Psychologie de comptoir

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Re: Psychologie de comptoir

Message par I am so sure le Lun 31 Juil 2017 - 20:31

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A quel âge est-on vieux ?
Questions/réponses  Corps / Santé
A QUEL ÂGE EST-ON VIEUX ?
Par Adeline Colonat Le 22 avr 2017 à 07h00 mis à jour 22 avr 2017 à 07h00

Si le "troisième âge" correspond environ à celui de la retraite, cette définition est arbitraire. La perception sociale des générations est sans doute plus significative.


Pour les démographes, on est vieux à 65 ans. Une valeur totalement arbitraire relative à la loi de 1945, qui fixe le départ à la retraite à cet âge. Ainsi, qui dit "personnes âgées" dit "retraités", et vice versa. Quand l'Insee calcule l'indice de vieillissement d'une population, l'Institut comptabilise donc le nombre de personnes de 65 ans et plus pour 100 personnes de moins de 20 ans.

Pourtant, l'espérance de vie ne cesse d'augmenter. Pour en tenir compte, les spécialistes ont proposé de remplacer les fameux 65 ans par la notion de "seuil évolutif" d'entrée dans la vieillesse. Il est calculé à partir de l'âge auquel il reste encore dix ans, voire quinze ans à vivre.

Une étude de l'International Institute for Applied Systems Analysis (IIASA) publiée dans la revue Plos One révèle ainsi qu'en 1900, une Française était "vieille" à 58,4 ans. En 1956, à 64,8 ans. Et en 2012, à 74,6 ans. Des chiffres qui collent bien avec la perception qu'ont les Français.

La vieillesse à 77 ans

Selon un sondage réalisé par Opinion Way en 2014, ils situent à 70 ans l'âge moyen où l'on "devient vieux". Une estimation des plus subjectives puisque ce seuil augmente avec l'âge des interrogés : pour les 10-17 ans, on est vieux à 46 ans, pour les 18-24 ans, à 56 ans, et pour les 50-65 ans, la vieillesse débute seulement à 77 ans !

A noter que 26 % des interrogés estiment toujours qu'on devient vieux quand on part à la retraite ; 22 % quand on ne connaît plus les chanteurs qui passent à la radio et 18 % quand on commence à avoir des rides ou des cheveux blancs.

D'après Science & Vie QR n°19

https://www.science-et-vie.com/article/a-quel-age-est-on-vieux-8298
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Re: Psychologie de comptoir

Message par I am so sure le Mar 1 Aoû 2017 - 16:24



Le 2 août prochain, les fans de Michel Berger commémoreront les 25 ans de la disparition de Michel Berger. L'occasion pour France Dimanche de donner la parole à son manager Grégoire Colard. "Il avait beau avoir des milliers de groupies, il était très seul en réalité. J'étais la seule épaule sur laquelle il pouvait pleurer, l'unique homme à qui il pouvait confier ses malheurs: la maladie de sa fille, la mort de son frère aîné finalement vaincu par la sclérose en plaques", confie l'homme de l'ombre qui révèle sans tabou le très dangereux comportement du chanteur à la fin de sa vie. "Son médecin lui a prescrit un traitement très strict que Michel a abandonné à la mort de son père. Il s'est même remis à fumer et à boire du vin. Je savais par son médecin que ses jours étaient comptés. Et le 3 août à 9h du matin France Gall m'annonçait au téléphone la terrible nouvelle...", raconte l'ancien manager. Il précise que le père de l'artiste qu'il avait rayé de sa vie avant qu'il ne meure 6 mois avant lui lui avait conseillé de faire des examens. C'est alors que le verdict des prises de sang est tombé. Michel Berger avait trop de cholestérol. Il sera emporté par une crise cardiaque après une partie de Tennis à seulement 44 ans.
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Re: Psychologie de comptoir

Message par I am so sure le Jeu 3 Aoû 2017 - 16:31

Spoiler:

POSER SES MAUVAISES VALISES ET SE DÉTACHER DE SON EGO – la suite…
Publié par LaPresseGalactique.org le 28 Jan, 2016 dans SEXUALITÉ |
IL SE PASSE ACTUELLEMENT VRAIMENT QUELQUE CHOSE DANS LES ESPRITS... NOTRE RESSENTI EST LE PLUS BEAU CADEAU QUE NOUS A FAIT LA VIE


1378646732_030-compressorExtrait de « LA NOUVELLE CONJUGALITÉ » Aimer Autrement
par Alain Titeca
Lorsque les accidents de la vie se font rares, quand tout semble paisible mais qu’en fait rien ne bouge, c’est à ce moment-là que vous devriez vous inquiéter.
Le mouvement est la vie; comme celui de votre cœur qui bat, comme le mouvement des ailes de l’oiseau qui vole, tout ce qui se présente à vous crée du mouvement et le mouvement engendre la vie    
Accueillez avec bienveillance chaque événement qui se présente à vous
Lorsque la dimension spirituelle rejoint la dimension matérielle alors un court instant tout s’illumine. Toutes les difficultés matérielles se dénouent.
L’être spirituel prend sens enfin.
Concentrons notre énergie sur un objet matériel précis, avec humilité questionnons l’univers. Alors, avec toute la douceur et la détermination du
monde, projetons notre   énergie.
Dans un souffle bienfaisant, tout s’éclaire. L’unité est là, partout présente, en toute chose se dessine l’harmonie.
Vous êtes tous, au départ de jeunes âmes, inexpérimentées, centrés sur vous-même, sur vos propres désirs et intérêts. A chaque réincarnation, votre âme grandit, votre conscience s’élève.
Vous portez, aujourd’hui,  certaines fautes, certaines erreurs commises dans vos vies antérieures, ainsi certaines personnes ont le sentiment de passer leur vie dans la réparation de choses qui ne leur appartiennent pas. C’est le cas de toutes les Personnes qui se sentent dans l’obligation de prendre plus soin des autres que d’elles même.  
Au fur et à mesure des réincarnations, votre âme, s’ouvre sur les autres, vous apprenez le respect et le partage. Au fil des incarnations vous entrez au service.
Il est des actes dont la portée est retentissante. Il est des actes d’une grande cruauté dont tu n’es pas responsable; tu dois sortir de la réparation pour entrer dans la lumière. Le Pardon est nécessaire, la miséricorde immense; soit un père pour toi même. Aucune faute n’est impardonnable. Ce que tes incarnations ont réalisé ne t’appartient pas, la conscience s’élève, tu en es le porteur. A chaque respiration, entre un peu plus dans le Pardon; à chaque respiration sors un peu plus de la responsabilité de ces actions passées. Le mouvement impose l’élévation. Cesse d’écouter ton mental où tu resteras coincé; il te faut grandir encore.
L’égo ne peut gérer les incarnations, il n’est pas équipé pour.
C’est avec ton cœur, ta foi et ton souffle que tu dois pardonner les actions faites dans tes vies antérieures. Les erreurs des jeunes âmes ne vous appartiennent pas. Détachez-vous du passé, laissez-vous évoluer.
Les erreurs commises dans cette vie, les fautes réalisées dans vos vies antérieures ne vous appartiennent plus. Il est un temps où il est nécessaire de se pardonner pour avancer, pour cheminer dans la lumière. Les mémoires karmiques sont inscrites dans le corps  physique mais aussi dans vos corps subtils.
Pour guérir le corps physique, il faut commencer par reconstruire le corps éthériques; doucement, progressivement, effacer les cicatrices liées à vos précédentes incarnations.
Acceptons d’avoir été une âme jeune qui a fait des erreurs mais qui a su s’élever. L’essentiel n’est pas l’éveil, le plus important n’est pas la Destination. L’essentiel est le cheminement, l’élévation de la conscience.
Vous ne pouvez pas en vouloir à un enfant de faire des erreurs, de ne pas savoir; au contraire, vous l’encouragez à grandir, à apprendre.
Soyez un père pour vous même.
Parce qu’à chaque fois que nous pardonnons nous grandissons, à chaque que nous nous pardonnons, nous nous élevons, notre conscience s’ouvre
alors à de nouvelles perceptions centrées sur l’amour et la compassion.
Tous les cris d’amour se perdent dans le vide; l’amour rayonne dans la constance.
Vous devez changer votre façon de dire je t’aime. Cessez de chercher la complémentarité et développer, ressentez l’unité au plus profond de vous.
La culpabilité, les regrets, les remords et la honte sont les poisons de l’âme. Ce sont des toxiques lents qui entament la confiance et l’estime de soi. Notre volonté de « faire le bien »  alimente notre peur de faire souffrir les autres. Quoi que nous fassions, certains en souffriront et d’autres y trouveront leur bonheur. La vraie question, celle que vous ne devez jamais perdre de vu, est: est-ce que mon comportement, est-ce que mon attitude est juste?
Pour moi, pour les autres, pour nos relations, suis-je dans la justesse?
La culpabilité, les regrets et les remords nous bloquent dans un passé que nous n’avons pas choisi. La honte nous empêche d’être pleinement présent ici et maintenant.
Il est urgent de renoncer à ces sentiments ancrés depuis longtemps dans notre façon d’être. Chacun dans leur voie personnelle. Les développements personnels spirituels sont unis autour d’un objectif unique: aimer autrement.
L’estime de soi est un facteur clés dans le développement personnel, pour pouvoir cheminer, grandir nous devons avoir une estime de nous-même satisfaisante. Souvent l’estime de soi est résumée par l’amour que l’on se porte, par le fait de s’aimer suffisamment pour avancer. Le concept est un peu plus complexe.
L’approche canadienne de l’estime de soi est comportementale mais présente l’intérêt de donner aux chercheurs des pistes de réflexion concrètes et utilisables de suite dans l’introspection.
Avoir une bonne estime de soi, c’est :
1/ Savoir que l’on a une place dans le monde.
2/ Savoir que cette place n’a pas à être validée.
3/ Savoir que l’on peut vivre et s’adapter au changement.
4/Savoir que l’on peut être pris en considération
5/ Etre dans sa responsabilité
Pour chacun de ces 5 critères attribuez-vous une note de zéro à 10 ; faites le total. Une estime de soi satisfaisante se situe entre 35 et 50.
Il vous reste alors à travailler les points qui coincent.
Une estime de soi bonne ou très bonne n’est pas forcément synonyme d’égocentrisme ; reste à alimenter votre humilité.
Vivez dans la justesse.
Chacun de vos geste, chaque comportement, chacune de vos parole doit être guidé par cette préoccupation permanente, être le plus juste possible. Ainsi tous vos pas vous permettront de vous élever, de cheminer vers l’état de grâce.  Au départ la justesse nécessite une rigueur certaine, une attention de tous les instants. Au fur et à mesure que vous avancez, cette attitude devient naturelle, Au fur et à mesure que vous vous détachez de vos désirs individuels, cette attitude devient spontanée; la justesse se construit.        
Vos joies et vos peines ne seront plus jamais vécues comme auparavant; vos émotions guideront vos comportements, vos attitudes et pas l’inverse.
A chaque moment les deux aimants doivent être dans la justesse pour eux-mêmes, pour leur aimant et pour la relation…
À suivre…
Extrait de « LA NOUVELLE CONJUGALITÉ » Aimer Autrement
Auteur: Alain Titeca – Sexologue – www.alaintitecasexologue.com/

c'est le mode bescherelle ? pour mieux se conjuguer ? penses tu ?
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Re: Psychologie de comptoir

