Amour et résilience ?

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Re: Amour et résilience ?

Message par ISIS75 le Mer 11 Mai 2016 - 15:23

Mnémosyne est Cléomênia a écrit:@ISIS75 : Sources stp ?

ISIS75 a écrit:il y aurait des degrés d'atteinte dans le trouble de la personnalité limite (ce qui est logique) et une personne borderline peut aussi s'en sortir pas si mal au final si elle est aidée, notamment par sa famille et que son trouble guérit ou se stabilise (il parait que si on guérit, c'est vers les 40 ans, si ma mémoire est bonne. Idem pour la psychopathie.).
un site que j'avais déjà cité sur le forum :http://www.psychisme.org/Clinique/LimiteM.html

tu as pleins de références sur le net. Wink
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Re: Amour et résilience ?

Message par Invité le Mer 11 Mai 2016 - 16:12

ISIS75 a écrit:
Mnémosyne est Cléomênia a écrit:@ISIS75 : Sources stp ?

ISIS75 a écrit:il y aurait des degrés d'atteinte dans le trouble de la personnalité limite (ce qui est logique) et une personne borderline peut aussi s'en sortir pas si mal au final si elle est aidée, notamment par sa famille et que son trouble guérit ou se stabilise (il parait que si on guérit, c'est vers les 40 ans, si ma mémoire est bonne. Idem pour la psychopathie.).
un site que j'avais déjà cité sur le forum :http://www.psychisme.org/Clinique/LimiteM.html

tu as pleins de références sur le net. Wink

Je me souviens de ce que j'avais lu de toi, que tu détectais les doués et que tes copains ne voulait pas t'acheter de cadeaux. Il va falloir que je retrouve cela sur ce site... Ensuite tout dépend sur le sujet, si on cherche un amoureux pour faire des choses d'amoureux avec lui, ou si on veut le psychanalyser.... chacun fait ses choix dans la vie.

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Re: Amour et résilience ?

Message par Invité le Mer 11 Mai 2016 - 16:18

Il faut bien évidemment dans le cadre d'une relation amoureuse qui inclut deux personnes ne pas oublier de converser à deux et d'écouter l'autre aussi Smile
Imaginons le cas où il souhaite chasser ses fantômes du passé, et comme un grand garçon qu'il est il aurait fait la démarche d'aller voir un psy, un psychiatre, afin de résoudre lui même et avec un personnel compétent, ses problèmatiques comme tout un chacun peut en avoir, ressentirais t il du bonheur et de l'amour de la part de sa compagne si celle ci dans le cadre de la relation amoureuse qu'ils ont lui rappeler constamment ses fantômes et ses problèmatiques ?
La résilience pourrait s'avérer quelque chose de plutôt bien fichue de plus afin que chacun trouve sa place dans le couple et qu'ils ne se mélangent pas les fonctions.

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Re: Amour et résilience ?

Message par Fab. Fabrice le Mer 11 Mai 2016 - 17:02

Il me semble difficile de ne pas aborder les choses intime en couple, points de résilience ( en cours) y compris, de la à ce qu'aborder ces points empêche de ressentir de l'amour de la part de l'autre, possible mais pas systématique

En fait ce n'est que le résilent qui accepte ou pas cela, il est "victime" de sa propre projection de ses capacité de supporter ou pas les points abordés par l'autre, qui ne fait que discutter d'une réalité, éviter le sujet, why not mais...

Le mélange des genre est quand même un standard dans le couple, sans préjuger du bien fondé ou pas
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Re: Amour et résilience ?

Message par Invité le Mer 11 Mai 2016 - 17:20

Fab. Fabrice a écrit:Il me semble difficile de ne pas aborder les choses intime en couple, points de résilience ( en cours) y compris, de la à ce qu'aborder ces points empêche de ressentir de l'amour de la part de l'autre, possible mais pas systématique

En fait ce n'est que le résilent qui accepte ou pas cela, il est "victime" de sa propre projection de ses capacité de supporter ou pas les points abordés par l'autre, qui ne fait que discutter d'une réalité, éviter le sujet, why not mais...

Le mélange des genre est quand même un standard dans le couple, sans préjuger du bien fondé ou pas

Je ne vois pas du tout le couple de cette façon.
Dans ce cas par exemple, je parlerai tous les jours à mon nouveau copain des anciens ? déjà ? .....
De plus le résilient n'est pas victime, puisqu'il doit être acteur de sa résilience, donc il doit forcément accepter de l'enclencher, tu ne ferais jamais faire procéder à sa résilience, quelqu'un qui ne le souhaite et c'est très vivement déconseillé, à moins d'être ultra compétent sur le fait de savoir gérer le dévérouillage des verrous psychologiques de l'autre.
L'avantage de plus d'une complémentarité et d'un mode associatif dans un couple serait justement de ne pas tout mélanger...
De toute façon on imagine mal un sociopathe dire d'office lors d'un rendez vous galant : donc je suis sociopathe.... sauf si bien évidemment la rencontre se déroule dans un hopital psychiatrique... où dans ce cas on peut difficilement dire : je suis venue faire mes courses pour la semaine Smile
Le principe de la résilience serait aussi de résilier par exemple chez France Telecom, de fait si son partenaire lui ressort systématiquement les factures, alors qu'il a souhaité aller chez SFR....
Après évidemment rien n'empêche d'ouvrir un fil : comme j'analyse mon partenaire ? est il serial killer ? comment le deviner en trois questions ?  est ce que je lui demande de résoudre de suite mes 10 traumas passés ? où je me limite à un par semaine ? est ce que je lui prépare un gouter pour aller chez son psychiatre ? je n'étais pas partie dans cette thématique, c'est uniquement pour cette raison que j'ai souhaité recadrer à plusieurs reprises ce fil.
Genre un fil où il n'y aurait pas de PN, où rencontrer des personnes saines serait possible même en étant doué, où toutes les pathologies ne seraient pas décortiquées dans le moindre détail, ni même la personne.... voire même de parler d'amour, d'affectif, de construction, j'ose imaginer que deux psy mariés ne parlent pas que de leur boulot à la maison, voire même que la femme d'un homme qui serait autiste, ne lui en parle pas tous les matins au petit déjeuner .....
Il existe pour moi une vie après les traumas, des parcs d'attraction où l'on peut emmener quelqu'un pour lui changer les idées, Cyrulnik a bossé avec des victimes des camps de concentration, il ne préconise pas de les y emmener régulièrement faire un tour... ça se conçoit comme évidence je trouve ... non ?  Very Happy

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Re: Amour et résilience ?

Message par Invité le Mer 11 Mai 2016 - 17:45


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Re: Amour et résilience ?

Message par Fab. Fabrice le Mer 11 Mai 2016 - 21:12

Je te l'avais dit Smile a écrit:
[justify]Dans ce cas par exemple, je parlerai tous les jours à mon nouveau copain des anciens ? déjà ? .....

Sans en "parler tous les jours" il me semlbe que le sujet est abordé en couple comme n'importe quel autre point de la vie de l'autre, selon l'importance qu'il accorde à ce point, en faire un sujet en quelque sorte "tabou" ou évité n'est pas la meilleur preuve d'une relation saine et adulte il me semble ( comme la démarche résiliente de l'un ou l'autre...)


De plus le résilient n'est pas victime, puisqu'il doit être acteur de sa résilience,

L'un n'empêche, hélas, pas l'autre


L'avantage de plus d'une complémentarité et d'un mode associatif dans un couple serait justement de ne pas tout mélanger...

