Bonjour, c'est tieutieu

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Re: Bonjour, c'est tieutieu

Message par ou-est-la-question le Ven 16 Juin 2017 - 23:26

je me sens tout comme vous Messieurs Dames 

mon job ?  fallait que je cogite vite en changeant de sujet toutes les 20 minutes au mieux
donc tu passes du suivi de grossesse patho au cancer au cardiaque au ......
avec un esprit sans cesse sous éveil et si possible marge d'erreur tendant vers zéro
me suis éclatée au niveau de la réflexion 


je faisais seule ma compta aussi ..... chaque année 1 semaine avant la date limite je me mettais à ma compta annuelle en me collant la pression  
la faire chaque mois ou chaque semaine m'emmerdant royalement 

je ne m'emmerde pas quand je dois cogiter vite 
sinon j'ai l'impression que mon neurone roupille 

réfléchir vite avec une vue d'ensemble et si possible "prévisionnelle" ( = vision à long terme) c'est vrai que là dedans je m'éclate

mais bon c'est se coller du speed quand même , là où personne n'en demande

amusant 

car ce n'est pas une demande d'autrui

c'est comme un challenge avec soi-même
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Re: Bonjour, c'est tieutieu

Message par chuna56 le Sam 17 Juin 2017 - 9:54

C'est un grand philosophe qui le dit...

Pour mon ami Tieutieu:
Le procrastination, oui, mais structurée

Cela fait des mois que j’ai l’intention d’écrire cet essai. Pourquoi suis-je finalement en train de l’écrire ? Parce qu’enfin j’ai trouvé du temps libre ? Faux. Je dois corriger des devoirs, remplir des commandes de manuels, répondre à un projet de recherche de la NSF, lire des premiers jets de mémoires... Je travaille sur cet essai afin de ne pas avoir à faire toutes ces choses-là. C’est l’essence même de ce que j’appelle la procrastination structurée, une stratégie étonnante que j’ai découverte et qui transforme les procrastinateurs en êtres humains efficaces, respectés et admirés pour tout ce qu’ils peuvent accomplir et pour le bon usage qu’ils font de leur temps. Tous les procrastinateurs repoussent les choses qu’ils ont à faire. La procrastination structurée est l’art de mettre à profit ce défaut de votre personnalité. L’idée maîtresse : procrastiner ne signifie pas ne rien faire du tout. Il est rare que les procrastinateurs ne fassent rien du tout. Ils font des choses dont l’utilité est marginale, comme jardiner, tailler des crayons, faire un diagramme sur la façon dont ils réorganiseront leurs fichiers un jour. Pourquoi le procrastinateur se livre-t-il à ces activités ? Parce qu’elles sont un moyen d'éviter de faire une tâche plus importante. Si tout ce que le procrastinateur avait à faire, c’est de tailler des crayons, nul être en ce monde ne serait assez puissant pour l’y contraindre. Cependant, le procrastinateur peut être motivé à réaliser une tâche difficile, urgente et importante, tant que ce travail est un moyen de ne pas faire une autre tâche, plus importante.

La procrastination structurée consiste à donner à sa liste de tâches une structure qui tire parti de cet état de fait. Les tâches que l’on a à l'esprit sont à classer par ordre d’importance. Les tâches qui semblent les plus urgentes et les plus importantes viennent en tête. Mais il y a aussi des tâches significatives plus bas dans la liste. Réaliser ces tâches devient une façon de ne pas faire les choses classées plus haut. Avec cette liste de tâches structurée de façon appropriée, le procrastinateur devient un citoyen utile. Il peut même acquérir une réputation de personne efficace, capable d’accomplir beaucoup.

La situation la plus parfaite que j’aie connue, pour la procrastination structurée, était quand ma femme et moi étions Professeurs résidents à Soto House, une cité étudiante de Stanford. Le soir, confronté à des devoirs à noter, des cours à préparer, du travail de groupe à faire, je partais de notre cottage avoisinant la cité étudiante et j’allais à la salle de jeux jouer avec les étudiants, ou j’allais discuter avec eux dans leur chambre, ou je m’asseyais simplement pour lire le journal. J’obtins la réputation de Professeur résident génial, et d’être un des seuls profs du campus qui passait du temps avec les étudiants et les connaissait bien. Imaginez un peu : jouer au ping pong pour éviter de faire des choses plus importantes, et obtenir une réputation de Mister Chips(*).

