Je ne suis pas un HQI, je suis un homme libre

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Je ne suis pas un HQI, je suis un homme libre

Message par Mily le Ven 1 Jan 2016 - 19:44

A ce rythme c'est plutôt une anthropogammamétrie qu'il va falloir.

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Re: Je ne suis pas un HQI, je suis un homme libre

Message par Gabriel le Ven 1 Jan 2016 - 19:50

Numero6 a écrit:
J'ai cherché une formule simple pour le burn-out. « Cramé de l'intérieur » me parait la plus fidéle...

« Exogonadisation », trivial mais discret.

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Re: Je ne suis pas un HQI, je suis un homme libre

Message par ou-est-la-question le Ven 1 Jan 2016 - 20:03

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Re: Je ne suis pas un HQI, je suis un homme libre

Message par ou-est-la-question le Ven 1 Jan 2016 - 20:04

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Re: Je ne suis pas un HQI, je suis un homme libre

Message par Suce ces p'tits Bleus ! le Ven 1 Jan 2016 - 20:09

Ben j'aurais appris un nouveau mot, mais pas facile à placer dans une conversation.
Quand j'aurais grillé mes dernières graisses, je finirai en supernova, ce qui se traduira chez moi, par le bruit d'un ballon de baudruche qui se dégonfle. Dent pétée

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Re: Je ne suis pas un HQI, je suis un homme libre

Message par Numero6 le Ven 1 Jan 2016 - 21:27

Merci pour ta réponse la-question, j'arrive à peu près à visualiser ce que tu décris. C'est particulier, disons.

Pour l'anecdote, je m'étais posé la question il y a longtemps du manque d'intérêt des toubibs pour l'apparence vestimentaire. Ce n'était pas un manque de moyen ni une faiblesse de l'ego. Je pensais qu'il s'agissait d'un émoussement émotionnel, portant sur ce qui pourrait paraitre futile. Je croyais qu'en sortant du glauque et du suintant ils perdaient leur sensibilité pour le délicat et le raffiné.

Me sent bizarre moi. D'habitude une ou deux phrases me suffisent pour partir sur une tartine de plusieurs pages. Là, j'ai juste envie d'écouter, de regarder.

Déguisée. Je note.

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Re: Je ne suis pas un HQI, je suis un homme libre

Message par Pola le Sam 2 Jan 2016 - 3:28



"Allo le 18 j'écoute"

Ce que je trouve intéressant dans cette vidéo, c'est qu'il montre combien une position d'écoute adaptée est finalement active.

Le pompier n'écoute pas le correspondant sans intervenir mais au contraire, l'interroge. Il sait les informations dont il a besoin pour intervenir et oriente le dialogue en ce sens.

Du coup je me demandais, ça marche comment pour toi ?

"Allo N6 j'écoute"

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Re: Je ne suis pas un HQI, je suis un homme libre

Message par Suce ces p'tits Bleus ! le Sam 2 Jan 2016 - 5:53

Gabriel a écrit:
Numero6 a écrit:
J'ai cherché une formule simple pour le burn-out. « Cramé de l'intérieur » me parait la plus fidéle...

« Exogonadisation  »,  trivial  mais discret.

J'aime beaucoup ce mot, c'est plus distingué que « baloches pendouillantes ». Dent pétée

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Re: Je ne suis pas un HQI, je suis un homme libre

Message par ou-est-la-question le Sam 2 Jan 2016 - 7:46

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Re: Je ne suis pas un HQI, je suis un homme libre

Message par Gabriel le Sam 2 Jan 2016 - 8:33

Pola a écrit:

"Allo le 18 j'écoute"

Ce que je trouve intéressant dans cette vidéo, c'est qu'il montre combien une position d'écoute adaptée est finalement active.

Le pompier n'écoute pas le correspondant sans intervenir mais au contraire, l'interroge. Il sait les informations dont il a besoin pour intervenir et oriente le dialogue en ce sens.


