[Parental advisor - Interdit aux -18 ans] Présentation musicale

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Re: [Parental advisor - Interdit aux -18 ans] Présentation musicale

Message par Sâdhanâ le Dim 27 Mai 2018 - 12:25

tu peux glisser dedans et avec,montagnes russes, tu en connais la géographie par tripes.Un trip c'est toujours bon pour le ventre.
Road trip urbain. Prends ma caisse. Elle roule à l'huile de frite.
bisous


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Re: [Parental advisor - Interdit aux -18 ans] Présentation musicale

Message par Sâdhanâ le Dim 27 Mai 2018 - 12:36

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Re: [Parental advisor - Interdit aux -18 ans] Présentation musicale

Message par Patate le Lun 28 Mai 2018 - 14:58

Mon petit pépère si tu viens te perdre à Paris en mode gentil, bien accompagné, pourrions nous nous retrouver ?
Une bière, un café, un pique-nique... fais moi zeegneu Wink
Bisous
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Re: [Parental advisor - Interdit aux -18 ans] Présentation musicale

Message par Miss aux yeux arc-en-ciel le Mar 29 Mai 2018 - 6:37

J'espère que ça va mieux pour toi depuis. Bisous
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Re: [Parental advisor - Interdit aux -18 ans] Présentation musicale

Message par Miss aux yeux arc-en-ciel le Ven 1 Juin 2018 - 15:52

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Re: [Parental advisor - Interdit aux -18 ans] Présentation musicale

Message par Le Don qui Chante le Mar 19 Juin 2018 - 22:38


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Re: [Parental advisor - Interdit aux -18 ans] Présentation musicale

Message par Miss aux yeux arc-en-ciel le Mer 20 Juin 2018 - 0:19

WOAW!
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Re: [Parental advisor - Interdit aux -18 ans] Présentation musicale

Message par I am so sure le Mer 20 Juin 2018 - 13:03

Medhi m a dit pour le porc, mais saucisse pour les grosses cochonnes... À l envers, à l endroit, ça fait veutjoui...r... Il faut que je me mette à la filoute, à la wifiloute..
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Re: [Parental advisor - Interdit aux -18 ans] Présentation musicale

Message par Invité le Mer 20 Juin 2018 - 13:38

qui a tué mon chien ?

toute cette violence sociale me fait froid dans le dos ;--)

merci pour cette découverte :-)




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Re: [Parental advisor - Interdit aux -18 ans] Présentation musicale

Message par Le Don qui Chante le Ven 29 Juin 2018 - 1:21



Mon corps n'existe pas.
Je le touche, il est là, il me limite.
Sans la main de l'autre je ne peux pas prendre conscience que je suis. Et dès que cette main me quitte je prends irrémédiatement conscience que je ne suis pas...
Vous me direz que de fait, cet inverse fait que je sais que je suis. Que j'existe, que mon corps me porte.
Mais l'équation alchimique entre l'être et le néant est plus compliquée que cela.
L'enfer est pavé de bonnes intentions.

Les différentes terminaisons nerveuses et combinaisons chimiques qui me composent entrent en guerre et une forme d'Hiroshima se déclenche en moi.
Le plus étrange est que ce mal inextriquable est difficilement compréhensible par autrui.
Alors on sombre dans les vapeur de l'Ether pour essayer de calmer ce corps qui vibre de tous son archet. Si encore la musique était belle, mais non, elle est grésillante comme un violon que l'on torturerait à l'infini. Sysyphe a sa pierre, j'ai mon corps...

Quand j'ai commencé par écrire que mon "corps n'existait pas" j'ai mentis.
Il existe mais il n'est pas moi. Il a des attentions des envies qui sont autres que moi. Il me porte par moment dans des chemins que je n'aurai jamais connu sans lui, mais la plupart du temps, il me fait sentir la dictature primaire de ses envies et de ses sens.
En ce moment j'ai envie de pleurer mais mon corps me refuse les larmes.
Je me sens comme le cris de Munch. Une forme informe qui simule l'image d'un cris mais qui au final ne provoque par elle même aucun son. Inutile et sans sens.
Sans parler des envies de manger, boire, déféquer, baiser qui sont autres que ma propre volonté.

J'ai passé l'âge du dualisme corps / pensée. J'ai l'âge d'une forme de finitude entre les deux. Mais chez moi c'est vain. Une forme de guerre las et physique qui fait que mon corps s'affronte non pas à ma pensée mais à mon être. Là est la nouvelle piste à creuser. Différencier l'être du corps et de la pensée. On peut être sans penser, à l'état végétatif... mais peut on posséder une pensée sans être possédé par un corps.
En ce point, je ne suis nullement chrétien. Chez moi le corps me posséde alors que chez eux, ils possédent un corps, la nuance est à la fois infiniment petite et grande à la fois.

Et si en ce moment je ne peux pas dormir, si je souffre d'insomnie, je sais qu'il suffirait d'apaiser mon corps par divers moyens chimiques pour y arriver. Ce qu'au final je vais faire. Mais là est la limite de ce corps sur mon être. Mon être n'a pas besoin de cela pour se suffir à lui même alors que mon corps me fait souffrir de par sa tension nerveuse et les pulsions qui l'habite.

Merde au corps.
Merde à l'esprit.
Vive l'être.


34 rue Duperré. Juliette est de sortie ce soir. Elle s'est maquillée non pas qu'elle se trouve moche ou laide, juste par jeu car cela lui rapelle le temps ou elle était petite et ou elle jouait à la princesse.
Elle se rends au "Carmen", un hôtel particulier construit en 1875 dans l’opulence architecturale des plus décadentes. Dedans elle se sent comme dans un tableau rococo de Tiepolo. Elle repense en passant les portes du Night Club à la première phrase d'Aurélien... "La première fois qu'Aurélien vit Bérénice, il la trouva franchement laide.". Et grace à la magie du maquillage sur sa peau, elle se sentait différente d'elle. Son corps lui devenait étranger, il était juste un objet à la mouvoir dans un monde ou sans mouvements l'on ne pouvait pas être.
C’est dans cet écrin de luxe classé monument historique que Georges Bizet aurait composé son célèbre opéra. Elle ressassait dans sa tête ces annectodte historique alors que dans le fond de la salle, un mort chanté "qu'il avait fait la cour à des murènes... l'amour... qu'elle n'atait pas née..." Plafonds immenses aux fresques moulées, colonnades sculptées, lustres en cristal scintillants, miroirs gigantesques étaient là pour rappeler le faste de l'époque révolue. Pour le peu que l'on ferme les yeux, dans le noir du moment on se serait cru dans une luxueuse maison close, ou dans un petit salon libertin du Marais parisien.

