N'avoir rien à donner, dont les autres veuillent

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Re: N'avoir rien à donner, dont les autres veuillent

Message par Pieyre le Mer 15 Juin 2016 - 16:59

Il est vrai que les satisfactions esthétiques consolent souvent les infortunes morales. De même celles de la science. Il n'empêche que cela correspond à un certain retrait du monde, ce monde où les choses se font, et qu'on doit suivre quand on se sent les moyens d'agir. C'est compliqué parce que, d'un côté, les créations de sens que permettent la science et l'art seraient plutôt du ressort des gens comme nous; mais, d'un autre, on ne peut pas laisser faire n'importe quoi par les autres personnes, parce que cela influerait sur tout.

Marcher sur une crête est difficile, parfois épuisant, mais opter pour un flanc où l'on se sentira mieux peut sembler être un renoncement. Pourtant, n'est-ce pas quand on se sent davantage maître de ses moyens qu'on peut œuvrer au mieux ? Alors, sans doute est-il préférable de redescendre parfois, au risque de ne jamais remonter, mais avec la possibilité d'accéder à d'autres sommets, qui correspondent davantage à nos talents.


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Re: N'avoir rien à donner, dont les autres veuillent

Message par Revz le Mer 15 Juin 2016 - 17:40

Mm mm... tu gagneras a éviter trop le marketing a mon sens.. s'il met en valeur ton contenu, oui, tu y gagneras.

Oui, pense a toi en premier, tu pourras mieux faire profiter ta famille et tes amis de tes talents Wink

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Re: N'avoir rien à donner, dont les autres veuillent

Message par Invité le Mer 15 Juin 2016 - 21:07

vis pour toi et non pour les autres

Sauf que vivre pour soi,
ça.
ne.
sert.
à.
RIEN.

Quelqu'un qui vit pour soi, c'est un train qui tourne en rond sur une voie d'un kilomètre de rayon sous l'oeil épouvanté de ceux qui ont besoin de voyager.

pense a toi en premier

Je vais être abrupt:
j'ai vomi.

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Re: N'avoir rien à donner, dont les autres veuillent

Message par Revz le Mer 15 Juin 2016 - 21:41

Fusain a écrit:
Je vais être abrupt:
j'ai vomi.

Tu as tord à mon sens. Si tu vas pas bien, comment accueillir le bonheur?
Si tu t'occupe des autres, qui s'occuperas de toi?

Je me suis trompé la dessus toute ma vie Wink

Aujourd'hui, je vais bien; vraiment. Du coup, je peux vivre ma vie Wink
Je sais que l'on m'a aidé pour cela, et cette aide avait raison.

Le jour ou tu te sentira bien tu verras, tous tes problèmes n'en seront plus.
et si quelqu'un t'aime, accepte ton aide. Ne la repousse pas, l'amour est tout puissant Wink

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Re: N'avoir rien à donner, dont les autres veuillent

Message par Culinimbus le Mer 15 Juin 2016 - 22:09

Merci Revz

Je me disais bien que quelque chose clochait dans ma philosophie, avec toi j'en apprends tous les jours Very Happy

Mais juste un doute, tu dis aller bien aujourd'hui...mais demain?


Dernière édition par Gwennaël le Mer 15 Juin 2016 - 22:17, édité 2 fois

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Re: N'avoir rien à donner, dont les autres veuillent

Message par Invité le Mer 15 Juin 2016 - 22:12

Ce n'est pas en me proclamant nombril du monde que je risque d'aller bien au service des autres. Dès l'instant où l'on décide qu'on pense à soi en premier - j'insiste sur la formule en entier, à ne pas couper en deux - alors tombe également toute raison de penser aux autres.
Il est tout à fait possible qu'en devenant égoïste, je me sente très bien, tout à fait libéré de tout souci des autres et du monde. Et en effet, mes problèmes ne seront plus. C'est à l'idée de ressembler à ça que je vomis. Si la seule voie vers le bonheur, c'est de ne plus penser qu'à soi, d'oublier tous les autres en développant malgré tout une excellente conscience et une digestion parfaite, je préfère encore renoncer au bonheur et emprunter une autre voie.
Mais ceci est purement rhétorique, parce que je sais que c'est faux. M'est avis d'ailleurs que le bonheur de l'odieux connard très plein et satisfait de lui-même est assez fragile.

