Amour et résilience ?

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Re: Amour et résilience ?

Message par Invité le Lun 16 Mai 2016 - 23:40

ISIS75 a écrit:reprendre quoi ?

là où on en était resté médicalement et sur d'autres sujets, mais tu fais bien de le souligner, apparemment je ne sais pas du tout où on va reprendre tout ça Smile
puisque je n'étais jamais malade... et que je ne semble toujours pas l'être.
Déja je change de médecin de famille, que je connaissais depuis longtemps et puis j'avais une seule vie, une seule route... j'avais justement pensé trouvé ici au départ, comme je le trouvais dans la vie, un grand échangeur .. et une rencontre intersection je dirais ? voire un carrefour entre normo pensance et douance, que je n'ai pas trouvé, donc j'ai ensuite continué sur mon fil de présentation afin de ne pas me retrouver complètement "larguée" mais bourrée d'infos, que je consultais logiquement au fur et à mesure et pas en bloc, et pas sur la psycho ou la psychiatrie ou le médical même.... voire donc sur tout puisque tout le monde cherche sur la douance.
Donc avec mon ancien toubib, il y a 6/7 ans, on en était à : je ne peux pas vous laisser en souffrance comme ça, si ça ne va pas mieux, on passera un irm. Et puis ensuite....on va dire alors que je suis tombée sur une psy mais dans le travail.... là où on n'a pas à parler de douance... et ça s'est confirmée ensuite.... bref, et puis j'ai un heureux accident de "doué" qui lui le savait de lui... et a su me donner les clés en rapide afin que je puisse continuer ma vie.... ni mon proprio, edf, ect n'allait attendre que madame fasse ses découvertes, on va dire ça comme ça... j'avais espéré après avoir tout remis en place un peu prés pouvoir partager cela avec mon médecin, mais ça sera encore une fois de l'inconnu avec un inconnu....
j'ai donc en fait overdoser. de termes qui ne faisaient pas mon quotidien, mes repères, mes habitudes, mon cadre, mes référents, mes références Smile.
J'ai donc du pour un congé maladie rencontré deux psychiatres qui ont très bien vu et compris mais ne pouvant pas mélanger les choses comme je l'ai moi même souhaité....
Il m'a semblé alors pour mon point de vue personnel que selon le diagnostic que quelqu'un de compétent fera du petit bout de femme que je suis, j'aurai confirmation ou pas de ce que j'aurais du pouvoir faire ou ne pas faire ?....
donc en fait tu me confirmes ma réflexion, je me demandais si je devais "traumatiser" dès l'entrée un premier contact avec un médecin nouveau... et je me rends que grâce à ce forum les choses ont changé rien que sur cela... je vais y aller sans réfléchir avant, sans rien analyser, et lui dire ce qu'il en est à l'instant T.... que j'étais à un endroit et que hop plus rien n'a été pareil sans aucune possibilité de retourner en arrière.
J'ai sauvé les meubles que j'ai pu et j'ai su garder mon équilibre et en partie grâce à des inconnus un peu connus ou pas connus ici et dans le réel Smile Comme je sais pour avoir su distinguer durant ma vie ce qui était différent sans savoir à l'époque que c'était normo et doué.... que beaucoup de choses n'ont pas été normales durant ces six années, je vais donc laisser ce médecin faire son travail et m'indiquer si je lui fais confiance où lui pense que l'on doit médicalement reprendre.... pour le reste je m'en suis déjà occupée. Smile
Qui sait il va me dire que le traitement léger d'anti dépresseurs que m'a ordonnancé mon médecin à ma demande suffit (et de par le passé il avait suffit à un passage un peu difficile) et je vais continuer ma vie avec des changements déjà un peu mieux intégrés depuis deux ans. Soit médicalement il va me conseiller et je vais l'écouter attentivement Smile
En terme de résilience, j'ai du faire le deuil de projets que j'avais fait qui devraient être en route depuis un bon moment maintenant voire même aboutis, j'avais bossé en ce sens. Adulte surdoué. Cadeau ou fardeau ? ben cadeau pour tes 40 ans, joyeux anniversaire. T'es contente ? ben je sais pas mais ça va venir Smile
Evidemment rencontrer des psychiatres d'un coté, pendant qu'on ne rencontre plus son médecin de l'autre coté, pour moi ce fut très bizarre et pas logique dans toutes les routines, les habitudes que j'avais mises en place.
Il y a des fils ici prévus pour avant le test, j'ai la chance de pouvoir y écrire depuis trois ans sans encore l'avoir passé Smile Soit je trouve ça très curieux, soit ça veut dire ce que tu traduiras peut être mieux que moi, à savoir qu'il y a des possibilités... des ponts quelque part. Est ce qu'il se trouve entre la normo pensance ou la douance ? est ce que j'étais douée et j'ai appris ..... sur ma douance et la normo pensance et moi dedans ?
C'est pour cela que j'ai souhaité achevé une autre vie interrompue subitement en vol et en garder traces. ensuite tu m'y fais penser si ce médecin me dit qu'il ne trouve par exemple pas utile que je passe des tests ? concernant la douance.... à ses yeux médicaux si il me trouve en bonne santé.... je ne sais pas, soit je déciderai de les passer à partir de fin mai quand ça sera possible ou alors en novembre... ne serait ce que pour légitimer ma présence ici ou pour tout du moins donner le final de mes fils de présentations et d'interventions ici.... puisque j'ai toujours fait comme ça dans la vie sauf que je n'écrivais jamais sur des forums.....  je vois qu'il y a du progrès puisque j'avais pensé écrire comme cela à mon arrivée : genre salut les copains, on a du matos en commun ? des trucs à se dire ? à échanger ? et puis c'est pas parti dans ce sens là.
donc j'ai l'impression d'avoir un double truc, je suis devenue du jour au lendemain différente, un espèce de passage long très long de moitié différente moitié pas différente, un mix Smile
J'ai retrouvé ici des choses ou des gens ou des mécanismes ou des modes de pensée ou des fonctionnements que j'avais déjà vu dans la vie mais je n'y avais pas mis d'étiquettes doués, handicapés, différents, divergents, surdoués, doués ect.... et du coup vu d'ici j'ai vu tout autrement des choses dans la vie réelle.
Je n'ai pas l'impression du tout d'avoir eu un faux self donc tant que je n'ai pas confirmation, je me suis accrochée à tout ce que j'avais déjà appris et à ne pas le remettre autant que possible en question.
De ma vue toujours je trouve encore qu'il y a des similitudes. Il y a chez les doués des personnalités. Chez les normo pensants des personnalités. Et des deux cotés, des qualités, des défauts. Des parcours de vie. Et puisque je m'exprime sur un fil dont le sujet était Boris, du coup il doit avoir Boris au milieu. Il doit me sembler un point de jonction.
Je m'étais à l'époque en lançant ce fil attendu à une tonne de "pavés" de personnes adhérentes aux principes, recherches, développés, étudiés, analysés par ce monsieur, ou contrairement de personnes surtout pas adhérentes.
Et en fait rien. Donc là ça m'a fait un bug. je me suis dit alors c'est que je suis très très très loin du but puisque ça n'intéresse personne... je n'ai jamais parlé dans la vie courante des choses que j'avais pu lire ou du travail que j'ai pu faire sur moi... et là j'arrivais là où il semblait que des personnes bossaient sur eux ou sur des thématiques depuis toujours, ce qui moi m'avait permis d'arriver à beaucoup n'était rien... donc je me suis dit : whaou alors là on est mal barré, on est au milieu d'un truc surtout moi Smile
Et puis en fait tu as poursuivi sur ton raisonnement, l'expression de ton chemin de vie, et hop, c'est comme si tu m'avais dit : je me suis intéressée à ce que tu as fait avec ça. et c'est un peu, tu en vois d'ailleurs la tartine, comme si tu me remettais un peu sur mes rails, mes rails d'avant.
Je n'ai pas lu tout ce que j'ai lu suite à un diag, un test, un avis médical, un diag médical.... c'est venu tout seul un jour. Je n'ai psychiatriquement rien à reprendre sauf si tout ça m'a amochée Smile on a fait le bilan avec une dame, mon cv psychiatrique, il est tout petit. un divorce de parents, un psychologue, un psychiatre vite fait au décès de mon beau père... et un médecin à qui je n'avais rien dit de particulier puisque je ne connaissais pas ce particulier pour ensuite 6 ans après lui dire : on a trouvé par hasard un truc, vous savez pas la meilleure sur l'histoire de l'irm tout ça et entre temps il s'est aussi passé ça et puis ça, c'est passé par là, et par ici et par ailleurs .... 
donc je reprends chez le médecin..... le nouveau.... je me dis que ça doit super stressant pour un jeune.... tout ça.... puisque semble t il à 40 ans je n'en avais pas encore été à envisager cette hypothèse là...
du coup je ne sais pas si là moi je suis dans le sujet, j'y suis à mon niveau, dans mon parcours personnel mais je ne sais pas à quoi il correspond ici. sur ce forum. en tous les cas le fait de reprendre là où je vais être de nouveau après première fois dans mes habitudes, dans mon cadre, un médecin, qui sait un psy.... (pour le reste tant pis Wink) ça me rassure Smile
si je ne suis pas douée, je vais devoir revoir le pourquoi comment de mon empathie, de ma sensibilité, de mon rapport différent aux autres soi disants normaux et de mon rapport aux soi disant différents et si je le suis et que le prochain bouquin prévu de Boris sort ce mois ci logiquement "tuteurs de résilience", ben je vais le lire Smile comme j'ai toujours lu ces bouquins ... et puis peut être que je vais réussir à faire ce que j'ai toujours fait je vais tuiler les autoroutes, les poser en schémas et orienter tout cela vers des projets.
il me semble vraiment que c'est toujours avec un truc devant atteignable ou pas que j'ai fait abstraction de beaucoup de choses et que je suis toujours arrivée ailleurs, plus loin, plus avancée, plus construite. et je me mettrais comme à mon habitude dans les circuits qui correspondent et qui s'y référent.
avant j'arrivais en me mouchant chez mon médecin.... si on m'avait dit qu'un jour hormis devoir me demander bon alors j'ai quels symptômes ? que je pourrais lui expliquer ? Smile que j'allais un jour devoir me demander si je dois lui dire en fait je suis pas malade mais on m'a trouvé malade parce qu'en fait je serais surdouée alors que je l'étais pas avant et que ça ne posait pas problème et que ça ne m'en posait pas plus que ça en fait (oui bon je sais où je suis bizarre mais bon chez moi ça s'appelait mon intimité Smile ici ça peut s'appeler un syndrôme..... mais peut être aussi malade du coup ? mais alors il va falloir faire le tri entre les maladies de la surdouance et les maladies de la vie normale......
ça me parait tout un chantier. donc je vais normale... 
comme avant, bonjour, j'ai besoin d'un nouveau médecin et d'un renouvellement d'ordonnance ou pas.... 
(comme d'autres choses se sont recalées entre temps et que j'ai réussi à couper enfin avec l'auteure de mon trauma que je n'avais pas à l'époque ... Wink ou de ma contre blessure imprévue et inopportune.... pour laquelle on voulait m'aider là où mon médecin était sur le coup, ou la découverte au mauvais endroit et au mauvais moment de ma grande intelligence et de l'activité de mon cortex Smile)
ça ça serait réglé. tout sera pour moi normal. et je pourrais alors ouvrir le dossier "anormal".... dans l'ordre, peut être que le médecin me dira : "mais je peux vous laisser surdouée comme ça Smile" et dans ce cas, c'est un médecin qui aura émis cette hypothèse, et dans ce cas je viendrais sur ce forum pour dire, mon médecin il a dit que.... c'est quoi donc que vous en pensez ? et comment ça s'est passé pour vous ? et j'ai peur ou pas, et c'est dingue cette histoire quand même non ? Smile et qu'est ce que vraiment il est bien ce forum..... et j'aime toujours Boris même s'il devient nul.... et si vous passez dans mon coin, vous pouvez passer boire un café, ect.... et vous pensez que doué c'est mieux avec un doué ? ou plutôt un moldu ? et si vous saviez le nombre de doués à qui j'ai dit dans la vie qu'ils étaient cons Smile.... et vice versa Smile non pas qu'ils n'avaient pas l'air intelligent Smile ni même l'intelligence mais sur certains points, qu'est ce qu'ils étaient cons Smile mais j'ai été cool quand j'ai découvert que c'était peut être du à l'intelligence leur connerie je leur ai dit Smile
La cassure m'a fait mal mais j'ai voulu rester dedans. Parce que le "tout à fond" ... moi j'avais arrêté.... J'étais en mode atterrissage, vers la route vers la maison de retraite.... pas en mode ouais chouette on va ressortir le Playsckool, je vais mettre des ronds dans des carrés Smile
Je pense effectivement les tests sont très importants. Si il est désormais mis à disposition de personnes des entretiens et des clés pour se comprendre, c'est vraiment super chouette Smile Alors merci Boris pour m'avoir déjà avant donner des clés pour résilier du trauma de ma découverte de douance ? ou pour ne pas en être traumatisée ?
Une des psychiatres m'avait dit : peut être un petit congé pour trier tout ça ? Smile donc en tous cas c'est bel et bien qu'il semblerait qu'il y ait eu hybridation quelque part ....
Comme pour les traits autistiques, avant quand je crispais des mains en cas de stress, j'appelais ça je crispe des mains parce qu'on me stresse, mais pas tiens je fais du trait autistique.
On mettrait ceci ou pas sur mon fil. Mais je voulais répondre à : "reprendre où ?" puisque justement dans un des bouquins ou tous, il était écrit : parfois le doué ne sait pas où reprendre..... peut être que ma réponse dit quelque chose là dessus.
ceux celles qui me connaissent ne savent plus trop où j'en suis mais me connaissent donc savent que je sais toujours où j'en suis. Je n'ai pas souhaité partager ça non plus tant que je n'ai pas un peu débrouissaillé le truc et avant d'avoir été en capacité de dire un peu près dans les grandes lignes. Je ne voulais pas non plus qu'il y ait une vie avant et une vie après. Donc je ne sais par quel miracle mais en fait ça continue.....
"ça" n'avait pas pris toute la place, j'ai réussi semble t il à ce que "ça" ne prenne pas toute la place. C'est en cela que je crois jusqu'ici que c'est un trait de personnalité. pour ma personne. De par mon expérience personnelle.
J'aime bien sur cette page le fait que l'on parle de population particulière. ainsi que de différences entre personnes lambda et doués. Je me suis sentie très mal à l'aise. On dit des doués qu'ils peuvent se sentir en "bancal" "le cul entre deux chaises".
Je me suis sentie le cul entre deux fonctionnements ?, deux populations ? je suis contente de reprendre ma vie médicale Smile et de la continuer. mais sinon je reprends nulle part, je vais comme j'ai toujours fait, je continue..... la seule fois où j'ai du reprendre .... c'est à cette découverte... Smile dans le terme lambda il n'y a pas de connotation. Il y a des différences. Je trouve ça plus doux. Juger par moi même de ce qui devait devenir ou pas des références. Bien calée entre des avis d'experts, ça va me faire beaucoup de bien.
Du coup tu comprendras peut être mieux mes propos d'avant. Si tu as eu à l'inverse de moi un parcours où tu as rencontré beaucoup de difficultés avec des personnes.... tu auras fait ton chemin de vie en fonction de cela et des personnes que tu as croisées et comme moi tu aurais fait tes déductions..... j'ai toujours eu et toujours adoré les échanges à la croisée des chemins. un truc genre guide du routard Smile 

