Rupture, et gestion du trop plein d'émotions

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Message par JF le Ven 15 Avr 2016 - 0:05

Bonsoir à tous,

Comme vous tous, je suis une zèbre. Je suis nouvelle mais je parcours vos messages depuis quelques temps, et ça fait du bien et se rendre compte que je ne suis, malgré tout pas seule au monde dans cette galère.

Pendant de nombreuses années et depuis mon enfance, j'ai étouffé mes sentiments au point de ne plus rien ressentir, d'agir comme un robot, ne me souciant que de peu de personnes (hormis de mes parents).

Je ne pensais pas être capable de ressentir quoi que ce soit pour une personne, et encore moins un sentiment amoureux. C'est une chose qui me terrifie, j'ai terriblement peur de me livrer, de montrer, avouer mes sentiments, du regard des autres... prendre le risque d'être déçu parce que la chute parait insurmontable.

Et pourtant j'ai rencontré une personne au cours d'une soirée qui m'a fait découvrir que j'étais finalement capable de ressentir des émotions. Nous avons échangé de nombreux messages, pendant 3 mois, se voyant quelques fois, sans que rien ne se passe. Nous avons finis par nous mettre ensemble, mais restant distante, érigeant mes barrières comme à mon habitude (mais je ne parviens pas à agir autrement)... Je ne savais pas comment appréhender cette relation, comme réagir, trop de questions se bousculent, tout devait être parfait... Je me suis fait prendre à mon propre jeux... et je suis réellement tombée amoureuse...
Mais cette foutu différence a une fois de plus tout gâché, je ne parviens pas à montrer mes sentiments, à faire tomber les barrières et cela crée un réel malaise dans la relation. Nous nous sommes donc séparés.

Je vis très mal cette séparation, et décide un mois plus tard de m'armer de courage et de tenter le tout pour le tout en révélant sincèrement je que je ressens (une grande première pour moi), sans aller jusqu'à révéler ma Zébritude... Cela n'aura servi à rien, il y a trop d'incertitudes dans sa tête. De toute évidence cette relation n'a aucune chance d'aboutir et je décide d'en rester là... Même si cela me fait terriblement mal.

En conséquence je me dis que finalement je n'aurais pas dû me confier. J'ai beaucoup de mal, nous somme resté seulement un mois ensemble, je ne comprend pas que mon attachement soit si fort. Je suis au plus mal et trouve ma réaction démesurée.

Comment gérer ses émotions dans une telle situation ? Comment relativiser, reprendre le dessus ? Et surtout comment oser se lier de nouveau à une personne, refaire confiance (ce n'est plus envisageable pour moi) ? Ma Zébritude me condamne peut être à rester seule... ou du moins ma manière de l'appréhender... Je vois mes ami(e)s fonder leur famille, je suis heureuse pour eux mais cela renforce terriblement mon sentiment de solitude et mon incapacité à m'accomplir personnellement.

Je vous remercie de m'avoir lu. Peut être que certains d'entre vous pourront m'aider Smile


JF

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Message par Myma113 le Ven 15 Avr 2016 - 15:43

Chère JF,
Ton post m'a beaucoup touchée, et me parle énormément. Comme toi, je suis nouvelle par ici (même si la bienveillance que j'y ai trouvée fait que j'ai rapidement pris mes marques. Smile ).
Pour ma part, j'ai découvert ma zébritude il y a un peu moins de deux mois (j'ai 30 ans...). C'est tout récent, et avant cela, tout ce qui pouvait découler de cette particularité était interprété par moi (et quelques mauvais thérapeutes) comme de sérieux désordres psychiques.
Concernant ton histoire, il y a des phrases que j'ai déjà moi-même tant de fois dites...
"Je ne comprends pas que mon attachement soit si fort", "je suis au plus mal et trouve ma réaction démesurée", "comment relativiser, reprendre le dessus ?" Je vais tenter de partager avec toi mon sentiment, en espérant que ça t'aidera, ne serait-ce qu'un peu :

1. A mon humble avis, tu n'as surtout pas à te juger. Ta réaction n'est pas du tout démesurée. Comme tu l'expliques, cela t'a pris des années avant de pouvoir t'autoriser à éprouver des choses, et même faire l'immense pas de les exprimer à l'autre. Je sais que c'est plus facile à dire qu'à faire, surtout au vu de la tournure que les choses ont prises, mais tu dois vraiment te féliciter pour ça. Moi, en tout cas, je te félicite grandement. Ce n'est pas donné à tout le monde d'oser se dépasser de la sorte, sortir de sa zone de confort, même quand celle-ci est douloureuse (ça reste du confort).
Et puis, la douleur que tu éprouves n'a rien à voir avec la durée de ta relation... "Un mois de relation", "dix ans de relation", ça ne veut pas dire grand chose. C'est ce que vous avez mis dedans qui compte. Donc il n'y a pas de honte à avoir.

2. Pour moi, ce n'est pas du tout le fait d'avoir ouvert ton coeur qui a produit ce résultat. J'ai appris récemment que chez beaucoup de zèbres, l'autoculpabilisation, ou en tout cas l'hyper responsabilisation, particulièrement dans des situations amoureuses difficiles, s'éveillait en moins d'une seconde. Dans mon sujet "L'idéalisme et l'écoute", où je parle de ma dernière histoire de coeur qui m'a totalement retournée, cette idée que j'ai mal fait les choses revient très souvent. Que si j'avais fait autrement, on n'en serait pas là. Et par ricochet, que plus jamais je ne devrai commettre cette erreur. Or, comme je le crois aussi, dans une relation, longue ou courte, amoureuse ou non, tout se fait à deux. Toi tu t'es dévoilée, et tu auras beau le regretter, une chose est sûre : pour des raisons qui lui appartiennent, lui n'a pas su ou pu le recevoir. Donc tu n'as commis aucune espèce de bêtise.

