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Message par Mildiou le Jeu 27 Oct 2016 - 22:42

Bonjour,
Je bientôt passer dans une semaine bilan neuropsychologique et cognitif après le "Dark age of moi". J'avoir un peu la pétoule mais pas trop car m'être documenté 0 € grâce à l'internet @ (Alice Miller,Ariel Adda, Jeanne SF, Cécile Bost, M. de Kermadec, C. petitcolin, Olivier Révol, Fabrice Bac, Hervé Magnin, R. Hazan ... etc... les plus populaire, d'autres moins plus populaire). Depuis 1 ans je fouille au milieu de tout ces gens, c'est un peu la foire. ( St Romain à Rouen jusqu'au 20 Novembre 2 places pour le prix d'une le dernier we)
Donc à Rouen j'habite depuis ... début 2000. Fac de musico puis psycho. Je sais jouer au clair de la lune avec trois doigts au piano et parfois un cigare n'est rien d'autre qu'un cigare.
Bon, j'exagère un peu, pas trop, enfin un peu quand même.
En vrac je mange trois fruits et légumes par jour ( la bière ça compte comme légume ?), dors 10 heures de sommeil. J'ai mes entrées dans la cuisine, je sais courir à cloche pied sur plus de 50 mètres. J'ai un chat qui s'appelle coin-coin parce qu'il miaule comme un canard, trois poissons, deux escargots, dix-sept crevettes, 1856983 acariens et à la louche 100000000000000 de bactéries en tout genre. Parfois un petit champignon par temps chaud et humide mais une pulvérisation de nitrate d'éconazole règle rapidement le problème, j'ai la peau sensible.
Je me perçois comme un zèbre-caméléon (pour ne pas évoquer cette histoire de self). Un zèbre un peu teubé à vu de nez, je devrais tourner dans les 130, pas trop plus, avec un package standard des bizarreries SD.
Quoi dire dans une présentation, je me contente de ça pour ma première. C'est succinct, je couche pas le premier soir.
A plus.
Mildiou
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Message par Invité le Jeu 27 Oct 2016 - 23:16

T'as beaucoup d'animaux dis donc ! Moi j'ai juste un chat, des scutigères et des araignées (mais je ne les ai pas comptées).

Bienvenue ! Smile

edit : ah oui, j'ai aussi 2 crapauds dans le jardin.

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Message par Invité le Jeu 27 Oct 2016 - 23:23

@C
Tu as quoi comme type d'araignées?
(moi j'ai des pholques, puis une tégénaire est arrivée. Elle était discrète, alors je l'ai laissé tranquille et je l'ai nommé galipette. Puis une de ses amies et venue, j'avais prévu de la tuer (les meutes de tégénaire, c'est moche), mais elle s'est faite chopper par une pholque avant, alors j'étais contente. J'ai tout de même fini par abattre galipette, car elle ne respectait pas mes consignes sur la taille des toiles)


@Mildiou
Bienvenue.
On peut te demander quel type de poissons tu as? Ou ça ne se fait pas le premier soir?

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Message par Invité le Ven 28 Oct 2016 - 9:55

Bon, j'ai du aller voir les définitions de pholque et tégénaire (je suis fière, il y a encore quelques années, une simple photo me donnait la chair de poule et des palpitations, et quand j'étais petite, des crises de larmes).

J'ai donc quelques pholques au coin des fenêtres ou des plafonds,elles ne sont pas très efficaces pour la chasse aux mouches et quand par miracle elles en choppent une, la mouche fait du bruit en se débattant pendant des plombes, ça m'énerve. En plus, leurs toiles ne sont mêmes pas jolies comme celles qu'on peut voir en forêt par exemple. Pas très "utiles" donc, mais elles ne me dérangent pas.

Les tégénaires, jamais dans les pièces à vivre, le grenier ou la cave, je veux bien, et encore, quand il y en a une qui sort de mon tas de bois quand je me sers, c'est un réflexe, je l'écrabouille (si elle ne s'est pas barrée avant, parce qu'elles sont super rapides en fait).

J'ai dormi avec une tégénaire dans ma chambre une nuit parce que je n'arrivais pas à localiser où elle avait filé après l'avoir vue passer. J'ai su alors que j'étais guérie de ma phobie. Smile (elle est passé dans l'aspirateur le lendemain quand même, faut pas pousser non plus ! J'avais l'impression qu'elle était plus large que ma main, une fois "déployée" pour avancer).

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Message par Darth Lord Tiger Kalthu le Ven 28 Oct 2016 - 10:14

Ben voilà qui va regonfler les équipes Rouanaise Very Happy !
Bienvenue à toi !

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Message par izo le Ven 28 Oct 2016 - 10:20

Sois le bienvenu Mildiou. Tu as l'air d'apprécier le chiffrage sans pour autant avoir une rigueur bornée (donc tu n'es pas comptable). Tu fumes le cigare et peux courir à cloche pied sur 50 m : chapeau bas.
Tu es obnubilé par les parasites ou c'est une impression ?
Défoules toi bien Smile
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Message par Doom666 le Ven 28 Oct 2016 - 10:47

Bonjour à tous,
Présentation des plus marantes. jocolor
Comme toi, j'ai pas mal de Shelob dans la maison. Ca bouffe les moustiques mais, comme les autres, je sors la flak lorsqu'elles sont envahissantes. Parfois, ce sont de sacrés morceaux...
J'ai aussi un chat et, plus exotique, une couleuvre d'Esculape qui a parfois l'outrecuidance de rentrer dans la maison.
Quant à la bouffe, je suis plutôt carnosaure.
Cordialement.
Alain.
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Message par Invité le Ven 28 Oct 2016 - 20:46

C a écrit:Bon, j'ai du aller voir les définitions de pholque et tégénaire (je suis fière, il y a encore quelques années, une simple photo me donnait la chair de poule et des palpitations, et quand j'étais petite, des crises de larmes).
Les seules que je reconnais de manière certaine, et avec qui je peux envisager de cohabiter un peu. Les autres, je les tue automatiquement, dans le doute...  Laughing

C a écrit:
J'ai dormi avec une tégénaire dans ma chambre une nuit parce que je n'arrivais pas à localiser où elle avait filé après l'avoir vue passer. J'ai su alors que j'étais guérie de ma phobie. Smile (elle est passé dans l'aspirateur le lendemain quand même, faut pas pousser non plus ! J'avais l'impression qu'elle était plus large que ma main, une fois "déployée" pour avancer).
Purée, c'est courageux, je crois que je n'arriverais pas à fermer l’œil de la nuit en sachant qu'il y en a une dans la même pièce.
J'autorise leur présence dans le hall d'entrée, où elles peuvent tuer des bestioles sans me gêner (pour les petites mouches, les pinces-oreilles etc, elles fonctionnent bien là) mais dans la zone habitable je deviens hystérique affraid  J'apprends à moins flipper, mais j'en suis pas encore à ton niveau de sérénité.
Je n'ai jamais vu de tégénaire aussi grosse, mais apparemment il y a des variétés qui sont impressionnantes. Peut-être une tégénaire noire?
Vrai que la forme des toiles de ces deux espèces est un peu aléatoire, je n'avais pas fait attention.

