[Parental advisor - Interdit aux -18 ans] Présentation musicale

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Message par Miss aux yeux arc-en-ciel le Sam 21 Juil 2018 - 9:35

J'aime aussi quand tu écris sans concession car tu es au plus proche de ta vérité de l'instant, c'est juste les émotions ressenties en te lisant qui parfois sont douloureuses, comme l'écrit si bien cette femme.


Miss aux yeux arc-en-ciel

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Message par Le Don qui Chante le Dim 22 Juil 2018 - 10:06




Et nous revoilà sur la route. Il avait mal dormis, très mal dormis.
Dans son cerveau se repassaient toutes les histoires traversées jusqu’à ce jour.
Zebra Crossing, les musiques, Dover, Molljnir, le cinéma, Noël, la Nouvelle-Année, Skype, Mickaël… Mickaël… et maintenant Debbie et le train.
On y revient toujours au train. C’est comme les portes qui claquent, y’en a toujours.
Essayez d’écrire un roman sans la lettre ‘e‘, vous verrez, le fond et la forme sont intimement liés.
Essayez de vivre une vie sans portes qui claquent ou sans trains à prendre… impossible.

Alors il ruminait en lui de sinistres songes. Et il s’était dit à la Beethoven, d’une souffrance emparons nous d’une joie.
Mais il n’était pas de ces imminences sourdes, grandioses et superbes qui d’un morceau de verre arrivent à tailler un diamant.
Non.
Lui pensait et vivait encore en mode corps.
Par moment, perdu en grande angoisse, il s’enfermait dans les toilettes et il regardait sa main avec insistance.
Elle lui semblait étrangère à lui même. Un monceau informe d’un ensemble que les gens nommaient corps. Pour lui, cette araignée à 5 pattes était totalement indépendante. Si il lui ordonnait de prendre un objet, elle obtempérait. Mais si il glissait sa main sous la flamme d’une bougie, il ne comprenait pas pourquoi il avait mal et pourquoi elle ne voulait pas rester là, immobile à se consumer.
Si dans son fort intérieur il se disait ; « Main, je t’ordonne de rester là« , elle se mouvait toutefois loin de la flamme.
Une fois il s’était même surpris en voyant sa main saigner à lui dire à haute voix, sous le ton de l’injonction, « ne coagule pas« .
Non… elle avait soigné à son grand damne la plaie…
Et son sexe. Nombre de fois ou il se levait sans que lui-même ne le désire. Par la suite, après Laurie il ne le sait pas encore mais il se trouvera dans plusieurs lits, ou plusieurs femmes le posséderont. Et par moment il aura alors une folle envie de s’émasculer, pour ne plus subir ce membre qui se dresse contre lui et sa volonté. Les femmes ont un vagin à remplir, les hommes une vacuité qui se lève, monolithe sans sens qu’il ont à dompter pour ne pas se laisser par lui dominer…


Dans le lit commun, elle dormait encore. Depuis trois jours il ne l’avait pas touché. Pardons, cela est faux. Il l’avait chauffé à mort, corps à corps, sans la pénétrer. Une forme d’excitation antique. Chez lui l’Eros était plus fort que la libido…
Elle lui avait alors lancé, « mais non, je vais puer le sexe en arrivant là-bas ».
Il avait souris.
Et en magicienne devenant sorcière, elle l’avait amené en toute volupté dans elle. Malicieuse elle lui avait alors dit, « J’ai ma botte secrète ».
Elle l’avait alors assit sur le lit, le dos au mur. Et elle était monté sur lui en lui tournant le dos tel un sol-tourneur ou un tournesol…
Elle savait qu’il adorait son dos.
Une fois en la massant, elle lui avait demandé comment il faisait pour ne jamais se lasser de la masser. Il avait sourit et légèrement rit.

– « Tu demanderai à un explorateur pourquoi il ne se lasse jamais de l’aventure ? »
Puis, il lui avait exposé de façon volage sa théorie expliquant pourquoi à son sens, Rimbaud avait cessé d’écrire de la poésie.
Pourquoi il était devenu marchand d’armes.
– « Ton dos tu vois, c’est pour moi une forme d’océan, de continent inconnu à découvrir.
Quand je passe mes mains dessus, je sens ta peau et sous la peau je sens tes os créer de légères distorsions. Dans mon esprit alors, je cartographie ton dos et j’enregistre aussi les endroits ou en exerçant de légères pressions, je te fais frissonner de plaisirs. Et cela se joue au centimètre prêt.
Sous tes hanches j’ai découvert des plaines ou j’aimerai poser un jour des mots. Ton dos est pour moi un Univers à découvrir et je te jure que le plaisir que je te donne en le massant, n’est rien face à l’émerveillement qu’il me procure. Face à cela, les mots sont vains. »
– « Et Rimbaud dans tous cela? »
Elle venait de rire de façon espiègle en lui donnant cette interrogation.
– « Ben je viens de le dire. Face à cela les mots sont vains. La vie est en dehors des mots. Quand je suis avec toi je n’ai plus envie d’écrire, j’ai juste envie de vivre. Nietzsche a écrit une philosophie de la vie sans savoir la vivre lui même. Je pense que Rimbaud a sentit l’arnaque et qu’il a laissé les pisse-copies écrire. Lui il a choisis le mouvement et la vie. Pas l’écriture et la mort. Personne n’écrit en marchant, le drame de la littérature est là. Y’a pas de mouvements. »

Et en parlant de mouvements elle a alors commencé à se bouger sur lui. Lui en elle, il sentait des vagues de plaisir monter dans son corps.
Il posa ses mains sur ses hanches comme un navire s’ancre au port.
Il sentait le ressac de sa cyprine glisser sur la berge de sa verge. Elle le possédait.
La jouissance fut totale et les deux amants hurlèrent en symbiose à la lune.
Puis repu de ce plaisir. Il s’était allongé et il avait commencé à lui caresser les bras et les cheveux.
Là, elle l’avait retourné et elle lui avait dit, « On va faire un jeu. A mon tour de te masser. »
Et en le massant, elle lui avait demandé de fermer les yeux afin de se plonger dans ses ‘vies antérieures‘.
– « Mon amant voyant, tu ne crois en rien mais allez, joue le jeu et dis moi qui tu a été dans tes vies précédentes. »

Fermant les yeux il se laissa prendre à l’injonction de cette demande de réincarnation.
Laurie était une femme de multiple. Ce qui avait effrayé César et l’avait fait quitter la maison commune ne cessait de séduire et d’envoûter Octave.
Tour à tour reine ou pythie, elle revêtait en cet instant les habits de Circé.
« Ces paroles reines sont là pour te rappeler de toujours espérer, car à ton déjà vu Zeus délaisser ses enfants ? »

Nicolas tremblait. Il n’avait pas peur mais devant elle il ne pouvait pas camoufler la vérité. Ne pas raconter de mensonges, véridicité, son fort intérieur lui parlait. Il avait fait des études d’histoire et il connaissait bien les composantes de l’humanité. La seconde guerre mondiale l’intéressait beaucoup, mais non, il ne savait pas ce qu’il aurait pu y faire. Il redescendit alors dans les tréfonds de son âme en se disant que son passé n’était pas forcément européen. Le Japon du 19es lui explosa à la figure. Le massage de Laurie faisait son effet. Il oubliait sous la chaleur des mains de Cléopâtre devenu Circé sa propre existence et il naviguait mentalement d’époque en époque, se demandant simplement si des traces de son Moi s’y trouvait.
Puis vint le temps des Révolutions. Américaine, Française, Russe, Anglaise…
Non, il n’en était pas. Un moment il incarna son corps de nouveau. Laurie avait stoppé le massage pour mettre un peu de musique. Il reconnu vaguement « First love never die » de Soko… puis les mouvements de va et vient sur son dos reprirent.
Les Croisades. Là oui… il s’y arrêta un moment. Une angoisse profonde remonta en lui. Laurie accentua son massage.
Il vit en flashs des morts, des incendies et des viols… des enfants apeurés que l’on passait au fil de l’épée. Du sable jaune puis rouge. Et une immense tristesse l’envahie. Il lâcha alors ces mots ; « Si je me souviens de mon passé, je dirai que j’ai vécu les croisades et que depuis je ne me suis jamais réincarné. »
Au fond de lui il n’y croyait pas à ces superstitions de réincarnation. Pour lui la vie se résumait à des actions et à une mort génétiquement programmée. Certes, par moment des accidents ou des maladies venaient rendre la chose amusante. Mais voir des lendemains nouveaux là ou présentement il n’y avait rien, non il ne pouvait y croire. Toutefois, pour s’illusionner dans l’instant, pour rayer en lui ce scepticisme de circonstance, il se dit que même si cela n’était pas vrai, cela parlait de ce qu’il était. Et que si il pouvait ressentir et vivre réellement ce moment, c’est que dans ce mensonge, il y avait une part de vérité, une chose totale qui parlait sans retenue de ce qu’il était.

Laurie sentant le désarrois d’Octave avait stoppé son massage et l’avait prit dans ses bras.
– « C’est marrant, pour moi tu avais été un Viking dans une vie antérieure. »
Il ne pu s’empêcher de rectifier.
– « Un Northmen. Viking vient du mot Vik, le genre de baie ou ils accostaient… D’ailleurs ils avaient plusieurs nationalités, Danoise, Finlandaise, Suédoise… »
Pour le faire taire elle venait de l’embrasser.

– « Il est tard, je vais prendre mon médicament. »
Et elle était descendu prendre sa décoction de Valériane comme chaque soirs. Nicolas en avait aussi une fiole, cadeau de Christine. Quelques gouttes dans de l’eau et il dormait du sommeil du juste. Quand Laurie était revenu s’allonger à ses côtés, elle ne tenue que cinq minutes avant de s’endormir.
Allongé à ces côtés, dans son cerveau, il repensa aux moments passés, Zebra Crossing, les musiques, Dover, Molljnir, le cinéma, Noël, la Nouvelle-Année, Skype, Mickaël… Mickaël… et maintenant Debbie et un train.

Et nous revoilà donc de nouveau sur la route.
Il avait mal dormis, très mal dormis.



Ecoutez Foucault et Artaud... Ecoutez les... jusqu'au bout du tracé, du cercle parfait...

Spoiler:
Ce lieu que Proust, doucement, anxieusement, vient occuper de nouveau à chacun de ses réveils, à ce lieu-là, dès que j’ai les yeux ouverts, je ne peux plus échapper. Non pas que je sois par lui cloué sur place – puisque après tout je peux non seulement bouger et remuer, mais je peux le “bouger”, le remuer, le changer de place –, seulement voilà : je ne peux pas me déplacer sans lui; je ne peux pas le laisser là où il est pour m’en aller, moi, ailleurs. Je peux bien aller au bout du monde, je peux bien me tapir, le matin, sous mes couvertures, me faire aussi petit que je pourrais, je peux bien me laisser fondre au soleil sur la plage, il sera toujours là où je suis. Il est ici irréparablement, jamais ailleurs. Mon corps, c’est le contraire d’une utopie, ce qui n’est jamais sous un autre ciel, il est le lieu absolu, le petit fragment d’espace avec lequel, au sens strict, je fais corps.