3. Moi aussi, je me dis en permanence que ma zébritude me condamne sans doute à rester seule, que je dois définitivement renoncer à mon envie d'une relation belle respectueuse, enrichissante, durable et saine, parce que je ne ressens ni ne vis les choses de la même façon que les gens autour de moi. Et cette idée revient très souvent dans beaucoup de sujets ici, d'ailleurs. Ce que j'en crois, c'est que ce sera toujours un peu plus compliqué pour un zèbre d'avoir une vie amoureuse/sentimentale/sexuelle aussi enrichissante qu'il le souhaiterait. Mais loin d'être impossible, trop risqué, ou trop dangereux. Les témoignages de certains zèbres ici m'en ont donné la preuve. Le piège dans lequel il ne faut pas tomber non plus, c'est de voir cette zébritude comme un obstacle, une barrière. Plus le temps passe, et plus je me rends compte qu'il est plus doux d'apprendre à composer avec, de l'accepter, pas malgré soi mais avec soi. Et une fois cela fait, on sait mieux ce que l'on souhaite, et on se dirige plus naturellement vers cela. En attendant, moi aussi, je vois autour de moi des couples, des familles heureuses. En ce moment, je séjourne (suite à mon épisode sentimental lamentable) chez un couple d'amis qui vit sa relation dans une sérénité sans bornes. Je les trouve adorables, et à la fois, cela me ramène à toutes mes incapacités, tous mes échecs, à ma grande douleur, liée à ma solitude et à mon non-accomplissement personnel... Tu vois comme tu n'es pas seule à ressentir cela ? Smile Mais j'espère que cela évoluera. Ayant tout récemment entamé un travail personnel sur moi-même, j'ai l'immense espoir d'évoluer dans le bon sens, de m'accepter sans attendre que les autres m'acceptent, ou me "valident". C'est difficile, mais ça en vaut la peine.

4. Pour ce qui est d'apprendre à gérer ses émotions, je ne saurais t'aider, malheureusement, j'ai le même problème. Mais de la même façon, j'ose croire que je finirai par y arriver.

En tout cas, je trouve que c'est une excellente chose que tu sois venue ici partager ton expérience avec nous. Tu verras, selon les réponses de tout le monde, que les questionnements que tu as sont importants, sérieux, sévères et douloureux, mais que cela est aussi faux que vrai, dans la mesure où tu as encore tellement de choses à découvrir sur toi, et que tu ne soupçonnes peut-être même pas.
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Message par Invité le Ven 15 Avr 2016 - 16:24

Bonjour JF,

Moi aussi ton post me touche beaucoup. Je ne vois pas grand chose à rajouter que Myma113.

Par contre, ce qui m'intrigue, c'est ta conclusion d'un échec inévitable. A mon sens, la fraîcheur de tes connaissances et expériences me semblent semble un peu contradictoires avec la conclusion Razz Ne pas se concentrer sur un objectif, mais juste vivre les moments, cela aide beaucoup à gerer le perfectionnisme, l'emotionnel, la honte, la peur...

Quoi qu'il en soit, ce qui est sur, c'est qu'un nouveau monde s'ouvre à toi, et ça s'est magnifique Smile

Fais confiance à la vie, et prends ce qu'elle t'offre Wink  

Pour avoir un jour brisé une telle relation suite a des débordements émotionnels, je ne peux que comprendre ta souffrance. Surtout quand, comme toi, ce sont des sentiments nouveaux que tu découvre. Ce n'est jamais simple de les appréhender. J'ai mis longtemps, moi, à etre sur de ce que je ressentais. Trop tard aussi je me dis. Mais des fois, le soleil revient, et je garde espoir.

Tu as encore une belle route, dans la découverte de ta zebritude.

Compassion, bienveillance, confiance, sont des belles a partager et qui t'aiderons dans tes relations.
Apres, c'est sur, c'est difficile. Ici, il y a des gens particuliers comme toi.

Pour te donner un exemple, certains zebres sont de vrais saints. Meme si certains d'entre, comme moi, on leurs fragilités et leurs sensibilités.

Une des grandes leçon que j'ai appris de la vie, c'est que la certitude, ça ne se ressent et ne se voie que dans les yeux de l'autre. Encore faut il qu'il puisse effectivement, savoir ce qu'il fait. L'importance de laisser le temps au temps; de respecter les rythmes de l'autre.

Réfléchir, imaginer, cela ne sert à rien. Il faut juste vivre Wink

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Message par JF le Ven 15 Avr 2016 - 23:58

Merci Myma113 et Revz pour vos réponses, ça m'apaise d'échanger avec vous Smile

Il est vrai que je n'ai qu'une faible expérience de cette nouvelle vie, j'ai découvert ma Zébritude à l'âge de 18 ans, j'en ai aujourd'hui 25. C'est une chose que j'ai laissé de coté préférant m'enfermer dans une passion qui m'a porté et grâce à laquelle je n'ai pas sombré durant ma scolarité (mais c'est un autre sujet).

En effet les relations ne sont pas tous les jours évidentes, et encore moins pour un zèbre visiblement. Je travail sur moi, j'essaye de m'ouvrir aux autres, d'accepter mes sentiments et ne plus les nier, puisque d'une manière ou d'une autre c'est eux qui me rattrape (je suis une adepte des crises d'angoisse).
Cependant lorsque je décide d'essayer de sortir de ma coquille, ce n'est pas une réussite. Il est vrai que je culpabilise beaucoup, me disant que si j'avais réagi autrement, que si j'avais dis des choses différentes, le résultat aurait sans doute été lui aussi différent... Je suis en colère contre moi.

En vous lisant, je comprend qu'il est temps pour moi de me tourner vers de nouvelles choses, me découvrir moi, mais aussi la vie, composer avec ma différence, et surtout l'accepter. Il est vrai que la vie a de magnifiques choses à offrir, mais le chemin est long pour parvenir à en apprécier chaque moment... Je vais alors me mettre en chemin Wink

JF

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Message par Myma113 le Sam 16 Avr 2016 - 2:39

Je te comprends. Trois choses sur lesquelles j'ai envie de rebondir :

1. tu as laissé ta zébritude de côté pendant plusieurs années. Tu devais avoir tes raisons. Aujourd'hui, à la lumière de certaines expériences, ou de certains événements, disons qu'elle se rappelle à toi (parce que bien entendu, elle ne disparaîtra jamais.). Du coup, cela crée peut-être une impression de fragilité, mise "sous le tapis" jusqu'à présent. De mon côté, comme je te disais, ça fait moins de deux mois que je l'ai découverte. Nouveauté pure, totalement insoupçonnable jusqu'à présent. Mais j'ai compris une chose : j'ai grand intérêt à composer avec, pour éviter qu'elle ne me dévore, ou m'empêche, ou me sabote bien malgré moi. Il ne s'agit pas de contrôle, mais plutôt d'acceptation. "Accompagner le mouvement, même quand il semble incohérent". Et tu le dis très bien toi-même. En ce sens je pense que tu es sur la meilleure voie pour toi.