Pluie venteuse: pardon, mais dire à quelqu'un qui a envie d'être utile (je dis bien qui a envie d'être utile, pas envie d'être quelqu'un d'utile, tu vois la nuance ?) "aide-toi avant d'aider les autres", c'est un peu comme dire "écris bien" à quelqu'un qui écrit mal. Evidemment qu'il voudrait, sauf qu'il ne sait pas comment faire pour que ce soit, réellement, bien. Ici: judicieux, juste, équilibré.
Quant au bonheur dans sa propre poche, pardon, mais ça doit sentir le renfermé... What a Face

Sérieusement, ça me fait peur, cette ritournelle permanente "être heureux c'est penser à soi, vivre pour soi, s'occuper d'abord de soi".
OK, je suis déprimé et de mauvais humeur, mais des gens, du présent ou du passé, anonymes ou célèbres, totalement décentrés d'eux-mêmes et pourtant rayonnant de joie de vivre, il y en a des tas. C'est plutôt leur recette que j'aimerais connaître plutôt que "ne pense qu'à toi et tu verras comme tu te sentiras bien".

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Re: N'avoir rien à donner, dont les autres veuillent

Message par Revz le Mer 15 Juin 2016 - 22:33

Gwennaël a écrit:Merci Revz

Je me disais bien que quelque chose clochait dans ma philosophie, avec toi j'en apprends tous les jours Very Happy

Mais juste un doute, tu dis aller bien aujourd'hui...mais demain?

@Gwennaël: Merci Smile Demain? C'est toute mon inquiétude Crying or Very sad Je sais que le célibat est vraiment dangereux pour moi Embarassed (désolé, mais c'est une réalité Embarassed ) C'est le principal risque de "rechute" ou que.... je craque.... Embarassed Sinon je vois pas ce qui pourrait entacher demain.

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Re: N'avoir rien à donner, dont les autres veuillent

Message par Revz le Mer 15 Juin 2016 - 22:55

@Fusain : un exemple tout simple inspiré d'une histoire que m'a raconté un vétéran de guerre libéré recensement.

Tu viens de t'acheter un sandwich car tu crève la dalle.
T'as pas encore croqué dedans que quelqu'un t'interpelle, un crève la faim, et te demande a manger.

1) tu l'envoie chier
2) tu n'as pas si faim que çà est la moitié te suffit et tu lui donne l'autre.
3) tu as vraiment faim, tu n'as pas d'argent, alors tu lui répond par la négative poliment.
4) tu lui donne ton sandwich et tampis.

Mon propos était : option 2 ou 3 : équilibre.

option 1 et 3 n'auront pas de différence pour lui mais seulement pour toi.
option 4 : tu t'oublieras et tu auras plus faim et moins d'argent. Vous etes parti pour échanger vos roles  Shocked
option 2 : situation idéale, gagnant gagnant (mais qui sous entend qu'il a bien fait de passer par la, sinon tu aurais gaché nourriture ou argent). S'il n'avait pas été là tu aurais été perdant sur une moité de sandwich  Laughing  Razz Pourquoi idéale? car échange entre humain Wink

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Re: N'avoir rien à donner, dont les autres veuillent

Message par Pluie venteuse le Jeu 16 Juin 2016 - 6:02

Fusain,

Je pense seulement qu'il faut se remplir pour mieux donner... Peut-être qu'évoquer l'égoïsme était trop fort et a prêté à confusion ?? Le but ici est l'égoïsme pour un meilleur altruisme, mais je l'ai probablement mal exprimé, désolée dans ce cas.

Cependant, qui vit exclusivement pour les autres ne peut vivre heureux... C'est une réalité qui fait mal, mais c'est une réalité véritable... C'est un choix qu'il faut faire, et dont il faut avoir conscience.

