Psychologie de comptoir

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Re: Psychologie de comptoir

Message par Invité le Jeu 11 Fév 2016 - 11:49

4 Exercices Faciles Pour Avoir des Fesses Rebondies et Bien Fermes. 176 PARTAGES Partager sur Facebook Pint it Avoir un joli fessier rebondi, c'est le rêve de beaucoup de femmes. Mais, la génétique, le manque de musculation ou d'exercices appropriés font que vos fesses sont plates ?  Avec un peu de volonté et d'assiduité, votre rêve peut devenir réalité...J.LO n'a qu'à bien se tenir ! Et ne me dites pas que vous n'avez pas le temps, car ces exercices peuvent se faire devant la télé, en cuisinant ou au bureau. Voici 4 exercices simples et efficaces pour arrondir votre popotin !  


1. Le Squat 


C'est l'exercice le plus connu pour avoir des fesses bombées et sexy. - Mettez-vous debout le dos bien droit. - Alignez vos pointes de pieds avec les épaules et les hanches.  - Descendez doucement en serrant fort les fesses et en les poussant vers l’arrière.  - Remontez doucement. - Répétez l’opération 20 fois minimum.  Allez-y doucement au début puis intensifiez les efforts au fur et à mesure. Pensez-y lorsque vous ramassez quelque chose par terre : descendez en serrant les fesses ! 


2. Le Grand Huit C'est l'exercice le plus difficile mais son résultat est époustouflant !  - Mette​z-vous à quatre pattes.  - Tendez l’une des jambes, la pointe de pied vers le bas. - Gainez bien le ventre. - Ne creusez pas le dos. - Dessinez un grand huit avec cette jambe une quinzaine de fois dans un sens puis dans l’autre.  - Changez de jambe pour refaire la même chose.  Pensez à vous échauffer avant de commencer cet enchaînement et à bien vous étirer quand vous avez fini. 


3. Les abdos Contrairement à ce que vous pourriez penser, cet exercice est idéal pour les muscles de la ceinture abdominale mais aussi pour ceux du fessier et des cuisses. - Allongez-vous sur le dos. - Relevez les jambes en ramenant vos cuisses vers vous. - Contractez les fesses et les abdos. - Remontez le haut de votre corps vers vos cuisses. - Faites 3 séries de 20 mouvements. 


4. Les Petits Cercles​ Inutile de faire ce mouvement trop vite, au contraire. Plus il sera lent, plus les muscles travailleront. - Allongez-vous sur un côté. - Soulevez la jambe supérieure au même niveau que vos hanches. - Serrez le ventre sans creuser le dos.  - Gardez le pied droit (ne tendez pas la pointe de pied). - Faites des petits cercles en serrant les muscles du fessier.  - Après 5 rotations, relâchez les muscles des fesses.  - Faites 30 rotations pour chaque jambe. Résultat Et voilà, avec ces 4 exercices simples à faire, vos fesses vont devenir plus fermes et plus rondes :-) Pour obtenir des résultats rapidement, il est important de faire ces mouvement au moins 3 fois par semaine.  Le mieux étant de les faire une fois par jour. Bon courage à vous !


Découvrez l'astuce ici : http://www.comment-economiser.fr/4-exercices-faciles-pour-avoir-fesses-rebondies.html


Inspirée Smile C'est ça aussi l'effet de la douance. On est inspirée à s'occuper de ses FeSses Wink et la douceur ferme Smile et les petits cercles. C'est psycho logique tout ça Smile


Se la faire conter la vie au comptoir Smile

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Re: Psychologie de comptoir

Message par Invité le Ven 12 Fév 2016 - 15:52

Une techno qui change le monde : Marx adorerait le conteneur
« Quand nous pensons aux technologies qui ont changé le monde, on aime à penser à des choses comme Internet... mais si on se penche vraiment sur ce qui s’est passé dans le commerce mondial, le conteneur est un candidat très sérieux. » Le prix Nobel d’économie Paul Krugman ne croyait pas si bien dire.

Par Moritz Altenried, chercheur. Publié le 11/02/2016 à 18h59




J’entends commencer par une remarque intéressante de Thomas Reiferselon laquelle Marx débuterait « Le Capital » de nos jours en notant que la richesse des nations contemporaines apparaît de plus en plus comme une immense collection de conteneurs. Même si l’on peut objecter qu’un conteneur et une marchandise appartiennent à des catégories conceptuelles différentes, cette déclaration provocatrice est très révélatrice car elle fait ressortir l’importance de la logistique non pas seulement en tant qu’industrie mais en tant que perspective pour comprendre le capitalisme contemporain.[....]

Le conteneur ou la révolution logistique


Le système de conteneur actuel trouve ses origines aux Etats-Unis. En octobre 1957, le premier porte-conteneur navigua de Port Newark, New Jersey, vers le sud de Miami chargé de boîtes en acier standardisées pour le transport intermodal et développées par les entrepreneurs logistiques Malcom McLean et Roy Fruehauf. Cela faisait plus de cent ans que des systèmes de conteneurs et des tentatives de standardisation existaient mais ce fut le système de McLean et Fruehauf qui prit racine, ne serait-ce qu’en raison de son adoption par l’armée américaine afin de répondre aux nécessités logistiques de la guerre du Vietnam.
Making of
Ce texte a été publié dans son intégralité par Période, revue en ligne de théorie marxiste qui se donne notamment pour but de traduire et diffuser des textes non francophones. L'auteur de celui-ci est Moritz Altenried, doctorant en cultural studies sur l'économie politique de l'Internet et les transformations du travail à l'heure du capitalisme informationnel.
Nous remercions Période de nous avoir alertés sur l'existence de cet article et de nous avoir autorisés à en reproduire des extraits. Nous vous invitons à le lire en totalité sur le site de la revue. Xavier de La Porte
Leur modèle de conteneur se réduisait à une boîte en acier empilable pouvant être transférée par des grues spéciales des trains ou camions vers les bateaux. Mais il généra un changement spectaculaire : il permit non seulement d’économiser beaucoup de temps et d’espace requis pour charger et décharger dans chaque port mais aussi de se passer d’un nombre immense de travailleurs portuaires. Les syndicats à travers le monde tentèrent de combattre le processus  ; en 1980 le Syndicat international des débardeurs défendait devant la cour suprême ce qu’il considérait comme son droit de décharger les cargaisons sur les docks. Bien sûr, il échoua.
Aujourd’hui, la circulation globale des marchandises repose sur le conteneur maritime standardisé. 90% des marchandises hors vrac circulent en conteneurs. L’unité de standard est l’EVP (Equivalent vingt pieds). Walmart importe autour de 700 000 EVP chaque année, ou en d’autres termes, environ 30 000 tonnes par jour. Un grand port comme Hambourg ou Rotterdam gère plus de 25 000 de ces conteneurs chaque jour. Cette industrie génère d’énormes profits, un port comme Hambourg par exemple a dégagé en 2014 une valeur ajoutée brute de 20 milliards d’euros. L’entreprise de conteneurs danoise Maersk compte à elle seule pour environ 20% du PNB du Danemark. Maersk exploite plus de 600 navires soit une capacité totale de 2,6 millions d’EVP, dispose de bureaux dans plus de 100 pays et d’un nombre immense d’employés. Malgré son statut d’entreprise transnationale gigantesque, elle reste méconnue comme beaucoup d’entreprises de logistique. [...]

Conteneurs dans le port d’Hambourg - www.GlynLowe.com/Flickr/CC
Même si l’avènement de la logistique ne peut être expliqué par le seul conteneur, celui-ci a joué un rôle immense. Le pouvoir combiné de la standardisation et de l’intermodalité a écrasé le travail sur les docks, et permis d’énormes économies de coût et de temps et une accélération massive de la circulation. Ainsi, le conteneur et son infrastructure globale constituent des présupposés de la globalisation telle que nous la connaissons. [...]

L’algorithme ou la seconde révolution


Pour simplifier, on pourrait affirmer que l’informatisation de la logistique implique une seconde révolution logistique qui bouleverse une nouvelle fois l’industrie et avec elle le capitalisme globalisé de manière spectaculaire. La numérisation de la logistique comprend une multitude de dimensions comme les logiciels d’expédition, les progiciels de gestion intégré (PGI), le GPS, le code-barres, les technologies plus récentes de radio-identification (RFID) et les infrastructures associées. Tous ces éléments constituent autant de technologies pour organiser, capturer et contrôler le mouvement des personnes, de la finance et des choses. [...]
Ces systèmes restent relativement fermés et opaques y compris pour les personnes qui les opèrent. Même si les architectures systèmes sont parfois incroyablement complexes, elles suivent une certaine logique qui tend à abstraire et standardiser. Les protocoles, les paramètres, les standards, les normes et les références jouent un rôle clef dans l’organisation des marchandises et du travail vivant par des systèmes de management semi-automatisés. Ainsi, nous devons comprendre ces systèmes comme des «  boîtes noires algorithmiques  » ayant également une multitude d’implications pour l’organisation de la politique et du travail.

