelques années plus tard, à l’université, je me suis mis à la guitare en autodidacte grâce à un des mes amis qui s’appelait Clément. Malheureusement, ça m’aurait pris des cours pour me donner le petit coup de pouce pour aller plus loin.


Vous allez me dire que rien ne m’empêche de prendre des cours aujourd’hui. Et c’est vrai, mais je ne le fais pas sous prétexte que je suis trop occupé. À ma retraite peut-être, quelle retraite ??? J’y reviendrai ;-)


La musique est en fait un mystère que les scientifiques étudient depuis nombre d’années.


Tous autant que nous sommes, nous savons de façon instinctive que la musique a effet un effet sur nos émotions, nos sentiments, notre humeur, notre motivation et aussi notre cerveau. En effet quand vous écoutez de la musique ou que encore plus quand vous en jouez, cela active à peu près toutes les zones de votre cerveau.  C’est ça qui complique la recherche sur le cerveau et la musique, parce qu’il n’y a pas un point principal pour la musique dans le cerveau.


La musique n’est pas magique mais quand même, elle est spéciale. Par exemple, il y a des preuves scientifiques que si vous jouez de la musique, ça aide à la concentration et à la lecture. Ou encore les patients atteints de la maladie de l’Alzeihmer garde la mémoire de la musique ou du moins d’une partie.


Tout ça pour vous dire qu’écouter ou encore plus jouer de la musique demande la mise en place d’un énorme réseau dans notre cerveau, ce qui le maintient en forme et en bonne santé pour la vie.


Mais la musique a d’autres fonctions, elle peut nous aider à relaxer et à nous détendre. Mais elle peut aussi nous nuire parfois.


Voilà bien des années, j’ai arrêté d’écouter de la musique. En effet, j’avais tendance à écouter beaucoup de musique triste et mélancolique et cela m’entrainait dans la tristesse. Mais il y a à peu près un an, j’ai recommencé à écouter de la musique.


Quel plaisir, quelle joie ? Mais de nouveau je me suis mis à écouter de la musique triste et des fois à me retrouver dans une tristesse ultra profonde. Par contre, des fois j’étais relaxé, détendu et de bonne humeur, même si j’écoutais de la musique triste. C’est là que je me suis demandé pourquoi je réagissais comme ça. D’autant que je ne suis pas la seule personne à être comme ça dans mon entourage. Curieux comme je suis, j’ai commencé à chercher.


D’abord la tristesse, il faut bien comprendre cette émotion. La tristesse est semble-t-il un des 4 émotions principales de base avec la joie, la peur et la colère. Cette émotion reflète chez nous de la peine, du chagrin et aussi de la douleur émotive. Elle apparait quand nous faisons face à un manque affectif IMPORTANT. Il nous manque quelque chose comme par exemple « quelqu’un nous manque ».


La tristesse est comme le témoin lumineux qui nous signale dans une voiture que le moteur manque d’huile. Ce signal restera allumer tant qu’on ajoutera pas d’huile dans le moteur afin que nous évitions de le bruler. La tristesse est là pour nous avertir qu’il nous manque quelque chose. À nous de voir ce qui nous manque parce que si ça dure trop longtemps, si ce manque affectif persiste, notre malaise va s’amplifier. Nous allons manquer d’énergie, nous ferons de moins en moins d’activités enthousiasmantes et nous manquerons encore plus d’énergie. Cercle vicieux en vue.


Autre point important de la tristesse, c’est qu’elle peut se transformer en colère. Pour pouvoir ressentir sa tristesse, il faut accepter d’être vulnérable. Nous sommes vulnérables lorsque nous sommes tristes. Si nous sommes trop sensibles et que la tristesse devient trop grande pour notre sensibilité, nous la transformons en colère et nous la dirigeons vers la personne que nous jugeons responsable de cette tristesse.


Quel rapport avec la musique et les chansons tristes ? Et bien, étrangement, la musique triste peut nous faire du bien comme elle peut nous faire du mal.


Les chercheurs se sont aussi intéressés aux effets de la musique triste sur les gens. Et aussi incroyable que cela paraisse, il a même été démontré qu’une majorité de jeunes préférait la musique au sexe ou à la drogue. Pourquoi ? Et bien parce que la musique déclenche des drogues, des hormones et a des effets dans notre corps.


Par exemple, si vous êtes en deuil ou encore que votre chien vient de mourir, votre corps va sécréter de la prolactine afin de vous aider à passer à travers ce deuil. C’est comme si mère nature venait vous consoler. La musique triste a le même effet, vous vous mettez dans un état de tristesse, le cerveau pense que quelque chose ne va pas et il vous envoie de la prolactine. Mais une partie de votre cerveau sait que ce n’est pas un véritable chagrin, qu’il n’y pas de vrais deuils, de vraies douleurs dans le bas du ventre. Donc à la fin de la journée, grâce à la prolactine, vous vous sentez mieux.


La musique peut aussi agir d’une autre façon. Elle peut agir comme une catharsis, c’est à dire qu’elle nous permet d’épurer notre tristesse en écoutant des chansons tristes. On peut arriver à faire la même chose en écoutant un film triste par exemple.


La musique libère aussi parfois dans notre cerveau de la dopamine de la même manière que les autres plaisirs que sont la nourriture, le sexe ou la drogue. En effet, on peut par exemple apprécier la beauté d’une chanson triste.


Donc on peut jouir de la tristesse et de la mélancolie d’une chanson triste parce qu’elle déclenche des effets dans notre corps, mais en même temps nous savons que ce n’est pas réelle et dangereux. Donc nous en profitons.


Tout de même, à mon humble avis, la musique triste peut parfois devenir dangereuse. En effet, si la tristesse s’est installée chez vous pour signaler qu’il y avait un manque affectif important dans notre vie, que nous ne faisons rien pour changer cette situation et si cette tristesse s’intensifie parce que nous ne voulons pas écouter ce signal d’alarme et que nous nous mettons à écouter de la musique triste, non pas pour ce que ça aille mieux, mais pour s’enfoncer davantage dans notre tristesse. Il y a danger à cause du cercle vieux du manque d’énergie et du manque d’enthousiasme qui nous rendra encore plus triste.


En conclusion, apprenez à jouer d’un instrument et écouter de la musique le plus souvent possible, même de la musique triste. Cela vous fera du bien au niveau de l’humeur et cela maintiendra votre cerveau en forme.


Mais si la tristesse s’intensifie chez vous suite à l’écoute de musique, interrogez-vous sur le sens de ce signal d’alarme. Quel est le manque affectif important qui subsiste chez vous ? Et parlez-en à quelqu’un ?






Publié par Thierry Verviers à 13:58 Aucun commentaire: 
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mercredi 20 août 2014

Cerveau droit, surdoués, zèbres: science contre idées préconçues

Table des matières

  • Introduction
  • Petit problème lorsqu'on étudie les surdoués ?
  • Être surdoué, qu'est-ce que ça veut dire ?
  • Être surdoué, est-ce que c'est génétique ?
  • Les surdoués ont-ils un cerveau différent des autres enfants ?
  • Un surdoué est-il automatiquement hyperactif ou inattentif ?
  • Les surdoués souffrent-ils de troubles psychologiques plus que les autres enfants ?
  • Est-ce qu'un surdoué a le sens de l'humour ?
  • Et l'intelligence émotionnelle là-dedans ?
  • Les surdoués sont-ils plus créatifs que la plupart des autres personnes ?
  • Un surdoué est-il plus éthique au niveau du bien et du mal que les autres enfants ?
  • Les surdoués ont-ils une personnalité spéciale ?
  • L'encadrement de ces êtres différents ?





Cet article est inspiré du livre "Les surdoués ordinaires" de Nicolas Gauvrit paru au "Presses Universitaires de France", Mai 2014.
http://www.puf.com/Autres_Collections:Les_surdoues_ordinaires
Je recommande la lecture de ce livre super intéressant à toute personne qui veut creuser le sujet davantage. Cet article ne présente que quelques idées contenues dans ce livre.


Introduction
Depuis un certain temps déjà, je m'intéresse au phénomène des enfants surdoués (cerveau droit, zèbre, enfant précoce). Ces enfants qui pensent autrement que la moyenne des autres enfants s'adaptent souvent très mal à notre société et à notre système d'éducation.
Ayant eu affaire à certains de ces enfants dans ma vie privée et professionnelle et voulant le plus possible pouvoir les épauler et les aider, je me suis mis à lire beaucoup de livres, d'articles sur le sujet.
Ce qui saute aux yeux, c'est que beaucoup de choses circulent sur ses enfants "zèbres - différents des autres". Beaucoup des connaissances accumulées sont empiriques et basées sur l'expérience de plusieurs intervenants sur le terrain. Mais du point de vue scientifique, c'est beaucoup moins clair.
Le livre de Nicolas Gauvrit apporte un certain éclairage sur l'aspect scientifique des enfants "cerveau droit - créatif".
Voici les points qui m'ont le plus marqué et comment je les relie à ma propre expérience sur le terrain.


Petit problème lorsqu'on étudie les surdoués ?
Malheureusement, beaucoup de la littérature dédiée au "cerveau droit", "surdoués", "zèbres" est orientée négativement comme quoi tous les surdoués auraient nécessairement des problèmes.
C'est certain, puisque bon nombre de livres écrits sur le sujet le sont par des psychologues et autres intervenants qui ont eu à aider et intervenir auprès de plusieurs de ces jeunes qui avaient différents problèmes dont certains très sévères.
Est-ce que ça veut dire que tous ces enfants ont des problèmes ? Bien sûr que non. L'enfant surdoué qui fonctionne bien dans la société et dans le système d'éducation ne visitera jamais le bureau d'un intervenant social ou d'un psychologue.
Mais est-ce que ça veut dire que le "surdoué" qui fonctionne bien dans la société est "heureux" et a développé ton son plein potentiel ? Là aussi la réponse est "pas nécessairement". Il a peut-être seulement trouvé une façon de s'adapter.
Donc tout est très relatif quand on parle de ces enfants "zèbres" et cet article doit être lu en ayant toujours à l'esprit que nous sommes au début de la recherche sur ce type d'enfant. Toute médaille a au moins deux côtés et parfois plus. ;-) Tout est une question de perspective.