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Re: Amour et résilience ?

Message par ISIS75 le Lun 16 Mai 2016 - 23:46

je pense que si ton médecin a parlé d'un irm, tu devrais saisir cette chance pour le passer...
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Re: Amour et résilience ?

Message par Invité le Mar 17 Mai 2016 - 0:01

ISIS75 a écrit:je pense que si ton médecin a parlé d'un irm, tu devrais saisir cette chance pour le passer...

c'était le 1er... c'était il y a 7 ans.... ça tombe maintenant j'ai en plus le "trauma" qu'il soit parti Wink

De toute façon oui il va vraiment falloir à s'intéresser à ce qu'il y a la dedans Smile

Entre des personnes douées qui ne savent pas forcément en quoi elles sont douées ou pas, entre désormais des personnes qui se croient surdouées parce qu'on parle beaucoup de douance.... je trouve que ce fut une chance de tomber sur des doués .... pour faire cette découverte plus en douceur... plus en contact... de concerné à concerné, de codes communs à codes communs... que ce soit de codes de vie en commun ou de codes de doués....

si ce nouveau médecin m'en parle, je penserai à toi et je saisirai cette chance... Smile si tu le vois comme une chance, ça doit en être une...

si depuis 7 ans j'avais direct pris le biais douance.... me connaissant, comme il n'y avait plus de fil conducteur.... (Smile) ni les pare feux dont j'avais l'habitude.... pour ma part ça serait parti en fly...

je ne sais pas par exemple quels sont les liens ou pas entre recherche en psychiatrie ou en recherche scientifique.... ou en recherche psychologique ou en recherche médicale...

du coup je suis restée sur mes acquis... tout ceci n'était pas mon monde du tout. et en quelque sorte je choisissais mes infos mais par le bas, par le facile à assimiler...

je vais donc laisser oui un médecin et en discuter avec... de savoir ce qu'il est mieux de faire et quand. on sait pas hein Smile si mon cerveau a inventé le wifi tout seul ? ça peut me faire un "trauma" de le découvrir 45 ans après ....

merci de ton conseil. tu n'oublieras pas de me dire ce qui alors dans mon propos t'avait semblé intéressant pour toi Smile

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Re: Amour et résilience ?

Message par Invité le Mar 17 Mai 2016 - 0:08

un irm pour prouver un fonctionnement différent ?

j'ai passé un irm pensant avoir une tumeur au cerveau genre Woody allen

j'ai activé quelque chose sur leur moniteur, l'opérateur m'a regardé genre mais comment avez vous fait cela ?

du coup je pensais vraiment avoir quelque chose

en fait rien, tout va bien monsieur et des années après je suis toujours là , l'appareil lui est surement déclassé

lol

de là à comprendre comment je fonctionne je leur souhaite bonne chance, en tant que thqi je n'y arrive pas

la resilience c'est aussi s'adapter aux contraires et inquiétudes

l'amour la dedans ? a part croiser une infirmière ou une medecin dont je tomberai raide dingue je ne vois pas

ceci dit la dernière fois que je suis passé à l'hosto ... mais bon j'étais pas dans mon état normal .. en fait je le suis jamais c'est tout le problème

je fonctionne autrement

peut être qu'il faudrait que la revoie , j'aimais bien les rides de ses yeux

resilience mec.. elle est probablement mariée et a des rides charmantes

on peut rêver , c'est une forme de resilience aussi finalement

pour la santé par contre c'est plus concret , je suis partisan de savoir au plus fin , et si je dois crever au moins je suis au courant

Woody allen je vous dis

pour le trauma j'ai découvert cela à 53 piges, on peut parler trauma en effet mais ce n'est pas le plus important dans le processus

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Re: Amour et résilience ?

Message par Invité le Mar 17 Mai 2016 - 0:13

bon je me cause à moi même



peut être que je finir par y retourner.. resilience resilience


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Re: Amour et résilience ?

Message par ISIS75 le Mar 17 Mai 2016 - 0:16

je pense que tu peux lui demander sans attendre qu'il te le propose, t'as juste à dire que ton ancien médecin que tu n'as pas revu te l'avais proposé Wink
bah j'avais trouvé je crois ton 3e ou 4e post intéressant, quand tu as fait un copié-collé de Cyrulnik. Je connaissais déjà le personnage mais comme assez souvent, je n'ai fait que lire en biais un article sur la personne en question. Après, je crois que la résilience, on peut la vivre effectivement ou quand on voit qqn s'en sortir alors qu'il a vécu l'enfer, c'est toujours émouvant et j'éprouve toujours une profonde admiration pour ceux qui savent gardent la tête haute et sans tricher. A contrario, tu as aussi ceux qui décompensent, comme dit plus haut et là, faut avoir la présence d'esprit de bien les orienter mais faut aussi qu'ils veuillent bien faire confiance un minimum.
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Re: Amour et résilience ?

Message par Invité le Mar 17 Mai 2016 - 0:27

oui la confiance c'est fondamental quand on a traversé l'enfer


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Re: Amour et résilience ?

