Paramètres Polyvalents et Modèle de Base

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Re: Paramètres Polyvalents et Modèle de Base

Message par Invité le Mer 20 Juil 2016 - 11:27

"Le zéro de la distance produit l'infini de la qualité."




Oh toi mon z"héros, n'es tu point fini ? 


Effectivement c'est un joli indien qui disait quelque chose du genre : tout dépend comme on associe quoi et quelle matière dans les ronds de fumée que l'on envoie ou pas


"je n'aurai pas du vous lire".


Il n'y a qu'en présence de certaines personnes qu'on se met à sortir de ces phrases.


J'avais dit qu'à 35 ans j'allais vers l'entonnoir Smile pas vers la multiplication des entonnoirs Smile


C'est quoi donc cette vie et ce truc qui me dépasse auquel je crois mais dont je ne sais ce que c'est (non pas ça, l'autre) qui n'a pas voulu faire comme je veux ?


Qui ne retrouve plus son pilotage automatique se doit de retrouver rapidement un bon capitaine et une bonne remorque au  I love you





Le paradoxe, l'évident, et la matière de base.


Creuser les paradoxes. Un coup à se faire remarquer sur la plage, ça.


Il était là, avec sa pelle et son râteau, 
créant des châteaux en Espagne, 
Bien qu'en France, 
Ne comprenant pas en quoi il n'était pas compris, 
Alors qu'ils ne voyaient pas le même ciel, 
le même sable, le même rivage.


Un magma au bord de la mer en vacances, 
pas simple pour avoir les pieds dans l'eau et le parasol, et le paratonnerre, tout un programme en fait, et l'on s'étonne qu'avec lui on ne s'ennuie pas....


To be or not to be continued.

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Re: Paramètres Polyvalents et Modèle de Base

Message par Invité le Mer 20 Juil 2016 - 11:33


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Re: Paramètres Polyvalents et Modèle de Base

Message par Invité le Mer 20 Juil 2016 - 11:35

Raisonnement par cas


[ltr] Pour les articles homonymes, voir CBR.
Pour résoudre les problèmes de la vie quotidienne, nous faisons naturellement appel à notre expérience. Nous nous remémorons les situations semblables déjà rencontrées. Puis nous les comparons à la situation actuelle pour construire une nouvelle solution qui, à son tour, s’ajoutera à notre expérience.
Le raisonnement à partir de cas (RàPC) (nommé en anglais case-based_reasoning (CBR)) copie ce comportement humain. Il résout les problèmes en retrouvant des cas analogues dans sa base de connaissances et en les adaptant au cas considéré. Cette technologie est apparue il y a une quinzaine d’années mais les travaux initiaux sur le sujet remontent cependant aux expériences de Schank etAbelson en 1977 à l'Université Yale. Elle reste pourtant encore assez méconnue par rapport à d’autres technologies appartenant au domaine des sciences cognitives comme le data mining. Elle diffère de cette dernière par son approche. En effet, ici, on n’utilise qu’indirectement les données pour retrouver les cas proches, à partir desquels on va générer une solution.

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Sommaire

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  • 1Étapes du processus
  • 2Représentation des cas

    • 2.1Structure d'un cas
    • 2.2Organisation de la mémoire

      • 2.2.1Modèle simple
      • 2.2.2Modèle à mémoire dynamique
      • 2.2.3Modèle à base de catégories




  • 3Recherche de cas similaire

    • 3.1Filtrage
    • 3.2Sélection


  • 4Réutilisation de cas et adaptation

    • 4.1Adaptation transformationnelle
    • 4.2Adaptation dérivative
    • 4.3Autres adaptations possibles


  • 5Révision
  • 6Apprentissage
  • 7Technologies utilisées

    • 7.1Data mining
    • 7.2Datacleaning
    • 7.3Logique floue


  • 8Projets à base de raisonnement à partir de cas
  • 9Logiciels du raisonnement à partir de cas
  • 10Voir aussi

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Étapes du processus[modifier | modifier le code]

Un système RàPC dispose d’une base de cas. Chaque cas possède une description et une solution. Pour utiliser ces informations, un moteur est aussi présent. Celui-ci va retrouver les cas similaires au problème posé. Après analyse, le moteur fournit une solution adaptée qui doit être validée. Enfin le moteur ajoute le problème et sa solution dans la base de cas.

Ce schéma présente bien les principales étapes dans le processus d’un système de raisonnement par cas. De ces étapes se dégagent trois problèmes majeurs :
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  • La représentation des cas
  • La recherche des cas
  • La création de la fonction d’adaptation

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Pour développer un système de raisonnement par cas digne de ce nom, il est donc nécessaire de trouver une solution efficace à chacun de ces problèmes. La révision et l’apprentissage sont deux autres problèmes qui découlent des trois premiers.

Représentation des cas[modifier | modifier le code]

La représentation des cas prend une place importante dans la réalisation d’un système RàPC. En effet cette représentation va déterminer l’efficacité et la rapidité de la recherche des cas dans la base. Il est donc nécessaire de choisir les informations à stocker dans chaque cas et de trouver sous quelle forme.

Structure d'un cas[modifier | modifier le code]

Un cas est décrit par de nombreuses caractéristiques représentant différents types d’informations :
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  • La description du problème
  • La solution et les étapes qui y ont mené
  • Le résultat de l’évaluation
  • L’explication des échecs

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Tous les RàPC n’utilisent pas forcément chacun des types d’informations. La description du problème et la solution apportée sont des éléments indispensables. Certaines caractéristiques (les plus discriminantes) seront utilisées en tant qu’index lors de la recherche et l’ajout de cas. Les index doivent être suffisamment concrets et abstraits à la fois pour qu’ils concernent un maximum de cas et qu’ils soient réutilisables dans les raisonnements futurs. Ils doivent aussi permettre de déduire rapidement les cas.
Généralement on considère les cas comme une liste de couples attribut-valeur. Chaque couple correspondant à une caractéristique. Les attributs sont typés, voici par exemple les types utilisés dans ReMind :
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  • Types classiques : texte, entier, réel, booléen, date.



  • Type symbole : il permet d’énumérer une liste de symboles qui seront stockés dans un arbre. La racine de l’arbre contiendra le symbole le plus général et les feuilles les symboles les plus spécifiques.



  • Type cas : il permet de référencer des cas qui sont des sous parties du cas considéré.



  • Type formule : la valeur de cet attribut est le résultat du calcul d’une formule.



  • Type liste : ce type est une liste d’objets utilisant les types précédents.

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Organisation de la mémoire[modifier | modifier le code]

Ensuite il faut construire un modèle d’organisation et d’indexation pour relier les cas entre eux. Ce modèle doit posséder certaines qualités. Tout d’abord il est nécessaire que l’ajout assure l’accessibilité aux anciens cas. La recherche de cas similaires doit conserver une complexité constante au fur et à mesure que la base de cas se remplit. Un système de RàPC n’étant intéressant qu’avec une base importante de cas, il faut évidemment envisager une solution permettant de retrouver rapidement les cas similaires. Généralement on utilise l’indexation pour cette raison.
Il existe de nombreuses façons d’ordonner les cas, nous allons étudier rapidement l’ensemble des modèles existants. Nous nous attarderons sur deux modèles en particulier :
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  • Le modèle à mémoire dynamique
  • Le modèle à base de catégories

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Modèle simple[modifier | modifier le code]

Commençons tout d’abord par le modèle le plus simpliste : l’organisation linéaire. Cette organisation n’est pas utilisée pour gérer l’ensemble de la mémoire des cas. Cependant elle peut être implicitement combinée à d’autres modèles plus complexes au niveau de petits sous ensembles de cas.
Il est possible d’organiser la mémoire sous la forme d’un arbre de décision : chaque nœud correspond à une question sur l’un des index et les fils correspondent aux différentes réponses. Pour être le plus efficace possible l’arbre doit poser les questions dans le bon ordre et être le moins profond possible. Cet arbre doit être construit dynamiquement. La meilleure méthode pour le construire est d’utiliser le data mining.
Un autre modèle consiste à construire la mémoire sous la forme d’une hiérarchie de prototypes. Un prototype permet de décrire des conditions sur des caractéristiques des cas. Tous les cas vérifiant ces conditions sont associés à ce prototype. Les prototypes sont organisés dans une hiérarchie d’héritage. On peut ainsi spécifier des prototypes généraux desquels héritent des prototypes plus spécifiques. En combinant les arbres de décision à cette hiérarchie de prototypes, on obtient une structure intéressante. Les prototypes « terminaux » ne stockent alors plus leurs cas dans une liste mais dans un arbre de décision. La hiérarchie de prototype représente la connaissance a priori du système et les arbres de décision générés dynamiquement permettent une structure assez flexible.

Modèle à mémoire dynamique[modifier | modifier le code]

Le modèle à mémoire dynamique a été introduit par Roger Schank et Janet Kolodner. Dans ce modèle, les cas sont stockés dans une structure hiérarchique appelée épisode généralisé. On parle aussi de MOP pour Memory Organisation Packets. Les différents cas ayant des propriétés similaires sont regroupés dans une structure plus générale, un épisode généralisé. Ils contiennent trois types objets :
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  • Les normes : Les caractéristiques communes à chacun des cas indexés sous l’épisode généralisé.
  • Les index : Les éléments discriminant les cas contenus dans l’épisode généralisé. Un index possède deux champs : son nom et sa valeur. Il peut pointer vers un autre épisode ou simplement vers un cas.
  • Les cas : La connaissance du système. On y accède donc par l’intermédiaire d’index.

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Le schéma donne une idée du modèle à mémoire dynamique. Il possède une structure proche d’un arbre. On retrouve bien les trois types d’objets énoncés, à la différence près qu’une distinction est faite entre les index et les valeurs. On peut remarquer aussi qu’il est possible d’atteindre certains cas de différentes manières. Ce modèle est donc redondant.
La recherche des cas similaires s’effectue à partir du nœud racine. On va chercher l’épisode généralisé possédant le plus de caractéristiques en commun avec le problème courant. Ensuite on parcourt les index, qui représentent les caractéristiques absentes de la norme de l’épisode généralisé sur lequel on travaille. Le couple index-valeur sélectionné est celui qui est le plus similaire avec le problème. À partir de celui-ci, soit on arrive à un autre épisode généralisé, dans ce cas, on recommence le processus, soit on obtient un cas similaire au problème posé.
La procédure d’ajout de nouveaux cas fonctionne d’une manière proche à la recherche de cas similaires. En effet le parcours du graphe est identique. Lorsque l’on a trouvé l’épisode généralisé ayant le plus de normes en commun avec le cas courant, on effectue l’ajout. Pour cela, il faut générer un couple index-valeur distinguant le nouveau cas aux autres fils de l’épisode généralisé. S’il existe déjà un cas possédant le même couple, on crée un nouvel épisode généralisé contenant ces deux cas.
On obtient donc un réseau discriminant à l’aide des index qui permettent de retrouver les cas. Les épisodes généralisés sont principalement des structures d’indexation. Les normes permettent de représenter une connaissance générale des cas sous-jacents alors que les couples index-valeur définissent les spécificités.
Cependant, ce processus d’indexation peut mener à une croissance exponentielle du nombre d’index par rapport au nombre de cas. On adjoint donc généralement certaines limites dans le choix des index même si cela entraîne une baisse de performances.

Modèle à base de catégories[modifier | modifier le code]

Ce modèle est une alternative au modèle précédent. Ici, un cas est aussi appelé exemple. L’idée directrice est que la réalité devrait être définie de manière extensive par des cas. Les caractéristiques décrites généralement par un nom et une valeur, possèdent un niveau d’importance fonction de l’adhésion d’un cas à une catégorie.
Dans ce modèle, la base de cas est un réseau de catégories et de cas. Les index sont des liens qui peuvent être de trois sortes :
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  • De rappel : reliant une caractéristique à une catégorie ou un cas.
  • D’exemple : reliant une catégorie aux cas auxquels elle est associée.
  • De différence : reliant deux cas ne différant que d’un nombre restreint de caractéristiques.

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Le schéma ci-dessous illustre les différents types de liens disponibles. Cependant il ne représente qu’une seule catégorie. Il faut donc ajouter que les exemples peuvent appartenir à plusieurs catégories.
La recherche des cas similaires consiste à retrouver la catégorie qui possède les caractéristiques les plus proches du nouveau problème. Lorsqu’elle est trouvée, on retourne les cas les plus prototypiques.

Recherche de cas similaire[modifier | modifier le code]

Avant la recherche des cas similaires, il est nécessaire d’étudier le problème posé. Il faut identifier ses caractéristiques mais aussi son contexte si cela est possible. Si certaines informations sont manquantes, il est possible de négliger certaines caractéristiques ou d’interroger l’utilisateur. C’est au cours de cette étape, préambule à la recherche à proprement parler, que le système RàPC doit essayer de déterminer et corriger les données bruitées ou incohérentes. Pour cela, on peut faire appel à des outils de datacleaning. Il est aussi possible d’essayer de déduire des caractéristiques à partir d’autres à l’aide d’un modèle de connaissance. Toutes ces opérations requièrent généralement l’approbation de l’utilisateur avant de passer à l’étape suivante.
La recherche se décompose en deux phases : le filtrage et la sélection. Au cours de ces deux étapes, on fait appel à des index statiques et dynamiques. Il existe différentes façons de déterminer quelles caractéristiques seront choisies en tant qu’index. On peut utiliser :
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  • Toutes les caractéristiques
  • Certaines caractéristiques
  • Les caractéristiques déterminantes dans le passé
  • Les caractéristiques les plus discriminantes

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Il est possible de choisir les index lors de la réalisation du système RàPC, on parle alors d’index statiques. Lorsqu’ils sont sélectionnés automatiquement ou par l’intermédiaire d’une interface homme-machine, ils sont qualifiés de dynamiques. Enfin certains RàPC donnent une importance aux différents index.

Filtrage[modifier | modifier le code]

L’étape de filtrage consiste à réduire au préalable le nombre de cas utilisés dans la recherche. Cette étape peut être sautée pour passer directement à la sélection. Il existe différents algorithmes mais ceux-ci sont souvent liés à un type de représentation des cas. Par exemple pour la représentation en MOP, c'est-à-dire la représentation à mémoire dynamique, le filtrage va consister à réduire l’ensemble de cas à un MOP proche du problème. On va l’atteindre en descendant successivement les index.

Sélection[modifier | modifier le code]

À partir de l’ensemble de cas obtenus lors de l’étape de filtrage, on va construire un nouvel ensemble de cas similaires. Pour cela, on peut utiliser l’algorithme des plus proches voisins (Nearest Neighbour) ou d’autres heuristiques qui vont nous permettre de mesurer la similarité entre le problème posé et les cas candidats. En fait, on ne va comparer le nouveau cas aux autres que par l’intermédiaire des index. À partir de la similarité sur chaque index, on obtiendra la similarité globale.
Il faut donc que chaque index dispose d’une fonction mesurant la similarité entre deux valeurs de son ensemble de recherche. Ceci peut poser problème si les cas sont constitués de types complexes symboliques. Mais ce problème n’est pas spécifique au RàPC, il est caractéristique des recherches en analogie. Il existe donc souvent déjà une méthode pour calculer la similarité pour chaque type de données. Généralement la fonction de calcul retourne une valeur appartenant à un intervalle.
Il est possible d’enrichir cette méthode des plus proches voisins par l’utilisation d’heuristiques de sélection. Pour que la sélection soit la plus optimale, il n’est pas nécessaire de découvrir les cas les plus similaires au problème mais plutôt ceux qui sont le plus utiles à sa résolution. Les heuristiques doivent sélectionner :
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  • Les cas qui résolvent une partie des buts du problème
  • Les cas qui partagent le plus de caractéristiques importantes
  • Les cas les plus spécifiques
  • Les cas les plus utilisés
  • Les cas les plus récents
  • Les cas les plus faciles à adapter

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Réutilisation de cas et adaptation[modifier | modifier le code]

Dans les systèmes RàPC simples, lorsque l’on a retrouvé un cas similaire, on réutilise directement la solution qu’il propose pour le problème courant. Dans ce type de systèmes, on considère que les similarités sont suffisantes et que l’on peut négliger les différences entre le cas trouvé et le problème.
Cette façon de procéder est quand même peu satisfaisante. Il est rare que l’on trouve un cas identique au problème, il est alors souvent nécessaire d’adapter les solutions préexistantes. L’adaptation consiste donc à construire une nouvelle solution à partir du problème courant et des cas similaires trouvés. Cette phase met l’accent sur les différences entre les cas trouvés et le problème et sur l’information utile à transférer à la nouvelle solution.
Il existe deux types d’adaptation :
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  • L’adaptation transformationnelle
  • L’adaptation dérivative

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Adaptation transformationnelle[modifier | modifier le code]

L’adaptation transformationnelle consiste à réutiliser directement les solutions des cas passés. Ce type d’adaptation ne prend pas en compte la manière dont les solutions des cas similaires ont été générées. On utilise des lois d’adaptation pour transformer les anciennes solutions. Ces lois sont dépendantes du domaine d’application du système RàPC.

Adaptation dérivative[modifier | modifier le code]

On peut utiliser ce type d’adaptation lorsque l’on dispose pour chaque cas stocké dans la base des étapes du raisonnement menant aux solutions. L’adaptation dérivative consiste à appliquer le même raisonnement au nouveau problème. Lors de la construction de la nouvelle solution, on va privilégier les chemins pris par les anciennes solutions sélectionnés et éviter les chemins infructueux. Cependant le nouveau cas est différent, de nouveaux sous-objectifs seront poursuivis.

Autres adaptations possibles[modifier | modifier le code]

Il existe d’autres types d’adaptations possibles. On peut par exemple faire appel à des cas d’adaptation. Cela revient à considérer un système CBR dédié à l’adaptation en général. Il ne serait spécialisé vers aucun domaine en particulier et contiendrait des cas assez abstraits d’adaptation.
Une autre approche est de classifier les cas dans une hiérarchie. Cette approche permet à des cas d’être réutilisés avec un niveau d’abstraction le plus élevé possible, ce qui les rend facilement applicable à une nouvelle situation. Pour adapter les sous parties d’une solution, le système se référera au contexte de la solution générale.

Révision[modifier | modifier le code]

Après sa génération par le système, la solution du problème est testée. Cette étape est généralement externe au RàPC. Suivant le domaine, on peut faire appel à un logiciel de simulation ou à un expert. N’oublions pas que la durée d’une évaluation peut être très longue, notamment dans le domaine médical pour le test de traitements. Si cette évaluation est concluante, on va retenir cette nouvelle expérience. C’est la phase d’apprentissage que nous étudierons par la suite. Cependant si la solution n’est pas satisfaisante, il faut la réparer ou tout au moins expliquer les raisons de l’échec. C’est la phase de révision.
La phase de révision va donc en premier lieu essayer de déterminer les raisons de l’échec. Pour cela, on peut essayer d’expliquer pourquoi certains buts n’ont pas été atteints. Les informations collectées vont enrichir une mémoire d’échec utilisée lors de la phase d’adaptation. Ainsi lors des prochaines générations de solutions, le système ne répétera pas ses erreurs.
Lorsque le système a déterminé les raisons de l’échec de la solution, il est possible d’essayer de la réparer. Cette étape de réparation peut être vue comme une autre fonction d’adaptation. La seule différence est que dans la réparation, on travaille à partir d’une solution incorrecte mais adaptée au problème au lieu de solutions correctes inadaptées. On va s’appuyer sur les explications de l’échec pour réaliser les modifications.