Oui, on doit pouvoir voir le couple, comme cela, chacun son approche, c'est une question de personne et je ne pense pas qu'on puisse décrire un meilleur modèle qu'un autre, c'est à celui qui le vit de le juger


[/quote]De toute façon on imagine mal un sociopathe dire d'office lors d'un rendez vous galant : donc je suis sociopathe....[/quite]

Un rendez vous galant n'est pas, encore, un couple, la relation avançant si on est sociopathe, il serait souhaitable d'en informer l'autre ;-)) mais autant je comprend qu'un sociopathe ou autre ne le fasse pas, autant à un certain point de la relation ( assez tôt d'ailleur), il me semble indispensalke à un résilient de le citer


Il existe pour moi une vie après les traumas, des parcs d'attraction où l'on peut emmener quelqu'un pour lui changer les idées, Cyrulnik a bossé avec des victimes des camps de concentration, il ne préconise pas de les y emmener régulièrement faire un tour... ça se conçoit comme évidence je trouve ... non ?  Very Happy

Tu as peur d'un extrême il me semble ( que l'on te le re-serve tous les jours) et du coup tu tente de te protéger par un autre extrême ( en faire un sujet carrément "évité"),

Il existe un modèle de couple qui marche cmme ça et que j'ai déja vu, les "bien polis, chacun chez sois", il se comportent quand il se voient en quelque sorte en représentation sociale, on des conversations bien lisses et polies, ne s'immiscent pas dans la vie de l'autre au delà de la bienséance qui dépend de l'acquiecement de l'autre, se montrent très respectueux mais en fait tout ceci dénote ( NDLR pour moi, je ne prétend pas imposer ma vision) non d'un couple mais d'une relation, génralement çà marche bien avec des gens qui on déja une certaine expérience de la vie, s'assument bien et se connaissent bien ( sois même)

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Re: Amour et résilience ?

Message par Invité le Mer 11 Mai 2016 - 22:03

Tu as peur d'un extrême il me semble ( que l'on te le re-serve tous les jours) et du coup tu tente de te protéger par un autre extrême ( en faire un sujet carrément "évité"),


Moi ça va, je vais bien Smile Je n'ai juste jamais souhaité dans un couple que ça regroupe je vais dire tout à deux. J'ai d'ailleurs pour ma part vécu seule très longtemps justement afin de ne pas arriver avec un bagage à dénouer pour l'autre Smile Ce qui ne me semble pas la base la meilleure pour un couple. SI mon partenaire souhaite me parler de quelque chose, je serai à son écoute, mais bien évidemment, à la base d'un couple, du moins pour moi, on n'attend pas de l'autre qu'il résolve nos problèmatiques, notre passé ect. Dans ce cas, plus rien n'est compartimenté et on avance pas dans la vie, sauf en se regardant dans ses problèmes l'un, l'autre ? C'est en ce sens que je l'avais dit, si j'ai un partenaire doué, sauf pour les personnes qui placent cela comme critère premier, le couple est censé apporté d'autres choses que ce que l'on va trouvé chez un psy, un médecin, un éducateur, une clinique, ect.
Pour ma part, par exemple, j'ai toujours veillé à ne pas attendre, espérer, qu'un partenaire vienne combler des manques, qu'il soit mon papa, ect et tout ce que l'on peut trouver.
Idem pour cette notion nouvelle de douance, si je rencontrais quelqu'un avant d'aller me faire diagnostiquée, testée ect, je n'attendrai pas de mon partenaire qu'il le fasse Smile je trouve que sauf si on souhaite en parler, en discuter, comme d'autres sujets, je trouverai malvenu et vice versa, qu'il me pointe dans une vie commune systématiquement : tiens là tu fais un truc de douée, typique, référencée de le si du ça, mais contredit par l'article de untel lors de la conférence de telle date...
Evidemment, que lors d'une processus de connaissance avec quelqu'un, on en vient au fur et à mesure ou pas à communiquer des informations sur soi, après ce que je communiquerai sur mon passé, mes traumas, mon enfance chez mon médecin, mon psy si j'en prends un, je ne vois pas, non, l'utilité de le placer au petit déj dans un couple. Avant d'être doué, malade, traumatisé, ect, on est un individu avec une vie aujourd'hui.
Même toute seule heureusement que je ne me lève pas tous les matins, en me disant, je suis douée, traumatisée, ou oh oui il est vrai qu'en 1977 il s'était passé telle chose sinon ça me ferait du chemin pour arriver à la cafétière et démarrer ma journée en mai 2016.
Prendre un nouveau départ en parlant du passé n'est pas un concept qui me plaît. Je l'avais déjà relaté ici, j'ai vécu avec quelqu'un un an et demi en famille avec une personne condamnée et malade du cancer donc pour ce qui est de l'évitement.... cela n'a pas empêché que l'on intégre l'info (pas tout le monde) et qu'on vive Smile plutôt que partir plutôt dans le "et pourquoi nous ?" et "comment ça aurait été si ça n'était pas arrivé ?" etc...
Ma mère n'a pas résilié la dessus et elle n'évite jamais l'occasion de replacer le sujet constamment depuis 20 ans.... je n'ai pas trouvé pas très sympathique de devoir systématiquement reparler tous les jours d'un événement douloureux et pas constructif et qu'effectivement ça mélange tout. Je serai dans ce cas plutôt partisane de positionner la vie par tranches, qui se suivent, plutôt qu'un gros morceau où l'on met tout n'importe comment, n'importe quand et qui fait que ça tourne en boucle et en récurrent.
Dans le cas d'un couple, où l'un l'une aurait vécu un trauma, le fait de ne pas le prendre en charge dans son couple peut permettre justement à son/sa partenaire de respirer, de penser à d'autres choses, d'avoir un moteur qui fait avancer et extériorise et de surcroît vers l'avant. SI je rencontre par exemple une personne handicapée en fauteuil, il sera bien acté lors d'un processus de connaissance, qu'il est en fauteuil, ce que cela implique, ect et puis : vivre avec quelqu'un en fauteuil sans forcément revenir non plus avec lui sur les circonstances de son accident 5 ans avant.
Je suis sortie avec un jeune homme qui a eu un grave accident de la circulation qui fut extrémement violent pour lui. J'avais oui comme tu dis la politesse de ne pas lui en parlant le matin au réveil, ou de ne pas axer notre couple là dessus, c'était un fait que j'ai vécu après coup avec lui, que nous avons intégré, et non pas remis en question tous les jours. Je n'ai pas évité les nuits passées à coté de lui quand il se tordait de douleur. Par contre on ne discutait pas non, des circonstances de l'accident, ect. C'était arrivé, ça avait des conséquences et on les assumait à deux.
Du coup me vient cet exemple là, je n'ai pas partagé sa rééducation physique dans mon couple. C'était son rapport avec ses médecins, son rééducateur ect.
Enfin bon tout ça pour placer que je pense que pour ce qui est de placer les extrèmes, ça va, j'ai eu matière pour m'éprouver sur ce sujet et des partenaires avec qui en discuter. Je trouve que curieusement dans les épreuves, les mécanismes dans un couple se mettent en place avec une rapidité hallucinante parce que justement il faut prendre des décisions là maintenant tout de suite. Je n'ai donc pas eu le temps j'avoue de me poser des questions. T'es là, tu prends, t'y vas, tu restes, tu pars ? ..... mais pas forcément des questionnements métaphysiques, ou philosophiques, de ce qui est mieux ou pas. Tu fais au mieux.
Après évidemment je suis entièrement d'accord avec toi sur le fait que chacun arrive dans un couple avec ses bagages.... le tout étant de discuter ensemble (si évidemment le couple peut discuter ensemble sinon ce serait dommage Smile) de qui fait quoi ? qui prend en charge quoi ? et à mon avis pas la question de la prise en charge de l'autre.... pour ma part, j'aime bien que mon partenaire soit mon partenaire dans mon couple, pas d'autres fonctions... c'est plutôt dans ce sens qu'allait mon propos.
Vaste sujet, n'est il pas ? si au début d'une relation je discute avec quelqu'un, je ne vais pas lui sortir mon cv traumatique.... ce qui ne veut pas dire mentir, il aura si le courant passe bien l'occasion de me découvrir au fur et à mesure et en approfondissant si chacun des deux le sent, et de plus il n'est pas sûr non plus du tout que pour la thématique du forum, je parle dès le départ de mon trait de personnalité particulier ce qui je pense permettra de ne pas ternir dès le départ une relation qui s'annonce fluide avec des thématiques lourdes et du passé.
Je trouve que pratiquer un système d'entonnoir est plus intéressant pour les deux. Au départ. D'où le concept de résilience de ce sujet. Les couples discutent bien de répartition de tâches de vie quotidienne, pourquoi dans ce cas ne pas répartir les choses de façon à ce que tout ne pèse pas, d'un, sur le couple, et de deux, voire sur l'un des deux ? Laisser quelqu'un faire appel à quelqu'un de l'extérieur n'est pas significatif forcément d'un "j'menfoutiste" à son égard.
J'ai pu aussi me retrouver dans ma vie "tuteur de résilience", je n'ai pas fait couple avec les personnes qui ont été les miens et vice versa. Sinon je trouve que de nouveau tout se mélange. La vie peut déjà être assez lourde et complexe, autant simplifier au plus et particulièrement dans le domaine affectif.  I love you
Il existe un modèle de couple qui marche cmme ça et que j'ai déja vu, les "bien polis, chacun chez sois", il se comportent quand il se voient en quelque sorte en représentation sociale, on des conversations bien lisses et polies, ne s'immiscent pas dans la vie de l'autre au delà de la bienséance qui dépend de l'acquiecement de l'autre, se montrent très respectueux mais en fait tout ceci dénote ( NDLR pour moi, je ne prétend pas imposer ma vision) non d'un couple mais d'une relation, génralement çà marche bien avec des gens qui on déja une certaine expérience de la vie, s'assument bien et se connaissent bien ( sois même)