Mon corps, topie impitoyable. Et si, par bonheur, je vivais avec lui dans une sorte de familiarité usée, comme avec une ombre, comme avec ces choses de tous les jours que finalement je ne vois plus et que la vie a passées à la grisaille; comme avec ces cheminées, ces toits qui moutonnent chaque soir devant ma fenêtre ? Mais tous les matins, même présence, même blessure; sous mes yeux se dessine l’inévitable image qu’impose le miroir : visage maigre, épaules voûtées, regard myope, plus de cheveux, vraiment pas beau. Et c’est dans cette vilaine coquille de ma tête, dans cette cage que je n’aime pas, qu’il va falloir me montrer et me promener; à travers cette grille qu’il faudra parler, regarder, être regardé; sous cette peau, croupir. Mon corps, c’est le lieu sans recours auquel je suis condamné. Je pense, après tout, que c’est contre lui et comme pour l’effacer qu’on a fait naître toutes ces utopies. Le prestige de l’utopie, la beauté, l’émerveillement de l’utopie, à quoi sont-ils dus ? L’utopie, c’est un lieu hors de tous les lieux, mais c’est un lieu où j’aurai un corps sans corps, un corps qui sera beau, limpide, transparent, lumineux, véloce, colossal dans sa puissance, infini dans sa durée, délié, invisible, protégé, toujours transfiguré; et il se peut bien que l’utopie première, celle qui est la plus indéracinable dans le coeur des hommes, ce soit précisément l’utopie d’un corps incorporel. Le pays des fées, le pays des lutins, des génies, des magiciens, eh bien, c’est le pays où les corps se transportent aussi vite que la lumière, c’est le pays où les blessures guérissent avec un beaume merveilleux le temps d’un éclair, c’est le pays où on peut tomber d’une montagne et se relever vivant, c’est le pays où on est visible quand on veut, invisible quand on le désire. S’il y a un pays féerique, c’est bien pour que j’y sois prince charmant et que tous les jolis gommeux deviennent poilus et vilains comme des oursons.

Mais il y a aussi une utopie qui est faite pour effacer les corps. Cette utopie, c’est le pays des morts, ce sont les grandes cités utopiques que nous a laissées la civilisation égyptienne. Les momies, après tout, qu’est-ce que c’est ? C’est l’utopie du corps nié et transfiguré. Il y a eu aussi les masques d’or que la civilisation mycénienne posait sur les visages des rois défunts : utopie de leurs corps glorieux, puissants, solaires, terreur des armées. Il y a eu les peintures et les sculptures des tombeaux; les gisants, qui depuis le Moyen Age prolongent dans l’immobilité une jeunesse qui ne passera plus. Il y a maintenant, de nos jours, ces simples cubes de marbre, corps géométrisés par la pierre, figures régulières et blanches sur le grand tableau noir des cimetières. Et dans cette cité d’utopie des morts, voilà que mon corps devient solide comme une chose, éternel comme un dieu.

Mais peut-être la plus obstinée, la plus puissante de ces utopies par lesquelles nous effaçons la triste topologie du corps, c’est le grand mythe de l’âme qui nous la fournit depuis le fond de l’histoire occidentale. L’âme fonctionne dans mon corps d’une façon bien merveilleuse. Elle y loge, bien sûr, mais elle sait bien s’en échapper : elle s’en échappe pour voir les choses, à travers les fenêtres de mes yeux, elle s’en échappe pour rêver quand je dors, pour survivre quand je meurs. Elle est belle, mon âme, elle est pure, elle est blanche; et si mon corps boueux – en tout cas pas très propre – vient à la salir, il y aura bien une vertu, il y aura bien une puissance, il y aura bien mille gestes sacrés qui la rétabliront dans sa pureté première. Elle durera longtemps, mon âme, et plus que longtemps, quand min vieux corps ira pourrir. Vive mon âme ! C’est mon corps lumineux, purifié, vertueux, agile, mobile, tiède, frais; c’est mon corps lisse, châtré, arrondi comme une bulle de savon.

Et voilà ! Mon corps, par la vertu de toutes ces utopies, a disparu. Il a disparu comme la flamme d’une bougie qu’on souffle. L’âme, les tombeaux, les génies et les fées ont fait main basse sur lui, l’ont fait disparaître en un tournemain, ont soufflé sur sa lourdeur, sur sa laideur, et me l’ont restitué éblouissant et perpétuel.

Mais mon corps, à vrai dire, ne se laisse pas réduire si facilement. Il a, après tout, lui-même, ses ressources propres de fantastique; il en possède, lui aussi, des lieux sans lieu et des lieux plus profonds, plus obstinés encore que l’âme, que le tombeau, que l’enchantement des magiciens. Il a ses caves et ses greniers, il a ses séjours obscurs, il a ses plages lumineuses. Ma tête, par exemple, ma tête : quelle étrange caverne ouverte sur le monde extérieur par deux fenêtres, deux ouvertures, j’en suis sûr, puisque je les vois dans le miroir; et puis, je peux fermer l’une ou l’autre séparément. Et pourtant, il n’y en a qu’une seule, de ces ouvertures, car je ne vois devant moi qu’un seul paysage, continu, sans cloison ni coupure. Et dans cette tête, comment est-ce que les choses se passent ? Eh bien, les choses viennent se loger en elle. Elles y entrent – et ça, je suis bien sûr que les choses entrent dans ma tête quand je regarde, puisque le soleil, quand il est trop fort et m’éblouit, va déchirer jusqu’au fond de mon cerveau –, et pourtant ces choses qui entrent dans ma tête demeurent bien à l’extérieur, puisque je les vois devant moi et que, pour les rejoindre, je dois m’avancer à mon tour.

Corps incompréhensible, corps pénétrable et opaque, corps ouvert et fermé : corps utopique. Corps absolument visible, en un sens : je sais très bien ce que c’est qu’être regardé par quelqu’un d’autre de la tête aux pieds, je sais ce que c’est qu’être épié par-derrière, surveillé par-dessus l’épaule, surpris quand je m’y attends, je sais ce qu’est être nu ; pourtant, ce même corps qui est si visible, il est retiré, il est capté par une sorte d’invisibilité de laquelle jamais je ne peux le détacher. Ce crâne, ce derrière de mon crâne que je peux tâter, là, avec mes doigts, mais voir, jamais; ce dos, que je sens appuyé contre la poussée du matelas sur le divan, quand je suis allongé, mais que je ne surprendrai que par la ruse d’un miroir; et qu’est-ce que c’est que cette épaule, dont je connais avec précision les mouvements et les positions, mais que je ne saurai jamais voir sans me contourner affreusement. Le corps, fantôme qui n’apparaît qu’au mirage des miroirs, et encore, d’une façon fragmentaire. Est-ce que vraiment j’ai besoin des génies et des fées, et de la mort et de l’âme, pour être à la fois indissociablement visible et invisible ? Et puis, ce corps, il est léger, il est transparent, il est impondérable; rien n’est moins chose que lui : il court, il agit, il vit, il désire, il se laisse traverser sans résistance par toutes mes intentions. Hé oui ! Mais jusqu’au jour où j’ai mal, où se creuse la caverne de mon ventre, où se bloquent, où s’engorgent, où se bourrent d’étoupe ma poitrine et ma gorge. Jusqu’au jour où s’étoile au fond de ma bouche le mal aux dents. Alors, alors là, je cesse d’être léger, impondérable, etc.; je deviens chose, architecture fantastique et ruinée.

Non, vraiment, il n’est pas besoin de magie ni de féerie, il n’est pas besoin d’une âme ni d’une mort pour que je sois à la fois opaque et transparent, visible et invisible, vie et chose: pour que je sois utopie, il suffit que je sois un corps. Toutes ces utopies par lesquelles j’esquivais mon corps, elles avaient tout simplement leur modèle et leur point premier d’application, elles avaient leur lieu d’origine dans mon corps lui-même. J’avais bien tort, tout à l’heure, de dire que les utopies étaient tournées contre le corps et destinées à l’effacer : elles sont nées du corps lui-même et se sont peut-être ensuite retournées contre lui.

En tout cas, il y a une chose certaine, c’est que le corps humain est l’acteur principal de toutes les utopies. Après tout, une des plus vieilles utopies que les hommes se sont racontées à eux-mêmes, n’est-ce pas le rêve de corps immenses, démesurés, qui dévoreraient l’espace et maîtriseraient le monde ? C’est la vieille utopie des géants, qu’on trouve au coeur de tant de légendes, en Europe, en Afrique, en Océanie, en Asie; cette vieille légende qui a si longtemps nourri l’imagination occidentale, de Prométhée à Gulliver.

Le corps aussi est un grand acteur utopique, quand il s’agit des masques, du maquillage et du tatouage. Se masquer, se maquiller, se tatouer, ce n’est pas exactement, comme on pourrait se l’imaginer, acquérir un autre corps, simplement un peu plus beau, mieux décoré, plus facilement reconnaissable; se tatouer, se maquiller, se masquer, c’est sans doute tout autre chose, c’est faire entrer le corps en communication avec des pouvoirs secrets et des forces invisibles. Le masque, le signe tatoué, le fard déposent sur le corps tout un langage : tout un langage énigmatique, tout un langage chiffré, secret, sacré, qui appelle sur ce même corps la violence du dieu, la puissance sourde du sacré ou la vivacité du désir. Le masque, le tatouage, le fard placent le corps dans un autre espace, ils le font entrer dans un lieu qui n’a pas de lieu directement dans le monde, ils font de ce corps un fragment d’espace imaginaire qui va communiquer avec l’univers des divinités ou avec l’univers d’autrui. On sera saisi par les dieux ou on sera saisi par la personne qu’on vient de séduire. En tout cas, le masque, le tatouage, le fard sont des opérations par lesquelles le corps est arraché à son espace propre et projeté dans un autre espace.

Ecoutez pas exemple ce conte japonais et la manière dont un tatoueur fait passer dans un univers qui n’est pas le nôtre le corps de la jeune fille qu’il désire : “Le soleil dardait ses rayons sur la rivière et incendiait la chambre aux sept nattes. Ses rayons réfléchis sur la surface de l’eau formaient un dessin de vagues dorées sur le papier des paravents et sur le visage de la jeune fille profondément endormie. Seikichi, après avoir tiré les cloisons, prit en mains ses outils de tatouage. Pendant quelques instants, il demeura plongé dans une sorte d’extase. C’est à présent qu’il goûtait pleinement de l’étrange beauté de la jeune fille. Il lui semblait qu’il pouvait rester assis devant ce visage immobile pendant des dizaines et des centaines d’années sans jamais ressentir ni fatigue ni ennui. Comme le peuple de Memphis embellissait jadis la terre magnifique d’Egypte de pyramides et de sphinx, ainsi Seikichi de tout son amour voulut embellir de son dessin la peau fraiche de la jeune fille. Il lui appliqua aussitôt la pointe de ses pinceaux de couleur tenus entre le pouce, l’annulaire et le petit doigt de la main gauche, et à mesure que les lignes étaient dessinées, il les piquait de son aiguille tenue de la main droite.”

Et si on songe que le vêtement sacré, ou profane, religieux ou civil fait entrer l’individu dans l’espace clos du religieux ou dans le réseau invisible de la société, alors on voit que tout ce qui touche au corps – dessin, couleur, diadème, tiare, vêtement, uniforme –, tout cela fait épanouir sous une forme sensible et bariolée les utopies scellées dans le corps.

Mais peut-être faudrait-il descendre encore au-dessous du vêtement, peut-être faudrait-il atteindre la chair elle-même, et alors on verrait que dans certains cas, à la limite, c’est le corps lui-même qui retourne contre soi son pouvoir utopique et fait entrer tout l’espace du religieux et du sacré, tout l’espace de l’autre monde, tout l’espace du contre-monde, à l’intérieur de l’espace qui lui est réservé. Alors, le corps, dans sa matérialité, dans sa chair, serait comme le produit de ses propres fantasmes. Après tout, est-ce que le corps du danseur n’est pas justement un corps dilaté selon tout un espace qui lui est intérieur et extérieur à la fois ? Et les drogués aussi, et les possédés; les possédés, dont le corps devient enfer; les stigmatisés, dont le corps devient souffrance, rachat et salut, sanglant paradis.

J’étais sot, vraiment, tout à l’heure, de croire que le corps n’était jamais ailleurs, qu’il était un ici irrémédiable et qu’il s’opposait à toute utopie.