Apprentissage[modifier | modifier le code]

C’est la dernière étape du cycle du RàPC. Au cours de cette phase, le nouveau cas et sa solution validée vont être ajoutés à la base de cas. Il faut donc déterminer quelles informations doivent être sauvegardées et sous quelle forme, et comment indexer ce nouveau cas dans la base.
Si le cas a été résolu sans l’aide des cas préexistants, par exemple à l’aide des connaissances d’un expert, il faut à coup sûr l’ajouter dans la base. Par contre, si la solution a été générée à partir d’anciens cas, la procédure est plus complexe. En effet il ne sera alors pas forcément nécessaire de rajouter directement le nouveau cas. On peut par exemple généraliser le cas antérieur, origine de la nouvelle solution. D’une autre manière, ce nouveau cas peut être intégré à une catégorie ou un épisode généralisé.
En ce qui concerne les informations à sauvegarder, il est évident que l’on doit sauvegarder les caractéristiques et la solution du problème. Dans certains domaines, on peut tout de même faire l’impasse sur les caractéristiques qui sont facilement déductibles ou sans intérêt pour le problème. Il est aussi possible d’enregistrer les explications du raisonnement ayant mené à la solution. Ceci va nous permettre d’utiliser l’adaptation dérivative comme nous l’avons vu précédemment. Il est aussi possible de sauvegarder les échecs comme nous l’avons vu dans le paragraphe précédent. On peut ajouter à la base les cas d’échecs ou les raisonnements incorrects.
Il s’agit ensuite de décider quel type d’index le système utilisera pour retrouver ce cas. La plupart des logiciels existants emploient la totalité des caractéristiques. D’autres méthodes vont parcourir la base pour trouver les caractéristiques les plus discriminantes avec le cas à ajouter.
Enfin il faut intégrer le nouveau cas dans la base. Au cours de cette phase, on va modifier l’indexation des cas existants pour que le système détecte plus facilement les similitudes lors de la recherche des cas similaires. Pratiquement on va augmenter le poids d’un index menant à un cas qui a permis d’atteindre un cas utile dans la construction de la solution. À l’inverse, le système va diminuer le poids d’un index menant à un cas qui conduit à un échec. En fin de compte, on privilégie certaines caractéristiques.
Il peut être intéressant à la fin de l’apprentissage de tester le système en lui reposant le problème qu’il vient de traiter. Ainsi on peut voir si le système se comporte comme on l’attend.

Technologies utilisées[modifier | modifier le code]

Data mining[modifier | modifier le code]

L'utilisation du data mining se révèle avantageuse dans l'indexation des données. L'indexation est un point très important pour le RàPC. C'est grâce à elle que le calcul de similarité est effectué. Les index font référence à différents critères et le datamining va permettre d'indiquer les critères les plus discriminants et donc les plus représentatifs pour la construction des index.
De plus, le calcul de la distance entre les cas, effectué par la fonction de similarité intervient logiquement entre le nouveau cas et tous les anciens cas de la base. Grâce au datamining, des classes vont être constituées pour ainsi directement exclure les cas qui n'ont aucun rapport avec le cas actuel. Le calcul des distances grâce à la fonction de similarité s'effectuera ainsi uniquement à l'intérieur d'une même classe, ce qui réduira considérablement le temps d'exécution.

Datacleaning[modifier | modifier le code]

Le datacleaning permet également d'augmenter les performances d'un système CBR. Il va faire en sorte que les données enregistrées dans le RàPC soient justes et qu'il n'y ait pas de cas inexact qui pourrait entraîner des raisonnements totalement faux. Néanmoins, il peut arriver qu'un CBR possède dans sa base des cas contradictoires mais il ne doit pas pour autant ne plus être en mesure de tirer des conclusions, des expériences contradictoires existant dans la vie réelle.

Logique floue[modifier | modifier le code]

La logique floue est utilisée dans les domaines où il est difficile de classifier des objets dans un ensemble ou un autre. Utiliser cette technologie apporte de nombreux avantages aux systèmes RàPC :
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  • Une meilleure gestion de l’imprécision : avec la logique classique, une imprécision peut conduire à ruiner un raisonnement, elle sera en revanche bien tolérée si on utilise la logique floue.



  • La traduction des quantificateurs linguistiques en informations numériques utilisables par le système : si la description de cas est textuelle, il y a de fortes chances pour que des caractéristiques soient qualifiées par des quantificateurs tel que « très », « un peu », « environ », etc. Ils seront facilement traduits par une valeur entre 0 et 1.



  • La gestion des valeurs continues et réelles facilitées : l’indexation et la recherche de cas sera plus facile à mettre en œuvre.



  • L’introduction des notions de confiance et de pertinence : pour chaque information stockée, ou pour chaque caractéristique du nouveau cas, on va utiliser le degré de confiance qu’on a dans l’information et la pertinence. Par exemple, si les informations proviennent d’une source peu fiable, la confiance sera faible. D’une autre manière, la pertinence va représenter l’importance d’une information pour le problème.

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Certains systèmes RàPC utilisent la logique floue dès le stockage des cas. Ils gèrent des degrés de pertinence et de confiance pour chaque cas. Mais la principale utilisation de la logique floue est faite au niveau de la recherche de cas similaires. Là aussi, les systèmes utilisent les degrés de confiance et de pertinence pour calculer les similarités. Enfin il est aussi possible d’optimiser l’adaptation à l’aide de cette technique.

Projets à base de raisonnement à partir de cas[modifier | modifier le code]

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  • CHEF : Ce logiciel se propose de réaliser des recettes de cuisine en utilisant la technique du RàPC. L'utilisateur indique au programme les aliments dont il dispose et CHEF cherche à élaborer une recette à partir de ces ingrédients. Pour ce faire, il opère comme tout RàPC : il possède une très grosse base de données de "cas" de recettes valides et cherche à créer, par mimétisme, une nouvelle recette contenant les ingrédients choisis. CHEF a la particularité de tenir compte des échecs et de les sauvegarder afin d'éviter de les reproduire. Lorsque les contraintes imposées par l'utilisateur sont trop fortes et qu'aucune solution n'a été trouvée, CHEF donne une explication indiquant les raisons de l'échec.
  • INRECA, projet européen Esprit
  • INRECA+, projet INTAS
  • PERSUADER : PERSUADER est un outil de gestion de conflits basé sur le raisonnement par cas. Il fonctionne sur le principe de négociation/médiation. Il est capable de fournir des solutions documentées pour la résolution de problèmes de groupe. PERSUADER fait en sorte de pouvoir construire un règlement mutuellement convenu entre les différents acteurs de la dispute.
  • SWALE : Le projet SWALE cherche à fournir des explications à des situations anormales. Il apporte notamment des explications sur les causes de la mort des animaux ou des hommes. Le programme va par exemple comparer la mort inattendue d'un cheval de course très connu en pleine force de l'âge à la mort d'un cycliste due à une consommation excessive de produits dopants.
  • Taaable : Ce logiciel se propose de réaliser des recettes de cuisine en utilisant la technique du RàPC. Il a été vice-champion du CCC 2008 et 2009.

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Logiciels du raisonnement à partir de cas[modifier | modifier le code]

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  • KATE nom actuel Kaidara [1], premier logiciel français du raisonnement à partir de cas, conçu par Michel Manago, depuis 1991

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trois algorithmes : induction, analogie PPV (plus proche voisin et l'induction dynamique) L'algorithme d'induction dynamique a été développé dans le cadre du projet européen INRECA.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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  • Apprentissage par problèmes

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Re: Paramètres Polyvalents et Modèle de Base

Message par Invité le Mer 20 Juil 2016 - 11:39

Et revient la jouissance de pouvoir chercher et débroussailler sans être obligée de trouver..... 

je me disais bien que ça clochait Smile

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Re: Paramètres Polyvalents et Modèle de Base

Message par Invité le Mer 20 Juil 2016 - 12:01

- le synapse, c'est l'avion,
- et c'est comme ça que tu dis bonjour le matin toi ? 
- oui il y a des jours aériens et d'autres aérateurs, elle n'est pas belle la vie ?

In situ, des plans, un environnement fixe, et un vocabulaire adapté.

De fait effectivement c'est bien mieux quand les continents se rapprochent. Sinon ça destabilise un peu.

Et les continents en mille feuille ou en pyramide, alors là c'est plus de haut vol et ça s'explique moins facilement.

Comme avoir le luc entre le verre à moitié plein de l'un et le verre à moitié vide de l'autre, ça c'est une position qui ne s'explique pas ou alors pas juste en deux mots en prenant un café, quoi.

Contradictions et paradoxes. Vive les trames, vraiment...

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Re: Paramètres Polyvalents et Modèle de Base

Message par Invité le Mer 20 Juil 2016 - 12:05

Je connais une nana à Tourcoing qui est en train et depuis des années de se demander pourquoi son "Jules" met deux sucres dans son café sans lait.....

lui il s'est affirmé désormais gothique punk en Angleterre et il boit du thé ....

Conclusion : qui trop fait le tour parfois loupe un coin. et si on part de l'angle alors là je te raconte pas...

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Re: Paramètres Polyvalents et Modèle de Base

Message par Invité le Mer 20 Juil 2016 - 12:25

Arbre de décision


[ltr] Pour les articles homonymes, voir Arbre (homonymie).

[size=11]Cet article est une ébauche concernant les probabilités et la statistique.

Vous pouvez partager vos connaissances en l’améliorant (comment ?) selon les recommandations desprojets correspondants.

Un arbre de décision est un outil d'aide à la décision représentant un ensemble de choix sous la forme graphique d'un arbre. Les différentes décisions possibles sont situées aux extrémités des branches (les « feuilles » de l'arbre), et sont atteints en fonction de décisions prises à chaque étape. L'arbre de décision est un outil utilisé dans des domaines variés tels que la sécurité, la fouille de données, la médecine, etc. Il a l'avantage d'être lisible et rapide à exécuter. Il s'agit de plus d'une représentation calculable automatiquement par des algorithmes d'apprentissage supervisé.

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Sommaire

  [masquer] [/ltr]


  • 1Présentation
  • 2Utilisation en apprentissage automatique
  • 3Extensions
  • 4Voir aussi

    • 4.1Articles connexes
    • 4.2Liens externes


  • 5Références

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Présentation[modifier | modifier le code]

Les arbres de décision sont utilisés dans des domaines d'aide à la décision (par exemple l'informatique décisionnelle) ou l'exploration de données. Ils décrivent comment répartir une population d'individus (clients d'une entreprise, utilisateurs d'un réseau social, …) en groupes homogènes selon un ensemble de variables discriminantes (âge, temps passé sur un site Web, catégorie socio-professionnelle, …) et en fonction d'un objectif fixé (aussi appelé « variable d'intérêt » ou « variable de sortie » ; par exemple : chiffre d'affaires, probabilité de cliquer sur une publicité, …). Par exemple, l'arbre de décision ci-dessous (tiré de l'ouvrage de Quilan1) illustre le cas où l'on cherche à prédire le comportement de sportifs (la variable à prédire Jouer prenant l'une des deux valeurs « oui » ou « non ») en fonction de données météorologiques (Ensoleillement, Température, Humidité ou Vent), appelées variables prédictives.

Chaque nœud de l’arbre décrit la distribution de la variable Jouer à prédire. Dans le cas du premier nœud, la racine de l’arbre, nous constatons qu’il y a 14 observations dans notre fichier : 9 cas où une partie a eu lieu (Jouer = oui) et 5 où aucune partie n'a eu lieu (Jouer= non). Ce premier nœud a plusieurs fils construits en utilisant la variable Ensoleillement : le plus à gauche (Ensoleillement = Soleil) comporte 5 observations, le suivant (Ensoleillement = couvert) en comporte 4, et ainsi de suite. La suite de décisions continue jusqu'à ce que, dans l'idéal, les observations dans un nœud soient toutes « oui » ou toutes « non ». On dit alors que le nœud est homogène.
Le processus de décision s'arrête aux feuilles de l’arbre. Dans l'arbre ci-dessus, toutes les feuilles sont homogènes, c'est-à-dire que les variables prédictives utilisées permettent de prédire complètement (sur ce fichier de données) si une partie va avoir lieu ou non. (Notons qu'il serait possible de construire l'arbre selon un ordre différent des variables de météo, par exemple en considérant l'humidité plutôt que l'ensoleillement à la première décision). L'arbre se lit intuitivement de haut en bas, ce qui se traduit en termes de règles logiques sans perte d’informations : par exemple, la feuille la plus à gauche se lit : « si ensoleillement = soleil et humidité < 77,5 % alors jouer = oui ».

Utilisation en apprentissage automatique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : arbre de décision (apprentissage).
Un avantage majeur des arbres de décision est qu'ils peuvent être calculés automatiquement à partir de bases de données par des algorithmes d’apprentissage supervisé. Ces algorithmes sélectionnent automatiquement les variables discriminantes à partir de données non-structurées et potentiellement volumineuses. Ils peuvent ainsi permettre d'extraire des règles logiques de cause à effet (desdéterminismes) qui n'apparaissaient pas initialement dans les données brutes.

Extensions[modifier | modifier le code]

Cette section est vide, insuffisamment détaillée ou incomplète. Votre aide est la bienvenue pour lister différents formalismes, expliquer en quoi ils sont différents !
Certains formalismes alternatifs proposent d'ajouter des règles de transition plus complexes dans chaque nœud.[réf. nécessaire] Par ailleurs, un autre usage en apprentissage automatique consiste à construire non pas un arbre mais une forêt d'arbres de décision. Une décision est alors prise en faisant « voter » l'ensemble des arbres et en choisissant la réponse majoritaire (pour un choix discret) ou la moyenne des réponses (pour une variable continue).

ils ont mis des maths partout les vilains Smile

Forêt d'arbres décisionnels


[ltr] Pour les articles homonymes, voir Arbre (homonymie).
Les forêts d'arbres décisionnels1 (ou forêts aléatoires de l'anglais random decision forest) ont été formellement proposées en 2001par Leo Breiman et Adèle Cutler. Elles font partie des techniques d'apprentissage automatique. Cet algorithme combine les concepts de sous-espaces aléatoires et de bagging. L'algorithme des forêts d'arbres décisionnels effectue un apprentissage sur de multiples arbres de décision entraînés sur des sous-ensembles de données légèrement différents.

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Sommaire

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  • 1Algorithme
  • 2Voir aussi

    • 2.1Liens externes

      • 2.1.1Logiciels


    • 2.2Notes


  • 3Bibliographie

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Algorithme[modifier | modifier le code]

La base du calcul repose sur l'apprentissage par arbre de décision. La proposition de Breiman2 vise à corriger plusieurs inconvénients connus de la méthode initiale, comme la sensibilité des arbres uniques à l'ordre des prédicteurs, en calculant un ensemble de {\displaystyle {B}} arbres partiellement indépendants.
Une présentation rapide de la proposition3 peut s'exprimer comme suit :
[/ltr][/size][/ltr][/size][list="margin-top: 0.3em; margin-right: 0px; margin-left: 3.2em; padding-right: 0px; padding-left: 0px; list-style-image: none;"]
[*]Créer {\displaystyle {B}} nouveaux ensembles d'apprentissage par un double processus d'échantillonnage :
[list="margin-top: 0.3em; margin-right: 0px; margin-left: 3.2em; padding-right: 0px; padding-left: 0px; list-style-image: none;"]
[*]sur les observations, en utilisant un tirage avec remise d'un nombre {\displaystyle {N}} d'observations identique à celui des données d'origine (technique connue sous le nom de bootstrap),
[*]et sur les {\displaystyle {p}} prédicteurs, en n'en retenant qu'un échantillon de cardinal {\displaystyle m<{\sqrt {p}}} (la limite n'est qu'indicative).
[/list]

[*]Sur chaque échantillon, on entraîne un arbre de décision selon une des techniques connues, en limitant sa croissance parvalidation croisée.
[*]On stocke les {\displaystyle {B}} prédictions de la variable d'intérêt pour chaque observation d'origine.
[*]La prédiction de la forêt aléatoire est alors un simple vote majoritaire (Ensemble learning).
[/list]
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Le principal revers de cette méthode est que l'on perd l'aspect visuel des arbres de décision uniques.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Le modèle uplift est une application des forêts d'arbres décisionnels pour la détection des populations sensibles aux opérations de marketing ciblées.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Logiciels[modifier | modifier le code]

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  • Programme RF original de Breiman et Cutler
  • Random Jungle, une mise en œuvre rapide (C++, calcul parallèle, structures creuses) pour des données sur des espaces de grandes dimensions
  • Paquetage randomForest pour R, module de classification et de régression basée sur une forêt d'arbres à l'aide de données aléatoires. Basé sur le programme original en Fortran de Breiman et Cutler.
  • STATISTICA Forêts Aléatoires est un module dédié de forêts d'arbres décisionnels intégré dans Statistica Data Miner.

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Notes[modifier | modifier le code]

(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Random forest » (voir la liste des auteurs).
[/ltr][/size][/ltr][/size][list=references]
[*]↑ Robert Nisbet, John Elder, Gary Miner, Handbook for Statistical Analysis And Data Mining, Academic Press, Page 247 Edition 2009

[*]↑ (en) Leo Breiman, « Random Forests », Machine Learning, vol. 45,‎ 2001, p. 5-32.

[*]↑ (fr) Pirmin Lemberger, Marc Batty, Médéric Morel et Jean-Luc Raffaëlli, Big Data et Machine Learning, Dunod, 2015, pp 130-131.

[/list]
[size][ltr][size][ltr]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

(en) Breiman, Leo, « Statistical Modeling: The Two Cultures », Statistical Science, vol. 16, no 3,‎ 2001, p. 199-231 ([url=http://faculty.smu.edu/tfomby/eco5385/lecture/Breiman's Two Cultures paper.pdf]lire en ligne[/url]).

Non mais vraiment partout, oh les s.......cientifiques....

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Heureusement des personnes ont pensé à inventer des trucs, on saurait plus faire des phrases. Une petite marche ? ouais ça c'est une bonne idée (avec ou sans escalier ? et dans quel colimaçon ? non je déconne )

Parfois c'est un peu marqué "la poste" quand même. il faut avoir un mode "besace-no".[/ltr][/size][/ltr][/size]

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Re: Paramètres Polyvalents et Modèle de Base

Message par Invité le Mer 20 Juil 2016 - 12:32

"comme la sensibilité des arbres uniques"


Ca aurait l'air de juste une phrase, limite on ne s'y attarderait même pas et on passerait à une autre.


Le go rythme.