Message par ISIS75 le Mar 17 Mai 2016 - 14:07

y'a des gens, qui, sans avoir forcément traversé l'Enfer qui sont peu confiants. La prise de certaines substances peut rendre parano, t'en as aussi qui sont hypersensibles (je présume) et qu'à cause de petits trauma (car on subit tous des trauma) deviennent des gens hypersusceptibles, t'as aussi les psychopathes hypersusceptibles de nature.
Je remarque aussi que ce sont souvent les gens qui en ont le plus besoin qui ont le plus peur, souvent, de l'aide qu'on pourrait leur apporter (je ne parle pas des HP).
T'as aussi la personne qui a subi des traumas (à ce que j'ai lu), qui décompense en psychose au bout d'un moment et comme elle ne "voit" pas ses difficultés, ne comprend pas pourquoi on lui tend des perches ou qu'on lui conseille de voir un médecin ou autre.
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Re: Amour et résilience ?

Message par Invité le Mar 17 Mai 2016 - 14:56



[list="margin-right: 0px; margin-left: 0px; padding-right: 0px; padding-left: 0px; border: 0px;"]
[*]www.relation-aide.com/articles/description.php%3Fid%3D176%26+&cd=2&hl=fr&ct=clnk&gl=fr" target="_blank" rel="nofollow">
[*]www.relation-aide.com/articles/description.php%3Fid%3D176%26+d%C3%A9compenser&tbo=1&sa=X&ved=0ahUKEwi-z4PzjeHMAhVJVhoKHRnpBOoQHwgpMAE" target="_blank" rel="nofollow">
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LA DECOMPENSATION PSYCHIQUE. En fait, il s'agit d'un terme tiré du vocabulaire de la médecine organique : dans certaines maladies, des troubles, comme ..



(pour ceux qui n'auraient pas fait médecine organique... d'ailleurs on voit que c'est mis dans relation d'aide, ce qui veut dire que l'on peut aussi même doué, ne pas faire médecine organique et ne pas accepter d'aider en cas de décompensation mais orienter vers le médecin d'aide ou de médecine organique...)



Pour prouver ? ben non, on peut voir ou savoir comment ça fonctionne au grenier en gros sans pour autant que ça soit pour prouver quoi que ce soit. Au pire ou au mieux si j'en fais un, je me vois mal retourner dans ce parc en 1980 pour démontrer à la personne avec qui j'y étais que lorsque j'ai fait en fait c'est parce que mon cerveau il a connecté autrement.

De plus si on trouve rien ça peut être une bonne nouvelle aussi. Vous me faites aussi penser du coup, que si un doué sait des choses parce qu'il a fait un IRM, mais qu'il s'adresse à quelqu'un qui n'en a pas fait, .... le doué part avec beaucoup d'infos sur lui mais qu'en fait ça peut bloquer si il veut échanger avec l'autre si lui n'a pas eu à traverser ça, à aller faire tel bilan, ect...

comme pour un trauma, si quelqu'un l'a déjà vécu, soit au même ça le retraumatise soit au contraire ça lui passe au dessus, c'est pas nouveau.

dans ce cas intervient la gravité (pas celle là l'autre), celui qui l'a vécu peut dire : c'est pas grave, pendant que pour l'autre c'est le drame.

m'est revenue mon expression : y'a déjà qui sont partis de - 100... chouette je retrouve tous mes moutons là.

imaginez quelqu'un qui peut parler de tout.... si il laisse tous les sujets en même temps en mode rendu d'arborescence à quelqu'un qui fonctionne en corde à noeuds... vous diriez qu'il décompense ? qu'un doué voire un THQI lui fait perdre tous ces repères d'un coup et qu'il ne sait pas sur quelle ficelle reprendre ? rebondir ?.

du coup on pourrait lancer la question : oui mais résilier à partir de où ? Smile

de fait si un doué fait toutes les étapes tout seul, médecin, psy, psychiatre, science, étranger tout ça, comment il sait un peu près à quelle étape il en est ? et si donc il les a toutes dépassées ? si il a pas de curseurs autour ? si il ne peut pas revenir au dernier fanion de la piste verte et qu'il n'a le répère de celui qui a toujours fait du hors piste ?

Boris du coup ça m'a fait un plafond ? et perché serait quelqu'un qui serait toujours au grenier ?

dans ce cas oui la norme parfois c'est mieux, si j'ai résilié à des endroits, que je sais passer outre un choc, c'est peut être quand même d'aller voir un médecin pour savoir si il est bien encaissé... ? il peut y avoir le choc encaissé dans l'idée ? mais peut être pas dans le système nerveux ? ou dans d'autres trucs ?

Je trouve qu'on peut broder (non pas dans ce sens là, l'autre) mieux à partir de rien qu'à partir de tout.

j'ai toujours par exemple que peut être il y a des conversations que je n'aurai jamais avec des personnes. si dans leur chemin et tant mieux pour eux, il n'y a aucun accident de vie, on ne discutera jamais résilience...

et ça tu le retrouves chez les lambdas et les doués. un divorce en sait plus sur le divorce qu'un marié à vie parce que ça va bien...

je trouve ma situation plus confortable sur le fait de faire confiance à des référents encore.... ça m'a confirmé hier, je ne fais pas chez mon toubib pour faire avancer le dossier douance en premier lieu, j'y vais pour renouveler une ordo ou pas.

un autre exemple : je file une ordo à la pharmacienne, elle me dit trop tot délai 15 jours. du coup au vu de l'échange y'a un choix. et un choix du repère et de l'échange.

je lui dis oui mais c'est anti dép, chimique tout ça, avec les jours fériés, elle m'a dit du coup 7 jours. Smile

si un doué constamment remet en cause les repères, les normes, les plafonds, mais qu'il veut un feedback repères, norme, situation, plafonds, je trouve que là y'a un truc....

Moi j'ai pas envie que mon médecin, mon psy, ma pharmacienne s'adapte à moi sur tout, surtout pas Smile sinon du coup je trouve à mon niveau que dans ces cas là on crée tout le temps ? moi ça me repose de me dire bon tiens c'est 15 jours et non pas alors comment c'est que c'est mieux ? en fonction de quoi ? et par rapport à où ? et à qui ?

j'aime bien perdre mes repères Smile ça m'amuse. mais j'aime pas être perdue.

ensuite sur la notion d'amour et de résilience, j'aurai peut être du parler du fait d'avoir été ou non aimé.... on n'a pas d'abord au présent que la définition de l'amour comme on l'a connu jusqu'au prochain ou la prochaine qui viendra en changer sa définition. si on ne va jamais là où ça tombe on pense qu'on trouvera pas d'amour ? on modifie jamais sa définition ?

ça tombe alors j'ai regardé boris qui avait regardé rémi et remi il avait regardé le papy souriant. du coup boris m'a amené sans me parler de rémi du fait qu'il existe des papys souriants quelque part. sans lui j'en serai resté à mes papys qui font la tronche ? voir en les creusant pour voir s'ils ont pas du pn ou du bn au fin fond ?

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Re: Amour et résilience ?

Message par Invité le Mar 17 Mai 2016 - 14:57

merci de votre participation à ce fil, peut être ça se voit pas de l'extérieur mais moi je vois que ça décoince et que j'avance et tout du moins en formulation et au vu des vecteurs par lesquels j'ai du passer, c'était pas gagné  Smile

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Re: Amour et résilience ?

Message par Invité le Ven 24 Juin 2016 - 23:17

Fab. Fabrice a écrit:

Si tu rencontre quelqu'un de "doué" il se peu qu'il fasse partie d'une catégorie qui attend(/génére) un contact intense, immédiat, profond et vrai dans l'immédiat, et dans ce schéma d'expérience  tu lui aura tout livré sur tes trauma avant la fin de la nuit ne serait-ce que parce qu'il les pressentira au travers de tout ce que tu raconte d'autre après, je ne peu pas dire si ça marcherai pour toi avec quelqu'un comme ça (?) et si lui se contenterai du "peu" ( à mon sens) que tu est prêt à lui livrer , ta vision de la fonction de "l'autre" étant nécéssairement limitative pour lui.





Je reviens ici pour te dire merci et que tu as raison. De fait comme tu as du te savoir "doué" avant moi, j'ai tenu compte de ton avis donné à l'époque et agit en fonction. Il n'y a pas de question de "nuit" dans ce cas que j'évoque ici, mais je te remercie de m'avoir donné mon avis alors que j'ai pu semblé abrupte peut être à l'époque de ce fil.

ça semble lié avec le propos de Prométeus sur le fil sur le harcèlement sur le forum mais à l'inverse de la situation qu'il présente et auquel il donne une solution, une méthode concernant un éventuel investissement émotionnel. 

Ca ne doit pas être simple pour un gars de tomber sur une nana douée qui ne le sait pas. Cool, je rentre alors donc dans une zone d'apprentissage de nouveau, les chocs surmontés (incluant celui de cette découverte pour moi). Tu m'avais donné un autre angle de vue. J'ai d'énormes soupçons sur la douance de cette personne (voire toute une liste d'autres caractéristiques) et effectivement ton propos ici m'est revenu en mémoire et m'a permis de faire quelque chose autrement en tenant de ta donnée et de ces données supplémentaires.

Je n'avais pas connaissance des zones de "chocs' interminables dont on a l'impression qu'elles ne finiront jamais alors qu'habituellement elles finissent (sacré non de non). De fait je fais rarement machine arrière mais là si, en fait c'est de ta faute  Razz Razz Razz

La prochaine fois n'hésites pas à me dire 'mais t'es con ou quoi ?" tu vois pas qu'il y a une donnée là que tu omets dans ton raisonnement Wink

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Re: Amour et résilience ?

Message par Invité le Mer 17 Aoû 2016 - 12:16


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Re: Amour et résilience ?

Message par Invité le Lun 29 Aoû 2016 - 20:40

Fab. Fabrice a écrit:

Si tu rencontre quelqu'un de "doué" il se peu qu'il fasse partie d'une catégorie qui attend(/génére) un contact intense, immédiat, profond et vrai dans l'immédiat, et dans ce schéma d'expérience  tu lui aura tout livré sur tes trauma avant la fin de la nuit ne serait-ce que parcequ'il les pressentira au travers de tout ce que tu raconte d'autre après, je ne peu pas dire si ça marcherai pour toi avec quelqu'un comme ça (?) et si lui se contenterai du "peu" ( à mon sens) que tu est prêt à lui livrer , ta vision de la fonction de "l'autre" étant nécéssairement limitative pour lui.


