Paramètres Polyvalents et Modèle de Base

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Re: Paramètres Polyvalents et Modèle de Base

Message par Invité le Mar 12 Juil 2016 - 13:00

Etre douée et pouvoir comparer, quelle chance Smile

Je vais peut être créer un site internet de comparateur de situation dans la vie Wink ou un service de prêt de cerveaux Smile !!!!! et vous le préférez rapide ? adsl ? avec wifi ?  cat. la douance c'est un truc où tu peux traduire "mais je t'emmerde" ou "mais tu m'emmerdes" Smile en toutes les langues Smile Si c'est pas du bol et un avantage ça Smile


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Re: Paramètres Polyvalents et Modèle de Base

Message par Invité le Mar 12 Juil 2016 - 13:13

A madame Geneviève, merci pour tout, paix à son âme et effectivement on les emmerde, les chieurs Smile On a fait du beau boulot  cat Je me suis sentie aussi orpheline que la maladie qui vous a emportée alors qu'enfin vous alliez pouvoir vous reposer d'avoir bien bossé. Quel talent Smile Il y a des phénomènes comme ça, qui se tape un cancer et qui ne se plaigne jamais.
Je souhaite d'en chier à celle qui l'a appelé la "vieille" Smile Je vais regarder. Donnant donnant avec les méchants Smile C'est très vilain d'être pas beau à regarder ni de l'extérieur ni de l'intérieur. Ah ben non avec des personnes comme ça, non, non, je n'ai aucun problème de sensibilité. Ca pique ? oh c'est triste, bon courage hein Smile On va faire mieux Smile Ben ouais ben je vous regarde. dans dix ans vous en serez au moins à presque bien ? Courage Smile D'un coté ceux qui font le tour de France en faisant le tour de la France, de l'autre ceux qui font le tour de France en tournant autour de leur nombril. Faut pas déranger les personnes qui cherchent la chrysalide au bout du coton tige qui nettoie leurs petites saletés ..... sponsorisé par Urgo, il va en falloir du mercure au chrome..... et des rustines quand ..... parfois on devrait être immonde, mais ça fait perdre du temps pour des personnes pas intéressantes. Bon je vais me casser un ongle... peut être deux tiens. Y'a des expériences comme ça que j'ai jamais vécu....  tongue tongue tongue bounce bounce bounce bounce albino sunny

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Re: Paramètres Polyvalents et Modèle de Base

Message par Invité le Mar 12 Juil 2016 - 13:27

quelqu'un qui aime les icones c'est assez cool

on peut faire un petite histoire aussi

il était une fois

king  queen

scratch
study
Suspect
study  
scratch

king
Rougit
Tomates
Gêné

queen
Rougit
Tomates
Gêné

 Amoureux
Passionné
Passionné
 Dort

 Amoureux
Passionné
Passionné
 Dort

Poète
Poète
Pour Toi
Amis
Un ange
Bisous
Bisou câlin

Sérénade  Sérénade  Sérénade  Pour Toi  

Câlins
Long hug
Long hug

Au galop !  Au galop !  Au galop !  Au galop !

euh je sais pas si je m'exprime bien avec les icones je voulais juste dire que les fleurs c'était cool en été près des chateaux avec le parc à zèbre



ou alors rencontres du troisieme type ?

Smile Shocked Shocked cyclops alien Like a Star @ heaven Like a Star @ heaven alien study study study study scratch scratch alien SOS SOS SOS Cocard Triste Rougit Yahoo ! Zébré Zébré Zébré cheers Tchao Tchao Tchao alien alien Tchao Tchao

euh

je le ferai plus si si

:-)


Dernière édition par zebulonlezebre le Mar 12 Juil 2016 - 13:32, édité 1 fois

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Re: Paramètres Polyvalents et Modèle de Base

Message par Invité le Mar 12 Juil 2016 - 13:29

Le naze a été inventé pour qu'on puisse se souvenir à quoi on a du bol en fait. J'aime bien les nazes, c'est un curseur qui me permet chaque matin de me souvenir de mon bonheur, boostez vous dans la vie, adoptez un naze.

Un problème ? parler à un naze, en deux secondes, ça va mieux Smile et t'as du beaucoup travailler sur toi même dis donc pour avoir une patience pareil, ah ben si tu savais !!!!! mais on m'a beaucoup aidée, il existe des spécimens de chieurs..... c'est formation accélérée gratuite Smile

Il était écrit que personne ne se doute du nombre de paramètres avec lesquels un doué peut parfois géré, et bien je ne vous le fais pas dire Smile et si besoin je vous le dirai Smile Plus tu différes plus tu m'apprends Smile Pareil, dans la vie y'a les modèles et les anti modèles, et dans les anti modèles, y'a du boulot, des efforts, du travail sur soi dans le mauvais sens, faut reconnaître, ça ne donne aucun résultat au final mais y'a eu des efforts, beaucoup d'efforts. Allez titi vas y rames mais oui tu peux remonter les chutes du Niagara avec ton kayak, je n'en doute pas une seconde. Je te tiens la bouteille d'eau et je t'attends avec le champagne en haut.

J'ai vidé mon sac comme elles à quelques personnes récemment ça m'a fait un peu fou. Je tiendrai pas des années comme ça comme elles, ça me donnerait envie de mourir Smile mais ça a été une belle expérience.

Courage à tous les constipés qui luttent pour chercher le suppositoire au mauvais endroit Smile Chacun sa direction, son histoire Smile


Dernière édition par Iamsosure le Mer 13 Juil 2016 - 16:25, édité 1 fois

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Re: Paramètres Polyvalents et Modèle de Base

Message par Invité le Mar 12 Juil 2016 - 13:33

il y a aussi les naze et rati, de très bonnes voitures


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Re: Paramètres Polyvalents et Modèle de Base

Message par Invité le Mar 12 Juil 2016 - 13:40

zebulonlezebre a écrit:quelqu'un qui aime les icones c'est assez cool

on peut faire un petite histoire aussi

il était une fois

king  queen

scratch
study
Suspect
study  
scratch

king
Rougit
Tomates
Gêné

queen
Rougit
Tomates
Gêné

 Amoureux
Passionné
Passionné
 Dort

 Amoureux
Passionné
Passionné
 Dort

Poète
Poète
Pour Toi
Amis
Un ange
Bisous
Bisou câlin

Sérénade  Sérénade  Sérénade  Pour Toi  

Câlins
Long hug
Long hug

Au galop !  Au galop !  Au galop !  Au galop !

euh je sais pas si je m'exprime bien avec les icones je voulais juste dire que les fleurs c'était cool en été près des chateaux avec le parc à zèbre



ou alors rencontres du troisieme type ?

Smile Shocked Shocked cyclops  alien Like a Star @ heaven Like a Star @ heaven alien study study study study  scratch scratch  alien SOS SOS SOS Cocard Triste Rougit Yahoo ! Zébré Zébré Zébré cheers Tchao Tchao Tchao alien alien Tchao Tchao

euh

je le ferai plus si si

:-)

Je sais pas qui est le troisième type mais en tout cas y'a des premiers types et des deuxièmes types je vais être bien contente de ne plus les croiser  Razz je préfère oui être serial smileuse  bounce bounce bounce bounce bounce bounce bounce Dans une prochaine vie je ferai kangourou et je me demande si je vais avoir la prétention d'écrire un petit essai Smile "la critique de "Quand ?". Ca sera l'histoire d'un gars ou d'une fille à qui je dirai "mais quand c'est que tu vas découvrir que t'as des neurones et que tu peux t'en servir sans t'agiter  alien peut être avec un livret et un cd avec une chanson : lâches ton gourou, rejoins mon camp, mon campagnol, mon rat musiqué 
mieux vaut définitivement un con prise, que mal accompagnée Smile moitié mammouth, moitié leclerc. et quand ça surchauffe, hop au somme  Sleep Sleep Sleep Sleep albino

bonne journée à toi Smile et à vous.  sunny

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Re: Paramètres Polyvalents et Modèle de Base

Message par Invité le Mar 12 Juil 2016 - 13:58

Je pense aussi créer une asso d'aide aux gens intelligents, très intelligents, superbement intelligents qui ont toute mon admiration, parce que punaise, je ne sais pas à combien mon QI mais alors j'ai pas besoin de mon dondon de créativité pour imaginer leur travail sur eux et de patience... si ils décalent pas, pour eux ça doit être long.... je veux même pas imaginer..... ça doit du niveau de l'incommensurable du Kilimandjaro, quel talent, quelle patience, quelle force, que de qualités, c'est une vieille loco de 1730 qui croise un TGV et qui lui dit : tu seras un peu con !!!! 
'Il faut sauver les soldats Ryan à gros QI", il faut faire des quêtes, leur envoyer des sous, des cartes de soutien, parce que personne se rend compte mais alors moi si !!!!
C'est bien pire que le gars là tu sais de la mite au logis qui mange des champignons à la grecque qui poussent ses baballes là tu sais ? et qui voit qu'elles reviennent toujours Smile la bonne place dans la vie c'est là où on peut regarder les baballes Smile IL faut des années de travail sur soi pour ne pas être immonde parfois Smile
Se faire retourner le cerveau par plus intelligent c'est trop génial, mais se le faire retourner par moins intelligent, refusez, n'y allez pas Smile Je suis que j'ai des neurones qui sont devenus champions de slalom à l'insu de mon plein gré Smile Y'a dans la vie des incitateurs à ce que chacun de tes neurones veuille faire un métier différent, du coup faut manager, ça rigole pas Smile c'est tellement plus simple de tous les orienter dans la même direction mais bon moi je dis rien, quand on me demande rien, moi je dis rien Smile et ça me fait des sacrés vacances Smile
"Il faut sauver le soldat Brian de la kitchen Smile sauvez des neurones, croisez des intelligents".
C'était un message du comité de soutien du neurone qui fonctionne Smile Envoyez vos dons à : 
On avait déjà inventé la lumière tu sais
42 avenue de la thyroide
69699Siunjourtuteretournes,nem'appellespaspour fairelebilandetaviecity.