Un rien me fait voyager. Dans mes contrées inexplorées. Et elle l'implora de lui expliquer, 
C'était impossible, elle vivait en cruchification.
Chacun son coté cruche et sa direction,
Un chemin selon chacun peut mener partout et vite, ou alors nulle part et au ralenti.
Et puis il y a les marcheurs arrière qui peuvent dire : arrière, y est Smile 
On peut le penser si on ne le dit pas, ou pas directement,.
Whaou.
Parfois il y a de ces touts dans des l'air de rien.


Mesure de test de QI à l'envers : 


Combien il m'ouvre de tiroirs ?

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Re: Paramètres Polyvalents et Modèle de Base

Message par Invité le Mer 20 Juil 2016 - 12:36

Donc

destructuré et intelligent, ça peut ne pas être pareil.

CQSDF

Je crois que j'ai trouvé l'étage où on se croise dans l'ascenseur dans l'immeuble Smile Reste à savoir si on a des choses à se dire.

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Re: Paramètres Polyvalents et Modèle de Base

Message par Invité le Mer 20 Juil 2016 - 12:46

redonc le gars me donne une idée intéressante, je cherche, on en rediscute et il me croit intelligent, c'est con, très con.  Razz

Je n'ai pas fini d'être chiante ... si je veux ou si t'es pas sage le monde entier.

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Re: Paramètres Polyvalents et Modèle de Base

Message par Invité le Mer 20 Juil 2016 - 13:21

Alors il tenta de pénétrer sa :

Logique floue[modifier | modifier le code]

La logique floue est utilisée dans les domaines où il est difficile de classifier des objets dans un ensemble ou un autre. Utiliser cette technologie apporte de nombreux avantages aux systèmes RàPC :

  • Une meilleure gestion de l’imprécision : avec la logique classique, une imprécision peut conduire à ruiner un raisonnement, elle sera en revanche bien tolérée si on utilise la logique floue.



  • La traduction des quantificateurs linguistiques en informations numériques utilisables par le système : si la description de cas est textuelle, il y a de fortes chances pour que des caractéristiques soient qualifiées par des quantificateurs tel que « très », « un peu », « environ », etc. Ils seront facilement traduits par une valeur entre 0 et 1.



  • La gestion des valeurs continues et réelles facilitées : l’indexation et la recherche de cas sera plus facile à mettre en œuvre.



  • L’introduction des notions de confiance et de pertinence : pour chaque information stockée, ou pour chaque caractéristique du nouveau cas, on va utiliser le degré de confiance qu’on a dans l’information et la pertinence. Par exemple, si les informations proviennent d’une source peu fiable, la confiance sera faible. D’une autre manière, la pertinence va représenter l’importance d’une information pour le problème.


Certains systèmes RàPC utilisent la logique floue dès le stockage des cas. Ils gèrent des degrés de pertinence et de confiance pour chaque cas. Mais la principale utilisation de la logique floue est faite au niveau de la recherche de cas similaires. Là aussi, les systèmes utilisent les degrés de confiance et de pertinence pour calculer les similarités. Enfin il est aussi possible d’optimiser l’adaptation à l’aide de cette technique.

Projets à base de raisonnement à partir de cas



et finit par conclure qu'elle était un cas avec qui il ne pourrait pas faire de projets.... Razz Razz Razz Razz Razz Razz Razz Razz


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Pourvu que personne n'efface Wiki...... des heures d'occupation et d'amusement en prévision Smile

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Re: Paramètres Polyvalents et Modèle de Base

Message par Invité le Mer 20 Juil 2016 - 13:23

Mode humour et auto dérision on :

-ah ben c'est sûr que si tu veux d'abord embrasser le ciel de la connaissance, immense, c'est sûr que tu risque pas d'aller embrasser.... une fille Wink

J'osais à peine le croire, le temps passait si vite et il allait devenir chauve, à Arnèke Smile oh my gode social Smile

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Re: Paramètres Polyvalents et Modèle de Base

Message par Invité le Mer 20 Juil 2016 - 16:02

Il faut sortir du champ ou pas.


NÉDIT WEB > Alain Blanchet : « Guérir, c’est sortir de soi »

Alain Blanchet : « Guérir, c’est sortir de soi »

Propos recueillis par Jean-François Marmion

Article modifié le [size=12]01/07/2016
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L’efficacité des psychothérapies, malgré leurs diversités, repose en grande partie sur l’alliance thérapeutique, libérant elle-même la parole du patient… Ou plus exactement son « dire », selon Alain Blanchet, professeur émérite de psychologie à Paris 8 et auteur de Les Psychologies sont-elles rationnelles ? Dire, faire dire et guérir (PUG, 2016). Tout cela dans un cadre thérapeutique comportant sa part de théâtre, pour mieux sortir de son rôle habituel.
Au début de votre dernier livre, vous qualifiez les différents modèles psychothérapeutiques d'« apnées théoriques ». Que voulez-vous dire exactement ?
D'abord, s'agit-il vraiment de théories ? Oui, peut-être au sens dogmatique ou métaphysique du terme, en tout cas ce ne sont pas des théories scientifiques puisqu'elles ne sont pas fondées sur des faits, mais confirmées par ce qu'elles produisent elles-mêmes comme effets. Il n'y a pas d'oxygène dans ces conceptions ! Comme Wittgenstein, on peut penser que les thérapies reposent sur des mythologies. Par exemple, la psychanalyse est fondée sur un système théorique complexe qui fonctionne bien, mais ce n'est pas une théorie au sens scientifique du terme.
Certaines thérapies comme les TCC ou l’EMDR sont tout de même soucieuses de montrer leur efficacité avec des assises scientifiques solides ?
Ce n'est pas ce que je crois : leur principe actif n'est pas déterminé, ni totalement expliqué. Pourquoi les TCC revendiquent-elles encore cette idée de « schéma dépressogène », dont l’assise scientifique reste à démontrer ? Quant à l’EDMR, il s’agit pour moi d’une version nouvelle, extrêmement technicisée, très efficace, de l'hypnose. Mais sa revendication d'une explication neurologique ne repose sur rien : vous pouvez invoquer le cerveau de la même manière que les Grecs évoquaient les dieux de l'Olympe ! Comment peut-il y avoir autant de théories, de types de psychothérapies différentes, qui amènent globalement les patients à guérir ? Si leur efficacité est bonne et à peu près générale, pourquoi recourir à des explications aussi différentes ?
Les thérapies ont tout de même l’alliance thérapeutique comme dénominateur commun ?
De nombreuses études montrent en effet que la variance des effets produits par les psychothérapies s'explique à peu près à 50 % par des facteurs communs, principalement les caractéristiques des thérapeutes comme la sensibilité, la flexibilité, la capacité de comprendre le point de vue de l’autre… C'est bien de montrer cela, mais ce n'est pas ce qui me paraît le plus important : c'est le type de lien qui prime. Car même les meilleurs thérapeutes sont plus ou moins bons suivant les patients. Parfois, ça ne prend pas : c'est donc l'interaction qu'il faut considérer. Elle est typiquement langagière, le corps en faisant partie. J'insiste moins sur le langage que sur le dire. Ça ne fait pas forcément du bien de parler, ce qui fait du bien c’est de dire, et dire ne peut se faire que dans l'interaction avec autrui. La psychothérapie est un lieu de recherche de vérité de soi, de son rapport à l'autre et au monde. La psychothérapie nous libère de nous-mêmes. Elle apprend à cesser de se chercher.
Le dire peut aider à guérir, mais il peut aussi rendre malade à force de ressasser des culpabilités, des obsessions… Il est à la fois le bourreau et le sauveur ?
Absolument. Le ressassement est extrêmement pathogène, et c'est justement le rôle du thérapeute, par son action dissociative plus ou moins forte, de ne pas laisser le patient se perdre dans sa parole. En déstabilisant cette parole, le thérapeute tend à positionner le patient dans un hors champ de son langage ordinaire.
Vous insistez beaucoup sur ce phénomène de dissociation, justement. Comment le définir, et quel rôle joue-t-il dans le processus thérapeutique ?
En me relisant, je me suis dit que je n'aurais pas dû employer ce terme, utilisé par Bleuler qui y voyait le signe de la schizophrénie : il faudrait plutôt parler de distraction attentionnelle. Quand Rogers dit qu'il est sans intérêt de continuer de discuter sur le problème du patient en tant que tel, il dit que ce n'est pas dans le problème qu'on trouve la solution. Les systémiciens comme Watzlawick et Bateson le disent, eux aussi : il faut sortir du champ pour trouver un autre point de vue, un autre angle. C'est ça, la dissociation. Elle est très claire par exemple dans le traitement hypnotique des patients traumatisés. Une fois l'alliance thérapeutique renforcée, la confiance totale établie, on leur demande de s'imaginer dans un cinéma, et de regarder le film de ce qui leur est arrivé. On peut même leur demander d'être l'opérateur, celui qui se trouve derrière la salle, derrière le petit carré d’où sort la lumière, et de se regarder en train de regarder le film de leur histoire traumatique. Plus on est souffrant, plus on se remet dans les mains de quelqu'un en qui on a confiance, plus facilement on arrive à cette dissociation.
C'est un peu comme la méditation, où vous demande de « dé-fusionner » d’avec vos pensées ?
Exactement. Il est curieux que guérir de soi soit sortir de soi. La dissociation, c'est devenir quelqu'un d'autre qui regarde le soi habituel. C'est un paradoxe. Ce soi souffrant est oublié, il disparaît, il s'évanouit.
La dissociation se trouve aussi à la base de l'état hypnotique : on se retrouve à la fois conscient et spectateur, abandonné le cas échéant aux suggestions du thérapeute.
C'est très étrange, mais je suis toujours surpris par cela. Il existe des niveaux de dissociation, donc d'états hypnotiques, très différents en fonction des personnes. Les thérapeutes pratiquant l'hypnose sont eux-mêmes souvent étonnés. Cela reste un phénomène mystérieux. Pour ma part, je pense que la psychanalyse relève de l'hypnose légère : il s’agit de placer le patient dans une situation où il contrôle moins ses pensées, ses gestes, son corps. Il s'en remet plus ou moins à son thérapeute. Pour les TCC, c'est un peu plus compliqué à cause de leur revendication de l’aspect « éducatif » de la pratique ou du moins de la fonction de désapprentissage. Il n’en reste pas moins que la confiance absolue en quelqu'un est la clé de la cessation des troubles. 
On en revient toujours aux vieux débats de la fin du XIXe siècle entre Charcot et Bernheim, hypnose et suggestion. Finalement, une psychothérapie n'est-elle pas juste une suggestion acceptée par le patient ?
Je pense que c'était l'opinion de Freud de soutenir la position de Bernheim même s'il a toujours reconnu Charcot comme son maître. Charcot ne voyait pas forcément dans l'hypnose un effet psychologique, mais plutôt biologique. Le terme de suggestion me gêne quand même. Il voudrait dire qu'on est soumis à l'influence de quelqu'un de charismatique, or les psychothérapies échappent à ce phénomène sectaire précisément parce que l’action du thérapeute consiste aussi à s'effacer en tant que personne impliquée dans la relation. D’où cette aspiration, chez le patient, à trouver une forme de liberté pour soi plutôt que de se soumettre à un autre.
Mais le thérapeute peut-il s'empêcher de faire des suggestions, ne serait-ce que par ses silences ou ses « hmm hmm » ? Il renforce toujours un discours ou un autre, une attitude…
Bien sûr. Mais ça peut presque fonctionner dans les deux sens. Le patient parfois aussi adresse des réflexions qui visent à faire plaisir au thérapeute.
Le patient peut-il alors développer des symptômes pour plaire aux thérapeutes ?
Tout est possible dans le courant de la thérapie.
Vous parlez de la représentation de soi. Quelle est la part de théâtre dans une psychothérapie ? Y a-t-il un rôle, un discours attendu de la part du patient et peut-être celle du thérapeute ?
C'est bien un théâtre, mais très particulier dans lequel on est à la fois spectateur et acteur. On gagne sur tous les tableaux ! C'est un lieu où l’on se rejoue. Les rôles sont vite compris. Par exemple, on peut chercher qui imite qui : au bout d'une quinzaine ou d'une vingtaine de séances, les patients parlent comme leur thérapeute. Mais les thérapeutes, eux, ne changent pas : ils maintiennent leur professionnalisme. C'est un théâtre où petit à petit les rôles et les postures s'ajustent. Mais je ne suis pas sûr que les rôles soient les mêmes dans toutes les obédiences thérapeutiques car elles impliquent des mises en scène différentes.
Qu'appelez-vous les « éternelles mises à jour du soi » ?
Le soi est une notion obscure surtout littéraire. Le soi n'est jamais que l'objet que regarde le moi. Les autres exercent évidemment une influence sur cette perception. Certains patients ne cherchent pas nécessairement leur soi. D'autres ont le sentiment que leur caractère, leur personnalité, sont leur soi, leur petite patrie à eux. Croire en un soi immuable peut relever selon moi de la psychopathologie. Les psychothérapies créent cette possibilité de changement de point de vue ou de regard sur soi.
Être guéri, c'est donc accepter de retrouver une fluidité, de changer ?
Absolument ! Élargir son champ de connaissance des autres et de soi-même, découvrir des mondes nouveaux.
Ce qui est primordial, c'est de lâcher prise en quelque sorte ?
C'est en effet ne plus être dans un rapport au monde de conquête, d'évaluation, de jugement. C'est tout d'un coup retrouver une sorte de liberté sans ruminations et sans projets impossibles. On retrouve de tels préceptes dans beaucoup de philosophies orientales. Il manque aujourd’hui une anthropologie de la psychothérapie, les guérisseurs et les chamanes dans un rapport étroit avec la société et la culture dans laquelle ils vivent, font jouer des ressorts tout à fait efficaces dont les principes actifs ne sont pas très éloignés de ceux de la psychothérapie occidentale. Pour moi le psychothérapeute reste un intercesseur entre le connu et le méconnu, du patient.

http://le-cercle-psy.scienceshumaines.com/alain-blanchet-guerir-c-est-sortir-de-soi_sh_36548


et ne pas rayer le plancher.






Comme les scénarios anticipateurs et en sautant les étapes et les contacts.


J'ai vu une jeune fille en fauteuil moteur près de mon pont levé.


D'un : pensée sur le fait que ce que l'on va appeler ici couramment un normo pensant qui lui ne va pas dépasser souvent le stade de : cette personne est en fauteuil. Point. Sinon c'est la réflexion qui amène à l'émotion.


De deux : Partant sur autre chose, je me voyais partir sur : mais comment je vais faire si un jour je suis handicapée moteur ? avec mon escalier ? début de scénario  maladif ? Revenir de suite à l'instant T, il fait beau, il fait chaud, ça n'arrivera d'abord peut être pas et de plus il y a aura des étapes où il y aura de plus des personnes.


C'est très curieux de décortiquer tout cela, je ne me verrai pas expliquer tout ça tous les jours toute la journée à quelqu'un qui ne fonctionne pas comme ça.


Le centre du raisonnement partira donc de l'ascenseur étage 3 parce que ça me rappelle un souvenir sympa de coïncidence.

"comment tu savais que j'habitais au 3 ? "
"moi je ne savais pas mais mon (petit) doigt le savait ? puisqu'au pif c'est sur le 3 qu'il a appuyé au pif."


Le patron de mon salon de coiffure a la même problèmatique de ballon d'eau chaude (mais pas chaude tout le temps hein) que j'ai parfois. Comme quoi lorsqu'on ne coupe pas les cheveux en 4 et qu'on va se faire couper les siens, on peut échanger facilement des idées sur le calcaire.


En partant de l'ascenseur comme point central, la vie et les explications sont plus simples, ou presque.


J'ai pondu aussi un truc de déclinaisons sur la route mais bon je vais l'écrire aujourd'hui, d'autant qu'un sdf qui suivant son processus : pièce ?, clope ? s'est avéré bien moins bête qu'on ne pourrait le penser poussant alors jusqu'au briquet.


Mais, pour voir, je n'en ai qu'un lui dit elle et lui de renchérir : mais vous avez encore au moins un chez vous ? alors je suis partie sur un autre raisonnement.


"qui semble destructuré pour l'un peut l'être bien moins qu'on pourrait le penser". Restructurer sans cadres, je ne vois pas bien ce que cela peut donner.


S'auto poser les quilles et soi même parfois jouer le rôle de la boule en plus Smile
C'est vrai, il ne se passe souvent rien dans la tête d'un doué, c'est vide, c'est creux, aucun mouvement, il plane, il rêve.....


Maintenant il faut que je retrouve qui m'avait mis la vidéo du poulpe, dans le recul, je me dis que c'est dégueulasse pour le crabe. J'avais plus focalisé sur le mouvement du poulpe à l'époque.


Aborder en global ou par le biais d'un détail et de plus négatif qui sait, ce n'est pas du tout pareil.






A Concordia, on ira.

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Re: Paramètres Polyvalents et Modèle de Base

Message par Invité le Jeu 21 Juil 2016 - 15:00

Ajoutée le 21 oct. 2015
Vivre avec une maladie mentale est un combat de tous les jours contre soi-même. Olivier Delacroix part à la rencontre d'hommes et de femmes qui sont bipolaires, schizophrènes, victimes de Troubles Obsessionnels Compulsifs, ou même d’Alzheimer. Ils ont accepté de lui décrire leur monde intérieur. Mais chacun d'entre eux a réussi à garder le contrôle de sa vie et de son destin... Toutes les informationshttp://www.france2.fr/emissions/dans-...










Spoiler:


Ajoutée le 13 mai 2016
Une personnalité est une combinaison de caractéristiques émotionnelles, d'attitude et de comportement d'un individu. Elle a suivi tout un parcours déterminé par les idées des siècles qu'elle traversait et encore aujourd'hui il serait difficile de trouver un concept plus solidaire des écoles et des attitudes des auteurs qui en font usage. Il existe au moins deux approches différentes de la personnalité : les théories des types et les théories des traits (en).

Depuis quelques décennies, l'éthologie montre l'existence de personnalité chez certains animaux (oiseaux et mammifères notamment), personnalité qui via des comportements individuels affectent le rôle de l'individu et parfois du groupe dans l'écosystème et donc leurs perspectives de survie et in fine d'évolution. Les chercheurs tentent de quantifier et qualifier la personnalité animale notamment au sein de grands groupes ou colonies chez des espèces aussi variées que des singes, salamandres, poissons (épinoches), lézards et même chez des araignées pour notamment mieux comprendre comment des traits persistants de personnalités persistent (et comment ils pourraient alors conduire à des phénomènes de spéciation ou d'adaptation), et le rôle écoépidémiologique ou de diffusion d'une information qu'ils pourraient avoir.
L'étymologie permet de mieux en appréhender le sens : Persona, terme latin dérivé de l'étrusque ou le grec ancien προσοπων, désigne le masque de théâtre antique grec, qui était l'interface entre l'acteur, son rôle, et le public. Artifice d'un théâtre d'effigie il présentait les trois particularités suivantes :

Grâce au masque le public devait pouvoir prédire l'action du comédien.
Il y avait un nombre défini de masques possibles.
Chaque acteur n'avait le droit d'utiliser qu'un seul masque par représentation.
Aujourd'hui l'idée générale qui ressort des différentes visions de la personnalité est qu'elle est l'ensemble des comportements qui constituent l'individualité d'une personne. Elle rend compte de ce qui qualifie l'individu : permanence et continuité des modes d'action et de réaction, originalité et spécificité de sa manière d'être. C'est le noyau relativement stable de l'individu, sorte de synthèse complexe et évolutive des données innées (gènes) et des éléments disponibles dans le milieu social et l'environnement en général. Judith Rich Harris énonce que d'après les études, la personnalité provient à 50% de la génétique (comportement inné), 10% de l'environnement partagé avec les parents (comportement acquis) dont les parents eux-mêmes et 40% de facteurs inexpliqués2.