Être surdoué, qu'est-ce que ça veut dire ?
La moyenne du QI dans la population en générale est de 100. Vous avez 110 de quotient intellectuel, vous êtes au-dessus de la moyenne et vous êtes à l'aise à l'école. Vous suivez correctement et pas d'ennui à l'horizon.
Votre quotient est de 130 ou plus. Vous êtes très au-dessus de la moyenne. Vous vous ennuyez à l'école. C'est trop facile. Ce n'est pas intéressant. Ce n'est pas motivant. Donc bien que très intelligent et curieux, vous pouvez être un élève à problème. Vous pouvez même "coulé" des cours. Et dans des cas extrêmes, vous pouvez décrocher de l'école.
En fait, l'école qui est construite pour l'élève moyen au quotient de 100, ne vous convient pas du tout. Et donc même si vous avez tout ce qu'il faut pour réussir à l'école, un jour vous vous mettez à échouer vos cours sans que vos professeurs ne comprennent pourquoi ?
Évidemment, la mesure du QI est discutable comme mesure de l'intelligence. L'intelligence est quelque chose de complexe et aujourd'hui, on sait qu'il existe plusieurs types d'intelligence, par exemple l'intelligence émotionnelle.
De plus, on peut aussi analyser l'intelligence d'un point de vue fonctionnel et ainsi la mesurer par certains indices:

  • La vitesse d'exécution des tâches
  • La mémoire à court terme qui vous permet de retenir les chiffres nécessaires pour faire une multiplication complexe par exemple
  • La capacité à résoudre des problèmes nouveaux non reliés au langage comme résoudre un casse-tête
  • Et la capacité verbale: raisonnement et vocabulaire

Un enfant surdoué pourra être au-dessus de la moyenne dans tous les domaines, mais il peut aussi être moyen dans un domaine et être très supérieur dans les autres. 
En conclusion, il n'est pas facile d'identifier un enfant surdoué. Pour ma part, je les identifie souvent parce qu'il ne fonctionne pas bien dans mon mode d'entrainement traditionnel et que lorsqu'ils donnent leur avis sur quelque chose, leur perspective est souvent très différente de celle des autres enfants.





Être surdoué, est-ce que c'est génétique ?
L'intelligence vient-elle de notre hérédité ou est-ce que notre environnement influence notre degré d'intelligence.
Si comme moi, vous êtes du type socialiste et que vous voulez que la société donne des chances égales à tous; vous préféreriez que l'intelligence soit davantage fixée par l'environnement que par les gènes.
La science a fait des pas de géants dans la recherche entre autres en étudiant les jumeaux. Les études semblent maintenant démontrer de façon certaine que l'intelligence est beaucoup plus génétique que ce que l'on croyait de prime abord.
Chez l'enfant, les gènes expliqueraient de 40% à 60% des variations de QI. Et près de 70% à 80% chez les adultes, chez qui l'environnement semblerait avoir de moins en moins d'influence. Prendre note que ces pourcentages sont mesurés dans une société où tout le monde a accès au réseau d'éducation.
En conclusion, si vous êtes un "zèbre", il y a fort à parier que vous parents étaient eux aussi des "surdoués".
Sur le terrain, il est assez facile de remarquer qu'au moins un des parents des enfants que l'on peut identifier comme "surdoué" ou "zèbre" a une intelligence différente et qui semble au-dessus de la moyenne.


Les surdoués ont-ils un cerveau différent des autres enfants ?
Ça, c'est une question très intéressante. Comme entraîneur sportif et éducateur, ayant eu affaire à certains de ses enfants, j'ai pu remarquer que leur façon de penser et de réagir était différente et même parfois très différente des autres enfants.
De mon point de vue néophyte, je serais prêt à affirmer que leur cerveau ne fonctionne pas de la même façon à des degrés divers suivant le degré de douance.
Et bien surprises, les dernières recherches prouvent que le cerveau du surdoué ne fonctionne pas de la même façon. Le cerveau de l'enfant surdoué est plus efficace, semble plus puissant et semble se développer plus vite.
Quelques exemples:

  • Il y aurait une connectivité plus nette entre les différentes parties d'un même hémisphère cérébral et aussi entre les deux hémisphères du cerveau
  • Les enfants doués automatisent plus vite les tâches ennuyeuses et fastidieuses. Il utilise une partie de leur cerveau qui consomme moins d'énergie
  • Lorsqu'ils sont face à un problème complexe, ils activent différentes zones de leur cerveau que l'enfant ordinaire et consomme plus d'énergie. Tout indique l’utilisation d’un surplus de puissance cérébral.


Par contre, il reste une question à résoudre: est-ce que c'est le fonctionnement de leur cerveau qui fait qu'ils sont surdoués ou le fait qu'ils soient différents qui a amené leur cerveau a fonctionné autrement.
Et bien, la recherche n'a pas encore la réponse à cette question.
Autre point bizarre, de façon statistiquement significative, on retrouve souvent chez les surdoués des caractéristiques physiques comme la myopie, l'asthme ou le fait d'être ambidextre...



Un surdoué est-il automatiquement hyperactif ou inattentif ?
Suivant les recherches scientifiques, les enfants "zèbres" souffriraient plus souvent de TDAH que les autres enfants. Mais tous les scientifiques ne sont pas d'accord là-dessus. En effet, un enfant "surdoué" qui s'ennuie vraiment beaucoup à l'école se mettra à déranger et à avoir des comportements proches de l'enfant hyperactif. Donc prudence à ce sujet.
Par contre, ce qu'on sait c'est qu'il existe des enfants surdoués qui sont aussi TDAH en même temps.
Pour ce qui est des troubles de l'attention, il y a une différence majeure entre les enfants ordinaires et les enfants "zèbres". Chez ces derniers, l'inattention serait principalement provoquée par l'ennui, par un manque de stimulation. Tandis que chez les autres, ce serait vraiment un manque de capacité.
Sur le terrain, ils sont assez faciles à identifier. Ils sont le plus souvent inattentifs ou du moins ont l'air de l'être. Demandez-leur ce que vous venez de dire et ils vont vous le répéter à cause de leur mémoire à court terme puissante. Par contre, des fois vous allez les voir vraiment concentrés et attentifs contrairement à d'habitude. Pourquoi ? Très simple, c'est parce que le sujet les intéresse vraiment...
Très hypothétiquement, j'oserais affirmer qu'il est possible qu'un enfant qui s'ennuie depuis tant d'années à l'école perde petit à petit sa faculté de concentration et d'attention. Mais attention, la motivation entre aussi en ligne de compte avec ces enfants.


Les surdoués souffrent-ils de troubles psychologiques plus que les autres enfants ?
Ceux qui sont intéressés par l'autisme et qui ont lu beaucoup sur le sujet n'auront pu s'empêcher de faire certains parallèles entre certaines caractéristiques des autistes et des surdoués. Et bien, la recherche démontre qu'il n'y a pas de liens entre le fait d'être surdoué et le fait d'être autiste. Par contre, rien ne vous empêche d'être autiste et surdoué en même temps.
Pour les troubles anxieux, la recherche semble démontrer qu'ils seraient moins touchés que la moyenne.
Elle démontre aussi que les "zèbres" sont un peu plus touchés que la moyenne des enfants par les troubles d'apprentissage.
Il est étrange de constater que plusieurs de ces enfants ne sont pas très bons à l'école. Près d'un tiers finit par  se retrouver en échec scolaire surtout au secondaire. Les professeurs les identifient comme des "sous-performants" qui pourraient tellement faire mieux. En fait, chez les "surdoués", là où le bât blesse le plus souvent c'est au niveau de la motivation. Si la motivation n'est pas là, il ne se passe rien. Et ce n'est pas parce qu'on est plus intelligent que la moyenne que l'on voit nécessairement le lien entre l'effort que l'on fait maintenant et ce que ça nous apportera dans le futur.
Il y a aussi les surdoués, qui bien que motivés, échouent quand même à l'école. Ils font sûrement face à un trouble d'apprentissage du type "dys" pour dyslexie, dyscalculie, dysgraphie et autres. D'ailleurs, certaines recherches sembleraient démontrer que le risque de troubles d'apprentissage augmente avec l'augmentation du QI. Donc le "zèbre" n'est pas nécessairement paresseux, il peut aussi avoir un autre problème qui n'a pas été identifié. Le mythe du surdoué qui réussit tout facilement à l'école est tenace.
Sur le terrain, lorsque vous vous mettez à essayer d'aider ces athlètes dans leurs études, vous pouvez vous apercevoir que finalement le jeune est vraiment démotivé et ne voit plus aucune utilité à l'école. S'il a une intelligence supérieure, il est souvent en mesure de voir les incongruités de notre système d'éducation; ce qui le démotive encore plus. Mais parfois, le problème se situe aussi au niveau d'un trouble de l'apprentissage, mais aussi parfois au niveau des méthodes de travail
Plusieurs de ces jeunes réussissent à passer leur cours en ne faisant presque rien grâce à leur intelligence particulière et leur mémoire à court terme au-dessus de la moyenne et même grâce à leur créativité, et ce pendant plusieurs années. Ce type d'enfant verra rapidement comment trouver une partie de la réponse dans la question ou dans les autres questions de l'examen. Il ira même jusqu'à étudier la personnalité du professeur pour savoir quel type de réponse lui convient le mieux et sera capable de "broder" une réponse convaincante même s'il ne connaît pas vraiment la réponse.
Et un jour, ils font face à la réalité que leurs capacités ne suffisent plus pour passer leur cours. Ils doivent se mettre à travailler, à étudier et à lire. Pas facile pour quelqu'un qui n'a jamais eu à le faire. Ça leur prend une énergie considérable pour créer des habitudes de travail qu'ils n'ont jamais eu à utiliser. Et si en plus la motivation n'est pas là, c'est la catastrophe. 
Il faut alors les amener à se rendre compte de ce qu'ils sont: "des droitiers", des "zèbres", des "doués" et leur faire comprendre qu'ils sont rendus à l'étape où ils doivent construire de nouvelles habitudes. Ce n'est pas facile ni pour eux ni pour celui qui les encourage. Mais le résultat est là lorsque les deux tiennent le coup.


