N'avoir rien à donner, dont les autres veuillent

Page 3 sur 5 Précédent  1, 2, 3, 4, 5  Suivant

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Re: N'avoir rien à donner, dont les autres veuillent

Message par Invité le Lun 20 Juin 2016 - 8:48

Tout ça pour rien... pour rien... pour rien.

Et en plus passer pour une ordure qui veut tyranniser et faire souffrir le monde entier...

... aux yeux de mecs qui annoncent sans vergogne qu'ils vont piller l'aide publique à une asso caritative pour la reverser à une entreprise parce que "vous comprenez, lui, c'est un copain". (Au moins, à notre époque, la corruption, l'abus de biens sociaux, ça se fait au grand jour, les yeux dans les yeux et voté par l'assemblée !)

Invité
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Re: N'avoir rien à donner, dont les autres veuillent

Message par david50 le Lun 20 Juin 2016 - 10:01

Bonjour Fusain

J'ai hésité à poster car j'ai pu constater sur un autre de tes topics que tu étais difficile à aborder, ce qui s'explique parfaitement à la lecture de tes difficultés actuelles, tu sembles au bord de l'effondrement et je ne voudrais pas que mes propos soient mal interprété et que tu en sois affecté.
Je crois que tu as mal interprété certains conseils ici comme ailleurs, les intervenants ne t'invitent pas à renoncer à tes idéaux, à devenir égoïste et à te vautrer dans l'irresponsabilité. Mais simplement ils font le même constat que moi, tu es au bord de la rupture, et une fois à genoux tu n'auras tout simplement plus la force de donner quoi que ce soit, ce n'est pas égoïste de prendre soin de soi si on se perçoit comme une ressource importante pour les autres.
Maintenant quand je te lis, j'ai l'impression que ta vie c'est marche ou grève en ce moment, que tu n'entrevois aucune issue; je ne connais pas les détails de ta vie et je n'ai pas la prétention d'avoir une solution miracle à proposer, mais je suis sur d'une chose, tant que tu es dans l'état d'esprit qui me semble être le tiens aujourd'hui tu n'as pas le recul et la sérénité nécessaires pour te sortir de là, donc encore une fois ta priorité devrait être de retrouver ton équilibre.

Maintenant, je sais que c'est facile à dire, j'ai vécu la même chose il y a dix mois et résultat (modalités différentes bien sur), je me suis entêté et planté, j'ai tout envoyé péter.

Bon courage.

david50
Vieux de la vieille
Vieux de la vieille

Messages : 4023
Date d'inscription : 16/09/2013

Revenir en haut Aller en bas

Re: N'avoir rien à donner, dont les autres veuillent

Message par Revz le Lun 20 Juin 2016 - 13:20

Ba c'est un peu ce que je disais l'autre jour...

1- Toi seul d'abord, coûte que coûte et sans réserve, mais sans nuire/blesser les autres (le toi seul est important, il faut considérer le périmètre de ton existence en non relation aux autres)

2- Ensuite, tu élargit se périmètre aux personnes qui te sont proche (1er niveau de relation), et tu t'occupe d'eux.

3- Ensuite, tu étend le périmètre aux personnes qui plus éloignées (2eme niveau de relation), et tu t'occupe d'eux.

Faire un petit peu de 1, 2, 3 chaque jour et dans cette ordre, c'est pour moi la façon de répondre à ta question. Si tu consacre 1 heure par jour a 1, 2, 3, sur un an, tu aura passé 365 heures à t'occuper de toi, 365 heures à t'occuper de tes proches , et 365 heures à t'occuper d'inconnus.

Pas mal non? Razz

Avec 1 tu t'auto nourris
Avec 2 tu as de bonne chance d'etre nourris (sinon pause toi des questions)
Avec 3 tu nourris sans etre nourris.

Et t'a un équilibre.

Tu peux commencer avec N heures par jour, puis ensuite, faire 1 jour 1, un jour, 2, un jour 3, et puis ensuite, ça devient intuitif, tu tends vers un équilibre émotionnel et affectif naturel.


Revz
Vieux de la vieille
Vieux de la vieille

Messages : 4636
Date d'inscription : 29/12/2015
Age : 34
Localisation : Lyon 2

http://revz-life.blogspot.fr/

Revenir en haut Aller en bas

Re: N'avoir rien à donner, dont les autres veuillent

Message par Invité le Lun 20 Juin 2016 - 15:33

Bon, d'abord, je m'excuse d'avance si en ce moment j'ai un ton... direct face à certaines "solutions" qui m'ont déjà été proposées, dont j'ai déjà pris le temps de dire en quoi elles ne répondaient pas à la question. Sans parler des personnes qui, pour aboutir à la conclusion qui les arrange vis-à-vis de moi, travestissent mes propos. A bout de forces comme je le suis, il y a de la patience qu'il ne m'est plus possible d'avoir, une capacité à encaisser réduite à très peu de choses, et pas envie de perdre du temps.

