*bonjour à toutes et à tous*

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*bonjour à toutes et à tous*

Message par Susi le Lun 18 Juil 2016 - 15:52

Eoum bass,

I share my time among humanity.

Me encanta viajar, el arte, muchas cosas, aunque me despica la carne. Prefiero el sueño de las flores.

Cuali huey callico  atlixco tepetlyan miec cauhtintzin amo iztac xallipac.

Δіα εіρηνην αүαϴον εστіν πολοі хαхοі ημηαі

אני גהולה אשה

どうぞよろしくお願いします。

Che mogué chi zayad petania ? Ty kutasie jebany. Davaï kremchimé gibona.

Danke für der sonnenuntergang.

[amdula]

Pazar Eylül.

Aurevoir

Arristri hön

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Dernière édition par Susi le Jeu 9 Nov 2017 - 17:57, édité 6 fois

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Message par Firemane le Lun 18 Juil 2016 - 16:47

B'jour
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Re: *bonjour à toutes et à tous*

Message par Susi le Lun 18 Juil 2016 - 21:05

bonjour : )

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Message par cyranolecho le Lun 18 Juil 2016 - 21:13

merci à toi d'être accueillie Razz

Bienvenue Tchao
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Message par Yoda300 le Mar 19 Juil 2016 - 1:23

Bienvenue !
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Message par Revz le Mar 19 Juil 2016 - 8:02

Welcome! Very Happy
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Message par Beautymist le Ven 11 Nov 2016 - 15:06

Bienvenue Pyj Smile
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Message par utilisateurdebase le Ven 11 Nov 2016 - 15:43

salut copine de "j'ai fait des balèzes d'études pour me retrouver à la rue" ^^ c'est sûr que c'est pas évident à vivre mais on s'y fait Smile

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Message par Bimbang le Ven 11 Nov 2016 - 15:57

Timidité ? ou peur de te présenter ?
Ou "désabusée" serait peut être plus adapté ?

Bienvenue à toi en tout cas. Console
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Message par ISIS75 le Sam 12 Nov 2016 - 2:18

Bonjour pyjsa.
Alors c'est pour cela que tu as répondu à mon annonce...
Tu es aspie en passant ?
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Re: *bonjour à toutes et à tous*

Message par Susi le Ven 1 Déc 2017 - 14:10

Bonjour,

Merci de vos messages de bienvenue.

@ Bimbang : tu as bien compris que j'ai une réserve à me présenter. Timidité, peut-être, désabusée, je m'en méfie trop pour me déclarer ainsi.
J'ai eu des difficultés avec d'autres hpi dans ma jeunesse (violences physiques et psychologiques). Aussi c'est écrire sur une lame à double tranchant que m'expliquer.

@ Isis75
Depuis Pyjsa j'ai changé de pseudo (Susi), mais je changerai peut-être encore Smile Je n'ai pas donné suite à ton annonce.
Non je ne suis pas aspie, je connais peu le sujet et n'ai pas été testée sur ce point. Cependant, je sais me concentrer lorsque je m'investit. Je peut être très efficace ! Ou non. Plusieurs fois on m'a demandé si je suis autiste, ou eu des reports "untel te pense autiste". Sans doute une façon de m'aborder un peu maladroite Smile

Je continuerai la présentation plus tard ! xx

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Re: *bonjour à toutes et à tous*

Message par ISIS75 le Ven 1 Déc 2017 - 14:28

si tu n'as pas été testée, comment peux-tu savoir ?
pour l'annonce, je ne me rappelle plus de quoi il s'agissait...
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Re: *bonjour à toutes et à tous*

Message par Susi le Ven 1 Déc 2017 - 21:00

Salut,

merci de ta réponse, l'annonce était peut-être un dépannage pour présenter des produits maraîchers.

Selon les psy qui ont conseillé mon évolution scolaire, j'ai un profil homogène, un peu moins bon en maths, et aucune indication d'asperger.

