Quand faut y aller...

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Quand faut y aller...

Message par Bimbang le Mar 2 Aoû 2016 - 0:21

Allez zou ! J'y vais quoi.

Un petit mois que je vous lis, et ça me fait du bien.
Je n'ai pas fait de test, à part ceux du QI sur le net qui ne me disent pas du tout surdouée... mais tant pis !
Je me sens proche de tout ce que vous écrivez et j'ai envie de causer avec vous : alors, j'y vais quoi !

Ch'suis une femme de 52 ans, un peu paumée en ce moment. J'ai l'impression que, malgré mon âge, de ne pas savoir qui je suis, et de ne plus avoir d'envies. Ça fait bien 5 ou 6 ans que j'ai pris une posture de repli, après un burn out au taf. J'ai été suivie par une psy sur quatre séances dont la dernière s'est conclue par : "vous jouez avec moi, là, non ?"
J'avoue que là... je suis tombée de 5 étages. Quatre séances que je lui expliquais mon malaise, et elle a crû que je lui racontais du flan. Mais bref !

Comme j'ai des soucis de cohérence de vie, et que j'ai du mal à dormir (je ne trouve pas l'interrupteur) j'ai acheté un bouquin ; "Je pense trop" de Christelle Petitcollin en pensant y trouver des recettes pour calmer touuuuuutes ces questions auxquelles je n'arrive pas à répondre.
Et là... Outch ! On dirait que c'est un peu moi, tout ça.
Mais Zèbre ? Euh.... Comment dire...
Je fais tourner les choses et je regarde ma vie sous cet angle nouveau... et ma foi... en cherchant bien...

Vrai que j'ai fait une partie de ma scolarité avec un an d'avance depuis le CP, pour finalement redoubler en 2nde.
Vrai que je me sens en décalage avec le monde, happée parfois par l'aura de la nature. Je sais que je peux rayonner cette sensation et la transmettre un peu. Et puis cette introspection quasi permanente... Ce sentiment d'obligation de cohérence.
Vrai aussi que j'ai en permanence ce doute qu'a détecté la psy qui m'a fait passer des tests pour l'embauche, et si je n'avais pas rappelé pour lui expliquer que le doute avait un intérêt dans mon futur boulot, je n'aurais pas eu la place.

Ce doute que je dépasse ce soir en me présentant à vous sur le forum avec beaucoup d'humilité mais néanmoins beaucoup d'enthousiasme !
J'ai choisi le pseudo qui va bien avec : Bimbang, c'est "le doute" en Malais... si wikipédia ne s'est pas trompé ^^ (douterais-je même de wiki  affraid )
Pis ça fait un peu "Big Bang" et ça aussi, ça le fait bien !

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Re: Quand faut y aller...

Message par ortolan le Mar 2 Aoû 2016 - 2:57

Et pis ça fait un peu "BimBadaboum cascade!" façon Bébel Smile Arrivée fracassante mais atterrissage tout en douceur, la classe. Bienvenue chez les Ch'tis Zèbres.

Je comprends qu'on n'ait pas trop l'envie de passer entre les mains de psys pour se faire (dé-)tester surtout s'ils ne sont pas formés à accepter nos différences et leur incompréhension de "péquin" moyen (dit sans offense si des psys nous lisent)

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Re: Quand faut y aller...

Message par Pangolin Atrabilaire le Mar 2 Aoû 2016 - 4:43

Ah bah ça les psys !
J'en ai fait 4 avt de trouver celle qui m'a conseiller de lire Trop intelligents pour être heureux: la 1ere s'endormait pendant les seances et pleurait dvt moi quand sa fille de 15 ans lui repondait de travers. J'avais l'impression detre mise a la porte du cabinet du 2 a la fin de chaque seance. Le 3 e ma un jour demandé si il pouvait annuler notre rdv pour aller au resto avec ses amis et la 4 etait mystique sur les bords. Autant dire ke tu as autant de chances de trouver un bon psy kun bon gynéco. J'ai enfin trouvé mon bonheur au hasard, en fonction du ton de sa voux et de son accueil au tel. Elle est super mais super chere aussi. Cela dit si tu as des insombies je te propose de lire J siaud fachin trop intelligent pour etre heureux. Je vais etre honnete le livre ma saoule je lai lache pdt 6 mois (et du coup jai raté les 2 chapitres ki mont le plus interesses a la fin) mais ca te donnera certainement une bonne definition si il peut y en avoir d'un zebre. Et rien que pour ca ca vaut le coup. Et bon courage albino

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Re: Quand faut y aller...