Souvent les procrastinateurs suivent une tactique diamétralement opposée. Ils essayent de réduire autant que possible leurs engagements, en se disant que s’ils n’ont que peu de choses à faire, ils arrêteront de procrastiner et les feront. Mais cela va à l’encontre de la nature profonde du procrastinateur et détruit sa source de motivation la plus importante. Les quelques tâches de sa liste seront par définition les plus importantes, et la seule manière de les éviter sera de ne rien faire. Cela conduit à devenir un mollasson, pas un être efficace.

En ce moment, vous vous demandez peut-être : « Mais qu’advient-il des tâches importantes, en haut de liste, qu’on ne réalise jamais ? » C’est vrai que c’est un problème potentiel.

L’astuce est de bien choisir les projets placés en haut de liste. Les tâches idéales ont deux caractéristiques : d’abord, elles semblent avoir des limites dans le temps clairement fixées (mais en réalité non). Ensuite, elles ont l’air terriblement importantes (mais en réalité non). Par chance, la vie regorge de ce type de tâche. Dans les universités, l’écrasante majorité des tâches appartiennent à cette catégorie, et je suis sûr qu’il en est de même dans la plupart des autres grandes institutions. Prenons par exemple l’élément qui est en tête de ma liste en ce moment. Il s’agit de finir un essai pour un recueil sur la philosophie du langage. Il était censé être terminé il y a onze mois. J’ai effectué un nombre colossal de choses importantes pour ne pas travailler dessus. Il y a deux mois, assailli par la culpabilité, j’ai écrit une lettre à l’éditeur pour lui dire combien j’étais désolé de mon retard et lui faire part de mon intention sincère de me mettre au travail. Écrire la lettre fut, bien sûr, un moyen de ne pas travailler sur l’article. Il s’avéra que je n’avais pris que peu de retard par rapport aux autres contributeurs. Et de toute façon, quelle importance a cet article au fond ? Pas assez pour qu’une tâche apparemment plus importante ne surgisse à un certain moment. A ce moment-là, je travaillerai mon article.

Un autre exemple : les formulaires de commandes de manuels. Nous sommes en juin à l’heure où j’écris. En octobre, je donnerai un cours en Épistémologie. Les formulaires de commandes de livres devraient déjà avoir été renvoyés à la librairie. Il est facile de prendre cela pour une tâche importante avec une date limite pressante (pour vous les non-procrastinateurs, je ferais remarquer que les échéances commencent réellement à être pressantes une semaine ou deux après la date limite). Je reçois des rappels presque quotidiens du secrétariat de mon département, les étudiants me demandent parfois ce que nous lirons, et les formulaires non remplis sont pile au milieu de mon bureau, juste sous l’emballage du sandwich que j’ai mangé mercredi dernier. Cette tâche est dans le haut de ma liste : elle m’ennuie, et me motive pour d’autres choses utiles mais qui en surface sont moins importantes. Mais en réalité, la librairie est largement occupée avec les formulaires déjà remplis par les non-procrastinateurs. Je peux envoyer les miens au milieu de l’été et tout ira bien. Il me faut simplement commander des livres connus, populaires, chez des éditeurs réactifs. J’accepterai une autre tâche, apparemment plus importante, d’ici à, disons, début août. Alors mon mental se sentira enclin à remplir les formulaires de commande afin de ne pas réaliser la nouvelle tâche.

Le lecteur observateur peut alors savoir l’impression que la procrastination structurée demande une certaine dose d’auto-tromperie, puisqu’au final on est constamment en train de procéder à une arnaque pyramidale sur soi-même. Exactement. Il faut être capable d'identifier et de s’attribuer des tâches aux échéances irréalistes et à l’importance surgonflée, en se persuadant qu’elles sont importantes et urgentes. Ce n’est pas un problème, puisque quasiment tous les procrastinateurs sont doués pour se mentir à eux-mêmes. Et qu’y a-t-il de plus noble que d’exploiter un défaut de caractère pour contrecarrer les effets néfastes d’un autre ?