Very Happy

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Message par Odrad le Sam 2 Déc 2017 - 3:03

salut à toi polygloutonne !
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Re: *bonjour à toutes et à tous*

Message par Susi le Sam 2 Déc 2017 - 10:48

Bonjour Odrad,

Quoique je ne me définisse pas exclusivement par oppositions, je ne suis pas une gloutonne.


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Message par Susi le Dim 3 Déc 2017 - 14:30

https://yopyyo.blogspot.fr/

**précaution d'usage*
-prière de ne pas me toucher lors d'obsèques*

Bonjour,

Je reprends une présentation historique et relative.
Première enfant déclarée de chacun de mes deux parents, couple hétéro chrétien endogame, mon enfance commence bien. Je suis nourrie, habillée, j’ai des jouets. J’ai plusieurs souvenirs avant mes cinq ans, âge auquel ma famille a déménagé avec l’arrivée du troisième enfant.
Par exemple, je me souviens poser mon biberon sur la marque laissée par l’humidité sur la table de nuit, et inciter mon petit frère à faire de même. Il y avait un biberon à base ronde, et un à base triangulaire.
Je me souviens des jambes de ma mère en peignoir, de chier dans ma culotte devant les toilettes occupées.
J’étais déjà border-line, puisqu’à cet âge tendre, j’échappais à la main de la babysitter pour me jeter sous les roues des voitures. Le but du jeu était traverser au plus près du pare-choc.
A deux ans, j’écrivais les cartes de vœux de Noël sous le conseil de Maman. C’est un de ses exemples favori.

Ma tante maternelle s’impliquait dans mon éducation. Longtemps je lui en ai gardé un crédit positif. Cependant, avec ses propres maternités, cette relation s’est aigrie par la comparaison entre les enfants. Elle m’a dit que le temps passe vite. Aujourd’hui, elle peut dire à sa fille, en me regardant : « nous ne laisserons pas t’arriver ce qui lui est arrivé ». Le topo est plus ou moins que c’est sa fille la plus belle, il ne faut que cela se sache puisque cela se voit.
Paradoxalement, le rôle d’exemple qui souvent incombe à l’aîné ne m’a pas émancipée vers la réussite sociale. Je voulais être parfaite, impeccable, 0 défauts, et que le monde tourne.
Avant l’âge de huit ans, j’avais déjà assumé ma bissexualité et étudié mon sexe devant des dizaines de petits enfants. Cependant, j’étais restée vierge et peu à peu en comprenais la charge sociale. Aussi, faire du babysitting m’a éteinte : il fallait tout éluder.
A l’école, ça allait bien. Je faisais mes devoirs et mémorisais mes leçons. J’ai été diagnostiquée deux fois par deux psy, et le verdict fut : saut de une ou deux classes conseillé.