L’exemple des PGI


Les progiciels de gestion intégré (PGI) illustrent bien l’importance de la gouvernance algorithmique. Il s’agit de plateformes numériques en temps réel qui intègrent en un programme toutes les fonctions d’une entreprise telles que le management financier, la logistique, les ventes et la distribution, les ressources humaines, le management des matériaux et le planning des flux de travail. Ce type de software spécialisé pour la gestion de la chaine d’approvisionnement est généralement un logiciel propriétaire extrêmement cher produit par une poignée d’entreprises.
L’entreprise allemande SAP constitue un des joueurs les plus importants. Elle affirme fournir ses logiciels variés à 87% des entreprises du classement Forbes Global 2000. D’après Martin Campbell-Kelly, si les PGI produits par SAP venaient à disparaitre, «  l’économie industrielle du monde occidentale serait immobilisée, et il faudrait des années pour que des substituts puissent colmater la brèche dans l’économie en réseau. Si les produits de Microsoft se vaporisaient en une nuit, cela prendrait seulement quelques jours ou semaines pour trouver des substituts, et la disruption économique serait modeste. »

Un hub UPS fait plus de calcul que la Bourse de New York


[...] Des logiciels tels que les PGI incorporent une quantité massive de données portant à la fois sur des processus internes tel que le travail, les stocks, les finances, etc., ainsi que sur des facteurs externes tels que la météo, le coût du carburant ou les fluctuations de devises. Le programme qui gère le «  Worldport  », un hub UPS à Louisville, Kentucky, coûte des centaines de millions de dollars et effectue deux fois plus de calculs en une heure que la bourse de New York en une journée d’échanges boursiers intense, comme l’affirme Kasarda et Lindsay dans leur livre« Aeorotropolis : The Way we’ll live next ».
Les infrastructures en réseaux et les programmes tracent et pistent chaque mouvement de marchandise et de travail vivant. Aujourd’hui, chaque bien envoyé n’est pas seulement numériquement codé mais aussi rendu de plus en plus traçable, surtout grâce à la technologie RFID. Les ordinateurs de Walmart identifient plus de 20 millions de transactions chaque jour et ses centre de données tracent quotidiennement plus de 680 millions de produits distincts, comme le rapporte Dyer-Witheford dans « CyberProletariat, Global Labour In The Digital Vortex ».
Par ce biais, Walmart exerce sur ses fournisseurs une pression afin d’équiper tous les produits de puces RFID permettant de tracer les produits du champ à la table du client. Tandis que le code-barres standard autorise seulement le transfert d’informations relativement simples concernant des classes d’objets (Pasta, 1,95 euro), la RFID rend possible l’identification de chaque objet. Inventée dans les années 1990, la RFID peut transférer de l’information portant sur l’histoire et les propriétés d’un objet donné (à distance dans la mesure où l’étiquette n’a pas besoin d’être dans la ligne de visée du lecteur). Combinée à l’infrastructure informationnelle et aux centres de données, elle permet de suivre la trajectoire des objets à travers le temps et l’espace d’une manière inédite. [...]
La production et la logistique contrôlées par des infrastructures algorithmiques incorporant de grands ensembles de données et la mesure en temps réel de tous les mouvements de biens et de travail vivant génèrent une énorme accélération de la circulation. Ceci affecte bien sûr massivement les conditions de travail. Si vous parlez à de vieux travailleurs en logistique, quel que soit le secteur, tout le monde évoquera l’accélération ininterrompue de la vitesse de circulation qui a changé l’industrie de la logistique dans les trente dernières années et, en conséquence, les conditions du travail en logistique.

Le travail, mort et vivant


Il est très facile d’oublier le travail quand on traite de la logistique, en particulier si l’on devient fasciné par les infrastructures et technologies gigantesques de cette dernière. La quantité de travail mort incorporée dans le capital constant tel que les grues, les bateaux, les ports et les conteneurs semble réduire le travail vivant à l’état de nain. Cependant, comme nous le savons tous, le capital ne peut pas vivre sans exploiter le travail vivant et le travail reste un facteur important en logistique. UPS emploie par exemple 395 000 personnes soit presqu’autant que l’armée américaine. En dernière instance, la logistique contemporaine incarne sûrement «  le fantasme selon lequel le capital pourrait exister sans le travail  » comme l’affirment Harney et Moten. Mais il ne le peut pas et ne le pourra jamais. [...] 
Dans le cas de la numérisation, il est frappant de voir comment l’organisation algorithmique de la logistique intensifie le contrôle des travailleurs individuels afin d’augmenter la survaleur relative. Les conducteurs UPS voient chacun de leurs déplacements tracés par une multitude de senseurs situés dans leur camion de livraison et sont mis en concurrence les uns avec les autres. Chaque mouvement, chaque pause peut être scruté. Les travailleurs des entrepôts d’Amazon travaillent avec un appareil portatif qui les guide à travers l’entrepôt. Ce dispositif trace chaque pas et peut déclencher une alarme chez le «  leader d’équipe », au cas où un travailleur serait inactif pendant une période prolongée. Des objectifs journaliers et des standards à atteindre, tous contrôlés et organisés par un logiciel, sont fixés. [...]

Tout sauf ininterrompu


La circulation ininterrompue et transparente constitue peut-être le but de la logistique mais en réalité il s’agit là davantage d’un fantasme productif que d’une réalité. Il existe une multitude de dysfonctionnements, d’obstacles et de nombreuses formes de différence qui font que la logistique globale est tout sauf une machine fonctionnant de façon ininterrompue. [...] Par conséquent, la production de l’espace à travers la circulation logistique globale de marchandises évolue et se fragmente en permanence et est constamment traversée de contradictions, à la fois interne et externe au rapport capitaliste.
La plus importante de ces contradictions, celle du capital et du travail, a récemment regagné en visibilité. Le secteur logistique a été frappé par une vague de conflits ouvriers dans les dernières années. De la fermeture du port d’Oakland – on peut argumenter qu’il s’agissait là du moment le plus puissant de tout le mouvement Occupy – à Hongkong ou Valparaiso. En Europe, on peut mentionner les luttes des travailleurs d’Amazon en Allemagne, Pologne ou France ou les luttes militantes et puissantes de travailleurs migrants dans les hauts lieux logistiques de l’Italie du Nord. Si ma proposition s’avère exacte, à savoir que la circulation des marchandise n’a jamais été aussi importante et que la logistique constitue un secteur plus crucial que jamais pour l’accumulation globale du capital, c’est aussi une bonne nouvelle pour les travailleurs des docks, des navires, des entrepôts et des camions. En effet, parallèlement à l’importance croissante de leur travail pour le capital, leur pouvoir de négociation s’est accru de façon significative.
Traduit de l’anglais par Memphis Krickeberg.
Lire le texte dans sa totalité sur le site de la revue Période.







- Baballe, grosse baballe, boiboite, grosse boiboite   Ouaah ! Ouaah ! Ouaah ! Ouaah ! Ouaah ! Ouaah ! Ouaah ! Ouaah !

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Re: Psychologie de comptoir

Message par Invité le Sam 13 Fév 2016 - 13:12



J'aurai pu être princesse...... et attraper..... un rhume.

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Re: Psychologie de comptoir

Message par Invité le Dim 14 Fév 2016 - 14:31

[size=34]Doper le cerveau à l’électricité : vers une humanité augmentée ou altérée ?
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Par Neuro89. Publié le 14/02/2016 à 12h21



[url=http://twitter.com/share?text=Doper le cerveau %C3%A0 l%E2%80%99%C3%A9lectricit%C3%A9%C2%A0: vers une humanit%C3%A9 augment%C3%A9e ou][/url]



Dans le monde anglo-saxon, le culte de la productivité et de la performance individuelle se traduit par un recours de plus en plus fréquent au dopage cognitif (« cognitive enhancement »). L’ingestion de médicaments psychostimulants comme la Ritaline ou le Modafinil par des individus en bonne santé y est ainsi devenue monnaie courante.
A l’exception d’une faible proportion de médecins et étudiants en médecine, l’utilisation de ces substances reste au contraire très marginale en France, même dans le domaine thérapeutique.
Bien que cette divergence s’enracine peut-être dans une conception différente de l’esprit humain d’une culture à l’autre, le dopage cognitif pourrait prochainement entrer dans nos vies par une autre voie  : la neurostimulation électrique.
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Représentation d’une expérience de Luigi Galvani (1737-1798), qui a donné son nom au verbe « galvaniser »

D’un point de vue scientifique, l’idée n’est pas neuve. :
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  • dès l’antiquité, Scribonius Largus et Gallien discutaient de l’efficacité des chocs produits par la raie électrique dans le traitement des crises de gouttes, des maux de tête ou de l’épilepsie [PDF] ;



  • l’électricité animale elle-même a été découverte auXVIIIe siècle à travers les travaux de Galvani sur les cuisses de grenouille, familiers à tous les collégiens de France et de Navarre ;



  • à peine un siècle plus tard, les premiers électro-encéphalogrammesétaient enregistrés par Richard Caton avant d’être perfectionnés par Hans Berger, le découvreur des différentes ondes électriques produites par le cerveau ;



  • enfin, plusieurs techniques médicales de neurostimulation sont connues et appliquées depuis le milieu du XXe siècle, notamment pour le traitement des douleurs chroniques (stimulation de la moelle épinière) ou de la dépression (électrochocs ou sismothérapie).