Message par Bimbang le Mar 2 Aoû 2016 - 8:19

Oui, j'ai noté que vous faites tous référence à ce bouquin. J'avais prévu de l'acheter.
Vous en pensez quoi de "Je pense trop" ? et sa suite : "Je pense mieux"
Certains d'entre vous les ont lus ?
Parce qu'à la base, c'est ce bouquin qui m'a fait m'interroger, alors s'il se trompe, ça pourrait expliquer qu'en fait je n'en suis pas une.

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Re: Quand faut y aller...

Message par Kass le Mar 2 Aoû 2016 - 9:45

Bimbang a écrit:Ce sentiment d'obligation de cohérence.

j'ai pas lu JSF, je trouvais le titre bien trop incohérent Laughing
bienvenue.

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Re: Quand faut y aller...

Message par utilisateurdebase le Mar 2 Aoû 2016 - 20:49

salut du 44 ^^

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Re: Quand faut y aller...

Message par Mily le Mar 2 Aoû 2016 - 20:56

Vous en pensez quoi de "Je pense trop" ? et sa suite : "Je pense mieux"

A compléter impérativement avec des lectures plus sérieuses. Petitcollin n'est pas psychologue et bouffe à tous les rateliers. Elle fait référence à des psychologues plus sérieux, tout n'est donc pas à jeter, mais les délires de communication avec les genêts, les histoires d'enfants indigos et les jumeaux perdus, sans compter les amalgames entre douance et troubles du spectre autistique ... Rolling Eyes [et je parle même pas de la partie sur les pervers narcissiques] ...
Bref, moi aussi, c'est un des premiers que j'ai lu, ça peut donner des mots clefs pour des recherches plus poussées, mais faut pas s'y arrêter.

Quelques autres noms de spécialistes : Fabrice Bak, Arielle Adda, Monique de Kermadec ...

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Re: Quand faut y aller...

Message par Bimbang le Mar 2 Aoû 2016 - 22:43

Salut le quatrquatrais ^^

Mily, j'ai beaucoup lu depuis, enfin.. seulement sur le net.
Le livre a été le déclencheur pour dévorer beaucoup de vidéos, de Mensa (entre autres) et tout ce que je pouvais trouver sur la douance. J'ai intuitivement fait le tri sur ce qui me semblait crédible ou pas, parce que certaines vidéos me semblent un peu "cucul la praline" (Raymonde machin et la psy à la maison.. par exemple)
Si je me suis inscrite ici, c'est que je sens que quelque chose est à explorer dans ce coin là. Vous donnez tellement de pistes pour tout un tas de choses qui m'intéressent que j'y vois un intérêt dans tous les cas, surdouée ou pas. J'aurais pu continuer à vous lire sans m'inscrire, mais ça me gênait. Je préfère jouer franc jeu.
Merci pour votre accueil dans tous les cas. Wink

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Re: Quand faut y aller...

Message par utilisateurdebase le Mer 3 Aoû 2016 - 10:24

ben en soi, surdoué ça veut pas dire grand chose dans ce contexte je trouve... je préfère parler d'alterité pour ma part...

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Re: Quand faut y aller...

Message par Bimbang le Mer 3 Aoû 2016 - 13:09

Tu parles de quel contexte ?
Tu veux dire que seul le sentiment de différence est important ?

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Re: Quand faut y aller...

Message par utilisateurdebase le Mer 3 Aoû 2016 - 19:23

je pense que les haut QI sont un sous ensemble d'un ensemble plus vaste incluant entre autres les introvertis, les hypersensibles etc. je crois que le gros critère est en fait un mode de fonctionnement différent de la majorité des gens et un rapport à la norme d'où proviennent le sentiment de décalage et la difficulté à "réussir" dans la vie... après, c'est qu'un avis hein ^^

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Re: Quand faut y aller...