Les difficultés commencèrent. A l’école publique, les enseignants me prirent en défaveur. J’emportais tous les premiers prix, mais, pour ne pas décourager les autres élèves, les professeurs félicitaient les seconds de la classe et je n’avais qu’une seule récompense. J’apprenais le partage du mérite, pour ne pas dire la conciliation de la médiocrité.
Les relations avec le corps enseignant se durcirent. Je manquais un contrôle écrit de la classe supérieure, réalisé dans le gymnase pendant le cours d’éducation sportive, et sous prétexte de mes mauvaises réponses l’enseignante soutenait le maintien dans le niveau. Mon père alors me gronda pour mes étourderies.
Un jour, à l’heure de la sortie des classes, devant l’école, l’enseignante jeté toutes les pages de mon dossier au visage de ma mère. Les feuilles volèrent avant de retomber en désordre. La pédagogie était rompue.
Je changeais d’école et sautai une classe, dans le privé. Je devenais un objet de curiosité pour les autres élèves, et ma relation aux autres enfants commença à évoluer en profondeur.
Entrée au collège, je me persuadais avoir atteint mes objectifs, et mérité des vacances intellectuelles. J’étudiais l’espagnol en cours d’histoire-géo, les chants des oiseaux en cours de maths, la coiffure en français…j’écopais de tant de punitions, que la directrice de l’établissement demanda au conseil des professeurs moins de sévérité, afin de me laisser une chance assumer mes devoirs.
Mais ce n’allait pas mieux. Mon insolence envers les surveillants soutenait les permanences, et on m’excluait de salle au premier pied posé à l’intérieur. Le prof de français finit par demander à ma mère qu’elle exige de moi dessiner en cours de latin, car ce loisir au moins me canaliserait et empêcherai toute autre dérive, telle qu’un répertoire de ses tenues vestimentaires, caricatures, transmission de messages codés, confection de trousses en papier qu’elle confisquait les unes après les autres après confiscation des trousses en tissus (que je rembourrai d’aiguilles).
Seuls les professeurs d’svt et d’arts plastiques faisaient mon éloge, à moi, au conseil de classe, et, grandeur, aux autres classes d’élèves. J’assistais aux funérailles de ce professeur compréhensif.
Les autres élèves ne m’aidaient pas tous. J’ai difficilement vécu ma notoriété scolaire. Un jeu était courir dans les couloirs en criant mon nom. Je devenais méchante et susceptible.
A cette époque, le couple de mes parents  a commencé à se défaire. Nous reprenions la maison de mon grand-père et je dormais dans la salle de bain, mes cahiers sous l’évier. Un jour, une pluie violente a emporté la bâche du toit, et les pages des cahiers ont été collées entre elles.
Un de mes frère fut diagnostiqué Hpi, neurones agités, dysphasique : ma mère dépensa tout son temps en méthodes éducatives afin de lui donner une scolarité la plus normale possible.

Aussi, je faisais des cauchemars où le visage de ma mère changeait, prenant les traits d’une étrangère. Je me souviens un peu, elle me disait que j’étais belle, que je le serai de plus en plus, que je faisais peur aux autres, qu’ils me disaient hautaine par peur, que mon père était jaloux de me voir mûrir car il ne voulait pas céder sa place.

Et il y eu la violence. Les filles à l’école me tiraient les cheveux, me griffaient. Je donnais des coups de pieds aux garçons. Ma mère me battait avec une cravache, me giflait. Mes frères déchiraient mes pantalons, me mordaient, détruisaient mes jouets des plus odieuses façons. Mon père battait ma mère, je m’opposais, il me battait. Un jour, Maman m’a dit « j’ai senti une douleur à une vertèbre ». J’ai eu peur qu’il lui brise les os, et j’ai passé de la pommade sur les hématomes de ma mère.
Mes frères avaient peur de lui : il dégrafait sa ceinture, et eux s’effaçaient. Je leur en ai voulu, d’avoir été la seule à m’interposer. Personne ne disait rien si une torgnole à table devant des invités extérieurs à la famille me faisait tomber de ma chaise en m’envoyant par terre.
Mon père devint difficile à gérer. Il pouvait me dire « je vous aime », et l’instant suivant me battre comme plâtre, me traîner par les cheveux en me bourrant de coups de pieds.
Un jour j’appelais la police. Ma mère me l’a reproché.

Je trouvais un peu d’aide chez les voisins, plus tard chez des cousins qui m’hébergèrent après qu’une énième menace de me mettre dehors se soit concrétisée. Cependant, mes cousines plus âgées avaient peur et elles ne m’aidèrent pas en profondeur.
Je me mettais un objectif en tête : réussir un concours d’école post-bac loin d’ici, pour m’éloigner. En terminale, la responsable de niveau m’a convoquée dans son bureau : « s’il vous plait, ayez votre bac ». Mes notes étaient assez mauvaises pour qu’elle doute de ma réussite à l’examen national.

