Aimons nous vraiment être indépendant(e) ?

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Aimons nous vraiment être indépendant(e) ?

Message par Abonné absent le Dim 13 Sep 2015 - 17:29

Ce fil est né au gré d'une discussion sur le fil des sites de rencontres. Comme quoi on sait jamais ce qui peut débarquer quand on discute de quelque chose entre zèbres. Razz

C'est parti de l'indépendance financière des femmes aujourd'hui qui rend un peu "archaïque" le fait que ça soit à l'homme de payer verres et restaurant quand on sort.
(et que c'est pas toujours simple de s'adapter à de nouveaux codes sociaux)
Ne dérapons surtout pas ici sur des débats "féministes" svp Smile nous souhaitons parler des dépendances et indépendances (argent, drogues, sentiments, compagnie, ce genre de choses) dans le cadre de la "relation aux autres".

En particulier on peut parler de la vie de couple, en ce qu'elle peut conduire à des "renoncement" (d'indépendance) et créer des situations de dépendance ou d'inter-dépendance.

Certaines personnes sont très attachées à leur indépendance et aiment ça, mais en même temps se rendent compte qu'elles ont besoin d'argent, de nourriture, de soins, d'écoles, etc et que donc vivre en autarcie totale sur une "île déserte" n'est pas super viable. Donc il faut accepter certaines "dépendances" en contrepartie (comme aller travailler et payer des impôts).

Qu'en pensez vous ?






La véritable indépendance c'est d'aller vivre seul sur une île déserte. Faut juste pas se faire mal ou tomber malade et avoir besoin d'un médecin. Et gérer les tempêtes qui te dévastent ton habitât.
(sans parler du réchauffement climatique qui élève le niveau de l'eau et réduit ainsi ta surface cultivable) Wink

Quand j'ai été en couple je n'ai pas l'impression d'avoir renoncé à quoi que ce soit.
J'ai vérifié au bout de 3 mois que mes hobbies (train électrique à l'époque) n'étaient pas un problème, au bout de quelques jours que ma façon de cuisiner (quenelles et épinards en boite préparés à la Florentine) étaient acceptés. A l'époque j'étais (de nouveau) étudiant, donc quasi-chômeur et ça n'avait pas l'air de déranger.
A quoi ai-je donc pu renoncer, je ne vois pas.
Et je ne crois pas que mon épouse ait de son côté renoncé à quoi que ce soit.
A être un peu plus discrets quand nous flatulions peut-être ? Razz

Si, éventuellement, de son côté, il y avait un "renoncement" à faire "n'importe quoi" (avec l'éducation des enfants par exemple). J'entends par là que nous devions nous mettre d'accord régulièrement sur ce qu'on voulait faire, et comment le faire. Ca c'était pas toujours facile pour elle. Le fait de se sentir parfois "(re)cadrée" lui pesait.
Et c'est vrai qu'elle ne me "recadrait" jamais (ou alors je ne m'en souviens pas).
En même temps je lui demandais systématiquement son avis préalablement.
(ce qu'elle ne faisait pas toujours avec moi parce qu'elle n'aimait pas le faire)

----------------------------------------------------

Mily a écrit:Pour moi la dépendance, même si je conçois qu'elle puisse être agréable, est forcément une situation imposée, et je me demande si on peut choisir volontairement d'être dépendant de quelque chose
Tu as lu la fable du loup et du chien ?


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Re: Aimons nous vraiment être indépendant(e) ?

Message par Invité le Dim 13 Sep 2015 - 17:37

La dépendance ce n'est pas l'interdépendance.
Personnellement j'ai besoin au niveau matériel d'être un minimum indépendante, et affectivement, de vivre dans l'interdépendance (en tout cas pas dans la dépendance)

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Re: Aimons nous vraiment être indépendant(e) ?

Message par Pieyre le Dim 13 Sep 2015 - 17:44

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Pieyre :
À partir de là, et même seulement des deux premiers points, il ne faut pas s'étonner que s'établisse une économie de la relation amoureuse, en termes d'échanges de biens (par exemple les cadeaux) et de services (disponibilité, voire attentions), en termes aussi d'investissement et de confiance, et que cette économie, tout en se basant sur la réciprocité, ne corresponde pas exactement aux mêmes valeurs de part et d'autre.
Rhôôô, comme tu ruines le romantisme des rencontres ! Dent pétée
Non, je considère juste que c'est la base, dont nous sommes plus ou moins conscients, mais qu'il est possible de s'élever, au moins un peu, au-dessus de la base.