2. Moi aussi je suis abonnée aux crises d'angoisse... Dès le réveil, en ouvrant les yeux. La simple idée d'une nouvelle journée me met dans cet état. Et pareil, le premier gros travail lancé avec mon thérapeute est le lâcher-prise sur les émotions. Un chantier dont je ne vois absolument pas les limites. Smile Mais bon, quand faut y aller, faut y aller.

3. Sur l'idée de "si j'avais dit des choses différentes, le résultat aurait sans doute été lui aussi différent", pour ma part, j'ai ce mécanisme en permanence. Pour moi ce n'est pas qu'une pensée récurrente, c'est vraiment un mécanisme. Et en fait, je me l'explique par le télescopage de plusieurs choses sur le plan psychique : je sais que face à n'importe quelle situation, je ne peux pas m'empêcher d'établir 1) les différents scénarios possibles 2) les variantes de chaque scénario 3) les probabilités que chacun se produise 4) les obstacles à l'origine des scénarios impossibles 5) les moyens possibles de lever ces obstacles 6) mon degré d'accès à ces moyens-là, ou disons ma "marge de manoeuvre" 7) le potentiel global de la situation... Bref, c'est sans fin... Arrow
Et donc, à chaque fois que ça ne se passe pas bien, et a fortiori quand ça me fait mal, le responsable est tout trouvé : c'est moi. Depuis que j'ai conscientisé cela, j'essaye, à chaque fois que je me surprends à avoir ces pensées, de me rappeler que c'est ma tête qui travaille, que ce qui se passe réellement n'a pas grand chose à voir avec toutes ces choses, qui ne sont que des possibilités imaginaires dans un réel palpable. J'ai bien dit "j'essaye". Smile  En vérité j'en suis encore loin. Mais voilà par exemple une chose que m'a apporté la nouvelle de ma zébritude : je commence à percevoir les mécanismes en moi. Et même si je marche sur des oeufs constamment, le fait de pouvoir prendre du recul sur soi, de se voir agir et penser, ça aide beaucoup. Enfin je pense. Concernant ton histoire, à mon sens, tu as le sentiment de t'être loupée parce que, dans ton esprit, et suite à l'analyse des faits, tu aurais pu faire mieux. Mais dans la réalité, concrète, tu as fait de ton mieux, avec ce que tu es, ce que tu ressentais à ce moment-là, et en composant avec l'autre, qui il est, ses réactions, etc. Encore une fois, c'est facile à dire, mais j'en suis intimement convaincue. Donc bon, il ne s'agit pas non plus de te forcer à sortir de ta coquille coûte que coûte. Mais de la même manière, ce serait absurde de t'y cloîtrer. Je me dis qu'il faut veiller à ne succomber à aucun extrême. C'est une recherche d'équilibre quotidienne. Comme tu dis, le chemin est long, mais il n'est pas impraticable. Smile
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Message par Invité le Sam 16 Avr 2016 - 2:49

JF a écrit:
Il est vrai que je culpabilise beaucoup, me disant que si j'avais réagi autrement, que si j'avais dis des choses différentes, le résultat aurait sans doute été lui aussi différent... Je suis en colère contre moi.
Il y a au moins un topic ici sur la colere, ou tu trouveras des opinions sur l'utilité de la colère.

JF a écrit:
Je vais alors me mettre en chemin Wink
Notamment aider à aller de l'avant Wink

Je t'invite à ne pas trop culpabiliser, une relation est un echange une chimie. Des fois, on a les bons ingrédient, mais ça fonctionne pas. La cause peut etre situationnelle, environnementale, ou il faut ajouter des ingédients. Parfois, les ingrédients à ajouter sont difficilement identifiables, des fois, il faut voir la recette autrement.

Un jour j'ai mangé un "muffin mexicain" (recette francaise, rien de mexicain). Super bon, sucré et tout et tout. Quand j'ai demandé la recette on m'a dit qu'il y avait du chorizo dedans.
J'avais jamais imaginé que la recette du muffin que tout le monde connait + du chorizo qui n'a rien a faire là a priori, donnerai une recette magnifique, originale et incroyablement savoureuse.


@Myma113 : toujours aussi lucide Wink

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Message par gobutgo le Sam 16 Avr 2016 - 18:06

JF,
Personnellement l'intuition est ma seule boussole dans ce type de questions.
C'est ainsi que je me sens le plus 'prés' de ce que je suis. Cela n'exclu pas de faire des erreurs et même de passer outre.
N'accorde pas trop d'importance aux représentations que tu te fais du bonheur des autres, ou de la vision que les autres peuvent se faire du tien.
En douceur...


Dernière édition par gobutgo le Sam 16 Avr 2016 - 20:58, édité 1 fois
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Message par armotuste le Sam 16 Avr 2016 - 18:45

JF a écrit:
En conséquence je me dis que finalement je n'aurais pas dû me confier. J'ai beaucoup de mal, nous somme resté seulement un mois ensemble, je ne comprend pas que mon attachement soit si fort. Je suis au plus mal et trouve ma réaction démesurée.

JF, je pense que tu as bien fait de te confier. Les _vraies_ relations avec les autres passent par une communication sincère. Se montrer tel que l'on est, ce que l'on ressent, c'est faire confiance à l'autre, et c'est s'accepter soi-même.