John Perry

(ce texte a été publié sur son site internet)
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Re: Bonjour, c'est tieutieu

Message par Invité le Sam 17 Juin 2017 - 10:23

ce texte a été publié sur son site internet
C'est sympa de nous l'avoir traduit. Sinon, je n'aurais même pas ouvert le spoiler pour voir ce qu'il y avait dedans ! Dent pétée
Je crois que pour ma part, la tâche primordiale que je dois accomplir aujourd'hui est de prendre du temps pour faire la sieste. Ainsi j'arriverai peut-être à ramasser les cerises avant que les merles ne les finissent... à moins que je ne confie cette tâche à d'autres car si je suis substituable à la cueillette des cerises par n'importe quel esclave, personne ne saurait faire la sieste à ma place en m'en offrant le même plaisir. Pfiu
Et moi qui croyais que la procrastination, c'était d'attendre que d'autres fassent à votre place ce que vous auriez fait bien mieux vous-mêmes...

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Re: Bonjour, c'est tieutieu

Message par chuna56 le Sam 17 Juin 2017 - 10:52

Ah pasque tu crois que je suis capable de traduire ça ?
Faudrait déjà que je comprenne la version américaine Dent pétée

J'ai le bouquin du Mr, où il dit que le texte est sur son site (sinon c'est pas très cool pour lui de publier un chapitre entier), et ce texte est dispo ailleurs sur le net ^^
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Re: Bonjour, c'est tieutieu

Message par Invité le Sam 17 Juin 2017 - 13:08

Bonne nouvelle : Maître Cuicui sur son arbre perché a cueilli ses cerises ! Il en reste même quelques unes dans le panier pour faire un clafouti... Dent pétée

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Re: Bonjour, c'est tieutieu

Message par tieutieu le Sam 17 Juin 2017 - 13:18

Merci Chuna de compenser mon pipotron par de la philosophie. Il est super ce texte. Il est super le titre de ton spoiler.  Wink
Je me permets de ne pas mettre le 56, on dira pour te rassurer, que de toute façon ça n'est pas la taille qui compte. Dent pétée

Cuicui, je te conseille d'ajouter une pincée d'Imodium dans ton gâteau.
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Re: Bonjour, c'est tieutieu

Message par tieutieu le Jeu 29 Juin 2017 - 13:14

La procrastination est récompensée !
J’ai eu un très bon retour de ma hiérarchie sur l'année écoulée et une augment’. Où va le monde du travail déjà qu’il n’y a plus de saison ? C’est mon curé chez les baltringues ou quoi ? Je pourrais peut-être faire du télétravail en regardant des séries affalé sur mon canapé, puisqu'apparemment tout est possible. A moins que je ne change de poste pour une activité d’avaleur de mojitos à la terrasse du Papagayo. Je ne vais pas me plaindre mais je croyais vraiment qu'on me reprocherait ma faible productivité.

C'est vrai que j'avais fait un effort pour donner une bonne image de moi cette année, mais sur le reste j’étais quand même au minimum. Ça va être difficile de faire moins. Je ne vais pas faire un truc philosophique sur l’importance de l’image et ses spécificités dans la sphère professionnelle. Juste une petite astuce : toujours ‘être débordé’ comme si c’était votre plus grande qualité. Revenir d’une pause déjeuner de 3 heures, reprendre un café sur son lieu de travail, regarder le chef dans les yeux et dire « Désolé, je viens de manquer la réunion importante sur la couleur du PQ. A ce propos, il faut qu’on discute de ma charge de travail, ça ne peut plus durer, malheureusement je n’ai pas le temps tout de suite! ». Normalement grace à ça, vous serez épanouis professionnellement.

Finalement, je me demande si je n’ai pas dégradé mon appréciation en bossant quand même un peu. Je suis déboussolé comme un gosse qui ne trouve pas de limites chez ses éducateurs. Un gamin qui reproduirait les fresques des grottes de Lascaux sur les murs de sa chambre, avec ses excréments, et qui serait déçu d’y être encouragé. C’est marrant parce qu'à la sortie de mon entretien, m'est revenu un souvenir.

