folie et génie : le lien est avéré

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folie et génie : le lien est avéré

Message par Invité le Jeu 11 Aoû 2016 - 11:12

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Re: folie et génie : le lien est avéré

Message par Gigi le Jeu 11 Aoû 2016 - 12:00

Quentin S a écrit:Là ou ca devient amusant , c'est que les allèles liés à un plus haut niveau d'éducation et à l'intelligence de 2 des 3 snp augmentent également très légèrement le risque de maladies mentales, spécifiquement : trouble bipolaire pour rs9320913 par dose d'allèle A et schizophrénie pour rs11584700 par dose d'allèle G.[/size]

http://www.nature.com/nature/journal/v533/n7604/extref/nature17671-s1.pdf

je cite :
"We find various interesting patterns that warrant future investigation. Several SNPs that are
associated with an increased chance to obtain higher education are also associated with an
increased likelihood of bipolar disorder or schizophrenia
. For schizophrenia, several of these
SNPs that have sign-concordant effects with EA survive Bonferroni correction (rs11588857,
rs2245901, rs2992632, rs6739979, rs7306755
)"

Question naïve : est-ce que les études mettant en évidence ce type de lien statistique regardent (si c'est possible ?) les dépendances / indépendances possibles entre les différents "effets" ?
Je veux dire : on pourrait imaginer qu'une combinaison génétique particulière puisse favoriser une amélioration des fonctions cognitives, et une autre l'augmentation du risque de trouble mental, et qu'il y aie des éléments communs entre les deux, sans pour autant que ces éléments communs ne soient suffisants pour l'un ou l'autre des effets, non ? On a les moyens de vérifier ce genre de choses actuellement ?

Quentin S a écrit:
C'est assez paradoxal quand on sait que les personnes atteintes de ces troubles ont des déficits cognitifs (attention, mémoire de travail...) plus ou moins sévère à certains stades de leur pathologie. Pourtant , l'idée populaire que la " folie ", la " créativité" et/ou le " génie" vont de pair n'est pas complètement erronée. Il a été reporté que des personnes au QI élevé présentent des épisodes psychotiques ou maniaco-dépressif.

Je veux bien la référence que ce dernier point, merci.

De mon côté, j'ai plutôt vu des résultats négatifs sur une éventuelle prévalence plus importante des troubles mentaux dans les populations à QI plus élevé.
Exemples :

Francis, R., Hawes, D. J., & Abbott, M. (2016). Intellectual Giftedness and Psychopathology in Children and Adolescents. Exceptional Children, 82(3), 279‑302. http://doi.org/10.1177/0014402915598779
Résumé article:
Using a systematic search strategy in which intellectual giftedness was operationalized in terms of IQ score, the authors examined evidence from studies reporting on associations between this aspect of giftedness and psychopathology. A total of 18 studies met the inclusion criteria: compared gifted (IQ ≥ 125) and nongifted (IQ = 90–110) peers or used IQ as a continuous variable (IQ = 90–125+) and used empirically validated psychopathology measures. Overall, results indicated that gifted children demonstrate superior socio-emotional adjustment and fewer behavioral difficulties than their typically developing peers. Issues that may bias the findings in this direction are highlighted, including the tendency to select participants from gifted programs. Some socio-emotional and behavioral difficulties associated with giftedness were found when dimensions such as levels of giftedness and ethnicity were considered. Recommendations for future research include the use of adequate sample size, longitudinal studies, individually administered cognitive abilities tests, and specific age-appropriate psychopathology measures; and testing interaction effects between variables, such as age, ethnicity, and gender.

