Psychologie de comptoir

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Re: Psychologie de comptoir

Message par I am so sure le Jeu 11 Mai 2017 - 18:15

Spoiler:

[size=32]Le couple : toi, moi et nous[/size]
PUBLIÉ LE 9 AOÛT 2011 PAR MARY GOHIN
Par définition, pour former un couple, il faut être deux. Deux personnes qui vont créer un espace commun fait de représentations et d’idéaux communs. 
Mais chacune de ces personnes va y placer l’image qu’il a du couple, basée sur ses croyances, ses idées et ses expériences. 
Si bien qu’un couple n’est jamais la somme de deux personnes. Il y a toujours deux être dissociables qui ont pour projet de bâtir un nous. 
Un couple est ainsi un groupe original qui bâtit un lien entre deux personnes qui s’associent dans un projet commun, même si parfois ce projet n’est que construire ensemble quelque chose, sans que ce quelque chose soit explicite, ni expliqué consciemment. 
S’engager dans la vie de couple, c’est assurément s’engager dans un projet commun. Mais ce projet commun suppose accepter de donner en se prémunissant de perdre. Perdre quelque chose de soi. 
Faire perdurer son couple est alors un jeu d’équilibre entre la construction d’un nous, construction quotidienne et infini, et le maintien d’un soi, sans aucune idée de dominer, ni aucune idée de s’effacer. Un équilibre à nous, à toi et à moi.
Au début de l’histoire du couple, cette idée semble être facile à concevoir. Le projet est simple. On s’entend bien, on est d’accord sur tout. Le moi et le toi se confondent en un nous merveilleux. Mais comme je l’ai dit ci-dessus, chacun a une image idéale du couple avec des désirs et des attentes. 
Et c’est à ce moment de « lune de miel » que se dessine l’avenir du couple. Si le lien de complicité et le lien de communication ne s’établit pas ou s’établit mal, si le toi ou le moi ne conserve pas un équilibre, les frustrations se forment et fragilise le nous. 
Il ne faut donc jamais hésiter à aborder tous les sujets, même les plus délicats, tels que le choix du lieu d’habitation, le choix du lieu professionnel, la place des familles respectives, la conception de la famille… Ces discussions permettent de prendre très vite conscience de toutes les divergences qui peuvent exister. Si ces divergences trouvent un point d’équilibre, alors le couple passe facilement de la période des rêves à une période plus réaliste qui est la vraie base de construction de la vie conjugale. 
http://psychologue-adultes-couples.com/le-couple-toi-moi-et-nous/


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Re: Psychologie de comptoir

Message par I am so sure le Jeu 11 Mai 2017 - 23:25

Spoiler:

[size=30]LE MENTAL[/size]



Comprendre le rôle du mental, il est la bibliothèque qui a enregistré toutes les expériences menées par l'âme. Il ne connaît que le passé, et sert  ou servait de sécurité à l'Être quand il vivait une situation. Il ouvre les programmes concernant la situation et les balance en alerte ... 
 
Or aujourd'hui les expériences s'arrêtent et les dossiers sont en train d'être clos. L'énergie ouvre une toute nouvelle expérience de vie jamais connue au paravent et le mental s'affole car il ne peut se référer à rien ... c'est le  coeur qui a toutes les informations ...
 
Le meilleur moyen est de prendre conscience que le mental s'emballe, le laisser "causer" sans l'écouter et juste se connecter au coeur, et là le calme va revenir progressivement. Quand le mental aura pris conscience que vous avez compris comment cela fonctionne, il "s'effritera" progressivement, et vous vous rendrez compte petit à petit que vous n'avez pratiquement plus d'accès direct à votre passé, sauf si vous faites un effort considérable et INUTILE... Wink   et vous vous apercevrez également que vous arriverez de moins en moins à faire des projections dans le  futur car tout est en mouvement permanent et le futur change d'un instant à l'autre. Tout projet à plus ou moins longue échéance est modifié par ce qui va se passer dans 1  seconde, 1 minute, 1 heure, etc ...  
 
A partir de ce moment là, vous vous rendrez compte qu'il y a un apaisement en vous.
 
Marie-Hélène Demaret

--------------------------------------------------------------------------------

[size=30]Les différents miroirs
09/11/2013[/size]

 
 
 
 

Ce texte est construit à partir de mon expérience personnelle, que je vous partage afin d'apporter une compréhension à ce que nous vivons.
 

 

 

 

 

 

 

1 - Qui peut nous aider à « révéler nos blessures »
 

Pour cela, nous avons à notre disposition nos parents, notre famille, notre conjoint ,nos enfants, nos amis, nos collègues et bien d'autres révélateurs sous forme de miroirs.
 

2 - Je vais vous donner les quatre formes de miroirs les plus courants que j'ai pu identifier :
 

 

2.1 - Tout d'abord le MIROIR  à L'IDENTIQUE : La personne souffre des mêmes blessures que nous.
 

Par exemple la personne se pose en victime, et cela nous insupporte au plus haut point, elle nous agace, « je ne supporte pas les personnes qui passent leur temps à se plaindre !!! »
 

C'est le type de cas qui fait dire : ce qu'il m'arrive est la faute de l'autre, et l'autre je ne le supporte plus !! si je ne suis pas heureuse en ménage, c'est la faute de mon conjoint, si je n'ai pas réussi dans ma vie, c'est parce que je n'ai pas pu faire des études, mes parents n'en avaient pas les moyens. Si je ne réussis pas dans mon travail c'est parce que ma collègue se met toujours en avant, que mon chef ne m'apprécie pas, etc … etc … et sans nous en rendre compte, nous sommes nous aussi « une pauvre victime » …
 

Nous sommes très mal avec ce types de personnes car elles vont réveiller en nous ce qui il y a de plus profonds et que nous souffrons de découvrir.
 

 

 

2.2 - Ensuite : Le MIROIR INVERSE : Dans ce type de miroir, la relation est plus facile car en quelque sorte, nous sommes complémentaires, il nous arrive même d'être envieux/euse de ressembler à cette personne car elle semble avoir tous les traits de caractères que nous voudrions posséder. Or si nous pouvons les reconnaître chez cette personne, c'est qu'ils existent en nous-mêmes, car il nous est impossible d'identifier quelque chose que notre être n'a pas expérimenté. Grâce à ce type de miroir, nous avons la possibilité d'aller voir les traits de caractères que nous avons enfouis et les raisons.
 

Par exemple : Je suis une personne qui manque d'assurance, alors que mon amie elle à un aplomb à couper le souffle, elle peut s'introduire auprès des personnes sans difficulté alors que moi je reste en retrait. Qu'elle en est la raison ? Nous verrons probablement en lecture de mémoire cellulaire qu'à un moment donné, dans cette vie, on a pu nous reprocher de nous mêler de ce qui nous regarde pas, d'être trop curieuse, de trop vouloir ramener notre science etc ... etc … ce qui démontre qu'à un moment donné, nous avons peut être abusé de cette assurance en nous imposant, cela peut être également une mémoire ancestrale ou karmique, et le fait d'en prendre conscience va nous permettre d'aller nettoyer cette mémoire cellulaire.
 

 

 

2.3 - Vient ensuite : Le MIROIR KARMIQUE (ou ANCESTRAL) : D'après mon expérience, les histoires karmiques (ou ancestrales) font que des personnes qui ont un passé commun ou identique vont se trouver afin que celui-ci leur soit révélé. Ce sont souvent des amis, des collègues de travail, ou la famille. Ce sont des personnes vers lesquelles nous sommes attirées, souvent il y a une grande amitié qui se crée, et petit à petit, on s'aperçoit qu'il y a des « petites » choses qui nous dérangent chez l'autre, des petites choses qui nous « agacent » et cela va monter de fil en aiguille jusqu'à créer des situations douloureuses, voir la rupture de l'amitié entre ces personnes. La réponse se trouve dans ce que l'autre nous reproche.
 

Un exemple : Vous avez un/une collègue avec qui vous vous entendez à merveille, malgré cela, ce/cette collègue à du mal à supporter que les autres collègues viennent toujours vous demander à vous des informations, ou que cela soit à vous que l'on adresse des remerciements etc .. il/elle à l'impression qu'il n'y en a que pour vous, alors que de votre côté vous ne faite rien pour provoquer cette situation. Nous touchons là au besoin de reconnaissance, une en reçoit, l'autre non, et la seconde vous le reproche. En fait dans un passé karmique vous ne lui avez pas témoigné cette reconnaissance (ex : un enfant pas reconnu, voire même un avortement ).
Lorsque nous vivons le reproche, nous souffrons dans notre corps physique, cette douleur se manifeste dès que nous nous connectons à la mémoire de ce que nous vivons dans cette situation. Cela nous éclaire sur l'endroit où siège cette mémoire karmique (ou ancestrale) et nous permet de la contacter.
 

 

2.4 - Enfin : Le MIROIR VIA LE « média » : Ce dernier peut se dévoiler à tout moment, juste en regardant un film à la télévision où une scène anodine peut tout à coup faire remonter une émotion, sans que l'on s'y attende, ou bien une actualité peut nous révolter et nous mettre en colère, cela peut être une scène dans la rue, ou une histoire racontée par quelqu'un qui peut nous rendre triste au delà de la « normalité » … ces réactions sont le signe que la situation a « touché » une de nos mémoires « blessures » et l'idéal serait qu'à ce moment là, soit nous notions ce qu'il s'est passé afin d'identifier cette émotion quand cela se présentera, soit si on est en mesure de le faire, d'entrer dans cette émotion afin d'en connaître la raison profonde.
 

Dans tous les cas que je viens de citer, les personnes qui nous présentent ces miroirs, quelles qu'elles soient, sont de véritables cadeaux, elles sont là pour nous montrer nos peurs, nos faiblesses. La meilleure chose que nous pourrions faire est de le reconnaître et de les en remercier.
 

 

Ce qui provoque souvent l'ouverture d'une blessure chez l'autre personne, c'est notre façon de nous exprimer. En général nous nous exprimons avec nos blessures, nous employons le langage qui vient tout droit de notre ego qui fait barrière, et comme la personne en face de nous à les mêmes souffrances, cela s'apparente à un combat de coqs, droits sur nos ergots, à celui qui piquera le plus fort.
 

Au fur et à mesure que nous soignons nos blessures, nous apprenons les mots « justes », nous identifions les mots qui peuvent blesser l'autre car ces mêmes mots nous blesseraient également, et nous apprenons à adapter notre langage. Nous contactons une nouvelle énergie qui s'ouvre en nous, l'énergie de l'Amour, de l'Amour Inconditionnel, un travail progressif se fait au niveau du 4ème chakras, celui du cœur, il s'ouvre et nous commençons à Être plus sensible à ce qui nous entoure et à être plus présent en nous même.  
 

Marie-Hélène DEMARET
 

Vous pouvez diffuser ce texte ou le partager à conditions d'en citer la source et de ne rien en changer. Merci à l'avance.
https://retourasoi.jimdo.com/


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Re: Psychologie de comptoir

Message par I am so sure le Ven 12 Mai 2017 - 13:34

Spoiler:
La Dissociation adaptative

L’adaptation à la vie sur Terre, dans une culture donnée, dès le départ, est un challenge énorme…





…pour l’être humain. Pour s’en convaincre il faut avoir une vision claire de la perfection de l’organisation humaine… Cette perfection est dès le départ altérée par tous les efforts d’adaptation que l’être humaine, dans sa prime fragilité doit fournir.
Cette adaptation comporte des stress normaux inévitables et d’autres liés à des traumas générateurs des séquelles dites post-traumatiques provoquant les altérations de la cohérence de l’unité de la personne.
Ces altérations lorsqu’elles sont bénignes forment les caractéristiques adaptatives de la personnalités en plus des caractéristiques natives. Lorsqu’elles dépassent un certain seuil d’intensité et qu’elles ne sont pas traitées par des soins attentifs réparateurs, laissent des traces qui clivent davantages le rapport entre la conscience de soi et nos instruments de fonctionnement expressifs et comportementaux.
Notre évolution vers l’autonomie et plus de liberté et de créativité est jalonnée par la rencontre avec ces blessures et les efforts, les trouvailles que nous développons pour les intégrer, les dépasser…
 ---------------------------------------------------------------
L’Accordage de soi

L’accordage de soi est un protocole de formation pour obtenir des conditions optimales de présence créatrice dans le présent. Il s’est élaboré au fil de mes années d’enseignement, de formation et de recherche avec des partenaires professionnels. Efficace et simple, il repose sur l’observation et le respect des lois des processus vivants agissants dans notre organisation humaine.





Il participe aussi au réaccordage de nos trois cerveaux Gauche Droit et Abdominal (ou entérique). D’où notre participation par notre protocole à une meilleure connaissance de l’interaction de ces trois cerveaux.





Le travail d’entraînement menant à l’amélioration de notre voix, puis l’expression vocale elle-même, impliquent pratiquement la totalité de cette organisation.
Depuis le corps physique et son architecture, sa motricité, son organisation biologique, en passant par le corps psychique (l’interface sensations-émotions-pensée-action…), jusqu’au corps spirituel (siège de la conscience qui perçoit, analyse, hiérarchise nos valeurs, décide des actions délibérées…), la voix implique l’ensemble et nécessite de cet ensemble un accordage le plus affiné possible.
C’est ce que l’art peut apporter à l’être humain : passer de l’attitude fonctionnelle, utilitaire, à une attitude culturelle œuvrant à partir de valeurs poussant à un plus de vie, de convivialité, créativité dans les agissements humains. L’art trahit sa mission lorsqu’il se résume à ses seuls paramètres de produit financier ou de curiosité compétitive.
Le problème à résoudre à notre modeste échelle de commun des mortels, est d’apprendre à « réaccorder » aussi souvent que possible, face aux déséquilibres, clivages, qui s’installent tout au long de notre adaptation à la vie extérieure dans  le monde naturel, relationnel et social.
Les travaux d’ARCAD vont dans le sens de cette recherche de meilleur équilibre entre l’aventure terrestre — possiblement riche, souvent douloureuse, parfois dangereuse, jubilatoire…etc. en tout cas très dense en obstacles, en éruptions (positives ou négatives), — et « les moments de création » (au sens large) dans les liens relationnels, les productions artistiques ou sociales…
Ainsi notre pratique de la voix passe par la nécessité de cet accordage de soi, à savoir de l’accordage de toutes nos fonctions corporelles, gestuelles, respiratoires, auditives, visuelles et… vocales afin de lutter contre le clivage dont nous sommes victimes de part notre adaptation au monde extérieur !
------------------------------------------------------------

Né au début du XXème siècle dans le milieu de l’architecture, (voir article de Wikipedia ci-dessous), ce concept de tenségrité a ensuite intéressé la biologie, puis l’ostéopathie





Avec le recul on pourrait l’associer au fonctionnement du monde vivant en général/ la tenségrétié est l' »intégrité des tensions ».
Au début du XXème encore de nouvelles approches concernant la conscience du corps sont apparues, qui utilisent ce concept, par exemple, la plus évidente : l’Eutonie de Gerda Alexander.
C’est à ces sources diverses que j’ai puisé pour développer le protocole d’accordage préalable au travail de la voix offert dans la démarche des « voi(es)x de la voix ».
Il débute par l’harmonisation des tenseurs du corps en position verticale (celle du chanteur, de l’orateur…).

L’article de Wikipedia :
La tenségrité caractérise la faculté d’une structure à se stabiliser par le jeu des forces de tension et de compression qui s’y répartissent et s’y équilibrent. Les structures établies par la tenségrité sont donc stabilisées, non par la résistance de chacun de leurs constituants, mais par la répartition et l’équilibre des contraintes mécaniques dans la totalité de la structure. Ainsi, un système mécanique comportant un ensemble discontinu de composants comprimés au sein d’un continuum de composants tendus, peut se trouver dans un état d’auto-équilibre stable. Ce qui signifie, par exemple, qu’en reliant des barres par des câbles, sans relier directement les barres entre elles, on arrive à constituer un système rigide.

Les dômes géodésiques sont des structures en tenségrité où les efforts de traction se réarrangent en minimisant la longueur entre deux points de la structure. On peut citer à cet égard les dômes géodésiques de la Biosphère de Montréal (Fuller, 1967) ou de La Géode à Paris (Fainsilber, 1985).
Les recherches sur la tenségrité se tournent aussi vers les sciences naturelles, comme la biologie. Ainsi, les cytosquelettes des cellules animales seraient de telles structures : les microtubules sont au centre d’un réseau de contraintes compressives exercées par des filaments (cf. Tenségrité (biologie)).

Une origine contestée





Il semble bien que l’idée d’une structure tridimensionnelle dont l’équilibre se fait au moyen de forces de compression et de tension soit antérieure à 1949. Ainsi, une œuvre de l’artiste soviétique Karl Ioganson (de), nommée Construction systématique et datée de 1921, repose sur le même principe1.
« Cette curieuse structure, assemblée de trois barres et de sept tirants, était manipulable à l’aide d’un huitième tirant détendu, l’ensemble étant déformable. Cette configuration labile est très proche de la protoforme autotendante à trois barres et neuf tirants de notre invention. »


Reproduction de la structure de Karl Ioganson

 http://www.lesvoiesdelavoix.fr/arriere-plans/la-dissociation-adaptative.html
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Re: Psychologie de comptoir

Message par I am so sure le Sam 13 Mai 2017 - 15:51

Spoiler:




Créer une image mentale
Par aligastia dans Points importants le 19 Octobre 2008 à 17:50
 DECOUVREZ LA PUISSANCE ILLIMITE DE L'IMAGE DE SOI ! 

Vous possédez un fabuleux pouvoir qui sommeille en Vous 

Voici une expérience étonnante : 

On fît une expérience pour évaluer l'efficacité de l'image de soi (image mentale sur les performances sportives). 

Pour l'échantillon de l'expérience, on prit 3 groupes de basketteurs de bons niveaux, aux résultats équivalents. Dans le premier groupe, on demanda de s'entraîner intensivement pendant 21 jours. 

Dans le deuxième groupe, on les invita à s'entraîner "mentalement", c'est à dire, en s'imaginant réaliser des paniers et en ayant une bonne technique. 

Enfin, dans le troisième groupe de basketteurs, il leur fût demander de ne rien faire de particulier pendant les 21 jours. 

Le résultat de l'expérience est surprenant. En effet,
Le 1er groupe a progressé de 22% au niveau de ses résultats
Le 2 eme groupe a progressé de 19%

Le dernier groupe avait baissé de 3% ses scores.

Tout ceci démontre que vos images mentales ont un effet indéniable sur vos réussites ou vos échecs. 

Toutes vos actions, sentiments, comportements -et même vos capacités - sont la conséquence directe de cette Image-de-Soi. 

En bref,vous agissez comme le genre de personne que vous voulez être
En fait, votre cerveau et votre subconscient ne font pas de différence entre la réalité et une image mentale intense. 

De récentes expériences avec des appareillages d'imagerie médicale du cerveau (RMN), révèlent que : 

- Quand on réalise un geste, les zones cérébrales du cerveau correspondantes, s'activent. Et, que par la même, on retrouve les mêmes stimulis lorsque le geste est simplement imaginé. 

En d'autres termes, quand vous levez un bras en réel, une zone de votre cerveau est stimulée. Mais, si vous imaginez que que vous levez le bras... C'est la même zone cérébrale qui est stimulée.

La visualisation mentale est la clef pour ouvrir le vaste potentiel qui est en vous.
Mais de plus, vous ne pouvez absolument pas agir autrement, malgré tous vos efforts conscients ou votre volonté. 

Exemple ! 

Une jeune fille qui se fait pour image d'elle-même celle d'une personne que personne n'aime, découvrira vraiment qu'on l'évite au bal. Elle appelle littéralement le rejet. Son air abattu, sa tête basse, son anxiété démesurée pour plaire ou peut-être son hostilité inconsciente envers tous ceux dont elle attend quelque chose. 

Tout ceci éloigne ces mêmes personnes dont elle voudrait attirer l'attention. 

En raison de cette preuve objective, il vient rarement à l'idée que le problème réside dans l'Image-de-Soi ou dans la propre évaluation de soi.

Vivez vos images mentales


Nous l'avons vu, le subconscient est très sensible aux images et vous pouvez donc l'influencer avec votre imagination. Les images nous influencent fortement. Ce sont les images que vous voyez qui introduisent dans votre esprit une idée de peine ou de joie. Le pouvoir de l'imagination est extraordinaire. 
Une visualisation mentale est une affirmation ou une pensée positive de vos désirs ou de votre objectif. Le secret fondamental pour faire une bonne visualisation mentale, c'est d'imaginer vos images comme si elles étaient déjà réalisées, comme si le changement que vous souhaitez obtenir s'est déjà opéré et que la situation existe réellement. 
Le subconscient ne sait guère faire la différence entre le présent et le futur. Il reste intemporel et tout se passe comme si vos images mentales évoluent dans un présent éternel. Aussi, lorsque vous pratiquerez votre visualisation mentale, votre subconscient ne fera pas la différence entre l'image mentale de votre désir, et le désir déjà réalisé. Il se laissera en quelque sorte manipuler et intègrera ces images de bonheur dans sa base de données pour vous faire ressentir des émotions positives à chaque fois que vous vivrez une situation identique, ou proche.

Revivez vos images mentales positives


La technique de la visualisation mentale consiste dans un premier temps à se représenter mentalement, les bons souvenirs chargés d'émotions positives et de bien être grâce auxquels il est possible d'accéder à un état de relaxation.
Retrouvez les moments heureux de votre vie où vous avez connu des succès et des satisfactions. Même si ils sont limités vous en avez certainement. La satisfaction d'avoir réussi un bon gateau, le bonheur d'avoir élevé vos enfants, la réussite d'une pratique sportive, les félicitations d'un professeur pour votre devoir, la joie d'avoir pu aidé quelqu'un qui en avait besoin et d'avoir été utile, le bonheur au moment ou quelqu'un vous a fait une déclaration d'amour ou un compliment. Ou, dans une soirée entre amis ou à un repas de famille, vous avez fait une plaisanterie qui a fait rire tout le monde. Même si cela reste exceptionnel chez vous, vous en trouverez obligatoirement. 
Procédez ensuite à une petite auto analyse sur vous même et écrivez sur du papier vos petites réussites personnelles. Profitez en pour les relire tous les jours, cela vous aidera à commencer à changer votre état d'esprit et à fabriquer vos images mentales. Rajoutez en au fur et à mesure que vous en découvrez d'autres qui vous reviendront instinctivement, comme par magie, parce que vous êtes en train de changer votre banque d'images mentales et qu'en même temps vous vous reprogrammez positivement.
Ce qui est important, lorsque vous revivez ces instants à travers vos images mentales, c'est que vous ressentiez les émotions positives liées à ces évennements et que vous vous sentiez revalorisé, admiré et aimé. Que vous sentiez que vous comptez aux yeux des autres, aux yeux de vos amis et de vos proches, que vous sentiez que vous existez afin de pouvoir donner un sens à votre vie. Vous allez ainsi en recréant ces images mentales, reconstruire votre confiance, car votre subconscient, comme nous l'avons vu, ne fera pas la différence dans le temps et acceptera ces images mentales. 
En recréant ces images mentales positives, vous allez petit à petit vous détendre et vous relaxer pour préparer la seconde étape de la visualisation mentale.

Visualisez votre objectif en fabriquant d'autres images mentales


Dans un second temps, vous allez pouvoir créer l'image mentale de votre désir et du changement que vous souhaitez. La clef du succès est je le répète, de construire votre image mentale comme si ce changement associé à votre objectif était déjà réalisé.
En imaginant la situation dans laquelle vous souhaitez vous retrouver avec le plus détails possibles, vous allez vous fabriquer votre propre théâtre mental, ou mettre en marche votre cinéma mental. Plus vous serez précis dans votre imagerie mentale, et plus vous deviendrez efficace et le changement se réalisera rapidement. 
Pour chaque scène, recréez le décor, revoyez les objets avec leur emplacement, leurs formes et leurs couleurs, sentez les odeurs, ressentez le vent ou l'effet de la chaleur du soleil si vous êtes dehors. Imaginez vous votre théâtre mental en créant un décor dans lequel vous vous sentez bien, un endroit rien qu'à vous, reposant, apaisant, détendant dans lequel vous pourrez revenir à chaque fois que vous en aurez envie. Vous seul en posséderez les clefs. Les clefs du bonheur dans lequel, grâce à vos images mentales, vous pourrez fabriquer à volonté votre chance.
Créez vos scénarii, en faisant intervenir les différentes personnes (les acteurs) dont vous avez besoin pour votre changement . Faîtes intervenir les personnes que vous appréciez et imaginez les en train de vous féliciter pour votre réussite ou vos progrès. Imaginez les en train de vous admirer et de vous envier, vous rayonnez parmi elles et vous en éprouvez une grande joie. Laissez se développer ainsi la puissance de votre imagination, et revisionnez ainsi à satiété votre cinéma mental comme un film que vous adorez revoir et revoir jusqu'à en absorber tous les moindres détails.
La visualisation mentale, c'est une affaire avant tout personnelle, et il n'y a pas de recette miracle. Vous avez entre les mains si je puis dire, un coffre à trésor illimité. Je vous ai donné quelques exemples des possibles visualisations mentales que vous pouvez créer, mais c'est bien entendu à vous de rechercher le type de représentation qui correspond le mieux à ce que vous voulez obtenir. C'est à vous de défnir votre bonheur, et d'imaginer le théâtre mental parfait et idéal. 
Soyez attentif à vos émotions et à vos réactions quand vous regardez vos images mentales. Soyez attentif aux signes intérieurs de bien être que vous ressentez à chaque différente visualisation mentale. Cela vous aidera à identifier avec précision celles pour lesquelles votre corps réagit positivement, celles qui vous procureront le maximum de plaisir, et celles qui deviendront le plus efficace pour la réalisation de votre objectif.
En pratiquant vos visualisations mentales, vos émotions positives vont progressivement remplacer vos images négatives et participer ainsi à la reprogrammation de votre subconscient.


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Re: Psychologie de comptoir

Message par I am so sure le Lun 15 Mai 2017 - 18:15

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Re: Psychologie de comptoir

Message par I am so sure le Ven 19 Mai 2017 - 13:10

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[justiJouer avec son esprit … pourquoi faire ?
Publié le 13 octobre 2014 par kozett
Du magazine « Inexploré » – été 2014 – Édito de Stéphane Allix

Nous expérimentons tous, durant notre vie, différents états de conscience. L’accès à certains de ces états est spontané : lorsque nous rêvons la nuit, quand nous pratiquons un sport, ou même lorsque nous rêvassons par exemple.