Efficacité réelle ou mirage marketing ?


Cependant, avec la société britannique Foc.us et quelques autres, la neurostimulation vient de franchir un seuil crucial : celui de l’hôpital et, partant, celui du principe de précaution. Son appareil de « stimulation transcrânienne à courant direct » (« tDCS » en anglais) est en effet d’ores et déjà accessible au quidam moyen sur Internet.
Cette technique se distingue de la sismothérapie, par son caractère continu et surtout par une intensité de stimulation environ 50 fois plus faible. C’est d’ailleurs pour cela qu’elle est utilisée depuis environ deux décennies par les chercheurs en neurosciences cognitives  : parce que leurs expériences portent principalement sur des étudiants plein d’avenir (du moins, on leur souhaite), il serait hors de question d’altérer leur fonctionnement cérébral en profondeur !

Une égérie de la marque Foc.us, dominatrice et déterminée grâce à son électrode de stimulation sur le cortex préfrontal droit... - Foc.us

Promettant monts et merveilles à ses clients potentiels, la société Foc.us capitalise ainsi sur une importante manne d’articles académiques ayant suggéré que la stimulation cortex préfrontal permettrait :


  • de faciliter l’apprentissage de nouveaux exercices moteurs ou intellectuels ;
  • d’améliorer l’attention  ;
  • de renforcer légèrement de nombreuses «  fonctions exécutives  »(aptitude à accomplir plusieurs tâches à la fois, capacité de la mémoire à court terme, planification, etc.).


Si les trois points cités font en réalité l’objet d’une polémique (due à desétudes récentes montrant une absence d’effet, voire une dégradation des performances sur certains protocoles), ce produit suscite de nombreux débats chez les chercheurs et les cliniciens.
En effet, ces derniers sont à la fois conscients du potentiel de la stimulation transcrânienne (dont l’un des modes d’action présumés serait de faciliter la plasticité cérébrale) et de ses risques, en particulier dans le cadre d’une commercialisation à grande échelle s’appuyant par les techniques de marketing habituelles (entendre  : trompeuses, partiales et sans scrupules).
L’influente revue Neuron a d’ailleurs publié [PDF] une mise en garde explicite il y a deux ans, sans grand effet depuis  :

«  L’intérêt du monde académique et du grand public au sujet de la tDCS a été alimenté par de grandes déclarations en matière de thérapie et d’amélioration [cognitive]. Alors que les actions de régulation se font attendre et que certaines questions éthiques doivent être envisagées, la couverture médiatique offerte à la tDCS est en croissance continue.  » (Dubljovic et al., 2014 ; ma traduction)


Augmentation constante du nombre de publications par an relatives à l’amélioration cognitive et à la tDCS ces vingt dernières années - Medline Trend

Une innocuité pas si bien établie


Compte tenu de l’extrême rareté des incidents graves en laboratoire (quelques crises d’épilepsie néanmoins), l’innocuité de la tDCS est constamment mise en avant par ceux qui voudraient en tirer un profit financier.
Cependant, si ce constat vaut pour des protocoles occasionnels allant de une à vingt séances par patient, nous n’avons aucune idée des conséquences physiologiques d’une utilisation répétée sur plusieurs mois ou années, hors du contexte hospitalier.
En outre, les conséquences d’une utilisation intensive de la tDCS ont été principalement évaluées sur des souris ou des rats. Or, si peu d’effets indésirables sont constatés chez ces espèces, il faut néanmoins rappeler que notre cerveau est bien plus délicat que le leur.
A titre d’exemple, la neurotoxine MPTP – qui cause la maladie de Parkinson – est déjà pathogène pour une dose de 0.001 ou 0.1mg/kg chez l’humain (DOC), tandis que des doses 10 à 100 fois supérieures peinent à reproduire les mêmes symptômes chez le rongeur.

Notre rapport aux autres


Prudence donc. Et méfiance aussi. Car s’il semble établi que la stimulation transcrânienne peut augmenter certaines capacités cognitives, il faut garder à l’esprit que ces «  bénéfices  » (qui pourraient au passage se révéler négligeables hors des conditions très spécifiques et contrôlées du laboratoire) s’accompagnent d’autres altérations cognitives qui ne seront pas forcément les bienvenues.
En 2013, une étude publiée dans Science a par exemple montré que la tDCS changeait notre rapport aux autres en modifiant le respect de certaines normes sociales (en l’occurrence, celle de punir les individus «  hors-norme  »  !).
D’autres études parues depuis confirment que ce type de stimulation électrique peut altérer notre relation à autrui, nos décisions en matière économique, et un certain nombre d’autres mécanismes psychologiques.
Que ces modifications soient considérées comme positives et prometteuses pour la psychiatrie ou la neurologie ne doit pas faire oublier que nous parlons ici d’une modification de la pensée (voire de la personnalité) par un appareillage externe qui pourrait facilement être monté sur une paire de Google Glass…

Humanité augmentée, altérée, dénaturée  ?


Chaque décennie vient avec son lot d’innovations technologiques, qui se démocratisent et s’offrent comme autant d’instruments de performance et de félicité.
En l’absence de cadre législatif contraignant, on peut donc craindre que les neurostimulateurs nous soient prochainement présentés comme les nouveaux «  gadgets révolutionnaires  », programmés à la manière des iPad pour faire fureur sur les marchés de Noël (et financiers).

Bernard Stiegler, sur le transhumanisme et l’amélioration cognitive
A l’instar d’autres produits high-tech qui peinent encore à trouver un marché, les mentalités anglo-saxonnes sont actuellement travaillées par ces idéologues transhumanistes qui appellent de leurs vœux une réforme de la nature humaine par la technologie.
En guerre contre le techno-scepticisme qui accompagne la numérisation et l’automatisation intensive de nos sociétés, de nos vies, pour ne pas dire de nos pensées, cette rhétorique pourrait gagner la France plus vite qu’on ne le pense. En effet, devenu essentiel à une croissance économique pérenne du côté de la Silicon Valley, le mythe de l’homme augmenté ne manquera sans doute pas d’appuis dans les années qui viennent...
Post-scriptum
Le système tDCS n'est pas l'unique neurostimulateur dont la démocratisation pose question. Cet article aurait ainsi pu porter sur un système de stimulation transcutanée du nerf vague, présenté par la start-up Nervana au CES de Las Vegas (la grand messe high-tech où royal Macron s'est montré le mois passé). Cependant, j'ai laissé l'idée de côté car la société Nervana n'a jamais répondu à mes e-mails dans lesquels je demandais sur la base de quelles recherches reposait l'efficacité attendue de leur produit. Je n'ai trouvé aucune trace de telle recherches.
En revanche, cette technique de stimulation jusqu'alors réservée aux épileptiques ne vient pas sans effets secondaires (voix rauque, maux de tête, difficultés à déglutir) et aucune donnée ne suggère que sa synchronisation avec le rythme musical change quoi que ce soit à la chimie du cerveau ou à la perception auditive. Or, Trax a consacré ce vendredi un article-publicité à « ces écouteurs qui procurent des sensations d'extase ». Prenez donc la nouvelle avec de (très) longues pincettes.



http://rue89.nouvelobs.com/blog/neuro89-0/2016/02/14/doper-le-cerveau-lelectricite-vers-une-humanite-augmentee-ou-alteree-235225













- t'as compris quelque chose ? 
- ben non mais qu'on m'explique d'abord si ça va interrompre mes prélèvements de factures ? et comme ça j'aurais chaud pour pouvoir lire l'article et le comprendre ?, les très longues pincettes, c'est comme les baguettes au resto chinois où on va ? c'est ça ? quand on revient du festival des Cerfs (menteurs il n'y a jamais eu de cerfs, limite des papillons ou autres animaux mais des cerfs non) volants à Beurk sur Mer Smile

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Re: Psychologie de comptoir

Message par Invité le Lun 15 Fév 2016 - 18:24

[size=34]« Le simple fait d’éteindre son portable donne déjà un sentiment de liberté »
Matthew B. Crawford a tout plaqué pour partir réparer des motos. Il en tire une philosophie de vie qui pourrait nous réconcilier avec le monde numérique.
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Par Rémi Noyon Journaliste, Audrey Cerdan Journaliste et photographe. Publié le 14/02/2016 à 18h05







02/15/2016 - 10:50 La parution initialement annoncée le 3 mars a finalement été avancée au 25 février.