Le propriétaire de ce bar très select a laissé carte blanche au décorateur Antoine Plateau pour sublimer le mobilier décadent d'origine : lits dans les salons, cage dorée surélevée, fauteuils Renaissance, velours rouge omniprésent...

Alice, ne l'appellons plus Juliette, commande au bar un Gin Carmen.
Elle regarde autour d'elle les personnes passer. Et elle se demande si ces êtres se limitent aux corps qu'ils laissent percevoir ou si ils sont plus profonds que cela. Dans une glace elle se mire. Elle passe de l'autre côté du miroir et elle se demande le plus candidement possible si la robe qu'elle porte, ce ruban, ce tatouage que l'on ne voit pas mais que l'on perçoit sont elle(S) ou si ils ne sont que des objets ornant son corps.

Birdy Nam Nam

L'entracte est passée. Elle a une folle envie d'aller au toilette pour vider son corps. Les molécules d'alcool font effet. La déshydratation passe et le corps à défaut de s'assécher se vide. Assise sur la cuvette elle scrute son horizon. Une araignée grimpe lentement la façade en face d'elle. Elle ferme les yeux, l'araignée n'est plus. De fait elle se dit que l'araignée n'existe pas. Mais en rouvrant les paupière, l'arachnide réapparait quelque centimétres plus haut. Elle est. Sans yeux Alice se dit qu'elle n'aurait jamais prit conscience de cette réalité. Et instictivement elle tends alors un doigt vers l'arachnida. Un fréle instant elle la caresse et elle se dit que l'impact de son épiderme sur ce corps fait que cet chose existe. Et que sa pensée de part ses connaissance vient elle aussi insectivement de la nommer... Court instant primaire, elle hésite à l'écraser. Non...
Elle essuie soigneusement son anus et sort.
L'araignée quand à elle finit son ascension et elle disparaît dans les méandres du faux-plafond...



Mois de juillet
Mes juillets,
Merdes parmi les merdes
Il brille sans briller, sans parler
Putain de sa mère,
Mois de merde qui me chauffe la peau alors que le cœur est froid
Et il ne pleut pas
Il ne pleut plus
Pus

Mois de merde parmi les merdes
Enculé de sa mère
Fils de pute
Vas te faire enculer
Putain de moi de juillet de merde

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Re: [Parental advisor - Interdit aux -18 ans] Présentation musicale

Message par I am so sure le Mar 3 Juil 2018 - 18:30

Du courage. La grande Sophie.
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Re: [Parental advisor - Interdit aux -18 ans] Présentation musicale

Message par Miss aux yeux arc-en-ciel le Ven 6 Juil 2018 - 20:33

Joyeux Noël! Bisou câlin
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Re: [Parental advisor - Interdit aux -18 ans] Présentation musicale

Message par Le Don qui Chante le Sam 7 Juil 2018 - 10:35

Elles ne savent pas.

En violoncelle elles disent que la liberté à un goût, celui de la framboise, celui de l'Univers...
L'aminoacetonitrile (NH2CH2CN), le formiate d’éthyle (C2H5OCHO) et le propyl cyanide (C3H7CN) seraient les trois principales molécules composant l'Univers. Enfin selon ce que dit l'équipe de l’institut Max Planck chargée de comprendre comment s'est composé l'Univers... Rien que cela.
                 
Le formiate d’éthyle est la molécule qui a suscité le plus d’intérêt car on la retrouve en grande partie dans les framboises, et qu'elle est à l’origine de l’odeur du rhum.
Ce qui est évidemment incroyable dans cela, comme dans le fait qu'une femme peut donner la vie, c’est le fait de retrouver des molécules organiques connues dans l'Univers pour contribuer à développer la vie terrestre au beau milieu de notre galaxie.
Sans parler de panspermie, elles savent que le centre de leur être contrôle le monde... et qu'en accueillant les germes d'un autre corps elles peuvent elles aussi donner la vie...

Mais elles ne savent pas le coût de tous cela. Elles ne savent pas...

J'ai fait la saison
Dans cette boîte crânienne
Tes pensées
Je les faisais miennes
T'accaparer seulement t'accaparer
D'estrade en estrade
J'ai fait danser tant de malentendus
Des kilomètres de vie en rose
Un jour au cirque
Un autre à chercher à te plaire
Dresseur de loulous
Dynamiteur d'aqueducs
La nuit je mens
Je prends des trains à travers la plaine
La nuit je mens
Effrontément
J'ai dans les bottes des montagnes de questions
Où subsiste encore ton écho
Où subsiste encore ton écho


Dernière édition par Le Don qui Chante le Dim 8 Juil 2018 - 12:11, édité 1 fois
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Re: [Parental advisor - Interdit aux -18 ans] Présentation musicale

Message par Miss aux yeux arc-en-ciel le Dim 8 Juil 2018 - 11:50

A tous ceux qui aiment,  en mots ou en silence, à tous ceux qui sèment, ici ou ailleurs, à tous ceux qui partagent leur existence avec une personne précieuse..

Chérissez-la pour moi.

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Re: [Parental advisor - Interdit aux -18 ans] Présentation musicale

Message par Le Don qui Chante le Sam 14 Juil 2018 - 22:50

Quand souffle le vent
S'essouffle le temps
Les gens sont gris
Et moi j'en ris
Laisse même mes dents
Prendre le soleil
Je ramène ma fraise
Là où c'est triste
Je te prends la main
Sentir couleur
Structure culture
En auxiliaire


Le camping est un peu ma "madeleine" de Proust... Et encore, trempée dans de la 8.6, pas du thé mentholé...
Je m'y rends pour apprendre à mon fils à faire ce que je ne sais pas faire, communiquer avec les autres.
Au camping je me ressens pleinement dans ce que j'ai pu lire sur les personnes enfermées dans des camps d'internement. Pas de mort, il ne faut pas exagérer, mais d'internement. Mon grand père fut interné en Poméranie dans les années 40. Je n'ai jamais pu parler de cela avec lui. Mais par moment en camping j'essaye de comprendre ce que la promiscuité peut avoir comme douleur et comme cris d'internement.