D’autres peuvent être provoqués par la pratique de la méditation, de l’hypnose, de la transe, etc. Spontanés ou induits par une technique, ces différents états de conscience ont en commun – certes avec une grande variation d’intensité – de nous brancher sur une autre facette de nous-mêmes, voire sur ce que certains décrivent comme d’autres mondes. La difficulté d’interprétation de ces expériences tient au fait que nous sommes le seul pilote d’un état modifié de conscience. Le seul observateur, le seul juge de ce qui est perçu.

sphère sur le lac

Aussi, les « mondes » observés lors d’un état modifié de conscience, sont-ils enchevêtrés dans les humeurs de notre propre inconscient. La déduction logique qui en découle serait que les rêves, les transes ou l’imaginaire, ne nous conduisent nulle part ailleurs que dans notre inconscient et qu’il n’existe aucun « lieu » extérieur, aucun « monde », aucun « esprit », en dehors de ce que produit notre cerveau. Cela reste à démontrer.

D’autant plus que chaque jour, des expériences et des récits collectés par milliers, notamment par des médecins ou des psys, semblent indiquer que lorsque nous modifions les réglages de notre conscience, nous changeons en quelque sorte les paramétrages perceptifs de notre cerveau, et captons ainsi non pas seulement notre inconscient, mais également les fréquences d’autres plans de réalité. Le débat entourant la réalité ontologique de ces « autres mondes » focalise aujourd’hui toute notre attention. Ces autres mondes sont-ils réels ? Existent-ils vraiment ?

A côté de cette interrogation rationnelle, nous faisons également le constat de la puissance de ces états de conscience modifiés. Car leur potentiel thérapeutique, leur force de guérison, sont aujourd’hui indiscutables, reconnus, et de plus en plus utilisés. En effet, correctement encadrés par des psychanalystes, des psychothérapeutes, des chamanes, des sophrologues, des hypnothérapeutes, etc., des hommes et des femmes, guidés dans ces états modifiés de conscience, apprennent à mieux se connaître, à mettre à jour des nœuds émotionnels, des traumas, des souvenirs enfouis, et ainsi à se guérir de blessures parfois profondes… et ce par leurs propres moyens.



50Écrivain et réalisateur, Stéphane Allix est devenu journaliste en rejoignant clandestinement, à 19 ans, en 1988, les résistants afghans en lutte contre l’occupant soviétique. Durant les années 90, il a voyagé à travers le monde, réalisé des films, et écrit plusieurs livres. Il a couvert différentes guerres, en Somalie, au Cachemire, en Afghanistan. Ses enquêtes l’ont amené à s’intéresser à des sujets que peu de journalistes ont traités en profondeur, comme les routes du trafic d’héroïne entre le Croissant d’or et l’Europe ou l’émergence du mouvement des taliban. Depuis 2003, il est engagé dans une approche comparée de disciplines telles que la psychiatrie, la physique quantique, la biologique, l’astrophysique, avec les expériences inexpliquées, les connaissances traditionnelles ou encore les savoirs chamaniques… Il a ainsi découvert qu’il était possible d’appliquer des méthodes d’enquête rigoureuses aux sujets inexpliqués qui jusqu’alors n’étaient pas abordés avec beaucoup de sérieux, et d’en tirer une connaissance utile. C’est ce qui l’a incité à fonder l’Institut de Recherche sur les Expériences Extraordinaires, l’INREES.
Stéphane Allix préside aujourd’hui l’INREES tout en poursuivant sa carrière d’écrivain. Il est en outre l’auteur et animateur de la série de documentaires « Enquêtes Extraordinaires » sur M6.
https://resistanceinventerre.wordpress.com/2014/10/13/jouer-avec-son-esprit-pourquoi-faire/
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Re: Psychologie de comptoir

Message par I am so sure le Ven 26 Mai 2017 - 12:36

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Cultiver le silence pour faire la paix en soi
Pollution visuelle et sonore, frénésie de consommation, rythme de vie  toujours plus soutenu… Trouver un îlot de silence au sein de notre société survoltée semble être devenu mission impossible pour la plupart d’entre nous.  Mais pas pour Kankyo Tannier ! Nonne bouddhiste et auteure de Ma cure de silence (First), elle nous livre ses conseils pour renouer avec le calme et la sérénité que nous offre le silence.

Propos recueillis par Lucien Fauvernier
Cultiver le silence pour faire la paix en soi

Comment expliquer que le silence soit devenu si rare dans notre société ?
Kankyo Tannier : Nous vivons dans une société de la distraction. Être là simplement à ne rien faire est devenu impensable. Quand je regarde le monde avec mes yeux de nonne bouddhiste, mais aussi de simple être humain, je vois que nous rajoutons sans cesse des activités à nos quotidiens déjà bien remplis. Pourquoi ? Parce que s’arrêter un instant, c’est prendre le risque de se reconnecter à nous-mêmes et d’être confrontés à une sensation de manque, un malaise, ce vide existentiel auquel nous ne pouvons pas vraiment échapper. Mais la tentation est grande. Résultat : nous nous connectons, nous nous agitons dans tous les sens... sans grand succès, puisque tout cela ne fait que nous épuiser. Retrouver le silence, c’est faire la paix avec les émotions que nous portons en nous et les apprivoiser pour pouvoir s’en libérer. Nous pouvons apprendre que le manque intérieur est une sensation qui apparaît et disparaît naturellement. Quand bien même cette émotion négative serait difficile à évacuer, pourquoi s’évertuer à vouloir la dissiper ? Les émotions négatives et positives font toutes deux partie de notre vie psychique. Dans le bouddhisme, la pratique du silence et de la méditation nous mène à laisser circuler ces émotions. Ce n’est que de cette façon que nous pouvons accéder à la vraie liberté intérieure.

En ce qu’il nous confronte potentiellement à notre angoisse existentielle, le silence est-il bénéfique pour tous ? N’est-ce pas trop déstabilisant pour certaines personnes plus « fragiles » ?
Kankyo Tannier : En réalité, ce qui est déstabilisant pour les plus sensibles d’entre nous, c’est plutôt de toujours courir derrière un idéal ; de relever des défis sans cesse plus exigeants dans sa vie professionnelle ou personnelle, dans l’espoir de se réaliser selon les critères du moment. S’essayer au silence ne doit pas être synonyme de souffrance ou d’angoisse. D’ailleurs, l’expérience n’a pas besoin d’être « extrême » pour être bienfaisante ! Mieux vaut privilégier des petites séances d’exercices tous simples à incorporer au quotidien, plutôt que de se lancer dans une cure de silence à la maison, rude et ascétique. L’objectif du silence et de la méditation n’est pas d’obtenir un état de félicité absolu : si devenir Bouddha en un seul jour était possible, cela se saurait !

Les méthodes pour se retrouver, déstresser ou encore s’apaiser sont très nombreuses. En quoi est-ce différent de cultiver le silence ?
Kankyo Tannier : La quête du silence est très proche d’une démarche spirituelle. C'est ce qui la distingue de la plupart des autres « méthodes » qui proposent monts et merveilles, paradoxalement en ajoutant de nouvelles injonctions dans nos vies telles que se lever plus tôt pour prendre du temps pour soi, tenir un journal pour mieux s'organiser ou développer sa créativité... Celles-ci ne sont pas forcément mauvaises ni à mettre au rebut : elles peuvent se révéler précieuses pour ceux qui ont l’énergie de s’en servir comme des outils. Mais ce qui me plaît infiniment dans l’idée de faire silence, c’est justement que l’on ne se rajoute pas quelque chose à faire. On s’offre simplement la possibilité de poser un nouveau regard sur le monde en le redécouvrant, en se reconnectant à lui à travers le silence. Par exemple, si vous marchez dans la rue, enlevez les écouteurs de vos oreilles, rangez votre téléphone loin de vos yeux et contentez-vous de vous rendre à votre destination en observant ce qui vous entoure, la nature, les gens, écoutez les bruits, ressentez la température, respirez les odeurs si vous avez la chance d’être à la campagne… Vous verrez qu’un sentiment de calme et de paix intérieure se fera ressentir très rapidement. Voilà un exemple très simple et concret pour éprouver le silence.

Vous expliquez qu’il y a plusieurs façons de faire silence : des yeux, du corps et de l’esprit. Comment cela se passe-t-il ?
Kankyo Tannier : Ces trois axes sont les biais par lesquels nous nous échappons de notre réalité sensible. Nos yeux, par exemple, sont captivés par les écrans, les mouvements, les écrits… Autant d’éléments qui nous emmènent ailleurs. C’est quelque chose de génétique, qui est inscrit dans notre cerveau limbique pour des raisons de survie, mais qui n’est plus très utile aujourd’hui. Si je laisse mon regard vagabonder au Jil des stimuli, je serai forcément hypnotisé par le monde extérieur et je vais suivre ce qu’il m’indique : c’est l’objectif des publicités qui peuplent nos rues. Autre exemple, le stress visuel au travail : passer d’un écran à l’autre, éplucher ses mails en permanence, est directement lié à notre impression de surmenage et de trop plein d'informations. L’idée est donc de recentrer notre regard, de nous réapproprier notre capacité de concentration visuelle sur une seule chose, pour vraiment la regarder. La démarche est similaire pour le corps : prendre conscience de nos gestes, se recentrer physiquement, nous repose à l’intérieur. Cela passe par des exercices de respiration ou très simplement par le toucher : sentir le contact de ses doigts sur la peau, dans ses cheveux, le ressenti que provoque une texture particulière. Prenons le temps de décrypter ce que nous touchons, un peu de la même façon que lorsque nous dégustons un plat. Pour le silence de l’esprit, nous écoutons trop souvent notre petite voix intérieure, qui n’est pas forcément tendre avec nous et qui crée des ruminations mentales néfastes. Nous avons trop le sentiment de ne pas pouvoir la canaliser. Or la PNL, par exemple, peut nous y aider très facilement ! Dans le bouddhisme, nous avons une approche différente d’acceptation. Nous laissons la voix s’écouler, nous prenons conscience de notre pensée mais sans intervenir. Nous ne modifions pas les choses, nous les actons simplement et laissons faire pour atteindre la paix intérieure.

Quelles sont les clés d’une cure de silence réussie à la maison ?
Kankyo Tannier : L’idéal, avant de se lancer à corps perdu dans une cure de silence à la maison, est de profiter des grains de silence disséminés aux quatre coins de notre journée. Déconnecter pendant la pause déjeuner, marcher en « pleine conscience », sont autant d’étapes préparatrices à la réussite d’une cure de silence. Tout au long de votre démarche, le plaisir et l’envie doivent être au rendez-vous. Si l’idée de passer du temps seul chez vous vous terrifie ou ne provoque aucun engouement, cela ne veut pas dire que vous avez échoué en quoi que ce soit ou que les vertus du silence vous sont inaccessibles à jamais, mais que cette forme d'immersion n'est pas faite pour vous. Si vous ressentez de l’allégresse, c’est une bonne chose, cela va vous permettre de planifier votre « programme de silence » dans la joie : qu’allez-vous vous préparer comme bon repas ? De quelle lecture allez-vous nourrir votre esprit ? Faites-vous un programme sympa ! Les deux seuls ingrédients de votre retraite ne doivent pas être l’austérité ou l’ascétisme. L’idéal, bien sûr, est d’être seul(e) chez soi. Mais si vous avez des enfants ou de la famille à domicile, il faut expliquer la démarche et le faire sur une courte période, un weekend, une journée off par exemple. Sinon, il existe des lieux dédiés où vous pourrez vous retrouver avec vous-même pour un petit moment. Vous n’avez plus qu’à oser franchir le pas, tout le reste n’est que du bonheur.

A DÉCOUVRIR
Découvrez plus d’exercices et de conseils dans le livre de Kankyo Tannier Ma cure de silence (First) ou sur son blog http://www.dailyzen.com

Un petit exercice pour faire silence des yeux
La pause visuelle

– Asseyez-vous au calme, par exemple devant votre ordinateur éteint. Prenez une posture droite, énergique, motivée, tel un explorateur s’élançant pour découvrir le nouveau monde. Pensez à poser les deux pieds au sol pour garder votre connexion à la terre et vous aider à développer votre présence corporelle.

– Posez les yeux à quelques mètres devant vous, dirigés vers le bas, en oblique.

– Laissez les muscles de vos yeux s’apaiser peu à peu : paupières, contour des yeux, arrière des yeux. Vous constaterez sûrement au début une grande tension oculaire, liée à l’intense activité mentale de notre monde moderne. Ce n’est pas grave, c’est tout à fait normal dans un premier temps, prenez-en simplement conscience. Et c’est un passage obligé vers autre chose…

– Après quelques minutes, le regard se détend. Les muscles des joues rejoignent le mouvement de lâcher-prise, ainsi que le visage tout entier. Vous adoptez une attitude intérieure neutre, sans expression, ni volonté particulière.

Pour aller plus loin :

==> Découvrez le récit de la cure de silence de notre journaliste : Le silence m’a réappris à entendre.
http://www.psychologies.com/Therapies/Developpement-personnel/Epanouissement/Interviews/Cultiver-le-silence-pour-faire-la-paix-en-soi/Quelles-sont-les-cles-d-une-cure-de-silence-reussie-a-la-maison
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Re: Psychologie de comptoir

Message par I am so sure le Ven 26 Mai 2017 - 14:24

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[justify]Trolldi : pourquoi les incompétents se croient-ils géniaux ?
Avez-vous déjà rencontré ce cas de figure dans votre travail ?
Le 11 novembre 2016, par Stéphane le calme, Chroniqueur Actualités
Pourquoi les incompétents se croient-ils géniaux ?
L'intelligence, on croit toujours en avoir assez, vu que c'est avec ça qu'on juge. Coluche - 47,62%
Comment s'évaluer sur un domaine qu'on ne maîtrise pas soi-même ? - 38,10%
Le patron et les directeurs seraient-ils toujours des incompétents d'après le principe de Peter ? - 25,40%
Incompétents ? Non ! Ce n'est qu'une question de perspective - 22,22%
Un trouble de l'estime de soi peut-être ? - 20,63%
Ce sont ceux qui ne voient pas qu'ils sont géniaux qui sont incompétents - 7,94%
63 votants
En 1999, David Dunning et Justin Kruger, qui étaient alors tous les deux au département de psychologie de l’université Cornell (une université privée américaine située dans la ville d'Ithaca dans l’État de New York), ont publié les résultats d’une recherche dans un document intitulé « Unskilled and Unaware of It: How Difficulties in Recognizing One's Own Incompetence Lead to Inflated Self-Assessments » (inqualifié qui ne le réalise pas : comment les difficultés à reconnaître son incompétence personnelle conduisent à des auto-évaluations gonflées).

En préambule du document, nous pouvons lire « les gens ont tendance à avoir des opinions trop favorables de leurs capacités dans de nombreux domaines sociaux et intellectuels. Les auteurs suggèrent que cette surestimation se produit en partie parce que les personnes qui ne sont pas qualifiées dans ces domaines ont un double fardeau : non seulement ces personnes tirent des conclusions erronées et font des choix malheureux, mais en plus leur incompétence les prive de la capacité métacognitive de le réaliser ».

Pour arriver à cette conclusion, ils sont passés par une série de quatre études qui ont montré qu’il arrive à des personnes médiocres dans des domaines de se croire excellentes. Parlant de ces personnes, les auteurs ont indiqué que « bien que les résultats des tests les plaçaient dans le 12ème percentile, ils estimaient être dans le 62ème percentile ».

« Je suppose que ce document a donné la parole à une observation que les gens font au sujet de leurs pairs mais qu'ils ne savent pas comment exprimer », a commenté Dunning. Même si certaines critiques ont réduit le document à « les gens stupides sont tellement stupides qu’ils ne réalisent pas qu’ils sont stupides », Dunning a expliqué que « l'effet Dunning-Kruger, comme on l'appelle, propose d’arrêter de s'inquiéter de ses propres certitudes et non des certitudes des autres ».

D’ailleurs, après la publication de ce document, des livres comme « How chronic self-views influence (and potentially mislead) estimates of performance » (comment la façon dont les opinions chroniques de soi influencent -en induisant potentiellement en erreur- les estimations de la performance) sont sortis pour faire comprendre que pour remédier à cet état, il fallait apprendre aux gens comment mieux s’auto-évaluer (bien que, dans leurs exemples spécifiques qui ont été pris dans ce livre, cela revenait à leur enseigner la compétence qu’ils essayaient d’évaluer).

Est-ce que le document publié par David Dunning et Justin Kruger était vraiment choquant ? Probablement pas. Par exemple, il est assez répandu de voir des individus s’évaluer comme étant au-dessus de la moyenne dans de nombreux domaines. S’il vous était posé la question de savoir si vous estimez que vos œufs au plat sont au-dessus de la moyenne, que seriez-vous tenté de répondre ? Et comment noteriez-vous vos compétences en informatique ? Un cran au-dessus de la moyenne ?

Rappelons aussi que, selon le principe de Peter, « dans une hiérarchie, tout employé a tendance à s'élever à son niveau d'incompétence », avec pour corollaire « qu'avec le temps, tout poste sera occupé par un employé incapable d'en assumer la responsabilité ».

Source : document de David Dunning et Justin Kruger(au format PDF)

Près de deux décennies plus tard, ces observations sont-elles encore vérifiées ?

À votre avis, pour quelles raisons les incompétents se croient-ils géniaux ?

Avez-vous des anecdotes à faire partager sur les pires incompétents que vous ayez eu à côtoyer pendant votre carrière ?

https://www.developpez.com/actu/106462/Trolldi-pourquoi-les-incompetents-se-croient-ils-geniaux-Avez-vous-deja-rencontre-ce-cas-de-figure-dans-votre-travail/
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L’Effet Dunning-Kruger : infériorité et supériorité fictives
10, novembre 2016 dans Curiosités 258 Partagés
image: https://nospensees.fr/wp-content/uploads/2016/11/hombre-peque%C3%B1o.jpg

L’effet Dunning-Kruger est une déformation de la pensée qui pourrait se synthétiser de la façon suivante : les personnes bêtes se croient plus intelligentes que ce qu’elles sont réellement, et les personnes intelligentes se croient plus bêtes.
Ou peut-être serait-il plus correct de dire : les personnes ignorantes sont sûres qu’elles en savent beaucoup, tandis que celles qui en savent beaucoup se sentent ignorantes.


Ce curieux effet a été découvert par David Dunning et Justin Kruger, deux chercheurs nord-américains de l’Université de Cornell.
Le premier, professeur de psychologie, a un jour appris une information qui l’a laissé perplexe ; le vol commis par McArthur Wheeler, un homme de 44 ans, qui a braqué deux banques sans masque et en plein jour. Il aura suffit de quelque heures à peine pour l’arrêter.
«La première étape vers l’ignorance, c’est le faut de se vanter de savoir.»
-Baltasar Gracián-
Ce qui a attiré l’attention de Dunning, c’est l’explication du voleur sur son monde d’opération ; en effet, il a indiqué qu’il n’avait utilisé aucun masque, mais qu’il s’était en revanche appliqué du jus de citron sur le visage.
Il espérait que cela le rende invisible sur les caméras de surveillance.
Pourquoi a-t-il cru cette bêtise ? Des amis à lui lui ont «appris» le truc, et il l’a vérifié : il s’est appliqué du jus de citron sur le visage puis s’est pris en photo, suite à quoi il a pu constater que son visage n’apparaissait pas sur la photo.
Bien évidemment, le jus de citron qu’il avait dans les yeux l’a empêché de voir qu’il n’a pas cadré la photo sur son visage, mais sur le toit. «Comment une personne peut-elle être si bête ?», s’est demandé David Dunning.
L’expérience Dunning-Kruger
Après de longues réflexions au sujet du comportement du voleur, Dunning s’est posé une question qui servira d’hypothèse pour sa recherche postérieure : se pourrait-il qu’un incompétent ne soit pas conscient de sa propre incompétence, précisément parce qu’il est incompétent?

Même si elle n’en a pas l’air, cette question a du sens.
image: https://nospensees.fr/wp-content/uploads/2016/11/hombre-botella.jpg
hombre-botella
C’est alors qu’il proposa à son meilleur élève, le jeune Justin Kruger, de mener avec lui une recherche formelle sur ce sujet.
Ils ont alors convié un groupe de volontaires à participer à leur expérience, et demandé à chacun des participants à quel point ils se considéraient efficaces dans trois domaines : la grammaire, le raisonnement logique et l’humour.
Ensuite, on leur a fait passer des tests pour évaluer leurs compétences réelles dans chacun de ces domaines.
Les résultats de l’expérience ont confirmé ce que suspectaient déjà Dunning et Kruger ; effectivement, les sujets qui s’étaient définis comme «très compétents» dans chaque domaine ont obtenu les moins bons résultats dans les tests.
Au contraire, ceux qui s’étaient sous-estimés au départ ont obtenu les meilleurs résultats.
De nos jours, il est très fréquent de voir des personnes qui parlent avec une autorité apparente à des sujets qu’elles ne maîtrisent que très superficiellement.
En même temps, il est tout aussi fréquent que les vrais experts ne soient pas si catégoriques dans leurs affirmations, puisqu’ils sont conscients de l’amplitude de la connaissance ainsi que de la difficulté qu’il y a à affirmer quelque chose avec une totale certitude.
L’analyse de l’Effet Dunning-Kruger
Les organisateurs de cette étude non seulement ont noté qu’il existait ce biais cognitif, mais ils se sont aussi rendus compte que les personnes les plus incompétentes avaient tendance à sous-estimer les plus compétentes.
Pour autant, elles se sont montrées bien plus sûres d’elles et avaient un sentiment de suffisance bien supérieur, malgré leur ignorance…ou peut-être cela était-il précisément dû à leur ignorance.

Après avoir réalisé l’expérience, les chercheurs sont arrivés aux quatre conclusions qui composent l’effet Dunning-Kruger :
Les gens se révèlent incapables de reconnaître leur propre incompétence.
Ils ont tendance à ne pas pouvoir reconnaître les compétences des autres.
Ils ne sont pas capables de prendre conscience du point auquel ils sont incompétents dans un domaine déterminé.
S’ils ne sont pas entraînés à améliorer leurs compétences, ils seront capables de reconnaître et d’accepter leur incompétence précédente.
Une fois établi l’effet de déformation qu’il y avait en ces personnes, il fallait toujours répondre à la question de pourquoi ce phénomène avait lieu.
Dunning et Kruger ont énoncé que le biais cognitif se produisait car les compétences nécessaires pour faire quelque chose de bien sont les mêmes dont on a besoin pour évaluer les bons résultats.
Autrement dit, comment se rendre compte du fait que quelque chose est mal fait, si on ne sait même pas comment il faut s’y prendre pour bien faire cette chose ?
image: https://nospensees.fr/wp-content/uploads/2016/11/hombre-volando-en-bici.jpg
hombre-volando-en-bici
Les personnes avec de très bons résultats ont aussi présenté le biais cognitif. Dans ce cas, les chercheurs ont établi que ce qui se produisait était une erreur de perception, mieux connue sous le nom de «faux consensus».
Cette erreur consiste en ce que nous avons tendance à surestimer le degré d’accord avec les autres.
Sûrement avez-vous vécu une fois la scène où deux personnes se disputent, et finalement, pour résoudre leur dispute, elles décident de consulter une tierce personne que toutes deux considèrent a priori comme neutre afin de les aider.
Ici, le faux consensus agirait quand les deux parties sont convaincues du fait que l’observateur impartial sera d’accord avec elles.
Quelque chose de similaire arrive avec les personnes qui ont de très bons niveaux dans une activité ; pour elles il est si facile de la réaliser qu’elles ne comprennent pas que la plupart des gens ne puissent pas le faire aussi bien qu’elles.

En savoir plus sur https://nospensees.fr/leffet-dunning-kruger-inferiorite-superiorite-fictives/#PpvT0SLjj8DZ4FzD.99

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Intelligence émotionnelle : 18 signes distinctifs des personnes les plus capables de décoder leurs semblables
L'intelligence émotionnelle, c'est-à-dire l'art de jongler avec les émotions, permet d'adapter notre comportement à toutes les situations, de naviguer dans une société toujours plus complexe, et de prendre les bonnes décisions. Et à ce petit jeu, ce ne sont pas les plus gros QI qui s'en sortent le mieux.

A fleur de peau

Publié le 25 Février 2015

Intelligence émotionnelle : 18 signes distinctifs des personnes les plus capables de décoder leurs semblablesPour les chercheurs, les génies se reconnaissent avant tout à leur exceptionnelle intelligence émotionnelle. Crédit Reuters


Au début des années 1990, la découverte de l'intelligence émotionnelle a levé le voile sur une bizarrerie : 70% des personnes dotées d'un QI moyen dépassent celles qui ont un QI élevé. Avec la mise en évidence du rôle de l'intelligence émotionnelle, l'idée, largement répandue, que seul le QI pouvait mesurer la réussite, a été battue en brèche.

Aujourd'hui, les chercheurs s'accordent pour dire que l'intelligence émotionnelle est LE critère qui distingue les génies du commun des mortels. L'intelligence émotionnelle (IE), c'est l'art de manier les émotions qui influent sur notre comportement, nous permettent de naviguer dans une société toujours plus complexe, et de prendre les bonnes décisions.


Interrogé par Psychologies, le psychologue Daniel Goleman décrit ainsi cette forme d'intelligence comme "un art d'utiliser ses émotions" et distingue cinq compétences qui la caractérisent : la conscience de soi, la maîtrise des émotions, la motivation, l’empathie et la capacité à entrer en relation.

Si son rôle est avéré, elle reste difficile à mesurer. Comment savoir si nous maîtrisons l'art des émotions ? Comment améliorer notre intelligence émotionnelle si nous en sommes dépourvus ? Dans un article publié le 8 février sur LinkedIn, le Dr Travis Bradberry, co-auteur de Intelligence émotionnelle 2.0 (en anglais), a listé les 18 signes qui caractérisent un savoir-faire émotionnel aiguisé, à partir d'un test réalisé auprès de plus d'un million de personnes.

1- Votre vocabulaire émotionnel est diversifié

Tout le monde ressent des émotions. En revanche, seules 36% des personnes sont capables de les identifier précisément lorsqu'elles surviennent, selon l'étude réalisée par TalentSmart. Problème : les émotions, lorsqu'elles ne sont pas nommées, peuvent être cause d'incompréhensions, conduire à des choix irrationnels et à des actions contre-productive.

Au contraire, les personnes dotée d'une intelligence émotionnelle aiguë maîtrisent leurs émotions parce qu'elles les comprennent, et utilisent un large vocabulaire pour les décrire. Quand beaucoup de personnes disent "je vais mal", les personnes à l'intelligence émotionnelle fine peuvent identifier si elles se sentent "irritables", "frustrées", "opprimées" ou "anxieuses". Plus les mots sont précis, plus on comprend les émotions vécues, et la meilleure manière d'y faire face.

