Invalidité et influence des facteurs « adaptation » et « intégration sociale » sur diagnostic Haut Potentiel

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Message par Invité le Ven 27 Mai 2016 - 20:56

Bonjour à tous.

Je parle ici de moi, mais le sujet me paraissant intéressant au sens large et pouvoir parler à des personnes atteintes de déficiences différentes que celle qui me concerne ou autres curieux, j'ai préféré ne pas préciser le type de déficience dans le titre. J’espère d'ailleurs un débat assez ouvert et pas spécialement centré sur mon cas.

Je suis déficient visuel de naissance, atteint d'une atrophie optique dominante appelé syndrome de Kjer ( pour les plus curieux mon acuité visuelle est actuellement de l'ordre du 1/2 10° à chaque œil ). J'ai suivi une scolarité que j'appellerai « mixte », tant o dans le milieu scolaire classique jusqu'à la fin du collège, tant o en milieu spécialisé jusqu'à mes 20/22 ans avec 2 tentatiives de seconde Initiation aux Sciences de l'Ingénieur et finalement pour finir avec un CAP accordeur de piano en poche.
J'ai ensuite vécu 8 ans avec mon ex-compagne, qui elle est atteinte de rétinite pigmentaire, non-voyante aujourd'hui. Nous avons eu 2 enfants, la première étant atteinte de la même pathologie que moi, et le dernier diagnostiqué « HP » en Janvier dernier.

Concernent ma position face au « handicap », je me suis toujours senti le « cul entre 2 chaises » ( pardonnez moi l'expression ). À la fois assez voyant pour être passionné par des activités très « visuelles » ( aéromodélisme, très intéressé par ce qui est graphique de manière générale, j'ai fait du skate pendant des années… ) et à la fois suffisamment « aveugle » pour que ça me mette évidemment des barrières, ce qui a bien évidemment été la cause de grandes frustrations. Socialement j'arrive à me fondre dans la masse incognito, jusqu'à ce que je passe pour impoli parce que je n'ai pas reconnu une connaissance lorsque je la croisait dans la rue ou jusqu'à ce que je demande à quelqu'un de me lire le tableau des arrivées à la gare.

Malgré tout je pense avoir globalement accepté mon handicap et ai toujours plus ou moins vu ça comme un défi ( avec ici une connotation plutôt positive, allant dans le sens de la motivation ). Je n'ai jamais voulu apprendre le braille ou m'encombrer d'artifices spécialisés à ma déficience ( télé-agrandisseurs, montre parlantes, etc,,, ), préférant la bonne vieille loupe et la débrouillardise « autant que faire se peut ». 

Voilà pour le petit portrait « invalide ».

Ce n'est que très récemment ( il y a 4 à 5 jours ), sous l'impulsion de la mère de mes enfants, et conforté par un terrain génétique relativement favorable, que j'ai commencé à me pencher sur l'hypothèse du « Haut Potentiel » en ce qui me concerne. Je me suis donc doucement documenté ( je n'ai pas lu le « fameux » livre, et me refuse à le faire pour le moment ) et me reconnaît fortement dans certains traits typiques de personnes « HP », beaucoup moins dans d'autres. Pour aller plus vite sur ce point je me permet de reprendre le contenu de messages que j'ai écrit précédemment ( feignasse... ) :

« Cependant je n'ai jamais osé penser que je pouvais être "surdoué", me trouvant de manière générale plutôt "à la masse". Aussi je vis une période plutôt difficile de ma vie ( divorce, dépression, grave problèmes de santé à répétitions dans la famille... ), et ai conscience que cette identification soudaine n'ai peut-être qu'une réponse illusoire à tout ça. »

J'ajouterai à cela : « … c'est pourquoi je prends de base l'hypothèse avec beaucoup de pincettes. »

« J'ai toujours eu plus ou moins conscience que mon esprit fonctionnait différemment que celui de mes camarades/collègues/amis. Toujours le plus enthousiaste/exalté/excité/passionné ( ce qui c'est malheureusement inversé avec la dépression ), toujours dans mes pensées, à me documenter, et beaucoup de mal à lâcher prise. En grandissant ( vers l'age de 20/25 ans ), j'ai commencé à me poser des questions sur ma santé mentale : Est-ce normal de toujours réfléchir au point de ne jamais s’ennuyer? D'être à ce point boulimique de connaissances ( sur les sujets qui m'intéressaient s'entend bien )? Puis sont arrivés les soucis de monsieur et madame tout le monde , avec les premières désillusions, les premières grosse déceptions et épreuves de la vie, et toute cette ébullition somme-toute assez positive c'est transformée en un chaos indémaillable...