Guénolé, F., Louis, J., Creveuil, C., Montlahuc, C., Baleyte, J.-M., Fourneret, P., & Revol, O. (2013). Étude transversale de l’anxiété trait dans un groupe de 111 enfants intellectuellement surdoués. L’Encéphale, 39(4), 278‑283. http://doi.org/10.1016/j.encep.2013.02.001
Résumé article:
Le surdon intellectuel – aussi appelé « précocité intellectuelle » ou « haut potentiel intellectuel » – chez l’enfant est souvent considéré comme un facteur de risque psychopathologique. Le but de cette étude était de mesurer l’anxiété trait – envisagée comme un marqueur psychopathologique général – dans un groupe d’enfants surdoués et de le comparer à la norme.
Cent onze enfants ayant un quotient intellectuel supérieur ou égal à 130 ont répondu à la version française de la Revised-Children's Manifest Anxiety Scale (R-CMAS ; 33).
Les scores moyens à la R-CMAS et ses sous-échelles ont été comparés aux données normatives françaises (33) par le calcul d’intervalles de confiance à 95 %. Les proportions des enfants ayant obtenu des scores et sous-scores supérieurs aux seuils d’anxiété ont été comparées aux mêmes données normatives par des tests du Khi2.
Les intervalles de confiance obtenus pour la totalité du groupe étudié et selon le sexe et l’âge, ainsi que les comparaisons pour les scores et sous-scores excédant les seuils, indiquaient que l’ensemble des résultats ne différait pas statistiquement des valeurs normatives.
Le niveau d’anxiété trait chez les enfants surdoués étudiés ne semble pas excéder celui de la population générale. Cela ne tend pas à confirmer l’hypothèse selon laquelle le surdon intellectuel chez l’enfant constituerait un facteur de risque psychopathologique. Pour autant, des études supplémentaires seraient nécessaires afin de mieux caractériser ce risque chez les enfants surdoués.

Quentin S a écrit:
Je n'ai pas le choix de regarder, je DOIS vérifier.
https://i.servimg.com/u/f35/19/35/54/37/rs190610.png


Je suis homozygote A sur rs1906252
Je vous laisse... j'ai encore 73 variants à passer au peigne fin, ma mère a été diagnostiqué bipolaire début juin...

Et je dois demander : comment se fait-il que tu aies accès à ton génome ?  (cool !)
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Re: folie et génie : le lien est avéré

Message par Invité le Jeu 11 Aoû 2016 - 16:39

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Re: folie et génie : le lien est avéré

Message par Invité le Jeu 11 Aoû 2016 - 17:26

il faut nuancer bagage génétique et expression du bagage selon moi

je pense que le génie est proche de la folie davantage pour le mode de réflexion engendrée que par une espèce de fatalité génétique même si je conçois que pas mal de gens intelligents puissent avec un background génétique potentiellement à risque

la cyclicité est assez commune chez de nombreux zèbres et les épisodes dépressifs aussi , cependant cela existe aussi chez les np

par ailleurs au delà d'un seuil le zèbre est mieux équipé pour contrer ces cycles dans certaines circonstances

je pense que la folie est également mal définie, c'est quoi être fou, la norme sociale et intellectuelle de ce qui est la norme fluctue selon les pays et les époques, il n'existe donc pas un standard de "sanité"

par exemple si je causais du voyage vers la lune à une type du 16 ième siècle il est clair que j'aurais de graves ennuis

la norme est aussi définie par les connaissances moyennes connues des masses, et non des connaissances effectives

l'écart entre connaissances moyennes des masses et connaissances effectives est un bon indicateur d'éveil collectif et d'intelligence collective associée

la norme ainsi peut être brutalement basse dans un pays illetré globalement plus que d'autres, dans ce type de pays on se fera donc aisément plus vite passer pour un fou

par ailleurs paradoxalement dans un pays évolué relativement parlant mais dogmatique soit politiquement soit religieusement, la norme pourra être modifiée pour écarter une série de savoirs perturbants, on pourra donc aussi plus facilement être déclaré fou dans ce type de pays avec une connaissance communément admise dans d'autres

si on parle de la folie consistant à être déconnecté du réel, et de se fabriquer son propre monde, elle est effet probablement plus génétique et en lien avec les relations sociales et les expériences sociales

le syndrome de l'hermite ou du naufragé donne un indice en ce sens

se couper du monde peut déconnecter des règles sociales et culturelles communément admises

mais enfin monsieur cela ne se fait pas

cela peut être pire en cas d'absence totale de morale ou de contraintes , ou de perte de ces repères là

si on n'a jamais appris à quelqu'un que tuer était mal sans doute cet acte sera plus possible dans certains cas, mais être isolé du monde n'est pas si courant, pas à ce point

sauf si médicalement l'esprit fait son propre barrage en effet

qu'il y ait donc des prédispositions à disons se déconnecter d'un certain réel communément admis comme normalité je n'en doute pas, qu'elles se réalisent au point de rupture je n'en suis pas certain

disons qu'il existe sans doute un continuum de sanité en quelque sorte

et pour les génies, la capacité d'aller plus loin ou dans des zones de réfléxion non suivies par les masses donne un risque clair de décrochage du réel par enthousiame ou logique interne propre

entrainé en quelque sorte par son propre mode de fonctionnement

il existe donc finalement plusieurs sortes de folies comme il existe plusieurs sortes de génie selon moi