Message par I am so sure le Jeu 3 Aoû 2017 - 16:32

Spoiler:


Comment fonctionne l'ego ?

par Lama Denys Teundroup

L'ego est notre fonctionnement habituel dans lequel nous construisons notre propre souffrance. Le comprendre, c'est la clé d'une approche spirituelle !
Lama Denys Teundroup est un instructeur bouddhiste français et il dirige le centre d'études bouddhiques Karma Ling ( près de Grenoble). Se fondant sur le Dharma du Bouddha il nous explique les fondements de l'ego et les méthodes qui peuvent nous en libérer sans violence.

L'ego est le " moi je ", ce sentiment d'exister comme un individu indépendant avec les relations qui dérivent de cette impression.
L'expérience d'ego est de vivre toute perception par rapport à cet objet observateur-sujet.
L'ego a une appétence fondamentale : un désir d'existence et de plaisir, qui se traduit en pulsions de possession, de rejet et d'indifférence. Ce fonctionnement se manifeste ainsi par des attitudes passionnelles d'attraction, de répulsion ou d'indifférence, développées face aux personnes, aux choses, ou aux situations auxquelles l'ego est confronté : " je " veux ce qui est bon, " je " ne veux pas ce qui est mauvais, " je " ne veut pas être exposé à ce qui m'est indifférent. Ces appétits de l'ego le font s'engager dans toutes sortes de lutte pour obtenir ce qui lui est agréable et éviter ce qui lui est désagréable.
Malheureusement et paradoxalement, au lieu d'aboutir à ses fins, sa lutte lui crée des désagréments, conditionnements et souffrances ! Ce fonctionnement de l'ego est notre conditionnement habituel dans lequel nous construisons notre propre souffrance.

Qu'est-ce que l'ego ?
Fondamentalement , l'ego n'est rien qu'une impression : ce sentiment que l'on a " d'être " et " d'avoir " un ego ne repose sur rien, c'est simplement une illusion. En effet, l'ego n'est pas " quelque chose " qui aurait une existence indépendante et autonome, c'est un processus dynamique qui, dans son fonctionnement, produit le sentiment d'individualité. C'est pourquoi l'ego est dit " vide d'existence propre " : cette impression n'existe que dans la combinaison des facteurs interdépendants qui la constituent.

La conception de l'ego
Les facteurs interdépendants qui constituent l'ego sont nombreux. Au départ, l'ego est une polarité sujet-objet dans laquelle, comme dans toute polarité, les deux pôles subsistent dans la relation qui les pose l'un par rapport à l'autre. Plus précisément, cette polarité qu'est l'ego se structure dans un processus de saisie, d'appréhension des expériences. En fait, l'esprit est fondamentalement une fonction cognitive dans laquelle vient se greffer la saisie de l'ego. Cette saisie constitutive de la polarité sujet-objet est une conception, une saisie conceptuelle. Ainsi, la conception conçoit le sujet et l'objet. Il est significatif de remarquer que " conception " exprime simultanément l'action de concevoir et celle de donner naissance. On pourrait dire : " le sujet se conçoit concevant l'objet qu'il conçoit " ! Il y a là matière à quelques paradoxes et méditations…
dessin de deepaEn tout cas, la conception est un processus qui pose le sujet et l'objet l'un par rapport à l'autre, dans la dualité sujet-objet. Cette saisie génère, au rythme de ses conceptions successives, des instants de conscience dualiste sujet-objet.
Ces instants se succèdent rapidement et font simultanément l'expérience de séries " d 'événements sujet " et " d'événements objet ". La fréquence élevée de ces événements donne l'impression d'une continuité du sujet et de continuité d'expérience, comme apparaît l'impression de mouvement continue du cinéma lorsque les images de la pellicule défilent suffisamment vite. C'est ainsi qu'apparaît l'impression de continuité du " moi-sujet " et de " ses expériences ". La " continuité-sujet ", n'ayant pas notion de la relation qui l'unit à la " continuité de ses expériences ", se vit comme indépendante.

L'impression d'ego individuel se développe, acquérant le sentiment d'être autonome et indépendant. Puis, elle s'identifie à une forme avec un nom, se dotant d'un sentiment d'identité. Le nom, ce label qui la désigne, parachève son impression d'exister et finit de réifier l'ego.
Tout ce processus constitue quelques aspects de la nature de la perception de l'ego. Décrit ainsi, cela paraît abstrait et théorique, mais c'est quelque chose qu'on découvre concrètement dans l'expérience de la méditation assise qui a ainsi un pouvoir libérateur des illusions de l'ego.

Non-violence du travail avec l'ego

dessin de deepaUne mauvaise compréhension de la nature de l'ego peut nous faire considérer celui-ci comme un " ennemi " à détruire. Ce n'est pas la bonne attitude, d'abord parce qu'il n'y a pas à détruire quelque chose qui n'existe qu'illusoirement, mais simplement à reconnaître son illusion.
De plus, dans un tel combat, qui lutterait contre l'ego si ce n'est " moi, je " donc l'ego lui-même ? Cela reviendrait à essayer de terrasser son ombre. Plus son tente de nier l'ego ou de le combattre agressivement, plus on renforce son agitation et sa puissance. Il s'agit d'être réaliste :nier l'ego ou refuser d'avoir des passions serait illusoire.
Il ne s'agit donc pas de s'engager dans une lutte. Au lieu de résoudre les difficultés, cela les renforcerait ? mais de se réconcilier avec soi-même et d'accepter l'ego avec ses passions. Cette acceptation permet ensuite de travailler avec lui, et finalement, de le dépasser par la réalisation de sa nature.

Bien sûr, accepter l'ego et ses émotions ne signifie pas s'y complaire et abonder dans leur sens. La réconciliation avec soi-même, l'acceptation de l'ego, permet de travailler sur celui-ci. Il devient la matière première du travail non violent, non agressif, qu'est la méditation, celle-ci nous permettant de transformer nos attitudes passionnelles et finalement de les dissoudre.

Les cinq constituants de l'ego

Le Bouddha a enseigné la formation de l'ego à partir de ses cinq constituants, " skandha ", en sanscrit. On peut les expliquer comme cinq étapes. Avant la naissance de l'ego, au départ, l'esprit dans l'instant premier est le terrain fondamental de l'énergie pure non dualiste, sans connaisseur ni connu, ouvert et dégagé, sans centre, ni périphérie, comme l'espace.
La naissance de l'illusion est d'abord celle d'une différenciation : l'espace commence à être perçu, à exister comme quelque chose pour une observation qui le perçoit, une distinction naît. C'est le début de la scission sujet-objet, la naissance de la dualité. En fait, cette différenciation initiale peut se constituer par rapport à n'importe quel point de référence dans les domaines des différentes facultés sensorielles : visuelle, auditive, olfactive, gustative, tactile ou mentale. Cette référence première est appelée " forme ". C'est le premier stade de l'ego : le skandha de la forme.

Une forme visuelle est n'importe quelle représentation du domaine visuel, par exemple, l'espace indéfini mais distinct, ou un morceau d'espace délimité, un contour, une référence visible quelle qu'elle soit. Mais à ce niveau initial, c'est une expérience nue, dépouillée de concept et de tout jugement. C'est une vision toute simple et silencieuse. Une forme sonore serait une vibration avant que cette résonance ne soit reconnue, avant même que l'on ait pris par rapport à elle une position qualifiée, et avant qu'elle ait été nommée, identifiée, et qu'elle n'ait pris un sens particulier.

dessin de DeepaLa seconde étape est ce qu'on appelle skandha de la sensation. Il s'agit d'une prise de position par rapport à l'expérience initiale de forme. Celle-ci est maintenant sentie comme positive, négative ou neutre. Il y a ainsi des sensations agréables, désagréables ou indifférentes. LA sensation est simplement ce positionnement, cette première impression.
La troisième étape fait intervenir l'identification. C'est-à-dire que la forme qui a été sentie est maintenant reconnue et un nom lui est donné : il y a " nomination " ou conceptualisation. La sensation prend alors un sens. C'est le skandha de la perception. A la quatrième étape, il y a une réaction devant cet objet identifié, devenu porteur d'un sens qui est suggère une action ou une réaction. Il s'instaure une relation avec cette forme sentie et identifiée. Cette relation est conditionnée par différentes tendances ou " facteurs mentaux " latents qui sont les éléments animant volonté et impulsions. C'est le skandha des formations mentales ou de la motivation.
Il y a ainsi une situation en laquelle une forme a été sentie, nommée, a acquis un sens, par rapport auquel prend place une réaction ou une action.
L'observateur, le témoin de la situation qui s'est ainsi mise en place, s'est développé et structuré dans les quatre premiers skandhas.
Sa fixation sur cette situation comme étant " son " expérience, finit de le solidifier. Il s'approprie complètement l'expérience, il en résulte un état de conscience pleinement constitué. L'ego est, et vit, dans le monde particulier qui s'est ainsi constitué et qui est devenu un état de conscience complètement organisé. C'est la cinquième étape, le skandha de la conscience.
Cette structuration de l'ego par la formation des cinq skandhas : forme, sensation, perception, motivation, et conscience, se répètent d'instant de conscience en instant de conscience.
Chacun de ses instants subsiste très brièvement puis disparaît, suivi par l'apparition d'un autre instant de conscience. A la fin de chacun de ses instants, il y a une sorte de dissolution ou de mort de l'ego et de ses constituants, et au début de chacun d'eux il y a agrégation, naissance de ceux-ci. Il y a ainsi en permanence agrégation et désagrégation de l'ego ; structuration, déstructuration et restructuration. Le phénomène se reproduit sans cesse. C'est ainsi que fonctionne l'ego. Et c'est ce processus de naissance et de mort qui constitue chaque instant de notre vie.