"Allo N6 j'écoute"

Une interrogation pour moi. Dire : « calmez vous, Madame » n'est pas toujours adapté pour amener l'interlocuteur au calme, justement. Mon père, âgé, n'a jamais réussi à se calmer quand il a appelé le 112 pour ma mère. Il est finalement parti chez le voisin qui a appelé à sa place. La procédure devrait tenir compte des capacités cognitives dégradées de l'interlocuteur.

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Re: Je ne suis pas un HQI, je suis un homme libre

Message par LONETTE le Sam 2 Jan 2016 - 8:57

Une madame se préoccupera toujours de ce que monsieur "fait" ou "ne fait pas". Plus rarement de ce qu'il "a fait" ou "fera" Smile

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Re: Je ne suis pas un HQI, je suis un homme libre

Message par Suce ces p'tits Bleus ! le Sam 2 Jan 2016 - 9:03

Ben moi, si on me dit « calmez vous, Madame », j'aurais tendance à m'énerver, je comprends ton père. Dent pétée

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Re: Je ne suis pas un HQI, je suis un homme libre

Message par ou-est-la-question le Sam 2 Jan 2016 - 9:46

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Re: Je ne suis pas un HQI, je suis un homme libre

Message par Gabriel le Sam 2 Jan 2016 - 10:10

Suce ces p'tits Bleus ! a écrit:Ben moi, si on me dit « calmez vous, Madame », j'aurais tendance à m'énerver, je comprends ton père. Dent pétée

où-est-la-question a écrit:même lorsque l'on me dit "calmez-vous Madame" , ça m'énerve

Hé,  ho, calmez-vous mesdames.  Dent pétée

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Re: Je ne suis pas un HQI, je suis un homme libre

Message par Patate le Sam 2 Jan 2016 - 10:32

mais où est donc la question : s'apprivoiser, apprendre à se connaitre serait une première marche, la seconde, peut-être plus dans une perspective mystique, serait de trouver le sens de son existence, le "à quoi je serge".
il n'y a rien de mal à vouloir connaître sa valeur, ses valeurs si le pluriel te sied mieux. on pourrait dire connaître ses qualités et ses défauts, afin de s'aider des premières et d'étayer les seconds. enfin moi je dis ça comme ça ! ma vie c'est la brioche de ce matin partagée avec P&P, après le sens de la vie... pfffuuuiiiiii


Suce ces p'tits Bleus ! a écrit:Ben moi, si on me dit « calmez vous, Madame », j'aurais tendance à m'énerver, je comprends ton père. Dent pétée
saloperie de zexiste !

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Re: Je ne suis pas un HQI, je suis un homme libre

Message par ou-est-la-question le Sam 2 Jan 2016 - 11:58

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Re: Je ne suis pas un HQI, je suis un homme libre

Message par Numero6 le Sam 2 Jan 2016 - 12:15

@Pola, bonne remarque, pour un même évènement deux logiques s'affrontent.

La première logique est celle du patient, comment sa tête interprète la survenue de la maladie, cette inconnue.

Le deuxième logique est celle du médecin, qui va à la chasse aux infos pour identifier l'inconnue.

Ce qui peut donner l'impression que le médecin n'écoute pas la plainte. En réalité ce qu'il n'écoute pas c'est l'interprétation de la plainte, il doit remonter à la source.

Il faut comprendre une chose, malgré notre médecine de plus en plus technique les patients conservent un schéma magique dans leur tête.
Pour faire simple, le médecin est un sorcier accoquiné avec les forces du mal, c'est une sorte de négociateur. Alors les gens tentent de s'assurer que le message diplomatique soit le plus précis possible, le plus en accord avec leur ressenti, ils veulent qu'on n'oublie aucun détail.
Et dans notre société pusillanime et anxieuse, moins le problème de santé est grave, au sens organique du terme, plus ils nous bombardent de leurs émotions, de leur vécu professionnel ou familial, de la moindre de leurs humeurs.
Si je pousse l'image jusqu'à l'absurde, ce serait comme un zèbre qui souffre d'une maladie cœliaque et qui, au lieu de nous parler de ses tripes et boyaux, tiendrait à s'assurer que le toubib ait parfaitement assimilé le concept de zèbre. Sinon, il aurait l'impression qu'il envoie le toubib négocier avec les forces du mal muni du mauvais passeport, comme s'il allait négocier pour quelqu'un d'autre.