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Re: Paramètres Polyvalents et Modèle de Base

Message par Invité le Mar 12 Juil 2016 - 14:26

Le service de livraison d'analyse a malheureusement du fermer ses portes.

- et la réciprocité ?
- et bien écoutes je sais pas, comme y'en a qui sont encore à chercher où se trouve l'arrêt de bus, pour l'arrêt si procité, on va aller voir ailleurs... on va faire des récits prokes, des récits prokes prokes prokes prokes Smile

Jean saint marc ménage, mais il fait le maximum. comme dirait un doué que je donnais, y'a pas que le QI dans la vie, y'a le Q Smile

Pourquoi ne pas déranger quelqu'un qui est bête ? parce qu'il peut être pire. Protégez un "bête" et protégez vous donc aussi. J'ai vu des personnes atteindre de tels sommets de bêtise (et encore moi j'ai pas 360, bac + 29 et 18 master différents et lu 33687 livres dans ma vie) et ben j'ai même pas réussi à créer la phrase qui m'en feraient décompresser.... y'a des gens il faut pas les laisser rentrer dans ta tête, en fait non plus pour un café.... il faut pas calculer... faut passer... l'air de rien et surtout l'air bien con.... il ne faut pas chercher comprendre, y'a personne, c'est vide Smile et on fait quand l'état des lieux, ben y'a pas, pas d'état des lieux, pas de contrat de bail, pas de meubles, allo y'a quelqu'un ? ben non c'est occupé, on sait pas par quoi mais ça sonne occupé Smile alors il faut raccrocher, voire pas appeler du tout. ça fait des factures interminables pour rien dire et pour rien faire.

si je ne l'ai pas déjà dit ici, je disais déja chacun fait ce qu'il veut de son q mais pas dans le mien sans autorisation mais alors pareil avec mon qi. apprends à ton qi à être aux abonnés absents, sur liste rouge, avec un répondeur.

des expériences où tu dois tirer des leçons que tu avais déjà tirées y'a longtemps, whaou j'avais pas demandé à y aller, et j'irai pu mais pourquoi ? des fois il faut bloquer. même si le pourquoi il insiste, faut fermer. y'a personne non plus, on est pas là.

Je ne regrette rien mais punaise ça a failli à deux doigts. et après tu rates deux doigts de whisky et ça, CA, ça serait regrettable.

C'est ça faut avoir bien conscience des écarts, pas forcément les expliquer, et pas forcément voire ne pas essayer de les réduire. sinon c'est gréve de neurones. c'est demande d'augmentation. des fois t'as des neurones en plus qui doivent travailler plus pour que d'autres s'en servent moins Smile 

Il faut créer un syndicat du neurone intelligent Smile y'a bien une banque du sperme, pourquoi y'a pas de banque de neurones ? un distributeur de quotient intellectuel ? avec un système d'agios pour ceux qui en dépensent beaucoup pour rien ? et un resto du QI ? comme les resto du coeur ? on ferait une chanson, aujourd'hui on n'a pas le droit de pouvoir être bête comme ça, dépassés mais chacun pour soi...... je te promets le grand soir, mais juste des lunettes pour y voir, un peu d'intellect et de chaleur dans les restos les resto du QI ? non ? 

mais qu'est ce qui font les gens qui font ?

un syphon phon phon.



Comprends pas les gens qui m'ennuient et comprends pas les gens qui s'ennuient et veux pas comprendre Smile

la critique est aisée mais l'art est difficile Smile raison de plus d'en faire plus quand on sait le faire mais pas pour les chieurs (qu'ils fassent les restos du PQ eux) Smile tout en veillant en priorité sur soi ça va de soi.

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Re: Paramètres Polyvalents et Modèle de Base

Message par Invité le Mar 12 Juil 2016 - 21:23

C'est l'histoire de deux nuggets qui se téléphonent un peu avant midi : 
- alors on va chez Mac Do ce midi
- impossible, j'ai scoré à 240 la semaine passée, je ne peux aller manger que chez Qick... pourtant je préfère Mac Do mais bon...

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Re: Paramètres Polyvalents et Modèle de Base

Message par Invité le Mer 13 Juil 2016 - 9:39


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Re: Paramètres Polyvalents et Modèle de Base

Message par Invité le Mer 13 Juil 2016 - 12:04



Mon nez est dangereusement prêt de mes fesses, quelqu'un pourrait m'aider ?

Fuck, ah.








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Re: Paramètres Polyvalents et Modèle de Base

Message par Invité le Mer 13 Juil 2016 - 12:50


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Re: Paramètres Polyvalents et Modèle de Base

Message par Invité le Mer 13 Juil 2016 - 12:51



Mieux vaut être star à Strasbourg que saucisse Wink

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Re: Paramètres Polyvalents et Modèle de Base

Message par Invité le Mer 13 Juil 2016 - 14:00



Où j'en serai ? et où serai je ? et qui serai je si j'avais toujours remis en question des personnes ? je préfère largement avoir été profondément émue et je me branle les couilles autant qu'un homme ne pourra jamais le faire de qui a pu se préoccuper de ce dont je me préoccupais. J'ai pu grâce à des personnes qui ont pris le temps pour les autres, avancer et vivre, le don de soi des autres est un beau cadeau..... un cadeau qui aide à porter ou comprendre bien des fardeaux.

Que je me fous des personnes qui s'en foutent, elles ont si peu de chance et si peu de choses à foutre Smile N'être pas d'accord n'est pas la remise en question systématique des autres. Punaise j'ai tout compris et j'ai rien compris à la fois.

et alors le con sans suce Smile c'est otto et nomie qui sont dans un bateau et ils rament ensemble et ça donne no close no me : 



Il y aura du free, il y aura du son, il y aura du frisson et des hérissons. qui n'a pas le son reste sur la paille, tu vois ? ce que je veux dire ? c'est la note aux no me Smile et la note au hier été Smile et parfois un peu de pop hulaire. Et c'est chouette Smile et s'il bout, laisser bouillir Smile

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Re: Paramètres Polyvalents et Modèle de Base

Message par Invité le Mer 13 Juil 2016 - 14:17

C'est l'histoire d'un sachet de thé qui rencontre un sachet de tisane et le premier dit à l'autre : sachez le.

et elle est contente ? oh si tu savez  Razz un rien ma muse.

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Re: Paramètres Polyvalents et Modèle de Base

Message par Invité le Mer 13 Juil 2016 - 16:24

[size=34]L’ami Stasi, l’ami sexy, l’ami mort... Typologie de mes amis Facebook
On a tous un ami de droite (ou de gauche), un ami bonne conscience à qui on délègue notre (in)capacité d’indignation ou encore un ami professeur que l’on se plaît à admirer.
[/size]
Par Olivier Ertzscheid Enseignant chercheur, Université de Nantes. Publié le 12/07/2016 à 16h02


J’ai – probablement – comme la plupart d’entre vous, une somme « d’amis » assez élevée (Près de 500 dont les 2/3 sont composés d’anciens étudiants). Des vrais mais également du tout venant. L’occasion d’essayer d’y voir un peu plus clair dans la typologie des mes amis. Et des vôtres.


L’ami de droite (ou de gauche)


 
Soyons honnêtes, comme nombre d’études l’ont montré et Facebook ayant par ailleurs horreur de la friction, nous avons tous tendance à fréquenter des gens qui pensent comme nous – homophilie – et cette tendance est souvent amplifiée par la logique du média Facebook qui a intérêt à nous proposer de nouveaux amis en accord avec nos propres modes de pensée (effet bulle de filtre).
Making of
Ce billet a d'abord été publié sur l'excellent blog Affordance.info, tenu par le maître de conférences en sciences de l'information et de la communication Olivier Ertzscheid. 



Il nous a aimablement autorisé à le reproduire surRue89.
Donc, si nous sommes plutôt de gauche nous allons virer (ou n’allons pas accepter) d’amis de droite. Sauf un(e). Que l’on n’accepte ou que l’on ne conserve pas « parce qu’il est de droite et moi de gauche » mais en général, au départ, parce qu’il travaille dans un champ ou un domaine qui nous intéresse ou qui est en relation directe avec notre propre réseau professionnel, ou alors parce qu’il est drôle, et que l’on va ensuite aussi conserver parce qu’il représente la moyenne d’expression tolérable qui permet à la fois de nous lamenter sur sa vision (de droite) archaïque et rétrograde de la société, mais également parce qu’il nous laisse entrevoir l’espoir d’une possible conversion à notre vision de gauche à force de fréquenter nos propres publications gauchisantes.