Message par Yoda300 le Mer 3 Aoû 2016 - 20:05

Bienvenue !

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Re: Quand faut y aller...

Message par PatriciaClaire le Jeu 4 Aoû 2016 - 21:34

Bienvenue Bimbang,

Encore une présentation très intéressante et engagée. Tu pourras trouver de multiples réponses à tes questions ici, de par les témoignages et les commentaires de la multitude de personnes uniques qui développent leur âme sur ce forum.

Le choix est immense, constamment renouvelé, et tu t'apercevras que plusieurs types de douances cohabitent, parfois en s'ignorant les unes les autres, parce que ce qui fonde les zébrures est avant tout ce fameux test de QI.

Pour moi, il y a une typologie féminine du haut potentiel, qui n'est pas nécessairement bien évalué par le QI.

Mais ce qui nous réunit, je pense, c'est cette pensée en arborescence, qui provoque ce trop plein d'idées que tu ressens en permanence. Les arborescences, et l'entonnoir:

J'aime bien cette image de l'entonnoir, tu veux sortir un truc de ton esprit ramifié, tout un monde expansé, imagé et conceptuel, et mince le robinet pour le faire est tout petit, en goutte à goutte, à faire paraître stupide devant les autres, qui attendent une réponse courte.

J'espère que tu nous raconteras ce que tu as décrit longuement à ton psy, tes soucis, ici tu pourras le faire sur autant de pages que tu le souhaiteras, et tu trouveras une écoute, voire même des personnes assez attentives à ton monde intérieur, pour se brancher en USB sur tes mémoires et communiquer entre les univers.
Perso, j'ai 56, je suis censée être en arrêt pour dépression, plus facile à obtenir que troubles de la sérotonine ou 'fibromyalgie'... le fait est que j'ai du mal à respecter des horaires réguliers de sommeil, vu que je dors mal, même si j'aime bien mon petit coin de lit.. peut-être des points d'accroche pour de futures discussions!....


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Re: Quand faut y aller...

Message par Bimbang le Jeu 4 Aoû 2016 - 23:39

Merci PatriciaClaire ! Wink

Je crois que mon gros souci personnel est ce que j'appelle "faire tourner les choses". Ma façon à moi de regarder les évènements sous un peu tous les angles, le mien n'étant pas primordial.

Par exemple : une soirée de fête, une discussion un peu tendue où je maintiens mordicus ma vision des choses, l'autre fait de même, une personne tiers (sans doute agacée par la discussion) me lance à la tête que je suis une grosse "casse-pied" en des termes peu plaisants. Elle manque vraiment de tacts dans la mesure où même lorsque je m'excuse et commence à expliquer, elle me renvoie à nouveau ses insultes.
Forcément, c'est le choc pour moi. Je me tais donc... là où d'autres se cassent, ou casseraient des verres.
Je sens que je devrais réagir différemment parce que les insultes et le ton ont été assez intenses et humiliants. Mais non.
Je rentre en introspection. J'étudie mon comportement, pourquoi, comment l'autre a pu s’énerver. J'en conclue que même si j'avais raison de dire ce que j'ai dit, je n'ai pas respecté l'ambiance festive. (et là, bizarrement, la lecture sur Asperger que je viens de faire me fait un clin d’œil !! lol ). J'en conclus que j'ai merdouillé.

Bref. Je crois que j'analyse tout sous tous ses angles, et que du coup, je ne sais plus qui je suis vraiment. Je fais passer les désirs des autres avant les miens. Évidemment, "l'estime de soi" n'est pas du tout là.

L'impact sur mon travail est assez pénible car les souhaits de mes clients ne sont pas ceux de mon responsable (le client veut un dossier parfait, mon responsable veut un travail correct sans y passer trop de temps). Je suis prise entre deux feux, et au final, c'est mon temps personnel qui comble le déficit du client. Il paye, c'est normal qu'il reçoive en fonction. Mais vu que mon chef veut autre chose... C'est ainsi que je m'épuise à compenser les différents. C'est probablement un souci généralisé dans beaucoup d'entreprises, mais certains semblent mieux le vivre que moi en tout cas.
Je me crève au travail, et ni les clients, ni mon responsable, ne savent dire qu'ils sont contents de ce que j'ai fait. Alors, à la moindre imperfection, c'est le grand émoi. Je suis nulle, je me déteste... bref.