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Message par Mildiou le Sam 29 Oct 2016 - 17:08

Merci pour l'accueil, je fais quoi ? Je répond à chacun ? Non.
Alors comme ça les mâles tegenaire portent leurs bulbes copulateurs au bout de leurs pédipalpes; on aura tout vu !
@Sybille: Mes poissons c'est Theragra chalcogramma Igloo et Pangasianodon hypophthalmus au congélo, sinon je sais pas, ils sont rose saumoné avec la queue rouge, la bouche vers le haut et ils sont assez vifs. j'ai pas mentionné des petits corydoras parce qu'ils sortent presque jamais et après inspection il y a une portée de bébés crevettes qui est sortie cette semaine ou la semaine dernière.Ils font 3-4 mm.
@Izo: tu m'as l'air bien téméraire. Oui et non, je ne voue pas spécialement de culte aux parasites mais j'avoue qu'ils me fascinent comme d'autres choses, ni plus ni moins ( je te conseil de jouer à Plague Inc. Un jeux de conquêtes à base de virus, champi, bactéries, vers parasites, y'a même un mode zombie, c'est très rigolo mouah ah ah Smile )
@ Kalthu: pk pas un IRL ?
++
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Message par Firemane le Dim 30 Oct 2016 - 11:44

Jveux bien etre ton ami si tu joues à magic

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Message par Invité le Dim 30 Oct 2016 - 12:11

ils sont rose saumoné avec la queue rouge, la bouche vers le haut et ils sont assez vifs.  
Ahhhh on va pouvoir jouer à les retrouver! Peut-être un Tanichthys gold?  
tanichthys gold:
Tu veux être mon ami ? 24401445

une portée de bébés crevettes qui est sortie cette semaine ou la semaine dernière.Ils font 3-4 mm.
Félicitations pour ta portée.

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Message par Mildiou le Lun 31 Oct 2016 - 15:09

Balèze Sibylle, je crois que tu as trouvé du premier coup. Les miens ont un gros bide comme celui sur la photo. Apparemment, je leur donne trop à manger.Tu veux être mon ami ? Tanichthys_Albonubes gg.
@Firemane: Je veux bien être ton ami moi, si tu reprends Lara Fabian dans ton pays   Smile    (j'rigole, elle est sympa). Sinon, oui je joue à Magic, en ce moment c'est Eldrazi Spaghetti.Tu veux être mon ami ? Image Tu veux être mon ami ? Image Tu veux être mon ami ? Image. Avec un peu de chance j'arrive à plier la partie en 3 tours, 4 tours assez fréquemment.
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Message par Firemane le Lun 31 Oct 2016 - 15:17

J'attends amonketh car j'en ai marre des eldrazi (bien que kaladesh soit cool pour le moment).

Première fois que je vois cette combo dans aura/boggle. Tu as déjà emmené la chose en compétition ? Ca donne quoi ? Ca me semble risqué mais à voir si ça en vaut la chandelle.
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Message par Doom666 le Lun 31 Oct 2016 - 16:07

Bonsoir à tous,
Depuis qu'on a plus droit aux Mox, je joue plus... Dent pétée Dent pétée
Cordialement.
Alain.
PS: histoire de vous faire baver un chouille, j'ai encore des classeurs remplis d'Antiques, d'Arabian, de Legend... Crazy
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Message par Firemane le Lun 31 Oct 2016 - 16:38

Ouai, le concours de bite avec moi à magic ça sert à rien. Sauf si tu as une collect min psa10 d'alpha/beta/revised/unli.
Enfin à l'époque, ojd j'ai été obligé de vendre pour me sortir de la merde.
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Message par Yoda300 le Mar 1 Nov 2016 - 1:45

Bienvenue !
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Message par Mildiou le Mar 1 Nov 2016 - 19:38

@firemane: Je joue que pour le fun, Magic, pour être chic il faut du fric et mon banquier est pas trop d'accord. Je rencontre des pb contre les jeux noirs ou rouges à base de thoughseize/inquisition de kozilek et tout ce qui pète les créatures sans cibler genre anger of the gods. J'ai pas 36 milles contres dans mon deck.
Tu veux être mon ami ? Image Tu veux être mon ami ? Image Tu veux être mon ami ? Image.
@doom666: Arabian c'est une édition qui me faisait rêver en son temps.
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Message par Firemane le Mar 1 Nov 2016 - 22:02

Pas besoin de me linker les cartes je connais bien le milieu compétitif.
Donc tu veux dire que tu galères contre jund/mardu/grixis quoi, vu que y a pas 36 jeux comme ça qui joue ce genre de chose. Y a ptete valakut qui pack anger MD.

Pour jouer à magic en niveau sérieux (donc avec des cartes qui valent un tier de rein chacune) tu peux aussi faire des proxy. Après oui pour faire des tournois tu te fais preter ou tu achete mais bon...
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Message par Yoda300 le Mer 2 Nov 2016 - 21:14


Je ne résiste pas au plaisir de vous poster cette planche de 2010 faite par Mr Le Chien :

Tu veux être mon ami ? 77873674e5df0c6b070f8dd195293533838ca7a1
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Message par Mildiou le Mer 2 Nov 2016 - 22:11

C'est bien senti tongue (c'est pas très flatteur quand même, y'a pas que des brutes sanguinaires)
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Message par Mildiou le Sam 5 Nov 2016 - 21:36

Pour la défense du jeu, pour ceux qui connaissent pas, pour le curieux. Je copie/colle un article trouvé sur magic corporation:

Imaginaire logocentrique et quête de performativité

Posté le 21/10/2015 par chercheur

Une fois n'est pas coutume, je propose ici un article qui développe une réflexion d'ordre sociologique et philosophique sur le langage et la Vie à partir de Magic. Un grand merci aux modérateurs qui m'offrent de partager ici mes recherches !
La création littéraire investit désormais des lieux nouveaux, liés à l’avènement du virtuel – à travers l’expression cinématographique, mais également dans les jeux vidéo-ludiques et rôlistes. On voit ainsi s’opérer le glissement d’une génération de « lecteurs » à une génération d’« acteurs », c’est-à-dire des sujets qui désirent éprouver la sensation de construire eux-mêmes le récit – même si cela demeure cadré – à partir du canevas des jeux.
Dans cette optique, on peut considérer que Magic : l’assemblée constitue, dans une certaine mesure, une extension singulière du phénomène littéraire. Il représente un objet dont l’importance culturelle se traduit par une communauté d’adhérents de plus en plus conséquente. Touchant tant des amateurs qui valorisent le contact social ludique que des professionnels qui participent à des tournois nationaux et internationaux, ce jeu doit sa singularité au fait de construire une trame narrative cohérente dont les joueurs partagent entre eux les références. Sa spécificité réside, pour une part essentielle, dans ses rapports à la fiction, à la fois comme structure ludique et comme toile de fond – inspiré principalement des univers médiévaux-fantastiques. Cela en fait un lieu de revivification des imaginaires et des références mythologiques.
Dès lors que ce jeu constitue une forme d’expression paralittéraire, on est invité à considérer son apparentement au langage verbal, ainsi que par extension son impact à l’égard d’une approche pragmatique des actes de parole. L’hypothèse que l’on formule ici est que le succès de Magic se fait le symptôme, d’un point de vue sociologique, du rapport de certaines personnes à leur parole et à leur pouvoir d’affecter autrui. De ce point de vue, cette analyse propose de mettre en lumière, grâce à l’apport de la phénoménologie de Michel Henry, ce qui correspond à une quête de performativité. Afin de déployer cette hypothèse – sans en épuiser tous les possibles –, la mise en avant d’un imaginaire logocentrique à partir de l’intrication entre fiction et mécanismes ludiques débouchera sur l’analyse, plus profonde, d’un désir de faire l’épreuve intime d’un pouvoir langagier chez les joueurs ; pouvoir qui s’avère menacé par ce qui constitue une forme de déni de la vulnérabilité intérieure caractéristique de la sensibilité contemporaine.