Mon corps, en fait, il est toujours ailleurs, il est lié à tous les ailleurs du monde, et à vrai dire il est lié à tous les ailleurs du monde, et à vrai dire il est ailleurs que dans le monde. Car c’est autour de lui que les choses sont disposées, c’est par rapport à lui – et par rapport à lui comme par rapport à un souverain – qu’il y a un dessus, un dessous, une droite, une gauche, un avant, un arrière, un proche, un lointain. Le corps est le point zéro du monde, là où les chemins et les espaces viennent se croiser le corps n’est nulle part : il est au coeur du monde ce petit noyau utopique à partir duquel je rêve, je parle, j’avance, j’imagine, je perçois les choses en leur place et je les nie aussi par le pouvoir indéfini des utopies que j’imagine. Mon corps est comme la Cité du Soleil, il n’a pas de lieu, mais c’est de lui que sortent et que rayonnent tous les lieux possibles, réels ou utopiques.

Après tout, les enfants mettent longtemps à savoir qu’ils ont un corps. Pendant des mois, pendant plus d’une année, ils n’ont qu’un corps dispersé, des membres, des cavités, des orifices, et tout ceci ne s’organise, tout ceci ne prend littéralement corps que dans l’image du miroir. D’une façon plus étrange encore, les Grecs d’Homère n’avaient pas de mot pour désigner l’unité du corps. Aussi paradoxal que ce soit, devant Troie, sous les murs défendus par Hector et ses compagnons, il n’y avait pas de corps, il y avait des bras levés, il y avait des poitrines courageuses, il y avait des jambes agiles, il y avait des casques étincelants au-dessus des têtes : il n’y avait pas de corps. Le mot grec qui veut dire corps n’apparaît chez Homère que pour désigner le cadavre. C’est ce cadavre, par conséquent, c’est le cadavre et c’est le miroir qui nous enseignent (enfin, qui ont enseigné au Grecs et qui enseignent maintenant aux enfants) que nous avons un corps, que ce corps a une forme, que cette forme a un contour, que dans ce contour il y a une épaisseur, un poids; bref, que le corps occupe un lieu. C’est le miroir et c’est le cadavre qui assignent un espace à l’expérience profondément et originairement utopique du corps; c’est le miroir et c’est le cadavre qui font taire et apaisent et ferment sur une clôture – qui est maintenant pour nous scellées – cette grande rage utopique qui délabre et volatilise à chaque instant notre corps. C’est grâce à eux, c’est grâce au miroir et au cadavre que notre corps n’est pas pure et simple utopie. Or, si l’on songe que l’image du miroir est logée pour nous dans un espace inaccessible. et que nous ne pourrons jamais être là où sera notre cadavre, si l’on songe que le miroir et le cadavre sont eux-mêmes dans un invincible ailleurs, alors on découvre que seules des utopies peuvent refermer sur elles-mêmes et cacher un instant l’utopie profonde et souveraine de notre corps.

Peut-être faudrait-il dire aussi que faire l’amour, c’est sentir son corps se refermer sur soi, c’est enfin exister hors de toute utopie, avec toute sa densité, entre les mains de l’autre. Sous les doigts de l’autre qui vous parcourent, toutes les parts invisibles de votre corps se mettent à exister, contre les lèvres de l’autres les vôtres se mettent à exister, contre les lèvres de l’autre les vôtres deviennent sensibles, devant ses yeux mis-clos votre visage acquiert une certitude, il y a un regard enfin pour voir vos paupières fermées.

L’amour, lui aussi, comme le miroir et comme la mort, apaise l’utopie de votre corps, il la fait taire, il la calme, il l’enferme comme dans une boîte, il la clôt et il la scelle. C’est pourquoi il est si proche parent de l’illusion du miroir et de la menace de la mort; et si malgré ces deux figures périlleuses qui l’entourent, on aime tant faire l’amour, c’est parce que dans l’amour le corps est ici.

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Message par I am so sure le Dim 22 Juil 2018 - 13:50

L etranger dans la glace. Hubert Félix Thiéfaine.

Voler de nuit
. Calogero.

Fiche de présentation élève 2018.

Quel est vôtre loisir préféré ?

Chanter monsieur accompagnee d une bonne gratte devant un feu de camp dans les dunes et regarder y griller des chamallow. M'ssieur.

Les dunes. Téléphone.  cat  cat
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Message par Le Don qui Chante le Lun 23 Juil 2018 - 19:19

Et en bas, comme au bas de la pente amère,
cruellement désespérée du cœur,
s'ouvre le cercle des six croix,
             très en bas,
comme encastré dans la terre mère,
désencastré de l'étreinte immonde de la mère
             qui bave.

La terre de charbon noir
est le seul emplacement humide
dans cette fente de rocher.

Le Rite est que le nouveau soleil passe par sept points
             avant d'éclater à l'orifice de la terre.

Et il y a six hommes,
un pour chaque soleil,
et un septième homme
qui est le soleil tout
             cru
habillé de noir et de chair rouge.

Or, ce septième homme
est un cheval,
un cheval avec un homme qui le mène.

Mais c'est le cheval
qui est le soleil
et non l'homme.

Sur le déchirement d'un tambour et d'une trompette
             longue,
étrange,
les six hommes
qui étaient couchés,
roulés à ras de terre,
jaillissent successivement comme des tournesols,
non pas soleils mais sols tournants,
des lotus d'eau,
et à chaque jaillissement
correspond le gong de plus en plus sombre
             et rentré
             du tambour
jusqu'à ce que tout à coup on voie arriver au grand galop,
avec une vitesse de vertige,
le dernier soleil,
le premier homme,
le cheval noir avec un
             homme nu,
             absolument nu
             et vierge
             sur lui.

Ayant bondi, ils avancent suivant des méandres circulaires
et le cheval de viande saignante s'affole
et caracole sans arrêt
au faîte de son rocher
jusqu'à ce que les six hommes
aient achevé de cerner
complètement
les six croix.

Or, le ton majeur du Rite est justement

             L'ABOLITION
             DE LA CROIX.

Ayant achevé de tourner
ils déplantent
les croix de terre
et l'homme nu
sur le cheval
arbore
un immense fer à cheval
qu'il a trempé dans une coupure de son sang.
A.A.


J'ai en Moi des atomes d'Artaud...

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Message par Le Don qui Chante le Sam 28 Juil 2018 - 5:43

Il est par terre et il n'en peut plus...  Il s'avance vers lui et il lui demande combien de pompes il peut encore bien faire...
- "Une", qu'il réponds la bouche collée à la terre.

Il recule et il évalue la situation.
- "Debout et fait deux pompes."
Il le regarde et se demande ce qu'il peut faire de plus.
- "Une".
-"Deux".

Puis il se tourne vers eux et d'une voix cristalline il dit ; "Voyez, il vient de faire deux fois plus qu'il ne pensait faire, deux fois plus !!!"
Qui ici peut en dire autant ou plus ?
ET la je tombe les guillemets. Les tigres, des ânes bâtés qui voient leur rayures plus orangées que blanches. Il reste le noir.
Le truc c'est d'utiliser le pouvoir qu'on a pour en faire deux fois plus que ce que l'on pense faire.

Le jour sans éclipse se lève.
Je ne dors pas, je ne dors plus... la raison est simple, je ne bande plus. Il faut me vider les couilles pour que je dorme en paix, surtout quand je suis amoureux. Et les relations humaines sont basées sur le rapport de force. Il faut dire qu'il me faut plus qu'un coït pour me calmer.
Mon corps, mon corps, mon corps...



Mon corps me fait mal. Mes amis me plaignent mais personne ne sait comment guérir maladie. Je deviens malaisant à force d'être moi même. J'exprime ce mal, ce manque au delà de l'air. Comme si je désirai en moi même décider du partitionnement des atomes d’oxygène dans ce que je respire. Rien ne me va, ne me plait au final dans ce pantomime d'existence. Et malaise des malaises, j'ai donné la vie... plutôt la mort.
Les parents devraient passer au tribunal de leur enfant pour prendre la peine qu'ils estiment dans la vie / mort qu'ils leur ont donné.
C'est ainsi, ma poitrine m'étouffe.
J'aimerai vomir du sang.
Demain matin elle se lèvera et elle ne s'aura rien de l'enfer de ma nuit non passée.
Et le ciel devient de plus en plus bleu... comme une insulte à ma vie.
Si seulement elle pouvait me baiser tout les soirs avant d'aller coucher. Je dormirai.
C'est la vie, ainsi, elle passe.
Sans extase...
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Message par I am so sure le Dim 29 Juil 2018 - 14:14

Demandes lui ? Dis lui ? ...

Comment faire simple Kant on naît.. riz kantonais.
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Message par Sâdhanâ le Lun 30 Juil 2018 - 0:10

ai adoré ton texte du 22 juillet. Merci
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Message par Miss aux yeux arc-en-ciel le Lun 30 Juil 2018 - 19:57

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Message par Miss aux yeux arc-en-ciel le Mer 8 Aoû 2018 - 22:25

Plus gai!Very Happy
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Message par Le Don qui Chante le Mar 28 Aoû 2018 - 1:02

Un, deux et trois en quatre.
Dans d'autres temps je fus ce petit soldat romain qui vaguait mal en corps de garnison en garnison...
Et elle arriva, d'un autre horizon, d'un autre pays.
La peau satinée et l'odeur d'Orient. Elle me fit rêver comme pas possible. Dans un monde ou la désillusion est roi elle s'imposa en reine à mon existence.
Et en visitant la vieille Carthage, je me mis à rire devant les processions sanguinaires en l'honneur de Ba'al Hammon.
Dans la cabine de douche je sens ces gouttes d'eau perforer la peau. Elles ricochent et explosent contre moi à la façon des bateaux s'ébrouant sur une mer de glace. Car depuis mon cœur est froid... insane comme l'on dit outre-manche.
Et demain j'ai rendez-vous avec le psychiatre, comme beaucoup d'entre vous. Mais je suis un Sisyphe transformé en Icare. Chez moi c'est le rocher qui me brûle les ailes. Rien n'y fais, si trop en peu, l'alcool comme toujours... et je sombre dans une sorte d'alcoolisme médical pour anesthésier un corps que rien ne sait essouffler.


Je fais corps.

Moi quand je marche j'utilise un corps pour me déplacer ou je désire aller. Et par contre, si je ne peux pas me rendre dans un endroit par la limite de mon corps, je ne peux pas être. J'ai une frustration qui dépasse ma douleur de corps car c'est mon corps, l'objet de ma frustration qui me fait sentir cette douleur.
Et je dis souvent quand j'ai mal, quand je ressens une douleur "j'ai mal", comme pour signaler que ce n'est pas mon corps qui a mal mais moi.
J'avais déjà pensé aux momies. Mais je serai plus à le brûler mon corps, comme pour me dire qu'au final je gagnerai la guerre.
La chose qui ne va pas est que je vois mon corps comme un animal en dehors de moi, une forme de pulsion vie / mort, autre que  moi, et j'essaye de dresser, contrôler au maximum mon corps. En un sens je suis très Nietzschéen. Je ne me sens ni mort ni vivant, dans une forme d'éternité qui n'est pas l'immortalité. L'immortel meurt et rené, l'éternel ne meurt jamais car en soit il n'est jamais vivant. Hors comme dit Foucault, je fais corps avec ce corps. Et à sa mort je vais disparaître. D’où ce sentiment d'éternité qui est malaisant pour moi. A choisir, je préférerai me sentir immortel.

En même temps, je ne me vois pas utiliser de l'énergie pour l''exercer, le travailler et le controler ce corps. Je ne fais pas de sport car en soit je n'ai pas choisis d'avoir un corps et je ne me sens pas obligé de l'entretenir. Et à côté de cela, je ne me sens pas esprit. Je n'arrive pas à imaginer un esprit sans le cerveau et le corps. Les gens qui font du Yoga travaille leur être pour le faire entrer dans leur corps. Le corps est l'objet premier alors que pour moi mon être le dépasse.