"La vraie pauvreté c'est de ne pouvoir jamais être seul" - Hyvernaud

Cela m'éloigne et me rapproche de mon corps.
Je vois les gens dès le matin glisser devant moi comme si j'étais un fantôme ou l'ombre d'un arbre.
Juste par mon image ils ne comprennent pas qui je suis. Ils me jugent "poliment" et ils ne voient pas, juste ressentent le drame qui se joue en moi. En ce moment ou je tape ce mot ils passent. Et dans mon corps se rejoue à l'envers "le mythe de la caverne"...
" Ne me secouez pas je suis pleins de larmes"... Les gens pensent que l'on peut s'habituer à la douleur mais non. Je n'ai pas de vidéos de ma naissance mais je pense vu les stigmates que je porte que j'ai du hurler à plein poumons ma douleur.
Hier dans l’aqueusité de ma bière alors que le monde s'agitait autour de moi, je me suis fais la réflexion suivante.
Je ne suis pas croyant, je n'ai ni dieu et encore moins de patrie... mais si je devais le devenir je ne serait ni chrétien, musulman, bouddhiste, sataniste ou je ne sais quoi... sans parler du judaïsme... quelle connerie que cette religion. Le "peuple élu"... Mais en fait donc, je me disais si dieu est, nous sommes en enfer. Pourquoi un "être", une pensée à la fois volonté mais composée d'Ether aurait elle créé une chose telle que nous avec un corps de chair, mortel et soumit à la douleur ??? Si j'étais Dieu (et là je pose une majuscule), ma création serait parfaite et elle ne connaîtrait pas le concept de bonheur comme celui de douleur !!! Elle le vivrait pleinement et éternellement...
Pas besoin d'un autre corps pour se reproduire !!! Encore moins d'avaler de l’énergie pour soit même devenir mouvement et dépenser de l'énergie... C'est une connerie sans nom... Comme cette idée de croire en dieu. Et on batit des choses pour ce spectre, cette superstition alors que crève le monde... mais c'est un autre débat.

J'ai l'air de faire des rimes vivantes
On tourne
On valse loin du ciment
Les grands de ce monde je les calcule pas
Ça me fout la gerbe de voir la merde
Alors je me perds dans le fond d'tes yeux
Et je danse avec
Avec les deux
Allons plus loin
En autarcie
Voir comme c'est beau les ciels pluvieux
Qu'un jour plus vieux
Je puisse dire comme tout est beau avec le sourire
Et nique sa mère
Je veux la lumière
Je veux ce que j'ai pas
Des choses primaires

Ou alors si ce truc existe il ne doit supporter que le poids de mon mépris pour m'avoir créé si imparfait.
Même comme ci certains le disent c''est à son image. En peer to peer il n'a pas su me faire à mon image. Et c'est pour cela que je n'ai que pour dieu et pour ceux qui croient en ces superstitions que le mépris le plus infini. A leur image...

Et le jeu des ombres s'inverse... ils passent près de moi et me regardent d'un œil vitreux avaler un mélange café, bière et picon cuisiné hier soir. J'ai appris le jeu des bienséances. Je ne donne plus de moi l'image d'un dépravé mais l'odeur me colle encore à la peau. C'est long à effacer une odeur... on peut frotter avec de la graisse d'animal, de l'arsenic ou encore du sable. L'odeur colle à la peau et je n'en perd pas assez pour pouvoir comme cela m'en débarrasser. Une solution serait de la mélanger à une autre. De préférence celle d'une femme. J'ai déja eu une expérience, je parle d'expérience pour un rapport homosexuel... comme ci le reste n'en était pas... la limite de la bite dans le cul a agit sur moi comme un flic à un feu rouge. Je m'arrête. Je ne sais pas trop pourquoi car l'inverse, sodomiser ma compagne ne me dérange nullement.
On a beaucoup réfléchit à deux sur la question. Qu'est-ce qui peut procurer du plaisir dans la sodomie ? Posez un jour la question dans un repas de famille, comme moi vous rigolerez. Genre; "Qui pratique ici la sodomie ???" et demander candidement ; "Parce que je ne comprends pas ce qui me plait dans cette pratique..." ; le tabou, l'idée de mettre mon sexe dans le trou à merde... le fait qu'implacablement y'a pas d'utérus dans un anus ??? Je ne sais pas...

Et avec leurs chiens, l'attachement des personnes aux chiens et le transfert qu'ils opèrent dessus, comme si ils étaient des enfants est plus que malsain... Alors ils passent et je me dis que moi que même si je suis là, je ne sais pas ce que je fais là...
Je n'aime pas cette proximité et cette fausse fraternité de fausse tranchée. Entre campeurs on se comprends... en fait non, je me sens en monstre informe et difforme. Sans parler de leurs tatouages... comme des chiens, avec les puces en plus. Le miens je le cache il est sur l'épaule. C'est un peu mon calvaire. Le dernier qui l'a vu est mon kiné, et cette sophrologue qui m'a dit que je portais ma croix avec... une jolie tombe pour celle qui n'en a pas, qui s'est faite incinérée et qui au final à en trois mois plus marquée ma vie que le reste des personnes que je fréquente depuis mes quarante ans.
C'est étrange de voir sa propre mort dans les yeux d'une autre. Et plus encore dans ceux de la femme que vous aimez.
C'est une expérience décalée, dérangeante et séduisante.

Et ils passent, s'installent en me regardant vider mes bocks d'alcool.
Un couple remplace un couple et ils montent leur tente. Deux mioches, pas de chiens là. Ils se croient tous originaux mais ils sont tous fatiguement banals... J'ai même pas l'envie de les ignorer. Ma force d'être insipide est là. Finalement ils ne me dérangent plus. Ils existent mais ils n'ont pas pour moi d'essence. Corps sans être et sans enracinement. Je vais faire comme cette iranienne, creuser un trou et m'y coucher. Et quand les gens viendront me voir pour savoir par curiosité ce que je fais, je dirai que j'essaye ma dernière demeure.
A regarder les étoiles tout en m'urinant dessus. Une forme d'harmonie avec l'Univers...