Cet ami de droite définit en miroir le périmètre exact de notre croyance, de notre espérance et de notre expression politique : si je suis de gauche social-démocrate, mon ami de droite sera plutôt issu du MoDem, si je suis d’un courant de la gauche radicale, la radicalité de mon ami de droite sera elle aussi plus forte et plus marquée.


Nota-Bene : la limite est atteinte pour les gens d’extrême gauche qui évitent en général – sauf pour les affronter violemment – les amis d’extrême droite.


L’ami bonne conscience


 
Il ou elle est celui ou celle à qui nous déléguons volontiers une partie de notre (in)capacité d’indignation. Qui nous rappelle la loi du« mort-kilomètre » à chaque nouvel attentat lointain quand les médias occidentaux ne s’occupent que de Foot, l’un des derniers à continuer de publier des messages politiques explicites sur les passages en force du 49.3 alors même que l’essentiel de notre mur est passé en mode résignation.
L’ami bonne conscience partage naturellement nos opinions politiques, notre vision de la société et notre goût pour les mojitos et les barbecues. À moins que nous ne partagions les siens.


Nota-Bene : nous envions autant sa capacité d’indignation intacte que nous aspirons à devenir l’ami bonne-conscience de quelqu’un d’autre. Ce qui n’est pas peu dire. L’ami bonne conscience est aussi très souvent un ami alibi.


L’ami professeur


 
C’est le mentor, la référence, notre exercice d’admiration quotidien. Il n’est d’ailleurs pas nécessairement « professeur » mais il est celui dont on continue de s’étonner et de se glorifier narcissiquement qu’il ait bien voulu nous accepter comme ami. Avec lui on ne débat pas : l’espace discursif que le moucheron que nous sommes s’autorise à avoir avec cet aigle de la pensée se résume à un « like » bien senti, un « share » ostentatoire ou un « Merci ! » à chacune de ses nouvelles publications élevées au rang de mantra cosmique.


L’ami professeur est étranger aux routines de publications classiques, ne publie jamais de photos de chats qui pètent, ne partage jamais rien d’insignifiant, et ne s’avilit jamais à « liker » un autre contenu que celui qu’il publie lui-même.

Il existe en vérité deux catégories « d’ami professeur », compatibles et non-exclusives l’une de l’autre, et dépendant de notre propre situation professionnelle (et de notre besoin de reconnaissance) : l’ami professeur choisi (celui que l’on se plaît à admirer), et l’ami professeur contraint : à l’université par exemple, nombre d’étudiants en master ou en doctorat se voient contraints de se choisir un ami professeur.
Nota-Bene : un jour d’épiphanie, l’ami professeur partagera ou likera un de nos statuts. Nous vivons quotidiennement dans l’attente de ce nirvana que pourrait constituer une notification messenger indiquant que nous venons de recevoir un message privé de notre ami professeur.


L’ami contraint


 
Cet ami-là nous est imposé par la loi de la proximité géographique. Il a la même utilité que la lecture de la rubrique « nécro » du journal local. Il vit ou travaille dans la même ville ou le même village que nous, nous le croisons souvent à la sortie de l’école, au troquet du coin ou au supermarché.


Avant que Facebook ne nous suggère de nous en faire un « ami » on aurait dit de lui que c’était une « connaissance », la connaissance qu’il nous apporte étant celle des dernières actualités dudit village, dudit troquet, de ladite école.

Nota-Bene : l’ami contraint est totalement indépendant de l’ami de droite (ou de gauche) étant donné qu’il est avant tout choisi pour sa capacité à nous éviter de lire la page nécro du journal local.


L’ami Stasi


 
Facebook, cette « version post-moderne de la Stasi » comme se plaît à le répéter Julian Assange, nous a offert à tous la possibilité de s’acoquiner, par différents biais, avec différentes accointances plutôt qu’amis véritables, lesquelles ont cette délicieuse capacité de nous fournir la vision du camp adverse, des « ceux que l’on n’aime pas », nous transformant à bon compte et à moindre frais en autant d’agents double du renseignement de l’inutile, de l’espionnage du futile. Et permettant, ce qui est tout sauf accessoire, de se répandre en calomnies bien senties avec nos vrais amis pas Stasi.
Nota-bene : nous sommes toujours l’ami Stasi de quelqu’un d’autre.


L’ami sexy


 
Non je ne parle pas de ces jeunes filles russes habitant dans le Gers aimant le sport, les voyages, la culture et la musique et posant en string sous leur doudoune comme la plupart des habitants du Gers. Je parle ici de celui ou celle que l’on ne connaît en général pas vraiment mais que, par le biais « d’amis d’amis d’amis », il nous a été possible d’ajouter à nos propres amis.

L’ami(e) sexy n’a aucun autre intérêt que d’attiser notre libido fantasmée, et ce indépendamment de la fréquence (ou de l’absence) de nos rapports sexuels ou de notre statut marital actuel. Il/elle remplit le même rôle social que les héroïnes sexy et glamour de films ou de feuilletons télé sur lesquelles notre imaginaire amoureux se plaisait à flâner pendant que notre compagne réelle nous contemplait nous grattant l’entrejambe sur le canapé du salon, bien incapable qu’elle était de distinguer l’Alain Delon qui sommeillait en nous, et en jogging.


L’ami(e) sexy remplit ce même rôle mais avec une proximité presque physique qui suffit à nous combler d’aise à défaut de nous permettre d’oser lui avouer la place qu’il/elle occupe au panthéon de nos inavouables fantasmes.


Nota-Bene : on ne parle pas avec un ami sexy. Par contre on like à tout va la moindre photo de pizza qu’il/elle poste et on sur-réagit en partageant la moindre de ses publications dans l’espoir fou qu’il ou elle saura déceler dans cette attention portée, la marque de notre désir. Le like remplit ici sa fonction première d’attouchement pervers aussi flatteur que non nécessairement consenti. Avec, la plupart du temps, l’efficacité d’un vendeur de roses pakistanais à la terrasse d’un restaurant fermé dans l’aboutissement d’une relation amoureuse ou la concrétisation d’une relation sexuelle.


L’ami de circonstance


 
Nous avons tous des amis de circonstance. Ces amis que l’on choisit en fonction de l’usage circonstanciel que nous avons de Facebook. Mes amis de circonstance à moi ce sont, par exemple, ces presque 400 anciens étudiant(e)s.


D’autres amis de circonstance peuvent être ceux des groupes que nous fréquentons ou des pages que nous avons likées en commun. Ou bien des collègues de travail. Ou bien ta mère.
Nota-Bene : ça dépend surtout des circonstances donc. 


L’ami mort


 
Ah bé oui, mais on peut pas non plus tout le temps rigoler. Et il faut se faire une raison vu que comme le disait l’autre, « Socrate est sur Facebook, les utilisateurs de Facebook sont mortels, donc Socrate est mortel ». Donc nous avons hélas déjà – ou nous aurons, hélas toujours, bientôt – un certain nombre d’amis morts.


La pertinence de l’ami mort se mesure avant tout à l’aune de l’ami vivant qu’il était : était-il un ami vivant de droite (ou de gauche) ? Etait-il un ami vivant de circonstance ? Un ami vivant Stasi, un ami vivant contraint, un ami vivant professeur, etc.


Dans tous les cas l’ami mort à tendance à plomber plus ou moins efficacement notre journée à chaque date anniversaire de sa naissance lorsque Facebook nous rappelle d’aller lui souhaiter son anniversaire alors que... ben il est mort.


Nota-Bene : la réapparition de la photo ou du statut d’un ami mort sur notre mur déclenche une sorte d’effet Z, effet Zombie, qui nous rappelle à quel point il est important de passer du temps avec les gens que l’on aime et de s’inscrire à une cure de Digital Detox. Effet Zombie tout aussi immédiatement annulé par l’effet NMA, effet « Non mais attends ». Non mais attends, t’a vu cette vidéo où un type saute sans parachute depuis le haut d’une tour de Dubaï ? Non mais attends, t’as vu cette vidéo de cette fille de 6 ans qui pète des briques avec son front ? Non mais attends, t’as vu la vidéo du bras d’honneur de Paul Pogba ? Non mais attends, t’as vu la vidéo de l’entraîneur allemand qui se gratte les couilles ?


L’ami molette


 
L’ami molette n’est jamais seul. Il est un collectif d’amis qui jouent le rôle de « molettes », c’est à dire de « Pièces cylindriques striées servant, quand on les fait tourner, à rapprocher ou à éloigner deux éléments. » Ces amis molettes sont ceux avec qui nous interagissons assez faiblement mais qui vont principalement servir d’éléments de mise en relation nous permettant de trouver d’autres amis. Molette ou pas.
Nota-Bene : l’algorithme de suggestion d’amis de Facebook est à lui seul notre meilleur ami molette.