Réaction démesurée? Ta réaction était probablement à la mesure de ce que tu ressens, ne compare pas avec ce que tu imagines être une réaction "normale". Si tu ressens fort, tu réagis fort, c'est cela qui est normal.
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Message par JF le Dim 17 Avr 2016 - 21:33

Bonsoir,

Merci à tous pour ce réconfort et vos réflexions qui aide à avancer.

Je me retrouve énormément dans tes posts Myma113, notamment sur celui sur l'idéalisme et l'écoute, j'idéalise aussi énormément... et le plus difficile est... que j'espère encore...  Triste  J'admire la manière dont tu parviens à exprimer tous les mécanismes qui caractérisent ton fonctionnement (qui ne m'est pas étranger). J'ai également conscience des miens, mais je ne parviens pas à les exprimer aussi précisément et aussi clairement.

En effet j'ai ressenti fort et réagi fort... Je pense aussi que c'est une question de Chimie, d'ingrédients. Il est vrai que la situation environnementale n'était pas idéale, une question de distance n'a pas facilité les choses. Mais cette situation n'a pas duré, et le changement est intervenu rapidement, mais déjà trop tard.

Je crois au fait, que tout nous arrive pour une raison, pour nous faire avancer, grandir... Mais j'ai du mal a saisir le sens de cette relation à laquelle je m'accroche... et qui n'a plus aucune chance d'aboutir... Je me pose sans doute beaucoup trop de questions. Je ne parviens pas à ralentir ma pensée qui me fait changer d'humeur en moins d'une minute. Il suffit qu'un moment vécu traverse ma pensée, pour que les larmes montent alors que je suis avec des amis sous un soleil magnifique sirotant un verre.

Je suppose qu'il faut que le temps passe... Mais en vous lisant je ne regrette pas d'avoir livré mes émotions, même si cela fait mal. Effectivement les vraies relations passent par une communication sincère. Je vais assumer ce que je suis !  Smile

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Message par gobutgo le Lun 18 Avr 2016 - 18:00

Il te faut un peu de temps pour admettre que l'autre aussi a peut-être échouer dans cette relation.
Si tu ne l'as pas déjà fait, regarde les enjeux de la dépendance affective qui peuvent éclairer certains comportements de couple.
Sois patiente, n'ai pas peur de 'perdre ton chagrin'
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Message par Bavardoir le Mar 19 Avr 2016 - 13:34

JF,

Le contexte est différent mais je me retrouve totalement dans le dernier paragraphe de ton premier message, très touchée. J'en suis là, environ. Aussi avec le mécanisme que décrit Myma, en l'occurrence parce que j'aurais souhaité au plus profond de moi un résultat différent. Mes espoirs se déconstruisent même si l'on veut toujours y croire... j'ai le sentiment que ça restera ainsi et que le chemin sera long... la différence n'étant pas à l'origine de ce gâchis (j'aurais préféré).

Construire prend du temps, mon énergie et beaucoup d'autres choses sont parties dans ce trou noir. La suite ne m'enchante guère mais il faut bien que ça passe.

L'essentiel est d'avoir été sincère, avec l'autre et avec soi-même.

Aussi, je te souhaite le meilleur pour l'avenir, tant sur les rayures que sur les relations sunny
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Message par AntoineB33 le Dim 22 Mai 2016 - 10:50

Les ruptures...Vaste sujet...

Il m'a toujours été difficile de prendre une décision ferme et définitive. Sachant qu'avec le temps, mon cerveau finira bien par trouver un nouvel angle d'attaque pour affronter et dépasser le ou les motifs de la rupture. Pour moi, un problème définitif n'existe pas, il n'y a que des solutions. Mais je réalise qu'il faut savoir aussi reconnaître la fin d'une histoire.
Comment gérez-vous ce sentiment de vide après la rupture ? L'idéalisation de la relation de couple est-elle une constante chez les hyper sensibles ?
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Message par Myma113 le Dim 22 Mai 2016 - 20:25

JF a écrit:Bonsoir,
Je crois au fait, que tout nous arrive pour une raison, pour nous faire avancer, grandir... Mais j'ai du mal a saisir le sens de cette relation à laquelle je m'accroche... et qui n'a plus aucune chance d'aboutir... Je me pose sans doute beaucoup trop de questions. Je ne parviens pas à ralentir ma pensée qui me fait changer d'humeur en moins d'une minute. Il suffit qu'un moment vécu traverse ma pensée, pour que les larmes montent alors que je suis avec des amis sous un soleil magnifique sirotant un verre.

Chère JF, désolée j'ai un peu disparu de la conversation (et du forum, d'ailleurs). Je suis sensible à cette question du sens des expériences. Je ne sais pas si tu te la poses encore aujourd'hui concernant ton histoire, mais si c'est le cas, moi je crois que les expériences ont le sens qu'on leur donne (d'où par exemple le fait que certaines personnes reproduisent indéfiniment le même schéma d'échec, sans jamais en sortir, ou qu'au contraire d'autres évoluent de façon spectaculaire). En revanche, il y a aussi le sens de ton attachement, qui lui ne dépend pas, selon moi, d'un point de vue momentané, de ton humeur du jour, ou d'autres paramètres fluctuants. Tu disais que tu t'accrochais à une relation qui n'avait plus aucune chance d'aboutir. Trouver le pourquoi de cela me paraît très intéressant pour toi, en tout cas plus facile à appréhender que "pourquoi cette rencontre m'est tombée dessus." J'espère que tu te portes mieux aujourd'hui.  Smile
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Message par Myma113 le Dim 22 Mai 2016 - 20:37

AntoineB33 a écrit:Les ruptures...Vaste sujet...

Il m'a toujours été difficile de prendre une décision ferme et définitive. Sachant qu'avec le temps, mon cerveau finira bien par trouver un nouvel angle d'attaque pour affronter et dépasser le ou les motifs de la rupture. Pour moi, un problème définitif n'existe pas, il n'y a que des solutions. Mais je réalise qu'il faut savoir aussi reconnaître la fin d'une histoire.
Comment gérez-vous ce sentiment de vide après la rupture ? L'idéalisation de la relation de couple est-elle une constante chez les hyper sensibles ?