Lama Denys - extrait de l'ouvrage paru chez Albin Michel "Le Dharma et la vie".




https://www.meditationfrance.com/spirituel/ego.htm
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Re: Psychologie de comptoir

Message par I am so sure le Dim 6 Aoû 2017 - 13:12

https://fr.wikipedia.org/wiki/Image_de_soi

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Image de soi

Écrit par les experts Ooreka    
Femme brune souriante
Lorsque nous développons une image de soi négative, nous mettons à mal nos capacités à avoir des relations satisfaisantes : que ce soit en amitié, en amour, ou encore dans notre cadre professionnel.
Aussi, lorsque nous constatons un manque d'harmonie, il est important de savoir comment améliorer notre image de nous-mêmes afin d'établir des rapports interpersonnels positifs et d'améliorer notre bien-être dans notre environnement.
Qu'est-ce que l'image de soi ?

L'image de soi est une représentation que l'on se fait de soi-même quant à son physique et à ses capacités dans tous les domaines...
Cette représentation subjective est un schéma mental construit sur nous-mêmes, mais il ne correspond pas toujours à la façon dont les autres nous perçoivent. C'est donc une image mentale qui n'est pas toujours réaliste mais à laquelle nous croyons néanmoins.

Comment une image de soi peut-elle être déformée ?

Lorsque notre image de nous-mêmes est erronée et que nous nous percevons d'une façon qui ne correspond pas à la perception qu'ont les autres, l'explication est à chercher :
Du côté du conditionnement mental :
C'est-à-dire ce que les adultes (parents, professeurs, aînés) disaient de nous lorsque nous étions enfants.
Exemple : « Loïc n'est pas doué pour les études. Il ne réussira jamais à rien dans la vie ». Si le petit Loïc a entendu cela plusieurs fois dans son enfance, il a assimilé le fait que si, adulte, il ne réussit pas, après tout c'est normal et se crée une image de soi de « perdant ».
Du côté de notre image mentale corporelle :
C'est-à-dire l'image que nous nous faisons de notre corps, laquelle peut souvent être déformée.
Exemple : l'image de soi est malmenée dès lors qu'une jeune femme voit défiler chaque jour dans les médias des « prototypes » de femmes au physique identique et assimilé au physique « qui plaît le plus ». Dès lors, si le sien ne correspond pas à ce qu'on lui montre, elle peut développer une image négative d'elle-même. Dans les cas extrêmes, cette mauvaise image de soi peut conduire à des troubles de comportement graves (anorexie, boulimie, etc.).
Du côté de nos échecs passés :
Qu'il s'agisse d'échec scolaire ou amoureux par exemple, nous pouvons développer de la culpabilité puis développer une image de soi négative en ressassant ces échecs au lieu d'en tirer les leçons et d'aller de l'avant.
Exemple : un échec amoureux peut nous amener à nous interroger sur notre physique, nous remettre en cause de façon générale ou par rapport à notre comportement dans la relation.
Comment avoir une meilleure image de soi ?

Des cas extrêmement sévères peuvent entraîner des troubles du comportement (anorexie, boulimie, etc.) ou des états dépressifs et pour lesquels il est indispensable d'entamer une psychothérapie.
D'autres cas, par exemple un complexe d'infériorité, ou un excès de timidité, peuvent aboutir à de bons résultats avec quelques ajustements.
Selon les cas, on pourra alors :
Faire quelques séances de coaching.
Prendre quelques conseils auprès d'une esthéticienne (amélioration physique).
Voir une spécialiste en relooking (amélioration physique).
Faire de l'art thérapie.
Entamer un travail sur soi et se reprogrammer mentalement grâce à la PNL, la psychocybernétique ou l'analyse transactionnelle, par exemple.
Faire des autosuggestions et travailler sur des images mentales de soi positives : par exemple en utilisant la pensée positive ou encore la méthode Coué.
Psychothérapie ou Psychocybernétique

Exemple
Une personne timide, ayant développé un complexe d'infériorité va avoir tendance à se retrancher du devant de la scène. Elle n'ira pas vers les autres spontanément et disparaîtra sous terre lorsqu'il lui faudra prendre la parole en public.
Que faire ? L'aider à travailler sur la confiance en soi en utilisant des exercices de motivation. Lui faire faire de petits exercices de prise de parole en groupe et lorsqu'elle sera plus à l'aise, la faire participer à des troupes de théâtre...
https://coaching.ooreka.fr/comprendre/image-de-soi

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https://fr.wikipedia.org/wiki/Charisme_(psychologie)

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http://www.onf.fr/activites_nature/sommaire/decouvrir/arbres/feuillus/20071012-101201-160572/@@index.html



http://www.psychologies.com/Couple/Seduction/Rencontres/Articles-et-Dossiers/Seduction-ce-qui-plait-en-vous/Ceux-qui-nous-font-craquer

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Re: Psychologie de comptoir

Message par I am so sure le Jeu 10 Aoû 2017 - 13:56

Dis pourquoi il n'y a pas de "TV surdoué" ?, comme ça ça serait fait par des surdoués et il n'y mettrait que ce qui leur plaît ?, ce qui leur parle pour leur partie "sur".

Partant de là, les sous doués le film ? a t il été fait pour permettre à des "sous" selon l'angle où on les voit, puissent devenir un peu plus "sur" sur certaines points et domaines ?

Est ce que parce que des personnes peuvent ou ont d'autres champs ouverts, d'autres n'ont pas le droit à leurs nourritures pour s'ouvrir leurs champs qui seraient déjà pour d'autres ?

Une copine m'emmenait toujours voir des films japonais, je trouve ça nul, lent, chiant à mourir mais c'était chouette en général, mais pas mon truc donc je respectais ces champs d'intérêts. Je devrais peut être aller lui dire que je trouve ça, nul, lent, chiant ?

Faut-il qu'il y ait forcément deux champs dont un derrière ? et les positionner comme cela ? Le husky chien de traîneau se compare ou positionne t il toujours par rapport au traîneau ? Avance t il et fait il avancer ? ou se demande t il s'il est plutôt un traîneau ou un Husky ? C'est curieux d'imaginer un Husky suivre un traîneau pour voir s'il est derrière ? Razz



Mêmes infos, mêmes entonnoirs, pensée unique ? mais pourquoi le gars il n'a pas mis le même entonnoir dans tout le monde ? et la vie comme dans "les monades urbaines" ? un entonnoir peut il se bouffer la queue comme le serpent ?

Certains dits doués sont plus riches que certains dit normo pensants, mais certains normo pensants sont plus ouverts que certains dits doués, donc moins riches en fait aux yeux des autres mais riches à leurs yeux, c'est surprenant. et ça m'amène à la science infuse, si en fait quelqu'un prétend avoir la science infuse et la diffuse comme la seule science, ça fait infuser personne d'autre ? Du coup lele doué effectivement semble t il n'utilise et ne peut donc alors effectivement pas utiliser plein de choses qu'il a dans son "sur", de coup se sentir seul dans son sachet en fait, pas de sucre, pas de cuillère, pas de théière, pas de sous tasse, pas d'autres sachets, la loose, l'enfer, l'horreur Smile

Alors la fameuse recette vue en regardant deux personnes : si machin lâche sur ça et dit ça, son ingrédient, l'autre qui devrait lâcher sur ça et son ingrédient, ça ferait une autre infusion plus géniale mais... tout n'est pas qu'une question de bloc moteur... d'autres paramètres individuels entrent en ligne de compte...


Je suis un cargo
Tu as une mer, des marins, une plage, des terres, des mouettes, des vagues ?
Non,
Alors tu ne peux pas être un cargo. (et selon le contexte on peut ajouter et en plus t'es plutôt un es cargo t Very Happy
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Re: Psychologie de comptoir

Message par I am so sure le Ven 11 Aoû 2017 - 22:13

Spoiler:

Présentation du métier d’interprète en langue des signes
LE 8 JANVIER 2013 PAR STÉPHANDANS MÉTIER
Il me semble intéressant en ce début d’année (et aussi pour répondre collectivement aux nombreux mails que je reçois qui me questionnent sur mon métier) de rédiger une présentation synthétique du métier d’interprète en langue des signes française.

Métier ILS

1/ Son rôle
L’interprète est un professionnel formé aux techniques d’interprétations et diplômé. Il intervient aussi bien pour les personnes sourdes que pour les personnes entendantes en interprétant tous les échanges. C’est un pont linguistique et culturel entre deux communautés, celle des sourds et celle des entendants.
Il est bien sûr bilingue et biculturel (il est indispensable d’avoir une excellente connaissance de la culture sourde).
Il favorise aussi l’accessibilité à la vie quotidienne, professionnelle, sociale, culturelle et citoyenne des personnes sourdes qui s’expriment en langue des signes (française en l’occurrence).

Contrairement aux interprètes de langue vocale qui ne travaillent généralement que vers une langue, l’interprète en langue des signes travaille « dans les deux sens » :
il interprète les discours émis en français (oral) vers la langue des signes ou les discours émis en langue des signes vers le français (oral).
Il traduit les textes écrits en français vers la LSF et les discours signés en LSF vers le français écrit.

L’interprète respecte le code éthique de sa profession tel qu’il a été défini par l’Association Française des Interprètes/Traducteurs en Langue des Signes (AFILS). Les 3 règles principales sont :

le secret professionnel : l’interprète est tenu au secret professionnel, il s’interdit toute exploitation personnelle d’une information confidentielle ;
la fidélité : l’interprète se doit de restituer le plus fidèlement le message en présence des parties concernées ;
la neutralité : l’interprète ne peut intervenir dans les échanges et ne peut participer à une conversation qu’il traduit. Il est particulièrement vigilant à rester neutre, aussi bien durant toutes les situations d’interprétation que durant les moments plus informels (pause-café par exemple).
2/ Ses différents types d’interventions
Nous interprétons des situations :

de liaison (rendez-vous professionnel, social, médical, juridique) ;
de réunion (entreprise, administration, réunion d’équipe) ;
de formation (milieu scolaire, universitaire, professionnel) ;
de conférence (Assemblée générale, séminaire, colloque, débat public, meeting) ;
L’interprète peut aussi intervenir en milieu artistique (visite de musées) , religieux (mariage, enterrement) ou à la télévision (traduction des journaux télévisés).
Il peut également interpréter à distance, via la visio-interprétation, afin de relayer un appel téléphonique entre un sourd et un entendant.