1)      Mécanismes ludiques et « écriture » fictionnelle

Magic reprend de nombreux traits caractéristiques des jeux de rôle ; en premier lieu, le fait d’élaborer un univers fictionnel propre, de plus en plus riche au fil des extensions de cartes, et relayé par la publication de romans ou de comics. Dans cet univers, les joueurs s’inscrivent comme autant de personnages puissants non définis : chaque partie simule un combat d’habileté magique et rejoue une histoire archétypale de quête de pouvoir, généralement sur fond manichéen de Bien luttant contre le Mal. L’importance du cadre diégétique se trouve renforcée par l’identification de chaque partie à la constitution d’un « chronotope »[1] identifiable au champ de bataille qu’analyse Bakhtine ; c’est-à-dire un espace et un temps imaginaires qui assimilent le duel à une campagne militaire. À l’intérieur de cet espace-temps, une constellation de métaphores font du jeu le reflet d’un monde autonome, dans lequel la vie, la mort, les blessures, la guérison, l’écoulement du temps, constituent des notions spécifiques, comme autant d’éléments participant à un « effet de réel »[2].
Par extension, l’ensemble des règles foisonnantes dessine, de façon symbolique, les caractéristiques d’un univers fictionnel qui appartient aux mondes décrits par Françoise Lavocat[3] à la suite des théories de Leibniz. Il apparaît une correspondance étroite entre mécanismes ludiques et détails fictionnels, fondée sur des rapports d’homologies. Chaque règle constitue autant de lois intrinsèques à l’utilisation de la magie dans le jeu. Ainsi, fiction et règles se renforcent mutuellement afin d’intensifier le plaisir propre à ce que Jean-Marie Schaeffer désigne par la « feintise ludique partagée »[4] – ce qui invite, dans ce cas, à dépasser les frontières génériques établies entre narration littéraire et jeu de société.
Au-delà de l’aspect structurel, la création de Richard Garfield élabore un univers imaginaire peuplé de créatures inspirées de différentes sources mythologiques et de personnages dotés d’une biographie propre, au sein d’une trame historique qui se dessine progressivement à chaque extension. Si les premières éditions permettaient l’exploration lâche d’un monde imprécis, sans véritable intrigue, à partir de l’extension « Mirage », sortie en 1996, chaque « bloc » annuel de cartes se trouve orienté par un scénario propre. Cela génère une forme d’adhésion par la mise en place d’un suspense narratif à l’arrière-plan des extensions, qui assimile le jeu à un feuilleton sans fin – de façon, entre autres, à éveiller le désir de collection. Dès lors, ces scénarii constituent autant d’arrière-plans qui orientent le jeu par une tension de type téléologique et ajoutent un surplus de jouissance ; chaque carte représente autant de fragments d’une mosaïque incomplète dont l’ensemble permet d’en reconstituer les étapes-clefs[5].
Chacune correspond à un iconotexte qui combine le descriptif de son effet et son illustration. De la sorte, toutes s’inscrivent à la fois sur un plan ludique d’ordre purement pragmatique, et sur un plan fictionnel. L’ancrage dans une intrigue peut être amplifié par l’inscription d’une citation en italique, au bas de la boîte textuelle de la carte, qui renvoie le plus fréquemment à la trame narrative dans laquelle elle s’insère (un symbole d’édition facilite sa contextualisation dans telle ou telle ligne historique). Ainsi, chaque carte détient non seulement un potentiel stratégique propre, mais représente également un instantané d’une histoire dont la cohérence repose sur l’ellipse.
Dès lors que Magic se conçoit comme un récit déployé sur le support éclaté d’une multitude de cartes, il repose sur une « structure d’horizon »[6] au sens où l’entend Michel Collot. En d’autres termes, les cartes communiquent entre elles par le biais d’un « horizon externe » implicite, qui octroie à chaque partie la possibilité de se réapproprier et de reconfigurer l’histoire dont elles sont à l’origine les illustrations fragmentées. Cet « horizon externe » se trouve relayé par un « horizon interne » sous-jacent à l’illustration et au texte d’ambiance de chacune d’elles, au sens où ces éléments ne donnent qu’un aperçu d’une situation plus vaste.
Cette poétique de l’« horizon » caractérise également l’univers propre à Magic, désigné par les développeurs comme un « multivers ». Si les éditions de base explorent un monde central appelé Dominaria, chaque « bloc » explore un monde satellite différent, défini par une cohérence visuelle et des thématiques propres. Par exemple, le « bloc » Kamigawa met en scène un monde d’inspiration japonisante, avec des mécaniques significativement nommées « bushido » et « ninjutsu » ; celui de Theros se trouve influencé par la culture et les mythes grecs, avec la constitution d’un panthéon de dieux et l’inscription de références quasi-explicites. Chaque monde, autonome l’un par rapport à l’autre, baigne dans l’« Æther », une dimension impalpable, intangible, infinie, qui correspond au concept d’« horizon » tel que défini par Michel Collot.
On comprend que le rapport que l’on peut entretenir au cadre fictionnel de Magic amplifie le caractère hétérotypique de l’activité ludique, en tant que rite inscrit dans un temps et un espace hors du quotidien, lors duquel le joueur est invité à endosser une identité différente. Sa multitude d’iconotextes en perpétuelle expansion invite à prendre part à une intrigue dont chaque joueur est à la fois un protagoniste et un narrateur – au sens où il détient le pouvoir de participer à sa refiguration infinie. À cet égard, l’arrière-plan imaginaire du jeu, s’il n’influence pas la dimension pragmatique des duels, s’avère propice à maintenir l’évasion ludique. D’un côté, l’isomorphisme entre mécanismes ludiques et description d’un monde alternatif – avec le déploiement d’un lexique imagé qui favorise l’investissement de l’imaginaire – confère aux cartes une dimension efficace d’ouverture sur un au-delà. D’un autre côté, l’aspect manichéen des scénarii facilite la projection de valeurs et la participation affective à des intrigues archétypales. Magic propose ainsi autant de fenêtres sur un monde imaginaire qui offre un supplément d’existence et invite à investir les cartes au-delà de la réalité de leur support cartonné.