A côté de ça, je pouvais avoir mes moments de sympathie pour la cause humaine. J’appréciais dessiner sur ma peau, mettre des perles dans mes cheveux, choisir mon maquillage, piétiner sur des talons étroits, me parfumer.
Je commençais à fumer en cachette. Je découvrais mensonges après mensonges au foyer, et suspectais l’infidélité de mon père longtemps avant que ma mère ne le réalise. Ce fut un choc psychologique intense. Cela anéanti mon idéal de virginité promise à parachever l’œuvre millénaire. Nous désignâmes l’objet de l’infidélité « la tep ».
A la fin de l’année, j’étais consacré par les étudiants du prix de la plus originale, sur un déguisement de ficelles et de bouchons de lait, et obtenais mon bac mention bien.

C’était l’occasion de faire le mur et sortir en boîte de nuit.
En septembre suivant, à seize ans, j’apprenais intégrer un IEP de province.

A cette nouvelle, mon père devint furieux, et me battit.
L’apprentissage du sens de la réussite allait être compliqué.

Les six années suivantes, puisque je redoublais, furent dédiées aux études. J’eus des copains, des copines, des sorties, des voyages, des lectures, un chat, des colocations, internet, le téléphone, des cinémas…
J’eus un ami aux longs cheveux qui venait tresser les miens, révisait du vocabulaire au téléphone avec moi, chez qui je pouvais prendre le goûter à seize heures, avec lequel parler de manga et de films d’horreur, de psychologie et de musique métal. Il disait avoir réussi sa vie, puisque né dans un milieu défavorisé d’Amérique du sud, il avait été adopté en France. La symphonie du nouveau monde avait été un choc émotif de mon enfance, qui m’avait laissée agenouillée en pleurs à l’écoute.
Une semaine après que notre relation évolue d’amical à plus, il était l’objet d’un homicide.

Je pleurais longuement, refusais l’aide psychologique, témoignais au tribunal devant les meurtriers –je garde un souvenir atroce de leurs petites amies dans la salle d’attente.
Les autres étudiants reprirent les cours. La gouaille m’atteignit un peu,  certains voulaient savoir s’il était mort puceau.
Des années plus tard, j’allais dans un festival métal. Je ne reliais pas avec ce que cet ami m’avait dit du métal, et ne retrouvais pas l’engouement pour les enregistrements secrets etc.

Je continuais avoir des relations, danser, voyager, m’épanouir.
Cependant, la fin de ma scolarité fut rendue difficile par une relation avec un vagabond qui criait et sentait très fort, mais qui avait su me séduire au premier regard par son audace. Il était allé l'hiver en Norvège retrouver une petite amie, et avait dormi dans un puit de glace avec des bouteilles d'eau chaude ! Vraiment il savait se réchauffer. Aussi, il avait passé un hiver sous un pont côte à côte avec des ex-yougoslaves. Aussi sale qu'il pouvait être, il restait séduisant, et les femmes lui faisaient des cadeaux ! Il avait des amis du monde entier, et une liberté vis-à-vis de la musique, de l'internet. Il pouvait utiliser un clavier sans les limites qu'on apprend, et ça marchait.
Il y eu des moments cathartiques, comme gratter les étiquettes sur les poubelles, lancer des marrons, partager des bières dans le quartier. J’admirais sa chaleur corporelle. Il avait assez confiance en moi pour me partager avoir fui les conséquences d’un homicide involontaire. Pour moi, c’était le balancier de l’épisode précédent. Un jour, il m'a dit que mes os lui plaisaient.

J’allais en cours, et il faisait la manche. Un soir, il se fit démolir et, le visage en sang, vint chez moi. Nous partîmes en vacances et je le présentais à ma mère. Elle me classifiait : « poésie, disque rayé »,  et n’en démordit pas pendant des années.
Cependant, après j’eu très peur de lui et fin de l’histoire.

Je m’en sortais avec une mycose qui annonçait cinq années d’abstinence, et le retour de mon père dans ma vie. Je l’avais aperçu moins d’une dizaine de fois en six ans, je dis apercevoir car je compte la vue du sommet de son crâne depuis une cage d’escalier, et, un jugement de divorce m’assignais à sa charge.
Ma mère me déniais le droit au logement et je partais avec ce presqu’inconnu qui ne s’est jamais amendé.