Bonjour AntoineB33,

D'après ce que tu dis, je fonctionne tout pareil que toi, à ceci près que, quand ça commence à sentir le roussi, je vis cela de façon si tragique que je n'ose pas adopter tous les nouveaux angles d'attaque que j'ai trouvés pour régler la situation. Donc généralement, j'essaye encore une fois ou deux, puis je pars en dépression-express... Smile

Concernant ta première question, le vide, pour ma part, je n'arrive pas à le gérer, je le subis totalement, parce qu'il me ramène trop à moi-même, et que je ne sais que faire de moi dans ces moments-là. Pour ce qui est de l'idéalisation, j'ai bien l'impression qu'elle est générale chez les hyper-sensibles, même si je ne me risquerais pas à l'affirmer, et si je pense qu'elle prend diverses formes. Entre l'idéalisation de l'autre en tant que personne, l'idéalisation du sentiment amoureux en lui-même, ou encore l'exigence vis-à-vis de l'autre à un tel point qu'il s'avère finalement toujours insatifaisant pour soi, il y a de quoi se prendre le chou un bon moment... Smile La seule solution que j'aie trouvée pour le moment afin d'éviter ce piège de l'idéalisation est un peu extrême : je regarde l'autre que je viens de rencontrer d'un oeil extrêmement critique. Même s'il a tout ou presque pour me plaire et m'enflammer, je le critique intérieurement très sévèrement, je grossis tous ses traits négatifs. C'est un mécanisme complètement idiot, mais étant incapable pour le moment de vivre ce qui est plutôt que ce qui pourrait être, c'est la seule alternative que j'aie trouvé, pour ne pas renoncer à faire des rencontres. A la fois, on va dire que la vie m'a aidée un peu, puisque des dernières rencontres que j'ai faites, aucune n'avait de réel potentiel d'amour à mes yeux... Voilà voilà.
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Message par AntoineB33 le Lun 23 Mai 2016 - 23:16

Bonsoir Myma113,

Merci pour le temps consacré à la réponse. Cela m'a beaucoup touché. C'est le moment ou je ne suis plus seul, ou je découvre des frères et des sœurs de pensées. Le sentiment de solitude et d'isolement est sans aucun doute la trame qui m'a conduit à devenir dépendant du sentiment amoureux et du rapport physique aussi. On accepte beaucoup pour calmer et assouvir une dépendance. Sans aucun doute peut-on renoncer à soi-même, s'étourdir dans les concessions, puis devenir amère. Mais tout cela est derrière moi, car vivre seul me fait moins peur aujourd'hui. Finalement, il m'était impossible d'entamer une relation sans envisager de tomber amoureux ( est-ce un point commun des hypers sensibles ?). Ne pas s'enflammer, garder la tête froide...Tu as raison, les choses sont tellement plus simples en prenant de la hauteur, de la distance. Parfois nous le réalisons avec une surprenante facilité dans certains aspects de notre vie et dans d'autres domaines, c'est l'émotion qui commande. J'ai remarqué fonctionner correctement dans un cadre sécurisant et régulier. Ex : de l'Aïkido pour améliorer sa relation aux autres. De la course à pieds pour améliorer sa relation à soi-même. Dormir quand les idées noires apparaissent, planter des repères fixes. Dans ce contexte, je suis un bon garçon. Sans cela, c'est plus compliqué. Avons-nous besoin d'un environnement particulièrement stable pour nous épanouir ? Et si oui, cela nous rendrait-il plus fragile dans nos relations amoureuses et plus désespéré dans nos ruptures ? Alors peut-être faut-il effectivement ménager nos natures, prévenir notre entourage de nos sautes d'humeur et choisir des personnes plus souples que nous le sommes...
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Message par 'C.Z. le Lun 23 Mai 2016 - 23:24

Désolée de mettre mon grain de sel, mais ce ne sont que des hormones... Des hormones dans lesquelles on se complaît, que l'on fait tourner à plein régime et qui oui, font horriblement souffrir quand l'autre s'oppose aux sentiments que l'on veut développer, mais ce ne sont que des hormones.

Lâcher prise, accepter que la vie a toujours le dernier mot sur nos fantasmes, que l'autre ne vit pas les mêmes sentiments que nous, refuser de produire davantage d'hormones et cela va s'estomper, s'effacer tel un mirage.

Pour la colère, c'est pareil.
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Message par Pieyre le Lun 23 Mai 2016 - 23:38

Eh bien, non. Parfois nos sentiments dépendent avant tout de nos facultés supérieures.
J'ai attendu plus longtemps que ton âge avant de connaître cette expérience, et il était déjà trop tard.

Pieyre

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Message par AntoineB33 le Mar 24 Mai 2016 - 10:14

Hello C.Z,

Le lâcher prise est un concept que j'utilise dans certains domaines, mais  pas partout encore. Nos hormones sont aussi ce qui nous construit. Si tu as des infos dans ce domaine, je prends. Je ne sais pas néanmoins, si la connaissance du phénomène facilite pour autant la vie des scientifiques et des chercheurs.

Pieyre:

Je dois avouer ne pas avoir compris le sens du message...Peux-tu développer ?

Plein de bonnes choses à tous...
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Message par Numero6 le Mar 24 Mai 2016 - 10:38

'C.Z. a écrit:Désolée de mettre mon grain de sel, mais ce ne sont que des hormones... Des hormones dans lesquelles on se complaît, que l'on fait tourner à plein régime et qui oui, font horriblement souffrir quand l'autre s'oppose aux sentiments que l'on veut développer, mais ce ne sont que des hormones.

Lâcher prise, accepter que la vie a toujours le dernier mot sur nos fantasmes, que l'autre ne vit pas les mêmes sentiments que nous, refuser de produire davantage d'hormones et cela va s'estomper, s'effacer tel un mirage.


Pieyre a écrit:Eh bien, non. Parfois nos sentiments dépendent avant tout de nos facultés supérieures.


Oui et... oui.

Je trouve qu'il y a beaucoup de sagesse dans tout ça. Comprendre que la raison d'un homme est vulnérable aux tornades émotionnelles d'une femme est un premier pas.
Et accepter de réduire l'intensité de cette ivresse hormonale permet de protéger celui qui la provoque.
Je ne savais pas que cela demandait autant d'efforts, pouvait autant faire souffrir. Je comprends mieux certaines situations.

