November's Girl and roses

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Re: November's Girl and roses

Message par I am so sure le Lun 7 Nov 2016 - 13:59

Les activités de la vie quotidienne
Janet Fricke, BAppSc, MAppSc, AccOT

Table des matières










  • L'article haut de page
  • Définition
  • L'évolution historique du concept des activités de la vie quotidienne
  • Les outils actuels d'évaluation des activités de la vie quotidienne
  • La Classification internationale du fonctionnement, du handicap et de la santé (CIF) et les activités de la vie quotidienne
  • L'ergothérapie et les activités de la vie quotidienne
  • Les raisons d'évaluer les activités de la vie quotidienne
  • Comment choisir l'outil à utiliser?
  • Conclusion
  • Bibliographie
  • Autres formats et langues
  • Citer cet article
  • Droits d'auteur
  • Chercher



Définition









L'expression « activités de la vie quotidienne » (AVQ) est utilisée en réadaptation pour désigner les soins personnels et comprend les activités et les tâches réalisées couramment dans la vie de tous les jours. Ces activités se divisent en soins personnels ou AVQ de base (AVQB) et en activités domestiques et communautaires ou activités instrumentales de la vie quotidienne (AIVQ).
Plus précisément, James (2008) énonce que les AVQB « sont généralement restreintes aux activités impliquant la mobilité fonctionnelle (marche, mobilité en fauteuil roulant, mobilité dans le lit et transferts) et les soins personnels (alimentation, hygiène, élimination, bain et habillage) ». De son côté, Katz (1983) proposait une première définition des AIVQ voulant que « [...] les fonctions des activités instrumentales de la vie quotidienne sont relatives à la capacité de la personne de se débrouiller dans son environnement par rapport à des tâches adaptées comme faire des achats, cuisiner, faire le ménage, faire la lessive, utiliser un transport, gérer son argent, gérer ses médicaments et utiliser le téléphone ».

L'évolution historique du concept des activités de la vie quotidienne









La première référence aux activités de la vie quotidienne a été signalée par Sheldon dans le Journal of Health and Physical Education en 1935 (Feinstein et coll. 1986). Dans le cadre d'une revue de l'évaluation des AVQ, Law (1993) a établi que la physiothérapeute Edith Buchwald avait été la première à utiliser l'expression « activités de la vie quotidienne » dans une grille d'évaluation en 1949. Katz (1983) a signalé que des études élaborées ont été produites en 1949 par la United States Commission on Chronic Illness, portant sur les concepts et le fondement théorique des activités de la vie quotidienne. Cependant, Katz cite M. Powell Lawton comme le premier chercheur à expliciter le modèle théorique d'une fonction, en suggérant un modèle comportemental dans lequel la fonction était perçue comme une hiérarchie de domaines. En 1969, Lawton et Brody (1969) ont été les premiers auteurs à décrire deux niveaux d'activités de la vie quotidienne et ont introduit l'expression « activités instrumentales de la vie quotidienne (AIVQ) » pour englober des tâches plus complexes relevant d'une participation à la vie domestique et communautaire. L'expression provient du domaine de la psychologie et « désigne un comportement que l'on adopte en vue de réaliser un but plus distant » (M. Powell Lawton, 1997, communication personnelle). Lawton et Brody ont aussi décrit un « schéma de confiance dans lequel ces comportements se situent [...], variant en degrés de complexité nécessaires pour être fonctionnel dans l'accomplissement d'une diversité de tâches ». Ils ont proposé que le niveau le plus bas soit le maintien de la vie elle-même, suivie de l'autonomie physique illustrée par les AVQ personnelles, l'autonomie instrumentale et finalement le comportement social. En 1971, Lawton a précisé la définition des AIVQ pour y inclure l'utilisation du téléphone, les courses, la préparation des repas, l'entretien ménager, la lessive, les moyens de transport, la prise des médicaments et la gestion de l'argent. Les AIVQ sont généralement le premier domaine dans lequel les personnes atteintes d'un dysfonctionnement en raison de l'âge ou de la maladie éprouvent des problèmes d'autonomie, bien qu'il soit aussi possible de déléguer ces activités à d'autres.
Dans le cadre d'une revue de la base de données Medline, on a constaté que le terme AVQ avait d'abord été utilisé comme vedette matière ou terme d'indexation en 1968 (Index Medicus). Avant cette date, le concept était indexé sous réadaptation liée aux soins personnels. Ce contexte historique est intéressant quand on réalise que les premiers outils d'évaluation utilisés pour évaluer tant l'état fonctionnel global que le rendement au regard des AVQ ont aussi été publiés à cette époque. Comme exemples de ces outils, mentionnons PULSES publié en 1957 (Moskowitz et McCann, 1957), l'indice de Katz (Katz et coll. 1963), l'indice de Barthel (Mahoney & Barthel, 1965), le Kenny Self-Care Evaluation[évaluation des soins personnels de Kenny] (Schoening et coll. 1965) et les Self-maintaining and Instrumental ADL [échelles d'évaluation de l'autonomie et des AIVQ] (Lawton et Brody 1969).

Les outils actuels d'évaluation des activités de la vie quotidienne









Certains outils ont été développés plus récemment, comme la Mesure de l'indépendance fonctionnelle (FIM™) (Uniform Data Systems 1999), l'évaluation AMPS (Assessment of Motor and Process Skills) (Fisher 1995), la Mesure canadienne de rendement occupationnel (MCRO) (Law et coll. 1998) et l'Assessment of Living Skills and Resources(ALSAR) (Williams et coll. 1991). De plus, deux nouvelles mesures fondées sur la Classification internationale du fonctionnement, du handicap et de la santé (CIF) (Organisation mondiale de la santé, 2001) ont récemment été publiées : les AusTOMs(Australian Therapy Outcome Measures) (Unsworth et Duncombe 2007) et le Personal Care Participation and Resource Tool (PC-PART) (Darzins 2004). Ce dernier est conçu pour évaluer la composante de participation de la CIF. Il existe plusieurs références utiles qui révisent et fournissent des descriptions détaillées de ces outils d'évaluation (voir par exemple : Asher 2007; Kane et Kane 2000; Law et coll. 2005; McDowell et Newell 2006).

La Classification internationale du fonctionnement, du handicap et de la santé (CIF) et les activités de la vie quotidienne









La CIF a été conçue par l'Organisation mondiale de la santé pour fournir un modèle complet de définitions et de structures pour la réadaptation. La CIF considère un état de santé ou une maladie comme l'interaction entre les fonctions organiques, les structures anatomiques, les activités et la participation, qui sont à leur tour modifiées par des facteurs sociaux et environnementaux. L'importance de la participation en tant que résultat est aussi soulignée (Organisation mondiale de la santé, 2001). Les dysfonctionnements dans les AVQ et les AIVQ sont vus comme des limitations d'activité dans le modèle CIF. Ces dysfonctionnements peuvent à leur tour mener à une restriction de participation. Les interventions de réadaptation visent à surmonter les limitations d'activité et ainsi prévenir une restriction de participation dans les domaines de l'éducation, du travail, des loisirs et des activités sociales. La participation doit toutefois être envisagée en relation avec les aptitudes du client, ses capacités et le contexte global de son environnement. Le PC-PARTa été conçu spécifiquement comme un outil d'évaluation ayant recours au concept théorique de la CIF pour évaluer la participation aux soins personnels dans sa totalité (AVQB) (Darzins 2004).

L'ergothérapie et les activités de la vie quotidienne









Law et coll. (2005) proposent une brève définition de l'ergothérapie : « les ergothérapeutes travaillent avec des personnes, des groupes et des organisations qui vivent des difficultés dans l'accomplissement des occupations de la vie (c'est-à-dire les soins personnels, le travail, les activités bénévoles, les jeux, les loisirs) ». À partir de cette définition, on constate qu'une grande partie de la pratique en ergothérapie consiste à fournir des interventions pour surmonter des déficits relatifs aux AVQ et aux AIVQ. Ces interventions sont planifiées après l'évaluation approfondie et la consultation du client et comprennent des objectifs fixés pour des activités que le client désire, ou a besoin de réaliser. L'Occupational Therapy Practice Framework décrit les approches d'intervention : créer-encourager, prévenir, maintenir, modifier-adapter et établir-rétablir (American Occupational Therapy Association 2008). James (2008) a quant à lui évoqué les approches suivantes pour le domaine d'intervention concernant les AVQ et les AIVQ : « modifier-adapter et établir-rétablir sont les plus couramment utilisées en pratique ». Des outils d'évaluation ont été spécialement conçus à l'usage des ergothérapeutes pour l'évaluation des AVQ et des AIVQ. Citons l'évaluation AMPS (Fisher 1995), la Mesure canadienne de rendement occupationnel (MCRO) (Law et coll. 1998) et les AusTOMs (Unsworth et Duncombe 2007). La MCROdiffère des autres outils d'évaluation, car elle est fondée sur un entretien semi-structuré, dans lequel le client et le thérapeute attribuent des priorités aux buts fixés et évaluent le rendement et la satisfaction. La MCRO peut être employée conjointement avec d'autres outils d'évaluation utilisés par toute l'équipe de réadaptation, comme la Mesure de l'indépendance fonctionnelle (FIM™) (Uniform Data Systems 1999). La FIM™ est un ensemble minimal de données portant sur les soins personnels, le contrôle sphinctérien, la mobilité, la marche, ainsi que la cognition et la communication sociales. Un autre outil que l'équipe de réadaptation utilise habituellement est le Assessment of Living Skills and Resources (ALSAR) (Williams et coll. 1991), qui a été conçu comme un outil d'évaluation pour les AIVQ. L'équipe de réadaptation fait en sorte de faciliter l'autonomie dans les AVQet les AIVQ en permettant au client de surmonter ses limitations d'activité et de prévenir ainsi une restriction de participation.

Les raisons d'évaluer les activités de la vie quotidienne









Une équipe de réadaptation typique vise à atteindre l'amélioration maximale de fonctionnement et de participation dans la vie quotidienne pour le patient ou le client. L'évaluation fonctionnelle est la méthode utilisée pour documenter ces résultats, les échelles d'activités de la vie quotidienne étant les outils les plus souvent utilisés. Les évaluations des AVQ peuvent servir à :

  • Fournir un aperçu de l'état fonctionnel
  • Déterminer les limitations d'activité
  • Établir une ligne de départ pour le traitement
  • Fournir un guide pour la planification d'interventions
  • Fournir un guide pour les rapports et la gestion de données
  • Évaluer les programmes d'intervention et surveiller les progrès
  • Planifier en prévision de l'avenir et de la sortie du client de l'établissement de soins
  • Mesurer les résultats de la réadaptation
  • Fournir des données pour la pratique fondée sur l'expérience clinique



Comment choisir l'outil à utiliser?









Une revue des méthodes d'évaluation fonctionnelle en usage fait ressortir de nombreux outils, dont certains sont normalisés et d'autres sont sous forme de grilles. Il est important que l'outil d'évaluation choisi fasse l'objet de rapports de recherche sur la normalisation qui viennent le soutenir (Eakin 1989, Fricke 1993, Law 1987). Pour choisir un outil, il faut disposer d'un ensemble de principes de base qui serviront de guide (voir par exemple, Fricke 1993, Law 1987, Law 2005, Polgar 2008). Les critères de sélection suivants, adaptés de Wade (1992), sont utiles :

  • L'outil est-il pertinent? Mesure-t-il les aspects que nous souhaitons évaluer? Est-il pertinent pour une population particulière, ex. par rapport au diagnostic, au groupe d'âge, etc.?
  • L'outil constitue-t-il une mesure valide de ce que je souhaite mesurer? La validité d'un outil est la preuve qu'il mesure bien ce qu'il est censé mesurer. Pour tout outil, il devrait exister un concept (idée) généralement accepté et l'outil devrait quantifier un certain aspect de ce concept. Le contenu, le concept et les critères de validité devraient être divulgués.
  • Quelle est la fiabilité de l'outil? Cela concerne la cohérence des résultats obtenus en utilisant un outil d'évaluation. Un outil très fiable fournira les mêmes résultats lors de l'évaluation du même sujet par des observateurs différents. La fiabilité dépend de définitions opérationnelles claires. Deux types de fiabilité sont pertinents :

    • Fiabilité pour le même évaluateur

    • Fiabilité entre évaluateurs différents







  • L'outil est-il suffisamment sensible pour détecter le changement ou la différence attendue? On entend ici la capacité de l'outil à détecter de réels changements dans les capacités du client. Cela dépend de l'échelle utilisée : certains ont une échelle comprenant 4 degrés et certains n'ont que deux degrés (indépendant – dépendant). Une échelle à 2 degrés montre naturellement une forte fiabilité par rapport à l'évaluateur, mais n'est pas aussi sensible au changement. La FIM™ (Uniform Data Systems, 1999) a une échelle à 7 degrés. Cette échelle est sensible au changement et la recherche montre que la FIM™ est jugée fiable.
  • L'outil est-il assez simple à utiliser? Une formation est-elle nécessaire? Est-il rapide d'utilisation? On a mentionné par le passé que les outils longs et compliqués ne sont pas conviviaux, et qu'en conséquence, le personnel aura tendance à ne pas s'y conformer (Fricke 1993; Eakin, 1989).
  • Les définitions opérationnelles sont-elles claires? Ce sont les instructions fournies à l'évaluateur sur ce qui doit précisément être observé et la procédure exacte à suivre pour mesurer les observations. Des définitions opérationnelles claires sont d'une importance capitale pour assurer la fiabilité, l'exactitude et la cohérence.
  • Les résultats peuvent-ils être communiqués à d'autres intervenants? L'outil est-il bien connu, de sorte que les autres comprendront ce que les résultats signifient vraiment?
  • Un meilleur outil d'évaluation est-il disponible?



Conclusion









Cet article a décrit une vue d'ensemble des activités de la vie quotidienne dans un contexte actuel et historique. La Classification internationale du fonctionnement, du handicap et de la santé (CIF) a été utilisée comme cadre de discussion à propos du concept des activités de la vie quotidienne et des méthodes d'évaluation associées. Le rôle de l'ergothérapie a été souligné dans les domaines de l'évaluation et du traitement des activités de la vie quotidienne. Enfin, on a présenté des indications pour la sélection d'un outil d'évaluation adéquat.

Bibliographie







American Occupational Therapy Association [AOTA]. 2008. Occupational therapy practice framework: Domain and process. 2nd edition. Bethesda (MD): AOTA Press.
Asher I. 2007. Occupational therapy assessment tools: An annotated index. 3rd edition. Bethesda (MD):AOTA Press.
Darzin P. 2004. Personal care participation and resource tool (PC PART). Greythorn: author.
Eakin P. 1989. Problems with assessments of activities of daily living. British Journal of Occupational Therapy 52(2):50-53.
Feinstein A, Josephy B, Wells C. 1986. Scientific and clinical problems in indexes of functional disability. Annals of Internal Medicine 105:413-420.
Fisher AG. 1995. Assessment of motor and process skills (AMPS). Colorado: Three Star Press.
Fricke J. 1993. Measuring outcomes in rehabilitation: A review. British Journal of Occupational Therapy 56(6):217-221.
James AB. 2008. Activities of daily living and instrumental activities of daily living. In: Crepeau EB, Cohn ES, Schell BB, editors. Willard and Spackman's Occupational Therapy. Philadelphia: Lippincott, Williams and Wilkins. p 538-578.
Kane RA, Kane RL. 2000. Assessing the older persons: Measures, meaning and practical applications. Oxford: Oxford University Press.
Katz S. 1983. Assessing self-maintenance: Activities of daily living, mobility, and instrumental activities of daily living. Journal of the American Geriatrics Society 31(12):721-727.
Katz S, Ford A, Moskowitz R, Jaffe M, Cleveland M. 1963. Studies of illness in the aged. Journal of the American Medical Association 185:914-919.
Law M. 1987. Measurement in occupational therapy: Scientific criteria for evaluation. Canadian Journal of Occupational Therapy 54(3):133-138.
Law M. 1993. Evaluating activities of daily living: Directions for the future. American Journal of Occupational Therapy 47(3):233-237.
Law M. 2005. Outcome measures rating forms and guidelines. In: Law M, Baum C, Dunn W, editors. Measuring occupational performance: Supporting best practice in occupational therapy. Thorofare: Slack. p 396-409.
Law M, Baptiste S, Carswell A, McColl M, Polatajko H, Pollock N. 1998. The Canadian Occupational Performance Measure. 3rd edition. Toronto: CAOT.
Law M, Baum C, Dunn W. 2005. Measuring occupational performance: Supporting best practice in occupational therapy. 2nd edition. Thorofare (NJ): SLACK.
Lawton MP, Brody EM. 1969. Assessment of older people: Self-maintaining and instrumental activities of daily living. Gerontologist 9(3):179-186.
Mahoney FI., Barthel DW. 1965. Functional evaluation: The Barthel Index. Maryland State Medical Journal 14:51 - 65.
McDowell I., Newell C. 2006. Measuring health: A guide to rating scales and questionnaires. 3rd edition. Oxford: Oxford University Press.
Moskowitz E, McCann C.1957. Classification of disability in the chronically ill and aging. Journal of Chronic Desease 5:167-172).
Polgar. 2008. Critiquing assessments. In: Crepeau EB, Cohn ES, Schell BB. editors. Willard and Spackman's Occupational Therapy. Philadelphia: Lippincott, Williams and Wilkins. p 519-536.
Schoening H, Anderegg L, Bergstrom D, Fonda M, Steinke N, Ulrich P. 1965. Numerical scoring of self-care status of patients. Archives of Physical Medicine and Rehabilitation 46(10):689-697.
Uniform Data Systems. 1999. Guide for the Uniform Data Set for Medical Rehabilitation (Adult FIM), version 5.0. Buffalo (NY): State University of New York at Buffalo.
Unsworth CA, Duncombe D. 2004. AusTOMs for occupational therapy. Melbourne, Victoria: LaTrobe University.
Wade DT. 1992. Measurement in neurological rehabilitation. Oxford: Oxford University Press.
Williams J, Drinka TJK, Greenberg JR, Farrell-Holton J, Euhardy R, Schram M. 1991. Development and testing of the Assessment of Living Skills and Resources (ALSAR) in elderly community-dwelling veterans. The Gerontologist 31(1): 84-91.
World Health Organization. 2001. International classification of functioning, disability and health (ICF). Geneva, Switzerland: Author.

Autres formats et langues








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  • Activities of Daily Living (English)

Citer cet article







Fricke J. 2010. Les activités de la vie quotidienne. In: JH Stone, M Blouin, editors. International Encyclopedia of Rehabilitation. Available online: http://cirrie.buffalo.edu/encyclopedia/fr/article/37/

Droits d'auteur







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Cette publication du Center for International Rehabilitation Research Information and Exchange a été financée par une subvention du National Institute on Disability and Rehabilitation Research du ministère de l'Éducation des États-Unis dont le numéro est H133A050008. Les opinions exprimées dans cette publication sont celles des auteurs et ne représentent pas nécessairement celles du CIRRIE ou du ministère de l'Éducation des États-Unis.
http://cirrie.buffalo.edu/encyclopedia/fr/article/37/

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Re: November's Girl and roses

Message par I am so sure le Lun 7 Nov 2016 - 13:59

https://books.google.fr/books?id=MZXqHpFuaEcC&pg=PA12&lpg=PA12&dq=les+domaines+de+la+vie+quotidienne&source=bl&ots=6DAkaCHTov&sig=ocadGkj1b2rBSmjlWVBTBrUyT0c&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwjpqc6W05bQAhUI6RQKHQQ_Crw4ChDoAQhOMAg#v=onepage&q=les%20domaines%20de%20la%20vie%20quotidienne&f=false


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Les bienfaits et les méfaits d’Internet :
Faut-il aller sur la toile avec précaution ou modération ?
 


 
Flagothier Clara & Beulen Alix
Sommaire 
 
·        Introduction p.3
 
·        Les avantages de la toile p.4-5
 
·        Les inconvénients d’internet p.6-7
 
·        Conclusion : « Faut-il aller sur la toile avec modération ou précaution ? » p.8
 
·        « Miroir Internet, dis-moi qui est le plus accro » Christelle Gilquin (dossier en annexe).
 
·        Micro-trottoir p.9
 
·        Bibliographie p.10
 
 


Introduction
 
Internet, merveille de la technologie ! La nouvelle génération maitrise presque instinctivement le monde de l’électronique et ne sait plus s’en passer. Malgré les nombreux avantages que la toile présente, un univers basé sur le mensonge et la manipulation s’y cache. Sur l’Internet, nous pouvons tout découvrir, nous faisons des rencontres dont certaines bouleversent notre vie sentimentale, nous nous lançons dans la création d’œuvres collectives, nous travaillons sans quitter notre maison, plaçons notre argent en étant mieux informés et achetons des produits meilleur marché… Dans le monde virtuel tout semble possible mais tout l’est-il vraiment ?  
 


Les avantages de la toile
 
Internet présente une longue  série d’avantages, en voici quelques exemples :
·        Pouvoir s'informer pour soi même ou pour l’école,
·         Se détendre après une longue journée de travail,
·         Existence de sites pour aider les enfants en difficulté pour des cours,
·         Interactivité,
·         Quantité importante d'information, 
·         Possibilité liée à la communication (discuter avec quelqu'un qui est à l'autre bout du monde, se voir...)
·         Possibilité liée au mailing (courrier quasi instantané, à l'autre bout du monde ou pas.)
·         Le fait qu'on apprend en utilisant,  et donc la facilité d'utilisation,  d'accès à l'information...
En résumé internet présente beaucoup d'avantages tels que : la pratique de la lecture, aide pour les devoirs ce qui rapproche un peu plus les jeunes à communiquer entre eux à partager leurs connaissances.  Pour les ménages : recettes de cuisine, la communication avec la famille éloignée…
Malgré les nombreux méfaits d’Internet, les apports positifs du net sont à souligner : En créant son propre personnage en ligne, l’adolescent exploite plusieurs facettes de son identité. Il peut aussi, selon le chercheur, exercer sa créativité, son savoir-faire, … En gagnant un championnat de foot ou en sauvant le monde  durant son jeu, il trouve une image positive de lui-même et augmente sa confiance en lui !
Le jeu vidéo est une sorte d’objet transitionnel pour l’adolescent comme l’est le doudou pour l’enfant. Il permet d’avancer par un processus d’essais-erreurs, sans conséquences réelles ni nuisibles, dans un monde situé en le réel et l’imaginaire. Il permet également aux jeunes de décharger leur trop plein d’agressivité, voire d’utiliser Internet comme un instrument d’auto thérapie. 
 
Les avantages de la toile



Quelques avantages que            Internet présente de nombreux avantages      L’adolescent peut y
 présente Internet.                   que ce soit pour les plus jeunes                      trouver des facettes
                                            jeunes ou  pour les plus agés.                         de sa personnalité et
                                                                                                             trouver une image                                   
                                                                                                              positive de lui-même.
 


Les inconvénients d’Internet






Véritable paradis mais peuplé de                                                              Spam, pédophiles etc.
dangers… Les adultes en sont généralement bien conscients.                    sont présents sur la toile.              
 
Les inconvénients d’Internet
 
L'internet, nous connaissons tous. Ce monde virtuel est le paradis pour ceux qui souhaitent apprendre, améliorer leur culture, découvrir de nouveaux domaines,…
Hélas, tout comme dans la vie réelle, Internet est aussi un monde peuplé de dangers.
 Si les adultes en sont, généralement, bien conscients, ce n'est malheureusement pas le cas des jeunes, pour qui Internet peut très vite se révéler dangereux.
Ce danger peut être multiple, par exemple l'accès à des contenus réservés aux adultes, ou encore la rencontre avec des personnes "malintentionnées", etc.
Concernant les dangers d’Internet, voici quelques exemples :
-         Il y a tout d’abord les spam et leurs risques, que ce soit pour une entreprise ou un utilisateur du web.  L’apparition de virus, la perte de fichiers importants etc. peuvent arriver dans les deux cas.
Image représentant un spam venu d’un mail,
  qui montre bien que la perte de fichier va         
  arriver. 
 
 
 
-         Ensuite les dangers de la pédophilie. Les enfants sont innocents sur le net, ils ne savent pas que le danger les guette quoiqu’il fasse. Le plus dangereux pour les enfants sont les chats en ligne, les dialogues en direct, les messageries instantanées, les partages de fichier, etc. Presque la moitié des enfants surf sur le web tout seul. Les risques sont alors impossibles à éviter ! Des filtres existent pour protéger ces enfants innocents. Les dangers, c'est évidemment les informations personnelles permettant à un individu mal intentionné de trouver physiquement l'enfant. On le sait, les prédateurs sexuels se multiplient sur internet. Souvent, ils communiquent avec l'enfant, établissent un lien d'amitié, se faisant même passer pur un enfant de leur âge. Il faut donc faire extrêmement attention et avertir les enfants de tous les risques qu’ils peuvent rencontrer en utilisant Internet.  Pédophiles stop, image
qui attire l’attention sur les dangers du web.
 
-         La cyberdépendance est un des principaux problèmes d’internet.
Certaines personnes peuvent passer plus de 70 heures par semai-
ne sur la toile, ce qui devient plutôt alarmant ! Les cyberdépen-
dants passent plus de temps sur le net qu’avec leurs amis ou leur famille. Ils ont tendance à vouloir rester chez eux et ne veulent plus faire d’activités en plein air. Des études démontrent que les hommes sont plus souvent dépendants d’internet que les femmes. Que ce soit pour les jeux virtuels ou les sites de rencontres, ceux-ci ne peuvent plus s’en passer et deviennent de véritables « no-life » (trad. Sans vie). « Lorsque j'ai découvert Internet, j'avais le sentiment d'être relié au monde entier alors qu'en réalité j'étais totalement isolé. » dit Hugo. Depuis qu’il a découvert internet et ses sites de rencontres où il s’est fait beaucoup d’amis, Hugo est devenu un véritable drogué du web. Nous y voyons un ordinateur accroché à la cuvette
                                                                                                        des toilettes, c’est une image comique mais dont le sujet est grave et très sérieux !
 
 
 


 






Conclusion : « Faut-il aller sur la toile avec modération ou précaution ? »
 
Internet est devenu un sujet tabou. Il faut y aller avec modération car on pourrait en devenir accro comme par exemple avec des jeux virtuels. Les adultes ou même enfants parfois victimes de cette dépendance y passent la plupart de leur temps. Ils ont de moins en moins de vie sociale et vivent dans un monde imaginaire.
Il faut également y aller avec précaution car on ne sait pas vraiment ce qui s’y cache… Les parents doivent faire attention à ce que font leurs enfants sur Internet car beaucoup de choses peuvent arriver. Ils peuvent les surveiller en vérifiant leurs activités sur Internet ou en leur demandant sur quels sites ils naviguent. Il n’y a pas que les problèmes de pédophilie ou de dépendance mais également des virus qui courent sur le net. Ceux-ci sont néfastes pour nos ordinateurs et peuvent conduire à une perte complète de fichiers.
Donc à la question : ‘Faut-il aller avec modération ou précaution sur la toile ?’ Nous répondons un grand OUI !  Il faut y faire très attention et ne pas croire toutes les choses qu’Internet nous raconte. Les sources doivent être la plupart du temps vérifiées pour en être certain.
 
                        
 


 






Micro-trottoir & interview
 


 Nous avons interrogé  des personnes dans la rue et leur avons posé la question: “Croyez-vous qu’il faut faire attention quand on navigue sur Internet?” 
A ça, Marc, 25 ans, nous a répondu: “Moi-même, je vais régulièrement sur internet mais je n’ai jamais eu de problèmes. Je protège mon ordinateur avec un anti-virus performant.” 
Nous lui avons ensuite demandé que pensait-il de la cyberdépendance et si lui ressentais un certain manque quand il n’allait pas sur le web. Et il a répondu: “Et bien oui, j’ai déjà entendu parler de gens qui étaient complètement drogués d’internet mais moi je n’ai jamais eu ce problème là. Evidement j’aime bien aller sur Facebook, ça m’amuse beaucoup, mais je pourrais très bien m’en passer.” 
Nous avons ensuite interrogé une mère d’un petit garçon de 11 ans, Cécile, 40 ans. Elle nous a confié ses craintes à propos des jeux auxquels, jouait son fils.
“Il joue énormément sur l’ordinateur à des jeux en ligne. Ses copains de classe y jouent aussi mais je pense qu’à partir d’un moment je vais devoir réglementer le temps qu’il dépense sur internet.”
Nous lui avons aussi demandé si elle avait mit des filtres sur son ordinateur pour protéger celui-ci et également son fils. Elle nous a dit que son mari s’en chargeait mais qu’ils étaient tous les deux très préoccupés par les dangers qui courent sur la toile. 
 