Un souvenir d’enfance.
J’avais 5 ans. A l’époque, je n’étais pas doué d’une empathie démesurée et j’étais très occupé à découvrir le monde. Mon expérience du jour, de scientifique en herbe, était d’identifier la réaction d’un camarade…après administration de l’équivalent d’une pelletée de sable dans le slip. S’il avait répondu positivement à la sollicitation de ‘fais voir tes fesses’, il ignorait le reste et était surpris par la suite des évènements. Je notais les détails, étudiais la reproductibilité. Pour ceux que ça intéresse, un enfant avec autant de sable dans le froc se comporte comme un canard qui a la tête tranchée. Je découvris alors que les répercussions ne se limitaient pas à ce seul ‘volontaire’. Tout ça produisait des réactions en chaîne : des mômes qui se trouvaient une vocation pour les grandes découvertes en arrachant la pelle des mains de leur copain, d’autres qui couraient en vérifiant leurs bretelles ou leurs ceintures, certains qui demandaient le renfort des adultes. C’est là où j’ai été pris à mon propre jeu et que j’entendis la directrice : « tieutieu, viens me voir stp. » Je m’exécutai en prenant mon air le plus penaud avec une sincérité qui suffirait à un studio hollywoodien. Alors que j'étais sur le point de recevoir ma sanction, j’entendis au-dessus de moi : « Félicitations, j’ai appris que tu avais eu un petit frère ». Elle n'avait rien vu. Je restai muet ne sachant pas passer si facilement de l’embarras à la joie ; ma nomination à l’Oscar du meilleur acteur devenait incertaine. Mais je venais de faire ma plus grande trouvaille : l’épée de Damoclès peut également servir à un adoubement. Mes félicitations les plus marquantes sont celles que je n’attends pas, parce que je ne les mérite pas. Elles sont forcément sincères puisqu’elles sont illégitimes. Je découvris mon premier oxymore en même temps que l'injustice positive.

Après une période de réflexion de 35 ans, j’en tire aujourd’hui deux conclusions  :
- J’aime mon frangin depuis cet épisode. Ce couillon m’a pris ma place de p’tit dernier, mais il m’a sauvé la mise par sa seule naissance, je lui suis redevable.
- Je regrette aujourd’hui d’avoir été l’initiateur de ces méfaits. Pas par empathie, mais parce qu’une bonne dizaine d’années plus tard et sans doute par ma faute, il m’était devenu moins facile de trouver des volontaires pour montrer leurs fesses. Mais quand on a l’âme d’un chercheur, on finit par trouver et ça amène à poser d’autres questions.
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Re: Bonjour, c'est tieutieu

Message par Mystère Blue le Ven 30 Juin 2017 - 9:26

Tu devrais essayer le body surf dans les grosses vagues de l'océan, avec ces jolis shorts de surfeurs, si, ceux qui ont une culotte interne en filet, après une bonne session de tournés boulés, va t'assoir au bar de la plage pour un bon mojito bien mérité, et là surprise, y a plein de cailloux dans le filet, tu les ressorts à pleines poignées, si tu veux voir des fesses et du sable, je te conseille les plages naturistes cet été !
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Re: Bonjour, c'est tieutieu

Message par tieutieu le Ven 30 Juin 2017 - 9:44

lol! Mystère Blue
Je connais. Je doublonne avec un maillot de bain dessous maintenant et je vide le filet à chaque fois que j'ai une douzaine d'huîtres ou une belle dorade.
L'envie de voir des fesses faisait référence à la période de l'adolescence depuis j'ai diversifié mes centres d'intérêt.
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Re: Bonjour, c'est tieutieu

Message par Mystère Blue le Ven 30 Juin 2017 - 9:53

T'as bien raison, y a pas que les fesses, y a les seins aussi, ma hantise, capturer un poulpe dans mon filet de bain ! Dent pétée
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Re: Bonjour, c'est tieutieu

Message par chuna56 le Ven 30 Juin 2017 - 18:36

Dites, messieurs. rassurez moi, SVP.

Quand vous parlez de maillot de bain et de filet, c'est pas de ce genre de maillot auquel vous faites références, hein ?

Spoiler:
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Re: Bonjour, c'est tieutieu

Message par Mystère Blue le Ven 30 Juin 2017 - 18:42

Ça c'est pour la pêche aux moules ! Pété de rire
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Re: Bonjour, c'est tieutieu

Message par Invité le Ven 30 Juin 2017 - 18:46

Serveur ?