(Ce message fait suite à celui-ci : Votre expérience des sites de rencontres, 1003651.)


Dernière édition par Pieyre le Lun 14 Sep 2015 - 5:41, édité 2 fois (Raison : lien)

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Re: Aimons nous vraiment être indépendant(e) ?

Message par Mily le Dim 13 Sep 2015 - 17:44

Abonné absent a écrit:
Mily a écrit:Pour moi la dépendance, même si je conçois qu'elle puisse être agréable, est forcément une situation imposée, et je me demande si on peut choisir volontairement d'être dépendant de quelque chose
Tu as lu la fable du loup et du chien ?

Être dépendant et bien nourri ou être libre? Oui. 
Nous sommes tous dépendants de quelque chose. Argent, affection, sécurité... Nous faisons des concessions pour assouvir nos dépendances. Le niveau de concession acceptable est propre à chacun.
En fait pour moi, en étant dépendant de quelque chose, nous nous asseyons forcément sur autre chose. Il y a une forme de renoncement. 
la question serait donc: la vraie indépendance existe-t-elle? Et la dépendance peut-elle être choisie ou est-elle forcément subie?

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Re: Aimons nous vraiment être indépendant(e) ?

Message par Pieyre le Dim 13 Sep 2015 - 17:48

L'indépendance ne passerait-elle pas par le fait d'être seul, c'est-à-dire sans aucun investissement dans un groupe, fut-il composé de deux personnes...

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Re: Aimons nous vraiment être indépendant(e) ?

Message par Mily le Dim 13 Sep 2015 - 18:17

Abonné absent a écrit:La véritable indépendance c'est d'aller vivre seul sur une île déserte. Faut juste pas se faire mal ou tomber malade et avoir besoin d'un médecin. Et gérer les tempêtes qui te dévastent ton habitât.
(sans parler du réchauffement climatique qui élève le niveau de l'eau et réduit ainsi ta surface cultivable) Wink

Quand j'ai été en couple je n'ai pas l'impression d'avoir renoncé à quoi que ce soit.
J'ai vérifié au bout de 3 mois que mes hobbies (train électrique à l'époque) n'étaient pas un problème, au bout de quelques jours que ma façon de cuisiner (quenelles et épinards en boite préparés à la Florentine) étaient acceptés. A l'époque j'étais (de nouveau) étudiant, donc quasi-chômeur et ça n'avait pas l'air de déranger.
A quoi ai-je donc pu renoncer, je ne vois pas.
Et je ne crois pas que mon épouse ait de son côté renoncé à quoi que ce soit.
A être un peu plus discrets quand nous flatulions peut-être ? Razz

Et bien cela dépend en quoi vous étiez dépendants l'un de l'autre je suppose. De l'affection de l'autre? D'une certaine forme de coopération? 
Ce qui définit la dépendance pour moi, c'est la souffrance que provoque le manque. Si ne pas avoir l'objet de notre dépendance ne nous fait pas souffrir, alors ce n'est pas une dépendance. En partant de ce principe, j'en déduis qu'être dépendant = d'exposer à une souffrance. Et j'aime pas souffrir. Donc je n'aime pas être dépendante. 
Cela ne veut pas dire que je le contrôle ou que je m'interdis toute forme de dépendance...

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Re: Aimons nous vraiment être indépendant(e) ?

Message par Pieyre le Dim 13 Sep 2015 - 18:18

De mon côté, quand je suis en couple, je renonce à beaucoup de choses : me lever au milieu de la nuit ou veiller jusqu'au petit matin, sauter des repas et boire jusqu'à être délivré de l'angoisse de faire, ne pas sortir de chez moi ou ne pas entendre de voix humaine durant des jours quand c'est favorable à mes activités, avoir des heures devant moi quand la motivation prend, etc.

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Re: Aimons nous vraiment être indépendant(e) ?

Message par Mily le Dim 13 Sep 2015 - 18:20

labelette a écrit:La dépendance ce n'est pas l'interdépendance.
Personnellement j'ai besoin au niveau matériel d'être un minimum indépendante, et affectivement, de vivre dans l'interdépendance (en tout cas pas dans la dépendance)

Dans l'interdépendance tu introduis donc un rapport d'équité, c'est cela? Chacun trouve son compte dans ce que l'autre lui apporte. 
C'est lorsque la relation de déséquilibre qu'on bascule dans la dépendance?

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Re: Aimons nous vraiment être indépendant(e) ?

