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Les rocks et aussi les slows (mode radio radieuse)

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Re: Les rocks et aussi les slows (mode radio radieuse)

Message par I am so sure le Jeu 6 Oct 2016 - 18:33

(je tiens évidemment à disposition la méthode compliquée que j'utilisais avant pour les nostalgiques Smile
Passer de compliqué à trop simple a vraiment complexe pour moi mais après des années de luttes, ça y est je suis simple là où c'est trop compliqué et je peux être complexe là où c'est simple. en fait c'était juste un problème de réglage.
Seul l'avenir nous dira si elle passera ses prochaines vacances en "calé ou "en décalé" avec son porte clés "I love you" sous les subways des trop piques Smile

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Re: Les rocks et aussi les slows (mode radio radieuse)

Message par I am so sure le Jeu 6 Oct 2016 - 19:17



honteusement piqué sur ce blog : http://monautreblog.blogspirit.com/archive/2016/05/02/wais-iv-3072074.html

Et ça t'amuse ça ? à fond Smile C'est pour ça que j'arrivais pas à comprendre ce forum et comment ça fonctionne un forum, y'avait pas de chat pour me dire d'aller dans l'ordre chronologique  Very Happy Chronos et Logique, que veux tu ? Je les ai jamais au carnaval ou alors ils était bien déguisés ou bien cachés sous leurs parapluies en couleur.

Moi ça me rappelle des gens ce petit chat  Very Happy

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Re: Les rocks et aussi les slows (mode radio radieuse)

Message par I am so sure le Jeu 6 Oct 2016 - 19:27

Chouette encore quelqu'un, quelqu'un qui aime le capitaine flam et a lieu red psy dans sa jeunesse

http://www.redpsy.com/guide/index.html#types

"Ma vie a été remplie de tragédies dont certaines ont vraiment eu lieu."
Mark Twain

"Il ne manque plus qu'à faire un petit peu d'eugénisme via Zebras Crossing (le Meetic pour surdoués), et hop ! "
http://monautreblog.blogspirit.com/haut-potentiel-intellectuel/






-------------------------------------------------------------------------
Après Jeannineuh voilà Eugèneuh, je vais avoir assez de gruyère pour faire assez de croques monsieur pour nourrir tout le monde  Very Happy Eugène si tu me lis hein ? sur le meetic de mes tics ou tocs et tacotac de la tactique, tu peux cliquer sur le petit bonhomme  Very Happy


Quelle incroyable aventure. Et que d'excuses j'ai trouvé pour ne pas appeler le plombier  Very Happy Je ne m'abaisse pas aux taches masculines  Wink Sinon comment l'homme trouverait il sa place ?

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Re: Les rocks et aussi les slows (mode radio radieuse)

Message par I am so sure le Jeu 6 Oct 2016 - 19:37


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Re: Les rocks et aussi les slows (mode radio radieuse)

Message par I am so sure le Jeu 6 Oct 2016 - 23:52


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Re: Les rocks et aussi les slows (mode radio radieuse)

Message par I am so sure le Ven 7 Oct 2016 - 14:54

Cerveau & Psycho
4 h · 
Sourire n'a que des effets positifs. Alors pour la 



[ltr]#journeemondialedusourire[/ltr]



, essayez : )





Souriez ! Tout ira mieux
En souriant davantage, nous serions plus heureux, plus beaux, plus aimés, plus serviables et plus intelligents… Rien que ça ! Cette mimique « sociale » recèle des secrets insoupçonnés…
CERVEAUETPSYCHO.FR|PAR POUR LA SCIENCE




J'ai tous les défauts du monde
je cultive toutes les tares du monde
mais je sais pour ce qui est d'être là
où on ne m'attend pas
je passe dans les médias
J'ai tous les défauts du monde
à peine plus sain qu'un micro-ondes
mais je sais pour c'qui est d'être moi
pour et par moi
je ferais n'importe quoi
pour être champion du monde
champion du monde de moi

On écoute su rap en banlieue
et Trénet dans les maisons d'vieux
les fachos ont les cheveux courts
les anti-fafs croient en l'amour
les teenagers aiment Bruce Willis
et les médecins jouent au tennis
c'est l'échiquier de la culture

Mais moi un jour j'suis musulman
le lendemain j'fais du vélo
j'me brosse les pieds avec les dents
et je mets l'igloo dans l'esquimau
feintes de corps
et contre-pieds
je suis le champion de l'inculture

J'ai tous les défauts du monde
j'ai fait l'méchant dans un James Bond
mais je sais pour c'qui est d'être là
où on ne m'attend pas
je passe dans les médias
j'ai tous les défauts du monde
et j'ai la connerie féconde
mais je sais pour c'qui est d'être moi
pour et par moi
je ferais n'importe quoi
pour être champion du monde
champion du monde de moi

Les h___s s'h___généisent
comme les boulangers boulangent
les militaire s'uniformisent
et les catholiques font les anges
tous bien nommés
tous bien encasés
sur l'échiquier de la culture

Mais moi un jour j'suis pédé
le lendemain j'épouse ma soeur
j'écoute Maurice Chevalier
avec des poses de punk-rockeur
j'fais le p't__ rat à l'apéro
et j'fais des rots à l'opéra
je suis le champion de l'inculture

Marre d'évoluer en solo
je changerais bien pour un sport co'
rejoignez moi et soyez vous, je serais moi
nous formerons l'équipe des champions du monde
de l'inculture



Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy rendez vous au point d'impact zabriskie point tout au fond à droite dans ton c(o)uloir  cat bounce albino

I am so sure
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Re: Les rocks et aussi les slows (mode radio radieuse)

Message par I am so sure le Ven 7 Oct 2016 - 15:16

Marcher c’est penser


Claude Vincent / Rédacteur en chef adjoint Les Echos Week-End | Le 07/10 à 06:00

image: http://www.lesechos.fr/medias/2016/10/07/2033281_marcher-cest-penser-web-tete-0211359311484_1000x300.jpg
Marcher c’est penser Laurène Boglio pour les Echos Week-End


On ne compte plus les livres de médecins ou de coachs qui nous vantent la vertu de la marche pour la santé de notre corps. Et la santé morale ? Dans son dernier livre, le philosopheRoger-Pol Droit nous invite à déambuler en compagnie des plus grands philosophes de l’histoire. En explorant les liens entre marcher, parler et réfléchir, il éclaire leur pensée avec virtuosité et modernité. Extraits.


« On voit à la démarche de chacun s'il a trouvé sa route. L'homme qui s'approche du but ne marche plus, il danse. » Avec cette citation de Nietzsche en exergue, Roger-Pol Droit donne le ton de son dernier opus. Comment, donc, « dansaient » Empédocle, Platon ou Diogène ? Bouddha, Confucius ou Milarépa, le Tibétain ? Montaigne, Diderot ou Kant ? Kieerkegard, Marx, ou Nietzsche ? Ces courts extraits, sélectionnés à grand-peine tant l'ouvrage est riche et stimulant, nous en donnent une petite idée. Une petite idée seulement. Car non sans une certaine malice, en témoigne son oeil espiègle, c'est en effet à un allègre, très moderne, dense mais accessible décodage de l'oeuvre de 27 penseurs de l'histoire - avec la marche comme point focal) - que nous convie l'auteur. Soyons précis. Il ne s'agit pas là d'un livre « sur » les philosophes, mais bien d'un livre « de » philosophe. Au cours de « haltes » entre deux « promenades » auprès de ces grands hommes, Roger-Pol Droit nous livre le fond de sa pensée. « Marcher, c'est avancer debout. » « De quoi s'agit-il ? De tomber sans tomber, et de recommencer, et ainsi de suite. Cela s'appelle marcher. Se déplacer en équilibre, sur terre. Mais aussi dans les mots, et dans la pensée », écrit-il. La marche humaine a quitté la posture animale, la vie à quatre pattes, pour se dresser, se mettre debout et avancer sur deux pieds. La pensée philosophique, elle aussi constitue une manière de se dresser, de cesser de regarder au ras du sol, de cheminer debout. » Utile, par les temps qui courent. Alors, apprenons à mieux danser nous aussi.

SOCRATE À LA RENCONTRE DES COACHS ANTIQUES*



[...] Socrate a décidé d'aller avec ses amis rencontrer ce Protagoras dont la renommée attire les clients. Ce beau parleur est marchand d'idées. Il vend de prétendues connaissances, présentées comme des moyens de s'améliorer personnellement, mais aussi d'acquérir de l'emprise sur les autres, et même du pouvoir sur les foules. Voilà qui vaut le déplacement ! [...] Enfin arrivée (à Athènes, NDLR), la petite troupe doit attendre. Les portiers de Callias, riche Athénien, prennent d'abord Socrate et ses amis pour des concurrents, venus vendre leur savoir, eux aussi, comme font tous les sophistes. C'est ainsi qu'on nomme ces vendeurs ambulants, comme Protagoras, mi-érudits, mi-avocats, en équilibre instable entre philosophes moralistes et professeurs d'éloquence. Des coachs antiques, en quelque sorte. Ils gagnent leur vie, parfois richement, en apprenant aux jeunes aristocrates à parler. C'est-à-dire à séduire les assemblées, ce qui revient, dans le système politique athénien, à détenir le pouvoir. Le sophiste se targue en effet d'enseigner les techniques efficaces pour emporter l'adhésion des auditeurs, gagner leur assentiment, les rallier à son point de vue. Non pas à cause de la vérité de ce qu'il dit, mais grâce au pouvoir de séduction de ses propos. Par le biais de la rhétorique, ce qu'il affirme paraît plus vrai que ce que dit l'autre. Il parvient donc à convaincre, même s'il a tort en vérité. [...]

PLATON L'ASCENSION VERS LA LUMIÈRE 


[...] Dans cette histoire (l'allégorie de la Caverne, La République, VII, NDLR), on s'est presque toujours focalisé uniquement sur le rôle de la vision. Certes, il est difficile, venant de l'ombre, d'endurer l'éclat de la lumière. Habitué aux ténèbres de la caverne, le regard du prisonnier délivré supporte mal l'éclat du jour. Il se révèle donc nécessaire d'habituer progressivement son oeil à la lumière du dehors. Une fois habitué à cet éclat, redescendre dans la pénombre va susciter une difficulté symétrique : d'abord on ne voit rien, puis on s'accoutume. Mais, en s'intéressant aux yeux, on a oublié les pieds ! Avant de modifier son regard, le prisonnier doit marcher. Platon le dit explicitement : « Chaque fois que l'un d'entre eux sera détaché et contraint de se lever subitement, de retourner la tête, de marcher et de regarder vers la lumière... » Le mouvement du corps est un mouvement de marche. Le prisonnier, jusqu'alors immobile, doit être mis debout, et contraint à poser un pied devant l'autre, pour pouvoir sortir de l'illusion, pour commencer à cheminer vers le vrai, pour accomplir cette ascension qui lui fait gravir le chemin escarpé conduisant hors de la caverne, de la pénombre, de l'enfermement dans les mirages. Marcher, dès lors, est bien la même chose que penser : s'orienter volontairement vers les idées, avancer en direction de la vérité, des modèles, des formes premières des objets. Il faut marcher-penser afin de sortir du monde des reflets et d'apercevoir les Idées éternelles. Afin, somme toute, de devenir philosophe. [...]

ARISTOTE LA GYMNASTIQUE DE L'ESPRIT



[...] Aristote, lui, a donc été surnommé « promeneur », pour son habitude de réfléchir et de parler tout en marchant, tôt le matin, parfois durant de longues heures. Il n'est pas le seul. C'est alors une habitude bien répandue chez les philosophes de penser en se promenant, 



à plusieurs, par petits groupes. Sans être systématique, le fait est fréquent. Protagoras et ses clients vont et viennent, mais aussi Socrate et ses amis, et il en est de même pour toutes les écoles de philosophie antiques. Du coup, si tout le monde, à un moment ou un autre, déambule pour philosopher, pourquoi donc Aristote a-t-il reçu ce surnom, peripatetikos« celui qui se promène, fait une balade » ? Le nom de péripatéticien lui est resté. Il s'est même étendu à son école, à ses disciples, à sa postérité intellectuelle. Pur hasard ? Peut-être pas. Aristote et ses étudiants, dans ce gymnase du Lycée, viennent très tôt. Ils discutent, en effet, « jusqu'au moment de se mettre de l'huile pour aller s'entraîner », ce qui implique, car on s'entraînait de bonne heure, qu'ils arrivent sans doute dès l'aube pour marcher dans le gymnase, arpenter les portiques, promenoirs et déambulatoires en s'exerçant, avant l'activité physique, à la philosophie. Donc, ils marchent en pensant, pensent en marchant, convaincus que l'exercice du corps et celui de la raison sont reliés. Cela ne dit pas encore, malgré tout, ce que la marche d'Aristote a d'assez singulier pour lui valoir ce surnom. Beaucoup d'autres auraient pu le mériter. [...]


DIOGÈNE L'HUMANITÉ DU BÂTON





[...] Commode, le bâton. Quand on chemine des jours entiers, il scande le pas. Il soulage quand le chemin grimpe, permet de s'appuyer quand la route descend. Et puis, il tient compagnie, porte la besace, chasse les intrus, impressionne les malintentionnés. Diogène aime son bâton. Il ne s'en séparerait pour rien au monde. C'est drôle. Lui qui a tout quitté, qui a tranché tous les liens, défait les attachements, largué les conventions, les propriétés, les habitudes, il s'appuie sur ce bâton pour avancer dans la vie. Sans ce morceau de bois noueux, lourd, plus haut que son épaule, Diogène serait presque perdu. Il lui en faudrait très vite un autre. Ce n'est pas à l'objet lui-même qu'il tient, mais à quelque chose accompagnant sa marche. La rendant plus humaine, peut-être. Les animaux marchent. Presque comme nous, et parfois même plus loin, plus vite. Mais sans bâton. [...]


SÉNÈQUE LA VIE EST UNE MARCHE





[...] D'où les conseils multiples que donne Sénèque à son disciple Lucilius. Il s'agit, pour le philosophe, de faire entendre à celui qu'il guide sur la voie de la sagesse, donc de la sérénité, qu'on ne saurait marcher n'importe comment si l'on aspire à la tranquillité de l'âme. Est-ce une affaire de balancement ? De posture ? [...] Dans la marche du philosophe, ce qui compte avant tout, pour Sénèque, c'est la relation à la pensée. On marche comme on pense, et inversement. Mais cette équivalence ne s'exprime pas principalement dans les gestes infimes de la démarche. Elle prend son sens plutôt dans l'orientation de la marche, son style, sa fonction. Avec pour point de départ et pour ancrage fondateur l'idée que la vie est une marche. Sénèque, dans les Lettres à Lucilius, ne cesse de le répéter : « Du jour où tu es né, c'est à la mort que tu marches. » [...]


BOUDDHA EN QUÊTE DE LA JUSTE PLACE





[...] Avant, il marchait comme tout le monde. Tantôt ici, tantôt là. Immobile, puis en mouvement, et de nouveau immobile. Il se déplaçait pour aller d'un point à un autre. Et, comme tout le monde aussi, il avait souvent le sentiment de n'être pas à sa juste place, de ne pas être simplement là, comme il faut, sans mal-être d'aucune sorte. En ce temps-là, il n'était encore qu'un prince constamment choyé, préservé des malheurs du monde. Et protégé par son ignorance, car on ôtait de son champ de vision tout spectacle affligeant, tout motif d'inquiétude. Quand le prince découvrit, dit-on, la vieillesse, la maladie et la mort, quand il vit en face les affres de l'humaine misère, les tourbillons où nous nous perdons, rivés à nos espoirs, nos illusions et nos détresses, il voulut comprendre. Comment se faisait-il que nous soyons pris à pareil piège ? Pourquoi y restions-nous ? Serait-il possible que nous en sortions ? Il se jura de percer le secret de cette souffrance, et d'en trouver le remède, si jamais cela était possible. [...]


