Un zèbre qui tente de se réveiller

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Un zèbre qui tente de se réveiller

Message par SirsQ le Mer 14 Oct 2015 - 15:15

Pouf.


Dernière édition par SirsQ le Jeu 21 Jan 2016 - 22:47, édité 3 fois

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Re: Un zèbre qui tente de se réveiller

Message par Princeton le Mer 14 Oct 2015 - 15:51

Salut et bienvenue sur le forum, j'ai tout lu et je me reconnais dans tes propos. Je ne peux que te conseiller de rechercher de l'aide, d'un thérapeute par exemple, pour t'alléger de la souffrance et de la tristesse que tu peux abriter à ce jour, et pour trouver une manière qui te convienne d'être au monde, mais aussi partout ailleurs, et sur ce forum par exemple, car les problématiques que tu évoques sont partagées par d'autres ici, et elles ne sont pas sans issues. Je te souhaite du courage, de l'amour (et pas seulement l'Amour avec une majuscule, oui, toutes les autres formes aussi) et la joie. A+

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Re: Un zèbre qui tente de se réveiller

Message par SirsQ le Mer 14 Oct 2015 - 16:21

Merci beaucoup pour ton message. Rien que ces quelques lignes, ça m'a fait très plaisir.
Du coup, j'en profite pour rajouter que oui, je pense effectivement qu'il faudrait que je vois quelqu'un, mais il faudrait surtout que j'arrive à vraiment dire ce que je pense à cette personne.
J'ai vu énormément de psychologues dans mon enfance, et pour moi c'était une contrainte, ma mère me forcait et j'y allais en pleurant. Ça ne m'a été guère utile (notamment le psy avec lequel je passais mon temps à jouer aux Legos, je crois qu'en fait il parlait à peu près autant que moi, il ne devait absolument pas savoir quoi me dire).
J'ai revu un psychologue au moment où j'ai commencé à prendre des antidépresseurs, mais il a été plus question de mes études qu'autre chose, et pourtant, le suicide avait été mentionné à la première consultation. Au final, jamais je ne lui disais à quel point j'allais mal. Et de toute manière, je le dis rarement aux autres, quand je vais mal (j'essaye de changer, parfois je le dis, mais je ne dis pas pourquoi, j'ai trop peur de... faire peur aux autres. Par exemple, compliqué de dire à sa copine qu'on pense au suicide tous les jours, je suppose...)
Et puis, comme financièrement ma seule source de revenu actuellement c'est la pension alimentaire que me donne mon père, ça reste assez limité... alors voir quelqu'un oui, mais pour l'instant...
Encore merci à toi Princeton. Smile

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Re: Un zèbre qui tente de se réveiller

Message par Princeton le Mer 14 Oct 2015 - 16:41

Je comprends. J'aime bien ta façon de terminer tes messages de manière ouverte : qu'est-ce que j'ai à perdre... pour l'instant... Une fin qui n'en est pas vraiment une, une ouverture, sur le champ des possibles, de ce qu'on peut faire... Dire ce qu'on pense, c'est difficile, déjà d'arriver à se parler, à se dire, à s'avouer, à se regarder, à mettre des mots là où il n'y a qu'une brume immense, qu'un épais brouillard, et souvent des tempêtes, des tornades, qui ne laissent que la terreur, la peur, la souffrance, et la solitude... Alors ce sont les larmes qui viennent, puis l'envie d'en finir, en somme, le désespoir...

Mais tu as aussi des capacités, et même si tu ne peux pas être appuyé par un professionnel pour le moment, tu peux chercher du secours, des ressources, extérieures, mais aussi intérieures... L'intelligence est aussi une force, celle de pouvoir chercher, se mettre en chemin, comprendre, assimiler, de pouvoir mettre des mots, justement, sur les émotions, les ressentis, sur une douleur qui sonne au départ indicible, comme un long cri, un hurlement... Tes premiers mots ici sont déjà précieux, pour toi, pour ta vie, ils comportent des choses sombres, mais aussi la lumière, le désir, la tendresse, l'amour, la rencontre, les questions, l'espoir... Une nourriture... C'est un combat qu'on mène, le combat d'une vie parfois, mais ça vaut le coup...