L’interprète peut refuser une intervention si, pour une raison éthique ou personnelle, il sent que sa prestation ne sera pas conforme à son code déontologique.

A noter : afin de fournir une interprétation optimale, un temps de préparation est indispensable. L’interprète (qui se doit bien sûr de déjà posséder une excellente culture générale) sollicite les intervenants en amont de ses interventions afin de recueillir des informations relatives au contenu des échanges et tout document susceptible de l’aider à améliorer et/ou faciliter sa prestation.

3/ L’organisation de son travail
Un interprète peut travailler :

en indépendant : auto-entrepreneur ou profession libérale ;
au sein d’un service d’interprètes en langue des signes comme salarié ou vacataire ;
au sein de diverses structures nécessitant les services d’un ou plusieurs interprètes comme les Instituts de Jeunes sourds, des établissements spécialisés, des structures hospitalières…
Une journée de travail correspond à 2 vacations (matin, après-midi ou soir) soit 4 heures d’interprétation effective.
En effet, afin de garantir une interprétation de qualité, le nombre d’heures maximum d’interprétation consécutive est de 2h par demi-journée (une pause de 10mn étant à prévoir à l’issue de la 1ère heure d’intervention).
Dans les situations nécessitant plus de 2 heures d’interprétation consécutive ou si l’aménagement d’une pause entre les 2 heures n’est pas possible, lors d’une conférence par exemple) un 2ème interprète est nécessaire selon deux modalités possibles :
– les 2 interprètes sont présents durant la période d’intervention avec un relais toutes les 15 à 20mn
– un interprète intervient seul pendant la première heure puis un 2ème interprète lui succède pour l’heure suivante (avec une présence conjointe en amont d’au moins 15mn, permettant d’assurer un passage de relais satisfaisant).

Bien que neutre et n’intervenant pas durant les échanges, l’interprète peut être amené à conseiller sur la situation d’interprétation pour garantir les bonnes conditions à son intervention telles que : configuration du lieu, organisation de la situation de communication, placement des différents intervenants, recadrage lorsque son rôle n’est pas bien compris avec si besoin explication des règles déontologiques, etc.

Il peut également endosser le rôle de tuteur pour des « élèves-interprètes » en formation.

4/ Sa rémunération
En début de carrière, la rémunération d’un interprète en langue des signes est modeste au regard des 5 années d’études supérieures nécessaires pour être diplômé : 1200 à 1500 € net par mois.
Ensuite, après quelques années d’expériences professionnelles elle devient très variable, en fonction des vacations effectuées, du statut…

5/ Une synthèse des compétences
Dans son mémoire de fin d’études mon collègue Christophe Ricono (qui travaille à Ex-aequo, Lyon) a proposé une synthèse des compétences requises par ce métier. Comme je ne ferais pas mieux qui lui, je reproduis son tableau :

compétences ILS

6/ Les contraintes du métier

disponibilité et souplesse (horaires non réguliers, décalés, nécessité de devoir répondre dans l’urgence à une demande, nombreux déplacements) ;
isolement professionnel ;
risques sur la santé dus à une usure physique et intellectuelle : TMS, stress, déplacements (douleurs dorsales…) ;
fatigue visuelle en visio-interprétation.
7/ Les diplômes d’interprètes F/LSF reconnus par l’Afils
Vous trouverez des infos plus détaillées sur les cursus proposés (Master 2, Bac +5) dans cet article : « devenir un interprète F/LSF diplômé« .

Université Paris 3/Esit ;
Université Paris 8/Serac ;
Université Lille 3 ;
Université Toulouse Le Mirail ;
Université de Rouen.
________________
Sources :
En plus des nombreux articles déjà publiés sur ce blog, pour des informations plus approfondies sur ce sujet, je vous conseille :
– le site de l’Afils ;
– le mémoire de Christophe Ricono intitulé : « Regard sur les compétences des interprètes en langue des signes » (PDF).

Et d’aller rencontrer des interprètes en langue des signes pour discuter avec eux. Vous verrez, nous sommes très gentils !

PS : bien sur, cette description n’étant en rien exhaustive, n’hésitez pas à m’interroger si vous avez besoin de précisions ou d’éclaircissements.


Rester neutre
LE 22 JANVIER 2011 PAR STÉPHANDANS CODE DÉOTONLOGIQUE, MÉTIER
Après avoir lu certains de vos commentaires, il me semble intéressant de revenir sur le principe de neutralité chez l’interprète en langue des signes.

Selon l’article 3 du Code déontologique de l’Afils, « l’interprète ne peut intervenir dans les échanges et ne peut être pris à partie dans la discussion. Ses opinions ne doivent pas transparaître dans son interprétation ».

Cette neutralité est essentielle notamment dans les interprétations dites de liaison, lorsque l’interprète intervient entre deux ou trois personnes pour des entretiens d’embauche, un rendez-vous chez un architecte, des consultations médicales, des entretiens parents/professeurs, des rendez-vous à la MDPH, chez le notaire ou l’avocat…

Etre neutre (et on le comprend aisément) c’est d’abord faire attention à son attitude, bien se placer et réussir à être le plus transparent possible pour ne pas interférer dans les échanges.

Mais rester neutre c’est aussi parvenir à ne pas se laisser déstabiliser par les apartés, les questions que vous pose fréquemment l’interlocuteur entendant.
Par exemple, je traduisais dans une école maternelle un entretien entre un parent d’élève sourd et un professeur. Soudain le professeur se tourne vers moi et me demande « je serais curieux de savoir comment vous faites pour différencier dans votre traduction le mot chat du mot chatte ». J’ai tenté de faire comprendre à la personne sourde que le professeur s’adressait directement à moi en espérant qu’il l’interromprait et lui expliquerait qu’en tant qu’interprète je ne pouvais pas intervenir (les sourds étant plus habitués que les entendants au mode de fonctionnement des interprètes). Hélas ce ne fut pas le cas et le professeur insistant, j’ai dû un instant interrompre leurs échanges et expliquer, d’abord en français puis en LSF (pour demeurer néanmoins fidèle), que j’étais ici comme interprète et que je ne pouvais pas en plus endosser le rôle d’enseignant en langue des signes. Donc soit la personne sourde lui expliquait directement (et je l’aurais traduit), soit nous en parlerions à l’issue de la réunion (le tout enrobé d’un large sourire et prononcer d’une voix fort diplomatique pour ne vexer personne).

Avec cet exemple on pourrait croire que rester neutre est facile qu’il suffit pendant un entretien de ne pas dire « ah oui lui il a raison » ou bien « ah non je ne suis pas d’accord« . Ce n’est malheureusement pas toujours aussi simple à concevoir et à vivre. Voici un exemple pour illustrer mon propos et montrer les implications que peut avoir ce concept qui ne cesse d’interroger les interprètes.

Une consultation médicale dans un hôpital parisien.

Une patiente, sourde, est reçue par un médecin du service de cancérologie. Un peu perdue, elle est ici pour qu’il lui remette les dates de sa prochaine hospitalisation en vue d’une nouvelle série de traitements et notamment des séances de chimiothérapie. À la question du médecin (que je traduis) « comment allez-vous ? », elle se lance dans un long monologue cherchant à faire comprendre que ça ne va pas bien, qu’elle n’a plus faim, qu’elle perd un peu la tête, la preuve, elle a failli oublier la date du rendez-vous, elle mélange les jours de la semaine…

Durant ce temps, le médecin, qui ne semble pas l’écouter (là c’est un jugement subjectif de ma part) remplit des fiches sur les futurs traitements. Puis il relève la tête vers elle, l’interrompt et lui demande si elle pense partir en vacances avant son admission. Elle explique que non, car elle est seule, sans enfant… Bref cette femme cherchait à communiquer ses angoisses et ses interrogations à son praticien qui manifestement s’en fichait, volontairement ou pas. À la fin il lui dit simplement : « parfait, on se revoit le 17 pour le traitement, tout ira bien ». Puis il lui remet deux ordonnances presque identiques sans lui expliquer que l’une est pour l’hospitalisation et l’autre pour un traitement à prendre quelques jours avant. Et il nous salut puis nous indique la porte pour sortir.

Evidemment je me suis « contenté » de traduire leurs échanges et une fois l’entretien fini je suis parti. Quelques instants plus tard, je devais apercevoir cette même dame assise un peu plus loin sur un banc essayant d’analyser ce qui venait de se passer et incapable de comprendre pourquoi elle avait deux ordonnances entre les mains (là encore c’est un jugement subjectif de ma part) les explications du médecin ayant été quasi-inexistantes.

Dans ce cas présenté, il n’était pas « techniquement » difficile de rester neutre, il suffisait simplement de ne pas intervenir et de traduire fidèlement les propos de chacun.
Néanmoins, en tant qu’interprète on ne peut s’empêcher d’éprouver une certaine empathie pour tel ou tel usager et sa position de neutralité peut troubler parfois son affect en lui donnant peut-être, le sentiment d’abandonner la personne à son sort (il aurait été tellement plus facile d’aller voir cette dame et de lui dire : « attendez je vais tout vous expliquer », de prendre la posture de l’interprète-sauveur). Durant leur entretien, il était manifeste que la patiente demandait de l’aide, des explications voire un soutien moral et qu’en retour son médecin l’ignorait. Mais ce n’est pas à l’interprète de régler cette situation, de signaler au médecin que cette dame souffre, qu’elle ne comprend rien à ses propos et qu’il pourrait faire un peu plus attention à elle. Et ce n’est pas non plus à l’interprète de réexpliquer à cette femme ce qu’a voulu dire son médecin, quelles sont ses prescriptions (imaginez en plus que j’ai mal compris et que je me trompe dans la posologie). Enfin, n’oublions pas que, peut-être, l’attitude du médecin était intentionnelle et bien sur ce n’est pas à l’interprète de juger s’il a tort ou raison. Pour pousser jusqu’à la caricature ce raisonnement, le médecin fait peut-être exprès d’être désagréable et la patiente volontairement veut faire croire qu’elle ne comprend rien. Et il me semble que face à une personne entendante il aurait eu la même attitude.
Le rôle de l’interprète n’est pas de sonder les corps et les âmes, d’essayer de comprendre les intentions de chacun (dans ce cas il courrait à la catastrophe se trompant régulièrement dans ses analyses). Il est juste là pour traduire des propos en interférant le moins possible des les échanges.