 
 
Bibliographie
 
Ouvrages :
*BERA M. &  MECHOULAN E. La machine Internet  Paris Editions Jacob 1999.
*GANY D. Internet expliqué aux parents  Bruxelles Editions Luc Pire 2004.
* MOATTI M. La vie cachée d’Internet  Paris Editions Imago 2002.
* NATHAN F. Informatique et vie privée Bruxelles Editions Labor 1979.
 
Sites internet :
 
-Bienfaits et méfaits pour les jeunes d’Internet et des jeux vidéo. http://www.jeanyveshayez.net/2005/2005-042.htm
-Les avantages et les dangers d’Internet.
http://www.abelia-formation.com/horizons/page4.htm
 
 




 


Les bienfaits et les méfaits d'Internet : faut-il aller sur la toile avec ...











www.college-sainte-veronique.be/.../on.../bienfaits_mefaits_internet.doc
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Introduction p.3. Les avantages de la toile p.4-5. Les inconvénients d'internet p.6-7. Conclusion : « Faut-il aller sur la toile avec modération ou précaution ? » p.8.
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29 octobre 2013

Trente ans d'Internet: Ses avantages et ses inconvénients.






Voila plus de vingt ans que Internet a envahi notre vie, nos lieux de vie et même de travail, et n'a pas arrété de nous apporter de nouvelles fonctionalités. De ce fait, notre vie de tous les jours a changé considérablement au point qu'Internet en fait maintenant partie, de la nôtre et de celle de nos enfants, et ce à un niveau parfois considérable.
Nous avons donc un recul relativement considérable vis à vis de ce nouveau média qui nous permet d'émettre un certain jugement sur ses avantages, ses petits inconvénients et même ses gros défauts. Voiçi ce à quoi je suis personnellement arrivé.
Internet est à la fois un média de communication, personnelle ou publique, par lequel nous pouvons échanger avec les uns et les autres et exprimer nos avis et opinions sur tel ou tel sujet, et un média commercial qui permet de vendre ou de s'approvisionner dans toutes sortes de produits ou de services de tout types. C'est aussi un outil de recherche et de fourniture de savoirs comme le montre le développement du e-learning. C'est devenu aussi un outil de paiement,un outil de recherche d'informations pratiques ou académique, une télévision, un outil de jeux, seuls ou en réseau, un guide Michelin, un GPS, que sais je encore? Bref, au fur et à mesure que les applications s'en développent, que les matériels qui les supportent sont de plus en plus pratiques et performant, Internet devient le support audiovisuel que tous les français utilisent, de 7 à 77 ans comme Tintin.
Mais sa réussite principale, c'est d'avoir réussi à construire les fameux réseaux sociaux, les facebook, les twitters et autres ask.com. Sans compter l'autre outil indispensable à la pratique d'Internet, les moteurs de recherches, Google, Bing, Explorer ou le français Qwant.Tout un monde complexe qui vit en fin de compte exclusivement de la publicité. Bien sur les nouveaux utilisateurs de ce média gènent parfois tel ou tel fournisseur "ancien" du même service, ou telle ou telle corporation qui auparavant occupait le devant de la scène sans partage et qui se trouvent aujourd'hui confrontés à une concurrence tous azimuths.
Mais son gros avantage,à mon sens, a été de donner l'occasion aux petits, aux sans grade de cette société, d'exprimer leurs opinions face à ceux qui détenaient auparavant le savoir et l'information, le milieu politique et celui des médias. Au point que ces derniers s'énervent en quelque sorte de voir "leur" pouvoir de "dire les choses" et "d'édicter les grandes orientations du monde", confisqué par ce qu'ils considérent comme des "non sachants".L'internet à fait surgir une instantanéité des faits et une multiplication des commentaires qui porte ombrage à la pensée unique des courants politiques et médiatiques traditionnels
Autre avantage, il a permis d'assurer la communication entre les hommes et les sociétés d'un bout du globe terrestre à l'autre de manière à ce qu'ils commencent à se comprendre. Il a fait baisser les dépenses de courriers et sauver quelques fôréts au détriment des services postaux que, peu à peu, içi ou là, on voit se restructurer. Et puis il a crée le commerce électronique, plus pratique, plus rapide et moins cher. Je passe sur les milliers d'application pratiques qui permettent de régler tel ou tel petit problème ou de trouver telle ou telle information vite et bien.
Reste que son appport principal à nôtre civilisation a été de permettrel'émergence d'une nouvelle démocratie, participative comme dirait Madame Royal, qui permette de montrer des évènements qui, sans internet, seraient restés inconnus des populations et d'exprimer des opinions qui sans lui seraient restés lettre morte. Désolé messieurs nos politiques, il va falloir que vous adaptiez vos discours à ces opinions diverses que vous faisiez semblant d'ignorer. Au lieu de nous imposer haut et fort vos idées et vos idéologies, il vous faudra écouter ce qu'en disent vos électeurs. C'est vrai également du pouvoir médiatique qui depuis longtemps a abandonné le journalisme d'investigation au profit de la répétition des dépèches d'agences. Internet, ses tweets et ses vidéos les ont, en quelque sorte, remplacés 
Par contre, Internet n'a pas que des qualités. Il a donné accès à des sites douteux dont la consultation peut être dangereuse  pour de jeunes adolescent(tes), voire des enfants, a permis la mise sur le marché de produits frelatés, particulièrement des médicaments, et a impulsé le marché de la drogue. Il a permis que des réseaux mafieux ou terroristes se constituent puis fonctionnent ouvertement au détriment de la sécurité publique  
Mais surtout il consomme une énergie folle ! Car pour assurer la transmission d'un bout à l'autre du globe terrestre quasiment dans l'instant, il faut passer par des centaines de  Data Centers, Centres de données, qui sont constitués de dizaines de milliers de serveurs qui chauffent comme tout ordinateur et que donc il faut refroidir en permanence à grand renfort d'énergie. Tout cela pour se passer les uns aux autres des milliards de photos familiales qui n'offrent pas grand intêrét à toute personne étrangère aux correspondants intéressés. Ou pour jouer on line pendant des heures avec des correspondants de tous les pays du monde!
Or en ces périodes d'épuisement proche des gisements d'énergies fossiles, peut être devrions nous limiter le nombre d'heures de consultation de ces sites, ou le nombre d'amis Facebook, ou encore les millions de "likes"!
Je vous laisse y réfléchir

http://caderange.canalblog.com/archives/2013/10/29/28060612.html

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Re: November's Girl and roses

Message par I am so sure le Lun 7 Nov 2016 - 14:00

1. Caractéristiques générales :

  • Avez-vous un vocabulaire étendu ?

  • Avez-vous de multiples talents ?

  • Avez-vous tant d'intérêts et de capacités qu'il vous est difficile de vous focaliser sur un seul de manière satisfaisante ?

  • Avez-vous un sens de l'humour un peu particulier ?

  • Pouvez-vous vous occuper utilement sans stimulation extérieure ?

  • Votre comportement traduit-il toujours une orientation vers un but précis ?

  • Faites-vous preuve d'une évidente créativité dans toutes vos entreprises ?

  • Avez-vous constamment le besoin et l'énergie de développer vos capacités ?


2. Entéléchie
Type particulier de motivation, besoin d'auto-détermination, force intérieure poussant à devenir tout ce dont on est capable. Les individus doués d'entéléchie attirent les autres, séduits par leur ouverture, leurs rêves, leurs visions. Vivre dans leur entourage donne aux autres l'espoir et la force de se réaliser. (Deirdre Lovecky, "Warts and Rainbows: Issues in the Psychotherapy of the Gifted", Advanced Development, Jan., 1990)

  • Etes-vous dirigé par une vision intérieure du sens de votre vie ? Avez-vous un rêve qui consomme toute votre énergie ?

  • Etes-vous particulièrement motivé à devenir tout ce dont vous êtes capable ?

  • Etes-vous très impliqué dans le façonnement de votre propre destin ?

  • Continuez-vous à croire en vous et en votre vision, même quand personne d'autre n'y croit ?

  • Les autres sont-ils attirés par votre vision et désirent-ils y participer ?


3. Les "hyperstimulabilités" (Overexcitabilities, OEs, réactions aux stimuli), qui déterminent le potentiel de développement (Théorie de la Désintégration positive, de Kazimierz Dabrowski) :
"Les formes d'hyperstimulabilité sont particulièrement évidentes chez les individus doués et créatifs, parce qu'ils présentent une plus grande énergie, une capacité d'effort soutenu, une hyperesthésie, une grande avidité de connaissances, de découvertes, une attitude de questionnement, de quête, une imagination très vivace, une richesse d'association et une capacité de représentation détaillée et une plus grande profondeur et intensité de leur vie émotionnelle. L'on pourrait considérer ces cinq formes d'hyperstimulabilité comme le substrat de la douance et du talent créatif." (Piechowski, Silverman, Cunningham, & Falk, 1982)
A. hyperstimulabilité psychomotrice

  • Etes-vous très énergique ?

  • Aimez-vous l'activité physique intense et le mouvement ?

  • Vous sentez-vous constamment poussé à agir ?

  • Etes-vous impulsif ?

  • Avez-vous des tics nerveux ?

  • Etes-vous toujours actif, toujours prêt, incapable de vous détendre ?

  • parlez-vous comme une mitraillette ?

  • Etes-vous travaillomane ? (workaholic)


B. hyperstimulabilité sensorielle

  • Etes-vous souvent ému jusqu'aux larmes par la musique ou les arts visuels ?

  • Etes-vous enclin à trop manger et boire, parce que cela vous procure un plaisir intense?

  • Etes-vous attiré pour les nouvelles expériences sensorielles (nourriture, musique, érotisme, changements d'environnement, ...)

  • Quand vous vous souvenez d'une expérience, vous rappelez-vous aussi les aspects sensoriels ?

  • le toucher, l'odeur, le goût et la vue du sexe sont-ils aussi importants pour vous que l'orgasme ?


C. hyperstimulabilité intellectuelle (à ne pas confondre avec grande intelligence, car nombre d'individus très intelligents ne goûtent pas les activités et joutes intellectuelles.)

  • Remettez-vous toujours tout en question ?

  • Aimez-vous explorer une large variété de théories et d'idées ?

  • Etes-vous capable d'examiner des idées hors du cadre de votre propre opinion ?

  • Aimez-vous la recherche, l'analyse et la pensée théorique ?

  • La résolution de problèmes est-elle une source d'immense satisfaction ?


D. hyperstimulabilité imaginative :

  • Ecrivez-vous, parlez-vous, pensez-vous ou rêvez-vous au sens figuré ?

  • Embellissez-vous la vérité brute pour rendre la chute plus incisive ou amusante ?

  • Vous exprimez-vous en démontrant une riche association d'images et d'impressions ?

  • Vous divertissez-vous sans arrêt à coup de "private jokes" et de représentations visuelles ou auditives débiles ?

  • Recréez-vous les événements de manière à renforcer votre vision de la vie ?


E. hyperstimulabilité émotionnelle :

  • Etes-vous extrêmement sensible, avec des émotions très intenses ?

  • Pouvez-vous décrire vos sentiments avec beaucoup de précision ?

  • Avez-vous des attachements émotionnels très intenses aux autres ?

  • Vos émotions sont-elles suffisamment profondes pour vous amener à des considérations philosophiques ?

  • Eprouvez-vous des craintes ou anxiétés d'un niveau extraordinairement élevé ou souffrez-vous de dépression ?


4. Grande intelligence
"Les adultes doués sont intellectuellement différents. Ils ont une pensée plus sophistiquée, plus globale. De plus, ils ont la capacité de généraliser ... Ils peuvent saisir des concepts, des phénomènes complexes. Leur imagination, leur créativité sont souvent incompréhensibles pour l'individu moyen ... Ils sont capables de prédire les conséquences ... et anticipent des problèmes qui vraisemblablement se produiront. Les adultes doués sont aptes à distinguer le modèle de développement et de croissance et, par là-même, à reconnaître la tendance. Ceci leur permet de prédire et, par certaines actions, d'influencer la tendance" (Annemarie Roeper, "Gifted Adults: Their Characteristics and Emotions", Advanced Development, Jan. 1991)

  • Etes-vous un penseur indépendant, individualiste et mentalement auto-suffisant ?

  • Etes-vous un penseur divergent, avec des perpectives uniques et intéressantes ?

  • Etes-vous très intuitif, avec à la fois profondeur et vision ?

  • Aimez-vous les expériences liées au psychisme et aux idées métaphysiques ?

  • Etes-vous excessivement curieux et investigateur ?

  • Etes-vous agile verbalement ?

  • Aimez-vous les discussions intenses ?

  • Avez-vous une mémoire exceptionnelle ?

  • Vous faites-vous rapidement une opinion ?

  • Pouvez-vous manipuler mentalement d'énormes quantités de données ?


5. La quête de la vérité
"Ceux d'entre nous qui contemplent avec le coeur ne peuvent tolérer l'idée que la vie est accidentelle, sans but et sans direction. Nous sommes donc en face de deux alternatives : ériger et investir des systèmes de croyances de manière à asseoir le sens et le but ou cultiver la capacité de sentir et expérimenter la vie directement et lui permettre de nous apprendre ses secrets, en accord avec notre niveau de développement." (Mary Rocamora, director of The Rocamora School)

  • Tâchez-vous de comprendre la nature et le sens de la vie ?

  • Avez-vous beaucoup lu sur la nature de l'esprit ou pratiqué une méthode de méditation qui vous a aidé à expérimenter directement la nature de l'esprit ?

  • Etes-vous attiré par des expériences mystiques ou spirituelles qui fourniraient la base d'une compréhension plus profonde.

  • Etes-vous préoccupé par la mort et la possibilité d'une expérience post-mortem ?

  • Etes-vous déterminé à apporter une contribution sensée au cours de votre vie ?

  • Etes-vous très sensible à la moralité et la justice ?


6. Le "facteur autonome" (du psychologue Kazimierz Dabrowski)
" ... Le facteur autonome permet à l'individu de transcender les limitations à la fois de l'hérédité et de l'environnement à travers l'auto-détermination. Le facteur autonome est un incitant intérieur à faire des choix conscients en accord avec les principes qui nous sont les plus chers." (Linda Kreger Silverman, Institute for Advanced Development)

  • Etes-vous poussé à vous réaliser et à la perfection ?

  • Etes-vous particulièrement conscient de ce que vous êtes ?

  • Avez-vous démontré une capacité à la transformation intrapsychique ?

  • Ressentez-vous beaucoup d'empathie et de compassion pour les autres ?

  • Montrez-vous un haut niveau de responsabilité et d'intégrité morale ?


7. Perfectionnisme
"Dans un monde où la santé émotionnelle est définie en termes de contentement, de faculté de se détendre, de satisfaction de soi et de la vie et d'absence de conflits intérieurs, il n'est pas étonnant que le perfectionniste soit perçu comme névrotique. Pire, les messages persistants que les perfectionnistes reçoivent au long de leur vie les convainquent qu'il doit y avoir une faille majeure dans leur personnalité qui doit être éradiquée. Ceci exacerbe grandement le conflit intérieur qu'ils doivent gérer. Non seulement ressentent-ils de la honte, de la culpabilité et un sentiment d'infériorité de ne pas rencontrer leurs propres standards; mais, de plus, ils en ressentent d'avoir ce conflit intérieur. Et c'est ici que la tension peut atteindre le seuil de la paralysie." (Linda Kreger Silverman, 1987)

  • Etes-vous déterminé à faire de votre mieux à tout prix ?

  • Vous sentez-vous incapable de rencontrer vos propres standards ?

  • Etes-vous envahi par le doute et l'auto-critique ?

  • Votre propre perfection et celle de l'oeuvre de votre vie sont-elles les forces principales qui dirigent votre existence ?

  • Avez-vous le sens de votre destinée potentielle et vous sentez-vous obligé de la réaliser ?

  • Avez-vous des attentes exceptionnelles et inadéquates à l'égard des autres ?


8. Introversion
"Tous les introvertis sont perfectionnistes. Tous les individus doués sont perfectionnistes en quelque chose (sauf le rangement de leur chambre). L'introverti doué est le perfectionniste au carré." (Linda Kreger Silverman)

  • Préférez-vous la profondeur à la variété, vous concentrant sur une activité à la fois ?

  • Etes-vous difficile à appréhender, plus impliqué dans votre monde intérieur que vous ne l'êtes avec d'autres ? Et n'avez-vous que quelques amis proches qui vous connaissent bien ?

  • Etes-vous facilement humilié, gardant pour cela les autres à distance ?

  • Attendez-vous d'être approché par d'autres plutôt que de vous présenter vous-même et prenez-vous le temps de les observer avant de vous engager ?

  • Développez-vous vos compétences en privé, avant de montrer au monde le produit fini ?

  • Avez-vous besoin de votre espace vital, respectez-vous celui des autres et éprouvez-vous du ressentiment de voir le vôtre envahi ?


9. Idéalisme
"Le développement avancé est lié à la reconnaissance et l'admiration d'un principe universel comme la justice ... et ensuite à l'évolution vers une situation où vous pratiquez la justice. Vous la pratiquez, non seulement parce que c'est bien, mais plutôt parce que vous ne pouvez pas faire autrement. Vous ne croyez pas une chose et en faites une autre; vous devenez une personne juste." (Karen C. Nelson, 1989)
"L'excellence est peut-être un idéal universel, mais peu en ont fait un objectif personnel. La poursuite de l'excellence commence par une vision ... une vision du possible. Cette vision ne visite pas tout le monde; elle choisit le terrain le plus fertile pour son développement. Quels critères utilise-t-elle ? Une capacité inhérente, sûrement. Néanmoins, il doit également y avoir une réceptivité émotionnelle, une volonté d'embrasser la vision et de se dévouer à elle. Si la faculté est là, mais la réceptivité manque, la vision flotte. Elle ne reste que chez ceux qui désirent travailler à son accomplissement." (Linda Kreger Silverman)

  • Etes-vous enclin à réaliser "ce qui pourrait être" quand vous pensez à "ce qui est" ?

  • Etes-vous solidement connecté à une vision intérieure et conscient que cette vision va évoluer constamment ?

  • Vous sentez-vous poussé à vous préoccuper directement de problèmes sociaux douloureux, de manière à éduquer les autres à travers la compassion et le sacrifice ?

  • Travaillez-vous sans relâche à améliorer le monde, en accord avec vos idéaux ?


http://www.douance.be/douance-ahp-self-test.htm

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Re: November's Girl and roses

Message par I am so sure le Lun 7 Nov 2016 - 14:09

PUNK ME I’M (NOT) FAMOUS!

LE 19 OCTOBRE 2010 CATNATT






On ne compte plus celles et ceux qui se disent punk en ignorant tout de cette culture... Il est grand temps de leur régler leur compte, avec humour et rock'n'roll bien sûr.
Après avoir prêté sa plume à plusieurs publications en ligne, Catnatt a récemment ouvert son blog, Heaven can wait. Pour cette fine connaisseuse de la chose musicale, il était tout logique de se pencher sur un phénomène qui tient tout autant de la sociologie. Pourquoi donc certains ressentent-ils le besoin de s’approprier l’esprit punk alors qu’il savent à peine orthographier le mot ?
Je n’ai jamais été punk, je ne le suis toujours pas et je ne le serai jamais. On m’a surnommée « Fonzie » pendant des années, c’est dire (enfin.. pour être honnête, c’était surtout pour se foutre de ma gueule vu que j’avais un côté pas cool du tout). Je suis une petite bourgeoise de province, gauchiste de cœur, probablement par contradiction vis-à-vis de mon cher papa, je suis une bobo, coincée entre mon petit confort et de grands idéaux. De fait le punk est extrêmement loin de moi, tant de tempérament que de culture.
Pour autant, il y a une tendance qui m’agace prodigieusement depuis quelques temps, une mode qui consiste à se réclamer du punk sans vraiment réfléchir. Par contre, si l’on prend le temps d’observer qui ose prétendre à voix haute une hérésie pareille, bingo, c’est un bobo !
Je lis de-ci, de-là, « punk spirit » « punk inside » « punk machin » « punk truc ». J’ai envie de leur dire à ces gens-là…

« Faut vous dire, Monsieur que chez ces gens-là. On n’vit pas, Monsieur…On n’vit pas, on triche »… (Jacques Brel)






Oui j’ai envie de leur dire « leaaaaave the punk alone » (le summum étant atteint avec Lady Gaga « Je suis une punk classe », on croit rêver tant elle est impeccablement intégrée au système, celle-là.)
J’ai demandé à quatre personnes de me définir le mouvement punk. Ulrich de Shot by both sidesm’a répondu ceci :
«Le punk ? Qu’est-ce que c’est ? Déjà soyons clairs, parlons-nous du mouvement punk ou du punk-rock ?
Nous avons tendance aujourd’hui à mélanger les deux et à ne mettre qu’en avant son pendant musical alors que le punk-rock n’est qu’une des nombreuses facettes artistiques du mouvement. Se revendiquer du mouvement punk, c’est tout d’abord être contre le système et l’ordre établi, réellement et profondément. C’est un mouvement contestataire qui répond par la violence à une violence sociale, économique et liberticide. Il faut savoir que le punk est la confluence de plusieurs courants politiques, philosophiques, littéraires et artistiques : l’anarchisme en premier lieu, le marxisme et le nihilisme dans un second temps. De même, on pourrait dire que les dadaïstes furent les premiers véritables punks ainsi que leurs héritiers : les surréalistes, les lettristes, les situationnistes et dans une moindre mesure les membres de la Beat Generation, Burroughs en tête..
Et si l’Angleterre a été le creuset du mouvement, il ne faut pas sous-estimer ce qui s’est passé au même moment, voire un peu avant, aux États-Unis et en Australie. Le mouvement punk est donc avant tout anglo-saxon et européen, ensuite. Le punk exprime visuellement et intentionnellement son rejet de la société dans laquelle il vit. Il se met en marge volontairement et n’hésite pas une seule seconde à manifester son dégoût, en provoquant sciemment l’ordre établi.
Au-delà d’un état d’esprit, être punk, ça se vit au quotidien. Un punk ne s’affiche pas, il fait et généralement, ça se sait. Qui aujourd’hui peut se revendiquer punk ? Personne. Dans une société comme la nôtre où la compromission est de mise à chaque seconde, se revendiquer punk est une imposture. Qui était hier punk ? Guy Debord, oui. Arthur Rimbaud, aussi. Netchaïev, certainement. Et en musique ? Les Sex Pistols, définitivement. Les autres se sont accommodés du système et sont responsables de sa récupération.»

http://owni.fr/2010/10/19/punk-me-im-not-famous/

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Re: November's Girl and roses

Message par I am so sure le Lun 7 Nov 2016 - 14:11





LA MÉMOIRE ET LA MER


La marée je l'ai dans le coeur
Qui me remonte comme un signe
Je meurs de ma petite soeur
De mon enfant et de mon cygne
Un bateau ça dépend comment
On l'arrime au port de justesse
Il pleure de mon firmament
Des années-lumière et j'en laisse
Je suis le fantôme Jersey
Celui qui vient les soirs de frime
Te lancer la brume en baisers
Et te ramasser dans ses rimes
Comme le trémail de juillet
Où luisait le loup solitaire
Celui que je voyais briller
Aux doigts du sable de la terre

Rappelle-toi ce chien de mer
Que nous libérions sur parole
Et qui gueule dans le désert
Des goémons de nécropole
Je suis sûr que la vie est là
Avec ses poumons de flanelle
Quand il pleure de ces temps-là
Le froid tout gris qui nous appelle
Je me souviens des soirs là-bas
Et des sprints gagnés sur l'écume
Cette bave des chevaux ras
Au ras des rocs qui se consument
Ô l'ange des plaisirs perdus
Ô rumeurs d'une autre habitude
Mes désirs dès lors ne sont plus
Qu'un chagrin de ma solitude

Et le diable des soirs conquis
Avec ses pâleurs de rescousse
Et le squale des paradis
Dans le milieu mouillé de mousse
Reviens fille verte des fjords
Reviens violon des violonades
Dans le port fanfarent les cors
Pour le retour des camarades
Ô parfum rare des salants
Dans le poivre feu des gerçures
Quand j'allais géométrisant
Mon âme au creux de ta blessure
Dans le désordre de ton cul
Poissé dans les draps d'aube fine
Je voyais un vitrail de plus

Et toi fille verte mon spleen


Les coquillages figurants
Sous les sunlights cassés liquides
Jouent de la castagnette tant
Qu'on dirait l'Espagne livide
Dieu des granits ayez pitié
De leur vocation de parure
Quand le couteau vient s'immiscer
Dans leur castagnette figure
Et je voyais ce qu'on pressent
Quand on pressent l'entrevoyure
Entre les persiennes du sang
Et que les globules figurent
Une mathématique bleue
Dans cette mer jamais étale
D'où nous remonte peu à peu
Cette mémoire des étoiles

Cette rumeur qui vient de là
Sous l'arc copain où je m'aveugle
Ces mains qui me font du flafla
Ces mains ruminantes qui meuglent
Cette rumeur me suit longtemps
Comme un mendiant sous l'anathème
Comme l'ombre qui perd son temps
À dessiner mon théorème
Et sur mon maquillage roux
S'en vient battre comme une porte
Cette rumeur qui va debout
Dans la rue aux musiques mortes
C'est fini la mer c'est fini
Sur la plage le sable bêle
Comme des moutons d'infini
Quand la mer bergère m'appelle








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Re: November's Girl and roses