Mais attention, je ne vais pas aller dire à Monsieur cupide de vivre pour lui, c'est trop dangereux...
Bien que c'est à se demander s'il vit véritablement pour lui ou simplement pour l'argent... Monsieur cupide n'est probablement pas heureux non plus, bien que son porte-monnaie injustement exhibitionniste l'aveugle : c'est là qu'il y place son dit-bonheur, donc il en veut plus, des sous sous, plus et plus encore... Il m'inspire de la pitié.
Certains vivent pour la gloire, la réussite professionnelle... Mais ceux qui vivent pour les autres ont souvent tendance à vivre aussi pour la reconnaissance (cela va de pair), or vivre pour soi ne veut pas dire ne pas penser aux autres, être égoïste à 300%... Vivre pour soi, c'est aussi donner parce que ça nous fait du bien, donner sans rien attendre en retour du coup, donner pour donner, et donner au mieux, et ne pas se vexer si finalement ça ne marche pas car on aura donné aussi pour soi... C'est assez difficile à exprimer, j'espère que tu auras compris.
Bref. Je me suis un peu écartée du sujet...

J'espère cependant que le reste aura pu t'aider, ne fusse qu'un tantinet... (La Symphonie fantastique, elle est vraiment cool Wink )
Merci pour ta franchise cependant, cela se tient : j'aurais très probablement vomi de la même manière il n'y a pas si longtemps... Retiens juste ça : ce que je te dit là, je ne l'adresse pas au monde entier, je ne le dis qu'à toi, et toi uniquement Fusain (et accessoirement à tout ceux qui passeront dans le coin...).

Je te souhaite du courage, de nouveau.

Enfin, je te conseille un bouquin que j'ai déjà cité sur ce forum me semble-t-il : Le Guerrier Pacifique de Dan Millman, inspiré d'une histoire vraie...

Un excellente journée, et beau futur à ton blog !!

PS : lire ne peut faire de mal à personne, surtout pour qui a un sens critique bien éveillé !! Wink

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Re: N'avoir rien à donner, dont les autres veuillent

Message par Invité le Jeu 16 Juin 2016 - 9:26

Revz, les exemples aussi rudimentaires donnent surtout à penser à ton interlocuteur que tu le prends pour un fichu imbécile. Rien, dans l'équilibre d'une vie, n'est aussi simpliste, ni l'exposé d'un problème, ni sa solution, et au passage dans ta soi-disant solution gagnant-gagnant tu oublies qu'elle est humiliante pour le pauvre qui est, dans ton histoire, tout juste bon à manger tes restes. Ce n'est pas parce qu'il a faim qu'il est ton chien et qu'il est bon pour tout accepter pourvu que ça lui mette quelque chose dans le ventre. Partager, partager vraiment, ça prend des formes beaucoup plus élaborées que ça pour que ce soit vraiment un partage et pas l'aumône méprisante qu'on fait pour se débarrasser d'un gueux.

Vivre pour soi, c'est aussi donner parce que ça nous fait du bien, donner sans rien attendre en retour du coup, donner pour donner, et donner au mieux, et ne pas se vexer si finalement ça ne marche pas car on aura donné aussi pour soi

Là, je te renvoie au titre du sujet.
De glissement en glissement tu es en train de me donner des réponses à la question "comment faire pour donner sans s'épuiser", et tu me réponds que donner sans attendre de retour, finalement, c'est donner pour soi et donc ça contient en soi son propre retour. Je conçois que ça puisse marcher dans des cas bien particuliers où il est de règle et légitime que ceux qui reçoivent ne puissent même pas s'en rendre compte et savoir d'où ça vient. Dans ce cas, il faut une foi solide qui te permet de ne jamais douter de l'utilité de ton travail, bien qu'il s'accomplisse tellement en coulisses que personne ne sache même qu'il existe. Par exemple les moines contemplatifs qui prient pour le monde ou tout simplement le personnel de ménage qui ne travaille que quand l'entreprise est fermée, au point qu'on oublie ce qui se passerait s'il ne venait pas.
Soit.
Encore que le "reçu" soit de nature différente du "donné" et que la formule "donner pour soi" soit trompeuse. On trouve une satisfaction dans le fait d'accomplir une tâche qu'on sait utile aux autres même s'ils ne s'en rendent pas compte et n'en ont pas connaissance. Mais note que ça ne protège pas contre l'épuisement. Mais passons, ce n'est pas le sujet.