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Re: Bonjour, c'est tieutieu

Message par chuna56 le Ven 30 Juin 2017 - 18:47

Pti bleu, heureusement que je suis plus en train de surveiller l'exam Pété de rire
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Re: Bonjour, c'est tieutieu

Message par chuna56 le Ven 30 Juin 2017 - 19:16

Sinon, j'ai la solution...:
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Re: Bonjour, c'est tieutieu

Message par tieutieu le Ven 30 Juin 2017 - 22:46

Chuna56, merci de t'intéresser à nos problèmes en proposant des solutions.
Je me demande quelles marques de bronzage ça peut laisser ces trucs.
C'est mon coté perfectionniste : jamais complètement satisfait. Razz


Dernière édition par tieutieu le Sam 1 Juil 2017 - 0:21, édité 1 fois
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Re: Bonjour, c'est tieutieu

Message par chuna56 le Ven 30 Juin 2017 - 22:49

Demi moule-bite, demi-bronzage.
Faut aimer l'asymétrie. Perso, j'ai du mal avec ça. J'aime la symétrie la plus parfaite possible.

Pour le truc avec le filet, j'espère qu'il y a un anti UV, pasque c'est qd même dangereux sinon...
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Re: Bonjour, c'est tieutieu

Message par tieutieu le Mar 4 Juil 2017 - 10:22

Papy J. et mamie S.:
J’aime les vieux.
J’aime leur façon de ne pas avoir d’ambition. Ils ont appris à marcher sur la ligne de crête qui sépare les regrets et les rêves. Leurs chemins ne semblent pas aller plus loin que le sourire de la boulangère, qu’une poignée de main au postier ou que le parc où ils nourrissent les canards. Un coup de fil d’un proche relance la machine mieux que ne le ferait un pacemaker. Ne plus entendre très bien, ça leur sert de prétexte pour faire répéter et profiter à nouveau de la caresse des mots. Ils font durer cette voix comme on suce un bonbon plutôt que le croquer, afin que le plaisir se prolonge et se diffuse. Ils connaissent mille façons de discuter de tout, et quand tout est épuisé, ils parlent de rien avec autant de ferveur.Alors une fois le téléphone raccroché, ils espèrent rencontrer tous les postiers et les boulangères du monde pour leur apprendre la nouvelle. Revivre encore un bout de ce moment de grâce dont seuls eux saisissent réellement la magie.  
Ils pourraient bien pester qu’on pense si peu à eux, mais ils se réjouissent qu’on y pense des fois. De toute façon, ils ne seraient pas objectifs puisqu’eux sont attentifs tout le temps à tout le monde. Lors des conversations, un quotidien monotone prend des allures de fêtes, de 14 juillet, de Noël, de Toussaint. Tout est extraordinaire comme un 29 février : on ne peut plus quelconque et pourtant singulier. N’importe quelle occasion est bonne pour s’émerveiller de l’anodin. Le rose est leur fuchsia et le gris bien plus sombre pour eux, même le pâle est plus pâle une fois passé par leurs bouches. Le monde semble plus beau derrière une cataracte.

C’est quand même surprenant cette forme de sagesse que seule l’expérience permet. Au début, j’ai cru qu’il suffisait de s’instruire, écouter, regarder, reproduire ; je deviendrai et le Yin et le Yang en existant près d’eux. Ça serait mécanique, ma seule présence à leurs côtés suffirait à faire un copier/coller de leur espace mémoire vers mes dossiers personnels. Ils m’apprendraient tout ce qui n’est pas écrit dans les livres, même entre les lignes. Force est de constater que ça ne fonctionne pas. Leur belle philosophie, ils l’ont acquise à leur dépend, elle ne se transmet pas. Elle s’est imposée à eux parce mille fois ils n’ont pas eu d’alternative que d’accepter ce qui fut. « Accepter ce qui est » leur est devenu un réflexe, ils n’ont même plus conscience que se puisse être un effort. C’est comme se mouvoir avec une prothèse de hanche ; on ne choisit pas, on apprend jusqu’à ce qu’on oublie.
Est-ce qu’ils ont réellement conscience de cette faculté ? Ne plus se poser les mauvaises questions, celles qui n’auront jamais de bonnes réponses. Identifier l’important, ou plus nécessaire encore, ignorer le futile. D’avoir tellement vécu, que la seule chose qui compte est l’ici et maintenant parce que demain est incertain et qu’il n’y aura pas forcément d’ailleurs. Ils ne sauraient même pas dire quand ils ont acquis le pouvoir. Est-ce que c’est venu d’un coup lorsqu’un obus à traverser le plafond ? Est-ce lorsqu’ils ont endossé le titre de « pupilles de la nation » ? Peut-être même des dizaines d’année plus tard, quand pour la première fois, ils sont rentrés seuls d’un enterrement…jalousant la place dans le cercueil. Sans doute est-ce plutôt l’enchainement de tous ces traumatismes délayés dans quelques réconforts, de joies intenses liées par quelques contrariétés : cette ‘béchamel infernale’ qui transforme un acte de naissance en une biographie.

