November's Girl and roses

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Re: November's Girl and roses

Message par I am so sure le Mar 15 Nov 2016 - 19:10

D'après une Étude, les Gens Qui Se Parlent à Eux-mêmes Seraient des Génies. 93 PARTAGES Partager sur Facebook Pin it Noté 5 - 1 votes Je ne sais pas vous, mais moi, je me parle souvent à moi-même. Parfois même sans m'en rendre compte et à voix haute ! Cela me permet de me concentrer davantage sur ce que je fais. Mieux encore, me parler à moi-même, me donne parfois des idées assez brillantes. Et résultat, je produis de meilleures choses ! Par exemple, en ce moment, alors que j'écris cet article, je suis constamment en train de me marmonner "pense à dire ça, ajoute cette idée ici, n'oublie pas faire de faire ça". Vous vous parlez-vous à vous-même ?! Ne soyez pas gêné de l'admettre ! Pourquoi?! Parce qu'une étude récente a démontré que ceux qui se parlent à eux-mêmes sont non pas fous... mais sont en fait des génies ! Une étude scientifique Chercheur universitaire en psychologie, Gary Lupyan a mené une expérience auprès de 20 volontaires. On leur a présenté des objets, et on leur a demandé de s'en rappeler. On a demandé à la moitié d'entre eux de se répéter à voix haute le nom de l'objet en question (par exemple "une banane"), et l'autre moitié devait restée silencieuse. Au final, cette expérience a montré que la parole a aidé les participants à retrouver plus rapidement l'ensemble des objets, plus vite que les autres. Et ce, de 50 à 100 millisecondes plus rapidement. "Souvent, je me marmonne à moi-même le nom de ce que je recherche dans le réfrigérateur ou dans les rayons des supermarchés", a déclaré Gary Lupyan. Cette expérience personnelle l'a conduit à mener cette expérience sur davantage de personnes. Lupyan, en collaboration avec un autre psychologue, Daniel Swigley, a réussi à prouver que ceux qui se parlent à eux-mêmes sont plus brillants que les autres. Voici les raisons : Cela stimule votre mémoire Lorsque vous vous parlez à vous-même, vous activez votre mécanisme sensoriel. Pour votre mémoire, tout devient alors plus facile puisque vous pouvez visualiser le mot et la chose à laquelle il renvoie, et vous pouvez agir en conséquence. Cela aide à rester concentré Lorsque vous dites les choses à voix haute, vous restez concentré sur votre tâche. Et cela vous aide à définir immédiatement ce que vous cherchez. Bien sûr, il faut que vous sachiez à quoi l'objet que vous recherchez ressemble. Par exemple, une banane est de couleur jaune, et vous savez à quoi elle ressemble. Ainsi, si vous le dites le mot "banane" tout fort, votre cerveau place une image immédiatement dans votre esprit. Et cela va vous aider à orienter vos recherches. Mais si vous ne savez pas à quoi ressemble une banane, alors il n'y aura pas d'effet positif à le dire à voix haute. Cela vous aide à clarifier vos pensées Chacun de nous a tendance à avoir différents types de pensées. Certaines ont du sens, tandis que d'autres n'en ont pas. Supposons que vous êtes furieux après quelqu'un et que vous avez comme envie de "le tuer". Pas la peine de courir chez un psy. Non, la solution est de vous enfermer dans une pièce et de marmonner à vous-même tout ce que vous voudriez lui dire. Laissez aller votre colère en vous parlant, peser les avantages et les inconvénients de "tuer" cette personne. Vous verrez que le fait de vous parler à vous même va vite vous calmer :-) En effet, quoi de mieux que d'exprimer ses idées un peu "idiotes" à soi-même ? C'est plus facile que de les partager avec quelqu'un d'autre... type de pensées, ce sont des pensées que vous ne pouvez pas partager avec les autres et qui peuvent paraître idiote à dire. La psychologue Linda Sapadin pense que : "Cela vous aide à clarifier vos pensées, voir ce qui est le plus important et prendre les décisions adéquates." À votre tour... Vous aussi vous vous parlez à vous-mêmes ? Dites-nous quels sont les bénéfices en commentaire. On a hâte de vous lire.

Découvrez l'astuce ici : http://www.comment-economiser.fr/ceux-qui-se-parlent-eux-memes-seraient-plus-intelliegents.html

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aucun article sur ma bêtise d'écouter des gens me parler de la même chose que ce que je pense ..... c'est lamentable  Razz




Je ne parle plus que le panneau et l’émoticône et je ne réponds qu'aux panneaux et aux émoticônes. Non, je ne reviendrai pas à mon ancien mode de communication pratiquée durant des années, j'ai trouvé la comm qui me convient et la zik qui colle bien avec mon luc sur la commode Smile des années de travail pour devenir commode pour mieux passer mes messages simples


halte au fait de buffet trop d'informations, j'ai trouvé ma chaise (tu croivais que ça serait "je suis ton père, la chaise ?" et que ça aurait été du latin mobilier urbain qui aurait perdu des particules avec les années ? ben alors Maurice, il va sonnet où ?
je l'avais dit jamais de gros mots, je chante c'est tout Smile
dans le fond il faut garder la forme quand y'en a qui pouchent trop, trop pouché pour être heureux 
mode sono tone
c'était donc pas ma faute, y'a toujours eu la sono qui tonne, la girl de november est un peu éraintée 
je vais peut être faire un blond pour suivre avec ma jupe gris souris, mais alors du coup il faudra que ça suive avec mes kickers ou mes doc martens.... j'ai une vie compliquée Smile tous ces choix à faire, buvez du blond ?
bon si on me cherche je suis à la baraque à frites en train de chercher le jeu milieu et une nouvelle cocotte, parce que seb c'est bien.

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Re: November's Girl and roses

Message par I am so sure le Mar 15 Nov 2016 - 19:44


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Re: November's Girl and roses

Message par I am so sure le Mar 15 Nov 2016 - 19:45

10 distorsions cognitives qui entretiennent des émotions négatives
Psychomédia

Publié le 14 mars 2013

Le terme distorsion cognitive a été défini en 1967 par le psychologue américain Aaron T. Beck comme désignant des façons de traiter l'information qui résultent en erreurs de pensée prévisibles et qui ont souvent pour conséquence d'entretenir des pensées et des émotions négatives. Les distorsions cognitives contribuent ainsi aux troubles émotionnels tels que la dépression et l'anxiété ainsi qu'aux troubles de la personnalité.
Dans son travail avec des personnes atteintes de dépression, Beck a identifié six erreurs systématiques de pensée:
La pensée "tout ou rien"Penser de façon dichotomique (polarisée): tout ou rien, noir ou blanc, jamais ou toujours, bon ou mauvais… quand cela ne correspond pas à la réalité. Ex. Se voir comme un raté suite à une performance moins que parfaite.L'inférence arbitraireTirer des conclusions hâtives (habituellement négatives) à partir de peu d'évidence. Par ex., la lecture de la pensée d'autrui consiste à inférer les pensées possibles ou probables d'une personne; l'erreur de prévision consiste à prendre pour des faits des attentes sur la tournure des événements avant qu'elles ne se produisent.La surgénéralisationTirer une conclusion générale sur la base d'un seul (ou de quelques) incident(s). Ex. Si un événement négatif (p. ex. un échec) se produit, s'attendre à ce qu'il se reproduise constamment.L'abstraction sélectiveNe porter attention qu'aux détails négatifs en excluant les détails positifs.La dramatisation (ou amplification) et la minimisationDonner un poids plus grand à un échec, une vulnérabilité ou une menace qu'à un succès, une force ou une opportunité; s'attendre au pire alors qu'il est moins probable que d'autres possibilités; vivre une situation comme intolérable alors qu'elle n'est qu'inconfortable…La personnalisationPenser à tort être responsable d'événements fâcheux hors de son contrôle; penser à tort que ce que les autres font est lié à soi.
En 1980, le psychologue David Burns a identifié quatre autres distorsions:
Le raisonnement émotionnelL'utilisation prédominante d'un état émotionnel pour tirer des conclusions concernant soi-même, les autres ou des situations; la croyance que les émotions correspondent à la réalité (ex. la peur qui est une attestation du danger; les pensées liées aux émotions prises pour la réalité: je suis stupide plutôt que je pense que je suis stupide).Les croyances sur ce qui devrait être faitDes attentes sur ce que la personne ou les autres devraient faire sans examen du réalisme de ces attentes étant données les capacités et les ressources disponibles dans la situation.L'étiquetageLimitation de la pensée due à l'utilisation d'une étiquette. Plutôt que de décrire le comportement spécifique, un qualificatif pose un jugement. Par ex. "Je suis un perdant".Le blâmeTenir à tort les autres responsables de ses émotions ou au contraire se blâmer pour celles des autres.
D'autres distorsions ont par la suite été définies telles que l'attente ou l'illusion de justice, l'illusion de pouvoir contrôler autrui ou l'illusion d'être contrôlé, la tendance à se comparer négativement aux autres, etc.…
Les distorsions cognitives sont manifestes dans les pensées automatiques qui sont des interprétations de l'expérience du quotidien basées sur des schémas cognitifs qui sont des croyances de base souvent profondément ancrées.
La restructuration cognitive, qui consiste à identifier les distorsions cognitives et à les confronter à la réalité est centrale dans la psychothérapie cognitive traditionnelle (par opposition à la thérapie cognitive contextuelle, dite de troisième vague).
Le concept de distorsion cognitive est différent de celui de biais cognitif développé dans d'autres champs de recherche de la psychologie.
Psychomédia avec source: Carrie L. Yurica et Robert A. DiTomasso (2009), Cognitive Distorsions.Tous droits réservés
http://www.psychomedia.qc.ca/psychologie-cognitive/2013-03-14/distorsions-cognitives-liste-definitions

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Re: November's Girl and roses

Message par I am so sure le Mar 15 Nov 2016 - 19:47


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Re: November's Girl and roses

Message par I am so sure le Mar 15 Nov 2016 - 19:52





J'hésite entre faire mes clips sur mes ziks ou les effets spéciaux ? cela dit je suis peut être assez spéciale comme ça ?



le doué sait faire des effets spéciaux Wink

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Re: November's Girl and roses

Message par I am so sure le Mar 15 Nov 2016 - 19:54

Hauts Potentiels (Intellectuels) Laminaire et Complexe








Une fois tous les test effectués, il s’avère que votre loulou ou louloutte fait partie de la catégorie des enfants à haut potentiel intellectuel avec une courbe homogène ou avec des écarts raisonnables sans difficultés particulières…



….et pourtant vous sentez bien qu’il y a quelque chose qui ne va pas…
Votre enfant a peut être des sautes d’humeur importants, un jour il rayonne,  le lendemain c’est la déprime totale….
Fanny Nusbaum directrice du Centre Psyrène apporte un éclairage nouveau sur deux formes d’expression du haut potentiel intellectuel.

Elle distingue deux fonctionnements:









  • Un fonctionnement perturbé par des turbulences : le haut potentiel Complexe ou HP-C






  • Ou au contraire un fonctionnement fluide et stable : le haut potentiel Laminaire ou HP-L









Fonctionnements s’exprimant au niveau cognitif et comportemental

















(extrait de : Les élèves à haut potentiel intellectuel / Roselyne Guilloux)




HP Complexe (HP- C)


L’enfant à HP-Profil Complexe (HP-C) a besoin d’apprendre, mais surtout de comprendre ce qu’il apprend et pourquoi il l’apprend. Ce besoin de stimulations quasi permanent lui confère une grande curiosité concernant le monde qui l’entoure.
Le terme Complexe recouvre la possibilité de « turbulences » dans l’utilisation « potentiel » du Potentiel…
Un manque d’estime de lui même est souvent associé à se « profil ».
Une distinction est faite entre les enfants à HP avec Turbulence et les enfants à HP avec un trouble associé (TA )….
Tableau récapitulatif des aspects comportementaux
HP-C et école
HP Laminaire (HP- L)


L’enfant à HP- Profil Laminaire (HP-L) trouve habituellement du plaisir à apprendre ; cependant il ne s’agit pas pour lui d’une nécessité « vitale ». On sera surpris par son ouverture d’esprit et par sa capacité à répondre de façon appropriée à des stimulations diverses et variées…
Le terme Laminaire recouvre la possibilité d’un « fond d’anxiété » dans la confrontation entre son Potentiel et le monde extérieur.
Un manque de confiance en lui même est souvent associé à se « profil ».
Tableau récapitulatif des aspects cognitifs
[url=http://www.collectif-hp.ch/hp-l-et-ecole/]HP-L et école
[/url]




















Ces distinctions vont avoir un impact très intéressant dans le cadre scolaire

















car elles permettent de dégager des angles d’approche d’aide différents en fonction du type de profil de l’enfant à HP dont découlent des profils scolaires.

HP avec turbulences


Non conformiste
Créatif
Ne montre pas son HPI
Leader ou marginal
Refus du scolaire jusqu’à la phobie
Parcours chaotique; résultats au-dessous de ses capacités

HP avec trouble associé (TA )


Parcours difficile car il ne peut exprimer son potentiel à cause des difficultés liées au TA

HP adaptable


Sait être plus conformiste
Sait endosser l’habit « d’élève »…
S’en sort avec la moyenne….. mais n’est pas très heureux à l’école

HP fluide


Sait être élève
Prend du plaisir a apprendre
A souvent un parcours scolaire de haut niveau

http://www.collectif-hp.ch/hp-quest-ce/haut-potentiel-intellectuel-sans-trouble-associe/

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Re: November's Girl and roses

Message par I am so sure le Mar 15 Nov 2016 - 19:56

si on a un agent un peu double un peu trouble comme associé ? on peut se faire piéger ?

oui mais du coup on croisera Bruce Willis 

Je ne vois pas le rapport

SI, sinématographique, et sinématographique, c'est qu'il saura faire des statistiques, c'est mathématique.

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Re: November's Girl and roses

Message par I am so sure le Mar 15 Nov 2016 - 19:58

Trump : la politique du Grand-Guignol










Il singe, il rit, il menace et insulte : le comportement du candidat républicain à l'élection américaine présente des parallèles troublants avec celui d'un primate dominant - et dangereux.










Bruno Humbeeck

















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Donald Trump, candidat Républicain à l'élection présidentielle américaine.

© Shutterstock.com/a katz





Le présentateur et humoriste John Oliver, sur la chaîne américaine HBO, connaît actuellement un beau succès grâce à ses compilations des plus belles perles du candidat Donald Trump. La plus irrésistible : lorsque Trump annonce, au cours d'un de ses meetings de campagne, que Barack Obama est le fondateur de Daech et que l'actuelle candidate démocrate Hillary Clinton est sa cofondatrice.
Quelques jours plus tard, un commentateur conservateur propose à Trump de se rattraper et lui demande : « Je suppose que vous vouliez dire qu'Obama a perdu le contrôle sur le Moyen-Orient et que c'est ce qui a permis l'émergence de Daech. » Mais Trump décline cette possibilité de paraître raisonnable et rétorque avec un aplomb incroyable : « Non, c'est lui le fondateur. » Désespérément, l'autre insiste : « Mais tout de même, Daech déteste Obama, ils essaient de l'assassiner. » Trump répond du tac au tac : « Ça ne fait rien, c'est lui le fondateur. » 
Rires. Et politique. Voilà sans doute un des plus vieux couples au monde. Car c'est bien de cela qu'il s'agit : se poser en clown avec l'intention de faire passer le débat politique pour un cirque ou l'investir en bouffon comme on aborderait une farce carnavalesque. Un rôle traditionnellement dévolu aux comiques qui entendent montrer que les jeux de pouvoir sont parfois risibles. Mais il y a du nouveau avec Trump : le clown et le bouffon ne se contentent plus de singer l'autorité. Ils veulent en être investis. Et ce qui commence à alerter notre attention, c'est qu'ils semblent parfois en passe d'y parvenir. Les pitreries, clowneries et autres bouffonneries sont devenues, comme l'actualité nous le montre, des stratégies revendiquées qui peuvent désormais s'avérer redoutablement efficaces dans la quête du pouvoir. Il faut alors envisager l'existence d'une nouvelle figure politique : le bouffon autoritariste.

Rictus menaçant ou mimique relaxée



Pour décrypter Trump, il faut décrypter le rire. Et pour cela, commencer par distinguer deux de ses formes dont les significations sociales diffèrent. Le rire est un comportement très synchronisé mobilisant des combinaisons précises de muscles de la face, et que l'être humain partage avec ses cousins les grands singes. Chez ces derniers, les éthologues distinguent deux mimiques essentielles : le rictus menaçant, dents apparentes, lèvres retroussées (voir la photo page 66), et la mimique relaxée, bouche détendue, dents inférieures légèrement apparentes.
L'équivalent de la mimique relaxée est ce qu'on appelle le rire vrai, sincère. Joyeux, franc, rayonnant et éclatant, il est reconnaissable au fait qu'il mobilise, contrairement au rictus, non seulement les muscles zygomatiques des lèvres mais aussi ceux qui entourent les yeux.

Il y a Le rire qui rassemble…



Un véritable rire détient le pouvoir d'illuminer un visage. Il constitue à la fois un argument de convivialité et un vecteur de résilience. Et il devient extrêmement précieux dès qu'il est question de se mettre en lien avec les autres pour s'unir et, le cas échéant, rebondir collectivement de façon à s'extraire ensemble du désespoir ou du marasme. Un tel rire prend clairement une dimension politique quand il contribue à regrouper autour d'un éclairage ludique, bienveillant, sécurisant et créateur de liens tous ceux qui éprouvent un plaisir sincère à se retrouver et tendent à se souder autour d'un éclat de rire joyeux qui, partagé, manifeste le contentement de faire partie d'un même groupe et de former ensemble une entité commune.
Un tel rire, dérivé de la mimique relaxée des grands singes, se pose alors en véritable support de développement individuel et en authentique socle de résistance sociale quand les personnes ou les sociétés sont soumises à une pression inhabituelle ou à une tension particulièrement forte. C'est pour cela qu'ils apparaissent plus fréquemment comme des ingrédients du politique dans les situations où il est question de faire preuve de résilience collective en créant du lien tout en cherchant à leur donner du sens – au besoin, par l'humour.
En dehors du champ politique, la mimique relaxée est celle du rire joyeux provoqué par le clown. Le cirque est son terrain de jeu privilégié. Celui-ci se présente comme un espace circulaire qui rassemble tous ceux qui entendent se réunir autour d'un éclat de rire fédérateur. C'est ce même rire dont se revendiquent entre autres Coluche et plus récemment Beppe Grillo en Italie, qui, en investissant la scène politique, cherchent essentiellement à la faire passer pour un cirque. Ce faisant, ils entendent sans doute prêter à rire mais prétendent aussi donner à penser.
Mais il existe aussi un autre rire, fondamentalement différent, directement hérité d'un rictus qui apparaît également chez le grand singe, mais uniquement dans les situations qui mettent en jeu les rapports de pouvoir en mettant en scène des simulacres de comportements autoritaires. Ce rictus autorise les jeunes singes à s'agresser mutuellement dans un contexte supposé moins hostile parce que présenté comme ludique. Ce sont eux qui préfigurent l'éclat de rire caustique échangé avec le bouffon. Cette forme de rire formaté associe un faciès défiguré, une expression ambiguë des yeux et un mouvement de torsion de lèvres qui, ensemble, prennent la configuration d'un rire crispé mais triomphant évoquant une forme d'agressivité d'où suinte inévitablement une impression de malveillance.

… et le rire qui divise



Ces rires moqueurs et sarcastiques ne contribuent en aucune façon à la création de liens qu'ils mettent au contraire sous tension en provoquant l'agression. Outils d'intimidation, complices des rapports de domination ou instruments de manipulation, ils sont davantage utilisés pour écraser que pour se relever. Ils ne soudent par ailleurs ceux qui le partagent qu'en provoquant l'exclusion de ceux qui sont mis hors-jeu parce qu'ils ne sont sensibles qu'à la dimension agressive de la grimace et ne l'inscrivent pas dans la même perspective ludique. Le lieu d'expression favori du rire de mascarade du bouffon autoritariste, ce n'est pas le cirque, c'est le carnaval ou le charivari. Il définit un espace chaotique et propage un rire subversif et moqueur qui, derrière le masque figé, autorise le rictus crispé. Le carnaval, comme le charivari, autorise de cette manière l'humiliation et donne à la moquerie ad hominem un lieu d'expression privilégié.
Comment analyser le cas Trump à la lumière de ces deux types de rires que sont le rictus et la mimique relaxée ? Disons-le clairement : Trump n'a rien d'un clown inoffensif. Le rire qu'il provoque n'est ni joyeux ni inclusif. C'est le pur produit d'une mascarade qui ne s'exprime que dans le chaos et cherche, à travers l'autoritarisme dont il se revendique et en avançant sous couvert d'humour, à prendre le pouvoir qu'il dénonce. C'est cela, cette absence de sérieux apparent dans un jeu politique ambigu, qui rend dangereuse la stratégie du bouffon autoritariste.
Trump, tout comme avant lui Berlusconi et Sarkozy (qui, sur le plan éthologique, présentent des indices de plus en plus nombreux de trumpisme galopant), mise totalement ou partiellement sur la stratégie du bouffon autoritariste. Celle-ci suppose le recours à un positionnement très proche de celui que les jeunes primates adoptent lorsque, à travers leurs rictus menaçants, ils miment en montrant les dents leur intention d'agresser tout en suggérant, par une expression faciale ludique et des mouvements corporels expressifs et désordonnés, qu'il s'agit d'une invitation au jeu. Chez les singes, ce comportement d'agressivité ritualisée est généralement réservé aux plus jeunes. Chez l'être humain, il s'étend normalement sans distinction au monde des adultes.

Après la rigolade, la dictature ?



Le « comique » de Trump se nourrit aux mamelles du populisme et de l'autoritarisme. Le populisme pour donner l'illusion de rassembler, et l'autoritarisme parce que, selon la professeure de sciences politiques à Princeton Karen Stenner, cette forme d'exercice du pouvoir est celle à laquelle aspirent de nombreux citoyens dès lors qu'ils se sentent menacés. L'autoritarisme incarne une volonté explicite du pouvoir d'écraser ses adversaires en faisant fi de toute forme d'équilibrage des pouvoirs et de recherche de compromis. L'autoritarisme, dont les exemples les plus connus se trouvent dans la Hongrie de Viktor Orban, la Russie de Poutine, la Biélorussie de Loukachenko ou le Cuba des Castro, est compatible avec la posture de ce bouffon autoritariste en quête de pouvoir. Il suppose en effet le recours à un simulacre dont l'expression en termes de comportements se caractérise par cinq caractéristiques distinctives .
Montrer ses biceps, manier la dérision en demi-teinte, attirer l'attention à tout prix, pratiquer le machisme sous couvert de calembours, disqualifier le « système » politique établi, tout cela est exactement au carrefour de l'autoritarisme et de la bouffonnerie. La taille comme obsession, le bruit comme solution et la provocation comme résolution : tel est le programme des bouffons tentés par l'autoritarisme. Leur rire carnassier, l'éructation et le rictus de haine qu'ils partagent cachent mal, derrière leur humour ravageur, le véritable défi anthropologique qu'ils posent en réalité. En surfant sur ce que Raoul Girardet, dans ses Mythes et mythologies politiques, appelle les quatre puissants mythes politiques que sont le complot, le chef, l'unité et l'âge d'or, ils font en réalité trembler les assises sur lesquelles l'être humain, rompant avec le singe, a construit son idéal de démocratie intelligente et réflexive. Le bouffon autoritariste doit précisément son succès à sa remarquable aptitude à mobiliser ces quatre mythes, en stimulant une démocratie dont l'intelligence collective (par la fascination) et émotionnelle (à travers la généralisation de la peur et de la colère sous le couvert d'une joie de surface) est littéralement prise en otage : partout un « complot » (voilà pourquoi Trump ne plaisantait pas quand il désignait Obama comme fondateur de Daech), lui-même en « chef » providentiel pour le dénoncer et rétablir « l'unité du peuple » afin de retrouver un « âge d'or » au parfum nostalgique (les meetings de Trump sont hérissés de pancartes portant le slogan « Rendez à l'Amérique sa grandeur ! »). Et partout, surtout, le même discours sans cesse rabâché qui affirme la nécessité d'une distinction catégorique et conflictuelle entre « Eux » (les immigrés, les musulmans, les élites, les Mexicains, les Hispaniques, etc.) et « Nous » (que ce soit le peuple, les faibles, les blancs, les travailleurs, la nation, etc.) en même temps que le rejet de tous les corps intermédiaires (syndicats, partis, lobbies) qui prétendent agir sur les relations entre ces deux groupes présentés comme des entités monolithiques inconciliables.

