Quand l'inconnu recontre la solitude

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Quand l'inconnu recontre la solitude

Message par Wallace le Lun 20 Juin 2016 - 23:43

Bonjour à tous,


Si j'en viens à écrire ici, c'est par ce que je viens tout juste de découvrir l’existence d'une communauté, qui semble être celle que je
recherche depuis bien longtemps.
Alors que toute ma vie, je pensais être seul face au monde qui m’entourait, car différent, c'est avec un grand plaisir que je dois
reconnaître mon erreur.

J'aimerai grâce à vous mettre un terme a cette solitude dont je souffre depuis maintenant trop longtemps, et pouvoir rencontrer des personnes
me correspondant d'avantage, avec qui je pourrait enfin, être moi même.

En guise de présentation, j'aimerai partagé mon parcourt (relationnel), de mon enfance à aujourd'hui.

Commençons donc, par le commencement :


L'ENFANCE :

Depuis tout jeune, dès que j'ai été en age de réfléchir, je me suis toujours posé des milliers de questions. Des questions qui sont pour
la plupart restées longtemps sans réponses, sur lesquelles j'ai passé un bon nombre de nuits blanches a réfléchir, au lieu de dormir, comme il en aurait
été l'usage.
Toute mon enfance à été rythmé par des questions existentielles, qui m’ont provoquées divers blocage au fil tu temps (comme "l'intérêt de notre
présence sur terre, pour une existence si éphémère" suite à la découverte du concept ambiguë de la mort).

J’étais partagé entre "l'enfant heureux et insouciant" et "l'enfant apeuré et perturbé".

Cette époque reste celle durant laquelle je me fondais encore dans la masse sans faire semblant, celle ou je n'avais pas encore pris conscience
de ma différence, et où je pensais que tout les autres enfant ce posait aussi toute sorte de question de ce genre.

Petit à petit, j'ai finis par me rendre compte que non. Je n'évoluais pas de la même manière que les autres enfants, n'avais pas les même goûts qu'eux,
les même envies, ou bien les même centre d’intérêts. Nous ne ressentions pas le monde qui nous entourait de la même manière.
C'est a ce moment que j'ai commencer a comprendre que j'étais différent.

A mon arrivé au collège, ayant ressentis le besoin de m'entourer de personnes me ressemblant, j'ai décidé d'oublié mes amis, mon passé, et de devenir
quelqu'un d'autre.


L'ADOLESCENCE :

Quelques années passèrent, et c'est vers l’âge de 14ans que tout à vraiment changé. C'est l'âge à laquelle j'ai vraiment commencé à me distinguer des
autres. J'étais devenus la personne "différente", aux yeux de tous.
Et j'en étais fier, cela m'a apporté pas mal d'assurance, et me donnait l'impression que rien ne pouvait m'atteindre.

Par la suite, j'ai malheureusement redoublé une classe (l'école était loin d'être une passion pour moi), et donc commencé a perdre de vue
mes derniers amis en date.
C'est avec mes nouveaux "camarades", l'année suivante, que je me suis vraiment rendu compte de l'amplitude de ma différence, du fossé
séparant mon monde du leur (avec mes anciens camarade, bien que nous étions différent, ce même fossé restait encore franchissable).
Je ne les comprenais tout simplement pas, n’appréciai pas la majorité d'entre eux car ils incarnaient tous ce que je détestais, l'immaturité,
l’hypocrisie, etc...
Quand a eux, ils avaient remarqués ma différence, mais a la différence des mes anciens camarades, ne l'acceptaient pas et me le faisaient savoir.
Je ne me suis jamais sentis aussi mal qu'a cette époque, handicapé par ma différence.

Les choses ont fait que nous nous sommes tout de même côtoyés (sur le plan scolaire), et il a fallu que je m’intègre pour faciliter les choses.
J'ai donc du changer pour m'intégrer.

"S'intégrer, c'est faire le deuil de ses idéaux"

Plus mes relations avec mes "camarades" s'amélioraient, plus j'avais de mal a me supporter. L'hypocrisie me rongeait.