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Re: folie et génie : le lien est avéré

Message par Invité le Jeu 11 Aoû 2016 - 22:14

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Re: folie et génie : le lien est avéré

Message par Invité le Ven 12 Aoû 2016 - 20:03

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Re: folie et génie : le lien est avéré

Message par Gigi le Lun 15 Aoû 2016 - 10:53

Merci Quentin pour les explications. Je ne savais pas que le séquençage était devenu aussi abordable, c'est impressionnant !

Sans formation sur la génétique, j'ai un peu de mal à suivre toutes les références que tu donnes, donc j'apprécierais beaucoup si tu avais un moment pour nous expliquer un peu ce que permet aujourd'hui la recherche en génétique, comment se font les recherches actuellement. Déjà, je crois comprendre qu'on en est à analyser de grandes cohortes ?

En informations à la fois introductives et qui donnent une bonne idée de ce qui est possible en termes de liens génétique / fonctions cognitives, j'ai trouvé très bien les articles de Franck Ramus, par exemple :

Ramus, F. (2012). L'intelligence humaine, dans tous ses états. Cerveau & Psycho L'Essentiel n°9, février-avril 2012, 4-8. http://www.lscp.net/persons/ramus/docs/C&P12intelligence.pdf
Ramus (2012) a écrit:Ce que l’on nomme l’intelligence générale est simplement une propriété émergente, résultant de la cascade de facteurs environnementaux, génétiques, cérébraux et cognitifs qui influent sur la performance aux différents tests.
[...]
Plus une mesure – cérébrale, cognitive ou comportementale – est éloignée du gène dans la cascade des facteurs causaux, plus elle est influencée par de nombreux gènes et plus son lien avec un gène particulier est ténu. Une variation génétique a plus d’effet et est donc plus facile à détecter statistiquement quand elle touche une propriété cérébrale plutôt qu’une fonction cognitive, et a fortiori qu’un score dans un test comportemental.

Quant au QI, si, comme nous l’avons expliqué, il ne reflète pas une propriété biologique ou cognitive donnée, mais une statistique émergeant des performances à de multiples tests, on comprend que son lien avec chaque gène soit encore plus distant, indirect et faible que celui d’une fonction cognitive. À peu près tous les gènes qui s’expriment dans le cerveau influent certainement sur les scores de QI, et l’ensemble de ces gènes explique une grande partie des différences de QI ; mais chaque gène pris individuellement n’en explique qu’une part infime. Seules des études comprenant des dizaines, voire des centaines, de milliers de participants pourront révéler de façon statistiquement fiable des effets aussi faibles.

Ramus, F. (2008). Influences génétiques sur le développement des fonctions cognitives. Texte de la conférence donnée au Congrès de l'AFEP "Précocité Intellectuelle et Apprentissages", Paris, 2/02/2008. http://www.lscp.net/persons/ramus/docs/AFEP.Ramus.2008.pdf

Ramus (2008) a écrit:En  génétique,  on  cherche  toujours   des  facteurs  génétiques  dont  les   variations  peuvent  induire  des  variations  du  phénotype  dans  la   population.  Mais  on  peut  regarder   différents types de variations.  

On peut s’intéresser à la variation pathologique. C’est-à-dire : quels sont les facteurs génétiques qui font qu’une partie de la population se retrouve dans la queue de la distribution plutôt qu’au milieu ? Mais on peut aussi se demander: quels sont les facteurs génétiques dont les variations peuvent induire de la variation au cœur de la distribution ? C’est une question différente. Il est parfaitement possible et concevable que la réponse à ses deux questions soit en partie la même. C’est-à-dire que les mêmes facteurs génétiques aient des variations qui influencent à la fois les pathologies de l’intelligence et les variations dans l’intelligence normale. Mais il peut aussi y avoir des différences. En fait, la recherche montre des différences extrêmement importantes. Pensez qu’il y a déjà environ 300 gènes qui ont été associés de manière fiable à différentes formes de déficience intellectuelle. 300 gènes, c’est énorme. Là les données sont extrêmement solides. Pourtant, on peine à trouver des gènes qui sont associés aux variations normales de l’intelligence, dans le cœur de la distribution. Pourquoi une telle différence ?