Du coté toubib, si on se contente d'écouter les gens, c'est comme s'engager sur les pistes du Dakar avec les Contes de la Forêt de Brocéliande comme Road-Book.

L'écoute est obligatoirement active. On part à la chasse aux waypoints. Il est bien rare qu'une information aussi essentielle que l'âge nous soit donnée spontanément. Par contre, on va avoir droit à tout le ressenti concernant le stress provoqué par l'employeur. D'un coté les informations qui nous sont utiles, de l'autre les informations que le patient considère comme essentielles, et dont nous n'avons, à peu près, rien à foutre.

L'esprit humain a des lubies. Par exemple je constate sur ce forum que l'esprit humain ne supporte pas de se savoir sous influence. Quand on me sort la doctrine féministe à la virgule près, je suis toujours étonné de constater à quel point la personne qui l'énonce tient absolument à penser que cela est né dans sa tête, que cette idéologie est en accord avec son intérieur, son exact reflet. C'est troublant.
Et pourtant il suffit de constater à quel point nos pensées peuvent être influencées par le fait d'avoir l'estomac vide depuis trop longtemps.
Mais c'est comme ça.

Dans les autres lubies de l'esprit humain, il existe celle de se penser unique. Alors oui, il n'y a pas deux personnes identiques, ADN, vécu, tout ce que tu veux. Et l'esprit humain privilégie ce qui fait la différence, ce qui fait que la personne est unique, son identité. Et quand elle envoie le médecin négocier avec les forces du mal, son principal souci est de définir précisément cette part unique.
Or, il se trouve que les médecins utilisent l'autre partie, celle que nous partageons tous, les 99 % de ce que nous sommes. Un intestin atteint par la maladie cœliaque va se comporter de la même manière chez un zèbre, un crétin ou un fonctionnaire. Un médecin ne connait que ça, les parties communes, c'est grâce à ça qu'il peut traiter.
L'esprit humain n'aime pas du tout cette idée, mais alors pas du tout.
Faut en tenir compte.

Il est nécessaire de jongler avec ces deux réalités. Disons que le bon médecin va prescrire le traitement qui a bien marché chez 875 personnes sur mille selon les études, qu'il a évalué lui-même dans sa pratique, et le truc c'est de dire aux gens « voilà le traitement qui va vous convenir à vous, spécialement à vous », de toujours faire croire aux gens qu'on leur donne un truc qui répond parfaitement au 1 % de ce qui les définit.

Plus c'est grave, plus les gens ont la trouille, plus ils acceptent de laisser prédominer la logique médicale. Quand ton artère fémorale sectionnée pisse le sang, il te vient soudain une grande sagesse, tu fermes ta gueule, tu laisses faire le carabin, même s'il est rustre, qu'il pue de la gueule ou qu'il néglige complètement tes 1 %.
Le degré de sagesse du patient est directement proportionnel à la gravité de son état.

Et moins c'est grave, plus les patients tiennent à nous faire comprendre à quel point leur problème mérite une attention soutenue. Plus on plonge dans le marais gluant de la lugubre plainte du mal de vivre, du besoin d'attention, plus l'exercice médical devient difficile. Rien de plus délicat que de soigner sans autre maladie qu'une vie sans joie. A l'extrême, ça se transforme en partie de poker, on essaye de deviner les cartes entre les mains du malade, on essaye de deviner ce qui pourrait lui être utile. Pas toujours évident. Parfois ils ont juste besoin de nous faire chier. Ça leur fait du bien de venir nous emmerder. Le top c'est de nous gonfler jusqu'à nous faire exploser, de nous pourrir avec l'emphase terrible de leur problème monstrueux, et de nous regarder avec la haine du juste qui vient de prouver que toi, enculé de médecin, tu peux les laisser crever sans la moindre émotion. Faut aimer.