Revz, je suis désolé, mais cette solution, ça revient un peu à me dire "tu n'as qu'à aller bien, et tu iras bien". Je m'explique: ce genre de schéma, on ne peut l'appliquer qu'inconsciemment, quand on adhère à la vision du monde qui le fonde. Sinon, ce n'est pas la peine. On n'adhère pas. En l'occurrence, pour moi, cette hiérarchisation, cette structuration du monde en moi/proches/lointains, elle ne me parle pas, et même, je la rejette à 100%. "Homo sum ; humani nihil a me alienum puto". Quand je m'engage pour une cause qui a à voir avec le bien commun, je ne suis pas en train de "m'occuper de gens éloignés", je suis en train de m'occuper de tous, et d'ailleurs moi-même y compris. Il s'agit de tâcher - à sa mesure - d'empêcher la survenue d'un monde cauchemardesque pour tous. Dans ces conditions, s'occuper de soi, des proches et des autres, c'est tout simplement dépourvu de sens. Et je ne sais même pas comment m'occuper des autres autrement que de cette manière-là.
Et puis c'est quoi le retour à attendre du niveau 1 ? Je devrais pouvoir attendre de mon employeur qu'il intègre le fait que l'écologie, pour moi, ça ne s'arrête pas quand je sors du bureau. Or, alors qu'il savait que ce jour-là je faisais une intervention sur l'écologie, il m'a envoyé un mail me reprochant d'avoir préféré regarder un match à la télé plutôt que de venir bénévolement à l'AG de l'asso...

Quant à m'occuper de moi-même, je ne suis pas certain de savoir encore faire. C'est impossible d'oublier le reste, tu comprends ? Comment veux-tu que je fasse dix pas sans penser écologie, dans mon quartier où toutes les maisons sont rasées et leurs jardins bétonnés pour y flanquer des immeubles de merde tellement collés les uns aux autres que les panneaux publicitaires vantent le fait que d'épais volets protègent les fenêtres ? "Ici, investissez dans un blockhaus de grand standing" !

La seule chose qui me nourrit, c'est de voir quelques résultats à cet engagement. Non pas en termes de gloriole personnelle (bien sûr ça fait plaisir de signer un article ou d'être considéré comme une personne ressource dans un petit domaine, on ne va pas se mentir, mais ce qui compte, c'est surtout que ça donne l'occasion d'être à la bonne place pour diffuser un message qu'on espère bon et utile) mais de résultats globaux. Or là en ce moment c'est le néant.
M'occuper de moi ça veut dire quoi ? Je vais avoir 40 ans, je n'ai même pas envie de fêter mon anniv. Rien. Tout ce que je voudrais c'est voir que tout ça n'a pas été tout à fait en vain.

Donc chercher un équilibre, je ne suis pas hostile en théorie mais je ne trouve pas en quoi ça consiste. Inversement, le reste, je sais trop bien faire et je vois des montagnes de choses à faire, et même intéressantes à faire. Si j'arrête, j'ai l'impression de faire l'autruche, de faire un dîner aux chandelles dans un appart assiégé par des zombies...

Invité
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Re: N'avoir rien à donner, dont les autres veuillent

Message par fleur_bleue le Lun 20 Juin 2016 - 15:57

Question bête, Fusain: est-ce que tu manges assez et équilibré? Est-ce que tu dors assez, te reposes-tu parfois? Je crois que c'est là qu'il y a un souci. Tu veux tout donner, tout, jusqu'au bout, sauf que c'est ce qui entraîne cet état d'épuisement. Donc soit tu continues jusqu'à en mourir (désolée si ça fait très cash dit comme ça), soit tu acceptes que parfois, il faut "prendre" (du repos, p. ex.). L'être humain ne peut pas être actif 24h/24, son corps et son cerveau ne tiennent pas, même si tu le regrettes parce que tu as l'impression que tu perds du temps pour des choses plus importantes quand tu te reposes. C'est compréhensible, parce que tu défends un sujet qui est important et urgent.

Il te faudrait quoi pour que tu puisses trouver cet équilibre entre le nécessaire besoin de repos - et accepter que se reposer n'est pas être paresseux - et l'urgence de ton engagement? (C'est une vraie question ouverte.)

fleur_bleue
Vieux de la vieille
Vieux de la vieille

Messages : 3766
Date d'inscription : 18/09/2012
Age : 33
Localisation : Paris

Revenir en haut Aller en bas

Re: N'avoir rien à donner, dont les autres veuillent

Message par Revz le Lun 20 Juin 2016 - 16:05

Ba oui, je sais bien que tu avais déjà dit que cela ne te convenais pas, mais je n'ai que cela a te proposer Embarassed

Apres, peut être qu'il faut juste transposer ce principe sur ton quotidien.