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Re: Un zèbre qui tente de se réveiller

Message par Mily le Mer 14 Oct 2015 - 16:53

Bienvenue SirsQ

J'ai lu ton témoignage avec attention, et j'ai ressenti ta tristesse, mais aussi de l'espoir.

La communauté lyonnaise a l'air très active et pour avoir pas mal discuté avec des membres de cette région, d'âges et d'expériences très divers, je pense que tu y trouveras des personnes sympathiques et bienveillantes. Peut-être même que certains pourront t'aider dans ta recherche d'apprentissage.

Bon courage à toi.

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Re: Un zèbre qui tente de se réveiller

Message par SirsQ le Mer 14 Oct 2015 - 20:20

Merci beaucoup à vous deux.
En ce moment, j'essaye vraiment de changer. Je ne sais pas encore si je vais réussir.
Disons que jusqu'à maintenant je n'ai fait que subir, subir ma mère, subir les autres, subir ma timidité, subir mon surdouement, subir les études, et que concrètement, il y a un moment où je me dis que je ne pourrai pas subir toute ma vie, il faut que j'agisse, que j'essaie.
Alors oui, pourquoi pas rencontrer des gens...
Pour l'instant, j'ai remarqué que je trouvais beaucoup plus intéressantes les conversations des adultes que celles des jeunes de mon âge (même sans y participer, ou très peu, juste en écoutant), c'est déjà un premier pas dans la "connaissance de ce qui m'attire".
Pour ce qui est de l'apprentissage, j'ai de toute façon abandonné l'idée, notamment car maintenant c'est trop tard (il me semble que l'école qui m'avait accepté sous réserve d'avoir un contrat est maintenant complète), mais aussi parce que, de toute façon, je me dis que maintenant c'est peut-être pas plus mal si je fais de l'intérim, même si c'est un truc tout con où tu n'as pas à réfléchir, où tu dois faire la même action 400 fois par jour. Je commence réellement à me dire que jamais rien ne me plaira, et encore moins les études pour y arriver, alors plutôt qu'après avoir fait 2 bac, je fasse 3 bts et 45 licenses, si je fais une "semi pause" d'un an, ce ne sera peut-être pas plus mal.
Encore merci Smile

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Re: Un zèbre qui tente de se réveiller

Message par Diatribe le Mer 14 Oct 2015 - 23:50

Bienvenue SirsQ! Smile

Texte très beau de sincérité, merci de t'être livré. Ton parcours me fais un peu penser au mien, à ce que j'étais encore il y a quelques années, et suis parfois encore. J'espère que nous saurons te mettre à l'aise et que tu t'en sentiras un peu plus serein.

Au plaisir de te lire sur le forum! Smile

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Re: Un zèbre qui tente de se réveiller

Message par fragmentation le Jeu 15 Oct 2015 - 9:12

SirsQ a écrit:
Par contre, problème principal, je suis toujours autant malheureux. Depuis toujours je suis malheureux, et je pense, j'ai bien peur de continuer à l'être jusqu'à ma mort.

Y a pas de fatalité absolue en la matière. Je connais des gens c'était pire. Et pourtant le bonheur est accessible. Je te dirais pas que c'est facile, mais y en a qui sont bien plus au fond du trou que ce que tu décris, et qui s'en sortent. Bon l'exemple auquel je pense, ça a pris tellement de temps, que des fois je me demande presque si ça valait le coup.

Le "cerveau" (allégorie de la complexe psyché humaine) est d'un usage bien difficile, mais il est capable de prouesses inimaginables. Comme de transformer une personne malheureuse en être "normal" (capable de sourire, de rassurer, de s'intéresser aux autres, et autres magies véritables).

J'admets que ça reste rare, alors je sais pas. Mais si tu as du temps à perdre, devenir heureux, c'est possible ma foi.



SirsQ a écrit:
Non seulement je me déteste du plus profond de mon âme, car, merde, j'ai un QI de 145, et j'ai rien fait de ma vie
Ouais. Imagine que y en a des qui sont dans cette même situation, mais au lieu d'avoir 20 ans, et de pouvoir tout tenter, z'en ont 50. Alors s'il te plait, un peu de respect pour tes aînés. Tu as 20 ans. Le monde est plein d'opportunités. Ouvre les yeux.

L'une de ces opportunités est ta propre capacité à évoluer. L'environnement a un impact sur toi. Pense à combien tu as évolué ces trois dernières années, et pourquoi ? Parce que tu as vécu des choses. Des choses qui ont été parfois bien agréables, parfois terribles, et qui t'ont mis en mouvement. C'est facile de repenser aux quelques personnes qui t'ont ému, quand tu parles à trois personnes tous les dix ans. Essaye de parler à 100 personnes différentes chaque semaine, de t'intéresser suffisamment pour découvrir tout ce qui peut être étonnant chez quelqu'un qui n'est pas nous, et tu nous diras si tu peux encore acter cette mémoire presque envahissante des gens qui sont partis.

Facile facile, quand on choisit la facilité.

Je vois pas bien le rapport entre le QI et la choucroute. Ils t'ont donné un score. Ils t'ont déclaré intelligent. En quoi ça t'engage toi ? C'est pas bien assez d'être toi, avec tout ces besoins qui débordent ? Faut encore que t'acceptes une étiquette extérieure peut être gratuite ? Tu crois qu'ils sont compétents pour te juger ? Moi pas. Bullshit QI. Tu es ce que tu es, une personne complexe avec des forces et des faiblesses. Ne laisse pas trois nazis dans un labo te dicter qui tu es, et de quoi tu es capables (ou pas). Si tu veux connaître tes limites, ce n'est pas en matant un bout de papier rédigé par des gens habilités à la psycho-sociologie des souris dans les labyrinthes que ça va t'éclairer.

Si tu veux connaître tes limites, faut les mettre à l'épreuve. A l'épreuve des autres, des concours, des circonstances. A l'épreuve de tes envies, de tes désirs. De la vie. Là tu auras une idée de ton QAS (coefficient d'adaptabilité sociale)


SirsQ a écrit: j'ai eu deux bac sans travailler, sans faire d'effort, sans rendre certains devoirs, en faisant toujours le minimum
J'ai pas de mérite, j'ai eu le bac. Moi je l'ai pas eu, j'ai pas de mérite non plus, mais au final, c'est tout pareil. Y a une sorte de complaisance vis à vis de la réussite. C'est facile de se dire qu'on arrive jamais à rien, quand la réussite elle même nous fait honte. Le bac c'est obligatoire, c'est pas ton choix, pas tellement étonnant que le résultat ait cet effet délétère.  Tout ça pour ça ? Tout ça quoi ? Tu n'as même pas commencé à explorer le sujet.




SirsQ a écrit:Et pourquoi je ne suis pas heureux alors ?
En plus de me détester
Je crois qu'on a compris l'idée.

SirsQ a écrit: je me sens profondément inutile
C'est pas seulement toi, c'est tout une génération. Plusieurs même.

SirsQ a écrit: Je ne sais pas à quoi je sers dans ce monde, j'ai envie de servir à quelque chose, de faire quelque chose de bien.
Les guerres, les morts, les migrants, le racisme, les vieux, les couples, les jeunes, la vie, tout me fait chialer et me désespère. Je ne sais pas comment je fais pour vivre dans ce monde.
Un certain nombre de personnes font le choix de vivre localement. De s'occuper d'eux même et de leurs proches, de construire une base saine, avant de s'investir dans de plus grandes échelles. Éteindre la télé, ne plus lire l’actualité contractuo-économico-politiquement-armes-de-destruction-massive-terrorisme-massacré-sa-famille, et créer des liens. Créer un lien entre soi même et les anciens. Entre soi même et tous ceux qui à notre époque font preuve d'utilité. Souvent de façon très locale... c'est par la quantité qu'ils participent à forger cette époque.


SirsQ a écrit:j'ai tout fait pour réprimer mes larmes.
On choisit pas son physique. On choisit pas ses larmes,elles sont là. C'est fort une larme, ça ne manque jamais d'émouvoir. Peur de parler ? Soit. Je pleure ... et je le cache ?   Moi je parle beaucoup, mais tout seul chez moi. Comme ça je ne fais chier personne avec ce que j'ai à dire. Comme toi avec tes larmes.