Qui doute que nos cerveaux sont bousillés ? Si l’on est poli, on parle de « crise de l’attention ». Si l’on est en verve, de notre cerveau de « poisson rouge » et de ses trois secondes de concentration. Le malaise dégorge ici ou là : vacuité, burn-out, fatigue.
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La couverture de « Contact : pourquoi nous avons perdu le monde, et comment le retrouver » (La Découverte, février 2016)
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Des types parlent de se tirer élever des lamas. Faire souffleur de verre. Ou, plus prosaïquement, reprendre une ferme biodynamique. « Toucher de la matière quoi. » Souvent, ça s’arrête au rêve du vague « retour à l’authentique ». Parfois, ça va plus loin. Il y a des rescapés.
Matthew B. Crawford s’affiche comme tel. Après avoir commencé à bosser dans un think-tank américain, il est revenu à ses envies de jeunesse : mécanicien moto.
Dans son premier livre, « Eloge du carburateur », il décrivait ce plaisir « intellectuel » qu’il y a dans l’exercice d’un métier « manuel » souvent plus enrichissant que de remplir des tableaux Excel.
Mais le bougre ne s’arrête pas là. Il tire de son expérience une philosophie plus large. Son nouveau livre – « Contact : pourquoi nous avons perdu le monde, et comment le retrouver » (La Découverte) – sort le 25 février 2016. On lui a demandé de nous aider à sortir de là.

Matthew Crawford, dans son hôtel parisien, le 11 février 2016 - Audrey Cerdan/Rue89

Rue89 : Vous dites ressentir un malaise profond envers notre époque. Comment décririez-vous ce sentiment  ?
Matthew B. Crawford : Une sorte de « fragmentation » de notre activité mentale. L’impression de ne plus être en mesure de contrôler notre attention, notre présence au monde. Et pour cause... Tout est fait pour attirer notre attention afin d’en tirer un bénéfice commercial.
Par exemple  ?
Je payais mes courses à une caisse automatique lorsque je me suis aperçu que des publicités s’affichaient sur chaque écran « d’attente » entre l’introduction de ma carte, la confirmation de mes achats, la saisie de mon code, etc. Peut-être même que la durée de ces intervalles était artificielle. C’est là que je me suis rendu compte que la nouvelle ligne de front du capitalisme était tenue par de supposés « innovateurs » prêts à monétiser chaque petit morceau de notre espace mental.
Je pense que nous sommes en train de réaliser que notre attention est une ressource précieuse et limitée, mais nous ne réussissons pas encore à la défendre.
Sauf les riches qui se réfugient dans des salons privés où règne le silence visuel et auditif...
Eh oui, l’attention est devenue un produit de luxe. Nous devons maintenant payer pour la récupérer. Mais ce déluge de publicités n’est que la partie émergée de l’iceberg. Il faut aussi prendre en compte toutes ces choses qui semblent assouvir nos appétits et que nous faisons entrer dans notre intimité sans se les approprier, sans y résister  : les jeux vidéo, la pornographie, etc. De plus en plus, ces expériences semblent s’intercaler entre nous et la réalité. Notre rapport au monde et aux personnes qui nous entourent s’en ressent.
Un très bon exemple que vous prenez pour décrire cet éloignement du monde est celui des voitures, bardées d’électronique...
Les constructeurs semblent vouloir nous isoler de la route. Si bien que lorsque vous êtes au volant, vous avez l’impression que le décor est un écran qui défile. Quand la conduite devient une expérience si lointaine, si abstraite, la route devient une simple information en compétition avec votre portable ou vos e-mails.
C’est pour cela que je préfère des voitures dépouillées de tout ce supposé confort. Avec cette relation directe, intime avec la route. Sur une moto, vous avez ce sentiment. La bécane devient une extension de votre propre corps.
Du coup, vous détestez les voitures sans chauffeur ?
D’une certaine façon, c’est mieux. Je préfère des voitures sans chauffeur que des chauffeurs distraits qui viennent nous percuter, moi et ma moto. Mais, enfin, on perd la conduite et j’adore conduire  !
Pourquoi est-ce que ce rapport plus distant au monde est un problème  ?
Avant même de dire si c’est oui ou non un problème, il faut constater que c’est un énorme changement. Ce que je voudrais mettre en avant, c’est l’idée que nous avons des corps...
Je m’inspire en cela d’un auteur appelé Alfred Schütz qui a développé une idée très simple  : nous orientons le monde autour de notre corps. Il y a ce qui se trouve au-dessus de nous, en dessous, à notre gauche, ce qui est à ma portée, ce qui ne l’est pas.
C’est comme si le monde se sculptait autour de nous. C’est crucial car la sélection, parmi de multiples choix, est au fondement de l’attention. Le fait d’être ainsi ancré dans le monde agit déjà comme un principe de sélection.
Maintenant, imaginons que vous êtes devant un ordinateur. Vous pouvez aller faire un tour virtuel de la cité interdite à Pékin ou plonger dans des caves sous-marines. C’est aussi simple que de jeter un œil par la fenêtre. Le principe « corporel » est aboli. Je peux être partout à la fois. Le monde entier a fusionné dans une sorte de matrice sans distances et sans aspérités.
La conséquence directe, c’est que le fait d’être vraiment présent avec les gens qui m’entourent physiquement n’est plus qu’une simple option au milieu de beaucoup d’autres. Et pas forcément la plus drôle...
Et vous ne voyez-pas cela comme le point de départ d’une nouvelle forme d’intelligence, une façon de raisonner, plus éclatée, certes, mais tout aussi fertile  ?
Il existe tout un courant de pensée, irrigué par la Silicon Valley, qui se félicite de l’entrée supposée dans le transhumanisme. Cette perspective ne m’enchante guère... J’aime les hommes tels qu’ils sont. J’aime le monde. Le fait qu’il soit façonné autour de nous par d’autres qui en tirent profit est déjà, à mon sens, une bonne raison de s’inquiéter.
Une amie m’a raconté que son fils, qui adore le baseball, n’a pas supporté de voir son équipe perdre. Il a donc éteint la télé pour allumer un jeu vidéo de baseball. En refusant de prendre part à cette expérience de la défaite, en refusant de partager cette déception avec d’autres fans, il ne se laisse pas la possibilité d’apprendre à devenir un vrai amoureux de baseball. Il s’enferme dans un petit cocon fait pour le satisfaire.
Ah oui, c’est l’exemple de Mickey Mouse que vous donnez dans le livre...
Oui, dans le vieux dessin animé, vous aviez toujours des planches à repasser qui vous tombaient sur la tête, des boules de neige qui grossissaient en dévalant une pente et finissaient par vous dégommer... On exagérait le fait que le monde nous résiste, que la vie est faite de frustration. Alors que la nouvelle version de Mickey est bourrée de gadgets qui marchent toujours parfaitement. Il n’y a jamais de conflit entre les personnages et leur environnement.
De mon point de vue, l’espèce d’idéologie qui en émerge nous rend plus fragiles et plus enclins à croire qu’il existe une solution magique aux problèmes qui nous entourent.

Matthew Crawford, dans son hôtel parisien, le 11 février 2016 - Audrey Cerdan/Rue89