Une forme de schizophrénie.



Je pense que je vais commencer une écriture du corps...

"Lui pensait et vivait encore en mode corps.
Par moment, perdu en grande angoisse, il s’enfermait dans les toilettes et il regardait sa main avec insistance.
Elle lui semblait étrangère à lui même. Un monceau informe d’un ensemble que les gens nommaient corps. Pour lui, cette araignée à 5 pattes était totalement indépendante. Si il lui ordonnait de prendre un objet, elle obtempérait. Mais si il glissait sa main sous la flamme d’une bougie, il ne comprenait pas pourquoi il avait mal et pourquoi elle ne voulait pas rester là, immobile à se consumer.
Si dans son fort intérieur il se disait ; "Main, je t’ordonne de rester là" , elle se mouvait toutefois loin de la flamme.
Une fois il s’était même surpris en voyant sa main saigner à lui dire à haute voix, sous le ton de l’injonction, "ne coagule pas".
Non… elle avait soigné à son grand damne la plaie…
Et son sexe. Nombre de fois ou il se levait sans que lui-même ne le désire. Par la suite, après Laurie il ne le sait pas encore mais il se trouvera dans plusieurs lits, ou plusieurs femmes le posséderont. Et par moment il aura alors une folle envie de s’émasculer, pour ne plus subir ce membre qui se dresse contre lui et sa volonté. Les femmes ont un vagin à remplir, les hommes une vacuité qui se lève, monolithe sans sens qu’il ont à dompter pour ne pas se laisser par lui dominer…"

Je me demande pourquoi je n'arrive pas à avoir d'expérience homosexuelle. J'ai fais plusieurs expérience en ce sens et je ne le peux pas. Comment dire, cela limite encore mon existence par l'impact de ce corps sur ma personne. Je ne peux pas m'émanciper de lui...
Je ne vois pas l'autre comme une femme, mais comme un corps. C'est pour cela que je n'ai pas de problème de machisme. Mais certaines femmes me reprochent alors mon manque de 'romanesque'. Comment être romanesque avec un corps... Quoique je voulais dire romantique... mais depuis qu'on m'a dit, "toi tu n'es pas romantique mais tu es romanesque", je change mon vocable.
La vie elle-même n'est pas une solution, la vie n'a aucune espèce d'existence choisie, consentie, déterminée. Elle n'est qu'une série d'appétits et de forces adverses, de petites contradictions qui aboutissent ou avortent suivant les circonstances d'un hasard odieux.
Le mal est disposé inégalement dans chaque homme, comme le génie, comme la folie.
Le bien comme le mal sont le produit des circonstances et d'un levain plus ou moins agissant.



Je me sens fatigué...
Très fatigué.

Demain je vais lui proposer d'aller passer une soirée en club échangiste... toujours tordu, border line... dans le sens, on regarde les gens, les corps... on fantasme sur eux mais on ne les touche pas... se mélanger un peu comme dans ce forum à une énorme partouze qui en elle même ne porte pas son sens. Il faut dire que ces derniers moi j'ai comme un poids qui ralentit un peu le rythme de mes pas...
Et on ira s'enfermer dans une alcôve pour baiser avec les autres sans les autres.
Et peut être... peut être... que le soir tombé ou le jour se levant, nous réaliserons combien nous sommes l'un à l'autre étranger et qu'en soit c'est cela qui est beau... que dans notre inconnu nous nous sommes choisis plutôt que les autres... et peut être encore... que dans le chemin du retour, dans la voiture je m'endormirai un sourire sans peur sur son épaule.

Ce qui unit les êtres c’est l’amour,
Ce qui les sépare c’est la sexualité.
Spoiler:
Seuls l’homme et la femme qui peuvent se rejoindre au-dessus de toute sexualité et en dessous de tout amour sont forts.

Et si j’enfonce un mot violent comme un clou je veux qu’il suppure dans la phrase comme une ecchymose à cent trous.



La rue sexuelle s’anime
le long de faces mal venues,
les cafés pepiant de crimes
deracinent les avenues.

Des mains de sexe brûlent les poches
et les ventres bouent par-dessous;
toutes les pensees s’entrechoquent,
et les tetes moins que les trous.
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Message par Le Don qui Chante le Mer 29 Aoû 2018 - 16:27

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Message par Miss aux yeux arc-en-ciel le Jeu 6 Sep 2018 - 11:57

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Message par Le Don qui Chante le Sam 22 Sep 2018 - 0:45



Il est mort.
Simplement mort.
Même pas naturellement en soit, genre on se pose sur son lit, on s'endort et on oublie de se réveiller. Non, lui il était mort presque vivant... On l'avait opéré de son cœur, comme cela, blaaaaaammmmmm, de but en blanc et une fois l'opération terminée il avait décidé de ne pas se réveiller. Les médecins s'étaient acharné et machinalement les yeux s'étaient de nouveaux ouvert mais à leurs intérieurs, plus aucune lueur.
Et là les gens s'étaient mis en devoir de venir le voir, de le pleurer alors qu'il respirait encore, et encore, et encore.
Moi je ne voulais plus le voir, je savais que c'étais perdu.
Qu'il ne reviendrait plus de là ou il était. Qu'il avait passé la canne et qu'il nous emmerdait.
Puis il s'est remit à parler, un jour ou trois, avant de retomber dans une sorte d'apathie comatique.
La vie quoi...

Tellement de femmes et si peu d'étoiles dans le ciel
Mon visage est creusé de larmes qui elles même passent leur arme à la droite de leur gauche.
Rien et rien n'y fera
je me sens seul au creux de l'autre
et même pénétrant son intensité
dans la plus simple
itimité
Je me sens seul et rien
plus rien de rien
comme un être mêlé au néant


Spoiler:

In an endless sea with you
Sailing under the rain
The only colour of my blues
Is made of dust and sand

Driftin'
It's every day the same
Clouds pass me by
And I'm bound to take my time
Until I find you

The wind may send me home to you
Before the harvest starts again
And if the light come shine on through
Will you still recall my name ?

Driftin'
It's every day the same
Clouds pass me by
And I'm bound to take my time
Until I find you

I’ve been here and almost everywhere
I sailed the seven seas while you sat down on your chair
You’ve been good to me
And I've been good to you
Lost in the hands of gravity
Soon I’ll get back to blue

Driftin'
It's every day the same
Clouds pass me by
And I'm bound to take my time
Until I find you

Je ne veux pas pourrir dans le fond d'un cercueil
Ni voir la meuf d'l'accueil qu'il y a au paradis
Je veux rester ici, avant que la fin me cueille
Comme on cueille une pomme, même si c'est dur des fois

C'est mieux que d’avoir la foi
C'est mieux qu'une crise de foie ou qu’une sale rage de dent
La vie ça vient qu'une fois et ça passe comme une danse

Danser près de la mort
Danser près de la mort au pied de ta maison
Les murs de la misère, les clefs de ta raison

On naît, on vit, on meurt
On naît, on vit, on meurt

L'œil trouble, l'envie, l'odeur
Un monde, moi saint, sentir douleur
Des mots malsains nourrissent les peurs

On nait, on vit, on meurt
Aimer vite ! Aimer vite ! Et mes sœurs ?

Regard humide de la gorge au cœur
Chaleur canine mes poumons m'écœurent
On naît, on vit, on meurt

Même si je passe le temps sans intérêt pour ça
La vie c'est fait pour ça
C'est tester sa naissance

Aimer tous les moment, c'est se mentir dans le sens
C'est se mentir dans le froid, c'est noyer son essence
C'est lâcher le combat de l'infiniment petit
Face à l'infiniment grand, se perdre dans le profond
Sans voir à la surface dans les mots d'un prophète
Les réponses aux questions, je les laisse aux grosses têtes

On naît, on vit, on meurt
Aussi vite qu'un cri, qu'un pleur
Aussi bête qu'un vide qu'une fleur
On est en vie on meurt, aussi rien qu'un fil qu'une heure

Tout finira vite sans douleur sans forfait
Une âme qui boite mets plus de temps mais elle arrive à la paix

Je ne veux pas vivre
Je ne veux pas naître
Je ne veux pas mourir
Je ne veux pas être

On naît, on vit, on meurt

Le bruit, le gout, la sueur
D'un bout de pain vient le bonheur
Des beaux larbins nourissent les cœurs

On naît, on vit, on meurt
Elle est vide, allez vider les corps !
Le foie, le bide, les femme d'abord
Les crampes ruminent, l'estomac dort

On naît, on vit, on meurt
Aussi chaud qu'un soleil mort, aussi doux qu'une nuit dehors
On naît, on vit, on meurt
Aussi doux qu'un jour qu'on tord





Et la cérémonie religieuse m'a fait penser le moment d'un instant que j'étais chez les fous... Des personnes qui niaient la mort au point de dire que non, il ne l'était pas. Mais merde, il est plus là... Et blaaaam, dieu l'a rappelé à lui, connerie. Ces fils de putes de chrétiens pensent savoir qu'il y a un au-dela la vie... mais qu'ils se pendent pour y aller et qu'il ne pourrissent plus la vie des vivants avec cela. La bible, le coran, la thora c'est de la merde. Rien ne vaut plus que de vivre sa vie, respirer et échanger avec l'autre sans attendre un salut dans une mort à venir. C'est une forme de nazisme métaphasique. Triste à en mourir.
Je n'ai aucune croyance. Aucun dogme. Et là dessus je pense à lui qui est mort... comme elle... et je me dis que inéluctablement, mon tour arrive...

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Message par Le Don qui Chante le Sam 22 Sep 2018 - 1:02

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Message par I am so sure le Sam 22 Sep 2018 - 17:41

Seins serrent condo  cat m
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Message par Invité le Mer 26 Sep 2018 - 7:52


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Message par Miss aux yeux arc-en-ciel le Ven 5 Oct 2018 - 9:37


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Message par Le Don qui Chante le Sam 6 Oct 2018 - 16:58

Boris comme Justin(e) ou Brigitte, j'kiff.

On est jamais sérieux dans la vie en fait.


Les chrétiens disent que je m’apprête à tromper ma compagne, les naturalistes que je réponds à des pulsions primaires, moi que je m'en fout car ma vie est sans morale...
J'ai une éthique et elle me colle à la peau.

Si ce soir inch Allah la vie va son va, j'aurai les bourses plus que vides. Et magie du futur et de l'improbable, des femmes outre-manche qui désirent (je me pose toujours pourquoi, pourquoi, pourquoi la question) me rencontreR.


La psy m'a demandé pourquoi j'avais fais un enfant. Je me suis tue... j'ai rien dis... puis j'ai dis que j'avais donné la mort à une existence et que je me sentais responsable de cette mort à venir et que cela me rendait jour en jour de plus en plus malade et taré. Mais que grâce à elle, aux médocs et psychotropes, on pouvait vivre avec.
En fait, je me dis que je ne verrai surement jamais mourir mon enfant.
Mais que je l'ai déjà enterré plein de fois dans mon esprit.

Le Christ ou Leclerc, on a retrouvé du sperme sur l'oreiller...
Y'a que cela à faire.

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Message par I am so sure le Sam 6 Oct 2018 - 22:40

Les enfants drôles de la télévision. You tube.  cat
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Message par Le Don qui Chante le Lun 15 Oct 2018 - 22:47

Un coup de rein
Ce matin
Comme cela
En vain

Un coup de rien
Qui vient
D'un coup se noyer dans le creux
De tes fesses
La largesse d'une princesse qui suce mon gland
Avec la dextérité d'une déesse

Toi, moi
Et le coup part
L'enfant s'étiole en liquide séminal
Encore une histoire qui aurait pu finit mal
Mais non... on attendra demain pour passer
A l'anal...