La connaissance de la personnalité est souvent un enjeu important qui regroupent des valeurs et des normes en se figurant dans des codes notamment dans une organisation qui permet de prévoir avec une marge d'erreur limitée le comportement de la personne dans des situations ordinaires, par exemple professionnelles. Elle est aussi l'objectif de la connaissance de soi.

Les techniques modernes d'évaluation personnelle en ligne permettent maintenant des analyses plus globales qu'autrefois. La théorie sous-jacente est celle de l'interprétation intelligente et immédiate.

Tempérament, caractère et personnalité:
Il peut être utile de distinguer tempérament, caractère et personnalité.

La notion délicate de personnalité est parfois mise en rapport avec celle de caractère. Ce dernier désigne habituellement les façons d'agir et les attitudes qui sont propres à un individu et qui permettent de le distinguer des autres. Cette distinction est particulièrement utilisée par la caractérologie. Longtemps synonyme de personnalité, le terme de caractère n'est plus guère utilisé en psychologie et par les auteurs car il est associé à des connotations morales, et fait référence à un jugement de valeur souvent négatif : « mauvais caractère », « caractère de cochon ».

Il faut tout de même signaler que, dans son modèle de la personnalité, Cloninger intègre la dimension de caractère. Alors opposé au tempérament, le caractère correspondrait aux « dimensions de la personnalité déterminées par l'apprentissage social et l'apprentissage cognitif » : il ne serait donc pas influencé par des facteurs héréditaires. Le tempérament fait référence aux correspondances physiologiques du caractère plus directement lié à la tradition morphopsychologique antique (théorie des humeurs) ou constitutionnelle moderne.
Dans les théories de psychologie sociale (Charles Osgood, par exemple), un trait de personnalité est un adjectif qui décrit un comportement, des états affectifs, mais aussi des formulations sur la valeur des individus...




















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Re: Paramètres Polyvalents et Modèle de Base

Message par Invité le Jeu 21 Juil 2016 - 15:07


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Re: Paramètres Polyvalents et Modèle de Base

Message par Invité le Jeu 21 Juil 2016 - 15:09


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Re: Paramètres Polyvalents et Modèle de Base

Message par Invité le Jeu 21 Juil 2016 - 15:20


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Re: Paramètres Polyvalents et Modèle de Base

Message par Invité le Jeu 21 Juil 2016 - 15:41



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Re: Paramètres Polyvalents et Modèle de Base

Message par Invité le Jeu 21 Juil 2016 - 16:06

Idéalement, pour bien traiter d’un sujet, il faudrait pouvoir pénétrer au cœur de la matière : prendre à bras le corps le domaine de connaissance en question ; maîtriser au même moment les nanoparticules, les composants ultimes de la matière. Mais, s’en tenir à l’enveloppe est la contrainte de notre époque : parvenir à lire ne serait-ce que le libellé du sujet sera déjà bien.
Les surdoués ordinaires : voilà de prime abord un heureux oxymore, n’est-ce pas ? Un peu comme cette banalité du mal qu’une Hannah Arendt avait vu concentrée dans l’individu Eichman. Mais, cette alliance de termes n’est à la vérité pas même un oxymore. C’est le mot ‘‘surdoué’’ lui-même qui est vicié. S’il prête à confusion comme nous le verrons, il est lui-même, il est en lui-même une erreur. Aussi, s’il faut en finir avec les surdoués, c’est aux deux sens de l’expression. Pour en finir avec les Jeux Olympiques, a publié le journaliste sportif Olivier Villepreux[3] : ils ne méritent plus d’exister et leur suppression s’impose. Pour en finir avec la droite[4] : son auteur, Roland Hureaux montre qu’il convient de s’entendre une fois pour toute sur son plus petit commun dénominateur[5]. C’est donc à un travail de taxinomie – cet art de désigner les choses par leurs noms (qu’avant Camus, Platon et Confucius recommandaient déjà) – que nous invitent les trois livres en exergue, éclairés par quelques autres. Ils déblayent le terrain ainsi que l’on dit en homéopathie. Entrons donc en terrain, en terrain de connaissance. Roland Hureaux, qui prépare un livre sur la gnose et les gnostiques pour la Librairie académique Perrin, y découvrirait la gnose originelle, spécieuse mais très peu orgueilleuse qui, en des temps d’avant le Temps, voulait, sans en être consciente, mettre en œuvre le programme de Stendhal : la démocratisation du génie[6]. L’auteur enchaînerait avec Raymond Ruyer et le mouvement de la Gnose de Princeton, une époque, pourrait écrire Alain Besançon, où la gnose était innocente comme l’enfant, en un mot, pleines d’idées mais sans aucune derrière la tête, où elle n’osait (et ne voulait) pas même se dire une science, moins encore une hideuxologie.
Le critère, c’est la troposphère.
Et, en guise d’introduction, abordons la troposphère. La troposphère, pas la stratosphère. C’est ce que ne voulait pas comprendre le juge Scalia, appelé à statuer sur la demande de douze états fédérés américains à l’encontre de l’Agence fédérale de l’environnement à laquelle ils faisaient grief de ne pas avoir pris des mesures afin de réguler le dioxyde de carbone. En filigrane :
[list="margin-right: 0px; margin-bottom: 15px; margin-left: 20px; padding-right: 0px; padding-left: 0px; border: 0px; outline: 0px; font-size: 15px; vertical-align: baseline; list-style-position: outside; list-style-image: none; color: rgb(0, 0, 0); font-family: Garamond,"]
[*]l’effectivité du réchauffement climatique,

[*]la main de l’homme, à son origine.


[/list]

Imitant Arletty, Antonin Scalia s’exclamat en substance ‘‘Troposphère, troposphère ! Est-ce que j’ai une gueule de troposphère ? Stratosphère ou troposphère, peu importe. Je vous dis que je n’y comprend que goutte !’’ Or, c’était là toute l’affaire : si c’était le Soleil qui était cause du réchauffement global, la stratosphère (la partie haute de l’atmosphère) eut été également réchauffée. Or ce n’était pas le cas, seule la partie basse de l’atmosphère voyait sa température augmenter notablement et s’étendre. Autrement dit, selon les tenants de cette thèse, la troposphère, définie par sa température même, s’étend en altitude. C’est là l’indice fort que ce sont bien pour l’essentiel les gaz à effet de serre piégés dans la basse atmosphère qui sont cause du réchauffement. On s’accordera avec un bon historien du climat comme Emmanuel Leroy-Ladurie : à plus ample informé, le lobbying du réchauffement est peut-être moins idéologique et plus scientifique qu’il n’en donne l’impression. Retenons seulement à ce stade de notre exposé que la validation de la thèse de l’origine humaine du réchauffement climatique n’a guère de sens si elle dit  ne reposer que sur l’examen de l’atmosphère[7].
Pas plus que ne le fait le terme ‘‘atmosphère’’ relativement à la question du réchauffement climatique, celui de ‘‘surdoué’’ ne suffit à rendre compte et de leur existence et des particularités de celle-ci.
Feue la vitamine F.
Semblable confusion sémantique a pu régner en médecine nutritionnelle si l’on en revient à l’histoire de notre vieille vitamine F. Lesdits surdoués éprouveront une certaine affinité avec ce que recouvre la notion de vitamine qui ne vise rien moins que ces acides aminés constituants de la «soupe primitive» à l’origine de la vie. Il y a une trentaine d’années, on regroupait encore sous la prétendue vitamine F l’ensemble des acides gras essentiels (AGE) polyinsaturés, soit l’acide linoléique, chef de file de la famille oméga 6 (huiles de tournesol, de maïs), l’acide gamma-linolénique, de la même famille (huiles d’onagre, de bourrache) et l’acide alpha-linolénique (huiles de noix, colza, lin), de la famille oméga 3, elle-même subdivisée en DHA et en EPA[8]. Toutefois, il était apparu que le regroupement de ces AGE sous le même nom de vitamine F était plus qu’inopérant : fautif. Outre leurs fonctions différentes, ils ne pouvaient être mis sur un même plan. Préconiser à un patient d’ingérer plus d’aliments riche en vitamine F n’avait pas grand sens. Pas même ne pouvait-on parler de vitamines du groupe F comme il existe les vitamines du groupe B. En gros, on s’accorde de nos jours à privilégier les apports en oméga 3 et à minorer ceux en oméga 6. DHA et EPA huilent les synapses, assouplissent nos dures cervelles, dérouillent les neurones. Ils sont notre ancienne huile de foie de morue, notre ‘‘phosphore’’ moderne. Observons que pareil distinguo pourrait être appliqué aux graisses saturées. Elles ne sont pas forcément nocives. Il y a plusieurs sous-catégories de graisses saturées comme il y en a de polyinsaturées. Le beurre cru a bien des vertus.
Les personnes qui phosphorent sont grandes consommatrices de DHA et d’EPA. Une confirmation pourra nous en être apportée dans le fait que bien des mammifères, en particulier les crustacés, sont beaucoup plus riche en ces AGE que d’autres. La raison pourrait en être que ces derniers usent de synapses électriques dépourvues de toute médiation chimique : leurs neurotransmetteurs n’ont donc pas besoin de ce lubrifiant, ce qui pourrait être la cause de son accumulation dans l’organisme de l’animal
 Alliées à la tradition, c’est en médecine, particulièrement en médecine nutritionnelle que la science et l’innovation s’analysent peut-être comme les plus prometteuses, les moins prométhéennes (ce qui signifie les plus naturelles).
Il en sera à l’avenir des surdoués comme de la vitamine F. Le terme – non la notion – sera tombé en désuétude. Car l’on aura sérié les concepts, sub-divisé les catégories. Bref, en finir avec les surdoués, c’est d’abord les définir, affiner leurs caractères, dégager leur air de famille. Le problème, c’est qu’il n’y a peut-être pas qu’une seule famille,- et, pire, que ces familles ne procèdent sans doute pas de la même souche.
 