Message par Mily le Dim 13 Sep 2015 - 18:24

Abonné Absent je crois que le sujet est lancé là non? 
On peut demander à la modération de le séparer et de mettre les réponses dans la section "relation aux autres"? 

Comme titre je propose: "pouvon nous vraiment être indépendants" ou "l'indépendance absolue existe-t-elle?"


Dernière édition par Mily le Dim 13 Sep 2015 - 18:43, édité 1 fois

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Re: Aimons nous vraiment être indépendant(e) ?

Message par Abonné absent le Dim 13 Sep 2015 - 18:36

Plutôt que "pouvons nous", je préfèrerais "aimons nous". Ok pour toi ? (tu vois je me rends dépendant de toi) Wink
Le 'pouvons' va renvoyer à "l'île déserte" et c'est pas le sujet.
Par contre j'aime beaucoup ton analyse sur la souffrance/manque. Very Happy

(oui les modos vont encore nous bénir pour avoir dézingué ce fil) Razz

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Re: Aimons nous vraiment être indépendant(e) ?

Message par Invité le Dim 13 Sep 2015 - 18:38

C'est ça d'avoir une pensée divergente, ça diverge tout le temps ^^

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Re: Aimons nous vraiment être indépendant(e) ?

Message par Mily le Dim 13 Sep 2015 - 18:46

Va pour "aimons nous vraiment être indépendants" qui fait parfaitement sens par rapport aux échanges.

EDIT: demande faite à la modération Wink

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Re: Aimons nous vraiment être indépendant(e) ?

Message par Abonné absent le Dim 13 Sep 2015 - 19:06

Mily a écrit:Va pour "aimons nous vraiment être indépendants" qui fait parfaitement sens par rapport aux échanges.

EDIT: demande faite à la modération Wink
Hep ! Je suis en train de rédiger l'intro ! Razz

Bon, d'un autre côté les modos savent gérer ça. Ils vont pouvoir se "faire plaisir" Wink

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Aimons nous vraiment être indépendant(e) ?

Message par Abonné absent le Dim 13 Sep 2015 - 19:06

Smile


Dernière édition par Abonné absent le Dim 13 Sep 2015 - 21:19, édité 1 fois

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Re: Aimons nous vraiment être indépendant(e) ?

Message par Mily le Dim 13 Sep 2015 - 19:10

Abonné absent a écrit:
Mily a écrit:Va pour "aimons nous vraiment être indépendants" qui fait parfaitement sens par rapport aux échanges.

EDIT: demande faite à la modération Wink
Hep ! Je suis en train de rédiger l'intro ! Razz

Bon, d'un autre côté les modos savent gérer ça. Ils vont pouvoir se "faire plaisir" Wink

Tu peux éditer ton message de 12h29, j'ai demandé à ce que ce soit le premier Laughing

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Re: Aimons nous vraiment être indépendant(e) ?

Message par allerS le Dim 13 Sep 2015 - 19:17

fr.wikisource.org/wiki/Le_Loup_et_le_Chien

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Re: Aimons nous vraiment être indépendant(e) ?

Message par Pieyre le Dim 13 Sep 2015 - 19:23

Étienne de la Boétie, Discours de la servitude volontaire.

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Re: Aimons nous vraiment être indépendant(e) ?

Message par Abonné absent le Dim 13 Sep 2015 - 20:21

Pieyre a écrit:Étienne de la Boétie, Discours de la servitude volontaire.
C'est vrai qu'il y a aussi la dépendance politique, de l'Etat. Et là on pourrait se poser la question du pouvoir des Députés en France, dans le sens où on se demande parfois s'ils font des lois pour bien-être de leurs électeurs ou pour la satisfaction du Gouvernement. Tout comme les ministères qui ont des fois plus l'air de décider de procédures pour se faciliter la vie que pour répondre aux attentes des administrés.

Le fond du problème c'est que parfois tu souhaites accepter une 'dépendance' pour le confort ou la sécurité que ça te procure, mais que celui qui te l'apporte demande des contreparties que tu n'es pas forcément disposé à accorder.
D'où mon idée que s'il y a de "l'amour" entre le "maître" et le "servant" (ça arrive), ça se passe généralement bien parce que ça inclut de la bienveillance réciproque, mais que si c'est juste "fonctionnel" ça peut être facilement invivable et te conduire à toutes les formes de "burn-out" (sens imagé).