Garder sa neutralité est donc un principe intangible et il faut s’y tenir car en dehors de toutes les justifications professionnelles et déontologiques, c’est d’abord pour l’interprète un moyen de se protéger, d’éviter un trop grand sentimentalisme qui pourrait perturber sa rigueur, son professionnalisme voire sa vie personnelle.
Cela est particulièrement vrai avec les consultations médicales où l’on pénètre dans le plus intime de la personne avec parfois des médecins qui manquent cruellement de compassion ou d’écoute pour leurs malades.

https://interpretelsf.wordpress.com/2011/01/22/rester-neutre/

Spoiler:
Tilt une petite bille.La femme de F, pompier adorable dont j'avais parlé ici même, qui m'avait dit : tu me l'as transformé au tél et en l'envoyant consulter un peu, est enseignante en langues des signes pour sourds muets.

Peut être que finalement un jour elle va me rappeler en me disant qu'en fait qu'il chante karna à fond la caisse sous la douche,

(ils sont partis vers Paris la grande capitale là bas, tu sais là où il y a le pont (qui sert à rien sur les Champs Elysées où on n'a jamais vu marcher ni traverser personne), z'ont bizarre aussi ces Parisiens, et pas de parapluies, ils ont mis des "Lits on d'ort")

elle n'en peut plus et ça sera de ma faute  Very Happy . Je prépare mon verre d'eau d'avance en cas d'incendie mais en chantant aussi karna à fond. Razz


Spoiler:
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Re: Psychologie de comptoir

Message par I am so sure le Mar 15 Aoû 2017 - 19:52

http://www.la-croix.com/Famille/Education/Classement-Shanghai-grands-chercheurs-sont-attires-universites-bien-classees-2017-08-15-1200869778?utm_source=Newsletter&utm_medium=e-mail&utm_content=20170815&utm_campaign=newsletter__crx_alert&utm_term=750827&PMID=d4730fdb8bab75fc0ea6fc0167f66034
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Re: Psychologie de comptoir

Message par I am so sure le Mer 16 Aoû 2017 - 11:34

Ajoutée le 22 janv. 2017
Schopenhauer a vécu pour la philosophie. Toute sa vie, il ne professa qu’une seule vérité : la nature intérieure du monde, son essence métaphysique est une poussée aveugle et irrationnelle qu'il nomme Volonté. Son affirmation que le monde ne peut se justifier que comme phénomène esthétique signifie exactement ceci : échapper à l'être en se réfugiant dans le voir, car « le monde est beau à voir mais mauvais à être ».

Source : http://www.schopenhauer.fr/



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Ajoutée le 13 janv. 2013
Philosophons est une émission de M.Delaunay produite par MDP.

Philosophons le mythe de la caverne est la quatrième émission d'une série de 35. Dans cette émission, le mythe de la caverne de Platon est expliqué , ce qui renvoie à la notion de vérité et à deux questions:
- quel sens au mythe de la caverne ?
-pourquoi vouloir la vérité ?



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Re: Psychologie de comptoir

Message par I am so sure le Jeu 17 Aoû 2017 - 16:18

Surdoué… et si on prenait le problème autrement
Publié le 17/08/2017
Faire confiance. A l’autre, donner le pouvoir à l’autre.

Je m’ennuie sur un poste d’hôtesse d’accueil que j’ai pris pour soulager une copine 4 jours. Du coup je reviens à mon jeune marronnier: les surdoués, les zèbres, moi, surdouée, etc…

Faire confiance à l’autre donc.
Carlos Tinoco parle d’inhibition plus élevée chez les non-surdoués ce qui les empêcherait de sortir du cadre, et donc en extrapolant, de trouver des solutions.
Pourtant, et malgré mon QI relativement élevé, j’ai EXACTEMENT ce problème là. J’ai une pensée limitée, je la limite consciemment et inconsciemment pour gérer mes angoisses de vie.
Un problème? La solution est évidemment difficile donc je laisse tomber, je n’ai pas les compétences, et si je tente quelque chose, j’imagine déjà quelque chose de difficile, et je me complique l’existence, si j’ai le courage de m’y attaquer finalement.
Un exemple. Dans mon job d’hôtesse il y a deux bouilloires, même modèle, même marque. Elles ne marchent plus. Ah. Mes premières pensées: Si elles ne marchent pas toutes les deux, et vu que les câbles semblent aller au même endroit derrière les meubles de cuisine, il y a peut-être un interrupteur éteint quelque part. Je regarde vite fait, pas d’interrupteur. Ok, peut-être que le fusible a pété. Ok, je ne peux rien faire, je n’ai pas envie de m’en occuper. Deux heures plus tard, une personne (un homme), veut faire bouillir de l’eau. Je lui dis que les bouilloires ne fonctionnent plus et que je ne sais pas pourquoi. Il regarde, s’intéresse puis… inverse les deux bouilloires sur leurs socles. Miracle, ça marche. Je me trouve trop con, mais c’est la dernière chose à laquelle j’aurais pensé vu que c’est la même marque et le même modèle. Bref, pensée limitante.

Alors comment avec une pensée limitante, mais pas limitée dans l’absolue, j’ai pu avoir un bon score au test QI avec tout le stress que j’avais de peur de l’échec?
Eh bien, et j’ai déjà du l’évoquer, la psy m’a dit pendant le premier exercice: « C’est bien ». Ca a enclenché un truc en moi, elle m’avait mis en confiance, elle est psy et agréée pour faire passer le test, je ne sais pas, je lui ai fait confiance. Et ça m’a énormément aidé. Je lui ai fait confiance! Et ça a marché.

Faire confiance. A mes amis, à toutes celles et ceux que j’aime pour leur bonté, leur perspicacité, leur générosité, leur différence, faire confiance à tous et toutes celleux qui me font du bien. Je leur ai accordé ma confiance pour discuter, rire et partager avec elleux, pourquoi ne pourrais-je pas le faire sur mes capacités créatives, intellectuelles, et autres d’ailleurs, toutes les valeurs humaines que je chéris et pense ne pas avoir mais là n’est pas le sujet.

Et si c’étaient les autres qui m’aidaient à sortir du cadre?

https://petrolebleu.wordpress.com/2017/08/17/surdoue-et-si-on-prenait-le-probleme-autrement/
------------------------------------------------------------------------------------------

Penser à faire un jour un blog et y mettre qu'alors que pendant au moins 6 mois je me suis remise à la bougie dans ma salle de bains, cela dit par envie aussi, j'aime bien compliquer/simplifier des fois, genre ça fait vivre des aventures dans la vie courante, même du coup sans courant dans la salle de bain, ben ben ben, "tu en vis des choses en vivant rien vu de l'extérieur, ben j'espère bien, qu'est ce que tu vous foutais dans ma salle de bains ?  Razz , bref, et en fait c'est mon plombier polyvalent qui a.... dénoué des fils de plus électriques ? mon héros ? non, non, pif, paf, pouf, il m'a regardée et m'a dit : vous avez des fusibles ? comme quoi une fuite, ça peut aussi apporter la lumière. Conclusion se sentir con des fois.... ça repose mais pas mon con mon cerveau  Smile
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Re: Psychologie de comptoir

Message par I am so sure le Sam 19 Aoû 2017 - 17:24

http://www.commentfaiton.com/fiche/voir/66491/comment-differencier-un-dauphin-d-un-marsouin
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Re: Psychologie de comptoir

Message par I am so sure le Mar 22 Aoû 2017 - 13:02

La superposition de souvenirs ou pas.

22 août en 1995, je suis sortie avec un gars. Et le mode des autres, t'en faire une date anniversaire.

C'est fou y'a des gens qui à l'inverse de moi, s'en souviendrait encore aujourd'hui. C'est carrément "retour vers le futur" ou "retour vers le passé, et lointain en plus".

Ca fait avancer avec des échéances qui vont revenir dans le passé !!!

Et alors avoir un plan de vie, pour certaines c'est avoir répondu à toutes les questions que tout le monde va se poser. Euh ben c'est bizarre, je m'en pose 4 ou 5 Smile tout au plus. Et en plus je me les pose pas toutes seules et en partant de choses simples, mode knaki herta. Y'a toujours eu un Ducros quelque part qui s'est décarcassé pour me fournir les épices.... Donc si je le croise à 12h, ça me paraît logique de pas aller à 14h.

C'est comme les personnes qui veulent toujours avoir des grandes conversations philosophiques poussées dans les bistrots. Forcément tout autour est alors parasitage. Sauf qu'il semblerait que pour moi ça fait l'inverse. Tout m'envahit, je laisse faire et ça me repose. Un bain de foule quoi. Et pas besoin alors de sortir le mode "douche".

Je remercie les bistrots aussi du coup. Qui m'ont rendue accessible. Et les cafés concerts. Il y a des lieux pour tout, autant en profiter et y attendre ce qu'on peut y avoir, plutôt que d'y vouloir ce que l'on n'y trouvera pas.

Du coup j'aurai même pas pu dire ici : tiens là je me fais une envolée lyrique. Ca pourrait être coupé par "ben non lyrique c'est pas ça", ben oui mais je m'en fous là ici de la bonne définition froide de mon ressenti, je revendique mon droit et ma liberté à exulter Smile Si je m'extasie, l'espace d'un instant du coup hp, qu'est ce que ça peut te faire ?

Forum ZEBRAS CROSSING :: Prairie :: Discussions libres :: Humour, détente

Heureusement qu'on a des endroits où on peut librement se lâcher en mode petite maison dans la prairie. Conclusion du jour, pour savoir qu'on rentre pas dedans, il faut un autre dehors qui resitue le dedans. Pour pouvoir empiler autrement les paradoxes, il faut un nouveau paradoxe, donc c'est pas moi et je pouvais pas le savoir, comme quoi j'ai raison depuis toujours sur le fait que je sais pas tout, et que c'était réducteur de me le dire. La majorité des personnes qui n'ont jamais ouvert Fluide Glacial sont en général plutôt froids, ça me glace et m'a toujours fait froid dans le dos. Pourquoi dans le dos ? on sait pas, le gars qui a inventé cette expression devant avoir ses raisons, si c'est important on peut chercher, mais bon chercher ses raisons, alors que lui certainement les a déjà trouvées et en plus il nous a rien demandé... on m'a donc donné des moyens d'être encore meilleur et ce qui est drôle c'est que ça va encore interprété comme encore pire Smile




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Re: Psychologie de comptoir

Message par I am so sure le Dim 17 Sep 2017 - 19:23

http://infos.leparisien.fr/laparisienne/8/actualites/people/stromae-se-confie-sur-ses-problemes-de-sante-05-09-2017-7236636.php
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Re: Psychologie de comptoir

Message par I am so sure le Dim 24 Sep 2017 - 15:18

Adultes surdoués : trouvez l’oxygène dans votre couple
couple/sexualité/amour
Adultes surdoués : trouvez l’oxygène dans votre couple

Un cerveau qui ne cesse d’interpréter, d’analyser, de réfléchir, des émotions oscillantes difficiles à anticiper et une hypersensibilité pas toujours facile à gérer dans la vie de tous les jours. Le profil des adultes à haut potentiel intellectuel est sans aucun doute complexe. Mais comment cette personnalité impacte-t-elle les relations amoureuses ?

Chez les adultes à haut potentiel intellectuel, communément appelés surdoués, les émotions vivent « dans un volcan rempli de magma », selon les termes du Dr Valérie Foussier, médecin endocrinologue et auteur de l’ouvrage « Adultes surdoués, cadeau ou fardeau ».

Un « personnage de tous les extrêmes »

Ces émotions explosives et brûlantes viennent nourrir l’amour, autant qu’elles peuvent le fragiliser. Ainsi, les relations de couple sont souvent intenses lorsque l’un des deux conjoints est surdoué : l’adulte à haut potentiel intellectuel est un « personnage de tous les extrêmes », confirme le Dr Foussier. Présentant « une forte empathie, une dépendance affective, une angoisse d’abandon intense, de fortes sensations de peurs irrationnelles et un important besoin d’une relation stable et solide », l’amoureux est souvent moteur dans l’écoute, la tendresse et dans l’entretien du lien exclusif. Mais aussi générateur de conflits de grande ampleur.

« Son arborescence de pensées est par ailleurs responsable de changements brutaux d’humeur ». Ainsi, il peut « passer en un instant du rire aux larmes, de l’extase absolue à la détresse la plus profonde telle une décharge électrique ». Des phénomènes d’autant plus forts lorsque l’incompréhension et la dispute amoureuse sont au programme.

Prendre sur soi et exploser

Selon le Dr Foussier, en cas de crise de couple notamment, l’adulte à haut potentiel intellectuel « tente de mettre à distance toutes les émotions qui assaillent au quotidien ». Dans un premier temps, la personne « essaie de se canaliser, de minimiser, de refouler. Elle tente en permanence de faire baisser l’éruption, malgré les larmes qui montent et la colère qui envahit ». Puis la réaction finit par tout emporter à l’image « d’un tsunami dévastateur. Cette crise de l’extrême a pour objectif d’évacuer le surplus ».

Mais quel comportement adopter alors pour éviter les explosions inutiles, et aller au-delà du fait que pour l’adulte concerné, « 1 seconde de déception = 1 mois de mal-être » ? « Attendre sans rien dire ou énoncer des choses très neutres, parler d’autres choses. Surtout ne pas intervenir sur l’origine de la charge émotionnelle pour ne pas donner prise à ce volcan. » En quelques mots, « apprivoisez vos émotions, isolez-vous, développez votre créativité », pour tout simplement occuper votre esprit à autre chose que ce qui vous pèse. L’idée est « d’arrêter aussi le ping-pong des émotions et d’accepter la place de la souffrance qui peut être salvatrice dans certaines situations ».

http://www.ladepeche.fr/article/2017/09/20/2649301-adultes-surdoues-trouvez-l-oxygene-dans-votre-couple.html
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Re: Psychologie de comptoir

Message par I am so sure le Dim 24 Sep 2017 - 15:31

Adulte surdoué. Comment s’épanouir au travail ?
Publié le 13 septembre 2017 à 00h00
Modifié le 13 septembre 2017 à 17h54


Etre un adulte surdoué ne signifie pas pour autant que dans la vie professionnelle, cette surefficience soit un gage de réussite. Explications.
Faire partie des 2,2% de la population dite « à haut potentiel », ce n’est pas seulement avoir un QI supérieur à 130. La surefficience intellectuelle s’accompagne de différents traits de personnalité pouvant se révéler être des forces, mais aussi des faiblesses, notamment dans la vie professionnelle.

Même si l’on comprend et accompagne de mieux en mieux la surefficience intellectuelle, elle véhicule encore beaucoup d’idées préconçues, notamment quand elle concerne les adultes. Comme le souligne la psychologue et psychanalyste Monique de Kermadec dans , ces derniers ont toujours été « l’objet de fantasmes, d’idées reçues et d’hostilité qui rendent encore plus difficile leur insertion ».

On pourrait notamment penser qu’ils réussissent forcément dans leur vie professionnelle. Or « l’adulte surdoué est aussi hypersensible, hyperémotif, hyperréactif au monde », sans oublier son énergie débordante parfois difficile à canaliser et son indépendance d’esprit. Autant de caractéristiques « pouvant le vulnérabiliser, fragiliser son potentiel et en faire quelqu’un d’inadapté à un milieu hautement compétitif ».

Reconnaître et valoriser la différence

Première étape pour éviter cet écueil, trouver sa voie professionnelle et s’y épanouir ? Prendre conscience de sa différence. Pour ne pas être un fardeau, le haut potentiel doit dans un premier temps être validé par un test puis pleinement accepté par la personne qui en a hérité. Il lui est alors plus facile de vivre avec. L’accompagnement par un thérapeute est souvent utile, à condition que ce dernier maîtrise le sujet.

L’adulte surdoué s’épanouira évidemment plus facilement dans une profession à même d’abreuver sa soif perpétuelle de connaissances, de stimuler son intelligence, de laisser s’épanouir sa créativité. « Il se sentira souvent plus à l’aise aux commandes de sa propre entreprise ou dans une petite structure que dans des grosses sociétés très hiérarchisées ou dans la fonction publique », souligne Monique de Kermadec.

Pour aller plus loin, entrer en contact avec d’autres adultes surdoués, trouver des coordonnées de thérapeutes, vous pouvez vous rapprocher des associations MENSA France et de l’ANPEIP.

http://www.letelegramme.fr/sante/adulte-surdoue-comment-s-epanouir-au-travail-13-09-2017-11662189.php

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NOUVEAUTES 2017: un groupe Facebook "Jeunes". Un jeune membre de notre groupe anime maintenant un groupe Facebook "atypicks" fermé, exclusivement destiné aux jeunes de plus ou moins 17/ 25 ans. Pour toute demande de participation: carlaambregomez@gmail.com

http://www.douanceaquitaine.com/

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https://rencontre-surdoue.com/groupes/adulte-surdoue-et-relation-amoureuse/

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Re: Psychologie de comptoir

Message par I am so sure le Jeu 5 Oct 2017 - 14:39

L’humour sous la couette, ami ou ennemi ?
Par Inès Galland


Claire Bouilhac
Dans la vie, l’esprit est notre meilleur ami. Au lit, ça marche aussi. La bonne humeur peut pimenter nos ébats à condition de ne pas franchir la ligne jaune. Petit mode d’emploi de l’humour aphrodisiaque bien maîtrisé.

On mise sur l’autodérision
Rien de tel que de se moquer un peu de soi-même devant son amoureux pour qu’il n’ait qu’une envie : nous réconforter avec un bon petit câlin ! « Lorsqu’une femme se met en situation de fragilité, même feinte, cela provoque chez l’homme un réflexe archaïque de chevalier servant, le désir de lui montrer sa force et sa virilité », décrit Valérie Cordonnier, sexologue. Alors, jouons de nos failles devant notre conjoint, sans nous mettre plus bas que terre et en gardant un sourire mutin. « Pour créer de l’excitation, il faut opter pour une autodérision à connotation sexuelle, afin de convoquer chez lui des images et l’autoriser à fantasmer », insiste la spécialiste. Si un « Crois-tu que tu arriveras à attraper mes petits seins ? » peut lui donner des idées, on évite en revanche l’autodénigrement pur et simple qui le refroidirait d’emblée (« Je suis aussi sexy qu’un vieux tapis ! »). Et on évite de cibler nos complexes, histoire de ne pas nous bloquer dans nos ardeurs.

On choisit son moment pour les fous rires !
Un éclat de rire et la peau rosit, le corps s’agite de soubresauts, les tensions musculaires se relâchent, le souffle devient plus ample. Bref, on se met en condition pour que notre énergie sexuelle circule et nous amène à la jouissance. « Le fou rire provoque un lâcher-prise tout à fait favorable à l’orgasme », confirme la sexologue. Mais attention, il ne s’agit pas de s’amuser de notre partenaire – aussi ridicule soit son caleçon ! – mais de s’esclaffer ensemble pour la même raison. À nous de trouver ce qui pourra nous amuser tous les deux : un strip-tease rigolo, un jeu coquin, une position « impossible » du kamasutra… « Mieux vaut s’offrir ce moment de détente pendant les préliminaires, pour accompagner la montée de l’excitation. Glousser en pleine érection peut avoir pour effet de la faire redescendre, sans remontée possible », prévient Valérie Cordonnier.

On évite certains registres
Les histoires drôles chargées de sous-entendus plus ou moins explicites risquent bien de le faire rire… jaune. Il pourrait croire que nous cherchons à lui adresser un message. Les hommes sont en effet particulièrement fragiles sur le terrain de leur virilité et peu capables de second degré dans ce domaine. « Même mûr, un homme reste toujours dans la position du petit garçon qui, un beau matin, se retrouve avec une érection, sans savoir comment elle est venue, et si elle reviendra un jour. La moindre plaisanterie sur ce thème, même si elle ne lui est pas destinée, le renvoie à cette inquiétude, ce doute permanent, et lui coupe tous ses effets », décrypte la sexologue. Nous voilà prévenues ! Idem avec les blagues salaces. La plupart des hommes sont assez traditionnels et préfèrent une « femme, femme », un brin mystérieuse, et pas une camarade de chambrée à l’humour de corps de garde ! « Ils apprécient rarement qu’on s’installe dans un rôle trop masculin. Cela leur fait l’effet d’une douche froide et les met très mal à l’aise », avertit Valérie Cordonnier. Sans nous interdire purement et simplement un brin d’humour sexy, sachons que nous disposons d’une marge de manœuvre réduite : jamais de vulgarité, ni d’attaque contre ses performances. Si nous tenons absolument à cette touche comique, il va nous falloir faire preuve de subtilité…

Lire aussi Manger ou faire l’amour, les femmes ont tranché
Publié le 29/08/2017 dans Petits plaisirs

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Re: Psychologie de comptoir

Message par I am so sure le Dim 8 Oct 2017 - 15:35

Entretien d'explicitation
L’entretien d’explicitation est un entretien qui vise une description aussi fine que possible d'une activité passée, réalisée par une personne en situation de pratique professionnelle ou engagée dans la réalisation d'une tâche. Élaboré par le psychologue et chercheur Pierre Vermersch (CNRS, GREX), cet ensemble de techniques permet d'accéder à des dimensions du vécu de l'action qui ne sont pas immédiatement présentes à la conscience de la personne. Le but de cet entretien est de s’informer, à la fois de ce qui s’est réellement passé ainsi que des connaissances implicites inscrites dans cette action.
Sommaire  [masquer]
1 Historique de l'entretien d'explicitation
2 Présentation de l'entretien d'explicitation
3 Domaines d'application
4 Fondements théoriques
5 Notes et références
6 Voir aussi
6.1 Articles connexes
6.2 Liens externes
7 Bibliographie
Historique de l'entretien d'explicitation[modifier | modifier le code]
Insatisfait de la manière d'étudier le fonctionnement intellectuel dans la science officielle, Pierre Vermersch, jeune chercheur dans les années 1970 et 80, s'attache à développer des méthodologies d'observation et d'exploitation des traces en utilisant la vidéo, tout en étudiant les travaux des psychologues du début du siècle (James, Binet, Burloud, Janet, Guillaume, etc.). Des formations dans différents domaines (psychothérapie et PNL en particulier) le conduisent à reprendre l'analyse des déroulements de l'action à travers la possibilité de les faire verbaliser de manière détaillée par le sujet1. C'est la naissance de l'entretien d'explicitation. Ce qui intéresse le chercheur, c'est de pouvoir analyser ce qui se passe dans la boîte noire, comme l’activité de mémorisation ou d'attention, et de trouver un moyen d'accéder à ce qui restait inobservable depuis un point de vue extérieur, c’est-à-dire accepter d'étudier tout le domaine de la « pensée privée ». Pierre Vermersch, constate que la caractéristique la plus fondamentale de ce domaine est de relever du niveau d'une analyse phénoménologique (c’est-à-dire le niveau de ce qui apparaît au sujet) et que cette pensée privée reste accessible au sujet qui en fait l’expérience. Pour l'étudier, une rupture est nécessaire par rapport au paradigme de la psychologie expérimentale : il s'agit d'envisager, à côté de l’observation classique en troisième personne (où le sujet est objet d’observation), le point de vue en première personne, exprimé par le sujet, témoignant de ses prises d’information et de la conduite de ses actes cognitifs.
Les préoccupations de Pierre Vermersch rencontrent celles des praticiens. Il crée en 1990 un Groupe de Recherche sur l’Explicitation, le GREX, où il développe, outre la formation à l’entretien d’explicitation, un programme de recherche. Ce programme approfondit les ressources des travaux de Jean Piaget sur la prise de conscience et se fonde sur les principaux concepts de la phénoménologie de Husserl, en intégrant les ressources actuelles sur l'émergence du sens (Richir, Tengelyi, Ullmann ?). Les derniers travaux de recherche concernent l’auto-explicitation.
Présentation de l'entretien d'explicitation[modifier | modifier le code]
Si l'entretien d'explicitation (EdE) permet un retour réflexif aussi bien sur le fonctionnement cognitif dans la réalisation d'une tâche que sur le vécu d'une pratique professionnelle, c'est qu'il centre son questionnement sur la mise au jour des éléments implicites du vécu de l'action. Suivant Piaget qui affirme que « l’action est une connaissance autonome », P. Vermersch considère l’action comme une source privilégiée d’informations pour comprendre les aspects fonctionnels de la cognition. Le concept d'action est pris dans sa dimension procédurale plutôt que sur les aspects conceptuels, généralisants, schématiques ou imaginaires et créatifs. L’action, comme connaissance autonome est largement opaque à celui qui l’a accomplie et, dans toute action, il y a un savoir pratique préréfléchi, c’est-à-dire non conscient pour la personne qui agit. Essentiellement, il s'agit d'accompagner la personne dans les étapes de la prise de conscience2,1. Ces étapes correspondent à deux processus distincts : un processus de réfléchissement qui permet au sujet de recontacter son vécu subjectif, d’en déployer les aspects implicites et d’en effectuer une mise en mots ; un processus de réflexion sur le vécu mis à jour qui consiste à prendre pour objet de réflexion le contenu de la description. Les techniques d'explicitation concernent principalement la mise en œuvre du réfléchissement.
Faire apparaître la verbalisation de l'action est parfois spontané comme dans l'épisode de la madeleine de Proust, mais le plus souvent, il s’agit de créer les conditions nécessaires pour que l’interviewé puisse rendre compte le plus finement possible de ce qu’il a fait réellement, de comment il s’y est pris pour faire ce qu’il avait à faire. Ce sont ces conditions et un changement didactique, le passage de l'interrogation au questionnement, qui constituent les principales caractéristiques des techniques d'explicitation :
Proposer un contrat de communication.
Tourner l’attention de la personne vers une situation singulière qui s’est effectivement déroulée. La verbalisation ne porte pas sur une classe d'actions, mais concerne une tâche réelle, spécifiée dans le temps et dans l'espace.
Faire évoquer la situation de référence. Cela suppose que la personne entretienne avec ce dont elle parle une position particulière, la position de parole incarnée, qualifiée "d'impliquée", dans laquelle la personne est davantage en contact avec son expérience passée qu'avec la situation présente de communication en entretien.
Guider vers l’évocation sensorielle, de manière à solliciter la mémoire concrète3. Cette mémoire se déclenche par l'activation d'un élément sensoriel qui fonctionne de manière involontaire, ce qui conduit à éviter toute volonté de recherche du contenu à rappeler.
Distinguer des catégories de verbalisation (les satellites de l'action) et relancer le questionnement vers les informations concernant l’action.
Questionner en fonction du caractère préréfléchi de l’action : questions descriptives, questions sur les gestes (témoins du préréfléchi), relances sur les dénégations (le préréfléchi n’est pas connu, le déni masque l'existant).
Questionner en fonction des propriétés de l’action et de son déroulement.
Accompagner la prise de conscience avec un guidage s’effectuant en structures (déroulement temporel, cycle de l’action) et non en contenus.
Comme toute technique, l'entretien d'explicitation fait l'objet d'une formation de base par la pratique encadrée de celui-ci.
Domaines d'application[modifier | modifier le code]
Plusieurs secteurs professionnels se sont emparés des outils issus de l’explicitation. Chacun d'entre eux, avec des finalités propres, ont développé des recherches, des applications, des interventions, que ce soit des formateurs et des enseignants (aider et favoriser l'apprentissage, en partant de l’état réel des connaissances du sujet, en comprenant le processus cognitif de l'apprenant et en l'accompagnant à s'informer de ses stratégies effectives d'apprentissage) ; des experts de la Validation des Acquis de l'Expérience (favoriser la description d'activités réelles, pour faire émerger les compétences et les connaissances implicites mises en œuvre dans des situations concrètes.) ; des professionnels des ressources humaines : (repérer avec un employé les compétences que celui-ci met en œuvre et/ou celles qu'il pourrait développer ; aider à la reconversion professionnelle en entreprise (problèmes de santé, fermeture de services, etc.) ; des consultants (pour comprendre de manière concrète l'origine d'une demande d'intervention, comprendre le fonctionnement de l'institution et le travail réel.) ; des entraîneurs sportifs de haut niveau (avoir accès au vécu subjectif des sportifs, invisible sur la vidéo, afin d'améliorer les performances et d'en comprendre le fonctionnement) ; des animateurs de séances d’analyse de pratique : (permettre à une personne de prendre conscience de son activité et des fondements personnels de cette manière d'agir en situation, pour mieux le vivre ou le modifier. ) ; des orthophonistes et autres thérapeutes (comprendre le fonctionnement des personnes dans des situations singulières afin de faire émerger des prises de conscience et engager des stratégies de rééducation et/ou de changement) ; des professionnels de la santé, chaque fois que la prise en compte du point de vue du sujet est pertinente (interprétation des enregistrements de neuro-imagerie médicale, maladies chroniques, anticipation d’une crise d’épilepsie, soin des diabétiques) ; des professionnels qui travaillent en équipe (s’informer mutuellement lors de débriefing d’activité collective) ; des chercheurs, pour accéder à leur propre vécu et pour recueillir des informations du vécu subjectif d’autrui ; etc.
Ces recherches et ces pratiques constituent une littérature abondante dont une grande partie est téléchargeable gratuitement sur le site du GREX [archive].
Fondements théoriques[modifier | modifier le code]
L’entretien d’explicitation est fondé sur le fait qu'il est possible d'accéder à l’expérience subjective d’un sujet et de la décrire. Pierre Vermersch reprend à son compte les concepts fondateurs de la phénoménologie développée par Husserl, notamment les théories de la conscience et de l'attention. Il propose un modèle fonctionnel de la conscience. L'idée fondamentale est que le sujet mémorise en permanence de manière passive ce qu'il vit, que tout ce qu'il vit fait l'objet d'une saisie attentionnelle et d'une trace mémorielle, qu'il en soit conscient ou non. Cette trace est conservée et peut, à tout moment, revenir à la conscience, de façon involontaire (madeleine de Proust) ou provoquée (par un entretien d’explicitation ou par une auto-explicitation).
Dans le but d'établir scientifiquement la pertinence et la validité de ce point de vue, tout en définissant les catégories descriptives nécessaires, Pierre Vermersch crée un nouveau domaine de la psychologie : la psycho-phénoménologie.
Notes et références[modifier | modifier le code]
↑ a et b Pierre Vermersch, L’entretien d’explicitation en formation continue et initiale, Paris, ESF, 1994
↑ Jean Piaget, La prise de conscience, Paris, PUF, 1974
↑ Georges Gusdorf, Mémoire et personne, (2 vol.), Paris, PUF, 1951
Voir aussi[modifier | modifier le code]
Articles connexes[modifier | modifier le code]
Psycho-phénoménologie
Liens externes[modifier | modifier le code]
Site du GREX : http://www.grex2.com/ [archive]
Comment est né l'entretien d'explicitation. https://www.youtube.com/watch?v=ISQKNR7lJgI [archive]
L'originalité de l'entretien d'explicitation https://www.youtube.com/watch?v=6of0WwKx73I [archive]
Questionner la subjectivité https://www.youtube.com/watch?v=0m3P55_4xII [archive]
Bibliographie[modifier | modifier le code]
Georges Gusdorf, Mémoire et personne, (2 vol.), Paris, PUF, 1951
Jean Piaget, La prise de conscience, Paris, PUF, 1974
Pierre Vermersch, L’entretien d’explicitation en formation continue et initiale, Paris, ESF, 1994
Pierre Vermersch, Maryse Maurel, (sous la direction de) Pratiques de l'entretien d'explicitation, Paris, ESF, 1997
Pierre Vermersch, Approche du singulier, Expliciter, 30, 1997, p. 1-7
Pierre Vermersch, Les fonctions des questions, Expliciter, 65, 2006,p. 1-6
Pierre Vermersch, Bases de l'auto explicitation, Expliciter, 69, 2007, p. 1-31
Natalie Depraz, Francisco Varela, Pierre Vermersch, "A l'épreuve de l'expérience. Pour une pratique phénoménologique". Zeta book,
Pierre Vermersch, "Explicitation et phénoménologie" Paris, PUF, 2012