Le sujet, c'est que j'ai le sentiment de ne plus rien donner du tout parce que personne ne ramasse ce que je donne, ou alors pour le mettre ostensiblement à la poubelle, et de ne rien savoir faire, qui puisse véritablement être reçu. Ce n'est plus une question de recevoir de la reconnaissance ou quoi que ce soit. Ce qu'on disait au-dessus, les dons qui bénéficient aux gens sans que ceux-ci sachent d'où ça vient ni même se rendent compte de ce qui se passe, c'est très bien. Mais je n'en suis pas là. Je me sens inutile parce que personne ne semble se servir des seules choses que j'aie à mettre à disposition du reste du monde. Imagine une équipe de mécanos anonymes et invisibles qui entretiendrait un vaste parc de voitures et les utilisateurs qui les prennent tous les matins sans jamais penser aux mécanos... et le travail réparti de telle manière que chaque mécano entretient toujours la ou les mêmes voitures; et ainsi il y en a dans le tas qui entretiennent, avec la même assiduité, le même soin que leurs collègues, des voitures que par le hasard de l'agencement du garage ou que sais-je, jamais personne n'utilise.

Tu vois ? On travaille comme des dingues et ça ne SERT A RIEN.
A rien, à personne.
Seulement on ne sait pas faire d'autre travail.
Peut-être qu'on devrait larguer nos boulots d'ornithologue et de journaliste et se faire serveurs de restaus. On servirait à quelque chose. Sauf qu'on ne sait pas faire, trop maladroits et ne supportant pas la pression.
C'est comme ça. Tout ce qu'on se sait capable de faire est considéré par le monde comme d'une inutilité absolue, irrémédiable.

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Re: N'avoir rien à donner, dont les autres veuillent

Message par Revz le Jeu 16 Juin 2016 - 10:16

Je ne voulais pas me montrer "méprisant", je m'excuse platement si ce que tu as percu dans mon propos.

Pour ma part, j'ai longtemps voulu faire "trop compliqué". "Trop élaboré". N'est ce pas notre lot, nous, les zebres de "faire compliqué quand on peut faire simple".

Je pense que tu es très très intelligent, et que perdu dans toute la compléxité dont tu es capable, tu n'as pas encore trouvé la voie "pour faire simple"?

Faire simple, c'est compliqué.

En lisant et relisant ton propos, j'ai l'impression que l'ont dit la même chose, a ceci prêt des remarques de Pluie venteuse.

Et au final, si on regarde bien, mon exemple dit en moins de mot ce que dit Pluie venteuse.

C'est chercher par là simplicité et efficience, plutot que d'étaler un verbe ou un propos. De plus, ma forme invite à la réflexion plutot que d'éssayer de porter un seul discour que je verais comme LA vérité.

Au final, de ce simpliste questionnaire, quel sont les choix que tu ferais? Si j'ai bien compris, c'est 1 ?

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Re: N'avoir rien à donner, dont les autres veuillent

Message par Pluie venteuse le Jeu 16 Juin 2016 - 10:45

Revz, je te donne raison.

Personnellement, j'ai dit ce que je pensais être au mieux, et mon intention n'était pas mauvaise. Ce n'est pas grave si on est pas d'accord Fusain, je pense de toute manière qu'on essaye tous ici, comme on peut, avec nos petits moyens, de rendre ce monde un meilleur et de les gens plus heureux, et que c'est quelque chose de beau que l'on doit maintenir. Il faut juste apprendre à être moins malheureux si on n'y arrive pas, sans pour autant s'arrêter d'ajouter notre bienveillant petit grain de sable.
Je n'en dirai pas plus, mes interventions s'arrêteront là concernant ce sujet : j'ai peur de ne pas avoir suffisamment de recul et donc ne pas trouver les mots adéquats pour aider sans blesser, puis peur de m'emporter dans quelque chose de trop long, répétitif et inutile comme je l'ai déjà fait.

Je te conseille toujours ce livre, en espérant sincèrement que tu prendra le temps de le lire.