LAO ZI LE MOUVEMENT IMMOBILE





[...] En lisant, on entrevoit pourquoi Lao Zi ne marche pas, pourquoi il se laisse transporter par l'âne, le boeuf ou le chariot : « L'immobile est la source de tout mouvement », indique en effet le Tao Te King. C'est autour du vide central du moyeu que tourne la roue. L'enfant ne parle ni ne marche, le grand vieillard non plus, alors qu'autour d'eux on s'affaire, va et vient, s'agite -  à cause de leurs besoins, en réponse à leurs attentes. Toutefois, il serait encore trop court et trop simple de croire que le sage est sans mouvement, passif, voué tout entier au non-agir. Car ce non-agir (wu wei) n'est pas totale inaction, néant d'efficacité, absence complète d'effet sur le monde. C'est même exactement l'inverse. Loin d'être sans effet, le non-agir du sage constitue l'efficacité suprême, le pouvoir absolu, la force la plus immense, celle qui se confond avec la nature, l'univers, la marche même du monde. [...]


MONTAIGNE LA PENSÉE DU CHANGEMENT





[...] En fait, tout marche, chez Montaigne, si on regarde bien. Tout ? La pensée, la vie, la société, l'écriture, le monde, le « moi » lui-même, nous et les choses... Rien, jamais, nulle part, n'est fixe. Tout flue, évolue, oscille. Penseur du changement, Montaigne est l'homme des fluctuations et mutations incessantes. « Je peins le passage », dit-il. Ce qui l'intéresse, en effet, c'est le mouvant. Ce qui bouge, oscille, varie, ondoie. Et tout est ainsi ! « Et nous, et notre jugement, et toutes choses mortelles vont coulant et roulant sans cesse. Ainsi, il ne se peut établir rien de certain de l'un à l'autre, et le jugeant et le jugé étant en continuelle mutation et branle. » [...]


DESCARTES LE SENTIER DU BON SENS





[...] Dès le premier paragraphe (du Discours de la méthode, NDLR), où le philosophe affirme d'entrée de jeu que « le bon sens est la chose du monde la mieux partagée », il parle aussitôt de marcher, comme on verra dans un instant. Le « bon sens », sous sa plume, n'est pas la jugeote, le pragmatisme des évidences communes. C'est la raison, la faculté humaine capable de distinguer le vrai du faux. Elle est égale en tous, souligne Descartes. On se plaint d'avoir peu d'imagination ou de manquer de mémoire, mais personne ne se plaint jamais d'avoir « moins de raison » que ses semblables. Si chacun a donc « autant » de bon sens que tous les autres, seule la manière de s'en servir fait la différence. Ce qui importe, c'est donc bien la méthode. Dans ce mot, il faut le rappeler, il est question de chemin : odos, en grec ancien, c'est une route, un sentier, un itinéraire à suivre. Une méthode est à la fois un parcours et une façon de se déplacer sur le chemin. Pour Descartes, mieux vaut aller lentement sur la bonne piste que plus vite mais hors des traces. [...]


DIDEROT L'ÉNIGME DU BOITEUX





[...] « Pas de gens qui aiment plus à parler que les bègues, pas de gens qui aiment plus à marcher que les boiteux. » Phrase étrange. Certes, Diderot n'est jamais à une étrangeté près, surtout dans ce voyage philosophique déconcertant que retrace Jacques le Fataliste et son maître. Malgré tout, je ne comprends pas plus que vous : pourquoi donc les boiteux aiment-ils marcher plus que les autres ? Et pourquoi ce parallèle avec les bègues ? En creusant la question, je me suis aperçu que ce n'est pas une énigme littéraire, microscopique et sans intérêt. En fait, dans cette formule bizarre se cache, tout bonnement, un tournant de la pensée. Masqué, discret, pourtant décisif. [...]


ROUSSEAU LA PROMENADE INFINIE





[...] Marche, solitude et pensée ne font qu'un, chez Rousseau. C'est ce que dira le titrede son dernier écrit, dont chaque mot compte : Les Rêveries du promeneur solitaire. Ces dix promenades terminent sa vie. La dernière, où il évoque « Maman », madame de Warens, son fol et sage amour de jeunesse, fut interrompue par la mort. Mais ce n'est qu'une apparence. Car Jean-Jacques, même mort, ne cesse de marcher. Ses textes le font pour lui. Ils persistent à déambuler, prolongent indéfiniment leur itinéraire. Rousseau a inventé, mine de rien, la promenade infinie. [...] Avec Rousseau, c'est le trajet qui devient essentiel. Le plaisir l'emporte sur l'utilité. Après lui, sur son impulsion, les romantiques vont faire de la promenade un art, une façon d'être, presque une raison de vivre. Marcher pour découvrir, et non pour aller quelque part, voilà la nouveauté. [...]


HEGEL LES DEUX JAMBES DU MONDE





[...] Le paradoxe de cet homme immobile, de cet antimarcheur d'exception, est qu'il a pensé la marche du monde - celle des choses, de la nature, mais aussi celle des idées, des sociétés, des moments de l'histoire - avec plus d'acuité, de profondeur et de puissance que quiconque. Car tout marche, avec Hegel, tout bouge et tout avance, tout évolue et se métamorphose. Rien ne reste immobile, identique, à jamais figé. Marche du monde, marche de l'histoire, marche de l'Esprit, n'ont-elles rien à voir avec une « vraie » marche physique, corporelle, incarnée ? Toute marche humaine implique décentrement, décollement d'une situation initiale, au risque de tomber, risque aussitôt évité par l'intervention contraire de l'autre jambe. Or, c'est ce schéma même que Hegel place au coeur de tout - nature comme culture - pour rendre compte du devenir, donc du réel. Vu avec les yeux de Hegel, le réel marche parce qu'il se déstabilise lui-même, du dedans, et qu'il parvient à contrer cette déstabilisation, à reprendre une situation d'équilibre, qui se va trouver à son tour déstabilisée. [...]


KIERKEGAARD L'EXERCICE POUR LA SANTÉ





[...] « Ne perdez surtout pas l'envie de marcher ; moi-même, chaque jour, la marche me procure mon bien-être quotidien, et m'éloigne de la maladie ; mes meilleures pensées sont venues en marchant, et je ne connais aucune pensée si lourde qu'on ne puisse s'en éloigner à grands pas. » Quand il écrit ces lignes, à Copenhague, en 1847, Søren Kierkegaard a juste 34 ans. Il s'adresse à Henriette, sa « chère Jette », sa belle-soeur, seconde épouse de son frère Peter. Au premier regard, il semble ne s'agir que d'une affaire d'hygiène. La marche, c'est la santé, donc ne l'oublions pas. Pour nous maintenir en bonne forme, faisons chaque jour un exercice suffisant, etc. Il faut toujours se méfier du premier regard. Surtout avec un penseur aussi paradoxal, subtil et tourmenté que ce Danois qui fait tout pour n'être pas situé, classé, épinglé, fixé quelque part. [...]


NIETZSCHE LA PHILOSOPHIE DU GRAND AIR





[...] Aucun philosophe, sans doute, n'a accordé à la marche tant de temps, d'efforts et d'importance. Nietzsche a marché toute sa vie, avant de s'effondrer, puis de survivre, immobile, presque muet, dans une chaise roulante, les dix dernières années. Il a marché tant qu'il a pensé, écrit, vraiment vécu. Ses promenades étaient longues, variées, privilégiaient les escarpements, les dénivelées, les panoramas. Il a parcouru aussi bien les lacs suisses (Sils-Maria), les Dolomites, les falaises de Méditerranée (Eze), que les villes italiennes (Turin, Gênes) et françaises (Nice, Menton). Plus que tout autre, il a répété, jusqu'au moment de son dernier éclat, dans Ecce Homo« ne prêter foi à aucune pensée qui n'ait été composée au grand air, dans le libre mouvement du corps - à aucune idée où les muscles n'aient été eux aussi de la fête ». [...]


WITTGENSTEIN LE DIFFICILE RAIDILLON





[...] Skjolden, 200 habitants. Au coeur de la Norvège, au fond du fond d'un des plus imposants fjords du monde, qui s'enfonce dans les terres sur plus de 200 kilomètres, jusqu'au pied des montagnes. Vous vous garez sur le parking de Vassbaken, à trois kilomètres du village. À pied, empruntez le chemin de terre, celui des tracteurs, il en passe rarement, mais on appelle comme ça, ici, ce genre de routes boueuses. Un bon quart d'heure plus tard, après avoir passé le pont sur la rivière (une bonne rivière à saumons, d'après ce qu'on dit), au bout d'un moment, tournez à gauche. Vous ne devriez pas pouvoir vous tromper : il y a un panneau. Sauf s'il a disparu, ou s'il est entièrement couvert de neige, ce qui arrive, vous verrez écrit, sur la fine bande de bois qui se termine en forme de flèche : « Wittgenstein ». C'est le seul sentier de Norvège qui porte le nom d'un philosophe. Du moins à ma connaissance. Il y a dans le monde quelques promenades, itinéraires et allées qui arborent des noms de philosophes, comme le chemin de Kant à Königsberg, le sentier de Nietzsche à Eze, l'allée des Philosophes à Kyoto que parcourait Nichiren, etc. Mais, en Norvège, il n'y a que ce raidillon qui grimpe, à présent, de plus en plus. [...]





L'AUTEUR


Né en 1949, philosophe et écrivain prolifique à succès (une quarantaine d'ouvrages), agrégé de philosophie, ancien chercheur au CNRS et enseignant à Sciences Po, Roger-Pol Droit est également chroniqueur aux Échos, au Monde et auPoint. On le retrouve aussi sur www.rpdroit.com 




« Comment marchent les philosophes », Roger-Pol Droit. Éditions Paulsen, collection Démarches, 256 p., 19,50 euros. Parution le 13 octobre.* Le titre et les intertitres sont de la rédaction.



En savoir plus sur http://www.lesechos.fr/week-end/perso/developpement-personnel/0211359312012-marcher-cest-penser-2033281.php?E2BrZPQeAEqo8xOJ.99#xtor=EPR-14-%5Bnl_we%5D-20161007-%5BProv_%5D-1980648%402



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Tout un forum dans un seul article et un seul livre. On se demande comment ils arrivent en faire rentrer tout ça dedans  Very Happy Moi je vais marcher Smile Lire ouais bof  Very Happy

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Re: Les rocks et aussi les slows (mode radio radieuse)

Message par I am so sure le Ven 7 Oct 2016 - 15:57

Ma question existentielle du jour :

Pourquoi ?


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Re: Les rocks et aussi les slows (mode radio radieuse)

Message par I am so sure le Ven 7 Oct 2016 - 17:47

Maturité émotionnelle et personnalité


Edward E. Morler (Traduction par Danielle Dorestant)






Un point essentiel pour évaluer l'intégrité et faciliter son développement est de reconnaître les similarités entre intégrité et maturité émotionnelle. Si une personne est réellement mature émotionnellement, elle est intègre et agit avec intégrité. Si une personne a l'intégrité, ses attitudes et comportements sont émotionnellement matures.
Notre maturité émotionnelle et donc notre réel pouvoir résident dans la capacité, la volonté et le comportement d'être totalement responsable et redevable de notre attitude autant que de ce que nous disons et faisons. Devenir émotionnellement mature, c'est devenir conscient des choix que nous faisons et de l'impact de ces choix. Il s'agit de comprendre comment nous nous limitons inutilement et comment nous pouvons, par choix, affronter et mettre fin à ces limites. Il s'agit de reconnaître, d'accepter et de reprendre possession de ce que nous refusons ou rejetons à propos de nous-même et de notre comportement.

La maturité émotionnelle réside dans la capacité d'un individu à être attentif à toute la gamme possible des émotions, puisque ces émotions permettent la communication en fournissant les bases de la différenciation et le discernement de notre impact. L'incapacité d'un individu à faire cela est une mesure précise de son degré d'immaturité émotionnelle, quelles que soient les apparences sociales. Ainsi cette immaturité se manifestera par différentes formes et niveaux de défense, par des faux-semblants, du sabotage comportemental, des choix restreints et de la tristesse.

La maturité émotionnelle est un choix conscient.


Bien que comprendre la dynamique émotionnelle soit d'une grande aide, cela ne fait pas de nous des personnes émotionnellement matures. Nous ne sommes pas émotionnellement matures parce que nous atteignons un certain âge, parce que nous avons fini l'école, parce que nous avons un travail, parce que nous sommes mariés, parce que nous avons des enfants, parce que nous gagnons beaucoup d'argent ou parce que nous avons atteint une certaine position sociale ou politique. Les gènes et les hormones conditionnent les enfants et les adolescents. 

Cependant, après l'adolescence, nous devons choisir consciemment la maturité. La maturité émotionnelle est un choix conscient, le choix conscient d'être responsable de notre impact sur les autres et le monde. Si nous ne faisons pas ce choix, nous restons au niveau d'immaturité émotionnelle d'un adolescent, et cela malgré tous les "succès" matériels que nous pouvons rencontrer.

Être tourné vers soi et sa propre importance est une caractéristique typique des enfants et adolescents. Ils attendent d'être pris en charge de manière inconditionnelle, demandent un traitement de faveur et se plaignent que la vie ne corresponde pas à leurs demandes. Cela ne les rend pas, pour autant, "mauvais". Cela fait partie du processus de maturité. Cependant ces comportements ne sont pas caractéristiques d'une maturité émotionnelle. Quand ces caractéristiques se manifestent de manière récurrente chez un "grand", ils sont des indications que cette personne n'est pas mature, qu'elle n'est pas un adulte responsable, mais plutôt quelqu'un qui réagit toujours selon les schémas comportementaux propres à un enfant égocentrique ou un adolescent pétri de sa propre importance.

Il y a beaucoup de personnes qui donnent l'impression d'être "grandes", qui paraissent avoir du succès selon les standards actuels, mais qui sont émotionnellement toujours des enfants ou des adolescents. Ils n'ont jamais "grandi" émotionnellement parlant, peut-être parce qu'ils ont vu comment leurs parents ont intégré les notions "adulte" et "responsabilité" et les ont perçues comme des fardeaux. Si les seuls modèles d'adultes qu'ils ont pu voir étaient des modèles réactifs, il est probable qu'ils adoptent le même comportement ou son équivalent. Sans tenir compte de la raison, ces personnes sont prises dans un comportement réactif et non réfléchi et considèrent, de manière erronée, maturité et responsabilité comme des fardeaux à éviter.

Les thérapeutes parlent de la nécessité de "lâcher le passé" et d'interrompre les schémas habituels qui ne fonctionnent pas. En interrompant ces schémas du passé et en brisant nos chaînes, nous sommes plus disponibles pour "être présent", pour discerner, évaluer et choisir les actions qui nous grandissent et nous rendent notre pouvoir. Cependant, comme tout changement génère des peurs, nous ne voulons pas abandonner nos "bons vieux" schémas, familiers et donc relativement confortables, même s'ils gâchent de manière évidente notre vie. 

Alors nous continuons de faire ce qui est habituel (choisir le diable que nous connaissons plutôt qu'un diable que nous ne connaissons pas) espérant que cela donnera, quelque part, un résultat différent. C'est pourquoi changer, individuellement ou dans une organisation, est si difficile et génère sa propre résistance même si le changement est évidemment et dramatiquement nécessaire.

Grandir véritablement, devenir émotionnellement mature, c'est être dans le PRÉSENT, lâcher le passé, répondre et non pas réagir à ce qui est. S'agripper au passé devient un moyen commode de rendre responsable et de blâmer les parents, les autres et les situations de la vie pour nos problèmes et difficultés relationnelles. Nous les utilisons pour éviter d'affronter et d'être responsable de nos comportements immatures et irresponsables. Au lieu d'être attentif à ce qui est, nous réagissions à ce qui a été et sommes donc moins capables de gérer de manière appropriée ce qui est.
Nos parents n'ont sans doute pas été exemplaires et ils ont eu un impact certain sur nous. Certains de ces impacts sont loin d'être idéaux. D'autres ont pu être très pénibles et destructeurs. Mais c'était avant, et aujourd'hui c'est MAINTENANT ! Nous devons nous demander honnêtement : "Qui est en train de recréer le problème AUJOURD'HUI ?"