Premièrement, il y a simplement une facilité méthodologique dans la déficience intellectuelle, qui est que l’effet qu’on observe est massif, et donc facile à détecter. Il est beaucoup plus facile à mesurer, et les phénomènes qui se produisent sont beaucoup plus catastrophiques à tous les niveaux, à la fois au niveau génétique, au niveau cérébral, et au niveau cognitif. Donc, c’est plus facile à étudier.

La deuxième raison, c’est, pour donner une image, qu’on peut se représenter la cognition humaine, l’intelligence, comme un château de cartes. C’est un édifice extrêmement complexe et fragile. Et on peut y porter atteinte de multiples manières. Par exemple, dans un château de cartes, vous pouvez taper dans n’importe quelle carte, ça va faire écrouler tout le château. Vous pouvez également penser à une voiture : il y a de nombreux éléments dont la déficience peut empêcher une voiture de rouler : le démarreur, les pistons, l’huile, la transmission, l’embrayage, les roues, etc. De même, dans l’intelligence humaine, il y a de nombreux éléments essentiels dont des déficiences peuvent avoir des conséquences dramatiques. Alors que pour des variations subtiles du fonctionnement normal, c’est moins évident. Cette différence est illustrée par de nombreux gènes connus pour être associés à la déficience intellectuelle. De toute évidence, ils sont nécessaires pour développement de l’intelligence. En effet, s’ils sont mutés, si la protéine est absente, tout le développement intellectuel est perturbé. Et pourtant, ces gènes-là peuvent n’avoir aucun rapport direct avec l’intelligence.

Par exemple la phénylcétonurie est une maladie génétique qui affecte environ 1 naissance sur 10 000. Elle résulte de la mutation d’un gène maintenant bien connu, l’hydroxylase de la phénylalanine, une enzyme qui digère la phénylalanine, un acide aminé qui se trouve dans beaucoup de nos aliments. La mutation de ce gène, qui perturbe la digestion de la phénylalanine, fait que cet acide aminé s’accumule dans le cerveau et fini par nuire au développement du cerveau. À tel point qu’elle peut induire une déficience intellectuelle importante. Accessoirement il y a une solution simple à ce problème qui est d’adopter un régime pauvre en phénylalanine, et c’est pour cette raison qu’on fait le fameux test de Guthrie dès la naissance dans toutes les maternités . C’est un test génétique d’une mutation de ce gène-là, qui permet de détecter les enfants qui ont la phénylcétonurie de manière à ce qu’ils adoptent le régime adapté jusqu’à l’adolescence. On a donc un gène qui est incontestablement un « gène de la déficience intellectuelle », dans le sens où une de ses mutations engendre une déficience intellectuelle. Et pourtant, des variations plus courantes de ces gènes n’ont aucune influence sur l’intelligence. En l’occurrence, ce n’est pas un gène qui est véritablement associé à l’intelligence. C’est plutôt un gène de la digestion. Cela illustre bien les différences entre l’étude de la déficience intellectuelle et l’étude de l’intelligence normale.
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Re: folie et génie : le lien est avéré

Message par Invité le Mar 16 Aoû 2016 - 17:32

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Re: folie et génie : le lien est avéré

Message par Gigi le Mar 16 Aoû 2016 - 19:11

Oui, tout cela recoupe bien ce qu'expliquait Franck Ramus : effets très faibles, nécessitant de très grandes cohortes pour leur mise en évidence.
Cela pose inévitablement la question de l'intérêt de poursuivre cette voie de recherche (même s'il était jusqu'ici intéressant de confirmer ce fait).
Quentin S a écrit:
En 2015 une étude a essayé de trouver si des variants rares ( environ 1% ou moins dans la population), d'effets large, pouvaient expliquer le très haut QI d'une cohort de plusieurs milliers d'individu de 170 de QI ( Catell ou weschler , faut que je regarde a nouveau, un gentil membre a essayé de m'aider pour cerner quelle échelle c'était)

"A genome-wide analysis of putative functional and exonic variation associated with extremely high intelligence"2015
http://www.nature.com/mp/journal/v21/n8/full/mp2015108a.html
L'étude a sélectionné les meilleurs 1% des élèves d'un programme qui recrute parmi les meilleurs 3% (sur la base du SAT ou ACT, pas du QI directement).
D'où un percentile annoncé de 0.03%.
Étonnamment, ce percentile ne donne un QI de 170 sur aucune échelles  scratch

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Re: folie et génie : le lien est avéré

Message par Invité le Dim 18 Sep 2016 - 19:30

Un de plus.