Je vous souhaite à tous une belle journée !! Very Happy

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Re: N'avoir rien à donner, dont les autres veuillent

Message par Invité le Jeu 16 Juin 2016 - 10:57

C'est dommage que ni l'un, ni l'autre vous n'ayez lu la 2e partie du message. Parce que du coup, vous vous en êtes arrêtés à un truc: l'idée que vous me donnez d'excellentes réponses et que je n'en veux pas.

Or, ce que je viens de vous répondre, c'est que ce n'est pas la question. L'histoire du sandwich, elle n'est pas seulement simpliste, elle ne répond pas à la question qui est posée. Ce n'est pas que la question de sa forme dans l'hypothèse où ma question aurait été: comment faire pour ne pas me sentir obligé de donner systématiquement mes sandwichs aux mendiants alors que j'ai faim aussi ?
C'est que ma question, ce n'est pas ça. De sorte que vos réponses ne sont pas la solution au problème qui est posé. Elles sont la solution à un autre, qui n'est pas le mien.

Pas ça.
L'un et l'autre, vous me donnez tout un tas de conseils mais qui ne sont pas dans le sujet, comment est-ce que je peux le dire sans que ça soit perçu comme "oh et ben si tu veux pas nous écouter, hein..."

Si quelqu'un demande comment faire la mayonnaise, vous n'allez pas lui donner la recette de la mousse au chocolat, j'imagine. Or, c'est ce qui se passe ici. ça n'a pas de sens de m'en mettre des pages et des pages sur l'équilibre entre ce qu'on donne et ce qu'on doit garder pour soi quand la question est: "j'ai le sentiment aigu que tout ce que je donne est inutile". Je n'ai pas dit "j'ai le sentiment de m'user à donner et de m'appauvrir sans jamais rien avoir en retour". Ce sont peut-être des sujets assez connexes, mais ça n'empêche que ce n'est pas du tout la même problématique. Donner moins et garder pour moi ne résoudrait rien, parce que ça n'a tout simplement rien à voir. C'est un peu comme donner de l'eau à quelqu'un qui n'a pas soif, mais faim, en quelque sorte.

Je ne peux pas répéter une fois de plus mon problème, le vrai, d'une façon plus claire.

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Re: N'avoir rien à donner, dont les autres veuillent

Message par Pieyre le Jeu 16 Juin 2016 - 11:04

Fusain, ce que je veux dire pour ma part, c'est que l'utilité d'un travail ne découle pas nécessairement de l'investissement qu'on y consacre, y compris quand ce travail correspond à une estimation rationnelle de son utilité, ou même à une valeur supérieure, qui dépasse la simple utilité, et qui devrait être reconnue par tous.

C'est comme si devant nous s'étendait un arbre de choix possibles d'investissement personnel; qu'on soit capable de déterminer, pour chaque branche, quelles sont nos compétences et quelle est l'utilité envisageable; mais, qu'en fonction de l'état de la société et de la conscience qu'ont les gens de ce qui est utile, eh bien certaines branches pourtant prometteuses dans le principe correspondaient à une reconnaissance et une utilité moindres.

Nous sommes devant cet arbre des possibles et nous nous demandons : faut-il continuer dans la même voie, en insistant davantage, tout en faisant en sorte d'agir aussi dans une autre voie qui conditionne la prise en compte des résultats obtenus dans la première (notamment un engagement de type politique ou éducatif, en aidant à la prise de conscience); ou bien alors faut-il opter pour une autre branche, d'une certaine utilité aussi, mais dont on est davantage assuré que les résultats qu'on obtiendra seront pris en compte ?


Dernière édition par Pieyre le Jeu 16 Juin 2016 - 11:18, édité 1 fois (Raison : un mot pour un autre)

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Re: N'avoir rien à donner, dont les autres veuillent

Message par Revz le Jeu 16 Juin 2016 - 11:10

Je te remercie d'avoir élaircit et recentré sur le "vrai" sujet de ce topic.

Donc si je comprend bien, tu fais de l'écologie, tu apporte des connaissances, un savoir faire écologique, et tu ne trouves personne qui soit en demande de ce que tu veux/peux, toi, apporter?

