Inhibition, blocage. Arrgh.

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Message par Fata Morgana le Dim 3 Jan 2016 - 11:58


En Août dernier nous avons eu beaucoup de monde à la maison. Mais pour conserver un minimum de stabilité j'ai besoin de souvent me ressourcer dans la solitude. Et ce qui devait arriver arriva, j'ai piqué une crise, une belle colère avec gros mots et tout le taf.
Depuis, je suis bloqué. Je n'arrive plus à prendre la moindre initiative et j'arrête au bout de cinq minutes tout ce que je commence, que ce soit lire, écrire ou composer de la musique. Et je suis angoissé. J'ai l'impression que mon âme est à nu, je m'explique: il me semble que mes ressentis sont tous des sources d'angoisse tant ils sont intenses. La seule présence des miens au petit déjeuner me déstabilisent pour la journée. Je résiste au désir d'envoyer paître tout le monde en m'isolant devant le PC et sous mes écouteurs, mais rien ne parvient à me recentrer. Une instabilité perpétuelle semble s'être installée. Je volète d'une minute sur l'autre d'une activité à l'autre en pure perte sans rien accomplir, sans pouvoir me fixer sur rien. Très sensible, au bruit et au mouvement, photosensible, j'ai l'impression de vivre chez moi comme dans un hall de gare: le ballet normal des activités quotidiennes me donne le tournis et je ne parviens plus à retrouver mon noyau stable. J'ai tout essayé mais cet état s'installe.

Je connais le concept inventé par Henri Laborit "d'inhibition de l'action" et je le vis à plein. L'idée que quoi que ce soit puisse m'interrompre dans mes faits et gestes et surtout dans ma créativité m'interdit d'engager quelque activité que ce soit. J'aimerais pouvoir me poser mais rien n'y fait. Le psy a modifié mon traitement, malheureusement les nouvelles molécules m'empêchent de dormir plus de quatre heures par nuit, au point que j'ai arrêté le traitement de ma propre initiative. Vous pouvez imaginer une phase de manie négative ? Il y a de ça. Je suis super énervé et j'ai perdu toute concentration...Je ressens de la culpabilité à me surprotéger, mais en même temps je n'ai pas vraiment le choix. J'essaye de ne pas peser pour ceux qui vivent sous mon toit (essentiellement mon épouse) et je m'en veux de lui faire faire du souci. Du coup je minimise un peu la souffrance que je traverse, tout en souhaitant partir 6 mois au pôle sud dans une station scientifique isolée pour me retrouver (ce qui n'est qu'un fantasme).
Comment rassembler les morceaux et me reconstruire, moi qui me sens complètement émietté ?
Je suis plus en recherche d'idées que de "thérapies" surtout alternatives !
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Re: Inhibition, blocage. Arrgh.

Message par Gabriel le Dim 3 Jan 2016 - 13:31

Comme tu es chrétien, que dirais-tu d'une retraite spirituelle de quelques jours en silence, du type « prier selon les principes de Saint Ignace de Loyola »?
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Re: Inhibition, blocage. Arrgh.

Message par Fata Morgana le Dim 3 Jan 2016 - 14:57

Le pire c'est que je l'ai fait ! J'ai entrepris plein de démarches y compris spirituelles, et rien ne bouge...
A moins que je sois entrain de devenir gâteux ! Very Happy
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Re: Inhibition, blocage. Arrgh.

Message par Pieyre le Dim 3 Jan 2016 - 15:38

Après être passé chez mes parents, j'ai reçu moi aussi de la famille et des amis. Comme à chaque fois c'est prenant. Quand je tente de m'isoler avec des proches, je ne me sens capable de rien. Il me faut attendre, que je puisse m'abîmer à nouveau dans la solitude de l'espace et du temps... ou plutôt la solitude de l'émotion, de cette émotion que me je dois de manifester avec les autres. Bon courage !

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Re: Inhibition, blocage. Arrgh.

Message par Invité le Dim 3 Jan 2016 - 17:56

Gabriel a écrit:Comme tu es chrétien,  que dirais-tu d'une retraite spirituelle de quelques jours en silence,  du type  « prier selon les principes de Saint Ignace de Loyola »?