"Identification of a Bipolar Disorder Vulnerable Gene CHDH at 3p21.1" August 2016
https://www.researchgate.net/publication/306530171_Identification_of_a_Bipolar_Disorder_Vulnerable_Gene_CHDH_at_3p211

"We firstly tested the effects of rs9836592 on educational attainment, a proxy phenotype of general cognitive abilities"
The sample comprised 95,427 individuals for College and 101,069 for EduYears. In this explorative analysis, rs9836592 is significantly associated with College(OR = 1.025 for T allele,P= 0.013) and EduYears (SE = 0.012 for T allele, P=3.87 × 10−3), further confirming the hypothesis that BPD risk SNPs are also expected to influence cognitive abilities."

"However, the risk allele predicts better cognitive function,implicating a more complex neurocognitive mechanism than expected."

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Re: folie et génie : le lien est avéré

Message par Kondomm le Dim 18 Sep 2016 - 22:38

'Lut Quentin S,

Je suis pas particulièrement fan de la science pure vis à vis de la génétique tant que le paradoxe de la valeur C n'est pas aplani.
(Voila c'est dit )

Reste que ce topic et ce qui y est soulevé m'intrigue ; ça m'a fait penser à un truc, pas qu'un en fait, puis à un autre et encore un autre...
Le premier concerne ça
http://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/des-genes-herites-de-lhomme-de-neandertal-accroitraient-le-risque-de-depression_1311687.html

Un autre ceci
https://www.amazon.fr/1-Big-Bang-tradition-ebook/dp/B00FKUMRI8

Et autre chose concernant la question de cohérence du rayonnement cellulaire ultra-faible dans un environnement en pleine mutation cyclique.
ibid p192 "biologie de la lumière" Dr Fritz-A Popp

"la question délicate couvrant l'ensemble des domaines traités dans le présent ouvrage a été et reste le problème de la cohérence. Si les biophotons ont bien de fait un haut degré de cohérence comme on peut s'y attendre à partir de l'analyse du comportement non linéaire de la température (voir fig.11), à partir de la transparence optique (voir fig.32) et à partir de l'extinction progressive à allure hyperbolique (voir fig.18a), alors les nombreuses conséquences en partie étranges sont évidentes pour la biologie ; elles vont de soi, sont inéluctables et deviennent tout bonnement triviales. Mais s'il s'agit pour les biophotons (comme cela est actuellement admis officiellement) d'une chimioluminescence chaotique, spontanée, alors, notre nouvel édifice de biologie moderne s'écroule comme un château de cartes. il demeure alors de petits paquets de "lumière ténue émanant d'organismes", il s'agirait là dans le meilleur des cas, d'une expérimentation biologique parmi beaucoup d'autres tout juste bonne à contrôler 'l'imperfection" chez les êtres vivants ou à expertiser le vieillissement d'huiles rances."

Je fais l'impasse sur la suite du paragraphe, à retenir cependant que l'auteur explicite les travaux de P & R Loudon et de Mei Weiping concernant deux options plausibles à celà ; l'effet quantique pur et/ou un champ possédant une faible activité photonique (bunching et antibunching étant les deux mamelles d'un séquenceur adn...) ; bref, je crois bin que j'suis bin fada...

Mais bon OSEF !


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Re: folie et génie : le lien est avéré

Message par jolindien le Lun 19 Sep 2016 - 7:12

Regarder ses mains et ...y voir un flux passant de l'une à l'autre

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Re: folie et génie : le lien est avéré

Message par Invité le Lun 19 Sep 2016 - 9:52

jolindien a écrit:Regarder ses mains et ...y voir un flux passant de l'une à l'autre

aussi "fou" que cela puisse paraitre, ce flux existe bien mais n'est pas visible, certaines personnes peuvent le sentir en tenant leurs mains à distance d'environ 50 cm, une "boule" d'énergie s'installe alors

c'est je pense lié au magnétisme et au fonctionnement électrique du corps humain

de là à voir un éclair... c'est autre chose

certains peuvent aussi voir ce qu'on appelle les auras, cad le rayonnement et sa fréquence d'un corps humain, des expériences ont été faite en russie dans les années 70 sur ces sujets