Par exemple:
Pour 1, ça peut etre prendre le temps de choisir un lieu qui te plait à toi pour organiser ta conférence, le temps de faire un beaux support, de illustrer (plutot que de faire à l'arrache dans le temps que l'on t'as donné et de choisi le lieu en fonction du plus efficace et de te retrouver dans bar alors que tu prefere etre dans la nature)

Pour 2, ca peut etre prendre le temp de discuter avec ton entourage proche de tes projets, nouvelles idées et t'enrichir de leur point de vue.

Pour 3, ca peut etre faire ta conférence et etre a l'écoute des retours

Du coup, pour organiser une conférence, tu auras fais 1, 2 et 3 Very Happy
Mais peut etre le fait tu déjà intuitivement, ou peut etre que tu néglige un peu 1 et 2 Wink Razz

A toi de voir comment tu te sens sur cet exemple.

Je crois ne pas avoir autre chose à proposer, aussi excuse moi de la redite, qui est plutôt une autrefaçondedite en fait Very Happy
Si je te connais personnellement j'aurais peut être d'autres idées, mais décidément, il n'y a que cela qui me vienne.

Revz
Vieux de la vieille
Vieux de la vieille

Messages : 4636
Date d'inscription : 29/12/2015
Age : 34
Localisation : Lyon 2

http://revz-life.blogspot.fr/

Revenir en haut Aller en bas

Re: N'avoir rien à donner, dont les autres veuillent

Message par Pieyre le Lun 20 Juin 2016 - 16:26

En l'occurrence, pour moi, cette hiérarchisation, cette structuration du monde en moi/proches/lointains, elle ne me parle pas, et même, je la rejette à 100%. "Homo sum ; humani nihil a me alienum puto". Quand je m'engage pour une cause qui a à voir avec le bien commun, je ne suis pas en train de "m'occuper de gens éloignés", je suis en train de m'occuper de tous, et d'ailleurs moi-même y compris. Il s'agit de tâcher - à sa mesure - d'empêcher la survenue d'un monde cauchemardesque pour tous. Dans ces conditions, s'occuper de soi, des proches et des autres, c'est tout simplement dépourvu de sens. Et je ne sais même pas comment m'occuper des autres autrement que de cette manière-là.
Cette conception m'étonne assez. Rien de ce qui est humain ne m'est étranger, d'accord; je cite souvent cette proposition; mais cela signifie pour moi que tout ce qui est humain m'est accessible, pas que je m'identifie à toute autre personne.

Lorsqu'on est en couple, et sans doute davantage encore lorsqu'on a des enfants, on est conduit à s'en préoccuper bien plus que des autres personnes. Et ce n'est pas un principe égoïste, parce qu'il est bon pour la société qu'il en soit ainsi. De même, quand on est en état de dépendance relativement à un groupe ou une communauté, notamment parce qu'on peut avoir besoin de sa famille ou de ses voisins, on comprend facilement que ce réseau d'estime et d'affection implique en retour un certain devoir à son égard.

Ce que je crois, c'est qu'œuvrer pour le bien commun, c'est d'abord œuvrer là où on est le plus utile, pas œuvrer comme si l'on représentait à soi seul la société.

Alors certes on connaît tous des personnes de premier plan, que ce soit dans la politique, dans l'entreprise, dans l'art ou même dans la science, qui sacrifient ces stades élémentaires de l'attention envers autrui. Mais ce sont des personnes de premier plan. C'est-à-dire qu'elles ont un devoir supérieur de réaliser leurs talents supérieurs. Ce ne doit pas être selon moi le cas de tout le monde. Sinon c'est contre-productif.

Maintenant je ne dis pas que tes activités ne t'amènent pas à œuvrer au premier plan, et je veux bien croire que tu en es capable. Mais je crois qu'il est bon de séparer les plans. Ordinairement, il y a ce qu'on peut faire autour de soi; et, parfois, plus ou moins selon les personnes, il y a des circonstances où l'on peut se permettre de négliger ses proches, voire de se négliger soi-même, parce que le résultat qu'on peut obtenir dépasse largement ce que les autres, parmi ceux qui se mobilisent, pourraient faire.


Dernière édition par Pieyre le Lun 20 Juin 2016 - 17:22, édité 3 fois (Raison : orthographe)

Pieyre
Maître es rayures
Maître es rayures

Messages : 15396
Date d'inscription : 17/03/2012
Localisation : Quartier Latin

Revenir en haut Aller en bas

Re: N'avoir rien à donner, dont les autres veuillent

Message par Invité le Lun 20 Juin 2016 - 16:28

fleur_bleue a écrit:Question bête, Fusain: est-ce que tu manges assez et équilibré? Est-ce que tu dors assez, te reposes-tu parfois? Je crois que c'est là qu'il y a un souci. Tu veux tout donner, tout, jusqu'au bout, sauf que c'est ce qui entraîne cet état d'épuisement. Donc soit tu continues jusqu'à en mourir (désolée si ça fait très cash dit comme ça), soit tu acceptes que parfois, il faut "prendre" (du repos, p. ex.). L'être humain ne peut pas être actif 24h/24, son corps et son cerveau ne tiennent pas, même si tu le regrettes parce que tu as l'impression que tu perds du temps pour des choses plus importantes quand tu te reposes. C'est compréhensible, parce que tu défends un sujet qui est important et urgent.