C'est un long apprentissage qui permet de faire cohabiter ces deux logiques en douceur. Introduire la logique de la maladie dans la logique de l'individu. Utiliser l'effet Barnum fonctionne assez bien.
Savoir qu'un homme est rassuré quand on lui dit que sa maladie est très banale, très connue.
Savoir qu'une femme le prendra très mal si on lui dit la même chose.
C'est un métier.

Il est très difficile pour une personne de croire qu'on puisse la soigner sans la connaitre intimement.
Personne n'accepte l'idée qu'il est totalement impossible de soigner un truc unique, une personne unique.
On ne sait combattre que l'adversaire que l'on connait. Si on le rencontre pour la première fois, on ne sait pas le combattre. Cette idée semble insupportable à l'esprit humain dans le domaine de la santé.
Or on ne soigne les gens que grâce à ce qu'ils partagent avec les autres, il s'agit donc de combiner ces deux réalités.

Dans la vidéo des pompiers la peur entendue au téléphone peut être une indication sur la gravité du sinistre, mais cette information est très peu utilisable. L'adresse du sinistre est autrement plus utile, la présence du réservoir d'essence d'un véhicule est essentielle à connaitre.
Le réflexe humain est pourtant de beugler au téléphone pour bien faire comprendre au régulateur des pompiers la gravité de la situation.
Et la première chose que demande le pompier c'est « calmez-vous ». I need data.

Quand au caractère inadapté du « calmez-vous », allez tous vous faire enculer, la perfection n'est pas de ce monde. On vivrait dans une société clivée, où ceux qui vous sauvent les miches doivent frôler la perfection pendant que vous pouvez faire n'importe quoi.
Ouais faut se calmer, ouais faut commencer par filer l'adresse du garage, ouais faut faire confiance aux pompiers, ouais faut leur faciliter le boulot. Et ouais faut fermer sa grande gueule quand vous faites appel à quelqu'un susceptible de sauver vos misérables miches.

Vous n'imaginez pas le nombre de morts chaque année à cause de la bêtise ambiante, quand les services du SAMU ou des pompiers sont mobilisés sur des conneries sans importance. Et oui, ça demande un certain sang-froid pour donner des informations utiles au téléphone. C'est pénible, c'est douloureux de s'imposer de rester calme. C'est pas toujours possible, c'est humain. Faire appel à un voisin peut s'avérer nécessaire, on reste dans l'humain.
Appeler le 15 c'est pas appuyer sur un bouton rouge qui vous envoie le camion du SAMU dans la seconde, c'est faire un signalement, avertir d'un problème. Sans information sur le problème le camion reste au garage.
Et c'est très bien comme ça.
Parce que ça veut dire qu'il sera disponible quand, vous, vous ferez votre infarctus.


Donc oui, la position d'écoute est active, obligatoirement.

Avec un médecin je recommande de commencer par répondre à ses questions. Chaque réponse est un projecteur qui éclaire la pièce.
C'est tout le paradoxe, chaque personne se veut unique mais oublie que ce qui la définit commence par l'âge, le poids, le sexe, la taille, la nationalité, les antécédents familiaux, le nombre d'enfants et seulement après, mais alors vraiment après, son émotion face au problème, les résultats d'un test psychométrique ou son opinion sur le Front National. Il est préférable de commencer par donner des indications sur les 99 % qui nous indiffèrent, cela laisse plus de temps au toubib pour gérer le 1 % qui nous parait si essentiel.

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Re: Je ne suis pas un HQI, je suis un homme libre

Message par Suce ces p'tits Bleus ! le Sam 2 Jan 2016 - 12:21

Ben, moi je me pardonne, ce qui est fait, est fait, ou n'est plus à faire, demain, dans une seconde ce sera peut être autre chose. Dent pétée

Avec des « si » on coupe du bois !

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Re: Je ne suis pas un HQI, je suis un homme libre

Message par Numero6 le Sam 2 Jan 2016 - 12:37

http://www.deploie-tes-ailes.org/test/depression.php

A vos claviers ! C'est un test !

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Re: Je ne suis pas un HQI, je suis un homme libre

Message par Suce ces p'tits Bleus ! le Sam 2 Jan 2016 - 12:57

11 - 16: Troubles bénins de l'humeur (mais corrections à apporter).