Message par I am so sure le Lun 7 Nov 2016 - 14:29

[size=31]Comment réagir sereinement ?[/size]
 Un article de Ghislaine PIERQUET     aucun Commentaires
[size=18]Dénégation en public, pas simple à vivre.
Comment réagir pour ne pas perdre la face ?
[/size]
[size=13][size=16]
Mon boss, un collègue me désapprouve en public, comment réagir?
[/size][/size]
La vie d’un manager est loin d’être un fleuve tranquille. Pris en étau entre une hiérarchie qui attend des résultats et des collaborateurs qui espèrent qu’il défende leurs intérêts, le manager ne peut pas toujours satisfaire tout le monde. Il risque alors d’engendrer des déceptions.
Un collègue qui explose lors d’une réunion, un subordonné qui critique violemment vos méthodes de travail ou un supérieur qui vous remonte les bretelles… Aussi rares soient-ils, ces moments restent extrêmement difficiles à vivre. Encore plus lorsqu’ils sont exposés à la vue de tout le monde. Difficile en effet de conserver un semblant d’autorité après un tel désaveu. Voici les conseils du Journal du Net pour surmonter ces difficultés.
Ne pas entrer dans le conflit ou la justification
Vous ne devez jamais oublier que sous la carapace de manager que vous endossez au bureau sommeille un être humain. Un être humain qui est sensible à ce que l’on pense et ce que l’on dit de lui. Avoir des faiblesses est légitime, les dévoiler peut être dangereux.
« Avant de réagir, il faut s’assurer que l’on n’est pas atteint émotionnellement par ce qui vient d’être dit », conseille Philippe Tramond, directeur général du cabinet Pilotis, spécialiste des relations interpersonnelles en entreprise. Si les critiques émises vous affectent au point de ne plus pouvoir aligner deux phrases, vous devez couper court à l’échange sous peine de dévoiler votre faiblesse. « Lors d’une réunion où un collaborateur vous prend violemment à partie devant les autres, n’essayez pas d’entrer dans son jeu si vous êtes atteint, illustre Philippe Tramond. Cela ne ferait qu’empirer les choses, demandez plutôt un break. » Une défaillance pourrait mettre à mal votre crédibilité.
[size=13][size=16]Ce n’est pas vous en tant que personne qui êtes agressé, vous n’êtes pas ce que vous faites, vous êtes simplement qui vous Etes[/size][/size]
« Lorsqu’un collègue vous critique, ce n’est pas à vous qu’il s’en prend personnellement mais à ce que vous faites en tant que manager, rappelle Philippe Tramond. Essayez de garder cela à l’esprit. » A partir du moment où l’on occupe une fonction de responsabilité, il vaut mieux se garder de se sentir personnellement attaqué, même si, au moment de l’affront, c’est bien une seule personne qui se retrouve dans le viseur.
Trop de managers vivent ce genre de charges comme un affront personnel. Ce sont plus souvent les rôles de chacun qui entre en concurrence et non pas leurs qualités propres. Connaître des frictions dans une relation professionnelle fait partie du cours normal de la vie au travail. Ce genre de conflits permet de résoudre les non-dits, améliorer le climat de travail et repartir sur des bases saines. Le monde de l’entreprise ne saurait être un monde de douceur, accepter cet état de fait, c’est aussi ça être manager.
Hiérarchie peut être, mais humain avant tout
Votre réaction sera évidemment différente si la personne qui vous prend à partie est votre n+1 ou si elle est votre subordonnée. « Si on peut s’autoriser de garder l’échange public avec un subordonné qui s’entête à le faire, il ne faut absolument pas entrer dans un tel jeu avec son supérieur », conseille Philippe Tramond. En mettant ce dernier en porte-à-faux devant les autres, vous ne feriez qu’accroître son agressivité à votre égard, avec tous les risques que cela comporte, depuis la mise au placard jusqu’au licenciement.
« C’est votre chef qui commet l’erreur de laver son linge sale en public, pas vous. Vous devez rester diplomate, ajoute Philippe Tramond. Votre image en sera préservée alors que celle de votre manager se retrouvera écornée par ce manque de contrôle flagrant. » Un leader doit savoir garder la tête froide en cas de crise : une passe d’arme avec votre supérieur peut être l’occasion de montrer votre maîtrise.
Aborder la situation en privé
Lorsqu’une situation de crise éclate, le rôle du manager est de faire en sorte d’en minimiser les conséquences. Si un collaborateur se défoule sur vous en public, vous devez très rapidement le recadrer et lui suggérer de continuer cette discussion en privé. En évitant que la conversation ne dégénère, vous lui évitez d’aller trop loin. Surtout, vous ménagez le reste de l’équipe en le maintenant en dehors du conflit.
« Convoquez la personne pour un entretien individuel, conseille Philippe Tramond. Expliquez-lui que vous n’acceptez pas les jugements de valeurs mais que vous êtes en revanche ouvert à la critique si elle concerne vos méthodes de management ». Le fondateur de Pilotis insiste aussi sur l’importance de traiter la discussion de manière factuelle. « Bannissez les opinions du type « je ne suis pas d’accord… », dites plutôt « là où je me sens touché, c’est quand… » »
[size=16]L’aide d’un médiateur, parfois indispensable[/size]
Philippe Tramond se souvient d’un manager d’une équipe de télévendeurs qui n’arrivait plus à mettre en place le brief du matin car son autorité était remise en cause. « Je lui ai conseillé deréunir les équipes en présence d’une tierce personne et de leur demander de noter leurs griefs sur un tableau une fois qu’il était sorti. A son retour dans la salle, un ambassadeur était chargé de lui expliquer les revendications. »
Cet exercice qui permet de crever les abcès et apporter des réponses n’a toute fois de sens que s’il ne dérive pas vers des attaques personnelles. C’est ici que le médiateur va intervenir, en arbitrant les débats et en s’assurant que la discussion reste factuelle. Sa neutralité vous permettra aussi de faire accepter plus facilement cet exercice à votre équipe.
[size=16]Eviter de se retrancher derrière un responsable intermédiaire[/size]
Si Philippe Tramond fustige les managers-sauveurs qui accourent au secours d’un de leur collègue à la moindre difficulté, il reconnaît que le soutien de son supérieur peut se révéler utile. « Dans un premier temps, votre n+1 doit vous laisser gérer la situation seul au risque de vous décrédibiliser. Toutefois, si, malgré vos efforts, la situation vous échappe, vous devez accepter son aide. »
Dans ce cas, il pourra jouer le rôle de médiateur ou même exercer son autorité dans les situations les plus compliquées. L’important est d’amener son intervention de manière subtile pour ne pas avoir l’air d’un enfant qui en appelle à l’autorité des parents pour régler un conflit avec son frère. Soyez astucieux, convoquez vos troupes et votre n+1 pour une réunion anodine. En sa présence, les échanges seront sans doute moins véhéments et vous aurez l’occasion de régler le conflit.
Extrait de :
Le Journal du Net – Management
http://autonomconseil.com/a-lire/1934/
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« Ne te plains pas du temps qui passe,
il t’en restera moins … »









TEMPS ET ESTIME DE SOI
Pourquoi ce parallèle me direz-vous ? Comment le temps pourrait-il bien agir sur mon Estime de moi ?

Et bien très simplement, quand on gère son temps, qu’on organise ses actions, on se sent relativement rasséréné et soulagé. Et quand on est bien dans sa peau, on se sent allégé, de là à avoir une bonne Estime de Soi, il n’y a qu’un pas.

LE TEMPS

On le perd, on le partage, on le prend ou on en manque… Source d’épanouissement ou de confusion, de bien-être ou de stress, selon le rapport que nous entretenons avec lui, il est l’une des composantes de notre estime personnelle. Qu’en est-il pour vous de cette notion toute relative du temps ?
Notez sur une feuille tout ce qu’il vous inspire, cela vous servira de base de travail. 
 

LE TEMPS ET LA RELATIVITÉ

Quand je suis en action, je perds la notion du temps si ce que je fais me plaît. Et même si je ne fais rien que me détendre et que je me sens bien, je nourris un besoin physiologique primaire chez moi : me reposer. Et là, je vous entends déjà… « Oui, mais je n’ai même pas le temps de me reposer ! »…
Comme l’expose EINSTEIN  dans sa théorie de la relativité restreinte, en version plus philosophique que scientifique, une minute peut vous sembler des heures ou inversement. Une réunion ennuyeuse vous semblera durer des heures, en compagnie d’amis joyeux ou dans un contexte amoureux, ces instants vous sembleront toujours trop court.
Si nous passons notre vie à aligner des tâches sans prendre le temps indispensable au ressourcement de notre corps, nous serons en état de STRESS et si certaines de ces tâches doivent impérativement être réalisées, planifions-les ! Tester le SOUS-MAIN STOP AU STRESS d’Autonom’ Conseil, c’est un outil fabuleux ! Smile.
 
Souvent, il y a confusion entre l’important et l’urgent. Parfois ce qui est important : régler une facture, n’est pas urgent si on a trente jours pour le faire, aller chercher les enfants à l’école est urgent et important.
Il est donc indispensable de prendre du temps pour apprendre à trier et adopter certains outils. Ils sont nombreux et nous avons le choix d’utiliser ceux avec lesquels nous nous sentons le plus à l’aise.
Ne croyez pas que parce que votre tête fonctionne bien, vous pouvez vous en sortir tout seul. La preuve, si nous sommes là à parler du temps, moi à écrire et vous à lire, c’est que nous sommes tous concernés.
PRIORISER SES TACHES DANS LE TEMPS
On peut en nommer quelques unes : Petit déjeuner, faire les courses, récupérer les enfants à la sortie de l’école, de leurs activités…, passer au pressing, préparer le dîner, inviter, réconforter, réviser la voiture, téléphoner à …., passer chez le médecin, le kiné, le dentiste… etc….
 

 
 
et on oublie les plus importantes, celles qui nous ressourcent !

  • jouer
  • se détendre
  • ne rien faire








Souvent, je n’ai pas fini une chose, que d’autres sont déjà là, prêtes à être accomplies. Si je ne prends pas un temps pour les planifier, elles arriveront toutes en même temps et je fatiguerai mon mental en le faisant passer de l’une à l’autre, sans qu’il ai pu se poser et anticiper sur leur réalisation.

Cette attitude nous fatigue et pourtant nous continuons dans un rythme effréné pour ne rien rater et surtout prouver que nous sommes les meilleurs, les plus forts et éviter le jugement de (oui de qui d’abord ?…), nous-même, bien souvent. A nos propres yeux, nous devons être performant et répondre à ce que la société nous impose, au mépris de notre bien-être.
Ces traitements que nous infligeons à nos organismes nous tirent à hue et à dia, jusqu’à ce que nous tombions épuisé, émotionnellement et physiquement. Quand le corps manifeste, il est déjà trop tard !
Voici quelques astuces pour vous permettre de commencer à vous organiser et éviter burn-out et épuisement. Nul doute que même si un minimum de rigueur est demandé, vous allez vite comprendre et décider de vous faire enfin du bien !

PLANIFICATION 

Elle permet de déterminer la chronologie des tâches à effectuer en fonction de leur importance et de leur urgence.

MOTIVATION 

Pour rester motivé, l’objectif doit impérativement être le vôtre et pas celui de votre entourage proche. Dans le professionnel, vous la conserverez uniquement si les tâches qui vous sont imparties ne sont pas additionnées de celles de vos collaborateurs. En cas de doute et pour ne pas vous laisser submerger, mesurez le temps précis à consacrer à chacune des tâches demandées, vérifiez si ça rentre dans vos heures de bureau. Dans le cas contraire, osez demander à votre hiérarchie si elle préfère un travail bien fait ou des tâches nombreuses et bâclées. Le fait d’envisager la pérennité de l’entreprise est un point commun que vous avez avec votre patron ou chef de service. N’hésitez pas à le lui rappeler avec supports à l’appui. Il vous en remerciera Smile.

ASTUCES

TO-DO-LIST. Évidement, la fameuse to-do-list (doudou-list) que je vous ai concoctée est à utiliser sans aucune restriction. C’est un petit support intéressant, car il vous permet de mesurer l’importance des actions posées et de les répartir dans la semaine en petits paquets. Il est plus facile de morceler pour exécuter, que de voir l’ampleur de la tâche et de finalement ne rien faire et de tomber dans la procrastination.

La DÉLÉGATION 

peut intervenir pour nous permettre de lâcher un peu de lest. Cela implique évidemment de ne pas être en permanence dans le contrôle absolu et de vouloir toujours tout gérer soi-même.

Vous pouvez également réserver sur votre agenda des pavés horaires d’une heure ou deux (Blocs-Time) et décider que pendant ces deux heures-là vous effectuerez une seule et unique tâche spécifique. Au fur et à mesure du plaisir à constater l’efficacité de ces blocs-time, vous pourrez en ajouter un, puis deux, puis d’autres au fur et à mesure. Cela vous oblige à vous réserver du temps libre, puisqu’il est inclu dans vos blocs-time. Personnellement, je n’en abuse pas, la notion de liberté et d’impromptus étant plus facilement gérables avec des to-do-list de couleur à utiliser selon la méthode G.T.D (Ghetting Thinks Done) de D. ALLEN.
Avec ces précautions et envie de retrouver sourire et sérénité, je gage que vous allez rapidement mettre ces astuces en place pour enfin vous soulager. Et e, finalité, utilisez ce qui vous convient le mieux. Nous ne fonctionnons pas tous de la même façon. Certains privilégierons les agendas, d’autres, la technique GTD ou ZTD, mais vous devrez vous astreindre à quelques changements et à un  peu de rigueur, si vous tenez à retrouver du temps libre. Aucun changement n’intervient sans que vous acceptiez de modifier vos habitudes. La mise en place de nouvelles demande environ 21 jours pour devenir une nouvelle bonne habitude. Patience et longueur… de temps…. font plus que force ni que rage…. Et oui, certains l’avaient bien compris Smile.
Et là, enfin, vous pouvez atteindre la sérénité ! Remémorez-vous un état de satisfaction que vous avez vécu après avoir finalisé une tâche importante qu’il vous tenait à coeur de réaliser. Ca y est ? Vous y êtes ? Quels sont vos ressentis ? Quelles couleurs a la vie tout à coup ? Et vous ne souhaiteriez pas retrouver ces sensations ? Je pense que si et que vous allez, très vite, faire le maximum pour les retrouver. Fort de ces réussites et du temps gagné, sérénité et confiance en soi retrouveront vite leur place dans votre attitude ! Et voilà comment la gestion et l’organisation de votre temps serviront votre estime de vous. 
Je vous souhaite de belles réussites, merci pour vos témoignages, vos astuces personnelles. Tous commentaires pouvant améliorer le quotidien de vos congénères ne peut qu’être bénéfique à votre Estime de Soi ! Alors, je compte sur vous pour en déposer ci-après ! 
Have good time et prenez soin de vous….. 
Bonne journée ! 
http://autonomconseil.com/la-boite-a-outils-du-coach/bien-s-organiser-mieux-gerer-son-temps/



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[size=35]VARIÉTÉ DU CHAMP LEXICAL
Environ 2 minutes de lecture[/size]



Impossible de bien rédiger pour le web sans travailler la richesse de son univers sémantique. Que ce soit pour les moteurs de recherche ou pour les internautes, la variété du champ lexical d’une page revêt un intérêt déterminant pour le référencement. C’est une notion relativement récente qui est apparue avec un changement d’algorithme de Google : l’algorithme Colibri.

Le fonctionnement de Google








Le robot de Google détermine le sens d’une page et son sujet grâce aux mots contenus sur cette page. Le robot parcours la page et indexe (c’est-à-dire copie dans la « base de données » de Google), tous les mots trouvés sur cette page.
Avant Colibri, Google analysait les mots, mais pris séparément les uns des autres. Il s’intéressait aux mots mais pas à la signification des mots mis ensemble dans un certain contexte lexical.
Parce que Google cherche à rester l’outil de recherche favori des internautes, il veut comprendre les requêtes des utilisateurs et y répondre le plus précisément possible. C’est pourquoi désormais il va se pencher sur le thème du contenu et chercher à décrypter l’intention de la recherche.

Arrivée de Colibri








Colibri est une mise à jour de l’algorithme de Google. A la différence de Panda et Pingouin, elle n’est pas liée à une sanction mais à la mise en avant de la pertinence des résultats.
2 grands constats à l’origine de la naissance de l’animal :

  • Les internautes procèdent de plus en plus à des recherches longues et précises sur Google. Alors qu’avant ils avaient tendance à taper 1 à 3 mots en moyenne pour une requête, ils n’hésitent plus à taper des requêtes allant de 5 à 8 mots.





  • La possibilité de faire une recherche vocale sur Google (conversational search)

    http://optimiz.me/variete-du-champ-lexical/

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Rappel définitions pour la suite :


  • Le champ lexical : c'est l'ensemble des mots d'un texte qui se rapportent à un même thème. Des synonymes ou des mots de la même famille, des contraires, des mots ayant un étroit rapport avec une notion.
    ex : champ lexical de la peur : frayeur, épouvante, terrifier, effroi, crainte, phobie, effaroucher, angoisse...

  • Le champ sémantique : la sémantique s'attache au sens des mots. Lorsqu'un mot peut avoir différents sens il est "polysémique". Son champ sémantique c'est la totalité des sens qu'il peut avoir.
    ex : champs sémantiques du mot opération : processus (méthode),  intervention chirurgicale, opération mathématique, déroulement...


Une petite explication théorique et pratique simple ?

Prenons le mot « filet ».
Ce mot peut être associé à de nombreuses thématiques n'ayant rien de commun (le tennis, la pêche, la cuisine, etc.)
Malgré cela, il participera activement à renforcer le champ lexical de votre page sur l'une d'entre elles, car il sera associé à d'autres mots gravitant autour de la thématique spécifique concernée :
[balle, raquette, Nadal] ou [mer, poisson, chalutier] ou [recette, porc, cuisson].

Regardez concrètement comment Google associe un mot à un champ lexical même si on ne lui demande pas -  Recherche google : préparation cocotte mignon cuisson(cliquez pour voir le résultat de recherche réel).

Du "filet" partout, pourtant je n'ai pas utilisé ce mot dans ma recherche.
Et hop, me voici avec une page complète de réponses dont les titres contiennent le mot « filet » alors qu'il n'est pas dans ma requête !
Google a compris mon intention...
Et vous, vous comprenez sans doute mieux comment vous pouvez améliorer la pertinence de vos pages aux yeux de Google en utilisant les bons champs lexicaux ! Pas besoin d'être Baudelaire pour ça.
Attention quand même à ne pas partir en sucette avec trop de mots qui appartiendraient à des champs lexicaux différents. Vous risquez un effet contraire non désiré. Idem pour la métaphore.
http://blog.axe-net.fr/champ-lexical-intention-internaute/
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Les mots qu’on utilise
Publié le 25 mai 2015 par Cécile | 41 Commentaires
Les mots qu’on utilise ont un impact direct sur la vie que nous vivons. Je remarque que la langue française m’invite à écrire « les mots qu’on utilise » pour le titre de cet article. Utiliser comme dans outil. Outil comme une perceuse qui permet de faire un trou. Outil comme un objet qui modifie notre monde et notre réalité. Outil comme un instrument pour réaliser nos rêves et nos désirs.
Les mots ne sont pas de simples sons enchaînes à la va vite, les mots sont des outils qui modifient et construisent notre vie. Et en matière d’alimentation, les mots qu’on choisit d’utiliser sont particulièrement captivants. Voici un petit condensé de ce que je remarque en consultation et dans la vie de tous les jours.

« JE FAIS ATTENTION À CE QUE JE MANGE »




Vraiment ? Est-ce que vous voulez passer votre vie à sentir que vous « faites attention » à ce que vous mangez ? Nous faisons attention quand nous traversons la route (danger), nous faisons attention quand nous avons un couteau dans la main (surtout si nous sommes maladroits) mais est-ce que nous sommes censés faire attention quand nous nous abandonnons (3 fois par jour) à la plus grande source de plaisir de notre vie humaine ?  L’alimentation est un espace de jouissance sensorielle. L’alimentation est un pur bonheur. Tant que nous penserons que manger une alimentation naturelle, biologique, saine et abondamment végétale correspond à « faire attention » à ce que nous mangeons, cette alimentation sera vécue comme un sacrifice. Des règles à suivre. Et personne n’a envie de suivre des règles. Nous voulons nous sentir libres.
Je ne fais pas attention à ce que je mange. Manger est mon activité préférée sur Terre. C’est même plus qu’une activité, c’est le lien entre moi et la nature. Moi et le plaisir.  Moi et l’abondance. Moi et la joie d’être vivant !

« JE SUIS CONTRE MONSANTO ET LES OGM »





Manifestations CONTRE Monsanto

Il y a quelques jours, le 23 mai, a eu lieu la mobilisation internationale contre Monsanto. J’y étais, et je voulais m’acheter un petit sticker pour le coller sur mon ordinateur ou un badge à accrocher à mon sac. Je cherchais un message qui dise « Je suis pour/ Je soutiens une agriculture biologique et naturelle. » ou « J’aime la nature » ou « La nature est ma muse ». Quelque chose de positif et de créateur. A la place, tous les badges disaient « Contre la faucheuse Monsanto » ou « Non aux OGM ». Tous les slogans étaient construits sur une forme négative. Tous les slogans et les afiches niaient et refusaient quelque chose. Et je le comprends, je comprends leur révolte et surtout, je les remercie pour leur engagement et leur sensibilisation. Avant de construire un autre monde, il faut savoir ce qu’on n’aime pas dans l’état actuel des choses. C’est parce qu’on sait à quoi ressemble l’ombre qu’on peut aller vers la lumière.
Mais je n’ai pas envie d’emmener avec moi l’énergie des mots OGM ou Monsanto. Je n’ai pas envie de nourrir l’énergie des mouvements que je ne respecte pas, j’ai envie de nourrir l’énergie des dynamiques auxquelles je crois. Mère Teresa l’a dit dans une phrase clef : « Je n’irai pas à une manifestation contre la guerre, mais si vous faites une manifestation pour la paix, invitez-moi. »
J’ai pris beaucoup de temps à vraiment comprendre ce qu’elle voulait dire. C’est l’expérience du yoga qui m’a aidée à intégrer cette vérité. Pendant ma pratique de yoga, mon attention, mon énergie, se déplace vers les endroits du corps auxquels je pense ou que le professeur cite. L’énergie va là où les mots vont. Là où l’attention va. Si je manifeste pour la paix, je nourris l’énergie de la paix et de toutes les sensations qui l’accompagnent : l’espoir, l’humanité, la créativité, l’amour. Si je manifeste contre la guerre, je nourris l’énergie de la guerre et de toutes les sensations qui l’accompagnent : révolte, frustration, colère, séparation, etc.
Cela demande un changement drastique dans notre utilisation des mots, j’en ai bien conscience. Petit à petit, si vous croyez en quelque chose ou que vous faites partie d’une association, d’un mouvement citoyen, commencez à introduire des phrases positives. Commencez à parler du rêve auquel vous croyez plutôt que du cauchemar que vous voulez dénoncer. Nous passons beaucoup trop de temps sur le problème et pas assez de temps sur la solution. Multiplier les accusations – même si nous avons raison – ne nous amènera pas vers la solution.

« EST-CE QUE JE PEUX MANGER DES PRODUITS LAITIERS ? »




Quand mes patients ou des amis me posent des questions sur l’alimentation, la formulation est toujours la même : est-ce que je peux manger ceci ou cela ? Je leur réponds toujours : vous pouvez manger ce que vous voulez ! Ce n’est pas une question de «est-ce que je peux » mais « est-ce que je veux ». Quand on pense et on dit : je ne veux pas manger ou faire telle chose, nous nous plaçons automatiquement dans un espace de pouvoir et d’aisance. Nos actions sont en accord avec nos valeurs et nos valeurs nous tiennent à cœur. Tout est cohérent. Ce n’est pas une règle, ni une punition, encore moins un sacrifice. C’est une décision avec laquelle je me sens heureux. Je veux = je suis libre de choisir. Je peux = je respecte une règle, une contrainte. Vous sentez la différence?

« JE SUIS UN BON VIVANT »




Une séparation s’est produite depuis des années dans la façon de se positionner par rapport à l’alimentation. D’un côté nous avons les « je fais attention à ce que je mange », sous entendu : c’est bon pour la santé mais ce n’est pas forcément gourmet. De l’autre, nous avons les « je suis un bon vivant », sous entendu : je me régale et je m’en fiche de faire des excès. Pourquoi ? De quel droit le plaisir serait du côté de la destruction de notre corps et de notre planète ?
Si vous avez tendance à faire cette séparation, je vous invite à vous arrêter pour y penser. Est-ce que vous voulez cultiver une relation de culpabilité puis de responsabilité vis à vis de votre alimentation ? Etre une « bonne élève » qui mange ses plats sains mais sacrifie le goût, puis un « mauvais élève » du soir et des weekends qui se fait plaisir mais se nourrit de produits vides de sens ?
Cette séparation n’existe pas. Elle est créée par nos mots, et parfois, une faible expérience en cuisine, une ignorance par rapport à certaines façons de manger Smile Le plaisir –intense et enivrant – de l’alimentation est une priorité sur laquelle nous ne devrions jamais faire de sacrifices. Choisir une alimentation locale, de saison, biologique, avec une base végétale, qui permet à ses producteurs d’en vivre dignement et à la Terre de continuer à créer la vie, est le moyen le plus décisif d’agir sur notre monde. Ces deux réalités sont compatibles et ensemble, elles sont invincibles.

« JE SUIS »




Nous sommes tous les mêmes Smile Nous avons besoin d’amour, d’être choyés, d’être écoutés. C’est normal. Mais parfois, nous utilisons nos maladies ou nos bobos pour attirer l’attention et la sympathie de quelqu’un. Nos maladies et nos fatigues qu’on blâme tant, ne nous seraient-elles pas aussi utiles? C’est une question très sensible mais que nous devrions tous nous poser régulièrement.
Nous ne sommes pas nos maladies. Parfois, la seule raison pour laquelle nous les acceptons dans notre corps c’est parce qu’elles nous sont utiles. Nous restons fatigués ou malades car tant que nous le sommes, nous sommes « légitimes » pour demander de l’attention et de l’amour. C’est un appel à l’aide.« Quand même vous seriez malade, ne croyez pas à la maladie; le visiteur que vous n’avez pas daigné reconnaître ne tardera pas à battre en retraite » (1) . C’est un parti pris qui peut sembler exagéré mais qui nous fait réfléchir. Si vous vous sentez fatigué ou malade, peut-être que vous pourriez dissocier cette sensation de la personne qu’elle vous permet d’être: la personne en demande d’amour. Si vous avez besoin d’attention, il faut satisfaire ce besoin. Mais de façon directe, active, consciente, par exemple en demandant à quelqu’un : j’ai besoin de toi, tu peux venir chez moi? Tu peux me prendre dans tes bras? Tu peux me dire pourquoi je suis géniale? Aujourd’hui, j’en ai besoin.
Peut-être que la prochaine fois que vous vous surprendrez à dire « Je suis insomniaque » vous pourrez changer les mots et dire « En ce moment, je me rends compte que j’ai des difficultés à m’endormir et je crois que c’est entrain de m’apprendre beaucoup de choses sur ma relation à la productivité et l’anxiété. C’est passionnant d’en apprendre plus. Tout va bien se passer ». Ou ne rien dire du tout car cette formulation est trop longue Smile Vous êtes dans l’apprentissage, l’espoir, vous allez de l’avant. Plutôt que vous fondre dans cette maladie et vous identifier à elle. Car même si à court terme, cette maladie vous est utile, à long terme, vous deviendrez son esclave.

LE SILENCE





Souvent, les mots qu’on utilise sont réducteurs face à la beauté du moment. Le silence n’est pas l’absence de quelque chose, c’est la présence de toutes les choses. Régulièrement, laissez le silence d’une balade en nature, d’une tasse de thé à la maison ou d’une matinée à regarder le ciel, vous remplir. Vous nourrir. Et vous murmurer des vérités et des idées que vous aviez oubliées. Rien de plus bénéfique pour la paix intérieure et la créativité. Il faut le vivre, et lâcher prise sur notre peur du vide (qu’on associe souvent au silence) pour le ressentir.
A vos perceuses positives et vos grands bains de silence Smile
(1) Autobiographie d’un Yogi – Yogananda
http://www.lepalaissavant.fr/les-mots-quon-utilise/
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Re: November's Girl and roses

Message par I am so sure le Lun 7 Nov 2016 - 14:31


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Re: November's Girl and roses

Message par I am so sure le Lun 7 Nov 2016 - 14:43

[size=38]L’enfant surdoué, l’envers du décor[/size]
(11/02-2014) – Un enfant surdoué, un enfant avec un haut quotient intellectuel, est loin, très loin d’être heureux dans la société d’aujourd’hui, où il vaut mieux être sous-doué plutôt que surdoué.
En France, aujourd’hui, et dans les pays occidentaux en général, un quotient intellectuel élevé est considéré comme positif, à la base.
Avant de continuer, j’aimerais mettre l’accent sur l’utilisation du mot ‘intelligence’. Dans cet article, « intelligence » couvrira la faculté de comprendre, d’apprendre, de se souvenir et de rapprocher des informations lorsqu’un nouveau problème se pose.
En gros, ce sera d’avoir la capacité, en plus de celle d’apprendre, de se souvenir et de comprendre, de savoir réutiliser l’information, également dans des situations qui n’ont rien à voir avec la situation originale. Donc une certaine dose de créativité également. Il est erroné de croire que les gens intelligents ne sont pas créatifs.