L’ami cahouète


 
L’ami cahouète est le bringueur, le turbulent, le d’jeuns que nous ne sommes plus ou que nous aurions aimé être. Nous le regardons avec un regard à la fois envieux mais aussi emprunt de mépris commode devant la superficialité totale de sa vie. Il est celui ou celle qui partage essentiellement sur son mur les événements festifs auxquels il participe.
Il est des amis cahouètes comme il est des rats. Certains sont des villes et d’autres des champs. L’ami cahouète des villes est hype et trendy, au grand banquet de la vie, l’ami cahouète est assis. L’ami caouhète des champs ne se manifeste qu’au début de l’été et des congés payés : sa vie – et son mur Facebook – jusqu’alors morne et taciturne se transforme en une orgie des photos de terrasses – où l’on immole de la saucisse par quintal – et de parasols – à l’ombre desquels reposent en paix et en tièdeur des hectolitres de Kronembourg et de Ricard.
Autre différence notable, l’ami cahouète des villes organise des Ice-Buckett Challenge en lien avec des associations caritatives en Indonésie ou au Népal, l’ami cahouète des champs trouve que la place naturelle des glaçons est au fond d’un verre de Ricard.
Nota-Bene : si tu es invité chez l’ami cahouète, penses à en apporter. Des cahouètes.


L’ami guimauve


 
L’ami guimauve est le seul à disposer de cette capacité de déclencher autant notre hilarité que notre lassitude. Deux raisons pour lesquelles nous avons tous un ou deux amis guimauve que nous nous refusons à virer car ils cumulent accessoirement un autre statut, le plus souvent ami stasi ou ami contraint.
L’ami guimauve se reconnaît facilement, il n’aime que trois choses : les animaux, ses enfants, et les proverbes pourris. Son mur Facebook est donc principalement composé de proverbes pourris, de soutien à la SPA, et de râles béats d’admiration devant la vidéo de l’un de ses enfants déguisé en courgette à la fête de l’école pour la danse des légumes.
Nota-Bene : vous perdez un point de vie à chaque fois que vous tombez nez à nez avec un proverbe chinois mal incrusté sur une photo approximative. Par exemple(s).



http://rue89.nouvelobs.com/2016/07/12/lami-stasi-lami-sexy-lami-mort-typologie-amis-facebook-264617



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C'est très curieux, tu vends ces 3 cds là, ça part chez un gars à l'accent qui chante, du coup pendant dix minutes grâce à lui tu pars en vacances, ensuite tu as une drôle d'impression, que les trois années qui ont suivi l'achat de ces cds partent avec les trois années dans une enveloppe timbrée et tu te souviens que oui c'est vrai un doué peut subitement prend l'accent du sud on ne sait pas pourquoi, tu envoies trois cent grammes et tu perds une tonne de mauvais souvenirs., chouette ça veut dire que les bons on va pouvoir les compter au kilo. Je n'avais jamais eu autant de reculer dans le sens de prendre du recul que pendant cette période. une sensation d'avoir traîné des 38 tonnes. Parfois ça n'est pas sexy, les soucis.... Ce n'est vraiment pas le même fonctionnement du tout. Il faut vraiment se roder sur son fonctionnement pendant un bon moment pour que ça devienne naturel... ou comment un jour tout ce qui était déjà simple est devenu compliqué pour enfin revenir à ma complexité....... simple....



« Le frémissement de l’absolu c’est une jupe qui danse dans la brise d’avril… » 


Cette petite phrase aurait pu se trouver sous la plume de l’écrivain tchèque Milan Kundera dans son roman culte L’insoutenable légèreté de l’être. Elle n’aurait certainement pas déplu non plus à Sören Kierkegaard qui a conçu l’idée du stade esthétique en « espionnant » les jolies filles de Copenhague en buvant son café dans une « pâtisserie »…Plus trivialement, c’est en regardant passer les demoiselles « magazinant » dans la cour carrée des Halles sous le tendre soleil d’avril que cette expression « le frémissement de l’absolu » m’a littéralement été révélée. Depuis, j’ai interrogé la métaphore printanière et ce sont les fruits de cette réflexion que je vous livre ici…
Le mot de frémissement est un très beau mot de la langue française qui se prête idéalement à la métaphore. On parle du frémissement de l’eau juste avant l’ébullition, du frémissement des feuillages sous le vent ou encore du frémissement des corps avant l’amour pour désigner une sorte de tremblement. De son côté le mot d’absolu désigne le contraire du relatif, ce qui est à soi-même le fondement de son existence, d’où son identification fréquente à Dieu. Ainsi, parler de frémissement de l’absolu constitue un oxymore, l’absolu devant être par définition ce qui ne connaît pas de frémissement étant immuable. Or, c’est précisément ce caractère immuable de l’absolu que la philosophie est venue remettre en question dès son origine avec Héraclite. A bien des égards, ne pourrait-on pas définir la philosophie comme un frémissement de l’absolu ? Hegel n’a-t-il pas superbement confirmé l’intuition géniale d’Héraclite à travers la loi dialectique montrant la contradiction inhérente au réel ? Si l’Absolu est résultat comme le dit Hegel, c’est qu’il connaît des frémissements, d’où l’idée hégélienne d’un Absolu qui s’incarne et se compromet dans l’Histoire. Or, pour Kierkegaard un tel Absolu soumis aux aléas tragiques et absurdes de l’Histoire n’a plus grand-chose d’absolu d’où son rejet radical d’un tel concept. Pour Kierkegaard, tel le Tao des Chinois, l’Absolu n’a pas d’existence propre en dehors de ces frémissements. Le Tao se manifeste à travers ses énergies contradictoires et complémentaires que sont le Yin et le Yang. Avec Heidegger l’idée d’absolu disparaît complètement pour laisser place à l’idée d’Etre. Or, l’Etre heideggerien a un mode d’existence tout à fait paradoxal qui consiste à se manifester dans l’absence et le retrait, d’où la métaphore de la clairière de l’Etre. Même le philosophe croyant Bergson a rejeté l’idée du Dieu absolu pour lui substituer l’idée de l’Elan vital. Bref, toute la philosophie contemporaine peut être comparée à un mouvement de rejet de la métaphysique traditionnelle de l’Absolu qui la rapproche de l’intuition d’un Héraclite ou d’un Lao Tseu. Un Deleuze ou un Sloterdijk aujourd’hui ne font que confirmer cette tendance.
Pourtant, notre métaphore du frémissement de l’absolu n’équivaut pas à une négation radicale de l’existence d’un absolu. On pourrait dire métaphoriquement que le frémissement de l’absolu annonce l’évaporation de l’absolu. Le secret inavouable de l’absolu ne résiderait-il pas  dans l’existence d’une faille en son sein ? A l’image de l’homme, l’absolu ne serait-il pas un être qui est ce qu’il n’est pas et qui n’est pas ce qu’il est. Mais le frémissement de la pensée peut rendre fou et je préfère laisser refroidir l’eau de la machine…

Biblio : Hegel, La raison dans l’Histoire – Kierkegaard, Craintes et tremblements        
Jean Luc Berlet


Absolu, du Latin. Absolutus, parfait, achevé.
S'oppose dans presque tous les sens à relatif. « Terme absolu », chez les grammairiens, par opposition aux « termes relatifs », désigne ceux qui expriment des notions considérées comme indépendantes, en ce sens qu'elles ne sont pas posées comme impliquant un rapport à un autre terme : Homme est un terme absolu, père un terme relatif. (Littré)
Indépendant de tout repère ou de tout paramètre arbitraires. « Mouvement absolu; position absolue; température absolue ».

Sur Absolu.

On doit prendre garde de ne pas identifier l'absolu, au sens ontologique et essentiellement spirituel, à la conception matérialiste et intrinsèquement inintelligible d'une réalité en soi et par soi, telle par exemple que la matière unique des alchimistes. Au sens fort du mot, l'absolu est, comme l'indique l'étymologie, ce qui ne relève d'aucune condition, ce dont tout dépend et ce qui ne dépend de rien, le complet en soi, celui qui seul peut dire: « Je suis celui qui suis », ou, comme l'a défini Secrétan : « Je suis ce que je veux ».
Dire que l'on considère la nature réelle ou absolue d'une chose, indépendamment de tout ce qu'il peut y avoir de partiel, de symbolique ou d'erroné dans la connaissance qu'on en a, ce n'est nullement affirmer que cette chose constitue un Absolu, une réalité existant en soi et par soi. Pourquoi ne concevrait-on pas la nature absolue d'un être dépendant, contingent, relatif ? C'est une question de savoir si absolu n'est pas davantage que l'opposé de relatif, à savoir son corrélat. Et par suite s'il est légitime de penser à part l'absolu, ou de croire le faire, ce qui arrive quand on emploie le terme substantivement.
Le sens donné à ce mot, identifiant l'Absolu avec l'Incoordonnable, oppose l'Absolu à l'Infini comme le différent au similaire. Peut-être ce mot a-t-il toujours souffert d'une certaine ambiguïté : dans son sens littéral et étymologique « détaché de..., sans connexions, indépendant » comme dans son sens métaphorique « fini, complet ». Dans la langue politique anglaise, l'expression « Monarchie absolue a plutôt visé primitivement l'indépendance à l'égard de toute suzeraineté ou autorité extérieure, par exemple à l'égard du Pape mais ensuite il n'est pas douteux qu'elle s'est appliquée à l'idée d'un gouvernement complètement monarchique.