Dans le monde adulte, cette idéologie n’est-elle pas portée par la Silicon Valley  ?
La Silicon Valley met sur pied tous ces portails à travers lesquels nous sommes incités à passer. De plus en plus de gens en arrivent à croire que c’est une obligation : « Vous n’êtes pas sur Facebook  ? Vous n’aurez pas de vie sociale. »
C’est tout de même très fort  : ce sont vos amis qui postent des contenus destinés à accrocher votre regard pour le bénéfice de publicitaires. C’est une compétition : vous devez vous mettre en scène, montrer que vous êtes sur une trajectoire ascendante. C’est épuisant.
Vous êtes sur Facebook  ?
Je ne suis sur aucun réseau social. Mais j’ai un smartphone que j’utilise pour mes appels et mes e-mails et je suis soumis à toutes les pressions que je décris. Reste que l’écriture de ce deuxième livre a été beaucoup plus difficile pour moi. Je recevais des e-mails, des invitations. J’avais le sentiment de me dissoudre dans ce monde de choix, de possibilités, plutôt que de me concentrer sur mon projet.
Vous avez des règles vis-à-vis de votre téléphone  ?
Je l’éteins parfois lorsque je rentre à la maison. L’effet est subtil, mais je me sens libéré. Vous pourriez me dire  : « Pourquoi l’éteindre ? Il suffit de ne pas le regarder. » Mais c’est là qu’est la nuance  : dans ce cas, vous devez constamment prendre la décision de ne pas le regarder. Le simple fait de l’éteindre, de mettre cette minuscule barrière, vous donne le sentiment d’en être libéré.
Surtout si vous avez un conjoint, des enfants...
C’est tout de même un souci de voir des parents absorbés par leur téléphone en présence de leurs enfants. Je ne sais plus qui a dit  : « Le plus beau cadeau que vous pouvez donner à quelqu’un, c’est de lui accorder votre plus complète attention. » Tout le monde se plaint des jeunes, obsédés par leurs écrans. Mais on oublie les parents. Pour eux, c’est d’autant plus difficile que les enfants peuvent être très barbants. Dur de ne pas regarder votre téléphone lorsque votre gamin met dix minutes à se brosser les dents...
Cette hygiène de l’attention demande donc une ascèse assez poussée ?
L’autodiscipline a ses limites. Comme un muscle qui se fatiguerait vite. Je pense qu’il est possible d’organiser son environnement pour que le poids de la discipline se trouve dans votre environnement plutôt qu’en vous-même. Un peu comme ces gens qui planquent les cookies hors de leur champs de vision. Il y a des applications, par exemple, qui bloquent Internet pour quelques heures. Ça ne me paraît pas bête.
La plupart des gens attribuent cette distraction continuelle à la présence envahissante des écrans et à l’accélération du monde, mais vous pensez que c’est plus profond que cela...
Le néolibéralisme crée une équivalence de principe entre la liberté et le choix. Pour maximiser notre liberté, nous devons maximiser nos choix. C’est le langage du marché.
Mais ces conditions sont précisément celles qui maximisent la dissipation et la distraction. « Il n’y a pas de limites  ! Vous êtes aux commandes  ! » La raison pour laquelle cette vision de l’homme est si prégnante, c’est parce qu’elle découle, de façon pervertie, des Lumières.
L’idée que l’esprit est radicalement différent du corps commence avec Descartes, Locke, etc. Cela se traduit aujourd’hui dans la théorie dominante des sciences cognitives. Selon celle-ci, le cerveau ne serait qu’une sorte d’ordinateur. Pour moi, cette vision est fausse. Et je ne suis pas le seul. Tout un courant dissident des sciences cognitives souligne le rôle du corps dans notre compréhension du monde. Ce qui permet d’étudier la façon dont les outils peuvent s’incorporer dans notre conscience. Un peu comme un aveugle finit par sentir le bout de sa canne.
Si le corps est si important, est-ce que cela signifie que ceux qui font un travail manuel ont plus de chance de s’en sortir que les cols blancs  ?
Le corps joue un rôle important, mais je donne aussi l’exemple de l’apprentissage d’une langue étrangère. L’important est de se saisir d’un objet qui vous résiste et qui a sa propre « vérité ».
Je m’explique  : j’ai travaillé dans un think-tank avant de bosser dans un garage. Ce think-tank avait une orientation politique. Si bien qu’il me fallait parfois partir d’une conclusion désirée pour remonter à des prémisses qui nous convenaient.
A l’inverse, lorsque vous réparez une moto, le critère de votre réussite est simple  : soit elle démarre, soit elle reste plantée. Si elle reste plantée, vous ne pouvez pas embrouiller votre interlocuteur et refaire l’histoire de votre échec pour en faire une réussite.
De la même façon, les développeurs informatiques parlent du plaisir qu’ils ont à manipuler du code, qui a ce côté rigide, logique. Mais ils ont un autre problème  : ils travaillent souvent sur une petite section d’un logiciel beaucoup plus vaste. Ils n’ont pas la satisfaction de voir l’ensemble de l’œuvre.
Vous avez des conseils pour ceux qui bossent devant des ordinateurs et qui n’ont pas ce plaisir de « créer » ?
Il reste toujours les loisirs... Je suis sérieux. Jouer de la musique, construire des choses, en réparer d’autres. A chaque fois que je vois des gens qui font quelque chose d’impressionnant, un jazzman qui improvise par exemple, j’ai l’impression qu’ils s’immergent dans quelque chose de plus grand qu’eux. Ils se détachent d’eux-mêmes.

Matthew Crawford, dans son hôtel parisien, le 11 février 2016 - Audrey Cerdan/Rue89

Et comment fait-on pour protéger notre attention de l’agression publicitaire  ?
Ce midi, je me suis retrouvé dans un restaurant plutôt chic. Chose extrêmement rare, il n’y avait pas de musique de fond. C’est tellement bizarre que la musique d’ambiance soit devenue la norme. Ce n’est pas comme si c’était une demande des clients. La plupart du temps, ça les défrise. Peut-être qu’il y a une sorte de répugnance, d’horreur face au silence. Et une obligation étrange de « gérer l’ambiance ».
Tout cela pour dire que j’ai rencontré quelqu’un à Toronto qui se promène avec deux types de cartes. Il doit en avoir un stock chez lui. Sur la première, qu’il laisse sur la table en partant, il y a écrit  : « Pourquoi ne pas éteindre cette musique  ? C’est très pénible, je ne reviendrai pas. » Sur l’autre, qu’il abandonne dans les endroits calmes  : « Merci d’avoir fait de cet endroit un havre de paix ». C’est génial.
Vous devez devenir fou lorsque vous vous baladez...
A Philadelphie, ils ont une magnifique gare ferroviaire, mais je l’ai vue recouverte de panneaux de la taille d’une piscine vantant les mérites d’une station balnéaire quelconque aux Bahamas. Cette démonstration de force marketing a un nom  : on appelle cela en anglais du « station domination campaign ». J’avais l’impression d’être dans un lieu qui n’en était plus vraiment un. Ce n’était plus qu’une surface m’incitant à aller ailleurs. Je me suis dit  : « Punaise, Philadelphie, vous n’avez donc aucune fierté  ? »
A New York, c’est différent. Dans les années 70, la gare, Grand Central Terminal, était couverte de publicités. Et puis dans les années 90, tout a été remplacé par des magasins. Maintenant, lorsque je rentre dans Grand Central Terminal, j’ai l’impression d’être un citoyen romain entrant dans le Colisée. Il y a toujours des publicités, mais elles sont moins intrusives et concernent des magasins qui sont réellement là, juste en dessous. Ce pourrait être une règle  : n’avoir des pubs que pour les entreprises sur place. Ces magasins génèrent plus de revenus que les panneaux publicitaires des années 70. Ce n’est donc pas nécessairement un argument défavorable au commerce.
Ça semble un peu léger comme solution, non  ? Vous dites vous-même que des montants financiers énormes sont en jeu et vous ne proposez en face qu’un changement d’attitude...
Je ne crois pas en la révolution. Il est vrai que mes propositions sont très modestes. Réaliser que notre attention est une ressource à protéger serait un changement majeur et pourrait déjà modifier la texture de notre vie quotidienne. Je ne sais pas quelle forme cela pourrait prendre, mais dans le livre, je formule le souhait – et ce n’est pas une blague – d’être lu par des urbanistes, des promoteurs immobiliers, etc.
Mais les responsables sont souvent difficiles à identifier, non  ?
Il y a toujours quelqu’un qui appuie sur le bouton, qui prend la décision. On oublie cela quand la technologie est vue comme une force aux impératifs magiques sortie des nuages... Essayez de remplacer le mot « technologie » par « magie » dans vos phrases, vous verrez que ça incite à penser différemment.
Vous êtes très critique envers la gauche. Pourquoi  ?
Ce que je critique, c’est l’obsession de la « libération ». C’est en partie de là que vient notre fardeau de l’autorégulation. Du fait que nous avons été « libérés » de diverses sources d’obligations ou d’identités sociales. Tout ce qui n’est que « donné », tout cet humus dans lequel nous sommes nés, est considéré comme une source d’oppression dont il faut s’affranchir, s’arracher. Vous êtes supposé ne pas être modelé par la société, par vos parents. C’est un projet héroïque, crevant.
Est-ce à dire que vous vous définissez comme un conservateur  ?
D’une certaine manière... Je critique l’obsession « libérationniste » de la gauche, mais je critique – et c’est très logique car les deux fonctionnent de pair – le capitalisme économique. Il faut bien voir que le néolibéralisme répond à cette injonction à s’affranchir des limites.
En France, mon livre peut être mal compris. En effet, lorsque je parle de « tradition », certains pourraient tout de suite entendre « Ancien Régime » et me voir comme un « néo-réactionnaire ».
Mais j’espère qu’il est clair dans le livre que je m’intéresse à ce que ce nouveau regard sur l’homme peut avoir de progressiste. Ce regard qui le place dans le monde plutôt que de vouloir l’en isoler.
Dans le livre, vous prenez l’exemple des facteurs d’orgues...
Ces artisans perçoivent leur apprentissage comme quelque chose d’ancré dans un arc historique très ancien. Un peu comme s’ils se considéraient comme les apprentis de maîtres passés. Ils ont ainsi une espèce d’indépendance de jugement qui leur vient du sentiment de s’inscrire dans une tradition bien vivante.
Ce ne sont pas des antiquaires qui essaieraient de préserver un héritage statique et figé. Ils sont engagés dans un dialogue avec la tradition, qui est aussi une forme de rébellion fertile contre elle : leur but est d’encore améliorer l’instrument.
Est-ce le bonheur  ? Je n’en sais rien, mais c’est en tout cas plus profond que la simple succession de plaisirs qu’on peut avoir s’affalant devant la télé.

http://rue89.nouvelobs.com/2016/02/14/simple-fait-deteindre-portable-donne-deja-sentiment-liberte-263164

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Re: Psychologie de comptoir

Message par Invité le Mar 16 Fév 2016 - 12:18

[size=30]Le nouveau petit génie des maths est un Américain de 14 ans[/size]


  • Par Charles-Alexandre Louaas
     

  • Publié le 12/02/2016 à 16:33



Parmi les 12 étudiants ayant récoltés 108 points sur 108 possible au test Calculus AP, dix viennent des États-Unis. (© Wiki Commons)

 


Seuls 12 lycéens sur plus de 300 000 dans le monde ont réussi la prouesse de répondre juste à toutes les questions de ce test d’excellence. Pour le féliciter, Barack Obama l’a convié à la Maison blanche.


«C’est vraiment une surprise». Landon Labuskes a le triomphe modeste. À seulement 15 ans, il fait partie des 12 étudiants dans le monde à n’avoir fait aucune erreur à un test d’excellence de mathématiques appelé Calculus Advanced Placement. Ce petit génie du lycée catholique Paul VI , dans l’État de Virginie, n’a que 14 ans lorsqu’il passe ce test dans sa classe de seconde générale, comme l’explique le Washington Post .Les 302 532 étudiants concernés devaient répondre à plus de 45 questions à choix multiples, et 6 questions ouvertes, en l’espace de 3 heures et 15 minutes.

Une performance remarquée par Barack Obama en personne



Landon Lubuskes avait 14 ans lorsqu’il a obtenu ce score parfait. (lycée Paul VI)

Landon n’a pas attendu l’officialisation des résultats pour être mis au courant de ses excellentes notes. Le comité organisateur de l’événement a contacté son lycée par le biais d’une lettre pour l’en tenir informé. Une procédure habituelle dans ce genre de cas exceptionnel, comme l’a expliqué un membre du comité au Washington Post. Parmi les 12 étudiants ayant récolté 108 points sur 108 possibles au test , dix viennent des États-Unis, un du Canada et un autre de Turquie.
Mais la performance du jeune homme, seulement âgé de 14 ans quand il a passé l’épreuve, est particulièrement remarquée. A tel point que Landon à eu les honneurs du prestigieux journal The Washington Post, qui lui a consacré un article. Le président de la République, Barack Obama, a alors réagi sur le réseau social Twitter, félicitant le garçon et en l’invitant même à la Maison blanche!





Il admet pourtant ne pas être le meilleur élève


Landon Labuskes a tenu à rendre hommage à son professeur, Ann Watkins. «Elle fait vraiment un travail remarquable», a-t-il déclaré. Il admet pourtant ne pas être le meilleur élève des 1000 élèves qui suivent des cours de mathématiques. Un étudiant d’une classe inférieure a obtenu une note de 5 sur 5 à un test encore plus compliqué que lui, confie-t-il. Mais selon son professeur, c’est l’approche personnelle de Landon qui lui a permis de faire un sans faute. «Elle est intuitive. Ses méthodes sont quelques fois différentes des miennes, et cela ne me pose aucun problème, bien au contraire». Explique-t-elle.
Pour sa mère, les résultats de son fils sont tout sauf une surprise. Dès son plus jeune âge , il pensait en terme de «3x + 2y=quelque chose», déclare-t-elle. «Je me rappelle lorsqu’il avait 5 ans, il sortait de la douche et me parlait de ces choses auquelles il réféchissait. En gros, il faisait des équations algébriques, essayant de résoudre et régler des problèmes» ajoute-t-elle.

«Les maths sont une manière de transformer le monde qui nous entoure»


Questionné sur son rapport aux mathématiques, Landon répond. «Les maths sont une manière de transformer le monde qui nous entoure, en quelque chose que l’on peut regarder et comprendre . La croissance démographique par exemple. Lorsque vous la regardez par le biais des maths, on la comprend de manière beaucoup plus simple». avant de poursuivre. «Ce que j’aime c’est le côté blanc ou noir. Être capable de savoir si l’on a raison ou tort et comprendre pourquoi. Il y a aussi l’aspect artistique concernant les différentes manières de résoudre un problème» conclue-t-il.





- c'est inadmissible !!!
- qu'est ce qui t'arrive encore Madame 6 Cif ? t'as fait une expérience avec ton éponge ? ou t'en as fait un hérisson ? 
- non c'est pas ça, ça m'insupporte, tout ce temps perdu, moi aussi j'ai une ardoise en forme de coeur et j'écris ma citation inventée du jour dessus à la craie, Obama il est jamais venu chez moi, à m'baraque pour me demander d'en faire un article dans l'express. pourtant je lui aurais un expresso, je sais recevoir Smile 

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Re: Psychologie de comptoir

Message par Invité le Mer 17 Fév 2016 - 14:36

http://www.sparadrap.org/comment-tu-vas/?gclid=CjwKEAiA0ZC2BRDpo_Pym8m-4n4SJAB5Bn4xJRNnXXL6RCC11IYq5x3siOk6Knd8r1iFIoGyD3lU3xoCMKrw_wcB


http://www.sparadrap.org/index.php/Catalogue/Tout-le-catalogue/Et-toi-comment-tu-vas-Ref.L14

J'aime bien l'idée Smile Je pense que je vais en acheter plusieurs et aller les distribuer Smile ou alors je vais en faire des gratuits Smile

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Re: Psychologie de comptoir

Message par Invité le Lun 14 Mar 2016 - 14:27



Avoir un petit bas au moment où tout le monde est en haut, ça m'étonne pas de moi tiens.

Pourquoi faire compliqué quand on peut faire simple ...

Bon pas de psycho, j'ai deux rendez vous, je suis absolument débordée. Mais je suis synchro (à un ou deux détails près, ça dépend d'où on regarde et ça dépend qui, il suffisait de le dire, c'était pourtant évident)

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Re: Psychologie de comptoir

Message par Invité le Sam 18 Juin 2016 - 12:25

prenez un enfant
et faites-en un roi
couvre-le d'or et de diamants
cachez-vous en attandant
vous n'attendrez pas longtemps
les vautours tournent autour
de l'enfant

le blé a les dents acérées
et les hyènes vont le dévorer
le môme deviendra banquier
ou le môme sera lessive,lessive

je dis argent,trop cher,
trop grand
la vie n'a pas de prix

prends ton meilleur ami,
fais-en un ennemi
je t'achète et je te vends
vautre dans le coma
du commun des mortels
mon pote,t'es comme un rat
t'es commun,c'est mortel
les vautour tournent autour
toujours

criez NON a l'esclavage
et payez-leurs
de nouvelles cages
faites installer des pièges
la ou commence la rage,
la rage
je dis,argent,trop cher,
trop grand
la vie n'a pas de prix

un compte bloque
l'autre a découvert
maintenant ,banque!

les vautours tournent autour
de nous maintenant.




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Re: Psychologie de comptoir

Message par Invité le Sam 18 Juin 2016 - 13:33

Mieux vaut être seul que mal accompagné, mais comme il est des moments pour tous où on devra obligatoirement se faire accompagner, autant y aller tout de suite.

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Re: Psychologie de comptoir

Message par Invité le Jeu 11 Aoû 2016 - 11:56

Est ce que luc il luc ?

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Re: Psychologie de comptoir

Message par Invité le Sam 13 Aoû 2016 - 12:24

[size=65]Couple : comment savoir s'il s'agit d'amour ou d'habitude ?
Par Ophélie Ostermann | Le 12 août 2016[/size]

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L'aime-t-on, ou s'y est-on habitué ? La frontière entre ces sentiments est parfois mince. La psychanalyste Florence Lautrédou, spécialiste du couple, nous donne des éléments de réponse.


En ce moment






  • [size=30]Flashez votre magazine et gagnez les objets de la sélection Madame Figaro[/size]








Lefigaro.fr/madame.–Quelles différences y a-t-il entre le sentiment amoureux et celui d'une routine dans laquelle on peut aussi se sentir bien ?
Florence Lautrédou (1).- Un mot : l’ennui. Les couples qui sont dans l’habitude évoluent dans une sorte de grisaille du quotidien, ils sont vivants mais moins éveillés, un peu comme s'ils étaient rassasiés mais restaient tout de même à table. L'autre fait partie du décor comme le café pris chaque matin. Les autres couples sont plus pétillants. Ils peuvent aussi passer par une phase de lassitude, mais ils en sont conscients et réussissent à conserver la passion pour entretenir leur couple.

Est-il donc normal de se poser la question ou est-ce révélateur d'un problème dans la relation ?
Se faire la réflexion révèle certes une faiblesse dans le couple, mais c’est aussi très sain. Le cerveau est l’ami de l’amour. Quand on s'interroge, on prend conscience de l'état d’usure et on montre l'envie de se renouveler. Tous les couples se posent la question, au bout de trois mois comme après 15 ans de vie commune. Le concept de l’amour fusion est caduc, la relation à deux est un électrocardiogramme, avec ses hauts et ses bas.

Certaines habitudes de couple procurent du plaisir, comment identifier celles qui lui nuisent ?
Les habitudes qui "donnent du plaisir" sont des rituels qui ont une valeur "sacrée" du fait qu'ils célèbrent la relation et n’appartiennent qu’au couple. Les routines néfastes sont mécaniques.

À quoi la sensation d’habitude est-elle due ?
Les partenaires sont co-responsables. Celui qui se rend habituel ne donne pas l’impression d'être imprévisible, de se renouveler et manque parfois d’indépendance. L'autre quant à lui, n'est ni présent ni conscient et ne saisit pas la fugacité du partenaire. Ceci étant, on assiste aussi de plus en plus à une lassitude de la multiplicité chez les 20-30 ans, dû à l’offre de rencontre de plus en plus large et à cezapping de partenaire si facile.