Aux origines d’un mot.
Comme Konrad Lorentz, Rémy Chauvin faisait partie de ces savants dits originaux (si tant est qu’à y bien réfléchir, il puisse se concevoir des savants qui ne le seraient pas). De l’éthologie à l’étiologie, il n’y a à la vérité pas même la différence d’une lettre : Les surdoués (Stock), qu’il fit paraître au tout début du septennat révélait qu’il fallait s’entendre sur les termes avant de pouvoir suspecter le méprisant Giscard (Le Canard enchaîné) d’en être un. ‘‘Surdoué’’, VGE l’était-il ?
En effet, Chauvin, synthétisant les recherches, montrait qu’il existait formellement et substantiellement deux types préalables de ‘‘surdoués’’. Le premier type se rattache littérairement, philosophiquement et dans tous les autres domaines au classicisme, à la raison, à l’ordre, à la logique, aux notions de surface plane ; ceux là grosso modo appliquent le discours de la méthode dans tous les domaines de la vie, y compris amoureux. Béatrice Millêtre la bien nommée les qualifient de neurogauchers[9]. Ce sont donc les quidams dit ‘‘brillants’’ dans leur expression verbale (voire, mais à moindre degré, écrite) de l’espèce classique. On les repère sur un critère chiffré : celui qui tourne autour d’un quotient intellectuel de 130 selon les différentes échelles de Wechsler. C’est l’intellect, seul, froid, rationnel qui ratiocine et rationalise qui, ici, en théorie domine. Il donne un individu plutôt d’apparence équilibré, mesuré (lui-même mesurant selon mètre-étalons conventionnels) et qui a les pieds sur terre. Sur le plan théorique des affinités (ce qui n’est pas l’appartenance) sociologiques, notre surdoué classique est bourgeois, avec tout ce que cette fameuse appellation peut comporter positivement et négativement. Notre surdoué classique en définitive aime et sait gérer, son cerveau et ses finances.
Dès 1974, il n’était associé aucune particularité remarquable à ces personnes atteignant un QI plus ou moins égal à 130 (ce qui ne signifie pas qu’ils puissent être pourvus de qualités que ne détiennent pas leurs collègues) : c’est là le surdoué brut de fonderie dira-t-on, l’expression ‘‘égal à lui-même’’ étant en outre en l’espèce appropriée : la variation (quelle qu’en soit le domaine, l’humeur par exemple) n’étant pas son fort.
Cependant, le livre de Chauvin apportait du neuf : il révélait l’existence d’une nouvelle espèce de surdoué dont le seul point commun avec le SOF (le surdoué froid, classique, ancien, déjà répertorié) était plus ou moins le score du QI. En effet, ce qui caractérisait cette seconde espèce était la créativité, et la créativité de ces sujets était corrélée à un QI approchant le score de 130. Précisément, disait-on déjà à l’époque, « jusqu’à un niveau de QI égal à 120, la corrélation entre intelligence (évaluée par QI) et créativité est très forte. Au-dessus, elle diminue rapidement. » Voici quelques unes des caractéristiques décelés alors et transcrites du langage de l’époque :
« Ces enfants créatifs font montre de difficultés d’adaptation évidentes[10]. D’une façon générale, ils déroutent leur entourage. Précocité surtout manifeste dans le domaine de la lecture : ils ‘‘dévorent’’. Doués d’un fort sens de l’humour, bien décidés à ‘‘ne rien faire comme les autres’’, ils empruntent dans leur façon de raisonner des ‘‘raccourcis’’ qui surprennent et font preuve à tout moment d’une ‘‘malice’’ [taquin, pince-sans-rire, caustique, joueur] et d’une désinvolture qui agacent. Les professeurs les apprécient ou les exècrent. Non-conformistes, avec tout ce que cela comporte de brillant, de charme, mais aussi de fragilité. Inquiets et même anxieux, ayant tendance à vivre en solitaire, ils sont enclins à une ‘‘fraternelle’’ et dangereuse indulgence pour tout ce qui sort de la norme et alimente leurs fantasmes que leur imagination ne crée que trop facilement. ‘‘Révolutionnaires’’ de cœur et vulnérables dans l’âme, ils ont aussi tendance à se décourager. »
Et, en un résumé, certes très grossier, on distinguait déjà en eux, à l’époque : ‘‘anxiété, insécurité, sentiment d’isolement, désir de lire sans cesse, préférence pour l’auto-direction’’.
En quarante ans, le portrait de ces nouveaux surdoués, désignés créatifs, s’est très notablement enrichi. Jeanne Siaud-Facchin, dans L’enfant surdoué et dans un autre livre sous-titré L’adulte surdoué (Odile Jacob), Monique de Kermadec, dans L’adulte surdoué (Albin Michel), en offrent à ce jour la caractérisation la plus aboutie. A charge pour elles de ne pas se disperser en se concentrant uniquement (la redondance n’est qu’apparente) sur son approfondissement. Le génial, pas seulement le diable, se niche dans les détails : il y a environ 15% de différences (ajoutées ou contradictoires) entre les constations propres à chacune d’entre elles. Il semblerait que, par l’indication de certains caractères ou traits de comportement, Kermadec ‘‘tire’’ le surdoué créatif vers des caractéristiques ressortissant au génie tandis que Siaud-Facchin mentionne par allusion, sans peut-être suffisamment insister, que l’état de créativité constante, qui lui est inhérent, retrouvé chez le SOC (surdoué ordinaire dit chaud, le créatif, distinct du SOF dit froid ou classique) n’est pas sans rappeler le phénomène du génie, lequel, lorsqu’il est mis en œuvre[11], actionne, et à un degré supérieur, un processus retrouvé chez lehyp.i.e.[12] au quotidien. Réciproquement, de façon usuelle, le hyp.i.e. émet sur des fréquences vibratoires ponctuellement retrouvées au cœur du processus créatif du génie répertorié[13].
Le surdoué ordinaire classique, le SO froid (SOF) navigue en géométrie euclidienne, trace des plans (et des plans de carrière), passe d’un point à un autre en traçant une droite (éventuellement, mais c’est plus rare, en vous en fichant une s’il est contrarié). Moralement, il est kantien, ce qui implique qu’il encourt ce reproche que leur faisait Péguy : «ils ont les mains blanches mais ils n’ont pas de mains.»
Le SO chaud (SOC) plonge dans la physique quantique (et il ne connaît de ‘‘kantique’’ que les chants religieux.) C’est naturellement un créatif, parfois un mystique en raison de son intuition très poussée. Et, s’il tire des plans, on lui rétorquera souvent que ce sont des plans sur la comète. Quant il ratiocine, c’est plutôt du côté de Platon (le ciel des Idées) que d’Aristote (qui a le doigt pointé vers la terre.)
Le SOF, ‘‘brillant bosseur’’, travaille ; le SOC est travaillé (la pensée creuse son sujet, le ravine de l’intérieur et, si la phrénologie de Franz Gall, la physiognomonie de Lavater avaient été vérifiées, ses bosses, comme celles d’un Paul Valéry, l’eussent alors fait prendre pour une vraie tête de litote,- même s’il a le tort de ne pas toujours suivre ce dernier qui conseillait qu’ ‘‘entre deux mots, il faut choisir le moindre’’.)
Le SOF est doué pour ce qui se rattache à l’epimethe (avec un sens restrictif de l’étymologie), à la vérification de procédure (la forme). Le SOC se meut dans la participation (organique, sensorielle, sensitive) à la (recherche de la) vérité (le fond). Curieusement, on s’aperçoit que le sens commun invite ici à suivre une fausse piste, celle de l’opposition – factice donc – entre SOF/orthodoxe et SOC/hétérodoxe. Sur les registres intellectuel et moral par exemple, l’investigation montre que le SOC tient toujours ensemble l’orthodoxe et le paradoxe. Tinoco aborde, en employant (et en ployant !) d’autres termes, cette question.
Dans la dernière post-face en date de La Querelle des universaux – De Platon à la fin du Moyen-Âge[14] devenu un classique, Alain de Libera exprime bien ce travail de ‘‘vérification viscérale’’ que le SOC, alias hyp.i.e., tend à réaliser, à son échelon et en relation avec la tâche qu’il occupe : « La tâche du philosophe-archéologue ne peut […] se borner à exhumer une thèse, pour l’étudier, l’évaluer, la discuter de manière atomistique, il doit ‘‘réeffectuer’’ son questionnaire d’origine de manière holistique et, littéralement, repenser cette pensée, dans et avec l’ensemble à laquelle elle appartient : l’ensemble lui-même doit être réeffectué, tout l’ensemble, si compliqué ou intriqué soit-il, pour, le cas échéant, faire ensuite l’objet d’une prise de position, d’une réfutation ou d’une critique ponctuelle, voire globale. »
Résumons à ce stade : il y a concomitance chez le SOC entre émotivité/sensibilité et intelligence au sens de créativité puisque, l’avons-nous vu, au-delà d’un QI de 125-130,  la créativité (évaluée plus précisément par certaines des épreuves le la WAIS) tend à plafonner. Concomitance n’est pas synonyme de correspondance au degré près, surtout lorsque les données comparées ne sont pas identiques. Ainsi, chez le SOF, le degré dehypisme (en – tel qu’il est « mesuré » sur l’échelle WAIS –  ou en , si tant est qu’il est distinguable en interne) (voir plus loin) peut varier, sans qu’il y ait a priori correspondance de variation entre les deux composantes.
Par contre, chez le SOF, on ne rencontre pas de sensibilité qui lui serait particulière, seule la WAIS a priori le détermine, l’étude clinique plus poussée du sujet a posteriori ne révélant pas qui plus est son rattachement au type SOC.
Gauvrit et le surdoué ordinaire.
C’est l’homme en gris par excellence, qui longe les murs ; c’est le soldat, ceint de ces armes banales qui ont noms système nerveux et cervelle, c’est le membre d’une cinquième colonne sans intention autre que de faire avancer le Schmilblick. Pourtant, du surdoué, le titre du livre de ce jeune chercheur qui, d’une part, n’est pas dépourvu de certaines des qualités (au sens de caractéristiques) qu’il étudie chez le SO, d’autre part, reconnaît lui-même que la validation académique de ses compétences en linguistique et communication est exagérée (surtout en regard des matières qu’il possède vraiment) – remarque qui n’est pas sans analogie avec la possible inadéquation du principe d’études statistiques en ce qui concerne la vérification des caractères constitutifs du SO – pourtant, disions-nous, dudit surdoué, le titre du livre offre une image si ce n’est en forme d’oxymore, pour le moins contrasté. Car, en réalité, examinée sous tous les angles, fouillée dans les recoins si ce n’est de son corps, du moins de son esprit, toisée (dans les deux sens du terme) de bas en haut et de long en large, l’existence même d’un type ‘‘surdoué’’ apparaît de prime abord remise en cause.
On sait que de deux mots successifs qui ont sens, très souvent on a affaire à  un substantif adjectivé suivi d’un adjectif substantivé… ou l’inverse : partie adverse au lieu d’adversaire[15], communauté ecclésiale à la place d’Eglise[16], assemblée parlementaire pour parlement[17], par exemple.
Mais, dans le cas du ‘‘surdoué ordinaire’’, on peut se poser la question de savoir si, certes, l’auteur ne veut pas tout d’abord signifier par là que les surdoués sont, de fait, à l’expérience, individualités qui seraient ordinaires (au sens étymologique de : gens qui ne sortent pas de l’ordinaire) mais si, en outre et parallèlement, il ne nous parle pas avant tout de gens presque banals, qui auraient quelques particularités, au reste plus ou moinsstatistiquement établies. On a compris que, naturellement, et à bon droit, comme tout savant (dans le bon et vieux sens de ‘‘sachant’’, d’homme de l’art, qui possède jusqu’à la moelle un savoir, un savoir-faire et en est féru) s’inscrivant dans la lignée de la méthode expérimentale promue par Claude Bernard, le dernier adverbe se confond avec scientifiquement. Non seulement, il en est le synonyme, mais la statistique (qu’on peut qualifier de science du dénombrement), la statistique appliquée aux sciences cognitives (lesquelles s’avèrent aujourd’hui devoir être surtout neuro-cognitives) est sa matière. Plus encore, l’auteur considère que ce type d’approche est bien le seul valable, valide, scientifique (rappelons une fois encore que les trois adjectif dans le vocabulaire positiviste des sciences dites exactes sont synonymes) en matière d’étude desdits  ‘‘surdoués’’. L’auteur ne cache au reste pas son jeu puisqu’il écrit en toutes lettres qu’il « adopte un point de vue rationaliste et résolument scientifique.» . Le fait que l’ouvrage soit publié sous la direction scientifique de Gérald Bronner conforte la ligne retenue.
Ainsi, Nicolas Gauvrit va-t-il compiler analyses et méta-analyses en la matière… et voir ce que donne les chiffres tout en ayant pris soin de vérifier au préalable leurs valeurs formelles (par exemple, le nombre d’enfants dits précoces suivis, la durée de l’étude etc).
Revenons sur nos pas. Le titre de l’ouvrage est fait pour surprendre. Mais il le fait à bon droit : les surdoués sont en effet gens ordinaires. Ils sont même, sociologiquement et au quotidien, ordonnés à l’ordinaire. C’est là une nécessité pour leur survie, pour leur adaptation à leur environnement humain : socialement, l’originalité n’est acceptable, n’est supportable à l’entourage qu’à la condition que sa manifestation plein et entière ne soit qu’occasionnelle. En d’autres termes, il leur faut se couler dans le moule ambiant. Mais, on l’aura compris, les mots sont précis : l’originalité propre au surdoué[18], puisqu’elle ne lui est pas surajoutée, qu’elle lui est constitutive, est permanente. Aussi, hors ce qu’on peut qualifier, en termes lourds mais parlant, d’épisodes d’expression expresse de son être véritable, notre SO va conserver un quant-à-soi (mais un Kant qui, en l’occurrence, a des mains et parle avec elles). Ainsi, la spécificité du SO s’expose-t-elle [le verbe n’étant pas le moins du monde synonyme de : s’exprimer, s’épanouir] malgré lui, à tous instants, même quand il est coi ou dort. On sait que la bipolarité n’est pas sans évoquer certains aspects de la vie du SOF. Plus exactement, notre individu banal (on allait écrire bancal), notree SOF caché qui courre les rues et pas seulement elles, peut-il ressembler à un vrai bipolaire. La confusion est encore plus probable si, comme le rappelle Tinoco, rien n’empêche un SOF d’être affecté aussi de bipolarité[19]. Les difficultés taxinomiques augmentent encore si l’on sait que la psychiatrie non au fait des dernières recherches en la matière peut à tort discerner de l’hypomanie là où un sujet ne fait montre que de certaines particularités propres au SOF.
Il se pose donc une question de méthode.
A supposer que tous les sujets que Gauvrit recouvre sous le vocable de ‘‘surdoués’’ forment un ensemble à tous points de vue homogène au départ dont il ne s’agirait que de vérifier ‘‘scientifiquement’’ l’effectivité des attributs que la littérature psychologique et neurocognitive leur imputent, il faudrait en premier se poser la question de la pertinence de la méthode d’examen qu’il leur fait subir. Remarquons qu’est recevable l’objection qui consiste à répondre qu’il n’y a pas lieu d’en discuter. D’une manière extrêmement générale, il est indéniable que toutes assertion prétendant à la vérité ou, plus précisément, à l’exactitude au sens factuel (adéquation et de l’esprit et du nom que donne l’esprit à la chose visée) doit passer sous les fourches caudines de la méthode expérimentale de Claude Bernard, doit, dans les deux sens du verbe, se faire toiser par les instruments de validation, de mesure (au sens large) de l’assertion, c’est-à-dire de la théorie proposée. Ce dont vous parlez existe-t-il et existe-t-il sous les qualificatifs avec lesquels vous les désignez ? On rejoint là un thomisme de bon aloi et, à l’intérieur de la querelle des Universaux, le réalisme qui va de pair.
Mais, sans que ce soit ici le lieu d’en discuter plus amplement, il apparaît évident qu’en la matière d’une scienceassise entre deux chaises (celle des sciences dites exactes et celle des sciences dites humaines), telle que la psychologie, les instruments classiques de mesure sont d’un maniement très malaisé.
Ils le sont plus encore lorsqu’il s’agit de partir à la recherche d’un profil en psychologie, de discerner parmi la multitude des traits de toute dimension, de toute longueur, largeur, hauteur et profondeur, ceux destinés à être identifiés puis réunis et qui donneront naissance à un portrait non seulement de face mais, tant faire ce peut (etcela ne peut être en l’état des connaissances) en trois dimensions. Nos surdoués ordinaires sont pour le moment des fantômes qui, matériellement et (donc) formellement (taxinomie), prennent peu à peu consistance. Et c’est en premier lieu la bonne vieille clinique qui leur donne progressivement leurs lettres, qui leur donne droit de cité et droit d’être cité (c’est-à-dire identifié, désigné comme tel).
Les travaux d’un Nicolas Gauvrit viennent en deuxième vague. Celle-ci entend valider, ou non, le bien-fondé des observations de la clinique. Fait – ô combien ! – de chair et de nerfs, ledit surdoué n’en est pas moins unmatériau qui ne se prête guère à la mesure il est , il est là souvent quand on ne l’attend pas, quand on ne l’entend pas ; il naît souvent sans que l’on ne l’aie vu, c’est-à-dire à la lettre et au sens tactile de l’expression : sans considération. Pour comprendre l’inadéquation par nature des instruments classiques de mesure à l’espèce, on opérera une comparaison avec l’étude des perturbateurs endocriniens. Ces hormones sont si étranges et étrangères que leur effet sur l’homme est inversement proportionnel à la dose ingérée : moins l’organisme en reçoit, plus l’effet est remarquable. Pis : au-delà d’une certaine dose, ce perturbateur ne produit plus d’effet. C’est ici l’application contraire du fameux adage pasteurien : c’est la dose qui fait le poison. Oui, certes, mais en effet inverse ! (Cela explique qu’on ait eu du mal à en établir la nocivité et que les industriels aient joué là-dessus.)
Nous pouvons user d’une autre comparaison. Il est plus difficile d’effectuer des prévisions météorologiques dans un pays au climat tempéré (donc plus complexe, car variable) que dans un pays au climat océanique ou continental (donc aux phénomènes plus réguliers). Autrement dit, les études quantitatives, peu fines, ne sont à première vue pas vraiment pertinentes en la matière.
Ainsi, tout se passe comme si l’on oubliait que, comme le pensait Wittgenstein, pour résoudre une difficulté, on sous-estimait l’intérêt de la description en sur-évaluant à tort l’explication. Or, en l’espèce, il ne s’agit même pas ici de poursuivre l’entreprise de description desdits surdoués déjà entamée – et, somme toute, de manière remarquable – par la clinique, mais de prétendre pouvoir contribuer à vérifier la pertinence de cette description (en mettant à jour les vertus et les vices de la caractérisation qui est donnée en l’état aux surdoués).
Pourtant, l’attitude qui aurait conduit à s’en tenir au principe (qui est aussi un constat) que, bien des fois, la simple description apparaît supérieure (plus efficace, productive) à l’explication pour résoudre des difficultés est ici d’autant plus appropriée que la première s’appuie éminemment sur une compréhension intuitive sous-jacente (presque inconsciente) de ce qui est décrit. On pense au premier chef aux ouvrages de Mesdames Siaud-Facchin et de Kermadec. C’est là un péché pas mignon du tout… c’est même pécher contre l’esprit que de mettre en exergue, de valoriser indûment le rôle premier, l’instance de l’esprit (au sens de mind) – que d’aucuns nomment raison – au détriment du sentiment (qui est ici l’autre nom de l’intuition psychologique)[20] et, plus généralement, de l’ordre du cœur comme l’eut dit Pascal.
« Il y a beaucoup de situations, ayant une grande importance humaine, nous dit Jean Bricmont (lequel est pourtant, à l’instar de Nicolas Gauvrit, adepte de l’école positivo-rationaliste en matière scientifique), ayant une grande importance humaine, qu’on ne peut étudier par les méthodes scientifiques ordinaires. Par exemple, les sensations humaines subjectives dans certaines situations […], ou ce qui motive les réactions humaines […]. »[21].
Tout à sa passion, tout à la pratique de son art, il semblerait que notre chercheur fasse trop confiance à l’instrument dont il a pourtant la haute maîtrise. Il s’inscrit, on l’a dit, dans le sillage de Claude Bernard et de Karl Popper, ces saints Thomas laïcs de la vérité qui ne veulent croire que ce qu’ils voient et peuvent répéter. Or, en certains domaines, s’obnubiler sur la présence, au sein d’une discipline, de ses critères de scientificité n’a plus aucun sens. C’est le gros défaut, et l’orgueil, de ce livre qui, entérinant, ne mettant pas en cause la composition des panels sur lesquels reposent ces nombreuses études, mélangent à leur suite l’eau douce des étangs du plat pays des surdoués froids, ‘‘classiques’’ (SOF), déterminés uniquement par leur QI (à l’approche de 130 et +) sans qu’il puisse leur être adjoint d’autres spécificités et l’eau salée des océans que charrie le surdoué chaud (SOC), l’hyper émotif intelligent, ce hyp.i.e. qui, comme le remarquait Proust, compose ‘‘la grande race des nerveux’’ qui sont le sel de la terre. Mais, Gauvrit, justement, brassant ensemble l’eau des rivières et les eaux des mers,- Morte, celle des hypies les plus denses (qui porte et supporte les hautes pressions d’une pensée trop active), de Méditerranée et d’ailleurs (celle des hypies moins intenses) -,  même si cela est presque à son corps défendant, apporte du même coup beaucoup d’eau au moulin de la cause hypie.
L’accession des surdoués à l’ordinariat selon le chercheur Nicolas Gauvrit.
Nous l’avons vu : il faut à la fois titiller le propos d’un livre dès son titre et prendre ce dernier au pied de la lettre. Quitte à ce que l’intention initiale contenue dans l’énoncé même du titre que veut véhiculer l’auteur se retourne contre celle-ci.
Les surdoués ordinaires de Nicolas Gauvrit nous laisse sur notre fin. Avant de nous laisser sur notre faim. A vrai dire, les deux homonymes sont ici synonymes. Fin, afin de…, faim de… : il s’agit toujours d’un quasi même sens : on vise la recherche, le but poursuivi…l’avidité de connaissances qui meut une incessante démarche étiologique.
Ainsi, les psychologues cliniciennes (et secondement théoriciennes) connaîtront-elles deux impressions à la lecture de ce livre :

  • d’une part, à la manière d’un Galilée à qui l’on a fait dire cette fameuse exclamation [qu’elle soit apocryphe n’est pas le propos ici] « Et pourtant, elle tourne ! », se diront-elles : et pourtant, ils existent ! Sous-entendant : selon le portrait que nous en dessinons années après années de manière plus approfondie. «Ils», ce sont les ‘‘créatifs’’ de Chauvin, que l’usage nous fait nommer du seul terme de ‘‘surdoué’’, faute de mieux, faute de ce mieux que serait l’acronyme suggéré par Jeanne Siaud-Facchin[22]: i.e. pour hyper intelligence [intellection, idéation, imagination] corrélée à une hyperémotivité [hypersensibilité], terme qu’elle n’utilisera plus dans la suite de son discours. Soit une vitesse certaine de la pensée et de l’affectivité (dans les deux sens d’affects et de sentiments amoureux fatalement liés à la réactivité sensorielle) ;

  • d’autre part, ne manqueront-elles pas de constater qu’il ouvre, sans peut-être en avoir pris pleine conscience, de nombreuses pistes qu’il conviendrait d’explorer

  • http://cerclearistote.com/la-chronique-anachronique-dhubert-de-champris-pour-en-finir-avec-les-surdoues-ou-les-hypies-au-fil-de-la-pensee/

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Re: Paramètres Polyvalents et Modèle de Base

Message par Invité le Jeu 21 Juil 2016 - 16:09

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On peut sélectionner celles-ci :

  • 83-84 : le SO (surdoué ordinaire de Gauvrit) serait plus que les autres enclin à connaître somnambulisme et terreurs nocturnes. «Le plus souvent, le somnambule ne garde aucun souvenir de cette promenade nocturne.». On pourrait rechercher si le hypie ne conserverait pas un souvenir de ces épisodes. Enfin, Rémy Chauvin[23] [cf François Brune, Rémy Chauvin, éditions du Félin- Philippe Lebaud, 1999, p. 31.]rappelait que ces phénomènes se rencontrent en majorité à la fin de l’enfance et à la pré-adolescence. Il en serait de même des ‘‘sorties hors du corps’’, «les plus habituelles ne suivant pas un traumatisme et ayant lieu en général lorsque le sujet est près de s’endormir». On est enclin à vouloir vérifier ici encore une plus forte prédisposition du hyp.i.e. à ce phénomène. Au sujet des terreurs nocturnes, on rapprochera ses manifestations de la daguerréotypie en notant que les images se forment de manière semblable à ce procédé d’imprimerie (en pointillés) et envisagera une hyperthyroïdie par à-coups.

  • 95-96 : ‘‘particulièrement intelligents et particulièrement naïfs’’. Les deux traits ne sont pas antinomiques. Au contraire, l’un est-il la condition de l’autre. Il faudra montrer en quoi l’esprit critique entraîne une sorte de naïveté, laquelle, au fond, résulterait d’une foi primaire en autrui, d’une confiance a priori due à la projection du SO en l’autre. L’esprit d’enfance ne le quitte vraiment jamais, ou, plutôt et Donald, inlassablement renaît-il de ses déconvenues.

  • 104 : il y est bien décrit ce que nous pourrions nommer l’état d’étonnement face au monde et aux gens en général et qui est au fondement d’une interrogation plus métaphysique que proprement philosophique. Ces opérations spontanées de ressenti, d’objectivation soudaine de soi, du monde, de son patronyme etc peuvent à un certain moment, à un certain degré confiner à celles vécues par un mystique. Ce que Monique de Kermadec laisse entrevoir.

  • 131-132 : quoique victime de l’absence de typologie préalable, le petit livre de Gauvrit est d’une grande richesse. Il est conscient du flou sémantique et matériel qui, de fait, parasite les recherches commentées par lui et rend plus ou moins incertains leurs résultats et les déductions qu’on peut en faire. Mais, par moment, Gauvrit ramasse en des termes bien sentis le portrait alors quasi complet et vrai qu’on peut donner du SO. Ces pages sont d’autant plus intéressantes que l’auteur, après les cliniciens (psychologues, éducateurs), remarquent la similitude de ces caractéristiques avec celles observées chez les autistes (surtout les «aspies»): « Sur le plan cognitif, les surdoués comme les autistes de haut niveau font souvent preuve d’un intérêt élevé pour les mots, les idées abstraites ou les nombres. (…). Sur le versant plus émotionnel, les deux groupes sont décrits comme ayant besoin d’accaparer la conversation, une difficulté à se mettre à la place de l’autre, de grosses difficultés d’intégration sociale, une tendance à l’introversion et un besoin intense de stimulation intellectuelle et émotionnelle. » Il y aurait lieu de montrer en quoi l’humour et l’esprit ont trait à ces éléments descriptifs.



Mais il est plus encore remarquable que Gauvrit fait alors le lien avec la théorie de l’hyperexcitabilité de Dabrowski, ainsi que nous le découvrirons plus loin.

  • 133 : la capacité de concentration (ou d’attention focalisée) pourrait être élevé chez les précoces. Il faudrait étudier en quoi cette aptitude n’est pas contradictoire mais, au contraire, à rapprocher, aussi paradoxal que cela puisse paraître, du déficit d’inhibition latente observée chez les SO.