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Message par Le Don qui Chante le Lun 15 Oct 2018 - 23:07



Pleure et pleure la vie, elle est partie...
D'un cancer de la langue ou je m’ennuie et ou je me meurs. Au reste et les gens que je fréquente comme l'on évite la pluie qui tombe. Qui suis je ???
Nous dansions si souvent le soir au couvert des étoiles. Ma douce et tendre. Et j'ai fais tant de mal que tu m'as fais de bien...


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Message par Le Don qui Chante le Sam 20 Oct 2018 - 10:55



Sexe dans la main.
Tuyau d arrosage
N inspirant aucun présage
Un truc mou
Et perdu
Pendu
Regard de fou
Qui devrait en vagin
Se rétracter pour disparaître
Comme il est venu...
Apparut
En mal de l'être...

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Message par I am so sure le Sam 20 Oct 2018 - 19:15

Le mal de vivre. Barbara.  cat
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Message par Le Don qui Chante le Mer 24 Oct 2018 - 17:42



Sire, de grâce, écoutez-moi :
Sire, je reviens des galères...
Je suis voleur, vous êtes roi,
Agissons ensemble en bons frères.
Les gens de bien me font horreur,
J'ai le coeur dur et l'âme vile,
Je suis sans pitié, sans honneur :
Ah ! faites-moi sergent de ville.

Bon ! je me vois déjà sergent :
Mais, sire, c'est bien peu, je pense.
L'appétit me vient en mangeant :
Allons, sire, un peu d'indulgence.
Je suis hargneux comme un roquet,
D'un vieux singe j'ai la malice ;
En France, je vaudrais Gisquet :
Faites-moi préfet de police.

Grands dieux ! que je suis bon préfet !
Toute prison est trop petite.
Ce métier pourtant n'est pas fait,
Je le sens bien, pour mon mérite.
Je sais dévorer un budget,
Je sais embrouiller un registre ;
Je signerai : " Votre sujet ",
Ah ! sire, faites-moi ministre.

Sire, que Votre Majesté
Ne se mette pas en colère !
Je compte sur votre bonté ;
Car ma demande est téméraire.
Je suis hypocrite et vilain,
Ma douceur n'est qu'une grimace ;
J'ai fait... se pendre mon cousin :
Sire, cédez-moi votre place.
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Message par Le Don qui Chante le Ven 2 Nov 2018 - 14:09

Tu me demandes de faire finalement ce que tu ne sais pas faire toi même...
Est ce équitable ??? Juste ou simplement normal...

On barre le dernier mot... équitable...
Plutôt durable.


Si le bateau coule, si le bateau sombre, je te suivrai je serai comme ton ombre. Tu me trouveras toujours dans ton sillon, dans les sales moments comme dans les bons.
Et si le ciel s'écroule, si les continents plongent, je te suivrai même jusque dans tes songes. Tu me trouveras toujours dans ton sillage, dans les lignes droites et les virages.

J'aime cette femme mais je pense aux statues antiques qui ornent ma mémoire...
Je pleure...

C'est toi qui a gardé le livre que F... avait fait après notre mariage, avec les textes de tout le monde ?
J'aimerais les relire. La magie du déménagement... Je viens de ressortir les photos, films. J'ai pris le temps de les regarder. Quelques larmes et des sourires.
Je suis désolée que tout ait merdé après ça. On a fait ce qu'on a pu je crois. Ça aurait dû se passer différemment. Je te demande pardon pour mes erreurs et mes manquements. Et merci pour tous les beaux moments, car il y en a eu beaucoup. Je n'ai juste pas su les voir quand je me suis retrouvée dans le brouillard. Le temps passe et je mesure la chance que j'ai eu de partager un bout de vie avec toi. Je souris souvent en repensant aux souvenirs avec toi. Tu as et auras toujours une place toute particulière dans mon cœur.
Je suis vraiment désolée pour les années passées. Je t'embrasse.

Je vais allumer un feu.
Un beau et grand feu.
Lancer de la musique autour de moi.
Et boire, boire et boire. Pour accélérer le processus...


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Message par Invité le Sam 3 Nov 2018 - 8:56

ARTHUR !!! KUYERE !!!!


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Message par Le Don qui Chante le Ven 9 Nov 2018 - 0:11


Je suis toujours fatigué... Cela est chronique.
Mais en soit j'ai une bonheur relatif et je me sens heureux, si tant bien que ce mot possède un sens...

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Message par Invité le Lun 12 Nov 2018 - 7:54

chalut cha va


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Message par siamois93 le Lun 12 Nov 2018 - 9:16

Liber c'est bien le foie en anglais ? Ah pardon, non, c'est liver mais bon, b ou v c'est la même lettre prononcée différemment (en hébreu) .
Néanmoins, d'après ouiki : https://en.wikipedia.org/wiki/Liber cet ancien dieu romain du vin était fêté pour la Saint-Patrick, cool ! Étrange même. En fait complètement étrange.
Té pour moi c'est toujours le té de karaté : http://www.karatebyjesse.com/karate-name-meaning/ qui signifie main.
Have a nice day, folks.


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Message par Le Don qui Chante le Lun 12 Nov 2018 - 20:42

Liber c'est bien le foie en anglais ? Ah pardon, non, c'est liver mais bon, b ou v c'est la même lettre prononcée différemment (en hébreu) .
Néanmoins, d'après ouiki : https://en.wikipedia.org/wiki/Liber cet ancien dieu romain du vin était fêté pour la Saint-Patrick, cool

J'kiff

Elle s est couchée
Et ses pieds
Ont tassé l oreiller
Je l'a laboure comme un cheval
Retourne la terre
Et elle
Me germe en elle
L un en l autre
L autre en l un
Ne formant qu un
En en-delà
En au-deçà...
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Message par Invité le Mar 11 Déc 2018 - 9:08


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Message par Miss aux yeux arc-en-ciel le Dim 16 Déc 2018 - 22:11

Tu connais celle-là?

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Message par Le Don qui Chante le Mar 18 Déc 2018 - 0:01

Milles bandits m'escortent vers mes riens
qui dans les reins de celle pour  qui rien
me dit viens en rien
et rien en rein viens

...et les voiles déchirées, la proue abîmée
le navire continue de voguer
Le capitaine est aviné 
Il râle et crache dans la mer 
toute sa rancœur
cahin caha
il se dirige au grès des courants
vers de nouveaux horizons...


[20:19:02] La femme est passée par là, elle m'a touché le coeur. Enfin non, la peau du côté gauche car de cœur les requin ont perdu les aiguilles magnétiques et leurs slips en peau de crocodile
[20:19:08] xodd : J'ai une extrême lucidité de ma bizarrerie quand je viens ici
[20:19:23] xodd : Mais je me sens moins con Very Happy

[20:19:37] Marcel Moreau : ils ont des cornes de rhinocéros à la place des yeux et quelques mollusques rigolent à leur approche
[20:19:39] Beautymist : Marcel Moreau tu essaies de me redonner espoir ?
[20:20:04] ╰☆ Yume Noûs Céleste ☆╮ : Moi je me sens con d'être plus malin. Pété de rire
[20:20:05] BLOB : Beautymist on se capte?

[20:20:14] Marcel Moreau : en crevette la moule se bigorne afin de s'étendre en étoile de mer sous un ciel étoilé
[20:20:23] Beautymist : Marcel Moreau je suis en surdoe de stress extrême et ça peut être fatal à un hypersensible j'attends la fin, résignée
[20:20:24] BLOB : l'espoir, ça fait vivre askip'
[20:20:31] Beautymist : BLOB NON

]20:20:38] Marcel Moreau : au loin la Méduse apparaît en tableau aux délires de Géricault je n'ai pas...

j'ai envie d'avoir une femme à mes côté qui me réveillera à 3 heures du matin en me lançant des bombes à eau et qu'ensuite comme deux enfants sauvages, on peigne avec nos corps une immense fresque.




Deux corps mélangés
Deux corps atomisés
Un dans un
qui forment un deux
et à trois
explosent l'Univers...

Un
Deux
Trois

Anesthésie générale
J'attends sans sourciller
L'euthanasie encéphalique
La castration chimique
Qui m’apportera un repos plus qu'éternel
Moi qui comme vous suis immortel.

Dans les outres des draps gonflés
Où la nuit entière respire,
Le poète sent ses cheveux
Grandir et se multiplier.

Sur tous les comptoirs de la terre
Montent des verres déracinés,
Le poète sent sa pensée
Et son sexe l'abandonner.

Car ici la vie est en cause
Et le ventre de la pensée;
Les bouteilles heurtent les crânes
De l'aérienne assemblée.

Le Verbe pousse du sommeil
Comme une fleur ou comme un verre
Plein de formes et de fumées.

Le verre et le ventre se heurtent,
La vie est claire
Dans les crânes vitrifiés.

L'aréopage ardent des poètes
S'assemble autour du tapis vert
Le vide tourne.

La vie traverse la pensée
Du poète aux cheveux épais.

Dans la rue rien qu'une fenêtre,
Les cartes battent;
Dans la fenêtre la femme au sexe
Met son ventre en délibéré.



Elle est la plus belle transfusion sanguine dont je pouvais rêver

Rien n'est bon, rien n'est mauvais, tout est juste.
Allez, pour une fois je parle de moi. 
Plusieurs Lectrices se reconnaîtrons dans mes dires.
Fatigue en premier lieu.
La meilleure de toute est partie aujourd'hui. Bloup, comme cela, comme une tourterelle que l'on tirerait dans des toilettes sales un soir de carnaval.
Qui est-elle, voraces hyènes, je ne vous le dirai pas.
Sauf que c'est une des rares à ne jamais, jamais mentir.
Elle me dit des choses qu'elle pense vrai et trouve que je parle trop brut, pas brutalement, brut.

On a quatre reine dans un jeu de carte, mais moi j'ai mis le feu à tous ce qu'il y avait autour de moi.
Insane, les gens me regardent rire du désastre.
Y'a une victime, un enfant.
Mais que puis-je au-delà de ma responsabilité qui elle aussi est limitée. Comme moi.
J'ai haïs peu de monde.
Mais en cette heure, je haïs une personne dans le sens où sa destruction m'apporterai le bien et le calme en moi.
Est-ce Moi ? Est-ce un prénommé .., le professeur Félix ? Pourquoi ma haine ?
Pour le mal qu'il a semé au lieu de réparer. 

Louis Ferdinand Destouches que l'on ne peut accuser de sainteté disait ; "Je déteste les destructeur."; Paradoxalement, moi aussi.

Et ma vie fait des embardées, droite, gauche, centre et marche arrière.
Je bloque ma voiture suite à un mauvais dérapage sur une route enneigée. 
La première qui m'apportera le repos me gagnera. 
Elle aura tempête et colère, mais en même temps une arme de destruction massive dans les mains.

Je revoyais cette femme que j'aimais et nos deux corps nus allongés dans un lit faussement défait. Nos jeux sensuels qui retournaient nos corps et unissaient nos êtres par delà les langues.
Plutôt dans ma vie j'ai déclaré que tout était guttural, je le pense.
La langue est un organe suprême qui permet de visiter l'âme de l'autre.
Une femme qui vous permet de pénétrer sa bouche, d'unir sa salive avec vous vous offre un acte plus intime que la plus simple pénétration avec son sexe. La langue est l'appendice de mon sexe. C'est l'antichambre. C'est par elle que je séduis et que je montre combien j'aime celle qui est avec moi.