2- Vous êtes curieux vis-à-vis des autres

Peu importe s'ils sont introvertis ou extravertis, ceux qui maîtrisent l'art des émotions sont curieux vis-à-vis des personnes qui les entourent. Cette curiosité est le fruit de l'empathie, une des meilleure manières de développer l'IE. Plus vous vous souciez des autres, plus vous serez curieux de ce qu'ils vivent.

3- Votre regard évolue

Les personnes dotées d'une grande intelligence émotionnelle sont flexibles et s'adaptent en permanence. Elles savent que la peur du changement paralyse l'action et menace leur bonheur. Elles sont perpétuellement à l'affût de l'inconnu, et elles sont prêtes à élaborer un plan d'action pour faire advenir le changement.

4- Vous connaissez vos points forts et vos faiblesses

Les personnes émotionnellement intelligentes ne se contentent pas de comprendre leurs émotions : elles connaissent leurs points forts et leurs points faibles. Elles savent aussi ce qui les met en mouvement, et quels sont les environnements favorables au succès. Elles savent utiliser leurs forces pour en tirer profit et mettre à distance leurs failles pour ne pas se laisser entraver.

5- Vous êtes un bon juge du caractère des autres

Une bonne partie de l'intelligence émotionelle se résume à la conscience des autres et de la société : la capacité de lire dans les autres, de savoir ce qu'ils traversent et de quoi ils sont faits. Cette acuité fait de vous un excellent observateur de la personnalité de votre entourage. Les gens ne sont pas des mystères pour vous. Vous sondez leurs intentions, y compris ceux qui se cachent derrière une carapace.

6- Vous ne prenez pas la mouche

Si vous avez une bonne compréhension de vous-même, les gens auront du mal à dire ou faire quelque chose qui vous offensera. Les personnes dotées d'une fine intelligence émotionnelle ont une grande confiance en eux et sont ouvertes d'esprit : elles ont le cuir épais. Ces personnes-là n'ont aucune difficulté à rire d'elles-mêmes ou à accepter les plaisanteries des autres, parce qu'elles font facilement la différence entre l'humour et l'insulte.

7- Vous arrivez à dire "non" (à vous-même et aux autres)

L'intelligence émotionnelle va de pair avec la maîtrise de soi. Vous évitez d'agir sur un coup de tête. Des recherches menées à l'Université de Californie, à San Francisco, ont montré que les personnes qui ont du mal à dire non ont plus de risques d'être stressées, en proie au burn-out, à la dépression. Dire "non" est pour beaucoup de personnes un défi, un mot difficile à prononcer. Au contraire, quand ils disent "non", les intelligents émotionnels évitent les phrases comme "Je crois que je ne peux pas..." ou "Je ne suis pas sûr que..." Dire "non" à une proposition de plus honore les engagements déjà pris et vous permet de vous y consacrer pleinement.

8- Vous ne ressassez pas vos erreurs

Les personnes à l'intelligence émotionnelle aiguisée prennent du recul sur leurs erreurs, sans pour autant les oublier. En gardant leurs échecs à bonne distance, il est plus facile de les comprendre, et d'en tirer les leçons à l'avenir. Se souvenir de ses erreurs sans les ressasser est un équilibre subtil qui demande une bonne connaissance de soi.

9- Vous donnez sans attendre en retour

Quand on vous donne quelque chose spontanément, sans rien attendre en retour, on s'en souvient longtemps. Par exemple, vous avez une conversation intéressante avec quelqu'un au sujet d'un livre, et un mois plus tard, quand vous revoyez cette personne, vous arrivez avec le livre en question à la main. Les personnes dotées d'une grande intelligence émotionnelle arrivent à construire des amitiés très profondes car elles arrivent à se mettre à la place des autres.

10- Vous n'êtes pas rancunier

Se laisser envahir par des émotions négatives après une dispute est un facteur important de stress, et peut avoir de graves conséquences sur la santé sur le long terme. Les personnes émotionnellement intelligentes savent éviter le stress et les nuisances engendrées par la rancoeur. Pardonner à quelqu'un permet non seulement de se sentir mieux, mais participe aussi à votre bonne santé physique.

11- Vous neutralisez les personnes toxiques

Côtoyer des personnes acariâtres est épuisant pour tout le monde. Le savoir-faire émotionnel aide à gérer les interactions avec les personnes nuisibles. En pareille situation, vous identifiez vos propres émotions, et vous agissez de manière rationelle, pour ne pas vous laisser envahir par la colère. Vous écoutez le point de vue de la personne difficile pour trouver un terrain d'entente.

12- Vous ne cherchez pas la perfection

Les personnes qui maîtrisent leur intelligence émotionnelle ne cherchent pas à atteindre la perfection car elles savent qu'elle n'existe pas. Si votre objectif est la perfection, vous avez toujours un sentiment tenace d'échec, qui vous conduit à abandonner ou relâcher vos efforts. Au lieu d'aller de l'avant, vous passez votre temps à vous lamenter sur ce que vous n'avez pas réussi à accomplir ou sur ce que vous auriez dû faire.

13- Ce que vous avez suffit à votre bonheur

Prendre le temps de faire le point sur ce qui vous rend heureux, voilà une chose toute simple à faire. Les chercheurs ont montré que cultiver la gratitude au quotidien apporte de la bonne humeur, de l'énergie, et un sentiment de bien-être.

14- Vous déconnectez

Etre capable d'éteindre son téléphone portable ou de lâcher son ordinateur le temps d'une pause ou d'un week-end, c'est aussi à cela que l'on reconnaît les personnes douées d'intelligence émotionnelle. Prendre le temps de se reposer aide à diminuer le stress et à vivre l'instant présent. Des études ont en effet montré que le simple fait de consulter ses mails pouvait augmenter le niveau de stress.

15- Vous limitez votre consommation de caféine

Boire trop de boissons contenant de la caféine libère de l'adrénaline dans l'organisme. Conséquence : vous agissez selon un mécanisme de combat-fuite (destiné à assurer la survie). Vous arrêtez de penser rationnellement et vous êtes plus prompt à prendre des décisions très raides, irréfléchies. Très pratique si un ours vous poursuit, beaucoup plus embêtant si vous devez répondre à un mail un peu sec.

16- Vous dormez suffisamment

Pendant le sommeil, le cerveau recharge ses batteries, en se remémorant ce qui s'est passé dans la journée, pour l'oublier ou le mémoriser. Les personnes dont l'intelligence émotionnelle est en éveil savent bien que leur capacité de concentration et de mémoire est réduite lorsqu'elles manquent de sommeil. Pour ces personnes, bien dormir est une priorité.

17- Vous arrêtez de ruminer des pensées négatives

Plus vous ressassez des pensées négatives, plus vous leur donnez de l'importance. La plupart de nos pensées négatives ne sont... que des pensées. Quand vous vous focalisez sur une chose, craignant que cette chose arrive, ou n'arrive jamais, il s'agit la plupart du temps d'une tendance naturelle du cerveau à percevoir des menaces. Les personnes dotées d'une bonne intelligence émotionnelle séparent les pensées des faits, pour casser le cercle vicieux des pensées négatives, et construire une approche positive de la réalité.

18- Vous ne laissez personne gâcher votre bonheur

Quand votre bonheur ou votre satisfaction dépend de l'opinion d'autres personnes, vous n'êtes plus le maître de votre propre bonheur. Quand des intelligents émotionnels se sentent bien, après avoir réalisé quelque chose qui leur tenait à cœur, ils ne laisseront aucune remarque venant de quelqu'un d'autre gâcher leur plaisir.

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Psycho : je me compare sans cesse aux autres
>Le Parisien>Magazine>Plaisir|Ségolène Barbé|27 février 2014, 20h09|0


Marinodegano.com
Ségolène Barbé
PlaisirFrédéric Fangetmaisonanalyseinférioritédéfaut

Au lieu de penser que vos collègues et vos amis font tout mieux que vous, réjouissez-vous de vos propres progrès.

Votre voisin a une plus belle maison que la vôtre, votre frère a mieux réussi que vous, votre ami(e) peut manger autant qu’il (elle) veut sans prendre un gramme, ce qui n’est pas votre cas…
Se mesurer à ceux qui vous entourent peut devenir pesant, surtout si cela tourne toujours à votre désavantage…
« Se comparer un peu, c’est normal, car nous avons besoin de nous situer par rapport aux autres, mais si c’est systématiquement de manière négative, c’est le signe d’un manque d’estime de soi, d’une difficulté à s’accorder une quelconque valeur », analyse le psychiatre Frédéric Fanget.
1 . Acceptez de ne pas être parfait(e)
Vous trouverez toujours plus beau, plus riche, plus charismatique que vous…
En vous plaçant en position d’infériorité, vous cherchez inconsciemment à conforter la mauvaise image que vous avez de vous-même, à vous punir de ne pas être conforme à un idéal que vous n’atteindrez jamais.
Essayez plutôt de vous accepter tel(le) que vous êtes, avec vos défauts, qui sont aussi les revers de vos qualités.
« Nous sommes tous des médailles à deux faces, explique le spécialiste. La face négative, c’est par exemple votre manque de confiance en vous qui vous conduit à vous comparer sans cesse aux autres, mais la face positive, c’est votre attention à autrui, votre désir de vous intégrer, de progresser. »
2. Mesurez-vous à… vous-même
Ce qui compte, c’est d’abord votre progression par rapport à vous-même, les difficultés que vous avez surmontées, les changements dont vous pouvez vous réjouir.
Pour prendre conscience du chemin parcouru (et éviter de vous enfermer dans une auto-évaluation négative), vous pouvez par exemple vous confier à un ami de longue date.
« Lorsque vous vous dépréciez, c’est votre interprétation, pas forcément la réalité. Un ami qui vous connaît bien aura peut-être un regard différent sur votre évolution, vos relations amoureuses, votre travail, et pourra vous aider à voir ce qu’il y a de positif en vous », assure Frédéric Fanget.
3 . Inspirez-vous des autres
Votre collègue n’a pas forcément plus de charme que vous, mais peut-être sait-il (elle) davantage se mettre en valeur ; votre meilleur(e) ami(e) vous donne des complexes avec ses exploits sportifs, mais vous pouvez trouver, vous aussi, une passion qui vous épanouisse.
« Comparez-vous à ce que font les autres et non à ce qu’ils sont : certains de leurs comportements peuvent vous inspirer, mais cela ne veut pas dire qu’ils ont plus de valeur que vous », explique le psychiatre.
Comparez-vous aux autres, non pour vous rabaisser, mais pour évoluer.
Nourrissez-vous de leur exemple pour développer de nouvelles compétences ou opérer, dans votre vie, des changements concrets qui vous satisferont.
 http://www.leparisien.fr/magazine/plaisir/psycho-je-me-compare-sans-cesse-aux-autres-27-02-2014-3628645.php
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Compétition saine et malsaine :
(1) Les moteurs de la compétition
Par Jean Garneau , psychologue

Cet article est tiré du magazine électronique
" La lettre du psy"
Volume 4, No 10: Novembre 2000


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Résumé de l'article

Même si certains voudraient l’éliminer complètement de leur univers, la compétition fait partie de notre vie. Au travail, entre amis, dans le couple, entre frères et soeurs et même entre parents et enfants, on la voit apparaître à tout propos. Voyez comment la compétition est non seulement inhérente à la vie mais un important moteur de croissance! Découvrez aussi les trois genres de compétition saine.


Table des matières
Introduction

A- La compétition est inhérente à la vie
La structure sert de cadre
La structure de l'espèce
La structure individuelle
L'environnement définit les contraintes
Compétition, survie et adaptation
Le comportement détermine le succès
Liberté et épanouissement

B- Trois genres de compétition saine
La compétition-combat
La compétition-émulation
La compétition-imitation

Conclusion

Vous pouvez aussi voir:
Vos questions liées à cet article et nos réponses !




Introduction


Pour bien des gens, le fait de se mesurer aux autres ou de tenter de les surpasser correspond à un tabou. Même le fait de chercher à exceller demeure à leurs yeux une attitude néfaste qui ne peut s'exprimer que de façon dissimulée ou indirecte. Il ne reste souvent que les sports où la compétition directe puisse être acceptée.

Pourtant, il est difficile de trouver une réunion de trois personnes ou plus dans laquelle la rivalité, l'émulation ou la concurrence n'existent pas. On peut facilement en déceler les manifestations même lorsqu'elles sont voilées. Que l'expérience subjective de la compétition prenne des formes évidentes ou indirectes, elle demeure bien réelle, toujours chargée d'émotions.

Comment se fait-il que cette réalité omniprésente soit si souvent exclue de notre conscience et de notre expression? Qu'est-ce qui fait qu'elle nous apparaît si facilement inavouable? Comment expliquer qu'on en vienne si souvent à présenter son absence comme une vertu?

Pour trouver des réponses à ces questions, il est utile d'examiner d'abord les sources fondamentales de la saine compétition. Ceci permet d'en comprendre l'importance et les utilités particulières. Il est plus facile ensuite de distinguer les types de compétition saine et d'en saisir les ingrédients les plus essentiels.

Par la suite, cette compréhension nous aidera à identifier et comprendre les formes malsaines que prend souvent cette réalité inhérente à la vie. C'est en nous appuyant sur cette compréhension des moteurs de la compétition que nous pourrons identifier des pistes de solution.

Il faudra une série de trois articles pour compléter cet ambitieux programme. Dans celui-ci, je tenterai de mettre en lumière les fonctions de la compétition: de quelle source elle émerge et à quoi elle sert. En distinguant trois types de saine compétition, je pourrai illustrer plus clairement les diverses utilités qu'elle peut avoir.

A- La compétition est inhérente à la vie


Fondamentalement, la compétition est l'expression naturelle du désir d'exceller. C'est un élan commun à tous les êtres vivants et il est au coeur même de la tendance actualisante. Chaque être vivant cherche en effet à s'épanouir autant qu'il le peut dans les circonstances où il se trouve. Les plantes, les animaux et les humains ont en commun cette caractéristique innée.

La compétition est une des façons importantes dont se concrétise ce désir d'épanouissement. Comme nous le verrons plus loin, elle aide l'enfant à grandir, elle contribue chez l'adulte à la création de nouvelles ressources et elle permet à l'espèce de s'adapter et de survivre lorsque les conditions deviennent difficiles.

Cet épanouissement de chaque être vivant se définit à travers plusieurs facteurs. On peut regrouper en trois genres ces éléments qui déterminent notre développement:

la nature (structure) propre à chaque espèce,
le contexte (environnement) particulier dans lequel se trouve chaque individu et
les actions (comportement) de chaque individu dans son effort d'adaptation et de croissance.
(On peut trouver une explication plus élaborée de la tendance actualisante et de la conception de la vie qui sous-tend cet article en consultant "Une théorie du vivant".


1. La structure sert de cadre

La structure de l'espèce

La structure de chaque espèce détermine en grande partie les formes que peut prendre l'épanouissement de ceux qui en font partie. Le merle qui ne saurait pas voler serait peu épanoui, mais la plus belle rose ou l'athlète le plus doué n'ont aucune chance de répondre à ce critère. Ils ne sont pas handicapés s'ils ne savent pas voler. Chaque espèce a en effet ses caractéristiques propres qui définissent les cadres dans lesquels les individus pourront normalement s'épanouir.

C'est en comparant plusieurs individus de la même espèce qu'on peut le plus facilement cerner leur structure particulière et, par conséquent, les possibilités et les limites générales de leur potentiel d'épanouissement. Le chien qui se comparerait à un oiseau pour identifier ses objectifs de développement serait dans une impasse. Sa structure ne lui permet pas de voler et de se nourrir de graines ou d'insectes. Et même s'il se compare à un chien d'une race différente, il peut se retrouver en sérieuse difficulté; aucun effort individuel ne peut donner au terrier les caractéristiques du caniche.

Mais s'il se compare à d'autres chiens de sa race (ses parents et leurs autres descendants par exemple), il peut trouver des modèles réalistes. Ces comparaisons peuvent lui faire voir des objectifs plausibles dont il peut se servir pour guider sa démarche de croissance.

C'est ce que font spontanément tous les enfants: ils se comparent à leurs parents et à leurs aînés, ils cherchent à les imiter dans l'espoir d'acquérir les mêmes habiletés. C'est ce que nous appelons l'identification: un outil essentiel du développement de l'identité.

Au fond, cette identification est une forme de compétition par imitation: on s'efforce d'agir comme un être qu'on admire dans l'espoir de parvenir à lui ressembler. La plupart du temps, on imite quelqu'un de plus grand parce qu'on se considère moins développé que lui et parce qu'on aspire à devenir aussi épanoui. La compétition est à la fois avec l'autre (on cherche à l'égaler) et avec soi-même (on cherche à se dépasser). Il suffit d'observer les plus jeunes filles de l'auditoire d'un concert des Spice Girls pour voir que cette compétition-identification (imitation) peut aller très loin.

La structure individuelle

Bien sûr, la structure qui définit les possibilités et les limites de notre développement n'est pas uniquement liée à notre espèce. Chaque individu possède une variante particulière de cette structure générale. Certains sont plus grands, plus blonds, plus énergiques, plus intelligents, etc. Ces caractéristiques de base, tout comme les défauts physiques, font partie de notre structure individuelle et déterminent en partie les formes que peut prendre notre épanouissement. Le fait de naître avec un bras en moins ne limite pas notre épanouissement, mais il en détermine en partie les modalités possibles.

L'épanouissement est toujours une réalisation individuelle et la compétition qui supporte cet épanouissement doit tenir compte des capacités réelles (structure) de chaque individu. La compétition saine est donc, au fond, toujours établie d'abord avec soi-même: ce sont nos limites que nous tentons de dépasser. Mais elle se nourrit aussi d'admiration: c'est un plus grand qui nous présente un modèle à imiter et à émuler, qui nous offre un exemple de ce que nous pourrions devenir. Sans cette illustration, notre épanouissement risquerait de se retrouver en panne d'inspiration.

On pourrait, par exemple, considérer qu'un homme de petite taille est défavorisé d'emblée. Mais cette limite apparente est un atout essentiel pour devenir jockey, surtout si on veut y exceller. Il suffit souvent de rencontrer un modèle qui nous convienne bien pour transformer en ressources des caractéristiques personnelles qu'on aurait pu considérer comme des limites.


2. L'environnement définit les contraintes

La plante se nourrit à partir de ce que contiennent l'eau qu'elle parvient à trouver et le sol où elle est implantée. Son effort d'épanouissement tient forcément compte de ces dimensions car c'est là qu'elle se procure l'énergie nécessaire.

Mais l'environnement n'est pas nécessairement bien adapté aux besoins de la plante: il peut contenir trop d'eau, pas assez de potassium, etc. Il peut aussi faire trop froid ou venter trop fort, car la température obéit à des règles que la plante ne définit pas. Il arrive aussi que les nutriments disponibles dans un lieu ne soient pas assez abondants pour permettre le développement ou la survie de chacune des plantes qui s'y trouvent.

Compétition, survie et adaptation

Si ces conditions d'environnement sont trop souvent défavorables ou trop peu adéquates pour favoriser le plein épanouissement d'une espèce, l'organisme vivant se mobilise pour survivre. La tendance actualisante change alors d'objectif; elle s'applique à permettre la survie de l'organisme et de son espèce par une adaptation créatrice aux conditions difficiles.

Dans l'immédiat, chaque organisme tente alors de se procurer ce dont il a besoin pour survivre. Et si les conditions sont très difficiles, seuls les plus forts y parviennent, avec ceux qui ont eu la chance de se trouver dans une région moins défavorisée de cet environnement. C'est l'ingéniosité de chaque organisme particulier qui lui permet d'utiliser au mieux les ressources qu'il peut atteindre et, par conséquent, de survivre ou même de se développer à peu près normalement. Les autres périront pour la plupart avec le temps, même ceux que la chance avait favorisés.

À long terme, cette sélection naturelle fait évoluer la situation. Si les conditions sont vraiment trop défavorables, cette espèce disparaît de cet environnement (mais elle pourra peut-être s'épanouir ailleurs). Si l'adaptation est possible, ce sont les caractéristiques de l'espèce (structure) qui changeront peu à peu. Grâce à la survie des individus les mieux adaptés aux conditions difficiles de cet environnement, cette espèce évoluera progressivement pour se transformer en une nouvelle génération qui s'accommodera bien de ces conditions.

Encore ici, la compétition sert à rendre l'amélioration possible. Cette fois, parce que les conditions sont défavorables, c'est la compétition pour la survie et la sélection naturelle qui concrétisent la tendance actualisante.

Et au bout du compte, c'est l'espèce, sa survie à long terme et sa structure qui sont les vraies gagnantes. Cette compétition est donc vraiment saine, même si elle implique non seulement des gagnants mais également des perdants. Il faut en effet qu'il y ait des perdants pour que l'espèce évolue vers une adaptation mieux réussie à cet environnement difficile. On peut le déplorer, mais le changement est alors une nécessité vitale.

Pour la plupart d'entre nous, il est relativement facile d'admettre ces réalités lorsqu'elles s'appliquent aux plantes et aux animaux, surtout dans une perspective à long terme. Mais nous refusons vigoureusement ces idées lorsqu'elles s'appliquent aux humains ou même à nos animaux domestiques. Nous avons tendance à espérer qu'une exception soit applicable dans ces cas et nous faisons souvent de grands efforts pour créer ces exceptions.

En réalité, ce refus de laisser s'appliquer les lois naturelles de la vie nous entraîne dans des impasses coûteuses. Nous ne réussissons qu'à retarder un peu l'échéance tout en augmentant les coûts.

Par exemple, s'il y a trop d'avocats pour les besoins de la population, seuls les meilleurs parviennent à prospérer dans leur champ. Les autres survivent à peine ou se recyclent dans d'autres domaines. Les décisions politiques peuvent fausser la situation temporairement, mais le prix à payer est alors encore plus élevé lorsqu'il devient inévitable. Si on crée une demande artificielle en subventionnant les services juridiques, on ne fait que retarder la solution réelle tout en créant des dettes publiques par des dépenses improductives.

Une exemple d'un autre genre peut aider à mieux voir que ces règles s'appliquent au plan psychique autant qu'au plan de la survie physique ou matérielle. Dans un milieu de travail où les employés ne sont jamais ouvertement appréciés pour une performance supérieure, on voit inévitablement la qualité du travail diminuer. Tout le monde fait moins d'efforts pour dépasser le minimum acceptable et ceux qui aiment vraiment faire un travail de qualité émigrent vers des entreprises dont la culture leur convient davantage. En fin de compte, ce milieu regroupe uniquement des employés qui y sont bien adaptés et adhèrent à son principe de base: un effort minimum pour un résultat médiocre.


3. Le comportement détermine le succès

Mais les possibilités et les limites définies par la structure et par l'environnement n'ont pas d'importance sans le comportement. Ce sont les actions que chaque individu choisit de poser qui déterminent le résultat final.

Les orientations données par la tendance actualisante se concrétisent à travers des actions qui les transforment en réalisations. C'est avec l'ensemble de ses structures et de son environnement que l'être vivant doit négocier pour réaliser l'épanouissement qui est son but fondamental. Il doit nécessairement en tenir compte, mais il doit aussi s'y mesurer. Une partie importante des limites peut en effet être repoussée ou contournée. Les obstacles que nous présente l'environnement ne sont pas toujours déterminants; ils peuvent souvent être traités comme des défis et des opportunités.

Pour ne pas être à la merci de ces contraintes, l'organisme doit dépasser les méthodes "instinctives" par sa ténacité et son ingéniosité. L'épanouissement le mieux réussi passe alors par la créativité. Et de ce point de vue, les humains se distinguent de façon importante des autres espèces: ils ont une liberté considérable pour choisir et inventer des solutions.

La liberté de la plante dans le choix de ses actions est bien limitée. Elle doit évidemment être active pour se nourrir et se développer, particulièrement lorsque les situations ne sont pas favorables. Mais elle ne décide pas: il est dans sa nature de développer des feuilles et des racines pour absorber les nutriments dont elle a besoin. Elle le fait "instinctivement" au mieux de sa capacité innée. Elle peut faire preuve d'une grande "ténacité" (comme la racine qui brise le rocher à force de s'y incruster), mais pas vraiment de créativité ou de liberté.

Liberté et épanouissement

Les humains ont les mêmes réflexes innés inscrits dans leur tendance actualisante, mais ils disposent de plus de choix dans leur façon de les exercer. Cette liberté peut aller jusqu'à l'inhibition presque complète du désir de vaincre l'obstacle, mais c'est la même liberté qui permet d'inventer une variété de solutions pour concrétiser l'effort de croissance.

L'épanouissement d'une personne humaine est donc le résultat d'une multitude de choix qui déterminent non seulement les orientations prises par chaque individu, mais également les moyens adoptés dans leur poursuite et les actions posées pour concrétiser ces moyens. La variété illimitée des formes du développement humain découle du nombre considérable des décisions qui en font partie.

Pour le meilleur ou pour le pire, la personne peut choisir ses valeurs, ses buts et ses aspirations au lieu de se contenter de ceux que lui propose sa structure. Elle peut même faire d'une idée (une cause) le but le plus important de sa vie.

En plus de cette liberté par rapport aux orientations qu'elle prend, la personne humaine jouit d'une grande autonomie dans le choix des moyens qu'elle utilise pour atteindre ses buts. Elle n'est pas limitée aux outils qui sont déjà inclus dans son équipement inné ou dans les instruments qu'elle ajoute en imitant les autres. Elle peut créer de nouveaux moyens et elle peut même combiner divers moyens en stratégies pour atteindre des objectifs qui seraient autrement inaccessibles.

La compétition peut aussi se transformer en inspiration et en stimulation. L'interaction intense que provoque une émulation entre partenaires égaux permet à chacun de dépasser ses limites habituelles. Chacun apporte à l'autre une inspiration nouvelle à travers ses efforts pour le dépasser. Et tous deux en sortent grandis.

B- Trois genres de compétition saine


De tout ce qui précède, on peut conclure que la compétition est une réalité saine inhérente à la vie. Elle fait partie des manifestations normales de la tendance actualisante: une force innée que tous les êtres vivants ont en commun et qui les pousse à toujours chercher à maximiser leur vie (ou à la protéger lorsqu'elle est en danger).

Comme on l'a entrevu dans certains détails de cette élaboration, il est possible de distinguer trois genres de compétition saine. Chacun correspond à un type de situation et à une fonction particulière du point de vue de la tendance actualisante. En voici une description sommaire.


1. La compétition-combat

Lorsque les ressources disponibles dans l'environnement immédiat sont insuffisantes pour permettre l'épanouissement de tous ceux qui l'occupent, une rivalité se dessine entre ceux qui ont besoin de la ressource insuffisante. Plus le manque est important, plus cette compétition devient forte. Et lorsque la rareté est telle qu'elle menace la survie, cette compétition devient un véritable combat.