  • 136 : la théorie du cerveau «hypermasculin» comme cause de l’autisme. Gauvrit écrit : «A un degré élevé mais raisonnable, ce cerveau se traduirait par une facilité à apprendre des concepts abstraits qui caractérisent les petits zèbres [hyp.i.e.]. A une degré plus important, trop important, il ferait germer les effets secondaires du repli sur soi, de la difficulté à comprendre les codes sociaux, traits caractéristiques des personnes autistes. » Cette théorie de l’excès de masculinité cérébrale (intérêt pour les objets au détriment des personnes-sujets), inégalement développée entre eux, et d’un apparentement sous cet angle des cerveaux des sus-visés n’est-elle pas indue si l’on se rappelle que l’empathie, l’intelligence émotionnelle sont tout autant développées chez le SO que sa logique froide, technicienne, portée sur l’idée-objet ?

  • 139 et suivantes : où Gauvrit étudie avec sérieux l’humour et l’esprit chez les SO pour conclure globalement de façon positive à cet égard. L’humour – et le trait d’esprit ! – sont les péchés mignons de nos amis : « Les enfants surdoués sont ainsi bien souvent perçus et décrits par leur entourage comme ayant beaucoup d’esprit, un sens de la répartie déroutant et un goût prononcé pour les jeux de mots. » Une fois encore, le chercheur a conscience que les études en cette matière comme dans les autres reposent sur des cohortes non préalablement sériées, en ce sens qu’on y amalgame ‘‘enfants précoces’’, QI répertoriés à partir de 130, «hypies» ‘‘pur’’ cliniquement (c’est-à-dire en l’espèce empiriquement) pressentis, alors que tous ne se confondent pas neuro-cognitivement parlant. Mais, à l’inverse, par exemple, de la prédominance d’une anxiété de fond chez le SO (pas entièrement vérifiée), le résultat, ici, n’est plus mitigé : l’absence d’humour (ou, pour le moins, de réceptivité à l’humour et à l’esprit) est bien aux yeux du hyp.i.e. une tare majeure. C’est, au sens premier de l’expression, le péché contre l’esprit. Mais l’origine ultime de ce goût est à rechercher beaucoup plus en amont que l’hypothèse (faible) que Gauvrit dit être enclin de retenir. Son rôle de défense psychologique érigée par nécessité en permanence, observé par Jeanne Siaud-Facchin, paraît déjà une première explication, et, à la lettre, presque tangible.

  • Les pages 89-90 et 189-191sont capitales : elles traitent de l’hyperexcitabilité de nos amis et sont toutes prêtes de frôler, de nous permettre de mettre le doigt sur la question du vice de forme (l’inévitable catégorisation neuro-cognitive) – qui est aussi un vice de fond (puisque si le sujet est le même, les sujets [les personnes étudiées] sont substantiellement [= qualitativement, cf. Siaud-Facchin] différents) – parasitant la pleine compréhension (et, avant même cette étape, l’appréhension) des surdoués. Hyperexcitabilité psychomotrice, hyperexcitabilité sensuelle (il ne s’agit pas de la luxure -ou pas seulement !- mais des cinq sens) pouvant s’assimiler à une synesthésie larvée, hyperexcitabilité intellectuelle («besoin de cognition»), hyperexcitabilité imaginative et hyperexcitabilité émotionnelle : Mesdames Siaud-Facchin et de Kermadec ont reconnu là, dans ces cinq caractéristiques, les cinq critères définissant le type ‘‘pur’’ i.e. exploré dans leurs ouvrages. Mais les propos de Gauvrit qui vont suivre montrent bien l’état de confusion de la recherche en la matière puisqu’il poursuit en ces termes :



       ‘‘Des travaux récents montrent que l’hypothèse selon laquelle les enfants précoces seraient tous, d’une manière ou d’une autre, hyperexcitables, n’est plus tenable. Il existe bien des cas de jeunes [ndr : et d’adultes] à l’intelligence supérieure qui ne présentent aucun des tableaux décrits par Dabrowski. Néanmoins, il est vérifié que l’hyperexcitabilité est plus fréquente chez les enfants doués que dans la population générale (…).’’
Nous sommes bien ici au cœur de la problématique ou, plutôt, de la fausse problématique érigée en problème par des études qui, malgré ce biais, réussissent, presque a contrario, à faire ressortir quelques caractéristiques typiques des surdoués créatifs (ou hyp.i.e.) depuis longtemps remarquées par la clinique. Ce sont donc par ses à-côtés, par les études incidentes dont il nous fait part que le livre du jeune statisticien s’avèrent le plus instructif. Par exemple découvre-t-on (p. 38), que la précocité des garçons a été associé par au moins deux études à un taux en testostérone plus faible que la moyenne. S’il était confirmé, on ne pourrait s’empêcher d’établir un lien – logique, rationnel et non pas contradictoire – avec les hyperexcitabilités relevées plus haut, dont, évidemment, l’hyperexcitabilité sensuelle. Si devait être écartée ici l’hypothèse d’un taux bas de cholestérol total entraînant souvent un manque de testostérone, alors cette faiblesse hormonale entrerait-elle en dialectique riche et féconde avec l’hyperexcitabilité tous azimuts de ce chaud lapin mixo-matheux (23).
Néanmoins, l’ordinariat, magistrature ecclésiastique conférée aux surdoués (toutes composantes confondues) par Nicolas Gauvrit ne devra sans doute être perçu comme un paradoxe qu’à propos des surdoués créatifs : cacher l’originalité, la mettre sous cape la plupart du temps et quoi qu’il leur en coûte, quitte à lui donner libre court dès que le chat a le dos tourné, n’est tout simplement que la condition (négativement, le revers) de toute vie en société. Cela s’appelle : s’adapter.
De l’autre côté du miroir, ou de l’hôte côté du moi-roi.
On le sait, n’est pas Lacan qui veut. Mais la philosophie est à la portée d’un hyp.i.e. comme Carlos Tinoco. Il suffit de tenter d’universaliser la ou les problématiques suggérées par une expérience personnelle.
Si l’on se penche sur la personne de Carlos Tinoco, on remarque assez vite qu’elle vit au fond d’elle les dilemmes du moi et de la loi, l’affrontement, latent ou évident, de l’individu et de la société, de la diplomatie et de la démocratie, en somme qu’elle expérimente, fusse à l’insu de son plein gré, toute la dialectique que la liberté entretient avec ses contraires officiels ou officieux, avoués ou cachés, reconnus ou méconnus (voire inconnus). Or, n’y a-t-il de prime abord de contrainte plus radicale au moi et à sa liberté (au moi et à sa propriété, pour reprendre Max Stirner, ce philosophe de l’anarchisme) que la Loi ?  
L’auteur, psychanalyste à ses très riches heures, met au principe du hypie la forte autonomie du sujet – notez-le : ce ne peut bien évidemment être là le cas du surdoué conventionnel -, le fait qu’il ressent en lui le besoin de se donner sa propre loi. Cette autonomie forte du sujet, il nous est d’avis qu’elle n’est pas sans un rapport originel avec l’autodidactisme tout ensemble psychique, cognitif, affectif et gnostique du hypie.
Il y a deux manières, pas si lapidaires, de résumer le surdoué classique et celui qu’on a longtemps tenu pour son jumeau hétérozygote. Dire du premier qu’il est un bon client des tests (« Les tests ne servent qu’à mesurer la capacité de réussir aux tests » disait Rémy Chauvin) et du second qu’il n’est pas tout à fait faux que, pour lui, les tests de mesure de l’intelligence n’aient pour finalité que de mesurer la vitesse de fonctionnement du cerveau : c’est en effet chez eux le sentiment de vitesse intellective (intégrant l’idéation et l’imagination) et affective qui domine. Sa construction identitaire, aussi, aura été lacunaire et bancale : ‘‘elle se fait sur des re[pères] [c’est nous qui soulignons] personnels. L’enfant va s’appuyer sur des processus d’autorégulation c’est-à-dire qu’il va chercher en lui-même les ressources nécessaires pour grandir. En quelque sorte, il se fait tout seul,’’ précise ensuite Jeanne Siaud-Facchin en un raccourci pertinent. En conséquence, devons-nous ce nous semble considérer l’insistance de Tinoco sur l’autonomie du sujet hypie comme procédant en droite ligne de cette béance, tout du moins de ce manque de possibilité de raccordement (et, plus encore, d’identification) que le type hyp.i.e. a connu dans son enfance et son adolescence. Autodidacte cognitif, affectif, il l’a été par nécessité, non par choix. Son soi, fruit du travail du moi par et sur lui-même, est donc son œuvre, mais une œuvre, on l’a vu, bancale, précaire, instable. Dans le fond, et pour reprendre un terme forgé par l’auteur, n’aurait-il pas aimé être « normo-pensant » ? A l’examiner, nous sommes en présence d’une auto-constitution d’un sujet par défaut. Par défaut ? Eh oui, le hyp.i.e.ne serait-il pas une erreur ? Une erreur de programmation, un mal pour un bien quand même ? «Fait maison», «entièrement pensé par soi-même» : qu’est-ce là donc d’autre au fond sinon ce que l’on appelle couramment l’ORIGINALITE ? Si, comme deux fleurs inséparables, nous relions dans un même bouquet (mais sans trop serrer) cette dernière à l’authenticité, nous avons là un petit air d’existentialisme sartrien qui ne serait pas pour déplaire aux autonomistes, c’est-à-dire aux activistes de la liberté, lesquels, sans même qu’on les poussa, souvent verse dans l’indépendantisme. Nos autonomes (les bien-nommés quand on se souvient de la taxinomie extrême-gauchiste en vigueur il n’y a guère) auront qui plus est de quoi se rengorger s’ils apprennent que cette sorte d’autonomie existentielle du hyp.i.e. n’est peut-être pas sans rapport avec ce qu’Olivier Houdé appelle la résistance cognitive, cette capacité du cerveau à inhiber les automatismes de pensée pour nous permettre de réfléchir[24]. Où, comme on le voit, les arguments en faveur du diagnostic d’autonomie, d’originalité et d’authenticité du hyp.i.e. se renforcent.
L’inconscient de la collectivité des hyp.i.e. – leur inconscient collectif – pourrait bien pouvoir s’analyser par nature comme le parangon de l’inconscient collectif contemporain. Mais, le leur, tout autant par nature, constamment s’inscrit en faux (l’expression étant à prendre aussi dans son sens juridique, et pas uniquement psychologique) contre ce dernier. L’inauthenticité par excellence si l’on peut dire, ce serait celle de l’individujouant un rôle au sein d’un groupe et finissant par s’y laisser absorber sans qu’il ne s’en rende compte. Observez ces jeunes filles bien roulées qui se regardent tourner à vide à la sortie des cours de certains établissements du secondaire. Tout au mieux, leur libido vous jette-t-elle un regard en sous-main, mais elles offrent avant tout un bon exemple de l’être, de la pensée entièrement assujettis,- assujettis à son temps, à son environnement, où l’être s’évanoui dans la paraître sans, dans la plupart des cas, jamais ne renaître.
Le hyp.i.e. n’est pas dupe de ces travers : au mieux en rit-il ; au pire, ces situations l’horripilent-t-il ou ont le don de le mettre mal à l’aise. Un Muray s’érige alors en lui qui lui fait traiter comme il se doit ces êtres qui ont abdiqué en leur qualité de sujet. Il n’y a alors plus qu’à lorgner ces potiches longilignes ou potelées en tant qu’objets. Nombreux sont aujourd’hui les sujets qui n’aspirent plus qu’à l’obtention d’un statut d’objet : c’est là l’autopunition, l’auto-dévaluation inconscientes attachées à l’inauthenticité. Cette dernière la sait méritée.
Ainsi est-ce en creux cette inauthenticité dans laquelle l’(ancien) sujet de notre monde post-moderne sombre avec tant de grâce que Tinoco semble vouloir traquer. Cette disparition de soi – ce soi qui donne le meilleur de lui-même entre la fin de l’enfance et la pré-adolescence, soit grosso modo entre huit et onze ans – qui, dès l’aube, vicie tant de destinées implique l’aliénation automatique à la loi, qui ne peut être que la loi commune. La démocratie du tout venant est le régime politique de droit commun auquel ipso facto adhère celui qui n’a pas pris conscience, à la suite d’un acte de l’intelligence, du temps dans lequel le destin l’a inséré.
On comprend mieux alors que l’autonomie entraîne par principe la contestation de l’autorité. Mais, l’autorité véritable est ce qui augmente (celui qui lui est sujet, et, pourrait-on ajouter : qui lui est sujet parce qu’il sait qu’il va être, étymologiquement parlant, ‘‘augmenté’’, qu’il a tout à y gagner). Ainsi, si la contestation de l’autorité par le hypie est de principe, elle n’est pas destinée par principe à perdurer : il ne demande qu’à être démenti, c’est-à-dire en fin de compte rassuré. Ainsi, le hyp.i.e. parvient et aime à accorder sa confiance lorsqu’il la sait méritée, ce qui signifie : justifiée. Aussi, avec lui convient-il de toujours et toujours décomposer et expliquer. L’ordre donné doit être intelligent dans les deux sens du terme : intelligent en soi, pertinent, expliqué, compréhensible, autrement dit admissible. Il doit parallèlement être compris par le hyp.i.e. qui reçoit cet ordre, compris au sens où le hypie peut le faire sien, aurait lui-même, de lui-même pu le donner et se le donner. En un mot, et une fois encore, vérifie-t-on que ce hyp.i.e. va évaluer votre ordre. Qui que soit le donneur d’ordre, cet ordre, il le déclarera recevable s’il le juge fondé. Mais il le jugera à coup sûr irrecevable s’il l’estime mal-fondé, même si, en droit, le donneur d’ordre lui est hiérarchiquement supérieur (officiers, professeurs, parents etc, bref ceux qui sont censés incarner la Loi). Nous retrouvons donc toujours avec lui, en début et en fin de course, cette notion d’intelligence et d’éreintement argumenté de tout ce qui s’y oppose : l’arbitraire, le systématique (au sens d’automatique, de récurrent, non de systémique), l’‘‘indiscutable’’, la petitesse d’esprit, la mesquinerie, une certaine forme de jalousie aussi, il se peut. En un mot, tout ce qui n’a pas été disputé, tout prétendu argument qui n’a pas été l’objet d’un minimum d’élaboration. Le hyp.i.e. rejette avec virulence l’argument dit d’autorité émis par celui dont la prétendue autorité, naturelle ou culturelle, n’aura pas été dûment établie. Il veut pouvoir vous recevoir en vos explications. Mais, si, par mépris, vous ne daignez même pas prendre date pour une audience, si vous n’escomptez même pas présenter votre requête afin d’être agréé en vos explications (au sens technique, pédagogique du terme, ici non synonyme de justifications), celui-ci pourfendra en vous ce péché pour lui irrémissible : le péché contre l’esprit.
Le type hyp.i.e. aurait donc tendance à faire en toutes choses primer le fond sur la fonction, le rang, le diplôme, l’apparence, la catégorie, à donner le primat au matériel (au sens de contenu) sur le formel. Mais il ne faut pas se méprendre : le hyp.i.e. n’est pas uniquement obnubilé par la valeur de ce qui est émis ; tout autant est-il obsédé par celle de l’émetteur. Autrement dit, il serait erroné de croire que le hyp.i.e., par une sorte d’idéalisme encore plus désincarné que ne le suppose la racine du mot et qui lui serait propre, ferait abstraction du paraître (et qui est aussi ce par quoi l’être se révèle, le par/être), des qualités au seul bénéfice de la jauge quantitative et qualitative de la pensée émise. S’il est sempiternellement à la recherche du fond, il est amené à s’intéresser ainsi à l’interlocuteur (au sens large),- lequel sera un locuteur -, un scripteur et à relier la valeur de la matière à celle de l’émetteur. S’il établit entre les deux une liaison, une relation, et si on pressent une possible translation de l’un à l’autre, quel élément va bénéficier de la détermination ultime, autrement dit, et en infirmant ce que nous énoncions plus avant, le hyp.i.e. va rencontrer ici une immense difficulté. A rebours de son réflexe initial (mais un réflexe n’est-il pas, par définition, initial ?), nous le découvrons enclin à faire dépendre la valeur ce qui est dit (énoncé au sens large) de la valeur supputée de l’émetteur.
Être à la fois profondément cérébral, logique et affectif, il va s’attacher. Le premier mouvement qu’il va connaître, s’il ignore tout de l’émetteur, sera d’évaluer l’émission (ce qui est proposé, soumis à l’entendement d’autrui) ; si le hyp.i.e. y adhère (à des degrés variables certes), ipso facto sera-t-il conduit à faire glisser cette adhésion vers la personne de l’émetteur. Mais, notre hyp.i.e. sera quasi-fatalement conduit à souffrir de cetteaffection puisque la logique des idées paraît indépendante de la logique des affections. Réciproquement, le hyp.i.e.connaît-il avec une forte intensité le phénomène courant qui consiste vulgairement parlant à s’amouracher d’un même mouvement de tout ce qui tourne autour de la personne supposée aimée (ses hobbys etc). Il est sujet à ce que nous appellerons  la cristallisation basse.
Tinoco aborde bien des thèmes adjacents découlant en l’espèce de l’approfondissement de l’incessant travail du cerveau droit. Par exemple, le hyp.i.e. ne peut ressentir et réagir à la manière des grecs anciens que d’un bref premier mouvement. Son cerveau droit exacerbé va le rendre très sensible à la beauté (celle qui ne correspond pas au nombre d’or), lequel le pousse à compatir à la disgrâce. Appelons cela expérience ou constat, toujours est-il que le hiatus, la distorsion, la discordance générale existant entre esthétique, moralité et intelligence du cœur et de l’esprit suscite dans un premier instant chez le hyp.i.e. une souffrance et un sentiment d’absurdité (non-sens ou contre-sens) que ne connaît pas celui qui en demeure au stade grec (c’est-à-dire au raisonnement philosophique commun et rationnel qui va maintenir une correspondance entre l’extérieur et l’intérieur). L’intelligence froide est grecque. Mais le cerveau droit du hyp.i.e. ne fait qu’escale à Athènes. Il aime plutôt à séjourner à Jérusalem et Rome ou, plus exactement, est-il affecté d’un tropisme vers ces cieux-là. Ce raisonnement des sens, l’avons-nous entrevu, va se mettre en mouvement relativement au rapport entre valeur et pertinence des idées/opinions//valeur de la personne : ici encore, le hyp.i.e. fera le constat viscéral (au sens premier de l’adjectif) de la distorsion, en une même séquence, de ces deux aspects de sa personne. Mais, in fine, et parce qu’il sait que le savoir n’est que troisième dans l’absolu après l’amour et l’humour, son appréciation – qui n’est que le mot diplomatique pour parler de jugement – portera sur la valeur personnelle intrinsèque.      
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Re: Paramètres Polyvalents et Modèle de Base