Une part fondamentale du chemin de l'adolescence vers la maturité adulte est d'arrêter de blâmer les autres pour nos peines. Blâmer, c'est garder des griefs non résolus du passé. Nous avons besoin d'apprendre à nous pardonner autant qu'à pardonner aux autres, avant de prendre en charge notre vie dans le présent. Une fois l'adolescence passée, nous pouvons choisir d'être mature émotionnellement avec tout le pouvoir et la liberté que la maturité donne.

Pourquoi la vie semble une lutte


Les comportements de survie, tournés ver soi et fondés sur la peur sont familiers à beaucoup de gens et semblent donc "naturels". L'intégrité et la maturité émotionnelle sont souvent beaucoup moins familières et semblent donc relativement contre-nature. Une attention constamment tournée vers la survie crée une perception d'un monde difficile, hostile où la vie semble plus relever de la lutte que d'un joyeux événement. Cette notion est un point important du paradigme "Pas de récompense sans souffrance" (No pain, no gain) si ancré dans le consensus actuel. 

Cependant vivre avec un tel paradigme limite notre pouvoir et nos possibilités. C'est une des raisons qui expliquent pourquoi beaucoup de personnes se sentent impuissantes et sont régulièrement en colère, anxieux, tristes ou déprimés. C'est une des raisons principales qui expliquent pourquoi beaucoup ont recours aux drogues (légales ou non) pour engourdir la souffrance physique, mentale et/ou émotionnelle.

La genèse de la limitation


Des croyances limitantes sont à l'origine des comportements limitants. Le cœur de l'illusion, à l'origine de nos comportements limitants, est l'illusion de l'insignifiance, c'est-à-dire le sentiment de n'être pas assez bien. L'illusion de l'insignifiance est souvent induite par une forme de trauma (physique, mental, émotionnel ou spirituel) dans lequel nous nous sentons écrasés, sans aide et donc insignifiant. Le trauma est tout ce qui empêche d'expérimenter, de répondre et d'intégrer ce qui se passe dans le moment. Le trauma est ce qui crée des limites.

Chacun d'entre nous essaie à sa façon de compenser ce sentiment d'insignifiance. Nous développons souvent des stratégies assez complexes et sophistiquées pour gérer notre sentiment de "ne pas être assez bien". Nous créons des masques (traits de personnalité) pour nous cacher ce sentiment difficile et le cacher aux autres.

Initialement, ces stratégies étaient des mécanismes de survie qui apparaissaient pour gérer la situation et/ou pour diminuer le stress. Quand ce stress réapparaissait, nous utilisions à nouveau ce qui semblait avoir marché par le passé. En fin de compte ces stratégies devenaient inconscientes. Nous utilisons ces schémas de défense automatiques de manière conditionnée quand quelque chose ressemblant au trauma initial réapparaît.

Le problème principal est que ce mécanisme automatique et inconscient empêche tout discernement sur les situations réelles, celles du présent. Plus le stress augmente et plus le conditionnement remplace l'attention et la réaction appropriée à la réalité.

Cependant, parce que nous ne sommes pas entièrement insignifiants, ces comportements de compensation basés sur une perception erronée ne sont jamais suffisants. Ils deviennent insatiables, demandent de l'énergie, de l'attention et nous devenons de plus en plus diminués, physiquement, mentalement et émotionnellement. Ce processus de détérioration diminue notre capacité à communiquer de manière authentique et à être heureux.

La spirale de la détérioration


Plus le stress augmente, plus nos mécanismes de compensation deviennent intenses et irrationnels. La capacité de regarder à long terme et de manifester de l'abondance, de la facilité, de l'élégance, du bonheur et la joie se détériore progressivement, d'abord en une perspective plus conservatrice et étroite. Notre vision et nos intérêts se resserrent de plus en plus. Si le stress continue il en sera de même de la détérioration et nous commençons à manifester ouvertement des formes d'opposition de type antagonisme, colère, reproche. 

Plus nos craintes augmentent, plus nous adoptons un comportement passif-agressif et cachons notre hostilité. Le fond de la spirale de la détérioration part de la crainte pour aller vers un sentiment de perte, et finalement de désespoir et d'apathie.

Comme nous nous désintégrons nos perspectives deviennent étroites et fixes. Notre capacité à gérer et surmonter la vie diminue rapidement. Notre désespoir augmente. Le monde est perçu de plus en plus comme hostile et doit être défendu ou évité. De manière croissante, responsabilité, honnêteté, confiance et bonheur sont remplacés par leurs opposés. Le contrôle prend la forme de "tout contrôler" et devient problématique. Les comportements sont de plus en plus irrationnels, non fonctionnels et ne marchent pas. Les résultats de ces comportements sont à l'inverse de ce que l'individu a, en fait, besoin.

Si nous reconnaissons honnêtement où nous en sommes dans notre détérioration ou désintégration, que nous lui faisons face, que nous acceptons la responsabilité de nos comportements immatures, nous sommes, alors et seulement à ce moment-là, dans une position de renverser le processus.

Le processus de maturation


Le processus de maturation est l'inverse du processus de détérioration décrit ci-dessus. Il s'agit de faire progresser notre volonté afin de faire face à nos craintes et de prendre la responsabilité de nos comportements passés et présents. C'est aussi prendre possession des forces, dons et talents inhérents à nous et d'agir sur eux.

Paradoxalement c'est sur ce que nous rejetons que nous fixons notre attention. Quand nous souhaitons regarder et prendre la responsabilité de ce que nous avons toujours dénié, notre attention est relâchée et nous nous sentons plus légers et plus ouverts. Nous pouvons alors voir et prendre la mesure de toutes nos capacités, passer de notre côté obscur vers notre potentiel, et utiliser ces qualités et attitudes pour contrebalancer cette zone aveugle jusqu'à présent.

La volonté de ressentir et d'exprimer ses émotions consolide la base personnelle émotionnelle d'un individu. Plus cette base émotionnelle personnelle est forte, plus grande est la présence de cette personne qui devient donc plus à même par ses réactions positives de gérer de manière constructive n'importe quelle situation.

Du blâme vers la responsabilité : la clé du pouvoir et de l'habilitation


Nous sommes responsables de nos actes. Les autres sont responsables de leurs actes. Plus nous reconnaissons et endossons la responsabilité de nos actes, plus nous nous autorisons des choses. Si nous sommes disposés à utiliser nos peurs comme un outil pour regarder au plus profond de nous, pour prendre la responsabilité de notre impact, nous ouvrons la porte pour accueillir plus de conscience, de croissance et d'autorisation.



Une clé importante est de chercher ce que nous blâmons et comment nous le faisons. Les choses qui nous déplaisent chez les autres sont souvent des indicateurs de ce que nous avons besoin de regarder en nous-mêmes. Si nous y sommes disposés, nous pouvons utiliser ce que nous réprouvons chez les autres comme un miroir pour nous aider à identifier certains aspects de nous-mêmes que nous avons refusé de voir ou que nous n'avions pas reconnus.

Il peut être vrai que nous ayons été injustement traités dans une situation donnée. Cependant, trop souvent nous utilisons le comportement irresponsable d'une tierce personne comme une distraction et une justification pour ne pas regarder notre part de responsabilité dans cette situation précise ou tout autre d'ailleurs. Une sur-réaction face au comportement d'une tierce personne est souvent une tentative de dénier, autant pour nous que pour les autres, notre contribution à ce comportement inacceptable. Blâmer, c'est utiliser l'irresponsabilité des autres pour dénier les aspects de nous-mêmes dont nous n'avons pas encore accepté la responsabilité.

Nous devons reconnaître et accepter notre contribution à la situation : ni plus, ni moins. La refuser, qu'elle soit forte ou faible, négative ou positive, c'est perdre un peu de notre pouvoir. C'est dans notre volonté d'observer, de confronter, d'accepter notre responsabilité que résident les opportunités pour grandir et mûrir.

L'étape du glups


Si nous sommes blessés et que nous disons "Il a fait ceci ou n'a pas fait cela. Quelle méchante personne !", nous devons nous demander si nous n'avons pas été aussi, un jour, dans cette position, d'une manière ou d'une autre. Par exemple, si nous sommes déçus d'une personne qui n'a pas tenu ses promesses, c'est une opportunité que nous devons prendre pour regarder si nous n'avons pas, nous non plus, un jour failli à notre promesse. C'est souvent "l'étape du glups", c'est là que nous reconnaissons notre propre irresponsabilité.

Il peut être tout à fait vrai que cette autre personne a été irresponsable et n'a pas tenu sa promesse, et cela mérite peut-être de gérer cette situation, mais l'opportunité et l'aspect important est de reconnaître et d'accepter l'impact de notre propre comportement.

Quand nous choisissons de porter notre attention, non pas sur comment cette autre personne nous a attristés (plaçant la responsabilité hors de nous), mais plutôt sur ce que nous avons fait de similaire et que nous avons dénié (plaçant la responsabilité en nous), trois choses se passent immédiatement :

[list="margin: 10px 30px; padding-right: 15px; padding-left: 15px; color: rgb(68, 68, 68); font-family: Tahoma,"]
[*]
Nous sommes moins bouleversés (notre attention a basculé du blâme vers la responsabilité).


[*]
Nous avons un contrôle positif sur la situation ; nous avons dirigé notre attention et nos intentions vers ce que nous pouvons contrôler (nous-mêmes), plutôt que sur ce que nous pouvons difficilement contrôler (l'autre personne).


[*]
Nous nous sentons plus légers et détenteurs d'un pouvoir grandissant (l'inévitable résultat quand on accepte la responsabilité de ses actes).


[/list]
Regarder au fond de soi n'est pas seulement l'occasion de voir une part de notre impact dont nous n'avions pas pris la responsabilité, c'est aussi l'occasion de reconnaître le schéma dans lequel nous avons l'habitude d'évoluer. Une fois le schéma reconnu et accepté, nous sommes alors capables d'abandonner le statut de victime pour celui de personne responsable, et donc d'agrandir le champ de nos options afin de changer de manière constructive.

Les niveaux de la maturité émotionnelle


Dans la hiérarchie empirique des émotions, nous observons six catégories comportementales bien distinctes (hors psychose), auxquelles nous nous référons comme niveaux de maturité émotionnelle. 

Chaque niveau, composé d'un certain nombre d'émotions, représente une "attitude" ou une façon de percevoir, répondre ou réagir aux situations de la vie. Cet ordre hiérarchique s'applique à tous les êtres humains indépendamment de la culture ou des différences de personnalité. Et bien que l'expression de chaque niveau a toujours des nuances et des variations liées à la culture et à la personnalité, les émotions et les niveaux émotionnels eux-mêmes conservent à la fois les relations entre eux et leurs messages sous-jacents.

Comment les individus gèrent le changement et l'efficacité de leurs contributions vis-à-vis d'eux-mêmes, des personnes qu'ils chérissent, d'une organisation ou envers la société, dépend de leur niveau émotionnel. 

Plus le niveau auquel se trouve réellement une personne est élevé, plus grand est son potentiel à contribuer positivement et être heureuse. Le vrai pouvoir et tous ses aspects positifs augmentent de manière exponentielle au fur et à mesure qu'on monte dans l'échelle des niveaux (cf. figure A).

Figure A – Niveaux de maturité émotionnelle et impact sur soi et sur les autres




Plus le niveau est élevé, plus la capacité à gérer facilement le changement de manière positive et constructive est importante. Inversement, aux niveaux les plus bas, les individus, et cela de manière prédictible, sont submergés face aux changements. De plus en plus de situations de la vie sont perçues comme problématiques.

Comprendre les différents niveaux de la maturité émotionnelle et leurs inter-relations :

[list="margin: 10px 30px; padding-right: 15px; padding-left: 15px; color: rgb(68, 68, 68); font-family: Tahoma,"]
[*]
facilite le développement de l'intégrité, de la croissance personnelle et professionnelle et d'un vrai leadership,


[*]
détermine, pour chaque individu, l'efficacité potentielle de différentes modalités d'intervention (cf. Figure B).


[/list]
Figure B – Impact relatif et approximatif de différents systèmes de conduite en fonction du niveau de maturité émotionnelle



Coacher, former et conseiller n'est efficace qu'à partir du niveau 3. Ensuite, les bénéfices de ces approches augmentent de manière exponentielle avec la maturité émotionnelle. Exception faite de la thérapie, les ressources consacrées à ceux qui choisissent de rester immatures dans le temps sont des ressources inefficacement utilisées.

Les niveaux de maturité émotionnelle sont étroitement corrélés avec :

[list="margin: 10px 30px; padding-right: 15px; padding-left: 15px; color: rgb(68, 68, 68); font-family: Tahoma,"]
[*]
les étapes du développement de l'ego,


[*]
la pyramide des besoins de Maslow,


[*]
la théorie bi-factorielle de Herzberg (cf. Figure C).


[/list]
Figure C – Corrélation approximative entre les niveaux de maturité émotionnelle, les étapes de développement de l'ego, la hiérarchie des besoins de Maslow et la théorie bi-factorielle d'Herzberg

Niveaux de
maturité émotionnelle

Étapes de
développement 
de l'ego
Hiérarchie des besoins
d'Abraham Maslow

6 - Leader/Mentor
 
5 - Dynamique
 
 
4 - Surmonteur

3 - Revendicateur
 
2 - Manipulateur
1 - Victime
Adulte mature
"Je suffis."
 
Adolescent/Jeune adulte
"Est–ce que j'apprends, je fais, je
progresse, je suis assez ?"
 

Enfant/Adolescent
"Est–ce que je suis assez bien ?"
 
Bébé/Enfant
"Est–ce que j'obtiens assez ?"
Réalisation de soi
 
Estime
 
 
Appartenance
 
 
Sécurité
 
Survie physiologique



 

Niveaux de
maturité émotionnelle

Théorie bi-factorielle de
Frederick Herzberg

6 - Leader/Mentor
 
5 - Dynamique
 
 
4 - Surmonteur

3 - Revendicateur
 
2 - Manipulateur
1 - Victime
Facteurs motivationnels :
Croissance personnelle 
Responsabilité
Résultats
Reconnaissance
Avancement
Facteurs de maintenance :
Relations interpersonnelles
avec les pairs, les superviseurs
et les subordonnés
Politique générale de l'entreprise
Sécurité de l'emploi
Conditions de travail
Salaire


Le niveau 6 représente l'essence de la maturité émotionnelle. À ce niveau, un individu communique et agit avec intégrité. Les niveaux 5 à 1 reflètent des domaines variables de la maturité émotionnelle et du manque d'intégrité, le niveau 5 étant le moins immature. Au fur et à mesure que l'on descend dans la hiérarchie des niveaux, les manifestations de comportement matures et responsables, décroissent de manière exponentielle. Sous le niveau 1, c'est le domaine de la psychose. Soyez conscient que chaque niveau possède sa propre hiérarchie. Plus nous montons ou nous descendons au sein même du niveau, plus nous voyons des caractéristiques communes au niveau supérieur ou inférieur.

Chaque description d'un niveau émotionnel ci dessous est précédée par des haïkus donnant un aperçu du niveau. (Un haïku est une forme de poèmes japonais, écrit en 3 vers de 5, 7 puis 5 syllabes et utilisant des allusions évocatrices ou des comparaisons.)

Niveau 6 - Leader/Mentor

Aider les autres à grandir
Un grand plaisir quand
D'autres pourraient l'exiger.
Elle est responsable
De son impact et donc elle est
Très puissante.
Appréciation
Pour la volonté - départ
Pour la non-volonté.
Malgré la résistance,
En tant que leader, il défriche de nouvelles terres
Courageux il est.
Elle est une gagnante
Qui respecte la dignité humaine
Et est intègre.
Fin stratège
Grande présence qui voit le meilleur
Que l'humanité peut être.
Il pense et ressent,
Il équilibre les forces de vie.
Honore vous et moi.
Intégrité - oui !
Présence et respect en abondance !