J'ai très mal vécus cette période car elle m'a fait découvrir qu'alors que je me sentais inatteignable, j'avais renié mes principes, ravalé ma
fierté, simplement pour cacher ma différence. Je ne l'assumais plus, et n'en était plus aussi fière face à eux.

Un peu moins de deux années restèrent a tirer, et c'en était terminé de cette situation devenant de plus en plus invivable pour moi.

C'est durant ces deux années que je me suis construis (les bases même de ma personnalité actuelle reposes sur les réflexions de cette période).
M'inspirant de ce que je ne voulais pas devenir (comme de mes "camarades" par exemple) je me suis appliqué des principes à respecter qui
m'aiderai à rester moi même en toute circonstance, que cela plaise au monde ou non (une sorte de ligne de conduite), pour que je ne revive plus ce
mal être que j’avais vécus.

Afin d'arriver à faire ce travail sur moi même, je me suis complètement renfermé sur moi même, ne leur adressant plus la parole (tout du moins
le moins possible). Et ça aussi, ils l'avaient bien remarqué, et ça n'as pas aidé les choses.
J’effectuais de trop gros changements qui ne pouvaient passés inaperçus.

Les bases de ma nouvelle personnalité étais déjà toutes réfléchies mais je ne pouvais pas les appliqué du jour au lendemain, cela aurait été
un enfer à vivre vis a vis du fait que mon comportement tout entier aurait changer tout en conservant le même entourage.
Ce qu'il me fallait c’était un nouveau départ, afin profiter que les gens m'entourant ne me connaissent pas, pour pouvoir être qui je voulais
vraiment.

Ce nouveau départ fut l'arrivée au lycée, je suis de nouveau repartis de zéro, mais cette fois, j’avais compris que je ne devais pas m'attendre
a rencontrer des gens qui me comprendrai.

J'avais remarque que lorsque je m’ouvrais totalement à un inconnu, j'avais droit à toutes sortes de phrases du genre "t'es vraiment bizarre"
"ça sert a rien de se prendre la tête comme ça", placées entre deux rires, qui avait le don de me frustrer face a si peu d'ouverture d’esprit.
Et ça m’ait arrivé un bon nombre de fois...

C'en était finis pour moi, d’être moi même avec le monde qui m’entourait, d'essayer de partager mes avis , d'exprimer mes émotions.

J'ai commencé à avoir, disons une "double personnalité", une qui me permettait d'être totalement moi même, que j'exploitais principalement seul,
et une autre, me permettant de me fondre en société.
Ces deux personnalités respectaient bien entendu mes principes fondamentaux (sans quoi cela n'aurait aucun intérêt).
La seule différence entre ces deux personnalités était leurs ouverture d’esprits.

Cette méthode m'a aidé a me sentir mieux, j'étais en phase avec moi même, et j'avais des rapports humain tout en restant moi même.
Ce fut une période un peu solitaire, mais cela ne me dérangeais pas.
La solitude ne m'avais jamais dérangée jusque là, je la trouvais reposante (comme je la trouve toujours aujourd'hui).

Cette situation a duré jusqu’à ce que je rencontre une certaine fille, qui a remarquée ma différence, la acceptée, et la aimée.
Elle aussi était différente, perdue dans le monde qui l'entourait, avec tant de questions, tout comme je l'étais quelques années plus tôt.
Grâce à elle, j'avais appris m'ouvrir aux autres, même si cela me faisait passé pour un idiot, ou pour quelqu'un d'étrange.
Dès lors, j'ai commencé à ouvrir l’intégralité de ma personnalité aux monde qui m'entourait.
Notre relation a duré presque 2ans, avec ses hauts, et beaucoup de bas (qui nous en ont beaucoup appris sur nous même).

A la suite de notre séparation, j'étais au plus bas, cherchant les cause de cet échec émotionnel, et cette cause, c’était moi.
En m'ouvrant totalement aux autres j'avais laissé le monde entré en moi, piétiné ma personnalité, et la modelé à sa guise.
J'étais devenu quelqu'un qui n'assumait plus ses idées, mais se pliait a celles des autres.
Je n'étais plus le même, plus celui qu'elle avait aimée.
J'avais perdu cette force qui me faisais me tenir debout, seul face au monde, qui me permettait d’être fière de ma différence.
J'avais complètement changé sans m'en rendre compte, et l'avoir compris à été la plus grosse claque que la vie m'a donnée.