Je te surconfirme Smile avoir pris tes conseils et bien veiller à ces nouvelles données que tu m'as donné et te confirme donc les ayant "appliqué" avec des doués connus de moi et dans toutes les tranches du domaine affectif que tu avais raison, on avait du me donner ce conseil mais je ne le sentais pas où c'était pas mon moment choisi sur ces sujets ou alors tu as su me le communiquer de la façon dont j'avais besoin de l'entendre. Bref sans prétention mais c'est assez rare et curieux pour moi pour que je le souligne deux fois Smile et je te remercie de nouveau car j'aurai blessé des personnes en me demandant encore une fois ce que j'avais bien pu faire pour. J'étais déjà quand je l'estimais utile et avisé dans le contexte délicate et précautionneuse mais il me manquait une info dite comme ça ou que sais je. En tout cas, merci beaucoup, ça m'a retiré des épines de mes roses, j'ai pas les mots pour le dire mieux Smile (Je ne vais pas te raconter ma vie non plus !!!!  Wink)

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Re: Amour et résilience ?

Message par ktie le Mar 1 Nov 2016 - 9:34

À Floralys : petite réponse qui vaut ce qu'elle vaut : mon frère vient de se suicider à l'âge de 30 ans. Lui et moi avions une mère profondément narcissique qui nous a à peine élevé mais marqué au fer rouge. Je crois que je m'en suis sortie avec une résilience incroyable. Lui n'a pas eu cette chance (je passe sur ma culpabilité à n'avoir pas su le protéger des maltraitances psychologiques de notre mère) et s'est construit comme il pouvait avec ce manque de confiance en lui terrible et funeste. Il est devenu un puit sans fonds en demande d'amour des autres et de reconnaîssance de ses incroyables qualités humaines (empathie, générosité, lucidité extraordinaire).
Mais sans cette capacité de déni et de résilience, il n'a pas pu affronter les difficultés de la vie. Sa mère l'avait persuadé qu'il était nul, mauvais, etc...Personne n'a su l'en dissuader...son enfant était blessé et le moindre problème "normal" de la vie, le moindre soupçon d'indifférence de la part d'un autre devenait une longue période d'enfer personnel. Je n'ai pas encore lu ni exploré le sujet des enfants "non résilients" mais c'est en cours...depuis Piaget pas grand chose à ma connaissance mais je vais creuser...
Merci pour ce topic passionnant avec ces liens si boen choisis !
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Re: Amour et résilience ?

Message par I am so sure le Mar 1 Nov 2016 - 16:20

ktie a écrit:
Merci pour ce topic passionnant avec ces liens si boen choisis !
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Re: Amour et résilience ?

Message par I am so sure le Mar 1 Nov 2016 - 16:25

Spoiler:




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Re: Amour et résilience ?

Message par I am so sure le Mar 1 Nov 2016 - 16:33

Spoiler:




Le suicide, chaque suicide est irréductible. Le deuil qui suit cette mort est tout aussi irréductible, ce qui ne signifie pas qu’il n’a pas lieu, qu’il n’évolue pas, qu’il ne s’améliorera pas. Le suicide, la mort par suicide, le deuil après suicide sont irréductibles en ce sens, non pas qu’on ne puisse souvent les prévenir, mais qu’une fois survenus, ils enferment dans une part de mystère qu’il n’est pas possible de comprendre vraiment. Déjà la mort, la simple mort qui fait partie de la vie, la mort qui marquera inéluctablement la fin de chacune de nos vies, n’est pas si facilement acceptable ; et elle comporte déjà elle aussi sa part de mystère. L’irréductible du suicide c’est l’incompréhension, cette part mystérieuse, qui fait le lit du refus et souvent du déni. La souffrance, éventuellement la maladie sont reconnues mais ne sont pas acceptées comme raisons convaincantes pour se supprimer. L’endeuillé par suicide les comprend en partie rationnellement mais, dans son affectivité, ne les accepte pas comme motivations suffisantes. Il y a un manque, il y a un défaut dont fatalement l’endeuillé après suicide se sent coupable même s’il n’est en rien responsable du geste suicidaire fatal.


Cette irréductibilité de la part de mystère de chaque suicide amène à comprendre la profondeur et la longue durée du deuil après suicide et l’essentiel de ses particularités qui, dans l’ensemble, sont davantage d’ordre quantitatif que qualitatif, en ce sens qu’il ne comporte pas d’élément qui ne soit présent, sous une forme plus modérée, dans chaque deuil en dehors des aspects spécifiques supplémentaires que comportent les deuils traumatiques. Tous les deuils importants sont, en un sens, traumatiques ; ils constituent une des plus grandes épreuves de la vie. Mais, par convention, il est vrai, nous qualifions de deuils traumatiques ceux qui surviennent après une mort qui n’est pas naturelle : ce sont, dans notre pays, essentiellement les accidents domestiques responsables d’environ 17 000 morts par an, le suicide classiquement 12 000 morts par an – en fait inférieurs à 11 000 les deux dernières années où les chiffres en sont connus – et les accidents de la route dont tout le monde sait qu’ils ont considérablement diminués (un peu plus de 5 000 morts par an actuellement). Certaines morts traumatiques particulièrement affreuses sont heureusement plus rares : catastrophes, attentats, meurtres et, dans d’autres régions du monde, les guerres, les génocides et les grandes catastrophes naturelles responsables de morts nombreuses. Toutes ces morts cumulent un syndrome traumatique (PTSD) et le vécu du deuil.


Les deuils après suicide sont déjà et avant tout des deuils comme tous les deuils ; la mort par suicide quoiqu’il en soit est une mort. Et certains auteurs anglo-saxons qui peinent à reconnaître des spécificités à ce type de deuil ont raison de dire que le deuil après suicide a davantage de ressemblances que de différences avec le deuil « habituel ». Je vais parler de ces différences mais restons un instant au niveau des ressemblances. Dans son déroulement le deuil après suicide, comme tous les deuils, va passer par une période de choc suivie d’un long mouvement dépressif avant d’arriver à terme au retour vers la vie. Même en dehors du suicide ce temps de la dépression du deuil est très variable. S’il peut s’étendre sur des années après un suicide ou la mort d’un enfant, le deuil n’est ni anormal ni compliqué pour autant même s’il est très difficile.


Les mêmes processus intérieurs du travail de deuil se retrouvent dans les deuils après suicide comme dans les autres. La douleur et la souffrance sont au cœur du vécu de la personne endeuillée et personne, par aucun moyen, ne peut en mesurer la profondeur et la durée. La douleur du deuil est également irréductible. Elle est lourde, elle fait mal, elle fait peine mais elle est le signe le plus manifeste de l’attachement à la personne décédée. Aussi l’accompagnant ne peut jamais avoir le désir de la soulager mais tout juste de l’accueillir et d’en partager une partie. Cette douleur, sacrée en quelque sorte, est aussi totalement subjective dans son ressenti comme dans ses expressions selon les expériences douloureuses vécues antérieurement dans l’histoire de la famille. Le deuil intérieur s’exprime également dans un mouvement de régression psychique et comportementale. C’est une autre raison qui implique que la personne en deuil soit entourée et soutenue par ses proches.


Dans ce mouvement de régression psychique se manifeste, surtout dans les premiers temps qui suivent la mort de l’être cher, une forte poussée à s’identifier à lui jusqu’au point d’avoir envie de le retrouver dans la mort. Cette identification narcissique est habituellement temporaire et débouche sur un processus de réorganisation psychique qui, à terme, se révèle souvent bénéfique pour la croissance psychique et spirituelle de la personne endeuillée à qui nous n’allons, bien sûr, pas tenir de tels propos ; si elle doit en reconnaître la réalité, elle la découvrira au fil de l’évolution de son deuil. Mais cette identification narcissique entraînant un désir de mort partagée peut se révéler pernicieuse chez certaines personnes déjà antérieurement fragilisées, déjà tentées par la mort ou ayant éventuellement déjà réalisé des gestes suicidaires. Notons d’emblée ici une première particularité du deuil après suicide : le suicide augmente la force de la tentation de mourir. Mais, dans tous les deuils, des identifications plus limitées et positives à la personne du disparu dans ses aspects physiques et/ou moraux se manifestent ; elles perpétuent la présence du disparu et prolongent en quelque sorte sa vie, mais parfois elles se révèlent maléfiques lorsque, par exemple – et ce n’est pas si rare – la personne en deuil reprend les symptômes de la maladie du défunt, éventuellement jusqu’à en mourir comme lui. Les difficultés, les complications et les pathologies du deuil se portent fréquemment sur le corps et la santé physique.


Un autre point nodal, central, incontournable, donc essentiel, capital du vécu intérieur du deuil est l’obligation de se mettre devant la réalité de la perte, la réalité de la mort et celle du suicide. Reconnaître la réalité des faits est indispensable pour aller de l’avant. Mais cela ne se fait pas en un temps ; une longue durée de souffrance et de peine est nécessaire ; d’où ce nom de « travail de deuil » qui achemine progressivement vers l’obligation d’accepter ce à quoi on ne peut plus rien : « c’est comme ça ». L’endeuillé est également bien obligé, malgré lui et à reculons, d’accepter l’état misérable dans lequel il se trouve.


Mais pendant tout un temps il refuse. Le refus qu’il est attitude presque générale et tout à fait normale au début de tout deuil est bien évidemment beaucoup plus fort après une mort traumatique et encore plus après un suicide. Ici ce refus met du temps à céder et il est assez fréquent qu’il débouche sur une position de déni qui porte davantage sur les circonstances de la mort que sur sa réalité, l’endeuillé croyant plus à un accident voire à un meurtre qu’au suicide. Des mois après la mort, parfois même des années, des endeuillés après suicide pensent à certains moments qu’il ne s’agit que d’un mauvais rêve et qu’ils vont se réveiller. Cette illusion ne dure normalement que peu de temps. La difficulté est aussi pour tout endeuillé de tenter d’accepter l’état dans lequel plonge la mort de l’être aimé, un état insupportable. Bien des endeuillés après suicide ont de la difficulté, même dans les groupes où la parole est favorisée par celle des autres, à reconnaître pour eux certains des sentiments dont nous allons bientôt parler.


Le deuil est un processus d’intériorisation. La personne qui est morte occupe tout l’espace de la vie psychique ; on ne pense qu’à elle. La relation se transforme profondément : la mort prive de sa présence réelle, physique, objective mais sa présence psychique, affective et spirituelle en augmente d’autant dans le cœur de celui qui en est en deuil. Le vécu du deuil implique la remontée des souvenirs, les bons puis les moins bons ce qui amène au pardon. Accordé au défunt il autorise alors à se pardonner soi-même ce qui entraîne un soulagement partiel des sentiments de culpabilité.