Que peut-on demander de plus ?


Au niveau 6, les individus sont passionnés et compatissants. Ils vivent et manifestent maturité émotionnelle et intégrité, et ont donc un impact positif sur leur environnement. Ce sont des leaders responsables et des mentors compatissants.

Les leaders/mentors sont dignes de confiance et ils communiquent de manière directe et franche. Ils manifestent une grande présence. Ils se respectent et respectent la dignité des autres. Ils peuvent facilement évaluer ce qui est prioritaire et ce qui ne l'est pas. Ce sont des motivateurs dotés d'une éthique. Ils donnent ce qu'ils ont promis et fournissent des résultats constructifs. 

Leur propre chemin est orienté par l'action. Ils s'efforcent d'obtenir qualité et excellence, mais ne sont pas englués par des demandes insatiables de perfection. Ils souhaitent écouter sincèrement et sont ouverts à plusieurs points de vue, incluant ceux différents des leurs. Ils manifestent, demandent et récompensent autant l'authenticité et la responsabilité que la haute performance. Ils ne tolèrent pas l'irresponsabilité, l'incompétence, l'injustice ou les comportements malhonnêtes et savent comment communiquer avec les personnes affichant un tel comportement.

Des individus émotionnellement matures (niveau 6) utilisent l'entière gamme des émotions à leur disposition. Ils peuvent exprimer leurs émotions. Ils le font sans malice, honnêtement et de manière responsable.

Éprouvent-ils de la colère ? Bien sûr. Ils sont en colère face aux comportements qualifiés d'incompétents, irresponsables, injustes, destructeurs et manipulateurs. Cependant, ils ne sont pas réactifs face à leurs propres colères. 

Ils ne s'identifient pas à l'émotion. Ils la reconnaissent plutôt et y sont attentifs, c'est-à-dire qu'ils la considèrent comme un message qui leur dit que quelque chose ne va pas dans l'environnement et ils agissent sur celui-ci. L'énergie générée par la colère est rapidement transformée en une action constructive et corrective.

Est-ce que les personnes émotionnellement matures éprouvent du chagrin ? Bien sûr. Quand ils subissent une perte, ils se permettent de ressentir totalement la tristesse et le vide que cette perte représente. Ils sont honnêtes avec eux-mêmes quant à leurs sentiments. Cette honnêteté leur permet d'aller de l'avant, de dépasser leur chagrin. Il se peut que l'objet de la perte leur manque toute leur vie, mais ils ne sont pas dévorés par cette perte. Ils peuvent aller de l'avant et voir la vie comme pleine d'opportunités pour apprendre et grandir.

Ainsi les leaders/mentors ont la capacité de voir à long terme sans perdre de vue la situation actuelle. Ils ont une sagesse qui va au-delà de la logique et de la raison, mais sans perdre de vue logique et raison. Ce qui est souvent appelée intuition et les leaders sont disposés à s'en servir. Ils ont un grand sens personnel de certitude (non pas de l'arrogance, masquée ou apparente, qui est souvent une manifestation défensive d'un niveau 2 ou 3). Ils sont donc capables de prendre des décisions rapides et sûres. Cette habileté, parfois, étonne leurs associés les plus conservateurs qui sont alors moins désireux de tenir compte de leurs propres intuitions.

Les leaders/mentors confrontent et communiquent les choses que leurs associés plus timorés auraient formulées de manière plaisante ou "politiquement correcte". Le niveau 6 est le niveau où la relation idéale gagnant-gagnant a plus de chance de se produire.
Des leaders efficaces sont à un niveau 6 ou à un haut niveau 5. Être un bon leader est indissociable du fait d'être émotionnellement mature. 

Ces individus, avec leurs perspectives plus larges, ont conscience des autres et des différents points de vue, et ils y sont sensibles. Ils ont une conscience accrue que tout ce qu'ils font à un impact et qu'ils sont responsables et redevables de leurs actes. Socialement, ils peuvent naviguer entre être "à côté" et être assujettis, mais ces personnes ont un tel pouvoir qu'ils ne toléreront pas ou n'ignoreront pas l'irresponsabilité au nom de la politesse. Quel que soit leur comportement social, honnêteté et intégrité en sont le cœur. En fait ces qualités d'intégrité sont ce qui définit ce niveau. Les personnes émotionnellement matures ont l'intégrité. Les personnes intègres sont émotionnellement matures.

Niveau 5 - Dynamique

Progressifs nous sommes,
Mais vérifions avant
De commencer quelque chose de nouveau.
Manager capable,
Mais pour être un grand leader,
Plus d'hardiesse il faut.
Des gens biens, ils le sont ;
Pourtant, ils ont certaines peurs à affronter
Pour atteindre la grandeur.


Les personnes dynamiques ont des caractéristiques positives. Ils sont généralement responsables et consciencieux. Ils sont ouverts aux idées positives à condition que les actions ou les changements ne viennent pas à l'encontre de ce qui a déjà été prouvé comme fonctionnant. Les personnes dynamiques sont assez intéressées par les idées positives pour les vérifier à fond. Donc, bien qu'ils soient progressistes et vont de l'avant, ils aiment que les choses soient justifiées avant de le faire. Une fois qu'ils ont toutes les données et informations, ils prennent une décision. Si la décision est positive, ils souhaitent la piloter plutôt que consacrer leurs efforts à la mettre en route dans les plus brefs délais. Ils tendent à être plus conservateurs, plus intéressés par maintenir le statu quo que les personnes proactives du niveau 6.

Malgré tout, selon les standards actuels, les attitudes et comportements des personnes du niveau 5 sont au-dessus de la moyenne. Ces personnes font moins que ce dont elles sont capables et donc montrent des signes d'immaturité émotionnelle, même si ces signes sont rationalisés.

Niveau 4 - Surmonteur

Première priorité
Trouver le chemin le plus facile
Faire le moins de travail.
Le moindre effort, mon objectif
Pour garder mon travail, je fais juste
Le nécessaire.
Rends ma vie facile
Mais n'attends pas un retour
Je n'en ai pas envie.
Le contentement c'est bien,
Mais s'il est trop fort, cela peut
Être de l'auto-complaisance.
Il observe et attend,
L'action, c'est trop de dérangements,
Alors il en fait peu.


Les surmonteurs font juste le nécessaire. Ils ne sont pas particulièrement responsables ou irresponsables. Leur intérêt est principalement de se rendre la vie plus facile. Ils tendent à être des observateurs plutôt que des participants. Bien que pas particulièrement dépendants, ils sont généralement sympathiques car ils essaient d'éviter les désagréments et préfèrent le chemin le plus facile. Les surmonteurs sont souvent décrits comme étant "mûrs" et "faciles à vivre". Ils tendent à être insouciants à propos des engagements et des détails. Rien n'est vraiment important pour un niveau 4. 

Cependant si la vie n'est pas faite pour être "juste confortable", les individus du niveau 4 peuvent facilement tomber dans l'antagonisme du niveau 3 et être irritable.
Les personnes des niveaux 5 et 6 sont des atouts pour un groupe ou une organisation. Au contraire, les surmonteurs sont des employés marginaux qui sont assez responsables et motivés pour faire ce qui est nécessaire pour garder leur travail, mais pas plus. Ils ne devraient occuper que des positions qui reflètent ce niveau de responsabilité.

Les comportements en dessous du niveau 4

Entre les niveaux 3 et 4 existe une ligne, une division importante. Au-dessus de cette ligne, les individus sont plus en sécurité qu'en position d'insécurité et se sentent de plus en plus en sécurité au fur et à mesure qu'ils avancent dans les niveaux. En dessous de cette ligne, l'opposé est vrai : les individus se sentent accablés. Leurs perspectives se rétrécissent, leurs décisions et actions sont plus égocentriques, défensives, inefficaces, irresponsables et elles ne fonctionnent pas.

Les individus sous le niveau 4, qu'ils soient temporairement dans cet état ou de manière chronique, sont des handicaps pour eux-mêmes et leur environnement. Comme leur sentiment d'être écrasé grandit, leurs attitudes et comportements deviennent négatifs et le sont de plus en plus avec les niveaux les plus bas. Trop souvent, les organisations tolèrent ces comportements de bas niveaux et rationalisent : "Effectivement, il semble toujours en colère (ou effectivement il ment beaucoup), mais il est si bon dans sa tâche que nous ne pouvons risquer de le perdre." Ce genre de réflexions est l'une des plus grosses erreurs que font les gens face aux organisations ou aux individus de bas niveaux.

Les règles de justice et de comportements justes, règles de haut niveau, ne sont pas comprises quand on fonctionne avec un bas niveau. Les individus dans les niveaux les plus responsables ne comprennent pas toujours ce fait ; ils tendent à être "raisonnables" et à tolérer les comportements destructeurs qui résultent toujours des bas niveaux. Les individus aux plus hauts niveaux le tolèrent, parce que de leur point de vue ces comportements n'ont pas de sens. Donc ils considèrent que les autres ne peuvent être aussi mauvais que cela, ou que l'on devrait leur accorder le bénéfice du doute. Cette approche ne marche tout simplement pas quand les personnes opèrent constamment à de bas niveaux. Au contraire, ce comportement de leadership raisonnable est jugé comme naïf et sera mis à mal.

Les gens qui opèrent dans les trois plus bas niveaux, qu'ils en soient immédiatement conscients ou non, ont le sentiment d'être écrasés par leur environnement, sont en insécurité et ont peur. Leurs comportements sont une réaction à la peur et un masque pour cacher ce sentiment. Leur estime de soi et leur confiance en eux, malgré leur façade en société, sont en fait extrêmement basses. Ils agissent de la meilleure façon qu'ils connaissent face à ce qu'ils perçoivent comme une menace pour leur survie et, dans leur esprit, pour leur existence. Malheureusement ce comportement réactif est inévitablement négatif et destructeur pour eux et les autres.

Les individus qui fonctionnent sur les bas niveaux ont perdu de vue leurs propres forces et pouvoirs. Leur attention se focalise sur leurs faiblesses et leurs limites. Ils se sentent sans pouvoir et sans contrôle. Ils voient le monde comme hostile. Leurs perspectives quant à ce qui est possible sont très limitées ; ils fustigent et insultent dans le but de regagner un semblant de contrôle. Parce qu'ils se sentent impuissants, ils ont "besoin" que les autres se sentent aussi impuissants. Ils tentent de regagner un contrôle à travers différentes formes d'intimidation, de manipulation ou de réassurance.

Les individus avec de bas niveaux épuisent l'énergie de toute personne autour d'eux. Ils étouffent tout développement de responsabilité, de créativité, d'innovation et de morale. Ceux qui sont de manière chronique niveau 3 et moins dépriment tout l'environnement, et pas seulement ceux qui sont dans leur entourage immédiat. Les superviseurs qui ne corrigent ni ne mettent fin à de tels comportements faillissent à leurs responsabilités. Reconnaître et casser les schémas de ces comportements de bas niveau est essentiel à un leadership efficace et au succès d'une organisation.

Niveau 3 - Revendicateur

Antagonisme
Un signe certain d'accablement
Irritable il l'est.
Piétinement, rage et fureur.
Intimidation leur chemin
Pour s'emparer de votre pouvoir.
Pour regagner un contrôle
Il menace d'utiliser de telles forces
Pour vous faire abandonner.
De la colère ils montrent.
Sous leur hostilité,
Impuissants ils se sentent.


Le niveau 3 est le premier niveau dans lequel l'impact d'un individu est plus destructeur que constructeur, pour lui-même et pour son environnement. Le sentiment de certitude et de sécurité a basculé du positif vers le négatif. Les individus à ce niveau ont commencé, de manière notable, à se sentir accablés par leur environnement. La vie et l'environnement sont perçus comme une menace. Leur défense est de se détacher, d'attaquer ou de s'opposer à "l'ennemi". Ces personnes vont, soit être irritables à propos de choses bien précises, soit être absolument contre tout.

Le mode opératoire basique d'un revendicateur est de s'opposer ou d'attaquer les points de vue des autres. Ils exagèrent certains aspects de la vérité pour détourner l'attention des gens de leurs forces vers leurs faiblesses. Émotionnellement parlant, les revendicateurs seront antagonistes ou en colère. Ils sont doués pour mettre la pression sur les autres, au point que ces derniers font des concessions dans le but de repousser les revendicateurs. Si les autres tombent dans le piège de l'intimidation du revendicateur, alors le revendicateur a gagné.

Pour un surmonteur (niveau 4), honorer la vérité et les accords est une décision opportune, si cela lui est "commode". C'est avec plus de force que les revendicateurs (niveau 3) mettent en cause les accords et exagèrent la vérité. Comme le niveau de maturité émotionnelle décline, les individus acceptent moins la responsabilité de leurs actions et blâment souvent les autres pour des situations ou des résultats problématiques. La responsabilité de ses propres actions disparaît pour être remplacée par le blâme. C'est la faute des autres.

Dans le haut de ce niveau, les revendicateurs montrent ouvertement leur hostilité et leur opposition. Ils sentent que leur environnement est hostile pour leur survie, mais ils ont une idée de qui ou quoi les met en mauvaise position. Les types de déclarations antagonistes que peuvent dire les revendicateurs : "La comptabilité a mal fait mes comptes quatre fois","Betty Sue a raté trois fois !" Les attaques ciblées des revendicateurs seront basées sur l'exagération des griefs et sur leur part de cécité dans la situation.

De plus, dans le bas du niveau revendicateur, l'hostilité d'un individu sera dispersée et généralisée. Au niveau de la colère généralisée, la déclaration antagoniste "La comptabilité a mal fait mes comptes quatre fois." devient "L'organisation ne sait rien faire." ou "Ils ne font jamais le travail correctement." Les mots "toujours""jamais" et "ils" sont souvent employés dans les déclarations des revendicateurs, tels que "Tu me fais toujours ce coup-là !" ou "Ils ne me donnent jamais le bénéfice du doute !"

L'hostilité manifeste des revendicateurs étant socialement inacceptable, soit ils sont licenciés, soit ils répriment leur hostilité et se désintègrent dans le niveau 2, le manipulateur. La déformation de la vérité et la capacité à communiquer honnêtement se détériorent au fur et à mesure que nous descendons dans les niveaux.

Niveau 2 - Manipulateur

Les manipulateurs.
Traiter avec eux avec grande précaution,
Ou risquer tout.
Accablés ils sont,
Peur de montrer leur colère,
Secrets ils deviennent.
Nieurs de faute,
Maîtres de la mauvaise direction,
Voleurs de crédit.
Les hauteurs ils veulent,
Jamais une pensée pour ceux
Qu'ils blessent souvent.
Par de subtiles tromperies,
En marchant sur le dos des autres
Les hauteurs ils peuvent atteindre.
Maîtres des tromperies,
Leur hostilité cachée
Jusqu'à ce qu'il soit trop tard.
Tromperies ils font,
Avec mensonges et manipulation
pour couvrir leurs craintes.
De grands artistes ils sont.
Il est difficile de résister
Aux tableaux qu'ils peignent.
Vides de compassion,
Ni loyaux ni dignes de confiance
Des amis ils ne sont pas.
Vicieux ils le sont !
Ceux qui ignorent cet avertissement
Paieront le prix fort.


Les manipulateurs sont hostiles, en insécurité et ont peur. En conséquence, ils ont trop peur d'exprimer directement leurs craintes et hostilité. Ils préfèrent utiliser les menaces, ils comptent sur des remarques humiliantes, des mauvaises directions, des dénis, des disqualifications et une certaine compétence pour le mensonge. Ils cachent leur hostilité et leurs intentions destructrices par des mensonges habiles et de la manipulation. Les individus de ce niveau sont les plus dangereux, car non seulement leur vicieuse hostilité est sous-jacente, mais comme ils ont une certaine expertise pour cacher leurs vraies intentions, il est difficile de traiter avec eux. Une fois que vous comprenez leurs caractéristiques, comparativement les individus des autres niveaux sont relativement ouverts dans leurs comportements et plutôt facile à observer.