Quand j'ai compris que j'étais devenus ce que j'étais, sans même m'en rendre compte (quelques mois après notre séparation), j'ai crus devenir fou!
Le dénis précédant la résignation, j'ai finis par l’accepter et à me décider à me reconstruire, en tirant apprentissage de mes erreurs.
Ce fus une période durant laquelle je fus extrêmement dure avec moi même, bien plus que je ne le serait jamais avec personne (comme une sorte de
punition). C’était pour moi la seule façon d'arriver a passer au delà de mon échec, et de me retrouver.

Je me suis donc reconstruit.

La principale différence avec mon "ancien moi", fus ma nouvel approche relationnel.

Lorsque je rencontrai une nouvelle personne, au lieu de m'ouvrir directement, totalement à elle, ou pas du tout (comme je le faisais avant),
je la sondais pour définir a quel hauteur est ce que je pouvais m'ouvrir à elle, sans la perturber.

C'est une méthode qui fonctionne par pallié dont voici le fonctionnement :

Après avoir échangé quelques phrases/conversations, en fonctions de celle ci je définis un pallié de départ.
Dès lors, je me met à essayé de monté en pallié avec mon interlocuteur, et voir jusqu’où il peut allé. Pour cela, j’essaie de me mettre un ou deux
pallié au dessus de celui auquel je l'identifie, et constate si il ou elle me suit.
Au bout d'un moment je finis par savoir plutôt précisément jusqu’où je peut aller avec cette personne, sa limite.
Cette même limite que j'essaye par la suite de leur faire dépasser, en les amenant plus loin dans la réflexion, pallié par pallié pour ne pas les effrayés.
C'est quelque chose qui me fais beaucoup de bien, que de partager ce que j'ai appris sur moi même, pour en aider d'autres a trouver les réponses aux
questions qu'ils se posent (ou à les guider dans la bonne direction pour les trouver).


J'ai mis cette méthode en application lors de mon arrivé en études supérieur, repartant une nouvelle fois de zéro, et depuis lors, je dois dire
que je suis assez fière du résultat. Elle m'a permis d'évoluer beaucoup plus facilement en société.
Bien que cela peut semblé être une manière étrange de ce comporter, que de le faire avec des règles pré-établis que j'applique simplement (comme
l'on appliquerait des théorèmes mathématiques) cela me permet de faciliter grandement mes relations avec les autres, en plus de les améliorer,
ce qui est donc  bénéfique à tout les niveaux.

Je n'ai malheureusement trouvé que très peu de personne avec qui m'ouvrir complètement. Seulement deux depuis que j'applique cette méthode, et c'est
bien peu me direz vous, et je suis totalement d’accords (j’espère pouvoir faire grandir ce nombre en votre compagnie, pour ne rien vous cacher).

Depuis, je n'ai plus ressentis le besoin d'un nouveau grand changement, ce qui est je pense une bonne chose.
J'ai répondu à la majorité des grandes questions qui me torturaient, et suis devenus quelqu'un de très stable, en totale harmonie avec moi même.

La seule chose que je déplore est cette solitude que je ressent depuis quelque temps, et qui grandis à mesure que le temps passe.


L'AGE ADULTE (la raison de ma présence ici)

Pour vous expliquer le contexte d'origine, tout remonte à la fin d’année 2015. Cela faisais presque un an que j'avais trouvé un nouvel emploi dans
lequel je me sentais bien.
Mon travail m'oblige a devoir me déplacer très régulièrement, loin de chez moi, et monopolise beaucoup de mon temps, ne me laissant que peut de temps
pour moi. Ce genre de poste pourrait en dégoutter plus d'un, mais moi il me conviens car il me permet de découvrir beaucoup de choses et de rencontrer
beaucoup de nouvelle personnes.
Il ma aussi fait prendre conscience de l'importance de mes proches, que malheureusement je ne vois que de moins en moins, en partie, a cause de
lui.