Il te faudrait quoi pour que tu puisses trouver cet équilibre entre le nécessaire besoin de repos - et accepter que se reposer n'est pas être paresseux - et l'urgence de ton engagement? (C'est une vraie question ouverte.)

Je mange équilibré, mais je ne dors pas assez. Seulement, impossible de dormir... Même en cette saison... où je prends soin de faire des pauses dans ma journée, des siestes...
Je dors mal, le cerveau turbine à 100 à l'heure. Je vis extrêmement mal le fait que le corps n'ait pas la force de faire tout ce que l'esprit a envie de faire. Mon corps me fait bien comprendre qu'il a 40 ans et un burn-out dans son historique, mais dans ma tête j'en ai 28-30, envie de tout faire, tout lire, tout comprendre, tout écrire, prospecter la biodiversité partout, etc. Et plaf !
Donc je sais que j'ai besoin de repos, mais je n'y arrive pas. Je m'ennuie, j'ai peur de perdre du temps (c'est là aussi que mon âge se retourne contre moi...)

Revz: désolé, mais là, ça revient à faire en permanence la même chose. Le problème n'est pas d'avoir le temps de préparer une conf, le problème est d'avoir 36 000 trucs à préparer. Passer douze heures au lieu de quatre à en préparer une, ça me foutrait plutôt dedans qu'autre chose, et puis ce n'est absolument pas de ça que je souffre. Je n'ai à aucun moment parlé d'avoir l'impression de bâcler les trucs, juste d'être surchargé et surtout que tout ça ne servait à rien.

Quand je passe déjà plusieurs heures à chiader un oral et qu'il y a 12 personnes parce qu'une personne clé n'a pas daigné relayer l'info, tu crois qu'y avoir passé le triple de temps serait une gratification en soi ? Suspect Ce serait exactement le contraire.

Quant à parler à mes proches de mes projets, notre vie de couple souffre, précisément, du fait qu'on est devenus incapables de parler d'autre chose que de nos engagements...

Invité
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Re: N'avoir rien à donner, dont les autres veuillent

Message par Invité le Lun 20 Juin 2016 - 16:49

Pieyre a écrit:Cette conception m'étonne assez. Rien de ce qui est humain ne m'est étranger, d'accord; je cite souvent cette proposition; mais cela signifie pour moi que tout ce qui est humain m'est accessible, pas que je m'identifie avec toute autre personne.

Non pas que je m'identifie, mais que je me sens concerné par les problèmes globaux, qui concernent l'humanité.

Pieyre a écrit:Ce que je crois, c'est qu'œuvrer pour le bien commun, c'est d'abord œuvrer là où on est le plus utile, pas œuvrer comme si l'on représentait à soi seul la société.

Alors certes on connaît tous des personnes de premier plan, que ce soit dans la politique, dans l'entreprise, dans l'art ou même dans la science, qui sacrifient ces stades élémentaires de l'attention envers autrui. Mais ce sont des personnes de premier plan. C'est-à-dire qu'elles ont un devoir supérieur de réaliser leurs talents supérieurs. Ce ne doit pas être selon moi le cas de tout le monde. Sinon c'est contre-productif.

Maintenant je ne dis pas que tes activités ne t'amènent pas à œuvrer au premier plan, et je veux bien croire que tu en es capable. Mais je crois qu'il est bon de séparer les plans. Ordinairement, il y a ce qu'on peut faire autour de soi; et, parfois, plus ou moins selon les personnes, il y a des circonstances où l'on peu se permettre de négliger ses proches, voire de se négliger soi-même, parce que le résultat qu'on peut obtenir dépasse largement ce que les autres, parmi ceux qui se mobilisent, pourraient faire.