[size=33]Les couples dans l'habitude sont vivants mais moins éveillés[/size]

Quels facteurs doivent alerter ?
Ils sont nombreux. D'abord l'état presque dépressif d'un des deux partenaires qui a la sensation que le monde autour de lui est moins intéressant et devient terne. Ensuite, le fait qu'un des partenaires s’efface du champ de vision de l'autre. Les frictions chez les amis et le couple qui devient disharmonieux est aussi révélateur. Enfin, dans certains cas extrêmes, l’habitude engendre un phénomène d’allergie, on ne supporte plus son odeur ou son haleine. Sans parler de la vie sexuelle qui s’effrite. L'absence de relations humaines entraîne forcément un arrêt des rapports sexuels.

Peut-on rester avec quelqu’un par habitude ?
Oui, à condition que le deal soit clair dès le départ. Un couple va adopter un modèle de moins en moins courant dans lequel un des deux partenaires, généralement l’homme, surinvestit un aspect de sa vie (travail, habitude sportive, associative) et le second se réfugie dans la vie familiale, le plus souvent la femme. D'autres, par peur d’être trop heureux et de s'exposer à une déception si ça ne fonctionne pas, restent par sécurité. Comme si le manque d’intensité leur évitait d’être déstabilisés. Mais si certains se satisfont, ils se préparent inévitablement à différents écueils. Cette hypocrisie les obligera à vivre une vie non-authentique, à avoir des regrets infinis et à ressentir une profonde mélancolie.

Comment doit-on réagir si l'on s'aperçoit que notre couple est dans l'habitude ?
Il faut d’abord accepter, se dire « je ne vibre plus avec lui/ elle, alors que j’ai vibré avant ». Une fois fait, le principal est d'agir. Ne pas oublier que l'on s’habitue très bien à l’habitude, l'absence de réaction ne crée qu’un statu quo. Ensuite, il faut vérifier que ce n’est pas de notre fait, se demander si tout va bien dans notre vie, notamment au travail. Si le problème vient du couple, il est impératif de parler au partenaire. Il rétorquera « Tu as rencontré quelqu’un ? », il faudra répondre « Justement non, pas encore ». La suite peut se passer chez un thérapeute ou au sein du couple en trouvant des terrains d’entente, en faisant des efforts. Cela peut créer de formidables renouveaux.

(1) Florence Lautrédou est auteure de L'amour, le vrai, (Éd. Odile Jacob), 22, 90 €.
http://madame.lefigaro.fr/bien-etre/couple-comment-savoir-sil-sagit-damour-ou-dhabitude-110816-115818

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Re: Psychologie de comptoir

Message par I am so sure le Mer 2 Nov 2016 - 13:59

Les hauts potentiels sont morts, vive les intrapreneurs
BÉNÉDICTE DE RAPHÉLIS SOISSAN / Fondatrice et présidente de Clustree Le 29/02 à 10:37 
 





Toutes les entreprises cherchent à identifier les profils les plus prometteurs. "Ceux qui excellent dans leurs missions et compétences, et qui ont le potentiel de se développer rapidement, et avec excellence, sur d’autres, plus complexes".





Ces profils, l'entreprise les appelle "hauts potentiels". Ce sont les leaders de demain, l'élite de l'entreprise. Ils représentent en moyenne 2 % des salariés de l'entreprise. Aujourd'hui, on place en priorité le besoin de les identifier, de les développer et de les retenir, et de se doter des moyens nécessaires pour le faire.



Chaque entreprise met donc en place des approches, des critères d'évaluation, des mises en situation pour repérer les hauts potentiels, mais aussi des programmes d'accompagnement sur mesure pour leur permettre d'accéder à des carrières rapides, variées et épanouissantes.
Dans ce même temps, la réalité que vit l'économie est toute autre. La vitesse et la puissance d'évolution de l'économie moderne et numérique bouleversent le monde, ses acteurs, ses individus. Cette vitesse de transformation entraînera de nombreux phénomènes significatifs.
La Grande Entreprise va disparaître. Elle deviendra une multitude d'entités autonomes, agiles, apprenantes qui se réuniront autour du concept d'entreprise étendue. Ces entités partageront les mêmes valeurs, mutualiseront leurs moyens, et permettront une libre migration des talents.
On ne construira plus sa carrière, on la consommera. Quel que soit le statut, la population active souhaite pouvoir évoluer librement et agilement entre des métiers et des organisations.
Les compétences ne se posséderont plus, elles s'inventeront et se construiront à travers la pratique et l'expérience de chacun. L'économie se réinvente trop vite et de façon trop continue pour que les métiers et compétences qui l'accompagnent puissent être anticipés.
Les compétences et métiers de demain n'existent pas aujourd'hui : 50 % des compétences actuelles des salariés ne seront plus essentielles dans 2 ans. Personne ne sera donc plus légitime qu'un autre à occuper un nouveau métier ou travailler pour un nouveau secteur.
Dans ce contexte, il n'est plus opportun de tout miser sur ceux qui excellent dans leurs missions et compétences, et qui ont le potentiel de se développer rapidement, et avec excellence, sur d'autres, plus complexes.
Néanmoins, ce nouveau contexte ouvre la porte à toutes les opportunités, redistribue les cartes et fait de la place pour quiconque a envie de jouer un rôle dans cette nouvelle économie.
Il faut ainsi arrêter de chercher ceux qui excellent dans leurs missions et compétences, pour se mettre en quête de ceux qui sauront évoluer dans un environnement inconnu, imprévisible et constamment en mouvement, ceux qui n'ont pas besoin d'avoir des missions et des compétences définies, mais qui au contraire sauront être multi-casquettes et réinventer leur métier dont les contours n'existeront plus, mais qui sauront aussi ne pas se mettre de limite dans leur façon d'appréhender les choses.
Cette nouvelle population doit être capable d'adaptation, de transversalité, et d'avancer sans barrière, aucune. C'est une population hybride, agile. C'est en fait une population capable d'entreprendre dans l'entreprise.
Les hauts potentiels sont donc morts, place aux intrapreneurs !





En savoir plus sur http://www.lesechos.fr/idees-debats/cercle/cercle-154690-les-hauts-potentiels-sont-morts-vive-les-intrapreneurs-1203622.php?47R06uuZD3RBDubs.99

I am so sure
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Re: Psychologie de comptoir

Message par I am so sure le Mer 2 Nov 2016 - 14:01

Ajoutée le 18 août 2016
Prendre conscience, c'est apprendre. Apprendre quelque chose qu'on ne savait pas et qui se présente à nous, soit dans la réalité (événement qui nous apprend quelque chose), soit dans la mémoire (souvenir qui nous rappelle quelque chose). Pourtant, ne faut-il pas déjà savoir quelque chose pour le découvrir ? Peut-on apprendre quelque chose à un chien ? à un ver de terre ? Nous devons déjà savoir ce que nous apprenons — ou nous ressouvenons. Mais d'où vient cette connaissance primaire, et sous quelle forme ?
Doux qu'il est mon livre ?

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Re: Psychologie de comptoir

Message par I am so sure le Jeu 3 Nov 2016 - 19:33

Voici pourquoi les empathes se bloquent en présence de personnes fausses

21/08/2016BECHIR HOUMAN

Un Empathe est une personne dotée du don d’empathie. Il s’agit d’une notion désignant la « compréhension » des sentiments et des émotions d’un autre individu. En langage courant, ce phénomène est souvent rendu par l’expression « se mettre à la place de » l’autre.
Ces personnes hautement sensibles réagissent profondément à leur environnement, et peuvent facilement détecter les personnes qui ne sont pas authentiques. Ils ont besoin de relations profondes, honnêtes, significatives avec les autres, et se sentent généralement nerveux en présence de personnes fausses.
Voici pourquoi les empathes se bloquent en présence de personnes fausses
Être un empathe dans un monde en grande partie désensibilisé intègre de nombreux défis. Quand un empathe rencontre quelqu’un qu’il considère comme faux, il a tendance soit à rester totalement silencieux soit à buter sur ses mots.
Les empathes ne se laissent pas duper pas une personne fausse, ce qui les met dans un état d’alarme. Ils commencent à ressentir des symptômes physiques et mentaux qui n’auraient pas de sens pour ceux qui ne se considèrent pas comme des empathes – les mains moites, un rythme cardiaque rapide, des sentiments d’angoisse, et de l’épuisement, entre autres.
Les empathes ressentent la douleur que les gens essaient de faire disparaître et essaient de se cacher derrière une fausse personnalité.
Ces situations courantes que vous rencontrerez en tant qu’empathe pourront facilement vous donner l’impression d’être totalement vidé :

  • Quelqu’un qui se laisse faire pour se faire accepter par tous ceux qu’il rencontre.





  • Une personne qui cache sa haine ou sa colère, mais apparaît comme agréable et sympathique.





  • Quelqu’un qui a eu une mauvaise éducation et se sent vulnérable et anxieux, mais s’efforce néanmoins d’agir comme quelqu’un d’inébranlable et de coriace.





