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Nootropic - Page 2 Empty Re: Nootropic

Message par Corbex le Ven 25 Mar 2016 - 9:32

La vraie réponse (au niveau de la psy j'entends) c'est qu'on en sait rien.

Tout d'abord parce que la notion de résistance est très mal défini (mis à part en schizophrénie et à la rigueur en dépression) ensuite pour des questions inhérentes à la psy.

On appelle résistance, l’absence de réponse adéquate après une durée adéquate de traitement à la bonne poso, avec le bon traitement...Ce qui est quand même assez flou.

Tout d'abord par les résistances qu'on peut rencontrer. Il y a des résistances dès le début du diagnostic, des patients secondairement résistant (après X mois les mecs deviennent résistants). Des résistances partielles, des résistances totales...
Des résistances qui arrivent d'emblée, alors que d'autres s'installent progressivement.

C'est la merde...
Plusieurs raisons ont été avancées. Tout d'abord les erreurs de diagnostics. Soit une erreur, erreur (une bipolarité qu'on diagnostic dépression) soit parce qu'on a affaire à une co-morbidité (une dépression ET de l'anxiété). Les co-morbidités étant des facteurs de risque de résistance. Et c'est loin d'être négligeable.

Ensuite il y a tout simplement l'observance du patient (que certains mettent dans la case résistance aux traitements ! On est en psy après tout). Par exemple les antidépresseurs font effet au bout de 3 semaines. Ce qui laisse le temps à plein de gens pour dire que ça ne marche pas sur eux.

Viens après l'environnement. Les agents de stress peuvent entretenir une maladie.

L'histoire naturelle de certaine forme de maladie. Par exemple la dépression. Il est acquis que plus un patient rechute et plus il deviendra résistant.

Enfin... La génétique et la pharmacocinétique.

Bref. On en sait rien.

Corbex

Messages : 136
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Nootropic - Page 2 Empty Re: Nootropic

Message par Invité le Ven 25 Mar 2016 - 12:18

Mais du fait de dire "on n'en sait rien", que je plussoie 10000 fois, il ne faudrait pas prendre le raccourci simpliste d'en conclure que cela ne marche pas !
Il y a tant de facteurs en jeu et il est impossible de faire sans les uns pour pouvoir en étudier qu'un !
On pourrait presque dire que tout marche comme rien ne marche sans que personne n'ait ni raison, ni tort. Le bon psy c'est celui qui sait composer avec tous les éléments et il a besoin de tous les chercheurs en sciences dures, en sciences dites humaines mais aussi, de pouvoir compter sur un contexte social, familial favorable...

Alors comment évaluer l'effet de la rencontre d'une molécule et de son récepteur : c'est la merde comme le dit Corbex.
J'ai participé à une étude en double aveugle pour le L.... (donc placebo versus molécule). Au bout d'une seule première journée, un des patients a présenté un des effets secondaires anodins mais fréquent du traitement. On savait qu'il ne prenait pas le placebo ! La rigueur imposait qu'on sorte notre patient de l'étude. On s'est fait engueuler d'y avoir seulement songé.


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