La première chose que tu sembles négliger, c'est que nous sommes dans une période de crise-réinvention de la chose politique. On n'a plus grand-chose à attendre de ceux qui prétendaient accaparer le premier plan, ou du moins faut-il leur rappeler énergiquement leurs devoirs d'élus. Mais ça ne suffit plus. Oeuvrer là où on est le plus utile, ça peut désigner un peu tout et n'importe quoi, mais il existe, tout particulièrement à notre époque, une infinité d'actions possibles qui ont toutes un caractère éminemment politique. Il n'y a plus aucune raison de se dire: là où je suis le plus utile, c'est en allant voir ma vieille grand-mère, et le reste, ça concerne des gens loin au-dessus de moi. Non, ça c'est fini, ces gens ne feront rien si tu ne les y obliges pas, mais inversement, tu peux faire ce qu'ils ne font plus. L'encyclique Laudato Si est très bien ficelée là-dessus en rappelant l'existence de différents niveaux, de la conversion individuelle jusqu'à la pression sur les chefs d'Etat en passant par tous les engagements locaux, régionaux, nationaux, accessibles à tous. Je le répète, à tous ! Donc tu vas voir ta grand-mère ET tu vas porter un projet de jardins partagés dans le quartier avant d'aller assister à une conf sur la crise de la démocratie participative ou sur la ZAD de Roybon assurée par le curé voisin.
Je ne mettrai jamais sur tout ça une pompeuse étiquette "premier plan". Si tu veux, ça a à voir avec le premier plan, mais ce n'est pas aussi stratifié comme ça. Quand j'ai 12 personnes devant moi pour m'entendre parler d'écologie, est-ce que je suis "au premier plan" ou "autour de moi" ? Ai-je besoin d'être un conférencier de notoriété nationale pour faire une intervention d'une demi-heure intitulée "regard d'un écologiste de terrain de base sur l'encyclique Laudato Si" ? Non. Je suis un grouillot de l'écologie qui parle avec les gens du quartier, mais ce dont nous parlons ensemble, c'est potentiellement de changer le monde. Si je le fais, ce n'est sûrement pas parce que je m'attribue des talents supérieurs, c'est même le contraire: c'est parce que j'estime que même moi, qui n'ai pas de talents supérieurs, je suis appelé à m'engager où je suis et à faire ce que je peux. Dans ces moments-là, j'estime à peine changer davantage le monde qu'en allant voir la grand-mère (ce qu'on a fait aussi, tant qu'elle était encore parmi nous), mais les deux me sont accessibles, les deux me concernent et je ne vois aucune raison de borner le bien commun et le "ce que l'on peut faire, à part certaines personnes" à l'étroit cercle des "proches".

Il y a des gens qui ont d'ailleurs une vocation pour être attentifs aux proches et qui le font bien mieux que moi. J'en ai une autre, je vais là où je me sens utile, et d'ailleurs, je me garderai bien de hiérarchiser entre les deux. Entre mes parents qui ont réussi à ce que dans leur immeuble, il y ait une bonne ambiance, où les gens se connaissent, se rendent service, et moi qui ai eu la possibilité de parler d'écologie à cent ou deux cents personnes, qui a le plus oeuvré au bien commun, qui a été le plus utile ? Pour moi, c'est du pareil au même, et surtout chacun a donné le meilleur de lui-même, conformément à la parabole des talents. Donc, pas de hiérarchie. Mais aucune raison de cloisonner ou de s'interdire quoi que ce soit. Je ne suis pas de ces personnes de premier plan, mais l'époque fait que même des pouilleux de mon espèce peuvent avoir l'occasion de rencontrer et de prêter leur tout petit concours à des gens de premier plan, bien plus qu'à d'autres époques nettement plus cloisonnées. Alors, un jour le pouilleux va simplement ranger les chaises d'une salle paroissiale et un autre il aura l'occasion de témoigner pendant un quart d'heure devant un amphi plein de la façon dont il vit l'écologie. Sans cesser un seul instant d'être et de se savoir toujours aussi pouilleux. Mais c'est l'un des rares avantages de ce temps, alors autant le vivre.

Invité
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Re: N'avoir rien à donner, dont les autres veuillent

Message par fleur_bleue le Lun 20 Juin 2016 - 17:16

Mais ce "pouilleux" comme tu dis, à quoi servira-t-il s'il s'écroule parce qu'il néglige les besoins primaires du corps? On parle de ça quand même, d'un risque que tu ne fasses plus rien pendant des mois et des mois... Mais ce n'est pas un conseil qu'on peut te donner, je crois. Ce qu'il faudrait, c'est que tu prennes conscience que tu as droit au repos et que cela ne fait pas de toi un fainéant.

Spoiler:
La fatigue, ça n'a rien avoir avec l'âge, j'ai 33 ans et j'ai l'impression d'être complètement épuisée, mais qu'il est trop tard pour que je change quoi que ce soit.

fleur_bleue
Vieux de la vieille
Vieux de la vieille

Messages : 3766
Date d'inscription : 18/09/2012
Age : 33
Localisation : Paris

Revenir en haut Aller en bas

Re: N'avoir rien à donner, dont les autres veuillent

Message par Fata Morgana le Lun 20 Juin 2016 - 18:19


Perso j'ai baissé les bras. (Un nouveau médicament vient de m'arriver, ce qui enfonce le clou d'une invalidité décidément accrocheuse.)
Intérieurement aussi j'ai baissé les bras. L'immuabilité des majorités sous la coupe des majorités politiques me semble inamovible.
C'est au niveau des choix individuels de faire la différence, tant pour soi que pour ce qu'il peut y avoir à faire connaître autour de soi.
A vrai dire je suis las de me prendre la tête, front contre front, avec un système suicidaire. Je me dis parfois qu'il veut mourir.