SirsQ a écrit:j'avais juste envie de la prendre dans mes bras et de la consoler, mais j'ai juste
...



SirsQ a écrit:Je trouve que le monde est horriblement moche, parfois.
Fantastiquement moche. Horriblement beau. Depuis toujours.



SirsQ a écrit:Alors je vais peut-être me lancer, après tout, j'ai quoi à perdre?
Merci. Surprised
Des illusions. Chaque porte ouverte demande le sacrifice d'une illusion (et non d'un chaton comme l'annonce un communiqué que je viens tout juste de recevoir par mail !)

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Re: Un zèbre qui tente de se réveiller

Message par djidje le Jeu 15 Oct 2015 - 9:35

Bienvenu à toi !
Je comprends ce que tu ressens, et en même temps dans tes écrits il y a un combat sous-jacent pour avancer, se trouver. Une recherche d'espoir. Et une amélioration entre ce que tu décris du début et ce que tu es maintenant. Chacun son rythme.
J'espère qu'ici tu sauras trouver des cailloux sur ton chemin pour avancer vers du mieux.

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Re: Un zèbre qui tente de se réveiller

Message par SirsQ le Jeu 15 Oct 2015 - 9:56

Merci Diatribe. J'en ai profité pour lire ta présentation (d'ailleurs, celle des autres aussi), et effectivement, je note certains points communs, et notamment...
Diatribe a écrit:Tout m'intéresse, j'aime absorber toutes les informations qui se tracent sur mon chemin. Ma grande mémoire m'aide énormément à collecter. Pourtant, je partage très peu et j'ai une constante impression de ne rien connaitre. Souvent quand les gens sont avec moi, un malaise se forme, personne n'a rien à dire. Enfin, j'aimerais parler énormément comme il m'arrive de le faire avec mon copain (mais surtout avec ma tête!), mais je ne trouve jamais rien à dire. Je passe pour creuse et je finis par me dire que je le suis, malgré les amas de livres qui tapissent ma chambre, les choses que je fais, que j'écoute, que je regarde et mon imagination incroyablement débordante... Non, j'ai le sentiment de n'avoir rien à apporter aux autres, rien de plus que le premier passant offrirait sans peine. Lorsqu'on me demande mon avis ou me demande mon opinion, je prends souvent la fuite de peur de m'exprimer, de sortir un monceau de conneries, de m'humilier. Et si je m'exprime, j'ai l'impression de dire des futilités sans intérêt.
C'est tellement EXACTEMENT moi. Impressionnant. Je n'aurais pas pu mieux m'exprimer. J'ai toujours eu l'impression d'apprendre énormément de choses, principalement grâce à Internet, et pourtant, rien n'arrive à en "ressortir"...
J'ai aussi une énorme différence de comportement entre les gens que je connais et avec lesquels je suis à l'aise (il faut un moment pour que ce soit le cas), et les gens que je ne connais pas beaucoup. Par exemple, par rapport à mes beaux parents, et très particulièrement à ma belle-mère, qui est l'une des personnes les plus géniales de la Terre, qui s'est bien rendu compte que j'allais mal et qui s'inquiète pour moi (c'est possible d'autant aimer sa belle-mère ? ^^), le changement s'est fait au bout d'assez peu de temps. C'est une personne qui sait mettre à l'aise, et je suis passé d'un petit garçon tout timide et coincé osant à peine dire bonjour, à ce que je suis maintenant avec elle, comme elle le dit souvent "un gros enfoiré", parce qu'il y a beaucoup de jeux entre nous et de taquineries. Les gens qui ne me connaissaient pas sous cette facette (notamment mon père), ont été choqués de me voir aussi à l'aise. (enfin, choqué en bien, pas en mal)

Tu as en tout cas l'air d'être une personne géniale, vraiment. (Et moi aussi, souvent je fais mon "gamin", cette impression de gros décalage entre ce que je fais et ce que je dis, à moi-même, dans mon petit cerveau)
Si un jour tu passes en Rhônes-Alpes... Smile
Ah, et si tu m'en veux ou si tu n'avais pas envie que je cite cette partie de ta présentation, dis-le moi aussi ! Smile

(et pendant que j'écrivais tout ça, une nouvelle réponse)