Sur Spinoza.
Si le terme ne figure pas chez Spinoza, on peut affirmer que sa philosophie est philosophie de l'absolu. Il ne s'agit pas, de dire l'essence d'un autre monde que le nôtre ni de préconiser une identification spirituelle à un Être qui serait absolu parce que transcendant. Le spinozisme n'est pas un platonisme. La philosophie de Spinoza est intégralement une philosophie de l'immanence.
Dès le premier paragraphe du Traité de la réforme de l'entendement, Spinoza définit son projet. Il s'agit, après avoir constaté la relativité et la fragilité de tous les biens qu'il avait poursuivi jusque-là, « de rechercher s'il n'existerait pas un bien véritable qui soit en mesure de conférer par lui-même l'éternité d'une joie souveraine et parfaite ».
C’est ce « bien véritable » qui constitue sur le plan éthique cet absolu que recherche le philosophe. Il s'agit d'un absolu puisqu'il ne dépendra pas des caprices ou des variations de l'opinion, et qu'il restera fermement établi en lui-même face aux critiques, à toutes les agressions. Ni éphémère, ni fragile, ni relatif, ce « bien véritable» sera « la béatitude » qui, en effet, est chez Spinoza la fin suprême et ultime. Cette valeur est un absolu : elle ne dépend que d'elle-même, c'est-à-dire de la sagesse du philosophe. L’Éthique de Spinoza (c'est-à-dire son livre, sa vie et sa pensée) est bien une recherche de l'absolu.
Mais trop souvent, l'expression évoque (comme dans le roman de Balzac) une tentative existentielle et morale, certes tenace mais totalement vaine et vouée à l'échec. La « recherche de l'absolu » honore (ou disqualifie) ceux qui l'entreprennent, mais elle reste vaine par essence car l'« absolu » est l'impossible même. Pour l'opinion, cette recherche de l'absolu reste utopiste, idéaliste, condamnée à l'échec. C’est précisément cet écueil que la philosophie de Spinoza sait éviter. La fin suprême que recherche son éthique est d'un accès difficile (cf. Éth. V, 42, Sc.), mais elle est accessible. La philosophie de Spinoza n'est pas une utopie de l'absolu mais une morale réaliste de l'accès à l'absolu : à l'extrême du sens. Il en est ainsi, en raison même du système ontologique qui soutient l'éthique spinoziste. Système immanentiste qui affirme l'unicité du monde. Un seul monde existe, à la fois sensible et intelligible, constitué de matière et d'esprit, infini en chacune de ses dimensions, mais unifié en une seule totalité infinie. C'est cette totalité qu'on peut appeler Dieu ou Nature.
L'homme est une partie de cet infini, il possède les mêmes structures et les mêmes caractéristiques que certains éléments de cette Nature infinie. Comme elle, il est matière et pensée. Pour réaliser cet absolu éthique, il n'est pas nécessaire que l'homme sorte de son propre univers. C'est à l'intérieur de la Nature infinie, au cœur de l'humanité finie et déterminée, qu’il peut trouver les ressources à la réalisation de son projet et le lieu de cette réalisation. Parce qu'immanence, la philosophie spinoziste est une doctrine du possible. L’Ethique donne les conditions d'une réalisation de l'absolu, ces conditions étant ; la doctrine du Dieu-Nature et la nouvelle définition de la liberté comme autonomie et non comme libre-arbitre.
Nous pouvons ajouter que cette philosophie constitue une sorte d'absolu dans l'histoire de la philosophie et de la civilisation. Hegel et Bergson s'accordent, pour reconnaître que tout philosophe commence par le spinozisme ou que tout philosophe possède deux philosophies, la sienne et celle de Spinoza.

Sur Jackson Pollock.
Rappelons que l’art est tout entier méditation religieuse. C’est le constat de Valéry : « Être poète, c’est préférer la rime à la raison ». L’art nous libère du règne des concepts. La poésie, en revanche, nous met en présence d’un chien dans l’étonnement de sa présence, comme l’étonnant tableau de Goya, chien enfoui dans le sable (musée du Prado) en témoigne. Dire voilà un chien est une manière de ne pas être en rapport avec lui, de passer à autre chose.
L’œuvre, la vie de Jackson Pollock, les années d’errance à chercher toujours plus précisément un chemin, la précision de sa démarche, le renouvellement de son travail , il ne se répète jamais, l’intensité des ses efforts, mène à reconnaître que Pollock peint à partir du non-ego. Tel est l’effroi qui méduse le spectateur. La peinture moderne, du moins une certaine peinture, a été à même de rendre visible l’espace du non-ego, comme cette vérité de notre être qui est sans aucun point de repère fixe, sans identité autonome, une ouverture première. Le contraire de l’ego qui ramène tout à lui. Tel est le sens vrai de la liberté : « la constance d’une orientation par laquelle l’homme demeure tourné vers ce qui apparaît dans sa figure propre ». (Martin Heidegger, Question II P141) Autrement dit, la liberté implique le choix d’être  ou d’être pas celui que vous êtes. Tel est l’enjeu de la modernité : prendre le risque d’être proprement soi, autrement dit, de la liberté comme ce qui impose l’impossibilité de la répétition de ce qui est déjà connu. L’artiste moderne est soumis à une loi, mais aucun point de repère ne lui permet, par avance, de connaître la loi. Il est tout entier obéissance, nullement créateur, mais le serviteur de l’œuvre en son exigence propre.
[list="box-sizing: border-box; margin-right: 0px; margin-bottom: 20px; margin-left: 0px; padding-right: 0px; padding-left: 2em; font-family: Lato, sans-serif, arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10px; line-height: 15px; background-color: rgb(255, 255, 255);"]
[*]« Quand je suis dans ma peinture, je n ‘ai pas conscience de ce que je fais. C’est seulement après une sorte de familiarisation que je vois où je vais. Je ne m’inquiète pas des modifications, d’une destruction de l’image, etc…, parce que la peinture a sa vie à elle. J’essaye de la laisser se manifester. Ce n’est qu’en perdant le contact avec la peinture que j’aboutis à un gâchis. Sinon, il y a une harmonie parfaite, un accord naturel et la peinture est réussie ».

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Clement Greenberg disait :
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[*]« L’art comme idée, c’est bon pour ceux qui n’attendent pas assez de l’art, n’en exigent pas assez, ne cherchent pas une expérience esthétique véritable mais plutôt quelque chose qu’ils peuvent classer et identifier comme nouveau, le mouvement du nouveau ».

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Cézanne poursuit le geste de Nicolas Poussin, sur « nature »  comme il le dit, c’est-à-dire dans le vif de l’expérience nue que rien ne vient plus a priori encadrer.
Gotthold Ephraim Lessing s’opposait à l’idée d’une homologie entre poésie et peinture. La peinture doit se libérer de l’influence de la littérature comme de la musique pour faire retour sur elle-même.
Ainsi on peut avoir une nouvelle lecture de la peinture. La peinture se traduit par une rigoureuse planéité, un espace à deux dimensions, circonscrit par la toile, qui interdit tout effet de profondeur ou de volume. Le contenu doit se dissoudre si complètement dans la forme que l’œuvre, plastique ou littéraire, ne peut se réduire, ni en totalité ni en parie, à quoi que ce soit d’autre qu’elle-même.
Le tableau cesse d’être pensé comme une fenêtre ouverte sur le monde, il devient un espace ayant sa propre cohérence unitaire.
Dans un tableau de Pollock ne nous est plus montré l’illusion de l’espace, mais la surface du tableau dans sa planéité. Autrement dit l’espace n’est plus représenté, ni même construit : nous en faisons une expérience originaire. Pollock ne construit pas l’espace de son tableau, il abandonne la composition. Son plan est une « hallucination littérale ». Le tableau est impénétrable comme un mur tout en procurant l’impression que nous pouvons entrer en lui, dans sa planéité même Il réussit à faire un tableau en radicalisant à l’extrême l’absence de forme sur le fond.
La ligne de Pollock ne définit pas des images, ne souligne pas de contours, ne délimite rien. Elle n’est plus limite d’une forme ou d’une figure, que celle-ci soit figure ou même abstraite. Sa ligne se montre comme une ligne, elle ne montre rien d’autre. Cette ligne n’est pas savante ou virtuose, elle ne montre pas une calligraphie habile, Pollock refuse toute intention. Sa ligne est impersonnelle.
« J’ai besoin de la résistance d’une surface dure. Sur le plancher, je me sens plus à l’aise. Je me sens plus près, et d’avantage parti de la peinture, dès lors que je peux marcher autour d’elle, travailler des quatre côtés à la fois  et être littéralement dans ma peinture ».
La technique utilisée par Pollock se nome « driping qui signifie laisser un liquide tomber goutte-à-goutte. Ce qui est important dans ce procédé réside dans les possibilités que ce rapport à la peinture lui offre : une absence de composition qui lui permet d’organiser sa surface. En introduisant, à la lettre, le corps dans la peinture et d’y entrer physiquement Pollock a libéré l’inconscient  de l’hypothèque que faisait peser sur lui la rhétorique surréaliste. L’œuvre ne se constitue plus signe par signe partie par partie mais dans son ensemble.
[list="box-sizing: border-box; margin-right: 0px; margin-bottom: 20px; margin-left: 0px; padding-right: 0px; padding-left: 2em; font-family: Lato, sans-serif, arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10px; line-height: 15px; background-color: rgb(255, 255, 255);"]
[*]« Il y a un certain temps, un critique a écrit que mes peintures n’avaient ni commencement ni fin. Il ne l’a pas écrit comme un compliment, mais c’en était un. C’est un beau compliment. Mai sil ne le savait pas ».