Notez également que la définition à laquelle je me rallie n’est pas gravée dans le marbre et qu’on discute toujours la définition exacte de l’intelligence. 
Être intelligent, ne veux pas dire la même chose que « savoir beaucoup », mais il est exact que des personnes possédant cette faculté peuvent plus facilement contenir plus de savoir. Ils apprennent plus facilement, se souviennent plus facilement et donc, logiquement acquièrent le savoir, et le restituent, plus facilement.
On pourrait donc croire que les enfants ayant un quotient intellectuel élevé (les enfants surdoués) sont privilégiés…
Pas du tout !
Au jardin d’enfants et à la maternelle, ces enfants sont assez renfermés et sont souvent définis comme étant égoïstes.
Il peut être difficile à l’enfant surdoué de s’acclimater, car il va très vite maîtriser ce qui l’intéresse et de là il veut rapidement aller de l’avant. Tout comme la plupart des enfants, en somme.
Très souvent, il réclamera beaucoup de contact avec les adultes, car il ressentira que les adultes sont capables de satisfaire ses besoins bien mieux que les camarades. Mais les enseignants n’ont pas le temps et sont souvent occupés à ceux qui ont des difficultés d’apprentissage ou de conduite, et seront donc  rarement capables de satisfaire ce besoin.
De par ce principe, l’enfant surdoué risque fort de développer des troubles du comportement.
À l’école, l’enfant surdoué tombera souvent dans la même zone grise : l’enfant comprendra très vite les choses qui l’intéressent et il s’ennuiera mortellement le reste du temps… Et que fait-on lorsqu’on s’ennuie ?
Exactement ! On fait du tapage, on devient caractériel, on donne l’impression d’être un petit égocentrique et on devient vite un « enfant à problèmes »…
Dans d’autres cas, l’enfant recherchera des camarades plus âgés, deux ou cinq ans plus âgés, et ceci posera également des problèmes. L’enfant pourra penser aussi vite qu’eux, peut-être même des fois plus vite, mais il sera toujours plus jeune, plus naïf et sera souvent considéré comme énervant, pot de colle ou gênant, il risquera alors de se faire exploiter ou chicaner.
Dans d’autres cas, ou en même temps que les deux cas nommés ci-dessus, l’enfant peut prendre ses matières à cœur et poser beaucoup de questions au professeur, il sera zélé et appliqué… Peut-être même trop zélé, et il risquera dans ce cas aussi, d’être considéré comme un petit égoïste et un fayot… Et s’attirer les foudres de ses petits camarades moins zélés, et même de certains enseignants.
Dans la plupart des cas, l’enfant aura des problèmes d’adaptation. Il risque rapidement d’être accusé de « se la jouer ».
Et cela peut rapidement poser problème aux parents.
Comment réagiraient les enseignants si des parents venaient et diraient : « – Notre enfant est très intelligent, il faut le motiver plus que les autres et faire plus attention à lui »… La règle qui prescrit : « Ne te la joue pas » entre en vigueur ! Et les parents se feront vite rembarrer. Ils s’entendront dire que « tous les enfants sont intelligents », qu’il y a « sept formes d’intelligence » (ou huit, tout dépend de la théorie que l’on suit), et le pauvre gosse risque fort de voir venir des temps difficiles.
Ce problème ne serait pas si l’enfant avait été retardé. Si les parents viennent trouver l’enseignant et lui disent que leur enfant a un problème de concentration, d’apprentissage, qu’il ne comprend que lentement et qu’il aura besoin d’un petit peu plus de patience de la part de ses camarades et des enseignants… le problème se posera moins (il risque toujours d’exister, mais à bien moindre échelle).
Cette situation est une situation à laquelle il faut être attentif, sinon l’enfant va se sentir blessé, mal compris, indésirable et il risque de causer des problèmes afin d’être vu ou bien il peut devenir renfermé et « bizarre », mais dans les deux cas, il sera un échec.
Dans mon travail  de thérapeute cognitif, je n’ai pas pu éviter de remarquer le nombre de gens très intelligents qui sont incapables de penser de manière constructive. Bien au contraire, l’autodestruction donne l’impression d’être leur moteur. Toujours hantés par les fantômes du passé, ils répètent indéfiniment ce comportement et n’avancent pas. Ce qui est bien dommage… Il est important de dépasser cela.
Il est étonnant de penser que dans une société ou l’intelligence se cote tellement haut que cela en est un cadeau, autant de personnes se perdent sur le chemin de l’enfance. (Cyril Malka)
© 1996 – 2014 –  Cyril Malka – Adapté d’un texte danois publié dans « Berlingske Tidende » (17 juillet 1996) – « Vi Forældre » (décembre 1996), « Skolen » (août 1997) et « Forum Mentum » (le mensuel de Mensa-Danmark – Club des surdoués danois – avril 1999)
http://malka.fr/34/lenfant-surdou-lenvers-du-dcor/

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Re: November's Girl and roses

Message par I am so sure le Lun 7 Nov 2016 - 14:51

Développer l'esprit critique...


  lundi, Fév 23 2015   Analyses  Écrit par  Charmeux Eveline

  
A l'instar d'autres lieux, l'École est pavée de bonnes intentions. Depuis toujours. Par exemple, celle qu'évoque le titre de ce billet était déjà préconisée par les Instructions Officielles de 1925 ! Depuis, elle est régulièrement reprise, réaffirmée, revendiquée, par toutes celles qui ont suivi... avec une constance qui n'a d'égale que la pauvreté du résultat obtenu. La preuve : aujourd'hui, à tous les échelons de la société éducative, on redécouvre sa nécessité, rendue particulièrement éclatante avec ce qui se passe actuellement.

Ce résultat ne peut pourtant pas être imputé aux collègues, tous profondément convaincus du bien-fondé d'un tel objectif. Alors pourquoi n'y arrive-t-on pas ?


Le problème, c'est que développer l'esprit critique chez tous les élèves est certes une jolie formule, forte, qui fait bien, mais si abstraite et si vague qu'elle empêche d'en voir les implications dans le concret, et d'admettre à quel point les pratiques courantes sont en contradiction avec elle.
En fait, on retrouve ici l'un des problèmes majeurs de la formation des enseignants, bien connu des vieux formateurs dont je suis, et fort mal traité en formation, celui de la cohérence entre les buts et les moyens.
 
Dans la stratégie des Ecoles Normales de jadis, on exigeait des normaliens qu'ils indiquent, en haut des fiches de préparation de leurs leçons dites "d'essai", l'objectif visé. Ce qu'ils faisaient tous avec la plus charmante des docilités. Sur la fiche, s'ensuivait alors un descriptif d'activités plus ou moins intéressantes, mais dont les rapports avec l'objectif annoncé restaient souvent obscurs. Et lorsque je demandais à l'auteur de me préciser en quoi ces activités lui semblaient de nature à atteindre les buts prévus, on me répondait par un regard lourd d'étonnement, quelque peu réprobateur, comme si ma question frôlait l'indécence.

C'est que, entre les buts et les moyens, doit s'installer un lien de cause à effet qui n'a rien d'évident. Il ne peut être que le résultat d'une analyse comparée des uns et des autres, mettant en relation les conditions exigées par la réalisation de ceux-là, avec les ressources et actions possibles de ceux-ci. 
Ce type de raisonnement est insuffisamment enseigné, et surtout, quand il l'est, c'est souvent trop tard. Quand les formateurs y pensent à l'IUFM ou dans les ESPÉ — ce qui, de surcroît, n'est pas toujours le cas — les habitudes prises dans la scolarité rendent inopérant ce travail.
Essayons de creuser un peu.

Premier constat : l'esprit critique n'a rien à voir avec l'esprit DE critique, qui, lui, est bien vivant chez nos élèves. Il faut dire que c'est souvent celui qui a fonctionné en classe, et pas seulement chez les élèves. 
J'ai souvenance du prof de philo que j'avais en terminale, une vieille demoiselle, très "vieille France", vêtue de dentelles sous son chignon gris, (qui, pour l'anecdote, répondait au nom de mademoiselle Hury, nom aux effets un peu gênants en cas d'absence, lorsque le délégué de classe annonçait joyeusement "Hury n'est pas là"). 
Ses cours étaient à deux temps, comme la marche à pied : 1) Présentation d'un philosophe et de sa théorie ; 2) Critique de cette théorie. Si bien qu'à la fin du cours, du philosophe et de sa théorie, il ne restait plus qu'un petit tas de cendres. Heureusement que j'ai eu par la suite d'autres professeurs de philo (Michel Alexandre et Gaston Bachelard, entre autres) qui, eux, m'ont appris à faire la différence entre "critiquer en analysant" et "critiquer en démolissant"...
L'esprit critique, tous les dictionnaires le rappellent, se reconnaît au fait de n'accepter aucune assertion sans s'interroger et se documenter d'abord sur sa valeur. C'est le doute méthodique cher à Descartes, celui qui refuse à la fois la certitude issue de la croyance, et la méfiance systématique. C'est le discernement, dont La Bruyère disait qu'il est aussi rare que les diamants et les perles. C'est le contraire de l'amalgame, des jugements spontanés et des idées reçues.
Second constat en forme de question : dans les pratiques courantes, officielles, des classes, (si on laisse de côté celles des collègues des mouvements pédagogiques, bien minoritaires et si peu soutenues), où trouve-t-on de quoi développer une telle forme d'esprit ?
Tout ce qui s'y passe habitue au contraire. 
Comme ils pensent qu'il leur faut transmettre des savoirs, comme on transmet son argenterie, les professeurs préparent d'admirables cours, si solidement construits et nourris, qu'il n'y a rien d'autre à faire qu'à les écouter, les croire sur parole, les mémoriser comme autant de prières, et les réciter aux moments opportuns. Ce qu'attend le professeur qui interroge, c'est que l'élève fournisse la bonne réponse, la justification étant en général jugée inutile si cette réponse est bien la bonne.

Résultat, les élèves ne sont nullement habitués à justifier leurs réponses : un étudiant, qui vient de répondre convenablement, est extrêmement surpris qu'on lui demande de justifier sa réponse. Quand on travaille avec des étudiants adultes (qui veulent devenir enseignants, qui plus est !), on est surpris et même bouleversé de voir à quel point ils ont intégré l'idée que la certitude doit être le résultat des apprentissages, que la preuve est inutile et que le doute est toujours une preuve d'ignorance. Des théories différentes, des interprétations diverses, sont perçues par eux comme des perturbations insupportables, qu'il faut normaliser au plus vite.
Par exemple, la principale préoccupation de ceux qui préparent le CRPE (le concours de professeur des écoles) est de savoir quelle théorie grammaticale il faut CHOISIR pour le réussir. Et l'idée qu'il faudrait présenter les divers types de réponses possibles est reçue comme une proposition farfelue presque incompréhensible...
Or, l'esprit critique, le discernement, c'est justement la connaissances des diversités, de leurs différences, avec le besoin de les analyser en les comparant, pour les comprendre et savoir d'où elles viennent. Seul un tel travail d'analyse comparée peut permettre, si besoin est, de choisir ensuite, de façon strictement personnelle, en toute connaissance de cause.
Troisième constat : avoir de l'esprit critique est aussi une des facettes de l'honnêteté. Oser se méfier de ce qui est dit sans preuves, dont la véracité ne peut pas être vérifiée, même si c'est un spécialiste qui le dit ; oser se méfier des généralisation hâtives, que l'on trouve dans les manuels d'orthographe et de grammaire où une règle est dégagée d'un ou deux exemples... Quand ils ont appris ainsi, à croire sur parole, comment s'étonner qu'ils pratiquent si facilement les amalgames ?

J'ai toujours rêvé d'entendre un jour des élèves dire au professeur : "Qu'est-ce qui prouve que ce que vous dites est vrai ? D'où viennent vos règles d'orthographe et de grammaire ? Comment sait-on que Clovis pensait cela ? Qui et comment a pu mesurer la hauteur du Mont Blanc ? " etc. etc.
Si je dois croire sur parole ce que dit le professeur, pourquoi ne devrais-je pas croire ce que disent d'autres personnes, qui affirment le contraire, et qui sont justement beaucoup plus plus proches de moi, qui ont mon âge, qui parlent mon langage, et qui ne sont pas en train de me juger, ni de m'évaluer ?
Si l'on veut que disparaisse ce type de raisonnement, évidemment tenu par plus d'un jeune (pas uniquement djiadiste, en plus !), il faut que l'école change d'abord sur ce point. Que tout apprentissage en classe soit d'abord un TRAVAIL, à la fois personnel et collectif, de rencontres avec des projets, des lectures, des événements, des découvertes et des échanges entre pairs. Pour pouvoir apprendre, il faut agir ; il faut être étonné de ce qu'on observe; il faut avoir des choses à faire et ne pas y arriver... C'est tout cela qui va engendrer des questions auxquelles l'enseignant pourra répondre, et son cours prendra un sens qu'il ne peut pas avoir, tant que les enfants ne se sont pas colletés avec des problèmes à résoudre. Freinet disait que répondre à des questions que les élèves n'ont pas posées et auxquelles ils n'ont jamais pensé, c'est les empêcher d'apprendre.

Contrairement à ce que d'aucuns prétendent, ce n'est nullement nier l'importance du professeur : c'est lui rendre sa place. Un cours n'est pas une conférence : c'est une situation organisée par le prof pour inviter les élèves à découvrir des difficultés qui les intéressent et à s'y heurter (on apprend quand on se heurte), et leur permettre de trouver les réponses qui les aideront à transformer ce qu'ils savaient, à l'enrichir et le consolider.
Il faut que l'école cesse de confondre information et apprentissage. L'information est nécessaire à l'apprentissage, mais jamais en première étape.
Quatrième constat : cela implique aussi qu'on cesse de transmettre les savoir comme des données définitives, qui seraient apparues comme ça, toutes seules, sans faire connaître aux élèves les innombrables tâtonnements et réajustements qui ont abouti à ce qu'on sait aujourd'hui. La connaissance de l'histoire des savoirs n'est pas une discipline à part, qu'on aborde plus tard, en terminale. Elle doit accompagner, dès l'école primaire, leurs apprentissages, parce qu'elle est un puissant facteur de relativisation des "vérités", comme de l'erreur : en tout domaine scientifique, ce qui est une "erreur" aujourd'hui, était la vérité avant-hier, et la "vérité" d'aujourd'hui sera peut-être une erreur demain.

Facteur de relativisation de ces données, elle est donc aussi un facteur de dédramatisation du travail scolaire, et contribue à lui rendre une sérénité affective dont on sait qu'elle est essentielle à la réussite.
Cinquième constat : Cela implique enfin que les élèves apprennent très tôt à analyser une argumentation, à caractériser les arguments qu'elle utilise, à repérer les présupposés sur lesquels ils reposent, à se méfier de ceux qui agissent sur l'affectif, et qui impressionnent, par leur assurance ou leur prestige, et qu'on ne peut pas vérifier. Le respect que l'on doit à la personne d'un supérieur, n'engage en rien la soumission à ses idées et ses affirmations, si elles ne sont pas solidement argumentées. Analyser et comparer sans relâche, se documenter toujours, sans jamais se contenter de sa propre pensée. Certes, il faut penser par soi-même — c'est aussi une définition de l'esprit critique — mais en nourrissant sa pensée de lectures et d'échanges.

Un apprentissage, quel qu'il soit, est fait essentiellement de ces trois activités : lire des travaux multiples, les analyser et les comparer. 
De telles activités sont excessivement rares en classe : trop difficile, trop long ; on n'a pas le temps.!
Alors, s'il n'est pas donné, ce temps, IL FAUT LE PRENDRE.
Sans ce travail, l'étude des programmes n'aura que très peu de pouvoir éducatif. Il faut absolument — c'est urgent — que l'école soit claire sur la différence croire / savoir, et qu'elle sache situer l'un et l'autre aux places qui sont les leurs. Pour le premier, la place n'est assurément pas à l'école.

D'autre part, SAVOIR demande du temps (beaucoup !) ; CROIRE n'en demande que très peu. La tentation est grande de choisir ceci plutôt que cela, mais les conséquences de leur confusion sont graves — pas seulement à long terme, on le voit aujourd'hui. 
Il est temps que l'école comprenne enfin qu'elle ne peut pas se dire laïque, capable de développer l'esprit critique et la liberté de penser, en continuant d'enseigner le catéchisme...
Eveline Charmeux, professeur honoraire, ex-chercheur en pédagogie du français

Dernière modification le jeudi, 29 septembre 2016

http://educavox.fr/formation/analyse/developper-l-esprit-critique

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Vous connaissez sûrement des gens qui réfléchissent trop, qui se posent trop de questions, c'est peut-être même votre cas ! Quoiqu'il en soit, l'article suivant vous aidera sûrement à comprendre mieux ce qu'il se passe dans leur tête.



14 choses que seules les personnes qui réfléchissent trop comprendront : 

1. Quand ils disent "je suis désolé", ils sont vraiment désolés. Si ils sentent qu'ils vous ont fait du mal, ce que vous ne voyez pas, ce sont les heures qu'ils passent à repenser à chaque détails de votre dispute. Et que vous acceptiez leurs excuses ou non, ce ne sera pas oublié de si tôt. 

2. Ce ne sont pas des maniaques du contrôle, ils ne font que penser. Beaucoup. Pas besoin de les rappeler dès que vous êtes dehors, mais sachez dans leurs têtes ils imaginent des tas de scénarios horrible, dont ceux dans lesquels vous les trompez. Ou vous mourrez. Eh oui, s'ils tombent sur votre boîte vocale, ils ne pourront pas s'empêcher de penser que vous n'êtes peut-être plus en vie. 

3. Leurs pensées et leurs capacités critiques sont au point. Non vraiment, ils sont maîtres dans l'art d'interpréter ce que les gens veulent vraiment dire par ce qu'ils disent. 

4. Mais leurs amis ne semblent pas beaucoup apprécier nos facilités en la matière. Vous finissez toujours par dire "tu penses trop, tu te poses trop de questions", quand ils vous disent qu'ils ont trouvé ce qu'une chose signifiait réellement. 

5. Dormir est probablement la chose la plus difficile de leur vie. Etre allongé en silence dans l'obscurité sans aucune distraction possible les plongent immédiatement dans des tas de pensées. 

6. Si quelqu'un les unfollow sur Instagram ou les retire de ses amis sur Facebook, ils ne lâcheront pas l'affaire jusqu'à qu'ils aient trouvé qui c'était, et pourquoi. 

7. Ils suppriment les SMS, hésitent à envoyer des emails et des messages Facebook, suppriment et réécrivent les tweets. Et tout ça car sans faire exprès ils auraient pu écrire un chose qui n'a pas vraiment le sens voulu. Cela leur prend des lustres pour rédiger un message important. Enfin, n'importe quel message en fait... 

8. Quand ils sortent ils peuvent être au coeur de la soirée - si c'est une bonne soirée évidement (et qu'il y a assez d'alcool), ils vivent le moment présent. Jusqu'à la gueule de bois. Le lendemain, ils ont très peur de ce qu'ils auraient pu dire à cette personne. Ils préféreraient mourir plutôt que d'avoir fait les idiots devant elle. 

9. Bien sûr, chaque douleur qu'ils ressentent les pousse à imaginer le pire des scénarios. Ils ont besoin de quelqu'un qui a vécu la même chose pour les réconforter et les rassurer. 

10. Ils ne peuvent pas se contenter du minimum. Ils sont convaincus que s'ils s'attardent encore et encore sur des détails, ils pourront mieux analyser et comprendre la situation dans laquelle ils se trouvent. 

11. Ils envoient souvent des captures d'écran de choses qu'ils ont vu, des détails qu'ils ont remarqué, etc... Ils ont besoin d'autres avis. 

12. Ils apprécient faire des pauses dans leurs têtes de temps en temps. Si quelqu'un les emmène dans un endroit suffisamment stimulant pour que pour une fois ils n'aient pas à faire d'introspective, ils l'aimeront et lui en seront reconnaissant pour toujours.

13. [size=15]"Qu'est-ce qu'il veut dire par 'on se voit bientôt' ? Que veut dire 'bientôt' ? Genre bientôt bientôt ? Ou 'bientôt' ?"
 Ils aiment quand une personne leur rend la vie un peu moins compliquée en leur disant directement ce qu'elle pense, sans tourner autour du pot.

14. S'ils rencontrent quelqu'un qui réussit à les faire vivre l'instant présent, sans se poser de question, sans réfléchir, ils le verront cette personne toute leur vie, du moins le plus longtemps possible. 

Dorénavant, vous aurez peut-être une autre vision des choses quand vous serez face à ce type de personnage ![/size]


http://www.demotivateur.fr/article-buzz/14-choses-que-seulss-les-personnes-qui-r-fl-chissent-trop-comprendront--1967



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Re: November's Girl and roses

Message par I am so sure le Lun 7 Nov 2016 - 14:57

3 L'être réfléchi ou être intime
Présentation
Nous avons la capacité de réfléchir pour savoir qui nous sommes. Nous ne parlons pas de la réflexion qui dégage des rapports de cause à effet. Nous envisageons le sens littéral du mot : nom féminin indiquant qu'une action revient sur le sujet qui la crée. 
L'acte de retour sur soi n'est pas spontané. Il est même une affaire à éviter tant la douleur qui l'accompagne est désagréable. La douleur est la réaction biologique qui nous avertit que quelque chose est en train d'attenter à la stabilité de notre structure. Revenir sur soi c'est effectivement remettre en cause sa propre structure. Et pourtant, surmonter cette douleur initiale est la seule chance que nous ayons de (1) dépasser nos souffrances (2) voir clair dans nos habitudes et par là même d'arracher, si nous le voulons, une parcelle de liberté à nos déterminations.
Comment faire pour s'apprendre ? 
Certaines personnes parviennent à s'apprendre directement en se regardant être. Elles ont développé leur oil intérieur, "ils se sont fait voyants" (Rimbaud). D'autres ont besoin du regard du prochain ou plus simplement ils ont besoin de l'observer, de le regarder être et agir. Ceux qui, parmi ces derniers, ont poussé le regard au-delà de leur propre affect se rendent compte que ce qui les éclaire le plus c'est ce qui, en l'autre, les irrite.
Dans ce chapitre, c'est à un début de prise de conscience de vous que nous vous convions. Si vous le voulez bien, répondez au petit questionnaire qui suit. Il vous aidera à situer votre "empire intérieur" par rapport aux quatre catégories de personnes que nous vous livrons par la suite.

3.1 Questionnaire

Le questionnaire accessible en cliquant sur le lien qui suit, vous permet de déterminer votre "catégorie d'être". Il s'ouvrira dans une autre fenêtre de navigateur (lien).


Et maintenant découvrez les caractéristiques des catégories d'êtres.
3.2 Les catégories d'êtres 

Ces quatre catégories constituent une synthèse personnelle s'appuyant sur plusieurs auteurs aux premiers rangs desquels se trouvent François Lelord et Christophe André. Bien évidemment, ces catégories ne sont pas exclusives, elles ne nous caractérisent pas pour toujours mais dépendent des circonstances. 
Aucun de nous ne fonctionne d'une même façon toute sa vie, en toutes circonstances et quelque soit l'état d'esprit du moment. Personne n'est à l'abri de fluctuations même si pour certains ces variations sont plus importantes et/ou plus durables. Pourtant nous avons une tendance dominante correspondant à une catégorie. L'objet du petit questionnaire est de repérer cette dominante. 
Pour ce faire, il s'appuie sur le rapport que nous avons à notre être biologique (au sentiment et à l'action), social (aux autres) et réfléchis (à soi). En faisant la part de la réflexion et du sentiment, il permet de dégager l'importance relative prise par nos "deux derniers" cerveaux.
3.2.1 Catégorie 1 : Les universels 

L'être réfléchi : le rapport à soi 

Ce sont des personnes qui s'aiment. Elles sont conscientes d'elles-mêmes et ont réfléchi aux valeurs qui les animent. Elles ont, en conséquence su prendre de la distance par rapport aux valeurs sociales qui leur ont été inculquées. Ces personnes se gardent souvent un moment pour prendre de la distance au monde et revenir à elles et à leurs valeurs. 
les buts poursuivis : Elles sont peut être les seules personnes à ne pas chercher le pouvoir ou la gloire mais leur préfère le bonheur intime et le dépassement de soi.
L'être social : le rapport aux autres

les buts poursuivis
- vis à vis des autres : ce sont des personnes qui recherchent à s'enrichir des points de vue des autres. Pour ce faire elles les incitent à s'exprimer, à donner leur avis. Elles font preuve d'une écoute rationnelle et d'une capacité unique à sortir d'eux-mêmes pour se mettre à la place de l'autre, pénétrer son point de vue. Elles peuvent provoquer la discussion par un sujet banal, un geste rituel. 
Le mode de discussion préféré est celui de l'intimité ; la relation privilégiée celle à travers laquelle se manifestent les sentiments de tendresse et d'affection. Le but de la relation n'est pas travesti. Il se conçoit comme un moment de partage qui apporte une grande satisfaction aux personnes qui les vivent car elles se sentent alors reconnues pour ce qu'elles sont réellement.
- vis à vis d'elles même : ces personnes pratiquent peu d'auto promotion, peu de justifications par rapport aux critiques ou aux échecs mineurs mais se disent telles qu'elles sont. 
impression d'ensemble : Il s'agit de personnes agréables, à l'aise avec tout le monde ; appréciées pour leur sympathie, leur spontanéité et leur joie de vivre. 
en cas de "pépin" : Ces personnes acceptent le conflit sans y mettre leur affectif. Elles ne se décontenancent pas facilement face à l'adversité et gardent une cohérence dans les propos et les conduites que le contexte soit favorable ou défavorable.
L'être biologique : le rapport aux sentiments et à l'action 

le rapport à l'action 
Ces personnes sont à la recherche de l'action, de ce qui fait d'elles plus qu'elles. Dans ce rapport à l'acte, elles mettent systématiquement en pratique la recommandation du philosophe stoïcien Sénèque : "Faisons la différence entre ce qui dépend de nous et ce qui ne dépend pas de nous". Dans ce qui dépend de nous agissons de notre mieux ; pour le reste, n'y prêtons pas attention.
Pour ces personnes ce qui arrive dépend d'elles. Elles ont même tendance à pousser cette attitude plus loin que les seuls faits le donnent à voir. C'est qu'elles savent que ce n'est qu'à condition de se dire responsables qu'elles pourront changer les choses. Pour mettre en oeuvre et réussir le changement elles mobilisent leur énergie dans un but concret, défini, déclaré et mesurable. Leurs choix reposent sur une analyse objective des situations prenant en compte un nombre suffisant de paramètres. Plus encore, leurs attitudes font toujours références aux valeurs qui les animent. Après la réflexion, elles prennent les décisions. 
Pourtant elles n'oublient pas la deuxième partie de l'adage et acceptent en conséquence de ne pas tout maîtriser. En outre, elles prennent les risques inhérents à toute entreprise et accueillent l'échec comme un moyen d'apprendre.
le rapport aux sentiments
Ces personnes ont appris à prendre de la distance par rapport au ressenti. Même si, ils leur arrivent de vivre la colère et la douleur, ce n'est jamais pour longtemps.
En résumé les "universels" sont des personnes solides et intègres. Le premier risque inhérent à cette intégrité est d'accorder tant d'importance aux valeurs qui la supportent que les personnes en oublieraient celles des autres. Par ailleurs, l'intégrité des valeurs ne dit rien de leur élévation morale. Ce qui fait que ces personnes sont ou non des êtres universels c'est la synthèse qu'ils réalisent entre leur appartenance à la communauté des êtres sensibles et la tolérance voir l'amour des différences. Sans ces deux aspirations, ils ne sont que des obstinés.
http://www.volodalen.com/15psychologie/psychologie40.htm

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Re: November's Girl and roses

Message par I am so sure le Lun 7 Nov 2016 - 14:57

3.2.2 Catégorie 2 : les toxiques 

L'être réfléchi : le rapport à soi 

Nous avons qualifié ces personnes de toxiques mais nous aurions pu les appeler faussaires parce qu'elles se trompent elles mêmes. Elles ne s'aiment pas et font tout pour se faire croire l'inverse. Ces personnes se cachent leur être réel, cherchent à se persuader. Par conséquent le véritable retour sur soi de ces personnes est inexistant. Sauf si la nécessité arrive.
L'être social : le rapport aux autres 

les buts poursuivis
Vis à vis des autres, l'objectif de ces personnes est très simple : tout posséder, objets comme humains. Le rapport aux autres se réduit à cette fin. Ils cherchent à s'imposer, à imposer leur système de valeurs, à montrer qu'ils sont là et qu'ils sont les meilleurs. D'ailleurs tout dans leur monde s'organise autour des rapports de compétitivité, de classement et de pouvoir. Les êtres sont forts ou faibles, bons ou mauvais, supérieurs ou inférieurs, dominants ou dominés. Dans cette optique l'autre est vécu au mieux de manière neutre, au pire comme un agresseur potentiel ou une brebis égarée. De cette recherche de pouvoir et de cette vue des autres découlent l'ensemble des rôles pris par ces personnes. Et en premier, le rôle de l'être extraordinaire.
Le séducteur démago 
Les toxiques cherchent avant tout à emporter l'adhésion, à plaire en se présentant sous un jour favorable. Pour ce faire, ils pratiquent l'auto promotion. Faire sentir que l'on sait tout sur tout, que l'on peut tout sur tout, que l'on a vécu des choses extraordinaires, "en mettre plein la vue" ; rien n'est de trop pour parvenir à établir l'importance de sa personne. Dans une rencontre, ils monopolisent le temps de parole, attirent l'attention sur eux, parlent beaucoup d'eux. Bien sûr l'écart entre ce qui est dit et la réalité est béant. Les faussaires créent un fossé entre la valorisation auto prononcée ou provenant des parents et les compétences qu'elles ont réellement.
Malheureusement à force de répéter des salades, ces personnes finissent par se persuader. Ils sont rapidement convaincus d'avoir toujours raison, d'être les plus forts. Cette tendance à la mythomanie, à raconter des absurdités plus grosses qu'elles et à y croire, les enferme plus encore dans leur comportement initial.
Ce comportement consistait, rappelons-le, à s'imposer. Après s'être valorisé, le deuxième moyen d'y parvenir est de rabaisser les autres.
Le persécuteur 
Le persécuteur cherche à montrer qu'il est le plus fort en faisant sentir à son interlocuteur son infériorité et son inaptitude. Les stratégies de dévalorisation employées sont subtiles mais tournent souvent autour de la critique de tout ce qui vient de l'autre et de la recherche des défauts. Ces personnes cherchent constamment les défauts de ceux qui les entourent, leurs erreurs, leurs imperfections. Elles passent leur temps à critiquer, à faire des reproches et des remontrances. Elles n'arrêtent pas de parler des choses qui ne vont pas. 
Par ce comportement, elles savent qu'elles vont directement enlever de la valeur à autrui mais aussi qu'elles peuvent l'amener à culpabiliser.
Pour créer le sentiment de culpabilité, les faussaires sont amenés à émettre des jugements négatifs, en se plaçant aussi bien sur le terrain des valeurs, de la loi, que de l'affectif. A cette fin, elles peuvent éventuellement jouer le rôle de victimes d'un système ou de personnes qu'elles remettent par-là même en cause. Pour culpabiliser l'autre, elles peuvent également se mettre à bouder. En ce sens, ces personnes sont des voleurs d'humanité par leur tendance à altérer l'amour de soi de leurs victimes.
Le sauveteur
Parfois la persécution prend l'allure d'un secours. Le persécuteur devient sauveteur, il aide autrui, le conseil, lui offre des cadeaux. non pour le secourir mais pour renforcer sa dépendance. Le persécuteur est, dans ce registre, persuadé d'être indispensable, il se propose de venir au secours de tout le monde - mais apporte surtout son aide, fait des cadeaux pour pouvoir ultérieurement se plaindre du manque de reconnaissance des personnes qu'il a secourues -. 