Pieyre, pour un homme, c'est l'équivalent de savoir renoncer à l'impératif de la raison. La seule voie possible pour gouter l'intensité du Présent est cette ivresse hormonale, tant qu'elle ne nous détruit pas. C'est comme une vitamine, quelque chose que nous sommes incapables de synthétiser. Et comme pour les vitamines, tout est question de dosage, l'indispensable peut devenir léthal.
Renoncer à la raison c'est comme abaisser le bouclier qui nous protège de la folie des femmes, c'est anxiogène, ça semble suicidaire.

L'idéal pour moi serait une situation où cette raison et cette folie pourrait cohabiter, les femmes qui auraient la sagesse de se soumettre à la raison et les hommes qui ne sauraient vivre sans cette folie.
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Message par AntoineB33 le Mar 24 Mai 2016 - 12:21

Une belle synthèse. Merci beaucoup.
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Message par 'C.Z. le Mar 24 Mai 2016 - 13:48

Pieyre a écrit:Eh bien, non. Parfois nos sentiments dépendent avant tout de nos facultés supérieures.
J'ai attendu plus longtemps que ton âge avant de connaître cette expérience, et il était déjà trop tard.

"facultés supérieures" lol
"plus longtemps que ton âge" re lol

Et à part dire j'ai tort, parce que tu as raison sous les seuls arguments que tu es plus vieux et plus intelligent, tu as quoi à dire Pieyre ?
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Message par Invité le Mar 24 Mai 2016 - 13:59

Ca doit etre relou d'etre toujours piloté par ses hormones.... moi je connais pas, je pilote avec mon coeur. Les hormones, elles ne s'expriment que dans l'intimité d'une relation amoureuse (ou j'avoue, quand je croise une jolie demoizelle, et ça ça m'a toujours soulé plus ou moins, je me dis que c'est toujours génant pour ces dames)

C'est grave docteur? Pété de rire

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Message par Numero6 le Mar 24 Mai 2016 - 14:07

Et à part dire j'ai tort, parce que tu as raison sous les seuls arguments que tu es plus vieux et plus intelligent, tu as quoi à dire Pieyre ?

Pété de rire

Te laisse pas faire Pieyre, c'est qu'une femme, on est tous avec toi.

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Message par Pieyre le Mar 24 Mai 2016 - 16:04

Ça va... Pour ce qui est des affaires courantes, je me laisse plutôt faire par les femmes. Le problème, c'est que tout ce qui est de l'ordre de la parole a pour moi un côté intellectuel, et que je tiens à argumenter, sans doute trop. Le problème avec les femmes, mais pas toutes heureusement, et ce n'est pas spécifique aux femmes – ce serait vrai avec toute catégorie susceptible d'être minorée – c'est la technique du bâton merdeux : tu ne réponds pas, et tu as tort; tu réponds, et tu t'en mets plein partout.

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Message par Numero6 le Mar 24 Mai 2016 - 16:26

Pieyre, moi j'ai compris que tu parlais en général. J'ai compris que tu n'associais pas C.Z. et « bâton merdeux ».
Mais je crains qu'il ne te manque quelques informations sur la psychologie féminine.

Avec le peu que j'en connais j'aurais pensé à deux réponses possibles :

- Oups, désolé, c'est pas beau de vieillir. Tu vas bien C.Z. ?

ou

- Apprends C.Z. à ne jamais, sous aucun prétexte, ever, contredire un homme.

Là, sans vouloir m'avancer, je pense que, avec ton bâton merdeux, tu ne t'es pas fait une copine.
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Message par Pieyre le Mar 24 Mai 2016 - 16:44

Bah, c'est une technique de communication qu'il peut arriver à tous d'employer, dans la mesure où c'est une façon simple de mettre l'autre en difficulté plutôt que lui permettre une porte de sortie.

En couple, j'ai été étonné de constaté que cela arrivait, lors de la rupture, alors qu'on avait tout fait pour masquer les problèmes durant la relation. Au contraire, quand on s'était engueulé au point de bien tourner en rond parfois, eh bien c'était moins le cas à la fin. Alors, paradoxalement, avec C.Z., il y a de l'espoir... Mais je n'en ferais pas non plus une généralité.

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Message par Invité le Mar 24 Mai 2016 - 18:13

Conseil inverse : fait toi respecter par les hommes !

Tu n'en seras que plus belle Wink

Si un homme est pas foutu de te respecter c'est que tu aime.... la soumission pas l'homme ! Lol

Après ouverte, la vérité n'est pas non plus l'apanage d'un des 2 sexes.

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Message par Numero6 le Mar 24 Mai 2016 - 18:32

Non mais vous me foutez la honte les mecs, je vous assure. C'est quoi ces arguments ?

C.Z. nous sort du subtil, du qui s'apprend pas dans les livres, elle a appris La Différence auprès des chevaux et elle étend cette sagesse aux relations humaines.

Tout ce que vous avez à lui opposer c'est « je suis vieux donc je sais ce que je dis » et « si tu veux qu'on te respecte sois belle, agressive et indépendante, sinon shut the fuck up, bitch ».

Et depuis quand savoir apprécier la soumission à l'homme est devenu un défaut rédhibitoire chez une femme ?

Je vais prendre l'issue de secours, je baisse pavillon, on doit pas apprécier les mêmes choses chez les femmes, voilà, voilà. L'en faut pour tous les goûts.
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Message par Invité le Mar 24 Mai 2016 - 19:58

MDR.

La soumission est un plaisir comme les autres.

Après tout dépend avec qui et comment tu le pratique.

Si c'est avec un gros con pervers et obsedė du cul je pense pas que ça soit une bonne chose.

Il y a deux manières de baiser une femme comme une chienne. La bonne et la mauvaise.

C'est comme tout.

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Message par Invité le Mar 24 Mai 2016 - 20:00

Pour avoir testé récemment, il y a une vrai différence.

Celle qui détruit la femme, celle qui l'epanouie.