  • Quelqu’un qui essaie d’agir trop d’une certaine façon, qui va à l’encontre de sa personnalité naturelle.





  • Quelqu’un qui fera de faux compliments pour se sentir accepté.





  • Une personne qui enjolive pour que les gens l’aiment.




Et, l’empathe réagira généralement comme ceci :


  • Vous les évitez, pas forcément parce qu’ils ont fait quelque chose de mal, mais parce que vous ne recevez pas de bonnes vibrations en leur présence.





  • Vous ne pouvez pas former de phrases logiques, et vous avez du mal à vous exprimer. Vous oublierez également des détails importants de votre vie si on vous pose des questions dessus.





  • Vous éprouvez un immense sentiment de crainte et de malaise qui se dissipe seulement lorsque vous n’êtes plus en leur compagnie.





  • Vous vous sentez littéralement malade après avoir passé un certain temps avec eux.





  • Des sentiments de confusion et de culpabilité de ne pas être en mesure de passer du temps avec cette personne, surtout si vous l’appréciez vraiment.





  • Vous voulez vous en éloigner autant que possible




Les empathes peuvent lire le langage corporel et l’énergie comme personne d’autre, et ne tolèrent pas les mensonges et la tromperie. Cependant, même l’empathe peut faire des choses fausses pour traiter avec le monde.
Après tout, nous ne pouvons jamais vraiment tout savoir de nous-mêmes, donc nous montrons une certaine image de nous pour être mieux accepté.
Les empathes peuvent créer de faux sentiments ou une personnalité entière juste pour cacher leurs émotions ou leur peine. Nous l’avons tous fait, donc si un empathe note cette caractéristique chez vous, cela signifie simplement qu’il peut en fait voir cette caractéristique en lui. La vie est un miroir, donc nous voyons chez les autres ce que nous voyons vraiment en nous.
Pour un empathe, croiser une personne fausse draine simplement son énergie, mais il ne souhaite aucun mal à ces personnes.
Les empathes essaient d’aimer tout le monde et de montrer de la compassion, autant que possible.I il est simplement hautement sensible, et ne peut tout simplement pas gérer certaines situations ou personnes sans se sentir physiquement ou mentalement malade.
Si vous êtes un empathe, voici quelques choses que vous pouvez faire pour rester calme et éviter de vous sentir vidé en présence de personnes fausses :
N’ayez pas peur de dire non
Très souvent, les empathes ont le sentiment de ne pas pouvoir préserver leur sensibilité lorsqu’ils se défendent tout en décevant les autres.
Rappelez-vous bien que, quand vous dites non à la demande de quelqu’un, cela ne fait pas de vous une mauvaise personne.
Cela signifie simplement que vous avez beaucoup de pain sur la planche, et vous ne pouvez pas forcément rendre tout le monde heureux.
Dans la vie, nous avons un temps limité chaque jour, et nous ne pouvons pas toujours faire tout ce que nous aimerions.
Toutefois, donner une priorité aux choses peut vous aider à faire uniquement les choses importantes sur votre liste, et dire non aux autres vous aide à gérer votre temps judicieusement.
Si quelqu’un est blessé parce que vous avez dit non, rappelez-vous qu’ils sont responsables de façon dont ils choisissent de se sentir, et votre réponse ne doit pas dicter leurs émotions.
Suivez toujours votre cœur
Les empathes ont souvent l’impression de devoir faire ce que les autres veulent parce qu’ils ont le devoir de guérir la planète.
Les empathes, en quelque sorte, ont les qualités d’un super-héros, mais souvent ne prennent pas le temps de se soigner correctement. Ne sacrifiez jamais vos rêves juste pour plaire aux autres ; cela ne mènera pas à la satisfaction sur le long terme.
Suivre votre cœur signifie marcher courageusement sur le chemin de vos rêves, et ne laisser personne venir sur ce chemin. Il suffit de se concentrer sur l’amélioration de votre propre vie et de faire des choses qui vous font sentir bien, et cela vous aidera à devenir plus affirmé.
Ne cherchez pas à faire plaisir à tout le monde
Faire plaisir à tout le monde peut sembler inoffensif, mais en réalité, cela peut rapidement devenir dangereux et auto-destructeur.
Lorsque vous essayez de vous plier en quatre pour plaire à tout le monde, vous mettez vos besoins entre parenthèses, et vous cela peut également vous épuiser.
Si vous avez une bonne estime de soi, réalisez que vous avez besoin de répondre d’abord à vos propres besoins avant de pouvoir éventuellement prendre soin de tout le monde.
Cliquez ici pour lire : Lettre aux empathes …
https://batinote.wordpress.com/2016/08/21/voici-pourquoi-les-empathes-se-bloquent-en-presence-de-personnes-fausses/  cat 

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Re: Psychologie de comptoir

Message par I am so sure le Sam 5 Nov 2016 - 18:56

7 signes que la synchronicité essaie de vous montrer quelque chose
« Synchronicité » est un terme inventé par le célèbre psychologue et psychiatre suisse Carl-Gustav Jung.
En quelque sorte, le rêve guide la nuit, la synchronicité le jour…
Depuis la nuit des temps, les hommes ont constaté certaines coïncidences, certains hasards dans leurs vies, et sans pour autant pouvoir expliquer pourquoi ces événements se manifestaient.
Kammerer, un biologiste et zoologiste autrichien, considérait que les phénomènes de coïncidences isolées ou en série sont la manifestation d’un principe universel de la nature, et opérant indépendamment de la causalité physique.
Le célèbre psychologue Carl-Gustav Jung, fut largement influencé par Kammerer et reprit partiellement ses travaux sur les lois de la Synchronicité et de la Sérialité; en collaboration avec le célèbre physicien W. Pauly (Prix Nobel de Physique), il tentera d’approfondir ses théories sur la Synchronicité, qu’il définira par la suite comme étant « un phénomène qui semble principalement lié à des conditions psychiques, c’est-à-dire des processus de ‘l’inconscient’ ou comme étant « l’occurrence simultanée de deux événements liés par le sens, et non par la cause ».
La synchronicité se déploie aussi dans la réalité sous forme de coïncidences « significatives », qui sont parfois ironiques et parfois même très utiles. Ce phénomène est un « clin d’oeil » de l’univers, un signe de votre intuition et de la connectivité. Si vous avez été confronté à la synchronicité, cela signifie que vous étiez au bon endroit, au bon moment.
Certains pensent que la probabilité pour que de tels évènements surviennent est très faible, mais pour beaucoup de gens, la synchronicité est quelque chose qui leur arrive constamment.
Il y a là-dedans un côté magique à ce phénomène, qui nous permet de savoir que nous sommes sur la bonne voie et ouverts à l’orientation spirituelle.

« L’âme aussi, si elle veut se reconnaître devra se regarder dans une âme. » – Platon

Alors, faites vous l’expérience de la synchronicité? Voici quelques exemples courants qui auraient pu se produire dans votre vie:

1. Croiser une personne à qui vous étiez justement en train de penser, ou recevoir un appel téléphonique, un sms ou un courriel de lui/elle.

2. Tomber par hasard sur un produit qui résout un problème que vous aviez, sans pour autant l’avoir cherché.

Soudain, vous voyez une annonce à la télé ou lisez un article sur l’étagère d’un magasin qui vous interpelle sur ce dont vous avez besoin maintenant!

3. Regarder un film ou une émission à la télévision qui rédige un scénario et un texte cohérent reflétant des problèmes auxquels vous faites face actuellement dans la vie.

4. Entendre parler des inconnus dans la rue, discutant à haute voix d’une chose à laquelle vous étiez en train de réfléchir.

5. Tomber par hasard sur une personne qui vous aide à relever le défi auquel vous êtes confronté actuellement, comme si elle avait été directement mise sur votre route pour vous aider.

6. Recevoir un message rassurant de façon inattendue, au bon moment.

Juste au moment où vous éprouvez un sentiment d’exaltation et que vous avez besoin d’atténuer « l’impact émotionnel », votre enfant se tourne brusquement vers vous et vous dit « Je t’aime ». Ou en consultant vos emails ou votre boîte aux lettres, vous trouvez là un message très encourageant d’un ami ou d’un parent.

7. Une incroyable coordination. On vous livre une chose après l’autre exactement au moment idéal. Tout s’enchaîne parfaitement.

Bien que ce ne soient là que quelques exemples, la synchronicité peut se produire dans de nombreux domaines de votre vie. Même par l’expérience du 11H11, en tant que confirmation de vos pensées…
Avez-vous vécu l’une de ces synchronicités? Avez-vous des exemples d’autres synchronicités? Vous pouvez commenter ci-dessous et partager avec nous votre histoire.
Notez que certains psychologues se servent d’ailleurs d’événements importants pour aider leurs patients.. ainsi ils parviennent à trouver des éléments clefs pour comprendre leurs patients dans les événements et les coïncidences qui leur arrivent. Car comme les rêves, tout se passe comme si ces événements n’étaient pas un hasard mais qu’ils servaient à faire évoluer la personne à un moment précis de sa vie.
Source : thespiritscience.net

Sandra Véringa

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