Fata Morgana
Maître es rayures
Maître es rayures

Messages : 15009
Date d'inscription : 09/02/2011
Age : 59
Localisation : Un pied hors de la tombe

Revenir en haut Aller en bas

Re: N'avoir rien à donner, dont les autres veuillent

Message par Invité le Lun 20 Juin 2016 - 18:43

fleur_bleue a écrit:Mais ce "pouilleux" comme tu dis, à quoi servira-t-il s'il s'écroule parce qu'il néglige les besoins primaires du corps? On parle de ça quand même, d'un risque que tu ne fasses plus rien pendant des mois et des mois... Mais ce n'est pas un conseil qu'on peut te donner, je crois. Ce qu'il faudrait, c'est que tu prennes conscience que tu as droit au repos et que cela ne fait pas de toi un fainéant.

Je pense qu'on n'en est plus là. Regarde la productivité de ce pays, regarde ce à quoi sont désormais obligés de s'astreindre bon nombre de nos concitoyens pour nourrir leurs enfants: travailler 40 heures, puis le soir enfourcher le vélo pour Deliveroo et autres servages modernes... et pourtant, ils s'entendent dire du matin au soir par messieurs les politiques qu'ils sont les pires feignasses que l'humanité ait connue, d'oser exiger pour si peu un salaire ! Outrecuidante plèbe !

Je ne SAIS PAS me reposer, je ne sais plus, même quand je décide de le faire je n'y arrive pas. Je n'arrive même pas à souhaiter réunir quelques amis pour mes 40 ans...

Invité
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Re: N'avoir rien à donner, dont les autres veuillent

Message par david50 le Lun 20 Juin 2016 - 18:52

Fata Morgana a écrit:avec un système suicidaire. Je me dis parfois qu'il veut mourir.

Le problème c'est peut-être qu'il ne veut rien, qu'il marche en roue libre, la fameuse main invisible me semble déconnectée de tout cerveau.

david50
Vieux de la vieille
Vieux de la vieille

Messages : 4023
Date d'inscription : 16/09/2013

Revenir en haut Aller en bas

Re: N'avoir rien à donner, dont les autres veuillent

Message par Invité le Lun 20 Juin 2016 - 19:39

Je pense qu'il y a de la part des puissants une vraie volonté, consciente, de tout rafler et se carapater (mais où ?) avant les effondrements dont ils savent aussi bien que nous qu'ils vont se produire. Ce que résume la formule #OpenBarSurLeTitanic

Il y a un moment que les décroissants savent qu'il s'agit moins d'éviter l'effondrement que d'encaisser le choc et se préparer au redémarrage. Mais bon... il y a des topics pour ça.

Invité
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Re: N'avoir rien à donner, dont les autres veuillent

Message par Revz le Lun 20 Juin 2016 - 20:41

@Fusain En fait c'est troublant, plus je te lis, plus je pense que tu as bien toutes les clés, tous les bons ingrédients pour faire ta propre cuisine et te nourrir à ta faim...
j'ai la sensation qu'il ne te manque qu'un truc subtile, comme si tu cuisinais mais pas avec le bon geste, ou en oubliant de mettre du sel (excuse moi, j'illustre car ne ne sais pas comment l'exprimer), et du coup, quoi que fasse le plat ne te plait pas...

...un truc me saute aux yeux: tu es heureux en couple? Parce que pour l'avoir vécu, etre malheureux en couple, ca peut mettre une sacré pagaille dans ton équilibre/bonheur. Embarassed

Enfin t'es pas obligé de répondre là dessus, c'est personnel et intime, je comprendrais que ne souhaite pas t'exprimer plus là dessus que tu ne l'as déjà fait.

Pour moi, mon couple , il n'y a pas plus important, c'est un peu le centre de mon systeme/mon soleil, et si il y a un soucis à ce niveau, toutes mes planetes tournent bizarrement. Sans soleil, mes planetes ne tournent pas..

Revz
Vieux de la vieille
Vieux de la vieille

Messages : 4636
Date d'inscription : 29/12/2015
Age : 34
Localisation : Lyon 2

http://revz-life.blogspot.fr/

Revenir en haut Aller en bas

Re: N'avoir rien à donner, dont les autres veuillent

Message par Invité le Lun 20 Juin 2016 - 21:07

Et moi, je crois que tu abordes le problème par le mauvais bout.
Je ne peux pas dire que je suis malheureux en couple, mais en fait, ce que je vis, ma femme (aspie/thqi) le vit aussi. Donc nous le vivons, pareil.

Des fois, "tu as toutes les clés" c'est aussi une façon de dire - même si ce n'est pas volontaire ni calculateur - "je ne les ai pas".