Je n'ai pas eu trop le temps ni même l'envie de regarder ce qui se passe chez les autres Smile Par contre, je ne sais pas si on dit comme cela, mais les possibilités qui s'offrent aux personnes en terme de schéma de façon généraliste à modeler ensuite soi même pour soi et à deux pour en couple, ça oui Smile

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Re: Amour et résilience ?

Message par Fab. Fabrice le Mer 11 Mai 2016 - 23:06

(Pas besoin d'avoir l'envie ou du temps, il suffit de vivre, de regarder, d'être éveillé pour apprendre de l'extérieur )

Bien sur qu'il ne faut pas ressasser mais on ne se connait bien que si l'on connait son passé ce qui implique d'avoir eu le temp de s'y repencher quand même le temps d'un réflexion, difficile d'y échapper ou alors on risque effectivement de devoir fermer des dossiers... non clos... La vie "par tranche" me fait penser à celà, c'est une des méthodes pour passer d'un épisode traumatique à une nouvelle vie. ( Perso je vois plus les choses comme un continuum mais ce n'est que moi)

Si tu rencontre quelqu'un de "doué" il se peu qu'il fasse partie d'une catégorie qui attend(/génére) un contact intense, immédiat, profond et vrai dans l'immédiat, et dans ce schéma d'expérience tu lui aura tout livré sur tes trauma avant la fin de la nuit ne serait-ce que parcequ'il les pressentira au travers de tout ce que tu raconte d'autre après, je ne peu pas dire si ça marcherai pour toi avec quelqu'un comme ça (?) et si lui se contenterai du "peu" ( à mon sens) que tu est prêt à lui livrer , ta vision de la fonction de "l'autre" étant nécéssairement limitative pour lui.

Le problème quand on vit longtemp seul c'est que l'on se met à théoriser le couple, le problème quand on vit longtemps en couple c'est qu'on se met à oublier de théoriser le couple...
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Re: Amour et résilience ?

Message par Invité le Jeu 12 Mai 2016 - 0:01

Fab. Fabrice a écrit:(Pas besoin d'avoir l'envie ou du temps, il suffit de vivre, de regarder, d'être éveillé pour apprendre de l'extérieur )

Bien sur qu'il ne faut pas ressasser mais on ne se connait bien que si l'on connait son passé ce qui implique d'avoir eu le temp de s'y repencher quand même le temps d'un réflexion, difficile d'y échapper ou alors on risque effectivement de devoir fermer des dossiers... non clos... La vie "par tranche" me fait penser à celà, c'est une des méthodes pour passer d'un épisode traumatique à une nouvelle vie. ( Perso je vois plus les choses comme un continuum mais ce n'est que moi)

Si tu rencontre quelqu'un de "doué" il se peu qu'il fasse partie d'une catégorie qui attend(/génére) un contact intense, immédiat, profond et vrai dans l'immédiat, et dans ce schéma d'expérience  tu lui aura tout livré sur tes trauma avant la fin de la nuit

Dans ses rêves Smile Tu ne me connais pas Smile et puis ça lui fera du bien d'apprendre dans l'immédiat la patience Smile J'ai eu la chance de pouvoir lutter Smile longtemps contre l'ingérence, de fait j'ai là dessus des techniques de "commando"  Razz. Il était donc à prendre comme des compliments, à chaque fois que je me suis plus personnellement et intiment exprimé ici Smile Tu sais moi et ma bubulle c'est une histoire qui dure depuis très longtemps Smile

ne serait-ce que parcequ'il les pressentira au travers de tout ce que tu raconte d'autre après, je ne peu pas dire si ça marcherai pour toi avec quelqu'un comme ça (?) et si lui se contenterai du "peu" ( à mon sens) que tu est prêt à lui livrer , ta vision de la fonction de "l'autre" étant nécéssairement limitative pour lui.

Tu fais bien de dire cela. Et bien c'est cool il apprendra aussi à contrôler ses pressentiments, pre ssentiments.... qui sait ça lui fera du temps pour voir si ce soit des sentiments, et puis j'ai toujours eu la chance de rencontrer des personnes qui respectaient ce que j'appelle mon "territoire". ça lui fera le plaisir de me dire ensuite : je m'en doutais Smile parler par pressentiments c'est le meilleur moyen de se gourrer Smile sinon Ducros n'aurait pas inventé la verbalisation pour décarcasser les épices en Provence Smile

Le problème quand on vit longtemp seul c'est que l'on se met à théoriser le couple, le problème quand on vit longtemps en couple c'est qu'on se met à oublier de théoriser le couple...

Si tu le dis pour moi, j'ai déjà vécu en couple, d'un, et le fait de ne pas avoir de vie commune, n'empêche pas d'avoir des contacts. Je ne pense pas que si on a pratiqué, on repasse ensuite par la case théorie. Si c'est simple en contact avec quelqu'un à l'extérieur ça l'est d'autant plus, du moins à mes yeux, en privé. Sinon c'est exit, décidé par les deux toujours.
Tu viens d'ailleurs de m'interpeller par ton propos, merci, sur le fait que je me demande du coup si un jour j'ai théorisé quoi que ce soit. (si tu as du matos sur le "feeling" je suis preneuse Smile y'a que trois fils ici sur le sujet et non aboutis avec un milliard de posts Smile tu te rends compte Wink). Je vais appeler le comité de lutte contre le fil pendu à trois posts qui se battent en duel Smile C'est de l'abandon de sujets en plan Smile surtout ici !!.
Ca doit être difficile de supporter quelqu'un avec qui on ne s'entend pas, je sais que c'est facile de le faire lorsqu'on s'entend sur la base, tout le reste n'est que discussion, échange, modulations de fréquence ect. Si tu partages une base commune sur une façon d'appréhender la vie, les événements, après par déduction le reste est du détail et de surcroît accessoire et futile à mes yeux.