Bientôt gouvernés par des bouffons ?



La stratégie du bouffon dominateur présente, dans le contexte « émocratique » que nous traversons (le terme d'« émocratie » désigne ici un mode de gouvernance articulé autour de la manipulation des émotions, elles-mêmes considérées comme à la fois toutes puissantes et génératrices de la plupart des opinions), une redoutable efficacité. Toutefois, elle présente des limites et Trump l'apprendra vraisemblablement bientôt à ses dépens. Les bouffons sont en effet généralement bloqués à la périphérie du pouvoir. Ils se heurtent à un plafond de verre parce qu'ils finissent par faire peur notamment à ceux de leurs partisans qui, se situant à la frange hésitante, soutiennent ses intentions poujadistes et acceptent de partager la tranche de rire qui les amène en pleine lumière, mais craignent de devoir en assumer eux-mêmes la charge agressive si d'aventure le bouffon autoritariste arrivait au pouvoir.
En France, Marine Le Pen l'a bien compris en rompant radicalement avec la rhétorique bouffonne et la gestuelle de grand singe dominant de son père, toujours prêt, pour sa part, à tomber le masque pour un bon mot et à avancer à visière découverte en assénant à tour de bras ses rictus sardoniques. La fille a retenu la leçon. Pour cette raison, le rictus menaçant s'efface chez elle derrière une mimique relaxée qui la rend, à première vue seulement, moins offensante que son papa-bouffon autoritaire. Toutefois, en affirmant publiquement son adhésion à la politique de Trump (« Si j'étais américaine, je choisirais Donald Trump », a-t-elle déclaré le 17 juillet dernier), elle montre aussi sans doute qu'on ne tue pas si facilement le père et qu'à défaut de trouver un papa de remplacement, elle s'est au moins découvert, avec cet oncle d'Amérique, de quoi s'offrir un bouffon de substitution.




http://www.cerveauetpsycho.fr/ewb_pages/a/article-trump-la-politique-du-grand-guignol-37717.php

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Re: November's Girl and roses

Message par I am so sure le Mar 15 Nov 2016 - 19:59

18 schémas cognitifs inadaptés qui contribuent aux troubles de la personnalité

Psychomédia

Publié le 20 janvier 2006

Mise à jour mars 2013
Voici les modèles cognitifs du développement des traits de personnalité inadaptés de Aaron T. Beck et Jeffrey E. Young qui constituent de grands classiques de la psychologie cognitive.

Stratégies sur-utilisées

Pour Aaron T. Beck, les troubles de la personnalité résultent d'une sur-utilisation de stratégies ou de comportements adaptatifs pour la survie de l'espèce tels que la compétition, la dépendance, l'évitement, la résistance, la méfiance, la dramatisation, le contrôle, l'agression, l'isolement et la grandiosité.



Alors que la personne qui n'a pas de trouble de la personnalité utilise certaines de ces stratégies dans des circonstances spécifiques, celle présentant un trouble de la personnalité les sur-utilise de façon rigide même lorsqu'elles sont clairement désavantageuses.

Par exemple, alors qu'il est adapté d'être méfiant et sur ses gardes dans un coin très criminalisé d'une ville, la personne paranoïaque peut réagir de façon méfiante envers des gens même si les faits objectifs et sa propre expérience lui indiquent qu'ils sont probablement dignes de confiance. Cette rigidité dans les comportements est sous-tendue par une rigidité dans les façons de comprendre et de percevoir les situations.

Les schémas (croyances)


Le concept de schéma cognitif, principalement introduit par Beck, désigne les croyances (connaissances) de base qui constituent la compréhension qu'a une personne d'elle-même, du monde et des autres. Ces croyances s'élaborent à partir des expériences vécues au cours de la vie, celles de l'enfance étant particulièrement marquantes.

La personne "en santé" a des croyances de base adaptées et relatives (je suis une personne raisonnablement compétente; le monde présente des dangers mais est relativement sécuritaire; les gens peuvent être bienveillants, neutres ou malveillants envers moi, etc.). Celle qui présente un trouble de la personnalité, au contraire, détient des croyances extrêmes, négatives, globales et rigides (je suis incompétent, mon univers est hors de mon contrôle, les gens sont indignes de confiance, etc.).

À un moment particulier, selon le contexte et les événements, un schéma (ou un ensemble de schémas) peut être activé ou "dormant". Une fois activé, il constitue la base à partir de laquelle la personne interprète et réagit à la réalité. Chez une personne présentant un trouble de la personnalité, certains schémas sont activés, à tort, dans un très large éventail de situations. Une personne présentant un trouble de la personnalité évitante, par exemple, peut avoir un schéma de danger et de menace activé même lorsqu'elle se trouve avec des gens qui la supportent, ce qui influence l'interprétation des agissements de ces gens (ils ne me trouvent pas intéressant). Cette interprétation détermine ses réactions émotives (anxiété) et ses comportements (retrait). Une personne narcissique peut se conduire de façon compétitive alors qu'elle travaille dans un contexte égalitaire. La personne histrionique peut se conduire de façon théâtrale dans une entrevue pour un emploi.

Chaque trouble de la personnalité repose sur un ensemble spécifique de croyances et de comportements. Par exemple, la personne dépendante croit qu'elle est incompétente et incapable de se débrouiller seule. Elle a alors tendance à surdévelopper des stratégies pour compter sur les autres et éviter les décisions et les défis importants. Elle ne développe pas suffisamment l'autonomie et la capacité de prendre des décisions. La personne évitante croit qu'elle n'est pas digne d'amour ou de considération et qu'elle est vulnérable. Elle a tendance à éviter l'intimité, les critiques et les émotions désagréables. Elle manque d'ouverture, d'affirmation et de tolérance émotionnelle. La personne obsessionnelle-compulsive croit que son monde peut se désorganiser et met donc beaucoup d'emphase sur les règles, la responsabilité et le contrôle. Elle manque de spontanéité, d'insouciance et de flexibilité. La personne borderline partage plusieurs croyances rigides et négatives avec d'autres troubles de personnalité (je suis inadéquat, je suis fautif, je suis vulnérable, je suis impuissant, je vais être abandonné), ce qui conduit à des comportements extrêmes.

Les schémas inadaptés de Young


Young identifie 18 schémas inadaptés, dits schémas précoces d'inadaptation, qui sont sous-jacents à des troubles de la personnalité. Une personne peut toutefois posséder certains de ces schémas à différents degrés (plus ou moins rigides et activés facilement) sans rencontrer tous les critères diagnostiques d'un trouble de la personnalité. Ces schémas se développent tôt dans l'enfance, selon l'expérience vécue, et continuent à s'élaborer tout au long de la vie en servant de base pour l'interprétation de la réalité. Ils sont pris pour acquis et considérés comme irréfutables par la personne, de telle sorte que certaines problématiques qui ont leur origine dans l'enfance peuvent se maintenir longtemps dans la vie adulte.

Ces 18 schémas sont les suivants (tels que présentés par Cottraux et Blackburn):

Schémas précoces de séparation et de rejet


La certitude que ses besoins de sécurité, de stabilité, d'affection, d'empathie, de compréhension, d'approbation et de respect ne seront pas satisfaits. Cette certitude a une origine familiale typique : il s'agit de familles où règnent un climat de séparation, avec explosion, changement, rejet, punitions. Les parents sont stricts, froids ou bien maltraitent l'enfant.
Abandon/instabilitéLe manque de stabilité ou de fiabilité, perçu, de ceux qui offrent soutien et sens de l'appartenance à un groupe. Il s'accompagne du sentiment que les personnes "importantes" ne continueront pas à donner appui, force ou protection parce qu'elles sont émotionnellement instables et changeantes (explosions de colère), peu fiables, ou ne sont pas toujours présentes; parce qu'elles mourront bientôt ou parce qu'elles abandonneront la personne pour quelqu'un de "mieux " qu'elle.Méfiance/abusLa personne s'attend à ce que les autres la fassent souffrir, la maltraitent, l'humilient, mentent, trichent et profitent d'elle. En général la souffrance infligée est perçue comme intentionnelle ou résultant de négligence extrême et injustifiable. Ceci peut aussi inclure le sentiment d'être constamment défavorisé par rapport aux autres ou de toujours " tirer la courte paille ".Manque affectif
La personne a la certitude que les autres ne donneront pas le soutient affectif dont elle a besoin. On peut distinguer trois catégories principales :


  • Manque d'apports affectifs : absence d'attention, d'affection, de chaleur, ou d'une présence amicale.

  • Manque d'empathie : absence de quelqu'un de compréhensif qui vous écoute et de quelqu'un à qui parler de soi-même.

  • Manque de protection : absence de quelqu'un de fort qui guide et conseille.


Imperfection/honteLa personne se juge imparfaite, " mauvaise", inférieuer ou incapable; le révéler entraînerait la perte de l'affection des autres. Ceci peut inclure : l'hypersensibilité aux critiques, à l'abandon et au blâme. Il peut exister une gêne, avec des comparaisons avec les autres et un manque de confiance en soi. La personne peut ressentir la honte des imperfections perçues, celles-ci peuvent être internes (par exemple : égoïsme, colère, désirs sexuels inacceptables) ou externes (par exemple : défaut physique, gêne sociale).Isolement/aliénationLe sentiment d'être isolé, coupé du reste du monde, différent des autres et/ou de ne faire partie d'aucun groupe ou communauté.

Schémas précoces de manque d'autonomie et performance


Les exigences vis-à-vis de soi-même et du monde externe ne correspondent pas à la capacité (perçue) de survivre, d'agir indépendamment et d'arriver à une réussite suffisante. Ceci peut être lié à une origine familiale typique : famille " étouffante " où l'enfant est surprotégé, la confiance en soi est sapée et les relations en dehors de la famille ne sont pas encouragées : il en résulte un déficit d'apprentissage des compétences sociales.
Dépendance/incompétenceCroire à sa propre incapacité de faire face seul aux responsabilités journalières (par exemple, prendre soin de soi-même, résoudre les problèmes de tous les jours, faire preuve de bon sens, aborder de nouvelles tâches, prendre des décisions). Dit souvent, " je suis incapable de... "Peur des événements inévitables/incontrôlables
Peur exagérée d'une catastrophe que l'on ne pourra pas éviter. Ces craintes se portent sur une ou plusieurs possibilités:


  • Santé : crise cardiaque, sida

  • Émotions : par exemple perdre la raison

  • Catastrophe naturelle ou phobie : ascenseurs, crime, avions, tremblement de terre.


Surprotection/personnalité atrophiéeAttachement émotionnel excessif à une ou plusieurs personnes, souvent les parents, au détriment d'une adaptation sociale normale. Très souvent, croyance qu'au moins l'un des individus ne peut pas survivre à l'autre, ou être heureux sans lui. Peut avoir le sentiment d'être étouffé par les autres, ou doute de lui-même, de sa propre identité. Sentiment d'être vide, sans but; ou, dans des cas extrêmes, questionne sa propre existence.ÉchecCroyance que l'on a échoué, que l'on échouera, que l'on est incapable de réussir aussi bien que les autres (études, carrière, sports, etc.). Souvent, la personne se juge stupide, inepte, sans talent, ignorante, inférieure aux autres, etc.

Schémas précoces de manque de limites


Il peut s'agir de manque de limites internes, de manque de responsabilité envers les autres, ou de l'incapacité à soutenir des buts à long terme. Ceci peut mener à des problèmes concernant les droits des autres, ou concernant ses propres objectifs. L'origine familiale typique est à rechercher du côté de parents faibles, trop indulgents, qui ne peuvent faire appliquer la discipline. L'enfant n'est pas encouragé à prendre des responsabilités, à tolérer un certain manque de confort, ou n'est pas suffisamment surveillé et guidé.
Droits personnels/dominanceCeci correspond au besoin de faire, ou d'obtenir, exactement ce que l'on veut sans considérer ce qu'il en coûte aux autres; ou à une tendance excessive à affirmer sa force, son point de vue et à contrôler les autres à son propre avantage sans considérer leur désir d'autonomie. Le sujet est caractérisé par des exigences excessives et un manque général d'empathie.Manque de contrôle de soi/discipline personnelleLe problème central est l'incapacité ou le refus de contrôle de soi. La personne ne peut supporter d'être frustrée dans ses désirs et est incapable de modérer l'expression de ses émotions et impulsions. Sous une forme atténuée: elle essaie à tout prix d'éviter ce qui est pénible tels que les conflits, les confrontations, les responsabilités et l'effort, au détriment d'un sens de la satisfaction personnelle ou de son intégrité.

Schémas précoces de dépendance aux autres


Ils correspondent globalement à une importance excessive attachée aux besoins, désirs, réactions des autres, aux dépens de ses propres besoins afin d'obtenir leur affection ou leur approbation, par peur d'être abandonné ou pour éviter les représailles. Fréquemment, il existe une colère refoulée dont la personne n'est pas consciente. L'origine familiale de ce schéma doit être recherchée du côté d'une affection qui relève du conditionnel : pour se sentir aimé de ses parents, pour obtenir leur approbation, l'enfant réprime ses tendances naturelles. Les besoins des parents (affectifs, sociaux, leur style de vie) passent avant les besoins et réactions de l'enfant.
AssujettissementLe comportement, l'expression des émotions, les décisions, sont totalement soumis aux autres parce ce qu'on se sent forcé d'agir ainsi, en général pour éviter colère, représailles ou abandon. Selon la personne, ses propres désirs, opinions et sentiments ne comptent pas pour les autres. En général, elle montre une docilité excessive mais réagit vivement si elle se sent prise au piège. Il existe presque toujours, une colère refoulée contre ceux à qui il se soumet, provoquant des troubles de personnalité (par exemple : comportement passif/agressif, explosion de colère, symptômes psychosomatiques, troubles affectifs, drogues).AbnégationUn souci exagéré de toujours considérer les autres avant soi-même; cette considération est volontaire. Les raisons sont en général : peur de faire de la peine aux autres; pour éviter de se sentir coupable d'égoïsme; ou pour maintenir un contact perçu comme nécessaire aux autres. Mène souvent à une hypersensibilité aux souffrances des autres. La personne peut éprouver le sentiment que ses propres besoins ne sont jamais satisfaits, d'où un ressentiment envers les autres.Besoin d'approbationLe problème central est un besoin excessif de l'attention, de l'estime et de l'approbation des autres; ou faire ce que les autres demandent, que cela corresponde ou non à ce que l'on veut de soi-même. L'estime de soi est formée à partir des réactions des autres et non à partir d'opinions et de valeurs personnelles. Parfois, une importance exagérée est accordée au style de vie, aux apparences, à l'argent, à la concurrence ou à la réussite - être le meilleur, le plus populaire - afin d'obtenir estime ou approbation. Fréquemment, les choix importants de la vie sont faits sans rapport avec le sujet; ou sont des choix qui n'apporteront pas de satisfaction; hypersensibilité au rejet; ou envie de ceux qui ont mieux réussi.

Schémas précoces d'hypervigilance et inhibition


Le problème principal est le contrôle exagéré des réactions, des sentiments et des choix pour éviter les erreurs ou pour maintenir des règles personnelles rigides dans sa conduite et dans sa performance, souvent aux dépens d'autres aspects de la vie: plaisirs, loisirs, amis; ou au détriment de sa santé. Origine familiale typique : sans joie; travail, devoir, perfectionnisme, obéissance, éviter les erreurs, sont des considérations beaucoup plus importantes que bonheur, joie, détente. Souvent, pessimisme et anxiété sont apparents : tout pourrait se désagréger si l'on ne se montre pas toujours vigilant.
Peur d'événements évitables/négativitéEst au premier plan la crainte exagérée que, dans des contextes divers (travail, situation pécuniaire, relations interpersonnelles), tout va tourner au pire; ou bien on retrouve une prise en considération fréquente et persistante de tous les aspects négatifs de la vie : souffrance, mort, conflit, culpabilité, ressentiment, problèmes non-résolus, erreurs possibles, etc., qui s'accompagne d'une minimisation ou d'un déni des aspects positifs et optimistes. Souvent, il existe une peur exagérée de commettre des erreurs et la crainte de leurs conséquences : ruine, humiliation, situation intolérable. Ces personnes sont fréquemment anxieuses, pessimistes, mécontentes et indécises.Surcontrôle
Le contrôle excessif des réactions spontanées (actions, sentiments, paroles) est là généralement pour éviter les erreurs, la désapprobation d'autrui, les catastrophes, le chaos ou par peur de ne pouvoir maîtriser ses impulsions. On peut distinguer :


  • La répression de la colère et de l'agressivité.

  • Le besoin compulsif d'ordre et de précision.

  • La répression d'impulsions positives (joie, affection, excitation sexuelle, jeux).

  • L'adhérence excessive à la routine et au rituel.

  • La difficulté à reconnaître ses propres faiblesses, ou à exprimer facilement ses propres sentiments ou besoins. Souvent ces attitudes sont appliquées aux proches.


Idéaux exigeants
La conviction que l'on doit s'efforcer d'atteindre et de maintenir un niveau de perfection dans son comportement ou sa performance représente un idéal destiné à éviter les critiques. Ces exigences amènent à une tension constante; s'arrêter dans ses efforts ou se détendre devient impossible. Une critique constante de soi-même et des autres est effectuée. Par conséquent la personne souffre des déficits de plaisirs, détente, santé, estime de soi, satisfaction personnelle et relations interpersonnelles. On peut distinguer :


  • Le perfectionnisme, importance excessive attachée aux détails et sous-estimation de sa propre performance.

  • Des règles rigides; l'importance du devoir. Ces règles s'appliquent à de nombreux aspects de la vie : morale, culture, religion.

  • Préoccupation constante de temps et d'efficacité : toujours faire plus et mieux.


PunitionLa tendance à se montrer intolérant, très critique, impatient et à " punir " les autres, et soi-même, s'ils n'atteignent pas le niveau de perfection que l'on exige. Ceci entraîne : la difficulté à pardonner les erreurs ou les imperfections - en soi ou chez les autres - l'incapacité de considérer les circonstances atténuantes; et un manque d'empathie, de flexibilité, ou l'incapacité d'admettre un autre point de vue.

La rigidité des schémas


La personne "en santé" ajuste ses schémas (ses croyances) à mesure qu'elle expérimente de nouvelles situations, ce qui lui permet de développer des comportements variés, adaptés aux différentes situations. Les schémas inadaptés présents dans les troubles de la personnalité ont cependant tendance à se maintenir. Young décrit trois types de processus ou de stratégies qui contribuent à ce maintien. Selon qu'une personne met davantage en oeuvre l'un ou l'autre de ces types de processus, elle vit différemment un schéma: elle capitule, fuit ou contre-attaque. La plupart des gens ont recours à un mélange de ces stratégies.

Le maintien des schémas (capitulation):


La personne pense, ressent et réagit selon son schéma. Elle juge incorrectement les gens et les circonstances de façon qui renforce les croyances reliées à son schéma. Elle crée des situations et choisit des relations qui entretiennent son schéma. Diverses distorsions cognitives maintiennent les jugements erronés. Par exemple, l'attention sélective consiste à ne voir que les faits qui confirment le schéma. Ainsi la personne histrionique peut ne pas remarquer qu'elle est souvent plus appréciée lorsqu'elle est plus discrète. Nous présentons dans le Dossier Dépression (section Processus cognitifs) les différents types de distorsions cognitives par lesquelles l'interprétation de la réalité peut être biaisée de façon à se conformer aux schémas. Il est fréquent de recréer et de rechercher les contextes familiers dans lesquels nous avons grandi. Par exemple, la personne qui a le schéma d'imperfection trouve naturel de tolérer des gens qui la critiquent, ce qui maintient son schéma. Elle se comporte de telle sorte qu'on continue à la critiquer et à la déprécier. De même, l'apparente froideur de la personne qui a un schéma d'exclusion influe sur l'accueil que lui font les gens. La personne qui a un schéma d'abandon (croyance qu'elle est toujours susceptible d'être abandonnée) trouve souvent naturel d'investir dans la relation avec un partenaire qui craint de s'engager.

L'évitement des schémas (fuite):


La personne évite de penser à des questions reliées au schéma et évite les situations qui peuvent activer le schéma et faire vivre des sentiments négatifs de tristesse, de honte, d'anxiété ou de colère. Elle est souvent inconsciente de l'existence de son schéma. Elle le nie. La personne avec un sentiment d'imperfection peut fuir l'intimité. La personne avec un schéma d'exclusion peut fuir les rassemblements, les réunions de travail, les congrès, les partys. La personne ayant le schéma d'échec peut fuir le travail, les études et les nouveaux projets. La personne avec un schéma de dépendance peut fuir les situations où elle doit faire preuve d'autonomie. Ces évitements empêchent de tester ses schémas et de les modifier graduellement.

La compensation (contre-attaque):


La personne pense et réagit de façon opposée à son schéma. Cependant ses comportements sont souvent trop extrêmes et contribuent à maintenir son schéma. Par exemple, la personne avec un schéma de carence affective peut tellement réclamer d'attention qu'elle éloigne les autres et se retrouve encore plus privée d'affection. Une personne peut développer un sentiment de supériorité qui est à l'opposé du sentiment d'imperfection vécu dans l'enfance. Elle peut consacrer beaucoup d'énergie à son prestige et à sa situation sociale et choisir ses relations de façon à se sentir supérieur. Cette contre-attaque empêche toutefois, entre autres, l'intimité.

La conscientisation des schémas


La personne pour qui un ou des schémas représentent un problème n'en a souvent pas conscience. Soit parce que les croyances associées à ces schémas lui semblent tellement naturelles et évidentes qu'elles ne sont pas remarquées, soit parce qu'elle évite ou contre-attaque (voir La rigidité des schémas). Toutefois, ces schémas déterminent l'interprétation des situations que la personne vit, c'est-à-dire ce qu'elle se dit au sujet de ces situations. Ces interprétations, appelées pensées automatiques, sont des pensées observables plus facilement accessibles à la conscience que les schémas. Par exemples: qu'est-ce que les gens vont dire?; il faut que tout soit fait à temps; comment osent-ils me traiter ainsi?; il se désintéresse de moi; je ne suis pas capable de rester seule, etc.. Les pensées automatiques manquent souvent d'objectivité et présentent des biais cognitifs. Elles sont logiques par rapport aux croyances sous-jacentes mais elles sont souvent inexactes dans la situation vécue. Elles présentent, ce qui a été appelé des distorsions cognitives.