Pour la petite histoire la dépression m'a mené jusqu'en hôpital psychiatrique. J'ai été suivi par plusieurs psychiatre auxquels je n'ai évidemment pas manqué de dire que j'avais peur d'être fou, ce à quoi ils répondaient en rigolant "non monsieur vous n'êtes pas fou!". Aucun diagnostic précis n'a d'ailleurs jamais été formulé. »

( le sujet cité se trouve ici : http://www.zebrascrossing.net/t26780-recherche-de-temoignages-depistage-hp-positif-ou-non-suite-aux-depistages-positifs-de-votre-vos-enfants )

Voilà pour le portrait « tourmenté ».

Maintenant je ne peux m'empêcher de mettre les choses en perspective…

Personnellement, et je sais que c'est le cas de beaucoup de personnes en situation de handicap, j'ai passé beaucoup de temps à essayer de gommer mon invalidité, ma « particularité ».
J'ai aussi passé beaucoup de temps à essayer de m'adapter tant bien que mal à diverses situation de la vie ( quotidien, social, loisirs… ).

Me viennent alors 2 questions ( qui en soulève chacune évidemment un tas d'autres... ) :
Dans quelle mesure le besoin de développer des facultés d'adaptation peut il pousser à un développement psychique inhabituel ?
Dans quelle mesure des années d'efforts d'intégration peuvent elles ré-freiner un développement psychique « hors-norme » ?
( bonjour la plasticité du cerveau )

Concrètement, qu'est-ce qui me dit que me retrouver dans un trait caractéristique de la personne « HP » n'est pas simplement due au fait que j'ai compensé mon handicap ?
Exemples :
- j'étais extrêmement attaché à mon couple, « plus que de raison » ( compensations de frustrations ? ) ( j'avais trouvé des mots très parlants à ce sujet, j'éditerai par la suite )
- ébullition cérébrale constante, relative introversion, boulimie de connaissances ( comme l'enfant malheureux qui se créé un monde intérieur ? la carapace ? )

Ou à contrario, qu'est-ce qui me dit que si je ne me retrouve pas dans un trait caractéristique de la personne « HP » n'est pas simplement due au fait que j'ai étouffé ( plus ou moins inconsciemment ? ) une différence de plus ?
Quelques exemples ici aussi :
- relativement intégré ( ben...j'ai passé 30 ans de ma vie à essayer de m'intégrer… )
- sensibilité « controlé » ( je me pense clairement plus sensible et empathique que la moyenne mais le garde souvent pour moi. intégration -> ne pas faire de vague ? )

On peut également en profiter pour dire un mot des traits caractéristiques de la personne « HP » directement imputables à la situation de handicap.
Exemple :
- sans-cesse dans le doute et la remise en question ( confiance en moi ébranlée par le handicap ? )

( les exemples ici ne concernent que moi et sont là à titre indicatif, la liste n'étant évidemment pas pas exhaustive )

Enfin, il est prouvé que les personnes en situation de handicap dès la naissance ont un développement psychique plus lent que la moyenne. Dans ce cas se peut il qu'un potentiel cérébral élevé à la base puisse se révélé amoindri ou équilibré à terme?

/// Je me permet de « balancer » le sujet à ce stade, mais je pense inclure au moins un paragraphe sur les tests, leur (non) adaptation aux différentes invalidités, le facteur de fatigabilité accru intrinsèque au handicap, etc... Je pense qu'il y a déjà de quoi commencer à « causer ». Aussi je réécris depuis peu, je vous prierai de m'excuser si la construction du sujet vous paraît maladroite. ///

Qu'en pensez-vous ?

Comme dit précédemment je parle ici de moi mais je trouve le sujet intéressant au sens large. N'hésitez pas à voir les choses « outre ma petite personne ».

Aussi si vous pensez à un titre plus clair pour le sujet ou une autre sous catégorie, je suis ouvert à toute proposition...

Par avance merci.

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Message par Invité le Sam 28 Mai 2016 - 15:57

Aucun avis sur la question?

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Message par Pieyre le Sam 28 Mai 2016 - 16:28

Moi, je veux bien. Mais, ce que la question m'évoque, c'est que j'ai toujours entendu dire que même les aveugles compensaient leur handicap par un investissement plus important des autres sens, notamment l'ouïe. Alors, si en plus ils sont HP, eh bien cela doit venir plus vite et mieux...