Cette forme de compétition est une variante de la loi de l'offre et de la demande. La ressource devient de plus en plus précieuse à cause de sa rareté et chacun est prêt à payer le prix fort pour se la procurer. Plus la carence augmente, plus les moyens pour y remédier deviennent extrêmes. La seule vraie limite à la force qu'on utilise est alors dictée par l'affaiblissement progressif que provoque cette carence.

La famine est l'exemple le plus simple: il n'y a pas assez de nourriture pour tous les individus qui en ont besoin. Les solutions ne sont pas très nombreuses. Être plus fort (plus gros, plus rapide, plus efficace) que les autres afin de réussir à s'approprier une quantité suffisante de nourriture, être plus astucieux pour atteindre le même résultat lorsqu'on n'a pas la force nécessaire, s'adapter en trouvant un nouveau genre de nourriture qui est moins rare ou se trouver un autre environnement qui échappe à cette famine.

Ces solutions sont les quatre façons d'être le plus fort dans ce combat pour la survie. Les deux premières misent sur une victoire directe grâce à la force physique ou mentale. Les deux dernières misent sur la capacité d'adaptation qui permet d'avoir le dessus sur l'environnement hostile, soit en y trouvant d'autres ressources, soit en le remplaçant par un autre.

Dans cette compétition-combat, seuls les plus forts peuvent survivre. Et comme je l'ai souligné plus haut cette victoire des plus forts est la meilleure solution pour la survie de l'espèce qui s'appuie sur une adaptation réussie aux nouvelles conditions.

Nous acceptons assez facilement l'application de ces solutions aux animaux et aux plantes dans la mesure où il s'agit de carences dans la nourriture et le climat. Mais ces règles naturelles nous semblent odieuses lorsqu'elles s'appliquent aux humains, particulièrement s'il s'agit de besoins psychiques. Que faire lorsque les parents n'ont pas assez de ressources émotives pour aimer adéquatement chacun de leurs enfants? Comment appliquer ces principes dans les situations où tous les membres d'une équipe de travail souffrent de ne pas être suffisamment reconnus ou appréciés?

C'est souvent dans ces situations qu'on rencontre les tactiques de compétition dissimulée et indirecte. Au lieu de reconnaître l'importance vitale des besoins psychiques qui sont en jeu, on cherche à dénoncer et désamorcer la compétition elle-même. On nie la pertinence du combat sous prétexte qu'il est inutilement cruel envers les perdants.

Mais il ne suffit pas d'interdire la compétition pour augmenter les ressources disponibles. Tout ce qu'on obtient ainsi, c'est de forcer les combattants à se cacher. L'enjeu est trop vital pour qu'ils puissent y renoncer; ils continuent donc à se battre, mais en appliquant des règles artificielles où on doit éviter d'apparaître agressif. Si le danger est moins immédiat, ils peuvent même tenter d'abandonner la lutte en renonçant aux besoins qui en sont le motif essentiel.

Nous y reviendrons lorsqu'il sera question de la compétition malsaine. Pour le moment, je veux souligner que c'est généralement à ce type de compétition que s'adressent les reproches de ceux qui s'opposent à toute forme de compétition et à tous ses dérivés (comme l'évaluation, les comparaisons ou la rémunération selon la performance). On tente en vain d'éliminer les guerres où les humains cherchent, apparemment sans raison valable, à l'emporter sur leurs adversaires. On dénonce alors la rivalité en oubliant qu'elle apparaît en réponse à une carence réelle dont les conséquences sont assez graves pour menacer la survie physique ou psychique.

Une véritable solution doit s'appuyer, au contraire, sur une compétition directe et ouverte ainsi que sur la recherche de nouvelles ressources qui est ainsi rendue possible. Tout comme au plan économique la rareté d'un produit provoque éventuellement une plus grande abondance par l'apparition de nouveaux fournisseurs, on peut constater que les besoins psychiques trouvent de nouvelles sources de satisfaction lorsqu'ils sont clairement assumés. Cela suppose le recours à la compétition-émulation pour compléter les résultats forcément limités de la compétition-combat.


2. La compétition-émulation

Cette deuxième forme de compétition est celle qui crée de nouvelles ressources. Elle ne repose pas sur une carence ou une menace à la survie; ses objectifs sont plutôt l'épanouissement et, encore davantage, le plaisir qui accompagne un investissement complet dans l'atteinte de la performance.

Pour qu'elle soit possible, il faut une solide dose d'estime de soi: celle qui permet de risquer l'acquis dans l'espoir d'obtenir de plus grandes satisfactions. Il faut aussi un adversaire qu'on estime réellement, qu'on considère à la fois comme un adversaire valable (pour notre niveau actuel) et comme un complice et un allié potentiel dans la recherche de l'excellence.

La compétition sportive respectueuse des règles et des principes du "fair play" est un excellent exemple de cette émulation. Le plaisir qu'on tire de la compétition elle-même (et du contact avec l'adversaire) est souvent un de ses enjeux les plus importants; la plus grande satisfaction vient d'une lutte serrée où la victoire est venue récompenser une performance particulièrement brillante inspirée par les circonstances et qui ne pourrait être reproduite régulièrement.

Mais on peut rencontrer cette forme de compétition dans plusieurs autres contextes, notamment au travail. Les deux collègues qui s'attaquent ensemble à la création d'une nouvelle solution à un problème, à produire un rapport important ou à réaliser un travail urgent peuvent facilement vivre les mêmes joies. La complicité, le contact, la stimulation apportée par l'excellence de l'autre, le plaisir d'y répondre par une création de même calibre: voilà les éléments essentiels de cette compétition joyeuse où la victoire est moins importante que le plaisir de la lutte.

Cette compétition est à la fois un effort total de dépassement et un jeu dont le plaisir est le seul vrai but. Elle peut même avoir lieu sans un adversaire réel; il suffit d'adopter une difficulté particulière comme instrument pour mesurer sa performance. Le surfeur solitaire se mesure à chaque vague qu'il choisit de naviguer. Le poète choisit les mots pour concrétiser sa recherche d'excellence, même si personne ne lit son oeuvre. Le jeune se mesure au programme qui anime le jeu vidéo auquel il a choisi de se mesurer. C'est la recherche d'excellence qui est le moteur essentiel et la fierté de dépasser ses limites antérieures est le seul prix à gagner.

Malheureusement, les personnes qui refusent la compétition-combat à cause de son caractère agressif et de ses intentions malveillantes envers l'adversaire se privent aussi de la compétition-émulation par la même occasion. La neutralisation de l'agressivité, en effet, n'est pas spécifique à la situation. Elle inhibe la mobilisation intense, que ce soit dans l'émulation ou dans le combat.


3. La compétition-imitation

Cette variante est particulièrement importante comme instrument de croissance. Elle est typique des enfants qui s'identifient à un modèle. Les parents sont souvent utilisés ainsi par les enfants de 5 à 10 ans environ. Mais c'est une tactique de développement qui utilise une variété de personnes: chanteur populaire, athlète, professeur, frère aîné et personnage de la télévision sont les modèles les plus fréquemment choisis par les jeunes.

Il ne faut pas croire que l'identification et l'imitation soient réservées aux enfants. Cette forme de compétition admirative est également fréquente chez les adultes même s'ils l'affichent souvent moins clairement. Le collègue plus expérimenté qu'on essaie d'imiter, le superviseur dont on s'inspire pour choisir ses façons d'intervenir, l'homme public auquel on se compare, même l'élève ou le subalterne dont on admire une habileté ou une attitude sont souvent choisis comme modèles.

Le principe essentiel de l'identification est simple: on tente d'imiter les actions d'une personne qu'on admire et à laquelle on voudrait ressembler. Il s'agit d'un effort conscient de croissance: on ne se confond pas avec notre modèle, mais on tente d'emprunter temporairement son identité afin d'acquérir des habiletés semblables aux siennes. On copie son comportement dans l'espoir d'arriver à lui ressembler.

Lorsque les conditions sont favorables, cette méthode fournit un tremplin efficace qui permet un développement accéléré où l'élève finit par dépasser la maître. Les tâtonnements et les impasses que cette imitation permettent d'éviter rendent possible un apprentissage plus rapide et plus efficace qui conduit plus loin.

Mais pour obtenir ces résultats, il faut deux conditions:

l'humilité de s'identifier à un modèle et
le courage d'éprouver la fierté de le dépasser.
Chacun de ces deux ingrédients est à la fois une nécessité et une cause possible d'échec. Chacune peut empêcher la croissance que cette forme de compétition devrait normalement permettre.

La situation la plus désolante et malheureusement très fréquente est celle où la personne n'ose pas choisir un modèle auquel s'identifier. Par peur de se sentir diminuées ou inférieures, par peur de perdre leur identité propre, par peur d'une fusion psychique massive, plusieurs personnes s'empêchent de recourir à l'identification et à l'imitation pour accélérer et maximiser leur développement personnel ou professionnel. Il en résulte presque toujours un épanouissement bien inférieur à ce qui aurait été possible et une démarche beaucoup plus difficile que nécessaire.

C'est ce qui se passe, par exemple, chez les personnes qui n'osent pas adopter un modèle pour leur développement professionnel. Leur démarche les isole et les prive du support que pourrait apporter un collègue plus avancé. Elle les empêche également d'avoir des conditions confortables pour acquérir une expérience nécessaire.

On a souvent tendance à ignorer la dimension compétitive de cette identification à cause de l'admiration et de l'imitation qui sont plus évidentes au premier coup d'oeil. Mais c'est la compétition qui permet à cette démarche de donner ses fruits les plus précieux. Si on nie la rivalité qui en fait partie, si on la juge inacceptable, alors on s'oblige à demeurer inférieur plutôt que de chercher à dépasser notre modèle.

Et malheureusement, cette inhibition réussit presque toujours. La personne s'empêche, plus ou moins inconsciemment, de surpasser son maître ou son parent. Elle demeure incapable de donner sa vraie mesure et neutralise par le fait même les avantages les plus importants de l'identification. Loin de s'en trouver accéléré et maximisé, son développement est alors limité par une barrière invisible qui provoque des échecs répétés apparemment inexplicables..

C'est le cas de nombreuses personnes qui éprouvent une difficulté considérable à passer du statut d'étudiant à celui de professionnel, à s'adapter à une fonction de direction ou même à devenir parent. On considère souvent ces échecs comme un comportement suicidaire symbolique. Mais en réalité, c'est plutôt du côté de l'inhibition de la compétition et de l'agressivité qu'il faut chercher les explications; c'est la peur de vaincre et le désir de protéger l'adversaire qui sont le plus souvent au coeur de ces échecs et non un secret désir d'auto-destruction..

Conclusion


Les moteurs de la compétition qui sont présentés dans cet article sont des dimensions importantes de la vie de chaque personne. Nous pouvons les vivre de diverses façons, mais ils sont toujours présents et exercent une influence déterminante sur la qualité de notre vie et sur notre épanouissement.

Dans la prochaine partie de cette série, nous examinerons les ingrédients nécessaires à une saine compétition.

Mais avant d'aller plus loin, je veux vous inviter à prendre un moment pour réfléchir à la place que prennent ces occasions de développement dans votre vie. Quelles sont les relations de compétition qui sont actuellement présentes dans votre vie et de quels types sont-elles?

Pour vous faciliter la tâche, voici un résumé schématique des trois types de compétition:

Compétition-combat
Situation:
Manque de ressources
Conditions hostiles
Situation de survie
Résultat:
Victoire du meilleur
Survie-adaptation de l'espèce

Compétition-émulation
Situation:
Ressources adéquates
Conditions favorables
Interlocuteurs égaux
Résultat:
Création de nouvelles ressources
Plaisir de l'effort total
Nouveau seuil d'excellence

Compétition-imitation
Situation:
Désir de se développer
Inégalité reconnue
Ressources suffisantes
Résultat:
Croissance accélérée
Dépasser le modèle


Comme toujours, vos questions et commentaires sont les bienvenus.
Il vous suffit de nous les faire parvenir à infopsy1d@redpsy.com
Novembre 2000
Ressources en Développement
http://www.redpsy.com/infopsy/competition.html
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Re: Psychologie de comptoir

Message par I am so sure le Ven 26 Mai 2017 - 14:24

Spoiler:
Estimer sa propre valeur, ressembler aux uns, se démarquer des autres…, la comparaison sociale est un mécanisme psychologique fondamental.
Connaissez-vous l’effet « mare aux poissons » ? Celui-ci a principalement été mis en évidence dans le milieu scolaire et révèle que l’image qu’un élève aura de lui dépend de la mare dans laquelle il évolue. Obtenir la note de 13 fera dire à notre élève-poisson qu’il est intelligent si la moyenne de la classe est de 10 et qu’il est nul si celle-ci est de 18. Il en va de même dans de nombreux domaines. Par exemple, gagner 1 500 euros est une source de satisfaction si tous les collègues sont au smic, mais ne toucher « que » 170 fois le smic est un échec pour un patron du Cac 40. Ceci démontre que rien n’a de sens dans l’absolu. Pour savoir s’il peut être satisfait de ce qu’il est ou de ce qu’il a, l’individu est obligé de raisonner de manière relative en se toisant aux autres. Ce processus est ce que l’on nomme la comparaison sociale. Il s’agit d’une notion théorisée en 1954 par le psychologue social Leon Festinger mais qui n’a pas « percé » depuis dans la recherche. Pourtant, ce phénomène mérite que l’on s’y attarde. Nous l’utilisons sans cesse pour mieux nous connaître et nous positionner face aux autres, et ceci non par pure curiosité intellectuelle, mais dans le dessein de préserver, alimenter ou améliorer l’estime de soi. La comparaison sociale est donc l’instrument qui permet à tout un chacun de connaître ses petits moments de gloire ou de satisfaction sans avoir à se montrer extraordinaire. Mais on imagine bien que pour atteindre son but – choyer l’estime de soi – la comparaison sociale ne peut s’opérer tous azimuts. Selon les circonstances, nous choisirons avec soin les personnes auxquelles nous souhaitons nous confronter.

Trois types de comparaison sociale
Il existe trois types de comparaison sociale qui correspondent à des contextes différents. Nous avons tout d’abord la comparaison sociale dite latérale. Il s’agit là de se comparer à un groupe ou à une personne que l’on juge identique ou proche de soi dans le domaine de la comparaison. Ceci est notamment pertinent lorsque l’on souhaite évaluer ses performances et tenter d’être « le meilleur ». Pour jauger son niveau au semi-marathon, on ne va pas se comparer au recordman du monde ni à une grand-mère de 80 ans. On va choisir des adversaires qui jouent dans la même cour (même âge, sexe, niveau d’entraînement…) pour qu’un réel enjeu existe et qu’une victoire ait un sens. Seul un étalonnage correct peut susciter l’admiration des autres et la fierté de soi.
Mais la comparaison sociale latérale a d’autres vertus, elle permet aussi de conforter la « justesse » de nos opinions. Être pour ou contre le port du voile, le nucléaire ou la réforme des retraites relève d’une prise de position et aucune vérité n’existe sur ces sujets. Face à cette incertitude, chacun de nous va chercher à se persuader que ses arguments sont plus justes que ceux de ses adversaires. Pour ce faire, il compare ses positions à celles de personnes qu’il estime « valables » (amis, collègues, famille… selon les circonstances), et si ces dernières ont le même avis que lui, son opinion devient « la » vérité. Constater que nous avons des « alliés » nous permet de nous sentir légitimes et forts face aux vents contraires. La comparaison latérale valide également nos goûts et nos choix. Comment savoir que mon look n’est pas déplacé par rapport à mon travail ou ringard aux yeux de mes amis ? En me comparant à des collègues qui occupent le même poste que moi et en observant le style vestimentaire d’amis de mon âge auxquels je souhaite ressembler. La comparaison sociale latérale permet donc de se sentir dans le juste, le vrai, le bien. C’est en tant que membre non déviant d’une communauté « valeureuse » que l’individu ressent dans ce cas fierté et satisfaction.
Cependant, les épreuves de la vie peuvent nous fragiliser, mettre en danger notre estime de nous-mêmes, et la comparaison latérale n’est alors pas judicieuse. Prenons le chômage. Une personne qui vient de perdre son travail ne trouvera aucun bénéfice à faire partie du groupe de « semblables » que constituent les demandeurs d’emploi. Se comparer à ses amis qui ont du travail est encore plus cruel. Elle va donc chercher de la réassurance en se comparant à plus malheureux qu’elle. Et parmi les chômeurs, on trouvera toujours un sous-groupe encore plus à plaindre que soi : le chômeur de longue durée ayant plus de 50 ans. Et si c’est notre cas, on trouvera encore « pire » : le chômeur de longue durée ayant plus de 50 ans, sans diplôme et qui risque de devenir SDF, etc. Nous sommes là face à des comparaisons sociales descendantes qui ragaillardissent l’estime de soi en se mesurant à plus faible. Les recherches dans ce domaine se sont intéressées aux malades atteints d’un cancer. Ces derniers, même lorsque leur état est critique, se jugent toujours plus chanceux que d’autres patients (1).
Ce processus permet de se remonter le moral et de mieux accepter son sort, mais ce n’est pas lui qui donne l’envie et le courage de se battre. En effet, lorsque l’on demande aux personnes atteintes d’un cancer d’évaluer leurs chances de s’en sortir, elles vont se comparer à des gens qui ont réussi à guérir, ceci afin de se motiver et de rester optimistes.

La comparaison ascendante
Dans ce cas, la comparaison sociale est dite ascendante car elle consiste à se comparer à quelqu’un que l’on estime supérieur à soi. C’est là le moteur de l’ambition, de l’envie de s’améliorer, de progresser. La comparaison ascendante se retrouve particulièrement dans le domaine professionnel où l’idée est de faire carrière. Cette troisième forme de comparaison sociale permet elle aussi d’augmenter l’estime de soi puisque, sans être supérieur aux autres, on pense cependant avoir le potentiel nécessaire pour le devenir. On s’identifie au modèle positif que l’on vise, on a l’impression de sortir du lot et ceci procure une forte satisfaction. Mais il n’est pas nécessaire de chercher à égaler ou supplanter un modèle, on peut également se valoriser par procuration, sans émulation. C’est ce qu’une étude sur la comparaison sociale ascendante au sein des couples a montré (2). Que se passe-t-il quand la femme gagne mieux sa vie que le mari, que l’un est célèbre et l’autre non, ou que l’un est plus beau que l’autre ? On pourrait imaginer que celui pour qui la comparaison n’est pas flatteuse en souffre et/ou qu’il entre dans le jeu de la compétition. Eh bien non. Si l’empathie est forte, la comparaison ascendante ne sera pas mal vécue, au contraire le succès de l’un fera le bonheur de l’autre. Une femme sera fière d’avoir un bel homme, un homme sera fier d’avoir une femme riche car l’autre est une partie d’eux et que leur destin est commun. Ceci peut également être valable en amitié. On se sentira important si l’on peut se vanter des mérites d’un ami. Combien de fois ne voyons-nous pas à la télé les « amis des stars » plus orgueilleux et imbus d’eux que les stars elles-mêmes ! Seule condition pour que l’estime de soi se nourrisse des succès des autres : que l’on n’ait soi-même aucune ambition dans le domaine en question. Je ne pourrais être fière de l’exploit sportif de mon ami que si je n’ai aucune velléité sportive. Sinon j’en prendrais ombrage.

Les stratégies de rafistolage
Nous avons vu que l’individu effectue des comparaisons sociales qui lui procurent un sentiment de satisfaction et de supériorité, ceci à travers, grâce ou aux dépens de son entourage. Mais que se passe-t-il quand l’individu n’a pas le loisir de choisir sa cible de comparaison en fonction de sa situation du moment et que la confrontation lui est imposée par son environnement ? Dans l’expérience de Nicole Dubois (encadré ci-dessous), on voit qu’une comparaison ascendante induite expérimentalement déstabilise le sujet et a un impact immédiat sur son niveau d’estime de soi.
Cette situation se produit fréquemment dans notre quotidien : un ami nous parle de la magnifique maison qu’il vient d’acheter, un collègue vient d’avoir une promotion, une voisine nous rabâche les oreilles de sa rencontre avec l’homme de sa vie… Laissons-nous alors notre entourage torpiller notre estime de soi sans réagir ? Non. Nous utilisons différents stratagèmes pour préserver ou « rafistoler » au maximum notre image. Par exemple, si l’on obtient de moins bonnes performances que des personnes que l’on croyait similaires à soi, on va trouver de bonnes justifications pour ne pas se sentir trop mauvais. On peut aussi chercher à décrédibiliser l’autre quand il nous fait un peu trop d’ombre : dans une équipe sportive, les commérages visent souvent à « descendre » les meilleurs dans un domaine non lié au sport afin de redorer un peu son propre blason. Et puis, il existe ce que l’on nomme le phénomène du faux consensus. Lorsque la comparaison latérale avec un groupe de pairs ne vient pas confirmer nos opinions, nous déformons leurs positions de telle sorte qu’elles viennent sous-tendre les nôtres. Enfin, on utilise aussi souvent la stratégie de l’évitement. Par exemple, un recruteur aura tendance à choisir des collaborateurs qui possèdent des compétences complémentaires aux siennes afin qu’aucune comparaison ne soit possible et qu’il n’ait à aucun moment le sentiment d’être en danger (3).
Une « bonne » comparaison peut donc permettre au commun des mortels d’être content de soi, d’avoir l’impression d’être supérieur à ceux qui l’entourent, soit en tant qu’individu, soit en tant que membre d’un groupe. L’envers de la médaille est cette constante menace qu’une « mauvaise » comparaison vienne saper notre moral et provoque mésestime et frustration. Mais le jeu en vaut la chandelle car la comparaison sociale est le seul moyen que nous avons de mesurer notre valeur et de goûter au divin plaisir de se distinguer.

NOTES :
(1) Shelley E. Taylor et Marci Lobel, « Social comparison activity under threat : Downward evaluation and upward contacts », Psychological Review, vol. XCVI, n° 4, octobre 1989.
(2) Rebecca T. Pinkus, Penelope Lockwood, Ulrich Dchimmack et Marc A. Fournier, « For better and for worse : Everyday social comparisons between romantic partners », Journal of Personality and Social Psychology, vol. XCV, n° 5, novembre 2008.
(3) Stephen M. Garcia, Hyudjin Song et Abraham Tesser, « Tainted recommendations : The social comparison bias », Organizational Behavior and Human Decision Processes, vol. CXIII, n° 2, novembre 2010.
Mr Top, Mr Bof et moi
La scène se passe dans une petite salle où des étudiants, qui ont répondu à une annonce pour un travail temporaire, doivent remplir un questionnaire portant sur l’estime de soi. Alors qu’un premier étudiant est en train de remplir son questionnaire, arrive dans la pièce un autre étudiant qui vient lui aussi se présenter pour remplir le formulaire. Dans une première condition expérimentale, c’est Mr Top qui entre en scène. Il s’agit en fait d’un complice des expérimentateurs qui, pour l’occasion, se présente sous un visage particulièrement avantageux : il est séduisant, habillé en costume, se tient bien, parle très correctement, adopte un comportement assuré. Bref, il en impose.
Dans une seconde condition, c’est Mr Bof qui fait son apparition. Cette fois, le compère est mal habillé, mal rasé, ne se tient pas droit et donne l’impression d’être peu motivé par le poste. Quand ils sont mis en présence de Mr Top ou Mr Bof, les sujets qui remplissent le questionnaire changent de jugement sur eux-mêmes. En présence de Mr Top, leur estime de soi diminue. À l’inverse, Mr Bof induit une comparaison sociale descendante qui va améliorer l’estime de soi du sujet.
Que démontre cette expérience ? Certes, le niveau d’estime de soi est très variable d’un individu à l’autre. Certains vont sans cesse se dévaloriser et se trouver nuls, d’autres feront montre d’une fierté et d’une autosatisfaction qui frisent la pédanterie. Mais l’estime de soi est également fortement influencée par le contexte, notamment par les comparaisons sociales à l’œuvre dans nos confrontations à autrui. Voilà ce que met en évidence l’expérience « Mr Top, Mr Bof et moi ».
La vidéo de cette expérience (réalisée par Nicole Dubois, professeure de psychologie sociale à l’université Nancy-II, et inspirée de l’expérience de Stan Morse et Kenneth Gergen, 1970) peut être visualisée sur le site http://www.canal-u.tv/
https://www.scienceshumaines.com/se-comparer-aux-autres_fr_26770.html[/justify]
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Re: Psychologie de comptoir

Message par I am so sure le Ven 26 Mai 2017 - 15:05

Spoiler:
L’inquiétant recul du quotient intellectuel
YANN VERDO / Journaliste Le 27/01 à 16:00Mis à jour à 16:25  9  33  938  Partager par mail  

image:
Les tests (ici l’un d’entre eux, appelé  « matrices progressives Raven ») montrent qu’après augmenté long vingtième siècle, QI Occidentaux régression quinzaine d’années.
Les tests (ici l’un d’entre eux, appelé  « matrices progressives de Raven ») montrent qu’après avoir augmenté tout au long du vingtième siècle, le QI des Occidentaux est en régression depuis une quinzaine d’années. - DR
Un nombre croissant d’études montrent un recul généralisé du QI moyen. Un phénomène multifactoriel, qui met notamment sur la sellette les perturbateurs endocriniens.

De plus en plus d'études pointent la même inquiétante tendance : à peu près partout dans le monde occidental, le quotient intellectuel moyen de la population baisse dangereusement depuis une quinzaine d'années. Cette découverte est venue de l'analyse des résultats obtenus aux tests psychométriques par les jeunes conscrits. Toute l'Europe du Nord, en particulier, s'est révélée touchée.


image: https://www.lesechos.fr/medias/2017/01/27/2060740_linquietant-recul-du-quotient-intellectuel-web-tete-0211739178110.jpg

Luke Wilson dans une scène du film "Idiocracy", de Mike Judge - NANA PRODUCTIONS/SIPA
Luke Wilson dans une scène du film "Idiocracy", de Mike Judge - NANA PRODUCTIONS/SIPA
En 2013, une étude parue dans la revue « Intelligence » et ayant consisté en une méta-analyse des mesures systématiques faites en Angleterre, pays du pionnier de la psychométrie Francis Galton, depuis 1884, montre que les Britanniques ont perdu en moyenne 14 points de QI depuis la Seconde Révolution industrielle. Plus troublant encore, contrairement à ce que pourrait faire croire l'avènement du numérique et des jeux vidéo, les temps de réaction à un stimulus ont augmenté : non seulement les sujets de Sa Gracieuse Majesté raisonnent moins bien que leurs ancêtres de l'ère victorienne, mais ils pensent aussi plus lentement !