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Re: Amour et résilience ?

Message par Fab. Fabrice le Jeu 12 Mai 2016 - 0:31

Je ne dis que rarement les choses directement pour mon interlocuteur, il faut entendre le "tu" comme une généralisation dans mon propos Wink

Quadn à ta bulle ( et autres méthodes bien rodées), si je la comprend, manifestement tu peu aujourd'hui te réactualiser, apparement ce n'est plus une nécéssité... Ne veux tu pas en profiter pour devenir autre chose, te reinventer à la réalité ( l'actuelle je veux dire) qui manifestement ne nécéssite plus cela...

Sur le feeling, je n'ai hélas d'autre "matos" que moi même... ( je n'ai jamais cherché à creuser)
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Re: Amour et résilience ?

Message par ISIS75 le Jeu 12 Mai 2016 - 3:35

@je vous l'avait dit :
- les gens sous antipsychotiques me l'ont toujours dit, que ce soit lors d'un "rdv galant" ou amical (par contre, certains disent antidépresseurs mais ça ne me berne pas).
Les PN m'ont toujours parlé de telle sorte que j'ai rapidement deviné qu'ils avaient un problème. Finalement, peu de gens (me) cachent ce qu'ils sont vraiment, oui...

- mes copains ne m'achètent pas de cadeaux ? je ne me rappelle pas de ça... du coup, je ne sais pas à quoi tu fais référence en disant "copains"... surtout que, si, mes potes hommes comme femmes me font des cadeaux, mes ex petits amis, aussi m'en ont fait... mais quel est le rapport avec ton problème, finalement ?

- tous les hommes que je connais (en vrai) qui sont allés voir des psychiatres, à la fin, en ont surtout retiré un avantage surtout financier et matériel (AAH, pension d'invalidité, travail à temps partiel payé comme un travail à plein temps, HLM). On ne guérit pas complètement avec seulement un psychiatre, tout simplement et comme je l'avais dit sur un autre fil parce que les médicaments ne soignent que les symptômes et que les psychiatres ne disent pas grand chose (surtout les plus âgés).

@fabrice :
- "Il existe un modèle de couple qui marche cmme ça et que j'ai déja vu, les "bien polis, chacun chez sois", [...]génralement çà marche bien avec des gens qui on déja une certaine expérience de la vie, s'assument bien et se connaissent bien ( sois même)
Je ne sais pas... je crois que plusieurs sortes de couples peuvent fonctionner comme cela, pour ma part Smile
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Re: Amour et résilience ?

Message par Invité le Sam 14 Mai 2016 - 20:38

ISIS75 a écrit:@je vous l'avait dit :
- les gens sous antipsychotiques me l'ont toujours dit, que ce soit lors d'un "rdv galant" ou amical (par contre, certains disent antidépresseurs mais ça ne me berne pas).
Les PN m'ont toujours parlé de telle sorte que j'ai rapidement deviné qu'ils avaient un problème. Finalement, peu de gens (me) cachent ce qu'ils sont vraiment, oui...

- mes copains ne m'achètent pas de cadeaux ? je ne me rappelle pas de ça... du coup, je ne sais pas à quoi tu fais référence en disant "copains"... surtout que, si, mes potes hommes comme femmes me font des cadeaux, mes ex petits amis, aussi m'en ont fait... mais quel est le rapport avec ton problème, finalement ?

- tous les hommes que je connais (en vrai) qui sont allés voir des psychiatres, à la fin, en ont surtout retiré un avantage surtout financier et matériel (AAH, pension d'invalidité, travail à temps partiel payé comme un travail à plein temps, HLM). On ne guérit pas complètement avec seulement un psychiatre, tout simplement et comme je l'avais dit sur un autre fil parce que les médicaments ne soignent que les symptômes et que les psychiatres ne disent pas grand chose (surtout les plus âgés).

@fabrice :
- "Il existe un modèle de couple qui marche cmme ça et que j'ai déja vu, les "bien polis, chacun chez sois", [...]génralement çà marche bien avec des gens qui on déja une certaine expérience de la vie, s'assument bien et se connaissent bien ( sois même)
Je ne sais pas... je crois que plusieurs sortes de couples peuvent fonctionner comme cela, pour ma part Smile

Hello, 

Quel problème ?

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Re: Amour et résilience ?

Message par Invité le Sam 14 Mai 2016 - 23:52

amour et résilience, je pense qu'on peut être résilient sans amour, je suis la preuve vivante que c'est possible

je pense néanmoins que l'amour peut aider à la résilience aussi , en ce sens que en s'épaulant, en s'écoutant, en avançant ensemble on resilience probablement mieux

a minima on n'est pas seul

pour ce qui est de théoriser les avantages de résilience du couple, franchement perso je m'en fous

je ne cherche pas à partager ma vie pour être plus fort en résilience, voir l'amour juste comme un moyen de s'en sortir est absurde

même si quand on est en résilience la tentation de voir l'amour comme une solution à tous les problèmes est évidente

c'est une illusion fatale, sans doute la pire de toute

non l'amour c'est juste de l'amour, certes cela vous rend plus fort a priori mais pas nécessairement , l'amour ne va pas de soi, ilfaut voir de quel amour on parle alors

d'un amour à ce point inconditionnel et fort qu'il vous aide là où vous défaillez ?

l'amour est plutôt une forme de combat la plupart du temps, où il faut faire compromis, réguler, parler, échanger

si vous êtes équilibré ce n'est déjà pas si simple alors si vous êtes en résilience.. c'est mettre toutes les chances de se planter

mais je n'ai pas connu d'amour inconditionnel il est vrai

sans doute que alors un temps donné , cela aide en effet

après quelques mois ou années, c'est la construction du couple , la resilience reste aidée mais sans doute autrement

c'est tout le paradoxe si vous n'allez pas bien à cause du manque d'amour et d'affection , vous cherchez à en avoir mais pour en avoir vous ne devez pas faire porter ce manque à l'autre






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Re: Amour et résilience ?

Message par ISIS75 le Dim 15 Mai 2016 - 0:35

+10, tu as résumé ma pensée Wink
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Re: Amour et résilience ?

Message par Invité le Dim 15 Mai 2016 - 10:38

zebulonlezebre a écrit:amour et résilience, je pense qu'on peut être résilient sans amour, je suis la preuve vivante que c'est possible

je pense néanmoins que l'amour peut aider à la résilience aussi , en ce sens que en s'épaulant, en s'écoutant, en avançant ensemble on resilience probablement mieux

a minima on n'est pas seul

pour ce qui est de théoriser les avantages de résilience du couple, franchement perso je m'en fous

je ne cherche pas à partager ma vie pour être plus fort en résilience, voir l'amour juste comme un moyen de s'en sortir est absurde

même si quand on est en résilience la tentation de voir l'amour comme une solution à tous les problèmes est évidente

c'est une illusion fatale, sans doute la pire de toute

non l'amour c'est juste de l'amour, certes cela vous rend plus fort a priori mais pas nécessairement , l'amour ne va pas de soi, ilfaut voir de quel amour on parle alors

d'un amour à ce point inconditionnel et fort qu'il vous aide là où vous défaillez ?

l'amour est plutôt une forme de combat la plupart du temps, où il faut faire compromis, réguler, parler, échanger

si vous êtes équilibré ce n'est déjà pas si simple alors si vous êtes en résilience.. c'est mettre toutes les chances de se planter

mais je n'ai pas connu d'amour inconditionnel il est vrai

sans doute que alors un temps donné , cela aide en effet

après quelques mois ou années, c'est la construction du couple , la resilience reste aidée mais sans doute autrement

c'est tout le paradoxe si vous n'allez pas bien à cause du manque d'amour et d'affection , vous cherchez à en avoir mais pour en avoir vous ne devez pas faire porter ce manque à l'autre







Merci beaucoup de ton propos clair et limpide qui exprime ta pensée. Et avec plein de fois les mots résilience et amour Smile..... Ainsi que de soulever l'idée du paradoxe il est vrai.