Est-ce qu'un surdoué a le sens de l'humour ?
Les "zèbres" auraient un sens de l'humour plus développé surtout chez les jeunes enfants du moins en ce qui a trait aux jeux de mots et aux expressions à double sens.
Ils auraient le sens de l'humour en avance par rapport aux autres enfants tout simplement parce qu'à cause de leur intelligence plus développée, ils ont la capacité de comprendre les jeux de mots avant les autres enfants. À 8-9 ans, ils peuvent déjà avoir le sens de l'humour d'un enfant de 12 ans.
Mon expérience sur le terrain est contradictoire à ce sujet. Certains surdoués ne semblent pas comprendre certains jeux de mots ou les comprennent en retard. D'autres prennent l'humour trop au pied la lettre. Souvent, ils trouvent certaines choses drôles alors que les autres ne trouvent pas ça très drôle. Mais il est vrai que leur maîtrise des mots est supérieure aux autres enfants et qu’ils prennent davantage intérêt aux conversations des adultes alors qu’ils sont encore très jeunes par rapport aux autres enfants.


Et l'intelligence émotionnelle là-dedans ?
Disons tout de suite que certaines recherches démontrent qu'ils ont un avantage au niveau du leadership et du jugement moral.
La recherche démontre que les "zèbres" sont très particuliers au niveau de l'intelligence émotionnelle. Une recherche en particulier semble apporter un éclairage sur la différence avec les autres enfants. Ils ont une capacité de compréhension des émotions très au-dessus de la moyenne.
Par contre, ils utilisent mal cette capacité. En effet, ils sont très talentueux pour comprendre les émotions des autres et ont même de très bonnes capacités pour la gestion de leurs propres émotions. Et pourtant ils n'en profitent pas. Ils seraient même très mauvais à ce niveau. Ils gèrent très mal leurs émotions, bien qu'ils en soient capables. En plus, ils ont l'impression de mal comprendre les émotions des autres alors que lorsqu'on les interroge, ils sont parmi les meilleurs pour décrire et expliquer ces émotions des autres.


Sur le terrain, cet aspect de leur personnalité est celui qui m’a toujours le plus désarçonné. Comment quelqu'un d'aussi habile pour expliquer ses émotions et celle des autres peut-il être aussi malhabile pour ce qui est de l'application de l'intelligence émotionnelle sur le terrain ? Comment cet athlète qui est si mature dans les discussions et les rencontres individuelles peut-il avoir si peu de maturité à certaines occasions dans la vie de tous les jours ? Pour moi, ça demeure un mystère.


Une partie de l'explication pourrait résider dans la différence qu'il y a entre connaître et appliquer ses connaissances. Les "zèbres" sont très habiles à comprendre et identifier leurs émotions, ce qui fait qu'en théorie, ils sont aussi très habiles à gérer leurs propres émotions. Par contre, ils ont besoin d'apprendre comment appliquer ces connaissances. Ils ont besoin que quelqu'un leur montre comment les utiliser, les rappelle à l'ordre et leur explique en quoi leur comportement est inadéquat et inefficace. Ils sont intelligents. Si vous leur dites calmement, ils vont vous écouter et apprendre de plus en plus vite.



Les surdoués sont-ils plus créatifs que la plupart des autres personnes ?

La recherche semble démontrer que les "zèbres" sont davantage imaginatifs et créatifs. L'intelligence, c'est être capable de résoudre un problème en appliquant la solution trouvée dans un problème semblable. Mais la véritable intelligence, c'est de résoudre un problème apparemment insoluble puisqu'on ne peut s'appuyer sur un problème semblable puisqu’il n'en existe pas. Il faut alors se servir de son imagination et de sa créativité. Et beaucoup de "zèbres" seraient très créatifs.
Il y a par contre un bémol. La créativité et le QI sont reliés, mais pas suivant une ligne droite. À partir d'un certain niveau de QI, son augmentation n'a aucun effet sur l'augmentation de la créativité. Donc vous pouvez avoir des "surdoués" au niveau du QI qui ne sont pas créatifs.
En fait, certains chercheurs proposent de plus en plus de poser la créativité comme un critère de douance. Un enfant doué pourrait avoir une haute intelligence non exceptionnelle, mais par contre avoir une créativité très au-dessus de la moyenne.

Sur le terrain, ce type d'athlètes est très créatif et développe très vite ses propres coups techniques. Certains aiment aussi la nouveauté et changent régulièrement de matériel et même de style de jeu. D'une année à l'autre, leur style peut être complètement différent. Ils ont beaucoup d’imagination et aiment le changement et la nouveauté.



Un surdoué est-il plus éthique au niveau du bien et du mal que les autres enfants ?

La recherche scientifique semble démontrer que ces enfants ont un sens "moral" plus développé. Ils ont aussi une meilleure sensibilité à ces choses et en plus un bon sens de la justice.
Par contre, aucune recherche n'a réussi à démontrer qu'ils avaient des comportements plus "éthiques" que les autres enfants.
Sur le terrain, il est très clair que ces enfants ont une vision beaucoup plus claire de ce qui est bien ou mal. Ils peuvent souvent discuter très fermement avec vous de leurs valeurs. Et ils sont très sensibles à l'injustice, envers eux, mais envers les autres aussi.
Par contre, ce n'est pas parce qu'ils ont la connaissance de ce qui est bien ou pas qu'ils vont nécessairement l'appliquer dans leur vie. Leurs problèmes de comportement, d'apprentissage et leur personnalité prennent le dessus sur leurs connaissances. 
J'ose émettre cette hypothèse. Je dirais que cet aspect de l'enfant "surdoué" expliquerait en partie pourquoi ils sont plus anxieux et parfois plus perturbés que les autres. Ils peuvent être souvent en conflit avec leurs propres valeurs et leur sens de l'éthique et de la morale.





Les surdoués ont-ils une personnalité spéciale ?

Les recherches semblent démontrer que oui, en partie seulement. Ils seraient sensibles, moins consciencieux, moins anxieux et plus ouverts à la nouveauté.
Les surdoués sont effectivement plus sensibles que les autres enfants. Par contre, on n'arrive pas à déterminer s'ils sont sensibles parce qu'ils sont surdoués ou plutôt parce qu'ils ont vécu du rejet par les autres à cause de leurs caractéristiques.
Est-il possible d'identifier les surdoués à l'aide de leurs caractéristiques de personnalité ? Malheureusement non, pas pour l'instant. Par contre, le trait qui semble le plus les distinguer des autres enfants est celui de l'ouverture à la nouveauté.
Mon expérience sur le terrain me permet de croire que les "zèbres" sont effectivement hypersensibles. Pour ce qui est de l'anxiété, j'ai rarement vu un "surdoué" qui n'était pas anxieux au-dessus de la moyenne si je puis dire. Et pour ce qui est d'être consciencieux, j'ai vu les deux: des surdoués pas très consciencieux et d’autres, très consciencieux. Par contre, j’ai comme l’impression que celui qui est consciencieux est en fait le surdoué qui a réussi à mieux s’adapter au système.






L'encadrement de ces êtres différents ?
Il semblerait de prime abord qu'un encadrement spécial serait nécessaire à ces enfants "droitiers". Par contre, quel genre d'encadrement ? Là aussi la recherche n'est pas très claire.
Regrouper les "surdoués" ensemble semble les aider au niveau académique mais semble nuire à l'estime de soi, mais les effets sont très légers. De même, retirer les "zèbres" d'une classe d'élèves moyens semble nuire aux résultats du groupe moyen.
Une autre méthode consistant à sortir de temps à autre les élèves "zèbres" de la classe pour le regrouper pour une matière en particulier semble donner des résultats positifs bien que modestes. Cela semble aider les élèves plus faibles qui peuvent ainsi recevoir une attention particulière. Et les "surdoués" s'ennuient moins parce qu'ils peuvent aller plus loin dans des connaissances qui ne sont pas au programme scolaire régulier. Et cette méthode n'a pas d'effet négatif sur l'estime de soi.
L'autre solution consisterait à permettre à leur permettre de faire le programme en accélérer. Là ça revient à les regrouper en classe spéciale avec les effets que l'on connaît. Par contre la recherche semble démontrer que les "surdoués" peuvent faire le programme de 5 ans en 3 ans par exemple et que le fait de leur faire faire en 5 ans au même rythme que les autres ne leur apporte rien. Autrement dit, on leur fait perdre du temps.
Une autre solution consiste à leur faire sauter une ou des années. Cette solution n'est pas idéale parce qu'en fait le "surdoué" peut être ralenti du fait qu'il n'a pas vu une partie du programme en sautant ces années.
Tout ça pour dire que la situation n'est pas facile à cerner. 
Mon avis, basé sur mon expérience sur le terrain, ce type d'athlète a besoin d'un encadrement spécial. J'ai essayé plusieurs modes de fonctionnement à l'intérieur de mes groupes "réguliers" et rien n'est ressorti comme probant si ce n'est que parfois ces athlètes se mettaient à s'entraîner intensivement et sérieusement et comme par hasard, c'était un entraînement dit "libre".
Pour le reste, l'encadrement individuel semble très efficace. Il permet d'attaquer certains problèmes propres à cette catégorie d'athlète que vous ne pouvez résoudre à l'intérieur du groupe. Par contre, il est loin d'être facile, prends beaucoup de temps et d'énergie. Mais à mon humble avis, ça en vaut la peine.
Un élément majeur chez ces individus est le manque de motivation qui s'installe après plusieurs années à s'ennuyer dans le système scolaire. Même leur intérêt pour la nouveauté peut avoir disparu. Il faut souvent les amener à apprendre ce que c'est que d'êtres autodidactes et autonomes et qu'ils ne sont pas obligés de se contenter du système scolaire! Surtout à notre époque, ils ont tous les instruments qu'il faut pour apprendre par eux-mêmes sur ce qui les sujets qui les intéressent vraiment.
Un surdoué autodidacte et autonome aura, à mon avis, bien plus de chances de vivre une vie heureuse et utile.
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Re: Je m'exile aphone à pattes d'ours de velours pour jusqu'à un de ces cats... sont gris, souris...