À LIRE AUSSI
> Et si le numérique nous rendait tous idiots ?
> L'autisme, une autre forme d'intelligence ?
La France n'est pas mieux lotie que sa voisine d'outre-Manche. Une autre étude, elle aussi parue dans « Intelligence », a débouché sur un constat qui, s'il se vérifiait, serait à la fois stupéfiant et extrêmement alarmant : les Français auraient perdu en moyenne 3,8 points de QI entre 1999 et 2009, soit seulement une décennie !

Cette baisse, amorcée au tournant des années 1990 et 2000, constitue un reflux dans la mesure où elle fait suite à une augmentation généralisée des QI moyens sous l'effet des progrès des conditions sanitaires et sociales tout au long du XXe siècle. Un effet établi en 1987 par un spécialiste néo-zélandais des recherches sur l'intelligence, James R. Flynn, et connu sous le nom d'« effet Flynn ». Le même James R. Flynn, aujourd'hui professeur émérite à l'université d'Otago de Dunedin en Nouvelle-Zélande, a été l'un des premiers à tirer la sonnette d'alarme en pointant du doigt le renversement de tendance.

« Crétin des Alpes »

« Nous sommes sortis d'un siècle de croissance rapide du QI moyen au cours duquel l'effet Flynn a joué à plein », constate le prospectiviste Laurent Alexandre, qui met ces années de croissance au crédit notamment de la diminution drastique des accidents obstétricaux entraînant une mauvaise oxygénation du cerveau et de la fin des carences en iode -- élément chimique nécessaire au développement harmonieux du cerveau -- dans les régions éloignées du littoral comme les Alpes. L'expression « crétin des Alpes » provient d'ailleurs des nombreux enfants de cette région condamnés au XIXe siècle au crétinisme faute d'avoir reçu dans leur alimentation suffisamment d'iode.

Quant aux causes du retournement constaté ces quinze dernières années, elles sont multiples, et leur poids relatif dans le phénomène n'est pas aisé à déterminer. Difficile d'incriminer en bloc les systèmes éducatifs, puisque les pays touchés par cette baisse de QI en possèdent de très différents, certains de ces pays étant par ailleurs bien classés dans les études Pisa. Il en va de même pour un autre facteur régulièrement avancé, l'importance prise par le numérique chez les plus jeunes, puisque parmi les pays aux QI moyens le plus élevés figurent des pays d'Asie très technophiles.

LE PALMARÈS MONDIAL DES QI MOYENS
Ces statistiques sont issues d'un travail mené entre 2002 et 2006 par les professeurs Britannique Richard Lynn et Finlandais Tatu Vanhanen dans plus de 80 pays.

N° 1 ex aequo : Hong Kong et Singapour avec un QI moyen de 108.

N° 2 : Corée du Sud (106).

N° 3 ex aequo : Japon et Chine (105).

N° 4 : Taïwan (104).

N° 5 : Italie (102).

Les Pays-Bas, la Norvège et le Royaume-Uni sont n° 7 ex aequo (100).

La Belgique, la Finlande, l'Allemagne, la Pologne et la Suède sont n° 8 (99).

La France, l'Espagne et les Etats-Unis sont n° 9 (98).

La Béliorussie, la Russie et l'Ukraine sont n° 10 (97).

Israël et le Portugal sont n° 12 (95).

La Grèce et l'Irlande sont n° 15 (92).

En queue de peloton d'après les auteurs de cette étude, la Guinée Equatoriale (59).

Une des explications les plus politiquement incorrectes est que les personnes les plus instruites ont tendance à retarder le moment d'avoir un premier enfant, notamment pour pouvoir poursuivre leurs études, et en font donc moins que celles appartenant aux couches plus défavorisées de la population.

« C'est ce que le grand biologiste Jacques Monod écrivait déjà en 1970 dans "Le Hasard et la Nécessité" », rappelle Laurent Alexandre, qui cite à l'appui de cette hypothèse une étude génétique menée sur plus de 100.000 Islandais nés entre 1910 et 1990 et parue en décembre 2016 dans la revue « PNAS ». « Cette étude a mis en évidence un ensemble de variants génétiques appelé PolyEDU, lequel est fortement corrélé avec un bon niveau d'études. Or cette analyse montre que ces "bons" variants sont soumis au fil des décennies à une accumulation croissante de mutations génétiques défavorables, du fait de l'absence de sélection naturelle » -- en clair, le fait moralement bienvenu que les personnes dotées de faibles capacités cognitives ne sont pas naturellement éliminées au sein de nos sociétés.

Le rôle de l'iode

Ces facteurs dits « dysgéniques » ne sont évidemment pas les seuls à jouer. Un autre élément d'explication est la relative banalisation du haschisch, dont les études ont montré que, contrairement à d'autres drogues comme la cocaïne par exemple, sa prise répétée avait un impact négatif sur le cerveau (les gros consommateurs auraient en moyenne 8 points de QI de moins que les autres).

Pour la physiologiste Barbara Demeneix, professeur au Museum national d'histoire naturelle et auteur l'an dernier du « Cerveau endommagé » (Odile Jacob), le principal responsable de cette déconfiture cérébrale est à chercher du côté des perturbateurs endocriniens, dont certains viennent déranger l'action bénéfique de l'iode. Celle-ci est en effet l'élément chimique qui permet à la glande thyroïdienne de produire l'hormone du même nom, laquelle joue un rôle crucial dans le développement du cerveau.

Si on peut aujourd'hui trouver du sel iodé jusqu'au fin fond des Alpes, le problème de l'iode n'en est pas levé pour autant, ou plutôt il est redevenu subrepticement d'actualité ces dernières décennies. En effet, l'industrie chimique raffole des substances dites « halogénées », c'est-à-dire qui contiennent un halogène. Les halogènes sont une classe d'éléments chimiques extrêmement réactifs, qui se lient très facilement aux autres et sont donc pour cela prisés des chimistes. L'iode en est un. Mais les plus utilisés en chimie sont le chlore, que l'on trouve par exemple dans le PVC (ainsi que dans l'insecticide DDT, interdit depuis longtemps mais toujours présent dans l'environnement), le brome des retardateurs de flamme (agents ignifuges), le fluor des surfactants (agents émulsifiants).

« Un grand nombre des molécules inventées par la chimie pour les besoins de l'industrie, parce qu'elles contiennent d'autres halogènes que l'iode, sont susceptibles d'interférer avec le système thyroïdien et de l'empêcher d'orchestrer harmonieusement le développement du cerveau », explique Barbara Demeneix qui se dit « particulièrement inquiète » des conséquences de ce phénomène sur les capacités cognitives de nos enfants et petits-enfants. La chercheuse appelle à l'avènement d'une « chimie alternative », sur le modèle des énergies alternatives poussées en avant pour le bien de l'environnement.

LA PREUVE PAR LES GRENOUILLES
En 2011, une étude américaine sur les substances chimiques trouvées dans le sang et les urines de femmes enceintes avait permis de constater que, parmi tous les perturbateurs endocriniens, une quinzaine de molécules étaient présentes chez tous les sujets. Barbara Demeneix et son équipe du Museum national d'histoire naturelle ont entrepris de passer au crible toute la littérature scientifique pour déterminer dans quelles proportions ces quinze « molécules ubiquitaires » étaient présentes dans le liquide amniotique, et ce partout dans le monde. Ils ont ensuite voulu savoir quel effet ce cocktail, avec les dosages moyens observés, pouvait avoir sur le système thyroïdien des bébés. Pour ce faire, ils l'ont administré à leurs animaux cobayes, des têtards de grenouille (le système thyroïdien, apparu très tôt dans l'évolution, a le même rôle chez cet amphibien que chez l'homme). Les résultats de cette étude, qui paraîtra prochainement, sont extrêmement inquiétants. Les têtards exposés à cette pollution chimique ont vu leur système thyroïdien dysfonctionner. Leur cerveau ne s'est pas développé normalement et leur comportement diffère de celui des têtards sains. Ce qui est mauvais pour les grenouilles serait-il bon pour nous ?

Yann Verdo

En savoir plus sur https://www.lesechos.fr/idees-debats/sciences-prospective/0211738901390-linquietant-recul-du-quotient-intellectuel-2060740.php#4F5fAOx0whVCfVzc.99

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https://fr.wikipedia.org/wiki/Liquide_c%C3%A9r%C3%A9bro-spinal
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Re: Psychologie de comptoir

Message par I am so sure le Sam 27 Mai 2017 - 21:38

Spoiler:
Vivre heureux à deux
Par Michelle Larivey , psychologue

Cet article est tiré du magazine électronique
" La lettre du psy"
Volume 8, No 7: Août 2004
Volume 8, No 8: Septembre 2004


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Table des matières
Introduction
A- Trouver le partenaire idéal
Les ingrédients
La recherche
B- Entretenir la relation
Avoir tous les deux la volonté d’évoluer
Prendre soin de la relation
C- Les erreurs à éviter
Chercher à en faire son clone
Compromis et sacrifices
Ne jurer que par le coup de foudre
Conclusion

Vous pouvez aussi voir:
Vos questions liées à cet article et nos réponses !




Introduction

Comment pouvons-nous procéder pour obtenir que notre vie de couple soit heureuse? Faut-il nous en remettre au destin et compter sur notre bonne étoile ou prier avec ferveur dans l’espoir que les dieux assureront la réussite de notre vie amoureuse? Est-il possible de prendre en main une réalité aussi éthérée que l’amour?

Mon choix est sans équivoque. Comme pour toute entreprise, qu’il s’agisse de l’éducation des enfants, de ma vie professionnelle, de mes amitiés, d’un sport dans lequel je désire exceller, c’est uniquement en m’investissant avec habileté et ténacité que je peux maximiser mes chances de réussite. Me laisser aller au gré des événements et du hasard m’amène rarement là où je souhaite aboutir. Ignorer les obstacles et tenter de contourner les défis que la vie me présente ne me conduit qu’à la stagnation et, avec le temps, à la régression. En amour comme ailleurs, il me faut prendre mon destin en mains si je veux un résultat satisfaisant.

Parce qu’elle implique au moins deux personnes, la relation amoureuse (maritale ou libre) doit s’appuyer sur les apports des deux partenaires. Il n’est pas nécessaire que l’apport de chacun soit identique; ce qui importe c’est l’équilibre dans la qualité des contributions respectives. Nous sommes tous capables d’estimer globalement cet équilibre dans les investissements et de déterminer si notre propre apport est proportionnel à celui de l’autre. Il serait maladroit de tricher en faisant cette auto-évaluation car cet équilibre est capital pour le succès de toute union.

A- Trouver le partenaire idéal

le partenaire idéalAu risque de choquer, je dirais que pour réussir une relation amoureuse il faut d’abord choisir le partenaire “idéal”. Mais cette formulation demande quelques explications, car la définition du partenaire idéal ne fait certainement pas l’unanimité.
1. Les ingrédients
Je veux d’abord préciser qu’il ne s’agit pas du candidat parfait “dans l’absolu”. Je pense plutôt à la personne qui nous convient bien sur tous les plans importants d’une relation intime. Je dois dire aussi qu’il ne s’agit pas de la personne qui, au premier coup d’oeil, nous séduit globalement. Je pense davantage à quelqu’un qui nous plaît de plus en plus profondément au fur et à mesure que nous le connaissons davantage. Il ne s’agit pas non plus de quelqu’un qui nous ressemble le plus possible, de quelqu’un qui nous devine sans que nous ayons à nous exprimer ou d’une personne qui se charge d’assurer notre satisfaction et notre sécurité. Je pense au contraire à quelqu’un qui nous complète par ses différences, qui nous amène à nous exprimer intégralement et qui nous laisse assumer pleinement la responsabilité de notre bonheur. (Voir “L’amour contact”.)

Trois ingrédients m’apparaissent indispensables pour qu’un relation intime soit susceptible de durer: l’amour, l’estime et la complicité. Le partenaire idéal est celui qui correspond à ces critères, c’est à dire celui envers qui nous ressentons ces trois liens émotifs. Mais parce qu’il s’agit d’une relation entre adultes égaux, il faut en plus que ces ingrédients soient réciproques.

Par définition, la complicité est nécessairement réciproque. Mais ce n’est pas toujours le cas de l’amour et de l’estime. En effet, il arrive souvent que la personne qui pourrait être le candidat idéal pour l’un ne le soit pas pour l’autre. Dans ce cas, il ne s’agit pas du partenaire idéal car l’absence de réciprocité crée d’emblée un déséquilibre fondamental qui détruira tôt ou tard le lien réel entre les interlocuteurs.

Pourtant, on voit souvent des unions se réaliser sur cette base fragile. Certains ne se préoccupent pas de rechercher cet équilibre de la réciprocité tellement leur besoin d’être aimé est en souffrance. D’autres se chargent de la mission de rendre leur partenaire heureux, oubliant volontairement leurs propres besoins. D’autres choisissent de demeurer fidèles à une promesse qu’ils ont faite dans un contexte qui ne ressemble en rien à leur situation actuelle. Certains, enfin, misent sur le temps et sur leur propre influence pour amener leur partenaire à ressembler davantage à ce que serait leur idéal. Dans tous ces cas, il est bien improbable qu’on aboutisse à une union heureuse. Le déséquilibre fondamental finira tôt ou tard par engendrer des frustrations suffisantes pour conduire à la rupture (rupture de fait ou fin de l’investissement personnel dans la relation).

L’amour
Il faut absolument aimer la personne, aimer ce qu’elle est fondamentalement. C’est primordial. Ceci ne signifie pas que je l’aime intégralement. Elle a certainement des défauts qui me déplaisent, des habitudes qui ne me conviennent pas, des comportements qui me dérangent. Mais il est important que ces irritants demeurent à mes yeux des composantes accessoires de sa personne, des caractéristiques secondaires qui ne font pas directement partie de celles qui la définissent essentiellement.

Il faut en plus que cet attrait soit relativement général, physique autant que mental. Autrement dit, il est important que j’éprouve de l’affection, que mon partenaire m’inspire du désir sensuel et sexuel et que son esprit soit à la hauteur de mes attentes. Comme je l’explique plus loin, cet amour n’est pas surtout romantique; il correspond à une affection réelle pour des dimensions de lui que je connais réellement plutôt que pour des images que je fabriquerais à partir d’indices limités et superficiels.

L’estime
Chez l’adulte, l’amour réel implique toujours une part d’estime. Celle-ci est une forme complémentaire d’appréciation, une évaluation positive de la qualité de l’autre. Ce jugement repose sur une concordance entre mes valeurs principales et celles qu’il incarne par ses actes. J’estime le geste de quelqu’un parce qu’il correspond à une valeur importante à mes yeux. J’estime cette personne parce qu’elle se comporte d’une façon que je valorise.

L’estime réciproque est une des pierre angulaires de la solidité d’un couple. (Voir les fiches portant sur l’amour et l’estime dans «La puissance des émotions».) Elle constitue également un pilier essentiel de la complicité.

La complicité
complicitéLa vie en couple nous amène à partager un grand nombre de choses : lieux où nous vivons, revenus financiers et dépenses générales, tâches domestiques, éducation des enfants, projets en tous genres, ... Lorsque l’entente entre les conjoints n’est pas parfaite, des conflits surgissent rapidement car les occasions sont innombrables. Sans une solide complicité, ces conflits peuvent facilement devenir insolubles.

Je dois préciser ici ce que j’entends par “entente parfaite”. Il s’agit selon moi du partage d’une même vision sur l’ensemble des questions essentielles pour chacun. Cela ne signifie pas qu’il n’y ait jamais de discussion ou de mésentente, bien au contraire. Mais cette vision commune est nécessaire pour qu’il soit alors possible de réussir à s’entendre en s’assurant que les deux partenaires soient satisfaits. (Voir «Négocier avec un partenaire».)

La complicité ne se commande pas et on ne peut la demander; elle existe ou n’existe pas. Il s’agit d’une entente profonde basée sur le partage de valeurs, de vision de la vie et de bon nombre de besoins communs. Elle prend la forme d’une connivence qui pousse chacun à s’associer facilement à l’autre et à lui apporter spontanément son support dans la recherche de satisfaction et la poursuite de ses objectifs principaux.

2. La recherche

Pour trouver le candidat idéal, il ne suffit pas d’attendre patiemment qu’il nous tombe dans les bras ou qu’il entreprenne de nous séduire. Ma conception n’a rien en commun avec le mythe voulant qu’il y ait quelque part une personne qui nous soit prédestinée. Rien ne garantit que nous reconnaîtrons la personne qui serait notre partenaire idéal si nous venons à la rencontrer. Rien ne permet de croire que le candidat idéal croisera nécessairement un jour notre chemin. Pour trouver notre perle rare, il faut nous consacrer sérieusement à sa recherche.

Cette recherche n’est pas passive; il s’agit d’une démarche active où nous exploitons les occasions qui se présentent dans notre vie. Contrairement à ce que Perreault a voulu nous faire croire dans l’histoire de “La belle au bois dormant”, le partenaire idéal ne viendra pas nous découvrir au fond de notre placard. Il ne passera même probablement jamais dans notre quartier et il ne s’attardera certainement pas au chevet d’une dormeuse.
Des êtres compatibles
Premièrement, il faut créer des opportunités. Si nous ne rencontrons personne, il est évident que nous ne pourrons découvrir notre partenaire idéal. Il est important de nous donner des occasions de rencontrer de nouvelles personnes et, autant que possible, des genres de personnes avec lesquelles nous aurons des affinités, des intérêts communs, des valeurs semblables. Peu importe la façon de le faire, il est important de rencontrer un grand nombre de personnes compatibles avec nous si nous voulons découvrir celle qui s’avérera notre candidat idéal. Les critères de choix étant très exigeants, il est essentiel que nous puissions les appliquer à un grand nombre d’individus.

Deuxièmement, il faut suivre la direction indiquée par nos attraits. Nous ne pouvons aimer vraiment une personne dont nous n’avons qu’une connaissance superficielle ou trop partielle. Mais nous sommes naturellement attirés par certaines personnes plus que par d’autres. Cette première sélection nous aide à reconnaître les personnes qui pourraient peut-être nous convenir. Le préjugé favorable que crée cette attirance spontanée peut contribuer à fournir l’énergie nécessaire à notre exploration.

Troisièmement, il faut se donner des conditions favorables à une exploration réussie. Il s’agit alors d’aller vérifier si notre intérêt grandit ou diminue au contact de la personne. Les conditions favorables sont celles qui nos permettent de connaître vraiment cette personne. Notre attrait initial ne reposant que sur des détails sommaires, nous ne pouvons vraiment aimer la personne. Nous avons besoin de la connaître de façon personnelle et sur plusieurs plans avant d’éprouver de véritables sentiments à son endroit. Notre amour se développera si la personne que nous découvrons correspond à nos besoins. Notre estime grandira si les valeurs qu’elle incarne dans sa vie correspondent à celles qui nous importent. Notre connivence germera peu à peu à travers les expériences vécues ensemble et les difficultés que nous aurons surmontées.

Pour un grand nombre de personnes, cette étape est plus facile et plus efficace lorsque les objectifs amoureux sont relégués à l’arrière plan. En se situant d’emblée sur le plan de l’amitié, de la collaboration professionnelle ou de l’assouvissement d’un intérêt commun, ces personnes s’accordent l’espace psychique nécessaire à la découverte progressive de l’autre et à l’épanouissement serein de l’attachement et de l’amour réel. Le fait de considérer l’autre comme un conjoint potentiel crée chez elles une barrière invisible qui rehausse les exigences tout en éliminant les situations où l’autre aurait vraiment la possibilité d’y correspondre.

L’amour n’est donc pas un élan spontané qui surgit au premier regard. Il est au contraire le résultat d’une démarche de connaissance de l’autre, d’affirmation de ce que nous sommes et de validation progressive des zones de connivence que nous découvrons. C’est parce que cet amour s’appuie sur une solide intimité personnelle qu’il est capable de durer en résistant aux conflits et aux pièges que la vie quotidienne nous présentera nécessairement.

B- Entretenir la relation

La partie précédente portait sur la naissance d’une relation amoureuse. Elle explicitait les conditions favorables au développement d’un lien solide où les conjoints pourront vivre heureux ensemble. Mais ces étapes préliminaires ne suffisent pas à nous assurer le bonheur. Il faut encore nous assurer de garder cette relation vivante afin qu’elle continue de servir à l’épanouissement de chacun des deux partenaires.

1. Avoir tous les deux la volonté d’évoluer

Dans la relation
Vivre une relation intime est un défi d’envergure. En accordant un accès en profondeur à notre personne, nous nous exposons à être bouleversé psychiquement et remis en question dans nos comportements et attitudes. Or il est normal de chercher à éviter l’ébranlement psychique. La plupart des gens ne veulent pas déranger l’équilibre confortable qu’ils se sont construit et cherchent naturellement à le rétablir au plus tôt s’il est dérangé. Pourtant, cet ébranlement peut s’avérer très profitable pour développer et maintenir une relation saine parce qu’il permet d’évoluer.

Un équilibre à compléterL’équilibre plus ou moins réussi auquel nous sommes parvenus une fois adulte est le fruit d’une série d’adaptations effectuées au contact de notre famille et en particulier de ceux qui nous ont servi de parents. En général, le degré de développement atteint laisse à désirer car nous n’avons pas encore la capacité d’être totalement nous-même et de nous affirmer comme tel devant les personnes importantes de notre vie. C’est à travers la résolution de nos transferts que nous parvenons à étendre notre liberté.

Lorsque nous choisissons un partenaire de vie, c’est en partie pour résoudre un transfert et cela sans que nous en soyons nécessairement conscient. C’est pourquoi il est important d’accepter d’être bouleversé et remis en question dans la relation. C’est une condition “sine qua non” pour assurer notre évolution personnelle et interpersonnelle. (Voir «Le défi des relations: comment résoudre nos transferts affectifs» à paraître aux Editions de l’Homme fin septembre 2004.)

L’ouverture
Pour que la relation nous amène à évoluer, il faut accepter d’être remis en question. Cela implique de faire preuve d’ouverture pour «entendre» les critiques, les reproches ou les “feedbacks”. Naturellement, nous aurions plutôt tendance à prendre une posture défensive pour contester les commentaires ou questionner la légitimité de cette façon de s’adresser à nous. «De quel droit me parles-tu de la sorte?»

On s’attend généralement à ce qu’une telle réaction mette un terne à l’échange (et c’est ce qui se produit le plus souvent). Avec le temps et l’accumulation des interactions de ce type, certains couples en viennent à bannir leur esprit critique l’un face à l’autre. Cette tactique permet d’éviter les altercations, mais elle garantit par le fait même la stagnation de l’individu et, par ricochet, de la relation.

L’ouverture implique aussi d’accepter que notre partenaire ait des réactions fortes à notre égard, notamment qu’il se mette en colère. Mais dans beaucoup de couples, l’expression de la colère est complètement interdite. («Si tu penses que je vais me laisser parler sur ce ton!») Les femmes surtout, l’associent faussement à un manque de respect, même lorsque c’est elles qui l’ont provoquée. Elles réagissent comme s’il ne devait pas y avoir de conséquences proportionnelles à leurs actes; elles s’attendent à ce que la conséquence (la réaction de l’autre) soit tamisée, édulcorée afin de les épargner. (Voir «Querelles et chicanes dans le couple».)

La remise en question personnelle
Lorsque nous sommes en conflit avec quelqu’un, la plupart d’entre nous avons tendance à en chercher la cause chez l’autre, oubliant temporairement que toute relation est une réalité dynamique qui implique un jeu de forces entre tous les interlocuteurs et donc que nous sommes pour quelque chose dans la naissance de ce conflit. C’est également ce que nous faisons dans la relation conjugale, même si le lien est plus intense que dans nos autres relations.

Nous éviterions beaucoup de discussions et de querelles stériles si, avant d’accuser notre partenaire, nous procédions à un examen pour identifier notre contribution au problème. Peu importe que nos accusations soient explicites ou implicites, peu importe qu’elles soient justifiées ou non, si elles sont d’abord le reflet de notre fermeture devant une remise en question, elles sont toxiques pour la relation.

Dans sa vie personnelle
Chacun a son existence propre en dehors de sa vie de couple. Chacun d’entre nous a des aspirations qui lui sont propres, des besoins personnels et un potentiel unique à actualiser. Pour assurer sa croissance comme individu, la liberté de chacun doit être protégée à tout prix. Si la relation conjugale constitue, de quelque façon, un obstacle à l’évolution individuelle, c’est la santé de l’individu qui est en péril et, par ricochet, celle de la relation.

Ces obstacles à l’épanouissement individuel peuvent être posés par le partenaire de plusieurs façons. On peut par exemple décourager son conjoint de s’impliquer vraiment dans ses entreprises sous prétexte qu’elles sont irréalistes alors qu’en réalité c’est parce qu’elles nous menacent. La compétition malsaine est un autre exemple fréquent. Elle consiste à “abattre” l’autre parce que sa réussite nous menace ou nous amènerait à faire des efforts supplémentaires pour nous sentir aussi adéquat que lui. Cette réaction s’oppose diamétralement à la compétition de type émulation qui elle invite à l’élévation et au dépassement de soi. L’obstruction qu’on fait pour nuire au succès du partenaire est généralement subtile et met parfois un certain temps à donner ses résultats néfastes. Pour cette raison, il faut se méfier des interventions de notre partenaire qui tendent à nous “tirer vers le bas”. Il est important de soulever cette question dès qu’on commence à en ressentir les effets inhibiteurs.

2. Prendre soin de la relation

Pour maintenir la qualité de la relation, il ne suffit pas d’adopter les attitudes d’ouverture qui sont favorables au développement des deux individus et du couple. Il faut aussi travailler activement à résoudre les problèmes et à se donner des conditions propices pour maintenir la force du lien.


Intervenir sur les choses importantes
Chaque couple est composé de deux êtres différents qui, par définition, n’accordent pas la même importance à tous les aspects de la vie. Certaines choses importent nécessairement à l’un et pas à l’autre. Ce fait inéluctable donne lieu, chez certains couples, à des altercations répétées. Typiquement, l’un des deux est alors convaincu que son point de vue est le bon et, par conséquent, que l’autre devrait s’y ranger. Malheureusement, l’autre pense la même chose (c’est forcément le cas lorsque les multiples discussions ne l’ont pas convaincu de changer).

Les questions domestiques comme le rangement et l’entretien font partie des sujets avec lesquels des couples s’empoisonnent la vie.
«Tu devrais ranger tes vêtements. J’en ai assez de les voir traîner par terre!»

«Il faut faire le ménage et la lessive tous les samedis.»