Et de n'y avoir pas intégré psycho, psychiatrie, analyse de l'autre et des autres, ect. se reconstruire et envie de construire à deux semble de fait beaucoup plus facile et léger.

Deux personnes et une future maison quelle qu'elle soit, plutôt que des champs de ruine et des pierres du passé, passé.



Cours 3 : Le concept de résilience (Psychologie et santé)


Publié le 7 novembre 2009 par S.DB


  




La résilience
 
I)                  Qu’est ce que la résilience ? 
 
                   1) Origine du concept
 
Le terme « résilience » a été emprunté aux sciences physiques. A l’origine, la résilience est la capacité d’un métal à résister aux pressions et à reprendre sa structure initiale après avoir été déformé.
En psychologie, on appelle « résilience » la capacité à vivre, à réussir, à se développer en dépit de l’adversité.
 
Le concept a été découvert en 1982 par Emmy Werner. Cette psychologue américaine a suivi à Hawaï 700 enfants sans famille, sans école, vivant dans la rue et victimes d’agressions physiques ou sexuelles. Trente ans plus tard, la plupart d’entre eux étaient devenus des adultes détruits psychiquement. Cependant, 28% avaient réussis à apprendre un métier, fonder une famille, et ne souffraient pas de troubles psychiques majeurs. Elle en conclut que certains enfants avaient une capacité particulière à surmonter les traumatismes de la vie pour s’en sortir, et appela ces enfants des « résilients ».
 
En France, c’est Boris Cyrulnik, psychiatre, neurologue et éthologue français ; né à Bordeaux en 1937, qui va développer le concept et surtout le faire connaître du grand public.
Pour lui, la résilience est un véritable « antidestin ». Boris Cyrulnik pense que les pires épreuves sont surmontables, que la guérison est toujours possible, et que nul n’est condamné au malheur. La résilience est pour lui « ce processus complexe par lequel les blessés de la vie peuvent déjouer tous les pronostics ».
Lorsque l’on découvre l’histoire de ce psychiatre, on peut se demander si son histoire personnelle n’a pas influencé son intérêt pour ce concept :
Né dans une famille juive, son père est ébéniste puis s’engage dans la légion. Durant l'Occupation, ses parents le confient à une pension pour lui éviter d'être arrêté par les Allemands, cette pension le placera ensuite à l'Assistance publique. Il y est récupéré par une institutrice bordelaise, Marguerite Farge, qui le cache chez elle. Mais au cours d'une rafle, il est trouvé et regroupé avec d'autres Juifs, dont beaucoup d'enfants, à la synagogue de Bordeaux. Il parvient alors à se cacher dans les toilettes et évite ainsi le sort des autres raflés, emmenés vers la gare Saint-Jean pour y être déportés. En se faufilant hors de la synagogue, une infirmière le cache dans une camionnette (qu'il prend alors pour une ambulance). Il sera ensuite pris en charge et caché par un réseau, puis placé comme garçon de ferme, sous le nom de Jean Laborde, jusqu'à la Libération. Il est ensuite recueilli à Paris par une tante qui l’élève. Ses parents, eux, mourront en déportation. C’est au cours de cette expérience personnelle traumatisante qu’il décidera de devenir psychiatre.
 

Boris Cyrulnik a écrit de nombreux ouvrages sur la résilience dont :
 
-Un Merveilleux malheur, Éditions Odile Jacob, 1999; (réédition) 2002
 
-Les Vilains petits canards, Éditions Odile Jacob, 2001
 
-Le Murmure des fantômes, Éditions Odile Jacob, 2003; (réédition) 2005
 
-Autobiographie d'un épouvantail, Odile Jacob, 2008, Prix Renaudot de l'Essai, 2008 []
 
 
                        2) Définition :
 
« La résilience est la capacité d’une personne ou d’un groupe à se développer bien, à continuer à se projeter dans l’avenir en dépit d’évènements déstabilisants, de conditions de vie difficiles, de traumatismes parfois sévères » (M. Manciaux et coll., 2001, p17).
 
                       
II)              Comment devient-on résilient ?
 
                     1) Le traumatisme

Pour Boris Cyrulnik, c’est à partir du moment ou la personne subit un traumatisme qu’elle va tenter de le surmonter et mettre en place un processus de résilience.
 Le traumatisme est donc l’agent de la résilience.
 
Rappelons que pour la psychanalyse, « le traumatisme est un évènement de la vie du sujet qui se définit par son intensité, l’incapacité ou se trouve le sujet d’y répondre adéquatement, le bouleversement et les effets durables qu’il provoque dans l’organisation psychique »(J.Laplanche et J.-B. Pontalis, 1967)
Cette définition, tout en mettant en évidence l’origine interne et externe du traumatisme, montre que celui-ci est avant tout psychique, puisque ce n’est pas l’évènement en lui-même qui est traumatique , mais plutôt l’incapacité qu’à le sujet d’y faire face.
(Ex. : Différentes réactions après l’explosion d’une bombe dans le RER B St-Michel)
 
Pour Boris Cyrulnik, il ne peut y avoir traumatisme que si ‘il y’a une « effraction » qui provoque la déchirure de la bulle protectrice de l’enfant, si bien que celui-ci ne parvient pas à comprendre ce qui lui arrive. Son monde se désorganise et devient confus.
L’auteur utilise la métaphore du chemin pour illustrer cette idée : « le chemin de l’homme normal n’est pas dépourvu d’épreuves : il se cogne aux cailloux, s’égratigne aux ronces, il hésite aux passages dangereux et, finalement, chemine quand même ! Le chemin du traumatisé, lui, est brisé. Il y’a un trou, un effondrement qui mène au précipice. Quand le blessé s’arrête et revient sur son parcours, il se constitue prisonnier de son passé, fondamentaliste, vengeur ou soumis à la proximité du précipice. Le résilient, lui, après s’être arrêté, reprend un cheminement latéral. Il doit se frayer une nouvelle piste avec, dans sa mémoire, le bord du ravin. Le promeneur normal peut devenir créatif, alors que le résilient, lui, y est contraint ».
 
B. Cyrulnik montre que le développement que l’enfant parvient à rattraper après son traumatisme et qui témoigne d’un processus résilient, n’est jamais tout à fait identique à celui qu’il aurait dû poursuivre dans des conditions normales. En effet, c’est avec ce traumatisme que l’enfant aura à se développer. Ce traumatisme est inclus dans sa personnalité.
 
Il est à noter que les auteurs ayant travaillé sur la résilience se sont essentiellement centrés sur la guerre, le terrorisme, et les catastrophes naturelles. Rarement sur les traumatismes individuels.
 
                  2) Des dispositions personnelles
 
Aujourd’hui encore, la notion de résilience est difficile à cerner compte tenu de la diversité des recherches et des points de vue sur ce thème. Certains la conçoivent comme un trait de personnalité acquis et stable, d’autres comme un processus. Or la résilience n’est jamais acquise une fois pour toute. Elle ne correspond donc pas à un type de personnalité précis.
 
Les partisans de la psychologie clinique psychanalytique conçoivent la résilience comme un processus et ont cherché à déterminer les mécanismes permettant au sujet de surmonter son traumatisme. Pour eux, la résilience s’effectue selon deux axes :
     
      -Un axe intrapsychique, qui concerne les capacités propres à chaque individu.
 