Message par I am so sure le Mer 21 Déc 2016 - 12:08

Je pense trop: comment canaliser ce mental qui me dérange trop souvent ?

Il n'y a pas longtemps, j'ai publié un statut sur un livre qui s'intitulait
"Je pense trop: comment canaliser ce mental envahissant". Ce livre traitait des neuro-droitiers et des surdoués.


À ma grande surprise, quelques-uns de mes athlètes voulaient que je leur prête le livre alors qu'ils ne semblaient pas être neuro-droitiers. Ils voulaient que je leur prête le livre tout simplement à cause du titre. Ces athlètes trouvaient qu'ils pensaient trop.


C'est alors que j'ai eu l'idée d'écrire cet article sur la pensée et sur la façon de canaliser ce mental qui souvent se met à nous déranger de façon obsessive.





Ça ne vous a jamais frappé ?


La première chose qui frappe lorsqu'on s'interroge sur la pensée humaine, c'est que tout le monde pense. La pensée est quelque chose de fondamental dans le fonctionnement de l'esprit humain. Et pourtant, vous ne trouverez aucun cours dans votre cursus scolaire qui vous expliquera ce qu'est la pensée, son fonctionnement et encore moins comment la maîtriser en tant qu'outil.


Si vous ne tombez pas sur l'information nécessaire, vous risquez de subir votre pensée durant toute votre vie au lieu d'être capable de l'utiliser.


Cet article n'a pas la prétention de faire le tour de la question, qui est en fait est une question sans fin tellement la pensée est quelque chose de complexe. Mais il devrait pouvoir vous donner les bases nécessaires pour comprendre que vous n'avez pas à subir votre pensée en permanence et que vous pouvez apprendre à l'utiliser au lieu de la subir. À la suite de cet article, vous devriez pouvoir aller plus loin par vous même.






Réflexion numéro 1: la pensée est un système semi-automatique


La respiration, vous connaissez. Et bien la respiration est la plupart du temps automatique et vous n'en avez pas conscience. Vous respirez à longueur de journée sans même vous en rendre compte. Par contre, vous pouvez prendre le contrôle de votre respiration quand vous le voulez. Vous pouvez décider d'arrêter de respirer ou encore décider de respirer suivant un rythme particulier. Très utile de pouvoir bloquer sa respiration lors d'un incendie pour pouvoir éviter d'absorber la fumée ou encore quand ça sent mauvais ;-)


La pensée est aussi un système semi-automatique. La plupart du temps, les pensées viennent dans votre tête comme ça au hasard des évènements de votre vie sans que vous décidiez quoi que ce soit. Mais vous pouvez aussi décider de penser à quelque chose en particulier. Vous pouvez décider de penser à votre blonde et de continuer à penser à elle pendant plusieurs minutes. Puis par manque de concentration, d'attention et d'énergie, les pensées automatiques non voulues reprendront le dessus.






Réflexion numéro 2: nous nous identifions à nos pensées


Pourquoi les pensées prennent-elles autant de place dans notre vie et peuvent-elles devenir obsédantes et même empoisonnantes; c'est parce que nous nous identifions à nos pensées.


Certaines de nos pensées peuvent tourner à l'obsession et tourner en rond dans notre esprit pendant des heures et nous vider de toute notre énergie. Elles peuvent même nous empêcher de nous concentrer ou de penser à autre chose.


Il est alors assez difficile d'accepter que nous ne soyons pas nos pensées, qu'il y ait une distinction entre "celui qui pense" et les pensées elles-mêmes.


Et pourtant, il y a une énorme différence entre le "penseur" et la "pensée". Mais personne ne nous apprend ça.






Réflexion numéro 3: les pensées s'accrochent les unes aux autres


Pour pouvoir mieux connaître comment fonctionne notre système de pensées, il faut pouvoir les observer. Pour pouvoir les observer, il faut avoir la capacité d'être conscient des pensées qui passent dans notre tête. Il faut devenir conscient de comment les pensées s'accrochent les unes aux autres.


Petit exercice pour prendre conscience de vos pensées: prenez une feuille de papier et un stylo et pendant 10 minutes, notez toutes les pensées qui vous viennent à l'esprit. Ensuite, relisez la feuille en vous demandant qu'est-ce qui a provoqué cette pensée ?


Au bout d'un certain temps, vous deviendrez de plus en plus conscient de vos pensées, de leurs caractères automatiques, de leur existence. Chaque pensée vient au monde, vit et meurt à un moment donné.


Voici un petit exemple du fonctionnement de la pensée. J'aperçois mon cellulaire. Cela me fait penser que ma blonde m'a envoyé un texto hier soir pour se plaindre qu'elle trouvait qu'on ne se voyait pas assez souvent. Je pense alors qu'hier soir, j'ai dû faire du temps supplémentaire à mon travail et que c'est à cause de ça que je n'ai pas pu voir ma blonde. Je pense alors que j'ai fait du temps supplémentaire parce que Michel n'est pas rentré au travail encore une fois et que mon patron m'a demandé de le remplacer à la dernière minute. Je pense alors que Michel n'est pas fiable comme employé et comme personne. Cela me fait aussi pensé que mon patron ne fasse pas son travail de patron, qu'il n'avertit pas jamais Michel et que c'est toujours les autres employés qui écopent. Et ainsi de suite... Tout d'un coup, on sonne à la porte. Un colis est livré à la porte et je dois payer les frais de transport par carte de crédit. La carte de crédit est dans mon portefeuille et je ne trouve pas mon portefeuille. Où est-ce que je l'ai mis hier soir en revenant du travail ? Et oups, je me remets à penser à ma blonde, Michel et mon patron.


La pensée originale est venue du fait que j'ai aperçu mon cellulaire qui m'a remis quelque chose en mémoire. Ensuite, chaque pensée a été engendrée par la pensée précédente. L'ensemble de pensées concernant ma blonde, Michel et mon patron a été interrompu par le fait qu'on sonne à la porte. D'autres pensées sur un autre sujet sont apparues: portefeuille, carte de crédit. Et puis, tout d'un coup, une pensée me ramène sur l'ensemble de pensées de départ. On commence là à parler de pensées obsédantes qui peuvent devenir aliénantes.


Donc les pensées peuvent être déclenchées par un évènement ou un objet extérieur ou encore elles peuvent tout simplement être déclenchées par la pensée précédente.








Réflexion numéro 4: vous ne pensez pas tout le temps malgré ce que vous croyez


La plupart des gens croient qu'ils pensent sans arrêt et pourtant c'est faux. Certaines personnes en sont conscientes et d'autres pas.


Faites l'expérience suivante autour de vous. Dites à un groupe de personnes que vous allez compter jusqu'à 5 et qu'à 5 ils doivent arrêter de penser. La plupart des personnes vont vous dire qu'elles ne peuvent pas arrêter de penser. Pourquoi ? Je vous défends de penser à un ours polaire blanc. Que se passe-t-il ? Automatiquement, l'ours polaire blanc apparaît dans votre esprit. Donc si vous vous dites que vous devez arrêter de penser et bien vous pensez et donc vous n'êtes pas en train d'arrêter de penser.


Et pourtant, un certain nombre de personnes vont vous dire qu'elles ont arrêté de penser. Vous remarquerez que souvent ce sont des personnes au tempérament calme. Qu'est-ce que ces personnes ont fait pour arrêter de penser ? Et bien rien justement, elles n'ont rien fait. Elles ont laissé les pensées qui étaient dans leur tête s'évanouir et puis elles n'ont rien fait. Surprise, arrêt momentané du flux de pensées.


Une autre façon de s'apercevoir que l'on peut arrêter de penser et d'observer chaque pensée indépendante qui passe dans notre tête comme si c'était une entité vivante. Chaque pensée naît, vit et meurt. Lorsqu'elle meurt, avant qu'apparaisse l'autre pensée, il y a un temps mort, un espace vide, un temps sans pensée.


La plupart des gens passent leur vie sans s'apercevoir de cet espace vide de pensée parce qu'ils ne tournent jamais leur conscience sur le processus qui se passe dans leur tête. Si vous restez calme et ne faites qu'observer votre flux de pensée, petit à petit, cet espace de non pensée va devenir de plus en plus conscient et peut même devenir de plus en plus long.




Réflexion numéro 5: une pensée persiste lorsque vous lui donnez de l'énergie


Vous vous souvenez du parallèle entre la respiration et la pensée au niveau des processus automatiques et conscients. Passons à un autre exemple.


Vous allez faire l'exercice suivant. Vous fermez vos yeux et vous observez votre respiration. Vous sentez l'air entrer par votre bouche ou votre nez. Vous sentez votre ventre gonfler et dégonfler. Vous sentez vos côtes bouger. Vous prenez conscience des petits temps morts entre chaque respiration.


Lors de cet exercice, certaines personnes arriveront à observer leur respiration sans influer sur le processus automatique. Elles vont être capables d'observer leur propre respiration sans interrompre le processus automatique. D'autres personnes en seront incapables, du moins au début. Dès qu'elles se mettront à observer leur respiration, elles vont avoir tendance à interrompre le processus automatique et à prendre le contrôle de leur respiration sans le vouloir. Elles seront donc incapables de ne pas influer sur leur respiration et de rester tout simplement un observateur. Ne vous en faites pas, ça vient avec la pratique.