2)      Un imaginaire logocentrique

Dès lors que la vitalité de Magic réside dans la constitution d’un univers fictionnel – à la fois comme arrière-plan induisant un effet d’adhésion et comme élaboration d’un récit qui crée du sens « à l’avant »[7] de chaque partie –, on est alors conduit à envisager un apparentement avec le fonctionnement du langage. En particulier, son ancrage dans une réalité régie par la magie réactualise, de façon non nécessairement conscientisée par les joueurs, un imaginaire « logocentrique »[8] selon lequel la parole détient le pouvoir de générer la réalité énoncée – imaginaire qui dérive originairement du « fiat lux » biblique, en ce que dans l’Ancien Testament Dieu dit pour que les choses soient.
En effet, Magic s’inspire librement de références religieuses, sans induire pour autant d’adhésion à quelque dogme ou croyance que ce soit, en convoquant des pratiques rituelles d’origines diverses (magie noire, sorcellerie, rites chamaniques, etc.) qui font droit à une requalification du pouvoir de la parole comme puissance démiurgique. Bien que les cartes de « créatures » aient subi un erratum qui modifie l’imaginaire du jeu depuis l’extension « Destinée d’Urza », auparavant elles consistaient en des « invocations » ; soit des énonciations magiques donnant vie à un personnage ou à un être. Cet imaginaire persiste en ce qui concerne les sorts de « rituel », d’« enchantement » (en particulier le sous-type « malédiction ») et d’« éphémère », dont le caractère moins tangible renvoie à une parole qui génère un effet spécifique. En outre, certaines cartes illustrent de façon concrète cette importance de l’énonciation performative, tel le sortilège intitulé « Silence » qui associe son effet (empêcher un joueur de lancer des sorts) à une forme de mutisme. Ainsi, on peut considérer que les effets pragmatiques des cartes correspondent au fait d’invoquer telle ou telle réalité, de maudire ou de bénir les joueurs ; ce qui correspond à l’expression imagée de la dimension « perlocutoire »[9] du langage.
À cela s’ajoute possiblement un emprunt à la tradition judéo-chrétienne, en ce sens que Magic s’inspire des religions du Livre qui en font un symbole de pouvoir : le paquet de cartes dont dispose chaque joueur est appelé significativement « bibliothèque », et désigne l’arsenal de connaissances dont il dispose pour combattre, rangées dans un ordre aléatoire. Chaque partie correspond de ce point de vue au déploiement toujours différent d’un livre, au sens où les cartes piochées constituent autant de pages révélées au hasard.
Dans cette perspective, la dimension combinatoire de Magic invite à repérer un isomorphisme avec la structure du langage verbal tel que la conçoit la linguistique structurale et générative. En effet, une stratégie se fonde sur l’association synergique de cartes, réunies dans un paquet de soixante cartes maximum, afin d’exploiter l’efficacité de tel ou tel aspect stratégique. Chacune d’elles correspond dans ce contexte à une fonction spécifique qui rejoint la perspective pragmatique associant les mots à autant d’éléments à combiner en vue de produire un acte de langage. Plus encore, les différentes zones du jeu évoquent de façon métaphorique la description structurale et cognitive du langage : la « bibliothèque » renvoie au réservoir linguistique des possibles langagiers dans lequel « pioche » le joueur – sa main représentant la part consciente réduite[10]. Le « champ de bataille » renvoie alors à l’aire sur laquelle se déploie le texte d’une bataille qui se module en fonction du vocabulaire des cartes posées ou jouées (c’est-à-dire imaginairement énoncées).
Cette interprétation est renforcée par l’observation des fonctions attribuées aux différents types de cartes du jeu. Celles-ci se scindent en deux groupes distincts : les « sorts », qui constituent les multiples armes magiques que les joueurs peuvent utiliser et qui se subdivisent en plusieurs catégories (« créatures », « enchantements », « artefacts », « rituels » et « éphémères ») ; et les terrains, qui ont pour but de générer l’énergie – ou « mana » – nécessaire au lancement des sorts. Or, les différentes catégories de sorts peuvent être associées, dans cette approche comparative et différentielle avec le langage, à certaines fonctions linguistiques. La majorité des sorts invoquent des « créatures », c’est-à-dire des êtres – personnages ou animaux mythologiques – auxquels le joueur fait appel pour constituer une armée. Ce rapport à l’invocation, bien que présent seulement en rémanence dans la conception actuelle du jeu, assimile ces cartes à des substantifs ; elles rappellent la bifacialité du signe saussurien signifiant/signifié qui renvoie à un référent. La carte constitue le signifiant d’une invocation symbolique (le signifié), lequel donne vie à une créature imaginaire (le référent au sein de la fiction, auquel l’aspect iconotextuel du jeu donne chair).
Par extension, les sorts d’« auras », qui ont pour but d’« enchanter » les cartes permanentes (principalement les « créatures »), évoquent les adjectifs qui s’accolent aux noms pour en modifier la valence ou les propriétés. Les autres sorts de permanents (« artefacts » et « enchantements ») correspondent aux fonctions des adverbes et des prépositions. Ces différents types de « permanents » participent métaphoriquement à l’écriture du duel, c’est-à-dire l’élaboration d’une situation qui s’inscrit dans le temps. À l’inverse, les cartes de « rituels » et d’« éphémères », qui produisent un effet temporaire, s’assimilent davantage à une énonciation de type oral, qui a vocation à disparaître une fois formulée.
Pour finir, le dernier type de carte le plus répandu concerne les « terrains », qui ont vocation à produire l’énergie nécessaire au lancement des sorts. Au-delà de la perspective économique des ressources qu’ils évoquent, leur fonction (produire du « mana » selon le lexique du jeu) exprime une dimension ésotérique, de type chamanique. En ce sens, on peut considérer qu’ils représentent le verbe qui, dans la tradition logocentrique judéo-chrétienne, devient chair : le « mana » qu’ils produisent comme unité d’énergie est voué à se transformer en créatures, en être, en objets magiques ou autres énonciations performatives.
Il n’y a bien entendu pas lieu de transposer de façon absolue le modèle saussurien du langage dans Magic. Ce rapprochement permet toutefois de considérer l’influence d’un modèle logocentrique qui agit en rémanence, de façon non nécessairement perçue par les joueurs : sur le plan symbolique du jeu, il suffit de dire pour que les choses soient ; si bien que, par extension, le duel correspond à une joute verbale. Chaque joueur est mis en posture d’exercer un pouvoir d’ordre démiurgique ; ce qui est amplifié par son identification à un « planeswalker » – c’est-à-dire un être qui, dans la réalité du jeu, connaît à peine la finitude, proche en cela des figures divines païennes qui s’affrontent dans des combats dépassant les limites de l’existence humaine.

3)      Quête symbolique de performativité

En regard de ces éléments, on est conduit à considérer une recherche sous-jacente de performativité qui caractérise la communauté que Magic rassemble. Si l’intrigue du jeu correspond à la mise en scène d’une quête de pouvoir, l’imaginaire logocentrique qu’il déploie renvoie plus profondément au rapport individuel du sujet au langage, c’est-à-dire à l’épreuve qu’il fait du pouvoir de sa parole d’affecter le monde qui l’entoure. C’est dire que le succès de Magic repose, pour une part essentielle, sur le fait de répondre à un horizon d’attente non nécessairement conscientisé chez les joueurs touchant à leurs actes de langage. Il est à cet égard significatif de constater la violence des échanges au sein de cette communauté, a priori reliée par le désir de partager un moment convivial, concernant la détermination de la valeur de telle ou telle carte, ou l’efficacité de telle ou telle stratégie. Cela correspond à une forme de compétition intellectuelle, qui recoupe la recherche d’efficacité ludique, dans laquelle se met en jeu l’épreuve d’une puissance argumentative vouée à convaincre.
Or, les travaux de Raphaël Gély sur la performativité du langage[11] à partir de la phénoménologie de Michel Henry soulignent l’affaiblissement actuel de l’épreuve que les individus font de leurs actes de parole. Pour le philosophe belge, cela provient d’un déni généralisé de la vulnérabilité du désir de vivre, lié à l’affirmation des valeurs capitalistes et scientifiques – s’il est vrai qu’elles tendent à occulter l’énigme de l’adhésion des individus à leur existence pour en faire un procès qui va « naturellement » de soi. À l’encontre de la vision selon laquelle vivre dépend uniquement de la satisfaction de besoins élémentaires (boire, manger, dormir, etc.), la phénoménologie de la Vie met en lumière que tout besoin se révèle, fondamentalement, « besoin de culture », que Michel Henry définit comme besoin de soi :

   Car c’est là ce qui fait de lui un besoin, très exactement ce qui le prédispose à la culture : le fait de n’être pas seulement le besoin de quelque chose dont il serait en lui-même dépourvu, un simple manque, mais le besoin de soi. En celui-ci réside le durable de tout besoin et ce qui le détermine comme besoin de culture : son parvenir en soi-même dans l’accroissement de soi de la subjectivité absolue de la vie.[12]