De mon côté, j'ai sans doute compensé un certain nombre de difficultés relationnelles, mais ce n'est peut-être pas spécifiquement le sujet.

Pieyre

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Message par Invité le Sam 28 Mai 2016 - 18:02

Salut. Smile

Pieyre a écrit:Moi, je veux bien. Mais, ce que la question m'évoque, c'est que j'ai toujours entendu dire que même les aveugles compensaient leur handicap par un investissement plus important des autres sens, notamment l'ouïe. Alors, si en plus ils sont HP, eh bien cela doit venir plus vite et mieux...

Je te confirme que l'immense majorité des aveugles complets développent leurs sens valide à un point parfois réellement impressionnant. Beaucoup de mes camarades m'expliquaient entre-autre qu'ils ressentaient les masses ( poteaux électriques, bâtiments, objets divers sur leur chemin ) et s'en servaient dans leurs déplacements ( repères dans l'espace, évitement d'obstacles, etc ). Expérience extrêmement enrichissante soit dit en passant. En revanche ceux auxquels on prêterai volontiers des capacités intellectuelles remarquables ne sont pas forcément les plus fins dans le domaine des sens ou de la compensation de manière générale.

Quant aux mal-voyants dont je fait partie ( personnes ayant donc une acuité visuelle qualifiée de faible ), aucun de la tripotée que je connais ( probablement une bonne cinquantaine personnellement ) n'a notoirement développé de sens particulier

Pieyre a écrit:De mon côté, j'ai sans doute compensé un certain nombre de difficultés relationnelles, mais ce n'est peut-être pas spécifiquement le sujet.
Ça ne me semble pas très éloigné en tous cas. J'aurai tendance à croire qui si tu as compensé c'est que tu faisait face à des situations handicapantes.

Tu veux en parler ? Very Happy

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Message par mrs doubtfull le Sam 28 Mai 2016 - 18:36

Tout ça me fait penser à ce que l'on regroupe sous le terme d'inhibition intellectuelle. Et aussi à l'effet pygmalion négatif: pour facilité son intégration, on se met à essayer de fonctionner intellectuellement comme la majorité. Au prix de moments de dépression ou autres joyeusetés car le naturel peut revenir un jour ou L'autre au grand galop ( de zèbre).
Désir de conformité...

L'EFFET PYGMALION NEGATIF
Un grand nombre d’enfants surdoués non identifiés vivent au quotidien en effet « pygmalion négatif ».
Selon Jean Charles TERRASSIER « l’enfant va tendre à renoncer à exprimer son véritable potentiel et se limiter à répondre à une demande qui le sous estime…. ».
Il note que « ce contexte va l’inciter à renoncer à exprimer une partie de sa personnalité et à oublier celui qu’il aurait pu être, ce qui ne peut en rien favoriser son épanouissement. »
L'auteur met en garde contre les conséquences de l'effet Pygmalion négatif.
« Dans la mesure où l'enfant élabore une représentation de Soi en partie en se fondant sur l'image de lui-même que lui renvoie un environnement inapte à identifier ses possibilités, il lui sera très difficile de se découvrir et de s'assumer précoce ».
Extraits de l'article : « Les dyssynchronies des enfants intellectuellement précoces. » Jean-Charles Terrassier
A l’école, les enfants peuvent se limiter intellectuellement pour essayer de ressembler aux autres ou pour répondre aux attentes de leurs professeurs. Par un besoin de conformité excessif, ils s’imposent de ne plus exprimer leur potentiel. Au risque de se renier, ils se fondent dans la classe, renonçant ainsi à leurs aptitudes « hors normes ».
En se camouflant tels de véritables caméléons, ils se protègent de l’incompréhension des professeurs mais aussi de leurs camarades. Pour se conformer aux attentes des autres, l’enfant s’inhibe, se détériore socialement, il recherche une normalisation imaginaire et renonce ainsi à lui-même.

Selon le docteur GAUVRIT, l’enfant « se recrée un nouvel équilibre moteur, affectif et intellectuel par une série de contre-investissements (refoulement, répression) ne laissant aucune énergie disponible pour le fonctionnement intellectuel».