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Message par Saxifrage* le Mar 18 Déc 2018 - 9:21

discrètement...:
je voulais juste te dire que j'aime beaucoup te lire. Silencieusement jusque là et après ça. Mais merci de secouer mes tripes.
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Message par Le Don qui Chante le Lun 24 Déc 2018 - 17:43


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Message par Le Don qui Chante le Jeu 17 Jan 2019 - 1:40

Clip clap clop, je pars en terre des Angles.
Le karma je n'y crois pas, mais comme un aimant je suis attiré par le pôle nord. Y'a une relecture de ma vie qui va s'y dérouler... et un double de moi va m'y accompagner.
Son nom est mon prénom et il taff avec moi. On va œuvrer à rendre le temps plus lent et plus coloré. Le soir à l'aide d'alcoolisant on va rouler les r dans les bouches des anglaises peu-frigides. Je colle là un tiret entre les mots. Et si sous le ciel de Brigthon le soleil se met alors à me mordre, je lui dirai qu'il à tord !!! Je me roulerai un bad buzz avant de repartir la capuche sur le crane et les yeux dans le vent.



Je vais embarquer avec moi mes derniers mots de voyages.
Je n'écris plus, je ne voyage plus, il faut que je me reforme le crane, la caboche. J'ai tant de choses à réaliser et si peu de temps au final. Le stupre est là en moi !!! Je me suis tatoué une tente indienne sur la peau mais je n'ai rien d'un indien marchant en file indienne. Impalpable et incontrôlable je laisse errer mes doigts sur le clavier pour y emprisonner mes pensées. J'ai envie d'une peau salée et d'une fille au regard de liberté. Rien de plus ni de moins !!! Tout est là, soleil et lune mélangés.
Qui connait ici Vladimir Vysotsky... qui le connait ???

Et clip clap, j'aime me mettre une bonne baffe de temps à temps pour sauver ce qu'il reste de mon âme.
Un jour sur ce site j'ai mis mon âme à vendre. Personne n'avait assez enchéri (mon chéri) pour rafler la mise. Et elle est repartie en mode Lucky Lucke. Valère si tu me lis, je pense souvent à toi. Smile Mode vélo sans Gaston en gaffe de bateau...
Et Dunkerque dans tous cela !!! Et Dunkerque !!! Quand on va revenir d'outre-manche je vais arrêter mon rade à Dunkerque et je vais obliger mon blase à aller boire une bière au Bomel. Wimbledon, Wimbledon !!! Vous aurez de mon voyage mes lettres et mes mots. Mes matchs et mes coups de bite si j'en donne !!!
Je suis une forme de phœnix qui se doit de mourir pour pouvoir après renaître. Car pour moi, sans la mort rien ne vaut d'être vécu !!!


Et dans mon souvenir en dame de cœur. Je l'avais rencontré sur Z.C. On avait parlé de son psychanalyste qu i sentait le tabac à cigare... et j'avais pris le train pour Paris.
Le premier soir j'ai logé dans un hôtel miteux Gare de l'Est. Par la suite, je dormirai dans d'autres lits proches de cette gare... J'aime les gares, elles me rappellent le transit d'une vie en transite... la merde quoi... Et donc le second soir elle m'a offert la couche et ce qui va avec. Elle m'a "essayé" je me souviens. Elle m'a dit ces mots, viens on va essayer... et on a essayé... C'est elle qui m'a fait penser cela, que le fait de coucher avec une femme n'était pas chose difficile en soit. Que le plus difficile était de trouver les bonnes... car ne nous y trompons pas. Si l'on a qu'une vie, on aura plusieurs compagnes qui elles aussi auront plusieurs compagnons. On ne peut pas réduire une existence déjà réduite par des considérations morales sur ce plan. Et la vie va son va... Saint Vincent.

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Message par siamois93 le Jeu 17 Jan 2019 - 22:19

Bonne route l'ami !
z'ai posté là un lien un peu étrange, sur l'homme 2.0 après l'échec de l'homme 1.0, c'est écrit par un rabin : http://www.zebrascrossing.net/t36448p50-l-histoire-de-petit-pierre#1525483 Une vision que j'ai trouvée intéressante des relations h-f (haute-fréquence ?)
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Message par Le Don qui Chante le Jeu 17 Jan 2019 - 22:40

Spoiler:

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Petit bémol. Je ne me souviens plus de son prénom. Je m'étais amouraché d'elle comme je sors le soir pour pisser du haut de mon balcon. Chez moi avant le cœur n'était pas un artichaut!!! Il était plus que cela. Bérengère. Comme quoi les prénom me colle à la peau, comme leurs odeurs. Elle avait un chat obèse qui heureusement ne m’aimait pas. Une sorte de Tamagotchi qui me filait pour la protéger des coups de pattes. Et elle n'allait pas bien Bérengère. Elle avait passé un test et je l'avais rencontré sur facebook. Une amorce en bouche tendre, du style, ham stram gram. Et elle m'avait répondu. Les gens sont tellement banal que lorsque tu sais attisé un peu de lumière dans leurs yeux, n'importes qu'elles femmes te répondent. Et de toute façon au bout d'un moment à force de se prendre des râteaux on sait d'avance qui ne répondra pas. Alors on évite les échecs et on file de conquêtes en conquêtes...

[Pause dans le temps - Précision - Ne vous y m'éprenez pas sur moi. J'écris et j'expose tous cela ici dans une fausse pudeur, car je suis pudique car j'ai besoin de voir mon reflet ricocher sur un écran d'ordinateur pour me sentir vivre. Moi, moi et moi. La chose qui a changé c'est que j'ai compris que je pouvais vivre sans pour autant liposuccer l'attention de l'autre. Et qu'au contraire, peu de gens écoute réellement ce que l'autre dit. Et que sans efforts je sais écouter l'autre. Et quand je n'ai aucun affecte pour la personne apporter des solutions viables et durables à ses soucis ou problèmes. Les enfants m'adorent pour cela. Je suis rassurant et stable pour eux. Fin de l'espace temps - tiret - Reprise du sol majeur.]



J'ai couché avec elle un 26 décembre. Facile à retenir pour moi. Quelle beau lendemain de noël. J'y croyais. Elle m'avait conquise le jour ou par texto elle m'avait envoyé "je vais au travail en mode Moon Walk". Je kiff cette forme d'écriture. On a regardé dans le lit un film de merde, Hypocondriaque... et après elle m'a dit aussi "on va essayé". Je ne sais pas pourquoi elles me disent "on va essayer". Pour le coup j'ai vécu une expérience sexuelle "unique". On a fait l'amour presque sans bouger. Je l'ai pénétré et j'ai sentis sans que je fasse de và et viens son vagin se contracter sur ma verge. Et en l'embrassant dans le cou, en caressant ses cheveux je sentais le rythme de sa respiration, de son cœur accélérer. C'est pour cela que j'ai jamais aimé les boites à partouze !!! On ne peut pas y faire ce genre de chose dans ces lieux dis à sexe...

Et une fois le coup parti. Elle m'a demandé de moi aussi bien vouloir m'en allé. Je me suis suffisamment barré dans ma vie comme un voleur pour savoir le faire sur commande. Le soir avant ce moment là on jouait à Carcassonne et on se racontait nos vies. Je pense que ces femmes ont un don. Le don de fuir ceux qui causeront leur perte. Malheureusement pas toutes les femmes, mais celles que j'ai rencontré. Bérengère est de ceux là. Et je sais que après moi elle a rencontré un parisien. Et qu'elle a voyagé avec lui. Je souris. Bien plus stable et mieux que moi je pense. La vie, la vie, la vie en érection. C'est dur et compliqué de vivre avec un type comme moi.



Commençons par la description de cette curieuse famille par la présentation de Cénotaphe, le second du navire.
Cénotaphe était un étrange second. Son rêve était de prendre la place du capitaine et de faire sien ce navire. Cénotaphe était un vieux loup de mer désabusé. Il avait servit pendant de longues années dans la marine de guerre hollandaise et il avait même participé à la bataille d'Oliwa en 1627 au côté du capitaine Król Dawid de et celle de Bois-le-Duc en 1629.

C'est lui qui faisait tourner l'embarcation. Grâce à lui la poudre était toujours sèche, les bouches à feu toujours chargées. Jamais une voile (hormis le foc) ne tournée le dos au vent et plus encore, les quarts de rhum étaient toujours approvisionnés.

Toujours dévoué, il ne comprenait pas les manière de faire du capitaine de laisser le libre choix au prisonniers à la suite d'un abordage, d'avoir le pain ou la liberté... Lorsque « Poudre mouillée » et « Demi-mousquet » étaient tombés lors de l'assaut dernier, les anglais leurs avaient-ils laissé le choix ???

Tandis que monsieur le capitaine lui avait réuni les prisonniers en leur laissant le choix suivant. Pain ou Liberté. Absurde pour Cénotaphe !!! Ceux qui avaient répondu pain étaient entrain de laver le pont actuellement en tant que pirate de troisième zone sous le regard bienveillant de « savonnette » alors que les autres... monsieur le capitaine leur avait laissé la vie sauve sur leur ancien navire... Vraiment n’importe quoi !!!  


A force de traîner dans les bars en mode beau gosse, fallait que ça tombe. Pourtant hier y'avait de l'orage dans l'air, un air ouate qui sentait bon la pisse de chien.
Une sort d'urticaire acide qui chatouillait mes narines. Marrant comme j'attire et fascine les femmes quand le climat est avec moi. On attrape bien les mouches avec du vinaigre... Arras est belle en cela, ville à la place, au cœur chatoyant, mais au reste aussi triste qu'un cancéreux en fin de cycle.
Puis on en passe, en passe, pleins les mirettes. On s'installe à une terrasse, on parle, hurle, rigole, gigote, chante, danse, agite nos vies sans sensibleries ou causeries inutiles. Nos histoires sont épluchées comme des oignons les larmes en moins.

- "Tu devrais te faire engager comme docker".
Mais ouaip putain !!! Mais ouaip, elle a tapé dans le milles et on ne se connait à peine que depuis trois heures.
Puis on se promène en rollers, on và du Baobab au Couleur Café, puis du Couleur Café au Blues Devils, ou là, blaam, juste après avoir évité les flics parce qu’on roule une bière à la main, j'tombe sur Justine.
Une collègue de sport...
Elle est avec son cum donc elle sera plus coincée qu'en formation. On parle de Théophile de Viau (sic), puis de Gauthier (resic)... Heureusement ils ont du viatique au Bars . Au bout d'un moment je regarde Pauline, j'lui dis "Chuis mort".
Elle plisse les lèvres et m'embrasse. Putain, quelle femme. J'passe le mot à Hervé qui tout souriant passe 'Le mort' de Fersen en se marrant. C'est son rade, il s'en fout !!! Puis c'est ça, on est plus sérieux quand on boit 17 bières...
Brouhaha, on passe pas de Ramsteig à ça. Ben 35 secondes de gloire, plus que les 15 de Warhol.
J'regarde Alex. Il se marre.
- "Tu ressembles à un personnage de Roy Lichtenstein" qu'il glisse.
Pauline est contaminée, ses commissures se plissent et des sons saccadés en sorte. On dirait la mer. Son rire souffle sur moi une brise qui rends de plus en plus légère cette soirée. Alex a eu raison de nous. De l'art, de l'art, toujours de l'art. Et puis du cochon. N'est pas Danton qui peut.

" On disait de moi que j'étais la plus belle des femmes. D'une beauté qui faisait peur autant qu'elle attirait. Une beauté qui a séduit Abram dès son premier regard sur moi. Une beauté qui ne se fanait pas, troublante et maudite comme une fleur qui jamais n'engendra de fruit. ". Quelle est donc l'histoire de cette femme si belle qui accompagna Abraham, père du monothéisme, sur les routes de Mésopotamie, de Canaan et d'Égypte ? Épouse aimante d'un homme promis par Dieu à fonder un grand peuple, Sarah traverse toutes les épreuves de la stérilité : le sentiment de culpabilité, le mépris, l'adultère, le choix de l'adoption ou de la mère porteuse... Passionnée et bouleversante, elle est l'une des héroïnes les plus modernes de la Bible." Marek Halter - La Bible au féminin.