[*]Jackson Pollock New Yorker (août 1950).

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Le all over implique que chaque point du tableau  a la même importance que tous les autres et est chargé de la même densité. L’espace pictural est pour cette raison un espace sans hiérarchie. La toile devient ainsi une vibration simultanée qui donne une impression d’absolu dans l’acte de peindre, de total immersion de l’artiste dans cet acte. Il est entré dans la peinture sans contradiction.
Le champ pictural n’ouvre plus sur des arrière-fonds, d’arrière-monde et des arrière-plans, mais devient all over, ce n’est pas une diversion. Dans l’aridité d’un monde sans terre, il est possible de trouver séjour dans un tableau. Un tableau qui réussit à tenir sur la balance face au désert tout entier.
Le tableau un étrange visible qui se tient face à tout. Visible que nommer invisible ne sert pas. Car le tableau est tout à fait visible et nous parle dans l’immédiateté de notre vue, dans une ampleur qui s’ouvre au lieu de se fermer sur le vu. Un vu dont les racines nourrissent notre être, cœur, jambes, pieds et mains et ce que les anciens appelaient les « humeurs ».


MF





« Esprits créés, nous sommes un élan vers l’Absolu » (H. de Lubac, Sur les chemins de Dieu)


Le frémissement de l’Absolu présente l’avantage de nous permettre de représenter l’Absolu comme quelque chose de vivant (et non plus seulement comme un concept). D’habitude, l’Absolu se définit comme ce qui est en soi et par soi, indépendamment de toute chose ; avec une majuscule, on l’identifie volontiers à Dieu. Plus intéressante est cette corrélation établie entre cet Absolu et le « frémissement » : car ce mot renvoie à un léger effleurement, une réaction du corps à peine perceptible. Voire à une espèce d’émotion, de tremblement (« je frémis ! » dit-on, quand on redoute quelque chose), qui vient d’une passion violente. Tantôt indisposition, tantôt ébauche d’agitation dans le corps, le frémissement provoque une réaction sensitive. En quoi l’Absolu peut-il donc nous toucher ?
Qui parle, dans cette expression ? Si l’on considère que c’est l’Homme, on est en droit de nous demander qu’est-ce qui nous permet de jauger ce frémissement, de l’identifier comme provenant de l’Absolu ? Ne faut-il pas re-connaître cet Absolu pour établir un tel diagnostic ? Est-ce à dire, comme H. de Lubac, que « nous sommes un élan vers l’Absolu », déjà portés par lui à notre insu ? Qu’est-ce que c’est que cet Absolu dont on ressent la manifestation, et qui, dès lors, cesse d’être absolu ? Car parler de frémissement de l’Absolu, c’est déjà le relativiser… Peut-être faut-il analyser quelques expériences de cet Absolu. Platon, dans Ion, enquête auprès des rhapsodes afin qu’ils lui expliquent d’où leur vient leur inspiration. Comment Ion peut-il justifier qu’il parle mieux d’Homère que des autres poètes ? Ion est incapable de le dire. Et Socrate avance l’idée qu’il s’agit d’un art divinatoire ou « puissance divine ». Une Muse crée des inspirés, et les meilleurs poètes se disent possédés par elle : « tels les corybantes dansent lorsqu’ils n’ont plus leur raison ». Le dessaisissement de la raison serait-il une condition pour que l’Absolu frémisse ? S’agirait-il d’un abandon total, totalement confiant en la croyance en une puissance supérieure à nous ? Que cette puissance existe ou non n’est d’ailleurs pas le propos ici. Y croire, s’y abandonner, aurait une efficace, un pouvoir de création sur l’Homme… « Il faut que son esprit ait cessé de lui appartenir », ajoute Socrate. Tant qu’il ne l’a pas fait, le poète ne peut composer, être inspiré. L’idée intéressante qui se dégage de ce dialogue est que l’inspiration, cette puissance de déchaînement intérieure est communicative : le poète possède le rhapsode qui récite ses vers, qui suscite l’enthousiasme des auditeurs. Surgit ici l’idée que l’Un (généreux) s’épand sur nous – pour autant qu’on veuille bien le laisser œuvrer en nous -, comme par émanation. C’est sans doute, mal employée, l’énergie dont use le chef charismatique qui abuse de ses talents de rhéteur pour embrigader les foules. Mais ici, nous devons être capables de ne pas réduire ce champ de force à un outil nocif, détourné de sa fonction.
    En d’autres termes, plus généraux, le frémissement de l’Absolu, expérience mystique (pas nécessairement religieuse), n’est-il pas ce qui hisse l’émotion au-dessus de la raison, semblable à ce que la 1ère Epître aux Corinthiens nous dit ? A savoir que la sagesse humaine, notre façon de penser et de raisonner,  est folie au regard de Dieu : « En effet, la sagesse de ce monde est folie devant Dieu. Car il est écrit : Il prend les sages à leur propre ruse » (3; 19). Indépendamment de la source biblique d’une telle phrase, son sens n’en demeure pas moins vrai dans un contexte profane, laïc. De cela, comme de Platon, il nous faudrait peut-être retenir qu’il nous faut être transformés de l’intérieur, dans notre façon de penser. Ne pourrait-on connaître que ce qui nous a été, d’une certaine façon, déjà révélé (à un niveau inconscient ? Inné ?). Ce qui pose la question, alors problématique, de la part d’innovation, d’inventivité de l’artiste comme de l’écrivain. Est-il le seul inventeur de sa production-création, régnant en seul maître sur son royaume ? Ou est-il le réceptacle d’une « énergie » qui le dépasse, encore au-delà de l’inconscient (vision peut-être réductrice de notre sujet, que Freud limiterait à l’idéalisation de tout ce qui n’émane que de la psyché). L’aviateur Henri Guillaumet, rescapé d’un crash d’avion, dira à St-Exupéry : « Ce que j’ai fait, je te le jure, jamais aucune bête ne l’aurait fait. » Après 5 jours de marche dans le froid, sans vivres, au bord de l’épuisement, Guillaumet pensait à ses proches, l’imaginant en train de marcher… Pour ne pas être un « salaud », il estimait devoir continuer à avancer. Ce sursaut héroïque, cet acte créateur, ne peut-il pas être un frémissement de l’Absolu qui a traversé l’aviateur, dans un violent instinct de survie et de foi en la persévérance, au-delà des limites du corps humain ?
Questions sans doute insolubles, mais la croyance en un Absolu dont on accueille le frémissement a au moins le mérite de donner à l’Homme de la grandeur… Le réveil de notre torpeur, le sursaut de la conscience, le soudain sentiment d’une dignité bafouée, faisant suite à la passivité ou à l’acceptation de son sort, ne sont-ils pas ce qui fait d’un être jusqu’ici anonyme un homme grand ? Ne peut-on pas comparer ces expériences à un frémissement de l’Absolu en nous, qui condescend à s’épancher sur notre existence afin que nous nous élevions ? Chaque tradition ou société lui accolera le nom qu’elle voudra, nous parlons bien de la même « chose » : du sentiment de la grandeur qui nous bouleverse, de l’expérience de quelque chose d’inédit – ou que l’on vit comme tel, qui nous renouvelle profondément de l’intérieur. Amour, patriotisme, sacrifice, pardon, sont autant (et encore bien d’autres) d’expériences du frémissement de l’Absolu. Il est aussi ce qui extirpe l’Homme de sa torpeur, ce qui le tourmente afin qu’il puisse être en état de veille. Il est ce qui nous permet de sortir de nos dualités pour en saisir l’unité ; une unité qui nous préexiste, qui ne vient pas de nous. Il est enfin, aussi, l’appel que l’exilé ressent – loin de sa patrie -, tel Ulysse désireux de retourner à Ithaque, c’est-à-dire à lui-même.
Sabine Le Blanc






Mise en ligne le 16 févr. 2011
La formation complète : http://bit.ly/principe-resilience

Qu'est-ce que la résilience ? C'est la capacité qu'a l'être humain à se remettre d'un choc violent ; non par l'oubli ou le déni, mais par le combat, en intégrant cette partie blessée de soi.

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Re: Paramètres Polyvalents et Modèle de Base

Message par Invité le Mer 13 Juil 2016 - 16:27

Familier (esprit)




[ltr] Pour les articles homonymes, voir génie et familier.