Suis-je d'humeur pour aller au Bénin ? Perplexe Dent pétée

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Re: Je ne suis pas un HQI, je suis un homme libre

Message par Numero6 le Sam 2 Jan 2016 - 13:24

T'as triché ? Tu connaissais les réponses ?

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Re: Je ne suis pas un HQI, je suis un homme libre

Message par Mily le Sam 2 Jan 2016 - 13:30

RAS RAS
S'il y avait eu l'option "mieux qu'avant" sur certaines questions j'aurais peut être pu scorer en négatif ...

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Re: Je ne suis pas un HQI, je suis un homme libre

Message par Numero6 le Sam 2 Jan 2016 - 13:53

Quand j'avais fait le test certains items m'avaient laissé perplexe. Parce que je les considère comme des signes de bonne santé mentale chez moi .

Je m'habille comme un cul quand je pète la forme, je pleure quand les émotions sont au rendez-vous, je ne suis jamais aussi bon que lorsque je me sens mauvais, là, ma motivation est au top, l'idée de prendre les décisions comme autrefois aurait tendance à me filer le bourdon, oublier que je vais mourir c'est comme débuter un Alzheimer, ça me ferait flipper grave.

Je comprends bien le sens général des questions, les symptômes habituels de la dépression. Et ça me renvoie à l'astrologie où rien n'est ni bien ni mal, où la mélancolie peut être considérée comme une force très puissante, nécessaire. Un peu comme le froid de l'hiver, indispensable pour tuer les mauvaises bestioles, bonjour les moucherons et les moustiques après un hiver trop clément.

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Re: Je ne suis pas un HQI, je suis un homme libre

Message par Gabriel le Sam 2 Jan 2016 - 13:58

Numero6 a écrit:@Pola, bonne remarque, pour un même évènement deux logiques s'affrontent.

La première logique est celle du patient, comment sa tête interprète la survenue de la maladie, cette inconnue.

Le deuxième logique est celle du médecin, qui va à la chasse aux infos pour identifier l'inconnue.

Ce qui peut donner l'impression que te  médecin n'écoute pas la plainte. En réalité ce qu'il n'écoute pas c'est l'interprétation de la plainte, il doit remonter à la source.

Il faut comprendre une chose, malgré notre médecine de plus en plus technique les patients conservent un schéma magique dans leur tête.
Pour faire simple, le médecin est un sorcier accoquiné avec les forces du mal, c'est une sorte de négociateur. Alors les gens tentent de s'assurer que le message diplomatique soit le plus précis possible, le plus en accord avec leur ressenti, ils veulent qu'on n'oublie aucun détail.
Et dans notre société pusillanime et anxieuse, moins le problème de santé est grave, au sens organique du terme, plus ils nous bombardent de leurs émotions, de leur vécu professionnel ou familial, de la moindre de leurs humeurs.
Si je pousse l'image jusqu'à l'absurde, ce serait comme un zèbre qui souffre d'une maladie cœliaque et qui, au lieu de nous parler de ses tripes et boyaux, tiendrait à s'assurer que le toubib ait parfaitement assimilé le concept de zèbre. Sinon, il aurait l'impression qu'il envoie le toubib négocier avec les forces du mal muni du mauvais passeport, comme s'il allait négocier pour quelqu'un d'autre.

L'écoute est obligatoirement active. On part à la chasse aux waypoints. Il est bien rare qu'une information aussi essentielle que l'âge nous soit donnée spontanément. Par contre, on va avoir droit à tout le ressenti concernant le stress provoqué par l'employeur. D'un coté les informations qui nous sont utiles, de l'autre les informations que le patient considère comme essentielles, et dont nous n'avons, à peu près, rien à foutre.