Ces interprétations de la réalité déterminent les émotions et les comportements. Par exemple, la personne obsessionnelle-compulsive peut être anxieuse dans une situation où elle craint de ne pas performer assez bien. Ce qui peut l'amener à prendre trop de temps et d'énergie, à dépasser ses limites et à négliger d'autres besoins pour que tout soit parfait dans les moindres détails, etc.. La personne narcissique peut devenir agressive si elle n'obtient pas un traitement de faveur. C'est l'observation des pensées automatiques, des réactions émotives et des comportements qui peuvent mettre la puce à l'oreille concernant les croyances qui les sous-tendent.

Troubles de la personnalité et santé mentale


Lorsqu'activés, les schémas inadaptés provoquent des émotions intenses qui mènent fréquemment, directement ou indirectement, à divers problèmes psychologiques souvent associés aux troubles de la personnalité, tels la dépression, l'anxiété, la panique, la solitude, les relations destructrices, l'abus d'alcool, de drogues, de nourriture et des désordres psychosomatiques. Le plus souvent c'est au sujet de l'un de ces problèmes que la personne souffrant d'un trouble de la personnalité consulte un psychologue ou un médecin.





Psychomédia avec sources:


  • Beck, J.S., Cognitive Therapy of personnality Disorders in P. M. Salkovskis, Frontiers of Cognitive Therapy, Guilford Press, 1996

  • Cottraux, J. et Blackburn, I.M.. Thérapies cognitives des troubles de la personnalité. Masson, 1995.

  • Young, J.E. et Klosko, J.S., Je réinvente ma vie, Les Éditions de l'Homme, 1995.




http://www.psychomedia.qc.ca/trouble-de-la-personnalite/schemas-precoces-inadaptes-modele-cognitif

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Re: November's Girl and roses

Message par I am so sure le Mar 15 Nov 2016 - 20:00

3.3 Ce qui détermine l'amour que l'on se porte 

Les trois catégories dont il est question on en commun de ne pas s'aimer. Pourquoi en est-il ainsi ?
Les attitudes de l'entourage et particulièrement des parents 

Le fait de ne pas encourager, renforcer, rassurer, toucher les enfants. Plus généralement, l'absence d'affection, d'intéressement. En réaction l'enfant aura tendance à se renfermer et/ou à utiliser diverses stratégies pour attirer l'attention, pour se faire valoir, pour se montrer digne de leur intérêt. 
Le fait de dévaloriser l'enfant par la critique directe ou plus subtilement par un maniement de l'ironie, de commentaires sarcastiques sur eux mais aussi sur les autres personnes. En effet, dans ce dernier cas, l'enfant intériorise qu'il est souhaitable d'être conforme au désir d'autrui. 
Le fait de surprotéger, d'être possessifs, de toujours dire "fais ça, va là." souvent associé à la critique "tu ne fais jamais rien par toi-même". 
Pour les personnes qui deviennent toxiques, le fait de s'intéresser à l'enfant en fonction de ses compétences seulement. Mais aussi le fait de surévaluer, de trop valoriser l'enfant.
Au-delà des seules personnes certaines circonstances de la vie peuvent nous marquer.
Les événements 
Le fait d'avoir vécu des événements ayant provoqué un sentiment d'absence de contrôle sur l'environnement (décès, état dépressif d'un parent, disputes entre parents.) génère une angoisse avec laquelle il faut réussir à vivre.
Nous sommes imprégnés de notre environnement c'est à dire des autres et des événements. Provoquant des émotions, cette relation à l'extérieur du corps nous a fait réagir. Nous avons pris des habitudes, développé des stratégies en réponse à ce que nous avons vécu. Ces habitudes nous ont été dictées par un besoin : se maintenir en vie, ne pas succomber au mal être ; et pour cela il nous a bien fallu nous protéger.

3.4 Se mentir, se protéger 

Toutes les attitudes de défense s'expliquent par le fait que (1) pour nous aimer nous avons besoin de l'approbation des autres (2) nous ne voulons pas vivre dans la douleur et le malaise. 

Très succinctement nous nous donnons certaines attitudes destinées à réaliser ces deux buts.
séduire ses interlocuteurs
La séduction répond au besoin de sentir que les autres nous aiment. La contrepartie est une sensibilité importante aux critiques. La seconde "limite" de la séduction est qu'elle rassure seulement quand elle reste superficielle. En effet, dès qu'il s'agit d'engager complètement sa personne il y a le risque de se montrer tel qu'on est réellement et donc de décevoir. 
Dans le registre de la séduction et du fait de faire envie la possession n'est pas la dernière des stratégies
posséder les êtres et les objets 
La possession des êtres et des choses répond à plusieurs besoins :
Nous nous assurons d'entendre de l'autre ce que nous avons envie d'entendre. Nous retrouvons le désir d'être aimé, adulé, reconnu.
Nous montrons que nous sommes capables d'agir efficacement ; de contrôler ce qui nous entoure. N'est ce pas faire preuve d'une action efficace que d'exercer son pouvoir sur autrui ? 
Nous pouvons susciter l'envie, l'admiration de l'autre ; non seulement de la personne possédée mais aussi de toutes les personnes qui peuvent voir combien on a une belle voiture, un blouson neuf et flamboyant.. Nous exploitons le plaisir d'être aimé pour ce que l'on a, plus que pour ce que l'on est. Et puis, tout ce qui nous distingue nous permet de renforcer l'amour que l'on se porte.
Quand bien même nous serions encore mal à l'aise, quand bien même les autres ne nous auraient pas donné ce que l'on attendait d'eux, il nous reste quelques portes de sortie pour nous préserver.
Rappelons-nous de ce que nous avons vu dans le chapitre consacré aux comportements. Face à un agent stressant, nous avons trois possibilités : ne rien faire - ce qui provoque le mal être -, fuir et lutter. Le premier comportement n'étant pas très utile, il nous reste les deux autres.
fuire ce qui est désagréable 
La fuite peut prendre la forme de mécanismes de défenses destinés à ne pas avoir à assumer ce qui peut être désagréable. Toute une palette de ces mécanismes existe parmi lesquels on trouve : l'évitement, le retrait, le déni (refus d'admettre), la banalisation (ce n'est pas grave) la projection (attribuer ses propres sentiments négatifs et difficultés aux autres), les fantasmes et la rêverie (imaginer sa réussite au lieu de la construire), la rationalisation (reconnaître mais attribuer à des causes extérieures); la compensation (fuir un sentiment d'infériorité en s'investissant dans d'autres domaines) le perfectionnisme (ce n'est pas assez bien), l'hyper contrôle de l'environnement (tout est ordonné, sans faille. comme si tout contrôler soignait les angoisses).
lutter 
L'agressivité à l'encontre des autres a pour objectif de supprimer la nuisance réelle ou éventuelle qu'ils sont susceptibles de nous causer. Cette agressivité peut prendre des formes physiques mais aussi se traduire par des attitudes psychologiques tendant à dévaloriser ces personnes, leur créer des problèmes.

Il faut bien voir qu'en employant ces stratégies, nous sacrifions notre propre évolution, notre liberté au profit d'un confort immédiat très relatif. 
Alors si nous décidons de continuer à changer, ce qui suit peut nous aider.

3.5 Changer et apprendre à s'aimer : se créer indéfiniment soi-même (Bergson) 

Nous avons déjà signalé que pour changer il convient d'augmenter l'amour que l'on se porte et le sentiment d'efficacité de nos actes. Cela ne se fait pas spontanément.
3.5.1 Les clés du changement
Nous avons résumé les étapes du changement dans le tableau suivant repris de André et Lelord.












Domaines
Clés
L'être subjectif
Le rapport à soi
- Se connaître
- S'accepter et être honnête avec soi
L'être social
Le rapport aux autres
- S'affirmer
- Etre empathique
- S'appuyer sur le soutien social
L'être biologique
Le rapport à l'action
- Agir
- Penser positif
- Accepter l'échec

1Se connaître : Prendre conscience de ses capacités et limites. Pour mieux se connaître il est possible de faire un listing avec les contraires : j'aime/ j'aime pas, je connais/je connais pas, mes échecs/mes réussites, mes défauts/mes qualités. 
2S'accepter : assumer et changer. Quoi qu'on ait fait, quel que soit le déshonneur que l'on ait eu à subir, nous avons le droit de changer sans culpabilité, sans honte et sans remord. L'avenir nous pouvons le forger et ce d'autant plus que le seul fait de se connaître et d'admettre ce que l'on est, fait disparaître bien des tensions et s'ouvrir bien des horizons. Cela demande d'être honnête avec soi. Nous avons vu qu'il est parfois utile de se mentir pour protéger dans le court terme l'amour que l'on se porte. Nous avons rencontré de nombreux comportements - comme le déni - destinés à cette fin. Déni de ses émotions, de sa volonté de s'impliquer complètement dans un projet.
3S'affirmer : exprimer ce qu'on pense, ce qu'on veut, ce qu'on ressent tout en respectant ce que l'autre pense. S'affirmer nécessite de se respecter suffisamment pour se donner des droits face aux autres personnes. Or se donner des droits, c'est prendre le risque de déranger ou de déplaire à son interlocuteur. Quand on ne peut s'affirmer on utilise d'autres comportements relationnels : l'inhibé qui subit, l'agressif qui privilégie ses besoins et points de vue, mais néglige ceux des autres jusqu'au conflit ou à la menace. 
4Etre empathique : l'empathie est la capacité d'écouter et de ressentir le point de vue des autres, de chercher à le comprendre et à le respecter, même si l'on n'est pas totalement d'accord avec eux. "je comprends bien ce que tu veux dire, mais je ne pense pas forcément comme toi". Ce comportement permet d'être proche et aimé des autres, de s'affirmer car on écoute plus volontiers nos points de vue si nous nous sommes montrés capable d'écouter. 
5S'appuyer sur le soutien social : soutien d'estime (tu es quelqu'un de bien), soutien affectif (on est à tes côtés, on t'aime), le soutien matériel et de compétences (on va t'aider). Pour que ce soutien soit efficace, il est souhaitable qu'il soit diversifié et activé assez souvent.
6Agir : Pour changer il est indispensable d'agir. C'est par une modification concrète du comportement que tout commence. Il ne sert à rien de changer uniquement dans sa tête. Toute décision de changement doit se traduire par un geste dans la minute qui suit : prendre son téléphone, faire un courrier. Ce qui n'est pas fait n'existe pas ! 
La vie nous offre une foule d'objectifs même modestes, qui une fois atteints, nous permettent de ressentir une amélioration de l'amour que l'on se porte. Si passer à l'action dans un domaine modeste n'est pas un évitement, ça peut servir d'échauffement à nous mettre à un travail plus exigeant. 
7Penser positif : Penser positif c'est d'abord faire taire la critique que l'on se donne. Apaiser cette petite voix qui dit ça n'est pas assez bien - à quoi bon, ça ne marchera jamais, c'est nul, ça n'est pas suffisant -, limiter cette tendance à agir et à juger dans le même instant. En procédant ainsi, on n'arrive à rien. Il est important de nous demander si nos pensées sont : 
en rapport avec la réalité (demander l'avis des autres) 
utiles : M'aident-t-elles à me sentir mieux, à faire face à la situation actuelle et aux situations à venir ? Être positif, c'est aussi transformer les plaintes en objectifs : J'en ai marre deviens j'aimerais. 
8Accepter l'échec : Ce n'est pas l'échec qu'il faut accepter mais l'idée de l'échec. L'échec est un morceau de la victoire comme l'erreur est un morceau de la vérité. Quelques conseils pour y arriver :
ales choses sont toujours grises et jamais totalement noires ou blanches. Eliminez les oppositions simplistes 
bLes gens qui ont réussi ont le plus souvent commencés par échouer 
ctirer les enseignements : l'échec nous instruit sur nous, il n'est pas preuve d'incapacité.
Ces attitudes risquent d'être oubliées si elles ne sont pas relues, remises en mémoire chaque jour. Il ne s'agit pas de toutes les apprendre et de toutes vouloir les appliquer d'un bloc. Le processus de changement passe par des petites étapes réalistes, répétées, progressivement intégrées. Il suppose de toujours se renvoyer à ses propres responsabilités en reconnaissant ce qui ne va pas mais aussi et surtout en cultivant ce qui va bien, ce qui a déjà été fait ; en s'autorisant à être fier de soi, en se remerciant de chaque pas parcouru. L'important c'est de faire un pas encore un pas (Saint Exupéry). Le chapitre qui suit va vous permettre de formuler clairement le chemin : votre projet de changement.
3.5.2 Un contrat pour changer 

Si l'analyse est appréhendée comme un outil de changement et d'amélioration comportementale, elle amène l'intéressé à conclure un contrat, à définir par écrit un objectif qu'il s'est fixé. Le contrat correspond à la décision qu'une personne prend de réaliser tel but de telle ou telle manière.
Les étapes du contrat sont : 
1Quelle est ma situation actuelle ? Le bilan de notre situation actuelle, professionnelle, extra-professionnelle, ce que j'ai déjà fait, réussi. Il s'agit du constat de ce qui va et de ce qui ne va pas en fonction de nos lieux de vie (travail, famille.) 
2Qu'est ce que je veux changer ? La liste de ce que nous aimerions changer, pourquoi et comment. 
3Quels sont les obstacles qui m'empêchent ou risquent de m'empêcher de le faire (obstacles dus à mon environnement et dus à moi-même).
4La mise en oeuvre en suivant des méthodes, des petits trucs pour nous aider. Par exemple établir des priorités. "Aujourd'hui, je ne critique personne". 
5L'établissement d'un délai de réalisation des objectifs avec un moyen de contrôle (dater les objectifs, savoir identifier les succès et les échecs)
Le contrat incite à se responsabiliser par rapport au but recherché. Il demande de parler en terme de réussite ou d'échec et, est à ce titre un grand mobilisateur d'énergie pour aller au bout des décisions. Et puis, il est un formidable moyen de connaissance de soi, sachant que le simple fait d'écrire, de formuler ce que l'on souhaite permet de clarifier ce que l'on est.
NB : De nombreuses personnes n'arrivent pas à réaliser des objectifs quantifiables, datés. Ainsi ces personnes ont-elles l'impression de voler d'échec en échec, de contrat raté en contrat raté. Jusqu'au jour où elles s'aperçoivent que les pas de fourmis entrepris à chaque tentative -les heures passées à ne pas critiquer par exemple-, ces moments entrepris puis arrêtés, ont laissé des empreintes dans leur corps. Au détour d'une lettre laissée des années plus tôt, ces personnes prennent conscience du chemin parcouru. Elles mettent en lumière ce qui lentement changeait en elles, et elles s'aperçoivent qu'en progressant dans le noir elles accédaient à la lumière. Tout ça parce qu'en dépit de ce qu'elles croyaient être des échecs, elles ont recommencé des petits "pas grand chose".
3.5.3 L'attitude de l'entourage 
Elle découle de ce qui précède. Nous avons dit que l'amour qu'une personne se porte passe par l'efficacité de ses actions et le regard que les autres portent sur elle. Dès lors, l'objectif de l'entourage est d'aller dans ce sens en permettant et même en suscitant l'action tout en rassurant. 
Voici quelques phrases à dire, quelques attitudes qu'il est possible de prendre, face aux différents types de personnes, pour arriver à ces fins.
Rassurer 
Tu n'as pas besoin d'attirer l'attention sur toi par des stratagèmes pour qu'on t'aime.
Ecouter, encourager à exprimer des opinions sans juger. Instaurer un bon équilibre entre la sécurité (montrer à la personne qu'on l'aime) et les "valeurs" (il y a des règles à respecter). 
Soutenir sans condition pour que la personne intègre qu'elle a une certaine valeur envers et contre tout. Attention, toutefois, à ne pas trop admirer.
Susciter l'action 
Demander son avis et en tenir compte 
Lui confier des tâches à faire, un peu d'argent à gérer quand il s'agit d'un enfant.
Tout ce qui précède demande un investissement personnel, une démarche individuelle s'appuyant sur l'aide des autres. L'objectif est de permettre à chacun de trouver la confiance et la détermination en soi. Si l'on se réfère à la notion de souffrance, le but de cette démarche n'est pas de l'éviter à tout prix mais de la rencontrer, de lui parler pour mieux la dépasser. Par rapport au plaisir, l'objectif est de passer de l'émotion de l'instant, au bonheur du vivant.

3.6 Apprendre le bonheur 


Qu'ils soient psychologues, ouvriers, paysans où moines bouddhistes, beaucoup s'accordent sur un point d'encrage : le but, le véritable mouvement de la vie, c'est le bonheur.
Dans ce qui suit, nous nous appuyons sur la pensée bouddhiste et plus particulièrement sur le livre qu'ont commis le psychologue américain Howard Curtler et le 14ème Dalaï-Lama - l'art du bonheur - pour vous donner les attitudes permettant d'accéder à cet état de bien-être.
Comme tout ce qui a précédé, cet exposé s'appuie sur une conviction. Il est possible - quelque soit notre passé et notre présent - d'atteindre le bonheur par l'exercice de l'esprit, par l'activation de notre 3ème cerveau.
Nous avons déjà signalé que nos lobes frontaux (3ème cerveau) sont capables de réguler notre fonctionnement émotionnel. Ils peuvent inhiber la souffrance et rendre le plaisir plus durable. Cette aptitude passe par un seul mécanisme : l'attribution d'une valeur, d'une signification aux émotions. Indépendamment de ce qui est perçu, notre 3ème cerveau est capable d'assigner une valeur positive ou négative aux événements. A une souffrance, il sait dire : " tu es positive pour moi parce que. " ; à une personne désagréable, il a la capacité d'affirmer : "tu m'enrichis car.". Ce que nous appelons communément "l'état d'esprit" détermine le bonheur beaucoup plus que les événements extérieurs. Bien sûr il est des douleurs incontournables. Mais c'est plus la perception que nous avons d'un événement que la situation elle-même qui détermine notre bien-être. L'état d'esprit est la clef du bonheur. Pour ce faire, il s'appuie sur des valeurs. Ce sont à ces valeurs et à la réflexion qui les soutienne que nous allons accéder à présent.
3.6.1 Une hiérarchie 
La réflexion commence par une hiérarchie des valeurs et des actes qui en dépendent. Qu'est ce qui donne sens à notre vie ? Répondons en ordonnant nos priorités. Sommes-nous nés dans le but de nuire aux autres, de leur créer des problèmes ? Sommes-nous plutôt sur terre pour participer aux qualités fondamentales de l'humanité ? 
Cette aptitude à isoler les éléments les plus fondamentaux de notre existence nous apporte une grande liberté et un repère face aux problèmes. 
Une aide pour classer les valeurs et les actes est l'étendue dans le temps et l'espace. Est-ce provisoire ou durable ? Est-ce local ou universel ? Ce désir satisfait-il un besoin immédiat ou une envie plus lointaine ? Crée-t-il le bien d'une seule personne ou de plusieurs ? 
En faisant la part de l'immédiat et du durable, du local et de l'étendu, nous nous aidons à reconnaître et isoler les facteurs qui, à terme, mènent au bonheur et ceux qui conduisent à la souffrance.
Qu'est ce qui, pour nous, cause la contrariété ou le chagrin ? Les bouddhistes ont réfléchi à cette question. Pour eux, la souffrance prend sa source dans les "trois poisons de l'esprit" : l'ignorance, le désir sans frein et l'aversion. L'idée d'ignorance a des connotations ambiguës. Elle suppose, en effet, de se référer à une vérité. Comme par ailleurs, le fait d'éventuellement nous tromper ne nous est pas d'un grand secours dans la recherche du bonheur, voyons plutôt les attitudes permettant d'éliminer le désir toujours insatisfait et l'aversion.
3.6.2 Eliminer le désir 
Partons d'une interrogation. Qu'est-ce qui détermine notre perception d'une situation ? Notre tendance à comparer nous influence fortement. Notre satisfaction dépend du point de comparaison adopté. Nous avons pour habitude de regarder les plus brillants, les plus beaux. Bien que pour certains cette attitude soit un moteur, pour la plupart d'entre nous, elle engendre systématiquement l'envie, la frustration et le chagrin. Que faire ? 
Nous tourner vers les plus démunis, les moins chanceux. Reconnaître qu'il y a sur terre, plus des trois quarts de l'humanité qui vit avec moins de 10 francs par jour. Songer que nous avons de la chance d'être ce que nous sommes. En observant le monde avec ces nouvelles lunettes tout reprend sa juste dimension. Nous nous rendons compte que finalement nos immenses problèmes sont de l'ordre de "la rage de dents". Nous apprenons à nous prendre et à prendre nos problèmes beaucoup moins au sérieux.
Toujours voir ce que l'on croit être le haut du panier conduit à vouloir être comme eux : c'est la convoitise. La motivation essentielle de la convoitise c'est l'assouvissement. Mais quand bien même l'objet désiré est obtenu, la convoitise, elle est toujours présente. Pire, elle est renforcée. Processus sans fin ! 
Et puis, nous trouverons toujours une personne supérieure à nous, que ce soit dans un domaine ou un autre. La convoitise mène alors à la frustration, à admettre que l'on ne sera jamais comme ceux qu'on admire. Alors au lieu de regarder ce qu'il y a d'enviable en l'autre, acceptons déjà ce qu'il y a de beau en nous.
Les remèdes au désir effréné s'imposent d'eux-mêmes : 
Remède 1 : le contentement, le fait d'apprécier à chaque instant ce que l'on a. 
Remède 2 : se considérer : le seul moyen d'avancer dans l'existence, c'est de considérer ses atouts, de voir de quoi on est encore capable, c'est d'avoir le sens de sa propre valeur.
Remède 3 : ne plus comparer ou changer les comparaisons. Qui est "supérieur" ? Celui qui écrase tout ceux qui se présentent sur son passage pour parvenir au pouvoir ou la personne qui toute sa vie a travaillé et respecté ses semblables ? L'ordre des valeurs est déterminé par une société. Quelques-uns de ses représentants donnent le classement. Tel est plus riche, plus puissant, plus fort que tel autre. Tel est dans la normale, tel ne l'est pas ! Mais qu'est ce que c'est être dans la normale ? Le comportement général d'une société est-il toujours normal ? 
Henri Laborit aura tôt fait de vous répondre. La normalité, c'est le conformisme, c'est la moyenne, celle du monsieur qui est parfaitement normal par rapport aux autres, alors qu'il ne l'est pas du tout par rapport à lui-même. Puisqu'il est normal par rapport aux autres, on dit il n'est pas fou ; mais il va développer une hypertension, un ulcère de l'estomac... La normalité est à situer par rapport à soi-même et non par rapport aux autres. Schumann, Van Gogh n'étaient pas normaux. Que vaut-il mieux être, Schumann, Van Gogh, ou les autres ? Nous pouvons penser que la seule raison d'être de la hiérarchie sociale est la préservation de la dite société. Peut-être le pouvoir et l'argent ne sont-ils pas les "valeurs" les plus respectables ! Un tel classement fondé sur deux ou trois valeurs ajoutées à quelques normes éthiques, esthétiques et comportementales réduit la richesse du monde à quelques attributs, ceux qui justement favorisent le désir et la convoitise. Oubliez ce carcan et remplacez-vous dans la hiérarchie que vous venez d'établir. Est-ce que dans cet ordre des valeurs la possession est au-dessus du don ? Est-ce que l'eros - l'amour qui prend - est plus enviable que l'agape - l'amour qui donne - ? 
Si vous voulez comparer, alors déployez le regard de la diversité, replacez-vous dans la richesse du monde. Vous trouverez que vous aussi vous êtes forts. Cherchez ! Vous ne trouvez pas ! Cherchez bien ! Peut être êtes vous beaucoup plus timide, beaucoup plus sensible voir beaucoup plus fragile que tous ceux qui vous entourent! 
Que l'objectif soit de reconnaître notre propre valeur, de réduire la haine que l'on éprouve envers une personne, de ne plus être prisonnier de la convoitise, déployer le regard de la diversité, varier les points de vue nous aide considérablement. 
Après tout ça, si vous continuez à oublier la majorité des habitants de la planète, si vous continuez à être impressionnés et tentés par le pouvoir et l'argent, rappelez-vous - quelque soit la personne qui se trouve face à vous - que "au plus haut trône du monde, (nous) ne sommes assis que sur notre cul" (Montaigne).
3.6.3 Eliminer l'aversion : apprendre à aimer 

Dans le chapitre consacré aux comportements, nous avons signalé que nous sommes dépendants des autres - c'est à dire responsables d'eux -. Nous aimerions ici ajouter quelques mots à ce propos.
Que ce soit dans notre vie matérielle ou affective, nous nous nourrissons du pain et de l'affection d'autrui. Si le pain vient en échange d'une pièce de monnaie, l'affection de l'autre vient en réponse à la notre. C'est par ce processus d'aller-retour que l'amour, l'affection, la compassion, l'attention aux autres, nous apportent le bonheur. En conséquence, pour être heureux, il nous faut être attentifs, ouverts ; il nous faut tendre la main, faire le premier pas vers l'autre sans attendre que lui vienne à nous. Souvenez-vous de ce que disait Henri Laborit à ce propos : le premier acte égoïste c'est peut-être d'aimer l'autre. Cette dépendance à l'autre est magnifiquement retranscrite par l'expression latine : alter ego ; l'autre moi.
Notre dépendance aux autres est étayée par de nombreuses études. De nombreux psychanalystes (Howald Curtler cite entre autres Erich Fromm) estiment que la menace d'être séparé des autres constitue la peur la plus fondamentale de l'humanité. Pour eux, l'expérience de la séparation, que l'on rencontre tout d'abord dans l'enfance, est la source de toute anxiété. Cette analyse colle bien avec l'observation selon laquelle un mode de vie altruiste est essentiel à une bonne santé mentale (George Vaillant). A l'inverse, les personnes en manque de rapports sociaux sont plus souvent en mauvaise santé, plus tristes et plus vulnérables au stress. Par exemple, les personnes les plus centrées sur elles-mêmes, celles qui au cours d'une conversation répètent le plus souvent les pronoms "je", "moi", "mon" sont les plus susceptibles de déclarer une maladie coronarienne.
Le rapport que nous entretenons à l'autre peut être relativement superficiel. Il peut se construire autour d'un sujet anodin - le temps qu'il fait, les résultats du match de foot. -. Il peut également être plus profond. Howald Curtler cite le zoologiste Desmond Morris pour qui le rapport à l'autre est d'autant plus fort et important qu'il est intime. Cette personne entend par intime l'émergence d'un sentiment de proximité qui intègre le sens du partage et de la communication. Pour Desmond Morris, le vecteur essentiel de l'intimité est le contact physique. Le toucher est pour lui le véhicule du réconfort mutuel. Ce chercheur pense même que d'autres contacts avec des objets comme les cigarettes, les objets, tiennent lieu de substituts à l'intimité.
Si nous revenons à ce que nous avons dit du bonheur, nous remarquons que l'analyse que nous faisons, que les attitudes que nous proposons, reposent davantage sur une réflexion reconnaissant les droits fondamentaux de l'autre que sur notre propre bonté, dans un premier temps, du moins. Parce que progressivement, les véritables piliers de l'échange et de la proximité c'est à dire l'affection, le respect et la dignité, vont s'élever en nous. Après viendra peut être l'amour.
Ceci étant dit, donnons les attitudes permettant de provoquer l'affinité à l'autre.
chercher à percevoir le meilleur de chacun. 
ne pas s'imaginer ou penser au fait qu'il puisse dire ou avoir dit du mal de nous.
se rappeler que nous avons besoin de lui ; que nous dépendons des autres donc de lui 
voir ce qui nous rapproche de lui. Tous possédons un corps, un esprit, des émotions. Tous sommes nés, et tous mourrons. Tous voulons bien manger, bien dormir, être aimés. Tous caressons le désir d'être heureux et de surmonter nos souffrances. Tous avons le droit de réaliser cette communauté d'aspiration. 
prendre conscience du point de vue des envies, des joies et des souffrances d'autrui. Cet aspect capital, demande de se mettre à la place de l'autre. Il s'agit là d'une technique qui suppose d'accepter de renoncer temporairement à son propre point de vue pour adopter celui de l'autre. Cela demande d'essayer de comprendre la psychologie et le passé des êtres.
Ayant pris conscience de l'importance d'être ouvert aux autres, il nous faut encore trouver la force de nous lancer. Souvent, nous avons peur de ne pas être à la hauteur, peur de provoquer le jugement de notre interlocuteur. Là encore, un état d'esprit peut nous aider. 
L'honnêteté ! Quel est le but de votre pas vers l'autre ? Faire valoir vos connaissances, l'importance de votre personne ? Dans ce cas, votre interlocuteur peut ne pas reconnaître votre valeur. Vous voulez l'épater, le dominer mais c'est lui qui a tout pouvoir sur vous. En cherchant volontairement l'approbation de l'autre vous vous exposez en permanence à la frustration et à la déception aussitôt que la réalité fait intrusion sous la forme d'une sentence assassine. En voulant qu'on vous aime, envers et contre tout, vous vous punissez vous-même. 
Si à l'inverse, votre objectif est d'échanger, d'apprendre de votre interlocuteur, alors vous n'avez rien à craindre. Au pire, il refusera l'échange. Vous n'aurez rien perdu. Vous aurez même gagné de tenter un acte qui vous tient à coeur.
La motivation sincère est l'antidote pour résorber la peur et l'anxiété. Et même si, dans votre élan vous rencontrez l'échec, c'est que le challenge était trop dur. "Pour ma part je ferai au mieux, si je n'y arrive pas c'est que la situation était trop difficile pour moi" (Le Dalaï-Lama). Les stoïciens agissaient à l'identique, souvenez-vous : "Dans ce qui dépend de vous, faites votre possible", pour le reste n'y prêtez pas attention. Le simple fait de prendre du recul pour s'assurer simplement que l'on est sincèrement motivé suffit à diminuer l'anxiété. "Motivation sincère, antidote à l'anxiété". Plus vous serez honnêtes, plus vous serez ouvert, moins vous aurez peur, parce que vous n'éprouverez plus aucune anxiété à l'idée d'être exposé ou révélé aux yeux des autres. N'ayant rien à cacher et à prouver, vous n'aurez plus à vous protéger ; vous n'aurez plus peur. Plus vous serez honnête, plus vous aurez confiance en vous. Le manque de confiance vient de la conscience de pouvoir réaliser quelque chose sans être sûr d'y parvenir. Les gens qui ont une vision réaliste d'eux-mêmes ont tendance à mieux s'aimer, à être plus confiants que ceux qui se connaissent mal ou faussement (Howald Curtler). 
Après avoir créé l'affinité à l'autre, nous être ouvert à lui, assurons-nous de ne pas nous en couper.
3.6.4 Entretenir le lien 
Le premier moment, où nous risquons la rupture avec l'autre, c'est lorsque éclate un conflit direct. En cas de problème, généralement le cerveau a tendance à se tourner vers le passé pour comprendre. De cette connaissance du passé, il déduit une attitude adéquate pour le futur. Dans le cas du conflit entre personnes, la recherche des responsabilités dessert la levée du problème plus qu'elle ne contribue à la servir. Elle provoque l'agressivité et la mise en place de mécanismes de défense de la part des personnes accusées. Si vous souhaitez avancer à plusieurs, cherchez des solutions au lieu de trouver des responsabilités !
Deuxième motif à rupture, apprendre que l'autre a dit mal de vous - ou croire que l'autre pense du mal de vous. Notre réaction biologique à cet agent agresseur est la lutte et tout l'attirail qui l'accompagne : stress, haine, agressivité. Si en des temps reculés, une telle réaction se justifiait pour assurer la survie, dans nos sociétés occidentales, ce n'est plus de survie qu'il s'agit. Pourtant, si nous n'allons pas jusqu'à la suppression de la personne hostile, nous cherchons à supprimer sa "nuisance". Nous nous disons que la seule réponse valable à son attitude est la haine. Ce faisant nous creusons notre propre tombe.
Bien plus que la personne qui, peut-être nous veut du mal, la haine elle nous en fait. C'est elle notre pire ennemi, plus efficace que n'importe quelle personne, elle nous tient à longueur de journée, nous suit partout, à toute heure et en tout lieu. Quelque soit le problème rencontré, la haine qui accompagne l'aversion va toujours contre nous.
En cherchant à lutter contre l'autre, nous nous faisons trois fois du mal. 
Une fois parce que l'agressivité qui n'est pas agie provoque le mal être. Nous sommes dans ce que nous avons appelé l'inhibition de l'action. 
Une seconde fois parce que, par notre haine, nous donnons de la valeur à la démarche de celui qu'on dit notre ennemi. C'est, en effet, la volonté de blesser qui confère aux actes de nos "ennemis" leur caractère unique. 
Une troisième fois parce que, par la haine et le rejet, nous nous coupons de quelqu'un qui aurait pu nous révéler à nous-même. Nos ennemis nous offrent l'opportunité d'apprendre à nous connaître et à réagir comme nous aimerions le faire. Ils nous enseignent notamment la tolérance. Traitez les avec déférence, reconnaissez la valeur de l'épreuve qu'ils vous lancent, le défi qu'ils vous convient à relever.
Le dernier moment où nous risquons de nous couper d'une personne est, paradoxalement, lorsque nous ne sommes pas avec elle. 
Lorsque nous parlons avec des interlocuteurs tout échange à propos d'un point commun peut nous rapprocher l'un de l'autre. Or, nous recherchons, nous avons besoin de cette communion. Parmi ces points partagés, il peut y avoir une tierce personne. Pour peu que nous ayons quelques reproches à faire à l'encontre de cette personne, le soulagement de dire vertement ce qui peut être un problème pour nous, associé à la communauté d'intérêt que cette critique peut engendrer au sein du groupe peuvent amener très rapidement à une critique soutenue de cette tierce personne. Mais voilà, en faisant ça, nous nous coupons d'elle. Par la suite nous ne pourrons plus qu'éviter cette personne ou lui mentir. Si nous mentons - c'est une lapalissade - nous ne sommes pas honnêtes. Nous entrons alors dans le mécanisme sans fin dont nous nous sommes fait l'écho : mal être, mécanismes de protection, peur, agressivité. Si nous voulons rester en paix avec nous, ne disons jamais du mal d'une personne qui n'est pas là.
Nous en avons fini de l'aversion et du désir. Toutefois, nous aimerions - avant de passer au chapitre suivant - ajouter la peur à la liste des antidotes au bonheur.
3.6.5 Vivre et avoir peur 

Nous avons vu dans le chapitre consacré à l'être biologique (être biologique) que la peur est l'expression de notre capacité à savoir que demain sera ajouté à notre propension biologique à nous maintenir en vie. Toute situation envisagée comme nocive est appréhendée, vécue comme stressante par anticipation. L'absence d'information sur l'avenir, le fait de ne rien savoir est également source de peur dans la mesure où il ne nous permet pas d'anticiper une réponse efficace. Un moment de nos vies rassemble à la fois l'atteinte à l'intégrité de notre personne et l'absence totale d'éléments permettant de l'anticiper et d'y faire face ; ce moment, c'est notre mort. La mort est la peur fondamentale de tout être humain. Toutes les croyances, tous les mythes proposent d'ailleurs une réponse à cette souffrance. Toute personne qui a conscience de la fragilité de sa position sans l'accepter ne peut vivre le bonheur. Alors comment faire pour accepter l'inacceptable ?
Les penseurs qui ont tenté de répondre à cette question ont d'abord stigmatisé la peur de la mort. Ils ont rappelé que la peur de la mort n'avait pas de sens et ce pour plusieurs raisons. La première est qu'avoir peur n'empêche pas de mourir. La seconde est que nous ne pouvons redouter ce qui ne nous fait pas de mal. Or la mort est justement l'absence de sensation, donc de mal. 
Ils ont ensuite noté que la mort est nécessaire à la vie. Plus encore, elle est un moment de vie. La mort appartient à la vie, ne pas l'accepter c'est refuser la vie. "Tout nous ramène à quelque idée de la mort" - dit Chateaubriand dans Voyage en Amérique - "parce que cette idée est au fond de la vie". Dès lors, celui qui aime la vie, aime la mort. 

Pourtant ce qui précède n'est nullement rassurant en soi. Selon certains auteurs, pour surmonter la peur, il nous faut faire de la mort, notre voisine. Ecoutez le tout jeune Wolfgang Amadeus Mozart parler de son rapport à la mort. "Comme la mort (au sens propre) est le véritable but de notre existence, cette authentique et meilleure amie de l'homme m'est devenue si familière depuis quelques années que son image n'a non seulement plus rien de terrifiant, mais au contraire, me tranquillise et me console et je remercie Dieu de m'avoir accordé le bonheur, de m'avoir permis de savoir que la mort était la clef de la véritable félicité. Je ne me couche jamais sans penser (aussi jeune que je sois) que je n'existerai peut-être plus le lendemain. (cité par C.Brand-Hetzel). Faire de la mort notre voisine c'est se la représenter, c'est poser les choix de notre existence à sa lueur. Alors, comme nous faisons d'une souffrance notre conseillère, nous pouvons faire de la mort notre alliée. A son regard, la hiérarchie des valeurs dont nous avons fait état ci-avant s'établit d'elle-même. La pensée de la mort suffit à ordonner nos pensées si seulement nous acceptons de poser la question de Verlaine : "Et vraiment, quand la mort viendra, que reste-t-il ?
Et même si nous n'arrivons pas à la dompter, à la faire proche de nous, essayons au moins qu'elle "me trouve plantant mes choux, mais nonchalant d'elle, et encore plus de mon jardin imparfait" (Montaigne).
Vaincre nos peurs de la mort, de l'inconnu et des autres demande du temps et de la persévérance, une volonté de chaque instant. Réfléchir à un sens, à une démarche au-delà de la souffrance est souvent au-dessus de nos forces. Quelque soit le changement que nous envisageons, nous devons nous donner le temps. Vivre le changement comme un lent apprentissage de soi. Un apprentissage qui nécessite de remplacer des habitudes biologiques par des habitudes choisies en conscience. Une transformation qui passe par des étapes incontournables. 
1apprendre à nous connaître
2nous donner des objectifs 
3nous rappeler constamment les buts poursuivis et les attitudes privilégiées. 
Pour progresser vers le but fixé, il nous faudra nous rappeler mille fois l'importance du respect, de l'échange, du lien aux autres. Tous les matins, nous devrons éveiller cette petite voix qui dit : "je vais vivre cette journée selon les préceptes que j'ai dégagés". Tous les soirs, nous aurons à rallumer la petite voix qui demande : " ai-je vécu cette journée comme je voulais la vivre ?" Si, la réponse est oui, nous nous réjouirons, si la réponse est non, nous nous critiquerons et repartirons. A ces attitudes, nous devrons conjuguer des actes ; tenter -aussi souvent que possible- le pas vers l'autre. "La création de soi" exige des efforts sans cesse répétés. Elle passe par une progression lente entrecoupée de phases de régression. Pendant ces moments, il faut savoir ne pas trop en demander pour mieux repartir plus tard.
Est-ce que le jeu en vaut la chandelle ? Chacun de nous en décidera. La nécessité, le sentiment de l'urgence, nous donnerons peut-être l'élan initial. Par la suite, le sens que nous trouverons à notre nouvelle existence nous orientera. Que petit à petit nous admettions que la souffrance fait partie de nos vies, que nous saisissions la portée de la souffrance jusqu'à en faire notre confidente, que nous entrevoyions cette force qui découle de la volonté qui se comprend et d'un projet qui se construit, alors la démarche dont nous parlons s'effacera pour ne plus exister d'elle-même. Elle sera devenue nous.
Si après avoir entrevu les possibilités de nos vies, nous décidons de lentement nous changer, ou de poursuivre un changement déjà entrepris, en plus de ce qui précède, des techniques peuvent nous soutenir. Dans le chapitre suivant, nous livrons des méthodes habituellement pratiquées lorsqu'il s'agit d'apprendre à se connaître, à s'accepter et à changer. Par ces méthodes nous allons parcourir le chemin qui mène au calme, à l'assurance et à la sérénité (être calme).
http://www.volodalen.com/15psychologie/psychologie40.htm

I am so sure
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Re: November's Girl and roses

Message par I am so sure le Mar 15 Nov 2016 - 20:02

3 L'être réfléchi ou être intime
Présentation
Nous avons la capacité de réfléchir pour savoir qui nous sommes. Nous ne parlons pas de la réflexion qui dégage des rapports de cause à effet. Nous envisageons le sens littéral du mot : nom féminin indiquant qu'une action revient sur le sujet qui la crée. 
L'acte de retour sur soi n'est pas spontané. Il est même une affaire à éviter tant la douleur qui l'accompagne est désagréable. La douleur est la réaction biologique qui nous avertit que quelque chose est en train d'attenter à la stabilité de notre structure. Revenir sur soi c'est effectivement remettre en cause sa propre structure. Et pourtant, surmonter cette douleur initiale est la seule chance que nous ayons de (1) dépasser nos souffrances (2) voir clair dans nos habitudes et par là même d'arracher, si nous le voulons, une parcelle de liberté à nos déterminations.
Comment faire pour s'apprendre ? 
Certaines personnes parviennent à s'apprendre directement en se regardant être. Elles ont développé leur oil intérieur, "ils se sont fait voyants" (Rimbaud). D'autres ont besoin du regard du prochain ou plus simplement ils ont besoin de l'observer, de le regarder être et agir. Ceux qui, parmi ces derniers, ont poussé le regard au-delà de leur propre affect se rendent compte que ce qui les éclaire le plus c'est ce qui, en l'autre, les irrite.
Dans ce chapitre, c'est à un début de prise de conscience de vous que nous vous convions. Si vous le voulez bien, répondez au petit questionnaire qui suit. Il vous aidera à situer votre "empire intérieur" par rapport aux quatre catégories de personnes que nous vous livrons par la suite.

3.1 Questionnaire

Le questionnaire accessible en cliquant sur le lien qui suit, vous permet de déterminer votre "catégorie d'être". Il s'ouvrira dans une autre fenêtre de navigateur (lien).


Et maintenant découvrez les caractéristiques des catégories d'êtres.
3.2 Les catégories d'êtres 

Ces quatre catégories constituent une synthèse personnelle s'appuyant sur plusieurs auteurs aux premiers rangs desquels se trouvent François Lelord et Christophe André. Bien évidemment, ces catégories ne sont pas exclusives, elles ne nous caractérisent pas pour toujours mais dépendent des circonstances. 
Aucun de nous ne fonctionne d'une même façon toute sa vie, en toutes circonstances et quelque soit l'état d'esprit du moment. Personne n'est à l'abri de fluctuations même si pour certains ces variations sont plus importantes et/ou plus durables. Pourtant nous avons une tendance dominante correspondant à une catégorie. L'objet du petit questionnaire est de repérer cette dominante. 
Pour ce faire, il s'appuie sur le rapport que nous avons à notre être biologique (au sentiment et à l'action), social (aux autres) et réfléchis (à soi). En faisant la part de la réflexion et du sentiment, il permet de dégager l'importance relative prise par nos "deux derniers" cerveaux.
3.2.1 Catégorie 1 : Les universels 

L'être réfléchi : le rapport à soi 

Ce sont des personnes qui s'aiment. Elles sont conscientes d'elles-mêmes et ont réfléchi aux valeurs qui les animent. Elles ont, en conséquence su prendre de la distance par rapport aux valeurs sociales qui leur ont été inculquées. Ces personnes se gardent souvent un moment pour prendre de la distance au monde et revenir à elles et à leurs valeurs. 
les buts poursuivis : Elles sont peut être les seules personnes à ne pas chercher le pouvoir ou la gloire mais leur préfère le bonheur intime et le dépassement de soi.
L'être social : le rapport aux autres

les buts poursuivis
- vis à vis des autres : ce sont des personnes qui recherchent à s'enrichir des points de vue des autres. Pour ce faire elles les incitent à s'exprimer, à donner leur avis. Elles font preuve d'une écoute rationnelle et d'une capacité unique à sortir d'eux-mêmes pour se mettre à la place de l'autre, pénétrer son point de vue. Elles peuvent provoquer la discussion par un sujet banal, un geste rituel. 
Le mode de discussion préféré est celui de l'intimité ; la relation privilégiée celle à travers laquelle se manifestent les sentiments de tendresse et d'affection. Le but de la relation n'est pas travesti. Il se conçoit comme un moment de partage qui apporte une grande satisfaction aux personnes qui les vivent car elles se sentent alors reconnues pour ce qu'elles sont réellement.
- vis à vis d'elles même : ces personnes pratiquent peu d'auto promotion, peu de justifications par rapport aux critiques ou aux échecs mineurs mais se disent telles qu'elles sont. 
impression d'ensemble : Il s'agit de personnes agréables, à l'aise avec tout le monde ; appréciées pour leur sympathie, leur spontanéité et leur joie de vivre. 
en cas de "pépin" : Ces personnes acceptent le conflit sans y mettre leur affectif. Elles ne se décontenancent pas facilement face à l'adversité et gardent une cohérence dans les propos et les conduites que le contexte soit favorable ou défavorable.
L'être biologique : le rapport aux sentiments et à l'action 

le rapport à l'action 
Ces personnes sont à la recherche de l'action, de ce qui fait d'elles plus qu'elles. Dans ce rapport à l'acte, elles mettent systématiquement en pratique la recommandation du philosophe stoïcien Sénèque : "Faisons la différence entre ce qui dépend de nous et ce qui ne dépend pas de nous". Dans ce qui dépend de nous agissons de notre mieux ; pour le reste, n'y prêtons pas attention.
Pour ces personnes ce qui arrive dépend d'elles. Elles ont même tendance à pousser cette attitude plus loin que les seuls faits le donnent à voir. C'est qu'elles savent que ce n'est qu'à condition de se dire responsables qu'elles pourront changer les choses. Pour mettre en oeuvre et réussir le changement elles mobilisent leur énergie dans un but concret, défini, déclaré et mesurable. Leurs choix reposent sur une analyse objective des situations prenant en compte un nombre suffisant de paramètres. Plus encore, leurs attitudes font toujours références aux valeurs qui les animent. Après la réflexion, elles prennent les décisions. 
Pourtant elles n'oublient pas la deuxième partie de l'adage et acceptent en conséquence de ne pas tout maîtriser. En outre, elles prennent les risques inhérents à toute entreprise et accueillent l'échec comme un moyen d'apprendre.
le rapport aux sentiments
Ces personnes ont appris à prendre de la distance par rapport au ressenti. Même si, ils leur arrivent de vivre la colère et la douleur, ce n'est jamais pour longtemps.
En résumé les "universels" sont des personnes solides et intègres. Le premier risque inhérent à cette intégrité est d'accorder tant d'importance aux valeurs qui la supportent que les personnes en oublieraient celles des autres. Par ailleurs, l'intégrité des valeurs ne dit rien de leur élévation morale. Ce qui fait que ces personnes sont ou non des êtres universels c'est la synthèse qu'ils réalisent entre leur appartenance à la communauté des êtres sensibles et la tolérance voir l'amour des différences. Sans ces deux aspirations, ils ne sont que des obstinés.
3.2.2 Catégorie 2 : les toxiques 

L'être réfléchi : le rapport à soi 

Nous avons qualifié ces personnes de toxiques mais nous aurions pu les appeler faussaires parce qu'elles se trompent elles mêmes. Elles ne s'aiment pas et font tout pour se faire croire l'inverse. Ces personnes se cachent leur être réel, cherchent à se persuader. Par conséquent le véritable retour sur soi de ces personnes est inexistant. Sauf si la nécessité arrive.
L'être social : le rapport aux autres 

les buts poursuivis
Vis à vis des autres, l'objectif de ces personnes est très simple : tout posséder, objets comme humains. Le rapport aux autres se réduit à cette fin. Ils cherchent à s'imposer, à imposer leur système de valeurs, à montrer qu'ils sont là et qu'ils sont les meilleurs. D'ailleurs tout dans leur monde s'organise autour des rapports de compétitivité, de classement et de pouvoir. Les êtres sont forts ou faibles, bons ou mauvais, supérieurs ou inférieurs, dominants ou dominés. Dans cette optique l'autre est vécu au mieux de manière neutre, au pire comme un agresseur potentiel ou une brebis égarée. De cette recherche de pouvoir et de cette vue des autres découlent l'ensemble des rôles pris par ces personnes. Et en premier, le rôle de l'être extraordinaire.
Le séducteur démago 
Les toxiques cherchent avant tout à emporter l'adhésion, à plaire en se présentant sous un jour favorable. Pour ce faire, ils pratiquent l'auto promotion. Faire sentir que l'on sait tout sur tout, que l'on peut tout sur tout, que l'on a vécu des choses extraordinaires, "en mettre plein la vue" ; rien n'est de trop pour parvenir à établir l'importance de sa personne. Dans une rencontre, ils monopolisent le temps de parole, attirent l'attention sur eux, parlent beaucoup d'eux. Bien sûr l'écart entre ce qui est dit et la réalité est béant. Les faussaires créent un fossé entre la valorisation auto prononcée ou provenant des parents et les compétences qu'elles ont réellement.
Malheureusement à force de répéter des salades, ces personnes finissent par se persuader. Ils sont rapidement convaincus d'avoir toujours raison, d'être les plus forts. Cette tendance à la mythomanie, à raconter des absurdités plus grosses qu'elles et à y croire, les enferme plus encore dans leur comportement initial.
Ce comportement consistait, rappelons-le, à s'imposer. Après s'être valorisé, le deuxième moyen d'y parvenir est de rabaisser les autres.
Le persécuteur 
Le persécuteur cherche à montrer qu'il est le plus fort en faisant sentir à son interlocuteur son infériorité et son inaptitude. Les stratégies de dévalorisation employées sont subtiles mais tournent souvent autour de la critique de tout ce qui vient de l'autre et de la recherche des défauts. Ces personnes cherchent constamment les défauts de ceux qui les entourent, leurs erreurs, leurs imperfections. Elles passent leur temps à critiquer, à faire des reproches et des remontrances. Elles n'arrêtent pas de parler des choses qui ne vont pas. 
Par ce comportement, elles savent qu'elles vont directement enlever de la valeur à autrui mais aussi qu'elles peuvent l'amener à culpabiliser.
Pour créer le sentiment de culpabilité, les faussaires sont amenés à émettre des jugements négatifs, en se plaçant aussi bien sur le terrain des valeurs, de la loi, que de l'affectif. A cette fin, elles peuvent éventuellement jouer le rôle de victimes d'un système ou de personnes qu'elles remettent par-là même en cause. Pour culpabiliser l'autre, elles peuvent également se mettre à bouder. En ce sens, ces personnes sont des voleurs d'humanité par leur tendance à altérer l'amour de soi de leurs victimes.
Le sauveteur
Parfois la persécution prend l'allure d'un secours. Le persécuteur devient sauveteur, il aide autrui, le conseil, lui offre des cadeaux. non pour le secourir mais pour renforcer sa dépendance. Le persécuteur est, dans ce registre, persuadé d'être indispensable, il se propose de venir au secours de tout le monde - mais apporte surtout son aide, fait des cadeaux pour pouvoir ultérieurement se plaindre du manque de reconnaissance des personnes qu'il a secourues -. 

En dépit de tout le mal qu'elles peuvent faire, ces personnes sentent bien qu'elles ont besoin des autres, c'est pourquoi elles veulent sentir qu'on les aime.
L'être fragile 
Ces personnes veulent sentir le regard positif des autres ce qui suppose de savoir ce qu'ils pensent d'elles. Pour ce faire, le séducteur passe par deux comportements. (1) Il observe l'effet qu'il produit sur les autres (2) Il se met en permanence sous pression : je dois plaire, avoir toujours raison, avoir de la répartie. Il fait des efforts permanents pour maintenir son rang et son image, ce qui montre que sous son apparence de dominant, le faussaire est le plus fragile des êtres. Il est très vulnérable à l'échec et au rejet.
Souvent, ces personnes connaissent des passages de "boursouflure du moi" et d'états quasi dépressifs. Les passages de boursouflure semblent être des tentatives visant à empêcher la dépression de s'installer. Il est pensable que les sentiments narcissiques témoignent d'un sentiment d'insécurité avoué ou non quant à sa propre valeur. 
Au niveau du sentiment, les tentatives répétées pour "se sauver de ce mal-amour de soi", se traduit vis à vis des autres par des réactions de colère dès qu'ils émettent une remarque négative à l'encontre de leur personne où qu'elles rencontrent une situation d'échec. Le sentiment dominant est l'agressivité, la haine, mais aussi la peur de ne pas tout maîtriser. 
Dans le même profil psychologique existent les intro et extravertis, le fonctionnement est le même mais les introvertis ne s'expriment pas ouvertement ou alors exceptionnellement, mais avec vigueur.
L'être biologique

Le rapport à l'action 
Ces personnes peuvent être amenées à rechercher des situations favorables c'est à dire des situations où les chances de réussite sont importantes. Si toutefois elles se lancent dans une aventure risquée, elles prennent leurs précautions pour ne pas en sortir amoindrie en cas d'échec. En quoi consistent ces précautions. A ne jamais avoir à endosser la responsabilité d'un échec et à s'assurer les lauriers de la réussite.
Pour ces personnes, tout échec est imputable aux autres, à la malchance, à un complot contre lui. en fait à des causes extérieures à sa personne. En revanche, toute réussite leur revient de fait. Cette attitude demande de la préparation. Avant une situation "risquée", vous entendrez ces personnes dire à qui veut bien entendre : je n'ai pas préparé l'examen ou je ne me suis pas entraîné. sous-entendu, comme ça si je rate je ne remets pas en cause mes qualités mais seulement mon travail, et si je réussis c'est vraiment que je suis très fort. Cette attitude est renforcée par la valeur sociale des pays latins qui favorise la réussite par le don. A l'inverse, les pays anglo-saxons déclarent que le seul endroit où la réussite précède le travail, c'est dans le dictionnaire. 
Le rapport aux sentiments 
Haine, colère, agressivité, douleur mais aussi joies profondes, impression de contentement sont le lot quotidien des toxiques. Ils sont des êtres éminemment affectifs.
Origine et véritable psychologie 
L'attitude de ces personnes provient d'un manque d'amour et de confiance en soi qu'elles essayent de palier par une attitude opposée. Au plus profond d'elles-mêmes, elles manquent totalement de confiance en elles. Afin de palier à cette absence d'assurance, elles tentent de se prouver à elles-mêmes et aux autres qu'elles sont très sûres d'elles. Crainte de l'échec, sentiments internes de rébellion et de trahison caractérisent ces personnes.
Ce qu'on peut leur dire ou faire avec eux 
Ces personnes peuvent susciter le rejet tant elles paraissent imbus d'elles-mêmes, dédaigneuses des autres. On pense souvent que cette attitude provient d'une grande assurance en soi ajoutée à une méchanceté naturelle. Si vous croyez qu'il n'en est rien, vous pouvez essayer les phrases qui suivent. 
" Vous savez vous n'êtes pas obligés de me plaire." 
"On a le droit de ne pas avoir toujours raison et d'avoir de la valeur quand même". 
"Tu as le droit de reconnaître tes torts sans pour autant perdre la face."
"Tu es organisé, perfectionniste, ordonné, méthodique, réfléchi, tu peux valoriser ces côtés positifs et devenir quelqu'un de très apprécié car tu inspireras confiance."
3.2.3 Catégorie 3 : les craintifs 

L'être réfléchi : le rapport à soi 
Les craintifs sont des personnes qui, pour des raisons diverses ne s'aiment pas mais qui en ont conscience et cherchent à changer. Elles ont généralement une assez bonne connaissance d'elles même.
L'être social : le rapport aux autres 
Les craintifs ont un grand besoin d'approbation par les autres. Leur but est d'être appréciés, aimés de tous et surtout de ne pas être rejetées. Pour cela, ils s'emploient à ne pas prendre le risque de :
1contredire. Ils ont tendance à se faire oublier. Ces personnes veulent éviter le conflit à tout prix, ils fuient les contradictions au profit des situations sans problème. 
2se faire remarquer et même d'émettre une position personnelle. Ils se caractérisent par une attitude générale de dépendance, de soumission et de complaisance. Ils se rallient à l'avis général, font partie des gens dont on dit qu'ils sont sans personnalité. 
Ces personnes ont tendance à être crédules, à se laisser facilement abuser. Leur soumission est poussée jusqu'au point de se laisser entièrement influencer, diriger par d'autres personnes. Il est aisé d'abuser de ces personnes dans la mesure où chacun sait qu'elles n'osent jamais refuser ou contredire. 
Ces personnes arrivent à se relâcher si elles se sentent acceptés, mais se braquent rapidement dans le cas contraire...
Le regard d'autrui est le frein à toute initiative des craintifs, il est le grand ordonnateur du rapport à autrui comme à l'action.
L'être biologique : le rapport à l'action et aux sentiments 
"Si je ne prends pas d'initiative je ne risque pas l'échec". Tel est le sentiment dominant des craintifs par rapport à l'action. Ces personnes fuient les responsabilités, refusent les initiatives. Elles n'aiment pas et sont parfois incapables de décider seules.
En cas d'échec leur souffrance est profonde tout en restant discrète alors que leur triomphe reste modeste. 
L'affectif de ces personnes affleure, leur humeur est très fluctuante et peut passer rapidement de la joie à la dépression. Si nous les avons appelées "les craintives", c'est qu'elles ont une peur viscérale d'être rejetée.
Ce qu'on peut leur dire ou faire avec eux 
Tu es tolérante, conciliante et agréable. Ces aspects font de toi une personne charmante, sociable et facile à vivre.
3.2.4 Catégorie 4 : les résignés 

L'être réfléchi : le rapport à soi 

Le moins que l'on puisse dire c'est que ces personnes ne s'aiment pas. Elles ont un rapport à elles toujours négatif. Elles se regardent beaucoup mais ne se trouvent jamais bien, éprouvent même un sentiment de haine envers elles. Elles entretiennent leur "critique intérieur" qui fait d'elles les plus mauvaises des personnes. Bien qu'elles se regardent, elles ne se connaissent pas et s'estiment loin de leur valeur réelle par dévalorisation mais aussi parfois par surévaluation. Et de tout cela, elles pensent ne jamais pouvoir sortir, elles sont résignées.
L'être social : le rapport aux autres
Leur attitude vis à vis des autres vient du regard qu'elles portent sur elles. Ces personnes ont un sentiment d'infériorité, une sensation désagréable de n'être pas digne d'avoir de l'importance aux yeux des autres. Et pourtant elles ont besoin de l'approbation d'autrui. 
La conséquence de ce "dégoût" de soi et de cette envie d'être reconnue est un comportement de retrait, de conformisme poussé. Sans cesse repliées, elles éprouvent les plus grandes difficultés à s'affirmer, à donner leur avis, à dire non. Par peur du rejet, elles ne prennent jamais le risque d'un conflit. Cette tendance au conformisme s'accroît d'autant plus que l'estime que la personne se porte est rabaissée. Elles sont soumises pour acheter l'approbation des autres. Sur ce point, elles diffèrent peu des "craintifs". Elles aussi ont peur du jugement des autres. 
Elles tentent tout de même d'utiliser des stratégies pour se revaloriser ; attirer l'attention pour qu'on reconnaisse leur valeur. Elles peuvent, par exemple, jouer le rôle de victime, se plaindre et chercher alors en complément une personne jouant le rôle de "sauveteur". Elles recherchent la consolation venant du fait d'être plaint mais peuvent aussi l'imaginer. Elles peuvent ainsi se représenter leur propre enterrement ou celui d'un proche pour que les gens les pleurent, les regrettent, se disent "c'était quelqu'un de bien quand même".
L'être biologique : le rapport à l'action et aux sentiments 

 rapport à l'action 
Ces personnes ont intégré le fait qu'elles n'étaient bonnes à rien, qu'elles "n'y arriveront jamais". Comme une action n'est que l'occasion d'un désastre de plus, elles n'agissent pas. Elles hésitent, n'osent pas choisir car choisir c'est éliminer des possibles, et éliminer c'est risquer de se tromper. En conséquence, elles fuient les responsabilités, remettent les choix à plus tard. 
Quand elles agissent, l'objectif de leurs comportements est de prévenir l'échec plus que rechercher la réussite. Elles choisissent des objectifs extrêmement simples ou beaucoup trop difficiles à réaliser. Elles se débrouillent pour reproduire des comportements déjà connus, évitant ainsi l'incertitude liée à l'innovation. C'est qu'elles doutent fortement de leur capacité à faire face aux imprévus, aux aléas de la vie. Et pourtant, qu'elles aimeraient bien connaître la réussite ! Mais le tribu à payer - conflit, compétition - est trop lourd, trop déstabilisant. 
C'est que l'échec leur est personnellement imputable alors que la réussite est le fait du destin. 
rapport aux sentiments
Désespoir, lassitude, abandon, pessimisme, défaitisme, sont le lot quotidien des résignés. La douleur les accompagne. La prédominance des sentiments négatifs se fait sentir dans le rapport au futur. Ces personnes anticipent le malheur ; vivent dans la peur. Même les bons moments sont suspects. Elles ne s'autorisent pas à savourer les plaisirs de la vie sachant qu'ils prendront fin. Elles s'interdisent le bonheur de l'instant pour ne pas se sentir trop malheureuses ensuite. Cette anxiété exacerbée se rencontre également chez les faussaires et les craintifs. La peur est d'ailleurs ce qui conduit la vie de la majorité des êtres humains.
Ce qu'on peut leur dire ou faire avec elles 
Utiliser des méthodes où l'on s'entraîne à l'aide d'exercices et de jeux de rôle à affirmer et à défendre calmement son point de vue.
En dépit de leur caractère simplificateur, les quatre catégories représentent effectivement les dominantes de nos comportements. Certains sont craintifs d'autres faussaires. On peut d'ailleurs se demander pourquoi ! Qu'est ce qui a fait que nous sommes devenus faussaires, craintifs ou résignés?
http://www.volodalen.com/15psychologie/psychologie40.htm

I am so sure
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Re: November's Girl and roses

Message par I am so sure le Mar 15 Nov 2016 - 20:04

3.7 Le chemin du calme et de la sérénité : les techniques 

Dans la continuité du chapitre sur l'être réfléchi, voyons différentes techniques qui permettent d'accéder au calme et à la sérénité. Commençons par un petit mot sur les techniques qui supposent l'intervention d'un spécialiste.
3.7.1 Les psychothérapies 

Les thérapies analytiques

Le principe est simple : réfléchir sur soi avec l'aide d'un professionnel, de façon à adopter de nouvelles façons de penser et d'agir, plus conformes à nos aspirations. Elles cherchent à comprendre et revivre des éléments de son passé pour dépasser des formes de blocage. Ces blocages sont à l'origine de "compulsions de répétition" c'est à dire d'une tendance à rejouer une difficulté non réglée de son enfance.
Les thérapies comportementales et cognitives 
Elles partent du principe que le travail sur le passé ne suffit pas toujours à résoudre ses difficultés. L'objectif est alors d'apprendre au patient des méthodes pour modifier ses comportements et ses pensées (les cognitions) et d'expérimenter des nouvelles façons d'être. Il s'agit d'aider le patient à affronter peu à peu ce qu'il redoute. 
Prenons l'exemple d'une femme qui a peur de ne pas être acceptée pour ce qu'elle est et qui s'est construite une image de la réalité
Thérapie 1 : en groupe de 8 avec jeux de rôles mettant en scène des situations de la vie courante. L'objectif est de s'entraîner à communiquer selon les besoins des patients, apprendre à dire non aux demandes abusives par exemple, à parler de soi sans se dévaloriser, à contredire l'avis de l'interlocuteur. 
Thérapie 2 : séance individuelle consistant en un travail sur les croyances enracinées du genre "si je montre aux autres qui je suis vraiment, je serai rejetée", "je n'ai pas assez de qualités pour que quelqu'un puisse s'attacher durablement à moi", "le seul moyen de m'attacher durablement aux autres c'est de me soumettre à leur point de vue". Il s'agit de voir comment ces croyances poussent à des comportements peu valorisants puis, de passer à des épreuves de réalité c'est à dire de voir si ce que cette dame croit, s'avère juste ou pas. Elle devra alors - sans agressivité - dire son désaccord lors d'un repas.
Ces thérapies nécessitent de se confronter à ce que l'on redoute le plus, à ce qui nous est désagréable. Une approche mixte associant thérapies analytiques et comportementales est également possible.
Même, si ces techniques demandent la présence active d'un professionnel, nous pouvons à titre personnel en tirer quelques enseignements. Nous pouvons prendre une initiative que nous n'avions jamais oser prendre jusque là. Faire un compliment à une personne, par exemple. Nous pouvons également nous représenter mentalement des scènes que nous avons vécues, les disséquer puis les reformuler. Nous aborderons ces techniques de visualisation mais avant cela nous allons apprendre le calme et la sérénité.

3.7.2 La relaxation 

Jusqu'à présent, nous avons utilisé des stratégies qui consistaient à modifier nos appréciations des situations, nos valeurs et les conduites qui en découlaient. L'idée sous jacente était que notre 3ème cerveau est capable de réguler le fonctionnement du 2ème. Avec la relaxation le mode d'action change. Ce qui est recherché c'est avant tout la connexion entre nos deux derniers cerveaux, le lien entre l'esprit et la biologie, l'adéquation du vécu au ressenti.
Les deux "moi" 
Nous avons en nous un système nerveux chargé d'assurer le fonctionnement des grands systèmes fonctionnels de l'organisme. Ce système s'occupe notamment de l'activité et la régulation de la respiration et de la circulation. Appelé système neurovégétatif, cet ensemble est composé d'une partie activatrice qui a un rôle excitateur et d'une partie inhibitrice qui a un rôle calmant. Nous pouvons, à des fins pratiques, apparenter ce système nerveux à une continuation de nos deux premiers cerveaux. Cet ensemble neuronal est dit inconscient dans la mesure où son action ne dépend pas de la volonté. Fort heureusement, nous n'avons pas besoin de penser à respirer ! 
Les psychanalystes ont appelé "Moi" la volition qui fait de l'humain un être libre. Si ce "Moi", émanation de notre 3ème cerveau, nous apporte la liberté, c'est un second "Moi" - un petit "moi" si vous voulez - qui nous maintien en vie. Ce petit moi se donne à voir quand tout le reste est endormi.
Au cours de la nuit veille un petit moi
Ce qui est d'ordre biologique s'accomplit sans que nous ayons à le vouloir. Il en est ainsi du sommeil. Le sommeil ne se veut pas, ne s'apprend pas, il est en nous. Si dans la journée, notre "2ème cerveau" agit parallèlement à l'activité consciente du 3ème cerveau ; lorsque Morphée nous tend les bras, seul le 2ème cerveau passe aux commandes. Et que fait-il alors ? 
1il assure le bon fonctionnement et la régénération de l'organisme ;
2il nous tient en contact avec le monde extérieur.
Cette deuxième propriété est étonnante. Le sommeil n'est-il pas le moment où nous ne sommes plus en contact avec notre environnement ? Assurément non ! Le contact que nous appelons conscient a effectivement disparu. En revanche, ce qui, dans l'environnement, est susceptible d'attenter à la pérennité du corps est pris en compte. Pendant le sommeil, notre 2ème cerveau est "conscient" de qui l'entoure. Il veille ! Même puissant, un bruit cyclique a tendance à nous endormir alors qu'un son moins fort mais soudain nous fait sursauter. Pourquoi ? Une interprétation finaliste serait qu'un bruit qui n'a pas attenté à l'intégrité de notre structure peut se reproduire tant qu'il veut sans pour autant nous mettre en danger. A l'inverse, un bruit nouveau et soudain est potentiellement un signal de danger. Il doit être pris en compte.
Ainsi, pendant que nous dormons, nous ne sommes pas inconscients. Une autre conscience s'exprime en nous, un autre moi, que le grand Moi a oublié, et que la relaxation nous propose de retrouver.
Se commuter à l'autre moi
Pour accéder à notre 2ème cerveau - à notre système neurovégétatif -, il ne faut pas vouloir mais être. Tel est la base d'une grande partie de la relaxation et de la méditation. Si nous nous plaçons dans le rapport au temps, l'objectif est de vivre l'instant présent sans soucis du passé ni de l'avenir. Le but est le chemin ; formule lapidaire mais si difficile à vivre. En fait, tout acte de volition, toute action volontaire passe par une mise en tension qui est justement l'inverse de ce qui est recherché à travers la relaxation.
L'exemple du sommeil est, à ce titre, exemplaire. Vous avez certainement vécu ces soirs où fatigués on se dit : "il faut absolument que je dorme". Le résultat ne se fait pas attendre ; nous ne trouvons pas le sommeil. En fait, il n'y a pas de meilleur moyen pour ne pas réussir à dormir que de vouloir le faire. Pour dormir il faut renoncer à vouloir. Plus généralement pour accéder à notre être biologique nous devons abandonner la volonté, ne plus nous fixer ni projets, ni intentions mais nous laisser être. Se relaxer c'est faire disparaître notre Moi. Nous verrons que la méditation bouddhiste fait grand usage de cet abandon de l'ego. Mais pour le moment, c'est la plus réputée des techniques de relaxation que nous allons expérimenter.
Le training autogène du docteur Schultz 
Le training autogène est une technique développée dans les années 1920-1930 par le neurologue et psychiatre Johannes Heinrich Schultz. Il recherche la commutation au système chargé de la régulation des fonctions corporelles par la répétition des exercices effectués sans forcer ni même vouloir. L'objectif est le calme intérieur garant de la bonne santé et de l'efficacité de l'action. Ce calme doit émerger de lui-même. Encore une fois il n'est pas voulu mais vécu par l'intermédiaire de trois ressentis : la lourdeur, la chaleur et la respiration.
la lourdeur : le tonus musculaire est une expression de la volonté active. Un bras qui se plie, une jambe qui se tourne sont souvent autant d'actions volontaires. Lorsque la masse corporelle est passive, la pesanteur fait son oeuvre, le corps pèse. Le relâchement musculaire est une expression et un moyen de la relaxation. Remarquez qu'il s'exprime dans la passivité la plus totale.
la chaleur : de tous nos muscles certains sont placés autour des vaisseaux sanguins. Selon qu'ils sont contractés ou relâchés, ils stoppent ou permettent la circulation du sang. Subjectivement, ce passage du sang s'exprime par une sensation de chaleur. Comme la lourdeur, la chaleur est le signe et le moyen de la décontraction musculaire qui permet aux vaisseaux sanguins de se dilater. 
la respiration : les Grecs considéraient la respiration comme le médiateur de l'âme au corps. A l'interface du conscient et de l'inconscient, l'activité respiratoire est restée le meilleur moyen de se connecter à l'organisme. Les méditations orientales les plus ancestrales comme les techniques les plus actuelles de gestion du stress s'appuient sur elle, elle qui exprime et régule les émotions, elle qui a de nombreux effets mécaniques et chimiques bénéfiques à l'organisme. 
La respiration ne se commande pas, elle se fait d'elle-même. Le pratiquant observe comment "cela respire en lui". Relâché, il observe une respiration ample, par laquelle l'inspiration suit automatiquement l'expiration complète. L'expiration se termine alors par une période de repos. Rappelons qu'il ne s'agit pas de vouloir, ni même d'attendre cet état. Simplement observera-t-on à un moment qu'il est advenu de lui-même. 