Car les sentiments de culpabilité accompagnent tous les deuils, certes dans des proportions variables. Assez souvent les anglo-saxons ont du mal à reconnaître cette réalité de tout deuil. Le malentendu vient du fait que, dans ce cas, ils ne prennent en compte que les sentiments liés à une culpabilité réelle et consciente qui existent chez certaines personnes en deuil, même si vues de l’extérieur, elles paraissent irréprochables alors que, chez d’autres, ils ne se manifestent pas. Mais à côté de la culpabilité réelle, objective, existent des sentiments inconscients de culpabilité qui sont en relation avec l’ambivalence, mélange d’amour et d’hostilité, celui-là l’emportant d’ordinaire sur celle-ci, qui est présente, à des degrés divers, dans toutes les relations à autrui même les plus chères, les plus aimantes. La culpabilité intense et semblant excessive de certains endeuillés fait penser qu’ils se considèrent comme les seuls responsables de cette mort comme s’il avait été en leur pouvoir, dans le reliquat de leur mégalomanie infantile, de l’empêcher.


Ce bref rappel des constituants essentiels du déroulement du deuil et du travail intérieur qui l’accompagne permet d’appréhender plusieurs des particularités des deuils après suicides. A l’évidence le choc après un suicide est particulièrement violent en relation avec le caractère à la fois brutal et auto provoqué de cette mort. Peuvent s’ajouter encore à la violence du choc l’aspect inattendu, surprenant de certains suicides et l’état du corps après le geste fatal. L’intensité du choc est maximale chez celui ou celle qui découvre le suicidé. Parfois la violence du choc se décharge immédiatement dans des cris déchirants ; plus souvent, dans les premiers moments, le choc extrême s’exprime dans l’abattement et une sorte d’anesthésie affective qui peut durer des semaines et parfois davantage. Durant cette période de choc différé, des difficultés de santé et de comportements négatifs sont à craindre. La douleur se creuse progressivement et les endeuillés après suicide disent habituellement qu’elle est bien plus profonde au bout de quelques mois qu’elle ne l’était au commencement.


L’état dépressif de ces deuils est également marqué par sa profondeur et sa longue durée. Son intensité est entretenue à la fois par la présence des images traumatiques du disparu qui s’imposent à la conscience, par les interrogations torturantes et interminables sur les significations et motivations de cet acte et par les sentiments de culpabilité qui les accompagnent. Cette situation délicate ne peut être soulagée, en partie, que par une aide spécialisée et particulière. Mais il faut cependant reconnaître que, même bien accompagnés et correctement traités, les endeuillés après suicide vivent une dépression importante et longue. Cette longue période dépressive est celle de toutes les interrogations, de toutes les mises en cause : l’endeuillé après suicide ne cesse de se demander et de se reprocher ce qu’il a fait, ce qu’il n’a pas fait, ce qu’il n’a pas compris, ce qu’il n’a pas entendu. C’est la période des si, des pourquoi et des comment où l’intéressé revisite le passé en lui trouvant des sens a posteriori, croyant alors qu’il aurait dû les comprendre comme des indices du danger.


La brutalité du choc, l’importance de la dépression, l’omniprésence des images traumatiques sont des traits communs à tous les deuils traumatiques que ce soit par suicide ou par accident. Ces images torturantes sont visuelles lorsque l’endeuillé a été celui qui a trouvé le corps ; elles sont auditives pour les proches qui n’ont pas assisté mais auxquels le récit en a été fait. Pour ceux qui ont la douleur supplémentaire d’être confrontés à la vision du cadavre, son état est de grande importance. Lorsqu’il est défiguré, altéré, ces images sont encore plus insupportables. Au contraire, aller dire adieu au défunt à la chambre mortuaire ou au funérarium, après les soins de thanatopraxie qui lui ont rendu un aspect présentable et, si possible, apaisé est de grande importance dans ces deuils comme dans tous les autres à la fois pour rendre hommage au défunt et pour faciliter la reconnaissance de la réalité. Ces images traumatiques visuelles ou auditives s’imposent d’elles-mêmes à la conscience lorsqu’on pense au défunt, de manière presque continue au début. Non seulement elles s’ajoutent à la douleur de sa disparition mais elles bloquent aussi plus ou moins temporairement le travail de deuil qui nécessite l’évocation des souvenirs avec le disparu, des épisodes antérieurs à sa disparition.


L’anxiété également est particulièrement importante dans ce type de deuil (Farberow et colls., 1987). La catastrophe entraîne la peur d’un autre malheur, un autre suicide par exemple ou une autre perte. « Un malheur n’arrive jamais seul » dit un de nos dictons populaires qui, en quelque sorte, énonce une croyance de l’inconscient collectif. Et l’angoisse est aussi en rapport avec les conséquences redoutées de cet événement néfaste. Ce dicton s’accorde particulièrement au suicide. Au malheur du malheureux qui s’est tué vient s’ajouter celui de ceux qui restent ; le malheur est partagé, il est même transmis, à la suite de, indique que l’anxiété est particulièrement importante après le suicide d’un adolescent qui, chez les parents, peut entraîner une « peur de la contagion » surtout si un frère ou une sœur a déjà fait montre de quelque difficulté avant ce suicide (Rando, 1985 ; Kovarsky, 1989). Cela peut les conduire à des attitudes de surprotection dont les intéressés ont du mal à se plaindre afin de ne pas augmenter le chagrin des parents.


A l’opposé, et de manière en apparence contradictoire, les endeuillés peuvent éprouver du soulagement lorsque le suicide arrive au terme d’une longue évolution de maladie dépressive, borderline ou psychopathique émaillée de nombreuses crises en particulier suicidaires avec menaces et tentatives répétées dont éventuellement certaines graves. La mort peut apparaître comme un soulagement, peut-on penser, pour la personne malade qui lutte depuis des années avec un succès variable mais dont l’état va en s’aggravant. Mais elle est aussi un soulagement pour ceux qui restent et qui souffrent maintenant de la perte et du deuil et souffraient auparavant des difficultés de la maladie et des souffrances de celui ou celle qui est morte. Certaines personnes en deuil ressentent clairement ce sentiment même si elles ne vont pas en parler ; d’autres ne peuvent pas l’éprouver consciemment ; il risquerait d’augmenter par trop une culpabilité déjà bien assez écrasante. Parmi les douze veuves par suicide avec lesquelles Wallace (1972) est en contact à l’Ecole de Médecine de Harvard deux font état de ce soulagement. Il est également présent chez trois des trente-neuf personnes rencontrées par Rudestam (1977).


La honte est également très souvent retrouvée sur le terrain au contact des endeuillés après suicide, bien qu’ils ne la verbalisent ni volontiers ni facilement. Parmi les 57 personnes en veuvage que Barrett et Scott (1990) ont rencontrés, ils trouvent la honte plus importante chez les endeuillés après suicide que dans les trois autres groupes : accidents, morts naturelles inattendues et morts naturelles attendues.


« La honte semble être une expression centrale et particulière du deuil après suicide. Il y a une nette différence au 9e mois (par rapport à l’autre groupe). En tant qu’expérience centrale elle interfère dans les modalités de relation des endeuillés après suicide avec les autres et les manières dont le soutien leur est donné. Presque tous les parents avaient l’impression d’avoir été en faute quelque part, ce qui remettait en question leurs compétences parentales. Ces endeuillés se sentent embarrassés avec leurs parents et leurs amis. Ils ne se sentent plus des soutiens efficaces pour le restant de la famille. Ce sentiment est extrêmement stressant et blessant car il crée une dissonance dans leur identité (« concept of sel ») en mettant au premier plan des actions et des attitudes qui sont en contradiction avec leurs propres idées de ce qu’ils sont ou devraient être ».
(Séguin, Lesage et Kiély, 1995)




Au sein de tous les deuils traumatiques, deux éléments sont bien particuliers aux deuils après suicide ; ils découlent directement du fait que le décès est un acte posé par le défunt lui-même : ce sont la stigmatisation sociale et l’importance des sentiments de culpabilité.

Dans toutes les sociétés traditionnelles et les religions occidentales le suicide est considéré comme un prototype de la mauvaise mort. Ceux qui sont morts ainsi risquent de venir demander des comptes aux vivants ; il importe de s’en tenir à l’écart. Le suicide, essentiellement depuis Saint Augustin est criminalisé à la fois par les lois civiles et les lois religieuses. C’est un crime qui doit donc être puni, en premier lieu, par le suicidé lui-même. Son corps était traîné par les pieds sur la voie publique avant d’être pendu comme tout bon condamné. Ses proches sont aussi punis car les biens du suicidé étaient confisqués au profit de divers bénéficiaires qui varient selon les localités et les époques ; mais ce sont toujours des dignitaires : le roi, la couronne, l’évêque, l’abbé ou la puissance civile de proximité, le comte. Mais le suicide n’a jamais cessé d’exister à toutes les époques. Dans l’ancienne France, le suicide était essentiellement le fait des classes laborieuses et des maîtres artisans. Mais dans l’étude de Jean-Claude Schmitt [1]
 10 des 54 suicidés qu’il étudie sont des ecclésiastiques qui ne sont pas soumis aux mêmes sévices. Les nobles, pour leur part, ont droit aux suicides héroïques et ont de multiples possibilités de se faire tuer : guerres, tournois, croisades. Déjà au Moyen Age les hommes se suicident deux fois plus souvent que les femmes et par les mêmes moyens que de nos jours. Il n’existe qu’une excuse : la folie. Aussi est-elle largement utilisée. Le suicide est toujours stigmatisé par la religion juive traditionnelle ; seule la folie est une excuse. A travers l’histoire se retrouvent les mêmes oppositions : suicides réprouvés/suicides nobles ; suicides évidents/suicides camouflés. Les lois civiles et religieuses mettront beaucoup de temps à s’adoucir alors que, dans la pratique, l’indulgence commence à se manifester lorsqu’il n’y a pas scandale. L’attitude de l’Eglise Catholique à l’égard des suicidés lui a souvent été reprochée. Il n’y a pas si longtemps, tout juste quelques décennies, ces morts n’avaient pas le droit aux funérailles chrétiennes ni ne pouvaient être enterrés en terre consacrée. Aller dans ce sens, c’est oublier que le suicide est condamné par toutes les sociétés traditionnelles et pratiquement toutes les religions.