Et sans parler de rapports maître-servant dans un couple (idée archaïque mais pas si ancienne que ça), s'il n'y a plus d'amour, de bienveillance, c'est sacrément compromis pour continuer d'accepter l'inter-dépendance.

Ramené à l'Etat, si tu as le sentiment de ne pas aimer ton pays, son gouvernement, ses fonctionnaires, seras tu vraiment tenté de respecter ses lois ou ne risques tu pas de les enfreindre ?

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Re: Aimons nous vraiment être indépendant(e) ?

Message par deep thought le Dim 13 Sep 2015 - 20:54

Je suis à la recherche de ma liberté depuis un certain temps. Depuis toujours en fait. Ou au moins aussi longtemps que je m'en souvienne. J'ai été en couple pendant 10 ans et j'ai ressenti une très forte dépendance envers celle que je nommais "ma moitié".
J'ai suivi le fil qui a fait naitre celui là et cela me fait réfléchir à comment je pourrais expliquer la dépendance que j'ai vécu. C'est un peu comme si je ne me sentais pas complet. Je sens ce qui me manque pour être complet chez ma partenaire. Je deviens dépendant de ce qui me manque pour être complet.

Aujourd'hui, je n'ai toujours pas réussi à être dans une autre relation (ça fait 2 ans maintenant) car j'ai peur de ne pas être encore suffisamment complet pour ne pas être dépendant. Pourtant je me sens plus complet que je ne l'étais avant la rupture. Comme si la dépendance que je ressentais envers ma compagne avait finit par m'enlever quelque chose que j'ai récupéré sitôt la rupture.
Et je pense qu'il s'agit en fait d'une notion de liberté!

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Re: Aimons nous vraiment être indépendant(e) ?

Message par Abonné absent le Dim 13 Sep 2015 - 21:37

Ah la liberté... freedom ou liberty ?
(Mily je t'invite à demander autour de toi la différence entre ces deux concepts, ça devrait être rigolo) Razz

Prenons les enfants : Petits on les protège, on les "éduque" (j'ai horreur de ce verbe, on dirait des chiens qu'on dresse), on leur apporte joie et un peu de liberté, progressivement, tout en fixant des règles, donc les privant aussi un peu de liberté. On les emmène vers l'autonomie. Et puis on souhaite (secrètement) qu'ils ne se sentent pas trop bien chez leurs parents au point d'y squatter toute leur vie.
(j'ai un pote qui s'est fait virer par son père à 25 ans parce qu'il avait un job et que sa mère lui avait fait assez de repas comme ça) Laughing

Mais la liberté, quand tu n'y es pas préparé, ça fait flipper ! La liberté totale (hors île déserte) c'est le mendiant SDF. Pas de loyer, pas de patron, pas d'impôts, pas de contraintes autres que la faim et le froid. T'imagines le plan ? Shocked
Alors qu'à l'inverse, jamais froid et le repas sans avoir à bosser, c'est la taule. Pas génial non plus. Laughing

Donc déjà, pour avoir un peu de liberté, faut bosser. Et donc se choisir un "tyran" (patron) pas trop pénible. Et garder son job.
D'où aussi les grandes critiques du système d'assurances chômage.
Et avoir un conjoint qui bosse, ça t'assure le dîner même si tu bosses pas. Grosse sécurité ! Mais faut pas se faire virer de là non plus. Et donc faut un peu se plier à ses conditions. Le conjoint est un "tyran" qu'on se choisit.

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Re: Aimons nous vraiment être indépendant(e) ?

Message par deep thought le Dim 13 Sep 2015 - 22:03

J'ai connu des jobs où je n'étais pas libre où j'ai beaucoup donné et très peu reçu. Et puis j'ai décidé de changé de métier après une longue période d'inactivité et de réflexion afin de pouvoir payer mon loyer. J'en ai choisi un où il m'était possible de travailler sur plein de domaines différents et où l'humain est prédominent. Là où je suis maintenant, il y a tout de même une hiérarchie mais elle m'importe peu. Ce qui m'intéresse ce sont les gens pour qui je travaille, c'est à dire mon public.
La liberté, ça veut pas dire ne rien faire et attendre qu'on le fasse pour toi. Elle n'est pas gratuite, elle coute. Sa valeur dépend de la personne qui la recherche.
La liberté, elle prend beaucoup de formes différentes.

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Re: Aimons nous vraiment être indépendant(e) ?