Quel rapport avec la pensée ? Lorsque vous observez vos pensées un peu comme si elles étaient vivantes, vous allez les voir venir au monde, vivre et mourir. À condition que vous ne leur fournissiez pas d'énergie. Vous devez les observer comme vous observer votre respiration, sans intervenir sur votre respiration, sans leur donner de l'énergie, sans les alimenter en carburant. Si vous réussissez à les observer de cette façon, vous allez vous apercevoir que les pensées s'évanouissent de plus en plus vite et qu'à un moment donné, vous allez arrêter de penser. Tout ce qui restera sera la conscience, le penseur. Et tout d'un coup, vous allez vous dire "Yes, je viens d'arrêter de penser" et à ce moment vous serez en train de recommencer à penser LOL ;-)




Réflexion numéro 6: vous n'êtes pas vos pensées


Au fur et à mesure que vous allez apprendre à observer vos pensées et que vous allez sentir qu'elles viennent au monde, vivent et meurent et que vous allez prendre conscience des espaces sans pensées entre les pensées; vous allez de moins en moins vous identifier à vos pensées.


Juste le fait que vous puissiez prendre conscience et observer vos pensées prouvent que vous n'êtes pas vos pensées. Qui est-ce qui sait que vous êtes en train de penser ? C'est vous et non une autre pensée. Une pensée ne peut observer une autre pensée. C'est votre conscience qui observe vos pensées.


De plus vos pensées fluctuent, changent au cours de votre vie. Que ce soit vos opinions politiques, vos croyances; tout cela change régulièrement. Les pensées changent, mais le penseur reste... Vous n'êtes pas vos pensées.








Conclusion: comment bien utiliser ses pensées et mettre fin aux pensées obsédantes


Le pensée est un processus automatique dont on peut prendre le contrôle temporairement.
La pensée devient alors un outil très utile lorsque j'ai un problème à résoudre par exemple. Après que le problème est résolu, le flux de pensées automatiques reprend le dessus.


Nous ne sommes pas ce processus de pensées automatiques. Nous ne sommes pas nos pensées. Nous sommes celui qui pense.


Donc il ne s'agit pas tellement d'arrêter de penser car les pensées viennent automatiquement. Il s'agit plutôt de se libérer de nos pensées.


En apprenant à les observer à distance comme des êtres vivants (naissance, vie, mort), vous allez aussi apprendre à arrêter de leur donner de l'énergie et ainsi mettre un frein aux spirales de pensées obsédantes et aliénantes.


Si vous poussez plus loin, vous trouverez des exercices qui vont permettront d'allonger les périodes sans pensées et de vivre ainsi dans un espace de conscience pure dépourvu de stress. Mais ça, c'est une autre histoire....


---------------------------------
Extrait du livre "Petit traité de la connaissance de soi", Par José Le Roy, Éditions Almora, Collection Spiritualités Pratiques, 2013 
Chapitre "Suis-je mes pensées ?" page 130 et 131
"Entre deux nuages il y a un intervalle, et cet intervalle est le ciel bleu ! Ralentissez les pensées et regardez les intervalles ! Oui ! Examinez les intervalles et prêtez davantage d'attention à l'intervalle qu'au nuage !
Là où la première pensée a disparu, et où l'autre n'a pas surgi, c'est la Conscience, c'est la Liberté, c'est votre propre place, votre propre demeure. Vous êtes toujours là, voyez-vous.
Déplacez votre attention, changez d'habitude. Ne regardez pas l'image mais l'arrière fond ! Si j'installe devant vous un grand tableau noir de la taille du mur et que j'y dessine un petit point blanc puis que je vous demande "Que voyez-vous?" Vous serez quatre-vingts dix-neuf pour cent à ne pas voir le tableau. Vous répondrez: "Je vois un petit point blanc". Un si grand tableau noir n'est pas perçu, et un petit point blanc presque invisible, est vu. Pourquoi ? Parce que c'est la tendance habituelle de l'esprit: regarder le dessin et non le tableau noir, le nuage , non le ciel, la pensée non la conscience.
Voilà en quoi consiste l'enseignement. Toujours regarder la Conscience et comprendre qu'elle est ce que vous êtes ! C'est votre propre place, votre propre demeure....
Poonja, maître indien, XXe siècle, extrait de Truth is, Éditions Weiser Books, traduit par José Le Roy
http://vieuxsageautodidacte.blogspot.fr/2014/08/je-pense-trop-comment-canaliser-ce.html
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Re: Je m'exile aphone à pattes d'ours de velours pour jusqu'à un de ces cats... sont gris, souris...

Message par I am so sure le Mer 21 Déc 2016 - 12:08

Le blog du vieux sage autodidacte......... Réflexions personnelles au hasard de ses lectures, de ses expériences personnelles et de son vécu d'un vieux de 53 ans qui croit qu'il est important d'être autodidacte et autonome dans la vie...































mercredi 20 août 2014

Cerveau droit, surdoués, zèbres: science contre idées préconçues

Table des matières

  • Introduction
  • Petit problème lorsqu'on étudie les surdoués ?
  • Être surdoué, qu'est-ce que ça veut dire ?
  • Être surdoué, est-ce que c'est génétique ?
  • Les surdoués ont-ils un cerveau différent des autres enfants ?
  • Un surdoué est-il automatiquement hyperactif ou inattentif ?
  • Les surdoués souffrent-ils de troubles psychologiques plus que les autres enfants ?
  • Est-ce qu'un surdoué a le sens de l'humour ?
  • Et l'intelligence émotionnelle là-dedans ?
  • Les surdoués sont-ils plus créatifs que la plupart des autres personnes ?
  • Un surdoué est-il plus éthique au niveau du bien et du mal que les autres enfants ?
  • Les surdoués ont-ils une personnalité spéciale ?
  • L'encadrement de ces êtres différents ?





Cet article est inspiré du livre "Les surdoués ordinaires" de Nicolas Gauvrit paru au "Presses Universitaires de France", Mai 2014.
http://www.puf.com/Autres_Collections:Les_surdoues_ordinaires
Je recommande la lecture de ce livre super intéressant à toute personne qui veut creuser le sujet davantage. Cet article ne présente que quelques idées contenues dans ce livre.


Introduction
Depuis un certain temps déjà, je m'intéresse au phénomène des enfants surdoués (cerveau droit, zèbre, enfant précoce). Ces enfants qui pensent autrement que la moyenne des autres enfants s'adaptent souvent très mal à notre société et à notre système d'éducation.
Ayant eu affaire à certains de ces enfants dans ma vie privée et professionnelle et voulant le plus possible pouvoir les épauler et les aider, je me suis mis à lire beaucoup de livres, d'articles sur le sujet.
Ce qui saute aux yeux, c'est que beaucoup de choses circulent sur ses enfants "zèbres - différents des autres". Beaucoup des connaissances accumulées sont empiriques et basées sur l'expérience de plusieurs intervenants sur le terrain. Mais du point de vue scientifique, c'est beaucoup moins clair.
Le livre de Nicolas Gauvrit apporte un certain éclairage sur l'aspect scientifique des enfants "cerveau droit - créatif".
Voici les points qui m'ont le plus marqué et comment je les relie à ma propre expérience sur le terrain.


Petit problème lorsqu'on étudie les surdoués ?
Malheureusement, beaucoup de la littérature dédiée au "cerveau droit", "surdoués", "zèbres" est orientée négativement comme quoi tous les surdoués auraient nécessairement des problèmes.
C'est certain, puisque bon nombre de livres écrits sur le sujet le sont par des psychologues et autres intervenants qui ont eu à aider et intervenir auprès de plusieurs de ces jeunes qui avaient différents problèmes dont certains très sévères.
Est-ce que ça veut dire que tous ces enfants ont des problèmes ? Bien sûr que non. L'enfant surdoué qui fonctionne bien dans la société et dans le système d'éducation ne visitera jamais le bureau d'un intervenant social ou d'un psychologue.
Mais est-ce que ça veut dire que le "surdoué" qui fonctionne bien dans la société est "heureux" et a développé ton son plein potentiel ? Là aussi la réponse est "pas nécessairement". Il a peut-être seulement trouvé une façon de s'adapter.
Donc tout est très relatif quand on parle de ces enfants "zèbres" et cet article doit être lu en ayant toujours à l'esprit que nous sommes au début de la recherche sur ce type d'enfant. Toute médaille a au moins deux côtés et parfois plus. ;-) Tout est une question de perspective.



Être surdoué, qu'est-ce que ça veut dire ?
La moyenne du QI dans la population en générale est de 100. Vous avez 110 de quotient intellectuel, vous êtes au-dessus de la moyenne et vous êtes à l'aise à l'école. Vous suivez correctement et pas d'ennui à l'horizon.
Votre quotient est de 130 ou plus. Vous êtes très au-dessus de la moyenne. Vous vous ennuyez à l'école. C'est trop facile. Ce n'est pas intéressant. Ce n'est pas motivant. Donc bien que très intelligent et curieux, vous pouvez être un élève à problème. Vous pouvez même "coulé" des cours. Et dans des cas extrêmes, vous pouvez décrocher de l'école.
En fait, l'école qui est construite pour l'élève moyen au quotient de 100, ne vous convient pas du tout. Et donc même si vous avez tout ce qu'il faut pour réussir à l'école, un jour vous vous mettez à échouer vos cours sans que vos professeurs ne comprennent pourquoi ?
Évidemment, la mesure du QI est discutable comme mesure de l'intelligence. L'intelligence est quelque chose de complexe et aujourd'hui, on sait qu'il existe plusieurs types d'intelligence, par exemple l'intelligence émotionnelle.
De plus, on peut aussi analyser l'intelligence d'un point de vue fonctionnel et ainsi la mesurer par certains indices:

  • La vitesse d'exécution des tâches
  • La mémoire à court terme qui vous permet de retenir les chiffres nécessaires pour faire une multiplication complexe par exemple
  • La capacité à résoudre des problèmes nouveaux non reliés au langage comme résoudre un casse-tête
  • Et la capacité verbale: raisonnement et vocabulaire

Un enfant surdoué pourra être au-dessus de la moyenne dans tous les domaines, mais il peut aussi être moyen dans un domaine et être très supérieur dans les autres. 
En conclusion, il n'est pas facile d'identifier un enfant surdoué. Pour ma part, je les identifie souvent parce qu'il ne fonctionne pas bien dans mon mode d'entrainement traditionnel et que lorsqu'ils donnent leur avis sur quelque chose, leur perspective est souvent très différente de celle des autres enfants.