Les manipulateurs ne connaissent pas le concept d'échange et ont peu ou pas de concept du bien et du mal. Leur attitude consiste à seulement faire ce qu'ils doivent faire pour survivre dans ce "monde évidemment hostile". Les autres sont des ennemis et dans leur esprit tous les moyens pour "enfoncer les autres" sont justifiés. Bien qu'ils puissent avoir un discours gagnant-gagnant, ce discours est seulement une ruse et il n'est nullement dans leur réalité ou leurs intentions.

Le manipulateur n'a pas le sens des responsabilités, seulement des prétentions. Les manipulateurs peuvent, apparaître comme amicaux et peuvent être, socialement parlant, charmants. Comme c'est un mécanisme de survie, beaucoup sont des maîtres de la tromperie. Ils peuvent atteindre de hautes positions dans une organisation, généralement en manipulant de telle sorte que leurs irresponsabilités soient endossées par d'autres.

À ce niveau, l'utilisation de la manipulation est souvent assez sophistiquée. Les manipulateurs sont souvent capables d'assumer n'importe quel niveau social qui leur permettra d'accomplir leurs buts destructeurs, hostiles et peu scrupuleux. C'est tout à fait le niveau d'un escroc dont l'intention est "d'enfoncer les autres" sans leur mettre la puce à l'oreille jusqu'à ce qu'il soit trop tard. Bien que les manipulateurs puissent apparaître charmants, sincères et sophistiqués, leur réelle perception et compréhension est plutôt limitée, basée sur la peur et entièrement égocentrique. Leur façade en société donnera rarement une idée de ce qu'ils sont en fait, c'est-à-dire des individus apeurés et en insécurité.

Les manipulateurs regardent les personnes qui agissent avec compassion, honnêteté et intégrité comme des gens simples qui méritent d'être utilisés. Ce sont des individus qui, peut-être avec grâce, élégance et bonnes manières, convaincront la grand-mère d'investir ses économies de toute une vie dans une entreprise inexistante. Ils justifient souvent leurs actes en expliquant que par leur comportement, ils donnent une leçon nécessaire sur le fonctionnement du "monde réel" aux personnes naïves et confiantes. Ils réalisent rarement combien leur comportement est destructeur pour eux, sans parler des autres.

Les manipulateurs ont l'hostilité en commun avec les revendicateurs mais ont peur de l'exprimer. Ils admirent en silence le "courage" d'un comportement de niveau 3 (c'est-à-dire la volonté et la capacité d'exprimer ouvertement l'hostilité). C'est pourquoi des démonstrations de force et de volonté ont une influence, un effet persuasif sur ce niveau.

Les manipulateurs ont "besoin de gagner" à tout prix. Leur but est de faire douter les autres de leurs capacités à atteindre leurs buts, de façon à être les seuls à réussir. Leur intention est de manipuler les autres pour mettre en exergue leurs faiblesses. Leur méthode est de tromper. Ils y arrivent par l'utilisation de demi-vérités, de subtils mensonges et de disqualifications. Finalement, ils souhaitent que les autres aient peur, croyant ainsi que s'ils ne concèdent pas aux volontés du manipulateur, les "conséquences" seront pires.

Si vous cherchez des manipulateurs, il est possible de les reconnaître : ce sont des menteurscompulsifs et invariablement, ils ne délivrent pas ce qu'ils ont promis (aucun des bas niveaux d'ailleurs). Ils ont de bonnes excuses pour expliquer pourquoi ce rapport important est en retard, pourquoi ils ne peuvent maintenir telle réunion, pourquoi c'est la faute de quelqu'un d'autre si les choses se sont mal passées, etc. Les manipulateurs ne prennent pas leurs responsabilités, mais au contraire pointent celles des autres. Les superviseurs peuvent être en colère face à un manipulateur, tout en étant incapables de comprendre pourquoi. Tout a une raison, y compris les mensonges habiles du manipulateur.

Niveau 1 - Victime

Je suis juste une victime
De circonstances injustes
Innocent de toute faute.
C'est sans espoir.
Je ne peux pas faire de différence
Pourquoi se prendre la tête ?
Accablé je suis.
Qu'est ce que je peux raisonnablement faire 
Si ce n'est se plaindre ou apaiser ?
Que puis je faire d'autre
Si ce n'est faire en sorte que les autres
Aient de la sympathie pour moi ?
Un moyen de contrôler.
Être une victime pathétique
Pour obtenir ce que je veux.
Rendre les autres coupables
Des conditions misérables de ma vie
Naïfs ils le sont.


Les victimes ont un fort sentiment d'impuissance. L'individu victime pense qu'il va perdre ou a déjà perdu. Les victimes ont l'impression que l'environnement les a enfoncés. Ils ont peu, si ce n'est aucun, sentiment de responsabilité pour quoi que ce soit, et la vérité a peu de sens pour eux. Les victimes ont un point de vue borné, égocentrique et égoïste. Ils pleurent, se plaignent ou tentent de calmer le jeu.
Les victimes tentent souvent d'obtenir un semblant de contrôle en agissant de sorte que les autres ressentent de la sympathie pour eux. Ils souhaitent que les autres se sentent coupables et mal s'ils ne font pas ce qu'ils demandent. Une autre forme de comportement d'un individu victime est de constamment donner, non pas pour échanger ou prendre soin, mais comme une tentative d'acheter ou de calmer son oppresseur imaginaire. Une forme de victime est le "Monsieur Oui".

Au niveau 1, un individu a peu, si ce n'est pas du tout, l'impression d'avoir un impact, mais plutôt l'impression d'être la cause de tout. Les victimes ne voient pas les solutions mais les problèmes. Si une solution se présente, les victimes auront une myriade d'excuses pour expliquer que la solution ne peut pas marcher. En fait, les victimes sont souvent accablées par les gens qui ont une solution à leurs problèmes. Donc les victimes auront toujours un ou plusieurs problèmes insolubles. Résoudre les problèmes des victimes ne les fera jamais sortir du statut de victime. Ce qui peut fonctionner est un problème différent, plus important (c'est-à-dire. le genre de problème dont le prix à payer pour agir comme ils ont l'habitude de faire est trop élevé).

Les victimes ont généralement un problème sur une période relativement courte, car leur inefficacité générale et leur comportement geignard ne sont pas tolérés, sauf dans des situations de codépendance. Cette codépendance est généralement plus évidente dans des situations familiales et professionnelles.

Résumé des niveaux de comportements

Les individus ou organisations opérant de manière chronique aux niveaux 1, 2 et 3 ont des problèmes émotionnels et manifestent des attitudes, comportements et capacités limités. Au niveau 4, c'est aussi vrai, mais dans une moindre mesure. Les niveaux 4 et au-dessus manifestent de plus en plus de responsabilité, d'intégrité, de confiance et de position gagnant-gagnant. C'est uniquement aux niveaux 5 et 6 que nous trouvons des individus et organisations qui sont capables de capitaliser sur leur vrai potentiel.

Le niveau 6 offre la plus large perspective et le comportement le plus mature, le plus responsable. Il manifeste certitude personnelle, créativité et positivisme. Il représente l'idéal d'une attitude gagnant-gagnant. C'est là que réside et se manifeste intégrité et maturité émotionnelle.

Le niveau 5 est en grande partie positif, orienté vers l'action et les résultats, mais avec un bémol : la volonté de bouger, d'aller de l'avant et d'essayer de nouvelles choses ne se produit qu'après examen, test et validation.
Le niveau 4 est à peine plus positif que négatif. Il se caractérise par faire uniquement ce qui doit être fait.
Les niveaux 3 et inférieurs sont caractérisés par des situations perdant-perdant dans lesquelles les individus se perçoivent comme accablés par leur environnement et se battent de la seule manière qu'ils connaissent.
Au niveau 3, les individus sont encore suffisamment forts pour se détacher de leur environnement sous des formes diverses d'opposition, d'attaque et d'intimidation, caractérisées par de l'antagonisme et de la colère. À ce niveau, les gens sont non seulement hostiles, mais en plus ils ont peur, et cela malgré leur fureur.

Quand les individus ont trop peur même pour exprimer ouvertement leur hostilité, ils portent un masque. C'est le niveau le plus dangereux. L'hostilité sous-jacente est cachée par des gentillesses sociales, de subtils mensonges et une disqualification des autres qui sont toujours destructrices et difficiles à voir.

Au niveau 1, les individus ont l'impression d'avoir déjà "perdu". Leur comportement prend des formes pathétiques d'aide pour gagner de la sympathie ou l'apaisement.
Connaître les niveaux de maturité et leurs manifestations nous permet de promouvoir les formes positives de changement, permettant de créer une plus grande satisfaction personnelle et un succès organisationnel.
© Copyright Edward E. Morler et Enneagram Monthly, 2004. Tous droits réservés dans le monde entier.
© Copyright Institut Français de l'Ennéagramme® pour la traduction française, Paris, 2004. Tous droits réservés dans le monde entier.
Les opinions émises dans cet article sont celles du ou des auteurs et n'engagent aucunement l'Institut Français de l'Ennéagramme®.


Connaissance
« Les hommes se figurent être libres, car ils ont conscience de leurs volitions et de leur désir, et ne pensent même pas, même en rêve, aux causes par lesquelles ils sont disposés à désirer et à vouloir, n'en ayant aucune connaissance. »
- Spinoza
« Nul savoir, si étendu qu'il soit, ne permet d'atteindre à la plénitude de la sagesse, sans la connaissance de soi-même. »
- Bernard de Clairvaux
« Celui qui se sera étudié lui-même sera bien avancé dans la connaissance des autres. »
- Denis Diderot
« Éveillés, ils dorment. »
- Héraclite




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Re: Les rocks et aussi les slows (mode radio radieuse)

Message par I am so sure le Ven 7 Oct 2016 - 18:22

Nous avons le pouvoir de casser la spirale de la conformité
7OCT
Lors de l’animation d’un atelier en entreprise autour du challenge J’arrête de râler, un participant a dit : “Ce n’est pas correct de montrer son bonheur”.
Certains jours, alors que nous avons passé une bonne journée ou accueilli une très bonne nouvelle, nous gardons notre joie pour nous. Nous n’osons pas trop la clamer, et la partageons à voix basse uniquement avec les personnes qui nous sont très proches car les râleurs pourraient critiquer notre bonheur !
Nous avons tellement l’habitude de créer des liens avec nos collègues autour de nos râleries que nous finissons par croire qu’il est indécent de ne plus râler ! Nous craignons que si nous commençons à parler d’autre chose que de nos frustrations ou de nos « coupables » alors les autres vont nous mettre « sur la touche ». Si nous commençons à parler de ce qui va bien et des projets qui nous animent les autres vont nous juger. Nous allons passer pour un « bisounours« , les autres ne vont pas comprendre.
Alors nous préférons nous fondre dans la conversation ambiante et rentrer dans le moule de la conformité.
Ce phénomène de pression sociale a été largement étudié – notamment par le chercheur Solomon Asch qui en 1951 a conduit une expérimentation pour mesurer dans quelle mesure la pression sociale d’un groupe majoritaire pouvait amener une personne à se conformer. Dans son laboratoire il a réuni un groupe d’étudiants de l’Université de Swarthmore (USA) afin de leur faire passer un test de vision.
Chaque personne dans la salle devait dire quelle ligne (A,B ou C) était identique avec la ligne de référence. Dans la salle une personne était observée (le sujet) tandis que 7 autres étaient complices. Au début, les complices donnent à l’unanimité la même fausse réponse avant de laisser le sujet répondre en dernier.
L’objet de l’étude était de voir si l’individu test allait se conformer et donner une réponse qu’il savait fausse.
Les résultats ont révélé qu’en moyenne un tiers des participants qui étaient mis dans cette situation se sont conformés à l’opinion du groupe et ont donné une réponse clairement fausse (allant même jusqu’à affirmer que deux lignes avaient la même longueur alors que l’écart était de plus de 5 cm). 75% des participants se sont conformés au moins une fois et 25% des participants n’ont jamais rejoint l’opinion de la majorité.
Pourquoi les participants se sont-ils aussi facilement conformés ? Les interviews faites à l’issue de l’expérience ont révélé que les participants avaient bien conscience qu’ils donnaient une réponse fausse mais qu’ils avaient choisi de se conformer au groupe parce qu’ils avaient peur d’être jugés ou d’être “différents” – certains finissant vraiment par penser que la réponse du groupe était la bonne.
Cette étude nous apprend ainsi que nous nous conformons au groupe pour deux raisons principales : soit parce que nous voulons “faire partie du groupe” (influence normative) soit parce que nous pensons que le groupe est mieux informé que nous (influence informationnelle).
En quoi cette étude nous éclaire-t-elle sur notre propension à râler au boulot ? Est-ce que nous râlons comme des moutons simplement par peur de ne pas faire comme “tout le monde” ? Est-ce que nous râlons parce que les autres le font tous alors nous pensons que c’est eux qui ont raison (et qu’ils sont peut-être mieux informés que nous !) ?
Finalement, la question à se poser est de savoir si c’est la conversation que nous souhaitons cultiver (et entendre) pendant les 30 années de notre vie active. Est-ce vraiment la stratégie que nous désirons adopter pour nouer des liens avec nos collègues ?
Cette prise de conscience nous met face à nos responsabilités. Si nous voulons que la conversation change, nous devons commencer par la changer nous-mêmes. Nous devons oser sortir du moule de la conformité et avoir l’audace de parler une autre langue. C’est vrai c’est inconfortable, surtout au début, car on ne sait pas forcément comment faire autrement.
Mais la bonne nouvelle c’est que notre audace à faire autrement est non seulement bénéfique pour nous-mêmes mais aussi pour le reste du groupe. L’étude de Asch a ainsi prouvé qu’il suffit qu’une seule personne sorte de l’avis majoritaire pour que l’effet de conformité se dissolve. Asch nous dit que la seule présence d’un allié qui va à l’encontre de la majorité réduit la conformité de 80% !
Donc lorsqu’une personne ose donner une autre tournure à la conversation elle permet de libérer les autres… En voilà une bonne motivation pour être déclencheur de changement !
Téléchargez gratuitement le KIT J’arrête de râler et retrouvez-moi sur ma page Facebook pour suivre des articles inspirants et des pépites qui vous aideront un peu plus chaque jour à révéler la meilleure version de vous-même !
https://jarretederaler.com/2016/10/07/nous-avons-le-pouvoir-de-casser-la-spirale-de-la-conformite/

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Re: Les rocks et aussi les slows (mode radio radieuse)

Message par I am so sure le Ven 7 Oct 2016 - 19:11

 VIE FAMILIALE
Les 10 commandements de la mère d’enfants expats
Il y a 10 heures



Chère FemmExpat,





Quel que soit ton "statut" (Maman prochainement Expat OU Expat prochainement Maman), voici 10 commandements que je tiens aujourd'hui à partager avec toi, pour t'éviter trop de surprises, de déceptions et de réflexions du genre "si j'avais su...".

1- Moins vite que ta progéniture, la langue tu maîtriseras.


… et un coup de vieux au passage, tu prendras ! 
Car ce n'est pas une légende : nos enfants apprennent plus vite que nous. Un cerveau plus malléable, pas de complexes, une pratique constante (école, voisins, télé, etc), voici quelques raisons qui font que la course "parents contre enfants" est perdue d'avance. Et non seulement, ils parleront et comprendront la langue locale bien avant toi, mais en plus, ils n'auront pas d'accent, EUX !
Bref, bilan du match : Enfants : 1 / Parents : 0... 

2- Les gros mots "locaux", tes enfants connaîtront avant toi.