Cela souligne la vulnérabilité essentielle de la condition humaine, en tant que se joue, au cœur du vécu des individus, la vulnérabilité même de leur désir de vivre. Car la Vie, en venant en soi sans déliaison possible, peut être vécue comme une violence qui peut conduire le sujet à tenter l’impossible pour se défaire de l’épreuve de soi.
En contrepartie, faire droit à la vulnérabilité du désir de vivre initie à faire l’épreuve d’une puissance performative inscrite dans chaque parole. Si l’on reconnaît que répondre à la Vie nous intimant d’être ce vivant que l’on est – un vivant autant jouissant que souffrant – ne va pas de soi, chaque parole et par extension chaque geste accompli expriment un parti-pris positif du sujet envers sa condition, c’est-à-dire expriment autant de façons performatives d’adhérer à soi, de consentir à son existence. Comme le développe Raphaël Gély, cette perspective touche à la possibilité d’une plénitude personnelle, dès lors que la puissance d’affection de soi de la Vie peut conduire à désinvestir ses actes dans la perspective, illusoire, de se détacher du poids d’être au monde :

   Dans ce vécu souffrant, je suis bien entendu en train de me vivre, mais j’éloigne en même temps ce vécu de moi-même, je l’éloigne au sens où je ne le vis pas comment [sic] un vécu au sein duquel ma propre vie naît à son désir d’être la vie qu’elle est. J’adhère à ce pâtir de moi-même faute de quoi je ne m’y éprouverais pas, mais je n’y adhère pas pleinement […].[13]


On comprend que, par corollaire, tout déni de la vulnérabilité du sujet à son existence conduit à l’affaiblissement de l’épreuve du pouvoir performatif des paroles – ce qui débouche sur le fait de vivre ses actes de langage comme dévitalisés, sans prises à l’égard du vécu et sans pouvoir sur autrui.
En regard de ces éléments, il apparaît que Magic représente un refuge dans lequel peut se vivre, dans et par l’imaginaire, une compensation à l’égard de l’impuissance dont les actes de langage peuvent être investis – soit la restauration de l’épreuve d’un pouvoir performatif. Significativement, sa richesse repose sur la transgression sans cesse renouvelée des lois qui sous-tendent sa structure, au sens où chaque mécanique ludique exprime une modification de son fonctionnement initial, de façon à induire un avantage stratégique. Ainsi, l’expérience de Magic est celle, sur un plan symbolique, d’introduire de façon jouissive de l’écart à l’égard de la Loi – au sens psychanalytique du terme – ; c’est-à-dire l’expérience non seulement de la transgression, mais également de la puissance liée à cette transgression. Aussi peut-on transposer l’analyse des jeux de mots que développe Jeanine Chasseguet-Smirgel à propos de la jouissance que peut procurer ce jeu, en ce qu’il donne à vivre similairement une libération d’« énergie jusque-là encapsulée, décharge qui est facteur de plaisir »[14]. De façon comparable au « Mot d’Esprit » qu’analyse Freud, les transgressions ludiques dans Magic permettent « à l’énergie pulsionnelle de s’écouler en bernant la censure par la libération de l’énergie liée à l’inhibition, au refoulement et au contre-investissement, créant ainsi une “épargne” libidinale »[15].
Dans cet esprit, on peut souligner également l’importance de la possibilité offerte de produire des combo aux effets spectaculaires (produire une infinité de créatures, une quantité infinie d’énergie, jouer une infinité de tours, ou gagner une quantité infinie de points de vie, etc., ou encore modifier en profondeur le fonctionnement de la partie en empêchant généralement l’autre de pouvoir réaliser les actions du jeu). En d’autres termes, les combo manifestent une forme de transgression des lois d’un monde identifié à un univers parallèle au nôtre et, par corollaire, l’épreuve imaginaire d’une toute-puissance. Cela débouche, dans le contexte ritualisé d’une partie, sur l’expérience d’un ré-enchantement de l’existence à partir de l’expérience d’une infinitisation imaginaire ; soit un enrichissement du quotidien en contrepoint de l’épreuve de la finitude et de la contingence.

                                                                                                              *

Au-delà du partage traditionnel entre les différentes formes d’expression fondé sur des critères formels, la phénoménologie de la Vie invite à concevoir que chacune d’elle manifeste le pouvoir de toucher affectivement les individus, en tant que « matière-émotion »[16] selon l’expression de Michel Collot. Alors que Magic demeure associé à un objet culturel mineur, il est pour autant possible de le considérer comme une véritable œuvre, non tant d’un point de vue plastique ou littéraire que d’un point de vue strictement ludique. Car la maîtrise d’une stratégie peut procurer des expériences d’ordre esthétique en suscitant une forme de jouissance spécifique qui permet de vivre les parties davantage que comme des affrontements : des lieux imaginaires où peut être éprouvée une puissance performative de modification du réel. En particulier, l’intérêt que suscite ce jeu au sein d’une communauté qui ne cesse de s’élargir souligne le désir de conquérir une performativité langagière, effacée par l’affirmation contemporaine d’une naturalisation de l’existence.
Dès lors que Magic permet, dans une certaine mesure, de lutter contre l’impuissance éprouvée des actes de parole à se nouer à l’intrigue individuelle des personnes, il invite par corollaire à considérer l’imaginaire davantage que comme une puissance d’évasion qui éloignerait l’individu de l’expérience du monde. Il offre, au contraire, de faire droit au fait que l’imaginaire offre un supplément d’existence, en permettant de se vivre à la fois ici (comme cette personne qui manipule le support cartonné des cartes) et ailleurs (comme un magicien lançant des sorts), de façon à permettre à l’individu de consentir de façon renouvelée à sa condition. Soit le fait que la Vie se désire tout autant dans la « réalité rugueuse » évoquée par Rimbaud que dans l’imaginaire – tous deux participant activement au renouvellement de l’acte d’adhésion des personnes à leur propre vie.





[1] Voir Mikhaël Bakhtine, Esthétique et théorie du roman, Paris, Gallimard, 1987.
[2] Voir Roland Barthes, « L’Effet de réel », in Communications, n°11, 1968, pp. 84-89.
[3] Voir Françoise Lavocat (sous la direction de), La théorie littéraire des mondes possibles, Paris, CNRS Éditions, 2010.
[4] Voir Jean-Marie Schaeffer, Pourquoi la fiction ?, Paris, Seuil, 1999.
[5] L’extension « Tempête » est à cet égard celle qui a le plus tenté l’adéquation entre cartes et récit, à la façon d’une bande-dessinée éclatée. Voir l’analyse de Pierre Cuvelier dans : Magic : l’assemblée. Treize ans de multivers. Tour d’horizon des éditions et des extensions du jeu de Wizards of the Coast avec jalon pour une étude des univers fictifs des jeux de cartes à jouer et à collectionner, http://www.normalesup.org/~pcuvelier/master1/MagicTreizeAnsDeMultivers.pdf, consulté le 7 octobre 2013.
[6] Voir Michel Collot, La poésie moderne et la structure d’horizon [1989], Paris, Presses universitaires de France, 2005, collection « Écritures ».
[7] L’expression est empruntée à Jean Burgos dans son ouvrage : Pour une poétique de l’Imaginaire, Paris, Seuil, 1982, collection « Pierres vives ».
[8] Le terme est à prendre ici au sens spécifiquement développé par Jacques Derrida et qui renvoie à une primauté de la parole en ce qu’elle est productrice de « présence » ; voir Jacques Derrida, Marges de la philosophie, Paris, Éditions de Minuit, 1972.
[9] Voir la tripartition que développe John Langshaw Austin entre « acte locutoire », « acte illocutoire » et « acte perlocutoire » dans son ouvrage : Quand dire, c’est faire [1962], Paris, Seuil, 1991, collection « Points Essais ».
[10] On peut remarquer, de façon significative, que l’on perd la partie dès lors qu’on ne peut plus piocher de cartes. Alors que dans l’imaginaire du  jeu, il est dit que le « magicien » devient fou, cela correspond au fait d’être privé précisément de langage, de potentialités expressives. À cet égard, les cartes liées au principe de vider la « bibliothèque » du joueur dans son cimetière évoquent une façon d’atteindre à son psychisme.
[11] Voir Raphaël Gély, « Le langage et l’affectabilité radicale de la vie. Réflexion à partir de la phénoménologie de Michel Henry », in Benoit Kanabus et Joseph Maréchal (sous la direction de), Dire la croyance religieuse. Langage, religion et société, Bruxelles, P.I.E. Peter Lang, 2012, collection « Anthropologie et philosophie sociale », pp. 85-117.
[12] Michel Henry, La barbarie, Paris, Éditions Grasset & Fasquelle, 1987, collection « Le livre de poche. Biblio essais », p. 146.
[13] Raphaël Gély, « Souffrance et attention à la vie : éléments pour une phénoménologie radicale du soin », in Bulletin d’analyse phénoménologique, volume 5, 2009, http://pupups.ulg.ac.be/bap.htm, consulté le 12 juillet 2012, p. 16.
[14] Janine Chasseguet-Smirgel, Pour une psychanalyse de l’art et de la créativité, Paris, éditions Payot, 1988, collection « Science de l’homme Payot », p. 37.
[15] Idem.
[16] Voir Michel Collot, La matière-émotion, Paris, Presses universitaires de France, 1997, collection « Écritures ».
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Message par héhé le Mar 8 Nov 2016 - 13:17