les auras quand ils sont perçus par certaines personnes peuvent en dire long sur l'état de santé des gens , physique et mentale

https://fr.wikipedia.org/wiki/Aura_%28parapsychologie%29

https://fr.wikipedia.org/wiki/Semion_Kirlian



comme pour les étoiles, les rayonnements peuvent être froids ou chauds

on proche des dons des magnétiseurs qui disposant de plus de magnétites dans les articulations peuvent sentir les zones malades et les "réparer" parfois en y injectant du magnétisme en quelque sorte

les personnes douées de ce don sont rares mais elles existent

par ailleurs il ya un lien avec ce qui est en haut, une partie du processus est exogène disons le ainsi

de nos jours une horde de scientifiques et de journalistes s'amusent de ces "croyances" jusqu'au jour où ils ont eux même besoin personnellement de ces aides... folie ?


par exemple l"internationale zététique et sceptique s'amuse souvent à tout mélanger... charlatanismes évident et vrais phénomènes

mais je reconnais que c'est un milieu peuplé de faiseurs de frics, c'est d'ailleurs un indice sérieux, les gens possédant de vrais dons ne font pas payer






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Re: folie et génie : le lien est avéré

Message par Invité le Lun 19 Sep 2016 - 14:52

Tres interressant.
Je ne sais pas si je suis un genie, j'en doute d'ailleurs, mais je me retrouve beaucoup dans cette dualité folie et intelligence.
Je dirais que ce qui est important, c'etre bien avec soi et avec les autres.
Apres, si je suis un grand malade mental, possible, si cela plait et ne nuit a personne, tant mieux.
Et puis a chacun ses folies, moi, j'aime les miennes, et quelqu'un qui n'en aurait pas.... ne m'interresserait pas au final.
Les gens "trop equibrés" sont d'un ennuie profond, et l'equibre integre le chaos. Ce n'est pas pour rien Wink

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Re: folie et génie : le lien est avéré

Message par jolindien le Lun 19 Sep 2016 - 14:58

Ce matin juste avant de partir à l'école ma fille n'a pas trouvé mieux que de jouer à coté d'un meuble ou elle avait posé dessus un bol rempli de pierre...la suite est convenue...le bol lui est tombé sur la tête.
Et bien (et mal?!) je lui ai posé sur la zone douloureuse une main avec cette intention...d'amour (alors cette "énergie" je peux la ressentir/diriger là ou bon me semble...)
La suite,fini les pleurs, elle s'est calmée.
Empirisme.

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Re: folie et génie : le lien est avéré

Message par Invité le Lun 19 Sep 2016 - 15:05

jolindien a écrit:Ce matin juste avant de partir à l'école ma fille n'a pas trouvé mieux que de jouer à coté d'un meuble ou elle avait posé dessus un bol rempli de pierre...la suite est convenue...le bol lui est tombé sur la tête.
Et bien (et mal?!) je lui ai posé sur la zone douloureuse une main avec cette intention...d'amour (alors cette "énergie" je peux la ressentir/diriger là ou bon me semble...)
La suite,fini les pleurs, elle s'est calmée.
Empirisme.

Lorsque j'entend un enfant pleurer, j'oriente ma pensée vers lui et lui parle doucement, l'invitant se calmer, avec amour.
En général... les pleurs se taisent... douce et belle folie Wink Smile

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Re: folie et génie : le lien est avéré

Message par Invité le Mer 21 Sep 2016 - 11:41

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Re: folie et génie : le lien est avéré

Message par Kondomm le Mer 21 Sep 2016 - 20:24

@ Quentin S

Lorsque tu dis que cela pourrait éventuellement avoir un rapport avec les chemins d'information liés aux process inflammatoires les déclencheurs, est ce que de ton point de vue cela serait plus en rapport avec l'épigénominie (je sais même pas si ça se dit) des cellules plutôt que du partitionnage ADN ?

http://www.futura-sciences.com/sante/actualites/genome-premiere-carte-epigenome-humain-revele-secrets-adn-57240/

http://www.epigenome.eu/fr/1,39,0
Dans ce second lien y a un truc en rapport avec le sujet qui me turlupine, alors quitte à passer pour un con autant en faire profiter du beau monde ; la photo qui montre l'attache à angle droit, la même sur un échantillon ayant eu un déclenchement/activation de la "folie" pourrait peut être bien montrer un angulaire différents dans les zones afférentes à ces troubles ou pas ???