Car l'école n'a pas que du bon. Et oui : à la récré, les petits amis se feront l'immense plaisir d'enseigner ces jolis mots à tes enfants !
Sans oublier, pour les plus jeunes, le vocabulaire complet du registre "pipi-caca-prout" : un incontournable !
NB : D'un autre côté, pas besoin de traduction, en général pour ces registre "fessier" : ce sont des mots internationaux. 

3- Dure bataille tu livreras (et du soucis tu te feras), pour que tes enfants écrivent bien le français.




... sauf s'ils vont au Lycée Français, bien sûr !

À l'oral, pas de problème, puisqu'ils pratiquent le Français quotidiennement avec toi. Mais prépare-toi à halluciner chaque fois que tes enfants écriront en Français un mot, une lettre ou, ô comble de l'horreur : une rédaction !

PS : Autant que tu le saches : 5 fautes sur un mot de 5 lettres, c'est possible. Et c'est à ce moment-là que l'expression "lâcher prise" prend tout son sens... 

4- Dépendante d'internet, tu deviendras.





… pour rester en contact avec tes proches restés au bercail.
À toi de choisir : Whatsapp, Skype, FaceTime.  
C'est fou comme on peut devenir accro à ces applications. Alors qu'on est allergique aux nouvelles technologies !
 Comment faisaient les expatriés de l'âge de nos parents ou grands-parents sans Internet ? #JeSaisPas...

Mais prépare-toi au petit pincement au cœur que tu ressentiras le jour où tu réaliseras que, depuis leur naissance, tes enfants ont passé plus de temps avec leurs grands-parents virtuellement que physiquement...

5- Un gros budget "baby-sitter", tu prévoiras.





Car c'est bien beau de vouloir vivre l'aventure à l'autre bout de la planète, mais du coup, c'est devient beaucoup plus difficile, compliqué et coûteux de faire garder les enfants par Papi/Mamie.

Alors adios les soirées en amoureux, les cinés improvisés ou les restos avec les copines ? Non !!!! Car avoir du temps pour soi, c'est important. 
Alors un moment avec son chéri, ses copines ou ses collègues, ça vaut bien quelques $, non ?

6- À te débrouiller toute seule, tu apprendras.





Et oui, car les enfants ont le chic pour tomber malade le jour où Chéri a une réunion importante (quand il n'est pas à l'autre bout de la terre ! ).
Alors c'est Bibi qui doit trouver une solution (= prendre une journée de congé...) pour qu'ils puissent rester à la maison.

Mise en garde : À l'issue d'une gastro, d'un épisode poux, ou d'une grippe, tu seras certainement confrontée au dilemme de vouloir les mettre à l'école parce qu'ils sont "guéris" (et que tu as épuisé tes jours de congés), MAIS encore contagieux. La tentation sera grande, mais s'il te plaît, NE LE FAIS PAS (car la vengeance des autres Mamans sera terrible) !

7- Une croix , tu feras sur les vacances "à l'étranger".




Car avec seulement 2 semaines de vacances, tu devras choisir entre partir en famille à la découverte d'une destination exotique OU rentrer au bercail pour toutes les raisons suivantes : les enfants réclament les grands-parents et les cousins, les vacances à 4 coûtent moins cher dans la famille, tu as envie que tes enfants deviennent amis avec les enfants de tes amis d'enfance.

Et comment expliquer à tes enfants et à tes proches que vous ne rentrez pas fêter Noël car tu as réservé 4 billets pour Cancun ?!? #ÇaNeSeFaitPas #JeSaisCestDommage 

8- Socialiser à l'école, tu devras.




Car tu seras bien contente de trouver d'autres parents :

- dont l'enfant va à la même activité extra-scolaire que l'un des tiens

- qui habitent à côté de l'école (pratique pour les jours où ta réunion finit plus tôt que prévu)

- qui partagent les mêmes soucis et questionnements que toi au sujet de l'école, du programme, des profs...

- qui vont devenir des amis

Bref, encore une raison pour laquelle tu seras redevable envers tes enfants... 

9- Avec l'accent local, tu prononceras le nom des héros de tes enfants.





Voici 2 exemples :
–    Spiderman : à prononcer "Spaïdeurmèn" si tu vis au États-Unis ou au Canada, et "SpideLmAn" si tu vis en Espagne ou dans un autre pays hispanique
–   Hello Kitty : se dit "Hhhhhhhhhélo Kiti" en Amérique du Nord (en soufflant un grand coup d'air par la bouche en prononçant la première syllabe) et "Rrrrrrrrrélo Kiti" dans les pays hispanophones (comme si tu voulais cracher le "É" du début). 
Ayant vécu au Canada puis en Espagne, je vous dis pas le choc culturel ! Heureusement, on s'habitue à tout (enfin, presque).

10- Beaucoup de temps, tu passeras à expliquer à tes enfants.




... qui rêvent d'aller vivre en France, que la vie n'y serait pas telle qu'ils l'imaginent et la connaissent.

"Non, mon Chéri, si on rentre vivre à côté de chez Papi & Mamie, tu ne serais pas toujours en vacances, tu ne serais pas gâté-pourri recevras pas des cadeaux tous les jours, tu ne monterais pas quotidiennement sur un manège, tu ne mangerais pas tous les jours ton dessert préféré ni des glaces ou des bonbons, tu ne pourrais pas te coucher après 21h00, tu ne passerais pas des heures devant la télé, tu ne ferais pas 3 activités extraordinaires par jour, etc... ".

Voilà, chère FemmExpat, maintenant tu sais tout. Alors, te sens-tu prête ?





Lequel de ces commandements appréhendes-tu le plus ?
Je suis toute ouïe !
(et je t'attends accessoirement sur mon blog Expatriation, Tourisme & Compagnie).Wink
Par Laurence Comet
Après avoir vécu 10 ans en Amérique du Nord et installée depuis en Espagne, Laurence partage avec une pointe d'humour sa vision de la vie d’expatrié au quotidien, ses découvertes, ses coups de coeur et ses humeurs.
N'hésitez pas à aller faire un tour sur son blog, et sur sa page Facebook, Expatriation, Tourisme & Cie.
http://www.femmexpat.com/les-billets-dhumeur/10-commandements-de-mere-denfants-expats/
---------------------------------------------------------------------------------
où quand une laurence Comète t'explique comment arriver sur une planète étrangère Wink



peut être demander à Sophie de m'envoyer des nems du Vietnam par la poste, diantre deviendrais je PNem ?

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Re: Les rocks et aussi les slows (mode radio radieuse)

Message par I am so sure le Ven 7 Oct 2016 - 19:33





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Re: Les rocks et aussi les slows (mode radio radieuse)

Message par I am so sure le Ven 7 Oct 2016 - 21:01




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Re: Les rocks et aussi les slows (mode radio radieuse)

Message par I am so sure le Ven 7 Oct 2016 - 22:02

Votre cerveau rajeuni grâce aux changements d’habitudes
Publié le 7 octobre, 2016 par Helene Hug

Votre cerveau rajeunit grâce aux changements d’habitudes : non, ce n’est pas une blague, mais plutôt un moyen extraordinaire de garder un cerveau toujours performant.
Par exemple : l’habitude de remettre toujours à demain certaines décisions, l’habitude de penser que c’est la faute d’autrui si vous n’avancez pas dans vos projets, l’habitude de tourner en rond sans vraiment agir, tout ceci ne vous conduit pas vraiment vers la réussite. Vous stagnez et votre cerveau s’encrasse. Réussir sa vie en changeant totalement d’habitudes, c’est possible ! Le bonus est que votre cerveau rajeuni, vous avez tout à y gagner.

Votre cerveau rajeunit quand vous quittez la procrastination





Vous avez pris la décision d’acquérir de nouvelles habitudes pour avancer dans votre vie. Bravo ! Vous avez chassé dame Procrastination de votre environnement, très bien. Vous êtes fermement décidé à changer vos habitudes, mais voilà que Dame Volonté fait preuve de résistance face à la mise en place de changements durables. C’est normal. Vous allez voir pourquoi :
Votre cerveau rajeuni quand vous changez d’habitudes, mais c’est sans compter l’éducation que nous avons reçue ! Oui, on nous a inculqué un ensemble de croyances nous empêchant d’utiliser nos propres aptitudes. Nous subissons  le poids de notre éducation au quotidien. Tout ceci est bien ancré dans notre psychisme et nous vivons comme robotisés, sans réussir à changer quoi que ce soit dans nos habitudes. Votre cerveau rajeunit-il dans ces conditions-là ? Et bien non, c’est l’encrassement assuré.
Vous pouvez le vérifier chaque jour au quotidien. Eh oui, que faites-vous en rentrant le soir chez vous ? Vous vous servez un verre, vous vous vautrez dans le canapé et allumez la télévision ? Vous vous précipitez sur les tâches à effectuer comme le dîner à préparer, le suivi des devoirs des enfants…encore et encore…

Oui : quitter le connu bien confortable nous semble difficile





Car nous avons peur de quitter notre zone de confort. Nous avons peur du changement, peur d’acquérir de nouvelles habitudes qui nous font perdre nos repères. Réussir en changeant totalement d’habitudes n’est pas aisé et demande de l’action, de l’effort. Et si vous transformiez votre vision de la vie en intégrant cette pensée : votre cerveau rajeuni dès que vous changez vos habitudes. Idée intéressante, non ? Du coup, le poids de Dame Procrastination s’envole et vous vous sentez plus léger. Ce n’est que du bénéfice pour vous. Le cerveau est malléable à merci, quelques explications :

Votre cerveau rajeunit en permanence si vous savez le gâter







Notre cerveau est très discipliné. Il attend avec patience chacune de vos instructions pour les mettre à exécution. Et savez-vous que :

  • Par sa complexité, notre cerveau peut traiter jusqu’à 30 milliards de bits d’information par seconde et comprend quelque 10 000 kilomètres de fils et de câbles. Le système nerveux de l’homme renferme environ 28 milliards de neurones. Chacun  de ces neurones est un minuscule ordinateur indépendant capable de traiter environ un million de bites d’informations.





  • Ces neurones agissent de manières indépendantes, mais  peuvent aussi communiquer avec un réseau de fibres nerveuses de 160 000 milles kilomètres de long. Notre cerveau peut traiter plusieurs informations en même temps à une vitesse stupéfiante.





  • Notre cerveau est beaucoup plus puissant qu’un ordinateur, ne le sous-estimons pas. Nous possédons tous les capacités de réussir en changeant totalement d’habitudes.





  • Quand nous faisons une chose pour la première fois, nous créons une connexion physique, un mince fil neural qui nous permet d’avoir à nouveau accès à cette émotion ou ce comportement à l’avenir.





  • À chaque fois que nous répétons un comportement, nous renforçons cette connexion, les fils neuraux se multiplient. C’est la répétition qui crée les connexions, de nouvelles « routes » se construisent grâce aux nouvelles fibres. Au fil du temps, à force de répéter ces nouvelles habitudes vous constaterez que les anciennes tendent à disparaître.




Soyez persévérant, laissez un temps suffisant à l’acquisition de nouvelles habitudes.  La volonté seule n’est peut-être pas suffisante, mais elle peut s’acquérir.
« On ne naît pas volontaire, on le devient ».
MASSON-OURSEL


C’est à force de s’entrainer et en y allant étape par étape que l’on arrive à un résultat. La volonté suit le même processus que les actes que vous mettez en place pour un changement durable.
Également : le contexte aux changements d’habitudes est important, vous n’arriverez à rien si vous vous sentez stressé, fatigué… Et si vous vous mettez la pression… Votre cerveau n’aime pas être bousculé, prenez soin de lui.

Changer totalement d’habitudes est plus facile dans un climat plus serein







Les weekends, les vacances sont des moments propices aux changements. La méditation et la relaxation sont des outils appréciables pour vous aider. Détendus vous pouvez plus facilement pratiquer la visualisation, l’autosuggestion.
Ce qu’il faut retenir : la volonté s’éduque, le cerveau étant d’une puissance incroyable pour vous aider à faire de votre vie un succès et réussir tout ce que vous entreprenez en changeant totalement d’habitudes. Sortez de votre zone de confort. Sachez que votre cerveau se nourrit de changements en produisant de nouveaux neurones, d’où de nouvelles connexions pour de nouvelles habitudes.

Votre cerveau se nourrit aussi de projets







Votre cerveau rajeuni si vous lui donnez sa nourriture préférée. En revanche, vous l’affamez lorsque vous laissez vos projets avorter et que vous abandonnez vos rêves à la décharge.
Réussir ses projets, c’est parfois le parcours du combattant. Détermination et motivation sont deux moteurs indispensables pour nourrir son cerveau et réussir ses projets. Le parcours de vie de chacun peut être jalonné de difficultés. Certains projets ne verront jamais le jour, mais d’autres se mettront en place. Les épreuves peuvent renforcer une personnalité tout comme la détruire. Je choisis ici de parler de personnalités façonnées par les difficultés, et qui ont su fait preuve de détermination.
Les évènements sont parfois cruels. Un deuil ou une maladie frappe la personne dans son élan et son avenir s’effondre, remettant à plus tard les projets auxquels elle tenait. Si le désespoir ne l’anéantit pas, elle garde au plus profond d’elle-même l’espoir secret, que tant la vie continue, quelque chose peut en émaner. La détermination et la motivation peuvent rester intactes malgré les évènements douloureux, le cerveau se délecte de ces deux moteurs indispensables, pour se sentir jeune et vous aider à réussir vos projets.

Votre cerveau rajeunit par les expériences vécues





Voici une confidence : mes parents ont fait le choix de me mettre en apprentissage dans un atelier de maroquinerie à l’âge de 14 ans. Je sais que mon père avait d’autres projets pour moi, mais hélas, il a quitté la vie subitement et je suis restée dans cet atelier.  Ma sœur cadette a suivi un an après le même chemin dans cet atelier d’apprentissage, notre mère devant nous élever, nous étions 6 enfants et c’était la seule ressource pour nous faire vivre. Il n’était plus question de faire des études.
Nous avons appris un métier, le gout de l’effort et le sens des responsabilités. Expérience riche en enseignement dans le cursus de nos vies. Rien de tel comme cure de jouvence pour votre cerveau que l’école de la vie.
Quelques années plus tard, restant plus que jamais motivé, l’espoir ne me quittait pas. Je voulais réaliser un tant soit peu mes rêves et j’entrepris de reprendre des études par correspondance en parallèle à mes activités de mère de famille et de vie associative bien remplie.
À force de ténacité et de persévérance, je suis devenue infirmière, puis manageur. Motivation, énergie ont été mes deux puissants moteurs de réussite. Je ne suis pas devenu chirurgien ou chef d’orchestre, mais j’avais réussi en partie mes rêves en fonction des possibilités qui m’étaient offertes. Ma soif de réalisation a été étanchée. Mon cerveau a gardé sa jeunesse. Oui, votre cerveau rajeuni grâce à vos expériences, ne lâcher rien de ce qui vous tient à cœur, jamais.

Votre cerveau se nourrit, mais à soif également de réalisation et d’espoir







  • À l’intérieur de toute personne sommeillent deux choses essentielles pour son développement personnel : Espoir et Soif de réalisation.
  • Quand une personne souhaite réussir ses projets, il lui est impératif de puiser dans la source de son énergie d’où il tire sa motivation et son espoir.




Si ce principe reste intact, quelles que soient les difficultés de parcours de la personne, celle-ci n’aura rien perdu des qualités nécessaires à sa réalisation. Ces choix ne l’auront pas trahi, au contraire, elle se sera enrichie du fruit de son expérience. Plus mûre et plus épanouie, au moment d’envisager un grand tournant dans sa vie, elle sera capable de l’assumer sans crainte. Les difficultés font grandir et façonnent la personnalité.
Et puis, il y a celui pour qui la vie ne pose pas autant de problèmes. Il devra tout de même se frayer un chemin, le consolider, se battre pour maintenir sa place et évoluer. Rien ne lui garantira sa réussite sinon ce qui le motive réellement et l’espoir qu’il met dans tout ce qu’il entreprend pour réussir ses projets. Gardez toujours en tête que votre cerveau rajeunit dès que vous agissez pour réaliser ce qui vous tient le plus à cœur.