La psy m'a tout de même fait réfléchir sur ce que représentait pour moi "mon travail". J'ai répondu "un salaire", mais tout au fond de moi, je ne savais pas répondre. C'est un défi journalier en tout cas. J'aime bien ce que je fais, ce sont les conditions dans lesquelles tout se déroule qui en font un calvaire. J'y passe des heures jusqu'à ce que je sente que je suis à bout. Si je ne suis pas fatiguée en partant, je culpabilise.

Avec du recul, je pense que mon travail est aussi une sorte de fuite. Tant que je réfléchis là-bas, je n'ai pas à penser à ce que je suis et à ce que j'ai envie. Je crois que je me sens plus une "fonction" qu'un être à part entière.
Hmm... Ça crisse quelque part ->  Doit rester un peu d'amour propre tapit dans un coin ^^

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Re: Quand faut y aller...

Message par PatriciaClaire le Ven 5 Aoû 2016 - 1:31

Merci à ton tour, tu approches la question par la lecture empathique 'étendue' que tu fais des autres. Tu vas te mettre à la place de chacun, et au final, toi, tu t'évapores.

Je me sens un peut troublée, parce que les situations que tu vis, je les ai vécues plus souvent que je n'aurai voulu. C'est terrible de penser apporter le meilleur de soi aux autres, et se prendre un reproche pour seule réponse.

S'épuiser à vouloir satisfaire chacun. Dans ton travail, je me demande si tu n'aurais pas intérêt à partir d'un modèle de dossier qui corresponde aux désirs de ton employeur, et l'extrapoler au client, sans toi t'inclure en devançant les demandes éventuelles du client.
Prendre de la distance, ne pas en faire une véritable relation humaine, ce n'est qu'une relation commerciale ou contractuelle.

Plus facile à dire.... Je sais bien que intérieurement tu dois examiner Mille questions qui pourraient être abordées dans le dossier...

"Bref. Je crois que j'analyse tout sous tous ses angles, et que du coup, je ne sais plus qui je suis vraiment. Je fais passer les désirs des autres avant les miens. Évidemment, "l'estime de soi" n'est pas du tout là."

J'ai été testée dans les années 75, mais j'avais mis de côté ce HPI, et ce n'est que récemment que j'ai pu comprendre quelle avait été ma vie, l'oubli de moi même que j'avais vécu, mon hyper-adaptation au monde normé. Depuis j'ai émergé doucement, j'ai compris les enjeux, retrouvé mon amour-propre. J'ai cessé de m'effacer, mais en me tenant à l'écart des débats. J'essaie d'apporter des éléments, en sachant que tout le monde n'est pas apte à les recevoir. J'ai appris à simplifier, à adapter mes mots à la personne qui est en face de moi.

Tu perçois cette différence: Ce n'est plus moi qui me perds, qui adopte le point de vue de chacun, j'essaie d'offrir à autrui des éléments de réflexion inédits, en sachant que cette personne là peut fort bien ne pas les recevoir.

Nous ne sommes pas redevables de la capacité d'autrui à comprendre notre façon complexe d'aborder un sujet.

Je ne sais pas trop définir l'amour-propre. Récemment un ami m'a définie de manière très maladroite, j'ai passé des heures à tempêter par écrit pour lui donner toute une argumentation très éclairée qui a contredit ses dires. J'en pleurais: "moi! me réduire ainsi!, aussi mal me considérer!... encore, les mots sont faibles.

En fait, pour des raisons fortes, mon amour-propre est blessé depuis ma petite enfance, Vilaine Petit canard, je suis devenue Cygne, mais il suffit qu'on me dise "oui, mais quand-même tu n'étais qu'un canard" pour que tout s'effondre, que les blessures s'ouvrent.
L'opinion d'autrui n'est pas la sainte vérité.
Il faut trouver des petits trucs pour se satisfaire de peu.