Je crois fermement que ma vie seule, que la vie de l'un de nous seule, ne peut pas être sa propre fin. Je me souviens qu'à 15 ans j'avais déjà ce genre de pressentiment. Instinctivement, viscéralement, je trouve ça idiot, parce que refermé sur soi-même. "Il ne restera de toi que ce que tu auras donné". (Là non plus, je ne parle pas de laisser une trace ou d'avoir son nom dans le dictionnaire, hein, on est bien d'accord ! Mais celui qui plante un figuier, et bien, alors qu'on l'a totalement oublié, il reste l'ombre et les fruits du figuier, c'est dans ce sens-là. Donc la vie, notre vie, doit radier vers l'extérieur, créer, donner au monde du nouveau, du beau, du bon, du service... Déjà, avoir des enfants c'est ça - mais on n'arrive pas à en avoir - c'est une création nouvelle, qu'on fait grandir et qu'ensuite on regarde et laisse grandir par soi-même et donner à son tour du nouveau, du fruit, de la fraîcheur, etc. au monde. Mais ça ne passe pas que par les enfants.
C'est ce qu'on appelle la fécondité, d'une vie, par exemple dans une perspective chrétienne, mais je n'insiste pas sinon je vais encore recevoir des MP qualifiant mon approche de "fondamentalement malsaine" et me demandant de décarrer.
Mais voilà, on ne peut pas être son propre objectif; le bonheur, oui bien sûr, mais il naît de cette projection vers le monde.

Sinon, c'est quoi donc la vie ? passer le temps du mieux possible jusqu'à la mort ?

Mais cette projection aspire vers l'extérieur, qui est du genre ingrat, ou du moins n'empêche pas de se vider.
Mais quand on est dans cette optique, on trouve tout ce qui est retourné vers soi ennuyeux, vide de sens. Même en intellectualisant le besoin de repos. C'est ennuyeux comme de s'arrêter à une station service alors qu'on est en voyage !
Le voyage, pourtant, peut porter en lui-même sa propre "récompense", le retour qui stimule à aller plus loin.

Pour l'heure je voudrais juste arriver au palier où l'on se dit "là, j'ai bien gagné cette quinzaine de vacances". Mais, y étant, je ne le ressentirai pas, je me sentirai encore aspiré vers l'extérieur.

Invité
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Re: N'avoir rien à donner, dont les autres veuillent

Message par Revz le Lun 20 Juin 2016 - 21:36

MMM... par le mauvais bout je ne pense pas, mais plutot à travers mon propre prisme de mes propres expériences.... Razz  

Tu parle de fécondité, je pense que cela est approprié. D'un couple nait quelque chose. Un enfant, un projet, des moments a 2, etc...  peu importe. Un couple devient stérile quand il ne crée plus, quand il ne grandit plus ou n'arrive plus a grandir, a se renouveler. On devient alors des partenaires, qui joue la même partie, mais ou chacun reste dans sa solitude ...

...enfin, on n'est pas sur ce fil pour parler de mes échecs Razz   En tout cas, si cela résonne en toi, peut être est un sujet à remettre au centre de tes problématiques? Embarassed
Enfin la je m’arrête, je ne me sens pas très a l'aise sur cette piste.... aspi/thqi, j'ai bien conscience des particularités que cela induit et qu'aucun standard n'est adapté.

Revz
Vieux de la vieille
Vieux de la vieille

Messages : 4636
Date d'inscription : 29/12/2015
Age : 34
Localisation : Lyon 2

http://revz-life.blogspot.fr/

Revenir en haut Aller en bas

Re: N'avoir rien à donner, dont les autres veuillent

Message par Fata Morgana le Lun 20 Juin 2016 - 22:22


Rayonner quoi à l'extérieur ? Fusain ?

Pour donner, il faut d'abord recevoir. Pourquoi crois-tu que les grands mystiques passent beaucoup de temps à l'écart ? Il font le plein,
longtemps, dans une vie apparemment aride. Mais quand vraiment ils sont gorgés de vie, quand il y en a à revendre, ils servent. En peu de gestes et de mots. De leur plénitude les autres reçoivent. Mais cette plénitude est un don. Ils savent que d'eux-mêmes, ils sont vides comme des raisins secs...Il ne s'agit pas de "donner" car "qu'as tu que tu n'aies reçu ?" mais de transmettre ce qui a été déposé en toi, et pour ça, il faut aller un peu au désert.

Fata Morgana
Maître es rayures
Maître es rayures

Messages : 15009
Date d'inscription : 09/02/2011
Age : 59
Localisation : Un pied hors de la tombe

Revenir en haut Aller en bas

Re: N'avoir rien à donner, dont les autres veuillent

Message par Invité le Mar 21 Juin 2016 - 8:42

Mais je sais tout ça mais ça ne marche pas.
J'ai même fait 2 retraites de quelques jours ce printemps, sans ressentir de "remplissage". Je les vis systématiquement comme des temps pour enfin lire et méditer certains bouquins compliqués et ensuite rédiger des articles dessus.
Enfin, ça doit bien marcher un peu. Je me sens fatigué, pas vide, ce n'est pas la même chose. J'ai l'impression d'avoir encore des choses à partager, mais simplement de manquer de force pour les faire. Si j'étais sec, j'enverrais tout promener et me recroquevillerais comme un raisin sec, justement. Je n'en ai aucune envie. Le problème de ce topic, c'est que j'ai l'impression que ça ne sert à rien. Non pas au sens où personne ne me dit merci (ça, c'est la règle), mais où personne ne ramasse même ce que je partage...
... et où je n'ai rien à partager d'autre.