"Pour en finir avec Eddy Belle Gueule".
Le père de mon père buvait beaucoup d'alcool, du pastis et du vin en cubi de cinq litres comme en boivent la plupart des hommes au village. L'alcool qu'ils vont chercher à l'épicerie, qui cumule en plus les fonctions de café et de débit de tabac, celle de dépôt de pain. Il est possible d'y effectuer des achats à n'importe qu'elle heure, il suffit de taper à la porte des patrons. Ils rendent service.
Son père buvait beaucoup d'alcool et, une fois ivre, il frappait sa mère : subitement il se tournait vers elle et il l'insultait, il lui lançait tous les objets qu'il avait sous la main, parfois même sa chaise, et puis il la battait. Mon père, trop petit, enfermé dans son corps d'enfant chétif, les regardait, impuissant. Il accumulait la haine en silence.

Pause.

La musique est là.
Elle résonne en moi de la même façon que Elle, résonne en Moi.
La lune est tombée et le soleil lui fait face. Car depuis que j'ai rejoins les étoiles elle ne me quitte plus. Et de sa douce voix elle envoute la voute céleste. Nous y sommes nous deux.
Et elle dort dans le silence.
Une mélopée de possibles.
Le silence.
L'air de ma vie dérobée...

Des corps. Ils sont humains d'apparence comme moi mais je suis pas comme eux. Pire, plus le temps passe et moins je ne sens en moi les similitudes qui apportent une forme de fraternité entre les être humains. Je n'ai aucun mépris à les fréquenter, je ne vaux pas plus ni moins, une sorte d'ethnologie et une légère peur à leur contact comme si ils refusaient d'aller au bout des choses. De réfléchir balayant d'un revers de main ; "tu es trop compliqué", ... la masse est dans l'adjectif "trop" qui dans leur bouche a le tocsin du mépris, du reproche.
Mais moi, je ne suivrais pas les drapeaux, les pays, je suis en un sens moins compliqué qu'eux. Mon monde n'a pas leurs frontières ou leurs limites. Mon monde se compose de corps et il définit une géographie du moment et de l'instant. Quand je ferme les yeux et dort, je cesse en un sens d'exister. L'internationalisme est une condition inextricable à l'existence. Sans cela la vie n'a de sens... ou alors de trop dangereux et absurde... Et tant qu'à faire, autant ajouter un peu plus de merde à la merde ambiante... d'absurde à l'absurde.
Le jour ou à la naissance, ou après... lors d'un concours ou je ne sais quoi l'on demandera aux gens de choisir leur nationalité, si je suis ou si je ne suis pas français... j'accorderai un peu plus de valeurs à ce concept qui pour le moment ne vaut pas plus que le temps du choix de mon caleçon le matin... Et encore, j'en porte de moins en moins souvent. Et je m’interroge de plus en plus sur l'utilité d'en porter. Sur le sens de leur utilité aussi bien individuelle, personnelle que sociale.

Le vent clair et l'esprit serein
Le chant du ciel
L'amour des chiens
L'amour d'ma mère
Ca me suffit pas
J'voudrais qu'elle aime
La terre entière
Mais ça les gens
Apprécient pas
Ils disent qu'il faut
Rester au pas
Des fois c'est sec
Comme une biscotte
On aime pas le mec qu'on est devenu
On se laisse berner par le jaune du toc

Et on regrette ce qu'on a perdu...
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Re: [Parental advisor - Interdit aux -18 ans] Présentation musicale

Message par tofmar le Dim 15 Juil 2018 - 6:39

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Re: [Parental advisor - Interdit aux -18 ans] Présentation musicale

Message par Le Don qui Chante le Dim 15 Juil 2018 - 10:26

Oh ! Vous êtes donc tout à fait lâche, Ferdinand ! Vous êtes répugnant comme un rat…
- Oui, tout à fait lâche, Lola, je refuse leur monde et tout ce qu'il y a dedans… Je ne la déplore pas moi… Je ne me résigne pas moi… Je ne pleurniche pas dessus moi… Je la refuse tout net, avec tous les hommes qu'elle contient, je ne veux rien avoir à faire avec eux, avec elle. Seraient-ils neuf cent quatre-vingt-quinze millions et moi tout seul, c'est eux qui ont tort, Lola, et c'est moi qui ai raison, parce que je suis le seul à savoir ce que je veux : je ne veux plus mourir.
- Mais c'est impossible de refuser le monde, Ferdinand ! Il n'y a que les fous et les lâches qui refusent le monde quand leur Patrie est en danger...
- Alors vivent les fous et les lâches !  Ou plutôt survivent les fous et les lâches ! Vous souvenez-vous d'un seul nom par exemple, Lola, d'un de ces soldats tués pendant la guerre de Cent ans ? ... Avez-vous jamais cherché à en connaître un seul de ces noms ? ... Non, n'est-ce pas ? ... Vous n'avez jamais cherché ? Ils vous sont aussi anonymes, indifférents et plus inconnus que le dernier atome de ce presse-papiers devant nous, que votre crotte du matin ... Voyez donc bien qu'ils sont morts pour rien, Lola ! Pour absolument rien du tout, ces crétins ! Je vous l'affirme ! La preuve est faite ! Il n'y a que la vie qui compte. Dans dix mille ans d'ici, je vous fais le pari que ce monde, si remarquable qu'il nous paraisse à présent, sera complètement oublié... A peine si une douzaine d'érudits se chamailleront encore par-ci, par-là, à son occasion et à propos des dates des principales hécatombes dont il fut illustrée... C'est tout ce que les hommes ont réussi jusqu'ici à trouver de mémorable au sujet les uns des autres à quelques siècles, à quelques années et même à quelques heures de distance... Je ne crois pas à l'avenir, Lola...