Peu importe. La présence de ces aînés me rassure et m’apaise. Je ne sais pas comment…quelque chose dans l’atmosphère, une odeur de rutabagas, une horloge comtoise, un chat greffé sur les genoux. Quand tous les éléments participent à l’ambiance, que les planètes s’alignent comme l’œil, les lorgnons et le doigt sur la page du livre, alors on ressent ce qu’on ne comprend pas. L’ennui sera long, mais il faut en profiter. La tristesse doit être savourée à sa juste valeur, autant que le bonheur. De toute façon, tout est transformé en bonus puisque l’avenir est un cadeau d’adieu. Eux, ils fumeront jusqu’au filtre leur dernière cigarette.

J’aime aussi leurs manières de ne pas gaspiller, d’être écoresponsables avant l’heure, de me renvoyer la balle par un « t’as pas connu la guerre ». Parlons-en de la guerre ! Moi, je voudrais tout savoir sur cette période ou l’Histoire leur servait de décor. D’habitude si prompts à transmettre leurs savoirs comme on passe un témoin,  sur la guerre, je n’aurais pas plus que quelques messages évasifs. Que c’est moche et qu’il faut faire l’impossible pour éviter l’indicible. Lorsqu’ils oublient leur mutisme pour lâcher une anecdote, c’est pour évoquer un bout d’humanité dans leur Voyage au bout de la nuit. La question sera réglée par « tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir…tant qu’on a la santé ». On comprend vite quand même qu’il ne faut pas abîmer la mémoire du grand Général, parce qu’il est le seul à avoir répondu à leurs ambitions d’enfants : dire « pouces » et que ça s’arrête. On n’abîme pas le souvenir de gamins accrochés à un poste de radio. Pourquoi les adultes font la guerre alors qu’ils interdisent la bagarre, même quand c’est pour du jeu dans une cour de récré ?Aujourd’hui encore, il y a d’anciens enfants qui cherchent la réponse, qui croient au gaullisme comme on croit au Père Noël, c’est-à-dire sincèrement. De cette âme de gamin, ils leur restent beaucoup plus qu’à moi. Il suffit de laisser un môme et un vieux, s’éloigner cinq minutes, revenir, et ne plus savoir lequel est lequel. On peut bien s’en aller puisqu’à partir de là on serait de trop, on tiendrait la chandelle au milieu de cette complicité faite de jeux, de grimaces et de rires.

J’ai cherché bien des fois ce qu’ils ont en commun, ce qui les pousse à agir ainsi, quelle force les anime pour atteindre cette connivence. Comme d’habitude, je me suis trompé de question. Rien ne les pousse l’un vers l’autre, la réponse est plutôt « rien ne les retient ». Quand deux garnements que quatre-vingt ans séparent se tiennent par la main pour sauter dans une flaque, c’est juste qu’ils en ont envie. Une envie que l’égo n’a pas encore écrasée ou que l’expérience a replacée à sa juste valeur. La différence entre eux et moi c’est qu’ils n’ont plus de freins ou qu’ils n’en ont pas encore. Sûrement qu’il faut une vie pour redevenir un enfant.
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Re: Bonjour, c'est tieutieu

Message par Godzilla le Mar 4 Juil 2017 - 10:36

Tieutieu, décidément, tu as une fort belle plume ! (même si le cynique en moi me fait dire que je ressemble plus, par pas mal d'aspects, à "tes" vieux, que disons, Sauron Giscard  clown )

Une chanson 70's, qui te plaira j'espère (mais peut-être la connais-tu), à laquelle ton texte m'a fait penser Smile  

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Re: Bonjour, c'est tieutieu

Message par chuna56 le Mar 4 Juil 2017 - 11:02

On n'a pas croisé les mêmes vieux, malheureusement pour moi.

Moi, je les perçois comme ça, entre autres :



Et méchants.