Invité
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Re: N'avoir rien à donner, dont les autres veuillent

Message par Fata Morgana le Mar 21 Juin 2016 - 9:42

Tu te plains beaucoup, du coup les gens essayent de te donner des "solutions".
Tu es peut-être en phase pré-déprime, on sent la pression sur toi. Et puisque tu as facilement réponse à tout, que pouvons-nous
dire ? Wink
Simplement que de se sacrifier au point de devenir amer parfois, ça n'est pas forcément si fécond que ça, et que l'efficacité dépend aussi beaucoup d'un certain relâchement/détachement. Et supposons que le mode court à sa perte, nous, en tant que croyants, on a un autre projet que de s'esbigner à redresser tout ce qui est tordu. Toute action de "salvation" nécessite un acquièsement en face, s'il n'y est pas, inch allah ! Wink

Je les vis systématiquement comme des temps pour enfin lire et méditer certains bouquins compliqués et ensuite rédiger des articles dessus.
Oui en fait tu ne prends pas de recul en fait.
Pourquoi ne pas lire des livres comme "au seuil de l'abîme de Dieu" de Dom Augustin Guillerand, ed Parole et silence ?
Ça remet bigrement les choses en perspective.
http://www.paroleetsilence.com/Spiritualite-des-chartreux_collection_31-716.html

Tu connais cette parole: "Dieu aime qui donne avec joie" ?

Fata Morgana
Maître es rayures
Maître es rayures

Messages : 15009
Date d'inscription : 09/02/2011
Age : 59
Localisation : Un pied hors de la tombe

Revenir en haut Aller en bas

Re: N'avoir rien à donner, dont les autres veuillent

Message par Revz le Mar 21 Juin 2016 - 9:55

Sans être religieux, c'est prête bien de bonnes lectures;)

Revz
Vieux de la vieille
Vieux de la vieille

Messages : 4636
Date d'inscription : 29/12/2015
Age : 34
Localisation : Lyon 2

http://revz-life.blogspot.fr/

Revenir en haut Aller en bas

Re: N'avoir rien à donner, dont les autres veuillent

Message par Invité le Mar 21 Juin 2016 - 10:14

Je vois tant de choses à faire que j'ai du mal à m'octroyer le temps de lectures, comment dire, gratuites. Qui n'aient pas une utilité à court terme, au moins pour mieux structurer une pensée politique (ne pas raconter n'importe quoi). La masse d'information à maîtriser pour tenir un propos qui tienne la route en écologie (ou autre) est gigantesque, très au-delà de mes capacités.

La question du pourquoi de l'inutilité de ce que je produis rejoint aussi l'imperméabilité de la société française à l'écologie, et notamment au sujet biodiversité. Que les décideurs rejettent une démarche qui compromet le pognon qu'ils envisagent de s'enfouiller se "comprend", mais le citoyen de base qui voit la maison brûler et ne voit rien à redire ?


Invité
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Re: N'avoir rien à donner, dont les autres veuillent

Message par victorion le Mar 21 Juin 2016 - 10:43

tous marche sur comment mettre en valeur se qu'on vend améne les gens a touchée un légume comme la patate une naturel l'autre si possible traité voir ogm est dire les bénéfice de se légume est en suite mettre en avant la simplicité de mise en pratique avec tous les bien fait est le dernier point le plus importent avoir un terrain sur la localité des gros bac de terre ou même apporté des mini serre avec des collecte si possible locale pour met en pratique les gens sinon il veront a l'heure yeux simplement un beau discoure où ils seront d'accord mes ne veront pas la possibilité de le pratiqué

victorion
Zèbre régulier
Zèbre régulier

Messages : 42
Date d'inscription : 08/10/2015

Revenir en haut Aller en bas

Re: N'avoir rien à donner, dont les autres veuillent

Message par victorion le Mar 21 Juin 2016 - 10:51

prend en conte l'emploie du temps des gens pour méttre en place un system de collectivité non seulement les personne ne se sentiront pas seul est sa permettra l'application ludique donc un meilleur apprentissage

victorion
Zèbre régulier
Zèbre régulier

Messages : 42
Date d'inscription : 08/10/2015

Revenir en haut Aller en bas

Re: N'avoir rien à donner, dont les autres veuillent

Message par Fata Morgana le Mar 21 Juin 2016 - 10:56


T'as pas tort victorion. Il faut briser le carcan des solitudes.

Fata Morgana
Maître es rayures
Maître es rayures

Messages : 15009
Date d'inscription : 09/02/2011
Age : 59
Localisation : Un pied hors de la tombe

Revenir en haut Aller en bas

Re: N'avoir rien à donner, dont les autres veuillent

Message par Contenu sponsorisé Aujourd'hui à 14:49


Contenu sponsorisé


Revenir en haut Aller en bas

Page 3 sur 5 Précédent  1, 2, 3, 4, 5  Suivant

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum