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Dieu divin, ô sensibilise-moi à l'odeur du bacon grillé pour pister les cerveaux qui cogitent.

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Dieu divin, ô sensibilise-moi à l'odeur du bacon grillé pour pister les cerveaux qui cogitent.

Message par Svmplǝx-ABC123 le Mer 21 Oct 2015 - 23:50

Cette présentation est scellée parce qu'elle contracte la malédiction de l'excessif conformisme passif. "Sois stupide et la mésentente découlera chimériquement de tes gestes" n'est plus une mesure que j'affectionne approximativement. La citation suivante en dira plus long à mon égard qu'une pareille présentation longue de cent pages.

« She had always been alone. She had grown into silence with a forced dignity, rebellion hiding behind white gowns, hands pressed together in search of self-enlightenment. And in the quiet, she observed the world. She witnessed history in waves of a detached chaos, not only as a spectator, but as an unwilling instrument of hostility. And even this overwhelming connection to the masses who passed her by, there was no companionship, no reciprocation of feeling. Forever in conversation with herself, a relationship with her mind was not what she had hoped for. Yet, even now,  after chasing dreams of a shared life, an absolute spiritual connection, she was left in perpetual self-reflection. It was not his fragmented desertion which had shaken her, it was the sensation of everlasting silence, spreading across tired memories into visions of the future. »

— Celestial Dynasty





Spoiler:




Amen.



Salut à tous, chers êtres frappés par la glu d'une réalité intensifiée qui s'écoule dans chacun de vos pores sensibles comme le feraient les tentacules d'un poulpe, ayant trop froid pour rester docilement à l'extérieur dans un monde qui remue peu.


Oyez,
Imaginez que nous portons en nous des petits hommes chefs du quartier général de notre psychologie, et que ceux-ci sont chacun affiliés à une émotion. Vous soupçonnez la référence, pour les connaisseurs. Et Vice-versa, la référence, vous connaît. Je leur ai donné à chacun la parole, en guise de présentation, comme ça 'y a moins de travail à faire pour moi.

Edit : une idée m'est venue par le passage de Silent. Pour ceux qui veulent, faites par ici votre curriculum émotionnel également, avec des vidéos ou des images, des poèmes ou n'importe quoi. Je commence de plus en plus fermement à nourrir le projet (ou alors c'est lui qui me gobe) de créer quelque chose qui se rapproche un peu de ce que fait Brandon Stanton, au travers de son oeuvre virtuelle et papier "Humans of New York: Stories", et ça me donnerait un petit aperçu de cet aspect-là des gens ou de ce qui pourrait être fait. Ce que je vais dire est de l'impro' totale, mais, si ça se trouve, je ferai une petite histoire comme avec Silent si mon cerveau n'est pas totalement dépassé par ma parole (et il est déjà paniqué). Cheers!

« Nous sommes revenus dans la savane, et le temps est fichtrement humide. Peut-être allons-nous enfin voir... OH ! Oh, oh ! Elle est là, elle est LÀ ! Jean-Eudes, continuez de filmer ! »



       J o i e

Gondolé par les plis de sa peau mate, à trois mois, cet être convulsait de fous rires pour rien. Ou pour tout. Il a commencé à communiquer avec les gens par le fou rire, à interagir comme ça, et en a sans doute gardé l'idée que l'échange doit remuer les participants en quelque portion de leur être autant que dans un dialogue de rires fous.

Mais revenons à moi, Joie. Je fais un boulot d'enfer dans cette grande humaine. Elle est passionnément curieuse des âmes. Sans exagérer, c'est le genre de personne qui pourrait vous cuisiner pendant une bonne heure ou deux sur le pourquoi du comment du choix des chaussettes que vous portez. « Mais comment tu enfiles tes chaussettes, toi, idiosyncratiquement ? Que représentent les bonshommes de neige dans ton cœur ? Tu aimes qu'ils soient associés à des petits rennes ? Non, pas oui, une anamnèse, je t'en prie ! ». Profondément amoureuse de l'essence des êtres et plus encore de ceux qui savent s'être, elle trouve en eux la faculté de l'univers de s'exprimer lui-même. « Univers, pourquoi as-tu rendu possible la création des donuts ? Qu'aimes-tu en eux ? ». Ah, dira-t-elle. L'excès de cholestérol engendre la mort. Et la mort, c'est supposément l'inertie, ce que chercherait à atteindre tout corps universel.

Je continue ou non ? Il me faudrait réfléchir à comment résoudre les conflits armés palestiniens avec de la bonne humeur et un sens de vie augmenté... Allons, une autre fois.

Continuons:
Cette jeune femme, je l'ébouriffe de joie ! Au-delà d'apprécier tout être vivant en sa forme unique de présence, c'est selon elle l'humain qui peut lui parler de la manière la plus sophistiquée qu'elle sache à ce jour entendre, qu'il soit adepte du verlan urbain ou du dictionnaire, et elle est aux anges dès qu'une mélodie de l'univers se joue à ses oreilles sensibles comme l'eau. Cette musique la marque aussi facilement qu'un toucher sur sa surface la creuse, et déploie l'onde de sa marque singulière sur elle, magnifiée, décuplée, bien longtemps après. Sa ligne du temps est emmitouflée dans des centaines de survenues.

Plus fortement encore, je travaille ses yeux. Ils voient l'âme des gens, comme elle l'appelle non sans une certaine poésie plus que de la technicité. Elle est percutée, comme un ballon de baudruche par une aiguille, par les sécrétions émotionnelles silencieuses qui nappent la présence des autres comme leur ombre les colle. Le moindre geste corporel, chaque démarche, ou le plus petit reflet de regard s'impriment en elle comme photosensiblement. Elle est alors très précisément dans une atmosphère émotionnelle multiple: la sienne et celle de l'autre. Comme une vague en moule une autre, cette humaine se retrouve parfois avec la sensation d'effectuer un geste similaire à celui d'autrui en ayant l'impression d'apercevoir d'où il origine et d'entendre les émotions qui le jouent. Dans une pièce emplie de personnes, elle a l'écrasante impression de devenir un superorganisme.

Au début, elle croyait être dévastée ou en rogne pour rien, alors il a fallu qu'on apprenne à distinguer les émotions personnelles de celles des autres. Il a aussi fallu lui apprendre ce que ça avait comme répercussions, et lui faire gentiment comprendre que même si elle a le sentiment de connaître tout inconnu depuis 10 ans, par cette hyper-réceptivité, sans savoir cette personne pour autant, lui devra apprendre tout doucement à se souvenir d'elle-même en de longs mois et que ça peut très fréquemment ne jamais arriver. Ne surtout pas faire de bisou sur la joue à quelque inconnu.

C'est aussi le genre de personne qui ressent le bonheur sous toutes ses formes et toutes ses intensités. Elle s'amuse avec un bâton ou avec une PS4. Dans un désert ou à Europa-Park. Elle me ressent sous toutes mes tailles, car je lui permets de se lier avec les plus petits détails de l'univers en les rendant parties d'un tout. C'est génial. Je lui apprends à aimer réconcilier le réductionnisme et l'holisme. Le corpuscule et le titan, le corpuscule du titan, le titan de l'univers. Ou à voir le pétale comme une partie de la rose.

Elle éprouve parfois de la joie dans la tristesse. Ou vice-versa. Sa marque de fabrique tamponnée par moi, c'est de faire exactement ce qu'elle souhaite sans appréhender inutilement par l'anticipation. « Ça marche ? Tant mieux. Non ? Pleure deux minutes et c'est bon, t'auras appris ». La bipède a vécu une crise existentielle semblable à celle de ses grands-parents il y a un an, et a l'impression que vingts ans équivalent à quatre-vingt dix ou cent ans. C'est aussi cette tendance qu'elle manifeste depuis sa naissance à vouloir agripper du bout des doigts l'âme des autres, et à ne pas se satisfaire de les voir dissimulés derrière l'habitude sociétale de ne rien ou pas assez exprimer. C'est encore cet esprit explorateur et ultra-tonique.




       C o l è r e

Ce que je fais toutes ces put-x de journées !? À votre avis ! Je dois sans arrêt calmer les ardeurs fluettes de ce mollasson d'humain affectif ! Pas plus tard qu'hier, j'ai employé tous mes moyens, en vain, pour lui faire faire un bord-x de petit « fu-x » à un co-x-ard d'automobiliste qui la réprimandait de ne pas lui avoir dit merci en traversant la route ! Si t'avais su qu'elle aurait pas de gratitude forcée, t'aurais fait quoi ! Tu l'aurais étalée sur ton pare-brise !? Pour lui faire payer la facture Carglass !? Pas moyen d'être écouté dans ce quartier général de hippies rabougries par une sénilité précoce, dont certains refusent de considérer que malgré la beauté de l'âme et patati et patata 'y a pas un bougre de crétin qui se souvienne en être une ! Tous des... Bon. Je me sens légèrement écouté, voire dévisagé. C'est quand même un sacré boulot, cette petite. Elle a du cran. Elle me plaît bien.

Mouais.

Même que, même que:
Toute la journée, je fais une bonne équipe avec Joie pour lui planter des piments dans les trous de nez à l'humaine. Vous la verriez bondir comme un cabri ! Ha !

C'est aussi moi qui pousse des gu-x-lées quand un bougre de neurostandard reproche à ma p'tite d'être fichtrement elle-même. C'est qui qui la conforte en lui assurant qu'un jour il marchera sur la tête de son râteau ? C'est bibi. C'est qui qui lui donne à visionner des films comme « Répandre du citron sur la muqueuse du nez par éclat de colère vengeresse mentale » ? C'est bibi. Le plus dingue, c'est surtout sa ténacité aussi forte qu'elle fonctionne pour des choses profondément ridicules ou sémantiquement profondes. Assurez-lui que vous lui préparerez ses Nesquicks durant les trois prochains jours si elle consent à rester figée une heure en scrutant un point, elle le fera. Assurez-lui que l'état d'un continent sera idéalement changé à long terme si elle se fait trancher une main, elle le fera sans hésiter. Après elle pleurera mais bibi lui dira « C'est bien ma fille, t'as du cran ».

Grâce à Joie, on lui fait dire ses vérités aux enseignants ouverts comme un ciel ou clos comme des sous-marins nucléaires. Rédaction d'explicatifs synthétiques, chef, explications obstinées et interactives, voire ludiques, chef, c'est une militante dans l'âme. Et une diplomate (ou spécialiste en exobiologie selon les visions, hin !): illustration de la place scolaire du doué par une équation pour le professeur de maths, taches d'encre sur papier pour la professeure d'arts. Avec cette même force, elle nourrit des projets qui voudront peut-être dire quelque chose si elle reste réceptive comme ça. Manière de parler. Que peut-il arriver de pire à un trou ? Qu'il soit défoncé en un plus grand trou. Une avocate ultra-résiliente des bonnes causes, mh'ouais.




        T r i s t e s s e


... Je ne sais pas quoi dire.
... Il fait trop sombre dans mon cœur pour que je veuille m'exprimer.

... Mon hôte ferait mieux de s'effondrer sur le sol, pour se reposer, un moment, une longue après-midi. Toujours. Pourquoi ? Il y a toutes les raisons du monde, voilà pourquoi. Et, de toute façon, même s'il y en avait peu, chacune d'elles est assez massive pour être un argument en soi. J'en ai marre d'être ballottée d'une situation à une autre sans résultat, moi, car il n'y en a ja-... jamais. À la place, je pourrais ne rien faire. C'est harassant. Quelles raisons ?

Mon humaine n'a jamais rencontré quelqu'un qui puisse la comprendre, que ce soit dans la savane ou dans la ville, malgré son contact aisé avec ces bipèdes qui la passionnent tant. Elle doit toujours ne jamais être totalement une partie d'elle. Simplifier à l'extrême la simplification. Dénaturer. Élaguer. Feindre. Quel séisme... Les choses reculent, elles n'avancent pas vraiment. En plus, rien ne la nourrit assez, rien ne la stimule assez dans le monde tel qu'elle le connait aujourd'hui, et elle a une telle intensité de décalage que tout fait « A... L... O... R... S... (...), ç... a... s... e... p... r... é... c... i... s... e... » dans son esprit. Personne ne comprend les films au ralenti. Alors elle aussi en ressort avec la sensation d'être retardée mentalement. Et moi, j'aime quand c'est lent. Leeent. Comme ça, me tortiller par terre me met dans le rythme de marche. Mais pourquoi continue-t-elle encore à chercher l'issue.

Et si je me faisais coller les lèvres pour mieux être triste dans l'absence de parole ? Ça apprendrait à mon hôte l'inutilité du dialogue. (...) Pardon, Joie. Au temps pour moi Colère. Je ne vais pas le...

Faire:
Elle a appris trois ans de programme gymnasial ou lycéen en vingt-cinq jours pour la partie technique, et en vingt-minutes de trajet de train la conduisant aux examens pour la partie linguistique ou optionnelle. Je n'arrête pas de lui répéter que c'est absurde. Et qui lui dit qu'elle a vraiment réussi ? Elle a sûrement été si triste qu'elle a oublié d'échouer, mais on devrait me laisser me charger d'elle, maintenant, pour qu'elle ne se sente pas compétente afin de ne pas être trop soulagée pour être déçue ensuite. Elle doute déjà de ses résultats et c'est un peu grâce à moi. Elle ne sait plus si elle est capable de réussir des études universitaires. Fière, non, j'ai juste accompli mon travail.

Il y a Peur qui m'aide souvent à ne pas parler de ses capacités, mais, au fond, pourquoi ne s'en plaindrait-elle pas plus encore ? Pourquoi ne se lamenterait-t-elle pas à longueur de temps de sa marginalité académique ? Être au bord du gouffre et de la phobie universitaire ne suffisent pas. Elle devrait se rouler à terre de douleur, ou s'isoler totalement, pour mieux remarquer qu'elle est spécifiquement à l'écart de la société ! Il n'y a que comme ça qu'on peut en parler. Qu'on peut commencer du moins. Mais, cette perspective, c'est Peur qui la détient.

Mon humaine ne comprend parfois rien à tout ça parce qu'elle lève une jambe après l'autre sans jamais vraiment prendre le temps de se reposer. Elle ne me laisse pas beaucoup de place pour l'expression car elle est pleine d'espoir. En plus, joie utilise la plupart des réserves lacrymales... pour des vidéos de bébés phoques dans leur piscine naturelle à cascade. Quoi de plus déprimant. Il m'en reste si peu et j'ai tellement de travail à faire !

Mais je me charge tout le temps de ramasser ses souvenirs qui me rappellent combien elle se sent isolée malgré le fait qu'elle ne soit pas seule. C'est quand même grâce à moi qu'elle a commencé à prendre contact avec des personnes qui pourraient saisir ce qui se passe en elle à travers le monde, et qu'elle a fait le tri dans ses relations. Elle va finir par bien profiter de moi, chère Tristesse. Je sers quand même... à quelque chose. Une toute petite chose. C'est trop déprimant. C'est tout petit. Trop petit... Splaf.




       D é g o u t

C'est vraiment trop ridicule de s'exprimer comme ça. Tout ça, ça me dérobe. Ça me vole les genoux. Ça me défait les perles des cils. Et sérieusement, mais sérieusement, pourquoi faire dans la charité du mot alors qu'on ne sait même pas à qui on s'adresse ? Je dois la mêler tous les jours à des misérables types fixés à un! seul! âge! mental! quoi ! Rendez-vous compte: pas d'asynchronie (distinct de dyssynchronie), avec une intensité aqueuse de frigidaire en panne de lumière, avec un regard aussi rond qu'une lune qui ne tournerait jamais autour d'une planète, rien ! Je dois la traîner dans une foule digne d'une garderie qui joue à qui jette le plus loin dans l'orgueil de l'autre sa flaque de pipi qui pue l'asperge, je dois la jeter auprès de paumés plein d'acné socio-émotionnel purulent s'imaginant savoir tout sur tout du monde et des autres au point de s'indifférer des milliers d'habitants de la planète distincts de l'humain, qui meurent en ce moment même, voyez la santé planétaire. Ces êtres indifférents, qui même à soixante-quatre ans en ont toujours seize parce qu'ils n'ont jamais accepté de renoncer à une certitude par année cumulée ! Alors ouais, j'suis carrément dègu'.




       P e u r

Oh, par la miséricorde du vide, elle a quasiment oublié de me faire entendre alors que je suis excessivement présent chez elle... Vais-je disparaître ? Y aurait-il une anomalie de transmission car une inexistence serait en train de me gober !? Bon sang, ça serait atroce ! Enfin, il y a pire, comme... Mais, attendez ! Elle se demandait réellement quelle émotion manquait ! Ça aussi c'est terrifiant quand on y pense longuement et profondément, sachant que je la sauve de beaucoup de choses dans la vie. Peu importe quoi, c'est nombreux. Qu'adviendrait-t-il d'elle sans moi !? Je lui avais dit de ne jamais rien entreprendre, pour sa sécurité, pour son inertie, car c'est celle-ci qui lui apporte vraiment de la stabilité. Six planches sous terre, non ! Ce n'est bien sûr pas ce que je veux dire. Mais creusons déjà le trou. A-t-elle entrepris quelque chose pour m'oublier ? Et si je n'étais jamais en mesure de le savoir ! Oh là là !

Peur... :
Vide !




       É m e r v e i l l e m e n t


Tout ça, c'est relatif... Attention à vous, esprits chancelants, car je suis le gars compliqué de la clique.

Nous déclinons toute responsabilité en cas de dommages cognitifs collatéraux. Toute poursuite de l'aventure peut engendrer une ou plusieurs lésion(s) neuropsychologique(s) importante(s), dont vous certifiez avoir pris connaissance en poursuivant l'aventure.


Lumineux comme un donut crânien d'ange (selon l'encyclopédie anatomique céleste courante), c'est moi, le pilier de toutes les autres émotions. Mon appellation est pauvre car elle a été faussée par Colère et Peur. Joie avait insisté pour employer un néologisme ouvertement expliqué. « T'façon c'est tous des gnomes » avait dit... vous savez. « Mauvais souvenirs », avait dit Tristesse. Cela dit, pas de panique. Mes grandes responsabilités me confèrent de grands pouvoir et, en conséquence de quoi, la possibilité d'accéder à mon humaine à son insu et d'y agir ; je suis en relation permanente avec son soi authentique.
     Ainsi, mon vrai prénom est « Incotact », étant le métissage « d'inconnu » et de « contact ». Effectivement, je suis une émotion à proprement parler – d'autant plus que j'ai aussi mon terminal des sensations physiques spécifiques.

Si vous siégez sur une chaise en bois solide, avez l'esprit qui furète pour de la complexité dans votre vie de tous les jours de telle sorte que votre organisme en a l'habitude, passez par le bois hanté de complexité et prenez volontiers au passage quelques kits magiques réalisés par notre hardi potier.

Que la force soit avec vous:
Ô, par la force de ma tâche de médiateur entre le monde et « l'âme », l'esprit ainsi que les ressentis, je distribue des chocs infinis qui ébranlent toute structure de soi qui serait trop rigide et voulue immuable dans le temps. D'où l'importance pour celui qui me renferme d'avoir un esprit plastique, ferme et souple.

Quant à mon humaine, elle est pragmatiquement intéressée par absolument tout ce qu'elle est en mesure de percevoir ou de sentir. Elle le décline en équations, en photographie, en musiques mentales. Tous les domaines sont proportionnellement investis car elle ne les voit pas séparément; quand elle observe la vie, elle y discerne une unité dans laquelle émulsionnent des principes que chaque angularité d'appréhension décline en une forme de savoir distincte. C'est le modus operandi du kaléidoscope, qu'elle chantonne parfois en regardant les rayons du soleil ployer et caresser le paysage. Les arbres dont on a emprunté le corps voient leurs pages couvertes de pensées. Une pensée peut prendre de multiples formes selon les gens. La plupart pensent le plus souvent « C'est mignon un cygne ». D'autres, moins fréquents « C'est grand ». D'autres, plus rares, « Pourquoi les galets sont-ils lisses ? ». Les siennes, et c'est ce qui les rend si compliquées à formuler par le verbe oral ou à retrouver chez les autres, amis potentiels, prennent l'air d'hypothèses ou théories illustrées. Un peu comme dans le livre du « Jeune T.S. Spivet » dont elle a fait son ami post-végétal. À la différence près que mon humaine est proprement incapable de ne faire que des constatations, et qu'elle ne se laisse pas impressionner par des réponses qui ne sont pas immédiatement accessibles. Elle ne théorise pas que des réponses. Elle théorise aussi des questions. Elle s'intéresse à la source de toute chose, et à la superposition de ses déclinaisons uniques. À l'unité fondamentale, à la quiddité, à l'essence, et aussi à la personnalité, à l'identité, à l'état fragmenté dans le temps. Le tout interdépendamment.

Grâce à moi, Incotact, elle désire d'ailleurs travailler dans les neurosciences plus tard, au travers de l'intelligence artificielle et de la robotique. Sans parler des sous-études autodidactes, sans doute de la plupart des domaines scientifiques. Elle dit que s'intéresser à tous les domaines est massif pour un seul être, mais que ça peut symboliquement se faire sans peser plus d'1,5 kg, soit le poids moyen du cerveau, car il est l'œil de bœuf qui donne sur tous les paysages à la fois par son angle de compilateur. On pourrait peut-être approcher le relief des recoins inaccessibles de la connaissance, conjecture-t-elle. Tout ce qui nous apparaît nous est plus ou moins rendu consciemment au travers du cerveau, et on peut le porter sur une main. Non pas qu'on porte tout l'univers dans une main, mais qu'on y tient alors la longue vue qui couvre la juste perspective pour percevoir tout l'univers en tant qu'humain. « De toute façon, je ne vivrai pas assez pour réunir toutes les informations. Mais je vivrai assez pour en extraire un sens uniquement adapté à la serrure de mon propre esprit ». Tout ça juste pour s'amuser, dit-elle. Car elle n'est pas quelque chose; elle est, et elle touche véritablement les connaissances sans matière, bien loin des notions du quantifiable, au travers de joie. Mais elle conserve cet esprit joueur et aime jouer avec le solide.

Évidemment que rien de tout ça ne pourra se réaliser sans quelque chose de plus consistant encore que le solide, comme le voyage autour de la Terre et des cultures y ruisselant, avec la curiosité pour l'existence naturelle et la vie consciente qu'on retrouve dans le film Humans, de Yann Arthus-Bertrand, ou dans le livre Humans of New York: Stories, de Brandon Stanton.




    Personnalités, reformez-vous en « moi ». J'insiste.


Oyez,

Pour clôturer la conférence sous cette lune verte, je dirai avoir un souhait nettement plus acidulé que les autres, et même démangeant et consumant. C'est celui d'échanger par messages privés avec des êtres bipèdes ou quadrupèdes très doués, ou à très haut potentiel pour faire plus européen et technicien physique qu'anglophone ou Addaiste. Ceci pour que l'intensité de mes étoiles filantes, quand on fait un tennis d'espace, soit interceptée par quelque réceptionneur assidu grâce à sa nature de gros alien ou terrien ('suis terrienne) de gelée flasque qui comporte une structure moléculaire en fractale. Favorisant une réception facilitée, et m'épargnant ainsi de pleurer des soleils roses, ou bleus pour les plus tristes. Mais également pour savoir ce qui a spécialement marché pour ces guépards dans l'enclos académique, ou n'a pas marché.


Cela dit, en dehors de ce souhait, j'insiste, ne vous y trompez point, j'apprécie et recherche l'échange avec tout être et Joie se charge de l'agrémenter par ses feus. C'est un souhait qui est spécifique, certes, mais ce n'est pas un souhait spécifié. Que personne ne vienne tamponné.


Venez comme vous êtes. Bienvenue.


Et merci pour votre attention, gens de la savane.  Smile



D'un esprit simplexe parmi d'autres



Dernière édition par Svmplǝx-ABC123 le Jeu 29 Oct 2015 - 23:32, édité 2 fois

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Re: Dieu divin, ô sensibilise-moi à l'odeur du bacon grillé pour pister les cerveaux qui cogitent.

Message par  le Jeu 22 Oct 2015 - 11:30

Te me fais penser à numéro 6, version jeune et femme.
Je t'indique son fil: http://www.zebrascrossing.net/t21416-je-ne-suis-pas-un-hqi-je-suis-un-homme-libre
Faut que tu lui envoies des photos de toi en bas résilles.


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Re: Dieu divin, ô sensibilise-moi à l'odeur du bacon grillé pour pister les cerveaux qui cogitent.

Message par Svmplǝx-ABC123 le Jeu 22 Oct 2015 - 17:31

Edit: Cf. premier post.


Dernière édition par Svmplǝx-ABC123 le Jeu 29 Oct 2015 - 23:34, édité 1 fois

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Re: Dieu divin, ô sensibilise-moi à l'odeur du bacon grillé pour pister les cerveaux qui cogitent.

Message par  le Jeu 22 Oct 2015 - 19:12

Oulàlàlàlà, j'ai rien bité.
Mon bacon est trop gras et flasque pour te suivre.
Je te lirai un peu plus discrètement.

Je pars en vacances, bon week end.

Et bienvenue Svmplǝx. flower

edit: purée, l'angoisse existentielle d'un coup silent


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Re: Dieu divin, ô sensibilise-moi à l'odeur du bacon grillé pour pister les cerveaux qui cogitent.

Message par Yul le Jeu 22 Oct 2015 - 20:57

Bienvenue Smile

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Re: Dieu divin, ô sensibilise-moi à l'odeur du bacon grillé pour pister les cerveaux qui cogitent.

Message par  le Ven 23 Oct 2015 - 16:00

Finalement, j'ai fait mon interprétation du truc.

surexploité:



J o i e
silence:

La surprise d'un plaisir inespéré nous étonne de même:
Sitôt qu'elle me vit et les armes troyennes,
Elle perdit la tête et tout hallucinée,
Le regard fixe, exsangue, elle tomba pâmée ;
La voix ne lui revint que très longtemps après





C o l è r e
vacarme:







T r i s t e s s e
silence:

Ayant appris à Trente, où il se trouvait, la mort de son frère aîné, sur qui reposait l'honneur de sa maison, et sitôt après celle d'un autre de ses frères plus jeune, il soutint ces deux épreuves avec une constance exemplaire ; mais quelques jours après, comme un de ses gens venait de mourir, il se laissa emporter par ce dernier malheur, et abandonnant sa résolution, succomba à la douleur et aux regrets. Si bien qu'il y eut des gens pour dire qu'il n'avait été touché que par ce dernier coup du sort : mais c'est qu'en vérité, il était déjà tellement plein de chagrin, qu'à la moindre peine nouvelle, sa résistance s'effondra d'un coup.


http://www.mythologie.fr/Niobe_sipyle.htm



D é g o u t
vacarme:







P e u r
silence:






É m e r v e i l l e m e n t
...:







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Re: Dieu divin, ô sensibilise-moi à l'odeur du bacon grillé pour pister les cerveaux qui cogitent.