Message par Pikapi le Dim 13 Sep 2015 - 22:19

Il y a TOUJOURS besoin de dépendances : nous sommes des êtres grégaires (l'ocytocine nous façonne dès le plus jeune âge et il n'y a qu'à voir les troubles dont souffres les jeunes enfants abandonnés en orphelinats : https://www.youtube.com/watch?v=eR1-K9Zx7Tk), même nos neurones meurent s'ils ne sont pas reliés entre eux... L'indépendance est une illusion du même ordre que celle du libre arbitre : on aime bien souscrire à ces idées, mais elles n'en restent pas moins fallacieuse quand on les analyse.

On a besoin de dépendre du système (dont on apprécie de se dire contre souvent...) : sans lui, point d'infrastructures de santé, de garantie de sécurité (on a par exemple plus de 100 fois moins de chances de se faire tuer aujourd'hui qu'au XVIIe siècle!), le savoir n'a jamais été aussi accessible (fac avec bourses, MOOC, Internet, etc.), etc.

De même, pour vivre sa petite vie tranquille (ce que demandent nombre de personnes), il y a BESOIN de chefs qui vont prendre en charge pour nous les vicissitudes du monde (présidents, sénateurs, etc.). La corruption est aussi inévitable, la nature humaine étant toujours défaillante (sinon nous pourrions être vraiment indépendant...).

Pour l'amour : les câlins (qui sont d'ailleurs un besoin encore plus impérieux pour les autistes et les surdoués) ne se font pas tout seuls (l'auto-câlinage à ma connaissance n'est pas aussi efficace que des câlins d'une personne aimée)... Affectivement, notre bien-être dépend de la dépendance (le besoin de se retrouver seul de temps en temps est autre chose : ceux qui souffrent de solitude savent que sans l'autre, il n'est pas possible de savourer la solitude : la solitude se savoure par contraste).

Même sur le sujet de savoir si l'on est dépendant ou indépendant, nous avons besoin d'avis extérieurs, nous rendant intellectuellement dépendant des autres...

Bref : l'indépendance est surfaite.


Dernière édition par Pikapi le Dim 13 Sep 2015 - 22:22, édité 1 fois (Raison : un mot oublié qui rendait une phrase incompréhensible)

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Re: Aimons nous vraiment être indépendant(e) ?

Message par Abonné absent le Dim 13 Sep 2015 - 22:23

ceed a écrit:La liberté, ça veut pas dire ne rien faire et attendre qu'on le fasse pour toi. Elle n'est pas gratuite, elle coute. Sa valeur dépend de la personne qui la recherche.
Complètement d'accord là dessus.
Par contre je m'interroge par rapport au couple. Le couple pour moi apporte un énorme sentiment de sécurité (ce qui n'est pas trop ce que les nanas ont envie d'apporter mais on en parlera plus tard). Qui dit sécurité, dit un peu moins de liberté.
Donc pour pouvoir se sentir plus en sécurité sans "l'apport" d'une femme, et donc plus en liberté (ou en tout cas apprécier cette 'liberté'), que faudrait il faire ?
ceed a écrit:La liberté, elle prend beaucoup de formes différentes.
Tu peux donner des exemples ?


Dernière édition par Abonné absent le Dim 13 Sep 2015 - 22:44, édité 1 fois

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Re: Aimons nous vraiment être indépendant(e) ?

Message par Stauk le Dim 13 Sep 2015 - 22:24

Pikapi a écrit:l'auto-câlinage à ma connaissance n'est pas aussi efficace que des câlins d'une personne aimée


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Re: Aimons nous vraiment être indépendant(e) ?

Message par NIN59 le Lun 14 Sep 2015 - 8:45

elle est bien cette question.
J'ai du mal à y répondre car finalement toutes les fois où j'ai aimé vraiment et me suis sentie profondément heureuse, chose assez rare( enfin je suis heureuse seule, je sais m'amuser einh tout va bien)je devenais dépendante de la personne, puisque sa présence dessinait mes sourires etc.
Je pense que c 'est ça la relation aux autres, ou l'amour au sens large, avoir besoin des autres, de l'autre...sinon on sourit seule, si on se marre seule si on est parfaitement bien apaisé etc seul, eh bien l'indépendance nous convient.
C est peut être le mot qui n'est pas juste car on vire dans la dépendance affective là ça peut devenir un problème...

donc quand je dois répondre à la question en général c est ma raison qui répond oui j'adore l'indépendance, car je fais ce que je veux quand je veux,ma liberté, me mine!
c est très limité et froid d'être juste bien avec soi et de n'avoir rien à donner à quelqu'un?
Même si je me suis un peu documenté sur ce phénomène du célibat sur toutes les raisons qui tendent à prouver qu'une vie seule est vraiment meilleure et préférable et que de toutes façons depuis le temps on devrait le savoir homme et femme ne peuvent vivre ensemble.