      -Un axe relationnel, qui concerne les liens que le sujet met en place avec son              environnement.
 
Ainsi, tout comme il existe chez certains individus des facteurs de vulnérabilité au traumatisme (caractéristiques sociodémographiques, troubles psychiques préexistants, traits de personnalité, antécédents familiaux, expériences de l'enfance…etc.), il existe un certain potentiel de résilience chez d’autres.
 
Wolin et Wolin (1999) puis le psychanalyste P. Bessoles (2001) ont ainsi retenu sept caractéristiques de personnalité susceptibles d’avoir un rôle protecteur face aux évènements difficiles :
 
                  -Perspicacité = capacité d’analyse, de repérage, de discrimination
                  -Indépendance = capacité à être seul, autonomisation
                  -Aptitude aux relations = facteur de socialisation
                  -Initiative = capacité d’élaboration et de représentation
                  -Créativité = capacité à créer des formations réactionnelles et substitutives
                  -Humour = sublimation
                  -Moralité = capacité à interroger les valeurs
 
 
Ces traits de personnalité sont considérés comme des facteurs de résilience mais ils ne suffisent pas à eux seuls à développer ce processus.
 
 
Le fonctionnement de la résilience se décompose en deux temps :
 
                  -1er temps : Le temps du traumatisme : l’enfant résiste à la désorganisation psychique en mettant en place des mécanismes de défense qui vont lui permettre de s’adapter à la réalité frustrante.
 
                  -2eme temps : Le temps de l’intégration du choc et de la réparation. Intégrer ne veut pas dire « effacer » mais « faire avec ». Après l’effraction du traumatisme, il y’a un rétablissement progressif des liens, puis une reconstruction à partir de l’adversité. Cela passe par la nécessité de donner un sens à sa blessure.
L’évolution  de ce processus tend vers la résilience quand l’enfant a retrouvé sa capacité d’espérer. Il pourra alors s’inscrire dans un projet de vie, et des choix personnels.
 
On voit bien que lorsque l’on parle de dispositions personnelles à intégrer un traumatisme, on fait appel à la notion de mécanismes de défenses adaptatifs.
 
 
                  3Les facteurs extérieurs et environnementaux
 
Un enfant blessé semble avoir plus de chance de devenir résilient s’il est entouré et soutenu. Ainsi, de nombreux auteurs ont mis en évidence le rôle de l’environnement dans le processus de  résilience.
Ils considèrent que des relations précoces de bonne qualité seraient à la base de la construction de la résilience et se centrent alors sur la théorie de l’attachement.
D’autres montrent l’importance de placer auprès de l’enfant des tuteurs de résilience.
 
                              -Le type d’attachement
 
B. Cyrulnik insiste sur le fait que la résilience se construit dans la relation avec autrui. C’est ce qu’il appelle « un tricotage de l’attachement ». Cela signifie que pour devenir résilient, l’enfant doit avoir connu, avant le « fracas » du traumatisme, une certaine stabilité affective.
Il reprend ainsi, l’idée exprimée auparavant par J. Bowlby, puis par Mary Ainsworth, sur le lien d’attachement.
Ces auteurs ont découvert que l’enfant dans les interactions avec sa mère, peut développer différents types d’attachement :

  • Sécurisant (65 %)



  • Ambivalents (10 %)



  • Evitant (20 %)



  • Désorganisés (5 %)




Selon le type de relation qu’il aura réussi à établir, l’enfant saura plus ou moins bien se reconstruire après une blessure de la vie. Les enfants ayant un type d’attachement sécurisant seront les plus aptes à être résilients.
                              -Les tuteurs de résilience
 
Les « tuteurs de résilience » ou « tuteurs de développement » sont des personnes qui, placée sur le chemin de l’enfant, vont le guider et le soutenir.
Pour cela il faut que s’effectue « la rencontre » c'est-à-dire « le fait que l’enfant résilient ait pu croiser et accrocher un jour un adulte, ou au moins un aîné, qui lui a apporté de l’aide, de l’affection et de l’estime ».
Les « tuteurs de résilience » sont donc les personnes qui rendent possible la reprise d’un développement après que l’enfant ait subi un traumatisme.
Ces tuteurs peuvent être un parent, un enseignant, éducateur, psychologue…etc. Toute personne qui va croire en lui, stimuler son développement, lui permettre de reprendre confiance en lui et d’avoir un projet d’avenir.
 
                 
III)           Les limites du concept de résilience
 
Nombreux sont les auteurs qui se montrent sceptiques face au concept de résilience. En effet, aujourd’hui encore, ses contours sont flous et sa définition reste superficielle.
Simple habillage commercial de concepts déjà connus pour certains (le processus de résilience peut recouper les notions de mécanismes de défenses et d’adaptation ou et coping et s’appuie sur le type d’attachement de l’enfant) ou glissement dangereux pour d’autres, comme le psychanalyste Serge Tisseron qui met en garde contre ce qu’il appelle « les pièges de la résilience ».
« La résilience, écrit-il, qui est en Amérique une vertu sociale associée à la réussite, est devenue en France une forme de richesse intérieure…»
Pour lui, une personne résiliente n'est pas libérée de ses souffrances, mais bien asservie aux mécanismes de refoulement et de compensation, aux schémas de comportement qui lui permirent, jadis, de survivre à un environnement hostile.
Le parcours personnel de Boris Cyrulnik illustre combien l'auteur d'un Merveilleux malheur a théorisé la notion de résilience à partir de son propre vécu refoulé, non reconnu comme tel. Bien qu'il se soit longtemps refusé à parler publiquement de son passé dramatique, Cyrulnik a fini par dévoiler, au fil des interviews, quelques éléments biographiques qui permettent de comprendre les stratégies d'adaptation qu'il a dû mettre en œuvre, enfant, pour survivre et échapper à la mort, et leurs liens avec certaines des idées qu'il défend aujourd'hui.
Privé de la sécurité la plus essentielle du fait de la folie des adultes, et pour ne pas sombrer lui-même dans cette folie, le jeune enfant dissocie sa terrible souffrance de sa pensée consciente en faisant rire son entourage, glanant ici ou là un regard compatissant. « Moi, on m'a aidé parce que je passais mon temps à faire le pitre » confiera Cyrulnik à un journaliste (Dans son ouvrageLes vilains petits canards, le psychiatre théorisera cette stratégie de survie en avançant notamment que certains enfants - « contraints à la métamorphose » - s'en sortent parce que privés de leurs parents, ils sauraient inspirer aux autres l'envie de les aider.
 On a également mis en avant certains artistes présentés comme résilients parce qu’ils ont connus des traumatismes importants qu’ils ont sublimé dans leur art. Mais on ignore la réalité de leur souffrance, et de leur structuration psychique. En effet, être riche et célèbre est le signe d’une réussite sociale mais n’a jamais été un gage de bonne santé mentale.
 
IV)           La résilience ou l’extension d’un concept « à succès »
 
Le concept de résilience a connu un tel succès qu’il a été étendu à plusieurs domaines :

  • en écologie, la résilience est la capacité d'un écosystème ou d'une espèce à récupérer un fonctionnement et/ ou un développement normal après avoir subi un traumatisme ;



  • en économie, la résilience est la capacité à revenir sur la trajectoire de croissance après avoir encaissé un choc.



  • Dans le domaine de la gouvernance, de la gestion du risque et du social, la résilience communautaire associe les approches développées dans le cours en s'intéressant au groupe et au collectif plus qu'à l'individu isolé ;



  • En informatique, la résilience est la capacité d'un système ou d'une architecture réseau à continuer de fonctionner en cas de panne.