Durant un long déplacement à l’étrangé, qui touchais a sa fin, je passais mon dimanche seul à l’hôtel, lorsque j'ai malheureusement appris le
décès d'un ami. Notre dernier rencontre remontait à six mois auparavant.

Durant mon deuil, j'ai réalisé qu'il était un des seul avec qui je pouvais vraiment être moi même (l'un des deux cité précédemment), et que
j'étais passé a coté de ça, alors que c'était ce que j'avais cherché toute ma vie.
Je me suis alors rendu compte que je n'était pas aussi proche de lui que j'aurai aimé l'être...

S'en ai suivis une dépression, baignant dans la solitude déjà présente, et la tristesse de ne pas avoir été plus proche de lui, quand cela était
encore possible.
Aujourd'hui, je me sent mieux, mais je mentirais si je disais que j'étais passé à autre chose. J'ai pris conscience que je n'étais pas assez proche
des gens que j'appréciai, tellement focalisé sur moi même, comme je l'ai fait toute ma vie.
C'est la que j'ai pris conscience de l'importance de mes relations avec mes proches, du fait qu'il pouvais leur arriver n'importe quoi,
n'importe quand, et que je devais profiter de mon temps libre pour le passé avec eux.

Durant cette mauvaise passe, j'ai rencontré une autre fille (une des proche de mon ami), avec qui je me suis rapproché.
Le poids de ma solitude ajouté au fait qu'elle était proche de lui y était probablement pour quelque chose.
Je pense que cela m'a fais me sentir un peu plus proche de lui.

Débordant d'émotions enfoui, je me suis ouvert à elle sans aucune retenues (chose que je n'avais plus fais depuis très longtemps), j'avais vraiment
besoin de parler, de partager ma tristesse, ma solitude.

Durant l'une de nos conversation, elle m'as dit quelque chose que je ne saurait oublié.
Alors que j'étais en train de me livré à elle, au beau milieu de mon monologue, traitant de mes sentiments et de mon approche de la vie, elle m'a dit...
"d’arrêter, car elle se sentait vraiment bête à coté de moi". J'ai trouver ça très beau.
Tant d’honnêteté, ça ma vraiment touché... mais cela ma surtout rappelé que j’étais seul...

J'ai coupé les pont avec elle peu de temps après, retombant en dépression, jusqu’à avoir découvert une communauté souffrant en partie de ces même maux.
Un nouvel espoir est apparue pour moi, et rien que ça, ça me soulage vraiment.

J'ai trouvé l'harmonie, certes, mais je la vis seul, entouré de gens qui ne l'ont pas encore trouvés, et qui ne la trouveront peut être jamais.

Et depuis les derniers événements de ma vie, le besoin de côtoyer des gens dans la même situation que moi, des gens qui ont plus ou moins
traversés les même étapes/épreuves que moi, se fait de plus en plus ressentir.

Bien que mon histoire ne semble pas très joyeuse, sachez que ça ne fais pas de moi quelqu'un de malheureux, j'ai aussi beaucoup de
bonheur dans la vie.
Et je finirais par vous parler de ce qui m'en apporte probablement le plus.


LA MUSIQUE

Je suis musicien autodidacte depuis mes 19ans (j'en ai 24), et vous une vrais passion pour ce qui est pour moi bien plus qu'un art.
Si j'aime autant la musique c'est probablement du au fait que face à elle nous sommes tous égaux.
La musique a été pour moi un tel échappatoire, quel est devenus le centre de tout pour moi.

J'ai une vision de la musique assez précise, que je me suis faite au fil du temps. Elle est pour moi le langage de l'âme.

"Mes instrument ne sont pour moi que des extensions de mon corps, permettant à mon âme de s'exprimer"

Nos âmes s'expriment en émotions, nos instruments les retranscrivent sous forme sonore, nous donnant ainsi la possibilité de les entendent,
et c'est alors à nos corps de traduire ces sons, sous leur forme originales, pour leur permettent d'atteindre nos âmes.

(l'âme étant pour moi la somme de notre conscience et de notre inconscience)

Voilà la façon dont j’interprète la musique, et je serais ravis d'en apprendre la votre, ou bien d'approfondir le sujet avec vous, si cela en
intéresse certain.