Message par W le Ven 23 Oct 2015 - 16:27

Je ne viens pas tamponné,
tel que spécifié,
je ne viens pas, tout court,
laissant la naturelle sélection sociale t'agrémenter de messages d'êtres appréciant et recherchant l'échange,
qualités que ma sinistrose empêche autant qu'elle ne permet, sans même évoquer l'espérance de qualités offrant une assidue réception.

W
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Re: Dieu divin, ô sensibilise-moi à l'odeur du bacon grillé pour pister les cerveaux qui cogitent.

Message par  le Ven 23 Oct 2015 - 18:10

@kwagga-banni:
Si tu passes par là:

C'est pour que tu apprendes à causer la france


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Re: Dieu divin, ô sensibilise-moi à l'odeur du bacon grillé pour pister les cerveaux qui cogitent.

Message par Svmplǝx-ABC123 le Sam 24 Oct 2015 - 15:57

@Silent

    Phase une

Hmm. Bacon.

Spoiler:

Merci Silent ! sunny

PS: C'est normal, disons qu'associer de la purée et du bacon est sûrement assez insolite pour être stressant.


    Interphase

« Les coureurs sont dûment alignés, le regard sanguinairement agrippé à quelque point infiniment lointain droit devant eux. Quelle brassée d'hormones mes amis, quelle vigueur musculaire ! Des jambes palpitent, d'autres sont plantées dans le sol comme des obélisques. Toutes grésillent de ces décharges invisibles au nom desquelles vocifère le public en une clameur commune, qui retourne certainement toute la ville à des lieues à la ronde comme un ouragan déchaîné. Et c'est PARTI, mesdames et messieurs ! S. frappe la balle d'un revers qui l'envoie frôler le filet, et c'est un amorti de la poitrine majestueux, et... il ramasse ses clubs, ses balles, et se dirige vers la plage et l'eau azur. Les danseuses couvertes de feuilles de palmier s'agitent gracieusement, compressées dans leur costume de plastique comme des pieds dans des sabots. On ne doute pas qu'elles sont impatientes d'aller s'en fumer une au break de midi. S. pose sa lingette de plage. Il s'étire. Prêt... PLONGEZ ! Le voilà déjà dans le peloton de tête propulsé par de la nage papillon, devant les bonnets du pays d'Irlande et celui d'Écosse, et... »

Mise en scène assurée par Old Spice™:


    Phase 2

Super explicite !

Mi-spoil, note banale:

Je sens que je vais finir par demander à tout va de représenter des émotions comme ça. Et ça y est. Je l'ai fait; un edit trône maintenant sur ma présentation. Un projet de banalisation humaine et de mise en lumière (les deux à la fois) s'empare de mon esprit depuis quelques temps déjà, et peut-être qu'il naîtra bien que sans doute plus tard... Je me dis que certaines sociétés sont du genre à garder une petite serviette pour se tamponner le coin de la lèvre lorsqu'un inconnu s'assied sur un siège trop près du leur, dans un transport en commun. Ou à penser d'autres sociétés primitives, comme Jean penserait Eudes primitif parce qu'il n'est pas Jean. Mais Jean-Eudes. Alors j'envisage un projet journalistique, un peu similaire à celui de Brandon Stanton et "Humans of New York: stories", pour la petite explication.

(Brandon Stanton)


Silent a écrit:Finalement, j'ai fait mon interprétation du truc.

Surexploité, bis :

Je ne saurais dire quoi de l'homme qui dévisage avec des lances bleu sans âge, de la voix qui sautille sur des flaques de glace ou de la floraison arborescente du tableau de parole m'a maintenue scotchée à la vidéo.



  • C'est l'histoire d'un corps, inextricablement petit et limité dans ses moyens, qui se déplaçait au gré des courants dans une mêlasse d'événements qui le transcendaient. Il ressentait de tout, de toutes les pressions sur sa chaire vivement ouverte par des pores que le corps ne contrôlait pas, quelle que soit l'avancée de son existence. Humain un jour, humain toujours.

    D'un courant des profondeurs ou des surfaces à un autre, sans repères clairs sur le sens du monde et de son corps dans le monde, il devint au fil des âges conscient de son bâtissement à l'image du monde. Celui-ci avait modelé le corps, fait ses formes, construit ce qui permit ensuite à la masse flottante de se sentir elle-même et de sentir l'univers grâce à une essence un peu distincte, ni totalement corps, ni totalement esprit, qui voletait d'une lueur de présence à une autre.

    Cette sagesse perdue, dans le creux des cocons de carbone et de suie, dans celui des hoquets de terreur ou de cris, mais aussi parmi les chants de joie fluette et de bonheurs profonds, dormait comme l'ours en hiver. Le corps avait tout oublié de son passé. Il ne savait que la mesure des cocons.

    Un mètre par-ci tenait un sentiment petit, une longueur par-là encerclait un sentiment grand. Ils étaient bien forcés d'admettre, parfois, que la mesure était elle aussi limitée et certains en déduisirent secrètement que le sentiment était une valeur, sachant que la valeur n'est pas mesurable. Des enclos à bannissement des sentiments haïs existaient, et perduraient encore quoique de moins en moins, et l'émoi désagréable était fauché dès son apparition par des corps somnambules à l'air de zombies. Outragés par l'innée limitation de leurs gestes, ils frappaient à mort les sentiments damnés; déjà limités, ils n'allaient pas encore en plus se sentir agressés.