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Message par Oo7M le Dim 5 Juin 2016 - 1:56

Bonsoir chère JF,

Je viens de lire votre commentaire courageux et je tenais à vous féliciter. J’espère que vous allez bien (mieux) et que vous être remplie d’espoir, de nouveau prête à vous émerveiller de choses simples et de vous apprécier à votre juste valeur.

Même si je suis un homme, j’ai vécu votre récit de plein fouet car il faisait écho à mon histoire et mes ressentis. Myma113 vous a bien aidé et a analysé avec beaucoup de sagesse la situation. Le cheminement intérieur et les interrogations se font souvent à l’approche de la trentaine ou lorsque l'on ressent une profonde tristesse ou un manque. Avant, nous sommes souvent à un bel âge où la vie se déchaîne, les événements s’enchaînent et où il y a beaucoup à construire (faire son trou professionnellement…). Plus tard, on dégage du temps pour soi, pour s’analyser et se comprendre mieux. N’ayez crainte, avec le temps, vous convergerez vers vous et apprendrez à mieux vous connaître, j’en suis persuadé. A vous accepter aussi, non comme différente dérangée mais comme zèbrette assumée et pleine de valeurs.

Concernant votre histoire, et à la lecture de votre récit, je pense que cela vous affecte d’autant plus que vous avez l’impression d’avoir échoué alors que vous avez attendu longtemps ce moment. Il y a ce chiffre inacceptable qui résonne en vous 100% d’échec… comme la lecture hypersensible du fait que pour la première fois que vous vous aventurez sur ce chemin sentimental - ce chemin intérieur - ça brûle comme jamais et que cela échappe à la raison.. Sentiment peu agréable de non contrôle et de fragilité incomprise. Alors, vous réagissez en allant au bout de votre démarche et vous vous dites, que vous allez tout avouer dans une sincérité et honnêteté rare…ça n’a pas suffi. Comme l’a dit Myma 113, peu importe si cela a duré quelques jours, quelques mois ou quelques années, ce qui compte, c’est ce que l’on a mis dedans (et  l’intensité de la première fois n’est pas anodine).

Je vous ai lu, j’ai été touché alors je voulais vous écrire dans le seul but de partager ma démarche personnelle en espérant qu’elle vous soit utile :

1/ Si j’ai souffert et que je me suis battu(e) jusqu’au bout, jusqu’à ce que ma raison et mes sentiments ne se comprennent plus,  c’est que j’ai aimé (donc je ne suis pas un simple robot si différent),

2/ Si j’ai réussi a exprimé ce qu’il y avait au plus profond, c’est que j’ai fait le maximum, ce qui expulse toute notion de regret.

3/ Si j’ai fait le maximum et que malgré cela, l’autre n’a pas entendu, ne s’est pas retourné(e) comme dans les films en murmurant ou en hurlant « Attends », c’est qu’il (elle)  n’avait pas le cœur prêt à l’entendre, ce qui expulse la responsabilité de l’échec sur cette non écoute de l’autre et non sur soi.

Attention, après cela, la tristesse et la brûlure ne s’estompe pas forcément mais cela permet juste de comprendre et d’accepter que ce n’était pas la bonne personne, ou que ce n’était pas le bon moment. Cela permet aussi d’apprendre que dans un couple on est toujours au moins 3 : soi, l’autre et les évènements, et on ne peut objectivement que contrôler le premier et encore il est parfois capricieux Wink

Une chose qui est très difficile également à appréhender au début de sa construction sentimentale est l’échec qui est synonyme de distorsion entre le rêve de projet de vie avec un amour unique idéalisé atemporel (que la perfectionniste de zèbre qui est en vous peut fixer) et la réalité. Ce deuil-là prend parfois du temps.
Certains le noient avec un lâcher- prise (qui me dépasse mais qui touche un certain nombre) en multipliant les conquêtes simples, d’autres sont plus patients et continuent leur rêve utopique…un zèbre ou une zébrette dans un monde décalé.

Je crois que l’important est vraiment de croire en soi et de rester fidèle à ses valeurs et à ses rêves. Ainsi, on ne se trahit pas et la vie finira bien par mettre sur votre route la personne qui vous correspond et qui saura vous rattraper par le bras…et vous dire « T’en vas pas, pas toi».

Belle route à vous
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Message par Invité le Dim 5 Juin 2016 - 11:00

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Dernière édition par zebulonlezebre le Ven 1 Juil 2016 - 0:17, édité 1 fois

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Message par Zebramex le Sam 11 Juin 2016 - 20:33

@ JF : ton histoire me touche beaucoup également. Je ne comprends que trop bien ton besoin de "couper le radar émotionnel" par peur de trop souffrir. C'est si douloureux parfois. Toutefois, les émotions sont pour moi les couleurs de la Vie. Si tu ne t'autorises pas à ressentir l'émotion, alors comment ressentir la Vie ? À mon sens, ce qui fait que nous "imprimons" le bonheur en nous vient des émotions que nous associons à l'événement vécu, même si bien évidemment, dans certains cas, cela nous amène à "imprimer" aussi des émotions négatives. Ressentir la Vie est le premier des risques à prendre.

S'autoriser un ressenti négatif, c'est aussi s'autoriser un ressenti positif qui arrivera dans ta vie si tu essayes (et je sais combien il est difficile de le faire...) d'avancer sans attentes, sans peurs, juste en te concentrant sur l'instant présent.

L'imaginaire a sa place aussi : si tu laisses la place dans ta tête à un imaginaire heureux, toutes tes actions, réactions, ressentis t'amèneront à cultiver cet existence heureuse (et attireront à toi comme par magie des personnes qui contribueront à ton bonheur, quelque soit le type de relation avec ces dites personnes). Par contre, si tu laisses la place à ton imaginaire de peurs...

Il s'agit de la fameuse "Loi de l'attraction" que je trouve intéressante soit > tu es ou attires à toi ce que tu penses.

C'est un effort constant mais cela vaut le coup d'essayer Smile.

Bon courage pour fermer ce cycle difficile sereinement et encore plus pour ouvrir le prochain : heureux j'en suis sûre!