Trois équipes de chercheurs se sont particulièrement attachées à cette question de la stigmatisation sociale du suicide : Laurence Calhoun et ses collaborateurs (1979, 1980, 1982, 1984), Liliane Range (1987, 1990) qui a beaucoup travaillé avec l’équipe précédente et Carole Van Dongen (1988, 1990, 1992).

L’équipe de Calhoun a réalisé en 1982 l’étude suivante : 148 adultes grand public choisis au hasard sont interrogés dans le hall d’un supermarché sur l’annonce nécrologique de la mort d’un enfant. Les réactions sont plus négatives, activement ou passivement, à l’égard des parents d’enfants décédés par suicide qui sont considérés comme plus perturbés et reçoivent moins de soutien.

Ces constatations confirment les affirmations de Cain et Fast (1966 a et b) qui avaient déjà signalé le blâme des parents par les proches et la communauté, l’évitement (« ils sont montrés du doigt »), le manque de soutien, la honte au point que certaines familles déménagent rapidement. Souvent ces sentiments et ces attitudes entretiennent la loi du secret. Rudestam (1977), chez 39 familles endeuillées par suicide dans l’Ohio, remarque que 17 ne veulent pas en parler et 12 mentent sur la cause de la mort qui est présentée comme naturelle ou accidentelle. Ce fait avait également été signalé antérieurement par Cain. D’autre part, Shepherd et Barraclough (1974) indiquent que, sur 44 personnes qui ont perdu leur conjoint par suicide, une assez large minorité a souffert des réactions des autres.

Enfin si ces attitudes de stigmatisation de l’entourage d’un suicidé sont assez fréquentes sans être générales, il est difficile, dans chaque situation concrète, de pouvoir apprécier ce qui revient aux attitudes de l’entourage et ce qui est le ressenti par les endeuillés à partir de leurs sentiments personnels de honte et de culpabilité. Ce qui est vécu par les intéressés comme du rejet peut aussi être lié à la gêne éprouvée par les proches vis-à-vis de la conduite à tenir dans cette situation bien particulière.

La recension et l’analyse de trente publications anglo-saxonnes de ces dernières années dont certaines qui refusent de considérer le deuil après suicide comme particulier met en évidence que les sentiments de culpabilité sont l’item le plus souvent rencontré (21 fois). Il est habituellement reconnu que l’âge et du suicidé et du proche endeuillé ont de l’importance dans l’intensité des réactions de deuil ainsi que le lien de parenté. Le suicide d’un enfant et celui d’un conjoint sont donnés pour les plus difficiles ; ceci correspond à l’expérience clinique. Celui d’un parent dans l’enfance est également problématique, l’enfant étant par son état d’enfant particulièrement et cruellement sensible à la culpabilité. La culpabilité est toujours plus forte dans les deuils difficiles ; elle est essentiellement en rapport avec des caractères de la relation à la perte et à la structure psychologique de l’endeuillé mais elle est encore aggravée par certaines modalités de la mort, ici en particulier le suicide. La culpabilité est un thème qui revient constamment dans l’accompagnement des endeuillés après suicide, en particulier dans les groupes de soutien mis en place pour eux. Elle est reconnue plus importante dans ce type de deuil que dans les autres par tous les auteurs même ceux qui concluent au manque de spécificité du deuil après suicide, comme Cleiren (1994).

Elle s’avère être à la base de très nombreuses réactions tant de l’endeuillé après suicide que de son entourage proche et moins proche. La culpabilité s’articule avec la stigmatisation sociale pour renforcer la solitude et la difficulté à trouver et surtout à accepter du soutien.

Comme pour nombre de ces réactions que nous envisageons la culpabilité n’est pas réservée aux seuls deuils après suicide puisqu’elle est surtout conditionnée par l’ambivalence existant dans la relation antérieure et qui est activée par les causes mêmes qui vont conduire au suicide ; elle est cependant plus importante. Mais elle est plus fréquente ici, d’une plus grande intensité et, de ce fait, plus susceptible de pouvoir entraîner parfois des conséquences tragiques. Henley (1984) qui la voit particulièrement importante chez les conjoints qui se sont, au moins tacitement sinon explicitement, promis de se prêter assistance – on est marié pour le meilleur et pour le pire – tout en ajoutant que celle des enfants dont un parent se suicide est également préoccupante. Ces positions sont partagées par de très nombreux auteurs (Cain et Fast (1966), Herzog et Resnik (1969), Henslin (1970,1972), Wallace (1973), Rudestam (1977)). Warren (1977) fait valoir que la culpabilité s’accompagne d’autres altérations du surmoi chez ces personnes. L’idéal du moi régresse en relation avec la baisse de l’estime de soi du fait que le suicide d’un être très aimé nous donne le sentiment d’avoir échoué à le garder en vie, d’avoir été et d’être nuls. Il reste à prouver le contraire ; d’où l’intensité, chez certains de ces endeuillés après suicide, des forces de réparation et de résilience (Cyrulnik 1999, Hanus 2001).

Les particularités du deuil après suicide conduisent à la mise en place de modalités spécifiques d’accompagnement et de soutien. Comme toutes les personnes en deuil, celles qui le deviennent après un suicide ont besoin de l’aide de leur entourage naturel qui, selon les situations, se révèle très variable tant sur le plan quantitatif que qualitatif. Nous n’insisterons pas ici sur toutes les recommandations incongrues et souvent malvenues qui sont adressées aux endeuillés avec les meilleures intentions du monde. Par contre il est toujours utile de rappeler que les personnes qui se trouvent dans cette situation ont habituellement le plus grand mal à demander de l’aide ; il est donc nécessaire de prendre l’initiative et de leur adresser des signes d’attention et d’intérêt. Certains endeuillés, surtout dans ces situations de mort traumatique, viennent demander de l’aide soit à des professionnels du soutien psychologique soit à des associations spécialisées dont les différents « Vivre son deuil ». Est-il besoin de rappeler que l’accompagnement familial, amical, bénévole ou professionnel repose sur quelques éléments bien précis : la présence autant psychologique que physique, l’écoute qui cherche à se trouver à une bonne distance d’empathie et qui implique des moments de parole de l’écoutant et enfin la continuité en prenant soin de ne pas se lancer dans un accompagnement indéfini. L’avantage des associations est que ce travail est fait en équipe et que les bénévoles y bénéficient d’une supervision.

L’accompagnement des endeuillées après suicide demande des personnes spécialement formées bien sûr au deuil et au suicide mais aussi au deuil après suicide et à ses particularités. Dans un premier temps, lorsque ces personnes touchées par le suicide d’un proche appellent à l’écoute téléphonique des bénévoles, il est souhaitable de leur proposer un entretien qu’elles acceptent facilement si elles ne l’ont pas demandé elles-mêmes de prime abord. Cet entretien, ces entretiens car il se renouvellera d’ordinaire plusieurs fois, privilégie l’écoute de la souffrance et des autres vécus émotionnels mais il incite aussi à parler des circonstances de la mort, du moment, du lieu, de la modalité du suicide, de son caractère prévisible ou tout à fait inattendu. Comme dans toute souffrance parler soulage en permettant d’exprimer avec des mots les images intérieures du drame et les sentiments éprouvés. Un deuxième temps de l’entretien incite à parler du passé du suicidé non seulement ses difficultés personnelles et familiales lorsqu’elles ont existé mais aussi de son enfance et de sa jeunesse. Ce premier entretien permet habituellement d’apprécier le type de relation qui unissait le défunt et l’endeuillé.

Cet entretien n’est pas toujours individuel, il devient éventuellement familial. Ce qui est une pratique habituelle après le suicide d’un jeune où les deux parents viennent ensemble demander de l’aide. Il peut se réaliser parfois dans d’autres formes de suicide. Mais lorsqu’il s’agit justement d’un jeune, il est indispensable de demander la venue des frères et sœurs sans se laisser arrêter par un premier refus qui cède habituellement avec un peu d’insistance. Des paroles importantes sont alors échangées entre les parents et les autres enfants car il circule dans ces familles la crainte d’une autre catastrophe surtout lorsqu’un autre enfant ne va pas très bien.

Les personnes en deuil tirent souvent bénéfice des groupes de paroles qui heureusement vont en se multipliant à travers le pays. Mais ce bénéfice apparaît encore plus net pour les enfants et adolescents en deuil et pour les endeuillés après suicide. Je n’y insiste pas aujourd’hui puisque Claudine Dahan vous en parlera demain matin mais je souhaite tout juste signaler déjà l’utilité de se retrouver avec d’autres personnes vivant la même situation dans un espace protégé où il est possible de dire (la honte, la culpabilité, le soulagement) ce qui est pratiquement indicible ailleurs.

Mais beaucoup reste encore à faire : actuellement une minorité de familles demandent de l’aide en ces circonstances et celles qui le font sont souvent celles qui vont le moins mal ; elles s’inscrivent déjà dans une démarche active de progression. Ces groupes de soutien spécifiques sont encore peu nombreux. Leur extension est limitée à la fois par le petit nombre de demandes et par le manque actuel d’animateurs. C’est la raison pour laquelle la Fédération a mis en place une formation spécifique pour ces futurs animateurs de groupes d’endeuillés après suicide.

D’autres modalités de soutien sont encore nécessaires : Un projet est en voie de réalisation dans une collaboration entre la Fédération, l’Union Nationale pour la Prévention du Suicide et la Direction Générale de la Santé dont Fabienne Debaux nous entretiendra également demain matin. La brochure de l’association « Vous êtes en deuil » réalisée il y a quelques années et tirées à plusieurs dizaines de milliers d’exemplaires est toujours appréciée par les personnes en deuil mais les endeuillés après suicide disent généralement qu’ils ne s’y retrouvent pas, la trouvant trop générale. Aussi est-on sur le point de terminer en collaboration, comme je viens de le rappeler, une autre brochure « Vous êtes en deuil après un suicide » (ou peut-être « je suis en deuil après un suicide »). L’implication de la DGS témoignera à cette population d’endeuillés après suicide, qui constitue un groupe à risques en terme de santé publique, de l’attention, de l’intérêt et de la reconnaissance des pouvoirs publics ce qui constituera un juste contrepoids à la stigmatisation sociale de ce type de mort.

Un autre projet est en cours et qui verra sans doute le jour à plus long terme, celui d’une Conférence de Consensus sur « l’impact du suicide sur l’entourage » où des experts préciseront devant un jury qui rendra des recommandations les spécificités du deuil après suicide, la nécessité et les modalités de sa prise en charge.