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Des informations de cet article ou section devraient être mieux reliées aux sources mentionnées dans la bibliographie, sources ou liens externes (juin 2016).
Améliorez sa vérifiabilité en les associant par des références à l'aide d'appels de notes.
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Une sorcière nourrissant ses familiers, gravure de la fin duxvie siècle.

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Un génie familierdémon familier ou tout simplement familier est, dans bon nombre de croyances d'Europe occidentale, une entité, animal ou esprit, parfois imaginaire et invisible, à laquelle les hommes s'adressent pour demander des conseils ou obtenir des services, en particulier liés à la sorcellerie. Les familiers peuvent servir leurs propriétaires comme domestiques, ouvriers agricoles, espions ou compagnons et les aider à ensorceler leurs ennemis, mais pas seulement puisqu'ils sont réputés pour inspirer les érudits, artistes et écrivains, à l'instar d'un esprit tutélaire ou d'une Muse. Le plus connu de ces génies familiers est le daïmon (δαίμων /daímôn) de Socrate, mais bon nombre d'érudits ont, au cours de l'histoire, fait référence à des entités de ce type, parfois sous le nom de bon génie ou esprit gardien. Les familiers sont aujourd'hui fortement liés à la pratique moderne de la sorcellerie, en particulier en Angleterre où il fait partie intégrante de la pratique. Son équivalent outre-Atlantique est le nagual.
Le concept du familier a été repris par les ouvrages inspirés de la fantasy moderne et notamment le jeu de rôle, où ces entités sont décrites comme des créatures de petite taille qui accompagnent les érudits et les magiciens.[/ltr]

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Sommaire



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  • 1Étymologie
  • 2Nature
  • 3Témoignages

    • 3.1Le daïmon de Socrate
    • 3.2Henri III
    • 3.3Prince Rupert
    • 3.4Napoléon Ier
    • 3.5Robert Louis Stevenson
    • 3.6Autres


  • 4Familier et sorcellerie
  • 5Culture populaire

    • 5.1Jeu de rôle


  • 6Ésotérisme
  • 7Notes et références
  • 8Annexes

    • 8.1Sources imprimées
    • 8.2Bibliographie

      • 8.2.1Études
      • 8.2.2Essais


    • 8.3Articles connexes




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Étymologie[modifier | modifier le code]



L'adjectif latin familiaris dérivé du substantif familia (« famille ») se rapportait à « ce qui fait partie de la maison ». Il aboutit à l'adjectif de l'ancien français famelier (attesté dès la seconde moitié du xiie siècle) au sens de « ce qui fait partie de la famille ». Avant 1250, l'adjectif est refait en « familier » d'après le substantif famille1,2.

Nature[modifier | modifier le code]

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Frontispice de l'ouvrage The Discovery of Witches (1647) rédigé par le chasseur de sorcières Matthew Hopkins. Ce dernier figure au centre de la partie supérieure de la gravure tandis que deux prétendues sorcières, à gauche et à droite, identifient leurs familiers.

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Les génies familiers sont généralement décrits comme des esprits invisibles aux hommes, ainsi, Plutarque pensait que l'éternuement était une manifestation des génies. Certains auteurs pensaient au contraire que les génies familiers avaient une réalité physique3. Dans les pratiques liées à la sorcellerie, il s'agit le plus souvent d'animaux de petite taille, auxquels sont attribués des pouvoirs surnaturels.
Les familiers sont plus fréquemment mentionnés dans la mythologie et le folklore d'Europe occidentale, quelques études à ce sujet faisant valoir que les familiers ne sont présents que dans les traditions de la Grande-Bretagne et la France. Selon Margaret Murray, trois catégories de familiers sont censés exister4 :[/ltr]


  • Les familiers de l'homme, partout en Europe occidentale ;
  • Les animaux divinatoires, essentiellement en Grande-Bretagne et en France ;
  • Les animaux malfaisants, seulement en Grèce.


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Témoignages[modifier | modifier le code]



Le daïmon de Socrate[modifier | modifier le code]



Socrate nomme daïmon (δαίμων / daímôn) ce qui lui souffle ses réponses lorsqu'il s'exprime sur un sujet. Socrate se disait inspiré d'un génie particulier, qu'il nommait son daïmon, et qui lui suggérait ses résolutions, et surtout ce qu'il ne devait pas faire. Ce daïmon lui aurait ainsi conseillé, un jour, de ne pas emprunter une certaine route. Le philosophe suivit son conseil tandis que ses compagnons restèrent. Un peu plus tard, ils furent bloqués par un troupeau de porcs et arrivèrent couverts de boue5.
Apulée de Madaure, au iie siècle dans un petit traité intitulé À propos du Dieu de Socrate, dit en s'inspirant du dialogue de Platon :[/ltr]

« Non, vous répondra Platon par ma bouche, non, les dieux ne sont pas tellement distincts et séparés des hommes, qu'ils ne puissent entendre nos vœux. Ils sont, il est vrai, étrangers au contact, mais non au soin des choses humaines. Il y a des divinités intermédiaires qui habitent entre les hauteurs du ciel et l'élément terrestre, dans ce milieu qu'occupe l'air, et qui transmettent aux dieux nos désirs et les mérites de nos actions : les Grecs les appellent démons. Messagers de prières et de bienfaits entre les hommes et les dieux, ces démons portent et reportent des uns aux autres, d'un côté les demandes, de l'autre les secours ; interprètes auprès des uns, génies secourables auprès des autres… »

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Dans un dialogue intitulé Le Banquet, Platon rapporte l'enseignement de Diotime à Socrate :[/ltr]

« Tout ce qui est démonique est intermédiaire entre ce qui est mortel et ce qui est immortel.
— Avec quelle fonction ? demandai-je.
— Avec celle de faire connaître et de transmettre aux dieux ce qui vient des hommes, et aux hommes ce qui vient des Dieux : les prières et les sacrifices des premiers, les injonctions des seconds et leurs faveurs, en échange des sacrifices ; et, d'un autre côté étant intermédiaire entre les uns et les autres, ce qui est démonique en est complémentaire, de façon à mettre le Tout en liaison avec lui-même. C'est grâce à cette sorte d'être qu'ont pu venir au jour la Divination dans son ensemble, la science des prêtres touchant les choses qui ont rapport aux sacrifices, aux initiations, aux incantations, à la prédiction en général et à la magie. Le Dieu, quant à lui, ne se mêle pas à l'homme ; mais toutefois, grâce à cette nature moyenne, c'est d'une façon complète que se réalise pour les Dieux la possibilité d'entrer en relation avec les hommes et de converser avec eux, soit pendant la veille, soit pendant le sommeil. »

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Henri III[modifier | modifier le code]



Le roi Henri III était censé avoir reçu un génie familier en cadeau d'un magicien. Il le nommait Terragon et cette créature était tirée des soixante esprits nourris à l'école de Soliman. On supposait que cette entité avait « épousé » la comtesse de Foix qui ne supportait pas son contact parce qu'il était brûlant. Une rumeur avança qu'un jour Henri III fit venir une fille de joie pour la prostituer à son diable favori, et que cette fille pensa en mourir de frayeur6.

Prince Rupert[modifier | modifier le code]

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Prince Rupert et son chien « familier » dans un pamphlet intitulé The Cruel Practices of Prince Rupert, 1643.

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Pendant la guerre civile anglaise, le général royaliste prince Rupert avait pris l'habitude de prendre son chien, un caniche nommé Large Boye, dans la bataille avec lui. Tout au long de la guerre, le chien était redouté parmi les forces opposées, et crédités de pouvoirs surnaturels. Comme l'a noté Morgan, le chien était considéré comme une sorte de familier. À la fin de la guerre, ce chien fut abattu, apparemment par une balle en argent.

Napoléon Ier[modifier | modifier le code]



L'Empereur Napoléon Ier s'adressait à une entité qu'il nommait « le petit bonhomme rouge ». Elle lui aurait donné ses conseils militaire et prédit son avenir en lui annonçant ses victoires d'Austerlitz, Wagram,Friedland, et Iéna, tout son parcours, sa chute et son exil7.

Robert Louis Stevenson[modifier | modifier le code]



L'écrivain Robert Louis Stevenson appelait ses génies familiers « Bons Brownies » et explique que « ce sont eux qui faisaient la moitié de son travail pour lui tandis qu'il dormait »8.

Autres[modifier | modifier le code]



Le pape Benoît IX, élu en 1033, et le pape Alexandre VI, élu en 1492, étaient réputés s'adresser à des génies familiers. Celui d'Alexandre VI serait passé au service de César Borgia par la suite. Un moine de l'abbaye de Cîteaux passait aussi pour avoir un familier qui l'aidait à ranger ses affaires et aurait été exclu par l'abbé pour cette raison. Au xvie, le démonologue Jean Bodin évoque un homme dont le familier lui donnait des coups sur l'oreille gauche lorsqu'il faisait une erreur ou pour le prévenir des mauvaises intentions3.
L'alchimiste Paracelse évoque la présence de ce genre de créature plusieurs fois. Son génie familier était son valet et son secrétaire, il le gardait caché dans le pommeau de son épée et ne s'en séparait jamais. Cornelius Agrippa en évoque un également. Le mathématicienJérôme Cardan prétend aussi qu'il avait reçu l'une de ces entités de son père et qu'elle s'adressait à lui pendant ses rêves pour lui souffler des conseils. Ses talents, son savoir et ses meilleures idées en seraient issues. Le comte Saint-Germain recevait aussi des conseils d'un génie familier3.