Se mettre un objectif positif par jour, par exemple.

Passer plus de temps à se réaliser soi-même, à faire ses propres 'dossiers' pour soi, que de s'oublier dans le travail.

Certainement que le psy veut 'guérir' un trouble, alors qu'il n'y en a pas, être écrasée sans cesse entre le marteau et l'enclume, c'est là qu'est le trouble, mais les psys sont là pour cerner une dépression au travail, un burn-out, sans doute que celui-là n'avait pas l'envie de t'entendre sur ton amour-propre ou sur ta problématique personnelle...
Ce n'est pas toi qui était en cause, mais la raison pour laquelle le psy t'entendait.
Le psy est souvent une madame ou monsieur 'Toutlemonde' qui ne va se déterminer que par rapport à une norme, te classer dans des cases. Nous n'allons pas déclencher en elle ou lui une tornade de pensées et de concepts.

Donc, relativiser l'attitude d'autrui, se dire que la plupart des gens ont une limitation plutôt basse, alors que nous nous avons la possibilité de simplifier notre position, sans pour autant nous perdre.
Ce qui est chouette, c'est de revenir ici, entre personnes complexes, se souvenir que nous sommes loin d'être méprisables et que nous ne sommes pas seul(e)s!




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Re: Quand faut y aller...

Message par Bimbang le Ven 5 Aoû 2016 - 9:23

"Prendre de la distance, ne pas en faire une véritable relation humaine, ce n'est qu'une relation commerciale ou contractuelle."

J'ai compris depuis ma dépression/burn out qu'il fallait que j'arrive à ça. Mon responsable nous fait d'ailleurs des tonnes de "matrices" à respecter : C'est ce qu'on appelle "la Méthode". Mais en même temps, quelque chose hurle en moi que ça ne devrait pas être ainsi.
Où sont passés les humains ? Est ce qu'on va sans cesse avoir en face de nous des gens "formatés" avec leurs masques ? Est ce que je ne me perds pas non plus en faisant ça ? N'est ce pas ce genre de renoncement qui fait dériver la société d'aujourd'hui ?
"je te licencie mais il n'y a rien de personnel"... "je t'ai vendu un truc immonde très cher, mais c'est pas moi, c'est mon patron"... C'est le moins disant qui gagne toujours. C'est celui qui est le moins "humain" qui s'en tire le mieux.

Autant mon "moi" s'efface quand d'autres personnes sont en jeu, autant ma vision "politique", mon sens de la vie, tout ça ne change pas. Je lutte en permanence entre tous ses enjeux. Mais évidemment, je n'ai pas de solution.
Ma dépression m'a fait comprendre que ma tête pouvait "exploser" alors je fais plus gaffe à moi. Ça a servi à ça, tout de même.

"Passer plus de temps à se réaliser soi-même"

En fait, il y a un an, en discutant sur skype avec un ami, j'ai soudainement découvert que je n'avais plus d'envies personnelles. J'ai beaucoup de curiosité, mais des envies... ? A part les petites choses du style : envie de manger du chocolat, là maintenant...
Ça m'a posé question et j'ai fouillé un peu en moi. Je me suis fait peur Very Happy

Je sais tout de même qu'il y a quelque chose mais caché sous touuuutes mes "obligations" (qui ne sont pas forcément réelles, mais que je m'impose) liées avec mes proches. J'ai senti que je n'arriverai pas probablement à me trouver sans une aide extérieure, mais je tente quand même, et c'est dans ce cadre que j'ai acheté le livre de Petitcollin. J'explore cette piste là pour le moment, celle de la douance, et je m'observe plus. Je me regarde avec bienveillance, c'est déjà ça.

Je pressens à te lire que ça devrait s'appliquer à toi aussi : Regarde toi avec bienveillance.
Et ça implique aussi de "se laisser du temps à...".
Nous ne sommes pas les patrons de nous même. Nous n'avons pas de "méthode" à respecter, ni d'objectifs intenables. Wink


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Re: Quand faut y aller...