(et oui, fort belle plume, comme d'habitude I love you )
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Re: Bonjour, c'est tieutieu

Message par tieutieu le Mar 4 Juil 2017 - 11:39

Merci les jeunes, pour les chansons et la plume...et encore vous ne m'avez pas vu un jour de Carnaval. Dent pétée
Apparemment, j'ai de beaux vieux. J'ai une autre grand-mère de 89 ans, la seule encore en vie et là, y a du personnage !
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Re: Bonjour, c'est tieutieu

Message par chuna56 le Mar 4 Juil 2017 - 11:49

C'est chouette.

Moi un grand père de 95 ans qui enquiquine tout son monde. Et qui te dit chaque fois que t'appelles prendre des nouvelles: "ah!!! c'est Noël" Rolling Eyes
Je parle pas des idées politiques, des mots méchants...
Il a vécu la résistance, et l’Indochine.
Puis ma grand mère Dent pétée
Alors on lui pardonne. Et on l'aime. Et on pleurera quand il disparaitra...
Comme quand elle est partie.
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Re: Bonjour, c'est tieutieu

Message par Godzilla le Mar 4 Juil 2017 - 12:00

Un truc dans ma famille m'a aidé à lutter contre les généralisations sur les vieux ^^
Mes deux grand-mères ne se sont jamais rencontrées, vous allez comprendre pourquoi.
La maternelle : une double miraculée (600 grammes à la naissance - et juive, ayant échappée par miracle à la rafle du Vel D'Hiv). Une personne simple - dans le "bon sens" du terme - très belle "dedans comme dehors", mère et femme courageuse dans une vie qui ne l'épargna vraiment pas, merveilleuse grand-mère. Je pense toujours à elle avec émotion...
La paternelle : petite bourgeoise dans le pire sens du terme - l'incarnation de la mesquinerie et de la sournoiserie. Parfois littéralement monstrueuse envers sa belle-fille et même ma soeur (sa petite-fille donc), qui lui "doivent" certaines blessures psychologiques graves. Nostalgique de vichy et fervente du FN Evil or Very Mad
J'avoue ne pas la regretter...

Bref, aucun point communs sauf d'être mes grand-mères ^^
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Re: Bonjour, c'est tieutieu

Message par chuna56 le Mar 4 Juil 2017 - 12:06

Spoiler:
Grand-mère maternelle : a passé notre enfance à comparer ses petits enfants, à faire des réflexions mesquines, à faire des histoires entre belles filles, a été odieuse avec ma mère (qui lui rendait bien), à prendre mon père pour un imbécile, comme tout le reste de la famille. Elle est désormais hors d'état de nuire, a perdu la tête depuis 2 ans, n'est donc plus dangereuse. Sa fille a pris le relaie ^^
Grabd-père paternel : je suis la seule de ses petites filles qu'il a tapée (parmi 7), à 2 reprise, et pour des raisons injustes. Il me faisait peur.

On a du bol ou on en a pas lol
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Re: Bonjour, c'est tieutieu

Message par Mily le Mar 4 Juil 2017 - 13:49

Très belle tranche de vie comme d'habitude.