Être surdoué, est-ce que c'est génétique ?
L'intelligence vient-elle de notre hérédité ou est-ce que notre environnement influence notre degré d'intelligence.
Si comme moi, vous êtes du type socialiste et que vous voulez que la société donne des chances égales à tous; vous préféreriez que l'intelligence soit davantage fixée par l'environnement que par les gènes.
La science a fait des pas de géants dans la recherche entre autres en étudiant les jumeaux. Les études semblent maintenant démontrer de façon certaine que l'intelligence est beaucoup plus génétique que ce que l'on croyait de prime abord.
Chez l'enfant, les gènes expliqueraient de 40% à 60% des variations de QI. Et près de 70% à 80% chez les adultes, chez qui l'environnement semblerait avoir de moins en moins d'influence. Prendre note que ces pourcentages sont mesurés dans une société où tout le monde a accès au réseau d'éducation.
En conclusion, si vous êtes un "zèbre", il y a fort à parier que vous parents étaient eux aussi des "surdoués".
Sur le terrain, il est assez facile de remarquer qu'au moins un des parents des enfants que l'on peut identifier comme "surdoué" ou "zèbre" a une intelligence différente et qui semble au-dessus de la moyenne.


Les surdoués ont-ils un cerveau différent des autres enfants ?
Ça, c'est une question très intéressante. Comme entraîneur sportif et éducateur, ayant eu affaire à certains de ses enfants, j'ai pu remarquer que leur façon de penser et de réagir était différente et même parfois très différente des autres enfants.
De mon point de vue néophyte, je serais prêt à affirmer que leur cerveau ne fonctionne pas de la même façon à des degrés divers suivant le degré de douance.
Et bien surprises, les dernières recherches prouvent que le cerveau du surdoué ne fonctionne pas de la même façon. Le cerveau de l'enfant surdoué est plus efficace, semble plus puissant et semble se développer plus vite.
Quelques exemples:

  • Il y aurait une connectivité plus nette entre les différentes parties d'un même hémisphère cérébral et aussi entre les deux hémisphères du cerveau
  • Les enfants doués automatisent plus vite les tâches ennuyeuses et fastidieuses. Il utilise une partie de leur cerveau qui consomme moins d'énergie
  • Lorsqu'ils sont face à un problème complexe, ils activent différentes zones de leur cerveau que l'enfant ordinaire et consomme plus d'énergie. Tout indique l’utilisation d’un surplus de puissance cérébral.


Par contre, il reste une question à résoudre: est-ce que c'est le fonctionnement de leur cerveau qui fait qu'ils sont surdoués ou le fait qu'ils soient différents qui a amené leur cerveau a fonctionné autrement.
Et bien, la recherche n'a pas encore la réponse à cette question.
Autre point bizarre, de façon statistiquement significative, on retrouve souvent chez les surdoués des caractéristiques physiques comme la myopie, l'asthme ou le fait d'être ambidextre...



Un surdoué est-il automatiquement hyperactif ou inattentif ?
Suivant les recherches scientifiques, les enfants "zèbres" souffriraient plus souvent de TDAH que les autres enfants. Mais tous les scientifiques ne sont pas d'accord là-dessus. En effet, un enfant "surdoué" qui s'ennuie vraiment beaucoup à l'école se mettra à déranger et à avoir des comportements proches de l'enfant hyperactif. Donc prudence à ce sujet.
Par contre, ce qu'on sait c'est qu'il existe des enfants surdoués qui sont aussi TDAH en même temps.
Pour ce qui est des troubles de l'attention, il y a une différence majeure entre les enfants ordinaires et les enfants "zèbres". Chez ces derniers, l'inattention serait principalement provoquée par l'ennui, par un manque de stimulation. Tandis que chez les autres, ce serait vraiment un manque de capacité.
Sur le terrain, ils sont assez faciles à identifier. Ils sont le plus souvent inattentifs ou du moins ont l'air de l'être. Demandez-leur ce que vous venez de dire et ils vont vous le répéter à cause de leur mémoire à court terme puissante. Par contre, des fois vous allez les voir vraiment concentrés et attentifs contrairement à d'habitude. Pourquoi ? Très simple, c'est parce que le sujet les intéresse vraiment...
Très hypothétiquement, j'oserais affirmer qu'il est possible qu'un enfant qui s'ennuie depuis tant d'années à l'école perde petit à petit sa faculté de concentration et d'attention. Mais attention, la motivation entre aussi en ligne de compte avec ces enfants.


Les surdoués souffrent-ils de troubles psychologiques plus que les autres enfants ?
Ceux qui sont intéressés par l'autisme et qui ont lu beaucoup sur le sujet n'auront pu s'empêcher de faire certains parallèles entre certaines caractéristiques des autistes et des surdoués. Et bien, la recherche démontre qu'il n'y a pas de liens entre le fait d'être surdoué et le fait d'être autiste. Par contre, rien ne vous empêche d'être autiste et surdoué en même temps.
Pour les troubles anxieux, la recherche semble démontrer qu'ils seraient moins touchés que la moyenne.
Elle démontre aussi que les "zèbres" sont un peu plus touchés que la moyenne des enfants par les troubles d'apprentissage.
Il est étrange de constater que plusieurs de ces enfants ne sont pas très bons à l'école. Près d'un tiers finit par  se retrouver en échec scolaire surtout au secondaire. Les professeurs les identifient comme des "sous-performants" qui pourraient tellement faire mieux. En fait, chez les "surdoués", là où le bât blesse le plus souvent c'est au niveau de la motivation. Si la motivation n'est pas là, il ne se passe rien. Et ce n'est pas parce qu'on est plus intelligent que la moyenne que l'on voit nécessairement le lien entre l'effort que l'on fait maintenant et ce que ça nous apportera dans le futur.
Il y a aussi les surdoués, qui bien que motivés, échouent quand même à l'école. Ils font sûrement face à un trouble d'apprentissage du type "dys" pour dyslexie, dyscalculie, dysgraphie et autres. D'ailleurs, certaines recherches sembleraient démontrer que le risque de troubles d'apprentissage augmente avec l'augmentation du QI. Donc le "zèbre" n'est pas nécessairement paresseux, il peut aussi avoir un autre problème qui n'a pas été identifié. Le mythe du surdoué qui réussit tout facilement à l'école est tenace.
Sur le terrain, lorsque vous vous mettez à essayer d'aider ces athlètes dans leurs études, vous pouvez vous apercevoir que finalement le jeune est vraiment démotivé et ne voit plus aucune utilité à l'école. S'il a une intelligence supérieure, il est souvent en mesure de voir les incongruités de notre système d'éducation; ce qui le démotive encore plus. Mais parfois, le problème se situe aussi au niveau d'un trouble de l'apprentissage, mais aussi parfois au niveau des méthodes de travail
Plusieurs de ces jeunes réussissent à passer leur cours en ne faisant presque rien grâce à leur intelligence particulière et leur mémoire à court terme au-dessus de la moyenne et même grâce à leur créativité, et ce pendant plusieurs années. Ce type d'enfant verra rapidement comment trouver une partie de la réponse dans la question ou dans les autres questions de l'examen. Il ira même jusqu'à étudier la personnalité du professeur pour savoir quel type de réponse lui convient le mieux et sera capable de "broder" une réponse convaincante même s'il ne connaît pas vraiment la réponse.
Et un jour, ils font face à la réalité que leurs capacités ne suffisent plus pour passer leur cours. Ils doivent se mettre à travailler, à étudier et à lire. Pas facile pour quelqu'un qui n'a jamais eu à le faire. Ça leur prend une énergie considérable pour créer des habitudes de travail qu'ils n'ont jamais eu à utiliser. Et si en plus la motivation n'est pas là, c'est la catastrophe. 
Il faut alors les amener à se rendre compte de ce qu'ils sont: "des droitiers", des "zèbres", des "doués" et leur faire comprendre qu'ils sont rendus à l'étape où ils doivent construire de nouvelles habitudes. Ce n'est pas facile ni pour eux ni pour celui qui les encourage. Mais le résultat est là lorsque les deux tiennent le coup.


Est-ce qu'un surdoué a le sens de l'humour ?
Les "zèbres" auraient un sens de l'humour plus développé surtout chez les jeunes enfants du moins en ce qui a trait aux jeux de mots et aux expressions à double sens.
Ils auraient le sens de l'humour en avance par rapport aux autres enfants tout simplement parce qu'à cause de leur intelligence plus développée, ils ont la capacité de comprendre les jeux de mots avant les autres enfants. À 8-9 ans, ils peuvent déjà avoir le sens de l'humour d'un enfant de 12 ans.
Mon expérience sur le terrain est contradictoire à ce sujet. Certains surdoués ne semblent pas comprendre certains jeux de mots ou les comprennent en retard. D'autres prennent l'humour trop au pied la lettre. Souvent, ils trouvent certaines choses drôles alors que les autres ne trouvent pas ça très drôle. Mais il est vrai que leur maîtrise des mots est supérieure aux autres enfants et qu’ils prennent davantage intérêt aux conversations des adultes alors qu’ils sont encore très jeunes par rapport aux autres enfants.