Suivez les principes / préceptes du père du Jésuitisme ? Je me demande bien ce que cela donnerait ...

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Re: Inhibition, blocage. Arrgh.

Message par Gabriel le Dim 3 Jan 2016 - 18:05

saltymbanque a écrit:
Gabriel a écrit:Comme tu es chrétien,  que dirais-tu d'une retraite spirituelle de quelques jours en silence,  du type  « prier selon les principes de Saint Ignace de Loyola »?

Suivez les principes / préceptes du père du Jésuitisme ? Je me demande bien ce que cela donnerait ...

J'ai fait une semaine, c'est très reposant !
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Re: Inhibition, blocage. Arrgh.

Message par Fata Morgana le Dim 3 Jan 2016 - 18:10

Spoiler:

J'ai groupe de prière ce soir à la maison. On va invoquer le recueillement et la paix. On verra bien...
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Re: Inhibition, blocage. Arrgh.

Message par Invité le Dim 3 Jan 2016 - 18:18

Gabriel a écrit:

J'ai fait une semaine, c'est très reposant !

Et ... plus précisément ?

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Re: Inhibition, blocage. Arrgh.

Message par Gabriel le Dim 3 Jan 2016 - 18:36

saltymbanque a écrit:
Gabriel a écrit:

J'ai fait une semaine, c'est très reposant !

Et ... plus précisément ?

Je dirais que cela se rapprocherait d'exercices de pleine conscience, avec un aspect religieux en plus.
Le fait de passer la journée dans le silence total, sans connexion internet, sans télé, sans rien d'autre que quelques enseignements religieux, cela permet de faire le vide en soi.
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Re: Inhibition, blocage. Arrgh.

Message par Gabriel le Dim 3 Jan 2016 - 18:37

Spoiler:

Fata Morgana a écrit:
Spoiler:

J'ai groupe de prière ce soir à la maison. On va invoquer le recueillement et la paix. On verra bien...
Renouveau charismatique ?
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Re: Inhibition, blocage. Arrgh.

Message par Fata Morgana le Dim 3 Jan 2016 - 18:39

J'ai fais la même chose, une semaine plus un WE avec des louanges au lieu de silence. Mais bon. La nervosité demeure. J'ai fais moult autres démarches, depuis septembre, mais rien...Toujours instable.

"Renouveau charismatique". C'est un intitulé catho. Vie de l'Esprit conviendrait mieux, étant donné qu'on est interconfessionnels.


Dernière édition par Fata Morgana le Dim 3 Jan 2016 - 18:40, édité 1 fois
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Re: Inhibition, blocage. Arrgh.

Message par Invité le Dim 3 Jan 2016 - 18:39

"Enseignements religieux" et "faire le vide en soi", n'est-ce pas antinomique ?

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Re: Inhibition, blocage. Arrgh.

Message par Gabriel le Dim 3 Jan 2016 - 19:03

EAP a écrit:"Enseignements religieux" et "faire le vide en soi", n'est-ce pas antinomique ?
Je ne me prononce que pour moi et ma catholicité. Cela ne m'est pas antinomique, car rien n'est imposé, c'est plutôt du témoignage. Et c'est souvent très intelligent. On imagine ce milieu bien plus dur et extrémiste qu'il ne l'est en réalité.
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Re: Inhibition, blocage. Arrgh.

Message par Gabriel le Dim 3 Jan 2016 - 19:05

Fata Morgana a écrit:J'ai fais la même chose, une semaine plus un WE avec des louanges au lieu de silence. Mais bon. La nervosité demeure. J'ai fais moult autres démarches, depuis septembre, mais rien...Toujours instable.

"Renouveau charismatique". C'est un intitulé catho. Vie de l'Esprit conviendrait mieux, étant donné qu'on est interconfessionnels.

Je vois cela plutôt protestant, mais ce n'est pas si important.
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Re: Inhibition, blocage. Arrgh.