Hommes / Femmes, mode d'emploi.
Simple. Un ventre qui gonfle, expulse la vie.
Un sexe qui gonfle, qui expulse la vie.
Et un être composé de deux gonflements.
On est la composante passée de nos parents. C'est marrant comme je tiens des deux, père et mère... Sieur & Dame passe tranquillement à la radio. Alex ne sait pas que j'ai fricoté avec sa sœur et que je connais son père. Il me parle de lui la joie aux lèvres. Ses shorts improbables, sa folie ravageuse qui à un moment de sa vie à fait peur à sa mère. Et j'ai vu le beau-père...
Ils parlent des familles décomposées sans se rendre compte que je suis le seul ici à avoir divorcé.
Que ce dont ils me parlent, je l'impose à mon mioche...
Et que je vois en eux béant des cicatrices non-fermées. C’est le châtiment que je lui inflige'.
Alex ouvre une bière et on continue à rire.



Hypomanie, qu'elle a dit la dame en blanc. Mais ça, c'était après plusieurs semaines. J'ai d'abord pris le temps d'être infernale. Ne plus manger. Ne plus dormir. Hurler mon enthousiasme a longueur de journée. Inventer des théories fumeuses. Faire quelques crises de parano. Me cogner partout. Raconter ma vie a plein de gens. Parler, parler, parler. Épuiser tout le monde. Essayer d'expliquer ma vision, mon monde.
Mon compagnon a pris peur. Il est parti.
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Message par Le Don qui chante faux le Sam 19 Jan 2019 - 13:05

La vie est belle et re-belle! pirat
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Message par Hortense le Sam 19 Jan 2019 - 17:50

T'as jamais pensé à prendre des cours de chant, du coup ?
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Message par Le Don qui Chante le Mer 6 Fév 2019 - 20:36



Je fais à manger pour une meuf qui n'est pas la mienne. Et elle, elle le sait et elle se dit que ma meuf est conne de ne pas être là avec moi...
Moi seul à la maison, avec une autre qui và venir...
En plus on a parlé cul, elle aime plein de trucs tordus. Genre menotte ou bite dans le cul, mais non... et cela encore moins car on a des projets politiques ensembles...
Je ne gère rien...
Ma vie est à la Maupassant, comme une comète dans un magasin de porcelaine.
Et le porc c'est moi !!!
Elle n'est pas encore là, je pleure...
Pourquoi je pleure. Simple, Laurie. J'ai le crane circulaire comme l'horizon qui sniffe de la poudre à canon. Elle ne pouvait, merde, pouvait pas le faire !!! La corde qui a tordu et serré son cou en a tué plus qu'elle... Tonneau de mercure dans mes mains, la garce, j'ose pas dire la pute, qui est partie devant une ouverture d'avenir plus grande qu'une femme entrain d'accoucher...
Je vais me tuer. Lentement, comme je le dis depuis longtemps. Comme vous. Mais la nuance est consciemment. Goutte d'alcool à goutte d'alcool. Sourire à rire d'enfant au matchs de foot que je gère. Je suis fatigué de vivre, je vais m'y tuer. Pour les autres.

La suite sera rapidement édité...

1ere edit...
Une fois je me ressouviens, j'ai envoyé ça sur la liste commune de mes collègues.

Personne n'en avait parlé. Et pourtant, dans le truc je leur disais ce que je pensais.
Les gens m'aiment mais en même temps ils ne me comprenette pas... Je suis un ovni dans la vie de ce qui passent comme la terre tourne. Et merde et merde. Pisser sur la terre ne l'a rends pas moins fertile. J'aimerai un être qui soit au diapason du miens. Je me grille et brûle. Mon talent passe à la trappe car je me refuse de le vendre.
Hors je suis plus intelligent que la moyenne sur ce site. Les gosses me l'ont encore dit ce midi. Mais je me sens triste. Personne, personne n'y arrive. Et Laurie est morte.
Merde
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Et MERDE...

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Message par Invité le Lun 11 Mar 2019 - 7:58

tiens avec ton café ou ton thé ou ta ricorée !!!


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Message par Miss aux yeux arc-en-ciel le Mar 12 Mar 2019 - 12:29

Ouais réveille ton punk bowdel! ça manquait un peu de zique ici! Bisous
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Message par Le Don qui Chante le Jeu 21 Mar 2019 - 18:33

Cela faisait longtemps que j'avais pas écouté cela en buvant joyeusement ma Rince Cochon.



L'école de la confiance est en route.
L’article 1er rappelle que la qualité du service public de l’éducation dépend de la cohésion de la communauté éducative autour de la transmission de connaissances et de valeurs partagées. Cela signifie, pour les personnels, une exemplarité dans l’exercice de leur fonction et, pour les familles, le respect de l’institution scolaire, dans ses principes comme dans son fonctionnement.

« Art. L. 111-3-1. – Dans le respect de la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires, par leur engagement et leur exemplarité, les personnels de la communauté éducative contribuent à l’établissement du lien de confiance qui doit unir les élèves et leur famille au service public de l’éducation. Ce lien implique également le respect mutuel entre les membres de la communauté éducative, notamment le respect des élèves et de leur famille à l’égard de l’institution scolaire et de l’ensemble de ses personnels. »

Ce projet m'a tué.

Amendement Ciotti à l’article 1
« Art. L. 111‑1‑2. – La présence de l’emblème national de la République française, le drapeau tricolore, bleu, blanc, rouge, du drapeau européen ainsi que des paroles du refrain de l’hymne national est obligatoire dans chacune des salles de classe des établissements du premier et du second degrés, publics ou privés sous contrat. »


Ce soir j'édit ce mot en choses plus intelligentes... Je vais vous écrire mon monde et mes fatigues. Et un sourire qui en croix porte le nom doux de bonheur...

Et de un vomissure du deux
j’en tremble d’effet et de rage
Fibres d’or qui ovulent dans le sein
de mon aorte tuberculeuse
j’en crache, crache et crache
milles pluies de sang à l’odeur infâme
d’un écoulement de vagin
la tendresse percée de mon placenta
l’ancien fœtus des Dieux

A la colère des plaines
succèdent rires et verveines
mélange de milles mensonges aux voiles inquiétants
Le sang édulcoré des veines
se déverse le long du sable oblong
qui recouvre ma peine
Où est donc passée ma Reine
Sur qui se couche son sourire lancinant
A l’abri intrinsèque des saisons
elle m’enbruine à en perdre poison
me noie au son de ses yeux couleur océan

Encore un de ces cafés bilieux ou les
gueux et les gueuses viennent ramper
sous les tables et les chopes
de bières malts
Encore un de ces endroits ou la fumée
magenta des cigarettes embrume leurs
esprits
Entre un et milles feux de bonheur
(lavés par une cascade de malheurs)
Paradis artificiel et enfer créateur
entre deux et trois gorgées
une liqueur
la fumée de cigarette les aspires
Calme-toi
calme-toi
Chaque rêve a sa fin
chaque joie a sa peine
le soleil embrume mes yeux
Horreur
le cauchemar ne fait que commencer

Je suis étendue sur un drap de verdure.
Lorsque je ferme les yeux, je peu entendre, à la hauteur de mes tempes, le sang jaillir de mon cœur vers mon cerveau.
Puis, si je les ouvre brutalement, une lumière jaillit et vient m’assaillir. Elle m’aveugle.
Je suis obligé de lever la main pour ombrager mon regard.
A peine aie-je fais cela que je sens son corps couché là, tous à côté de moi.
Son corps est aussi chaud que les rayons du soleil qui dardent sur la peau découverte de mes bras.
Un léger frémissement parcourt mon corps.
Il doit aussi le ressentir car soudain, alors que quelques nuages passent au-dessus de nous,  que le vent se met à faire frémir légèrement les foins qui nous entourent, je sens sa main se poser sur mon ventre.
Comme s’il était Jupiter et moi Alcmène, je le laisse me tromper ainsi par l’artifice délicat et enivrant de ses caresses.
Mon ventre est alors en feu.
J’ai fermé les yeux pour me cacher dans l’obscurité.
L’intensité de ses baisers m’a rendu fiévreuse.
Au lieu et place d’un magma de noir, c’est un halètement de couleurs qui sort de ma bouche embrasée.
Une alchimie s’opère en moi.
Les nymphes protectrices de ce champ se jouent de moi. L’une d’elle titille délicatement le bout d’un de mes seins alors qu’une autre descend non moins lascivement, vers le centre de mon être. Tout est concentré en cette partie de mon cœur ou un volcan semble prendre naissance.
Je sens une ondine submerger la dentelle de ma culotte.
Elle me l’enlève à la manière d’une lune qui par son pouvoir sur les marées, pourrait à sa guise faire monter ou descendre le niveau d’une mer.
Puis d’un coup, comme si un océan venait à prendre naissance en moi sans crier garde, je sens le rivage situé entre mes cuisses perdre des terres et s’ouvrir de plus en plus en deux.
Mon corps frémit à l’image d’un séisme qui ouvrirait la terre et qui déverserait sur le monde le flot incessant de son magma aqueux et sulfureux.
Un halo de soleil éclate dans ma tête.
Mon ventre est en feu.
J’ouvre de nouveau les yeux et le ciel me submerge.
Il se mélange à la terre et me donne l’impression d’être noyé par mes sens.
Le và et vient d’une mer en furie me fait haleter et perdre le souffle.
Mon cœur s’accélère et des petits cris sortent involontairement de ma bouche.
Comme un noyé qui cherche à happer l’air, je geins doucement à l’oreille de celui qui me semble être le seul rocher ou m’agripper.
L’orage passe.
Je sens une écume chaude me pénétrer.
J’ouvre la bouche et fais descendre mes mains le long de son bassin.
D’un geste lent il se libère du havre de mon corps pour me laisser caresser le lieu qu’il vient de quitter. Un sourire arbore comme un soleil nos deux lèvres.
Comme dans un rêve, une réalité plus terre à terre vient alors me tirer des nues pour me réveiller.
Rien n’a changé.
On est toujours dans cette cellule de l’hôpital de Charenton.
On est encore dans l’aile des aliénés pour femmes troublées.



Et le marquis s’éveilla dans un état de torpeur par delà toute imagination.
Il était secoué d’une envie qui lui triturait à la fois le corps et l'esprit.
Lui, qui reniait avec vigueur l'Esprit Céleste, le petit Robespierre d'argile, n’arrivait pas à comprendre pourquoi son esprit, plus encore les pensées de son cerveau, trahissait ainsi son corps.
-« Naturellement, ‘un’ additionné à ‘un’ faisant deux… », il ne concevait pas que l’un puisse se soustraire à l’autre.
- « Si mon esprit nie mon corps, je ne suis qu’un être de néant !!! Hors le néant ne peut être… ».
Et ainsi, il tournait en rond dans sa cellule en maugréant.

Rien ne pouvait être impossible à ces yeux.
Et pourtant la limite apparaissait.
ll ne pouvait pas sortir de son corps. Plus que les murs, sa prison était intime.
Elle était de chair et de sang.
Et condamné de droit civil, il était damné à y vivre perpétuellement…
- « Même l’autre, celui de Monte Christo à réussit à s’enfuir… ».
La rancune était tenace, il cherchait, cherchait comment se délivrer. Quoiqu’il fasse, pense et dise, il se sentait alors limité de feu en brut.
- « Il y a une solution !!! Papier, crayon !!! Vite !!! ».

Un garde le regarda avec soupçon.
- « S'enfuir dans le rêve...
Une pensée simple qui ne toucherait que le corps.
Mais cela n'entrerait- t’il pas alors en contradiction avec mes dogmes… et comment en jouir !!! 
Ahhhhhhh mortel paradoxe…»

Le marquis arracha sa chemise de coton et la posa à terre. Il prit une plume qu’il trempa dans les excréments d’un de ses anciens compagnons et commença à écrire.
Au bout de quelques sigles il s’écria.
- « Créer s'est s'inscrire dans la réalité. Moi je veux juste rêver. »
- « Fermer les yeux et voir le corps d'une femme » continua t’il.
- « Deux seins en forme de B coller sur mon Torse. », il marqua une pause puis reprit en chuchotant.