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Re: [Parental advisor - Interdit aux -18 ans] Présentation musicale

Message par Le Don qui Chante le Lun 16 Juil 2018 - 18:15

Rêve... Nonchalamment dans le sommeil éprouvant de ces nuits de chaleur, je parle avec une sociologue au téléphone. Je lui expose ma théorie fumeuse de hiérarchisation de l'espace dans le camping ou le soir même, je somnole... la théorie est en une dizaine de point et elle se veut hyper rationnelle. Le rêve me fatigue et quand je me réveille, il me faut du temps pour reprendre entièrement mes esprits et comprendre que tous cela n’était qu'un rideau de fumée. un rêve en soit...

Hier soir, je me baladais avec mon fils dans l'aile fortunée du camping. Ceux qui ont des mobil-home plus si mobiles que cela... A l’accueil pour rêver un peu en dehors des nuits non-étoilées, on peut voir le coût de ces constructions de fortune. Certaines peuvent aller jusqu'à 50 000 Euros.
Même avec un remboursement de 1000 Euros par ans, beaucoup de personnes du camping ou je suis ne pourraient jamais se payer ce type de résidences châteaux en mode Playmobil. Alors les flâneurs passent en fumant leurs roulées dans les allées et ils rêvent à mieux qu'ils n'ont... à l’inaccessible.

Là, un vieil homme sort légèrement aviné. Très sympathique. Et le phénomène du zoo s'inverse. D'observant je deviens avec mon enfant observé. "Allez la France". Silence gêné. Mon gosse comme moi on le regarde un peu comme on regarderait un corps humain disloqué devant nous. Arthur qui a l'habitude de voir son père alcoolisé comprends tous de suite le côté ubuesque de la situation. Je coupe le silence et inverse les valeurs en lui indiquant que dans une forme d'absolu je suis plutôt pour que la Croatie gagne afin de ne pas avoir à subir le chauvinisme racistes dédits français en cas de victoire...
Pas que les Croates soient moins racistes que les français... là je n'ai pas de doute... mais juste que je n'aime pas le nationalisme et le patriotisme... Et on s'en va devant le regard incrédule du type mon gosse et moi, cahin caha... jusqu'à notre tente de nantis.

Lors de ce retour la conversation s'engage avec l'enfant. En fait il me dit qu'il pense comme moi, que les français sont racistes et qu'il n'aime pas cela. Neuf ans... Mais en même temps il s’inquiète pour moi. Il a peur que demain je porte un maillot de l'équipe Croate et que cela tourne mal au bar du camping. La populace n'a pas la verve mais elle a des poings... surtout quand elle est avinée. Alors je lui explique que non, j'en ai rien  foutre de ce match et qu'au final si je souhaite en moi la victoire des Croates, c'est pour ne pas subir à plein nez la connerie des gens qui nous entourent. Et que leur "on a gagné" n'arrivent plus à me faire rire. Qu'ils n'ont rien gagné. Que la C.S.G. a augmenté, que mon salaire est figé depuis quatre ans, que les A.P.L. ont baissé, que pleins de choses... Si on gagné la coupe du monde et qu'en échange on ne payait pas d’impôts pendant un an, que la communauté internationale s'en chargeait pour nous, ou même simplement l'Europe, je me sentirai beaucoup plus investit par la chose. Hors là, voir des nantis comme moi courir après un ballon et se faire aduler par la plèbe, j'en ai rien à foutre...
C'est compliqué en cela d'avoir un père alcoolique, dépressif et asocial.

Ma mère fumait beaucoup le matin. J'étais asthmatique et de terribles crises m'assailaient parfois, me poussant dans un état plus proche de la mort que de la vie. Certains jours je ne pouvais pas m'endormir sans avoir l'impression que je ne me réveillerias pas, il me fallait mobiliser des efforts colossaux et indescriptibles pour remplir mes poumons d'un peu d'oxygéne. Ma mère, quand je lui disais que la cigarette accentuait mes difficultés à respirer, s'emportait, On voudrait nous faire arrêter de fumer mais toutes les merdes, toute la fumée qui sort de l'usine et qu'on respire, c'est pas mieux alors ce n'est pas les clopes le pire, c'est pas ça qui a changer quelque chose. Elle s'emportait et s'énervait sans cesse.
C'était une femme souvent en colère. Elle protestait dès qu'elle en avait l'occasion, toute la journée elle proteste contre les hommes politiques, les réformes qui réduisent les aides sociales, contre le pouvoir qu'elle déteste au plus profond d'elle-même.. Pourtant, ce pouvoir qu'elle déteste, elle l'appelle de ses vœux quand il s'agit de sévir : sévir contre les Arabes, l'alcool et la drogue, les comportements sexuels qu'elle juge scandaleux. Elle dit souvent Il faudrait un peu d'ordre dans ce pays.
Des années après, lisant la biographie de Marie-Antoinette par Stefan Sweig, je penserai aux habitants du village de mon enfance et en particulier à ma mère lorsque Sweig parle de ces femmes enragées, anéanties par la faim et la misère, qui, engagée en 1789, se rendent à Versailles pour protester et qui, à la vue du monarque, s'écrient spontanément Vive le Roi! : leurs corps - ayant pris la parole a leur place - déchirés entre la soumission la plus totale au pouvoir et la révolte permanente.

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Re: [Parental advisor - Interdit aux -18 ans] Présentation musicale

Message par Le Don qui Chante le Lun 16 Juil 2018 - 20:43

- Papa.
Rien qu'à entendre le mot moi qui suis déjà à nerf avec leurs drapeaux et chansons j'explose...
La revue que j'ai des mains vole et et s'éclate sur la toile de la tente.
- Y'a pas de papa. Pour qu'il y ait un papa il faut une maman, hors là tu la vois ou la maman ??? Dans ton cul ??? Nulle part, y'a pas de maman, donc y'a pas de papa.
Et mon corps se lève et il va de pièce en pièce en posant absurdement cette question.
- "Maman ??? Maman ??? tu es là, ben non tu n'y es pas. Ben oui y'a pas de maman.
- "Mais c'est qu'il va pleurer le petit. Hoooooooooooooooo risette, y'aura pire dans la vie. Et si l'autre connas... la bouche, langue et palais ne terminent pas le mot... n'est plus là, demande lui pourquoi. Et poses toi la question de savoir pourquoi y'en a plus de maman.