Message par Invité le Dim 3 Jan 2016 - 19:08

Non Gabriel... Tu m'as mal compris... Je voulais dire qu'enseigner c'est aussi susciter la réflexion et le savoir chez l'autre. 
En ce sens, l'enseignement religieux peut te "remplir" de savoir, d'émotions, de questionnements... Voilà le "léger" paradoxe que je soulignais.

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Re: Inhibition, blocage. Arrgh.

Message par Fata Morgana le Dim 3 Jan 2016 - 19:16

L'enseignement recueille. C'est très différent d'un cours magistral parce qu'il soulève l'esprit et l'âme vers Celui qui est la paix. Non seulement ce n'est pas fatiguant, mais c'est même extrêmement vivifiant !
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Re: Inhibition, blocage. Arrgh.

Message par Invité le Dim 3 Jan 2016 - 19:21

Très bien... N'ayant pas vécu l'expérience depuis longtemps, je vous fais confiance !

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Re: Inhibition, blocage. Arrgh.

Message par Invité le Lun 4 Jan 2016 - 0:26

Fata Morgana a écrit:

En Août dernier nous avons eu beaucoup de monde à la maison. Mais pour conserver un minimum de stabilité j'ai besoin de souvent me ressourcer dans la solitude.

Et ce qui devait arriver arriva, j'ai piqué une crise, une belle colère avec gros mots et tout le taf.


Hello, en août aussi ?

Depuis, je suis bloqué.

Pour mon info, pour tenter de comprendre, s'est il passé des choses particulières ? que tu n'aies pas obligé évidemment de me dire, mais ça m'interpelle.

Es tu sujet à ce type de crise après une période, je dirais d'"envahissement" de tous capteurs ?


Je n'arrive plus à prendre la moindre initiative et j'arrête au bout de cinq minutes tout ce que je commence, que ce soit lire, écrire ou composer de la musique.

C'est parce que cela m'a rappelé. j'ai vécu ce que j'ai appelé pour moi une guerre mondiale Smile je pense ajouté à des chocs émotionnels, ajouté à une perte de repères, et j'ai alors dit pour la première fois de ma vie à quelqu'un : je ne suis pas stable.


Et je suis angoissé. J'ai l'impression que mon âme est à nu,

J'ai aussi eu mais là ça me semblera peut être à coté, la sensation de me retrouver à nu devant tout le monde, ce qui n'était pas le cas.

je m'explique: il me semble que mes ressentis sont tous des sources d'angoisse tant ils sont intenses.

les stimulis ? trop nombreux générant trop de questions et de remue méninges ?


La seule présence des miens au petit déjeuner me déstabilisent pour la journée. Je résiste au désir d'envoyer paître tout le monde en m'isolant devant le PC et sous mes écouteurs, mais rien ne parvient à me recentrer.

j'espère n'être pas trop directe, pour quelle raison ? solliciter de démarrer ta journée dans le calme ? sans participer un temps ? ou modifier le programme ?

Une instabilité perpétuelle semble s'être installée.
Je volète d'une minute sur l'autre d'une activité à l'autre en pure perte sans rien accomplir, sans pouvoir me fixer sur rien. Très sensible, au bruit et au mouvement, photosensible, j'ai l'impression de vivre chez moi comme dans un hall de gare: le ballet normal des activités quotidiennes me donne le tournis et je ne parviens plus à retrouver mon noyau stable. J'ai tout essayé mais cet état s'installe
.

C'est parce qu'à mes yeux tu parles de plusieurs choses et de plusieurs moments. suite à un choc émotionnel dont tu ne fais pas toi état, j'ai voleté, en fait, j'étais en perte de repères, repères que des contextes et des personnes m'avaient explosé, un effondrement de tout et, puisque tu aimes la musique, j'avais cette sensation d'un diapason qui n'y est et qui continue à ne pas se remettre en place, comme si toutes les partitions avaient été modifiées sans que j'ai les nouvelles, ni le même groupe. et aucune idée de quel groupe j'allais refondé ensuite.

Je connais le concept inventé par Henri Laborit "d'inhibition de l'action" et je le vis à plein. L'idée que quoi que ce soit puisse m'interrompre dans mes faits et gestes et surtout dans ma créativité m'interdit d'engager quelque activité que ce soit. J'aimerais pouvoir me poser mais rien n'y fait.