- « Les lettres s'enchevêtreront alors comme des corps dans une orgie de mots.
Et ces mots enfanteront des enfants, des enfants qui seront les projections de mes pensées. »

- « Je vais vous casser les dents... vous mordre...séparer une a unes vos dents de votre dentition.
Vos rêves rejoindront la réalité et le sang qui donne la vie lavera votre corps...
Peindre une nature vivante pour donner du sens à ma mort ».

Le garde entra dans la cellule et le frappa avec rugosité.
- « Sade, retirez vos mains de là. Bête à foutre que vous êtes, même dans un cloaque vous ne pensez qu’à vous agiter le guignon. Parmi les excréments, vous continuez vos singeries !!! La veuve aura raison de vous !!! Et maître Charles-Henri Sanson s’en délectera !!! Ceci est de salut public !!! »
Nouveau coup sur le marquis.
Celui ci était à terre, recroquevillé sur lui-même il riait comme un nouveau-né.

Agiter le guignon… Le mot fit rire le marquis.
Il éructa et le son de son rôt lié à la flatulence de l’endroit, se transforma en une lueur blanche qui par delà ses vêtements, illumina un court instant les ténèbres de sa prison, le délivrant de son corps et lui provoquant un plaisir au-delà de toute jouissance.

- « Et je suis sur que même en enfer, il y a toujours de la vie » dit-il alors en ramassant sa chemise et en la reboutonnant comme on ferme un livre, la collant ainsi à sa peau.

Je suis fatigué…
Plus moralement que physiquement…
J’ai longtemps marché pour trouver un désert. Mais à la place d’une étendue de sable, je n’ai vu que des mers de larmes. Avenir rouge ou noir, selon les horizons… Rarement mêlé de couleurs…souvent monochromes…
Pourtant, j’ai créé des mondes, je n’ai pas à en rougir. Là encore dans ma paume de main, quelques traces d’un univers passé subsistent.
Mais au fond, tout cela reste dérisoire…

Se battre. Non et non… Je n’ai plus à lutter pour vivre, je suis mort…bien mort !!!
Froid comme la mort, silencieux comme elle.
Quelques fois toutefois, ça et là me reviennent des bribes de vie…
Succinctement le silence qui gronde en moi se transforme alors en colère et il inonde mes veines d’un magma brûlant. Alors je me transforme, je perfore, hache et tue.
M’abreuve de la désolation conséquente que je sème ça et là autour de moi.
Puis, comme le jeu des saisons, inexorablement mon été se transforme en hiver…et une fine couche de cendre couleur neige, recouvre alors mes yeux… Le monde se ferme à moi et je m’enferme en lui.
Chut, écoutez…un vieux rêve semble reprendre vie là-bas…oui…je le vois… Il est porté par une légère mélodie… Laissons là parler…



Chapitre 01, ‘Apprendre à ne plus être…’
Lioubov n’en était pas à son premier coup d’essai.
Depuis qu’il avait découvert la nanotechnologie, il savait que son corps n’était pas inaltérable. Il désirai le vaincre, l’avilir, le tuer pour enfin en devenir maître.
A trois ans, on lui avait injecté dans le corps des micro-organismes pour venir à bout de son cancer. Depuis, il savait qu’il représentait l’avenir. Que le futur c’était lui.
Cette révélation avait fait naître en lui des questions avant-gardistes que ces contemporains se refusaient à voir. Il aimait les traduire de manière puérile et volontairement choquante à ces amis. Mais l’absence de réponse à ses questions le plongeait alors dans un profond malaise…

-« A quoi cela servait au final d’aller uriner après avoir mangé ? »
Mascarade !!!
- « De devoir faire l’amour pour se reproduire. »
Mascarade !!!
- « De devoir dormir pour pouvoir ensuite vivre. »
Mascarade !!!

Son premier implant personnel, Lioubov se le paya le jour de ces 16 ans.
Bébé éprouvette, il n’avait pas connu ces parents. Le gouvernement lui allouait en tant qu’unique tuteur une prime de vie mensuelle de 2 500$, et pour la date anniversaire de sa création, lui versait un bonus substantiel de 55$.
C’est grâce à cela qu’il put acheter cet implant… Grâce ou à cause de cela… Là où certains voient la grâce, d’autres voient une simple souillure…

Il l’acheta donc cet implant dans une petite boutique de la Gouvernator Avenue. Une boutique tenue par un émigrant chinois comme il y en avait tant… Quelques mots de spanglish, quelques dollars et la puce fut à lui. Pas besoin de carte d’identité à l’époque pour acheter ce genre de produit…non, pas besoin…
Le soleil brillait ce jour là sur la cité des Anges.
Radieux et heureux, Lioubov s’incrusta lui-même la puce capillaire sous la peau de son crane. Par ce biais, il allait pouvoir faire que ces cheveux ne poussent plus au-delà de la taille désirée. Sa propre volonté allait régir son corps.
Peu à peu, il allait domestiquer l’animal qui sommeillait en lui.
Les premiers jours, il ne réussit pas à la contrôler et il perdit tous ces cheveux.
Par la suite, force et abnégation lui permirent de les faire repousser et de leur imposer une taille réglementaire, satisfaisante pour sa volonté.
Tout cela était puéril, il le savait…mais le reste ne l’était-il pas…
Pourtant, il n’abandonna pas son idée de le vaincre, ce corps…

‘Extrait du journal de Lioubov…’
Pour le moment, j’ai réussi à insérer dans une partie de mes synapses de l'hémisphère droit quelques puces qui augmentent mes capacités. Je suis plus résistant que la moyenne suite à cette mutation et j'ai réussi à limiter ma demande calorique à un repas par jour.
Je ne fais plus l'amour et n'en ressens plus le manque.
Mes cheveux ont stoppé leur mutation. Ils restent stables à une taille que je gère via ma puissance mentale. De plus,  j'ai réussi à développer ma mémoire un peu plus que la normale. Cela  me permet de retenir les livres que je lis ainsi que les films que je vois d’une manière quasi instantanée...
Vous ne me croyez pas, voyez, j'arrive même à lire légèrement dans vos pensées…
Ne vous attardez pas sur moi, je ne cherche rien, je le trouve...

J’ai quelques larmes.
Elles gouttent sur mes joues striées par le temps.
Je suis vieux et ne devrai plus me laisser aller à ce sentimentalisme, non.
Cela ne correspond pas à mon rang. Les gens de mon peuple on confiance en moi et je les trahis en me laissant ainsi aller à pleurer.
L’eau qui vient du ciel est précieuse. Celle de mon corps encore plus…
Mais revenir ainsi sur cette histoire que j’avais enterré quelque part dans le cimetière de mon cerveau m’ébranle au plus haut point. Je serai hypocrite de le nier…
Cela fait des lunes que Lioubov est mort.
Cela fait des lunes que nous vivons encore ici, en Nouvelle Californie…

Qui sait…lorsque la force me reviendra, je reprendrai peut-être le cours de cette histoire.
C’est sur ce conte antédiluvien qui à fait que je suis, moi vieillard chassieux, tremblotant et pleurnichant devant vous…que s’est battit mon peuple.
Je pourrai passe la soirée à vous conter l’histoire de ce passé, ou de cet prolepse de futur qui n’est pas entièrement éloignée…
Une prolepse comme aimait à le dire Ludovic…une prolepse…
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Message par I am so sure le Sam 23 Mar 2019 - 0:06

.


Dernière édition par I am so sure le Dim 21 Avr 2019 - 16:04, édité 1 fois
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Message par Le Don qui Chante le Lun 25 Mar 2019 - 0:01

Z.C. = Laurie.
Le jour ou je n'écrirai plus içi sera le jour ou je l'aurai totalement oublié.
Elle me manque même si j'ai de nouveau une amoureuse dans ma vie. Pas pareil avec les morts...



Spoiler:
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Et enfermé dans ma chambre
Là ou l'air et la lumière sont viciées
Je repense à celle
Qui en elle m'a fait me sentir moi
Juste une fois...
Et depuis je me suis perdu
Je ne suis plus.
Plus.



Bises à Blackmail et Missmissarcenciel.
Puis Ours et Siamois. Et vous autre qui là dans mon cerveau valez plus qu'un lingot d'or.
Mickael car je sais que tu passera par là.
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Message par Miss aux yeux arc-en-ciel le Lun 25 Mar 2019 - 22:10

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Message par Le Don qui Chante le Ven 3 Mai 2019 - 10:25

Soleil, bière et Angleterre.
Je me sens étrangement bien.
Cela fait une semaine que je n ai pas eu besoin de mon traitement. Que je vis sans médicaments. Que je dors sans eux !!! Que je ne bois pas d alcool de façon excessif, mais en mode plaisir. Que je pense à Laurie tous les jours sans être triste. Cela est étrange. Et j ai une vie en pointillé car on m à filé 500 livres pour la semaine et que je me rends compte qu il faut se laisser vivre tranquillement sans penser trop à l avenir.

Dans un charity shop j ai acheté un vieux Subbuteo qui date de 1972.



J ai lu "Crépuscule" et je me suis ennuyé. Pour la première fois depuis longtemps je n ai pas manifesté le 1er Mai. Cela m a manqué mais je vais me rattraper le 8 mai.
Voir la France de l étranger. Cela me repose.
J ai envie de sexe mais pareil, pour une fois je me réserve. Je ne me suis que peu masturbé cette semaine.
Ce week end aussi je me rattraperai... elle sera là et en elle je me perdrai...



Doux est le temps
Simple est la vie
Quand on respire sans y penser
Quand on respire sans se presser
Lentement
Lestement
Comme une caresse sur un sein
Ou ton sourire au petit matin

Mon cœur s est retourné et d une main sûre et lourde je l ai arraché. Au pied d un arbre je l ai planté. J ai ensuite vogué dans le monde à la recherche de la mort. Sans cœur elle n à jamais voulu de moi...
Et un matin, je suis repassé au pied de l'arbre. Un pendu l ornait. Et à ses pieds un framboisier avait poussé. Je me suis sustancé de ses fruits et magie des magies, depuis je ressens un organe se développer là où mon cœur avait laissé une cavité.
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Message par Sâdhanâ le Ven 3 Mai 2019 - 12:59

subbutéo, souvenirs d'enfance.
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Message par Le Don qui Chante le Sam 4 Mai 2019 - 21:43

Je me sens étrangement bien.
Et j ai des envies de Cat Power.
Retour en France. Cela me fait étrange de reparler français.
Première bière pression, bière du Corbeau, putain que c est bon.
Et des envies de sourire aux gens.

Quelques cadeaux à distribuer. Un mug Mr Wrong. Des Guinness. Une robe en coton.
Et envie de sourire constamment aux gens.
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Message par Le Don qui Chante le Mar 14 Mai 2019 - 23:20


Dans les outres des draps gonflés
Où la nuit entière respire,
Le poète sent ses cheveux
Grandir et se multiplier.

Sur tous les comptoirs de la terre
Montent des verres déracinés,
Le poète sent sa pensée
Et son sexe l'abandonner.

Car ici la vie est en cause
Et le ventre de la pensée;
Les bouteilles heurtent les crânes
De l'aérienne assemblée.

Le Verbe pousse du sommeil
Comme une fleur ou comme un verre
Plein de formes et de fumées.

Le verre et le ventre se heurtent,
La vie est claire
Dans les crânes vitrifiés.

L'aréopage ardent des poètes
S'assemble autour du tapis vert
Le vide tourne.

La vie traverse la pensée
Du poète aux cheveux épais.

Dans la rue rien qu'une fenêtre,
Les cartes battent;
Dans la fenêtre la femme au sexe
Met son ventre en délibéré.
A.A.

Le Don qui Chante
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