«Que cela te plaise ou non, il faut faire ensemble toutes les tâches domestiques.»
Parmi les autres sujets de litiges les plus importants, on peut mentionner la vie sexuelle et l’expression de l’affection. Mais on évite très souvent de les aborder de front. Les principes d’éducation, pour leur part, peuvent souvent donner lieu à des débats vigoureux, du moins tant que l’un des deux n’a pas jeté la serviette, épuisé devant la rigidité de son partenaire.

Lorsque la complicité est grande entre les partenaires, le couple ne s’épuise pas sur tous les sujets de désaccord. Chacun renonce à agir sur les points qui lui semblent secondaires et conserve son énergie pour réagir sur les questions qui ont une importance primordiale. Il arrive aussi que l’un ou l’autre assume sa préférence en appliquant lui-même la solution qui lui convient au lieu d’attendre que l’autre l’adopte.
«Elle est indifférente à l’ordre et à la propreté et mes récriminations n’ont aucun écho chez elle. Je prends donc sur moi de voir à ce que notre lieu de vie me convienne. Je ferai moi-même le rangement nécessaire ou je paierai quelqu’un pour s’occuper de l’entretien.»
Bien entendu une telle option peut s’accompagner d’une dose d’amertume. Il est parfois tentant de «faire payer» l’autre pour son manque de collaboration à satisfaire nos besoins. Ce désir de vengeance serait un bien mauvais conseiller si on veut une relation en santé car il créerait de nouveaux conflits bien plus graves que les précédents. Dans une telle situation, l’amertume doit être considérée comme le symptôme d’un déséquilibre qui mérite d’être abordé et résolu à deux.

Quiconque est convaincu que ses besoins lui appartiennent et qu’il est le seul responsable de les satisfaire choisit sereinement d’assumer sa préférence, même lorsque cela lui pèse. Bien sûr, ce serait plus facile si l’autre avait le même besoin et se rendait automatiquement à son désir, mais il est plus efficace d’assumer son besoin que de s’épuiser à convaincre un autre d’y répondre ou d’empoisonner la relation en obtenant qu’il s’y conforme pour avoir la paix. Voir «Porter la responsabilité de ses besoins»...


Régler les problèmes dès leur apparition
En couple comme dans les autres aspects de notre vie, les problèmes qu’on néglige de régler ne disparaissent pas. Au contraire, ils prennent souvent de l’ampleur avec le temps et servent de terrain fertile à d’autres problèmes qui viennent s’y greffer. Ainsi, plus le temps passe et plus on a tendance à tenter de les mettre au rancard ou simplement à les ruminer. Le plus désolant c’est que, très souvent, ces problèmes reposent sur un malentendu qu’il aurait été facile de clarifier au moment où il s’est produit. (Voir “Conflits interpersonnels au travail : I Les malentendus” .)

Intervention sur le champ
Lui: «Je n’aime pas que tu me traites de fainéant comme tu l’as fait tout à l’heure.»
Elle: «Je suis désolée, je n’aurais pas dû employer ce terme. J’étais hors de moi et mes paroles ont dépassé ma pensée. Ce n’est vraiment pas l’opinion que j’ai de toi. J’ai été injuste.»
Intervention deux ans plus tard
Lui: «Je t’en veux toujours pour la fois où tu m’as dit: “Retourne à ta télé espèce de fainéant!”»
Elle: «Moi j’ai dit cela? Je n’en ai aucun souvenir.»
Pendant ces deux ans, il faisait la grève du zèle en réponse à cette altercation. Elle était de plus en plus elle est irritée par cette résistance passive. Aussi lui arrivait-il de le traiter de paresseux. Selon lui, ces propos confirmaient l’exactitude de l’insulte initiale; ils alimentaient donc son ressentiment.
Pour adopter l’habitude de régler les litiges dès qu’ils se présentent, il faut être vraiment convaincu de l’importance de le faire. On trouve toujours très facilement de bonnes raisons pour remettre cette tâche au lendemain. Il faut aussi une certaine dose de courage parce que la solution nécessite un affrontement dont nous ne connaissons pas l’issue. C’est pourquoi la répétition des tentatives est nécessaire pour acquérir cette conviction; il faut la valider par l’expérience avant d’arriver à une certitude. Pas étonnant que la méthode de l’évitement demeure de loin la plus populaire, malgré ses conséquences désastreuses à moyen terme.

La confrontation directe avec le partenaire est difficile, particulièrement si on veut la faire avec l’ouverture propice à un résultat favorable. Il est bien plus facile et tentant de se replier sur soi et de laisser passer. C’est le choix typique des hommes qui ne sont pas habiles à exprimer leurs sentiments ou qui répugnent à déranger ou à attaquer verbalement leur femme. Pour éviter l’affrontement les femmes ont plus souvent tendance à choisir de s’épancher auprès de leurs amies. Typiquement elles se plaignent de leur mari et sollicitent des conseils qu’elles suivent rarement.

Tout comme le silence volontaire ne résout rien, nous savons que le fait de parler “à une tierce personne” ne pourra jamais régler notre problème avec notre partenaire. En faisant ce choix, nous nous condamnons à répéter cette solution “ad vitam aeternam” pendant que le problème dégénère.


Ménager du temps pour la vie de couple
De temps ensemble...Les enfants et le travail rivalisent généralement pour s’accaparer notre attention et brûler notre énergie. Comment se soustraire aux sollicitations pour s’accorder du temps comme couple? Comment confronter ses angoisses devant la possibilité de confier le bébé aux bons soins de quelqu’un d’autre ou devant la décision de remettre un travail à plus tard pour s’offrir un week-end en tête à tête? Sans compter les invitations des amis et les activités de loisir de chacun.

Les sollicitations extérieures prendront toujours le dessus à moins que chacun des conjoints ne considère sa vie de couple comme une priorité, comme un bien précieux qui doit être protégé. Car les embûches sont nombreuses et la routine plus forte que bien des bonnes volontés.

Mais nous ne pouvons faire l’économie d’investir dans notre vie de couple sans payer éventuellement un gros prix: celui de se retrouver un jour devant un étranger. Et, en attendant ce pénible constat, il faut considérer aussi la privation des marques d’affection et de considération qui constituent une nourriture affective nécessaire au quotidien.

Les moments d’intimité, à la maison ou en escapade, ne sont pas optionnels pour qui tient à son partenaire. Mais pour éviter de les négliger, il faut parfois que l’un des deux prenne l’initiative de les provoquer, au risque de forcer l’autre à sortir de son carcan routinier. Il est même avantageux de confronter le partenaire résistant en questionnant ses “angoisses” et en le poussant à examiner ses problèmes personnels qui les alimentent.


Manifestations d’intérêt et d’affection
Pour certains, c’est l’habitude de vivre ensemble qui éteint les manifestations d’intérêt, de désir et d’affection. Selon eux, les touchers spontanés, les baisers sans raison apparente, les témoignages d’attrait physique hors des rapports sexuels sont l’apanage des débuts de relation. Rien d’étonnant à ce que plusieurs d’entre eux n’envisagent le renouveau de la vie de couple que dans la découverte d’un nouveau partenaire. C’est ainsi qu’ils permettent à une relation pourtant nourrissante au départ de s’effriter complètement.

Ce n’est pas le temps qui réduite en miettes une relation amoureuse dans laquelle les partenaires étaient au départ bien agencés. C’est la négligence. La négligence qui a permis l’accumulation de problèmes non résolus à un tel point que la distance entre les partenaires est trop importante pour qu’ils puissent se montrer sincèrement aimants. Ou encore la négligence subtile par laquelle ils ont cessé de pimenter leurs rapport une fois l’autre conquis.

ComplicitéIl peut être rassurant d’avoir l’impression que son partenaire est “conquis” à jamais, mais c’est toujours néfaste pour la relation. Il vaut beaucoup mieux que l’engagement ou le désir de continuer de vivre ensemble soit un choix perpétuel. Pourquoi en est-il ainsi? Parce que l’engagement à aimer est un non sens. Il est impossible pour quiconque de prédire ses sentiments futurs. C’est impossible d’une part parce que, comme tous les êtres vivants, nous sommes en changement continuel et d’autre part, parce que nous ne connaissons d’avance ni les événements qui surviendront, ni les comportements de l’autre devant les situations que nous ne connaissons pas encore. Par exemple, il arrive souvent qu’un homme en vienne à détester une femme qu’il aimait à la folie. C’est ce qui survient le plus souvent lorsqu’il se fait empoisonner durant des années par sa jalousie posse

Le fait d’accepter de vivre dans un cadre où l’autre n’est jamais définitivement acquis nous incite nécessairement à prendre soin de la relation et à songer aux conséquences de nos actes. Cela nous tient en alerte et nous amène à respecter l’autre comme une personne distincte!



C- Les erreurs à éviter


1. Chercher à en faire son clone

“Beaucoup de femmes... voudraient l’homme à leur image: qu’il vibre comme elles, qu’il exprime son émotion à leur façon, qu’il se complaise comme elles à disserter sur l’état amoureux et, depuis peu, qu’il ressente devant l’enfant à naître les mêmes émotions que la mère qui le porte.”

Denise Bombardier (1993), “La déroute des sexes”
Des ces “exigences” est né, pour son plus grand malheur, celui qu’on appelle l’homme rose. Pourquoi malheur? Parce qu’en se soumettant (tout à fait volontairement) au jeu d’une soi-disant égalité, il sacrifie son identité et de son unicité.

L’établissement d’une relation égalitaire n’implique pas les partenaires sont ou deviendront identiques. Il est absurde de chercher à vivre les choses de la même façon que l’autre. Mais c’est surtout une quête qui camoufle les véritables enjeux. Dans le cas qui nous intéresse ici, c’est la solitude existentielle qu’on cherche à nier. En effet, celui qui s’attend à ce que son partenaire vive ses expériences de la même manière que lui cherche surtout à éviter les émotions inhérentes à sa condition ou ses particularités comme personne. Pour illustrer mon propos, je vais développer un peu l’exemple cité plus haut.
Pourquoi vouloir que mon partenaire vibre comme moi, qu’il exprime ses émotions à ma manière. N’a-t-il pas sa sensibilité propre? N’a-t-il pas sa manière à lui de manifester ses émotions? Pourquoi mes façons de faire me semblent-elles de meilleure qualité?

La vérité c’est que s’il changeait pour me ressembler, je n’aurais pas à faire l’effort de le comprendre tel qu’il est. Il y a aussi le fait que je vis une certaine solitude à être la seule personne à vivre mes expériences comme je les vis. Cette solitude m’est difficile à supporter et elle me semble encore plus pénible s’il demeure différent de moi. C’est pourquoi je consacre beaucoup de temps et d’énergie à essayer de le changer. Ainsi occupée, ma conscience demeurant loin de mon véritable enjeu, cette solitude me semble plus légère.

Cet évitement est particulièrement évident dans le dernier exemple: m’attendre à ce que mon partenaire vive ma maternité de la même manière que moi, la mère, est non seulement irréaliste mais absurde. Et, paradoxalement, je ne me prive pas de le lui rappeler au besoin: c’est mon corps et mon accouchement. Jamais il ne pourra savoir vraiment ce que c’est.
Le partenaire qui cherche à se soumettre à ces attentes est complice de cet évitement existentiel. Habituellement c’est le même déni qui constitue le motif profond de ses agissements. (Voir “Les implications existentielles” dans “L’Auto-développement: psychothérapie dans la vie quotidienne. http://redpsy.com/editions/ad.html .)


2. Compromis et sacrifices

Par définition, deux êtres différents ont rarement le même désir au même moment. Est-il possible, malgré ce fait, de vivre à deux en étant satisfaits? Lorsque le sujet de dissidence est trivial, le problème est facilement réglée. Mais qu’arrive-t-il lorsque ce n’est pas le cas?

Trois options s’offrent alors à nous: (1) trouver un autre moyen de répondre à notre besoin, (2) faire un compromis ou (3) faire une concession. Voyons les implications de chacune.

Dans le premier cas, il faut d’abord prendre la peine d’identifier le besoin à combler. Ensuite, il faut accepter de chercher, pour y répondre, un autre moyen que celui auquel on voulait avoir recours. Cette solution simple ne requiert en fait qu’un effort de lucidité (pour identifier clairement notre besoin réel) et un peu d’imagination ou d’ingéniosité (pour choisir une autre source de satisfaction). Il permet d’atteindre la satisfaction plus efficacement que si on cherchait à forcer l’autre à se conformer à notre désir.

Le compromis, quant à lui, consiste à trouver un arrangement satisfaisant pour tous, une solution qui tient compte de qui importe à chacun. (Voir “Négocier avec un partenaire”, .) Dans ce cas,Amertume la relation ne risque rien car la solution ne repose sur le sacrifice de personne. Chacun obtient satisfaction même s’il n’obtient pas exactement ce qu’il désirait ou s’il ne l’obtient pas au moment où il l’aurait souhaité.

La concession est d’une toute autre nature. Elle implique que l’un des partenaire renonce à ce qui lui importe. Plus la concession porte sur un sujet crucial pour celui qui l’accepte, plus les dommages à la relation sont considérables. Il suffit parfois d’une seule concession d’importance pour mettre en péril la relation elle-même, celle qu’on espérait protéger en acceptant le sacrifice. L’accumulation de concessions est, quant à elle, généralement fatale. Elle n’engendre pas nécessairement une rupture de fait, mais elle entraîne toujours une détérioration psychique chez celui qui y a souvent recours. Et c’est ce dommage qui a des répercussion désastreuses sur la vitalité de la relation. Voyons un exemple d’une concession fatale pour une relation amoureuse.

Elle: Multiplie les pressions sur lui pour qu’il accepte d’avoir un enfant.
Lui: N’est pas intéressé à ce projet, ne l’a jamais été et pense qu’il ne le sera jamais (cela avait déjà été clair entre eux). Il lui réitère faiblement sa position à chaque fois ou tout simplement esquive le sujet.
Elle: Saisit le message mais ne l’accepte pas. Elle tente de le convaincre.
Lui: Les arguments qu’il entend n’ébranlent jamais sa volonté. Mais après des années d’échanges de ce type, il concède.
Eux: Bien que conscients tous les deux du fait qu’il “abandonne” sa position, faisant ainsi le sacrifice du type d’existence qui lui convenait, aucun d’entre eux ne se soucie des conséquences de cette renonciation.
Dans une telle situation, on oublie souvent d’envisager le prix que chacun aura à payer pour ce recul de l’un des partenaires. On néglige encore plus souvent d’en discuter avant d’aller plus loin. Si les partenaires le faisaient, ils choisiraient sans doute plus souvent d’adopter une autre solution en prenant les mesures nécessaires pour que chacun soit satisfait. (Les conséquences seraient aussi néfastes si c’est elle qui avait renoncé à son projet.) En observant la suite des événements on peut croire qu’une séparation, même douloureuse, eut été une meilleure solution.


Les conséquences
Lui: Ne met aucun enthousiasme à l’accompagner lors de sa grossesse. Il doit faire des efforts pour s’intéresser au nourrisson (afin de ne pas lui déplaire). L’enfant grandissant, son intérêt n’augmente pas. Il porte continuellement une colère sourde dont l’enfant fait souvent les frais.
Elle: Perçoit son peu d’enthousiasme. Elle s’en inquiète et le lui reproche, ce qui donne lieu à des disputes répétées.
Eux: Plusieurs années plus tard, c’est la séparation. On peut facilement imaginer les problèmes qu’elle rencontrera concernant le partage de la garde, la pension alimentaire, etc.

Voilà donc de quelle façon une seule concession d’importance peut avoir des répercussions désastreuses. Pourtant, il s’agit d’une concession consentie et non d’une soumission imposée par la force. Dans cet exemple: trois vies sont brisées parce qu’une personne a concédé, parce que l’autre a accepté cette concession et parce que la troisième était l’objet de cette malheureuse décision.


3. Ne jurer que par le coup de foudre

Pour certains, le seul amour véritable, celui qui est le plus prometteur de bonheur, naît dans un coup de foudre. Il arrive que des couples se créent à partir de cette base, mais le coup de foudre est loin de constituer la garantie d’un lien profond et durable. En anglais, on appelle très justement cette expérience “love at first sight” (aimer au premier coup d’oeil).

Cela soulève une question de fond: comment peut-on devenir instantanément amoureux d’un inconnu? Coup de foudreS’il s’agit d’aimer la personne elle-même, dans l’essentiel de ce qu’elle est, c’est évidemment impossible sans la connaître davantage.

Mais ce qui est possible, toutefois, c’est de tomber amoureux de l’idée qu’on se fait de cette personne. Et c’est précisément ce qui se passe lors du coup de foudre: nous sommes fortement impressionné par une caractéristique de la personne et c’est l’imagination qui fait le reste. L’étincelle qui déclenche le coup de foudre est nécessairement un fait observable, mais c’est ce qu’on invente à partir de ce fait qui déclenche les émotions intenses qui caractérisent le coup de foudre. Il s’agit d’un exemple typique de ce qu’on appelle aimer une personne pour le potentiel qu’elle représente. Voici deux cas assez typiques.
J’ai éprouvé un désir fou dès l’instant où je l’ai aperçue. Je veux cette femme à tous prix... je pressens que nos rapports sexuels seront sublimes.

Son regard chaud et pénétrant m’a fait fondre. Jamais un homme ne m’avait regardée ainsi. Cet homme porte en lui toute la tendresse que je recherche depuis toujours. Je suis convaincue qu’il peut me combler.
Ces suppositions peuvent parfois se confirmer par la suite. Mais un amour total exige bien davantage. Il faut vibrer à plusieurs autres dimensions de la personne et non seulement à celle qui nous a frappé au départ. Et pour cela, il est indispensable de la connaître c’est-à-dire de vivre une variété d’expériences avec elle, des expériences heureuses comme des conflits, et il faut surtout avoir accès à son monde intérieur. Une connaissance mutuelle approfondie faisant suite au coup de foudre permet à certaines relations de se développer. D’autres meurent dans l’oeuf parce que la désillusion remplace la magie qu’on avait imaginée.

Malheureusement, certaines personnes se dévalorisent devant un échec de ce genre. Elles se croient inadéquates ou refusent de risquer une nouvelle déception. Elles auraient d’autres possibilités si elles savaient que ce sont leurs attentes et non leur qualités personnelles qui les conduisent à cet échec.



Conclusion

Dans cet article sans prétention, j’ai tenté de mettre un peu d’ordre dans un sujet qui touche la plupart d’entre nous. J’ai voulu mettre l’accent sur les dimensions qui me semblent fondamentales pour créer et maintenir une relation satisfaisante, durable, épanouissante. Il y a encore bien d’autres façons d’entretenir une relation et de grandir en son sein. À chacun de faire les choix qui lui conviennent et s’adaptent à sa relation particulière.

Mais à en juger par la difficulté que je rencontre à trouver dans mon environnement des couples solides qui restent vivants à travers les années, j’en viens à croire qu’il y a dans cet article plus de révélations importantes que je le crois. J’espère contribuer à la réflexion de ceux qui sont encore à la recherche d’une relation contribuant vraiment à leur bonheur.
Michelle Larivey, psychologue
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Spéciale dédicace à un "ça me surprendrait pas que tu sois intelligente  Razz ), désormais heureux mari et tout récemment heureux papa aussi (et pas d'un canard mais d'un petit loulou : "tu seras zébré mon fils") .
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Ce forum tient il compte des effets papillons dans ses statistiques au niveau des naissances ? Wink cat
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Re: Psychologie de comptoir

Message par I am so sure le Dim 28 Mai 2017 - 12:03

Spoiler:
Les souvenirs, les briques qui construisent nos vies
28, mai 2015 dans Psychologie 6 Partagés
image: https://nospensees.fr/wp-content/uploads/2015/05/article_13819234854.jpg

Les souvenirs sont comme les vagues de la mer, ils viennent et s’en vont, capricieux et même malveillants, ils nous amènent à un moment du passé: une voix, une odeur, un son, une époque marquée par la tristesse ou la joie…
Nous, les êtres humains, sommes faits de souvenirs qui déterminent et construisent, qui retracent nos racines et ce que nous sommes. Nous sommes des êtres qui expérimentent, grandissent, mûrissent et qui apprennent.


La double face des souvenirs
Les souvenirs sont des images du passé qui sont stockées dans la mémoire, des reproductions successives à un moment déterminé sur lesquelles nous avons tendance à donner une interprétation qui, souvent, est liée à une charge émotionnelle donnée.
En fait, ces deux concepts «mémoire / émotion» sont si proches que, parfois, le simple fait de nous sentir heureux, effrayés ou malheureux, implique presque toujours l’émergeance d’un souvenir particulier du passé. Ce sont des réactions afectives qui nous montrent le poids important qu’ont les souvenirs dans notre personnalité.
Mais, comme disait Cervantes, «Oh mémoire, ennemi mortel de mon repos«, parfois les souvenirs nous font également souffrir.
Il peut arriver  que nous nous accrochions trop à un souvenir en particulier jusqu’à nous éloigner de notre réalité et de nos responsabilités, et ainsi tomber par exemple dans une dépression ou une crise de nerfs.

Le problème ce n’est pas de regarder en arrière et de se souvenir, ce qui est inquiétant c’est quand on vit en permanence dans le passé. Cela peut conduire à une peur du présent, aux défis que la vie nous lance.
Il est vrai que le fait de nous ancrer dans le passé nous donne un sentiment de sécurité permanent, mais nous devons tenir compte que ce n’est pas une situation réelle ou mature.
Des souvenirs positifs pour mieux vivre
Les bons souvenirs sont souvent utilisés en psychologie pour créer des liens avec des expériences personnelles significatives de notre passé.
Tout ce qui est chargé positivement, ce qu’on a vécu à un moment de notre existence, a le potentiel de nous recharger en bonne humeur dans le présent.
Le mystère qu’il y a derrière tout cela est que les bons souvenirs peuvent être utilisés pour améliorer nos souvenirs présents.
Cela nous montre souvent que nous ne sommes pas loin de là où nous voulons être, et que nous avons déjà une partie de la solution à l’intérieur de notre coffre d’expériences.
Nous pouvons l’expliquer, par exemple, par les études sur ce qu’on appelle les neurones miroirs. En plus de renforcer notre empathie et notre compréhension, ils nous permettent de nous connecter avec un souvenir de notre cerveau recréant le même état vécu lors du moment d’origine, que ce soient des émotions agréables ou désagréables.
Ainsi, si par exemple nous voulons apprendre à être plus affirmatifs, ils vont nous aider à nous souvenir des moments où nous avons agi avec confiance et facilité, et vont nous renouer avec des sentiments positifs que nous a produit ce comportement que nous désirons développer.
En outre, nous pouvons aussi apprendre à faire ressurgir nos souvenirs agréables, et ainsi bénéficier des effets positifs de revivre une situation que nous avons vécue comme satisfaisante, émotionnante et motivante.
De plus, si nous évoquons de bons souvenirs en permanence pour nous aider à renforcer nos ressources actuelles d’adaptation, nous pouvons créer un système de protection et de bien-être qui s’auto alimente.
Plus nous nous concentrons sur ce qui nous est arrivé de positif dans la vie, plus nous rechargeons nos batteries d’énergie positive.
Cette énergie positive nous fait nous sentir bien, et elle augmente également la possibilité que nous réagissions aux événements négatifs avec moins de pessimisme. C’est ce qu’on appelle la résilience en psychologie.
Nous pouvons donc conclure que, même si il est vrai que nous ne devrions pas vivre sur des souvenirs, les souvenirs nous aident à vivre.

En savoir plus sur https://nospensees.fr/souvenirs-briques-construisent-nos-vies/#AP0g5dGtggCPx84P.99

https://nospensees.fr/souvenirs-briques-construisent-nos-vies/


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Re: Psychologie de comptoir

Message par I am so sure le Mar 30 Mai 2017 - 11:08

Spoiler:

Dégoûté par le fromage ? Vous avez un cerveau différent !
6 % des Français détestent le fromage. La faute à un fonctionnement inversé de certaines zones de leur cerveau.


Sébastien Bohler

image: http://cerveauetpsycho.fr/e_img/boutique/cerveau_fromage_171016.jpg

un cerveau en fromage
La France est le pays qui compte la plus grande diversité de fromages, avec plus de 1000 variétés. C’est aussi un de ceux où l’on en consomme le plus, mais étonnamment, quelque 6 % de nos compatriotes seraient dégoûtés par cet aliment. Et l’on vient de découvrir que dans leur cerveau, des neurones ordinairement dévoués au plaisir provoqueraient un sentiment de répulsion.

Des chercheurs de l’université de Lyon et de l’université Pierre et Marie Curie à Paris ont réalisé un sondage auprès de 332 personnes, pour s’apercevoir que 21 d’entre elles attribuaient au fromage un score de préférence de 0 ou 1 sur une échelle de 10 points. Autant dire qu’ils en étaient franchement dégoûtés, et ne pouvaient le manger ni le sentir.

Dans la tête d’un antifromage

Les chercheurs ont examiné ces anti-fromage par IRM pour savoir ce qui, dans leur cerveau, suscitait une telle répulsion. Les sujets, allongés dans le scanner, devaient observer des photos de différents aliments (75 au total) comme du pâté, du concombre, des champignons fruits ou… du fromage, puis respirer leur odeur, et appuyer sur une série de boutons pour indiquer leur goût pour les aliments en question. Pendant ce temps, la machine de neuroimagerie scrutait l’activité de leur cerveau.

Les patients que le fromage dégoûte se sont distingués par une plus forte activité de trois grandes zones de leur cerveau impliquées dans les réactions émotionnelles et perceptives – le pallidum dorsal, l’aire tegmentale ventrale et la substance noire. Le principal enseignement de cette découverte vient du fait que ces zones sont remplies de neurones dopaminergiques. Or, ces neurones sont ordinairement associés au désir et au plaisir de pratiquer des activités ou consommer des aliments : ils s’activent, pense-t-on, lorsque nous mangeons ce que nous aimons, avons des relations sexuelles ou écoutons un beau morceau de musique.

Pourquoi les neurones du plaisir créent-ils le dégoût du fromage ? En fait, cet aliment pourrait bien nous conduire à réviser notre conception des circuits du plaisir dans le cerveau. La dopamine, notamment, présente dans les zones cérébrales ici identifiées, jouerait un rôle plus vaste que celui du simple bien-être. Sa principale fonction serait de créer une forte motivation – que cette dernière prenne la forme d’une attirance vers un stimulus, ou d’une aversion. Certains neurones, une fois activés par la dopamine, pourraient susciter de l’attirance ou du désir, et d’autres du dégoût.

Mangeur de type 1 ou de type 2 ?