Scène de vie simple et brute de la vie d'une personne qui a "gagnée la coupe du monde" et qui de fait vie dans un monde merveilleux et sensuel, monde qui s'appelle France.
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Re: [Parental advisor - Interdit aux -18 ans] Présentation musicale

Message par Le Don qui Chante le Mer 18 Juil 2018 - 10:58

On yékatait donc sur le chemin du retour, quand juste à l'entrée de la ville, mes frères, pas loin de ce qu'on appelait le Grand Canal Industriel, on a reluché que l'aiguille de la jauge à essence était quasi dans les pommes, tout comme l'aiguille de nos « hah hah hah », et la bagnole toussait kapfft kapfft kapftt. Pas de quoi se faire un vrai mouron, cela dit, vu qu'une gare de chemin de fer clignotait bleu – oui non oui non – tout près. La question était de savoir si on laisserait la bagnole pour qu'elle soit sobiratée par les rosses ou bien, vu qu'on se sentait d'humeur genre pleins de haine et de meurtre, si on lui flanquerait une bonne toltchocke pour la balancer dans la viokcha flotte histoire de se payer un grand plesk bien fort avant qu'on tue la soirée. C'est ce qu'on a décidé ; on est donc sortis et on a desserré les freins et à tous les quatre on l'a toltchockée jusqu'au bord de cette dégueulasserie d'eau qu'on aurait dit de la mélasse mélangée avec des produits de trou de balle humain ; et après ça une dernière vraie toltchocke tzarrible, et la voilà dedans. On a dû se reculer à toute vitesse, crainte de voir la saloperie nous éclabousser les platrusques, mais ça a fait splassshhh et glouippppp elle s'est enfoncée en beauté.
Adieu, vieille droug, a crié Jo.
Et Momo a aimablement salué d'une grande esclaffe à la clown - « Heu heuh heuh heuh ». ensuite on s'est dirigés vers la gare, pour prendre



Écouter Schubert et Lully dans un camping situé dans la zone prolo et en voir ralentir leur marche pour écouter quelques notes d'un monde qui leur est étranger... c'est étrange à observer. Depuis quelques jours les hourras de la victoire sont changés en putains les bougnoules, ils font chier à gâcher la fête... Je suis trop fatigué pour aller discuter avec eux et leur dire que piller un supermarché pour voler même de l'alcool, la raison est peut être autre que de vouloir simplement gâcher une fête... Les riches n'ont pas à piller un supermarché pour s’enivrer d'alcool. Les pauvres si. En un sens ce pillage est une façon de vouloir faire corps avec la nation, de dire on veut en être. Mais en même temps... on ne peut pas en être... Le corps est broyé par les Lois définit par les riches. Macron le sait bien. En chemise au milieu des nantis du ballon rond il se sent à l'aise. Lui il a prévu son voyage en Russie depuis les demi-finales... et même si il invite des pauvres des quartiers / banlieue de Paris à l’Élysée pour assister à la fête, je ne dis pas participer, il le fait le jour même ou la veille. Car il sait bien que ces pauvres n'auront rien d'autre à faire de toute façon...
On ne peut pas l’appeler Manu car il incarne la fonction, mais faire un dab avec Pogba en manche de chemise, il n'y voit rien à redire. Il me fait penser à un sale gosse de riche qui a tout eu et qui aura tout le long de sa vie.
Ironie du sort, au dessus du magasin pillé on peut lire la banderole "Régalez-vous les soirs de matchs"... en un sens c'est ce qu'ils ont fait...


La nouvelle était tombée du ciel. Elle avait fait le tour du village en quelques heures. L'effet d'une bombe sur cette petite bourgade du N. de la F. Le temps lui était au soleil.. Il avait séché ses larmes avec pudeur et il rendait hommage à la défunte à sa manière. Pas de pluie mais une chaleur à faire fondre ****. Le climat estival associé à cette nouvelle donné une atmosphère presque surnaturelle au lieu. Si aux coins de rue on pouvait s'attendre à voir des chats faméliques courir sur un sol couvert de poussière ou se réverbérait le soleil, l'image d’Épinal se voyait faussée et ça et là, des chats-mi-gras, obèses, bien nourris en somme se déplaçaient avec grâce pour prolonger cette triste nouvelle.
Suzanne était morte et son époux Arnaud se trouvait de facto-seul.
Le 33 impasse des jonquilles n'était plus pour eux une terre d’accueil. Adieu tournée de lait et autres friandises félidés. Le chien allait redevenir maître de la maison. La brave "Sémillante" allait tranquillement sur les routes depuis la mort de sa maîtresse. Elle comprenait que quelque chose se jouait sans pour autant se l'expliquer.
Empédocle s'est noyé dans le feu de l’Etna... les deux principes découvert par lui, l'Amitié et la Haine, qui règnent cycliquement sur l'univers ont de ses cendres engendrés quatre éléments. L'eau, la terre, le feu et l'éther se sont émancipés. Et si l'Amitié est une force d'unification et de cohésion qui fait tendre les choses vers l'unité. Et si la Haine est une force de division et de destruction qui fait tendre les choses vers le multiple. Au lieu de s'unir et de ne recomposer plus qu'un, ces éléments se sont affrontés... et de nouveau divisés... Everybody knows...

Everybody knows that the dice are loaded
Everybody rolls with their fingers crossed
Everybody knows the war is over
Everybody knows the good guys lost
Everybody knows the fight was fixed
The poor stay poor, the rich get rich
That's how it goes
Everybody knows




Et elle y était parvenue, ça avait été son métier plusieurs années. Elle rentrait et elle nous décrivait comment les personnes âgées chez qui elle travaillait, surement à cause d'une espèce d'instinct animal, basculaient dans des états sans nom, comme si elles voulaient faire payer leur mort prochains aux autres, comme si laisser un souvenir infect de leur vie avait pu rendre l'idée de la mort plus acceptable ; elles brisaient tous dans la maison, elles arrachaient des nappes, fracassaient les souvenir sur le sol, projetaient de la vaisselle contre les murs. "Pis tous les jours ça recommençait. Tous les jours elles faisaient voler les bibelots dans tous les sens, les cadres, les boules de neige de Lourdes, les sets de table qu'elles avaient ramenés de vacances. Elles broyaient tout, elles défonçaient tout. Elles poussaient des hurlements de foldingues..."