En dépit de tout le mal qu'elles peuvent faire, ces personnes sentent bien qu'elles ont besoin des autres, c'est pourquoi elles veulent sentir qu'on les aime.
L'être fragile 
Ces personnes veulent sentir le regard positif des autres ce qui suppose de savoir ce qu'ils pensent d'elles. Pour ce faire, le séducteur passe par deux comportements. (1) Il observe l'effet qu'il produit sur les autres (2) Il se met en permanence sous pression : je dois plaire, avoir toujours raison, avoir de la répartie. Il fait des efforts permanents pour maintenir son rang et son image, ce qui montre que sous son apparence de dominant, le faussaire est le plus fragile des êtres. Il est très vulnérable à l'échec et au rejet.
Souvent, ces personnes connaissent des passages de "boursouflure du moi" et d'états quasi dépressifs. Les passages de boursouflure semblent être des tentatives visant à empêcher la dépression de s'installer. Il est pensable que les sentiments narcissiques témoignent d'un sentiment d'insécurité avoué ou non quant à sa propre valeur. 
Au niveau du sentiment, les tentatives répétées pour "se sauver de ce mal-amour de soi", se traduit vis à vis des autres par des réactions de colère dès qu'ils émettent une remarque négative à l'encontre de leur personne où qu'elles rencontrent une situation d'échec. Le sentiment dominant est l'agressivité, la haine, mais aussi la peur de ne pas tout maîtriser. 
Dans le même profil psychologique existent les intro et extravertis, le fonctionnement est le même mais les introvertis ne s'expriment pas ouvertement ou alors exceptionnellement, mais avec vigueur.
L'être biologique

Le rapport à l'action 
Ces personnes peuvent être amenées à rechercher des situations favorables c'est à dire des situations où les chances de réussite sont importantes. Si toutefois elles se lancent dans une aventure risquée, elles prennent leurs précautions pour ne pas en sortir amoindrie en cas d'échec. En quoi consistent ces précautions. A ne jamais avoir à endosser la responsabilité d'un échec et à s'assurer les lauriers de la réussite.
Pour ces personnes, tout échec est imputable aux autres, à la malchance, à un complot contre lui. en fait à des causes extérieures à sa personne. En revanche, toute réussite leur revient de fait. Cette attitude demande de la préparation. Avant une situation "risquée", vous entendrez ces personnes dire à qui veut bien entendre : je n'ai pas préparé l'examen ou je ne me suis pas entraîné. sous-entendu, comme ça si je rate je ne remets pas en cause mes qualités mais seulement mon travail, et si je réussis c'est vraiment que je suis très fort. Cette attitude est renforcée par la valeur sociale des pays latins qui favorise la réussite par le don. A l'inverse, les pays anglo-saxons déclarent que le seul endroit où la réussite précède le travail, c'est dans le dictionnaire. 
Le rapport aux sentiments 
Haine, colère, agressivité, douleur mais aussi joies profondes, impression de contentement sont le lot quotidien des toxiques. Ils sont des êtres éminemment affectifs.
Origine et véritable psychologie 
L'attitude de ces personnes provient d'un manque d'amour et de confiance en soi qu'elles essayent de palier par une attitude opposée. Au plus profond d'elles-mêmes, elles manquent totalement de confiance en elles. Afin de palier à cette absence d'assurance, elles tentent de se prouver à elles-mêmes et aux autres qu'elles sont très sûres d'elles. Crainte de l'échec, sentiments internes de rébellion et de trahison caractérisent ces personnes.
Ce qu'on peut leur dire ou faire avec eux 
Ces personnes peuvent susciter le rejet tant elles paraissent imbus d'elles-mêmes, dédaigneuses des autres. On pense souvent que cette attitude provient d'une grande assurance en soi ajoutée à une méchanceté naturelle. Si vous croyez qu'il n'en est rien, vous pouvez essayer les phrases qui suivent. 
" Vous savez vous n'êtes pas obligés de me plaire." 
"On a le droit de ne pas avoir toujours raison et d'avoir de la valeur quand même". 
"Tu as le droit de reconnaître tes torts sans pour autant perdre la face."
"Tu es organisé, perfectionniste, ordonné, méthodique, réfléchi, tu peux valoriser ces côtés positifs et devenir quelqu'un de très apprécié car tu inspireras confiance."
3.2.3 Catégorie 3 : les craintifs 

L'être réfléchi : le rapport à soi 
Les craintifs sont des personnes qui, pour des raisons diverses ne s'aiment pas mais qui en ont conscience et cherchent à changer. Elles ont généralement une assez bonne connaissance d'elles même.
L'être social : le rapport aux autres 
Les craintifs ont un grand besoin d'approbation par les autres. Leur but est d'être appréciés, aimés de tous et surtout de ne pas être rejetées. Pour cela, ils s'emploient à ne pas prendre le risque de :
1contredire. Ils ont tendance à se faire oublier. Ces personnes veulent éviter le conflit à tout prix, ils fuient les contradictions au profit des situations sans problème. 
2se faire remarquer et même d'émettre une position personnelle. Ils se caractérisent par une attitude générale de dépendance, de soumission et de complaisance. Ils se rallient à l'avis général, font partie des gens dont on dit qu'ils sont sans personnalité. 
Ces personnes ont tendance à être crédules, à se laisser facilement abuser. Leur soumission est poussée jusqu'au point de se laisser entièrement influencer, diriger par d'autres personnes. Il est aisé d'abuser de ces personnes dans la mesure où chacun sait qu'elles n'osent jamais refuser ou contredire. 
Ces personnes arrivent à se relâcher si elles se sentent acceptés, mais se braquent rapidement dans le cas contraire...
Le regard d'autrui est le frein à toute initiative des craintifs, il est le grand ordonnateur du rapport à autrui comme à l'action.
L'être biologique : le rapport à l'action et aux sentiments 
"Si je ne prends pas d'initiative je ne risque pas l'échec". Tel est le sentiment dominant des craintifs par rapport à l'action. Ces personnes fuient les responsabilités, refusent les initiatives. Elles n'aiment pas et sont parfois incapables de décider seules.
En cas d'échec leur souffrance est profonde tout en restant discrète alors que leur triomphe reste modeste. 
L'affectif de ces personnes affleure, leur humeur est très fluctuante et peut passer rapidement de la joie à la dépression. Si nous les avons appelées "les craintives", c'est qu'elles ont une peur viscérale d'être rejetée.
Ce qu'on peut leur dire ou faire avec eux 
Tu es tolérante, conciliante et agréable. Ces aspects font de toi une personne charmante, sociable et facile à vivre.
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Re: November's Girl and roses

Message par I am so sure le Lun 7 Nov 2016 - 14:58

3.2.4 Catégorie 4 : les résignés 

L'être réfléchi : le rapport à soi 

Le moins que l'on puisse dire c'est que ces personnes ne s'aiment pas. Elles ont un rapport à elles toujours négatif. Elles se regardent beaucoup mais ne se trouvent jamais bien, éprouvent même un sentiment de haine envers elles. Elles entretiennent leur "critique intérieur" qui fait d'elles les plus mauvaises des personnes. Bien qu'elles se regardent, elles ne se connaissent pas et s'estiment loin de leur valeur réelle par dévalorisation mais aussi parfois par surévaluation. Et de tout cela, elles pensent ne jamais pouvoir sortir, elles sont résignées.
L'être social : le rapport aux autres
Leur attitude vis à vis des autres vient du regard qu'elles portent sur elles. Ces personnes ont un sentiment d'infériorité, une sensation désagréable de n'être pas digne d'avoir de l'importance aux yeux des autres. Et pourtant elles ont besoin de l'approbation d'autrui. 
La conséquence de ce "dégoût" de soi et de cette envie d'être reconnue est un comportement de retrait, de conformisme poussé. Sans cesse repliées, elles éprouvent les plus grandes difficultés à s'affirmer, à donner leur avis, à dire non. Par peur du rejet, elles ne prennent jamais le risque d'un conflit. Cette tendance au conformisme s'accroît d'autant plus que l'estime que la personne se porte est rabaissée. Elles sont soumises pour acheter l'approbation des autres. Sur ce point, elles diffèrent peu des "craintifs". Elles aussi ont peur du jugement des autres. 
Elles tentent tout de même d'utiliser des stratégies pour se revaloriser ; attirer l'attention pour qu'on reconnaisse leur valeur. Elles peuvent, par exemple, jouer le rôle de victime, se plaindre et chercher alors en complément une personne jouant le rôle de "sauveteur". Elles recherchent la consolation venant du fait d'être plaint mais peuvent aussi l'imaginer. Elles peuvent ainsi se représenter leur propre enterrement ou celui d'un proche pour que les gens les pleurent, les regrettent, se disent "c'était quelqu'un de bien quand même".
L'être biologique : le rapport à l'action et aux sentiments 

 rapport à l'action 
Ces personnes ont intégré le fait qu'elles n'étaient bonnes à rien, qu'elles "n'y arriveront jamais". Comme une action n'est que l'occasion d'un désastre de plus, elles n'agissent pas. Elles hésitent, n'osent pas choisir car choisir c'est éliminer des possibles, et éliminer c'est risquer de se tromper. En conséquence, elles fuient les responsabilités, remettent les choix à plus tard. 
Quand elles agissent, l'objectif de leurs comportements est de prévenir l'échec plus que rechercher la réussite. Elles choisissent des objectifs extrêmement simples ou beaucoup trop difficiles à réaliser. Elles se débrouillent pour reproduire des comportements déjà connus, évitant ainsi l'incertitude liée à l'innovation. C'est qu'elles doutent fortement de leur capacité à faire face aux imprévus, aux aléas de la vie. Et pourtant, qu'elles aimeraient bien connaître la réussite ! Mais le tribu à payer - conflit, compétition - est trop lourd, trop déstabilisant. 
C'est que l'échec leur est personnellement imputable alors que la réussite est le fait du destin. 
rapport aux sentiments
Désespoir, lassitude, abandon, pessimisme, défaitisme, sont le lot quotidien des résignés. La douleur les accompagne. La prédominance des sentiments négatifs se fait sentir dans le rapport au futur. Ces personnes anticipent le malheur ; vivent dans la peur. Même les bons moments sont suspects. Elles ne s'autorisent pas à savourer les plaisirs de la vie sachant qu'ils prendront fin. Elles s'interdisent le bonheur de l'instant pour ne pas se sentir trop malheureuses ensuite. Cette anxiété exacerbée se rencontre également chez les faussaires et les craintifs. La peur est d'ailleurs ce qui conduit la vie de la majorité des êtres humains.
Ce qu'on peut leur dire ou faire avec elles 
Utiliser des méthodes où l'on s'entraîne à l'aide d'exercices et de jeux de rôle à affirmer et à défendre calmement son point de vue.
En dépit de leur caractère simplificateur, les quatre catégories représentent effectivement les dominantes de nos comportements. Certains sont craintifs d'autres faussaires. On peut d'ailleurs se demander pourquoi ! Qu'est ce qui a fait que nous sommes devenus faussaires, craintifs ou résignés?

3.3 Ce qui détermine l'amour que l'on se porte 

Les trois catégories dont il est question on en commun de ne pas s'aimer. Pourquoi en est-il ainsi ?
Les attitudes de l'entourage et particulièrement des parents 

Le fait de ne pas encourager, renforcer, rassurer, toucher les enfants. Plus généralement, l'absence d'affection, d'intéressement. En réaction l'enfant aura tendance à se renfermer et/ou à utiliser diverses stratégies pour attirer l'attention, pour se faire valoir, pour se montrer digne de leur intérêt. 
Le fait de dévaloriser l'enfant par la critique directe ou plus subtilement par un maniement de l'ironie, de commentaires sarcastiques sur eux mais aussi sur les autres personnes. En effet, dans ce dernier cas, l'enfant intériorise qu'il est souhaitable d'être conforme au désir d'autrui. 
Le fait de surprotéger, d'être possessifs, de toujours dire "fais ça, va là." souvent associé à la critique "tu ne fais jamais rien par toi-même". 
Pour les personnes qui deviennent toxiques, le fait de s'intéresser à l'enfant en fonction de ses compétences seulement. Mais aussi le fait de surévaluer, de trop valoriser l'enfant.
Au-delà des seules personnes certaines circonstances de la vie peuvent nous marquer.
Les événements 
Le fait d'avoir vécu des événements ayant provoqué un sentiment d'absence de contrôle sur l'environnement (décès, état dépressif d'un parent, disputes entre parents.) génère une angoisse avec laquelle il faut réussir à vivre.
Nous sommes imprégnés de notre environnement c'est à dire des autres et des événements. Provoquant des émotions, cette relation à l'extérieur du corps nous a fait réagir. Nous avons pris des habitudes, développé des stratégies en réponse à ce que nous avons vécu. Ces habitudes nous ont été dictées par un besoin : se maintenir en vie, ne pas succomber au mal être ; et pour cela il nous a bien fallu nous protéger.

3.4 Se mentir, se protéger 

Toutes les attitudes de défense s'expliquent par le fait que (1) pour nous aimer nous avons besoin de l'approbation des autres (2) nous ne voulons pas vivre dans la douleur et le malaise. 

Très succinctement nous nous donnons certaines attitudes destinées à réaliser ces deux buts.
séduire ses interlocuteurs
La séduction répond au besoin de sentir que les autres nous aiment. La contrepartie est une sensibilité importante aux critiques. La seconde "limite" de la séduction est qu'elle rassure seulement quand elle reste superficielle. En effet, dès qu'il s'agit d'engager complètement sa personne il y a le risque de se montrer tel qu'on est réellement et donc de décevoir. 
Dans le registre de la séduction et du fait de faire envie la possession n'est pas la dernière des stratégies
posséder les êtres et les objets 
La possession des êtres et des choses répond à plusieurs besoins :
Nous nous assurons d'entendre de l'autre ce que nous avons envie d'entendre. Nous retrouvons le désir d'être aimé, adulé, reconnu.
Nous montrons que nous sommes capables d'agir efficacement ; de contrôler ce qui nous entoure. N'est ce pas faire preuve d'une action efficace que d'exercer son pouvoir sur autrui ? 
Nous pouvons susciter l'envie, l'admiration de l'autre ; non seulement de la personne possédée mais aussi de toutes les personnes qui peuvent voir combien on a une belle voiture, un blouson neuf et flamboyant.. Nous exploitons le plaisir d'être aimé pour ce que l'on a, plus que pour ce que l'on est. Et puis, tout ce qui nous distingue nous permet de renforcer l'amour que l'on se porte.
Quand bien même nous serions encore mal à l'aise, quand bien même les autres ne nous auraient pas donné ce que l'on attendait d'eux, il nous reste quelques portes de sortie pour nous préserver.
Rappelons-nous de ce que nous avons vu dans le chapitre consacré aux comportements. Face à un agent stressant, nous avons trois possibilités : ne rien faire - ce qui provoque le mal être -, fuir et lutter. Le premier comportement n'étant pas très utile, il nous reste les deux autres.
fuire ce qui est désagréable 
La fuite peut prendre la forme de mécanismes de défenses destinés à ne pas avoir à assumer ce qui peut être désagréable. Toute une palette de ces mécanismes existe parmi lesquels on trouve : l'évitement, le retrait, le déni (refus d'admettre), la banalisation (ce n'est pas grave) la projection (attribuer ses propres sentiments négatifs et difficultés aux autres), les fantasmes et la rêverie (imaginer sa réussite au lieu de la construire), la rationalisation (reconnaître mais attribuer à des causes extérieures); la compensation (fuir un sentiment d'infériorité en s'investissant dans d'autres domaines) le perfectionnisme (ce n'est pas assez bien), l'hyper contrôle de l'environnement (tout est ordonné, sans faille. comme si tout contrôler soignait les angoisses).
lutter 
L'agressivité à l'encontre des autres a pour objectif de supprimer la nuisance réelle ou éventuelle qu'ils sont susceptibles de nous causer. Cette agressivité peut prendre des formes physiques mais aussi se traduire par des attitudes psychologiques tendant à dévaloriser ces personnes, leur créer des problèmes.

Il faut bien voir qu'en employant ces stratégies, nous sacrifions notre propre évolution, notre liberté au profit d'un confort immédiat très relatif. 
Alors si nous décidons de continuer à changer, ce qui suit peut nous aider.

3.5 Changer et apprendre à s'aimer : se créer indéfiniment soi-même (Bergson) 

Nous avons déjà signalé que pour changer il convient d'augmenter l'amour que l'on se porte et le sentiment d'efficacité de nos actes. Cela ne se fait pas spontanément.
3.5.1 Les clés du changement
Nous avons résumé les étapes du changement dans le tableau suivant repris de André et Lelord.




















Domaines
Clés
L'être subjectif
Le rapport à soi
- Se connaître
- S'accepter et être honnête avec soi
L'être social
Le rapport aux autres
- S'affirmer
- Etre empathique
- S'appuyer sur le soutien social
L'être biologique
Le rapport à l'action
- Agir
- Penser positif
- Accepter l'échec

1Se connaître : Prendre conscience de ses capacités et limites. Pour mieux se connaître il est possible de faire un listing avec les contraires : j'aime/ j'aime pas, je connais/je connais pas, mes échecs/mes réussites, mes défauts/mes qualités. 
2S'accepter : assumer et changer. Quoi qu'on ait fait, quel que soit le déshonneur que l'on ait eu à subir, nous avons le droit de changer sans culpabilité, sans honte et sans remord. L'avenir nous pouvons le forger et ce d'autant plus que le seul fait de se connaître et d'admettre ce que l'on est, fait disparaître bien des tensions et s'ouvrir bien des horizons. Cela demande d'être honnête avec soi. Nous avons vu qu'il est parfois utile de se mentir pour protéger dans le court terme l'amour que l'on se porte. Nous avons rencontré de nombreux comportements - comme le déni - destinés à cette fin. Déni de ses émotions, de sa volonté de s'impliquer complètement dans un projet.
3S'affirmer : exprimer ce qu'on pense, ce qu'on veut, ce qu'on ressent tout en respectant ce que l'autre pense. S'affirmer nécessite de se respecter suffisamment pour se donner des droits face aux autres personnes. Or se donner des droits, c'est prendre le risque de déranger ou de déplaire à son interlocuteur. Quand on ne peut s'affirmer on utilise d'autres comportements relationnels : l'inhibé qui subit, l'agressif qui privilégie ses besoins et points de vue, mais néglige ceux des autres jusqu'au conflit ou à la menace. 
4Etre empathique : l'empathie est la capacité d'écouter et de ressentir le point de vue des autres, de chercher à le comprendre et à le respecter, même si l'on n'est pas totalement d'accord avec eux. "je comprends bien ce que tu veux dire, mais je ne pense pas forcément comme toi". Ce comportement permet d'être proche et aimé des autres, de s'affirmer car on écoute plus volontiers nos points de vue si nous nous sommes montrés capable d'écouter. 
5S'appuyer sur le soutien social : soutien d'estime (tu es quelqu'un de bien), soutien affectif (on est à tes côtés, on t'aime), le soutien matériel et de compétences (on va t'aider). Pour que ce soutien soit efficace, il est souhaitable qu'il soit diversifié et activé assez souvent.
6Agir : Pour changer il est indispensable d'agir. C'est par une modification concrète du comportement que tout commence. Il ne sert à rien de changer uniquement dans sa tête. Toute décision de changement doit se traduire par un geste dans la minute qui suit : prendre son téléphone, faire un courrier. Ce qui n'est pas fait n'existe pas ! 
La vie nous offre une foule d'objectifs même modestes, qui une fois atteints, nous permettent de ressentir une amélioration de l'amour que l'on se porte. Si passer à l'action dans un domaine modeste n'est pas un évitement, ça peut servir d'échauffement à nous mettre à un travail plus exigeant. 
7Penser positif : Penser positif c'est d'abord faire taire la critique que l'on se donne. Apaiser cette petite voix qui dit ça n'est pas assez bien - à quoi bon, ça ne marchera jamais, c'est nul, ça n'est pas suffisant -, limiter cette tendance à agir et à juger dans le même instant. En procédant ainsi, on n'arrive à rien. Il est important de nous demander si nos pensées sont : 
en rapport avec la réalité (demander l'avis des autres) 
utiles : M'aident-t-elles à me sentir mieux, à faire face à la situation actuelle et aux situations à venir ? Être positif, c'est aussi transformer les plaintes en objectifs : J'en ai marre deviens j'aimerais. 
8Accepter l'échec : Ce n'est pas l'échec qu'il faut accepter mais l'idée de l'échec. L'échec est un morceau de la victoire comme l'erreur est un morceau de la vérité. Quelques conseils pour y arriver :
ales choses sont toujours grises et jamais totalement noires ou blanches. Eliminez les oppositions simplistes 
bLes gens qui ont réussi ont le plus souvent commencés par échouer 
ctirer les enseignements : l'échec nous instruit sur nous, il n'est pas preuve d'incapacité.
Ces attitudes risquent d'être oubliées si elles ne sont pas relues, remises en mémoire chaque jour. Il ne s'agit pas de toutes les apprendre et de toutes vouloir les appliquer d'un bloc. Le processus de changement passe par des petites étapes réalistes, répétées, progressivement intégrées. Il suppose de toujours se renvoyer à ses propres responsabilités en reconnaissant ce qui ne va pas mais aussi et surtout en cultivant ce qui va bien, ce qui a déjà été fait ; en s'autorisant à être fier de soi, en se remerciant de chaque pas parcouru. L'important c'est de faire un pas encore un pas (Saint Exupéry). Le chapitre qui suit va vous permettre de formuler clairement le chemin : votre projet de changement.
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Re: November's Girl and roses

Message par I am so sure le Lun 7 Nov 2016 - 14:59

3.5.2 Un contrat pour changer 

Si l'analyse est appréhendée comme un outil de changement et d'amélioration comportementale, elle amène l'intéressé à conclure un contrat, à définir par écrit un objectif qu'il s'est fixé. Le contrat correspond à la décision qu'une personne prend de réaliser tel but de telle ou telle manière.
Les étapes du contrat sont : 
1Quelle est ma situation actuelle ? Le bilan de notre situation actuelle, professionnelle, extra-professionnelle, ce que j'ai déjà fait, réussi. Il s'agit du constat de ce qui va et de ce qui ne va pas en fonction de nos lieux de vie (travail, famille.) 
2Qu'est ce que je veux changer ? La liste de ce que nous aimerions changer, pourquoi et comment. 
3Quels sont les obstacles qui m'empêchent ou risquent de m'empêcher de le faire (obstacles dus à mon environnement et dus à moi-même).
4La mise en oeuvre en suivant des méthodes, des petits trucs pour nous aider. Par exemple établir des priorités. "Aujourd'hui, je ne critique personne". 
5L'établissement d'un délai de réalisation des objectifs avec un moyen de contrôle (dater les objectifs, savoir identifier les succès et les échecs)
Le contrat incite à se responsabiliser par rapport au but recherché. Il demande de parler en terme de réussite ou d'échec et, est à ce titre un grand mobilisateur d'énergie pour aller au bout des décisions. Et puis, il est un formidable moyen de connaissance de soi, sachant que le simple fait d'écrire, de formuler ce que l'on souhaite permet de clarifier ce que l'on est.
NB : De nombreuses personnes n'arrivent pas à réaliser des objectifs quantifiables, datés. Ainsi ces personnes ont-elles l'impression de voler d'échec en échec, de contrat raté en contrat raté. Jusqu'au jour où elles s'aperçoivent que les pas de fourmis entrepris à chaque tentative -les heures passées à ne pas critiquer par exemple-, ces moments entrepris puis arrêtés, ont laissé des empreintes dans leur corps. Au détour d'une lettre laissée des années plus tôt, ces personnes prennent conscience du chemin parcouru. Elles mettent en lumière ce qui lentement changeait en elles, et elles s'aperçoivent qu'en progressant dans le noir elles accédaient à la lumière. Tout ça parce qu'en dépit de ce qu'elles croyaient être des échecs, elles ont recommencé des petits "pas grand chose".
3.5.3 L'attitude de l'entourage 
Elle découle de ce qui précède. Nous avons dit que l'amour qu'une personne se porte passe par l'efficacité de ses actions et le regard que les autres portent sur elle. Dès lors, l'objectif de l'entourage est d'aller dans ce sens en permettant et même en suscitant l'action tout en rassurant. 
Voici quelques phrases à dire, quelques attitudes qu'il est possible de prendre, face aux différents types de personnes, pour arriver à ces fins.
Rassurer 
Tu n'as pas besoin d'attirer l'attention sur toi par des stratagèmes pour qu'on t'aime.
Ecouter, encourager à exprimer des opinions sans juger. Instaurer un bon équilibre entre la sécurité (montrer à la personne qu'on l'aime) et les "valeurs" (il y a des règles à respecter). 
Soutenir sans condition pour que la personne intègre qu'elle a une certaine valeur envers et contre tout. Attention, toutefois, à ne pas trop admirer.
Susciter l'action 
Demander son avis et en tenir compte 
Lui confier des tâches à faire, un peu d'argent à gérer quand il s'agit d'un enfant.
Tout ce qui précède demande un investissement personnel, une démarche individuelle s'appuyant sur l'aide des autres. L'objectif est de permettre à chacun de trouver la confiance et la détermination en soi. Si l'on se réfère à la notion de souffrance, le but de cette démarche n'est pas de l'éviter à tout prix mais de la rencontrer, de lui parler pour mieux la dépasser. Par rapport au plaisir, l'objectif est de passer de l'émotion de l'instant, au bonheur du vivant.