Entre plaisir et dégoût, la différence tiendrait au type de récepteurs de la dopamine qui tapisse la surface de ces neurones. Ces molécules, nécessaires pour convertir la molécule de dopamine en activité électrique au sein des neurones, seraient de deux types : tandis que les neurones munis de récepteurs de type 1 produiraient une envie de manger du fromage, ceux équipés de récepteurs de type 2 créeraient une envie… de le fuir. En ce sens, le dégoût serait une motivation, mais négative – motivation de s’éloigner, désir de fuite, envie de tout sauf ça… La dopamine resterait la molécule de la motivation, mais positive ou négative selon le type de neurone concerné.

Reste à savoir pourquoi un peu plus d’une personne sur 20 active ses neurones de type 2 plutôt que ses neurones de type 1. A ce jour, deux types d’explications sont possibles, l’une sociale, l’autre épigénétique. L’hypothèse de la transmission sociale est la simple : si l’entourage de l’enfant n’aime pas le fromage, ne lui en fait pas goûter ou exprime des réactions dégoûtées en sa présence à chaque fois qu’un comté ou un roquefort apparaît sur la table, ses neurones de type 2 seront renforcés et ceux de type 1 affaiblis. L’autre transmission, épigénétique, fait intervenir l’expression des gènes. Celle-ci est modulée par des modifications biochimiques qui peuvent aboutir à augmenter la quantité de certains récepteurs dans les neurones, et à diminuer d’autres. Et ces modifications biochimiques peuvent être provoquées par différents aspects de l’environnement de l’enfant, comme le stress, l’exposition à certains composants chimiques ou même l’alimentation. Un vaste champ de recherches reste donc à explorer pour identifier les causes de cette aversion. Sans vouloir en faire tout un fromage.


En savoir plus sur http://cerveauetpsycho.fr/ewb_pages/a/actu-degoute-par-le-fromage-vous-avez-un-cerveau-different-37732.php#ovISfEQPiE0GbT16.99

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De l'expression bien connue, viens pas me jouer la crécelle avec ta tête de Babybel ? bizarrement j'ai que le gruyère qui passe, ça doit être à cause des trous ?


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Re: Psychologie de comptoir

Message par I am so sure le Mar 30 Mai 2017 - 14:28

Spoiler:

Je juge tout le monde
Ils ont une opinion sur chacun, et nul ne trouve grâce à leurs yeux. Incapables de tolérance, le jugement est devenu pour eux une façon d’exister. Que cachent leurs critiques acerbes ?


Pourquoi ?

Dans notre société cartésienne qui fait de la pensée la condition sine qua non de l’existence, nous sommes appelés à utiliser notre sens critique. Mais pour certains, cet exercice de l’esprit est devenu une manie : ils assènent des jugements à longueur de journée, "tirent sur tout ce qui bouge", se condamnant eux-mêmes à l’isolement. Pourquoi cette hargne ?

Par peur d’être jugé

En s’attribuant l’autorité suprême du juge, l’individu cherche à se sentir intouchable, tel un dieu prononçant les dernières sentences. Derrière ce désir de puissance se cache la peur inconsciente d’être soi-même la cible des jugements : « Cela tient au fait que nous fonctionnons en miroir les uns par rapport aux autres, affirme Yolande Gannac-Mayanobe, psychologue clinicienne. La remarque négative que nous faisons sur autrui n’est bien souvent qu’une réflexion – au sens d’image – de nous-même. » Ce travail inconscient, appelé projection, est un mécanisme d’autodéfense : en refusant de « passer de l’autre côté du miroir », où se trouve justement la vérité qui le concerne, l’individu évite une confrontation directe et psychiquement insupportable avec sa part d’ombre.

Par perfectionnisme

« Il y a deux formes de perfectionnisme, explique Jean Cottraux, psychiatre cognitiviste. Le positif, qui consiste à encourager l’autre à s’améliorer ; et le négatif, qui se traduit par la critique systématique. » Dans ce cas, la personne ne voit jamais rien de bon, tant en ce qui la concerne qu’en ce qui concerne ceux qui l’entourent. Dans son souci obsessionnel de perfection, rien n’est jamais assez bien pour elle. Aussi, en même temps qu’elle provoque un sentiment de culpabilité chez ses victimes, elle se condamne elle-même à une éternelle insatisfaction.

Par réaction aux jugements parentaux

Contrairement à ce qu’il peut laisser penser, celui qui juge et dévalue sans cesse son entourage n’est pas plus tendre avec lui-même. S’il est à ce point critique à l’égard des autres, c’est parce qu’il l’est d’abord à son propre égard. Il n’a, en réalité, aucune confiance en lui. D’après les psys, ce sentiment d’infériorité trouve ses racines dans l’enfance.

« Ce sont des personnes que leurs parents n’ont cessé de dévaloriser, en les assommant de remarques telles que : “Tu ne fais jamais rien de bien” », analyse Jean Cottraux. Ayant existé avant tout dans le regard critique qu’on leur portait, elles considèrent le jugement comme une preuve de leur présence au monde.

Comme l’explique la psychothérapeute Ariane Anastassopoulos, c’est aussi par réaction défensive à l’égard de cette éducation reçue que certains deviennent des "jugeurs compulsifs", se comportant à leur tour en "parents critiques" vis-à-vis des autres. « Ils jugent et condamnent ainsi leurs propres parents en se mettant “au-dessus” d’eux. »

Par manque d’amour de soi

Quand les parents mettent la barre trop haut et multiplient les reproches pour le conditionner, l’enfant ne garde en mémoire que ces jugements négatifs, à savoir « qu’il a tort », « qu’il fait mal », « qu’il est mauvais »… « et surtout, qu’il ne mérite pas d’être aimé », ajoute Ariane Anastassopoulos. Ce manque d’amour pour lui, l’enfant le transforme en manque d’amour pour les autres. Il en fait le guide de son appréhension du monde. A son tour, il infligera à son entourage le même type de jugements que ceux qui l’ont fait souffrir.


Connaître et juger autrui : introduction à la cognition sociale de Vincent Yzerbyt et Gérard Schadron.
Le bilan de cinquante ans de recherche sur la perception sociale et les relations intergroupes (PUG, 1996).

La Répétition des scénarios de vie de Jean Cottraux.
L’auteur propose des méthodes pour sortir du piège de la répétition et réinventer sa vie (Odile Jacob, 2001).

Identifier ses vieilles blessures

La tendance à juger à l’excès tient au fait d’avoir été soi-même une cible. Il s’agit donc de retrouver comment, à quelle fréquence et pourquoi des jugements vous ont été imposés. En identifiant ces blessures du passé, on prendra conscience des raisons qui incitent, au présent, à en infliger à soi-même et aux autres.

Apprendre à s’ouvrir aux autres

La critique tombe comme une sentence qui empêche toute découverte : l’ayant assénée, on se ferme à de nouvelles idées, de nouvelles expériences. Or, l’épanouissement dépend d’abord de la capacité d’ouverture au monde. Il faut donc apprendre à entrer dans une relation "empathique" avec les autres. Pour cela, plutôt que de prononcer trop vite un verdict sur une personne, on prendra le temps de la laisser parler, de l’écouter, de l’observer. Si cette attention demande un effort, elle enseigne peu à peu la tolérance, vertu indispensable du mieux-vivre en société.

Accepter d’avoir tort

Le jugement est l’expression d’une volonté de puissance et de domination qui tient au désir d’avoir toujours raison. Or, personne ne peut avoir le dernier mot sur tout. Admettre ses lacunes et ses faiblesses permet de juger lorsqu’on possède des arguments rationnels et valables. Il ne s’agit pas de taire son jugement, mais de faire en sorte qu’il retrouve son sens noble : la preuve d’une maturité intellectuelle et l’allié de la connaissance et du discernement.

Conseils à l'entourage

Le "juge" n’épargne personne, pas même ses proches. Se soumettre à ses critiques, c’est risquer de perdre toute estime de soi et de développer le syndrome du "vilain petit canard" : « A force d’entendre dire que je suis mauvais, je deviens mauvais. » Comme le juge reste toujours persuadé de la pertinence de ses critiques, mieux vaut l’aider à prendre conscience de l’invalidité de ses critiques en lui demandant des preuves concrètes de ce qu’il assène.

On peut aussi se rappeler que par les critiques qu’il porte sur les autres, c’est lui-même que le "jugeur" vise. Et l’on se répétera, avec le sociologue Jean Baudrillard, qu’« un jugement négatif est plus satisfaisant qu’une louange, tant il respire la jalousie ».

Témoignage

Marie-Laure, 34 ans, publicitaire

« J’avais pour habitude de juger tous les hommes que je rencontrais : pas assez intelligent, pas sportif, trop bavard, trop dépendant, pas suffisamment attentionné, trop discret… Il y avait toujours quelque chose qui n’allait pas. Pour en finir avec cette insatisfaction chronique, il m’a fallu admettre que le problème ne venait pas de l’autre mais de moi.

Au cours de mon analyse, j’ai peu à peu pris conscience que j’étais encore prisonnière de l’opinion très sévère de mes parents, toujours prompts à la critique. J’avais peur de me confronter à leur jugement. Je savais que s’ils trouvaient mon partenaire insuffisamment prestigieux, j’allais aussitôt me considérer moi-même comme nulle. »

http://www.psychologies.com/Moi/Se-connaitre/Comportement/Articles-et-Dossiers/Je-juge-tout-le-monde/2


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Re: Psychologie de comptoir

Message par I am so sure le Ven 2 Juin 2017 - 13:51

Spoiler:

philo : fiche technique 2 - faire une introduction

{{fiche technique 2 : Faire une introduction

(3/4 de page)

Voici comment organiser l’introduction en 3 phases :

“amener le sujet et énoncer la question”
“poser le problème et problématiser”
“annoncer le plan”
a) amener le sujet...  :

A QUOI CELA SERT

C’est essentiellement un exercice de rédaction, qui doit éviter 2 écueils : On ne commence pas l’introduction par l’énoncé du sujet, ce serait trop scolaire, et on ne fait pas une amorce trop générale, sans rapport direct avec le sujet. Ici l’objectif est d’attirer l’attention sur l’idée philosophique énoncée par le sujet en faisant un effort d’écriture. Pour cela, il faut partir d’un donné et montrer qu’en y réfléchissant un peu, ce donné pose un problème qui est la question à traiter.

Cette première phase vise à intéresser le lecteur au sujet qui va apparaître progressivement : quel que soit le sujet choisi (explication de texte ou dissertation), il y a deux manières de commencer :

on peut commencer par une rapide description d’une situation concrète dont on infère le problème
on peut commencer par la thèse d’un autre auteur, paradoxale, qui va conduire à poser le problème.
Elle doit permettre de nommer la notion du programme abordée et de poser le problème à partir de l’analyse de cette situation donnée.
BOITE A OUTILS

Pour réussir sa rédaction :

On évite les lieux communs, ou les généralités. On essaie d’ancrer le problème dans une situation vraiment vécue.
Certaines formules “passe-partout” et abstraites sont à proscrire : De tous temps, les hommes...”, depuis toujours, au jour d’aujourd’hui…
On ne commence jamais par une citation car le rédacteur doit mettre le lecteur en contact avec son propre style.
Voici une série de phrases pour annoncer le sujet . Cette liste n’est pas exhaustive. Vous pouvez la compléter au cours de vos lectures des corrigés. Par contre, vous devez au moins en utiliser de semblables .

Il n’est pas rare de constater que..
Ne sommes-nous pas en droit de...
Volontiers on imaginerait que...
Si l’homme du commun comprend bien que.
Il est incontestable que...
Que les hommes aiment... montre suffisamment...
Il ne semble pas absurde de dire que...

b) Problématiser :

A QUOI CELA SERT :

C’est le moment essentiel de tout travail philosophique, et qui donnera une valeur à votre travail. Il ne s’agit pas de fournir une réponse à la question de l’énoncé, mais de soulever les enjeux du problème, et on doit faire apparaître les conditions de possibilité (à quelles conditions ce qui semble appeler une réponse simple et évidente pose problème ?).

Il faut suspendre toute tentation de réponse pour comprendre à quel point mes croyances, ce que je crois résolu parce que c’est évident dans l’énoncé, pose problème et peut être discuté. Tant que je ne le comprends pas, il n’y a pas de devoir de philosophie.

Il s’agit donc de pouvoir expliquer pourquoi la question à laquelle le texte répond ou que pose le sujet est difficile, c’est-à-dire que les réponses spontanées que je peux faire ne me satisferaient pas, et en même temps pourquoi il est important pour moi de pouvoir répondre à cette question.

Il est donc souhaitable que cette phase de problématisation adopte la forme interrogative. Cela m’évitera de tomber dans plusieurs pièges :

répondre au sujet avant de l’avoir traité, et reformuler l’évidence avant d’en être certain
résumer ma pensée avant de l’avoir développée, ce qui m’empêchera de la prouver.
Cette partie doit plonger le lecteur dans le doute et inciter à réfléchir. Après l’avoir lu, il doit être convaincu que cette question, évidente ou sans intérêt au début, remet en cause des choses importantes auxquelles il croyait jusqu’alors.
Il faut veiller à ce que les questions soient articulées les unes aux autres, et resserrées autour des termes de l’énoncé du sujet. Car la problématisation commande tout le développement de la dissertation, elle va déterminer mon plan, l’ordre de mes idées et ce que je vais traiter ou non, mes critères de pertinence. J’ai peu de temps, je n’écris pas un livre, donc le travail doit être efficace. C’est cette problématique qui le permettra. Elle m’évitera trois pièges :

le hors sujet
partir dans le développement dans tous les sens, au lieu de répondre au sujet.
me contenter de faire la liste de ce que pensent les gens sur la question en fonction de leur situation. Car alors, je n’aurais pas commencé à traiter le sujet de manière scientifique.
C’est donc un exercice d’analyse et de rédaction, exactement le même, qu’il s’agisse d’un texte ou d’un sujet. Dans le cas du texte, c’est la question à laquelle répond l’auteur (que je vais retrouver lorsque j’ai repérer sa thèse) que je problématise.

BOITE A OUTILS :

Méthode pour analyser un sujet et en tirer un problème :

Chercher les différentes réponses possibles à la question (2 ou 3). C’est ce qu’on appelle une alternative. Et voir dans quel genre de situation ces réponses sont spontanées. J’enquête alors sur les opinions de chacun.
Essayer pour chaque réponse possible de voir sur quelle théorie, connaissance, définitions elle s’appuie pour pouvoir répondre cela. A quelles conditions et pour quelles raisons cela est vrai. C’est ce qu’on appelle la recherche des présupposés.
Voir à chaque fois à quels problèmes les hommes qui revendiquent telle ou telle opinion sont confrontés et pourquoi cela a un intérêt de les résoudre. C’est ce qu’on appelle dégager les enjeux d’un sujet.
Ordonner le problème : car ce travail a sans doute, de manière très désordonnée, rempli une feuille de brouillon. Difficulté à résoudre : comment mettre de l’ordre dans tout cela et le faire tenir en 5 lignes ? Cela suppose d’abord de trier :
1) Dans la problématique, ce qui m’intéresse, ce sont les problèmes. Toutes les connaissances, tous les exemples qui m’ont aidé à comprendre les problèmes n’y ont pas leur place. Je les réserve pour le développement.
2) je ne conserve que les problèmes que j’ai les moyens de traiter (si je n’ai rien à dire dessus, je n’en parle pas) et qui ont un lien possible entre eux. Par exemple je conserve seulement deux réponses possibles au sujet, qui s’opposent et que je peux articuler .
c) Annoncer le plan :

A QUOI CELA SERT

Certaines méthodes disent que l’annonce du plan est superflue : la problématisation suffit à programmer la réflexion, puisque je déduis le plan des problèmes que j’ai posé et de leur ordre. Pour d’autres, elle serait même malvenue (elle redouble la problématisation, ce serait donc une lourdeur de style). Certains préfèrent encore laisser le lecteur découvrir le raisonnement au fil de la dissertation, de manière à ménager un certain suspens.

Mais on ne peut se passer de l’annonce de plan que si on sait déjà parfaitement bien faire une dissertation. Dans ce cas, on n’a plus besoin de méthode. Or tel n’est pas le cas pour le moment. Pour me passer de l’annonce de plan, je dois avoir très bien réussi ma problématique et mon argumentation.

En attendant, l’annonce de plan est un très bon repère pour le correcteur, et vous donne la possibilité de préciser quelque chose d’encore confus dans la problématique. Elle permet au lecteur de participer au raisonnement, en vérifiant si j’ai bien suivi le plan proposé. C’est donc un outil précieux, et on ne voit pas trop pourquoi s’en passer.

L’annonce du plan a alors une fonction : expliquer au lecteur quels liens existe entre vos parties, et en quoi ces étapes vous aident à démontrer votre thèse. C’est une partie qui permet de montrer que votre développement a une structure démonstrative et conduit à un point précis.

BOITE A OUTILS

A EVITER : il ne faut pas pas décrire ce que vous allez faire en soulignant les parties. Eviter l’annonce du type : d’abord...ensuite...enfin ; dans un premier temps, dans un deuxième temps..
Ici vous soulignez le découpage alors qu’il faut faire juste le contraire : montrer la cohérence.
De même, pour un texte évitez : dans une première partie, l’auteur montre que, puis, enfin …

Il faut chercher à utiliser des formules qui permettent au lecteur de comprendre la progression et la cohérence de votre démonstration, et qui suppose qu’aucun autre plan, meilleur, n’était possible :
Voilà une liste de possibilités, tant pour l’explication que pour la dissertation à compléter pendant l’année. :

Nous verrons que...
Mais nous devrons nous demander si... refusant de parler de... ne veut pas...
Peut-être comprendrons-nous alors quel est le véritable...
Nous constaterons que, si...
Mais ne serons-nous pas en droit de douter, reconnaître dans...
Nous devrons alors examiner la possibilité que...

Exemple d’introduction  :

“Le beau est-il ce qui plaît ?”

Que les êtres humains éprouvent un plaisir à produire des objets et exercer des activités sans souci de leur utilité, cela paraît incontestable. Cette production initialement ludique, repérable dans l’histoire de tous les peuples, est ce que l’on qualifie d’activité artistique... Que les femmes et les hommes aiment à se coiffer, se maquiller, se peindre, se tatouer, se vêtir, se parer montre suffisamment leur attrait spontané pour la beauté, attrait qu’ils manifestent d’abord dans le rapport esthétique qu’ils entretiennent à leur propre corps. Il ne semblerait donc pas absurde de dire que l’intérêt humain pour le beau trouve sa source dans le phénomène du plaisir. Mais le sentiment du beau est-il tout entier, et strictement, identifiable comme l’expérience d’un attrait, et le beau est-il exactement définissable comme quelque chose d’aimable ? Autrement dit, le beau est-il ce qui plaît ?

Dire que le beau est “ce qui plaît”, c’est, pour le définir, l’assimiler à tout autre objet susceptible d’occasionner en nous un plaisir comme par exemple la consommation d’une tasse de café. Or le bon sens suffit à trouver inadéquat le parallèle entre le plaisir esthétique et un plaisir gastronomique. En effet n’est-il pas abusif de qualifier de “beau” le sentiment éprouvé à la dégustation d’une tasse de café ? La difficulté que nous devons exploiter tient dans l’ambiguïté du sentiment du beau : si l’expérience du beau correspond à un plaisir indéniable, ce sentiment est-il réductible à la catégorie générale du “plaisir” qui désigne toutes les sensations empiriquement éprouvées ? Comment, autrement, comprendre que l’on qualifie de belle la représentation picturale d’une scène de violence comme par exemple Les fusillés de Goya ? Et pourquoi est-il possible d’éprouver un plaisir à la contemplation d’une telle oeuvre ?

Nous constaterons que, si tout ce qui plaît ne procède pas toujours du beau, le beau est toujours plaisant. Mais ne serons-nous pas en droit de douter reconnaître dans le plaisir du beau les mêmes caractéristiques qu’en tout plaisir matériel ? Nous devrons alors examiner la possibilité que ce qui plaît dans le beau soit l’intuition d’une vérité, portée par les formes de l’art.

http://www.lyc-cassin-gonesse.ac-versailles.fr/spip.php?article102


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Re: Psychologie de comptoir

Message par I am so sure le Sam 3 Juin 2017 - 14:39

Spoiler:

STRESS: LE PARE-FEU MENTAL

Des milliers de pensées plus ou moins volontaires se bousculent dans nos têtes chaque jour. Quand elles se font suffisamment parasites pour détourner notre attention de choses importantes, développer un pare-feu mental pour les empêcher de nous happer dans leurs limbes peut s’avérer fort utile.
Détournement d’attention

Salut,

Avec ma boîte au bord de la faillite et Mémé qui s’est cassé le col du fémur en jouant les alpinistes sur escabeau, j’ai la caisse enregistreuse qui fait des heures sup et qui carbure comme un alambic à la saison des mirabelles. Je ne fais rien d’autre que gamberger.
C’est comme dans un film de zombies: y’en a partout, des ruminations qui s’immiscent, prêtes à bouffer ma chair délicate et sucrée.

Je te jure, encore un peu et je vais la lui jouer Planet Terror, à ma gamberge.

Bien à toi,
Zénobie





La faculté à être absorbé, concentré sur quelque chose est une aptitude très utile dans de nombreuses situations, depuis parvenir à lire son journal quand le voisin joue de la perceuse, jusqu’à réussir à s’isoler mentalement quand on bosse dans un open space bruyant. Bref, pour parvenir à se concentrer en milieu hostile.



Le problème se pose lorsque nous sommes envahis malgré nous de pensées chiantes, qui nous accaparent au point de détourner notre attention de ce que nous faisons, de nous fermer au monde qui nous entoure, à ses sollicitations et opportunités. Nos pensées, c’est un peu comme au marché: nous sommes attirés vers celles qui braillent le plus fort.
Ces pensées parasites peuvent être désagréables, angoissées, paralysantes, dévalorisantes, voire carrément auto insultantes, toute la panoplie depuis “je sais pas quoi faire” jusqu’à “je suis nul”, en passant par des pensées directement liées aux émotions que nous ressentons face à la situation.



Quoi qu’il en soit, elles sont consommatrices en énergie et génératrices de stress. Dans le même temps, leur présence indique quelque chose d’important pour nous, quelque chose à prendre en compte, à goûter, à traiter, à régler etc.
Tenter de les éliminer serait donc vain, voire imbécile: les squelettes remisés dans les placards ont une fâcheuse tendance à réussir à en sortir, tôt ou tard et sous des formes encore moins agréables (voir:   Stress: et si on arrêtait de lutter contre?).







Auto coaching: mettre en place un pare-feu mental


Le pare-feu mental est une façon d’empêcher les pensées parasites invalidantes d’envahir notre esprit à un moment inopportun, tout en allouant des périodes de temps réservées au traitement de ce qui nous préoccupe. Voici un petit exercice symbolique pour vous y aider:, il en existe d’autres!



Si vous vous représentez vos idées parasites, à quoi ressemblent-elles?
Comment se débarrasse-t-on de ce à quoi elles ressemblent?
Imaginez que vous utilisez cette méthode sur vos pensées parasites: disparaissent-elles?



Lance-flamme, insecticide, mort-au-rats, prothèse-mitraillette, symphonie N°9 de Beethoven, Shalimar, eau de javel ou fritteuse, peu importe la technique du moment que c’est la vôtre, qu’elle utilise un sens important pour vous et qu’elle fonctionne! Si vos pensées parasites ne disparaissent pas, essayez-en d’autres. Ce type d’exercice visuel marche très bien avec certaines personnes, beaucoup moins voire pas du tout avec d’autres. Si elle n’a pas l’efficacité escomptée, inutile d’insister…



En revanche, si la technique est efficace, alors pensez-y à chaque fois que vous voyez arriver l’intrusion des pensées parasites: imaginez mentalement que vous utilisez votre pare-feu, sans aucune modération!
Dans le même temps, au moment où vous enrayez l’invasion barbare, décidez concrètement d’un moment qui sera entièremet dédié au traitement du problème. Pour cela, un bon petit COQ:

Comment? Où? Quand?*

*Cet article a été amendé suite au commentaire pertinent d’Arnaud. Merci Arnaud!

http://www.ithaquecoaching.com/articles/stress-le-pare-feu-mental-1529.html


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Re: Psychologie de comptoir

Message par I am so sure le Sam 3 Juin 2017 - 14:41

Spoiler:

COMPÉTENCES RELATIONNELLES: LES PIÈGES DE LA LECTURE DE PENSÉE
La lecture de pensée, sport hybride entre mouche du coche et boule de cristal!



Nous passons un temps fou à pratiquer la lecture de pensée, qui consiste à analyser les faits et gestes et aussi les paroles des personnes qui nous entourent, bref, à imaginer se qui se passe dans leur tête. Et là où nous croyons lire leurs motivations, opinions ou réactions probables, non seulement nous sommes souvent à côté de la plaque, mais en plus, ce genre d’exercice a des tas d’effets pervers. Bref, ce sport-là est hybride entre mouche du coche et boule de cristal! Voici comment s’en protéger;)

La lecture de pensée, sport hybride entre mouche du coche et boule de cristal!



La lecture de pensée
La lecture de pensée est un terme que j’emprunte ici à la PNL (même si je vous en livre une version peut-être personnelle), qui s’est intéressée aux diverses distorsions de la réalité dans sa mise en mots et aux interactions en mode vases communicants entre sémantique et systèmes de perceptions et de représentation. “La réalité est unique mais personne ne peut la percevoir et encore moins se la représenter dans sa globalité. Nous filtrons ce que nous percevons et secondairement nous construisons NOTRE réalité.” explique le site jecommunique.com.

Et ces distorsions ont un impact non négligeable sur notre façon de voir et percevoir le monde ainsi que sur nos relations. Il me paraît donc intéressant de pencher dessus de temps à autres, comme un invitation à explorer notre propre relation à nos comportements et à nos façons de voir et de comprendre le mode et ses occupants.

La lecture de pensée, c’est un peu le minority report appliqué au quotidien: croire que nous pouvons en toute limpidité déterminer à l’avance comment nos interlocuteurs vont agir/réagir. Et nous nous croyons très forts à ce jeu-là! Tous gonflés de l’importance que nous accordons à nos conclusions beaucoup de bruit pour rien, mouches du coche de nos boules de cristal!

Car nos interprétations ne sont pas exactement le fruit d’une analyse ultra poussée d’une somme colossale de données ultra qualifiées, version big data de la relation. Ni même d’une version relationnelle de Madame Soleil. C’est souvent un simple mélange d’interprétation un peu hâtive et d’anticipation de réaction… un peu hâtive aussi.



L’interprétation

Nos proches, nos collègues, nos N+1, nos connaissances, l’épicier du coin, le recruteur, le mec/la nana assis(e) à la table d’à côté, le réparateur de la machine à laver, que pensent-ils de nous? Pourquoi agissent-ils comme ils le font (surtout vis à vis de nous)?