    C'est alors que montèrent des clameurs, de-ci, de-là, dont on ne sait pas bien la provenance et que d'aucuns disent encore aujourd'hui, l'oeil malicieux, que c'étaient les sentiments eux-mêmes qui les originèrent. Il fut parfois entendu, dans ces clameurs suppliantes, que les sentiments étaient des messagers, des coursiers, et que l'on réagissait naturellement à leur couleur propre; bleu, vert, jaune, orange, violet, et j'en passe, par des réactions physiques. Il fut également dit que, par la force de ces violences prématurées, les enclos dans lesquels furent autrefois convoyés les sentiments, comme des bêtes à abattre ou des peuples à génocider, et maintenant vidés, demeurent croulants sous des montagnes de lettres et de missives perdues que les toges colorées occultaient.

    Il n'est de plus vain dessein que de cloitrer des messagers, autant que de s'entraîner à ne plus percevoir les couleurs. Chez les plus chanceux, des tableaux de taches de peinture ornent les sols de l'être sur des tapis de lettres égarées. Chez les plus malchanceux, des gouffres percent un sol châtié par la douleur, comme un corps souffrirait d'un rat piégé sous cloche mise à feu, qui se verrait contraint de creuser la chair pour fuir les flammes.



•••

Lagaffe, et le dégoût qu'il suscite souvent auprès des personnages de la BD. C'est ce que j'ai vu en premier avant de voir le reste. À croire que l'activité qui s'oppose bien involontairement à la bureaucratie alimente autant d'émotions qu'une bouse de vache. La bureaucratie suscite le sentiment du propre, du plaisant, et de l'attrait viscéral ? Les gens auraient-ils peur d'être contaminés par le reste comme par la saleté et les microbes, que véhiculent en théorie les choses rebutantes ? Ce qui expliquerait par exemple la répulsion que peuvent éprouver d'aucuns qui ne cautionnent pas certains systèmes dits régulateurs d'une société. Cela dit, est-ce une contamination virale, ou un rejet de la partie d'eux-mêmes qui veut aussi vivre l'expérience d'une certaine liberté d'être soi que ça suggère ? Questionnement spontané du jour, bonjour.

La peur et ce tonnerre, sans parler de la pluie et de sa manière de pénétrer par la force nos sens en les monopolisant, c'est une façon glument intéressante de représenter la chose d'une façon aussi indirecte que percutante... !  rendeer

Quant à l'émerveillement, et Björk, ça peut être synonyme, quoi.
      Je suis justement en train d'apprendre à me faufiler dans les tranchées, sous le vol des projectiles, pour conserver mon imagination avec intégrité. L'âge adulte, selon certains, c'est le renoncement aux caractéristiques avec lesquelles on est né, comme si elles appartenaient nécessairement au royaume du non-mûr. C'est il me semble surtout l'extension métamorphosée d'une période, et la responsabilité enfin pleine d'assumer ce que l'on est, en étant alors le capitaine des changements à entreprendre pour vivre en accord avec soi-même et le monde simultanément. L'imagination ne fait pas de mal, et y concourt, d'autant plus qu'elle est l'ingrédient des esprits ayant fait avancer la société d'une manière ou d'une autre. Pensée spontanée du jour, bonjour.
Ô capitaine mon capitaine:

      Bref, et j'adore cette chanson !
Spoiler:
(Se tient les tresses blondes et gazouille en sautillant sur un tapis rose fanfreluche jonché d'étincelantes paillettes délaissées après leur chute aggravée de la dernière robe de soirée qui était trop mince parce que l'amie qui a le chapeau translucide pour montrer ses cheveux à teinture naturelle a pensé que ça serait mieux.)

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Re: Dieu divin, ô sensibilise-moi à l'odeur du bacon grillé pour pister les cerveaux qui cogitent.

Message par Svmplǝx-ABC123 le Sam 24 Oct 2015 - 16:22

@Kwagga

Kwagga a écrit:Je ne viens pas tamponné, tel que spécifié, (...)


Quelle adroite manière de parler sans parler. On dirait une courbe verbale.

Courbe verbale:


Type simple:

Type cyclique:


La sélection sociale naturelle, c'est un terme que j'employais très cyniquement pour témoigner du dilemme de "l'exprimant". C'est l'autocondamnation involontaire de quelques uns qui font le choix d'écrire d'une manière qui risque d'être vue comme trop abondante par la majorité des gens, et par laquelle manière lesdits gens, qui pour une raison ou pour une autre n'ont pas d'affinités avec les longs textes en dehors des livres, se défont immédiatement de la lecture.

Ce n'est pas un terme péjoratif non plus, malgré le cynisme dont je peux faire preuve ; juste la représentation de ce sentiment parfois aigre-doux d'avoir encouru la distance sociale par le fait d'avoir courageusement ou du moins décidément été soi-même.

C'est aussi à différencier du manque de synthèse, et ça se témoigne par exemple par le sentiment suivant: "Oh, zut alors, j'ai déjà tellement réduit. Oh, et chaque élément met en lumière quelque chose de spécifique. Allons bon, allons-y, et on verra plus tard si je serai enterré dans un petit coin du cimetière mal entretenu et employé pour la commodité des chiens errants, ou à côté des miens marbrés." C'est le Syndrome de la "Croix de bois, Croix de marbre. Si je mens sur mon identité je vais au paradis".
   Mais, tout ça, c'était avant que les spoilers n'existent. Hommage à toutes les croix de bois. C'est encore un tantinet cynique, il faut que j'aille consulter.