je préfère te développer personnellement

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Message par Invité le Ven 2 Déc 2016 - 9:38


https://www.youtube.com/watch?v=rZ1kzINXcs8&list=RDrZ1kzINXcs8#t=59

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Message par Gabriel le Ven 2 Déc 2016 - 14:08

Développe un peu la notion d'ami ?
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Message par Mildiou le Ven 2 Déc 2016 - 22:22

@rhaaaaa: Je connaissais "99 luftballons". Un joli petit paquet cette chanteuse Smile  
@Gabriel: Haha, Ce serait une bonne idée d'annoncer un nouveau Jésus à un homme. Niveau miracle's marketing, ça pourrait prendre ajd'hui.
Pour ce qui est de la notion d'amitié, je te suggère la philosophie épicurienne, qui à mon sens, s'accorde avec ma vision. Il en parle mieux que moi.

"N’est ami ni celui qui cherche toujours l’utile, ni celui qui jamais ne le joint à l’amitié : car le premier, avec le bienfait, fait trafic de ce qui se donne en échange, l’autre coupe le bon espoir pour l’avenir."
Sentence vaticane N°39
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Message par I am just Nath le Dim 25 Déc 2016 - 12:48

Hello, 

Re: November's Girl and roses
Tu veux être mon ami ? Empty par Mildiou le Mer 14 Déc 2016 - 0:57

]Je peux te poser une qst indiscrète iamsosure ?
Je te trouve tellement prolixe sur ton fils, personnellement, j'arrive pas à suivre la cadence de tout ce que tu proposes. J'en suis encore sur la thèse de 350 pages ( le concept de "mère morte" --> A. Green, m'a cloué sur les fesses, ( bon faut pas que ça devienne un concept fourre tout non plus, mais quand même)) http://www.fedepsy.fr/resources/R$C3$A9sum$C3$A9-synth$C3$A8se_La+m$C3$A8re+morte_C$C3$A9line+RIAUX.pdf Ne serait-ce que pour ça merci.
En tant que passeuse de savoir (t'as le nez creux aussi) comment tu arrives à stocké tout ça et est-ce que tu retiens tout ?  Question un peu naïve sur fond de jalousie  Tu veux être mon ami ? Icon_smile Tu veux être mon ami ? Icon_porc"


-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Ca t'ennuierait de me détailler, développer plus ceci ? stp si tu as deux secondes ? comme sur le "trop forte" ? juste préciser un peu plus le fond de ta pensée parce qu'en fait ça m'a interpellé mais il me manque des détails pour y répondre et comme tu le vois ici je ne réponds pas toujours du tac à tac, j'aime bien laisser maturer certaines questions.


Dernière édition par I am so sure le Jeu 10 Aoû 2017 - 13:22, édité 1 fois
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Message par Mildiou le Dim 25 Déc 2016 - 20:50

Je vais essayer... En fait, je me demande si les contenus que tu proposes te sont utilisable et/ou accessible au-delà d'un certain temps. Est-ce que tu arrives à digérer tout ça ? seulement une partie ? Le côté restitution de ce que tu découvres t'es t-il aisée ? hors contexte derrière ton écran de pc)
J'ai saisi l'image du bus que tu évoquais, on est pas obligé de tous les prendre ( moi je monte que dans les bus bleu).
J'ai le sentiment que tu rebondis pas mal sur des sujet évoqués dans tel au tel post, que tu vas chercher des infos pertinentes en relation, histoire d'étoffer le truc pour toi, pour le posteur originel, pour ... bah celui qui veux prendre un bus.
[ le chat qui m'éternue dans l'oreille, dégueu..]
Je crois que c'est la boite à cerveau que je cherche à me représenter. L'avidité d'informations réputée des HP, je cherche à savoir si elle suit un parcours complet, si avec n'importe quelle matière brute, ils arrivent à obtenir un produit manufacturé.
Je questionne moins le pourquoi tu préfères traiter ce sujet plutôt qu'un autre. Affaires de goût, d'intérêt, d'habitude, chacun fait fait fait ♪♫.
Sur le "trop forte", je vois pas trop ce que je peux ajouter. A moins que tu ais une paire de so sure à faire briller 2nd degré
C'est plus une formule comme dans " ouèch ma gueule, trop balèze ! "
Sinon je te prends au bras de fer....
Mildiou
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Message par I am just Nath le Lun 26 Déc 2016 - 0:20

Merci grâce à toi je découvre que ce serait à cause du pétaoctet qu'on aurait un pet au casque, comme ma théorie des fesses en mode hémisphères, elle n'est peut être pas si bête Smile
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Le cerveau humain pourrait stocker toutes les informations présentes sur le web tout entier. Des chercheurs ont découvert qu'il pourrait stocker 10 fois plus de données que ce que l'on pensait.


Notre cerveau aurait des capacités de stockage d’informations extraordinaires, beaucoup plus que ce que l’on pensait jusqu’à aujourd’hui. C’est la conclusion d’une étude réalisée par des chercheurs de la Salk Institute for Biological Studies, grâce notamment à la modélisation en 3D de l’hippocampe.

Notre cerveau a une énorme capacité de mémoire



Notre cerveau pourrait stocker 1 pétaoctet de données. Ce chiffre ne vous dira peut-être rien, cela représente toutes les informations contenues sur le web, 1 million de milliards d’octets. « Nos nouvelles mesures concernant la capacité de la mémoire du cerveau multiplient par 10 les estimations précédentes, l’équivalent de 1 pétaoctet, soit la même capacité de grandeur que le World Wide Web » expliquait le neuroscientifique Terry Sejnowski qui a participé à l’étude.

C’est grâce à la modélisation en 3D de l’hippocampe d’un rat, une zone du cerveau au centre de la mémoire, que les scientifiques ont fait cette découverte qui fait « l’effet d’une vraie bombe dans le domaine de de la neuroscience » dixit le professeur Sejnowski. En étudiant cette modélisation, les chercheurs se sont rendus compte que les synapses étaient capables de changer de dimension afin de décupler la fonction de mémoire. Les synapses, qui font la jonction entre les neurones, seraient ainsi capables de s’adapter au volume d’informations qu’elles doivent traiter.