Je cherchais un emploi, mais c’était le début d’un long désenchantement. Je redécouvrais mon père avec une prudence et une lenteur infinie. Je n’en parlerai pas plus puisqu’aujourd’hui nous sommes encore en relation. Mais je me suis fait crier dessus un peu tout et n’importe quoi. Je ne me plains pas davantage, parce que c’est l’hiver et j’ai l’eau chaude.

Un jour, il y a eu un garçon qui n’a pas eu peur de mon père, il m’a dit que c’était un salaud et m’a invité à le suivre. Il se présentait : « je cherche une copine », qu'il avait perdu sa chienne, et Hpi.  J’étais contente parce qu’il était joli, et comme moi lisait un bouquin de Gunther Anders. Mais il lisait aussi sur l’Antéchrist alors que je n’en était qu’à m’inscrire en théologie et faire du bénévolat satanique, et Thoreau, où clairement je ne suis pas rigoriste.
Bizarrement, mon père connaissait sa mère, aussi je n’étais pas en confiance. Cependant, il semblait fuir son milieu puisqu’il sortait d’une année en tipi sans eau ni électricité.
Il m’a enfermé dans son appartement, une commode poussée devant la porte, et me défendant sortir. Il pleurait beaucoup. Il avait un côté fleur bleue, puisqu'il conserva une pâquerette que je lui donnai, mais également agressif, et un échange de gifles et de morsures me déstabilisa.
Comme je parvenais à m’enfuir dans la nuit, il me rattrapait, me plaquais au sol, et me ramenais chez lui. Plusieurs nuits blanches. Je me demandais s’il voulait induire le syndrome de Stockholm. Pour sortir de chez lui, j’ai prétexté prendre un bain chaud, me laver les cheveux, et les faire sécher au soleil de l’extérieur.
Un jour, il est parti.
Alors, mon père a fait irruption dans ma chambre alors que je dormais, et il m'a insulté : "petite dame !", furieux. Je n'ai pas compris son intervention, et ai soupçonné un trafic de sexe dans lequel il voulait me faire coucher, pour être une "grande dame de l'humanitaire".

Aujourd’hui encore, mon père me demande de temps en temps : « vous souvenez-vous de ce garçon, assez beau d’ailleurs … ? ».

Seulement, depuis cinq ans que je suis diplômée, rien ne marche pour moi. Pas une seule soirée d’anniversaire, pas un dîner entre amis, aucun thé dansant. Je suis amère et jalouse. Je ne me maquille plus qu’exceptionnellement, et ne porte plus de soutien-gorge. Je suis devenue végétarienne et pacifiste. Je ne construis pas mon foyer.
Les amis de mon père me voient mais rien ne décolle. Ma mère me conseille de suivre l’exemple de la femme de ménage de mon père, qui me connait depuis l’enfance. Mes frères m’évaluent au physique, ils m'ont tous frappée. On ne parle plus de me marier. Les insultes récurrentes de la part de mon père sont "incapable de s'exprimer, mère autiste, ressemble à sa mère, sans ambition, ne retient pas ce qu'on lui dit cent fois, présente bien mais ne sait pas rejoindre une dynamique, n'est pas immortelle alors qu'elle est jeune, (injonction de) s'ouvrir au monde, (injonction de) partir, (injonction de)..., souriez ! , vous êtes (onomatopées kshkshksh avec postillons et gestuelle de griffer), vous pensez de la bouillie, vous ne méritez pas grand chose ".
Les insultes reçues par mes frères sont beaucoup "débile". Reproche qui fut récurrent par ma mère, "disque rayé, volonté de choquer".

Je reprends des études, peut-être une formation de yoga. Je me dis que je veux un époux bon, un atelier, un cheval, des fruitiers, un foyer.

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