La vérité au fond c'est qu'il n'y a rien de mieux que ce sentiment d'avoir besoin de l'autre, aussi effrayant et redoutable soit il car il prouve son intérêt dans notre vie.
Je me suis toujours dis si un homme n'a pas besoin de moi alors c est qu'il est mieux seul.
après oui c est mieux l'envie que le besoin, mais ça c est du Balavoine einh!

Après en ce qui concerne la liberté et le renoncement à celle ci...eh bien tout dépend de la relation à l'autre.
le couple...est fait d'une multitude de tue l'amour qui peuvent prendre effet en une seule nuit ensemble, oui dormir toute une nuit avec un homme (le cauchemar!)
*ronflement, s'il va me pourrir mes nuits , désolée je préfère ma solitude.
*plus de place dans le lit pour faire l étoile de mer
*être pot de collée toute la nuit

comme tu l'as bien cité "A être un peu plus discrets quand nous flatulions peut-être ? Razz"
je crois que même nous pourrions nous arrêté sur ce soucis qui pourrait devenir hautement philosophique.peut on être complètement soi face à l'autre?est ce là la liberté d'être?sans aucune entrave? péter joyeusement sous les draps ou ailleurs d ailleurs sans gêne sans se prendre la tête sur le fait que ce soit quand même un peu dégueulasse et donc un risque de tuer l'amour?ha!

nous dépendons du bon vouloir de l'autre pour construire une relation quelle qu'elle soit alors la dépendance fait peur mais peut être qu'au fond beaucoup rêvent d'interdépendance.

ex dépendante affective ça fait déjà plus d'un an que je n'ai pas vraiment reconsommé de la PEA heureusement que la dopamine a pû pallier au manque quand même ^^

quant au sujet qui atteindrait mon féminisme, eh bien là pour le coup la féministe la ferme complètement, je suis pauvre alors pour moi le côté gentleman galant que sais je de payer le resto les verres c'est juste parfait.
D'ailleurs je dois pas être normale pour une féministe puisque je trouverai cela insultant et carrément radin que l'homme ne paie pas.
certaines choses sont ancrées dans ma tête lorsqu'elles m'arrangent peut être?
oh ce n est pas comme si je n'avais jamais payé de resto ni rien.

Mais avec ma vie, je ne vois pas comment je peux m'imaginer à ce jour indépendante financièrement hélas et c est une énorme frustration de devoir se trouver un bon parti quand on préfèrerait largement ne devoir de "biens" qu'à soi.
j'ai beaucoup plus de plaisir à m'acheter une jolie robe qu'à ce qu'on me l offre ,à moins d'être très amoureuse de la personne évidemment.

je m'éloigne peut être du sujet mais pour moi c est pénible d être dépendante de l'argent d'un autre, c est laid, ça me donne une image faible de moi je crois, ce qui est con car j'ai plein d autres trucs à apporter à la relation même si je manque d'argent.
je dois juste être un charmant boulet , faut pas que je tombe sur un radin.ça doit égratigner mon image de femme forte indépendante et féministe c est ça!!!

lorsque je pense à l horreur du couple je crois que c est un rejet de ce que j'ai connu, une seule fois finalement avec le père de mes enfants.parce que ce n etait pas du tout l idée que je me faisais d'une relation amoureuse et d'une vie à deux et puis j etais jeune.
J'ai peut être développé une angoisse de revivre ça, cet ennui, ce vide, ce "putain j'ai un 3eme gosse à la maison!!!!" mais je pense que lorsqu'il y a un réel Amour partagé les choses se font naturellement et il n'y a même pas à se poser de questions sur cette notion de renoncement.
on ne laisse rien derrière, on garde chacun nos vie et on s'en crée une à deux, tout devient facile jusqu'à ce qu'elle ait brûlé les lasagnes ou rétricit son sweat préféré ou que monsieur laisse trop de poils dans l evier ou ne rebaisse ma lunette des toilettes( oh ça va je plaisante einh! je sais bien que les hommes de nos jours savent tous faire une lessive et certains pissent même assis, là je m insurge pour le coup! je veux un homme un vrai ,un qui pisse debout et qui rabaisse pas la lunette!

bon allez c est lundi je me réveille doucement, le temps de remettre tous mes cases à l'endroit...

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