La mienne de vieille, j'en avais parlé là http://www.zebrascrossing.net/t27934p450-mily-on-air#1190085
Spoiler:
Chaque fois que s'approchent des élections présidentielles en France, cela me fait remonter des tonnes de souvenirs.
J'ai débarqué dans une famille bien franchouillarde. Enfin, pas tant que ça. Du côté de ma grand-mère, c'était plutôt vieille France déshéritée. De la bourgeoisie catholique désargentée qui n'avait plus les moyens de ses prétentions. Combien de fois ai je entendu l'histoire de la spoliation des biens de cette branche de la famille par un jeu d'héritages ? Le dimanche, à la grande table familiale, dans un décor un peu prétentiard, sous une tapisserie copiant une scène de bain de Watteau, j'écoutais l'histoire de la grande chapellerie parisienne et de belle chocolaterie qui auraient dû "être à nous aussi". Mais le papa est décédé de suites de la première guerre, pas longtemps après sa naissance.
En 1946, la guerre est finie, il faut marier la jolie Jeanine, mais elle qui se rêve au bras d'un officier devra se contenter d'un petit commercial sorti du ruisseau. La rumeur dit qu'il est à moitié gitan. Pas impossible, vu ses yeux jaunes et son teint mat, qui contrastent avec le regard bleu azur et la chevelure rousse de ma grand-mère. On se résout à donner de la confiture aux cochons.
C'est un flambeur, un touche à tout, doué pour trouver de l'argent, et encore plus doué pour le dilapider. On vit au dessus de ses moyens, avec les deux garçons, et dans le souvenir de celui qui n'a pas survécu. Quarante ans plus tard, elle n'en démord pas, elle a eu trois garçons, dont les deux gaillards les plus robustes ont survécu.
Dans sa cuisine intégrée en formica, alors que celui qu'elle a épousé court les chemins, tantôt vendeur d'assurances, tantôt patron de bar, tantôt marchand de vin, elle rêve de la belle époque, et surtout de son idole, de Gaulle, son idéal. Le grand, le beau, flamboyant et bateleur.
Elle s'occupe, avec des airs de grande dame, servant chaque samedi à midi café et biscuits aux voisines dans le service en porcelaine. Chaque soir, patiemment, elle pose ses bigoudis, chaque matin, elle passe un voile de poudre qui sent la rose et une touche de rose sur ses joues. Entre la cuisine, les visites des petits-enfants et la diffusion quotidienne du "feuilleton", elle lit des romans de gare et remplit patiemment sa grille de mots croisés dans Pélerin Magazine. Les mauvaises langues diront que ses cornes ne passent plus les portent, mais elle s'en moque. Elle a un nouvel amour, son nouveau de Gaulle. En 1980, elle est heureuse. Son petit dernier s'est marié. La brue est noire comme la nuit, mais elle s'en accomode. Elle lui trouve une ressemblance plaisante avec la souriante Clémence de la Compagnie Créole. Et surtout après les deux enfants gravement handicapés de l'ainé, celle là au moins donne naissance à une fille, en pleine santé, qu'elle a inspectée sous toutes les coutures. Et surtout son cœur bat lorsque apparaît son Jacques dans le poste de télévision. Il ira loin, elle en est sûre. Elle ne parle jamais de rien, mais s'endort tous les soirs au son de la radio. Lorsque, pendant les vacances, je venais la trouver, réveillée par un cauchemar, j'entendais le son de son vieux poste qui crachotait les dernières analyses politiques du moment. Elle ne s'anime que lorsque le sujet en arrive à son champion.
Les petits-enfants grandissent. Les deux de l'ainé se portent pas trop mal finalement, et les deux bronzés sont dégourdis. Ils parlent tôt, ils ramènent avec fierté des bulletins de notes à faire bisquer les voisines, et le soir du 17 mai 1995, toute la famille est rassemblée devant le poste flambant neuf pour assister au triomphe de son idole. La scène est encore vivante. Le visage tendu, elle ne lâche pas des yeux le montage fait pas la télévision nationale pour entretenir le suspens. Puis c'est l'explosion. Elle si effacée, toujours si discrète, elle exulte : "Chirac, CHIRAC !". C'est la première et unique fois ou je l'ai vue sortir de sa réserve habituelle pour présenter son majeur aux images d'un Lionel Jospin dépité.
Ah, SON Chirac. Il "présente bien" comme elle aime à dire. Elle soutient bec et ongles la moindre de ses décisions, même les plus idiotes.
En 2002, alors que son mari est à l'hôpital, les artères ravagées pas la consommation abusive de tabac à pipe et de bonne chère, elle est à nouveau devant l'écran, mais la victoire est trop facile, presque volée. Elle n'aime pas ce Sarkozy qui commence à trop se montrer. Le "nabot", la "Sarcosette" comme elle l'appelle. En 2003, elle en est sûre, elle ne s'est pas trompée, Jacques a pris la bonne décision. Mais déjà elle décline et confond un peu Chirac et de Gaulle, et applaudit celui qui selon elle "a tenu tête aux Boschs". Dans ces moments les plus lucides, elle feuillette l'album de famille, où sont mêlées les photographie de ses gros bébés blonds et bouclés, celles des petits sages comme des enfants de chœur dans leurs aubes de communiants, et la dernière photo, celle de la seule fille, au moment de sa présentation au drapeau.

Héroïne flaubertine, fade et niaise, comme le pensait son mari, ou passionaria ? Elle s'éteint en 2005, en proie à de violentes crises paranoïaques provoquées par une démence sénile.
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