Ais je bien compris?
Si oui, est ce que c'est "veux" ou "peux"? (la question a de l'importance afin que je puisse éventuellement de transmettre quelques une idées que je pourrais avoir pour t'aider/te soutenir. (si tu le souhaite bien sur, cet endroit n'est peut être pour toi qu'un espace d'expression?)


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Re: N'avoir rien à donner, dont les autres veuillent

Message par Invité le Jeu 16 Juin 2016 - 11:27

Pieyre:

Dans mon domaine professionnel spécifique, c'est typiquement le genre de question que je me pose, parce qu'il faut à un moment se remettre en question quand, après quarante ou cinquante ans d'écologie, d'éducation à l'environnement etc, des centaines de milliers et même plus d'élèves "sensibilisés", non seulement la prise de conscience n'a pratiquement pas fait un pas (c'est à peine si on peut se dire que le tri sélectif est à peu près dans les moeurs dans les quartiers aisés des plus grandes villes), mais même la connaissance de base n'a pas bougé: je me trouve face à des gens très diplômés capables de sortir qu'on ne peut pas prétendre compter les oiseaux parce qu'ils volent et vont où ils veulent, et qui publient des éditoriaux dans de grandes revues d'économie sur cette base-là qui montre surtout une ignorance niveau CE2.
Donc clairement on a merdé quelque part et il faut user d'autres moyens pour parvenir à une efficacité plus grande.
Mais efficacité et utilité ce n'est pas la même chose. Oui clairement tout le monde s'en fout que des gens se lèvent avant l'aube pour compter les oiseaux et que ce soit ça qui permette in fine d'aboutir à ces savants calculs prouvant que 50% des animaux sauvages ont disparu en quelques décennies. Mais je ne peux pas arrêter de le faire parce que je sais qu'on en a besoin quand même. En fait, c'est utile et inutile à la fois, selon le point de vue qu'on adopte.
Et si nous arrêtons tous en même temps pour nous consacrer à de la comm, notre comm devient du vent.
Ensuite, je ne sais pas communiquer. Je sais déjà voir que nos messages ne portent pas, ce que beaucoup de mes collègues préfèrent ignorer.

Mais malgré tout, des fois on ne sait plus par quel bout le prendre. Et c'est là que j'ai le sentiment très clair que même en mobilisant toutes mes compétences, en me formant, me creusant la tête et tout, ça ne donne rien, rien, RIEN. Et pourtant, on bataille pour les élargir, nos compétences (ce qui est une réponse aussi au veux/peux de Revz).
On se fait chier, par exemple, à organiser des conférences et des ateliers, et pourtant ce n'est pas le genre de boulot qui nous est simple et naturel. Non seulement le public est des plus clairsemés, mais des personnes chargées de relayer l'info refusent de le faire parce qu'individuellement, elles se foutent du sujet et souhaitent donc empêcher d'autres personnes de s'y intéresser. J'ai même eu droit au président de l'asso qui m'emploie qui m'a reproché, dans un mail envoyé à 50 salariés, administrateurs et adhérents d'avoir esquivé l'AG de l'asso pour rester chez moi parce qu'il y avait du foot à la télé. Or, en réalité, j'étais en train de faire une intervention sur l'écologie à une table ronde. Et il le savait. Mais il a trouvé plus intéressant d'aller raconter que je préférais regarder du foot sur TF1 que m'investir dans l'écologie. Voilà ce que j'appelle tout donner et se sentir quand même inutile.

Je ne vais pas pour autant me mettre à faire un boulot de merde, complice du système, mais juteux et socialement valorisé. Outre que je ne sais pas faire, je disjoncterais au bout d'un jour, que dis-je, d'une heure, d'une telle trahison.

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Re: N'avoir rien à donner, dont les autres veuillent

Message par Alaintuitif le Jeu 16 Juin 2016 - 11:28

Merci Revz d'avoir à ton tour recentré le débat car, à lire tous les points de vue, tous les conseils que laissent gentiment les uns et les autres, on arrive à une réaction de l'auteur du topic himself :

Fusain a écrit:C'est dommage que ni l'un, ni l'autre vous n'ayez lu la 2e partie du message. Parce que du coup, vous vous en êtes arrêtés à un truc: l'idée que vous me donnez d'excellentes réponses et que je n'en veux pas.