A la maison également, une pression vers la norme peut s’exercer sur lui. Dans ce contexte, l’enfant fait tout pour se montrer « normal » alors que justement sa créativité et sa curiosité intellectuelles devraient pouvoir s’y exprimer. La fratrie peut accentuer ce phénomène.
Selon les enfants, l’effet pygmalion négatif est plus ou moins perceptible :
- soit ils perdent enthousiasme, goût des apprentissages… et peuvent ainsi se renier définitivement,
- soit ils explosent après un certain temps ce qui permet d’identifier leur précocité intellectuelle.

A l’inverse, certains ne vont pas à l’encontre de ce qu’ils sont (pas d’Effet Pygmalion négatif). Ils ont alors la force de contraindre leurs parents et leurs proches à s’adapter et à modifier leur représentation d’eux-mêmes, mais à quel prix...
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Message par Pieyre le Sam 28 Mai 2016 - 18:59

Lautruche, ressentir les masses, vraiment ? Ou n'est-ce pas plutôt les volumes ? Sans doute est-il question d'interpréter les informations sonores qui résultent de la réflexion des ondes sur des surfaces importantes... Ainsi, sans m'être jamais entraîné, il m'arrive dans la rue de préférer ne pas me retourner pour voir si un véhicule vient et me fier uniquement au son. Mais une rue, c'est simple : c'est un couloir. Déjà, dans la cour de mon domicile, je suis souvent incapable de dire d'où vient un son, à cause des réflexions multiples.

Mais, d'une façon générale, oui, je suis d'accord que se priver des informations d'un sens peut être extrêmement enrichissant. Ainsi il m'est arrivé de ne pas allumer chez moi, soit que la lumière s'atténuait avec le soir soit que je me levais la nuit dans une quasi-obscurité, et que je tentais de fonctionner autrement. Ce qui est d'ailleurs étrange c'est que je fermais alors les yeux, non tellement pour me tester de façon volontaire, mais comme si mon manque d'habitude des informations lumineuses faibles pouvait me perturber davantage que m'aider... enfin quelque chose comme ça; je n'y ai pas réfléchi tellement. Bon, je n'ai pas beaucoup pratiqué, puisque je n'en avais pas besoin; mais – peut-être trouveras-tu cela ridicule – j'ai eu l'impression alors à la fois de chercher à acquérir la maîtrise des aveugles et qu'il serait injuste envers eux de le faire, comme si tout le monde devait percevoir à la mesure de ses moyens, en fonction d'une certaine égalité, et qu'il ne s'agissait pas d'aller plus loin...

Par ailleurs, ma supposition selon laquelle les capacités intellectuelles devaient être déterminantes pour compenser davantage, ou acquérir de nouveaux moyens, n'était peut-être pas fondée, en effet. Cela me paraissait logique, mais la motivation c'est complexe, et cela n'a pas forcément une cause unique. Alors : courage, lucidité, créativité... pour reprendre une triade que je cite souvent : voilà déjà trois facteurs.

Quant aux facultés où j'ai éprouvé le besoin de compenser, c'est difficile à dire, parce que ce n'est pas forcément vital; c'est-à-dire que je n'ai pas développé une stratégie explicite pour cela. Bon, le principal, qui peut être le plus proche sur le plan de l'esprit de ce qui existe sur le plan du corps, c'est la façon de réagir à la force d'autrui (un peu comme on réagit aux forces de la nature). Dès l'enfance j'ai eu conscience qu'il y avait des individus qui étaient capables de s'imposer plus que moi. Je ne me suis pas mis à l'écart; j'étais joueur, turbulent, et même risque tout; mais je savais qu'il me manquait quelque chose du côté de la force de caractère; aussi, à l'occasion, je devais tenir compte de mes limites, de sorte que je ne sois pas obligé de me restreindre trop, et je devais trouver à m'exprimer autrement, par la parole délibérée ou l'action indirecte davantage que par ce qui existait spontanément chez les autres.

Pieyre

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Message par Invité le Sam 28 Mai 2016 - 19:55

@ Pieyre :

Pieyre a écrit:Lautruche, ressentir les masses, vraiment ? Ou n'est-ce pas plutôt les volumes ? Sans doute est-il question d'interpréter les informations sonores qui résultent de la réflexion des ondes sur des surfaces importantes... Ainsi, sans m'être jamais entraîné, il m'arrive dans la rue de préférer ne pas me retourner pour voir si un véhicule vient et me fier uniquement au son. Mais une rue, c'est simple : c'est un couloir. Déjà, dans la cour de mon domicile, je suis souvent incapable de dire d'où vient un son, à cause des réflexions multiples.