Votre cerveau est au service de vos projets


Je peux vous affirmer que celui dont la vie l’aura marqué au fer rouge, s’il n’a pas complètement perdu espoir, il gravira un à un les échelons de sa liberté. Son parcours le valorisera et le rendra plus fort. Il connaîtra le prix à payer pour se réaliser et se sentir épanoui, et tous ses amis et ses proches l’aimeront davantage, car à son contact ils sentiront combien la vie est précieuse et constateront que tout est possible.
Toute personne peut réussir ses objectifs, car réussir c’est être vivant. Le chemin lui-même est une révélation et triompher est une simple pause sur un palier de l’existence. Vous pouvez réussir vous aussi et croire que ce que vous avez à vivre, c’est maintenant que vous l’accomplissez. C’est une attitude mentale à acquérir et à cultiver. Et votre cerveau rajeuni chaque fois que vous lui en donnez l’opportunité.
  » Certains atteignent la réussite parce qu’ ils ont l’intime conviction qu’il ne peut en être autrement. Le succès les emplit tout entier. Il n’y pas le moindre interstice par lequel l’échec puisse s’infiltrer. Cette certitude orgueilleuse ressemble à l’autosuggestion. En tout cas, tout se passe comme si l’échec ne pouvait avoir de prise sur eux, comme s’ils étaient immunisés contre tout germe négatif. »
François GARAGNON




Votre cerveau rajeunit grâce à votre détermination






Un poème pour finir de vous motiver à garder votre jeunesse neuronale :
Si tu es las, recommence
Si tu es las et que la route te paraît longue,
si tu t’aperçois que tu t’es trompé de chemin….
… ne te laisse pas couler au fil des jours et du temps,
Recommence
Si la vie te semble trop absurde,
si tu es déçu par trop de choses et trop de gens,
…. ne cherche pas à comprendre pourquoi,
Recommence
Si tu as essayé d’aimer et d’être utile,
si tu as connu la pauvreté et tes limites,
…. ne laisse pas là une tâche à moitié faite,
Recommence
Si les autres te regardent avec reproche,
s’ils sont déçus par toi, irrités,
…. ne te révolte pas, ne leur demande rien,
Recommence
Car l’arbre rebourgeonne en oubliant l’hiver,
car le rameau fleurit sans demander pourquoi,
car l’oiseau fait son nid sans songer à l’automne,
car la vie est espoir et RECOMMENCEMENT……..
Poème écrit par une handicapée, source ( La foi une aventure, escales vers la confirmation) éditions ouvrières.
http://www.reussitepossible.com/votre-cerveau-rajeuni/
cat 

Ugh : Définition simple et facile du dictionnaire - L'Internaute

www.linternaute.com › Dictionnaire

[list="margin-right: 0px; margin-left: 0px; padding-right: 0px; padding-left: 0px; border: 0px;"]
[*]
[*]
[/list]
[size]
Définition. ugh , interjection. Sens 1. Ethnologie. " Salut à toi ! ", salut de reconnaissance et de respect, sur le modèle ancien des Indiens de l'Amérique du Nord.[/size]




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Re: Les rocks et aussi les slows (mode radio radieuse)

Message par I am so sure le Sam 8 Oct 2016 - 13:23

Je viens d'inventer le test pour détecter une surdouée en deux minutes le samedi matin Smile

C'est la seule qui a l'intelligence de croquer les vitamines c qui savent, effervescentes Smile

et comme il est dit que le doué doit trouver sa "cause" à défendre dans la vie, je crois que je vais prendre "comment faire déménager ceux celles qui dans ma ville se garerait sous la place handicapé où j'aurai peut être besoin de garer ma voiture pour pouvoir marcher ensuite comme un philosophe à coté si il me reste mes deux jambes évidemment, je suis contente d'avoir encore deux jambes pour tenir mon QI, ça serait un peu comme ma troisième jambe mon qi  Smile. Si j'avais pas classé mes potes Smile je crois qu'il y a un qui me parlerait de tabouret à 3 pattes après avoir compté les moutons à 5 Smile

et oui même la vitamine qui sait est effervescente, on était faites pour se rencontrer Smile

Comme apparemment gravement malade ou dcd c'est pas pour aujourd'hui, je m'en vais réfléchir à ce que je vais faire de ce samedi.....





Renaud : une jour­na­liste qu’il a trai­tée de « connasse » lui répond sans détour






PUBLIÉ LE vendredi 7 octobre 2016 À 15:04  PAR La Rédaction
Toujours vexé par un article d’une jour­na­liste de l’Obs paru il y a dix ans, Renaud vient de trai­ter cette dernière de « connasse » sur scène. De quoi faire réagir notre consoeur, qui vient de répondre à l’ar­tiste.
En 2006, alors qu’elle devait chro­niquer un livre sur les manus­crits du chan­teur Renaud pour Le Nouvel Obser­va­teurSophie Delas­sein tiquait en décou­vrant une croix gammée grif­fon­née sur le coin d’une page. Une gêne qu’elle parta­geait dans son article et qui – depuis tout ce temps – garde Renaud marqué au fer blanc. En concert à Evry le 1eroctobre dernier, l’in­ter­prète de Morgane de toi a lancé une phrase bien cinglante à desti­na­tion de Sophie Delas­sein avant de chan­ter son titre Hyper casher : « Je préfère écrire des chan­sons sur des véri­tés qui dérangent plutôt que sur des mensonges qui font sourire, balançait celui qui se fait appe­ler le Phoe­nix aujourd’­hui. Cette chan­son, je la dédie à la connasse du Nouvel Obs. »
>>> Domi­­nique, la première épouse de Renaud, raconte pourquoi et comment il a sombré dans l’al­­cool
Mise au courant de cette dédi­cace sur scène, Sophie Delas­sein vient de répondre à Renaud sur le site de l’Obs« D'après des personnes présentes ce soir-là à Evry, cette pique vous l'auriez bredouillée d'une voix mal assu­rée, de cette voix qui parle et chante en repous­sant les limites de l'audible. Personne n'a compris pourquoi vous me dédiiez Hyper Cacher […]. Personne n'a compris, moi oui. » En dix ans, la jour­na­liste ne compte plus les refus de Renaud lorsqu’elle osait lui deman­der une inter­view. « Il vous arri­vait de m'insul­ter dans d'autres jour­naux, j'étais déjà celle qui avait l'audace inouïe de contes­ter la qualité de vos chan­sons, ajoute-t-elle. J'étais déjà et je reste donc « La connasse de L'Obs ». Celle qui ose vous deman­der « pourquoi cette croix gammée ?  », celle qui pense qu'on ne peut pas à la fois vendre son inti­mité et fusti­ger les papa­raz­zis qui vous shootent en mode clochard, le regard hagard. »
>>> Renaud se confie sur son alcoo­­lisme et déclare s’en être sorti
Certaine que son surnom sera balancé sur scène par Renaud chaque soir de sa tour­née, Sophie Delas­sein conclut en écri­vant : « Votre longue tour­née va se pour­suivre. Alors, plutôt que de me trai­ter tous les soirs de « connasse » devant une foule d'avance conquise, une foule éprise, je vous invite à venir me le dire en face que je suis une« connasse ». Bien en face, Renaud. Un peu de courage. Venez. »
http://www.voici.fr/news-people/actu-people/renaud-une-journaliste-qu-il-a-traitee-de-connasse-lui-repond-sans-detour-609348

où l'on découvre que les zing des PMU ont bien changé et que Renaud signerait d'une croix ? parce qu'il sait pas écrire ? bon comme la nana est le nouvel observateur des choses fondamentales dans la vie, je vais m'occuper de la partie baby foot ou du flipper (le dauphin) Smile Il m'a toujours semblé évident et prioritaire dans la vie de se tenir au courant de la qualité du sucre qu'on fera fondre dans son café au bistrot Smile le café sans sucre c'est dégueulasse et après on est de mauvaise humeur et on se fait traiter de connasse Smile  une tite robe gris souris et je vais peut être m'acheter une salopette... en jean... chacun son poste d'observateur Smile quand on n'est même pas fichu de reconnaître une vitamine c à sucer ou effervescente !!!



ben oui vitamine c, baby, lire voici et voici les clés, c'est gérard lenormand qui a inventé le flipper non ? je vais ouvrir un comité de lutte pour l'ouverture d'un émoticone du dauphin, y'a les con soeurs Smile et moi je n'ai qu'un BEp que j'ai eu chez les soeurs Smile

en tous cas je connais les punks a chiens qui savent où se trouvent les boites de raviolis, coté bouffe ils en connaissent tous les rayons du bas de leur pyramide de chamallow Smile

M'en vais voir sur la plage si le mistral est gagnant face à ma bernache ....


avec mes so surs Smile comme un jean qui rit et qui pleure Smile

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Re: Les rocks et aussi les slows (mode radio radieuse)

Message par I am so sure le Sam 8 Oct 2016 - 13:42


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Re: Les rocks et aussi les slows (mode radio radieuse)

Message par I am so sure le Sam 8 Oct 2016 - 13:56

Jeannineuh inspection des troupes !

Médecin ? on a
pompiers ? on a 
un salaire pour payer le loyer ? on a
la mer sans personne à coté pour dire qu'il est pollué ? on a
une bernache ? on a 
une paire de docks pour marcher dans le sable mouillé ? on a
les raviolis parce que c'est samedi et que samedi c'est ravioli ? on a
une chaine hifi ? on a
des cds ? on a 

euh bon je crois qu'on a tout pour un bon trek du samedi et se faire des châteaux de sable d’Espagne dans le grand nord, en rentrant on se prendrait pas une paella chez le traiteur ?

et vous notez qu'à partir d'aujourd'hui on dit tabernache

mais euh c'est tabernacle, oui ben non c'est du local, on dira tabernache nous 

qui ça nous ? 

ben moi Smile et mon trait de personnalité Smile bon comme il a pas de jambes, pour le trek il reste à la maison Smile pas de jambes, pas de so sures Smile

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Re: Les rocks et aussi les slows (mode radio radieuse)

Message par I am so sure le Sam 8 Oct 2016 - 14:01

chef y'a mr buchowski ou bu chaud ski au tél qui voudrait venir pour le trek à chamallow beach
ben dites lui que chez nous y'a pas de neige donc il peut venir mais sans les skis mais qu'il prenne des sous pour le chocolat chaud qu'on aurait bu, ça se boit qu'au ski le chocolat chaud, il faut trouver quelqu'un qui a fait des études pour lui dire à ce monsieur...

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Re: Les rocks et aussi les slows (mode radio radieuse)