Et l'intelligence émotionnelle là-dedans ?
Disons tout de suite que certaines recherches démontrent qu'ils ont un avantage au niveau du leadership et du jugement moral.
La recherche démontre que les "zèbres" sont très particuliers au niveau de l'intelligence émotionnelle. Une recherche en particulier semble apporter un éclairage sur la différence avec les autres enfants. Ils ont une capacité de compréhension des émotions très au-dessus de la moyenne.
Par contre, ils utilisent mal cette capacité. En effet, ils sont très talentueux pour comprendre les émotions des autres et ont même de très bonnes capacités pour la gestion de leurs propres émotions. Et pourtant ils n'en profitent pas. Ils seraient même très mauvais à ce niveau. Ils gèrent très mal leurs émotions, bien qu'ils en soient capables. En plus, ils ont l'impression de mal comprendre les émotions des autres alors que lorsqu'on les interroge, ils sont parmi les meilleurs pour décrire et expliquer ces émotions des autres.


Sur le terrain, cet aspect de leur personnalité est celui qui m’a toujours le plus désarçonné. Comment quelqu'un d'aussi habile pour expliquer ses émotions et celle des autres peut-il être aussi malhabile pour ce qui est de l'application de l'intelligence émotionnelle sur le terrain ? Comment cet athlète qui est si mature dans les discussions et les rencontres individuelles peut-il avoir si peu de maturité à certaines occasions dans la vie de tous les jours ? Pour moi, ça demeure un mystère.


Une partie de l'explication pourrait résider dans la différence qu'il y a entre connaître et appliquer ses connaissances. Les "zèbres" sont très habiles à comprendre et identifier leurs émotions, ce qui fait qu'en théorie, ils sont aussi très habiles à gérer leurs propres émotions. Par contre, ils ont besoin d'apprendre comment appliquer ces connaissances. Ils ont besoin que quelqu'un leur montre comment les utiliser, les rappelle à l'ordre et leur explique en quoi leur comportement est inadéquat et inefficace. Ils sont intelligents. Si vous leur dites calmement, ils vont vous écouter et apprendre de plus en plus vite.



Les surdoués sont-ils plus créatifs que la plupart des autres personnes ?

La recherche semble démontrer que les "zèbres" sont davantage imaginatifs et créatifs. L'intelligence, c'est être capable de résoudre un problème en appliquant la solution trouvée dans un problème semblable. Mais la véritable intelligence, c'est de résoudre un problème apparemment insoluble puisqu'on ne peut s'appuyer sur un problème semblable puisqu’il n'en existe pas. Il faut alors se servir de son imagination et de sa créativité. Et beaucoup de "zèbres" seraient très créatifs.
Il y a par contre un bémol. La créativité et le QI sont reliés, mais pas suivant une ligne droite. À partir d'un certain niveau de QI, son augmentation n'a aucun effet sur l'augmentation de la créativité. Donc vous pouvez avoir des "surdoués" au niveau du QI qui ne sont pas créatifs.
En fait, certains chercheurs proposent de plus en plus de poser la créativité comme un critère de douance. Un enfant doué pourrait avoir une haute intelligence non exceptionnelle, mais par contre avoir une créativité très au-dessus de la moyenne.

Sur le terrain, ce type d'athlètes est très créatif et développe très vite ses propres coups techniques. Certains aiment aussi la nouveauté et changent régulièrement de matériel et même de style de jeu. D'une année à l'autre, leur style peut être complètement différent. Ils ont beaucoup d’imagination et aiment le changement et la nouveauté.



Un surdoué est-il plus éthique au niveau du bien et du mal que les autres enfants ?

La recherche scientifique semble démontrer que ces enfants ont un sens "moral" plus développé. Ils ont aussi une meilleure sensibilité à ces choses et en plus un bon sens de la justice.
Par contre, aucune recherche n'a réussi à démontrer qu'ils avaient des comportements plus "éthiques" que les autres enfants.
Sur le terrain, il est très clair que ces enfants ont une vision beaucoup plus claire de ce qui est bien ou mal. Ils peuvent souvent discuter très fermement avec vous de leurs valeurs. Et ils sont très sensibles à l'injustice, envers eux, mais envers les autres aussi.
Par contre, ce n'est pas parce qu'ils ont la connaissance de ce qui est bien ou pas qu'ils vont nécessairement l'appliquer dans leur vie. Leurs problèmes de comportement, d'apprentissage et leur personnalité prennent le dessus sur leurs connaissances. 
J'ose émettre cette hypothèse. Je dirais que cet aspect de l'enfant "surdoué" expliquerait en partie pourquoi ils sont plus anxieux et parfois plus perturbés que les autres. Ils peuvent être souvent en conflit avec leurs propres valeurs et leur sens de l'éthique et de la morale.





Les surdoués ont-ils une personnalité spéciale ?

Les recherches semblent démontrer que oui, en partie seulement. Ils seraient sensibles, moins consciencieux, moins anxieux et plus ouverts à la nouveauté.
Les surdoués sont effectivement plus sensibles que les autres enfants. Par contre, on n'arrive pas à déterminer s'ils sont sensibles parce qu'ils sont surdoués ou plutôt parce qu'ils ont vécu du rejet par les autres à cause de leurs caractéristiques.
Est-il possible d'identifier les surdoués à l'aide de leurs caractéristiques de personnalité ? Malheureusement non, pas pour l'instant. Par contre, le trait qui semble le plus les distinguer des autres enfants est celui de l'ouverture à la nouveauté.
Mon expérience sur le terrain me permet de croire que les "zèbres" sont effectivement hypersensibles. Pour ce qui est de l'anxiété, j'ai rarement vu un "surdoué" qui n'était pas anxieux au-dessus de la moyenne si je puis dire. Et pour ce qui est d'être consciencieux, j'ai vu les deux: des surdoués pas très consciencieux et d’autres, très consciencieux. Par contre, j’ai comme l’impression que celui qui est consciencieux est en fait le surdoué qui a réussi à mieux s’adapter au système.






L'encadrement de ces êtres différents ?
Il semblerait de prime abord qu'un encadrement spécial serait nécessaire à ces enfants "droitiers". Par contre, quel genre d'encadrement ? Là aussi la recherche n'est pas très claire.
Regrouper les "surdoués" ensemble semble les aider au niveau académique mais semble nuire à l'estime de soi, mais les effets sont très légers. De même, retirer les "zèbres" d'une classe d'élèves moyens semble nuire aux résultats du groupe moyen.
Une autre méthode consistant à sortir de temps à autre les élèves "zèbres" de la classe pour le regrouper pour une matière en particulier semble donner des résultats positifs bien que modestes. Cela semble aider les élèves plus faibles qui peuvent ainsi recevoir une attention particulière. Et les "surdoués" s'ennuient moins parce qu'ils peuvent aller plus loin dans des connaissances qui ne sont pas au programme scolaire régulier. Et cette méthode n'a pas d'effet négatif sur l'estime de soi.
L'autre solution consisterait à permettre à leur permettre de faire le programme en accélérer. Là ça revient à les regrouper en classe spéciale avec les effets que l'on connaît. Par contre la recherche semble démontrer que les "surdoués" peuvent faire le programme de 5 ans en 3 ans par exemple et que le fait de leur faire faire en 5 ans au même rythme que les autres ne leur apporte rien. Autrement dit, on leur fait perdre du temps.
Une autre solution consiste à leur faire sauter une ou des années. Cette solution n'est pas idéale parce qu'en fait le "surdoué" peut être ralenti du fait qu'il n'a pas vu une partie du programme en sautant ces années.
Tout ça pour dire que la situation n'est pas facile à cerner. 
Mon avis, basé sur mon expérience sur le terrain, ce type d'athlète a besoin d'un encadrement spécial. J'ai essayé plusieurs modes de fonctionnement à l'intérieur de mes groupes "réguliers" et rien n'est ressorti comme probant si ce n'est que parfois ces athlètes se mettaient à s'entraîner intensivement et sérieusement et comme par hasard, c'était un entraînement dit "libre".
Pour le reste, l'encadrement individuel semble très efficace. Il permet d'attaquer certains problèmes propres à cette catégorie d'athlète que vous ne pouvez résoudre à l'intérieur du groupe. Par contre, il est loin d'être facile, prends beaucoup de temps et d'énergie. Mais à mon humble avis, ça en vaut la peine.
Un élément majeur chez ces individus est le manque de motivation qui s'installe après plusieurs années à s'ennuyer dans le système scolaire. Même leur intérêt pour la nouveauté peut avoir disparu. Il faut souvent les amener à apprendre ce que c'est que d'êtres autodidactes et autonomes et qu'ils ne sont pas obligés de se contenter du système scolaire! Surtout à notre époque, ils ont tous les instruments qu'il faut pour apprendre par eux-mêmes sur ce qui les sujets qui les intéressent vraiment.
Un surdoué autodidacte et autonome aura, à mon avis, bien plus de chances de vivre une vie heureuse et utile.
http://vieuxsageautodidacte.blogspot.fr/2014/08/cerveau-droit-surdoues-zebres-science.html
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Message par I am so sure le Mer 21 Déc 2016 - 12:09

Pensées en vrac sur la difficulté de vieillir

Vieillir est un privilège dont plusieurs personnes de ma connaissance n'ont pu profiter, je devrais donc me sentir privilégier de pouvoir vieillir… et effectivement je me sens très chanceux de pouvoir vieillir...
Et pourtant, une amie me faisait remarquer que bien que ce soit vrai, ça n'empêchait en rien le fait que vieillir était une chose très difficile…. ce pseudo-article est dédié à cette amie qui m'a amené à réfléchir sur ma propre vieillesse.