3.6 Apprendre le bonheur 


Qu'ils soient psychologues, ouvriers, paysans où moines bouddhistes, beaucoup s'accordent sur un point d'encrage : le but, le véritable mouvement de la vie, c'est le bonheur.
Dans ce qui suit, nous nous appuyons sur la pensée bouddhiste et plus particulièrement sur le livre qu'ont commis le psychologue américain Howard Curtler et le 14ème Dalaï-Lama - l'art du bonheur - pour vous donner les attitudes permettant d'accéder à cet état de bien-être.
Comme tout ce qui a précédé, cet exposé s'appuie sur une conviction. Il est possible - quelque soit notre passé et notre présent - d'atteindre le bonheur par l'exercice de l'esprit, par l'activation de notre 3ème cerveau.
Nous avons déjà signalé que nos lobes frontaux (3ème cerveau) sont capables de réguler notre fonctionnement émotionnel. Ils peuvent inhiber la souffrance et rendre le plaisir plus durable. Cette aptitude passe par un seul mécanisme : l'attribution d'une valeur, d'une signification aux émotions. Indépendamment de ce qui est perçu, notre 3ème cerveau est capable d'assigner une valeur positive ou négative aux événements. A une souffrance, il sait dire : " tu es positive pour moi parce que. " ; à une personne désagréable, il a la capacité d'affirmer : "tu m'enrichis car.". Ce que nous appelons communément "l'état d'esprit" détermine le bonheur beaucoup plus que les événements extérieurs. Bien sûr il est des douleurs incontournables. Mais c'est plus la perception que nous avons d'un événement que la situation elle-même qui détermine notre bien-être. L'état d'esprit est la clef du bonheur. Pour ce faire, il s'appuie sur des valeurs. Ce sont à ces valeurs et à la réflexion qui les soutienne que nous allons accéder à présent.
3.6.1 Une hiérarchie 
La réflexion commence par une hiérarchie des valeurs et des actes qui en dépendent. Qu'est ce qui donne sens à notre vie ? Répondons en ordonnant nos priorités. Sommes-nous nés dans le but de nuire aux autres, de leur créer des problèmes ? Sommes-nous plutôt sur terre pour participer aux qualités fondamentales de l'humanité ? 
Cette aptitude à isoler les éléments les plus fondamentaux de notre existence nous apporte une grande liberté et un repère face aux problèmes. 
Une aide pour classer les valeurs et les actes est l'étendue dans le temps et l'espace. Est-ce provisoire ou durable ? Est-ce local ou universel ? Ce désir satisfait-il un besoin immédiat ou une envie plus lointaine ? Crée-t-il le bien d'une seule personne ou de plusieurs ? 
En faisant la part de l'immédiat et du durable, du local et de l'étendu, nous nous aidons à reconnaître et isoler les facteurs qui, à terme, mènent au bonheur et ceux qui conduisent à la souffrance.
Qu'est ce qui, pour nous, cause la contrariété ou le chagrin ? Les bouddhistes ont réfléchi à cette question. Pour eux, la souffrance prend sa source dans les "trois poisons de l'esprit" : l'ignorance, le désir sans frein et l'aversion. L'idée d'ignorance a des connotations ambiguës. Elle suppose, en effet, de se référer à une vérité. Comme par ailleurs, le fait d'éventuellement nous tromper ne nous est pas d'un grand secours dans la recherche du bonheur, voyons plutôt les attitudes permettant d'éliminer le désir toujours insatisfait et l'aversion.
3.6.2 Eliminer le désir 
Partons d'une interrogation. Qu'est-ce qui détermine notre perception d'une situation ? Notre tendance à comparer nous influence fortement. Notre satisfaction dépend du point de comparaison adopté. Nous avons pour habitude de regarder les plus brillants, les plus beaux. Bien que pour certains cette attitude soit un moteur, pour la plupart d'entre nous, elle engendre systématiquement l'envie, la frustration et le chagrin. Que faire ? 
Nous tourner vers les plus démunis, les moins chanceux. Reconnaître qu'il y a sur terre, plus des trois quarts de l'humanité qui vit avec moins de 10 francs par jour. Songer que nous avons de la chance d'être ce que nous sommes. En observant le monde avec ces nouvelles lunettes tout reprend sa juste dimension. Nous nous rendons compte que finalement nos immenses problèmes sont de l'ordre de "la rage de dents". Nous apprenons à nous prendre et à prendre nos problèmes beaucoup moins au sérieux.
Toujours voir ce que l'on croit être le haut du panier conduit à vouloir être comme eux : c'est la convoitise. La motivation essentielle de la convoitise c'est l'assouvissement. Mais quand bien même l'objet désiré est obtenu, la convoitise, elle est toujours présente. Pire, elle est renforcée. Processus sans fin ! 
Et puis, nous trouverons toujours une personne supérieure à nous, que ce soit dans un domaine ou un autre. La convoitise mène alors à la frustration, à admettre que l'on ne sera jamais comme ceux qu'on admire. Alors au lieu de regarder ce qu'il y a d'enviable en l'autre, acceptons déjà ce qu'il y a de beau en nous.
Les remèdes au désir effréné s'imposent d'eux-mêmes : 
Remède 1 : le contentement, le fait d'apprécier à chaque instant ce que l'on a. 
Remède 2 : se considérer : le seul moyen d'avancer dans l'existence, c'est de considérer ses atouts, de voir de quoi on est encore capable, c'est d'avoir le sens de sa propre valeur.
Remède 3 : ne plus comparer ou changer les comparaisons. Qui est "supérieur" ? Celui qui écrase tout ceux qui se présentent sur son passage pour parvenir au pouvoir ou la personne qui toute sa vie a travaillé et respecté ses semblables ? L'ordre des valeurs est déterminé par une société. Quelques-uns de ses représentants donnent le classement. Tel est plus riche, plus puissant, plus fort que tel autre. Tel est dans la normale, tel ne l'est pas ! Mais qu'est ce que c'est être dans la normale ? Le comportement général d'une société est-il toujours normal ? 
Henri Laborit aura tôt fait de vous répondre. La normalité, c'est le conformisme, c'est la moyenne, celle du monsieur qui est parfaitement normal par rapport aux autres, alors qu'il ne l'est pas du tout par rapport à lui-même. Puisqu'il est normal par rapport aux autres, on dit il n'est pas fou ; mais il va développer une hypertension, un ulcère de l'estomac... La normalité est à situer par rapport à soi-même et non par rapport aux autres. Schumann, Van Gogh n'étaient pas normaux. Que vaut-il mieux être, Schumann, Van Gogh, ou les autres ? Nous pouvons penser que la seule raison d'être de la hiérarchie sociale est la préservation de la dite société. Peut-être le pouvoir et l'argent ne sont-ils pas les "valeurs" les plus respectables ! Un tel classement fondé sur deux ou trois valeurs ajoutées à quelques normes éthiques, esthétiques et comportementales réduit la richesse du monde à quelques attributs, ceux qui justement favorisent le désir et la convoitise. Oubliez ce carcan et remplacez-vous dans la hiérarchie que vous venez d'établir. Est-ce que dans cet ordre des valeurs la possession est au-dessus du don ? Est-ce que l'eros - l'amour qui prend - est plus enviable que l'agape - l'amour qui donne - ? 
Si vous voulez comparer, alors déployez le regard de la diversité, replacez-vous dans la richesse du monde. Vous trouverez que vous aussi vous êtes forts. Cherchez ! Vous ne trouvez pas ! Cherchez bien ! Peut être êtes vous beaucoup plus timide, beaucoup plus sensible voir beaucoup plus fragile que tous ceux qui vous entourent! 
Que l'objectif soit de reconnaître notre propre valeur, de réduire la haine que l'on éprouve envers une personne, de ne plus être prisonnier de la convoitise, déployer le regard de la diversité, varier les points de vue nous aide considérablement. 
Après tout ça, si vous continuez à oublier la majorité des habitants de la planète, si vous continuez à être impressionnés et tentés par le pouvoir et l'argent, rappelez-vous - quelque soit la personne qui se trouve face à vous - que "au plus haut trône du monde, (nous) ne sommes assis que sur notre cul" (Montaigne).
3.6.3 Eliminer l'aversion : apprendre à aimer 

Dans le chapitre consacré aux comportements, nous avons signalé que nous sommes dépendants des autres - c'est à dire responsables d'eux -. Nous aimerions ici ajouter quelques mots à ce propos.
Que ce soit dans notre vie matérielle ou affective, nous nous nourrissons du pain et de l'affection d'autrui. Si le pain vient en échange d'une pièce de monnaie, l'affection de l'autre vient en réponse à la notre. C'est par ce processus d'aller-retour que l'amour, l'affection, la compassion, l'attention aux autres, nous apportent le bonheur. En conséquence, pour être heureux, il nous faut être attentifs, ouverts ; il nous faut tendre la main, faire le premier pas vers l'autre sans attendre que lui vienne à nous. Souvenez-vous de ce que disait Henri Laborit à ce propos : le premier acte égoïste c'est peut-être d'aimer l'autre. Cette dépendance à l'autre est magnifiquement retranscrite par l'expression latine : alter ego ; l'autre moi.
Notre dépendance aux autres est étayée par de nombreuses études. De nombreux psychanalystes (Howald Curtler cite entre autres Erich Fromm) estiment que la menace d'être séparé des autres constitue la peur la plus fondamentale de l'humanité. Pour eux, l'expérience de la séparation, que l'on rencontre tout d'abord dans l'enfance, est la source de toute anxiété. Cette analyse colle bien avec l'observation selon laquelle un mode de vie altruiste est essentiel à une bonne santé mentale (George Vaillant). A l'inverse, les personnes en manque de rapports sociaux sont plus souvent en mauvaise santé, plus tristes et plus vulnérables au stress. Par exemple, les personnes les plus centrées sur elles-mêmes, celles qui au cours d'une conversation répètent le plus souvent les pronoms "je", "moi", "mon" sont les plus susceptibles de déclarer une maladie coronarienne.
Le rapport que nous entretenons à l'autre peut être relativement superficiel. Il peut se construire autour d'un sujet anodin - le temps qu'il fait, les résultats du match de foot. -. Il peut également être plus profond. Howald Curtler cite le zoologiste Desmond Morris pour qui le rapport à l'autre est d'autant plus fort et important qu'il est intime. Cette personne entend par intime l'émergence d'un sentiment de proximité qui intègre le sens du partage et de la communication. Pour Desmond Morris, le vecteur essentiel de l'intimité est le contact physique. Le toucher est pour lui le véhicule du réconfort mutuel. Ce chercheur pense même que d'autres contacts avec des objets comme les cigarettes, les objets, tiennent lieu de substituts à l'intimité.
Si nous revenons à ce que nous avons dit du bonheur, nous remarquons que l'analyse que nous faisons, que les attitudes que nous proposons, reposent davantage sur une réflexion reconnaissant les droits fondamentaux de l'autre que sur notre propre bonté, dans un premier temps, du moins. Parce que progressivement, les véritables piliers de l'échange et de la proximité c'est à dire l'affection, le respect et la dignité, vont s'élever en nous. Après viendra peut être l'amour.
Ceci étant dit, donnons les attitudes permettant de provoquer l'affinité à l'autre.
chercher à percevoir le meilleur de chacun. 
ne pas s'imaginer ou penser au fait qu'il puisse dire ou avoir dit du mal de nous.
se rappeler que nous avons besoin de lui ; que nous dépendons des autres donc de lui 
voir ce qui nous rapproche de lui. Tous possédons un corps, un esprit, des émotions. Tous sommes nés, et tous mourrons. Tous voulons bien manger, bien dormir, être aimés. Tous caressons le désir d'être heureux et de surmonter nos souffrances. Tous avons le droit de réaliser cette communauté d'aspiration. 
prendre conscience du point de vue des envies, des joies et des souffrances d'autrui. Cet aspect capital, demande de se mettre à la place de l'autre. Il s'agit là d'une technique qui suppose d'accepter de renoncer temporairement à son propre point de vue pour adopter celui de l'autre. Cela demande d'essayer de comprendre la psychologie et le passé des êtres.
Ayant pris conscience de l'importance d'être ouvert aux autres, il nous faut encore trouver la force de nous lancer. Souvent, nous avons peur de ne pas être à la hauteur, peur de provoquer le jugement de notre interlocuteur. Là encore, un état d'esprit peut nous aider. 
L'honnêteté ! Quel est le but de votre pas vers l'autre ? Faire valoir vos connaissances, l'importance de votre personne ? Dans ce cas, votre interlocuteur peut ne pas reconnaître votre valeur. Vous voulez l'épater, le dominer mais c'est lui qui a tout pouvoir sur vous. En cherchant volontairement l'approbation de l'autre vous vous exposez en permanence à la frustration et à la déception aussitôt que la réalité fait intrusion sous la forme d'une sentence assassine. En voulant qu'on vous aime, envers et contre tout, vous vous punissez vous-même. 
Si à l'inverse, votre objectif est d'échanger, d'apprendre de votre interlocuteur, alors vous n'avez rien à craindre. Au pire, il refusera l'échange. Vous n'aurez rien perdu. Vous aurez même gagné de tenter un acte qui vous tient à coeur.
La motivation sincère est l'antidote pour résorber la peur et l'anxiété. Et même si, dans votre élan vous rencontrez l'échec, c'est que le challenge était trop dur. "Pour ma part je ferai au mieux, si je n'y arrive pas c'est que la situation était trop difficile pour moi" (Le Dalaï-Lama). Les stoïciens agissaient à l'identique, souvenez-vous : "Dans ce qui dépend de vous, faites votre possible", pour le reste n'y prêtez pas attention. Le simple fait de prendre du recul pour s'assurer simplement que l'on est sincèrement motivé suffit à diminuer l'anxiété. "Motivation sincère, antidote à l'anxiété". Plus vous serez honnêtes, plus vous serez ouvert, moins vous aurez peur, parce que vous n'éprouverez plus aucune anxiété à l'idée d'être exposé ou révélé aux yeux des autres. N'ayant rien à cacher et à prouver, vous n'aurez plus à vous protéger ; vous n'aurez plus peur. Plus vous serez honnête, plus vous aurez confiance en vous. Le manque de confiance vient de la conscience de pouvoir réaliser quelque chose sans être sûr d'y parvenir. Les gens qui ont une vision réaliste d'eux-mêmes ont tendance à mieux s'aimer, à être plus confiants que ceux qui se connaissent mal ou faussement (Howald Curtler). 
Après avoir créé l'affinité à l'autre, nous être ouvert à lui, assurons-nous de ne pas nous en couper.
3.6.4 Entretenir le lien 
Le premier moment, où nous risquons la rupture avec l'autre, c'est lorsque éclate un conflit direct. En cas de problème, généralement le cerveau a tendance à se tourner vers le passé pour comprendre. De cette connaissance du passé, il déduit une attitude adéquate pour le futur. Dans le cas du conflit entre personnes, la recherche des responsabilités dessert la levée du problème plus qu'elle ne contribue à la servir. Elle provoque l'agressivité et la mise en place de mécanismes de défense de la part des personnes accusées. Si vous souhaitez avancer à plusieurs, cherchez des solutions au lieu de trouver des responsabilités !
Deuxième motif à rupture, apprendre que l'autre a dit mal de vous - ou croire que l'autre pense du mal de vous. Notre réaction biologique à cet agent agresseur est la lutte et tout l'attirail qui l'accompagne : stress, haine, agressivité. Si en des temps reculés, une telle réaction se justifiait pour assurer la survie, dans nos sociétés occidentales, ce n'est plus de survie qu'il s'agit. Pourtant, si nous n'allons pas jusqu'à la suppression de la personne hostile, nous cherchons à supprimer sa "nuisance". Nous nous disons que la seule réponse valable à son attitude est la haine. Ce faisant nous creusons notre propre tombe.
Bien plus que la personne qui, peut-être nous veut du mal, la haine elle nous en fait. C'est elle notre pire ennemi, plus efficace que n'importe quelle personne, elle nous tient à longueur de journée, nous suit partout, à toute heure et en tout lieu. Quelque soit le problème rencontré, la haine qui accompagne l'aversion va toujours contre nous.
En cherchant à lutter contre l'autre, nous nous faisons trois fois du mal. 
Une fois parce que l'agressivité qui n'est pas agie provoque le mal être. Nous sommes dans ce que nous avons appelé l'inhibition de l'action. 
Une seconde fois parce que, par notre haine, nous donnons de la valeur à la démarche de celui qu'on dit notre ennemi. C'est, en effet, la volonté de blesser qui confère aux actes de nos "ennemis" leur caractère unique. 
Une troisième fois parce que, par la haine et le rejet, nous nous coupons de quelqu'un qui aurait pu nous révéler à nous-même. Nos ennemis nous offrent l'opportunité d'apprendre à nous connaître et à réagir comme nous aimerions le faire. Ils nous enseignent notamment la tolérance. Traitez les avec déférence, reconnaissez la valeur de l'épreuve qu'ils vous lancent, le défi qu'ils vous convient à relever.
Le dernier moment où nous risquons de nous couper d'une personne est, paradoxalement, lorsque nous ne sommes pas avec elle. 
Lorsque nous parlons avec des interlocuteurs tout échange à propos d'un point commun peut nous rapprocher l'un de l'autre. Or, nous recherchons, nous avons besoin de cette communion. Parmi ces points partagés, il peut y avoir une tierce personne. Pour peu que nous ayons quelques reproches à faire à l'encontre de cette personne, le soulagement de dire vertement ce qui peut être un problème pour nous, associé à la communauté d'intérêt que cette critique peut engendrer au sein du groupe peuvent amener très rapidement à une critique soutenue de cette tierce personne. Mais voilà, en faisant ça, nous nous coupons d'elle. Par la suite nous ne pourrons plus qu'éviter cette personne ou lui mentir. Si nous mentons - c'est une lapalissade - nous ne sommes pas honnêtes. Nous entrons alors dans le mécanisme sans fin dont nous nous sommes fait l'écho : mal être, mécanismes de protection, peur, agressivité. Si nous voulons rester en paix avec nous, ne disons jamais du mal d'une personne qui n'est pas là.
Nous en avons fini de l'aversion et du désir. Toutefois, nous aimerions - avant de passer au chapitre suivant - ajouter la peur à la liste des antidotes au bonheur.
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Re: November's Girl and roses

Message par I am so sure le Lun 7 Nov 2016 - 14:59

3.6.5 Vivre et avoir peur 

Nous avons vu dans le chapitre consacré à l'être biologique (être biologique) que la peur est l'expression de notre capacité à savoir que demain sera ajouté à notre propension biologique à nous maintenir en vie. Toute situation envisagée comme nocive est appréhendée, vécue comme stressante par anticipation. L'absence d'information sur l'avenir, le fait de ne rien savoir est également source de peur dans la mesure où il ne nous permet pas d'anticiper une réponse efficace. Un moment de nos vies rassemble à la fois l'atteinte à l'intégrité de notre personne et l'absence totale d'éléments permettant de l'anticiper et d'y faire face ; ce moment, c'est notre mort. La mort est la peur fondamentale de tout être humain. Toutes les croyances, tous les mythes proposent d'ailleurs une réponse à cette souffrance. Toute personne qui a conscience de la fragilité de sa position sans l'accepter ne peut vivre le bonheur. Alors comment faire pour accepter l'inacceptable ?
Les penseurs qui ont tenté de répondre à cette question ont d'abord stigmatisé la peur de la mort. Ils ont rappelé que la peur de la mort n'avait pas de sens et ce pour plusieurs raisons. La première est qu'avoir peur n'empêche pas de mourir. La seconde est que nous ne pouvons redouter ce qui ne nous fait pas de mal. Or la mort est justement l'absence de sensation, donc de mal. 
Ils ont ensuite noté que la mort est nécessaire à la vie. Plus encore, elle est un moment de vie. La mort appartient à la vie, ne pas l'accepter c'est refuser la vie. "Tout nous ramène à quelque idée de la mort" - dit Chateaubriand dans Voyage en Amérique - "parce que cette idée est au fond de la vie". Dès lors, celui qui aime la vie, aime la mort. 

Pourtant ce qui précède n'est nullement rassurant en soi. Selon certains auteurs, pour surmonter la peur, il nous faut faire de la mort, notre voisine. Ecoutez le tout jeune Wolfgang Amadeus Mozart parler de son rapport à la mort. "Comme la mort (au sens propre) est le véritable but de notre existence, cette authentique et meilleure amie de l'homme m'est devenue si familière depuis quelques années que son image n'a non seulement plus rien de terrifiant, mais au contraire, me tranquillise et me console et je remercie Dieu de m'avoir accordé le bonheur, de m'avoir permis de savoir que la mort était la clef de la véritable félicité. Je ne me couche jamais sans penser (aussi jeune que je sois) que je n'existerai peut-être plus le lendemain. (cité par C.Brand-Hetzel). Faire de la mort notre voisine c'est se la représenter, c'est poser les choix de notre existence à sa lueur. Alors, comme nous faisons d'une souffrance notre conseillère, nous pouvons faire de la mort notre alliée. A son regard, la hiérarchie des valeurs dont nous avons fait état ci-avant s'établit d'elle-même. La pensée de la mort suffit à ordonner nos pensées si seulement nous acceptons de poser la question de Verlaine : "Et vraiment, quand la mort viendra, que reste-t-il ?
Et même si nous n'arrivons pas à la dompter, à la faire proche de nous, essayons au moins qu'elle "me trouve plantant mes choux, mais nonchalant d'elle, et encore plus de mon jardin imparfait" (Montaigne).
Vaincre nos peurs de la mort, de l'inconnu et des autres demande du temps et de la persévérance, une volonté de chaque instant. Réfléchir à un sens, à une démarche au-delà de la souffrance est souvent au-dessus de nos forces. Quelque soit le changement que nous envisageons, nous devons nous donner le temps. Vivre le changement comme un lent apprentissage de soi. Un apprentissage qui nécessite de remplacer des habitudes biologiques par des habitudes choisies en conscience. Une transformation qui passe par des étapes incontournables. 
1apprendre à nous connaître
2nous donner des objectifs 
3nous rappeler constamment les buts poursuivis et les attitudes privilégiées. 
Pour progresser vers le but fixé, il nous faudra nous rappeler mille fois l'importance du respect, de l'échange, du lien aux autres. Tous les matins, nous devrons éveiller cette petite voix qui dit : "je vais vivre cette journée selon les préceptes que j'ai dégagés". Tous les soirs, nous aurons à rallumer la petite voix qui demande : " ai-je vécu cette journée comme je voulais la vivre ?" Si, la réponse est oui, nous nous réjouirons, si la réponse est non, nous nous critiquerons et repartirons. A ces attitudes, nous devrons conjuguer des actes ; tenter -aussi souvent que possible- le pas vers l'autre. "La création de soi" exige des efforts sans cesse répétés. Elle passe par une progression lente entrecoupée de phases de régression. Pendant ces moments, il faut savoir ne pas trop en demander pour mieux repartir plus tard.
Est-ce que le jeu en vaut la chandelle ? Chacun de nous en décidera. La nécessité, le sentiment de l'urgence, nous donnerons peut-être l'élan initial. Par la suite, le sens que nous trouverons à notre nouvelle existence nous orientera. Que petit à petit nous admettions que la souffrance fait partie de nos vies, que nous saisissions la portée de la souffrance jusqu'à en faire notre confidente, que nous entrevoyions cette force qui découle de la volonté qui se comprend et d'un projet qui se construit, alors la démarche dont nous parlons s'effacera pour ne plus exister d'elle-même. Elle sera devenue nous.
Si après avoir entrevu les possibilités de nos vies, nous décidons de lentement nous changer, ou de poursuivre un changement déjà entrepris, en plus de ce qui précède, des techniques peuvent nous soutenir. Dans le chapitre suivant, nous livrons des méthodes habituellement pratiquées lorsqu'il s'agit d'apprendre à se connaître, à s'accepter et à changer. Par ces méthodes nous allons parcourir le chemin qui mène au calme, à l'assurance et à la sérénité (être calme).
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Re: November's Girl and roses

Message par I am so sure le Lun 7 Nov 2016 - 15:04

L'inhibition de l'action 
Sur le plan humain et journalier, cette observation amène à constater que l'inhibition de l'action est le résultat de la non-possibilité pour un individu de contrôler son environnement au mieux de son plaisir, de son équilibre biologique et de son bien-être. Face à son incapacité à être efficace, il n'a plus qu'une solution : abandonner. Le philosophe Friedrich Nietzsche appelle cet abandon sans révolte le fatalisme russe. " Ce fatalisme sans révolte dont est animé le soldat russe qui trouve la campagne trop rude et finit par se coucher dans la neige. Ne plus rien prendre, renoncer à absorber n'importe quoi, ne plus réagir d'aucune façon. La raison profonde de ce fatalisme, qui n'est pas toujours le courage de la mort, mais bien plus souvent la conservation de la vie, dans des circonstances qui mettent le plus la vie en danger, c'est l'abaissement des fonctions vitales, le ralentissement de la désassimilation, une sorte de volonté d'hibernation".
Les mécanismes de ce fatalisme prennent leur origine dans le constat ou le souvenir de l'inefficacité de l'action - au niveau de ce que nous avons appelé le 2ème cerveau. Les aires cérébrales impliquées commandent l'inhibition des neurones moteurs de la moelle. Une situation a été vécue comme douloureuse. Un comportement a été mis en place pour éviter cette douleur mais il s'est avéré inefficace. La douleur et l'incapacité à y remédier par l'action ont été appris, mis en mémoire. Toute situation similaire - qu'elle soit réelle ou attendue - va alors s'accompagner d'un stress, d'une angoisse, d'une souffrance d'autant plus pénible à supporter que la personne se sait incapable de la lever. C'est à ce moment là que la maladie arrive. 
Le rôle indispensable de la mémoire est montré par le fait que si l'on provoque un coma tous les jours chez le rat placé en inhibition de l'action, il n'est pas stressé. La mémoire est nécessaire au stress.
A travers l'exemple, nous voyons que le premier mécanisme de l'inhibition de l'action est lié à la différence entre la volonté de faire et la possibilité de faire. L'individu a une pulsion à agir, à faire quelque chose, mais en même temps, quelque chose lui interdit de le faire. 
Nous verrons en parlant de l'être social, que dans quantité de circonstances, les gens voudraient agir, pour se faire plaisir, donc pour maintenir leur structure. Pourtant, ils ne le peuvent pas car les relations mais aussi les valeurs sociales imposent des règles parfois incompatibles avec le plaisir individuel. De telles personnes sont alors en inhibition de l'action. Nous parlons de la secrétaire soumise à un patron tyrannique, de l'enfant engoncé dans les valeurs de sa "caste". Bien souvent, ils n'ont pas réalisé le conflit. C'est que ce dernier se joue dans la sphère neuronale inconsciente entre certains groupes de neurones qui les poussent à agir et d'autres groupes qui leur apprennent qu'ils ne peuvent le faire.
A l'incapacité d'agir, nous pouvons ajouter le déficit informationnel comme cause à l'inhibition de l'action. Si je ne sais pas comment agir, je ne peux m'assurer l'efficacité. Il est toujours angoissant et dangereux d'agir sans savoir ; le résultat est incertain ; l'avenir est incertain. La situation future peut être plaisante mais aussi douloureuse sans que nous en sachions le moindre mot. Nous avons beau essayer de nous rappeler d'autres situations similaires, rien ne nous oriente.et puis quand nous imaginons ce qui pourrait se passer, nous vivons déjà la situation et nous ne savons pourquoi nous l'anticipons comme nocive. Nous avons peur.
La peur 
En effet, lorsque nous sommes placés en absence complète d'information, le plus souvent nous imaginons une situation douloureuse pour éventuellement être prêts à l'éviter. Généralement, nos comportements sont plus tournés vers l'évitement de la douleur que vers la recherche du plaisir. 
Ce point est particulièrement mis en lumière par l'observation des personnes ayant subit un traumatisme psychologique - anciens du Vietnam, accidentées de la route. Après le traumatisme, toute la vie de ces personnes est consciemment ou non, rythmée par le souvenir de l'expérience douloureuse. Vous avez beau leur dire que, depuis cet épisode, ils ont réalisé des choses - ils ont été parents, ont eu un métier, des amis. - cela n'a plus d'importance pour eux. Leur existence entière s'est réduite au traumatisme. Ceux qui ont conscience du traumatisme décrivent les scènes avec une précision que l'on ne rencontre jamais même dans les expériences de plaisir paroxysmique.
Notre cerveau est plus fait pour éviter les expériences douloureuses, ce qui suppose de s'en souvenir, que pour rechercher des situations plaisantes. Notre cerveau est plus fait pour survivre que pour rechercher le plaisir. Nous pensons que ce constat permet de comprendre les attitudes de repli, la force de l'habitude, de la répétition même seulement partiellement efficace dont nous sommes coutumiers. Il permet également de comprendre pourquoi la peur de ce qui va advenir est ce qui oriente le plus sûrement les comportements de la plupart d'entre nous. 
Bien que les peurs soient nombreuses et variées, la peur la plus sûrement partagée est la peur de l'atteinte à l'intégrité de notre personne dont le point culminant est la mort. Einstein appelait angoisse existentielle cette peur inhérente au fait que nous nous savons mortels. Pour lui, elle était la base de toute l'activité créatrice de l'Homme. 
Pourtant, le souvenir d'une douleur comme l'anticipation du malheur devient un problème lorsqu'il s'ajoute à une incapacité à agir. Toute représentation de la douleur future - comme tout rappel de la douleur ancienne - provoque alors le stress, la souffrance par anticipation ; situation que nous avons appelé inhibition de l'action. En voulant prévenir la douleur physique à venir, nous vivons la douleur psychique présente.
Le plus souvent, l'être humain ne comprend pas les facteurs de son angoisse et ce qui l'engendre. Il ne lui reste souvent que l'agressivité pour s'en débarrasser. L'agressivité se rapporte à la lutte. Elle est un moyen d'éviter l'inhibition de l'action. Un autre moyen d'y échapper est la fuite ; la fuite sous toutes ses formes.
Les fuites 

La première fuite est celle qui fait sortir du réel : la névrose. Le comportement d'un névrotique est celui de quelqu'un qui "crie au secours selon le langage du corps" (Pierre Janet). L'angoissé, le névrosé, terminera dans le suicide parce que c'est la seule façon qu'il ait de dire son fait à la société qui n'a pas entendu son appel, qui ne l'a pas compris. C'est pour lui la seule façon de sortir de son angoisse, d'une vie insupportable à vivre. La psychose peut être interprétée comme le comportement d'un individu dont les appels névrotiques n'ont pas été entendus, et qui a trouvé une fuite dans l'imaginaire, dans la construction d'un monde à lui. Le psychotique commence alors une régression, un recul dans son temps personnel, vers l'espace dans lequel il était heureux, son état d'enfance que les psychiatres appellent "moi-tout". Son équilibre biologique réapparaît. Quelles que soient les formes prises par la psychose, les mécanismes restent les mêmes. 