Voilà pourquoi on se fait "bouler" : il ne s'agit pas d'une demande de résolution de problème, il s'agit d'un … CRI ! affraid

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Re: N'avoir rien à donner, dont les autres veuillent

Message par Pieyre le Jeu 16 Juin 2016 - 11:46

Il n'y a rien qui devrait m'étonner, tant c'est partout pareil, et peut-être même davantage quand il y a une certaine gloire à retirer de l'investissement que l'on consacre, mais je ne pensais pas que le milieu de l'écologie militante pouvait donner lieu à de tels comportements. Qu'il y ait de la sournoiserie partout, certes, mais que l'on puisse se permettre de proférer de telles énormités dont la fausseté peut être aussi facilement établie, c'est que l'apparence a pris le pas sur le réel, au point que l'on renonce à juger en conscience.
Alors une question se pose peut-être : quel coût personnel représenterait pour une personne comme toi de montrer que le roi est nu ?


Dernière édition par Pieyre le Jeu 16 Juin 2016 - 13:17, édité 1 fois (Raison : orthographe)

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Re: N'avoir rien à donner, dont les autres veuillent

Message par Revz le Jeu 16 Juin 2016 - 11:53

@Alaintuitif Merci Smile

@Fusain: A ces lumières, je ne peux que te conseiller de persister dans tes démarches de travail qui sont les bonnes à mon sens.  Ne te laisse pas impacter par les attaques des gens qui ne comprenne ni ta valeur, ni tes intentions. Pour ma part, à ces "attaques", j'ai appris à prendre de la hauteur, dire "la vérité" calmement, et "en rire" interieurement.

Comme on dit "la bave du crapeau ne doit pas atteindre la blanche colombe" Wink

Après, afin de faciliter la réduction des attaques et la compréhension de tes actions, je ne peux que t'inviter à l'écoute, car elle te guidera pour adapter ta forme à tes détracteurs.

Un exemple: mon chef est un gars super, mais j'ai conscience que prendre des liberté sur mes horaires, avoir un rythme différent du sien, le stress énormément. Et bien tout simplement, je fais attention a mon attitude vis a vis de lui afin de l'aider à destresser.
Je n'en renonce pas pour autant à ma liberté sur mon rythme, mais je lui donne (enfin j'essaie^^) tout simplement autre chose qui le rassure par ailleurs et qui ne me coute pas (une forme de manipulation positive).

Oula, je me donne plein de clés a moi meme et de l'automotivation en te disant cela  Embarassed

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Re: N'avoir rien à donner, dont les autres veuillent

Message par Revz le Jeu 16 Juin 2016 - 12:11

parce qu'il faut à un moment se remettre en question quand, après quarante ou cinquante ans d'écologie, d'éducation à l'environnement etc, des centaines de milliers et même plus d'élèves "sensibilisés", non seulement la prise de conscience n'a pratiquement pas fait un pas (c'est à peine si on peut se dire que le tri sélectif est à peu près dans les mœurs dans les quartiers aisés des plus grandes villes), mais même la connaissance de base n'a pas bougé: je me trouve face à des gens très diplômés capables de sortir qu'on ne peut pas prétendre compter les oiseaux parce qu'ils volent et vont où ils veulent, et qui publient des éditoriaux dans de grandes revues d'économie sur cette base-là qui montre surtout une ignorance niveau CE2.

Si je peux me permettre, je pense qu'il y a de réelles prises de conscience depuis quelques années et que les techniques, enjeux, ont aussi évolués de part l'urgence écologique.

Après, pour ma part, je ne suis pas pour le tris sélectif, qui pour moi ne résout pas le problème mais le repousse ou n'est qu'une étape (mais je ne suis pas spécialiste), et me retrouve plus vers une vie de proximité (marchés, produits locaux, renoncement aux produits industriels, compost) , qui aurait pour finalité de supprimer complètement les déchets, et donc le tris, et donc le recyclage, et donc les coûts associés, et donc l’énergie nécessaire pour le faire, et donc,....

Après, j'ai conscience aussi que le tris sélectif m'est nécessaire aujourd'hui, car je ne suis pas encore "a ma cible", et que bien des personnes ont réellement besoin d'autres personnes qui les sensibilisent à ce sujet.