Dans le training autogène, le calme et ses serviteurs sont invoqués à travers un certain nombre de formules.
Une séance type 
S'installer confortablement 
Couché dos sur le sol, calé comme vous désirez l'être, jambes légèrement écartées, pointes de pieds pendant vers l'extérieur, bras relâchés le long du corps dans la position qui vous sied le mieux, yeux fermés : telle est la position de base de la relaxation. 
à l'intérieur, penser les formules 
Couché, les yeux fermés, le pratiquant pense plusieurs fois la formule : je suis complètement calme. Il passe ensuite à la phrase : je suis lourd qu'il répète plusieurs fois. Quand il le veut, il revient à la formule du calme puis passe à la chaleur : j'ai bien chaud ou je sens une chaleur agréable et termine par la formule du calme. 
Ces formules -ou d'autres de ce type que vous aurez adopté - sont pensées autant que vous le voulez. Le cycle des états invoqués est souvent répété de trois à six fois. Au total, la séance reste très brève ; de l'ordre de quelques minutes seulement. 
Pourquoi des formules ? Ces formules peuvent paraître rébarbatives voir même abrutissantes. Il est vrai qu'elles font penser à un vulgaire lavage de cerveau. Mais voilà, la relaxation s'appuie sur la suggestibilité de l'être humain, sur sa capacité à provoquer inconsciemment un état qu'il invoque. 
Cette suggestibilité est favorisée par la répétition de formules simples, la représentation d'images, l'invocation d'objets qui ont un sens pour le pratiquant. Elle suppose l'acceptation de ces formules et leur utilisation régulière. Grâce à la répétition des séances, la commutation au corporel devient une habitude et l'habitude une seconde nature (Cicéron). Souvenez-vous que la seule volonté qu'exerce la relaxation est celle qui consiste à commencer la relaxation. 
Sortir de la séance 
J'inspire et expire profondément. Je contracte les bras, je les étire. 
Telles sont les formules et les actions de sortie de l'état de relaxation.
Pour le débutant 
Les formules invoquées font appel à un état général du corps. De part leur généralité, elles peuvent être difficiles à ressentir. C'est pourquoi, une technique consiste à appliquer successivement les formules aux différentes parties du corps. L'auteur de cette méthode préconise de commencer par la partie du corps dont nous avons la plus haute conscience à savoir le bras préférentiel. Le pratiquant pense plusieurs fois la formule : Mon bras droit est chaud. La séance complète peut se limiter à ce bras. Après plusieurs séances, le débutant peut passer au second bras, puis aux deux avant de s'étendre à une jambe puis à l'autre. 
A force d'exercices, de simples mots comme chaud, lourd, calme. peuvent remplacer les formules. Nous ne vous donnons pas ici de cadre précis, à chacun de choisir sa progression, l'approche qui lui convient le mieux.
Enfin, la séance de relaxation peut ne pas se limiter aux quatre membres mais porter également sur la respiration, la tête, le coeur. Dans ce cas, les formules ne sont pas systématiquement celles de la chaleur et de la lourdeur.
Nous avons déjà abordé la respiration. La formule libératrice associée est : "cela respire en moi". A propos des autres parties du corps, une formule adaptée peut être : Mon coeur bat librement et facilement ; ma tête est libre et dégagée. Surtout n'invoquez pas la formule du chaud pour la tête. Car subjectivement c'est l'impression de fraîcheur et pas celle de chaleur qui est associée au bien être de la tête.
Les difficultés 
" je ne sens rien". "Je n'arrive pas à percevoir l'impression de chaleur". sont autant de constats vécus comme un échec et une incitation à abandonner. Le plus souvent, ils sont le fait d'une attente. Comme un guetteur scrutant l'horizon, le pratiquant se place dans un état d'attente de la chaleur et de la lourdeur. Or se placer en attente c'est se mettre en tension. Rappelez-vous de ne rien attendre d'autre d'une séance que simplement vivre pleinement le moment. Alors seulement, viendront, peut-être, chaleur et lourdeur. Si toutefois, ces sensations ne viennent pas, ne vous en faites pas. Ce qui compte avant tout c'est de vivre calmement le bien être de l'instant, chaud et lourd ou pas !
j'oublie, je n'ai pas le temps. sont des motifs souvent évoqués pour justifier l'arrêt des séances. Avons-nous le temps de nous laver ? De nous habiller ? Alors nous avons le temps de nous relaxer. Quelques minutes répétées deux ou trois fois par jour peuvent se trouver même dans les emplois du temps les plus chargés. Si nous voulons faire de la relaxation et du calme qui l'accompagne une seconde nature, accordons-nous un instant de calme, un instant qui nous appartienne. Comme nous faisons de la toilette matinale, nous pouvons vivre ce moment, à heures fixes, dans un contexte qui nous est propre, bref, utiliser toutes les astuces de notre imagination pour, si nous le voulons, faire de ce retour à soi un incontournable.
Après le training autogène, voyons à présent une autre technique de relâchement très populaire, une méthode appelée relaxation progressive
La relaxation progressive de Jacobson
Mise au point dans les années 1930-40 par Samuel Jacobson, la technique de relaxation progressive utilise l'alternance de contractions et de relâchement pour parvenir à prendre conscience et à faire disparaître les tensions musculaires. L'adjectif "progressive" s'applique au fait que la procédure prévoit la progression d'un groupe musculaire à l'autre jusqu'à atteindre le relâchement de chacun d'eux. 

Chaque groupe musculaire (cou, bras, torse, dos, cuisses, jambes, pieds) est contracté 5 à 7 secondes puis relâché d'abord à moitié puis complètement. La personne qui pratique se concentre sur les sensations associées à chaque état en commençant tout particulièrement par les effets de la contraction.
Exemple de séance 
Allongez-vous ! - Levez les bras, serrez les poings. Sentez la tension dans les mains. Est-ce confortable ? Relâchez les mains ! Prenez note de la façon dont la tension s'échappe. Relâchez-vous - vous pouvez accomplir une grande respiration - et concentrez-vous sur le relâchement de vos mains pendant une quinzaine de secondes. 
Tendez les bras en les contractant le plus fort possible. Relâchez 15 secondes 
Repliez les orteils, relâchez les en partie, puis complètement 
Tirez les orteils à vous en contractant les mollets. Relâchez ! 
Tendez les jambes, levez les à quelques centimètres du sol, contractez les cuisses très fort, relâchez en partie puis laissez retomber vos jambes et relâchant complètement les cuisses.
Serrez les muscles du ventre. Relâchez. 
Placez vos mains l'une contre l'autre. Appuyez en contractant tous les muscles du torse et des épaules. Relâchez en partie 5 secondes puis complètement. 
Poussez vos épaules et le bas de votre dos dans le sol. Tenez puis relâchez ! Tous les muscles relâchés jusqu'à présent, le reste pour la suite.
Amenez votre menton vers l'avant et le bas pour lui faire toucher la poitrine. Tenez 5 secondes, relâchez progressivement puis complètement en laissant retomber la tête. 
Serrez les dents, plissez tout votre visage. Tenez contracté complètement, à moitié puis relâchez. 

Pendant les phases de relaxation n'hésitez pas à utiliser une respiration ample. Vous pouvez associer l'expiration à une image ou à un mot apaisant. Vous pouvez par exemple sur les 3 temps d'expiration dire re-lax-é puis rester calme pendant un temps avant d'inspirer. 

Répétez la procédure plusieurs fois - cinq sont préconisées au départ - en essayant d'améliorer à chaque fois l'état d'apaisement associé à la relaxation des muscles. D'une vingtaine de minute au début, les séances peuvent se réduirent jusqu'à cinq minutes. Le seul objectif qui guide votre pratique étant le relâchement le plus complet possible.
Nous avons rapporté les deux techniques de relaxation précédentes de manière à ce que chacun puisse les vivre comme un guide, un répertoire d'exercices expérimentés par des gens soucieux de trouver le bien être. Chacun peut vivre cette trame à sa manière. Plus que la technique utilisée, l'important est de s'accorder un moment, un endroit qui nous appartient pleinement et par lequel nous allons nous retrouver.
Ce qui nous fait croire à l'efficacité de ces techniques c'est le fait qu'on les retrouve dans toutes les sagesses du monde. A chaque fois que l'être humain s'est tourné vers lui, il a déployé des incontournables qui se retrouvent - de la sophrologie, à la méditation zen, du bouddhisme tibétain au training autogène de Schultz - au-delà des spécificités de lieux et d'époques.

3.7.3 La méditation 

Avant de commencer, précisons que nous employons le terme méditation sans aucune connotation religieuse. C'est un peu abusivement que nous l'utilisons pour unifier des démarches diverses mais jamais contradictoires.
La méditation utilise les mêmes techniques que celles déployées dans l'activité de relaxation. Là aussi, l'objectif est de vivre le calme, de trouver sa force dans la tranquillité. Apprendre à remplacer, l'agitation, l'activité effrénée du corps et de l'esprit par la certitude du calme. Pour ce faire, la méditation utilise elle aussi l'abandon de la volonté au vécu. Cependant, elle ajoute à cet abandon des techniques que nous n'avons pas encore rencontrées. Bien que l'approche que nous vous livrons ci-dessous soit empreinte de bouddhisme tibétain, répétons que certaines de ces techniques sont universelles, présentes dans une forme plus élaborée du training autogène comme dans les autres approches du retour sur soi. Elles prétendent - une fois la tranquillité vécue - aller plus profond, passer au-delà du calme, là où l'on trouve la sérénité.
Dans ce qui suit nous donnons, de la méditation, des étapes et des exercices possibles. Prenez les, à nouveau, comme un répertoire dans lequel vous pouvez puiser et pas comme une séance type.
http://www.volodalen.com/15psychologie/psychologie50.htm

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Re: November's Girl and roses

Message par I am so sure le Mar 15 Nov 2016 - 20:13



Les commentaires sous la vidéo sont intéressants, y'a une nana à qui il a rien demandé qui lui fait tout un speech de comment sa vidéo est nulle et elle pige pas pourquoi on lui parle de CNV et qu'elle peut aussi passer par "pas mal ta vidéo" avant de lui tartiner un max de conseils pour son bien et ne pas comprendre ensuite pourquoi alors qu'elle a pointé dans tous les détails pourquoi sa vidéo est nulle à ses yeux, pas mal de personnes ne se mettent pas à l'applaudir pour tous ces précieux conseils donnés sûrement pour le motiver à sa façon à en faire une deuxième qui lui conviendra mieux Wink

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Re: November's Girl and roses

Message par I am so sure le Mar 15 Nov 2016 - 20:16

Y'a des personnes qui doivent être nées dans une marmite de bics rouges pour un destin de correcteur Smile
Correcteur sur you tube est un métier d'avenir Wink Salut, inconnu, t'es nul, ben tu pourrais me remercier de mes conseils au moins Wink Bref je me mettrais pas dans une ambiance avec ce genre de personnes à coté de moi au ciné  Razz

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Re: November's Girl and roses

Message par I am so sure le Mar 15 Nov 2016 - 20:19

Un correcteur bénévole qui surgit du fond de la nuit court vers la correction de copie du net au galop, son avis il le signe à la pointe d'un rouge stylo d'une bulle qui veut dire Zéro, zéro, zéro 

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Re: November's Girl and roses

Message par I am so sure le Mer 16 Nov 2016 - 12:25

Apprendre à détecter les petites manipulations dans le couple
Des mots en apparence anodins peuvent cacher de grosses tentatives de manipulation dans le couple... Et celles-ci s'avèrent parfois destructrices pour celles et ceux qui y sont exposés. Le psychiatre Robert Neuburgera accepté de décrypter quelques-unes de ces « paroles perverses » qui minent la vie à deux.
Mathieu Blard










 

1 / 2
 



Sommaire







  • La culpabilisation

  • L’apitoiement

  • La dette

  • La flatterie

  • La pathologisation

  • Se déprendre des manipulations, mode d'emploi


http://www.psychologies.com/Couple/Vie-de-couple/Au-quotidien/Articles-et-Dossiers/Apprendre-a-detecter-les-petites-manipulations-dans-le-couple






Faux raisonnements, mensonges, communication paradoxale... Que ce soit pour se protéger ou pour cacher quelque chose, nous pouvons tous, un jour, employer un raisonnement tordu, sans pour autant vouloir consciemment faire mal à l'autre. De la même façon, nous sommes rarement capables de repérer la désinformation dans les paroles prononcées par l'être aimé. Pour Robert Neuburger, psychiatre, psychanalyste, thérapeute de couple et de famille, ces manipulations langagières peuvent littéralement "engluer l'autre dans un piège". "Un couple est une bulle opaque au monde extérieur. Le revers de cette intimité est qu'il n'y a pas de témoins de ce qui s'y passe. Dans ce contexte peuvent se jouer des drames. Des modes pervers d'utilisation du langage peuvent être utilisés afin d'aveugler, rendre confus, stigmatiser son ou sa partenaire." Prendre conscience de ce qui est réellement en train de se jouer, permet de déjouer la manipulation et "d'éviter de sombrer dans les pathologies que ces paroles perverses peuvent causer". Voici quelques exemples de ces "mots tordus", décryptés par le psychiatre.

La culpabilisation




Les paroles perverses, les reconnaître, s’en défaire de Robert Neuburger (Payot). Pour le psychiatre « Nous sommes tous des pervers manipulateurs ». Et cela commence dès l'enfance, avec le langage. 


« Il m’a trompée, mais il soutient que c’est de ma faute, que je ne suis pas assez présente pour lui. »
Robert Neuburger : « Cette manipulation langagière est la plus fréquente : la personne qui se sent accusée va retourner la situation. Non seulement elle ne va pas reconnaître sa part de responsabilité, mais elle va rendre l'autre entièrement responsable de son comportement. La manipulation est assez grossière mais fonctionne malheureusement très bien si la victime a peur de se confronter à son conjoint, craignant de le perdre. Si la femme, dans le cas d’espèce, en vient à se sentir réellement coupable, le problème se complexifie. »
Comment déjouer le piège : « En tant que thérapeute, je demanderais à cette femme si elle est sensible à la culpabilisation. Cela permet à la fois de mettre des mots sur ce qui se passe, mais aussi d’attirer son attention sur son éventuelle tendance à la culpabilisation qui serait ici un point faible. Le travail thérapeutique consistera alors à évoquer avec elle les raisons pour lesquelles elle présente certaines dispositions à la culpabilité. »

L’apitoiement


« Je veux la quitter, mais elle va très mal et m’en empêche. »
Robert Neuburger : « Certaines personnes plus que d'autres, sont sensibles au malheur des autres. Cette fibre empathique peut aisément être utilisée par les manipulateurs. Dans le cas présent, celui qui veut partir ne le peut pas, car le conjoint fait appel à ce qui reste d’affection pour l’en empêcher. Un homme qui part avec une autre femme ne déteste pas la précédente. Il l’apprécie souvent encore en tant que personne, mais l’attrait sexué n’est plus.  C’est un piège terrible. J’ai eu dans mon cabinet des maris me demandant de faire en sorte que leur femme aille mieux pour pouvoir partir ! C’est impossible. »
Comment déjouer le piège : « Il est parfois difficile de distinguer un authentique désespoir d'une manoeuvre manipulatrice. Mais ces comportements donnent parfois lieu à des véritables chantages affectifs, surtout si des propos suicidaires sont évoqués. Selon moi, le mieux est de mettre les pieds dans le plat, quitte à demander : “Si je reste, c’est par pitié, penses-tu que ce soit un bon lien pour un couple ?“ »

La dette


« Comment peut-il me faire tous ces reproches alors que j’ai tout sacrifié pour lui ? »
Robert Neuburger : « Certains manipulateurs exploitent la tendance de leur partenaire à se sentir en dette. Le plus souvent, la partenaire déclare : “J’ai laissé tomber ma carrière pour toi“. En réalité, la plupart du temps, ce sacrifice est concédé pour les enfants. Ce n’est pas tout à fait pareil, même si, effectivement, l’autre peut alors poursuivre sa vie professionnelle. D'autres, au contraire, peuvent aller jusqu'à se mettre eux-mêmes en dette à l'égard de l'autre. Il est difficile de renoncer à une relation très investie affectivement et financièrement. Car si l'on y renonçait, on aurait l'impression d'avoir investi à perte toutes ces années... Cette dette que l'on se crée soi-même est la clé de l'aliénation. » 
Comment déjouer le piège : « Il faut se demander s’il existe réellement une inégalité dans le couple, faire un bilan le plus objectif possible de ce que chacun des deux partenaires a pu offrir à la relation. Par exemple, si l’un d’entre eux affirme : “j’ai quitté mes parents pour venir vivre avec toi“, il ne s’agit pas forcément d’un sacrifice. »
La flatterie
« Il me trompe, mais affirme n’aimer que moi. Il me répète : "tu sais bien que les autres ne sont que des passades !" »
Robert Neurburger : « Cette technique de manipulation langagière peut sembler assez grossière tant le piège est évident, vu de l'extérieur. L'idée est d'exploiter le narcissisme de son ou sa partenaire pour lui faire accepter des comportements problématiques. Et curieusement, c’est un piège terriblement efficace. Dans le cas présent, celui qui manipule laisse entendre à sa partenaire qu’elle est au-dessus de cela, qu’elle est suffisamment intelligente pour comprendre. La phrase est tordue. »
Comment déjouer le piège : « Face à une patiente qui viendrait me raconter une situation pareille, j’aurais tendance à tenter de détordre le discours afin de lui démontrer son absurdité. C’est le "mais" qui, ici, introduit la manipulation, en créant un lien de causalité tordu consistant à dire : "mes relations extraconjugales me prouvent que je t’aime". C’est une distorsion de la réalité. Cette manipulation langagière est particulièrement toxique, car le message est incompréhensible, et crée une confusion mentale pour celui ou celle qui en est victime. »

La pathologisation


« Elle affirme que je suis dépressif chaque fois que je lui fais un reproche. » 
Robert Neuburger : « La personne tente ici d’échapper au reproche. En affirmant que son partenaire est déprimé(e) voire délirant(e), elle sous-entend qu'il ou elle n'est pas digne d'être crédible dans ses demandes ou revendications. J'ai proposé de nommer ce mécanisme "désignation blanche" car il consiste à affirmer que l'autre est atteint d'une pathologie mentale. Cette forme de manipulation langagière est relativement facile à lire de l'extérieur. Malgré cela, pour la personne qui s'entend dire qu'elle est malade, cela peut s’avérer extrêmement troublant. »
Comment déjouer le piège : « Pour moi, la solution passe par la prise de conscience que cette pathologisation ne correspond à rien de réel , d’observable. On peut alors faire appel à une personne extérieure. Un professionnel de santé, notamment, pourra être contacté pour un diagnostic neutre et sérieux. »

Se déprendre des manipulations, mode d'emploi


Il n'est pas facile de se déprendre seul de manipulations langagières répétées dans un couple. Car souvent il n'y a pas de témoins, car l'autre sème le doute jusqu'à ce que l'on en vienne à douter de la réalité de certaines situations ou de la justesse de notre ressenti. Dans son ouvrage Les Paroles perverses, Robert Neuburger recense les étapes nécessaires pour prendre conscience de la situation, démasquer le manipulateur et parvenir à déjouer ses pièges. 
1- Prendre conscience du fait que l'on est l'objet d'une manipulation
2- identifier la nature de la manipulation, voire les raisons cachées qui animent le manipulateur
3- Se poser la question de la normalité ou non de la situation
4- Savoir à qui en parler
5- Réussir à éprouver de la rage
6- Renoncer à vouloir changer l'autre
7- Défendre ses propres limites
8- Consulter un professionnel.
"Toutes ces étapes ne sont pas utiles dans tous les cas, précise le psychiatre. Il vous suffit de choisir dans cette liste ce qui vous paraît le plus adéquat dans la situation vécue ou rencontrée."
http://www.psychologies.com/Couple/Vie-de-couple/Au-quotidien/Articles-et-Dossiers/Apprendre-a-detecter-les-petites-manipulations-dans-le-couple/

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Re: November's Girl and roses

Message par I am so sure le Mer 16 Nov 2016 - 12:25



image: http://nospensees.fr/wp-content/uploads/2016/06/masques-au-sol-.jpg





Les 4 personnalités des vampires émotionnels
Un des principaux piliers du développement personnel sain dont il faut inévitablement tenir compte, c’est l’entourage : ces personnes qui devraient générer en nous des émotions positives ainsi que de bonnes valeurs.
Cependant, malheureusement, toutes les personnes de notre entourage ne nous apportent pas que des expériences positives ; généralement, se cachent parmi elles quelques vampires émotionnels.
Les amis qui nous transmettent de bonnes sensations nous conduisent à vouloir nous lier à eux, car avec eux, il n’y a ni barrières ni conflits personnels.

Or, il est inévitable de croiser la route de personnes au caractère tout à fait opposé : des personnes qui ont tendance à fragiliser notre état émotionnel.
Les raisons pour lesquelles les vampires émotionnels font fleurir les mauvaises sensations en nous sont très variées.
Dans cet article, nous allons vous parler des 4 personnalités vampiriques et vous exposer leurs principales caractéristiques. Ainsi, vous pourrez les découvrir, et savoir comment mener à bien un développement personnel positif dans votre quotidien.





«Je préfère être entouré de quelques proches plutôt que par une multitude de personnes de mauvaise compagnie : or, ils doivent savoir aller et venir de façon opportune.»


-Friedrich Nietzsche-






A quoi ressemble la relation que l’on peut entretenir avec des vampires émotionnels ?


Deux concepts sont caractéristiques du comportement habituel des vampires émotionnels ; le principal, c’est le temps, car pour pouvoir se rapprocher de la personne avec laquelle ils veulent tisser des liens, les vampires émotionnels doivent gagner sa confiance.
A partir du moment où la sympathie de cette personne est gagnée, ils mettent en oeuvre le second concept caractéristique : la proximité. Grâce à laquelle ils peuvent profiter des points sensibles de l’autre, et les utiliser à leur avantage.
D’où le fait qu’on ne puisse pas jouir d’une bonne qualité de vie lorsque dans notre cercle de confiance se trouve une personnalité caractéristique des vampires émotionnels.
Il peut s’agir d’un ami, d’un membre de la famille, voire même de votre compagnon/compagne.