Un autre moyen d'échapper à l'inhibition de l'action est la créativité. Elle consiste à utiliser l'imaginaire pour se créer un monde à soi, un monde plus beau dans lequel la personne puisse se mettre à l'abri. 
"Je trouve le monde inachevé" - écrit la poétesse Antonine de Miellet - "comme si Dieu qui a créé le monde en six jours et s'est reposé le septième n'avait pas eu le temps de tout faire. Je trouve le monde trop petit, la vie trop courte, le bonheur pas assez bonheur. J'écris pour achever le monde, pour ajouter à la création le huitième jour". 
Tel est le mouvement du créateur. Un mouvement par lequel il évite peut-être la folie. Pour Henri Laborit, le vrai créateur est un homme qui a frisé la folie, mais qui a réussi à l'éviter et à rester dans le monde de la "raison", c'est à dire dans le monde de la logique sociale, tout en se faisant plaisir, par la construction d'un monde qui est le sien. Cette fuite dans l'imaginaire est très proche de celle du fou qui, lui, n'a peut-être pas les moyens, ni l'expérience suffisante, pour créer quelque chose de neuf. Il se trouve emprisonné dans la pauvreté de son apprentissage. Schumann, Van Gogh, Nerval, Beethoven ont frisé la folie, sans y tomber. Ils l'ont évité par la création. Le problème est que souvent leur création étant originale, le monde de leur époque ne les entend pas, ne les comprend pas, moyennant quoi, ils meurent fous ou deviennent souvent suicidaires. En dehors de son frère Théo, personne ne comprenait Van Gogh. Il était en inhibition de l'action, à la recherche de tout ce qui pouvait le sauver. "Je prends tous les jours le remède que l'incomparable Dickens prescrit contre le suicide. Cela consiste en un verre de vin, un morceau de pain et du fromage, et une pipe de tabac" (Vincent van Gogh). Le peintre se consolait dans sa création et ses lettres à Théo. Schumann ne le pouvait pas. Personne ne le connaissait alors que sa femme était une pianiste mondialement reconnue. Il était toujours en inhibition de l'action. Devant son incapacité à atteindre le niveau de sa femme, Schumann en est venu à se mettre un anneau autour du doigt pour qu'il devienne complètement violet et inutilisable. Sentant venir la folie, il a demandé à être interné et s'est finalement suicidé en se jetant dans le Rhin. Malheureusement, il fut sauvé. Sa dégradation fut alors extrêmement rapide. Il a été hospitalisé et s'est laissé mourir de faim.
au niveau psychologique, la fuite s'exprime par des mécanismes de défense prenant les formes du refus, de la répression, de la projection et de la "victimisation". 
Le refus c'est l'évitement de reconnaître l'existence d'un problème (la dénégation), ou en admettre vaguement l'existence avant de s'étourdir à grand renfort de distractions et de divertissements. Mais s'éviter de souffrir, cela n'a qu'un temps. Eviter suppose ne jamais découvrir les causes. 
La répression est le mécanisme par lequel nous refoulons le problème à un niveau inconscient. Ce n'est là encore que partie remise car le problème refoulé s'exprimera d'une manière ou d'une autre. La projection est un autre moyen d'esquiver nos problèmes. Au lieu de faire face à ce qui ne va pas, nous le projetons sur les autres et leur en faisons porter la faute. On accuse les autres de fautes qui sont en réalité les nôtres. 
Dernier mécanisme psychologique de défense, se poser en victime. Se morfondre, rétrécir sa vision des choses conduit à un repli sur soi qui est une nouvelle sorte d'égocentrisme.
Tout ce qui précède relève de ce que nous vivons, de ce que nous ressentons et de ce que nous avons la possibilité de faire. Plaisir, souffrance, projets, fuites, nervosité. sont autant d'états qui s'entremêlent faisant et défaisant le temps de nos vies. Mais ce qui fait et défait nos vies ce sont aussi et surtout les échanges avec nos semblables (l'être social)
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Re: November's Girl and roses

Message par I am so sure le Lun 7 Nov 2016 - 15:06

Lexicologie[modifier | modifier le code]

Définitions[modifier | modifier le code]

En tant qu'interjection, « Bonjour ! » signifie « Passez une agréable journée ! ». En tant que substantif un bonjour signifie le salut en lui-même en tant que concept. Au pluriel, le mot prend un s (des bonjours).
cf Introduction et constatation ci-dessus

Étymologie[modifier | modifier le code]

Dans toutes les cultures, on trouve une ou plusieurs formules toute faites pour la prise de contact entre individus.
La formule de politesse est écrite en deux mots dans des textes du XIIIe siècle5. Plus tard, elle se substantive : « Je vous donne le bon jour » ou « bien le bon jour ! ».
« Bonjour » est la forme masculine de « Bonne journée ». La forme masculine est employée pour ouvrir le dialogue et la forme féminine sert à le conclure.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Bonjour


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Re: November's Girl and roses

Message par I am so sure le Lun 7 Nov 2016 - 15:21

Spoiler:


2 l'Être social

Ce qui permet à l'ensemble de nos "qualités biologiques" de s'actualiser, c'est le rapport que nous avons avec notre environnement c'est à dire avant tout, les autres.
Un être humain n'est jamais complètement isolé. Sa vie toute entière dépend des échanges qu'il entretient avec ses semblables. Il fait partie d'un ensemble dont il dépend depuis qu'il est sorti du ventre de sa mère. Depuis cette époque, il a appris à faire siens les comportements et pour tout dire les valeurs des personnes de son entourage au premier rang desquels se trouvent ses parents.
Cet environnement d'hommes et de femmes modèle chaque être humain au point de dire que "nous ne sommes que les autres". Plus exactement disons que "nous sommes la trace qu'ont laissés les autres dans notre système nerveux, dans les rapports que nous avons eus avec eux" (Henri Laborit). L'autre me fait exister à tel point que "C'est faux de dire : Je pense. On devrait dire : on me pense." (Arthur Rimbaud)
2.1 La relation à l'autre 

Ce qui nous fait être, ce sont les relations que nous avons établies avec les autres. Au niveau individuel, ces relations vont dans le sens d'une recherche de plaisir, de gratification. N'oublions pas, que le siège de la mémoire est également celui de l'affectivité. Or qu'est-ce que l'affectivité ? Nous avons vu qu'elle se résume fondamentalement à se faire plaisir ou ne pas se faire plaisir. 
Nous agissons ; les autres nous renvoient une attitude qui nous laisse à penser que notre comportement initial est "convenable" ou pas. L'approbation des autres est source de contentement le rejet provoque le malaise. Dans cette logique, être parfaitement égoïste, c'est aider l'autre à vous aider.
Ainsi l'autre est pour nous source de gratification ou de douleur. Or rappelons-nous ! Un système nerveux - comme toute organisation vivante - cherche à maintenir sa structure. L'intermédiaire indispensable à cette fin est le plaisir. L'autre étant une inépuisable source de plaisir, la relation à lui est le moyen pour un être vivant de se maintenir en vie. D'où l'intérêt de poursuivre la relation. Inversement, si l'autre engendre le mal-être, la douleur, le stress, il devient un être à éviter ou à détruire. Si nous ne pouvons ni le combattre, ni le fuire, nous tombons en inhibition de l'action et subissons la panoplie de pathologies qui accompagnent cet état.
Dès lors, il est important pour chacun de nous de comprendre ce qui provoque le contentement de l'autre!
2.2 Apprendre l'autre 

Cet autre dont nous parlons depuis un moment qui est-il ? Il est l'ensemble des personnes avec qui nous avons eu des contacts. Si vous êtes très proches de vos parents, ces derniers occuperont une grande place dans "l'autre". Si les échanges que vous avez vécus se limitent à un groupe social aux valeurs bien marquées, "l'autre" s'exprimera en vous par les valeurs et les attitudes de ce groupe. Comment se fait-il que nous incorporions notre environnement ? Nous l'avons dit, nous avons besoin de nous conformer à lui pour survivre. Comment le faisons-nous ? La réponse arrive de suite.
Chaque groupe social se construit et fonctionne sur des valeurs, des codes que chacun se doit de respecter. Si l'action d'un individu du groupe va dans le sens des valeurs dominantes, ce dernier est congratulé, dans le cas contraire il est dénigré. Dans la première hypothèse il reçoit une "dose de plaisir", dans la seconde "une dose de douleur". Cette réponse affective est mémorisée - rappelons que le cerveau de la mémoire et de l'affectivité est le même -. Cette incorporation de valeurs sociales est si forte que le plus souvent nous n'avons plus conscience de sa présence et aussi de sa contingence ; elle devient un cadre de pensée qui sert à catégoriser le monde et qui n'est plus discuté. Presque sans prendre garde, par le seul jeu des sentiments, nous intégrons un code donc nous le respectons et le transmettons par nos paroles et par nos actes. 
Toutefois, si l'incorporation inconsciente de valeurs fortes n'est pas suffisante il reste quelques artifices pour "s'occuper" d'une personne. Citons pêle-mêle, le divertissement - du pain et des jeux disaient les romains -, la répression. Mais aussi d'autres astuces absolument magistrales comme celles que nous appelons culpabilité ou récompense après la mort.
Mais revenons à l'inconscience. Une fois engrammée, intériorisée, une valeur devient un repère, un point fixe qui nous permet de nous situer dans un monde sans jalons. Elle est un guide pour la réflexion et pour l'action. Elle ne nous laisse pas seuls face à l'inconnu et à l'incertitude. Ce faisant, elle nous rassure, nous dispense de l'effort d'un raisonnement et surtout de la douleur d'une remise en cause vis à vis de nous et plus encore vis à vis des autres. La valeur nous aide à vivre dans un monde qu'elle contribue à éclairer. Pas étonnant, dès lors, que l'apprentissage social rejoigne les propriétés biologiques. Pas étonnant que nos affects entrent en jeu à chaque fois qu'une personne se risque à remettre en cause ce sur quoi on vit.

Quel qu'il soit, un comportement appris assure l'efficacité - même relative - de l'action sans demander d'effort pour être réalisé. En d'autres termes, il nous est utile. Dès lors tout ce qui va à l'encontre de l'habitude prise, de la valeur respectée est une atteinte à la structure biologique et doit, à ce titre, être détruit. L'agressivité est là, la préparation à la lutte est lancée, l'intolérance n'est pas loin, la recherche du pouvoir et l'asservissement non plus. Le but est toujours le même : survivre. 
A l'inverse tout ce qui va dans le sens d'une valeur avec laquelle nous vivons nous rend plus forts. De manière générale, ce qui est différent nous déstabilise, affaibli notre structure alors que ce qui nous ressemble, nous renforce. Telle est la réaction de tout système vivant, du moins provisoirement. En effet, une phase de déstabilisation précède toute progression véritable (voir tout sur l'entraînement/l'adaptation). Mais voilà, nos deux premiers cerveaux ne se projettent pas dans l'avenir. Ils réagissent à une situation vécue par l'immédiateté du sentiment, un sentiment que la personne est pourtant capable d'adapter.
Dans tout ce qui précède, nous avons réagit comme si nous et les autres formions un ensemble homogène. 
En ce qui nous concerne, il est possible que les expériences traversées, les apprentissages effectués, le patrimoine hérité, aient privilégié, chez nous, telle émotion, tel comportement plutôt que tel autre. Il est possible, par exemple, que nous soyons plus enclins au stress que notre voisin. 
En ce qui concerne notre rapport aux autres. Nous rencontrons, dans notre quotidien, des personnes différentes, nous vivons des situations dans lesquels les valeurs attendues ne sont pas les mêmes. Si nous voulons être efficaces, nous devons savoir adapter nos qualités aux diverses situations. Nous devons savoir moduler nos réactions, nos comportements. Bref nous devons changer nos traits de personnalité en fonction des circonstances de la vie.
Cette attitude demande une analyse de nos comportements non plus sur la seule référence de nos propriétés biologiques mais également sur la base de l'adaptation de ces propriétés aux situations vécues.

2.3 Les rôles : qualités de l'être humain et situations


La psychologie moderne tente de prendre en compte les comportements qui viennent de l'intérieur - comportements émanant directement de nos affects - et ceux dictés par l'extérieur - la situation vécue. La première étude est appelée approche selon les traits de personnalité, la seconde approche situationnelle.
La première approche prend en compte ce qui est profond et stable en nous (souvenons-nous de l'arbre). Elle postule que ce qui motive nos comportements vient de l'intérieur. Nos actes sont l'expression directe de quelque chose de si profond qu'ils dirigent notre vie indépendamment du lieu ou des personnes.
La seconde approche dit exactement l'inverse. Nous sommes conditionnés par le milieu dans lequel nous évoluons. Nous apprenons par observation et renforcement social. Tout notre être est assujetti aux situations qu'il vit. Cette approche a permis de révéler les rôles joués par les personnes.
Etre dans le rôle, c'est adopter un comportement en fonction de la perception que nous avons de la situation sociale. Si nous pensons et voyons qu'enseigner c'est être dur avec les autres, nous allons accomplir notre métier d'enseignant avec le masque et l'attitude du bourreau. Après les cours, nous pourrons rentrer à la maison et être les plus douces des personnes comme le sont tous les bons parents. Dans les deux cas, nous jouons un rôle. Cette notion de rôle a été particulièrement bien mise en lumière par le sociologue Erwin Goffman. Ce dernier a montré combien les personnes intégraient des rôles dictés par les valeurs reconnues ; se laissaient inconsciemment réduire à eux sans jamais être capable de les remettre en cause.
L'approche situationnelle prend en compte ces adaptations des personnes aux situations locales. Après analyse, elle dira : cette personne est dure au travail, douce à la maison. L'approche par les traits pourra, à partir d'une analyse différente, affirmer que cette personne est douce, un point c'est tout.
Comme toujours c'est une troisième approche intégrant à la fois ce qui nous caractérise le plus souvent - notre personnalité - et les adaptations aux situations qui apportent le plus d'informations sur ce que nous sommes. 
Dans le chapitre suivant portant sur l'être réfléchi, nous vous proposerons de découvrir certaines facettes de notre personnalité. Pour ce faire, nous utiliserons une approche mixte. En revanche, nous utiliserons l'approche situationnelle dans le chapitre consacré à l'être sportif.
Au-delà des qualités attendues par un groupe et des qualités exprimées en certaines circonstances, il est des valeurs qu'une grande partie de la population d'un pays voir de la planète ont en commun. Sans regard sur le passé, nous avons tendance à considérer ces valeurs et les comportements qui vont avec comme naturels. Nous ne savons pas qu'ils nous ont été donnés par des "moments" de civilisations humaines. Nous avons oublié que ces valeurs sont contingentes donc discutables.
Nous n'avons bien entendu pas les compétences pour faire le tour des valeurs que nous avons hérité d'une histoire sociale récente. Cependant, nous aimerions discuter d'une d'entre elles. Nous aimerions aborder la relation au pouvoir.

2.4 Un acquis : quand se figent en nous les valeurs d'une société. L'exemple du néolithique comme émergence de la propriété et de la dominance

S'il est une valeur que d'aucun s'accorde à présenter comme naturelle c'est bien la propriété, la possession. Pourtant, les historiens les ethnologues remarquent que la propriété n'est absolument donnée. Elle s'est d'ailleurs développée assez récemment ; certainement au moment où l'Homme s'est sédentarisé.
Il y a environ dix milliers d'années, sûrement suite au changement des conditions climatiques, l'espèce humaine a abandonné sa vie errante de cueilleur et de chasseur. Elle s'est fixée sur un sol et s'est mise à en exploiter les richesses. En quelques centaines d'années, un peu partout sur cette terre, des nomades sont devenus sédentaires, des chasseurs sont devenus paysans. 
Développant des techniques nouvelles, nos ancêtres se sont mis, pour la première fois, à produire plus que de besoin. Le blé en excès servait au semis de l'année suivante et à prévenir d'éventuelles mauvaises récoltes. De véritables petites fratries se sont constituées autour d'un grenier commun - coffre-fort de l'époque néolithique -. La propriété faisait ces premiers pas et avec elles de nouveaux maux. 
D'un côté, en se rendant moins dépendant des aléas de l'environnement, l'Homme a acquis une nouvelle puissance d'action qui n'a plus, dès lors, été démentie. L'Homme s'est spécialisé, développant des techniques toujours plus efficaces. Mais parallèlement, cette situation nouvelle a créé des inégalités. Un village pouvait posséder ce que le village voisin n'avait pas. Qu'une famine arrive et inévitablement les dépourvus allaient chercher à côté ce qu'ils n'avaient pas chez eux. Des batailles de villages se sont développées. En réponse des troupes de guerriers spécialisés se sont constituées prenant l'ascendance sur les paysans. Une hiérarchie est née, le pouvoir, la dominance et l'asservissement l'ont accompagné.
Nous ne prétendons pas que ces comportements n'existaient pas auparavant. Nous disons que l'émergence de la propriété et des inégalités qu'elle a engendrées a décuplé les guerres, créé l'asservissement et établie les hiérarchies.
La preuve en est que nous retrouvons vivant encore aujourd'hui sur de petites îles de l'océan pacifique certaines peuplades de cueilleurs - chasseurs qui ne connaissent ni les guerres ni les hiérarchies. 
Même si l'histoire paraît romancée, même si les dates peuvent être remises en cause, il reste le lien fort qui s'est créé il y a plusieurs milliers d'années, et que nous vivons encore aujourd'hui, entre propriété, dominance et guerres.
L'aspect positif inhérent à la propriété est que chacun s'efforce d'égailler, d'embellir ce qu'il possède. Par ailleurs, la propriété matérielle protège l'être humain le rendant moins démunis face aux variations de son environnement. L'aspect terrifiant est qu'elle engendre l'envie, la jalousie, la guerre, la dominance et l'asservissement. Ce qui est possédé est soumis ; objets comme personnes.
Rappelons-nous de ce que nous avons dit sur le rapport à l'autre. De lui nous tirons le bien-être, de lui nous éprouvons le malaise. Si l'autre est gratifiant pour nous, s'il nous permet de renouveler notre plaisir, c'est à dire de maintenir notre structure, nous éprouverons le besoin de le conserver à notre disposition. "Si, maintenant, un autre individu se trouve dans le même territoire et qu'il apprend qu'il peut se faire plaisir avec les objets et les êtres qui font plaisir à l'autre, il voudra, lui aussi, les avoir à sa disposition pour renouveler la gratification. L'autre opposera l'argument de la propriété. Ainsi se développe la notion de propriété qui apparaît comme le résultat d'un apprentissage." (Henri Laborit).
Il a bien compris la médiocrité de la possession celui qui affirme "c'est une des pires perversion qui soit que de garder une rose par de vers soi " (Brassens).
Mais plus que la seule propriété matérielle qui en fin de compte ne demande rien à personne - pour peu que chacun possède suffisamment -, aujourd'hui où nous mène la recherche de la dominance ? 
au niveau de la personne : la gratification pour celui qui domine ajoutée à la terreur de perdre cette dominance. L'inhibition de l'action, l'agressivité, la dévalorisation, à terme la maladie pour celui qui est dominé. 
entre les personnes : les luttes (compétition, guerre.) ou l'évitement. 
au niveau de la planète : une dilapidation des ressources et de l'équilibre naturel au profit de tout ce qui assure l'obtention du pouvoir et de l'argent.
Alors pourquoi ne pas trouver une autre voie ? Mais Où ? Là où nous ne nous sommes pas encore véritablement rendus ! 
Dans tout ce qui précède "seuls" nos deux premiers cerveaux étaient à la fête. Il nous reste le 3ème à dégourdire. Le 3ème cerveau : celui de la réflexion, celui qui peut remettre en cause des valeurs acquises et les remplacer par d'autres, celui qui peut nous faire accepter le changement comme un enrichissement, celui qui peut admettre que l'autre soit différent de moi. 
Sans cette activation des lobes frontaux, sans cet élan tentant de saisir les valeurs que l'environnement a mises en nous, nos réactions ne feront que refléter les qualités reconnues par notre système social d'appartenance. Nous ne serons ni des êtres réfléchis ni des êtres libres.

2.5 Réflexion sur la vie en commun

Un cerveau humain en fonctionnement pourrait tenir les propos qui suivent : 
Moi premier étage cérébral, je suis là pour vivre et tant qu'à faire vivre au mieux. Je veux pour cela que mes besoins soient satisfaits. 
Moi deuxième étage cérébral, je dis que vivre au mieux c'est apprendre à me faire plaisir et à éviter la douleur. 
Moi troisième étage cérébral, je veux ce que vous voulez mais je vois d'autres cerveaux, comme moi, qui le veulent également. (1) Je le veux (2) ils le veulent (3) nous sommes semblables. En conséquence nous ne pouvons vouloir séparément. Si je veux quelque chose, je dois aussi le reconnaître aux autres. Que mes sentiments "soient d'accord" ou non, je suis par cette réflexion et par tant d'autres aspects de la vie, lié aux autres. C'est parce que je réalise ce que je veux que nous le réalisons ; c'est parce que vous le réalisez que je le réalise.
La traduction à un être humain de ce qui précède donne si je veux faire valoir mon droit au bonheur et à ma libre détermination, n'étant rien de plus qu'un être humain, je dois accorder ce droit à tout autre que moi. 
Par ce simple syllogisme, l'être humain se dit lié à l'humanité toute entière. De lui découle l'ensemble des règles et valeurs qu'il peut se donner dans son rapport à l'autre. Au sommet de la pyramide des valeurs se trouvent la tolérance - le respect des différences et du libre choix - et l'universel.
Mais ce qui n'est pas dit dans cet énoncé c'est qu'après la réflexion, le plus dur reste à faire : mettre des paroles en pratique chaque jour, à chaque instant ; faire que le 3ème cerveau s'accorde au 2ème ; faire que le verbe devienne chair.
Ce qui précède marque le rapport aux autres d'un être réfléchi. Un être aimant comme Thomas d'Aquin dirait : Pour mener ta vie "Aime et fait ce que tu veux". Mais n'allons pas si loin et attardons-nous déjà sur l'être réfléchi, sur son rapport à la vie en général et à lui en particulier (l'être réfléchi)
http://www.volodalen.com/15psychologie/psychologie60.htm

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Re: November's Girl and roses

Message par I am so sure le Lun 7 Nov 2016 - 17:16

https://abelabelsonauteur.wordpress.com/moi-surdoue-revolte-page/



« Moi, surdoué révolté »
Dédicace
À toi, ce vrai toi :
sors des oubliettes.
Je te déclare libre
et digne de l’être.
Prologue

I






Commençons par un flash back.
Je suis au Mexique. J’ai trente-trois ans, il y a sept ans maintenant. Devant moi, en bas, au loin, le lac de Patzcuaro. Derrière moi une cabane. À l’intérieur ma femme et mon fils, bébé. Ils dorment.
L’odeur de sapin et d’herbe, tôt le matin. L’air frais, le soleil… et moi, pas content.
Je ne suis pas content parce que je n’ai toujours pas trouvé comment vivre sans peser sur la planète.

II






Flash back encore. J’ai trois ou quatre ans. Peut-être cinq. J’ai mis mon pyjama, je me suis bien mis au lit, j’ai tiré le drap et la couverture jusqu’en dessous de mon menton et j’attends. J’attends parce que j’ai un super plan. J’attends, puis je l’entends. Ma mère. Elle monte les escaliers, elle prend le couloir dans ma direction pour aller à la salle de bain qui est à côté de la chambre que je partage avec mon frère aîné. Là, c’est le moment.
Je l’appelle: « Maman ! » « Viens un peu ici, j’ai un truc important à te dire. »
Elle vient. « Oui, c’est quoi, mon garçon ?»
« Plus près, maman, je dois te le chuchoter dans l’oreille. »
Ça marche. Elle se penche vers moi. Rapidement je l’attrape par le cou, je la tire vers moi et je lui donne un bisou sur la joue. Elle est douce, sa joue.
Je la lâche. Elle est gênée. Ce n’est pas du tout comme je me l’étais imaginé, comme je l’avais voulu, pour elle, pour moi. Cela l’a perturbée, elle ne sait pas quoi faire avec.
Elle se redresse et fait comme si rien ne s’était passé. Ou comme si quelque chose d’horrible s’était passé, qu’il faut vite, et bien, faire comme si de rien n’était.
Je me sens coupable, mal. Je ne m’attendais pas à cela.
Le lendemain, je l’essaie encore une fois. Exactement la même chose, même si elle doit savoir ce qui va se passer, même si ce n’est plus une surprise. Peut-être était-ce le mauvais moment hier? Peut-être était-elle déconcentrée?
Mais c’est de nouveau le même résultat. Un peu plus fade peut-être, parce qu’elle s’y attendait.
Il est tombé à l’eau mon super plan, à l’eau très froide, glaciale. Mon plan de montrer à ma maman que je l’aimais, de connecter avec elle. Il n’y a personne là, disponible, avec qui se connecter. Ça, je vais devoir l’apprendre.

III






Flash forward. Ici et maintenant. J’écris ceci dans un canapé de seconde main. cela vaut la peine de le préciser. Tout ici est de seconde main. Et ce n’est pas par hasard. Si je dois vivre, qu’au moins je vive de ce que les autres ne veulent plus. Ne pas peser. Même si c’est impossible.
J’écris ceci dans un cahier sur mes jambes soulevées. Et la force s’en va de mes bras en me souvenant de mon enfance, pourtant en apparence «  heureuse ». Mais ce n’est qu’une apparence, et j’ai plongé dans les profondeurs. Je m’imagine que ceux et celles qui se sont sentis compris et soutenus dans leur enfance sont renforcés par leurs souvenirs dans la même mesure que moi je suis affaibli par les miens.
J’ai été jaloux d’eux. Ils n’ont pas plus de capacités que moi et ils ont la vie bien plus facile. Et je n’avais rien fait pour mériter cela. On m’appelait le « petit soleil » à la maison et à la maternelle quand j’étais très petit. Mais ce petit soleil s’est bien rapidement éclipsé derrière les nuages de l’atmosphère étrange de cette planète qui n’est pas la mienne. Qui est faite par et pour des êtres pas comme moi.
La maison de mon enfance a été pour moi comme un orphelinat de taille familiale. C’est un ressenti, je n’y peux rien. Un micro-orphelinat. De très bonne qualité. On m’a bien nourri, on a lavé mes vêtements, et cetera. Mais cela on fait, ou devrait faire, dans n’importe quel orphelinat. Mais ce qui aurait pu constituer une famille, de cela, il n’y avait rien, ou quasi rien, pas dans mon vécu.
Je ne suis plus jaloux maintenant des autres qui, eux oui, ont eu ce qu’ils ont pu appeler « une vraie famille ». Ma famille aussi était une vraie famille, à la taille et à la mesure des enfants pas comme moi. Pour ces autres enfants cela aurait pu être, peut-être, le paradis sur terre. Mais pas pour moi. Ce n’est ni la faute de mes parents, ni la mienne. C’était une incompatibilité, c’est tout.
Je ne suis plus jaloux mais la douleur reste, et restera, je crois. Ce n’est pas grave. C’est une sensation, forte. Pour autant que les sensations soient vécues, que la coupe soit bue jusqu’à la lie, que l’on savoure même celle-ci, c’est une vie, une vraie vie.
Je vis, je vis. Ça, avec une force quasi véhémente. Jamais je ne mourrai. De toute façon, on ne peut pas mourir. La disparition n’existe pas dans cet univers, par définition, par observation et par compréhension. Où iraient les choses, où iraient les vibrations de nos pensées, de nos sensations, de nos émotions? Vers où disparaîtrait-on ? Vers un endroit hors de l’univers, qui ne serait plus alors l’univers ? cela n’a pas de sens, il n’y a que recombinaison, réorganisation, à plein d’échelles, à plein de vitesses, toutes inévitables. À part cela, rien d’autre.
On peut nier sa vie, ça oui. On peut s’efforcer, à tout prix, de vivre la vie de quelqu’un d’autre. On peut refouler. On peut somatiser. On peut faire semblant, on peut s’établir dans ses propres hallucinations comme dans une prison rose. On évite ainsi tout deuil et tout conflit, ça oui, mais aussi : la vie.
Ce ne sont que des mots, et en tant que tels inexacts, mais c’est ce qui se passe. À une échelle non anodine. Et c’est ce que moi je rejette. Finalement.