Concernant les derniers posts au sujet de la soumission et notamment sur ton commentaire Numéro 6 :

"L'idéal pour moi serait une situation où cette raison et cette folie pourrait cohabiter, les femmes qui auraient la sagesse de se soumettre à la raison et les hommes qui ne sauraient vivre sans cette folie."

Je m'interroge sur l'aspect "figé" de ton argumentaire où la raison serait l’apanage des hommes et la folie des femmes. Plutôt que de laisser à chacun la primeur de sa "spécialité", ne vaut-il pas mieux accompagner l'autre dans l'apprentissage de son domaine de prédilection ? Car il me semble que ton prédicat de base est "les hommes maîtriseront toujours mieux la raison / les femmes amèneront toujours mieux la folie au sein de la relation". Est-ce que je me trompe ?

Plutôt que d'être complémentaires, mon idéal à moi serait que chacun/chacune prenne le temps d'initier l'autre dans ce qui lui semble le plus facile à pratiquer. Un peu (même si le rapport n'est pas le même) comme ces associations humanitaires qui plutôt que d'apporter un aliment à certains pays en difficulté, leur enseigneraient à le cultiver.
Par conséquent, plusieurs questions se posent :

Peut-on enseigner à l'autre l'usage de la Raison ? C'était une évidence pour certains Grands comme Platon ou Socrate.

Peut-on éveiller/stimuler chez l'autre la Folie ? Si on parle de lâcher prise, de créativité, je le pense.

Ton avis m'intéresse.



Concernant la soumission qui épanouie dont tu parles Revz, de quel type de soumission parles-tu ? D'une soumission intellectuelle ? Émotionnelle ? Physique ?

Pour ma part, j'ai du mal avec ce concept d'un rapport de domination / soumission dans n'importe quel type de relation (mais peut-être n'est ce qu'une question de vocabulaire) car je n'y vois qu'un égo névrosé. Je m'explique: si on part du principe que "soi" est un équilibre entre l'intellect (la tête), l'émotionnel (le cœur) et notre mécanique (le corps), alors il nous faut constamment trouver un équilibre entre là où nous dominons (ex: l'intellect) et là où nous sommes soumis (ex: l'émotionnel) ; (corps = neutre). Considéré son égo d'une part et être dans un rapport de dominant (soit un égo surdimensionné) d'autre part amènent tous deux à compenser par un rapport de soumission (égo en déséquilibre également, sous dimensionné). Si on se retrouve dominant dans tous les domaines, un fort sentiment de supériorité apparaît, si on se retrouve soumis dans tous les domaines, nous n'avons plus réellement de prise sur le monde car je doute que ce soit un choix humain de se retrouver soumis dans les 3 cas de figure.

Mon idéal (réellement atteignable comme n'importe quel idéal ?) serait un peu comme dans ma réponse à Numéro 6, d'être dans un rapport équilibré à chaque niveau, en prenant le temps d'enseigner à l'autre là où il se sent le plus à l'aise et inversement. C'est pour moi la définition de la bienveillance, en tout cas, ca s'en rapproche. Ou alors, s'abstenir de laisser vivre en soi l'égo > un concept déjà expérimenté par l'un d'entre vous ? Et n'être que dans le don, sans rien attendre de l'autre si ce n'est de pouvoir contribuer à / observer son Bonheur ? Evidemment, pour cela, il faut déjà bien se connaitre pour passer à l'étape de "lâcher" l'égo... C'est un peu mon travail de fond en ce moment.
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Message par Invité le Sam 11 Juin 2016 - 20:46

Zebramex a écrit:
Concernant la soumission qui épanouie dont tu parles Revz, de quel type de soumission parles-tu ? D'une soumission intellectuelle ? Émotionnelle ? Physique ?

Mon idéal (réellement atteignable comme n'importe quel idéal ?) serait un peu comme dans ma réponse à Numéro 6, d'être dans un rapport équilibré à chaque niveau, en prenant le temps d'enseigner à l'autre là où il se sent le plus à l'aise et inversement. C'est pour moi la définition de la bienveillance, en tout cas, ca s'en rapproche. Ou alors, s'abstenir de laisser vivre en soi l'égo > un concept déjà expérimenté par l'un d'entre vous ? Et n'être que dans le don, sans rien attendre de l'autre si ce n'est de pouvoir contribuer à / observer son Bonheur ? Evidemment, pour cela, il faut déjà bien se connaitre pour passer à l'étape de "lâcher" l'égo... C'est un peu mon travail de fond en ce moment.

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Message par Etoile Cachée le Jeu 30 Juin 2016 - 18:53

Même si c'est un peu tard dans l'histoire de ce fil, je partage avec vous ce poème, qui décrit très bien, à mes yeux, l'état de sidération ou d'épuisement émotionnel qu'on peut ressentir dans une rupture:


Le vase brisé
René-François Sully Prudhomme

Le vase où meurt cette verveine
D’un coup d’éventail fut fêlé ;
Le coup dut effleurer à peine :
Aucun bruit ne l’a révélé.

Mais la légère meurtrissure,
Mordant le cristal chaque jour,
D’une marche invisible et sûre
En a fait lentement le tour.

Son eau fraîche a fui goutte à goutte,
Le suc des fleurs s’est épuisé ;
Personne encore ne s’en doute ;
N’y touchez pas, il est brisé.

Souvent aussi la main qu’on aime,
Effleurant le coeur, le meurtrit ;
Puis le coeur se fend de lui-même,
La fleur de son amour périt ;

Toujours intact aux yeux du monde,
Il sent croître et pleurer tout bas
Sa blessure fine et profonde ;
Il est brisé, n’y touchez pas.
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Message par Invité le Jeu 30 Juin 2016 - 22:18

C'est très beau Smile

Protege ton vase et peut être qu'un jour
viendra,  a force de reves et de pensées,
Un miracle de voir ton vase réparé
Et la, que ton Aimée trouve cette force
De venir te retrouver ou de te rappeler

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Message par Etoile Cachée le Jeu 30 Juin 2016 - 23:58

Merci Revz! Cela t'inspire, on dirait Wink
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