J'ai virevolté comme ça en suspens, état que je n'avais jamais connu et j'ai été sur les dents totalement comme si seule moi connaissait sans le connaître mon objectif mais que je ne souhaitais absolument être perturbée dans mon concentration vers cet objectif inconnu, comme si j'allais le perdre ou perdre le fil. Mais je ne connais pas le concept de Henri Laborit.


Le psy a modifié mon traitement, malheureusement les nouvelles molécules m'empêchent de dormir plus de quatre heures par nuit, au point que j'ai arrêté le traitement de ma propre initiative. Vous pouvez imaginer une phase de manie négative ? Il y a de ça.

Je suis super énervé et j'ai perdu toute concentration...

Je ressens de la culpabilité à me surprotéger, mais en même temps je n'ai pas vraiment le choix.

J'essaye de ne pas peser pour ceux qui vivent sous mon toit (essentiellement mon épouse) et je m'en veux de lui faire faire du souci. Du coup je minimise un peu la souffrance que je traverse, tout en souhaitant partir 6 mois au pôle sud dans une station scientifique isolée pour me retrouver (ce qui n'est qu'un fantasme).

Comment rassembler les morceaux et me reconstruire, moi qui me sens complètement émietté ?

Forcément à cette question, n'importe qui hors contexte (le tien et hors historique) répondrait : 

Trouver ce qui t'a détruit, déstabilisé à ce point, faire le point sur quels morceaux te restent et quels morceaux il te faut pour te reconstruire voire tous et semble t il refaire une organisation de vie ?


Je suis plus en recherche d'idées que de "thérapies" surtout alternatives !
Parfois une simple pensée bien amenée peut tout changer

Ce n'est qu'un feedback et quelques pistes ou inspirations ou retour sur mon passif (dont je n'ai pas tout éclairci encore mais dont je ne te fais pas en le disant une demande de feedback là dessus) qui me sont venues à la lecture de tes propos dans lesquels du moins pour moi il manque des bouts Smile  des données.

Si cela peut te donner à toi des idées. douce nuit.

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Re: Inhibition, blocage. Arrgh.

Message par Invité le Lun 4 Jan 2016 - 0:52

et tu as essayé, tout simplement, de t'excuser auprès des personnes sur lesquelles tu as piqué ta crise ?que si toi, tu t'en trouves bouleversé, peut-être que eux sont passés à autre chose...

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Re: Inhibition, blocage. Arrgh.

Message par mrs doubtfull le Lun 4 Jan 2016 - 7:28

Bonjour,
J'allais écrire à peu près la même chose que patate.
Dans ce type de situation, après une attitude de ma part "inadéquate", je ressens beaucoup de culpabilité et de honte. Même si je connais les raisons qui ont induit la situation et qu'elles sont pour une part légitimes.
Je peux me morfondre des jours et des jours et des jours apres un tel épisode.
La dernière fois, j'ai très vite envoyé des messages à tous pour m'excuser de mon comportement. Les retours ont été soit surpris ( "ben quoi, c'est toi, on te connaît!"), soit empreints de beaucoup de chaleur ( "ça ne m'a pas dérangé' on t'aime comme tu es!")
Du baume...
J'espère que tu trouveras TON baume.
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Re: Inhibition, blocage. Arrgh.

Message par Gabriel le Mar 5 Jan 2016 - 9:02

Alors, tu en es où, Fata Morgana ?
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Re: Inhibition, blocage. Arrgh.

Message par Fata Morgana le Mar 5 Jan 2016 - 9:04


J'ai essayé de me détendre hier (j'étais enfin tout seul) mais ce n'était pas probant. Toujours cette tension intérieure.
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Re: Inhibition, blocage. Arrgh.

Message par Invité le Mar 5 Jan 2016 - 12:54

Spoiler:
L'anxiété est un sentiment de tension interne. Normale dans certaines situations, elle peut aussi révéler des maladies ou devenir gênante au quotidien.