Evidemment, plus la confiance et la proximité sont importantes dans la relation établie avec un vampire émotionnel, plus il est difficile de surmonter et de combattre les effets négatifs émotionnels qu’ils peuvent générer en nous.


image: http://nospensees.fr/wp-content/uploads/2016/06/Mujer-triste-pensando-en-su-vida-mirando-por-la-ventana-1.jpg



La personnalité négative


Le vampire émotionnel présentant une personnalité négative a pour principal but de vous donner l’impression que vous lui êtes «inférieur».
Pour ce faire, il considérera comme négatif tout ce qui vous concernera et tout ce qui viendra de vous, n’hésitant pas à vous mettre des bâtons dans les roues à tout moment.
Le plus souvent, ce genre de vampire émotionnel vous dira des choses telles que «tu es incapable de faire les choses bien». D’autre part, il s’opposera toujours à vos opinions personnelles, et ce même s’il a conscience d’avoir tort.
Si vous mettez en doute sa façon d’agir, le vampire émotionnel présentant une personnalité négative se justifiera en vous disant qu’il «ne veut que le meilleur pour vous».
Après avoir passé un certain temps auprès d’une personne de ce type, vous vous rendrez compte que sa façon de s’exprimer est constamment basée sur des critiques négatives.

La personnalité victime


Le vampire émotionnel présentant une personnalité victime n’arrêtera pas de se plaindre du fait que tout ce qui lui arrive au quotidien est négatif.


Le vocabulaire de ces vampires émotionnels et leur façon de verbaliser les choses sont fondés sur des plaintes et des peurs injustifiées constantes.
Même si les choses surgissent de façon positive, ils auront toujours quelque chose de peu positif à dire. Ainsi, ils construisent eux-mêmes leurs propres raisons de se plaindre, et se placent face à vous au rang de victime.
Un trait de caractère basique dont il faut tenir compte lorsqu’il est question d’une personne qui se victimise, c’est qu’il est compliqué de trouver auprès d’elle un soutien émotionnel sain, puisqu’elle accordera toujours plus d’importance à son monde et ses problèmes qu’aux vôtres.
De plus, elle ne prendra pas le temps de vous écouter ni de se concentrer sur ce qui vous arrive, et ne sera pas là pour vous si vous veniez à en avoir besoin.

La personnalité non-empathique


Lorsqu’on parle de vampires émotionnels, on parle de l’état de «non-empathie».

L’empathie, c’est une composante essentielle de l’intelligence inter-personnelle, terme créé par Howard Gardner que l’on utilise pour faire référence à l’habilité cognitive d’une personne à comprendre l’univers émotionnel de l’autre.

image: http://nospensees.fr/wp-content/uploads/2016/06/Mujer-mirando-a-otra-con-evidia.jpg


Une personnalité vampirique, dans ses relations, nous montre qu’elle ne fait preuve d’aucune empathie du fait de ses gestes égoïstes ; elle ne se demande pas si ses actes généreront du mal-être ou tout autre sentiment négatif chez l’autre.
A aucun moment les vampires émotionnels n’essaieront de se mettre dans la situation et la peau de l’autre.

La personnalité mélancolique et violente


Comme nous le disions précédemment, les vampires émotionnels voient le verre à moitié vide plutôt qu’à moitié plein.
Ils chercheront toujours le côté peu positif de chaque chose, et ils se montreront toujours réticents à de nouvelles alternatives.
Généralement, ce sont des personnes difficiles à convaincre, qui à tout moment essaieront de vous faire adopter leur philosophie, consistant à penser que «la vie n’en vaut pas la peine».
Le terme «vampirique» nous l’indique d’ailleurs ; généralement, il s’agit de personnes qui, en ayant peu d’empathie pour les autres, n’ont pas de mal à se montrer sensibles face à eux, ni à avoir à leur égard des gestes violents, et ce sans aucune raison.
Les états émotionnels basiques sur lesquels se fonde leur quotidien sont la colère et l’orgueil.





«Je préfère être entouré de quelques proches plutôt que par une multitude de personnes de mauvaise compagnie : or, ils doivent savoir aller et venir de façon opportune.»

-Friedrich Nietzsche-



En savoir plus sur http://nospensees.fr/les-4-personnalites-des-vampires-emotionnels/#1ZzQvXCrYl4HoYjK.99

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Re: November's Girl and roses

Message par I am so sure le Mer 16 Nov 2016 - 12:26



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Le merveilleux cerveau émotionnel des personnes hypersensibles
Il est parfois difficile de s’adapter à ce monde trop bruyant, à ce monde empli d’égoïsmes et d’autres doubles intentions.
Les sens des personnes hypersensibles sont une faiblesse, mais aussi une chance. Elles peuvent percevoir ce que les autres ne perçoivent pas, et le faire si intensément que le monde leur présente alors un éventail de réalités qui échappent aux autres.
A quoi l’hypersensibilité est-elle due ? Est-ce génétique ? Pourquoi les personnes hypersensibles souffrent-elles plus que les autres ?

Pourquoi pour elles, l’amour est-il si intense, mais aussi si douloureux ? Pourquoi apprécient-elles tant la solitude, pourquoi ressentent-elles une si profonde incompréhension depuis leur plus jeune âge ?
En 2014, des chercheurs de l’Université de Stony Brook (New-York) ont mené à bien un étude intéressante, au cours de laquelle ils ont essayé d’expliquer les particularités que présente le cerveaud’une personne hypersensible, ainsi que les différences qui existent entre les personnes hypersensibles et celles qui ne le sont pas, ou du moins, celles qui n’ont pas cette ouverture émotionnelle si caractéristique de l’hypersensibilité.
Les résultats de cette étude, composée de six enquêtes, sont très intéressants, et ont été publiés dans la revue Brain and Behavior. Lisez la suite de cet article pour les découvrir ! Nous sommes certains que vous allez être surpris.

Le cerveau émotionnel des personnes hypersensibles


On estime que presque 20% des personnes présentent les caractéristiques basiques de l’hypersensibilité. Souvent, ces personnes-là passent la majeure de partie de leur vie sans savoir qu’elles appartiennent à ce petit groupe de privilégiés.
D’une certaine façon, elles ont toujours vécu en portant des «lunettes invisibles» qui leur faisaient voir le monde différemment, avec un coeur plus ouvert, mais aussi plus vulnérable.

image: http://nospensees.fr/wp-content/uploads/2015/08/PAS.jpg




L’étude menée à bien par les chercheurs de l’Université de Stony Brook a révélé que les personnes hypersensibles disposent d’un cerveau émotionnel doté d’une grande empathie. Ils sont pleinement orientés vers la «sociabilité» et l’union avec leurs semblables.
En d’autres termes, ces chercheurs ont prouvé que les processus cérébraux des personnes hypersensibles se traduisent par une surexcitation dans les zones neuronales relatives aux émotionset à l’interaction.
Elles sont capables de déchiffrer et de deviner les sentiments des personnes qu’elles ont en face d’elles. Mais, dans le même temps, elles ont à gérer un problème très simple…
Les autres ne font pas preuve de la même empathie. Il y a donc un déséquilibre évident entre la sensibilité des personnes hypersensibles, et celles des personnes qui ne le sont pas. «Elles se considèrent comme étant différentes».
Pour arriver à toutes ces conclusions, les chercheurs ont réalisé une batterie de tests basés sur les résonances magnétiques, ou encore sur l’étude des processus cérébraux que présentent des personnes diagnostiquées comme hypersensibles, en comparaison avec ceux des personnes qui ne le sont pas.
On a donc exposé ces personnes à différents stimuli, afin d’observer l’activité biochimique qui s’opère dans les différentes structures cérébrales.
Les résultats ont été très concluants, et plus particulièrement à deux niveaux :

Les neurones miroirs


Vous avez forcément déjà entendu parlé des neurones miroirs. Ils remplissent une fonction sociale, étant surtout présents chez les humains et chez les primates.
Situés dans le cortex frontal inférieur du cerveau et très proches de la zone du langage, les neurones miroirs sont plus particulièrement liés à l’empathie et à notre capacité à capter, traiter, et interpréter les émotions des autres.
Chez les personnes hypersensibles, leur activité est continue et très marquante depuis l’enfance.


image: http://nospensees.fr/wp-content/uploads/2015/08/PAS-CEREBRO.jpg



L’insula


L’insula est une petite structure cérébrale logée très profondément dans notre cerveau. Située dans le cortex insulaire, elle est liée au système limbique, une structure basique dans nos émotions qui nous apporte cette vision plus subjective et plus intime de la réalité.
De fait, les chercheurs de Stony Brook surnomment l’insula «le siège de la conscience», puisqu’elle réunit la majeure partie de nos pensées, intuitions, sentiments et autres perceptions de tout ce que l’on peut vivre.



Vous ne serez donc pas surpris d’apprendre que cette structure «magique» est plus active chez les personnes hypersensibles que chez les personnes qui ne le sont pas.
Cette étude montre également qu’en plus d’être réceptives aux stimuli visuels liés aux visages humains et aux émotions, les personnes hypersensibles présentent aussi un seuil plus bas en réaction à de nombreux stimuli physiques, tels que les lumières intenses ou les sons forts.
Cela active chez elles les structures cérébrales relatives à la douleur…ce qui est très curieux.
Les personnes hypersensibles ont une façon de ressentir et de comprendre le monde qui passe par un système neurosensoriel plus pointu, plus fin. Ce n’est pas ce qu’elles ont, mais c’est ce qu’elles sont.

Au cours de leur vie, elles doivent apprendre à composer avec leurs fortes émotions ainsi qu’avec ce don merveilleux, car la souffrance, ce n’est pas un passage obligé, mais une option qu’il ne vaut pas la peine de retenir.


En savoir plus sur http://nospensees.fr/merveilleux-cerveau-emotionnel-personnes-hypersensibles/#wuvfPVdoHCmVjLSu.99

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Re: November's Girl and roses

Message par I am so sure le Mer 16 Nov 2016 - 12:26

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TDAH: les aides à mettre en place en cours






Comme expliqué dans le 1er article, le plus compliqué pour un professeur suivant un élève TDAH est de pouvoir aider l’enfant à se gérer lui-même. Il est très important, pour qu’un élève TDAH puisse compenser son trouble, d’utiliser des outils favorisants le geste d’attention. Attention toutes fois, chaque enfant est différent, donc un même outil peut faciliter ou au contraire aggraver le geste de concentration, car il créé trop de distraction. Il faut donc essayer, c’est le seul moyen de savoir si cela marche ou pas.
Voici une carte qui vous présente des astuces à mettre en place très facilement et qui pourront vous aider au bon fonctionnement de votre cours.
Empêcher un élève TDAH de bouger peut être plus néfaste que l’on ne peut l’imaginer. Ces enfants ont besoin de bouger et cela les aide à retenir et apprendre, autant utiliser alors ces petites astuces.
Un enfant a Haut Potentiel (HP) sera aussi un enfant dont l’agitation est l’une de ses principales caractéristiques : il ressent un trop plein d’émotions, d’anxiété et d’énergie. L’enfant HP sera alors aussi dissipé, nerveux , bavard  intenable en cours qu’un enfant TDAH. L’enfant HP aura besoin de re-formulation, d’explication yeux dans les yeux, de contacts pour être rassuré.
Il faudra donc être vigilant concernant l’hyperactivité d’un enfant.
La carte mentale en pdf : tdah-que-mettre-en-place.
Liens vers les boutiques pour les objets cités :

  • tangle : http://www.ugodys.fr/par-troubles-tdah/158-anneau-jouet-a-triturer-pour-gerer-le-stress-des-enfants-tangle.html

  • exemple de pendentif (d’autres modèles sur le site) : http://www.ugodys.fr/trouble-specifique-des-apprentissages-pour-l-ecole-detente/24-pendentif-tete-de-chat-a-machouiller.html

  • embout de stylos / crayons à mâchouiller : http://www.ugodys.fr/par-troubles-tdah/156-embouts-pour-crayon-a-mastiquer.html

  • balle anti-stress : http://www.ugodys.fr/trouble-specifique-des-apprentissages-pour-l-ecole-detente/128-pour-la-concentration-balle-anti-stress.html

  • coussin ergonomique dynair : http://www.ugodys.fr/trouble-specifique-des-apprentissages-pour-l-ecole-detente/133-coussin-ergonomique-stimulant-dynair.html?search_query=coussin+&results=1

  • crayons écrou : http://www.hoptoys.fr/rubrique-handicap/les-crayons-fidget-p-8802.html?search_query=fidget&results=53

  • support pour tenir le ballon de gym : http://www.hoptoys.fr/nouveautes-declinaisons-2017/product-p-12362.html?search_query=ballon&results=40

  • ballon de gym (partout dans les magasins de sport)




By Françoise Chée| 15 novembre 2016|Documentation sur le trouble de l'attention TDAH, Non classé|0 commentaire
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Après l'expression très connue "bouffes ta carotte", je vais t'aider ha, mode télé achat, à créer "bouffes ton stylo" Wink
Un jour je dirais "oh mon chéri merci pour cette tête de chat à machouiller, j'avais peur que tu m'achètes un pèse personne" et tu es TDHA ? ah non je sais pas mais bon je voulais une tête à mâchouiller. Very Happy cat bounce

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Re: November's Girl and roses

Message par I am so sure le Mer 16 Nov 2016 - 12:28

[color:db3c=999999]04: Le désert du réel
La Science sourit dans sa barbe
à côté les grands récits font la gueule
Plus d'invisible main pour rassurer les appels
La vérité la voilà magicienne incertaine
Laisse-toi séduire et tournent les actrices
Bienvenue dans la passion du réel
Bienvenue dans le désert du réel
Tu sais tu peux toujours y mettre du sens
ou tranquillement te laisser aller
à une authentique violence
Le siècle derrière toi ne manque pas d'exemples
Le siècle derrière toi voilà de la jouissance
Le Semblant sourit dans sa cave
A l'étage la Modernité fait la gueule
Plus de lumière ni de croix pour assurer ton rappel
La vérité la voilà une réponse incertaine
Viens nous séduire dans le désert du réel
Tu sais tu peux toujours y mettre du sens
ou tranquillement te laisser aller
à une authentique violence
Le siècle derrière toi ne manque pas d'exemples
Le siècle derrière toi voilà de la jouissance
Pourras-tu toujours y mettre du sens?
Devras-tu toujours y mettre du sens? 
Voudras-tu toujours y mettre du sens?
---------------------------------------------------------------------------------------------

[color:db3c=999999]Copernic, Dekkers, Darwin et Pépinar
Mon journal intime se décentre
Mes cellules mortes se décentrent
Ma testicule gauche se décentre
Mon orgueil se décentre 
Mes solitudes se décentrent
Mes aptitudes se décentrent
Tout ça cède et
Tout se cède et
Tout ça cède et
Tout se décentre
En fête propriétaire de rien
Je n'suis au centre de rien
Mes pensées ne m'appartiennent pas 
Mes désires ne m'appartiennent pas
Seul je ne produirais rien d' intéressante c'est certain
Tes cigarettes se décentrent
Tes certitudes se décentrent
Ton stérilet se décentre
Tous tes points de vues se décentrent
Tes métastases se décentrent
Ton 45 tours se décentre
Ton syndicat
Ton portefeuille
Ton livret A
Ta mère en deuil
Les mélanomes de ta grammaire
Le mobilhome de ta grand-mère
Tout se cède et
Tout ça cède et
Tout se cède et
Tout se décentre
Enfant propriétaire de rien
En fait au centre de rien
Tes pensées ne t'appartiennent pas 
Tes désires ne t'appartiennent pas
Seuls nous ne produirons rien intéressant c'est certain
------------------------------------------------------------------------------------

Du pareil au même
Nous ne sommes que des déclinaisons, les copies d'un modèle qui n'a d'égal que lui-même. La chose est évidente, trop évidente, qui sera me dire…
Non ! M'a répondu Félix, il n'y a plus de Dieu, qu'il n'y a d'original, Félix il est comme ça, il aime pas le fondamental
Alors, toujours du pareil au même. Et rien ne change, on pourrait presque croire qu'il y a de l'éternel et pas de place, en conséquence, pour de nouvelles manières d'exister. N'espère pas. Bien à toi. Ton ami, François.
Ne me parle pas de hasard, parle moi d'un destin, d'une trajectoire écrite pour toi, tes futurs sont déjà des passés, on tourne en rond crois moi. S'il y a de haut débat, des corps entiers, sur l'essentiel, le pourquoi, la réponse est la même, toujours la même, il y a que tu même…..
-------------------------------------------------------------------------------------------

De la renaissance à la prochaine crise pétrolière
Parfois, j'ai plein d'idées, le soir, sur plein d'idées. Le lendemain matin… Je ne me souviens plus de rien.
---------------------------------------------------------------------------------------
Dans l'indifférence et la joie
Il y a de bonne guerre
Il y a de mauvaise paix
L'homme ET l'animal
Allez
Je suis le nord et le sud, à la fois jouissance et entrave, Dark vador dans la Schtroumphette, le caviar et la rillette. Un vœux de silence bruyant à la recherche du chômage, sans préférence, je suis, dans l'indifférencié, je suis…
A la fois maître et esclave, au fond dans la forme je suis un anus artificiel qui s'envole à tir d'aile. Nana nananana na A a aa aaaaa
Je suis le noir et le blanc, l'homme et la femme évidemment, Louise Michel dans Mussolini, l'agressivité du feng-schui. Un nazi hyper sympa, un gros connard de communiste. Sans préférence je suis, dans l'indifférencié je suis…
A la fois maître et esclave, au fond dans la forme je suis une crise providentielle qui s'envole à tir d'aile. Nana nananana na A a aa aaaa
-------------------------------------------------------------------------------------------

Rikiki tout plein
Je ne suis pas responsable Je ne suis pas responsable
Je ne suis vraiment pas coupable Je n'en suis vraiment pas capable

Mais Félix et Julien et puis surtout Félicien et bidule et machin sont tous coupable, sauf bien sûr moi le Rikiki tout plein. Tout seul dans ma bulle, c'est certain qu'un jour il faudra bien en sortir, mais Demain ?
Je suis devenu responsable Devenir responsable
C'étais bien moi le coupable C'est pas une affaire d'incapable
Mais Félix et Julien et puis surtout Félicien et bidule et machin sont tous capable.


--------------------------------------------------------------------------------


SOS BONHEUR
Moi j'ai pas envie d'être le roi des rois
Si c'est pour gouverner sur des gens qui ne s'aident pas
Moi j'ai pas envie d'avoir , le droit d'être moi,
Si c'est pour m'ennuyer comme tous ces gens qui sont comme toi
Qui ne se regardent même pas, qui ne se considère même pas, si c'est comme ca 
Moi je préfère encore devenir un pneu
C'est beau, c'est rond , ca roule un pneu
Ca sert à quelque chose un pneu
Moi j'ai pas envie d'être Robin des Bois 
Si c'est pour que chacun achète son home cinéma
Moi j'ai pas envie d'avoir, tous ce que je n'ai pas,
Si c'est pour m'éloigner chaque jour un peu plus de toi …
------------------------------------------------------------------------


Un Animal comme Toi

Meurs ! Saigne ! Arrête toi ! Coordinateur de merde. Je rajoute "connard" et la joie de salir tes choix, Jean-Christophe 
Meurs ? Saigne ? Arrête toi ? Comment diable en être arrivé là ?
C'est vraiment Bestial, Jean-christophe.
C'est vraiment Génial, Jean-christophe.

De devenir un animal comme toi ! Mais devenir d'un animal comme toi ?
Mais ou est tu Jean-christophe ?
On a tellement besoin de toi.
Tu m'émerveille, chaque parole est une claque, y'aurait que moi t'aurais les pleins pouvoirs donc…
En 2007, je voterai pour toi.
Et deviendrai-je un animal comme toi ? Mais devenir d'un animal comme toi ?
Mais ou est tu Jean-christophe ?
On a tellement besoin de toi. Tu nous émerveilles, chaque parole est claque, y'aurait que moi t'aurais les pleins pouvoirs…
En 2007, je voterai pour toi…

Meurs ! Saigne ! Arrête toi ! Association de merde… Je reformule à peine, Jean Christophe. 
Militant F.N, Jean-Christophe ?




Je crois que je ne suis pas encore prête pour le classique mais j'y travaille  Razz mais on m'interrompt tout le temps


Very Happy


Cela dit j'ai peut être trouver ce qui m'embête



Il faudrait que je reste assise, ça passe comme excuse ou c'est bof ? mais sinon tout ça c'est super joli mais je m'ennuie plus vite et puis y'a pas de paroles, les gens bougent pas trop, ils changent pas de place et on ne sait pas ce qu'ils pensent, ils ne parlent pas  Very Happy en fait ça ne me touche pas, ça ne m'interpelle pas, insu de mon plein gré il n'a pas pris classique en option au bac à musique mais je pose ceci là parce que je vais y réfléchir sérieusement.


Comme a la fameuse énigme de la bible de la douance : mais pourquoi je m'aimante (ou m'aime hante) moins avec les Jean-Christophe, cela dit j'ai le même problème avec l'autre JC.


être just in c'est déjà être là.

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Re: November's Girl and roses

Message par I am so sure le Mer 16 Nov 2016 - 12:29

Spoiler:


[size=30]Voici votre séance offerte ![/size]
 
Merci de votre intérêt. Je suis Jean d'Hypno360° et je vous souhaite la bienvenue dans une aventure qui va vous surprendre plus d'une fois.

Notre but est de vous faire vivre une séance d'hypnose en y ajoutant unetechnologie sonore immersive, je vous laisse la découvrir tout de suite avec votre séance offerte. 

Il suffit de la télécharger et de l'écouter pour vivre les premiers effets d'Hypno360°. Ensuite, chaque fois que vous écouterez cette séance, vous rendrez les écoutes futures de plus en plus efficaces et de plus en plus agréables. 
Cela fonctionne également pour les autres séances d'Hypno360°.

En fait, cette séance est un peu comme un entraînement pour votre cerveau 
qui lui permettra d'atteindre un état agréable de manière très rapide et forcément plus utile à l'avenir, donc... bonne écoute !  

Avant que j'essaie ce truc, il existe un fil ici avec des retours et des statistiques sur des personnes qui se seraient auto hypnotisées et dont on n'aurait plus de nouvelles ? Wink cat

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Re: November's Girl and roses

Message par I am so sure le Mer 16 Nov 2016 - 12:53




LA VAGUE (DIE WELLE), Dennis Gansel, Allemagne, 2008
 
OBJECTIF:
Comprendre ce qu'est l'expérience totalitaire à travers un film relatant une expérience réelle
 
SOURCE: www.grignoux.be (site culturel belge)
 
Introduction: le résumé du film
 
Pendant une semaine d’atelier, un professeur de collège propose à ses élèves une expérience ayant pour but de leur expliquer comment fonctionne un régime totalitaire. Commence alors un jeu de rôles aux conséquences tragiques. Au bout de quelques jours, ce qui avait débuté par des notions inoffensives telles que la discipline et l’esprit communautaire, devient alors un véritable mouvement: LA VAGUE. Le troisième jour, les étudiants commencent à exclure et persécuter ceux qui n’ont pas rallié leur cause. Quand le conflit éclate et sombre dans la violence lors d’un match de water-polo, le professeur décide de mettre fin à l’expérience. Mais il est trop tard. LA VAGUE est un raz- de-marée.
 
 
I- Le processus : comment Rainer mène son expérience.
 
 
Intro: L'identification d'un leader — führer, en allemand — constitue une condition préalable pour entamer l'expérience; dans le film, c'est Rainer qui est désigné à l'unanimité. Ce choix initial s'explique sans doute par la position hiérarchique qu'il occupe déjà vis-à-vis des élèves de la classe.
 