  • Dans l’armement et l’aérospatial, la résilience dénote le niveau de capacité d’un système embarqué à tolérance de panne, de pouvoir continuer de fonctionner en mode dégradé tout en évoluant dans un milieu hostile;




V)               La résilience, reflet de notre époque ?
 



Dans un article original, le psychologue Jean Garneau décrit les rouages sociétaires qui, selon lui, ont conduit au succès du concept de résilience.
Pour lui, nos sociétés occidentales étaient jusqu’à présent fondées sur un principe d’élimination du risque et de surprotection de ses individus. Mais depuis un certain 11 septembre, notre vision du monde a progressivement changé et nous évoluons dans une société du « danger omniprésent ». Il suffit d’écouter un peu les médias pour s’en persuader.
Face à ce phénomène de société, la notion de résilience prend un sens nouveau et se trouve présentée comme une sorte de moyen de survie dans une société qui évolue vers la dangerosité et la menace du traumatisme. C’est ce qui expliquerait son succès actuel.
 
En conclusion, je vous laisse vous faire votre propre opinion sur ce concept tout en méditant sur cette phrase de Jean-Paul Sartre :
 
« L’important n’est pas ce qu’on fait de nous mais ce que nous faisons nous-même de ce qu’on a fait de nous »




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A l'inverse par contre, j'imagine bien dans ce cas, le couple comme une possibilité de bouffées d'air, de pauses, par rapport au reste. Une association où chacun combat plutôt pour y amener du positif, du doux, du chouette. Plutôt que toute une batterie qui ne ferait que rappeler à l'autre, son partenaire, le passé, les problèmes, chacun y apporterait du fluide, des solutions, des rires, de la joie, du léger. Chacun pouvait trouver ses tuteurs de résilience en extérieur du couple Smile Je suis sûre que le cerveau de chacun serait ravi de ses "vacances" Smile moins chargées. A chacune de mes traversées du désert, il a toujours été quelqu'un, quelle chance, avec qui j'ai pu poser mes bagages, pas "sur" lui, mais avec lui. Et vis et versa. Le fait par exemple à l'époque, de ne pas évoquer le cancer de cette personne tous les jours (puisque c'était un fait) et de pouvoir parler d'autre chose, de parler de vie, d'amour, de jeux, d'air, de construction quand même, permettait justement d'affronter encore mieux les moments durs et les difficultés. Il a ensuite été bien temps, d'aller creuser le métastase dans son moindre détail et dans des périodes ensuite moins chargées, Après tout puisque c'était là, il y avait deux possibilités, soit on faisait avec, et on faisait autre chose, soit on ne vivait que ça. Hormis les rendez vous qui y avaient trait, ect, on vivait sans Smile Et curieusement c'était moins lourd, beaucoup moins lourd. Là se pose alors le sujet de comment on voit. J'avoue que si j'avais un partenaire qui me voyait constamment comme un cortex Smile ou comme une douée, ou comme une nana avec tel passif, ça me gonflerait à fond. Ca me gâcherait mon café du matin, ma ballade sur la plage, ma crêpe au chocolat. Il en a été de même avec des personnes, parler d'un futur concert à un gars, plutôt que du suicide de son frère, ou à un autre de l'entreprise qu'il va pouvoir monter plutôt que de ce truc qui s'est passé dans son enfance..... permettre dans ces cas là d'être des piqures de rappels d'avenir et non pas constamment du passé. Après tout chacun est libre sans déni de jouer dans la vie avec ses états mentaux. Je ne sais pas comment j'aurai pu avancer en visualisant chaque jour un paquet de noeuds et d'embrouilles derrière et un paquet de noeuds et d'embrouilles devant.
J'ai trouvé plus sympa d'organiser des Noels en fonction de plutôt que faire ou qu'on me fasse des rappels du type : ah mince mais comment tu vas faire, tu n'as pas de famille ? tu n'as pas de mari ? tu n'as pas d'enfants ? comme mise en ambiance Smile ...... Je ne concois pas comme toi le fait d'être un médecin, un pansement, une compensation pour quelqu'un d'autre. Et vice versa. Je dois être partisane de l'amour c'est regarder dans la même direction, plutôt que de se regarder l'un, l'autre, avec de plus, dans ce cas, s'analyser l'un l'autre.
J'ai de plus eu beaucoup plus de respect et d'estime pour des personnes qui ont partagé ma vie, qui respectait même si on était intime à deux, mon intimité personnelle, et non tout un mélange subitement de tout. Genre ton passé devient mon passé, tes problèmes deviennent mes problèmes. Le fait de s'assemble pour permettre un reset, mais de chacun par lui même pour créer un espace nouveau commun, justement tout neuf et terni par rien... j'ai toujours été surprise quand on me sortait untel, ou truc ou machin ou bidule.... se promener à deux plutôt qu'à 12 je trouve ça mieux. Et le dialogue s'en voit simplifié. Voir un partenaire comme un partenaire, et pouvoir être dans la vie et d'aujourd'hui et de demain, je préfère. Le sujet était donc ici non pas d'inclure amour et résilience, mais envisager de partir d'un reset de chacun sur le reste....d'avant, pour faire du demain plus simple.


Dernière édition par Je te l'avais dit :) le Lun 16 Mai 2016 - 17:25, édité 2 fois

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Re: Amour et résilience ?

Message par Invité le Dim 15 Mai 2016 - 10:58

Peut être le fait de ne pas savoir et ne pas être testée m'a permis mieux de vivre comme ça, de fait au lieu de me retrouver à être le père, la mère, la soeur, le frère, l'infirmière, le psy, la psychiatre, ect de ..... j'ai été la partenaire de vie Smile
Le fait dans ce cas d'être plutôt dans les névroses communes doit il aider ? y trouver des mêmes solutions ensemble aux mêmes problèmatiques ? plutôt que de passer son temps, sa vie, à voir celles de l'autre, à essayer de les comprendre ? de le faire changer ?....
Ca doit être aussi pour cela alors que l'intensité et le collage l'un à l'autre au départ, bof pour moi. S'attacher à fond direct dès le début, pour ensuite se rendre compte qu'on s'aime mieux mais que le reste ne va pas coller ? et dans ce cas souffrir de rester ensemble ou souffrir de ne plus savoir se détacher alors que ça ne colle pas sur le reste ? effectivement l'amour ne fait pas tout, pauvre amour Smile à qui on collerait bien tous les métiers du monde Smile
me vient aussi d'ajouter que je n'imagine pas, étant en couple et pour l'avoir été, d'interrompre un travail sur moi à moi toute seule, parce que je serai en couple...
Je préfère regarder quelqu'un comme quelqu'un plutôt que comme une batterie de problèmes, un paquet de problèmes, ça me fait penser à un autre fil, certains regarderont une personne qui fume, d'autres regarderont la clope Smile dans le deuxième cas, autant se mettre avec une autre personne, et pour les clopes, on peut toujours aller les regarder dans un débit de tabac, si on veut....
Je préfère pouvoir dire à quelqu'un : tu es drôle, tu me fais rire, plutôt que t'es taré et on va chercher pourquoi ? y'a des gens qui sont payés pour ça Smile
Je viens d'entamer hier soir le dernier Cyrulnik, sa quasi première phrase était que son premier héros fut Remi sans famille. Ce monsieur a partagé toute ma vie sans le savoir et m'a beaucoup aidé à réfléchir.... Ca me touche beaucoup de le lire avoir écrit qu'on s'est orienté vers un "héros" commun Smile qui de fait aller vers l'avant plutôt que vers l'arrière, qui de fait aller vers la simplification, plutôt que la décortication....
Il y évoque la difficulté de se construire une base sur des ruines. Sur du rien. Evoquer les ruines constamment pour construire, non décidément Smile j'aurai eu du mal j'en suis sûre à m'y retrouver.
J'ai beaucoup plus toujours avancer avec du "tu vas t'en sortir" sorti par moi même ou autour, plutôt qu'avec les "t'es enlisée", "tu vas te noyer", "tu ne vas jamais t'en sortir". 
Et ça peu importe mon QI qui sera un jour révélé Smile ou ma batterie de névroses, ou de problématiques ou de connexions faites ou pas faites, ça n'y changera pas ce qui a été et comment j'ai vécu les choses, et les événements. N'être ni vu comme un problème, ni comme une solution, c'est être vu pour soi je crois Smile 

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Re: Amour et résilience ?