Voilà pour ma présentation, j'ai essayé de faire court... mais... (oui je sais, c'est un gros pavé... désolé pour ceux qui ont eu le courage de le lire Wink )

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Re: Quand l'inconnu recontre la solitude

Message par Parisette le Mar 21 Juin 2016 - 9:31

Bonjour The Unknow,

J'ai trouvé ton témoignage très poignant. Tu as longtemps cherché la clé pour être accepté. L'idéal je pense serait de porter le masque quand c'est nécessaire, surtout dans le domaine professionnel, mais d'avoir des gens de confiance, amis ou famille avec qui on peut enlever ce masque. Ca permet de ne pas se perdre en chemin.

Tu as un profil qui fait beaucoup penser au syndrome Asperger. Tu connais peut-être déjà ?
Bienvenue sur ZC ^^

Parisette
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Re: Quand l'inconnu recontre la solitude

Message par Tourterelle le Mar 21 Juin 2016 - 10:12

Salut Smile
La manière dont tu décris la musique est magnifique
En lisant ce que tu as écrit je croyait lire le témoignage d' un viel homme, tant ton regard sur ton passé et clairvoyant. Immense surprise arrivée à la fin de voir que tu n'avait que 24 ans ^^
Tu joues de quel(s ) instrument(s) ? Smile
Bienvenue Wink

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Re: Quand l'inconnu recontre la solitude

Message par Wallace le Mar 21 Juin 2016 - 20:08

Tourterelle a écrit:
En lisant ce que tu as écrit je croyait lire le témoignage d' un viel homme, tant ton regard sur ton passé et clairvoyant. Immense surprise arrivée à la fin de voir que tu n'avait que 24 ans ^^

C'est bien là le problème, je pense que je suis en avance sur ma génération.

Parisette a écrit:
L'idéal je pense serait de porter le masque quand c'est nécessaire, surtout dans le domaine professionnel, mais d'avoir des gens de confiance, amis ou famille avec qui on peut enlever ce masque. Ca permet de ne pas se perdre en chemin.

J'ai bien des gens de confiance autour de moi, ma famille, mes amis, qui acceptent ce que je suis, mais ce n'est pas pour autant que nous partageons comme je l'aimerai.
S'ouvrir au gens est une chose, se faire entendre en est une autre.

Parisette a écrit:
Tu as un profil qui fait beaucoup penser au syndrome Asperger. Tu connais peut-être déjà ?

Non je ne connais pas, mais je vais m'y intérresser dans ce cas, merci pour l'information Wink
Cela fait juste une dizaine de jours que je me suis renseigné sur mes troubles, pour savoir si finalement il n'y avait pas un nom sur mes maux.
Et c'est en découvrant la douance et ces symptômes que je me suis vraiment reconnus.
Mais tout ça reste encore frais, j'ai encore le temps de me faire un tout autre avis sur la question ^^

Tourterelle a écrit:
La manière dont tu décris la musique est magnifique

Et bien, merci pour le compliment, ça me fais plaisir de l'entendre (enfin de le lire) Wink

Tourterelle a écrit:
Tu joues de quel(s ) instrument(s) ? Smile

Je joue principalement de la basse, mais je possède aussi une guitare, un violon, et un synthétiseur. Je compte m'acheter un piano cette année afin d'avoir une batterie d'instrument assez complète pour composer (et pour la batterie c'est tout dans la tête Wink ).

Mais comme je le disais, mon instrument principal reste la basse, c'est celui avec lequel je suis le plus en phase, et avec lequel je compose le plus facilement.

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Re: Quand l'inconnu recontre la solitude

Message par Tourterelle le Mar 21 Juin 2016 - 20:54

On dit souvent que les zèbres sont en avance sur leur génération; personnellement je pense qu'on évolue d'une manière totalement différente puisqu'on a une manière de voir les chose qui n'a rien à voir avec celle de la majorité des gens .

Waw ca fait un sacre nombre d'instruments Smile

De toutes façons le piano peut tenir le même rôle que la batterie dans une composition non ?