Dernière mise à jour 04/03/2011


Brève description

La plupart du temps, le mot « angoisse » est utilisé comme synonyme du mot « anxiété ». Autrefois, on distinguait ces termes sur la base des sensations physiques associées ; ce n’est plus le cas aujourd’hui.
L’angoisse désigne un état de mal-être qui se manifeste par une sensation d'oppression et de tension interne ressentie au niveau du corps ; elle s'accompagne souvent de la crainte qu’un malheur ne survienne ou d’une sensation de mort imminente.
L’angoisse n’est pas anormale ou dangereuse en elle-même. Selon la philosophie existentialiste par exemple, elle peut se manifester lorsqu’un individu se pose des questions sur sa condition.
Par contre, l’angoisse peut devenir un symptôme si elle se présente trop fréquemment, de manière continue et/ou si elle s'associe à d'autres signes psychiques ou physiques et interfère de manière importante avec la vie quotidienne.
L’angoisse peut accompagner des syndromes psychiatriques (anxiété généralisée, trouble panique, trouble obsessionnel compulsif, syndrome post-traumatique) ou des affections physiques (maladie cardiaque, intoxication ou trouble du métabolisme).

Symptômes

L’angoisse peut se manifester de plusieurs manières :

  • une attente craintive (anticipation de malheurs, sensation d'être "à bout", difficultés de concentration)
  • une tension sous forme d’agitation fébrile, de céphalées de tension (maux de tête), de tremblements, d’incapacité à se détendre
  • des troubles neurovégétatifs (sensation d’avoir la tête vide, palpitations, ou accélération du rythme cardiaque, respiration rapide, sensation d’avoir des difficultés à avaler, douleur ou gêne dans la poitrine, inconfort abdominal, étourdissements, sécheresse de la bouche, frissons ou bouffées de chaleur, transpiration)
  • une peur de perdre le contrôle de soi
  • une peur de mourir
  • le plus souvent, les symptômes d’anxiété surviennent sous forme d’épisodes limités dans le temps (crises anxieuses ou attaques de panique), mais ils peuvent aussi être présents de manière quasi continue


Causes

Il n'existe pas une théorie psychologique ou biologique unique qui explique l’ensemble des formes et des présentations de l'angoisse, mais diverses approches selon lesquelles l'accent est plutôt donné au développement psychique de l'individu, à la présence d'événements stressants (conscients ou inconscients) ou à une vulnérabilité génétique.

Facteurs de risque

L’angoisse est souvent associée à :

  • certaines maladies psychiatriques : trouble anxieux, trouble de l'humeur (dépression), usage de substances (cocaïne, amphétamines, caféine) ou sevrage de substances (alcool, barbituriques, autres médicaments), trouble psychotique (perte de contact avec la réalité)
  • certaines maladies physiques (aussi appelées maladies somatiques) : hyperthyroïdie, hyperparathyroïdie, phéochromocytome, infarctus du myocarde, arythmie cardiaque, crises convulsives (épilepsie), asthme


Traitement

Le traitement est basé sur la prescription de médicaments et les psychothérapies.
Les médicaments doivent être pris dans le cadre d’un suivi médical strict. Il s’agit de médicaments antidépresseurs ou anxiolytiques. Ces derniers sont prescrits pour une courte durée seulement afin d’éviter la survenue d’une dépendance.
Une psychothérapie peut être associée ou non à la prise de médicaments.

Evolution et complications

L'angoisse peut évoluer sous forme cyclique, en suivant des phases de rémission et d'exacerbation. Si les symptômes persistent de manière continue, s'intensifient ou augmentent en nombre, l’anxiété peut induire un état dépressif (dépression), ou d'autres maladies psychiatriques qui peuvent alors venir la compliquer.
Parfois, pour échapper à l’angoisse, les personnes qui en souffrent peuvent développer des comportements visant à la soulager comme par exemple la consommation de substances (alcool, médicaments, drogues illicites).

Prévention

Il n’existe pas de mesures pour prévenir l’apparition d’une première crise d’angoisse. En revanche, au moment où la personne signale les (premiers) symptômes, il est possible de prévenir de nouvelles manifestations en débutant précocement un traitement (psychothérapie et/ou médicament).

Quand contacter le médecin ?