Parfois aussi, notre action seule ne permet pas d'atteindre l'objectif bienveillant, mais y contribue. Tu as peux être lu parfois le désintérêt de tes actions sur certains visages, mais a mon sens, tu as préparé le terrain pour d'un autre fasse de même, et ainsi de suite, et un jour, les personnes a priori désintéressées auront rejoint ta démarche, mais tu ne le saura pas. Tu pourras juste constater que "le monde à avancé", et, la paix retrouvée, tu sauras que tu y as contribué d'une manière importante. Le sourire de ceux que tu as convaincu devrait t'aider Wink

Enfin voila, si cela peut t'aider et envisager peut être que les bonnes intentions et bons objectifs impliquent parfois d'envisager des changements de méthodes, ou tout simplement que les méthodes sont bien les bonnes, mais qu'on ne le voit pas.

Ce dernier point est quelque chose de difficile a faire, surtout quand on a pas de sources de réconfort par ailleurs, et que l'on a rejoint le travail et le personnel. l'équilibre est a mon sens plus difficile à trouver. Pour ma part, actuellement, j'ai fait le choix de compartimenter, même si le personnel rejoint mon travail quand je viens poster ici.

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Re: N'avoir rien à donner, dont les autres veuillent

Message par Invité le Jeu 16 Juin 2016 - 12:52

Alaintuitif a écrit:Merci Revz d'avoir à ton tour recentré le débat car, à lire tous les points de vue, tous les conseils que laissent gentiment les uns et les autres, on arrive à une réaction de l'auteur du topic himself :

Fusain a écrit:C'est dommage que ni l'un, ni l'autre vous n'ayez lu la 2e partie du message. Parce que du coup, vous vous en êtes arrêtés à un truc: [l'idée que vous me donnez d'excellentes réponses et que je n'en veux pas. ]

Voilà pourquoi on se fait "bouler" : il ne s'agit pas d'une demande de résolution de problème, il s'agit d'un … CRI !  affraid

NON.

Je pensais qu'on en avait fini avec les interventions hors sujet conséquence de lectures superficielles et de compréhensions erronées de ce que je prends le temps de décrire, et puis non.

Contresens complet, basé sur l'extraction d'une demi-phrase de son long contexte.

Je redis donc en une phrase, uniquement pour toi, parce que Revz et Pieyre, eux, ont capté:
"N'ayant pas lu mon message, vous vous en êtes arrêtés à l'interprétation erronée selon laquelle vous me donneriez des conseils alors qu'en réalité je n'en voudrais pas.
Or, ce n'est pas que je ne veuille pas de conseils de votre part, c'est qu'ils sont hors sujet, parce qu'ils répondent à une question qui n'est pas celle que j'ai posée."

Voilà. Je l'ai mis en gros. Maintenant, tu arrêtes de tirer des interprétations pas possibles sur la base d'une demi-phrase que tu extrais d'un message de trente lignes en te dispensant de les lire.


Et je vais lire les autres réponses avant d'y répondre.

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Re: N'avoir rien à donner, dont les autres veuillent

Message par Invité le Jeu 16 Juin 2016 - 13:22

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Message par Invité le Dim 19 Juin 2016 - 20:57

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Re: N'avoir rien à donner, dont les autres veuillent

Message par Revz le Dim 19 Juin 2016 - 23:08

Fusain a écrit:Finalement vivre dans l'égoïsme le plus cynique et le plus absolu est encore l'attitude la mieux valorisée socialement. On peut même fonder un parti des gens comme ça. Les autres, il suffit de les traiter de fascistes.

Le résultat en ayant cette attitude n'est pas des plus reluisant. Beaucoup de gens tendent vers la même conclusion et a mon sens, c'est malheureux... Embarassed

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Re: N'avoir rien à donner, dont les autres veuillent

Message par Invité le Lun 20 Juin 2016 - 4:55

C'est bien gentil mais ramer dans l'autre sens en se faisant chier dessus H24 au bout d'un moment tu fais comment ?

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Re: N'avoir rien à donner, dont les autres veuillent

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