La basse c'est magnifique !!! J'ai jamais vu un instrument qui dégageait autant d'émotions; et avec tellement de force !
La première fois que j'en ai entendue une ( en live ) c'étaià noël; je voyais cet homme aux mains magiques qui me touchait plus que tous les autres réunis ^^ J'ai adoré Smile peut être que je m'y mettrais un jour aussi ^^

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Re: Quand l'inconnu recontre la solitude

Message par Ailes Bleues le Mar 21 Juin 2016 - 21:43

Bonsoir Inconnu,

Merci pour ce témoignage sincère qui m'interpelle énormément. J'y retrouve tellement de points communs avec ma propre expérience, à l'enfance et l 'adolescence surtout. (Mes camarades me surnommaient "l'extra-terrestre")
Mais d'abord je voudrais te dire que tu as de la chance d'avoir compris ta façon d'être à ton âge, tu vas pouvoir goûter aux années à venir avec une véritable authenticité. sunny  (En comparaison, mon diagnostic et coming-out de douance date d'il y a 6 mois et j'ai 42 ans, donc tu vois tu as toute la vie devant toi.)

Je voulais aussi échanger au sujet de la musique qui a été pour moi, et depuis très jeune, un refuge. Je passe dans un autre monde dans lequel comme tu le dis, seules la beauté et les émotions s'expriment, l’interprète n'étant là que pour transmettre ce qui le dépasse - transcender donc.

Je voulais savoir si tu joues en groupe ? un peu en public aussi ?

Je pose la question car j'ai véritablement réalisé - en tout cas pour moi - que la musique en tant que refuge n'était pas exactement la musique telle qu'elle devrait être. Il y manque la part de don de soi que l'on donne aux autres qui nous écoutent, il y manque une ouverture, une sontanëité. Depuis deux ans, grâce à une professeure de piano merveilleuse que j'ai eu la chance de rencontrer, je joue différemment dans cet état d'esprit et tente de multiplier les occasions de jouer lors de petites auditions.
Si tu te mets au piano, je ne pense pas que tu puisses progresser seul. Tout dépend de ce que tu souhaites jouer, mais du classique (ou du jazz), en tous cas, cela me semble impossible. Il y a des siècles de techniques, d'écritures que seul un excellent professeur peuvent te transmettre. ( J'en ai eu de biens mauvais par le passé et j'ai du tout reprendre d'un point de vue technique...)
Si tu souhaites jouer plutôt du classique, je te conseille la lecture des ouvrages de Monique Deschaussée. ("L'homme et le piano" pour la technique, "la musique et la vie" pour le côté émotionnel, ou encore "musique et spiritualité").

Enfin, si tu postes des liens vers des extraits de tes compositions, j'en serais ravi.

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Re: Quand l'inconnu recontre la solitude

Message par Wallace le Mar 21 Juin 2016 - 22:43

Ailes Bleues a écrit:
Bonsoir Inconnu,
Mais d'abord je voudrais te dire que tu as de la chance d'avoir compris ta façon d'être à ton âge, tu vas pouvoir goûter aux années à venir avec une véritable authenticité. sunny  (En comparaison, mon diagnostic et coming-out de douance date d'il y a 6 mois et j'ai 42 ans, donc tu vois tu as toute la vie devant toi.)

Bonsoir Ailes Bleues,

Tout est relatif.
Ton cas reflète bien le fait que je sois trop en avance sur mon temps, et cela ne m'enchante pas vraiment vis a vis des chances que j'ai de rencontrer des gens dans mon cas et dans ma tranche d'âge (bien que je n'est rien contre les gens plus âgés, qui pour moi détiennent la sagesse).
Mais c'est vrais que, plus tôt on en prend conscience, plus tôt on l'accepte, et plus tôt on s'y habitus.

Je me suis beaucoup demandé par le passé si il ne fallait pas mieux ne jamais s'en rendre compte pour être vraiment heureux.

Ailes Bleues a écrit:
Je voulais savoir si tu joues en groupe ? un peu en public aussi ?