Voir : Je suis angoissé(e)

Informations utiles au médecin

Le médecin s’intéressera en particulier :

  • à la situation ou au contexte dans lequel s'est présentée la crise d'angoisse ou la crise de panique
  • aux traitements habituels prescrits par un médecin ou aux traitements pris en automédication
  • aux autres maladies psychiques et/ou physiques dont souffre la personne


Examens

Après avoir examiné la personne sur le plan physique et recherché des signes de souffrance psychique, surtout lors d’un premier épisode, le médecin pourra demander des examens de dépistage pour des maladies parfois associées à des symptômes anxieux, par exemple une prise de sang, un électrocardiogramme, une radiographie du thorax, etc

http://www.planetesante.ch/Maladies/Anxiete



C'est là toute la complexité de la surdouance je trouve et d'essayer de trouver des pistes pour s'y retrouver. pour ma part j'opposerais tension interne à se détendre à verbaliser et extérioriser ? en espérant que tu vois les chemins par lesquels j'essaie de passer parce que j'ai souhaité te répondre. sachant justement que tu avais déjà indiqué être suivi par ton médecin, un psychologue ect. pour ma part, je repartirais à la base, afin de resynchroniser tout et de repositionner les choses voire réorganiser autrement. 

Je n'ai pour ma part pas de traitement chez mon médecin, je ne suis pas suivi par un psychologue, mais je sais que le fait de rester sans sortir par exemple ou m'évader uniquement dans des mécanismes hors fonctionnement appelé ici de normo pensant, je commencerai à avoir des manifestations telles que tu les décris. la marche pour moi semble avoir été et être beaucoup par exemple. le fait de reconnecter systématique au présent voire celui des autres m'aère et m'amène du fluide basique dans l'esprit, le fait aussi de la routine parfois qui n'inclue pas des infos mondiales aussi.

Je précise que tout ce que tu avais toi même écrit sur ce forum avant d'en partir et d'y revenir m'avait beaucoup éclairée sur un ensemble de choses et sur, comment dire, trouver des repères de fonctionnement après cette découverte tardive. Smile ce dont je te remercie rétroactivement et explique ma motivation à vouloir si je le pouvais te refiler si c'était possible de mes "trucs" à moi, comme tu avais déposé ici tes "trucs à toi".

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Re: Inhibition, blocage. Arrgh.

Message par Pieyre le Mar 5 Jan 2016 - 13:07

Merci pour ce rappel concernant l'anxiété, mais je me reconnais davantage dans la forme d'inhibition de l'action et même de la pensée décrite par Fata. Mon angoisse, bien que modérée, est permanente dès lors que je me propose une activité, notamment solitaire, et elle n'est pas associée aux troubles physiques ni à la crainte d'un événement imminent tels que mentionnés dans cette définition de l'anxiété. C'est une sorte de peur associée à tous les moyens à mettre en œuvre pour me réaliser.

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Re: Inhibition, blocage. Arrgh.

Message par Invité le Mar 5 Jan 2016 - 13:19

Pieyre a écrit:Merci pour ce rappel concernant l'anxiété, mais je me reconnais davantage dans la forme d'inhibition de l'action et même de la pensée décrite par Fata. Mon angoisse, bien que modérée, est permanente dès lors que je me propose une activité, notamment solitaire, et elle n'est pas associée aux troubles physiques ni à la crainte d'un événement imminent tels que mentionnés dans cette définition de l'anxiété. C'est une sorte de peur associée à tous les moyens à mettre en œuvre pour me réaliser.

Merci de cette réponse et de toutes les autres (ainsi qu'avec la juste reformulation souvent de mes propos de recherches Smile Pieyre en passant Smile toute l'expérience des autres dans leur façon de se gérer et de hiérarchiser leurs pensées m'a été et m'ait encore très utile afin de concilier, je vais le dire comme cela, ma vie de normo pensante avec ma vie d'anormo pensante Smile je vais bien finir à force par me retrouver un cadre de façon à surtout en déborder Smile pingouin en recherche d'une nouvelle banquise afin d'y déraper quand je le souhaite Smile et avant qu'elle fonde Smile

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