Fragmentation, merci pour ton message, mais je vais être assez honnête, il ne m'a plu qu'à moitié, je vais t'expliquer pourquoi :
Je sais que je suis pessimiste. C'est un fait. Je pense simplement avoir souffert pendant suffisamment longtemps, c'est pourquoi j'ai pensé, c'est pourquoi je parle de suicide.
Après tout, je me suis "laissé du temps", c'était sympa de ma part non ?
Si il y a bien quelque chose que je ne supporte pas, c'est la graduation de la souffrance. Et c'est, je trouve, ce que tu fais. Tu me dis "Je connais des gens c'était pire." Je te dis non, ce n'était pas pire, c'était différent. Pour une personne A, perdre son chat sera pire que de perdre sa mère. Pour une personne B, perdre son chat sera comme perdre ses clés. Tout le monde ne subit pas les choses de la même manière, car tout le monde n'a pas vécu les mêmes expériences, tout le monde n'a pas les mêmes sentiments, les mêmes priorités. Oui, ma mère m'a aussi dit plus ou moins tout le temps "pense aux plus malheureux que toi, moi c'est ce que je fais quand ça va pas, je pense aux personnes dans les pays en guerre, ou qui ont faim, ou qui, ou qui..." Oui, d'accord, ça ne m'aide pas, ça me rend encore plus malheureux, ça me donne encore plus en vie de mourir, ça me fait encore plus détester l'humanité. Je pense que nous n'avons pas à nous servir de gens soit-disant "plus malheureux que nous" pour se dire "on a de la chance, on vit dans un pays qunad même plutôt sympa, y'a pas la guerre alors tout va bien, et pis y'a pas trop de SDF en plus donc ça va".
Moi je souffre et c'est comme ça. Je suis égoïste ? Soit. Beaucoup pensent que se suicider est égoïste, alors je suis carrément doublement égoïste dans ce cas. Mais rester en vie pour "faire plaisir" aux autres, s'infliger une vie de souffrance, juste dans le but de rester, c'est pas égoïste de la part des autres? Te forcer à vivre et rester malheureux? (Oui j'exagère, un peu, ou pas.)
Oui, le bonheur est accessible, peut-être. Peut-être pas. Je sais pas. Moi, j'arriverai pas à arrêter les guerres, que ce soit maintenant ou dans 40 ans, alors du coup, est-ce que j'irai mieux un jour ? Pourquoi j'irais mieux ? (C'est un exemple)
fragmentation a écrit:Ouais. Imagine que y en a des qui sont dans cette même situation, mais au lieu d'avoir 20 ans, et de pouvoir tout tenter, z'en ont 50. Alors s'il te plait, un peu de respect pour tes aînés. Tu as 20 ans. Le monde est plein d'opportunités. Ouvre les yeux.
Une nouvelle fois, je te dis non. Je ne pense pas manquer de respect pour mes aînés. Oui, j'ai 20 ans, oui, si je meurs maintenant c'est du gâchis. Ou peut-être pas, peut-être que la planète est déjà surpeuplée et que par conséquent je fais quelque chose de bien? (ça peut donner bonne conscience)
Ce n'est pas seulement que je n'ai rien fait de bien jusqu'à maintenant, c'est que je pense que je ne ferai rien qui me plaira. Je n'ai "que" 20 ans, je n'ai jamais profité de ma vie, et pourtant, on ne cesse de répéter que ce sont les plus belles années, que tout le reste ne sera que souffrance, dur travail, mal de dos, pas de retraite, alzheimer.
fragmentation a écrit:Essaye de parler à 100 personnes différentes chaque semaine, de t'intéresser suffisamment pour découvrir tout ce qui peut être étonnant chez quelqu'un qui n'est pas nous, et tu nous diras si tu peux encore acter cette mémoire presque envahissante des gens qui sont partis.