•••

Quant à l'espérance, la fais-tu mienne ? Je suis condamnée à être curieuse de tous, et n'ai en conséquence de quoi pas d'attentes ou d'espérances simultanées ou qui chevaucheraient cette condition parfois rude. Cette présentation décrit uniquement les ingrédients, mais pas la tablée.

•••

Et j'ai cherché dans mon glossaire des conditions humaines sinistrose et y ai dégoté ce qui va suivre. Peut-être est-il complètement dépassé ou amalgamant...


  • Sinistrose, n.f.
    Phénomène de possession d'un être humain par des hérissons mythiques, chevaleresques pour d'aucuns, démoniaques pour d'autres, auxquels on ne croit qu'après expérience. Entourant un esprit baudruche d'une herse circulaire naturelle, ils préviennent le contact proportionnellement à la sensibilité du ballon à l'air. La plupart des ballons susceptibles d'être possédés se gonflent à chaque brise comme les vagues se gonflent à chaque courant, et il devient plus requis encore que jamais de prévenir l'affluence d'intrus lors de ces moments de lien avec la météo. La herse étant finie, inerte, doit néanmoins se desserrer quand le ballon gonfle, et l'espacement ainsi créé pourrait contrecarrer le rôle des hérissons mythiques, qui est donc de conjurer le sort de l'éclatement par le contact. Celui-ci requérant que deux individus se rapprochent, et donc qu'un souffle bien plus furieux que celui d'une brise aléatoire ne fasse fureur, c'est pourquoi les piques du hérisson sont en général extensibles alors que son ventre doux et chaud est élastique.


Alors, tes chaussettes, pourquoi des motifs sinistrés ?

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Re: Dieu divin, ô sensibilise-moi à l'odeur du bacon grillé pour pister les cerveaux qui cogitent.

Message par Svmplǝx-ABC123 le Sam 24 Oct 2015 - 16:25

Yul a écrit:Bienvenue Smile

M e r c i, Yul ! (dégradé chaleureux)


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Re: Dieu divin, ô sensibilise-moi à l'odeur du bacon grillé pour pister les cerveaux qui cogitent.

Message par  le Sam 24 Oct 2015 - 23:37

Björk - it's oh so quiet:
Big bang a écrit:Au commencement était le Silence, Eon éternel, source des Eons, l'invisible silence, l'innommé, l'ineffable, l'Abîme ; la langue vulgaire l'appelle Dieu.
Principe et cause, infini, enveloppé de soi-même, il n'agissait pas. Mais dans son silence inviolé deux "générateurs", le principe mâle et le principe femelle, l'un, le mâle, illuminateur d'en Haut, l'autre, la femelle, illuminateur d'en Bas, contenaient la racine, la source de l'Etre, ou plutôt étaient eux-mêmes la racine et la source.
L'Abîme (Buthor), s'enveloppant ainsi à soi-même, se contemplait avec sa coéternelle épouse, la Pensée (Ennoia). Silencieuse comme lui, Ennoia recevait dans cet inexprimable embrassement le germe fécond, le germe divin des Emanations. C'est par Ennoia que l'Abîme allait engendrer. Car il était amour, et l'amour aspire à se répandre. Et il n'y a pas d'amour qui ne veuille quelque chose à aimer.

Pour ça que dans émerveillement, j'ai fait dans le narcissisme. Parce que je suis l'univers incarné. Mais chut.


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Re: Dieu divin, ô sensibilise-moi à l'odeur du bacon grillé pour pister les cerveaux qui cogitent.

Message par Svmplǝx-ABC123 le Dim 25 Oct 2015 - 10:09

Tu as fait dans le narcissisme ? Alors là je ne te suis plus... A. Par des messages subliminaux, B. c'est cette tendance zèbre à s'autoanalyser excessivement et trouver le pou tandis que ce n'est qu'un flocon de neige, C. hum, D. autre ? Je sens poindre l'ironie mais je ne sais pas l'originer... (smiley aléatoire)

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Re: Dieu divin, ô sensibilise-moi à l'odeur du bacon grillé pour pister les cerveaux qui cogitent.

Message par  le Dim 25 Oct 2015 - 11:00

Beh... so quiet=silent ralentis=si lent. Dans l'émerveillement, c'est plutôt narcissique.
Nan mais pas grave, manquerait plus que mes conneries transparaissent - ce serait flippant.
Le véritable problème étant que je ne savais pas quoi répondre après ton dernier post, mais je me sentais le devoir de dire quelque chose.

Bon, sinon, qu'est-ce qu'il te faut réformer pour reformer tes personnalités en "toi"?
Svmplǝx-ABC123 a écrit:Personnalités, reformez-vous en « moi ». J'insiste.


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Re: Dieu divin, ô sensibilise-moi à l'odeur du bacon grillé pour pister les cerveaux qui cogitent.

Message par #Stone-electron# le Dim 25 Oct 2015 - 12:06

Bêêêêê

toutes les êêêêêmotions:
p'lêêêêêne, ma p'lêêêêêne:












Spoiler:







#Stone-electron#
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Re: Dieu divin, ô sensibilise-moi à l'odeur du bacon grillé pour pister les cerveaux qui cogitent.

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