Message par Invité le Jeu 21 Juil 2016 - 16:11

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L’inclinaison à la connaissance complète qu’aime à percevoir en lui et chez autrui le hyp.i.e. peut donc s’analyser comme une fusion sans confusion des intelligences dogmatiques. (Tandis que le surdoué classique, au mieux, devra se contenter de la juxtaposition d’un petit nombre d’entre elles, voire d’une seule.) Le hyp.i.e. est donc le spécialiste du général sans qu’il nous faille de droit déceler dans cette phrase un quelconque oxymore. Pour le moins, cette assertion n’est pas vécue comme tel par lui.
Avec cette capacité en lui d’entrer de plain-pied dans son sujet (lequel, s’il on ne parle plus de relations personnelles, peut être un simple domaine, un objet de connaissance), le hyp.i.e. signe la fin de la comédie. Connaître, c’est naître avec. En psychologie humaine, entrer dans les raisons de l’autre : parcourir par l’esprit et les sens le chemin qu’il a déjà effectué pour comprendre son état présent (avec tout ce que cela comporte : opinions, maladies etc). Mais, si notre hyp.i.e. peut se montrer apte à oublier son interlocutrice dans le feu d’une entreprise de conviction plus idéelle que corporelle pour parler en termes alambiqués mais diplomatiques, il n’est pas sûr, comme semble l’écrire Jeanne Siaud-Facchin[25], qu’il puisse éternellement s’abstraire de phases de séduction classique auprès du sexe dit faible. Si l’on ose dire, plus qu’un autre le verbe connaître demande à être bibliquement conjugué, conjugalement et maritalement, officiellement et offi(vi)cieusement, au passé simple, parfois compliqué, au présent et naturellement au futur. Le hyp.i.e. n’a pas lieu de s’enorgueillir : il est fait de chair et d’os, chair très très faible, et fraîche espère-t-il autant que peut l’être son cerveau.
Le constat de ce refus, de cette incapacité d’imiter (comme si le hyp.i.e. voulait conserver à ses neurones-miroirs de plus hautes fonctions), ce désir d’authenticité dans les relations personnelles, par la force des choses si souvent déçu, conduit Carlos Tinoco à poursuivre (dans les deux sens du terme) la loi et sa place dans ce qu’on appelle l’économie psychique du sujet hyp.i.e..
Assez judicieusement, Tinoco remarque qu’historiquement, ceux qui sont supposés être par leur fonction même des donneurs d’ordre[26] sont souvent ceux qui sont les premiers à le remettre en cause.
Les fondateurs de religion, de nouvelle religion sont en effet souvent, et presque par définition, les dissidents d’une religion qui les précède.
Cette dissidence des prêtres s’est opérée tout au long de l’Histoire. Elle résulte en premier lieu de l’intelligence, c’est-à-dire, ici, du fait de discuter. Et l’on sait qu’il n’y a qu’un pas de la discussion à la contestation. Or, le besoin d’évaluer, de comprendre, de détecter un sens, comme les spécialistes précités le relèvent, est inhérent auhyp.i.e.. Monique de Kermadec notait un jour à la radio qu’elle avait constaté que les religieux et religieuseshyp.i.e. étaient les premiers a souffrir du manque d’explication, au sens très général de l’expression, comme si une certaine cléricature en tenait encore une couche bien épaisse en croyant encore et toujours pouvoir s’abriter derrière l’ancien argument d’autorité, cette fois-ci non plus excipé sous les couleurs de feu des anciens prophètes mais repeint aux tons insipides et tièdes d’âmes grises et recuites dans leur triste jus.
Tinoco aurait pu toutefois être plus précis. Bien des prêtres (des jésuites souvent, et ce n’est guère étonnant si l’on se reporte, si l’on se rapporte à ce que nous nommerons leur hérédité psychique, laquelle dépasse l’hérédité génétique et pourrait être appréhendée par une nouvelle psycho-généalogie intégrant toutes les sciences) furent, à un moment donné, des divergents. Ceux qui poursuivirent dans leur divergence devinrent des dissidents.
L’examen de l’attitude globale face à la loi que l’on croit pouvoir détecter au sein de la démarche intellectuelle du hyp.i.e. aurait pu commander à Tinoco – qui pressent là à bon droit un judicieux moyen d’appréhension de la spécificité hyp.i.e. – de distinguer les divergents, ou proto-dissidents, des dissidents : les premiers sont l’ensemble des créateurs qui n’ont pas cru en conscience devoir aller au bout de leur démarche initiale. L’Histoire retient en général plus volontiers la saga des dissidents, en matière philosophique, scientifique (quand il s’agit de sciences dites exactes) et, surtout, religieuse. En tant que nazaréen, toute une école scientifique voit en Mahomet un dissident non avoué du christianisme ; l’œuvre de Spinoza peut être assimilée à une double dissidence, celle qui, avec son panenthéisme, l’a fait muter de la religion à la philosophie et, en parallèle, du judaïsme à une sorte de théodicée à la fois matérielle et formelle avec son panenthéisme. On ne sait pas avec certitude où situer l’évêque Jansen dans la mesure où le catholico-calvinisme, après avoir été condamné dans une bulle, a été en quelque manière réintroduit rétroactivement au nom d’une certaine justification antérieure que lui aurait déjà apporté Augustin. Après avoir couramment subi une attaque en règle de sa validité, l’œuvre des proto-dissidents a eu en général pour effet d’expliquer de plus fort, puis de confirmer (valider) un système religieux donné. Ainsi en est-il de Thomas d’Aquin avec sa Somme et de Newman avec ses sept critères de développement homogène du dogme.
Nous voyons poindre ici la notion d’innovation puisqu’en matière intellectuelle et systémique, que l’on se situe à l’intérieur d’une doctrine ‘‘laïque’’ ou d’une doctrine religieuse, il semblerait que l’innovation, c’est-à-dire en l’espèce la novation idéelle, conjugue recevabilité (agrément par l’instance compétente) et bien-fondé. Autrement dit, l’idée nouvelle ne sera acceptée, c’est-à-dire jugée comme faisant partie intégrante de la doctrine (déjà) existante que dans la mesure où il en aura été décidé ainsi. Ce processus est explicite dans le cadre de certaines religions dites révélées (catholicisme). La doctrine de Newman est à cet égard un exemple remarquable : elle est à la fois doctrine intégrée et doctrine inventant (au sens de : découvrir) les critères de reconnaissance, c’est-à-dire d’acceptation de l’idée nouvelle au titre de membre du corpus doctrinal. (A l’analyse, on comprend justement que l’idée, estimée de manière superficielle, au départ, comme nouvelle, ne l’est pas en réalité. Elle n’était que sous-jacente, à l’image d’une île sous-marine émergeant à la faveur d’un séisme ou du mouvement long de la tectonique des plaques). Les sept notes que doit réunir en elle-même la novation pourrait devoir se rencontrer au sein du processus de n’importe quel développement doctrinal digne de ce nom. (Relevez au passage qu’en examinant les étapes constitutives de la formation de la Tradition, on s’aperçoit que la logique démocratique y a sa part ; que la logique dogmatique – qui n’équivaut pas à celle théocratique- la prend, au sens propre du terme, en compte.)
Nous nous rendons compte à l’instant que le traitement appliqué par Newman au développement de la doctrine chrétienne pourrait prospérer dans l’étude du processus innovant et de l’innovation en utilisant à leur égard :
1/ Les catégories applicables au développement du christianisme (politique, logique, historique, éthique, métaphysique) ;
2/ Les sept notes d’un vrai développement de l’idée,- l’idée étant ici le brevet, du moins la formalisation, le descriptif du procédé (au sens très large) destiné à être mis en œuvre : préservation du type, continuité des principes, puissance d’assimilation, conséquence logique, anticipation de l’avenir, conservation active du passé, vigueur durable.
Les pages deux cent vingt deux et suivantes de Tinoco apparaissent de la sorte d’une richesse que leur auteur ne soupçonnent peut-être pas lui-même puisqu’elles touchent tout à la fois aux notions d’autorité, d’hérésies, de la réforme en ses différences avec la révolution. Elles frôlent comme l’enfant sa mère la question de l’origine hébraïque de l’intelligence et de la Loi. Elles notent que ce sont souvent des prêtres qui sont les premiers contestataires de la loi mosaïque (on ne critique que ce qu’on l’on connaît bien ou ce dont on croit avoir pâti). Mais, la pensée mouvante et riche de Tinoco s’arrête en chemin. Elle eut pu rebondir sur ceux que Cyrulnik qualifie d’ « agitateurs culturels ». Or, précisément, si ceux-ci la secouent, tous ne l’ouvrent ou, encore moins, ne la brisent. Ils secouent le vin et laisse le tanin se re-déposer au fond de la bouteille : ce dépôt, si l’on veut, c’est un peu ce qu’on ne nomme plus guère de nos jours le dépôt de la foi (ce qui demeure parce qu’il a du poids).
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Re: Paramètres Polyvalents et Modèle de Base

Message par Invité le Jeu 21 Juil 2016 - 16:14

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Résumons donc en trois coups de cuiller à dépôt ce que nous dit implicitement Tinoco, même si nous n’ignorons pas que l’implicite, comme l’inconscient a bon dos. (Pour les positivistes, les rationalistes poppériens, on ne justifie ainsi rien du tout, on fait qu’alléguer. Mais n’est-ce pas là une saine démarche intellectuelle que de poser des hypothèses en les laissant, comme si de rien n’était, se présenter en qualité de thèses ?)[27].

  • Le surdoué simple (SOF) a partie liée avec la raison, la philosophie grecque. Dans son approche théorique de l’esthétique, c’est un apollinien. Mais un apollinien au nombre d’or, c’est-à-dire mathématiquement parfait, autrement dit sans charme. (C’est l’imperfection, l’originalité, la coquetterie dans l’œil qui le confèrent).

  • Le créatif a le don des larmes valorisé dans la chevalerie d’un Moyen-Âge autorisant la manifestation des émotions dans une société dite virile[28]. Avec le judéo-christianisme ou, plutôt, ce que nous appelons la religion hébraïque biblique étendue, la loi est réexaminée, mais la Loi demeure.

  • Si on trouve au premier chef le type i.e. à la manœuvre dans ces vastes entreprises de fondation et de refondation, cela tient aux affinités constitutionnelles existant entre lui-même et l’objet critiqué. « En gros, il s’est fait lui-même» écrit, rappelons-nous, Jeanne Siaud-Facchin : c’est un autodidacte total tant sous l’angle du bagage intellectuel, moral etc qu’en raison de l’absence de processus d’identification aux parents, aux pairs et que de l’absence de reconnaissance de soi dans le regard des autres[29]. «Enfant, il a souvent les larmes aux yeux » ajoute-elle[30]. C’est dire qu’il a pu malgré lui expérimenter l’absence d’appropriation/reconnaissance de la loi externe, de cette loi qui, par définition, ne provient pas de soi mais nous est donnée par une autorité extérieure.


Le processus de l’autonomisation et de l’autonomie du sujet est donc au cœur, fait partie du parcours obligé duhyp.i.e. en (mauvaises ?) herbes. Il se fait sa loi,- une loi d’autant plus ferme, intransigeante à son égard qu’il sait ce qu’il en coûte (psychologiquement en premier lieu) d’avoir du se la concocter soi-même (alors qu’il ne sait pas lui-même de quoi il est le même). S’il se fait sa loi, il n’est pas hors-la-loi. Bien au contraire. Un peu comme ces convertis plein de zèle.
On fait là le lien, le lien logique, donc, avec la forte moralité du hyp.i.e., sous réserve de bien s’entendre à son sujet. Ce sens moral ne sera vraiment opératoire que s’il s’exerce en lien avec une personne et met en jeu la compassion à son égard. La liberté ayant le dernier mot, si ledit hypie en reste au stade passif de la compassion sans agir en conséquence (aider concrètement quelqu’un dans le besoin à un stade ou à un autre), le contre-coup sera majoré (puisqu’il va en outre ressentir ce dont autrui souffrira en raison de son abstention fautive.) Bref, plus qu’un autre, est-il puni par où il a péché : ici, sa sensitivité demeurée moralement sans conséquence pratique altruiste.
Si la liberté pure est en jeu, on ne pourra rien prédire. La morale (l’action morale), c’est effectuer, accomplir ce qui est bien. L’action immorale, c’est, parallèlement, effectuer, mettre en action ce qui est mal. Il est en l’occurrence possible d’estimer le taux de moralité en soi-même. Mais, ne confondons pas le sens moral d’un individu avec sa moralité effective. Le passage à l’acte bon, ou mauvais, est le fruit de l’exercice de sa liberté. Si bien qu’on peut en déduire que si le hyp.i.e. est pourvu d’un grand sens moral du en grande part à sa forte empathie, cela ne suffira pas à déterminer si cette empathie sera suivie d’effets positifs, si elle précédera une sympathie active. Un sadique, un tortionnaire est doué d’empathie : il doit pouvoir deviner voire pressentir ce que sa victime va subir dans sa chair. (Un chirurgien, un dentiste appartiennent à des professions dites ‘‘sadiques’’,- un sadisme bien évidemment contrôlée.) Autrement dit, par son empathie, le hyp.i.e. est sans doute un peu plus prédisposé au bien qu’un autre. Mais, il sera d’autant plus responsable de ne pas l’avoir, le cas échéant, accompli. Sa punition sera à proportion : beaucoup plus immédiate et forte que chez un autre. Car son empathie lui aura fait entrevoir, ressentir même avec grande acuité et vivacité ce que son prochain a vécu du fait de son action mauvaise ou de son abstention fautive.
Ainsi, Carlos Tinoco donne-t-il du grain à moudre aux chercheurs en sciences neuro-cognitives en abordant, parfois en creusant, malgré tout à une profondeur appréciable, la dimension existentielle du type. Son livre a le grand mérite – mais un mérite qui n’en est pas un puisque c’est là un penchant (certains diront : un travers) naturel – de nous offrir deux essais en un : le premier quart est consacré aux hyp.i.e. proprement dit (si l’on ose dire,- leur qualification sémantique prêtant à discussions !), les trois derniers sont un essai sur la loi, la liberté, la société. Il importait de faire le lien avec la clinique des hyp.i.e. : leur capacité d’abstraction a une origine on ne peut plus incarnée. Leur pensée est de la vie pensée ; incidemment leur vie aussi est-elle pensée.
L’existentialisme libertaire de notre auteur affecte (infecte diraient ses contradicteurs) sa prose d’une tendance à la prolifération,- d’abord interne quand sa prose s’augmente de nouveaux arguments, comme un point qui s’enfle, qui se développe puis interrompt ce développement pour le reprendre à la phrase suivante ; prolifération  externe quand l’auteur accole un nouveau thème comme un enième wagon à un train. Dans le premier cas, nous avons droit à la constitution d’un puzzle drôlement construit, dans le second, au rajout d’un nouvel étage à la fusée. Le tout fait penser à un processus de cancérisation, avec la disparition de l’apoptose qui lui est liée. Le lecteur comprendra mieux le phénomène en se souvenant des anecdotes (anecdoctes car pleines d’enseignement) narrées par les acteurs Bernard Giraudeau ou Michel Serrault. Au théâtre, il leur est arrivé d’improviser si loin qu’arrivé à un certain stade, il se rendait compte qu’ils n’étaient plus capables de regagner la rive. En quelque sorte, le sujet a pris trop de liberté parce que c’est alors le sujet qui s’est emparé du rédacteur-directeur de thèse au point que ce dernier n’en est plus le maître. La thèse se métastase en hypothèses, l’ulcération psychique se mute en tu meurs comme une liberté devenue folle qui gangrène la vie même.
On a donné là seulement l’idée d’un écueil, d’un travers que peux rencontrer l’écriture hyp.i.e..
A priori, et à l’encontre de l’écriture maîtrisée du surdoué classique, elle répond au trois d.  Elle est :

  • dégressive (raisonnement dit en escalier ; mais il ne s’y casse pas le nez sauf à emprunter sans attache l’échelle de Jacob),

  • digressive (c’est le phénomène de prolifération entrevu au précédent paragraphe),

  • dépressive (à condition que la dépression en question soit identifiée à celle dont la météorologie nous parle, où les idées s’enroulent et s’envolent). (La vraie dépression est anticyclonique : la chaleur accablante vous cloue au sol, et vous empêche ou, pour le moins, vous ralentit dans votre écriture.)


Un petit air soixante-huitard revu par les années deux milles se dégage du livre de Carlos Tinoco, et cela fait du bien. Il nous plaît de découvrir, avec lui ou malgré lui, que le ‘‘moi’’ du hyp.i.e. est, – aussi paradoxal que cela puisse paraître de prime abord, pire : aussi contradictoire que cela soit avec l’image que le sens commun s’en fait – un sujet de droit : le sujet de droit par excellence. Il nous plaît aussi de percevoir in fine que la source de ce droit n’est autre que la loi. Hébraïque est la toute première, l’archétypique étymologie du mot intelligence. La boucle est bouclée si on s’aperçoit que, de droit, en cette origine, se love au cœur même de l’entendement la loi morale et ses dispositions.
En somme, écrit Tinoco, quand vous forez le crâne du hyp.i.e., vous finissez par trouver du gaz de schisme. Mais le schisme n’est pas l’hérésie.
« En ce temps où éviter la question du Sujet devient la règle (défaillante) qui permet un semblant de cohésion, il faut bien qu’il existe des espaces où l’on peut commencer à soulever la seule interrogation d’où tout part, celle que nous avons toute une vie pour formuler : ‘‘Qu’est-ce que c’est, être moi ?’’ ». Ainsi Carlos Tinoco finit-il en guise de point final un point d’interrogation.
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Re: Paramètres Polyvalents et Modèle de Base