Dans les autres lubies de l'esprit humain, il existe celle de se penser unique. Alors oui, il n'y a pas deux personnes identiques, ADN, vécu, tout ce que tu veux. Et l'esprit humain privilégie ce qui fait la différence, ce qui fait que la personne est unique, son identité. Et quand elle envoie le médecin négocier avec les forces du mal, son principal souci est de définir précisément cette part unique.
Or, il se trouve que les médecins utilisent l'autre partie, celle que nous partageons tous, les 99 % de ce que nous sommes. Un intestin atteint par la maladie cœliaque va se comporter de la même manière chez un zèbre, un crétin ou un fonctionnaire. Un médecin ne connait que ça, les parties communes, c'est grâce à ça qu'il peut traiter.
L'esprit humain n'aime pas du tout cette idée, mais alors pas du tout.
Faut en tenir compte.

Il est nécessaire de jongler avec ces deux réalités. Disons que le bon médecin va prescrire le traitement qui a bien marché chez 875 personnes sur mille selon les études, qu'il a évalué lui-même dans sa pratique, et le truc c'est de dire aux gens « voilà le traitement qui va vous convenir à vous, spécialement à vous », de toujours faire croire aux gens qu'on leur donne un truc qui répond parfaitement au 1 % de ce qui les définit.


Et moins c'est grave, plus les patients tiennent à nous faire comprendre à quel point leur problème mérite une attention soutenue. Plus on plonge dans le marais gluant de la lugubre plainte du mal de vivre, du besoin d'attention, plus l'exercice médical devient difficile. Rien de plus délicat que de soigner sans autre maladie qu'une vie sans joie. A l'extrême, ça se transforme en partie de poker, on essaye de deviner les cartes entre les mains du malade, on essaye de deviner ce qui pourrait lui être utile. Pas toujours évident. Parfois ils ont juste besoin de nous faire chier. Ça leur fait du bien de venir nous emmerder. Le top c'est de nous gonfler jusqu'à nous faire exploser, de nous pourrir avec l'emphase terrible de leur problème monstrueux, et de nous regarder avec la haine du juste qui vient de prouver que toi, enculé de médecin, tu peux les laisser crever sans la moindre émotion. Faut aimer.

C'est un long apprentissage qui permet de faire cohabiter ces deux logiques en douceur. Introduire la logique de la maladie dans la logique de l'individu. Utiliser l'effet Barnum fonctionne assez bien.
Savoir qu'un homme est rassuré quand on lui dit que sa maladie est très banale, très connue.
Savoir qu'une femme le prendra très mal si on lui dit la même chose.
C'est un métier.

Il est très difficile pour une personne de croire qu'on puisse la soigner sans la connaitre intimement.
Personne n'accepte l'idée qu'il est totalement impossible de soigner un truc unique, une personne unique.
On ne sait combattre que l'adversaire que l'on connait. Si on le rencontre pour la première fois, on ne sait pas le combattre. Cette idée semble insupportable à l'esprit humain dans le domaine de la santé.
Or on ne soigne les gens que grâce à ce qu'ils partagent avec les autres, il s'agit donc de combiner ces deux réalités.

.

Merci Numero6 pour ce témoignage. Cela suscite chez moi quelques interrogations et remarques.

Je ne vais que rarement voir le médecin. En fait, je n'ai rien à lui dire, même s'il m'est globalement sympathique. Par contre, j'ai parfois l'impression de lui (leur) faire une psychothérapie. Au lieu d'épancher mes plaintes sans fin et sans fond, mon comportement assez silencieux l'amène à s'exprimer sur le fait qu'il ne peut rien faire pour moi (dans des termes plus choisis, bien sûr). Je ne dis pas grand chose, car je pars du constat partagé qu'il n'est pas dans ma tête et qu'effectivement, mon employeur est un con et que cela n'est pas de ressort de la médecine.

Par contre, je vais régulièrement dans un CMP voir beaucoup de thérapeutes, dans un sens très large et me faire prescrire un traitement antidépresseur.