Facile facile, quand on choisit la facilité.
Ça commence à faire beaucoup, ça et le fait d'être un petit con d'égoïste qui est bien heureux et qui ne s'en rend pas compte (j'exagère hein, je ne te déteste pas Very Happy ). Je pense juste qu'on a pas la même conception des choses, et c'est normal, j'accepte parfaitement ta conception, je te demande juste d'accepter la mienne.
Je le dis, justement, que "j'essaye". Oui, j'essaye de changer. Je me suis inscrit ici, ce n'est pas pour rien.
100 personnes différentes chaque semaine, ça va être compliqué. En fait, au cas où tu n'aurais pas compris, soit je me déteste (quoi, roh, c'est de l'ironie), mais souvent, chez les autres, je suis aussi très très sélectif. Pour moi, certaines choses vont être rhédibitoires à une amitié. Non, ce n'est pas la couleur de cheveux ou les vêtements portés, ce n'est pas la couleur de peau ou la couleur politique, ce n'est pas l'humeur de la personne, c'est plutôt une certaine éthique que j'affectionne.
Et oui, je m'intéresse aux gens, justement, je l'ai dit, je les écoute. C'est moi qui ne parle pas beaucoup. Les autres m'intéressent (quand ils sont intéressants), je le dis, bien plus intéressants que moi. Je ne choisis pas la facilité. Je choisis d'être seul, plutôt que mal accompagné.

Concernant le QI, justement, jusqu'à présent, j'étais toujours dans le déni. Ma mère voulait me faire lire des choses sur les surdoués, je disais "non, je ne suis pas quelque chose qui rentre dans une case, pour toi, si je fais ça c'est parce que je suis surdoué", donc je ne voulais pas. Ce n'est que récemment que j'ai changé de point de vue et que je commence à me documenter, et effectivement, je vois que beaucoup de choses s'éclairent. Par contre, que j'ai 145 de QI ou 130, ça ne change pas grand chose, enfin je pense (j'ai vu hier des posts sur le forum qui avaient l'air de dire qu'il y avait une différence réelle mais je ne sais pas vraiment quoi croire). Je ne me considère de toute façon pas plus intelligent qu'un autre. Pour moi, en l'occurrence, être surdoué c'est juste une différence de comportement, d'émotions, etc. Mes capacités intellectuelles, si il y en a, et apparemment c'est le cas, pour l'instant je ne les vois pas.

Je crois que c'est à peu près tout. Encore une fois, même si j'ai pu paraitre ironique, blessant ou je ne sais pas quoi d'autre, ce n'est pas le cas. Je ne suis pas d'accord avec toi, mais j'accepte ton opinion. Mais je pense que tu as fait des erreurs à mon sujet.

Merci à toi Smile

C'est une manie de poster pendant que j'écris mon message ? Ça va devenir très long à force !  Laughing

Merci beaucoup à toi djidje, peut-être aurons-nous l'occasion de nous voir lors d'une rencontre en Rhônes-Alpes ?
J'ai vu également que tu avais des problèmes avec ton appartement, c'est le genre de choses que j'aimerais beaucoup faire, aider. Mais, bon, très honnêtement, je ne suis pas sûr d'être d'une grande utilité, je n'ai aucune connaissance en rien du tout pour retaper un appartement, et j'ai une force musculaire équivalent à celle d'un lapin nain. Je peux éventuellement faire quelques petits dessins sur les murs ou passer un coup de balai (en plus je suis légèrement maniaque), donc c'est limité Laughing

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Re: Un zèbre qui tente de se réveiller

Message par djidje le Jeu 15 Oct 2015 - 11:12

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Dernière édition par djidje le Mar 9 Aoû 2016 - 11:43, édité 1 fois

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Re: Un zèbre qui tente de se réveiller

Message par SirsQ le Jeu 15 Oct 2015 - 11:27

J'espère pouvoir être là à la prochaine rencontre, en tout cas. Je ne pense pas que ça me rendra plus mal ! Et puis, il ne faut pas penser non plus que je suis en mode totale dépression, j'arrive à être très bien avec les autres, je vais très mal principalement quand je suis seul. (Je veux surtout pas être chiant pour les autres!)
Du coup, je pourrais tâter le terrain et, comme à mon habitude, au moins écouter... Smile
Je te souhaite vraiment bon courage ! J'espère que tu réussiras à trouver de l'aide compétente et bénévole Smile

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Re: Un zèbre qui tente de se réveiller

Message par djidje le Jeu 15 Oct 2015 - 11:32

merci SirsQ sunny

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Re: Un zèbre qui tente de se réveiller

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