Voici une manière de récapituler les étapes principales du processus mis en place par Rainer, comme il les synthétise lui-même au fur et à mesure au tableau de la classe:
 
1. Instaurer l'ordre et des règles de discipline: „Macht durch Disziplin“
«Le pouvoir par la discipline». Rainer est un enseignant «cool», qui donne cours dans une classe où les bancs sont disposés de façon conviviale et où les élèves l'appellent par son prénom. Les premières mesures qu'il va prendre vont avoir pour but de faire disparaître cette convivialité et cette familiarité au profit du respect. Désormais, le cours se donnera dans un environnement parfaitement ordonné: pendant la pause, il aligne lui-même les bancs «à l'ancienne», puis il donne quelques consignes aux étudiants:
            - faire le vide en débarrassant son banc;
            - demander l'autorisation de parler en levant la main;
            - l'appeler par son nom de famille: «Herr Wenger»;
            - se lever pour parler;
            - garder le dos droit quand on est assis, maintenir les pieds parallèles sur le sol, respirer profondément…
 
2. Développer l'esprit communautaire: „Macht durch Gemeinschaft“
«Le pouvoir par la communauté». Le but est ensuite d'amener chacun à s'identifier au groupe en réduisant au maximum l'expression des traits individuels. Rainer va donc fortifier et unir le groupe-classe par différents moyens:
            - agir à l'unisson: marteler le sol à la même cadence;
            - identifier un ennemi commun: les élèves de l'atelier consacré à l'anarchie;
            - développer la solidarité: chaque banc réunit un bon et un mauvais élèves;
            - porter un uniforme: un jeans et un tee-shirt blanc;
            - donner au groupe un nom et un logo: la Vague;
            - instaurer une complicité de gestes: invention d'un salut particulier évoquant une vague.
 
3. Agir, faire connaître et faire vivre le mouvement: „Macht durch Handein“
«Le pouvoir par l'action». Lancés dans le mouvement, les étudiants ont de nombreuses idées. Le salut de Bomber que la Vague adopte à l'unanimité est un repère important car il s'agit de la première initiative qui ne vient pas de Rainer. Dès ce moment, toutes les idées seront le fait des étudiants qui participent à l'atelier, la plupart des initiatives auxquelles elles donnent lieu échappant d'ailleurs au leader du groupe:
            - concevoir et fabriquer des badges, des écussons, des tatouages, des cartes postales…
            - concevoir un site web pour faire de la propagande;
            - recruter de nouveaux membres en interpellant les gens en rue, en manipulant les plus jeunes, en organisant des fêtes…
            - défendre les membres du groupe qui se trouvent en difficulté;
            - taguer et coller des autocollants partout en ville pendant la nuit;
            - se faire respecter par la force, comme cela se passe lors de la bagarre avec un groupe de punks;
            - supporter massivement les activités sportives auxquelles participent les membres du groupe.
 
 
II- Les attitudes individuelles
 
La Vague: les principaux personnages (voir fiche distribuée)
Grille d'analyse (voir fiche distribuée)
 
Commentaire
 
Un premier classement permettant de diviser la classe de Rainer en deux groupes très déséquilibrés sur le plan numérique: les adeptes de la Vague, qui représentent la majorité des élèves et les réfractaires qui constituent seulement une petite minorité.
Nous pouvons ensuite tâcher de déterminer(éventuellement) certains facteurs à l'origine des différentes attitudes.
 
La majorité conformiste
 
La plupart des élèves vont accepter d'emblée le projet de Rainer et s'investir personnellement dans l'expérience menée sans se poser de questions. Beaucoup même vont y trouver le moyen de combler un manque.
- Pour des élèves comme Bomber ou Sinan, deux redoublants désinvestis à l'école (on se souviendra qu'ils suivent impulsivement Kevin quand il quitte la classe, avant de se raviser pour des raisons purement administratives: s'ils ratent une nouvelle fois leur dernière année, ils perdront toute chance d'obtenir leur diplôme), l'expérience de Rainer suscite une motivation nouvelle. Cette expérience rompt en effet la routine, notamment en donnant de la place à leurs talents personnels: par exemple, c'est Sinan qui est chargé de concevoir le logo de la Vague parce qu'il dessine de très beaux tags.
- Sur un plan plus personnel, on remarque par exemple que Lisa, une adolescente timide et peu sûre d'elle, va acquérir de la confiance en soi et gagner en assurance, ce qui lui vaudra d'ailleurs un rôle dans la pièce de théâtre; l'expérience a encore permis à Jens, un élève victime de discrimination à cause de son origine est-allemande, de trouver une vraie place dans la classe.
- Mais celui qui tire manifestement le plus de bénéfice de cette expérience, c'est Tim, un élève isolé et mal dans sa peau, véritable bouc émissaire de la classe. La scène qui le montre à table avec ses parents après la première journée d'atelier révèle une éducation aussi indifférente qu'autoritaire qui pourrait bien expliquer au moins en partie le mal être et la fragilité de cet adolescent en quête de reconnaissance.
La nouvelle solidarité qui s'instaure entre les membres de la Vague rendus tous égaux comble bien sûr cette soif de reconnaissance tout en rompant son isolement. Parfaitement intégré au mouvement, Tim en devient l'un des plus ardents défenseurs, avec une vénération absolue pour son leader et une infinie gratitude pour ses compagnons.
- Marco est une autre figure à la fois centrale et emblématique de la classe. C'est un garçon peu agressif, équilibré, réfléchi, ouvert et sans problème apparent. Soucieux d'éviter les conflits et la pression hostile du groupe, il adopte rapidement une attitude conformiste malgré les tensions qui s'installent progressivement dans son couple.
Sa faiblesse de caractère apparaît notamment lorsque, le mercredi matin, les élèves reprochent à Karo d'être la seule à se présenter en classe sans le costume réglementaire. Pour éviter de lui être associé, Marco n'hésite pas alors à ridiculiser son amie devant tout le monde.
Plus tard, sa faiblesse de caractère et sa personnalité influençable vont le conduire sur le chemin du fanatisme — ainsi, à l'invitation de Sinan, il exhorte la foule des sympathisants à venir supporter son équipe de water-polo en ayant ces mots: «l'ennemi doit sentir la puissance de la Vague!» — et de la violence physique, comme en témoignent deux scènes: celle où il se bat sous l'eau avec un membre de l'équipe adverse pendant le match de water-polo, et celle où il porte un coup à Karo, en plein visage.
Ce geste que Marco aurait été incapable de faire quelques jours plus tôt aura toutefois une conséquence salutaire dans la mesure où il devient le déclic d'une prise de conscience chez le jeune homme. Parmi les membres de la Vague, il est à noter qu'il est le seul à remettre en question à la fois son propre comportement et la légitimité de l'expérience menée par Rainer.
 
La minorité réfractaire
 
Karo, Mona et Kevin sont les trois élèves qui constituent cette minorité. Il est pourtant difficile de les considérer comme un ensemble tant leurs motivations à se désolidariser du groupe sont différentes.
- Kevin est le type-même de l'adolescent blasé que rien n'intéresse; il est le seul à ne pas voter la reconnaissance de Rainer comme leader du groupe et à ne pas s'engager à jouer le jeu. C'est un enfant qu'on devine gâté et qui peut, semble-t-il, tout se permettre sans encourir la moindre sanction.
- Lors de la scène initiale du vote évoquée ci-dessus, Mona est quant à elle la seule à s'être abstenue. Le comportement critique et contestataire qu'elle adopte les lundi et mardi indique des motivations radicalement différentes. Au contraire de Kevin, Mona se sent très concernée par ce qui se passe en classe. Elle est intelligente, indépendante d'esprit et a une forte personnalité, des qualités qui la portent à remettre en cause, et de façon toujours pertinente, bien des principes et des règles imposés par Rainer.
- Au départ, les motivations de Karo sont encore différentes. Si elle prend du recul par rapport à la Vague, c'est d'abord parce qu'elle est victime d'exclusion suite à son choix de ne pas porter de blanc. Contrairement à Mona, ce n'est pas un acte politique qu'elle pose en refusant l'uniforme mais bien un choix esthétique.
Sensible autant à une remarque sarcastique de sa mère qu'à l'image qu'elle souhaite donner d'elle-même, elle abandonne l'idée de mettre un chemisier blanc et se rend à l'école le lendemain en rouge, comme d'habitude. Le spectateur aura donc eu l'occasion de mesurer l'influence que peut avoir une simple conversation familiale. Aux nombreux livres qui tapissent la salle de séjour, on devine que Karo est issue d'un milieu intellectuellement privilégié.
Exclue du groupe, Karo va donc nécessairement voir évoluer les choses de l'extérieur, avec une lucidité que le sentiment communautaire a précisément pour effet de faire disparaître.
 
Les responsables?
 
En automne 1967, Ron Jones, un professeur d'histoire d'un lycée Cubberley à Palo Alto (Californie), conduit une expérience avec sa classe. À l'occasion d'un cours sur le nazisme, un de ses élèves lui pose une question à laquelle il est incapable de répondre: "Comment le peuple allemand pouvait-il ignorer le génocide des juifs? Comment les citadins, les cheminots, les enseignants, le corps médical, comment tout ce monde-là a-t-il pu revendiquer ne rien savoir des camps de concentration ? Comment des gens qui étaient les voisins, et peut-être les amis des citoyens juifs, ont-il pu prétendre qu'ils n'avaient rien vu?” Ron Jones décide alors, sur un coup de tête, de mener une expérience. Il instaure dans la classe un régime de stricte discipline, restreignant la liberté de ses élèves et transformant la masse en un seul corps. Le mouvement est appelé "La troisième vague". À la grande surprise du professeur, la classe réagit plutôt bien à la contrainte d'obéissance qui lui est imposée. L'expérience, qui ne devait durer qu'une seule journée, va répandre son emprise sur l'école toute entière. Les membres du mouvement commencent à s'espionner les uns les autres, et les réfractaires se retrouvent stigmatisés et même tabassés. Au bout du cinquième jour, Ron Jones est contraint de mettre un terme à l'expérience. Cette histoire vraie a inspiré le roman de Todd Strasser, THE WAVE, qui est, depuis vingt ans, un classique de la littérature de jeunesse et qui figure toujours au programme de nombreuses écoles.
Le politique, le philosophique, le sociologique, le psychanalytique, le juridique, aucun de ces mondes n’a su apporter les outils nécessaires pour stopper le mécanisme de la soumission volontaire. Même en plein cœur d’une institution d’instruction publique efficace, au sein de la jeunesse la mieux éduquée et la plus instruite du pays, les protagonistes n’ont pas vu venir le drame! Malaise... Alors que faire? L’habileté du scénario rend la question d’autant plus pointue qu’il est impossible de désigner un bouc émissaire pour disculper quiconque! Et nous voilà obligés de réfléchir, avec le sentiment aigu que nous ne parviendrons à endiguer le problème qu’avec l’aide des autres. Et nous voilà de nouveau dans un délicat phénomène de groupe...
 
 
III- Avis personnel des élèves
 
Questionnaire distribué
 
Reprise et approfondissement: 
 
1/ Le phénomène de “l’obéissance extrême”
Aujourd'hui encore, le phénomène de l'obéissance extrême à l'autorité, tel qu'on a pu l'observer sous le III ème Reich, échappe en partie à l'analyse scientifique. Des expériences fameuses ont toutefois été menées pour analyser le comportement des individus en situation de groupe. Ces expériences ont produit des résultats troublants. L'une des plus célèbres est celle de la prison de Stanford, menée en 1971. Il s’agissait d’observer les comportements de cobayes mis pendant deux semaines en situation carcérale, quelques-uns endossant le rôle de gardiens et les autres le rôle de détenus. Philip Zimbardo, qui a dirigé l'expérience de Stanford, a récemment établi un parallèle entre ses résultats de 1971 et le traitement récent des prisonniers irakiens de la prison d'Abu Ghraib.
 
 
2/ Droit à l’oubli contre Devoir de mémoire
Peter Thorwarth, un des scénaristes du fil le dit “Quand j'allais à l'école, la question des nazis et du IIIème Reich revenait constamment dans les cours, aussi bien en Histoire qu'en sciences politiques, dans les cours de religion, de littérature, ou même de biologie. Au bout d'un moment, en tant qu'élève, vous commencez à en avoir marre, vous avez le sentiment d'en avoir assez entendu sur le sujet. Il y a une lassitude qui en découle, et même une certaine arrogance. On se dit: «On a compris, c'est quelque chose qui n'arrivera plus». Et c'est là que se situe le danger selon moi”.  Le devoir de mémoire est ainsi ressenti non pas comme une leçon dont il faut tirer profit, mais comme un instrument à disposition du pouvoir qui permet de garantir l’ordre établi et brider l’agitation des jeunes. Ceux-ci considèrent que cette mémoire collective est un fardeau expiatoire de leurs aînés et n’éclaire en rien leur avenir.
Ils pourraient à ce propos citer André Gide dans les premières pages de l’Immoraliste: “Je ne veux pas me souvenir, je croirais ce faisant empêcher l’avenir et faire empiéter le passé”. Ils pourraient également citer Jean-Luc Godard dans “Eloge de l’amour”, où l’on entend qu’ “Il n’y a pas de devoir de mémoire, il n’y a qu’un droit à l’oubli”.
LA VAGUE démontre clairement que si le devoir de mémoire est nécessaire, il demeure toutefois très insuffisant. Il faudrait donc le pondérer, notamment avec ce “droit à l’oubli” dont parle Godard. Certains enfants auraient moins l’impression de se voir enseigner des notions auxquelles les adultes eux-mêmes n’ont rien compris.
 
3/ Obéissance ou soumission?
“Je veux une jeunesse athlétique qui n’aurait pas reçu la moindre éducation intellectuelle, si ce n’est l’apprentissage à l’obéissance”, disait Hitler. Nous assistons dans LA VAGUE à un rassemblement d’élèves derrière Rainer Wenger dans une sorte d’extase amoureuse, les élèves le suppliant de commander, l’identité de groupe leur donnant un sentiment de puissance et d’euphorie dont ils ne peuvent/veulent plus se passer. Quelle loi adopter? Boris Cyrulnik nous enseigne qu’”obéir n’est pas se soumettre: Dans la soumission, je suis contraint à faire ce que veut l’Autre, alors que dans l’obéissance, je veux bien faire ce qu’il veut, j’y consens.” Le problème dans LA VAGUE, c’est précisément qu’il n’y a pas de contrainte. “J’étais heureux à Auschwitz”, a dit Rudolf Hess.
Non décidément, la question de savoir comment empêcher l’avènement d’un totalitarisme ne trouve pas sa réponse dans un corps de lois, tant il est vrai que ce n’est pas en votant des lois que les Hommes deviennent meilleurs. Tous les anciens nazis et collaborateurs ont dit la bouche en cœur: “Je n’ai fait qu’obéir”. Donc l’obéissance délègue un pouvoir à autrui de façon parfaitement légitime, et cet autrui ne devient un tyran que lorsqu’il abuse de ce pouvoir, pas avant! Devons-nous en conclure que les régimes totalitaires et leurs dérives sont inévitables?
 
4/ Etude filmique de la dernière scène de la Vague: à utiliser comme commentaire en présentant l'extrait
 
http://tpe-adaptation-cinema.blogspot.fr/2010/12/etude-de-la-scene-finale-de-la-vague.html
 
 --------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

http://claroline.hecfh.be/claroline/claroline/backends/download.php?url=LzIwMTIvTEFfVkFHVUUucGRm&cidReset=true&cidReq=COURSETAFP

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http://vuesdelaclasse.e-monsite.com/medias/files/la-vague.pdf





.../...

La vague prend vie ● Il est intéressant de noter que pendant toute la durée du jeu, le professeur n’impose jamais aux élèves. Il propose des règles, les unes après les autres, sans jamais recourir à la contrainte et sans jamais que ces règles ne rencontre la moindre critique de la part des élèves. La classe joue le jeu de l’expérience, en toute connaissance de cause et rien ne semble empêcher celui ou celle qui veut se retirer de le faire. Les lycéens prennent conscience petit à petit de la force que leur procure – ou semble leur procurer – cet exercice de groupe. Loin de se solder par un retard sur les autres classes, le jeu permet aux élèves d’être en avance sur le programme scolaire, chaque élève sachant impeccablement sa leçon d’une semaine à l’autre. Cependant, Ben Ross remarque que si le contenu du cours est parfaitement su, mieux qu’auparavant, les capacités d’analyses des élèves ont décru et il devient difficile de leur demander de faire le commentaire critique de tel ou tel sujet. En outre, à mesure que le nombre de membres augmente, les incidents éclatent : lors des matchs de football, seuls les membres peuvent s’asseoir sur certains gradins. Certains élèves méfiants vis-à-vis de la Vague sont victimes de pressions et sont invités de plus en plus brutalement à adhérer. Le professeur est désormais accompagné d’un « garde du corps » et fait figure de leader. Tout bascule lorsqu’un élève juif est agressé par des membres de la vague. Peu à peu, les règles du mouvement se font toujours plus nombreuses et contraignantes. Obligation de se saluer en dehors de la salle de classe, obligation de recruter au moins deux nouveaux membres par semaine, obligation de porter l’uniforme du mouvement en dehors du lycée. Chaque nouvelle règle est immédiatement acceptée et partagée par les membres. Qui a décrété ces nouvelles règles ? Ben Ross probablement, mais qui peut en être vraiment sûr ? La Vague devient vivante et prend son autonomie, elle s’entretient et s’accroit naturellement, échappant à tout contrôle. Seule certitude : nul n’envisage de transgresser ses règles..../....

http://vuesdelaclasse.e-monsite.com/medias/files/la-vague.pdf

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Re: November's Girl and roses

Message par I am so sure le Mer 16 Nov 2016 - 13:09

Penser à vérifier si les élèves sont désormais fichés ? par idéologie politique ? et par quotient intellectuel ? afin que se déroulent mieux les conseils de classe ? genre lui est facho, devenons le avec lui pour lui donner l'exemple ? ou lui ouvrir l'esprit sur d'autres idéologies ?
parce que ce serait le pompom, aller en classe pour ne pas être isolé et risquer de se marginaliser pour être isoler et marginaliser à l'école ? il faut que je trouve un enseignant avec du Bepc dedans  Razz, pas forcément du QI puisque ce dernier n'est pas utile pour apprendre ce que l'on enseigne en cours, ça laisserait à supposer qu'il faudrait mieux avoir un prof avec un QI moindre ? afin de laisser les profs au plus gros QI allaient apprendre sur le QI ?
Un des profs de néerlandais pour qui j'ai bossé que j'ai croisé hier (ben oui j'ai aussi fait exécutive dans une fac donc pendant dix ans, 180 enseignants à l'année ça fait un paquet, ils se sont tous marrés en me disant qu'en fait j'avais BEP donc bac -4 mais avec 10 ans d'université Smile comme quoi atypique c'était mon destin  Wink, bref curieusement on parlait protection, en fait il n'a pas changé, à savoir qu'on a pu échanger sur ce sujet et que ça ne l'a nullement déranger que sur ce sujet je lui enseigne le fruit de mon apprentissage Smile.
Je suis sur diplômée de la vie en fait par rencontres, comme quoi je ne suis pas traumatisée par l'école non plus, puisque j'ai ensuite acceptée de me faire exploiter dix ans par des enseignants ou alors je suis sado maso mais mon insu de mon plein gré m'a alors permis de rencontrer et différemment plus d'enseignants que n'importe qui et dans toutes les matières, j'avais oublié cette partie de ma vie, décidément heureusement que ce forum est là  Wink  Razz

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Re: November's Girl and roses

Message par I am so sure le Mer 16 Nov 2016 - 13:22

Mon papa s'est remarié avec une directrice d'école, maternelle et première Smile Et j'y étais tout le temps fourrée Smile
En fait ça y est enfin j'avoue Smile en fait tout m'est venu de mon entourage et de mon environnement et d'autres personnes, que serai je sans eux qui vinrent à ma rencontre ?
Et alors mon travail m'aurait mis à l'insu de mon plein gré sur un positionnement qui m'a facilitée la vue et la vie en me mettant sous le nez toutes les vues et vies possibles ? c'est cool, car en fait je voyais ma belle mère comme une méchante femme qu'elle est d'ailleurs mais bon on ne peut pas aimer tout le monde et il était important qu'elle parasite mes relations avec mon papa, je le comprends alors d'autant mieux, elle était double autorité et forcément intelligente et plus que moi donc elle méritait plus d'avoir un nouveau mari et moi un père en moins Wink puisque la vie lui avait donné double autorité sur moi donc, elle m'a donc enseignée la justice et la résistance à la frustration en privilégiant ses enfants avec mon père lorsque j'y allais, j'ai bien compris qu'un grand lapin à Pâques, ça s'économise, denrée rare Smile donc j'ai appris que c'était comme ça, dans la vie y'a ceux qui ont les lapins, et ceux qui ont 3 oeufs qui se battent en duel, ma mère donnait la même chose à Pâques à moi et ma soeur et aux enfants de mon beau père, bref, j'avais pas pensé à m'en venger via le corps enseignant  Very Happy, je vais peut être rattraper mon retard ?  Wink

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Re: November's Girl and roses

Message par I am so sure le Mer 16 Nov 2016 - 13:41

Il est vraiment bien ce forum Smile pouvoir comprendre sans animosité Smile ça peut se faire partout Smile Ce lieu est vraiment unique Smile Coté transferts ici, c'est mieux que les décalques les autres aux manies Smile
On remarquera que mon Boris est partout, en fait ça doit être un gourou, mon gourou, je vais peut être alors contrebalancer la place qu'il a du prendre dans ma vie à l'insu de mon plein gré par manipulation mentale ? en allant en voir un autre ? cela dit à 46 ans ça va donc si il est sectaire et dangereux, je suis grave parce que je vais bien Smile
Vraiment un tout petit sujet la douance, arborescence, hop aussi qu'un bouquet de fleurs qui fait arborescence aussi en fait qu'on claquera dans un vase Smile
Faire le distingo entre mes ressentis d'enfant et comment je vois avant désormais adulte et de plus avec cette découverte ou pas.
J'avais collectionné ces points du lait chaque weekend, et enfin j'en avais le nombre pour avoir ce bouquin de la bibliothèque rose, ma belle mère m'a dit que non c'était pas vrai et elle a donné ce livre à sa fille. Ca tombe elle ne s'en souvenait réellement plus du coup ? et ça fait lien avec le fait que sa fille a eu un piano et que mon père lui a appris avec le classique bien que gène et timide il ait accepté de ressortir son saxo pour m'en jouer un morceau Smile je l'avais souvent regardé chez ses voisins jouer avec son groupe de jazz.
On se demandera pourquoi j'ai cru bon de hiérarchiser mes pensées et pourquoi je n'ai pas monté une entreprise de sondages avec des panels divers et variés à 2 ans ? Devenir adulte en fait j'ai jamais eu de problèmes avec ça, j'ai pas eu envie d'avoir tous ces problèmes que j'ai du voir chez plein d'adultes Wink
Ca expliquerait pourquoi j'ai pris un grand modèle diplomate ? toujours aller faire le neutre et encore plus aujourd'hui pour y voir clair, comment dissocier ça ? si j'étais à vif à des moments ? dans le passé ? si vraiment une personne était sciemment méchante ? dans le passé ? Heureusement que je vous ai croisé parce que vraiment si j'ai une pénurie de questions à me poser ou si je m'ennuie, y'a de quoi faire Smile
c'est kiki qui m'a donné autant de devoirs à maison à 2 ans ? que je l'engueule ?  Razz ça peut aller jusqu'à la cour internationale de l'enfance ? me faire porter un si lourd cartable sans roulettes en plus ? avec autant de devoirs ?  Very Happy Razz cat bounce je remercie tout de même tous les adultes qui se sont parfois planter, ça m'a permis de ne pas me tromper  elephant albino

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