https://fr.wikipedia.org/wiki/Entretien_d%27explicitation
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Re: Psychologie de comptoir

Message par I am so sure le Mar 10 Oct 2017 - 15:56

Moi, aventurière quinquagénaire
Publié le 6 septembre 2017 par Juliette


Une des particularités de la cinquantaine – si j’en crois mes copines quinquas – c’est le vent de nostalgie qui nous pousse à revoir les personnes que nous avons côtoyé quand nous étions encore jeunes et innocentes.
J’ai ainsi revu cet été une ancienne amie et collègue qui n’en revenait pas que je sois mariée avec des enfants. Non qu’elle doutât de mon instinct maternel, mais elle me voyait comme une « aventurière », libre et sans entrave car résolue à toujours « faire ce qu’elle veut ».

J'ignorais qu’on puisse me voir ainsi – folle oui, mais aventurière ? Je n’ai jamais été ni une fêtarde, ni une rebelle. Je n’ai même jamais rien fait de vraiment « fou », même si mes actes ont parfois été perçus comme tels. Par contre, j’étais audacieuse et déraisonnable (mais pas irréfléchie), avide d’expérience et de suivre ma propre voie.
Si c’est la description d’une aventurière, alors oui, je l’étais… et je le suis toujours. La liberté de refuser toute entrave, tout engagement ne m’intéresse pas. Ce qui m’intéresse c’est d’être en mesure de choisir librement mes entraves et mes engagements. C’est ça l’aventure de la vie, ce qui lui donne son intérêt et son sens. « La grande affaire aujourd’hui, disait Patrice Chéreau, c’est d’avoir des convictions personnelles qui ne viendraient pas d’idées enseignées ou apprises mais du respect des autres, ou du moins du manque de mépris des autres ». Ma liberté, je la puise dans ces convictions-là, dans la fidélité à moi-même, qui est la première de mes responsabilités.

Pour moi, le couple, les enfants, c’est juste de nouvelles aventures. Certes ces aventures-là demandent un investissement accru, mais je n’ai jamais eu l’impression qu’elles m’empêchent de « faire ce que je veux ». Je n’ai rien d’une mère sacrificielle. La charité est chez moi toujours bien ordonnée et commence par moi-même. Mon mari, mes enfants, ont le pouvoir de me rendre malheureuse, mais ils n’ont pas celui de faire mon bonheur à eux seuls, et surtout pas à ma place. Ils ne suffisent pas à mon épanouissement. Ayant la faiblesse de penser que mon épanouissement personnel va rejaillir sur eux, je continue à traverser la vie comme une aventure, à saisir les opportunités et les expériences nouvelles qu’elle m’offre en chemin. La vie est toujours une aventure pour qui l’envisage comme telle au lieu de se laisser bouffer par la peur, l’habitude, la paresse, l’indifférence. Et je suis fière d’avoir su construire un couple, une famille, une carrière, une vie, sans sacrifier ce que je suis vraiment : une aventurière dans l’âme.  

http://www.lemondedejuliette.net/2017/09/moi-supercathy-l-aventuriere-quinquagenaire.html?utm_
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Alors elle a prévu pour ces 50 ans de se faire pousser la barbe et la moustache pour faire son age... et là le gars lui dit : oui mais tu vas faire homme de ton âge... j'ai des connaissances vraiment pas cons Smile
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Re: Psychologie de comptoir

Message par Fab. Fabrice le Mar 10 Oct 2017 - 17:43

I am so sure a écrit:[justify]Adultes surdoués : trouvez l’oxygène dans votre couple
couple/sexualité/amour
.../...

Y'a du vrai, du faux aussi car on ne présente pas forcément tout en même temp

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Re: Psychologie de comptoir

Message par I am so sure le Mar 10 Oct 2017 - 17:48

Fab. Fabrice a écrit:
I am so sure a écrit:[justify]Adultes surdoués : trouvez l’oxygène dans votre couple
couple/sexualité/amour
.../...

Y'a du vrai, du faux aussi car on ne présente pas forcément tout en même temp


Comme souvent les articles ou comme souvent les livres... à chacun comme toi là d'y trouver sa singularité, d'y laisser les généralités et d'y prendre ce qui est intéressant Smile
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Re: Psychologie de comptoir

Message par Fab. Fabrice le Mar 10 Oct 2017 - 17:53

J'y prend rien en fait, je soustrait : Livre-ce que j'ai vécu=ce qu'il reste à jeter

( mais cela ne m'explique que moi bien sur, je repère juste l'usage de l'affirmatif au milieu du conditionnel et souvent c'est la que je tique)
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Re: Psychologie de comptoir

Message par I am so sure le Mar 10 Oct 2017 - 18:23

Fab. Fabrice a écrit:J'y prend rien en fait, je soustrait : Livre-ce que j'ai vécu=ce qu'il reste à jeter

( mais cela ne m'explique que moi bien sur, je repère juste l'usage de l'affirmatif au milieu du conditionnel et souvent c'est la que je tique)

Je vois et donc au fond tu te déduis en quelque sorte ? (je dis si après car c'était précisé cette éventuelle façon de faire du dit doué dans le TIPEH ou "apprendre à faire simple quand on est compliqué" ça m'y a donc fait penser)Bon après tout ce qui est grand public et donc pour la majorité n'a pas une valeur scientifique prouvée. D'ailleurs va savoir pourquoi ça me fait penser que TIPEH peut aussi être lu en fait par des personnes intelligentes mais qui ne seraient pas alors surdouées, ça peut choquer les vrais surdoués de par leur vue mais au fond... est il besoin de prouver au milieu alors de dits normo pensants qui n'y comprennent rien, la différence entre surdoués et personnes intelligentes ? je vais le mettre exprès car ça me vient et me fait donc rire : ça nous fait l'intelligence qui se met à dispo des "qu'on dirait cons" ? c'est le monde à l'envers ? Smile et du coup l'inverse, plus d'intelligence et de métiers et de prouvés qui élèvent le niveau mais s'abaissent pour se mettre au niveau d'en bas ? Tout le monde descend, plus personne ne monte ?

Ca me donne : tu prends ce qui n'est pas dit. J'adore ce concept que je pratique couramment  Very Happy
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Re: Psychologie de comptoir

Message par Fab. Fabrice le Mar 10 Oct 2017 - 18:28

Oui, bonne méthode Wink

(En plus, en vérité je ne voudrais pas que certains prennent tout pour argent comptant, cela me porterais portentiellement préjudice le jours ou ils me croiseraient, c'est une défense par anticipation, un "plaider non coupable" par avance)
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Re: Psychologie de comptoir

Message par I am so sure le Mar 10 Oct 2017 - 18:37

Fab. Fabrice a écrit:Oui, bonne méthode Wink

(En plus, en vérité je ne voudrais pas que certains prennent tout pour argent comptant, cela me porterais portentiellement préjudice le jours ou ils me croiseraient, c'est une défense par anticipation, un "plaider non coupable" par avance)

Secrétaire et donc fan de Dymo, je ne saurais que trop te conseiller de te présenter en mode entonnoir qui évite les étiquettes d'office ? (si du moins j'ai bien saisi ton propos dans le sens où tu souhaites le faire comprendre) un mode avocat à la défense avant même d'être accusé ça doit être fatiguant ? Wink

Pour le reste je n'ai pas changé d'avis sur le fait que si n'importe qui pense n'importe quoi, ça n'a pas d'impact sur moi et ma façon d'être. Et ça permet donc de se concentrer et de se fatiguer plus uniquement là où ça compte.
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Re: Psychologie de comptoir

Message par Fab. Fabrice le Mar 10 Oct 2017 - 18:44

Effectivement , je me présente généralement en bloc ( un bon méga bloc de granit massif), et je ne fait rien pour en adoucir les angles en plus, si on m'étiquette, tant pis pour l'autre par contre si ça passe, whaouu, on va jusqu'à faire de l'humour ^^

Mais je n'avais jamais pensé à organiser ça, en entonnoir, en plus t'en a posté une collection colorée, j'ai tout de suite pensé d'ailleur à des urinoirs ( portatifs , pour femme) en fait des que je ne livre pas tout comme c'est, j'ai l'impression de manipuler, de ne pas être vrai, d'être illégitime...

Coté fatiguant oui, pour sur, mais au fond surtout pour l'autre
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