Améliorer ces modalités de prise en charge et aussi et au premier chef une question d’information et de formations des professionnels et des bénévoles associatifs, démarche dans laquelle la Fédération Européenne Vivre son deuil est engagée et où elle rejoint l’UNPS dans la prévention du suicide.





Notes













Schmitt J.C., (1976), « Le suicide au Moyen-Age », Annales, Economies, Sociétés, Civilisations. Janvier-Février.




Pour citer cet article












Hanus Michel, « Les particularités du deuil après suicide », Études sur la mort 1/2005 (no 127) , p. 49-58 
https://www.cairn.info/revue-etudes-sur-la-mort-2005-1-page-49.htm

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http://social-sante.gouv.fr/IMG/pdf/Brochure.pdf
vous êtes en deuil après un suicide unps.fr
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Re: Amour et résilience ?

Message par I am so sure le Sam 8 Avr 2017 - 23:01

Maintenant je vois de la douance, de la résilience et ce forum dans Nono !!!



"dans notre monde tu pourras renaître et avec nous tu retrouveras peut être ta joie... "

intense et puissant si en nobles et piqûres rien nous poussons la philosophie jusqu'à l'ivresse...
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Re: Amour et résilience ?

Message par I am so sure le Mer 26 Avr 2017 - 15:29

Spoiler:

Boris Cyrulnik, en Israël, parle de Germaine Tillion, de Simone Veil, et de résilience

Enfant, le futur célèbre psychiatre juif a échappé de justesse aux camps de concentration, vécu dans de nombreuses familles d’accueil, puis suivi son propre chemin

















DAHLIA PEREZ 26 avril 2017, 09:57 Mis à jour : 26 avril 2017, 10:00 







On ne présente plus Boris Cyrulnik, célèbre psychiatre et écrivain juif connu pour avoir vulgarisé le concept de « résilience ». Fils de résistants Juifs polonais déportés, il est lui-même porteur d’une histoire qui a très certainement influé sur son parcours de chercheur.
Il s’exprimera au Campus Francophone du Collège Académique de Netanya ce jeudi sur deux femmes au parcours exceptionnel, résilientes et qui ont su, elles-aussi, surmonter les souffrances de la Shoah avant de pleinement se réaliser : la résistante, ethnographe et écrivain Germaine Tillion et Simone Veil, passeuse de mémoire, magistrate, ardente défenseure des droits des femmes.
Ce qui les rapproche ? Elles ont connu la déportation à Ravensbrück et à Auschwitz-Birkenau, et n’ont jamais renoncer pour autant à s’affirmer et à se défendre.
Boris Cyrulnik, qui travaille régulièrement avec des universitaires israéliens, nous en dit plus sur ces femmes qui, pour le citer, « ont joué un grand rôle dans la reconnaissance du rôle des femmes pendant la guerre, et dans leur épanouissement quand la paix est revenue ».
Vous donnerez ce jeudi une conférence au Collège Académique de Netanya, qui s’intitule : “Destins croisés : Germaine Tillion et Simone Veil” Germaine Tillion a été déportée, résistante, écrivain et ethnographe, Simone Veil, rescapée de la Shoah et passeuse de mémoire, femme politique très connue pour ces nombreux combats. Qu’est-ce qui vous a parlé en priorité dans le destin de ces deux femmes au parcours exceptionnel ?

Conférence de Boris Cyrulnik à Netanya, le 27 avril 2017
Ce qui m’a enchanté dans le parcours de ces deux femmes, c’est leur courage. Je me suis demandé comment elles avaient eu la force de surmonter des épreuves aussi terrifiantes que Ravensbrück pour Germaine Tillion et Auschwitz pour Simone Veil.
Elles ont eu une enfance très sécurisante grâce à une famille très proche et soudée. Quand la tragédie est arrivée, elles ont soufferts bien sûr, énormément, mais elles ont gardé espoir. Et la manière dont elles ont gardé espoir est évocatrice de la résilience. Germaine Tillion a souhaité mourir tellement elle a souffert à Ravensbrück.
Le jour où elle décide d’en finir, elle sort et elle voit la beauté du ciel bleu. Elle a alors cette phrase : « Je ne peux pas mourir quand le ciel est si bleu. » Simone Veil, elle, souffre aussi énormément. Elle a été sauvée par sa beauté, sa propre beauté. Elle dit qu’elle a gardé espoir parce qu’elle avait le soutien affectueux de sa famille.
Ces deux femmes-là ont été renforcées par l’affectivité. Si bien que, après la guerre, tout de suite Germaine Tillion s’est mise au travail pour recueillir le témoignages de huit milles femmes déportées, et Simone Veil, tout de suite après aussi, s’est lancé dans des études, a fondé un foyer avant de tenter l’aventure sociale où elle a été très utile, notamment pour les femmes. Donc ces deux histoires, ces deux biographies m’ont paru très illustratives de la résilience.
Vous êtes justement connu pour avoir vulgarisé ce concept de « résilience » (renaître de sa souffrance). Quelles sont selon vous les principales similitudes qui lient le destin de ces deux femmes françaises, vu sous cet angle ?
On dit souvent que j’ai vulgarisé la résilience, à vrai dire je préfère dire que j’ai participé aux recherches sur la résilience. Ils se trouvent que ces recherches ont eu un grand succès littéraire mais c’est en fait un travail scientifique et il y a eu beaucoup de recherches menées à ce sujet. C’est actuellement la théorie la plus défendue dans les facultés de psychologie et de médecine.
Germaine Tillion a été élevée dans une pension catholique et elle garde un lien affectif pour ces parents. C’est une jeune femme qui vient juste de terminer ses études quand elle rentre chez elle en passant par l’Allemagne. Elle comprend que ce pays, au cœur des années trente, est en train de préparer une tragédie. Quand elle le dit, personne ne veut la croire, c’est à dire que la société française commence à ce moment-là à pratiquer le déni. Et le déni en effet est protecteur, parce que ça empêche l’angoisse, mais cela empêche aussi d’affronter le problème.
Et quand le problème se pose, Germaine Tillion, le soir même de la capitulation et de la collaboration de Pétain, propose de s’engager dans un réseau de résistance pour aider les prisonniers. Puis elle choisit progressivement de soutenir les parachutistes en leur fournissant des armes.

Germaine Tillion. (Crédit : capture d’écran YouTube)
Elle est dénoncée par des gens avec qui elle travaillait, et, en déportation, elle retrouve des mécanismes de défense qui caractérise la résilience. Elle a beaucoup d’humour et Geneviève de Gaulle disait qu’elle se mettait toujours à coté de Germaine Tillion car celle-ci tournait souvent en dérision les gardiennes SS, et, dans cet invraisemblable enfer, elle faisait rire les déportés.
Simone Veil a un peu les mêmes mécanismes de défense, c’est-à-dire qu’elle a moins d’humour que Germaine Tillion mais elle témoigne beaucoup d’affection et elle en provoque beaucoup, ce qui lui donne la force d’affronter l’horreur du réel. Ces deux femmes s’engagent culturellement et politiquement. Ça nous prouve que les deux mots-clés de la résilience après la guerre ont été « soutien affectif » et « rage de comprendre ». Germaine Tillion était partisane de l’indépendance de l’Algérie.
Quand le FLN (le Front de libération nationale) s’est mis à commettre des actes terroristes, elle est entré dans une rage folle et elle leur a envoyé ce message via les premières pages des journaux français : « Vous êtes devenus des assassins ». Elle s’adresse alors à ses anciens amis… Simone Veil a la même réaction. Elle veut témoigner tout de suite de ce qui s’est passé à Auschwitz, mais la culture française de l’époque n’y attache alors pas beaucoup d’importance, car elle reste encore dans le déni.
Malgré tout, elle continuera à témoigner et à s’engager politiquement. Donc, il y a un parallèle entre le courage de ces deux femmes qui s’explique par le soutien affectif qu’elles avaient reçu de leurs familles avant le traumatisme. Puis, pendant les agressions vécues, Germaine Tillion s’est protégé avec le bouclier de l’humour et Simone Veil a tenu grâce à l’affection qu’elle a donné et reçu.
C’est ce qui a permis à ces deux femmes de devenir remarquables. Germaine Tillion est rentrée au Panthéon, c’est à dire au paradis des héros français, mais je pense qu’elle ne voulait pas être une héroïne. Elle voulait simplement faire son métier, ne tuer personne et ne mourir pour personne. Simone Veil elle aussi ne voulait tuer personne et elle ne voulait pas mourir, mais elle aussi a été « héroïsée » et adorée en France pour son utilité politique et ses combats pour les femmes.

Simone Veil (Crédit : CC BY 2.0)
Pensez-vous que l’empathie qu’a éprouvée Germaine Tillion pour le sort des Algériens, cette défense de la dignité humaine, l’a aidé à « réparer » sa propre souffrance ?
Avant la guerre, elle a séjourné chez les Berbères, en Algérie, et elle avait tissé des liens d’amitié et d’estime avec des gens qui avaient une culture arabe qui n’était pas très francisée.
Elle avait été choquée de voir que les Algériens musulmans étaient considérés comme sujets de la France et non pas comme citoyens : ils n’avaient pas le droit de vote dans leur propre pays. Elle a donc milité en faveur de l’indépendance de l’Algérie en affirmant que ces gens avaient une culture et qu’ils évolueraient comme tout le monde.
La France ne les considérait pas comme citoyens. Les Juifs algériens avaient eu la nationalité française d’emblée depuis 1870 et beaucoup d’Arabes l’avaient mal pris, jusqu’à aujourd’hui… Elle a donc pris parti pour eux et quand ils sont devenus des terroristes, elle les a traités d’assassins.
Pour Germaine Tillion, ce n’était pas une manière d’obtenir son indépendance que de poser des bombes dans une pâtisserie où se trouvait des grands-mères avec leurs petits-enfants.
« Elle voulait simplement faire son métier, ne tuer personne et ne mourir pour personne »