J'ai joué très peu en groupe. Tout mes amis musiciens avec qui je jouais sont partis pour leurs études, et/ou on arrêtés la musique.
Non je ne joue pas en public, je ne suis pas encore près, étant perfectionniste, tant que mes oeuvres ne seront pas aboutis je les garderai pour moi.

Ailes Bleues a écrit:
Si tu te mets au piano, je ne pense pas que tu puisses progresser seul. Tout dépend de ce que tu souhaites jouer, mais du classique (ou du jazz), en tous cas, cela me semble impossible. Il y a des siècles de techniques, d'écritures que seul un excellent professeur peuvent te transmettre. ( J'en ai eu de biens mauvais par le passé et j'ai du tout reprendre d'un point de vue technique...)

C'est là qu'est la grande différence entre la musique "technique" et la musique "spirituel".
Si mon but étais de devenir un musiciens reconnus pour sa technique, alors oui tu aurais probablement raison. Mais ce qui m’intéresse moi, c'est de retranscrire mes émotions sous forme de musique, et pour cela, tout ce qu'il me faut, ce sont des instruments, et des émotions. Ma technique s'arrêtera la ou mes émotions m’amèneront.

L’intérêt premier d'apprendre seul, est de se faire sa propre idée de la musique, et non de s'en faire la même que de celui qui nous l'a apprise.

Ailes Bleues a écrit:
Si tu souhaites jouer plutôt du classique, je te conseille la lecture des ouvrages de Monique Deschaussée. ("L'homme et le piano" pour la technique, "la musique et la vie" pour le côté émotionnel, ou encore "musique et spiritualité").

J'en prend note, merci. Je passe toujours par une période d'études de l’instrument et de ses techniques lorsque je débute un nouvel instrument, cela pourra me servir Wink

Ailes Bleues a écrit:
Enfin, si tu postes des liens vers des extraits de tes compositions, j'en serais ravi.

Comme dit plus haut, je ne suis pas encore prêt à les partager, mais ça viendra Wink

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Re: Quand l'inconnu recontre la solitude

Message par Wallace le Mar 21 Juin 2016 - 22:49

Bonsoir Tourterelle,

J'avais posté une réponse suite a ton post mais je viens de m'appercevoir qu'elle n'y était pas :O

Tourterelle a écrit:
De toutes façons le piano peut tenir le même rôle que la batterie dans une composition non ?

Tout est une question de fréquence. Un piano peut tenir le même rôle qu'une batterie (rôle rythmique) mais l'inverse n'est pas vrais (rôle mélodique).
Après, il n'y a pas de limite à la composition en musique mais c'est tout de même mieux quand ca reste audible.
Par exemple, je n'arrive pas à réunir des lignes de piano et de basse dans une même composition, car leur fréquence basse étant très proche, il est difficile d'isoler les deux instrument lorsque qu'ils joue ensemble (le résultat ressemble à un brouha de fréquence basse).
Il faudrait donc, jouer les notes basse sur la basse, et les notes plus hautes au piano, donc j'aurais tendance a tout jouer au piano.

Tourterelle a écrit:
La basse c'est magnifique !!! J'ai jamais vu un instrument qui dégageait autant d'émotions; et avec tellement de force !

On est bien d'accords Wink

Tourterelle a écrit:
La première fois que j'en ai entendue une ( en live ) c'étaià noël; je voyais cet homme aux mains magiques  qui me touchait plus que tous les autres réunis ^^ J'ai adoré Smile peut être que je m'y mettrais un jour aussi ^^

Tu joue déjà d'un instrument? Si non, je te conseil de commencer dès demain! Ca m'a tellement apporté, que je recommande à tout ceux qui croise mon chemin qui hésite encore à s'y mettre, et bien, de s'y mettre tout simplement Smile

Si tu aime la basse, tiens, c'est cadeau !

(tape "Bass Solo Stu Hamm Live in SF" sur youtube) => c'est pour ça que mon post n'est pas passé, je n'ai pas le droit de poster de lien pour l'instant :p

La première partie reflète bien ma vision de la musique décrite plus haut, et la seconde, c'est du slap, par ce que la basse c'est fun ^^

Wallace
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Re: Quand l'inconnu recontre la solitude

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