Dans ce cadre, je suis extrêmement attentif à répondre au plus juste à ce qui serait nécessaire à me soigner. En effet, la démarche de soin passe à mon sens par la définition de ma pathologie éventuelle. En l'espace d'une semaine, avec trois personnes différentes, j'ai obtenu une dépression lourde, pas de dépression du tout, mais un trouble de personnalité, et un diagnostic en cours. C'est ennuyeux car, en l'absence de pathologie définie dans les grimoires de la médecine, j'aurais tendance à penser que je suis la pathologie (pour faire simple, je suis le problème, et je devrais m'éliminer). Un élément de contexte est que je suis suivi depuis deux ans. Je trouve la phase diagnostique un peu longue. Par ailleurs, absorber des antidépresseurs si je n'ai pas de dépression, cela m'ennuie. J'ai un peu l'impression de trahir mon cerveau en lui faisant gérer la sérotonine différemment que selon ses propres besoins.

Pour les 99% et 1%, cela est probablement très valide pour le fonctionnement d'un intestin. Je suis plus dubitatif pour le fonctionnement de l'esprit humain. Je mettrais cela sur le fait que je ne suis pas médecin.

La question que je pose parfois aux thérapeutes est simplement : que pouvez-vous faire ? Je rêverais d'un médecin qui me réponde : « j'ai besoin de telle information pour poser un diagnostique, ensuite, voici ce que j'envisage de faire et voila pourquoi je pense que cela devrait marcher ». En fait, cela n'arrive jamais. Comme mes difficultés sont situées dans les boyaux de la tête, il semblerait qu'il me revienne de trouver la solution. Et bien, cela ne fonctionne pas. Pourtant, je suis très disponible pour les démarches de soin, que je ne réclame pas pour autant : luminothérapie, médicaments, Gestalt thérapie, sport encadré, entretiens... Cela ne donne pas grand chose et je ne sais pas ce vers quoi tout cela tend. Bon cheval que je suis, je suis prêt à prendre tout protocole médical qui fonctionne sur 99% des patients en m'asseyant sur le 1% restant. Mais cela n'a pas marché pour le moment.

Je n'en veux pas pour autant aux thérapeutes que je ne « regarde pas avec la haine du juste qui vient de prouver que toi, enculé de médecin, tu peux me laisser crever sans la moindre émotion ». J'aurais plutôt tendance à dire : « je viens encore vous saouler avec mes problèmes, vous n'y pouvez rien, vous n'avez pas de chance de devoir m'écouter encore et encore ».

Pour les pompiers... (off, pour les pratiquer régulièrement, je vais plutôt me la fermer pour ne choquer personne).

Sinon, j'ai 41 au test. Ce type de score est assez habituel chez moi. Ce qui me renvoie finalement au post de Vincenz Peut-on mettre une dépression "de côté" ? S'y habituer sans rien soigner ?.

Bon, j'en ai trop dit avec l'impression de ne rien avoir exposé d'utile ou d'intéressant. Un peu comme dans mes démarches de soin finalement...

Ce en quoi tu as raison : le malade vient s'épancher, et le médecin n'a pas forcément usage de cette plainte.


Dernière édition par Gabriel le Sam 2 Jan 2016 - 18:59, édité 2 fois

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Re: Je ne suis pas un HQI, je suis un homme libre

Message par Patate le Sam 2 Jan 2016 - 14:08

Numero6 a écrit:http://www.deploie-tes-ailes.org/test/depression.php

A vos claviers ! C'est un test !

mais quel enfoiré celui-6 !!
je vais te déployer mes z'ailes dans le bec tu vas voir Wink


what is the question : "par contre l'écueil majeur dans lequel je replonge souvent c'est "l'à-qu'à-bonisme"
et ça c'est chiant
c'est un mélange de manque d'énergie et de "tournage" en rond
c'est aussi une inertie mais pas si passive que ça car elle génère une sensation d'impuissance"

alors déjà un fait pas une balance qualité vs défaut, on prend le paquet, la totale et on fait avec comme tu dis ! quant au tournage en rond, je reviens sur l'idée de "sens". tu sais des fois c'est pas plus compliqué que ça, le Sens de la Vie. P-t t'es faite pour ... cuisiner les bolognaises ! et tu y mets tout ton coeur et tu repends le bonheur à coups de spaghetti, sauce tomates, basilic et tu deviens heureuse à l'italienne :


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Re: Je ne suis pas un HQI, je suis un homme libre

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