Familier et sorcellerie[modifier | modifier le code]



Des études sur le concept de familier ont mis en avant son côté démonologique et son lien avec la sorcellerie dans l'Europe moderne. L'étude des familiers a évolué à partir d'un sujet obscur, dans des revues folkloriques et des livres et revues populaires qui intègrent une discipline historiques avec des approches multi-disciplinaires comme l'anthropologie, l'histoire, et l'étude des femmes. James Sharpe a écrit un article sur les familiers de la sorcière dans The Encyclopedia of Witchcraft: the Western Tradition, et déclare que : « Les folkloristes ont commencé leurs investigations vers le xixe siècle [et] ont constaté que les familiers figuraient en bonne place parmi les idées sur la sorcellerie9. » Dès les années 1800, les folkloristes ont enflammé l'imagination des érudits qui, dans les décennies à suivre, écrivirent des ouvrages descriptifs sur les sorcières et les familiers.
La publication scientifique du folklore a toujours contribué à plusieurs articles sur les croyances traditionnelles en Angleterre et au début de l'Europe moderne. Dans les premières décennies des années 1900, les familiers étaient mentionnés superficiellement sous le nom deniggets, qui étaient décrits comme des « bestioles ou des choses que les sorcières gardent tout le temps avec elles10 ».
Margaret Murray a effectué un grand nombre de travaux controversés sur le sujet à partir d'un champ constitué, au mieux, de potins et d'ouï-dire dans une branche d'étude légitime de l'Europe du début des temps modernes. Elle se penche sur les variations du familier trouvées dans les pratiques de sorcellerie. Bon nombre des sources qu'elle emploie sont des documents de première instance et les textes démonologique de l'Angleterre au début de l'ère moderne11. En 1921, Murray a publié The Witch Cult in Western Europe, et ses informations concernant le familier viennent essentiellement de procès de sorcellerie en Essex dans les années 1500 et 160012.
La plupart des données concernant les familiers en sorcellerie viennent de l'Angleterre et des transcriptions des procès de sorcières écossaises, organisés pendant les xvie et xviie siècles. Les cas des tribunaux anglais reflètent une forte relation entre les accusations de sorcellerie contre ceux qui pratiquaient les anciennes traditions autochtones, y compris l'animal familier/esprit.
Aux Antilles, le concept d'esprit familier n'est pas étranger à la plupart des familles. Lorsqu'une personne pratique le kimboi, avant de partir, elle doit transmettre cet esprit à un membre de la famille. Les églises issues de la Réforme invitent leurs fidèles à être libérés des esprits familiers.

Culture populaire[modifier | modifier le code]

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Le philtre d'amour, par Evelyn De Morgan : Au pied de la femme se trouve le chat qui est son familier.

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Jeu de rôle[modifier | modifier le code]



Dans les jeux de rôle, un familier est une petite créature, généralement un diablotin ou undragonnet, qui accompagne les magiciens et leur donne des conseils tout en les taquinant au fil de leurs aventures.
Dans Donjons et Dragons, le magicien invoque son familier grâce à un sortilège. Contrairement aux autres créatures convoquées par des sorts d'invocation, les familiers ne disparaissent pas à la fin du sort et demeurent toujours aux côtés du magicien jusqu'à ce qu'ils soient tués ou renvoyés.

Ésotérisme[modifier | modifier le code]



Consulter son daïmon familier, c'était pour Socrate consulter sa divinité intérieure, son jugement, sa raison, qu'il regardait non seulement comme un don mais comme une émanation et une portion de la divinité. Socrate le prenait pour un guide réel, distinct de son imagination et organe d'une divinité tutélaire. Pour Mme Blavatsky, le daïmon de Socrate est la partie incorruptible de l'homme, ou plutôt le véritable homme intérieur, le Noüs, ou l'Ego rationnel divin13.

Notes et références

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Message par Invité le Jeu 14 Juil 2016 - 0:01



Vive la vie Wink

Ca donnerait envie de faire une version "enjoy le ralenti aussi Wink"

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Re: Paramètres Polyvalents et Modèle de Base

Message par Invité le Jeu 14 Juil 2016 - 0:04



Ma meilleure bande de potes. Un jour, un jour, faudra que je me demande le pourquoi du comment, ce groupe là, ou pas  cat

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Message par Invité le Jeu 14 Juil 2016 - 0:22

C'est vrai en plus que je peux déplacer des escargots un par un sur un trottoir à la campagne pour les remettre dans la pelouse à coté  Razz Mais c'est récurrent ils se remettent dessus alors je lâche l'affaire, sûrement en leur disant : bon alors tant pis vis ta life, chacun ses risques. Viens te plaindre demain quand je repasse.
Merci vive la vie et vive la pluie. En fait j'emmerde même les escargots, il était que ça s'arrête et que tout cela s'explique  Razz
C'est grave docteur ? quoi ? ça demande une vaccination ? oui mais non ça ne va pas être possible, ça pique. Et si je m'éva nouille, cet égoïste d'escargot ne viendra même me soutenir  Razz
Je viens de bloquer là dessus sur le chat. J'imagine le truc si je m'étais faite grillée, Police Municipale, mais vous faites quoi là au juste ? je suis le comité de lutte contre la traversée dangereuse de route par temps de pluie des escargots, Monsieur. 
Maintenant grâce à ZB, je pourrai dire que c'est pas de ma faute, je suis une zèbre, monsieur l'agent...  Razz ah d'accord.
Rhooo pinaise des milliards d'années à faire des choses discrétos, et ce n'est ici que flagrant délit continuel.
C'est quoi comme syndrome ? celui du sauvetage d'escargot ? consommation excessive d'alerte à Malibu.
Ah ben oui mais là si il faut aller dans tous ces détails là, ça va être très long  Razz C'est pour ça que les gens ils s'ennuient dans la vie. Cela dit bon si tout le monde se met à remettre tous les escargots dans la pelouse lorsqu'il pleut... c'est un paradoxe ça.
Il est des choses dont on ne se rend compte que lorsqu'on en parle. C'est mis dans le DSM ? Je vais être réformée P4 ? Chacun ses missions dans la vie M'sieur l'agent. De toute façon, maintenant avec moi y'a prescription, non pas celle là, l'autre.
Sleep Sleep Sleep  (pas de smiley escargot, pfffff demain j'en parle dans le fil de la modo, est ce qu'un jour ? un jour ?)

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Message par Invité le Jeu 14 Juil 2016 - 0:51










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Re: Paramètres Polyvalents et Modèle de Base

Message par Invité le Jeu 14 Juil 2016 - 15:10

Marrant ça, des femmes mariés et mères de famille te la jouent autorité. Et après elles t'appellent toutes petites pour pas que tu appelles ta copine à la protection judiciaire pour mômes Smile
Qui ne voit que le tiers payant ne voit pas du coup le tiers autorité ? l'amour est sacrement aveugle mais mon amitié a de bonnes lunettes Smile
Tant va le tampax au delà des règles finit par se retrouver bien seul comme un trou du luc. Pas besoin de régler les choses dans le sang et bien mal acquis en profite jamais.
Chacun fait comme bon lui semble, j'ai toujours été plus motivée par les droits de l'enfants que par le montant déclaré sur une feuille d'impôts, chacun déclare en fonction de ce qui l'inspire, l'important était d'assumer Smile
Allons z'enfants de la pas triste, le jour du smiley a toujours été  cat

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Message par Invité le Jeu 14 Juil 2016 - 15:34



ouhhhhhhhhouhhhhhhhhhhhhhhhhhouhhhhhhhhhhhh  cat

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Re: Paramètres Polyvalents et Modèle de Base

Message par Invité le Jeu 14 Juil 2016 - 16:10

J'ai très bien vécu le fait de ne pas connaître les riz de veau et d'avoir du alors dire bien jeune que j'allais faire passer tout ça avec le trou normand Smile Bon après si les adultes ne savent pas le minimum dans la vie mais savent ce que sont des trucs pas bons, je décline encore et toujours toute responsabilité. Si j'avais voulu en avoir, j'en aurai eu, hein Smile
C'était un message du comité de soutien "Smileytatum, apprendum à mettrun de l'eautum de smileyum dansun tesum verroums"  à ceux/celles qui méritent de l'être  cat (ben oui faut pas exclure ceux qui boivent pas de vin, ni d'eau, y'a ceux qui consomment de l'eau de rose aussi Smile) la rosée arrosée Wink 

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Re: Paramètres Polyvalents et Modèle de Base

Message par Invité le Jeu 14 Juil 2016 - 16:21

encore aurait il phallus que je le susses .....

mais kiki a inventé des langues mortes pareilles ? 

excusez moi de vous demander pardon, pardon, pardon, pardon  cat

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Re: Paramètres Polyvalents et Modèle de Base

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