Hors, Simone Veil a eu un peu la même réaction avec les femmes en affirmant qu’elles devaient devenir des personnes à part entière et non pas des annexes de familles, des annexes d’hommes ou des annexes d’enfants.
Elles ont réagi toutes les deux comme des femmes fortes, car elles ont compris en quelque sorte pendant la guerre combien la déshumanisation pouvait mener à la tragédie humaine, et mettre à mort des millions de gens sans aucune culpabilité.
Il est donc nécessaire de considérer l’être humain, quelque soit sa religion ou son sexe, comme une personne à part entière. On suit et on comprend parfaitement aujourd’hui Simone Veil et Germaine Tillion, alors que c’est le résultat d’un combat pour ces deux femmes.
Germaine Tillion, partisane de l’indépendance de l’Algérie, a toujours dénoncé le terrorisme qui cible des victimes civiles innocentes. De quelle manière aurait-elle appréhendé la vague d’attentats qui a touché la France ces dernières années selon vous ?
Merci pour cette question. En France, en Israël, ces faits-là sont des crimes et ces gens qui les commettent sont des assassins, pas des résistants.
On a le droit de contester une politique, de manifester, de ne pas être d’accord, mais tuer des enfants en posant des bombes n’est pas un acte de libération. C’est un assassinat.
Germaine Tillion a employé ces mots à Alger et je pense qu’elle aurait employé les mêmes mots pour Mohammed Merah qui est entré dans une école à Toulouse pour tuer des enfants juifs.
Miriam Monsonégo, fille du rabbin Yaacov Monsonégo, tués par Mohamed Merah à l’école juive Ozar Hatorah de Toulouse en mars 2012. (Crédit : Flash90)
De quelle manière leur vécu, leurs parcours de militantes pour des causes comme la transmission de la Shoah ou l’indépendance de Algérie nous parlent, à la lumière de l’actualité ?
Je pense aujourd’hui que le terrorisme mondial est devenu un adage totalitaire qui veut imposer sa loi par le bourreau.
Pour l’instant, ils ont imposé leurs décrets dans certains pays musulmans et ils cherchent à l’imposer dans d’autres pays, mais heureusement, jusqu’à présent, la réaction de la plupart des états s’est révélée excellente.
Il n’y a pas eu de chaos, comme on l’a vu par exemple après les attentats de Paris. C’est à dire que, face à l’adversité, les gens ont mené la politique contraire au terrorisme.
Le président américain Barack Obama avec le président français François Hollande devant un mémorial à l’extérieur du Bataclan, à Paris, le 30 novembre 2015. (Crédit : Jim Watson/AFP)
Le but de ces individus est de passer à la télévision à une heure de grande écoute, de façon à pouvoir terroriser la population et imposer leurs lois. Comme à Paris les gens se sont soudés, ils n’ont pas eu de prise sur eux. Il n’y a pas eu d’idée de vengeance.
Dans les années trente, il y aurait eu une réponse à la violence par la violence, hors quand le chaos s’installe, l’État devient vulnérable et les terroristes peuvent imposer leur loi.
Les Parisiens ont très bien réagi. Il peut y avoir certes une riposte par la force et par les armes, mais l’important est de rester solidaire. Dans ce cas-là, je pense et j’espère qu’on arrivera à vaincre le terrorisme.
Leurs personnalités représentent une référence non seulement féministe, mais aussi historique dans les choix sociaux et politiques qu’elles ont faits…
Oui, et on constate qu’aujourd’hui il y a de plus en plus de femmes qui s’impliquent dans la politique, la médecine, les sciences ou la littérature, donc je pense que des femmes d’exception comme Simone Veil et Germaine Tillion ont montré la voie.
En politique, les femmes sont de plus en plus nombreuses à prendre des responsabilités et elles l’assument extrêmement bien. C’est probablement la première fois dans l’histoire humaine, et c’est donc un signe d’évolution de notre culture occidentale.
Cela nous aide à repenser un vivre-ensemble, et comment les hommes et les femmes vont se coordonner, penser le mariage et l’éducation des enfants plus tard. Je pense donc que l’épanouissement des femmes en Occident est un marqueur de notre bonne évolution sociale, mais ce n’est pas le cas dans toutes les sociétés…
Quel message et quelles valeurs Germaine Tillion et Simone Veil pourraient-elles transmettre selon vous aux jeunes générations d’aujourd’hui et à la jeunesse française ?
Ces femmes ont un langage démocratique. Il faut chercher à comprendre, et c’est le contraire du langage totalitaire.
J’arrive au dernier chapitre de mon existence en voyant réapparaître un autre langage totalitaire qui instrumentalise la religion, et là je pense qu’il faut s’en méfier. Attention à ce langage.
Il est toujours nécessaire de se défendre et de comprendre celui qui ne pense pas comme nous
http://fr.timesofisrael.com/boris-cyrulnik-en-israel-parle-de-germaine-tillion-et-simone-veil-et-de-resilience/


Et là le gars m'a dit : pourquoi tu ne t'engueules... pas avec les gens, et je lui ai dit répondu : la haine, quelle perte de temps. Sinon bon film, bon je files, je vais "au" coiffeur et ensuite je vais dire bonjour chez les tupes Wink cat  
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Re: Amour et résilience ?

Message par I am so sure le Jeu 10 Aoû 2017 - 0:13

I am so sure a écrit:Maintenant je vois de la douance, de la résilience et ce forum dans Nono !!!



"dans notre monde tu pourras renaître et avec nous tu retrouveras peut être ta joie... "
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Il ne peut y avoir piqure de rappel, que ça ça a été piqué au bon endroit et on ne peut se rappeler si on ne se savait pas certains trucs et si je ne me retrouvais pas en confiance ? à en dire certains. Je me sens comme un mille feuilles a qui on aurait faire rentrer une autre crème pâtissière dont je n'aurai pas pu soupçonner l'existence. Il semblerait donc que "les feuilles dites np mais à ma sauce aussi dite douée que j'y ai apportées parce qu'on m'avait encore une fois pas dit que je l'allais faire cette découverte donc je n'ai pas penser à dissocier et à ne pas mélanger" et ensuite,
forcément ! personne ne pouvait m'aider entre guillemets à trier ce que j'avais vécu et donc "mélanger" et là c'est tordu (chez moi tordu c'est : génial on m'a mis une bille dans une construction mentale et ça la modifie, de fait ça modifie je crois l'image mentale archivée dans mon cerveau (on est des dingues moi je vous le dis, enfin moi je suis sûre, avoir une usine pareille dans le cerveau, il faut être bien barrée  Razz  bref) donc ça fait bizarre dire ça du coup mais tant pis je le dis, si on te met tout à coup, enfin moi, une bille qui change tout et c'est assez rare (non pas forcément que je le sois mais moi pour me rentrer des billes il faut avoir du courage et être tenace et courir vite aussi, enfin bref)

ça doit faire un peu comme ça :

Vas y pour voir fais une phrase structurée là tout de suite avec cette vidéo et encore là tu as les images en extérieur mais en intérieur mental !! Smile

Et pendant le cours laps de temps que tu mettras à la faire, moi je vais m'occuper à faire les miennes. Pour ne pas te faire perdre de ton temps.

Ca fait déjà deux plans : le mode dit np, le mode dit doué et mon mode "mélangé des deux sans classement du coup, c'est anarchique, je m'autorisais à penser anarchiquement sans ce classement là moi avant de forum, on m'avait dit que je devrais expliquer ! déjà expliquer c'est surprenant (on me torture depuis 4/5 ans ici et je laisse parfois faire en plus Razz je vire parfois sado maso mentalement ? diantre) bref) et donc je vais remettre la bille là dedans et je reviens Very Happy



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Re: Amour et résilience ?

Message par I am so sure le Jeu 10 Aoû 2017 - 0:41

Invité a écrit:
Fab. Fabrice a écrit:

Si tu rencontre quelqu'un de "doué" il se peu qu'il fasse partie d'une catégorie qui attend(/génére) un contact intense, immédiat, profond et vrai dans l'immédiat, et dans ce schéma d'expérience  tu lui aura tout livré sur tes trauma avant la fin de la nuit ne serait-ce que parcequ'il les pressentira au travers de tout ce que tu raconte d'autre après, je ne peu pas dire si ça marcherai pour toi avec quelqu'un comme ça (?) et si lui se contenterai du "peu" ( à mon sens) que tu est prêt à lui livrer , ta vision de la fonction de "l'autre" étant nécéssairement limitative pour lui.


Je te surconfirme Smile avoir pris tes conseils et bien veiller à ces nouvelles données que tu m'as donné et te confirme donc les ayant "appliqué" avec des doués connus de moi et dans toutes les tranches du domaine affectif que tu avais raison, on avait du me donner ce conseil mais je ne le sentais pas où c'était pas mon moment choisi sur ces sujets ou alors tu as su me le communiquer de la façon dont j'avais besoin de l'entendre. Bref sans prétention mais c'est assez rare et curieux pour moi pour que je le souligne deux fois Smile et je te remercie de nouveau car j'aurai blessé des personnes en me demandant encore une fois ce que j'avais bien pu faire pour. J'étais déjà quand je l'estimais utile et avisé dans le contexte délicate et précautionneuse mais il me manquait une info dite comme ça ou que sais je. En tout cas, merci beaucoup, ça m'a retiré des épines de mes roses, j'ai pas les mots pour le dire mieux Smile (Je ne vais pas te raconter ma vie non plus !!!!  Wink)




Ne vous dérangez pas pour moi, je reprends des forces, il faut de l'énergie pour faire des phrases structurées..
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Re: Amour et résilience ?

Message par Fab. Fabrice le Jeu 10 Aoû 2017 - 0:50

Courbette

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Re: Amour et résilience ?

Message par I am so sure le Jeu 10 Aoû 2017 - 1:04

Interlude schématique only for fun (enfin moi je suis en train de trouver ça "super fun" et c'est marrant de montrer "ça", ce qui se passe dans les coulisses de mon "concert" mental et avec du  I love you aussi  Razz )

Spoiler:


Veuillez ne pas quitter, elle prépare des phrases, je sais on voit rien et mes pixels sont nuls, mais c'est pour montrer que je bosse et je vais rajouter le gâteau aussi. et la cerise par contre il me faut trouver une "surcerise" (ça fait presque l'anagramme de sucreries t'as vu ?  Razz et là y'a un cocker qui doit aboyer )du coup en plus.

Je vais vraiment finir par me faire un dico de base.
T'as vu, les points de lumière, ça fait un smiley Je suis dehors
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Re: Amour et résilience ?

Message par I am so sure le Jeu 10 Aoû 2017 - 1:58

Fab. Fabrice a écrit:Courbette


Courbette aussi Very Happy
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Re: Amour et résilience ?

Message par croquetou le Jeu 10 Aoû 2017 - 11:14

Faites gaffe de ne pas vous cogner la t^te ! Dent pétée



Et qu'est-ce que vous matez sur vos pompes ?  Wink  Pompe  Crazy
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Re: Amour et résilience ?

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