Message par I am so sure le Sam 8 Oct 2016 - 14:29

https://www.auf.org/media/IMG2/pdf/sandra-magdy.pdf

Cycle de conférences locales en langue française : Université d'Alexandrie/AUF Département de français Vers un meilleur enseignement du FLE Etat des lieux, solutions proposées Communication Sandra Magdy L’Enfance Délinquante dans Chiens perdus sans collier De Gilbert Cesbron “Enfants des rues”, cette appellation devenue courante et qu’attribue la socété à ceux- ci qui vivent dans la rue, est devenue comme un parasite qui envahit actuellement le monde entier tout en entraînant avec lui d’autres phénomènes encore plus perurbateurs. “120 millions, c’est le chiffre estimé aujourd’hui par des études conjointes du BIT ( Bueau International du Travail ) et l’UNICEF du nombre d’enfants qui vivent dans la rue” Evidemment, ce fléau dont on entend souvent parler dans les journaux, dans les médias, dans les conversations quotidiennes, a été le fruit de la fiction de l’auteur de l’enfance Gilbert Cesbron depuis environ une soixantaine d’années. “Gilbert Cesbron, l’auteur de Chiens Perdus sans collier occupe une place un peu à part de la littérature actuelle. Chacun de ses livres, en effet n’est pas seulement une histoire qui permet au lecteur d’oublier ses propres soucis durant quelques heures. C’est en même temps un 1 témoignage sur un problème qui préoccupe les hommes de notre temps.” Gilbert Cesbron est avant tout le poète de l’enfance,la lecture de Chiens Perdus sans collier est la preuve. L’auteur y dresse ainsi le tableau de personnages très jeune et qui font très tôt l'expérience de la dureté de la vie.“ Toujours Gilbert Cesbron saura retrouver, lorsqu’il peindra des enfants, et plus particulièrement ceux qui souffrent, les accents de poésie, l’inspiration frémissante et tendre qui font de l’auteur […] un des meilleurs écrivains de l’enfance”, Notre étude portera sur le sujet de l ‘enfance délinquante tel qu’il nous est rapporté dans le roman de Gilbert Cesbron. Elle sera un amalgame d’approches. Nous commencerons par effectuer une étude sur les thèmes discutés dans l’oeuvre et ensuite sur les moyens de l’écriture employés par le romancier pour mettre en relief ses idées : les moyens narratologiques et stylistiques. Les deux volets de notre étude s’influencent mutuellement: il s’agit d’un contenu et de la manière dont il est représenté. I- L’Enfance Perdue : Qui dit enfance dit innocence … et lorsque cette nature pure et délicate qu’est l’enfance est violée par des conditions pénibles d’une vie instable, elle devient alors une affaire vers laquelle tous les regards devraient s’orienter. L’enfant, ce qu’il ya de plus précieux au monde, a été longtemps l’objet de préoccupation de nombre de chercheurs des droits de l’enfant. Selon la convention internationale des droits de l’enfant, cette personne humaine qui est en train de se développer acquiert des droits aptes à lui procurer une vie digne et confortable mais malgré cela l’enfant demeure soumis à l’injustice des hommes, et “la cause des enfants ne sera pas sérieusement défendue tant que ne sera diagnostiqué le 2 refus inconscient qui entraîne toute société à ne pas vouloir traiter l’enfant comme une personne dès sa naissance, […]”. C’est là, en effet, l’origine du problème que le monde, actuellement et que Gilbert Cesbron, autrefois, a tenté de résoudre. Ces “enfants des rues” pourraient se diviser en plusieurs catégories. “Ils peuvent être orphelins, enfants refugiés ou déplacés, avoir été chassés de la maison pour réduire le nombre de bouches à nourrir, avoir été abandonnés par des parents qui n’arrivent pas à survivre ou encore fugueurs”. Telles sont les diverses origines de ces enfants. Dans David Coperfield, Charles Dickens plaidant la cause de ces êtres faibles, fait dire par l'un de ses personages : “Peut-être n’a-t-il pas connu l’amour d’une mère. Peut-être n’a-t-il jamais eu ni foyer ni famille. Peut-être en a - t- il été réduit à cette vie de criminel parce qu’il avait faim !” Gilbert Cesbron s’est alors interéssé à cette jeunesse délinquante et lui a consacré son ouvrage. Il nous y présente divers types de délinquants en nous étalant les conditions de vie propres à chacun d’entre eux. Commençons d’abord par un personnage important dans le roman et qui y a joué un grand role : Alain Robert,le pupille des Deroux. Ces derniers avaient perdu leur fils unique et suite à ce deuil ont décidé d’adopter un enfant. Ils l’ont toujours considéré comme leur vrai fils jusqu’au jour où tout a basculé : Alain Robert change brusquement d’attitude, et sans aucune raison apparente, envers ses parents-nourriciers. Alain n’arrive plus à admettre son état de fils adoptif et ne veut plus vivre avec cette famille du jour où il a appris que celle-ci n‘était guère sa vraie famille et qu’il vivait dans le mensonge. En fait, il est injuste de faire croire à un enfant une affaire qui n’est pas vraie car le jour où il saura qu’il était dupe d’une tromperie, il adoptera une réaction très brusque.” – Et quand tu as appris qu’ils n’étaient pas ton vrai père ni ta vraie mère, qu’est ce que ça t’a fait ? 3 - J’ai ressenti comme un grand vide, dit Alain Robert d’une voix sourde. Je suis parti vomir dans l’étable. J’avais froid, j’aurais voulu être mort” Par la suite, on propose de l’amener à Terneray, un centre de correction. El là, Alain rencontre plusieurs de ses semblables dont il devient le camarade. Il y vit dans l’attente et l’epoir de voir ses vrais parents. Il pense qu’ils viendront un jour ou un autre lui rendre visite et croit même que le courrier qu’il reçoit fréquemment à Terneray lui est envoyé de leur part. C’est la première fois de sa vie qu’il reçoit un journal qui lui est adressé personnellement. La déception de l’enfant sera amère lorsqu’il apprendra que ce n’est que le Docteur Clérant, un des éducateurs qui lui adressait ce courrier … Alain décide de quitter Terneray accompagné de Caddy, le chien martyr de l’hôpital qu’il a pu enfin délivrer, pour aller à la quête des siens. Nous pouvons dresser un parallèle entre la fugue d’Alain Robert de son institution accompagné du chien et la fugue de l’enfant dont parle Jacques Prévert dans son poème “ chasse à l’enfant “. Citons-en quelques vers : “Il avait dit j’en ai assez de la maison de redressement Et les gardiens à coups de clefs lui avaient brisé les dents Et puis ils l’avaient laissé étendu sur le ciment Bandit! Voyou ! Voleur ! Chenapan! Maintenant il s’est sauvé Et comme une bête traquée Il galope dans la nuit Et tous galopent après lui” De retour à Terneray, Alain découvre que tout s’est modifié. Le centre devient plus sombre avec le départ de cheftaine Françoise, Olaf n’existe plus, Caddy, lui-aussi est mort, tout y est bouleversé. Même Marc qu’il considérait comme un véritable ami a changé d’attitude envers lui. Et là, nous devrions nous arrêter quelque temps pour faire connaissance avec ce nouveau personnage qu’est Marc. 4 On rencontre celui-ci dès le deuxième chapitre du roman. C’est un enfant de quatorze ans qui appartient à une famille démunie dont il est la victime. Son père est alcooique, sa mère “fait le trottoir”, ils vivent à cinq dans une pièce “dans un immeuble délabré”. Le juge Lamy, compréhensif décide d’éloigner Marc de sa famille avec laquelle il n’arrive point à mener une vie normale et de l’envoyer, à son tour à Terneray. Arrivé là, Marc tente de se montrer “imperméable “, il tient à ne pas entrer en contact avec les autres membres du centre qu'ils soient enfants ou éducateurs. Passons au chef de bande qui figure dans l’oeuvre, c’est Le Caïd qui est le type même du voyou, de l’enfant des rues qui se croit fort, qui ne se soucie de rien, qui se plaît à la docilité d’autrui. Mais même celui-ci n’a pas manqué de visiter Terneray. Là-bas, il commence d’abord à exercer son pouvoir du “Tyran des scolaires” mais cette attitude disparaît quelque temps après quand il prend en charge un enfant plus jeune que lui. “Le Caïd s’aperçut avec contrariété qu’il prenait goût à cette petite voix, à cette haleine pure, à ces questions inattendues. Oui, brusquement, il en avait marre des insultes, des vantardises, des gestes sales! Marre de vivre, lourd et fermé, comme un caillou parmi les cailloux !” Voici trois exemples de personnages juvéniles délinquants de l’oeuvre que nous pouvons rencontrer chaque jour autour de nous. Ces enfants ont droit à des sentiments d’affection et d’amour que seuls leurs éducateurs pourraient leur procurer. Le rôle de l’éducateur n’est pas de modifier complètement le caractère de l’enfant mais de le corriger, de le remanier. En outre, l’éducateur doit accepter l’enfant tel qu’il est sans l’obliger à se transformer en une image qu’il lui crée. “Sois ce que tu es et observe attentivement les enfants lorsqu’ils peuvent être vraiment eux- mêmes. Observe-les, mais ne leur demande rien. Car tu ne parviendras jamais 5 à transformer un enfant turbulent ou agressif en enfant reccueilli et tranquille”. Mais l’éducation n’est – elle pas en premier lieu la tâche des parents ? L'absence de figures parentales entraîne de graves conséquences. “Le chemin qui mène à la délinquance part souvent de familles éclatées où les pères sont absents ou dévalorisés et les mères débordées ou au contraire surprotectrices”. Dans le roman, des figures d’éducateurs apparaissent et avec pluralité : qu’il s’agisse du juge Lamy ou de l’avocat Darrier ou d’autres. Tous sont là pour accomplir une mission sacrée, celle de soutenir les gosses malheureux. On pourrait voir dans le juge Lamy le porte-parole de Cesbron lui-même. C’est le magitrat qui défend le plus la cause des enfants, qui trace ses empreintes dans la vie de chacun d’eux. En effet, l’autre figure qui fait écho avec celle du juge Lamy et qui, à son tour symbolise ume figure maternelle, par excellence, c’est cheftaine Françoise. Nombreux sont les moyens d’éducation proposés par l’auteur pour résoudre le problème de la délinquance juvénile. Commençons d’abord par la compréhension de l’enfant.” Si nous désirons changer l’orientation d’un enfant,il nous faut comprendre ce qui le pousse à agir. Parfois, la motivation du comportement d’un enfant se découvre dans les résultats de ce comportement ‘. L’éducation consiste à ne pas considérer l‘enfant comme une entité solide mais à le tenir pour une personne ayant des émotions et des réactions qui en résultent. Dans le testament du juge Lamy, vers la fin de l’oeuvre, il énumère quelques commandements qu’il faudrait respecter en jugeant un enfant “Jugez-le toujours sur ce qu’il est et non sur ce qu’il a fait …ce n’est pas un petit homme, (…) mais un petit d’homme …[…] il est plein de bonne volonté”. L’enfant des rues ou le delinquant aspire toujours à l’amour des autres envers lui, c’est un besoin primordial 6 chez lui qui passe même avant le besoin de la nourriture et de l’eau. “S’il a quitté le foyer familial, c’est le plus souvent parce qu’il n’y trouvait plus aucun amour : rejeté, battu, il n’y avait plus de place. Et désormais, ce sera une quête d’amour incessante”. L’amour est souvent accompagné d’autres valeurs positives : “l’amour, dit Paul de Tarse, est patient et bon … il souffre tout, il croit tout, il espère tout, il supporte tout …”. II- L’Ecriture, collier de l’oeuvre : .../...

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Re: Les rocks et aussi les slows (mode radio radieuse)

Message par I am so sure le Sam 8 Oct 2016 - 14:35

alors le gars dit : tous à poil et un autre sortez couverts et je me retrouvis à gérer deux hommes armés d'un couteau et d'une fourchette, ben oui Smile comme il faut se préserver des expressions, surtout celle "avec ma beat et mon couteau"

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Re: Les rocks et aussi les slows (mode radio radieuse)

Message par I am so sure le Sam 8 Oct 2016 - 19:13

weekend : piquet de gréve de douance Smile

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Re: Les rocks et aussi les slows (mode radio radieuse)

Message par david50 le Sam 8 Oct 2016 - 20:01


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Re: Les rocks et aussi les slows (mode radio radieuse)

Message par I am so sure le Sam 8 Oct 2016 - 20:27

Je crois que ma tristesse s'en est allée Smile J'ai appris tant de choses et de subtilités ces dernières années. C'était si simple mais bon.
J'ai tapé la discute avec un gars qui a ouvert une petite boite de livraison à vélo Smile Et mon cordonnier m'a payé un café.
Et puis d'autres choses basiques pas très intéressantes Smile J'ai écrit à quelques personnes. Des papas de mon travail qui me tiennent à coeur pour solder l'avant et préparer l'après on va dire comme ça.
De trop battre mon coeur aurait pu s'arrêter, cela aurait été dommage.
Jojo avait été surpris que je lui parle d'un "programme" à l'époque. Les pieds dans l'eau, l'eau était froide, ça fait du bien. J'ai croisé machin bidule et j'ai fait ma "tournée" plus vite, comme avant.
Je sais où ça colle pas, mais je le dis plus Smile et on me le demande plus, tant mieux. Je ne parlerai plus qu'à mes "triplettes de Belleville" Smile J'ai colmaté à bloc les déchirures et éteint les futurs incendies. Je savais déjà depuis longtemps isoler les crises.
On a discuté avec mr vélo et il m'a dit ça fait du bien, et je lui ai dit que oui j'étais comme ça mais qu'on m'avait donné peur de moi. Plus de kébab le samedi, mon vendeur m'a déçue ! là où il n'y avait pas lieu, c'est dommage mais j'avais l'habitude et les fameux tests reprennent comme avant. Au milieu des autres mais en mieux. Et mes petits tours sur la jetée et le long des canaux comme avant et des occupations selon l'envie. J'ai trouvé encore plus con que con des gens. J'ai croisé mr Carillon. Mon grand monsieur a eu gros problème de santé mais ça va mieux. Et je teste les conversations à l'envers direct désormais. J'adore les longues marches à pied. C'est à chaque fois comme des vacances. Rien de spécial mais la tête et l'esprit aérée. J'ai rendu à César à mes trois murs porteurs. N'en déplaise aux vilaines qui y voyaient du "tu sais y faire avec eux". C'était pas nouveau mais ça avait pris des proportions et j'avais dit à Jojo : ben oui je veux bien prendre du recul mais c'est le recul qui avance.
Que aberrations, d'incohérence, que de pression soudaine sur ma petite personne. J'ai délégué mon dossier d'avant à des personnes de confiance en qui j'ai confiance et voilà. Mon cormoran s'est fait des copains dans son bassin. Peut être qu'il y a des vies différentes où s'exprime plus facilement une douance. Et j'ai reclassé en "je dois, il faut" et après comme avant ça sera "qu'est ce que j'ai envie ?". Un samedi soir sur la terre Smile La communication. Laisser venir désormais. J'irai mettre comme chaque année des fleurs sur la tombe de Guillaume et d'Arnaud. Non pas que je sois triste ou dans le passé mais j'aime bien. Joel lui est en Ardèche. Il n'en aura pas profité longtemps. Le rythme de la vie, j'avais mis des années à avoir confiance en quelques personnes, il fallait être gonflé pour penser que ça pouvait se détruire d'un coup. Je ne m'ennuie jamais mais les gens s'emmerdent sans moi. J'attends de voir si je déménage bientôt ou pas. Je vais voir ce que je vais entendre comme musique chez Leclerc qui m'appellera et qui me donnera envie d'en acheter le cd ou pas. Ca m'avait fait pour Stromae et ça refera comme devant un bouquin au Furet.
Des questions à la con. Des questions pas de fond. Qu'est ce que ça m'a fait toute bizarre toutes ces histoires. Qu'est ce que ça va me changer d'autres ? je ne sais pas, on verra au fur et à mesure. Je n'avais jamais eu la tête aussi pleine de conneries. On en était aux narcissiques c'est passé aux ultra narcissiques d'un coup. Toute une immense flopée de personnes ne vont plus pouvoir m'appeler quand ils auront grandi Smile pour me reparler de tuiles quand ça leur tombera dessus, bon débarras. C'est vrai que c'est curieux comme fonctionnement, voir deux routes, la parfois triste parfois logique, linéaire et l'autre plus chouette, moins chargée et moi je prends toujours celle là. De fait après je déduis à l'envers. Et je largue les amarres en fonction Smile C'est vraiment comme des niveaux dans les jeux vidéos et je m'auto coince en ne pouvant plus descendre. J'adore rendre service ou donner alors des idées mais la condition c'est que ça me fasse plaisir. Comme disait Nono, sortir des gens du tableau. Jojo me redemanderait encore : mais comment tu tiens ? je lui dirais j'en sais rien. Et c'est vrai. Je semble suivre une logique, je décortiquerai. Les gens de tous les milieux pensent des choses des gens d'autres milieux. et moi au milieu ça m'a toujours fait rire. J'ai fait un paquet de choses que j'ai lu ici Smile selon ma logique à moi, et variable selon les évenements. Un petit coup de pouce par çi, un doigt d'honneur votre honneur par là, un annuaire par ci, un annulaire par là. Se laisser envahir par des émotions quand on a appris à ne plus les laisser venir. J'ai remis ma "boucle" à sa place de "boucle" et c'est de nouveau moi qui décide. J'ai ressourcé et aussi le générateur de secours. J'ai toujours adoré les gens qui parlent fluides même si je ne comprenais pas tout. Mr vélo m'a dit que je lui avais un audit pour l'année à venir. Et là ça m'a fait sourire. Je ne ressens jamais le manque en fait parce qu'avec moi tout est toujours dit, donc les ponts sont faits, je suis au clair avec les gens avec qui j'ai envie d'être clair donc après il peut tout se passer, ça n'est pas grave. A l'inverse on m'a déjà que j'étais trop simple ! J'irai peut être en train du coup à Calais voir Mickaël. Lui qui est passé de bourré "je voulais que tu sois fière de moi" debout dans un bistrot pendant que David me dit : "euh y'a le gars de la table d'à coté qui s'approche" et "elle m'a fait un jour confiance vous savez", je ne savais que c'était si important, je savais que c'était important mais pas à ce point pas sur des choses assez sensibles. Il n'y a rien de magique à partager des expériences ou à rassembler des éléments pour voir ce qu'on peut en faire ou ce que quelqu'un peut en faire. Quand je m'ennuie ça dure deux minutes, je m’assoies et j'attends la prochaine idée la prochaine envie comme on attendrait le bus.. et hop c'est reparti pour un tour. Je comprends mieux pourquoi on me parlait de formatage. Est ce que j'ai une tronche de formatée  Razz

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Re: Les rocks et aussi les slows (mode radio radieuse)

Message par I am so sure le Sam 8 Oct 2016 - 20:35

david50 a écrit:


Même ma bernache fait la girouette, heureusement que j'ai trouvé des modérateurs  Razz



comme dirait woody wood pecker sur you tube 


 


Antoraf16il y a 1 an
C'est deguelasse comme clip... Mais la musique est marrante ! ^

---------------------------------------------------------------------------------------------------
....... donc on disait qu'est ce qui a donc pu me traumatiser à 17 ans pour que j'aille voir ce genre de concert Smile j'ai du croiser un david 50 ? qui m'a musicalement détournée de :



donc c'est bien ce que je disais, c'est pas ma faute  Razz pourtant c'est crucial la thématique de la bernache  Razz on peut jamais se concentrer sur les choses sérieuses dans la vie.

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Re: Les rocks et aussi les slows (mode radio radieuse)

Message par I am so sure le Sam 8 Oct 2016 - 23:22

Puisque des filets nous retiennent

Puisque nos raisons nous enchaînent

Que rien ne brille sous nos remparts

Et puisqu'on n'atteint pas le ciel

A moins de s'y brûler les ailes

Et suivre les routes où l'on s'égare

Comme on dresse un étendard




A corps perdu, ivre et sans fard

Pour n'être plus le pantin d'un espoir

Et si la vie n'est qu'une cause perdue

Mon âme est libre d'y avoir enfin cru

A corps perdu




Puisque les destins sont les mêmes

Que tous les chemins nous ramènent

A l'aube d'un nouveau départ

On n'apprend rien de nos erreurs

A moins de s'y brûler le coeur

Je suivrai les routes où l'on s'égare

Comme on dresse un étendard




A corps perdu, ivre et sans fard

Pour n'être plus le pantin d'un espoir

Et si la vie n'est qu'une cause perdue

Mon âme est libre d'y avoir enfin cru

A corps perdu

A corps perdu




A corps perdu j'écrirai mon histoire

Je ne serai plus le pantin du hasard

Si toutes les vies sont des causes perdues

Les hommes meurent de n'avoir jamais cru

De n'avoir pas vécu ivres et sans fard

Soldats vaincus pour une guerre sans victoire




Et si ma vie n'est qu'une cause perdue

Je partirai libre d'y avoir au moins cru

A corps perdu

A corps perdu... cat Wink tongue bounce albino sunny flower

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