Message par ortolan le Ven 5 Aoû 2016 - 10:09

Ca tombe bien, j'aime pas les méthodes Dédain Je les vis comme quelque chose d'imposé, du pré-mâché pré-formaté, comme s'il n'y avait qu'une façon de faire alors qu'il y en a mille (chacun la sienne). Ca déclenche chez moi une réaction allergique de rejet, une ruade de zèbre. Après je comprends que c'est peut-être le moyen le plus rapide et efficace d'arriver à un résultat dans une situation précise ou pour un contexte donné, mais j'ai besoin de faire d'abord à ma sauce pour comprendre et avant de rejoindre éventuellement la "norme" communément admise.

Tout à fait d'accord aussi pour dire qu'il ne faut pas se juger, les autres s'en chargent déjà très bien à notre place (alors qu'ils ne sont pas les mieux placés, loin de là).

Désolé pour cette incursion sauvage dans votre discussion Au galop !

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Re: Quand faut y aller...

Message par Bimbang le Ven 5 Aoû 2016 - 10:44

Pourquoi soudainement je pense à ce poème de Baudelaire "l'albatros" ?

J'ai peut être lu quelque chose là-dessus dans un des posts ici, mas vu que j'ai un souci de mémoire (due probablement à mon stress au boulot), je vais dire que ça vient de moi Very Happy

Ortholan, l'indolent mais pas insolent pour autant ! (je lisais ton fil quand tu as posté sur le mien ^^)
Tu viens quand tu veux. Je pratique aussi les ruades, ça nous fait un point commun ! Wink

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Re: Quand faut y aller...

Message par ortolan le Ven 5 Aoû 2016 - 11:01

Bimbang a écrit:Pourquoi soudainement je pense à ce poème de Baudelaire "l'albatros" ?
Bien vu, je suis gaucher Wink Tu as de l'intuition à n'en point douter.

Bimbang a écrit:Ortholan, l'indolent mais pas insolent pour autant ! (je lisais ton fil quand tu as posté sur le mien ^^)
Du cross-topic en somme... Logique sur ZC. Belle assonnance au passage (une âme de poète?)

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Re: Quand faut y aller...

Message par Bimbang le Ven 5 Aoû 2016 - 11:26

ortolan a écrit:
Bien vu, je suis gaucher Wink Tu as de l'intuition à n'en point douter.

T'as pas dû survoler le texte pour trouver ça, mais c'est gentil de me donner un beau rôle ^^
Et oui, j'aime bien rimer parfois, mais j'ai besoin d'un cadre pour donner toute ma mesure, sans quoi, je m'"évapore" comme dirait PatriciaClaire.

Y en a un que je relis souvent d'ailleurs, c'est celui-là :

Et si la vie n'était qu'un mirage, qu'une coquille vide ornée d'un joli plumage,
Que nos projets, nos besoins les plus sages, ne soient que purs rêves volages...
La substance vraie est ailleurs, bien qu'invisible à nos envies d'écarlate,
Point de brillance, la réelle importance demeure dans une impression délicate.

Magnifier empêche de ruer trop souvent, c'est moins casse gueule.  Wink

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Re: Quand faut y aller...

Message par ortolan le Ven 5 Aoû 2016 - 11:34

Bimbang a écrit: je m'"évapore" comme dirait PatriciaClaire.
[...]
Magnifier
Je dirais "sublimer"... Et là c'est beau (#Jean-ClaudeVanDamme)

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Re: Quand faut y aller...

Message par Bimbang le Ven 5 Aoû 2016 - 12:26

Exactement Wink  Le terme est plus mieux choisi.
Je passe de l'état solide à l'état volatil sans passer par le stade liquide. Very Happy (quoiqu'un petit verre de temps à autre ne gâche pas l'expérience)

Et effectivement, c'est beau, même si ça fait aller un peu loin


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Re: Quand faut y aller...

Message par PatriciaClaire le Ven 5 Aoû 2016 - 23:33

Chichi sans un chichi de trop!....

C'est mon cerveau qui s'évaporait, surtout.

On ne peut pas ruer contre toutes les injustices et les torsions de ce monde, assez satanique pour le dire....