- Vieillir c'est difficile, pour tous, mais pas au même moment et pour les mêmes raisons…
- Vieillir, c'est accepter qu'un paquet de choses ne seront plus possibles…
- En couple, vieillir est encore plus difficile parce qu'aucun couple ne vieillit à la même vitesse… la douleur et l'inquiétude de voir l'autre vieillir plus vite ou moins vite que soi…
- La vieillesse est un redoutable adversaire pour tous qui finira par vaincre d'une façon ou d'une autre…
- Vieillir c'est apprendre à vivre le temps autrement…
- Vieillir c'est apprendre à accepter la douleur, c'est apprendre que notre corps n'est désormais plus silencieux…
- Vieillir, c'est renoncé à certains désirs et c'est même remettre en question le fait de désirer…
- Vieillir, c'est une souffrance que l'on vit souvent seul…
- Vieillir nous remets en question à tous les niveaux, même au niveau de notre personnalité…
- Vieillir nous oblige à modifier nos relations et notre rapport avec les autres…
- Vieillir peut nous amener à découvrir des facettes inconnues chez soi:  certains hommes qui vieillissent finissent par accepter de vivre leurs émotions….
- Vieillir peut nous amener à rebondir et à faire des choses que nous n'avons jamais pris le temps de faire à cause de la conscience du temps qui passent et qu'ils nous restent…
- Vieillir change la hiérarchie de ce qui est important dans notre vie…. certaines choses n'ont plus d'importance tandis que d'autres le deviennent….
- Vieillir c'est la joie et le bonheur de voir nos enfants devenir des adultes à leur tour….
- Vieillir, c'est la joie de devenir grand-parents et de pouvoir jouer les grands-parents gâteaux…
- Vieillir c'est voir des proches disparaître autour de nous…
- Vieillir c'est douloureux, mentalement et physiquement…
- Les mots sont souvent insuffisants et impuissants pour traduire le fait de vieillir…
- Un vieux corps ne se laisse plus oublier et devient de plus en plus difficile à supporter…
- Souvent, vieillir, c'est maquiller, c'est masquer, c'est tenter d'effacer notre écart avec les plus jeunes…
- Vieillir, c'est voir nos capacités de penser, de réfléchir, de mémoriser s'estomper petit à petit…
- Vieillir c'est avoir moins de capacités d'agir, d'intervenir, d'influencer…
- Chez l'homme, vieillir, c'est la perte de la puissance…
- Chez la femme, vieillir, c'est la perte de la séduction…
- Vieillir peut même détruire notre moi, notre égo…
- Vieillir, c'est se rendre compte que le fantasme d'éternité n'existe plus et qu'en fait il n'a jamais existé…
- Vieillir, c'est voir ses maux persister au lieu de disparaître, de guérir…
- Vieillir est sans concession pour tous…
- Vieillir, c'est un jour devoir renoncé à son sport favori…
- Vieillir, c'est accepter le deuil de ce qui n'est plus possible, tout en continuant à désirer ce qui est encore possible…
- Vieillir ne doit pas être un retrait ou une résignation…
- Vieillir, c'est accepter que le fait de penser que le fait de perdre quelque chose peut nous amener à découvrir d'autres plans, d'autres possibilités… a ses limites...
- Il vaudrait mieux apprendre à être sage avant de vieillir …
- Vieillir, c'est parfois "mélancoliser" sa vie passée…
- Vieillir peut nous amener à nous sentir futile et inutile….
- Vieillir peut nous amener à penser que la vie n'a plus d'intérêts…
- Vieillir, c'est voir le regard que les autres ont sur nous changer, se modifier…
- Vieillir, c'est parfois subir plutôt que de créer autour de soi…
- Vieillir détruit notre narcissisme…
- Vieillir, c'est mettre fin à beaucoup d'illusions…
- Pour mieux vieillir, vaut mieux développer l'art de prendre de la distance avec les choses de la vie…
- Pour mieux vieillir, vaut mieux avoir développer un bon sens de l'humour…
- Pour mieux vieillir, il faut garder la capacité de jouer et de ne pas prendre certaines choses au sérieux…
- Vieillir, c'est continuer de devenir…
- Vaudrait mieux apprendre à bien vieillir avant d'être devenu vieux ;-)


Mon amie a raison, vieillir est difficile... peu importe ce que l'on fait, la vieillesse fini toujours par arriver. Ce n'est qu'une question de temps :-)

"On ne nous apprend pas à bien vieillir"
http://www.lemonde.fr/sante/article/2012/04/24/on-ne-nous-apprend-pas-a-bien-vieillir_1690502_1651302.html
Malgré toutes nos actions pour retarder le processus, il faudra y faire face. Peut-être y a-t-il des pistes à suivre et à développer ?

Bien vieillir, c’est possible… et ça arrive souvent
http://www3.unil.ch/wpmu/dalai-lama/bien-vieillir-cest-possible-et-ca-arrive-souvent/
http://vieuxsageautodidacte.blogspot.fr/2014/08/pensees-en-vrac-sur-la-difficulte-de.html
Vivre et mourir en paix: rencontre avec le Dalai Lama
http://biospraktikos.hypotheses.org/345


Vivre et mourir en paix

Regards croisés sur la vieillesse 

http://www3.unil.ch/wpmu/dalai-lama/
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Re: Je m'exile aphone à pattes d'ours de velours pour jusqu'à un de ces cats... sont gris, souris...

Message par I am so sure le Mer 21 Déc 2016 - 12:10

J'ai 52 ans ou "réflexion sur la vieillesse qui m'envahit"


Le 28 avril 2013, j'ai aujourd'hui 52 ans et cela m'a amené à réfléchir sur la vieillesse.


Je suis entraîneur sportif et je vis dans un monde de jeunes, dans des groupes où souvent je suis de loin le plus vieux. Ce qui me frappe toujours, c'est à quel point les jeunes vivent comme si le temps était éternel et prennent les choses pour ainsi dire comme allant de soi; comme si la mort n'existait pas. Souvent, j'ai le goût des les "brasser" et de leur dire qu'ils ne sont pas assez conscients de leur chance... toute la route est encore ouverte devant eux. Ce qui n'est plus mon cas et ni celui de bien d'autres ;-(


Personnellement, je suis très chanceux parce que mon hérédité fait que physiquement je ne fais pas mon âge et que je suis dans un très bonne forme physique, assez bonne pour suivre et même battre les jeunes dans beaucoup d'activités. 


Mon secret, la méditation !!! J'ai lu, il y a plusieurs années, dans certaines recherches que la méditation pouvait ralentir le vieillissement, et bien ça fait maintenant presque 30 ans que je médite et ....  XD


Aucune idée si c'est la méditation ou mon hérédité ou une combinaison des deux, mais je ne sens pas et ne fait pas mes 52 ans.... Bon, vous allez commencer à méditer demain matin ;-) Personnellement, je vous y encourage, mais je vous dirai pourquoi une autre fois.


Trêve de plaisanteries, malgré ma bonne forme physique, je pense à la mort assez souvent.


Vous me direz, c'est quoi ça, penses à autres choses. Eh bien non, je dirais que le fait de penser à la mort qui viendra un jour me permet de mieux vivre la vie qu'il me reste.


Tout le monde vieilli c'est certain, mais très peu de personnes en prennent assez conscience dans le but de mieux profiter de leur vie présente. 


Et c'est là que je pense souvent avoir été un moine bouddhiste dans une autre vie ;-) LOL


En effet, je me suis rendu compte il y a quelques années que les bouddhistes méditaient sur la mort régulièrement. Et que cela les aide à vivre une vie plus heureuse. Un petit texte pour susciter la réflexion:


---------------


Extrait de: "Attitude face à la mort par Matthieu Ricard (Interview sur Radio Canada le 29 avril 2010)"


Question: L’Occident semble souffrir d’une très grande pauvreté de réflexion et d’attitude face à la mort qui est devenue un sujet tabou, l’objet d’une sorte de négation de plus en plus absurde. Pour un bouddhiste comme vous, cette situation n’est-elle pas assez consternante?


Matthieu: En effet. Les gens préfèrent escamoter l’idée de la mort, l’ôter du champ de leur pensée et l’ignorer jusqu’au dernier moment en se disant qu’ils verront bien comment cela se passera. Cette attitude revient en fait à ne pas savoir tirer le meilleur parti de la vie parce que, ce faisant, nous oublions que nous sommes en vie, c’est-à-dire que nous oublions la valeur de chaque instant qui passe. Lorsque des personnes apprennent qu’elles sont condamnées par une maladie et n’ont plus qu’un an à vivre, certaines s’écroulent mentalement. Toutefois, la grande majorité d’entre elles témoignent que cette année-là a été la plus intense, la plus riche, la plus précieuse de leur existence; une année au cours de laquelle chaque moment passé avec des êtres chers, ou dans la nature, fut un émerveillement parce que chaque moment prenait soudainement toute sa valeur.


Pour qui oublie la mort, le temps apparaît comme une chose insipide qui s’écoule comme du sable entre les doigts. Ce n’est pas pour rien que, dans le bouddhisme, la méditation sur la mort est centrale. Vous me direz : « Mais c’est morbide! À quoi bon justement y penser? Mieux vaut penser à autre chose, se changer les idées! » Or, ce n’est pas du tout le cas. C’est précisément quand nous sommes parfaitement conscients, d’une part, que la mort est inévitable et, d’autre part, que les circonstances qui l’amènent sont imprévisibles – qu’elle peut survenir demain, dans dix jours ou dans vingt ans, qui sait? – que le temps prend une toute autre valeur.


------------------


Et bien depuis un certain nombre d'années, j'essaie de changer mon attitude face à la mort de façon à vivre plus heureux et de mieux profiter de la vie. Malheureusement, je n'ai pas la discipline d'une moine bouddhiste, mais j'y arrive de temps à autre et de plus en plus.


En espérant que ma réflexion personnelle pourra vous être d'une quelconque utilité.


http://vieuxsageautodidacte.blogspot.fr/2014/08/jai-52-ans-ou-reflexion-sur-la.html
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