Oui je dis bien "masses", et c'est le mot qu'ils emploient et c'est ainsi qu'ils le ressentent. ils parlent de "perception d'une présence". Maintenant cette sensation est-t'elle la conséquence d'une synthèse sensorielle? Je ne sais pas... ( je me demande si je n'avais pas entendu parler d'études sur le sujet à l'époque... ). Dans tous les cas ça relève bien du domaine de l'hyper développement des sens.

Sinon oui moi aussi j'ai joué à l'aveugle. Je me suis déjà fait des petits défis comme ça c'est marrant ! Very Happy

Pieyre a écrit: mais – peut-être trouveras-tu cela ridicule – j'ai eu l'impression alors à la fois de chercher à acquérir la maîtrise des aveugles et qu'il serait injuste envers eux de le faire, comme si tout le monde devait percevoir à la mesure de ses moyens, en fonction d'une certaine égalité, et qu'il ne s'agissait pas d'aller plus loin...

Hahahahahaha ! Tu devrais raconter ça à un aveugle je te garanti qu'il serai sans doute mort de rire ! Very Happy
Les handicapés rigolent souvent volontiers de leur "défaut de fabrication" ( auto-dérision, chambrages de rigueur, etc... ).

Pieyre a écrit:Alors : courage, lucidité, créativité... pour reprendre une triade que je cite souvent : voilà déjà trois facteurs.
Certes, mais du coup ça me parait un peu juste pour un diagnostic fiable. :/

Pieyre a écrit:Quant aux facultés où j'ai éprouvé le besoin de compenser, c'est difficile à dire, parce que ce n'est pas forcément vital; c'est-à-dire que je n'ai pas développé une stratégie explicite pour cela. Bon, le principal, qui peut être le plus proche sur le plan de l'esprit de ce qui existe sur le plan du corps, c'est la façon de réagir à la force d'autrui (un peu comme on réagit aux forces de la nature). Dès l'enfance j'ai eu conscience qu'il y avait des individus qui étaient capables de s'imposer plus que moi. Je ne me suis pas mis à l'écart; j'étais joueur, turbulent, et même risque tout; mais je savais qu'il me manquait quelque chose du côté de la force de caractère; aussi, à l'occasion, je devais tenir compte de mes limites, de sorte que je ne sois pas obligé de me restreindre trop, et je devais trouver à m'exprimer autrement, par la parole délibérée ou l'action indirecte davantage que par ce qui existait spontanément chez les autres.
Je m'attendait à quelque chose de plus en rapport direct avec le haut potentiel. Ou quelque chose m'a peut-être échappé ?

@ mrs doubtfull :

Salut. Smile

Oui j'ai rapidement comprit l'importance de la prise en compte de cet aspect dans le domaine du haut potentiel.
Je sais maintenant comment le nommer... Merci. Smile

Mais quid de la composante handicap ?

Je précise bien que je ne suis peut-être pas concerné et que mes recherches actuelles sont seulement motivés par quelques suspicions et sans doute une quête de grain à moudre. Je ne cherche en aucun cas à me rassurer ou chercher de bons prétextes à m'éviter quelque confirmation « clinique ».

Aucun déficient auditif, moteur ou autre dans le coin ?

( j'ai l'impression de passer mon temps à utiliser le mot « Je », c'est affreux…
)

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Message par mrs doubtfull le Lun 30 Mai 2016 - 13:00

Trouvé ça:

http://www.talentdifferent.com/surdoues-handicapes-509.html
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Invalidité et influence des facteurs « adaptation » et « intégration sociale » sur diagnostic Haut Potentiel Empty Re: Invalidité et influence des facteurs « adaptation » et « intégration sociale » sur diagnostic Haut Potentiel

Message par Invité le Lun 30 Mai 2016 - 14:37

J'étais tombé dessus avant-hier également. Les témoignages dans les commentaires reprennent bien la problématique que je souhaitais soulever ici, bien que d'avantages axés sur le "focus" fait par le milieu de l'éducation, la famille, et le monde extérieur de manière générale, ce qui n'en demeure pas moins intéressant. Cependant ces personnes ne font pas mention de ce sur quoi ils s'appuient pour dire qu'ils sont "zèbre". Ont-ils été testés? Si oui dans quelles conditions? Ou se sont ils juste "retrouvés" dans le livre de JSF?

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