Les mensonges m'ont sauvés la vie plus d'une fois. Si j'y réfléchis beaucoup de moments de liberté dans ma vie ont été des moments ou j'ai pu mentir, et par mentir j'entends résister à une vérité qui essayait de s'imposer à moi, à mes tissus, à mes organes, à mon corps en son entier... En fait, à une vérité déjà établie en moi, parfois depuis longtemps, mais qui avait été établie en moi par les autres, de l'extérieur, et je me rendais compte que les mensonges étaient la seule force qui m'appartenait vraiment, la seule arme à laquelle je pouvais faire confiance, sans condition.
Mon rejet de l'orthographe vient de façon ontologique de là. Le refus de la vérité imposée par d'autres que moi, ou alors, leur digestion et leur réinterprétation par mon corps et ma pensée. Confondre le 'est" et le 'et' n'est en soit pas anodin... On mélange son être à d'autres coordinations qui nous absorbent et un sens nous font de fait disparaitre... Si l'humour est la politesse du désespoir, les scories sont chez moi le désespoir poli d'un être en recherche de sa propre subconscience.
Je suis tombé sur cette phrase de Hannah Arendt : "Autrement dit, la négation délibérée de la réalité - la capacité de mentir - et la possibilité de nier les faits - celle d'agir - sont intimement liées ; elles procèdent l'une et l'autre de la même source : l'imagination. Car il ne va pas de soi que nous soyons capable de dire "le soleil brille", à l'instant même ou il pleut [...] ; ce fait indique plutôt que, tout en étant parfaitement aptes à appréhender le monde par le sens et le raisonnement, nous ne sommes pas insérés, rattachés à lui. Nous sommes libres de changer le monde et 'y introduire de la nouveauté..." Ma guérison des autres et du corps est venue de cette possibilité de nier la réalité.
Et le monde tourne ainsi. Certains croient en dieu, d'autres se focalisent sur des idées politiques pour changer le futur en construction, quoiqu'il en soit, ils nient tous la réalité humaine d'un corps limité qui secondes à secondes se déconstruit en même temps qu'il se régénéré.
Chaque matin, quand je me frotte avec le plat de la main les cheveux et que des cellules mortes tombent de ma tête... on les nomme pellicules... j'ai l'impression d’assister à une hécatombe au sens grec du terme. Mon corps se régénère en même temps qu'il se décompose devant mes yeux. Et que penser alors lorsqu'on à un enfant et qu'on l’élève seul car la mère n'est plus là... La responsabilité de cet être qui grandit, se compose, se structure en même temps qu'il se décompose et meurt est insoutenable. C'est un peu comme dans les prisons soviétiques ou l'on imposait aux prisonniers de devenir à leur tour bourreaux sur d'autres prisonniers afin de les détruire pour ensuite les libérer...

Il reste qu'à l'intérieur une autorité nous réclame
Dans le plus grand respect des formes obligé de dire de la merde.
Tu sais tout les langages sont sales, tu sais aucune voie n'est royale.
Reste à localiser le mal et rendre l'obscène supportable.

De l'indirect et des mots d'ordres et les masses témoignent
De l'indirect et des mots d'ordres, ouais du majeur, Ô du normal.
De l'indirect et des mots d'ordres et de l'équilibre dans la structure.
Voilà pour la vie, voilà de la mort, reste à décalquer les standards.

Tous les noms de l'histoire défilent en meute à travers toi.
Repère identitaire oblige, l'étrange n'essuiera que ses larmes.
Quand le dernier des comédiens aura filmé sa propre mort.
Peut être pourra-t-on enfin renvoyer les dieux dans leurs cimetières…

Il reste qu'à l'intérieur une autorité nous écrase.
Dieu n'est pas mort on a climatisé son cadavre.
Il reste qu'à l'intérieur une autorité nous écrase.
Tout les langages sont sales tu sais, tout les langages sont sales….

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Re: [Parental advisor - Interdit aux -18 ans] Présentation musicale

Message par Le Don qui Chante le Jeu 19 Juil 2018 - 11:15



La nuit précédant ta visite de "l'île des Lépreux" j'ai eu un sommeil plus qu'agité.
Avant de me coucher un fait aurait du me mettre la
Puce:
Very Happy Puce, lépreux, ah ah ah... Very Happy  
à l'oreille.
Alors que je regardais les étoiles l'instant d'un battement de pupilles elles s'évanouirent sans aucune raison.
A leur retour, un nouveau soleil avait prit part à leur danse. Il venait, à lui seul désorganiser les constellations et par cela l'ordre du Cosmos.
Les Dieux rugirent. De son trône Zeus essaya de le foudroyer mais comme par magie, son arc électrique ricocha sur l'astre et il alla se perdre dans l'infinité de l'Univers.
Créé sans l'accord de l'Olympe, révolutionnant la cosmographie du monde antique, cette étoile se mit alors à m'hypnotiser et à m'attirer à elle.

Cette étoile brillait autant que la lueur de ton regard...
Elle dégageait autant de chaleur que l’éclat de tes yeux... Et une fois entièrement tourné vers elle, concentré en elle je me suis rendu compte qu'elle m'était plus que familière. Une voix grondante, grandiloquente à en faire trembler l'Erébe se mit à résonner dans mon cerveau. Elle m'interdisait d'effectuer le voyage jusqu'à ce nouveau centre de l'Univers. Je n'y pris pas garde et sans m'en rendre compte, mon sexe se dressa, se mit à grossir, durcir tout en m'entrainant en douceur vers elle. Jetant un regard en arrière, je vis quelques Satyres sortirent de leur bois et lever vers moi leurs lances en guise de hourras.
A la vitesse d'une comète déchirant l'Univers, j'arrivais vers toi.