Un cerveau plus complexe que ce que l’on croyait


Avant cette étude, les scientifiques pensaient qu’il n’y avait qu’un petit nombre de types de synapses différentes, les petites, les moyennes et les larges mais en fait il en existerait 26 catégories différentes. Cela démontrerait que notre cerveau à une capacité de stockage d’informations bien plus grande que ce que l’on pouvait imaginer.
En appliquant ce fonctionnement à la technologie, il serait possible de créer des ordinateurs bien plus performants et plus économes en énergie, soulignait le scientifique.
Source : Clubic
Crédits Photos : Flickr
http://www.begeek.fr/cerveau-humain-aurait-capacite-de-stockage-phenomenale-191932
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En ça je savais que ce n'était pas du tout le même fonctionnement qu'avec les dits de la norme, dans ma tête. Ensuite peut être aussi le fait de ne pas avoir de thématiques particulières. Ca ne m'empêche pas de prendre le bus normalement. Je pense qu'il y a aussi une facilité de mémorisation par images, je l'avais mis ici à une époque, le fait d'avoir tapissé ma chambre avec mes cours et de revoir les pages entières donc ça tombe ça prend moins de place ?  Razz Shocked
Pour la digestion, en fait il n'y en a pas forcément, puisque je ne cherche pas à absorber en fait, ça m'intéresse, les infos rentrent et "ça" les ressort en fonction du besoin. Du coup je vais me renseigner plus parce que c'est vrai que peut être qu'à un moment je vais avoir la tête qui gonfle ? je n'y avais jamais pensé comme ça, c'est intéressant. Mais le mode de classement a mon avis y est pour quelque chose. Par exemple quand j'ai fait cette découverte, je n'ai absolument pas voulu retenir tout ce qui avait rapport aux tests, et trop la douance version scientifique ou psychologique ou psychiatrique me disant que je peux stocker dans la tête d'autres personnes. Par contre il est vrai que si je lis un truc une fois, c'est mémorisé. Mais comme je n'en ai pas besoin, je prends je pense ce dont j'ai besoin pour ma vie perso, ce qui m'est utile. Je dois être une horreur donc pour un fan de Camus, avec mon exagéré, le gars qui pousse ses boules comme dans la mythologie grecque. Et puis il y a aussi le fait d’emmagasiner plutôt des ambiances, des moments, des pans entiers de moments de vie en fait, j'ai du m'habituer à cela, ce fonctionnement. Par contre je l'ai eu difficile à cette découverte il y a 6 ans alors maintenant, ça a du aller chercher des infos dans tous les sens tout en vivant des événements éprouvants. On m'avait encore fait la remarque récemment en me disant alors que je pondais une analyse, mais avec tout ça ton cerveau il explose alors qu'en fait, comment transmettre ça ? je pense à des points cardinaux, comme si je pensais comme ça, que la pointe de l'info mais pas un énorme paquet et de plus ça se projette à l'extérieur, l'info, des lieux, des gens, donc ça peut donner l'impression que je sais trois tonnes de choses alors qu'en fait j'en sais rien. j'ai 10 bouquins de vie seulement. Si effectivement, je m'en suis rendue un peu compte, j'ai lu du neuropsychiatre ou de la philo, si tu retires uniquement l'essence d'un truc qui colle à ta vie, ça fait beaucoup moins d'infos. C'est d'ailleurs pour cette raison que je pouvais me sentir gênée arrivée ici de sembler ne vouloir rester que superficielle sur un sujet qui peut être le point d'orgue d'autres personnes. Mais parce que je savais que j'allais tout enregistrer et là ça n'est pas la digestion qui peut me poser problème, mais la "ressortie" des infos. J'ai déjà ça avec la musique, tu peux pas me dire un mot logiquement sans que le juke box te sorte un titre  Very Happy Me revient un souvenir au boulot, quelqu'un va demander où se trouve tel dossier : boum, ça se met en route et je sais quand on l'a emmené où à qui et je peux ensuite si je veux déduire quel jour mais facilement à savoir que ça fait : je visualise le dossier, où je l'ai posée ou apportée, je revois donc la scène et je replace le contexte genre le soir j'ai vu untel donc ça devait tel mois et ça se dénoue comme ça. Et encore une fois de mon boulot : j'ai appris des techniques de classement, de repères dans le temps et tout un ensemble de choses que j'applique pour tout. De fait peut être que mon cerveau fonctionne à force comme un bureau ? Et ça me fait penser qu'il y a aussi peut être cette espèce de faculté de recul ? ou de ne pas vouloir être dedans comme diraient d'autres ? qui ferait que ça lit autrement ? Tu m'avais par exemple parler du doc sur la mère morte, je passe pas une heure dessus, je me mets en mode "compte rendu" "lecture rapide", ça permet de survoler en pêchant les idées qu'on veut garder. Et ça ça doit venir aussi de mon boulot de secrétaire, l'habitude aussi de ne pas tenter de noter tout ce qui est dit au fur et à mesure, pareil, recul, ambiance, ordre du jour, intervenants, et prise de notes, donc ça tombe je lis en mode "prise de notes", ça pose quand même ta question mais ça semblerait faire oui comme un calendrier de l'Avent où j'ouvre pas forcément tout en même temps sur un sujet. Et ça rejoint aussi une façon de vivre il me semble d'avoir lu ici, à savoir une vie de normo pensante sur pas mal de plans. De fait ça laisse beaucoup de place et du temps. Et puis je vais dire aussi que je trouve que la vie en fait c'est simple  Very Happy (pardon) donc ça tourne souvent autour des grandes mêmes thématiques. De fait si je relis tout de même sur des thèmes, ça vient sûrement écraser la dernière version ? Ca fait partie des choses qui m'ont fait flipper, me dire si on découvre un truc et qu'on me séquestre  Razz et que j'ai chopé des infos ici ou là, est ce que je vais trahir par électrode interposée ? qui déroulerait des parties de ma vie ?  Wink cat
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Message par I am just Nath le Lun 26 Déc 2016 - 0:21

Mildiou a écrit:Pour la défense du jeu, pour ceux qui connaissent pas, pour le curieux. Je copie/colle un article trouvé sur magic corporation:

Imaginaire logocentrique et quête de performativité

Posté le 21/10/2015 par chercheur

Une fois n'est pas coutume, je propose ici un article qui développe une réflexion d'ordre sociologique et philosophique sur le langage et la Vie à partir de Magic. Un grand merci aux modérateurs qui m'offrent de partager ici mes recherches !
La création littéraire investit désormais des lieux nouveaux, liés à l’avènement du virtuel – à travers l’expression cinématographique, mais également dans les jeux vidéo-ludiques et rôlistes. On voit ainsi s’opérer le glissement d’une génération de « lecteurs » à une génération d’« acteurs », c’est-à-dire des sujets qui désirent éprouver la sensation de construire eux-mêmes le récit – même si cela demeure cadré – à partir du canevas des jeux.
Dans cette optique, on peut considérer que Magic : l’assemblée constitue, dans une certaine mesure, une extension singulière du phénomène littéraire. Il représente un objet dont l’importance culturelle se traduit par une communauté d’adhérents de plus en plus conséquente. Touchant tant des amateurs qui valorisent le contact social ludique que des professionnels qui participent à des tournois nationaux et internationaux, ce jeu doit sa singularité au fait de construire une trame narrative cohérente dont les joueurs partagent entre eux les références. Sa spécificité réside, pour une part essentielle, dans ses rapports à la fiction, à la fois comme structure ludique et comme toile de fond – inspiré principalement des univers médiévaux-fantastiques. Cela en fait un lieu de revivification des imaginaires et des références mythologiques.
Dès lors que ce jeu constitue une forme d’expression paralittéraire, on est invité à considérer son apparentement au langage verbal, ainsi que par extension son impact à l’égard d’une approche pragmatique des actes de parole. L’hypothèse que l’on formule ici est que le succès de Magic se fait le symptôme, d’un point de vue sociologique, du rapport de certaines personnes à leur parole et à leur pouvoir d’affecter autrui. De ce point de vue, cette analyse propose de mettre en lumière, grâce à l’apport de la phénoménologie de Michel Henry, ce qui correspond à une quête de performativité. Afin de déployer cette hypothèse – sans en épuiser tous les possibles –, la mise en avant d’un imaginaire logocentrique à partir de l’intrication entre fiction et mécanismes ludiques débouchera sur l’analyse, plus profonde, d’un désir de faire l’épreuve intime d’un pouvoir langagier chez les joueurs ; pouvoir qui s’avère menacé par ce qui constitue une forme de déni de la vulnérabilité intérieure caractéristique de la sensibilité contemporaine.


Par exemple sur ce paragraphe je balaie en diagonale et je prends que ça, effectivement ensuite j'irai chercher ailleurs d'autres mots, idées dans d'autres textes et autres paragraphes. C'est complètement dissocié en fait de la lecture de livres qui racontent une histoire. C'est de la prise d'infos, d'idées, et si j'analyse ensuite ça va me faire des déductions et des conclusions. Idem pour certains bouquins, que je ne lis pas en entier, je vais au sommaire, je prends ce dont j'ai besoin au présent, je sais que le reste est là mais juste en titre donc je ne le lis pas. Parce qu'effectivement ça doit être compliqué de brasser 150 livres entiers et relus par exemple pour trouver un moyen dans la vie, c'est long. On dirait que j'ai une certaine façon de passer du coq à l'âne en le sachant. Et puis je t'avoue que me retrouver dans des situations où je vais pouvoir ressortir une thèse toute entière ? J'a par exemple résumer en 10 points sur un post it : 7 ans de ma vie avec cette découverte en plus et tous les événements qui se sont déroulés, ça c'est en mode "moi" et sans affectif. Après je peux le découpais ou le moduler en fonction de qui j'ai en face de moi, mode "doué" alors, ou mode "dit np" mais en fonction du type de dit "np" que j'ai en face de moi. Un jour je suis sortie avec un gars qui s'est fait "topé" pour du "shit", j'ai lu le code pénal aux toilettes mais pas en entier Smile Et j'ajoute que j'ai du découvrir ce fait de creuser, d'aller chercher la définition de mots, ou d'aller voir à coté, et je l'ai travaillé en mode alors "concentration - gestion du truc" ? Une espèce de PNL à moi auto adaptée et pratiquée sur moi. Voilà en gros à vif, mais je vais sûrement creuser cette histoire de stockage. Je pense que je parle aussi parfois comme ça. En mettant des grandes lignes, des idées qui peut être mises ensemble en face ne sont pas claires. Mais au moins je m'économise. Si la personne rebondit sur tout allez hop on y va, si rien ne lui parle je me suis pas épuisée et je ne l'ai pas épuisée non plus. J'ai pu surprendre par exemple en répondant dans la vie à des questions en disant : t'as combien de temps ?"  Razz
Donc voici en "spontané". Je pallie aussi en écrivant au fait que plein d'idées germent en même temps et je pourrais effacer (ce que je faisais avant) et reprendre mon texte en reformulant mes idées, en rallongeant des phrases, en en écourtant d'autres et je finirais par ne plus rien envoyer du tout au bout de 20 fois ! Ensuite ça rejoint aussi avant cette découverte où je pouvais voir se vexer des mamans à qui je disais, la critique est aisée mais l'art est difficile et j'ai le temps de me renseigner pendant que vous éduquez vos enfants, faites le repassage pour vos maris, ect. Parler, échanger reste encore et toujours pour moi "lancer des balles".
Chanter, c'est lancer des balles,
Des ballons qu'on tape
Pour que quelqu'un les attrape
Et que ça bebop a lullap,
Des ballons d'hélium
Pour faire monter les hommes
Au-d'ssus
D'la pluie dans le solarium.

Chanter, c'est lancer des balles,
Casser des verrières
Et les filles, les seins à l'air,
Regardent tomber les bouts d'verres,
Pour qu'elles trouvent not'gage
De musique et de langage
Joli, à défaut du visage.

Chanter, c'est lancer des balles
Derrière une vitre
Pour pas qu'une petite nous quitte
Ou pour que la vie passe plus vite.
Seul contre un mur,
Sur une scène contre nature,
Ou en se cachant la figure.
Râper, morose, pour changer les choses
Et même, en désespoir de cause,
Des blagues au téléphone
Pour faire rire les personnes
Et la mère de Jim Morrison.
-------------------------------------------------------------------------

Peut-être aussi pour ça l'histoire de moqueries que je n'ai pas du tout l'impression d'avoir subi comme si j'avais intégré je ne sais comment comment m'ouvrir, à quel degré et à qui ou pas à qui  Very Happy Merci en tout cas de ta question ça m'a donné plein d'idées et de pistes de réflexion.
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Message par Mildiou le Mar 27 Déc 2016 - 21:10

Merci pour ce témoignage sosure.
Celui qui pousse ses boules c'est Sisyphe, celui qui se les gratte, euh bah ça m'arrive Razz
C'est intéressant ce que tu racontes sur la façon dont les infos s'impriment directement puis ressurgissent quand elles ont besoins d'être évoquées ( si j'ai bien compris).
est-ce que ça fonctionne pareil en situation d'apprentissage ? ( contrainte extérieure, vécue comme une contrainte pour être précis).
Rapport au texte: Ne verrais-tu pas le "potentiel informatif pertinent" dans un texte assez immédiatement ? D'où lecture en diagonale puis ensuite, recherche d'infos complémentaire si le cœur t'en dit ?
Je pourrais relever d'autres choses que tu as dit mais j'ai la flemme d'écrire là maintenant  Very Happy
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Message par I am just Nath le Mar 27 Déc 2016 - 21:14

Celui qui pousse ses boules c'est Sisyphe, celui qui se les gratte, euh bah ça m'arrive Tu veux être mon ami ? Icon_razz 


Pété de rire

Où comment il paraît que j'arrive à.... que tirer les vers du nez l'air de désinvolte de rien.

Oui mais Camus l'alu, pluka demander à Alain de nous faire un soap, sur cette question
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Message par Mildiou le Dim 5 Mar 2017 - 1:30

Bon mais voilà, ça fait un mois que j'ai repris le travail. En Normandie aujourd'hui ça sentait les débuts de printemps. Il parait que pour se sentir en sécurité il faut 1) de l'argent et 2) de l'amour. J'ai du flouze dans les poches, je cherche une p'tite nénette, un peu chiante mais pas trop, plutôt jolie mais pas forcément trop belle, une jolie moumoute dans la culotte pour des soirées rigolotes.
Avis du psy, j'suis pas Asperger: " vous avez les fondamentaux ".
Je repart vers nulle part. Les non-dupes errent comme disait l'autre.
Je cherche encore mon diapason.
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Message par soto² le Jeu 10 Aoû 2017 - 11:05

Je cherche encore mon diapason a écrit:
Peut-être qu'il est juste là ! Wink
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