Message par Invité le Jeu 21 Juil 2016 - 16:16

De manière très, très inattendue, se mouvant au grès d’un univers, du moins de fréquences vibratoires propres à un très particulier éther, le hyp.i.e. semble fuir la tentation  d’un anomisme absolu auquel toutes les fibres de son être a priori le conduit. (Rattachés à ce que l’historien de la doctrine Jaroslav Pelikan nomme la Réforme Radicale ou Gauche de la Réforme, les anomistes, lointains dissidents du calvinisme donneront historiquement naissance aux Pirates des Caraïbes.)[31]. Alors, prend-t-il pour refuge la Loi, son principe, la logique qu’elle excipe pour, dans un (dernier ?) temps, essayant de concilier cette allégeance avec son archétypique désir, incarner laloi.
Sublime et guère dangereuse tentation, totalisante plutôt que totalitaire (puisque (re)faire la loi ne se réduit jamais à faire sa loi) et qui n’est, chez lui, que le pendant existentiel et psychologique de son appétence pour l’encyclopédisme. Le goût, pis, le fort besoin d’autonomie relevé chez les hyp.i.e. par ce fils de parents latino-américains à la conscience (et, quand il lui faut passer à l’action, à l’inconscience !) encore bardée des vestiges mentaux de Tupac Amaru, devient pour lui un problème de nature philosophique mais aussi psychologique par le fait que cette indépendance intellectuelle se double d’une faramineuse dépendance psychologique à l’autre. On pourra y déceler le rôle chez lui redoublé, en tous cas accru, de ces neurones-miroirs (V. Gallese, université de Rome) qui, par l’entregent de la découverte de la possibilité d’imiter (ce que fait, ce que pense autrui) induisent celle de le ressentir, entraînant alors empathie/compassion puis, à un plus haut échelon, moralité active. Dépendant ô combien de l’autre, de son regard, de ses égards tout en ne pouvant, originalité oblige, jamais se réduire à être le pendant de quiconque, on comprend que la preuve onto-psychologique de son existence ne puisse avoir à ses yeux l’évidence de celle proposée par Descartes. Philosophe, psychanalyste pétri de l’esprit des années soixante-dix sauce Maspero, Carlos Tinoco, comme on l’a déjà suggéré plus haut, est un cas intéressant.
Mojito ergo sum.
Les affres de Monsieur Plus.
Vous souvenez-vous de cette publicité télévisée en faveur des cacahuètes Balhsen ? Cheminant au milieux de vases cuves pleines de bonnes choses, un petit bonhomme affecté d’une sorte de tic passait derrière les ouvriers déversant de leur sac de savoureuses arachides et leur donnait des coups de coude qui leur faisaient augmenter la dose. Le hyp.i.e., lui aussi, est généreux. Il donne, surtout si on ne lui demande rien. Il ne lésine pas, doutant toujours non seulement d’en avoir fait assez, mais d’avoir suffisamment cherché,- en général des choses qu’on ne lui demandait absolument pas de trouver (pour la bonne raison qu’on ne savait généralement pas qu’elles  pouvaient s’y trouver.)
Observons son attitude face à un banal questionnaire dit d’Ouverture culturelle (on se doutait qu’il n’était pas de ‘‘fermeture’’, mais parler de culture générale eut été trop simple) partie prenante d’épreuves communes d’admissibilité à certaines grandes écoles de commerce. Soixante-cinq affirmations vraies ou fausses et trois-quart d’heure montre en main. Tout va bien jusqu’à ce questionnaire relatif aux religions. Les femmes ne peuvent pas devenir rabbin. Vrai ou faux. Et bien, bien malin qui pourrait y répondre d’un mot. Mais notre hypie va d’abord grosso modo penser en ces termes … Babe…les autres pensent que non… mais vu dans Réforme… il y a bien au moins une femme rabbin à Paris de ce nom là grosso modo…les libéraux le font… c’est vrai. Et puis, le doute survient. Les femmes peuvent.. elles peuvent ou elles ont le droit …I can ou I may… on peut toujours… je peux toujours griller un feu rouge… donc on me demande si le rabbinat est autorisé pour les femmes… mais dans la religion juive, quelle est l’instance normative ? Il y a les ultra-orthodoxes pour qui poser la question tient du blasphème, les orthodoxes qui y sont hostiles, les massari qui, peut-être, n’y voient pas d’inconvénients ; seuls les libéraux y sont favorables… la règle, c’est non… qui a imaginé la question ? Peu importe, car celui-ci n’a certainement pas songé une seconde qu’on ne saurait glisser pareille assertion dans un questionnaire de culture générale. A question disputée, réponse en trois tomes…et réponse ouverte !
Autre affirmation, du même acabit, à propos de l’eugénisme : l’eugénisme peut être positif ou négatif. Vrai ou faux. Quelque chose nous dit que la réponse attendue, la ‘‘bonne’’ réponse est : vrai. Alors, point d’excès de zèle et contentons-nous en. Mais nous savons que nombre de doctrines philosophiques ou religieuses le condamnent systématiquement, que d’autres l’approuvent en toutes circonstances tandis que quelques une encore donnent une tonalité qu’on dira casuistique à la partie  morale de leur corpus.
Ces interrogations, ces doutes, l’étude des certifications du type par questionnaires d’auto et d’hétéro-évaluation montre qu’ils sont non seulement logiquement légitimes pour le hyp.i.e. mais que ce dernier a du mal à comprendre que tout un chacun ne soit pas naturellement enclin à en ressentir l’impérieuse nécessité. Son questionnement procède ici à la fois de son constant besoin de recherche du sens  (tenants – qui pose la question ? –  aboutissants – une question induit de droit des réponses, c’est le plan cognitif et moral) et d’une anxiété naturelle qui le pousse à se demander si on ne lui demande pas autre chose, si on ne lui cache pas quelque chose, si la première réponse qui lui vient à l’esprit est suffisante pour contenter l’interrogateur. Et encore, si l’on pouvait n’encourir que d’être déduit en erreur, le risque d’erreur serait moindre. Bref, notre hyp.i.e. est ici encore taraudé par les insuffisances de sa suffisance. Il imagine qu’on lui demande ici de se comporter en agrégé de théologie dogmatique ; il croit que la réponse attendue est le fruit d’un raisonnement complexe. Il croit…il croit parce que son premier mouvement est d’aller à profusion vers l’avant : réactivité – réaction – conservation – projection… Et il est déçu quand il s’aperçoit qu’en réalité, il lui était peu demandé. On lui demandait seulement : est-ce que cela existe ? On l’a vu, il n’a pu s’empêcher d’aller voir dans les recoins de la question ou, plutôt, dans ceux de ceux qui posaient la question. (‘‘Exister’’ ? Mais, exister en droit ? En fait ? et tutti quanti.)   Mais, bien sûr, ne lui en demandait-on pas tant !
Jean-Paul Enthoven a usé des mots justes pour à la lettre stigmatiser l’inutilité de la vitalité, la déperdition d’énergie dont font preuve et épreuve nos hyp.i.e. et, en filigrane, leur recommander la réduction à l’état laïc de leur enthousiasme[32] : « Les gens ne méritent pas leur générosité. »  
Madame Siaud-Facchin explique bien cet épanchement de synovie : soit l’input, l’entré des données dans le système global. Au lieu d’un traitement linéaire de l’information, le hyp.i.e. subit déjà à ce premier stade un effet de halo, c’est-à-dire que l’énoncé même du sujet, qui constitue l’information principale, est instantanément chargé de données complémentaires (en masse) qui vont être intégrées dans l’activation du réseau. D’emblée, le traitement est plus complexe : soit, donc, puissant flux et afflux idéel et émotionnel. Psychologiquement, et quant à la relation interpersonnelle, après projet, jet, projection, il pourra y avoir chez notre hyp.i.e. rétraction, lequel se rencogne au moment de la prise de conscience du démérite évoquée par l’écrivain.
Naïveté ou jeunesse de ses artères ? On a beau dire, on a beau faire, ce conseil d’économie de soi, le petit hyp.i.e.ne parvient pas à se le tenir pour dit.
Je pense donc on ne me suit pas. 
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Re: Paramètres Polyvalents et Modèle de Base

Message par Invité le Jeu 21 Juil 2016 - 16:17

Un maître-mot : extrapoler, encore et toujours.
La Terre n’est pas ronde comme on le sait. Ses pôles sont aplatis, ce qui permet aux hypies d’y installer dans l’instant, mais toujours provisoirement, leur base. Mais le pôle qu’ils préfèrent peut-être, c’est le pôle Valéry, un confrère dont il n’est guère étonnant qu’il suscite l’intérêt passionné d’un George Steiner[33]. La dynamique duhyp.i.e. apprécie le pôle où l’on n’adhère, où on se pose sans même prendre le temps de se reposer ; mieux, ce pôle est un trampoline qui vous renvoie encore et toujours sur d’autres bases.
Tinoco nous propose à un moment un petit exercice similaire à celui que les enfants qui s’ennuient en classe effectuent sur un coin de feuille : tracer un carré d’un trait continu sans revenir en arrière en en marquant les diagonales. C’est simple, il faut faire de votre petit carré une maison en lui mettant un chapeau ou un toit d’usine à angle droit. Pour dessiner de la sorte ce carré, il convient donc de partir d’ailleurs ou de passer par ailleurs. La question qui se pose toutefois est toute aussi simple. Pour songer à prendre cette initiative, à quelle espace se référera-t-on prioritairement ? A l’espace de la sémantique ? On réfléchit alors à l’énoncé de la question après avoir constaté qu’on butait avec la main. On remarque ainsi que rien n’interdit de regarder ailleurs, de prendre un chemin détourné pour tracer le petit dessin demandé. A l’ ‘‘espace de la surface’’ ? Notre dessinateur cherche alors directement, sans s’arrêter à suspecter une entourloupe dans le libellé même de la question, à résoudre graphiquement le problème. On vous laisse le soin de réfléchir à la question de l’activation des deux cerveaux ici en jeu pour simplement faire remarquer qu’on concentre en cet exemple, comme en celui sur « Les affres Monsieur Plus » (voir ce §), quelques-unes de ce qu’on appellera les principales caractéristiques à problèmesque rencontre l’enfant hyp.i.e.… et guère moins l’adulte. Et, comme on aime bien parfois dire du bien, on signale que tout ceci :
* l’illusion de la pensée commune, * l’inversion et la ré-inversion implicite/explicite, * le réalisme de la lettre, * l’avidité cognitive, * les bizarreries du raisonnement logico-mathématiques, * la pensée en arborescence, * les impertinences de la pertinence du hyp.i.e. (et vive-versa),
est fort bien narré par Madame Siaud-Facchin en son chapitre trois[34].
Mais, quitte à extrapoler de l’extrapolation à l’implicite, vous pouvez faire encore cette toute petite expérience. Prenons au débotté la phrase :

  • cette volonté politique ne cache pas un renoncement au pacte de stabilité et de croissance.


Sens premier : il existe (sous-entendu : il existe bien) un pacte de stabilité et de croissance puisque cette volonté ne le cache pas. Sens implicite : il n’existe pas de renoncement puisque cette volonté ne cache rien de tel. On se fixe sur le sens du verbe cacher. On peut aussi lire qu’il y a bien renoncement au PSC puisque cette ‘‘volonté politique’’ ne le (ce renoncement) cache pas. Avec toutes ces pointures,  le hyp.i.e. aura du mal à trouver Saussureà son pied (il faut dire que c’est une grande famille suisse), ce qu’en d’autres termes, on traduira par : ne pas savoir à quels saints/sens se vouer. La difficulté ne tient pas tant ici au fait que le hyp.i.e. ait tendance à tout prendre au pied la lettre que dans le fait qu’il est enclin à rendre un culte à chacune d’elle, à chaque syllabe, qu’il se perd en dévotions alors qu’il ferait mieux – et cela lui ferait gagner du temps – d’instaurer comme tout un chacun un culte commun au lieu de sacrifier à ces idoles. La mode, le temps est en effet à la religion sans sacrifice, au christianisme socinien de Lélio et Faust Socin. Or, s’il ne prend au sérieux les gens qui se prennent au sérieux, le hyp.i.e. n’a que trop tendance à tout prendre à bras le corps (mais sans cris), à bras le cœur si l’on ose dire. Il extirpe du sens là où il y en a guère comme un sabra israélien qui cultive, qui redonne vie au désert. L’extraction du sens met en œuvre l’ensemble de ses sens, et pas seulement son intellect.
Mais, cette entreprise pourrait aussi se traduire en un sens encore plus général voire philosophique. On se souvient[35] de Merleau-Ponty écrivant : «L’Histoire n’a pas un sens, elle n’est pas non-sens, elle a du sens.» Le fait qu’il nous soit donné (en particulier en époque post-moderne), qu’il soit laissé, en théorie du moins, à notre évaluation propre de détecter ce qu’il en est de ce sens, n’empêche pas, mieux : indique en filigrane que ce sens est(qu’il est déjà), qu’il n’est affecté d’aucune polyvalence.
C’est ce sens , relativement précis, que le hypie s’efforce au fond depuis toujours de ressentir puis d’appréhender quand il regarde autour de lui,- les gens particulièrement.
Mais extrapoler, ce n’est souvent que mettre en parallèle, effectuer un ou des rapprochements entre des domaines auxquels on ne pense pas à première vue.
Nous pouvons identifier un exemple d’extrapolation dite restreinte (ou pauvre, comme les rimes du même nom), en rapprochant :

  • les rapports d’expertise (en droit de la construction, en droit pénal etc) repris sans vérification, approfondissement ou contre-expertive d’un degré de juridiction à l’autre (supérieur),

  • le sort des officiers généraux américains prisonniers des Japonais pendant la Deuxième guerre mondiale, qui voyaient, paniqués, les visiteurs de la Croix Rouge repartir sans s’être rendu compte de rien,

  • les historiens qui répètent sans les avoir vérifier par eux-mêmes des données puisées dans des documents ou des livres précédemment parus.


A chaque fois, on reproduit ainsi des erreurs tenus pour des assertions vraies. Nous sommes ici en présence de simples duplications. L’innovation aurait en l’espèce consisté à interpréter, non à répéter. Dans ces trois exemples, l’absence d’interprétation s’analyse en une défaillance d’innovation fautive.
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Re: Paramètres Polyvalents et Modèle de Base

Message par Invité le Jeu 21 Juil 2016 - 16:18

L’extrapolation peut être encore plus restreinte.
C’est, par exemple, l’analogie que l’on établira entre :

  • la pression dans le domaine domestique, familial ou entrepreneurial,


et son pendant dans le domaine politico-social, à savoir :

  • l’oppression.


Relativement à l’évolution de l’enfant ou de l’adulte hypie, l’expérience de ces situations, en proportion avec leur durée, engendrera un hypie dur avec lui-même, moindrement avec autrui et, derrière un narcissisme de façade et de parade, ne s’aimant pas.
L’extrapolation large est celle qui établit un rapport entre deux univers a priori sans rattachement de droit. Par exemple, montrer une corrélation entre l’adhésion à une croyance religieuse et un déficit vitaminique.

 Laure Saint Raymond
L’innovation au risque des hyp.i.e. ou cinquante nuances de (matière) gris(e).
«La France innove. Alors, cessons de prétendre que les emplois perdus hier réapparaîtront demain ou que la croissance viendra rétablir les équilibres budgétaires. L’innovation ne doit pas s’arrêter aux portes de l’Etat. » (Olivier Cattaneo, Les Echos, 10 X 2014).
« Articuler dirigisme et créativité. Mieux – bel oxymore – manager…l’innovation : un défi pour les dirigeants. » (Muriel Jasor, Les Echos, 15 IX 2014).
« Ni la droite, ni la gauche ne veulent se convertir  à une pensée des limites et  à ce que Hans Jonas appelait une ‘‘éthique de la conservation, de la préservation, de l’empêchement.’’ Elles érigent en valeur le fait de l’innovation […]. (Alain Finlielkraut, Le Figaro).
« Il n’est pas question de nier l’apport des nouvelles technologies, écrit la Copacel, la fédération professionnelle des fabricants de papier, il s’agit de ‘‘défendre l’idée qu’elles doivent être utilisées en complément du papier et non en substitution de celui-ci.’’ (Le Figaro, 10 X 2014).
«Les découvertes et les innovation sont rarement réductibles à des ‘‘éclairs de génie’’ et souvent inséparables de leur contexte économique et culturel’’. » (La Science des sixties, s.-d. d’Olivier Néron de Surgy et de Stéphane Tirard, Belin.)

–   Les contradictions contenues dans le principe d’innovation sont dans sa logique interne,

–   On ne peut parler d’innovation qu’au sein d’un même système déjà établi ;

  • Une innovation en ce sens ne fait que conforter ledit système.

  • L’innovation est trop souvent considérée comme un must ; elle est irréfléchie,

  • Réfléchir au principe de l’innovation, c’est, en conséquence, être conduit à le faire fléchir pour le sauvegarder ; c’est, avant même de le voir appliqué, d’en pressentir les contradictions internes. Car les novolâtres ont pour eux une autre logique : ils invoquent Bastiat et sa complainte des fabricants de chandelles faisant un procès au soleil pour concurrence déloyale.


Plus que des nuances, plus que des différences, la perception du noyau dur de ce totem des temps postmodernes qu’on nomme créativité nous incline à songer qu’en matière de neuro-cognition, nous en sommes encore à l’âge des cavernes ; nous voulons dire : à l’âge du mythe de la caverne de Platon. Nous errons dans les ombres et, vitesse des progrès de la recherche oblige, dans deux ans, tout ce que nous avançons ici, nous paraîtra… soyons poli… bien approximatifs.
La créativité se compose au principal de ces quatre facteurs (cause et conséquence à la vérité) : la fluence, l’originalité, la flexibilité et l’élaboration (Gauvrit, pp. 180-181). Soit une idéation quantitative et qualitative ; soit le trio liée et bien liés imagination, sensations, sentiments ; soit ce que le langage courant appelle ‘‘centres d’intérêt’’ vécus sous le mode passionné ; soit les binômes sentiment/affects, corps/esprit, sensation/sentiment dont il serait plus exact d’écrire qu’ils cheminent non de conserve, mais de concert. Lorsque tous ont accordé leurs violons, alors s’enchaînent perception, sensation, compréhension aboutissant à la fusion, c’est-à-dire à la coïncidence de l’émotion et de l’idée. Dans cette appréhension totale, l’émotion est vécue comme une idée, et réciproquement.  Pour le hyp.i.e., la musique est la science de la compréhension intuitive des choses et, attendu les liens particuliers qu’il entretient avec elles, il y aurait lieu d’étudier un éventuel parallélisme entre les spectres des ondes lumineuses et ceux des ondes sonores. Mais ce vécu ne concerne qu’une part des personnes que la science subsume de manière exagérée sous le nom de surdoués.
Page 179, Gauvrit nous confirme à nouveau dans le bien-fondé du constat d’un mélange dans les cohortes analysées de surdoués créatifs (les fameux hyp.i.e.) et de SO froid (déterminés uniquement par l’atteinte d’un certain score dans l’échelle de la WAIS ) : « Il est possible d’être surdoué sans être créatif : une mémoire colossale, une rapidité d’exécution des procédures standard, et l’on rejoint le haut du pavé en termes de QI. Le Robot Daneel Olivaw imaginé par Isaac Asimov réussirait brillamment les tests d’intelligence courants. Et pourtant, il lui manquerait toujours ce petit quelque chose tellement humain qu’est la créativité. »
Les épreuves permettant d’arrêter un score de QI dit global s’appliquent à appréhender chez le sujet ce qu’on appelle la vitesse de traitement, la mémoire de travail, le raisonnement perceptif et la compréhension verbale. C’est la créativité qui, dans sa spontanéité et son immédiateté intrinsèques, entre en jeu lors des première et quatrième épreuves (à un moindre degré, la mémoire de travail.)
Les exercices composant l’épreuve appréhendant la capacité de raisonnement perceptif ( soit ‘‘la capacité à résoudre des problèmes nouveaux qui n’impliquent pas ou peu le langage comme des puzzles’’)[36] sont en adéquation avec les aptitudes majeures propres à nos surdoués dits froids (non créatifs).
Cela est si vrai, que, connaissant grosso modo les caractéristiques des différentes épreuves, certains hyp.i.e. pressentent d’avance (pardonnez-nous la redondance) qu’ils devront cartonner dans les exercices mobilisant en eux la vitesse de traitement, la mémoire de travail et la compréhension verbale s’ils veulent espérer un score avoisinant 125. Face aux exercices de raisonnement perceptif…comment dire…ils sont un peu comme ce cavalier de concours hippique dont la jument, au dernier moment, pile net devant l’obstacle : éjectés, ils passent l’épreuve, mais sans leur monture.
http://cerclearistote.com/la-chronique-anachronique-dhubert-de-champris-pour-en-finir-avec-les-surdoues-ou-les-hypies-au-fil-de-la-pensee/

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