IV






Flash back.
J’ai quarante ans. Je suis à un test de QI organisé par Mensa. On est six à se présenter pour le test. Six personnes assez différentes dans une petite salle mal aérée au sous-sol de la basilique de Koekelberg.
Je fais le test. Je le fais bien. Je le sais. Et en même temps, peut-être pas ? On verra.
Deux ou trois semaines plus tard, une lettre dans la boîte à lettres.
« Cher Monsieur, … QI 133, …, surdoué, … ».
J’ai quarante ans. À mes quarante ans je découvre que c’est normal que je ne sois pas normal. Je suis « surdoué ». Et pour un « surdoué » c’est en effet normal de ne pas être normal, puisqu’il ne l’est pas, n’est-ce pas ?
Cela me donne la force de revendiquer mon éternelle anormalité comme un « plus » au lieu d’un « moins ». De penser « je vous pisse au cul maintenant, espèces de connards », étape transitoire et déséquilibrée, mais véritable. De m’approprier de mon mètre carré sur cette planète, celui où mes pieds sont plantés, mon cul posé, mon corps fatigué allongé.
Elle ne résout rien, bien sûr, cette histoire de « surdoué ». Ça ne change pas le passé. Ça ne change pas la société non plus. Et ça ne sauve pas la planète, qui reste en besoin vital d’être sauvée.
Cette histoire de « surdoué » ne change donc rien. Mais cette force de m’approprier mon mètre carré, ça, ça change tout.
En fait, je fais exprès. Je sais très bien que ce n’est qu’un prétexte, cette étiquette de « surdoué ». Mais je le prends dans mes deux mains et j’en fais le catalyseur de ma vie, de ma renaissance.
Comme chaque catalyseur, ce n’est pas lui qui constitue le corps de la réaction. Cependant, il y a un « avant », il y a un « après ». Ce catalyseur est la petite épice, l’étincelle, le petit rien qui déclenche ce changement. Et ce changement peut être énorme.


https://abelabelsonauteur.wordpress.com/category/moi-surdoue-revolte/

DEUXIÈME ÉDITION RÉVISÉE***
À ses quarante ans Abel apprend qu'il est surdoué. C'est un choc qui répond à des questions, remet en question des réponses antérieures, cause d'autant plus de questions. Sur lui, sur la vie, sur soi-même, sur les autres, sur les relations entre tout cela. Puis ce concept de "surdoué", de "haut potentiel" même est à questionner aussi. Ne parlerait-on pas mieux d' "alterdouance", d' "autre potentiel"?
Au fil des souvenirs intimes, des événements touchants, des douleurs, rancunes, tendresses, colères, compréhensions et confusions qu'il partage sans retenue, l'auteur vous fait le tour de son univers, avant et après cette découverte. Et pour finir, il y a l'amour. L'amour raté, à tellement de reprises qu'il finit par ne plus croire à son existence, puis, enfin, l'amour trouvé. Un amour vrai, simple et libre qui fait passer ce couple par la guerre et la déconstruction, par la démolition mutuelle des masques et carapaces avant de finalement se rencontrer dans un espace de vérité.
Quelques réactions de lecteurs et lectrices à la première édition :
- « Le témoignage d'un surdoué à ne pas louper ! »
- « Un livre magnifique sur ces gens 'trop', trop sensibles, trop révoltés, trop concernés, qu'on dit 'surdoués'. Abel Abelson livre ses tripes, met son cerveau à nu. Les hypersensibles se reconnaîtront, et se sentiront moins seuls. A conseiller à tout ceux qui sont concernés par la douance. »
- « Les témoignages d'adultes surdoués sont rares, celui-ci en est un à mon sens incontournable, d'une rare force...Un cri du cœur déchirant et finalement un hymne à la vie. »
- « Touchant car sincère. »
- « Une plongée directe et sans fard dans la tête et les émotions d'un être humain complexe, ou du moins, défini comme tel. On accroche tout de suite à ces petites analyses ultra-précises du quotidien, de la vie de couple, des sensations, de la quête intérieure de sens, de vérité. Un vrai défi vécu de l'intérieur que l'on suit pas à pas. »
www.abelabelson.be

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Re: November's Girl and roses

Message par I am so sure le Lun 7 Nov 2016 - 22:39

http://www.jukebo.com/leo-ferre/music-clip,leo-ferre-talent-a-fleur-de-peau,sl5vp.html

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Re: November's Girl and roses

Message par I am so sure le Lun 7 Nov 2016 - 22:57

Ben oui je suis conne, plein de choses doivent venir de là aussi mais c'était bizarre/normal... Very Happy
Spoiler:



24 ans à être "traumatisée" en fait ? Very Happy par un fonctionnaire à tendance anarchiste ? Very Happy  rêvant et parlant d'absolu ? et Léo Ferré (entre d'autres) au lieu de regarder "Friends" Smile et tous ces documentaires, et questions pour un champion, et Planète, et des jeux et beaucoup de tendresse et d'affection, du soutien, de l'attention.
Il ne voulait pas nuire à ma relation avec mon père, mon père a nuit tout seul à ma relation avec lui ou pas. Il faut prendre les choses et les gens tels/telles qu'elles sont/qu'ils sont pas ou pas du tout. Telle est ma philosophie de vie.
24 ans c'est long, c'est selon, ou alors ce fut court. Donc en fait j'ai déjà un jour vécu avec un potentiel doué avec beaucoup de potentiel. Je ne vois pas bien déjà comment on peut ne pas avoir l'esprit d'ouverture quand on doit voyager toute petite. Je te raconte pas l'organisation. Trimbalée par ici, trimbalée par là. Du coup tu rencontres du monde Smile C'était le vilain petit canard de sa famille ou pas. On ne déplace pas le curseur semble t il, on passe alors par un autre canal mental. J'ai eu de la chance. Je n'aurais pas penser y penser par cet axe là.
C'est sûrement de lui que j'ai aussi appris tant de choses, je me demandais comment j'avais pu savoir autant de choses petite. Toute petite. On n'écoute pas spontanément du clavecin ou Ferré quand on est jeune. J'ai été élevée pendant des années par un vrai puits de science. Une force de la nature. Un écorché vif. Je crois, je ne sais plus trop, en fait je n'avais jamais pensé à l'analyser et par ce biais. Je pense qu'il aurait adoré venir échanger ici.
La vie est telle quelle, telle qu'elle.  Et ce diabète. Et se mettre dans des états pareils parfois pour un boulot. Quelle drôle d'idée.
De quoi on a bien pu parler pendant toutes ces heures ? Je suis vraiment très bizarre ou pas  Very Happy Wink Il était naturaliste, taxidermiste. Après 1998 j'ai du de nouveau refaire mes armes toute seule. Et le cancer est une chose folle. Encore que j'ai lu des trucs où ils ont fait des progrès. Tout le monde l'aimait et pour son intelligence. Il distillait des infos et des conseils comme un sage. Je n'ai pas souvenir qu'il n'est pas su répondre à un seul de mes questions. Vivre les choses c'est beaucoup plus complexe que de poser des schémas. Les schémas ça ne prend en compte l'affectif, c'est froid, c'est hors contexte. J'ai lu beaucoup et de tout mais je me suis toujours arrêtée quand ça euh comment dire, quand ça creusait trop. On a tous une histoire, la sienne, avec les personnes qui sont intervenus dans notre vie. Et il y a tant de configurations possibles. D'assemblages divers et variés. La perfection de vie n'existe pas. Ca avait été un peu la catastrophe quand j'ai quitté la maison pour lui. Si cela tombe, c'est ce lien là aussi que l'on avait. C'est pour ça que je n'ai pas peur des médecins, des psy, ou des psychiatres, chacun sa science, moi j'ai mon histoire Smile mes souvenirs. Je me demande ce que je vais faire et ce que je vais devenir. Il fallait que je mentionne ces 24 années en perfusion consentie de choses intéressantes. Ca va être son anniversaire dans quelques jours, ce qui justifie mon propos. Par contre je suis pas trop les anniversaires, les rappels du passé en tout cas en mode triste. C'est vrai qu'à y repenser, il était un peu bizarre  Very Happy
Du coup je me marre en lisant sur le net les personnes qui s’étripent sur ce sujet Smile Il faut quand même avoir un sacré cran pour encaisser des maladies et prévoir sa mort et son après dans les moindres détails. Un poète, un sportif, un mélomane, et un lecteur assidu.... ect.
La psychologie c'est bien pour aller mieux, et pas trop dans l'intime. Je me demande si des personnes ne sont pas intrusives parce qu'un ou une autre porte des réponses qu'il cherche ?

Avec le temps on n'oublie pas, on a de très bons souvenirs et on aime encore Very Happy C'est puissant quand même tout ce petit sujet  Wink
Mais raconter les choses de façon triste ou s'en souvenir tristement, ou psychologiquement, ou psychiatriquement, bof, bof, pof, pof, quoi, je ne sais définitivement pas faire Very Happy  (sauf si on ne va pas bien enfin pour aller mieux, pour voir plus clair, mais pas pour changer son histoire) Very Happy Razz

Avec le temps - Léo Ferré












Avec le temps...
Avec le temps, va, tout s'en va
On oublie le visage et l'on oublie la voix
Le cœur, quand ça bat plus, c'est pas la peine d'aller
Chercher plus loin, faut laisser faire et c'est très bien



Avec le temps...

Avec le temps, va, tout s'en va

L'autre qu'on adorait, qu'on cherchait sous la pluie

L'autre qu'on devinait au détour d'un regard

Entre les mots, entre les lignes et sous le fard

D'un serment maquillé qui s'en va faire sa nuit

Avec le temps tout s'évanouit



Avec le temps...

Avec le temps, va, tout s'en va

Même les plus chouettes souv'nirs ça t'as une de ces gueules
A la gal'rie j'farfouille dans les rayons d'la mort

Le samedi soir quand la tendresse s'en va toute seule



Avec le temps...

Avec le temps, va, tout s'en va

L'autre à qui l'on croyait pour un rhume, pour un rien

L'autre à qui l'on donnait du vent et des bijoux

Pour qui l'on eût vendu son âme pour quelques sous

Devant quoi l'on s'traînait comme traînent les chiens

Avec le temps, va, tout va bien



Avec le temps...

Avec le temps, va, tout s'en va

On oublie les passions et l'on oublie les voix

Qui vous disaient tout bas les mots des pauvres gens
Ne rentre pas trop tard, surtout ne prends pas froid


Avec le temps...

Avec le temps, va, tout s'en va

Et l'on se sent blanchi comme un cheval fourbu

Et l'on se sent glacé dans un lit de hasard

Et l'on se sent tout seul peut-être mais peinard

Et l'on se sent floué par les années perdues

Alors vraiment... avec le temps... on n'aime plus


Léo Ferré


Il est des personnes qui vous apprennent avant l'heure et au fond je trouve, pour ma part, je trouve ça bien. La vie c'est simple. C'est important de tomber sur des personnes à qui on peut faire confiance, et sur qui on peut compter. Il ne faut jamais abandonner, jamais s'abandonner, enfin si au sens figuré ou littéral ? (tu fais chier, tu peux avoir un vocabulaire de base comme tout le monde au lieu de toujours partir à coté ? Wink


 cat





Je rêve d'une terre sereine
Là où les gens balancent leurs peines
Je rêve sans fausses notes sans ratures
Je rêve au delà des blessures
Je rêve d'un monde qui s'élève
Au milieu des champs où l'on crève
Je rêve qu'on puisse changer le temps
Lancé contre le vent
Ça fait du temps
Quand on y pense
Qu'on aimerait tant avoir une chance
De changer des choses
qu'on nous impose
Afin d'éviter qu'on explose
Ça fait du temps qu'on nous embrasse
Avec des mots qui laissent des traces
Ça fait longtemps qu'on rêve d'un monde pour nous garder
Ça fait longtemps qu'on rêve d'un monde pour nous garder
Je rêve de gens qui se réveillent
Dans leurs p'tits nids qu'ils s'émerveillent
Je rêve de villes non polluées
Afin que l'air puisse circuler
Je rêve d'un ciel bien étoilé
Là où les cons sont nettoyés
Je rêve qu'on puisse changer le temps
Lancé contre le vent
Car
Ça fait du temps
Quand on y pense
Qu'on aimerait tant avoir une chance
De changer des choses
qu'on nous impose
Afin d'éviter qu'on explose
Ça fait du temps qu'on nous embrasse
Avec des mots qui laissent des traces
Ça fait longtemps qu'on rêve d'un monde pour nous garder
Ça fait longtemps qu'on rêve d'un monde pour nous garder
Ça fait du temps
Quand on y pense
Qu'on aimerait tant avoir une chance
De changer des choses
qu'on nous impose
Afin d'éviter qu'on explose
Ça fait du temps qu'on nous embrasse
Avec des mots qui laissent des traces
Ça fait longtemps qu'on rêve d'un monde pour nous garder
Ça fait longtemps qu'on rêve d'un monde pour nous garder
Ça fait longtemps qu'on rêve d'un monde pour nous sauver


------------------------------------------
Je n'envies nullement les personnes qui ont eu une vie toute carré et toute droite et tout en boîte. 
Je n'ai de leçons à donner à personne, 
t'es grand(e) maintenant, "tu te démerdes"  Wink



Dernière édition par Iamsosure le Lun 7 Nov 2016 - 23:38, édité 1 fois

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Re: November's Girl and roses

Message par I am so sure le Lun 7 Nov 2016 - 23:00



Spoiler:

De temps en temps
Je craque sous le poids de l'espérance
Je vais parfois à contre sens
De temps en temps
J'ai des flèches plantées au cœur
De la peine, de la rancœur
De temps en temps
Je ris de rien
Je fais le con parce que j'aime bien
De temps en temps
J'avance en ayant peur
Je suis le fil de mes erreurs
Et très souvent

Je me relève sous ton regard
Je fais des rêves où tout va bien
Je me bouscule, te prends la main
Au crépuscule, je te rejoins
Je me relève sous ton regard
Je fais le rêve d'aller plus loin
Je me bouscule, te prends la main
Du crépuscule jusqu'au matin

De temps en temps
Je plie sous le poids du sort,
Et des souffrances collées au corps,
De temps en temps
Je prends des coups dans le dos
Des conneries, des jeux de mots,
De temps en temps
Je regrette l’innocence
Qu’on peut avoir dans notre enfance
De temps en temps
Je veux la paix
Pour moi, je n’ai plus de respect
Et très souvent

Je me relève sous ton regard
Je fais des rêves où tout va bien
Je me bouscule, te prends la main
Au crépuscule, je te rejoins
Je me relève sous ton regard
Je fais le rêve d'aller plus loin
Je me bouscule, te prends la main
Du crépuscule jusqu'au matin

De temps en temps
Je pense à tort
Que pas de larmes, c'est être fort
Au fond ce que j'attends
C'est voir le bout de nos efforts
Que l'amour soit là encore

Je me relève sous ton regard
Je fais des rêves où tout va bien
Je me bouscule, te prends la main
Au crépuscule, je te rejoins

Je me relève sous ton regard
Je fais des rêves où tout va bien
Je me bouscule, te prends la main
Au crépuscule, je te rejoins
Je me relève sous ton regard
Je fais le rêve d'aller plus loin
Je me bouscule, te prends la main
Du crépuscule jusqu'au matin



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Re: November's Girl and roses

Message par I am so sure le Lun 7 Nov 2016 - 23:25

“Tout ce qui n’est pas assumé n’est pas sauvé, tout ce qui n’est pas accepté n’est pas transformé”, disent les anciens.



Sur cette échelle à dix barreaux, voyez les degrés qui résonnent pour vous et comment les développer :
1. PORNEIA • AMOUR APPÉTIT
Je te mange, je t’aime comme une bête. En grec, le premier mot pour parler de l’amour est pornéïa, le bel amour divin de l’enfant pour sa mère. Il a faim et la mange, il aime son lait et sa chaleur, l’objet maternant étant censé répondre à son besoin. L’amour commence donc par une pulsion, le désir de survivre et l’appétit de l’autre. S’il est important d’être un bon petit cochon spontané et joueur, qui joue et gambade, mord et tête la vie, il est aussi nécessaire de laisser la place à d’autres formes d’amour pour éviter de devenir un porc qui consomme l’autre ; et qui, quand il est jeté, repart aussitôt en quête d’un autre sein à téter. La question pour évoluer est : consommer ou communier ?
2. POTHOS • AMOUR BESOIN
Tu es tout pour moi, j’ai besoin de toi, je t’aime comme un enfant. Pothosajoute à la dimension pulsionnelle la dimension émotive ainsi que l’envie de posséder l’autre et d’être possédé, par besoin de reconnaissance et pour fuir l’insécurité affective : l’autre est ma possession, il est à moi, comme moi je me veux à lui. Étant possédé, on n’a plus envie de rien faire sans l’autre et on attend un amour total, inconditionnel et réciproque : souffrir c’est aimer et aimer c’est souffrir. Une forme d’exigence qui cherche un assouplissement.
3. MANIA PATHÈ • AMOUR PASSION
Je t’aime passionnément, je t’ai dans la peau, tu es à moi rien qu’à moi, je t’aime comme un fou, je ne peux pas me passer de toi. Mania pathè préfigure la passion amoureuse avec tout ce que les anciens redoutaient, y voyant là la source de tous les maux : perte de la raison et de la lucidité, désordre à tous les niveaux. Aujourd’hui cette forme d’amour a la côte dans les films et romans. Se laisser emporté et possédé par l’ébauche d’un sourire ou la douceur d’un regard, vivre passionnément et intensément, c’est affirmer le droit d’exister et d’être réellement sur terre pour quelqu’un : on est confirmé affectivement dans son existence. Enthousiaste, oui. Mais collé, englué ? Le respect peut advenir sans la dépendance, car l’amour n’a pas pour but de nous soumettre, au contraire il libère.
4. EROS • AMOUR ÉROTIQUE
Je te désire, tu me fais jouir, tu es belle, tu es beau, tu es jeune. Éros est celui qui va donner des ailes à la pornéïa pour signifier une libido qui se dégage peu à peu de l’emprise du besoin et de l’absolu. Avec éros, on entre dans le désir – desiderare signifie regretter l’absence du signe favorable de la destinée – et l’amour devient à proprement parler humain. Éros met de l’intelligence dans la pulsion, libère de l’urgence et de l’impatience, pour commencer à choisir, donc à renoncer. Éros élève – en plus d’être bête, nous sommes aussi ange – et nous éveille à l’amour du Vrai, du Beau et du Bien cher à Platon : c’est la beauté de l’âme. Si dans l’étreinte des corps, l’attirance et la pulsion naît l’amour de l’autre qu’on ne peut ni avoir, ni consommer, éros est aussi plein de manques. Alors la joie d’éros est sans doute de devenir agapè pour nous donner l’extase et la paix.
5. PHILIA • AMOUR AMITIÉ
Je te respecte, je t’admire, j’aime ta différence, je suis bien sans toi, je suis mieux avec toi, tu es mon meilleur ami, j’aime être avec toi, tu me fais du bien.La Philia, c’est aimer l’autre en tant qu’autre, ressentir plaisir et joie à son bonheur, même indépendamment de soi. S’introduit ici dans l’amour un commencement de gratuité. Dans la philia, on n’hésite pas à se mettre à nu devant l’autre, on est réciproquement en confiance et ouvert à l’écoute profonde : je te donne et je reçois, je partage ce que je suis et je reçois ce que tu es. L’amour amitié se décline en quatre nuances : philia physikè est l’amitié entre parent et enfant ; philia erotikè est l’amitié amoureuse fondée sur le jeu érotique ; philia hétairikè est l’amitié qui laisse l’autre libre d’être un peu tout et rien à la fois pour être plus ; philia xénikè est l’amitié pour l’étranger.
6. STORGÈ • AMOUR TENDRESSE
Je suis le meilleur de moi quand tu es là, j’ai beaucoup de tendresse pour toi, je suis heureux que tu sois là. La confiance ayant nourrit une bonté et bienveillance qui nous transforme, la storgè fait tout basculer avec la tendresse : ouvert à l’autre et dépassant la peur, on ose s’ouvrir à l’inconnu en soi-même. L’art d’aimer, est-ce d’être aimé et aimable ou de développer la faculté d’aimer quelles que soient les conditions extérieures ? La storgè n’agit plus en tant qu’amour dépendant d’une relation, mais comme un état d’être ou de conscience. La tendresse naît au moment où notre main, caressant et goûtant l’espace entre elle-même et le corps de l’autre, s’ouvre à ce qui nous dépasse. C’est l’espace qui fait lâcher l’état de possédé, permet la tendresse et paradoxalement rapproche au plus près. La distance intime ou le “souvenir de toi dans le creux de ma main” donne le sens à l’égard de tout ce qui vit et respire : la caresse est une façon de tenir le monde.
7. HARMONIA • AMOUR HARMONIE, BONTÉ
Que c’est beau la vie quand on aime, nous sommes bien ensemble, avec toi tout est musique, le monde est plus beau. L’harmonia préfigure une profondeur de passion et de compassion, le mélange harmonieux du Yin et du Yang qui établit la communion de l’homme avec l’esprit. La dimension sexuelle et affective se fondent dans un tout plus vaste : être un soleil qui rayonne, être amour et mélange harmonieux. Il s’agit là d’affirmer notre altérité et différence pour sortir du consensus mou : l’ennemi de la paix n’est pas le conflit, mais l’hypocrisie, le mensonge et la confusion.
8. EUNOIA • AMOUR DÉVOUEMENT, COMPASSION
J’aime prendre soin de toi, je suis au service du meilleur de toi-même. L’eunoianous tourne entièrement vers l’autre et incarne la preuve de cette grande tendresse appelée dévouement. C’est la compassion mise en acte au service du meilleur de l’autre. Aimer et servir. Il y a plus de joie à donner qu’à recevoir car l’amour est le seul trésor qui augmente au fur et à mesure qu’on le dépense.
9. CHARIS • AMOUR GRATITUDE, CÉLÉBRATION
Je t’aime parce que je t’aime, c’est une joie et une grâce d’aimer et de t’aimer, je t’aime sans condition et sans raison. Avec charis, on donne et se donne avec joie : un état de grâce acquis par un amour donné entièrement et gratuitement – grâce et gratuit ayant la même étymologie. Tout est simple, l’amour coule de source et la compassion nourrit la relation. L’amour n’est plus alors la rencontre de deux moitiés frustrées ou incomplètes, mais celle de deux sujets libres et entiers. L’autre n’est plus celui qui vient combler un manque – de masculin ou de féminin – mais celui avec lequel je peux partager et célébrer une plénitude.
10. AGAPÈ • AMOUR GRATUIT INCONDITIONNEL
C’est “l’amour qui fait tourner la terre, le cœur humain et les autres étoiles”, ce n’est pas seulement moi qui aime et qui t’aime, c’est l’amour qui aime en moi. À ce stade, l’oubli de soi permet d’aller plus loin et de connaître l’état rayonnant d’amour par le simple fait d’exister, en direction de toutes et de tous, comme le soleil éclaire indistinctement son environnement entier. On touche le divin en soi quand on aime ses ennemis, ceux qui ne nous aiment pas ou nous méprisent. Cet amour ne détruit rien, ni l’enfant en nous avec ses besoins, ni l’adolescent avec ses demandes, ni l’adulte avec ses désirs, il nous rend libre de toutes les formes d’amour. Amour et liberté s’embrassent dans une ouverture totale. Cet amour gratuit – impossible pour le pervers et l’égo – peut se distiller à tous les niveaux : mettre de l’agapè dans l’enfant en nous qui veut consommer l’autre ; mettre de l’agapè dans l’éros ou la philia pour élargir la perception de ce qui est.
LE CHEMIN QUI MÈNE DE LA SOIF À LA PLÉNITUDE
Apprendre à aimer, c’est transformer sa soif, impossible à étancher, en une plénitude qui nous dépasse. Si la souffrance fait naturellement partie du parcours, l’amour assumé et conscient – l’amour heureux – peut devenir un choix de vie et le but d’une exploration intérieure : il s’apprend et de toutes les façons possibles, en nous invitant à devenir plus lucide sur nos besoins, pulsions et passions, et à élargir notre point de vue. “Chacun a son désert à traverser, et là il faut écouter le vent et ne pas perdre la boussole qui indique, quel que soit le lieu où nous sommes, le but. La boussole, c’est le cœur ; le but, c’est l’amour.”
Dans une relation, il y a toi, il y a moi, et il y a la relation. Saint-Exupéry écrit bien : “S’aimer, ce n’est pas se regarder dans les yeux, c’est regarder dans la même direction.” Veiller sur la relation, ce troisième terme, la voir grandir et s’élever. Chaque histoire vient questionner notre capacité à aimer autrement. Ainsi on ne s’attire ni ne s’unit ou se marie parce qu’on aime quelqu’un, mais pour apprendre à l’aimer (et apprendre à s’ouvrir à l’amour sous toutes ses formes). C’est un commencement, non une fin. Certains auront besoin d’un couple, d’autres de plusieurs, ou encore du manque de couple pour explorer les pleins et creux relationnels. “Apprendre la patience et la persévérance pour aller à la source de mon désir et pour aller vers toi, pour découvrir l’amour au travers de ton visage, mieux te connaître dans ta similitude et ta différence, faire l’expérience d’une soif qui n’est pas souffrance, et croire enfin l’amour possible. Je viens à toi avec mon désir, non avec mon manque, avec ma source, pas seulement avec ma soif.”**
La confrontation accompagne l’évolution. De la bataille des chiots se disputant les mamelles de leur mère à la sainte colère de l’amour inconditionnel qui ne peut accepter n’importe quoi de l’autre précisément parce qu’il l’aime, la relation amoureuse fait des étincelles tout au long du chemin. Mais la confrontation évolue elle-même. Aveuglément jalouse au départ, elle traverse tous les stades qui mènent de la frustration au renoncement et à la compassion, pour aboutir à la joie d’être quel que soit le contexte. Chaque graine contient le chêne prêt à fleurir. Au cœur même d’une forme d’amour bestiale ou érotique, gît à l’état de graine l’agapè, le grand amour éveillé. On ne demande pas à un gland d’être un chêne tout de suite : on l’arrose. De même avec nos expériences amoureuses, soyons tendres et conscients : baladons-nous sur l’échelle des états amoureux et arrosons nos graines.
* Jean-Yves Leloup, philosophe, théologien, prêtre orthodoxe et psychothérapeute, auteur de nombreux ouvrages dont Les Épitres de Jean dans lequel il développe l’échelle des états amoureux.
** Qui aime quand je t’aime ? de Jean-Yves Leloup et Catherine Bensaid

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Re: November's Girl and roses

Message par ortolan le Ven 11 Nov 2016 - 2:36

C'est trop calme ici:

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Re: November's Girl and roses

Message par I am so sure le Sam 12 Nov 2016 - 0:42

ortolan a écrit:
C'est vrai, un peu de joli bruit et de jolies vagues alors:









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Re: November's Girl and roses

Message par I am so sure le Sam 12 Nov 2016 - 1:37


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Re: November's Girl and roses

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