Comme dans des rites anciens mes mains commencèrent à glisser sur ta peau, à la caresser. Ma langue humecta ton épiderme et je sentais en posant ma main sur ton ventre le souffle de ta respiration changer de rythme. Il haletait. Comme si une cithare était dans mes mains je me mis à jouer de ton corps. Nerf à nerf à l'accorder pour lui faire jouer la plus douce et belle des mélopées.
En posant ma main sur ta poitrine je sentais battre le cœur de ton être.
Instinctivement je me mis à la caresser, à mordiller l'aréole de tes seins. Ma langue sentait tes mamelons durcir et le rythme de ta respiration accélérant, je me sentis enhardi a descendre ma main vers ton vagin. Il était à la fois humide et ouvert. Mon majeur s'y glissa sans difficulté et je ressentis grâce à lui la douceur de ton être. Une main m'attrapa les cheveux et en douceur doublé d'une force pleine de conviction, elle dirigea mon visage vers ton sexe. En fermant les yeux je me mis à le laper, à y boire à pleine bouche la cyprine qui s'y écoulait. Plus je glissais ma langue sur les contours de tes lèvres, plus je me sentais rajeunir. Et plus les grondements de l'Univers disparaissaient en laissant place à des râles de plaisir.

Dans un mouvement de révolte mon sexe me redressa. Puis il pénétra le plus lentement ce Con ouvert pour lui. Millimètre par millimètre, centimètre par centimètre, mon gland entra en toi. Il se mit à glisser sans obstacle dans ton corps. Nos bouche se lièrent et dans cet orgasme
constellaire nous donnèrent naissance à cette nouvelle constellation qui depuis porte ton nom.

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Re: [Parental advisor - Interdit aux -18 ans] Présentation musicale

Message par I am so sure le Jeu 19 Juil 2018 - 15:23

Si c est le programme du bac sept 2018 juin 2019 je vais passer mon bac avant mon test qi. C est quel bureau du cul hep pour ce à dada hue hue madame de l accueil de l Université ? Oui oui je veux le passer sur le dart, euh le tard pardon. J espère que je l aurai avec mention. cat

On se souviendraps de ceux qui comète un cri...meuh... C est pas moi m'sieur c est les innocents.
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Re: [Parental advisor - Interdit aux -18 ans] Présentation musicale

Message par Le Don qui Chante le Sam 21 Juil 2018 - 0:08

Ne pas se tuer, se détruire...

C'était le titre d'une note sur le blog de quelqu'un qui a disparu de la circulation et que j'aimais énormément.
Son blog, c'était Heliocoeur.
C'était violent, âpre, intègre, sans concessions, sans mièvrerie... effrayant aussi... mais pas plus que moi.
Il me manque. Vraiment.

Quand j'avais lu cette note, j'avais été partagée entre le fou-rire nerveux, l'attraction morbide et une tristesse tellement profonde que j'avais l'impression de sentir mon coeur se déliter en lambeaux, en charpie, en bouillie informe et sanguinolente.
Il y avait à la fois tant de distance et aucune, là-dedans.

Ça donnait ça :

Ne pas se tuer, se détruire

J'ai trouvé un nouveau jeu...un sucre, une cuillére, une bouteille d'absynthe, de ricard ou alors si y'a rien d'autre de Vodka. On pose un valium sur le sucre, on en trouve partout des Valium, suffit de savoir chez qui chercher...où alors, on peut prendre un xanax à la place du Valium...bref, on va pas chipoter là dessus...

On pose le Valium sur le sucre qui lui même est posé sur la cuillére. On verse ladite boisson avec douceur et volupté. Sensuellement, avec amour... Puis, une fois 1/3 du volume versé, on craque une allumette et on fait flamber le sucre et le valium enssemble, dans une petite flambée d'alcool. Puis, on laisse goutte à goutte tomber dans le fond du verre cette petite mixture.

Il se peu que l'alcool du verre flambe. Ne pas paniquer et en profiter pour avaler cul sec la mixture. Un, deux, trois verres ainsi et l'on se détruit sans se tuer. Plus de problémes, plus de corps, plus d'âme...rien que des sensations...

J'ai pas de Valium ou autres Treets de la morkitu©️ même pas, sous la main (tricarde pour ce qui est du corps médical qui m'a marquée au fer rouge ou de la marque des lépreux), faudrait que je reparte dans la complication des commandes Mexican and offshore Pharmacies, leurs tarifs prohibitifs... bref, la galère de l'année dernière, de l'été où Bertrand a explosé en plein vol et où j'ai fait pareil... même plus la force.
Ça marcherait avec de la mort aux rats ou du tue-fourmis ?

Heliocoeur, tu me manques.
http://kotinosghost.canalblog.com/archives/2004/06/26/44977.html

Un vieux blog... c'est marrant de lire des gens parler de soit... Maintenant j'en serai plus à cela...
Au final, j'ai marqué des vies...



Dernière édition par Le Don qui Chante le Sam 21 Juil 2018 - 0:27, édité 1 fois
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Re: [Parental advisor - Interdit aux -18 ans] Présentation musicale

Message par Le Don qui Chante le Sam 21 Juil 2018 - 0:13

J’ai mille couteaux dans le ventre
Tendus vers l’intérieur et l’extérieur de mon être.
Et qui dans l’intérieur d’un pare être
Font que je me carapace
d’être mon être.

Regardez cette hêtre.
Si il lâche la horde et les laisse fendre le bois
Soit
ils se ruent sur lui.


Sentez.
Si il baisse la garde et les laisse couper l’air
C’est
Sur moi qu’ils tendent à entrer.

J’ai mille couteaux dans mon être.
Que faire ?
Aiguiser le silence…


25 décembre.

29 mars.
25 février.
19 mai.

07-10 juillet.

10 octobre.
Anniversaire.

Rupture.
Anniversaire.
Naissance, je ne fais pas redondance.

Rencontre / Mariage.
Pendaison.
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Re: [Parental advisor - Interdit aux -18 ans] Présentation musicale

Message par Bimbang le Sam 21 Juil 2018 - 1:32

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Re: [Parental advisor - Interdit aux -18 ans] Présentation musicale

Message par Miss aux yeux arc-en-ciel le Sam 21 Juil 2018 - 9:35

J'aime aussi quand tu écris sans concession car tu es au plus proche de ta vérité de l'instant, c'est juste les émotions ressenties en te lisant qui parfois sont douloureuses, comme l'écrit si bien cette femme.

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