Je ne préfères pas expliquer pourquoi je fais ce rapprochement la bien que ça n'aide en rien à faire avancer le schmilblik...

La question que je me pose mis de côté le côté récessif ou dominant des allèles, c'est qu'est ce qui active/déclenche la valence (chimie) en dormance.
De même ça me rappelle aussi la DLC "officielle" de la schizophrénie chez l'adulte passé le cap des 35 ans.
Bref.
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Re: folie et génie : le lien est avéré

Message par TERMINATOR-SECTA le Jeu 16 Nov 2017 - 13:49

Je pense qu'il n'y a pas de lien tangible prouvé scientifiquement

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Re: folie et génie : le lien est avéré

Message par Kezedj le Mar 24 Avr 2018 - 12:09

Comme cela a été dit plus haut, il n'y a en effet aucune définition valable de folie et de génie. Ce sont des définitions par empirisme: on sait pas trop les définir, mais on voit "bien" qui tombe dedans. Le problème est justement que "non", chacun voit bien si A ou B est fou ou génial, mais la réponse ne sera pas unanime.

Le film "le prodige", par exemple, raconte la vie de Robbert Fischer, premier champion du monde américain aux échecs, titre qu'il a obtenu dans un climat géopolitique de guerre froide. Le fil conducteur du film: était-il fou (anxieux, méprisant, paranoaïque, isolé) ou génial (il a dépassé, à son époque, le cap historique de score ELO, sorte d'indicateur universel et intemporel du niveau d'un joueur). Le film parle par ailleurs, à un moment, de Paul Morphy, un autre joueur brillant de la fin du 19ème siècle, qui battait tout le monde, mais qui souffraient par ailleurs de plusieurs problèmes mentaux (hallucinations, troubles paranoïaques).

"Un homme d'exception", film sur la vie de John Nash, présente aussi cette dualité: Prix Nobel d'économie, et prix Abel en mathématiques, il était aussi schizophrène.

Le vrai problème dans ces questions folie/génie, c'est la nuance entre corrélation et causalité: on peut être fou et génial parce qu'une autre chose prédisposait aux deux (genre les rayures?), mais ça peut aussi être indépendant (il y a des "fous" pas géniaux et des "géniaux" pas fous).

Il faudrait faire des statistiques pour répondre à ça :-)
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Re: folie et génie : le lien est avéré

Message par Invité le Mar 24 Avr 2018 - 12:30

Probablement aussi qu'un esprit empreint d'auto-prospections et d'interrogations sera plus enclin à rechercher un trouble intérieur ou à demander un avis psychologique, encouragé par un sentiment de décalage, qu'un esprit ne l'étant pas, lequel ne consultera plus probablement que poussé par l'extérieur par rapport à des signes manifestes de troubles inconciliables avec son environnement. Beaucoup de folies légères pouvant ainsi se noyer et se perdre dans des traits de caractère.

Cela pourrait créer une forme de biais d’échantillonnage si cette donnée n'est pas prise en compte.

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Re: folie et génie : le lien est avéré

Message par Jérémy34 le Mer 25 Avr 2018 - 16:55

Ἑκάτη a écrit:Probablement aussi qu'un esprit empreint d'auto-prospections et d'interrogations sera plus enclin à rechercher un trouble intérieur ou à demander un avis psychologique, encouragé par un sentiment de décalage, qu'un esprit ne l'étant pas, lequel ne consultera plus probablement que poussé par l'extérieur par rapport à des signes manifestes de troubles inconciliables avec son environnement. Beaucoup de folies légères pouvant ainsi se noyer et se perdre dans des traits de caractère.

Cela pourrait créer une forme de biais d’échantillonnage si cette donnée n'est pas prise en compte.

Remarque pertinente.

La plupart des gens souffrent mais c'est supportable, lorsque la souffrance devient insupportable les gens consultent (pas seulement les psys).

Cela fonctionne aussi pour les gens d'une grande curiosité de soi.

Cela fonctionne aussi pour les gens dont les capacités sont hors norme.

Cela fonctionne surtout pour les gens dont la capacité sociale est restreinte. Restreinte par ? Là est la question.


C'est l'insupportable souffrance qui m'y a mené. Les questions qui m'ont été posées m'ont soufflé. Les réponses plus encore. Je suis sorti d'un monde froid et rigide pour entrer dans un monde chaud et mouvementé. La vie.
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