Voilà des questions qui reviennent souvent à nos esprits tous préoccupés de nous-mêmes et convaincus qu’ils vont parvenir à y répondre, grâce à un savant mélange de psychologie de comptoir, d’interprétation et de généralisation abusive déguisées en expérience, en intuition, en finesse d’analyse. Nous voilà à décortiquer leurs faits et gestes, à les analyser, à les retourner dans tous les sens pour essayer d’en extraire la substantifique moelle, la signification, l’explication logique et rationnelle.

– “Quand j’ai croisé Bichtouille ce matin, il ne m’a même pas dit bonjour, je suis sûr qu’il m’en veut parce que c’est moi qui ai présenté les résultats trimestriels à la réunion de la semaine dernière” – Ouais. Et peut-être aussi que Bichtouille était préoccupé par autre chose et, tout à sa concentration, ne nous a pas vu.

– “Quand elle m’a demandé de lui envoyer le rapport, je sait qu’elle voulait dire qu’elle n’a pas confiance en moi”. Ah bon? ET quelle preuve as-tu donc de ça?

De la même manière, le pseudo décodage des gestes ou des comportements est assez risqué, la synergologie étant en passe de devenir elle aussi un pilier de comptoir. Non, se gratter le nez, cligner des yeux ou regarder à droite ou à gauche ne veut pas forcément dire quelque chose de suspect!

La généralisation abusive
L’interprétation abusive
les interpretations abusives, bombe à retardement de la relation



L’anticipation de réaction

La lecture de pensée, c’est aussi l’anticipation de la réaction probable d’autrui face à nos gestes ou paroles. Ceux qui y ont recours la justifient souvent par l’expérience.

– “Inutile de demander un télétravail, ça ne se fait pas dans mon entreprise, mon chef va forcément refuser” – Rappelons qu’avant le télétravail, personne n’en avait fait la demande et un jour quelqu’un a fait bouger une ligne.

– “Pas la peine que je parle à mon conjoint de mes réflexions et questionnements sur mon projet de reconversion, ça va l’inquiéter pour rien” me dit ma cliente Agnès l’autre jour. Peut-être, mais peut-être aussi que c’est justement en les lui partageant qu’il va pouvoir comprendre son cheminement… et peut-être qu’il est le mieux placé pour décider ce qu’il veut partager ou non;)



Voyants pas très lucides
Allons-y sans détours:

D’une part, nous avons une fâcheuse tendance à nous imaginer que le comportement des autres a quelque chose à voir avec nous bien plus souvent que dans la réalité.

D’autre part, les conclusions auxquelles nous parvenons n’ont souvent rien de logique ou de rationnel, elles dépendent de nos propres filtres de pensée (convictions, opinions, goûts, valeurs, éducation, craintes, estime de soi etc).

Et comme aucun d’entre nous n’est la progéniture directe de Gourou Maj le voyant extralucide à décodeur universel et d’un Bétazoïde, d’un père télépathe et d’une mère boule de cristal, nous ne sommes pas prêts d’arriver à lire dans les pensées qui habitent les jolies têtes de nos concitoyens.

Et pour finir: tout cela présente des risques non négligeables pour le cocktail pourtant essentiel relation à soi/relation aux autres!

Une bonne relation à soi et aux autres indispensable à la réussite des projets professionnels



Les pièges de la lecture de pensée
Non seulement ce type de sport ne muscle pas la comprenette, mais en plus, il est une vraie perte de temps et d’énergie et concasse l’estime de soi comme si c’était des cacahuètes en pâte à tartiner.

La lecture de pensée nous pousse à ruminer et favorise le stress et l’insomnie: qui ne s’est jamais retrouvé à passer la moitié de la nuit à se retourner dans sont lit à cherche ce que pouvait bien vouloir dire un geste, un comportement ou une parole?

Comme elle passe par nos filtres, si nous sommes d’un naturel un peu négatif ou à minimiser notre valeur, les pseudo “explications rationnelles” que nous allons trouver seront le plus souvent à notre désavantage: et hop! Un coup de batte dans l’estime de soi et un coup de boost à la dévalorisation!

Parce qu’elle accorde un pouvoir très fort à l’interlocuteur, elle nous inscrit directement dans le regard des autres, augmente l’anxiété sociale, démolit l’estime de soi et pourrit nos relations. Les conséquences sont évidentes: elle nous rend méfiants, soupçonneux, inquiets, peu sûrs de nous et développe la peur de l’autre et la peur du jugement. Par ricochet, elle limite nos capacités à oser, à entreprendre, à nous exprimer, à être nous-mêmes.

Ai-je besoin d’en rajouter?



Mini coaching:  5 pistes pour se protéger de la lecture de pensée
Evidemment, la difficulté, c’est qu’il ne suffit pas de dire que la lecture de pensée est problématique pour s’en débarrasser. Le plus souvent, c’est un automatisme, un mode de fonctionnement assez ancré dans des situations précises. Retroussez dons les manches de vos méninges, car ce sont elles, principalement, qui vont devoir turbiner un peu pour vous aider à diminuer cette façon de penser:



1- Admettre, une fois pour toutes, que vous ignorez TOUT de ce qui se passe dans la tête de l’autre, et vous le rappeler quand la tentation de la lecture de pensée pointe son nez.



2- Déchiffrer vos propres émotions face à la lecture que vous faites du comportement d’autrui, ça vous permettra de comprendre ce qui est heurté chez vous et vous donnera des pistes pour résoudre la question par l’interaction plutôt que par des élucubrations;)

La lecture émotionnelle au service des relations
collaboration-conflit-lecture-emotionnelle



3- Mettre en place un pare-feu mental à utiliser à chaque fois que vous vous lancerez dans la lecture de pensée. Attention, le pare-feu n’est pas une solution en soi, il est une astuce mentale pour minimiser les ruminations et marche beaucoup mieux lorsqu’on l’accompagne d’action concrète destinée à régler ce qui nous pousse à ruminer.

Stress: le pare-feu mental


4- Mettre en place un discours interne, c’est à dire une phrase-clé que vous opposerez à tous vos questionnements inutiles. Genre “ça c’est de la lecture de pensée inefficace et énergivore. J’arrête de gaspiller mon énergie et je la consacre à quelque chose d’important pour moi”. Bien entendu, ça marchera 10 fois mieux si vous vous mettez alors à utiliser votre énergie à quelque chose d’utile;)

Etat d’esprit positif: modifier un discours intérieur
modifier une discours intérieur



5- Une parole ou le comportement d’une personne vous tarabuste un peu trop? C’est l’occasion de développer vos compétences relationnelles. Selon la nature de la situation:

– Allez questionner la personne concernée directement et décidez de prendre sa réponse pour argent comptant.

– Apprenez à faire une demande assertive  ou à utiliser la CNV et entraînez-vous avec cette personne.
– Apprenez à faire une critique avec élégance et délicatesse et entraînez-vous avec cette personne.
– Apprenez à recevoir une critique avec élégance et dignité et entraînez-vous avec cette personne.



Et vous, vous arrive-t-il de faire de la lecture de pensée?
Dans quelle mesure cela a-t-il un effet négatif sur vous?
Dans quelle mesure ruminez-vous ces pensées?
L’énergie ainsi gaspillée, à quoi préféreriez-vous la dépenser?



Ce billet est une mise à jour d’un article original écrit par Sylvaine Pascual en 2010.

http://www.ithaquecoaching.com/articles/competences-relationnelles-les-pieges-de-la-lecture-de-pensee-784.html

MÉCANISMES DE VALORISATION ET DÉVALORISATION DE SOI
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Dans une culture occidentale ancrée dans le jugement et qui confond modestie et dévalorisation, rien de plus simple que de se torpiller l’estime de soi et le dynamisme au non de pseudo vertus aux relents d’auto-flagellation. Inversement, comprendre les mécanismes de dévalorisation et de valorisation permet de construire un état d’esprit plus serein et entreprenant.



Zénobie opte pour la valorisation
Je reçois un mail de Zénobie qui a changé de façon de percevoir ses propres actions et est passée à la valorisation:

“Salut,

Tu connais mon associé, ce charmant anglo-saxon qui a une idée (géniale, j’admets) à la minute. Seulement voilà: moi, quand il me déverse son trop-plein d’inspiration dès que j’arrive au boulot, ça me met le myocarde en émoi, tu vois? J’ai donc tricoté un plan vachement assertif pour lui faire comprendre benoîtement (l’animal est ombrageux) que sa délicieuse intelligence, avant mon café-clope, j’ai envie de la lui faire bouffer en salade avec son Herald Tribune.
Ca m’a coûté un brin, parce que bon, j’étais au bord de la crise version Almodovar, et puis, au fond, mon franc-parler légendaire tient plus du coyote à foie jaune que de l’assurance tous-risques zen.
Hé ben, ça a tellement bien marché que j’ai l’impression d’avoir réussi le grand oral de l’X, marché sur la Lune et obtenu le prix Nobel de littérature le même jour! Limite je m’écrirais bien une Ode à moi-même.
Demain, j’essaye avec Mémé.
Bien à toi,

Zénobie”



Schémas de dévalorisation et valorisation
La valorisation ou la dévalorisation de soi tiennent à peu de chose et nos réactions face à nos expériences peuvent contribuer à l’une ou à l’autre. Dans l’exemple de Zénobie, le choix de se réjouir de sa réussite ancre son expérience dans la valorisation, au bénéfice de sa confiance en elle et par ricochet du désir de réactiver le mécanisme de réussite, donc de passer à nouveau à l’action.

Rappelons que la valorisation n’a rien à voir avec le fait de se prendre pour un Dieu du stade sous prétexte qu’on est parvenu à faire 100m à la nage. Et pour mieux comprendre ce qu’elle signifie, ainsi que les dégâts causés par la dévalorisation, voici une présentation schématique des mécanismes qui s’opèrent dans la dévalorisation puis dans la valorisation.



Dévalorisation                                               Valorisation

Comprendre les dégâts de la dévalorisation            Comprendre ce que sgnifie la valorisationet ses bénéfices



Mini coaching: évaluer ses degrés de valorisation et dévalorisation
Et vous, dans quel mécanisme vous reconnaissez-vous le plus souvent?
Dans quelle mesure vous dévalorisez-vous?
Dans quelle mesure vous valorisez-vous?
Vous avez tendance à vous dévaloriser: si vous essayez le mécanisme de valorisation, à la place, que se passe-t-il?





Voir aussi

Estime de soi: reconnaître ses accomplissements
Redécouvrir nos talents
Talents naturels et accomplissements
Répondre au besoin de reconnaissance
Valorisation, humilité et arrogance
8 étapes pour gérer les périodes de doute
Du bénéfice de la connaissance de soi
L’aigle en chacun de nous
Dynamique olympique et plaisir au travail
De la dévalorisation au regard bienveillant

http://www.ithaquecoaching.com/articles/mecanismes-de-valorisation-et-devalorisation-de-soi-406.html


Dernière édition par I am so sure le Dim 4 Juin 2017 - 19:19, édité 1 fois
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Re: Psychologie de comptoir

Message par I am so sure le Dim 4 Juin 2017 - 16:12

Spoiler:


Spoiler:

Dernière ligne droite avant l'examen !!!
Publié par Delphine Basson Psychologue 4 Juin 2017 à 02:39 PM
Certains diront : "Dernière ligne droite avant l'examen..." ; d'autres : "Dernière ligne droite avant les vacances !!!"

Quoiqu'il en soit, c'est maintenant qu'il faut  A.SSU.RER !!!

Alors voici la vidéo de Fabien Olicard pour vous aider à bien réviser et revoir toutes les techniques que certains ont découvert lors du stage "Mieux se connaitre pour mieux réussir sa scolarité" (clique pour plus d'infos).

Dans ce post, vous trouverez un Trucs et astuces à imprimer mais aussi le même Trucs et astuces en ligne avec différents liens si vous souhaitez "creuser" certains sujets.

Trucs et astuces
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5 étapes pour réussir les révisions de 5 dernières minutes (ou pas !!!) selon Fabien Olicard

1. STRATEGIE à définir sur une journée :

lister les priorités des matières à réviser. Tenir compte des coeff et concentrer vos efforts sur les matières à gros coeff.
établir un planning de révisions jour par jour
2. LE CONTENU sur une demie journée

rassembler tous vos cours, vos fiches, infos trouvées sur le net, annales
les trier par matières
puis les trier par sous-thèmes
3. LES OUTILS sur une demie journée

créer et/ou rassembler les fiches de révisions
créer des Mind Map (carte mentale) de vos cours en les synthétisant
créer des Flash Cards (cartes mémoire) des dates, formules
4. LA METHODE

Réviser les Mind Map et les Flash Cards
Relire les fiches de lecture si doute
5. ANNEXES

Bien dormir entre 7 et 8 heures : compréhension et mémoire passent par un cerveau en bonne forme
Réviser par tranches de 20 minutes et faire une pause de 5 minutes qui n'a rien à voir avec les révisions pour reprendre sur 20 minutes de travail...



Dernière ligne droite avant l'examen !!!
Alors Bossez et faites-vous confiance !

Delphine
http://delphinebassonpsychologue.over-blog.com/2017/05/derniere-ligne-droite-avant-l-examen.html

Shit, du coup je viens de me rappeler de ce que je devais faire en septembre... y'a 5 ans..., m'inscrire pour le bac !!), cela dit ça peut s'appliquer à tous les examens de la vie ? non ?


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Commentateur de maps minds, c'est bien ça comme métier, c'est analysateur de PQ mais pour le QI en fait ? (et je peux commander le tee shirt pour suivre avec mon cas lesson)

Spoiler:
Ajoutée le 12 oct. 2016
*** Il y a tellement de choses à savoir dans la description !***

Mon livre sur le Mentalisme : https://goo.gl/gLea1D
Mon spectacle : https://goo.gl/3ssmoV

Le livre que je préfère sur le Mind Map : https://goo.gl/zHuVsl

Les T-Shirts que je porte dans mes vidéos : https://goo.gl/csOhon
La déco comme chez moi : http://bit.ly/FabienOlicardCdiscountDéco
Une partie de mes meubles : http://bit.ly/FabienOlicardCdiscountM...

VOILA OÙ JE PASSE BEAUCOUP (TROP) DE TEMPS :

Facebook : http://goo.gl/nZAbu9
Twitter : http://goo.gl/IOlMN1
Instagram : Fabien Olicard
SnapChat : FabienOlicard

*********************************************************************

Contact (pro uniquement) fabien.olicard@sherlocksmind.com
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Y'a des gens qui ont des CV zarbis quand même... Razz . Bon courage en passant à ceusses qui sont en révision cat
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Re: Psychologie de comptoir

Message par I am so sure le Dim 25 Juin 2017 - 16:04

http://www.voix-du-changement.com/public/Therapie_familiale/Le_surdoue_et_sa_famille_Partie_3.pdf
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Re: Psychologie de comptoir

Message par I am so sure le Mar 27 Juin 2017 - 12:09

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Re: Psychologie de comptoir

Message par I am so sure le Mer 28 Juin 2017 - 18:54

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Re: Psychologie de comptoir

Message par I am so sure le Ven 30 Juin 2017 - 20:25

Si deux lele doué ont lu que souvent les réponses à leur question se trouvent dans leurs propres questions, du coup ils ne s'interrogent plus ensemble, interrogation qui serait alors pour être sûr voire confirmés dans leurs réponses auto apportées à eux mêmes dans leurs questions ?, parce que sinon s'ils ne sont pas assurés par le non doute d'un autre dans ses réponses à qui ils auraient posé ce qui devient en fait ni une question ni une réponse mais les deux, ils se mettent à douter de leur propre question mais aussi de leur propre réponse ? non ? et pire si pour x raisons lele doué s'auto répond dans sa question avec une réponse dont il n'a pas sûr, il s'auto ébranle dans sa certitude dont il n'était pas sûr et certain puisqu'il se questionnait ? de fait ça peut s'auto ébranler de ces certitudes deux leledoués, du coup y'a eu branlage et masturbation et du QI, mais du Q ? parce que le Q, c'est pareil que pour le reste, la théorie c'est bien mais il faut valider par des travaux pratiques ! Sinon la théorie elle n'est pas validée scientifiquement ? non parce que déjà le psychologue et le psychiatre dans mon lit, comme je suis timide et pudique ça me génait un peu, mais le scientifique en plus ...

Donc on arrive à au lit un lele doué pourrait être un multi potentiel, multi domaines, genre un vibro masseur voire qui t'instruit en plus et te psychanalyse éventuellement ? je n'ai pas décomposé tout l'évident en phrases d'étapes de la dite normo pensance, mais ça fait des sacrés consultations gratuites ça.

J'avais un exemple avec un couple qui bosse en patrons dans un resto mais en petit personnel aussi et le reste, je leur ai donc dit qu'à ma vue ils sont une équipe de 8 et ils m'ont répondue : ah ça serait pour ça qu'on est crevés, c'est de la fatigue de 8 personnes mais on n'est que 2... proportionnellement dans ce cas au Q où logiquement on est 2 mais crevés de 8 aussi ? je vais peut être me renseigner sur les psychiatres fans de zik dans ma ville en fait, je fais une enquête pour savoir s'il est célib, ou divorcé là ou séparé mais non, ou presque, enfin toutes les belles expériences que j'ai pas voulu vivre, je prends rendez vous et quand il me demande comment ça va ? je lui réponds bien et vous ? et s'il me demande  l'objet de la consultation : je lui dis que je suis venue pour le rendre heureux et je lui offre " Un parfum, libre, et deux boules pistache chocolat" parce que "imparfaits, libres et heureux" ça nécessite des connaissances des temps que je n'ai pas, encore que "futur, libres et heureux ?" ça peut le faire comme concept littéraire ?Razz
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Re: Psychologie de comptoir

Message par I am so sure le Mar 25 Juil 2017 - 18:06

http://www.adhes.net/la-blessure-de-narcisse-ou-les-enjeux-du-soi.aspx
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Re: Psychologie de comptoir

Message par I am so sure le Sam 29 Juil 2017 - 18:33

Spoiler:
Ce que nous vivons‎ > ‎
Remise en question
La crise de la quarantaine peut-elle être précoce chez les adultes doués? Est-ce spécifique aux hommes ? Les femmes ont-elles aussi ce passage à vide à cet age-là ? Moi, j'ai un passage existentiel à vide qui parfois ressemble aux descriptions de cette crise...mais je n'ai pas 40 ans, plutôt 33. Alors ce matin, je me demandais quel pouvait être le lien avec la douance/précocité. Ce sujet a peut-être déjà été traité, des livres existent peut-être. Comme je viens juste d'y penser, je n'ai encore rien à proposer. Quel est votre avis ou expérience ?

SirHerlin



Ah bon, Y’a aussi une crise de la quarantaine???? Déjà que je ne crois pas à la "crise de l'adolescence" ...... Mais peut-être aussi ne suis je pas concernée car malgré mes bientôt 47 printemps, mon horloge interne est bloquée à 15 ans et demi !

Non, je crois plus à des passages, des stades d'évolution totalement indépendants de l'âge (et surtout pas en lien avec l'intelligence ou le

surdouement). Là, la naissance de ma petite fille m'a fait monté quelques étages rapidement et m'apporte la "sagesse". Je sais maintenant pourquoi je suis là, je sais que je ne vais pas y rester, je sais que mon rôle est maintenant de transmettre et je sais que je n'ai plus envie de me faire ...suer.... avec des gens toxiques. J'en suis convaincue, ce n'est pas une question d'âge mais seulement des priorités qui changent. Ce sont à mon avis les seuls éléments qui nous font évoluer.....

Ce en quoi le surdouement influe sur ce genre de "crise", à mon avis (selon ce que je ressens, donc ce n'est probablement pas une généralité), c'est qu'en étant surdoué, on recherche une certaine perfection (une perfection de ressenti, d'envie) dans ce que nous entreprenons ou au moins, une certaine maîtrise. Ce qui fait que plus ou moins rapidement on se lasse et on peut changer de cap régulièrement. Des nouveaux départs or quand on dit nouveaux départs, cela entraîne obligatoirement de se retourner et de faire un bilan du chemin parcouru avant de se lancer dans autre chose. J'ai le sentiment (et je l'ai rencontré fréquemment chez les eip , les jeunes adultes et chez certains adultes surdoués) que changer de vie, de professions, d'activité, fait fuir la monotonie (la mort des surdoués!!!) , comportement induit par

le fait que nous avons beaucoup de difficultés à faire des choix définitifs.

Aussi, on se met en position de pouvoir changer radicalement. Est-ce cela que tu ressens SirHerlin, te trouver à un moment charnière où tu devras prendre une décision? Et comme chez les surdoués, les décisions sont difficiles à prendre (question de choix encore: si je choisis ça, cela veut dire que j'abandonne tout le reste). Peut-être es-tu juste à l'intervalle où tous tes choix sont possibles?

BB



Bien d'accord avec la difficulté des eip à faire un choix. Pour ma part, lorsque j'ai un choix à faire, cela absorbe toute mon énergie et mobilise ma pensée. Je pèse le pour, le contre, j'envisage les retombées possibles et les retombées des retombées... Par contre une fois la décision prise, je me sens sereine car je sais qu'à ce moment précis mon choix était celui-là et que je ne regretterai pas. C'est de choisir sans réfléchir qui peut exposer à des regrets. Je crois que c'est bien un besoin de maîtrise qui se joue là. Ma psy me dit que je veux tout maîtriser, oui, cela me rassure.

Courage SirHerlin, les périodes de remise en question sont angoissantes mais aboutissent souvent à un nouveau départ, et on se sent alors pousser des ailes. Si tu es comme moi, cette période doit te sembler infinie, mais je pense que tu en sortiras bientôt et en pleine possession de tes moyens ! Tu peux peut-être poser sur papier les différentes options qui s'offrent à toi, avec pour chacune les arguments pour et contre. Une fois qu'on a tout devant les yeux, cela libère l'esprit, clarifie les choses, et rend le regard plus objectif.

Béatrix
https://www.sites.google.com/site/aadrad02/ce-que-nous-vivons/remise-en-question
https://www.sites.google.com/site/aadrad02/qui-sommes-nous
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Re: Psychologie de comptoir

Message par I am so sure le Dim 30 Juil 2017 - 14:05

Spoiler:

L’art du pitch en trois leçons : le X du Y, story telling et le test
RACHEL VANIER, AUTEURE D'ECOSYSTÈME Le 27/07 à 07:00


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Convaincre son auditoire constitue une part importante du travail de l’entrepreneur. Extraits du roman « Ecosystème » de Rachel Vanier, paru aux éditions Intervalles.

Marianne est une entrepreneuse à la conquête du Graal : la levée de fonds. Le roman de Rachel Vanier, par ailleurs directrice de la communication de la Station F, décrit son périple. Extrait.

La CEO sur scène avait attaqué fort : « Nous sommes les Uber du pressing », avant d’enchaîner par une anecdote personnelle : « j’ai commencé mon job et je me suis rendu compte que je ne rentrais jamais à temps pour aller chercher mes tailleurs », puis de faire un détour par la stratégie de mise sur le marché : « On a voulu tester notre idée, alors on a mis en ligne une page web qui expliquait l’offre qu’on voulait construire  ; on a reçu des centaines de requêtes avant même d’avoir codé notre produit ! » C’était comme entendre les leçons d’Alessandro parfaitement mises en pratique par les premiers de la classe de l’école des start-up.


ParkMatch : un AirBnB pour les places de parking
Leçon n° 1 : la fameuse technique du « X du Y », où X peut être Uber, Airbnb, Spotify ou tout autre grand succès start-up, et Y le marché auquel on s’adresse, résumé en un seul mot. Facile à retenir, marquant bien le parallèle entre son idée et un potentiel de plusieurs milliards de dollars, c’est une technique qui fonctionne dans un nombre étonnamment grand de cas. On ne compte plus les Airbnb des animaux de compagnie, les Uber des livraisons de cupcakes ou les Spotify des bilans comptables. En y réfléchissant bien, à peu près n’importe quel produit ou service peut se réclamer de l’héritage d’un géant du web et de la technologie – qu’on l’offre par abonnement, par livraison ou entre particuliers, s’il s’agit d’une place de marché ou d’une plate-forme de mise en relation, il y a toujours un grand nom à associer à son potentiel succès.

La frustration, moteur de l'entrepreneur



Le pitch façon TED : les secrets des «beaux parleurs»
Leçon n° 2 : raconter le problème résolu par sa boîte sous la forme d’une frustration vécue personnellement – « Et si vous ne l’avez pas connue, inventez-la ! » précise Alessandro. Tout doit donner l’impression que la frustration est le leitmotiv numéro 1 de l’entrepreneur, la seule motivation valable pour tout lâcher et investir temps, argent, carrière et vie personnelle dans un projet d’entreprise. L’entrepreneur, le vrai, ne se satisfait pas de la manière dont va le monde, ce qui fait de lui, intrinsèquement, le moteur du changement.

À défaut d’être de cette trempe-là, il suffit de bien savoir inventer sa frustration – ce n’est finalement pas si grave, tant qu’on sait gérer une boîte. Ceux qui ont besoin de belles histoires, ce sont les autres : les investisseurs, les journalistes, les stagiaires. Les initiés savent se méfier de ces belles histoires ; derrière le conte de fées moderne, il y a bien souvent un étudiant en école de commerce un peu malin qui a su voir dans un modèle de business américain une belle opportunité pour le marché français et qui se contente de le recopier trait pour trait.

« Don’t ask for permission, ask for forgiveness »


Six règles pour réussir son « proof of concept » avec un grand groupe
Leçon n° 3 : tester son idée avant d’engager toute dépense, en se créant rapidement un site web des plus sommaires, juste pour voir si le consommateur lambda clique, quitte à faire croire abusivement que le produit est disponible. Pendant les cours prodigués par Alessandro, un curieux s’était exclamé : « Mais on a le droit de faire ça ? » Ce à quoi Alessandro avait répondu d’une phrase choc en anglais, comme il en connaissait tant : « Don’t ask for permission, ask for forgiveness. »

Marianne savait que la start-up en question n’avait probablement rien à voir avec Uber, que sa fondatrice n’avait probablement jamais mis les pieds dans un pressing avant de lancer son business et qu’elle s’était probablement plantée trois fois, à grands frais, avant de lancer son service sous sa forme actuelle, mais elle n’en était pas moins admirative. Comme le reste de la salle, qui avait bu les paroles de la speakerine et s’était empressé de les tweeter frénétiquement.


En savoir plus sur https://business.lesechos.fr/entrepreneurs/efficacite-personnelle/l-art-du-pitch-en-trois-lecons-le-x-du-y-story-telling-et-le-test-311809.php?CHvKezB49jUqrVIr.99


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Rayures flamboyantes
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