J'ai passé les deux dernières années à étudier et comprendre où va le monde et pourquoi.

C'est pas beau du tout pour l'humanité.

Ici, je dirai, Chez les zèbres, le mot est très bien choisi, c'est l'insouciance du troupeau qui domine...

Tant qu'il y a de l'herbe....

Ailleurs je me butte aux moutons, c'est l'humanité 'normale', banale, lyophilisée, conforme, suiviste, aseptisée.

Vraiment ce qui se prépare est pas beau du tout, et je trouve que les zèbres gâchent leurs talents.

S'ils voyaient qu'on leur prépare un monde avec une puce pour carte bancaire,un monde encore plus normé que maintenant, sans porte de sortie de la matrice, ils se bougeraient peut-être... mais que faire?....

On est bien là dans cette impuissance à agir quand on est minoritaire, boulot, (il faut gagner des sous), manque de temps (la vie normée, les horaires), asepsie de la volonté (le mirage des médias).

Peut être est-ce ça que tu ressens, comme beaucoup de personnes qui réfléchissent sur ce monde débile.

La première réaction c'est de ruer, semble-t-il, oui, mais c'est pas trop efficace et c'est fatiguant.

On m'a soufflé une petite phrase que j'ai fait mienne depuis l'année dernière:

"Inutile de lutter contre ce système, il faut le rendre obsolète en vivant notre système"

Plus facile à dire qu'à faire!

Mais avec de l'intelligence opératoire et empathique à revendre, mince! on devrait y arriver!

...Voilà ce que m'inspire la dépression 'sociétale' de beaucoup d'entre vous!

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Re: Quand faut y aller...

Message par ortolan le Sam 6 Aoû 2016 - 0:40

Je partage assez ton analyse, PatriciaClaire. Ruer seul dans les brancards c'est un peu peine perdue. Et effectivement, on ne se prépare pas des lendemains qui chantent.

Il faudrait refonder un modèle de société basé sur des valeurs autres que celles qui ont cours actuellement avec au centre la notion de redistribution des richesses. Pas facile en effet, mais si une conscience collective se développe, il n'y aurait plus qu'à claquer des doigts pour qu'un tel projet de société juste se réalise (je réalise que je suis totalement idéaliste et utopiste).

Et le remède pourrait s'avérer pire que le mal au final (refaire l'erreur de remplacer une élite par une autre par exemple).

ortolan
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Re: Quand faut y aller...

Message par PatriciaClaire le Sam 6 Aoû 2016 - 1:46

Justement, il ne s'agit pas d'être idéaliste, mais de faire, ici, et maintenant, sans attendre, réfléchir, mais faire, des petits morceaux d'idéalisme appliqué qui petit à petit s'agrègent en un système nécessairement humain...
Le système qui nous dirige a peur de trois choses: La fin du pétrole (plastiques énergies, chimie, transports...), La croissance de la population, et la perte des richesse gigantesques que ce système a accumulé, confisqué, dirions-nous.
C'est sur cette idée de contourner ses propres obstacles que pour ma part, j'agis concrètement à mon niveau, d'autres le font, et cela peut devenir effectivement un modèle de fonctionnement qui rend obsolètes les manœuvres de l'ordre mondial.
Je pense que ça on peut le faire à la maison et même réfléchir aux implications que cela peut avoir dans son travail, quelle que soit la place de responsabilité ou pas qu'on occupe.
C'est surtout un état d'esprit.
Mais un esprit complexe... qui analyse tout, il y a là un potentiel créatif à explorer pour les zèbres...
Je suis tout à fait ok, il ne s'agit pas de créer une élite, mais de créer des modèles viables...

Je ne veux pas monopoliser ta présentation, Il faut que je retrouve ma présentation à moi, j'irai poster dessus ou sur le sujet spécifique, j'avais commencé à en discuter il y a six mois, et puis j'ai délaissé le forum, pour autant, j'applique désormais un certain nombre de ces principes.

Il faut être idéaliste, mais se donner les moyens d'expérimenter ce qui est viable et s'y tenir.

PatriciaClaire
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Re: Quand faut y aller...

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