Message par ISIS75 le Lun 16 Mai 2016 - 14:26

"Je préfère pouvoir dire à quelqu'un : tu es drôle, tu me fais rire, plutôt que t'es taré et on va chercher pourquoi ? y'a des gens qui sont payés pour ça" : aucun psy ne te dira que tu es tarée, d'ailleurs, ça ne veut rien dire en jargon médical. Tu as ça comme classification mais c'est que pour les déficits intellectuels : https://books.google.fr/books?id=3bAbvXEUT-YC&pg=PA56&lpg=PA56&dq=dsm+d%C3%A9bilit%C3%A9&source=bl&ots=WXJoQlkvyO&sig=g1ru00w4ilBnuqQW5Os8fbycPGQ&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwiN2P_myd7MAhVsIcAKHS05CtQQ6AEIKTAC#v=onepage&q=dsm%20d%C3%A9bilit%C3%A9&f=false

par contre, passer un test de QI peut être intéressant, surtout que tu auras affaire à un psychologue lors de ce passage, qui sera peut-être plus crédible et aura des propos plus légitimes à tes yeux que de simples forumeurs de ZC, ne tarde pas trop tout de même Wink

De plus, qui dit résilience, dit aussi, victime au départ, notion que tu as touchée du bout des doigts sur ce forum. Je ne sais pas si tu connaissais ce métier, mais les victimologues existent en tout cas.
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Re: Amour et résilience ?

Message par Invité le Lun 16 Mai 2016 - 15:02

et donc que penses tu de la vidéo et de son auteur ainsi que de ces propos ?

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Re: Amour et résilience ?

Message par ISIS75 le Lun 16 Mai 2016 - 15:08

je n'ai pas regardé. Mais j'ai lu le début de tes posts sur ce topic et j'ai trouvé intéressant le passage sur la résilience...
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Re: Amour et résilience ?

Message par Invité le Lun 16 Mai 2016 - 15:37

ISIS75 a écrit:je n'ai pas regardé. Mais j'ai lu le début de tes posts sur ce topic et j'ai trouvé intéressant le passage sur la résilience...


De fait je comprends mieux Smile Ce fil avait pour but à la base de solliciter l'avis de la communauté sur cette vidéo et non pas d'exposer mon avis, mais justement d'avoir l'avis d'autres personnes, en pour ou en contre.
Je souhaitais partager puisque le deuxième mot qui avait suivi le fait que l'on me parle de "douance" avait été "la résilience !" Je m'étais alors dit que peut être comme tout un chacun dans une vie, on est à des étapes dans divers domaines, et que qui sait, j'avais peut être sans le savoir passer des étapes ? ou alors par du tout ....
De fait poser un "point de rencontre" par ce sujet, aurait permis d'échanger sur ce sujet. Puisque je semble être arrivée rapidement à cet auteur, puis longtemps très longtemps après à la douance pour qu'on me parle de résilience... je suis donc allée de surprise en surprise puisqu'on m'apprenait alors semble t il que ce que j'avais vécu normalement, sembler pouvoir être compliqué ou autre, ou alors que d'autres pouvaient cheminer vers cela là où j'avais l'impression de cheminer, moi, vers les découvertes des autres que je n'avais pas encore faites....
C'était façon de partager "moi j'ai pris des choses là", pour ma part, j'ai plutôt le sentiment dans la façon dont j'ai compris le concept, résilier dès le départ en ce qui concernait les figures d'attachement que j'avais autour de moi, il me semble avoir détaché de suite... pour aller chercher ailleurs. De plus comme j'ai pu jouer aux jeux vidéos, j'y collais le mécanisme "reset". Comme si certaines parties que des personnes auraient souhaité vouloir engager avec moi, je les avais de suite finalisé en mode "game over" : on n'aurait pas l'un et l'autre matière à réussir à construire une relation plus approfondie que cela et d'avoir alors de suite laisser des personnes dans leur partie (leur cheminement, leur réflexion, leur construction, voire leurs reconstructions, si elle est possible (et là je pense surtout à Tetris) pour aller chercher des compagnes et des compagnons pour construire des relations sur d'autres modèles.
Autant pour moi du coup, depuis le début je cherchais tes liens entre tes propos et la vidéo. N'hésites pas effectivement si du coup dans mes propos, tu y voyais quoi que ce soit qui puisse t'intéresser et te servir à avancer ? ou à débrouissailler ? (enfin ça c'est toi qui le sais) ou du coup que sais je. Mr Cyrulnik m'accompagne depuis fort longtemps, il ne m'est donc pas venue à l'esprit que tu pouvais le citant par vidéo, avoir lu plutôt mes propos, que ce qu'il dit lui. Je ne peux pas savoir où j'ai pratiqué ou pas de la "résilience" puisqu'on m'en a parlé à 40 ans.... Je ne pense pas que j'avais conscience de pratiquer en lisant sur ce sujet.
Sur le plan donc affectif : le fait d'avoir lu ici et là dans des bouquins sur la douance qu'un doué pouvait ne pas réussir à trier, qu'il pouvait avoir une capacité d'analyse et qu'il pouvait s'emmèler les pinceaux à être fidèle, ou à vouloir sauver, aider..... m'était revenu le fait que lorsque l'affectif pouvait venir m'embrouiller les idées dans une situation, je la transposais sur mon voisin et au sujet d'une facture d'électricité (comme ça rien d'affectif)..... ça supprimait automatiquement beaucoup de choses (y compris le passé, les émotions, les ressentis) c'était tout de suite plus clair, plus simple, moins chargé....
Je te laisse me répondre ou pas là dessus du coup.... c'est intéressant.

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Re: Amour et résilience ?

Message par Invité le Lun 16 Mai 2016 - 16:29

Je te l'avais dit a écrit:

J'y vois des liens et vous ?


il est clair qu'à condition de trauma initiale ou traumas au pluriel initiaux, il est très complexe de développer de l'amour et de l'affection dans des conditions normales

comme expliqué dans la vidéo soit des camps soit de la guerre , l'idée est de construire au plus tôt un susbtitut de bulle affective

c'est évident que selon la gravité des menaces, physiques ou psychologiques, la reconstruction ne peut se faire en présence des dangers

quand adulte le danger n'est plus présent, l'enfant lui se rappelle, l'inconscient n'a aucune idée de ce qu'est le temps et l'espace et donc pour lui le danger est toujours là

la grande difficulté une fois adulte pour créer cette bulle, ce sentiment de sécurité qui permet des relations affectives épanouies, est de se rendre compte que l'inconscient fabrique des défenses pour des menaces n'existant plus

il faut prendre cet enfant traumatisé et ne pas expliquer, l'enfant ne peut pas comprendre, il hurle juste sa peur , et d'accepter cette peur mais d'y aller quand même comme adulte

la resilience et l'amour c'est aussi donc être capable de se résister à soi même pour aimer

et ce n'est vraiment.. vraiment pas facile


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Re: Amour et résilience ?

Message par ISIS75 le Lun 16 Mai 2016 - 19:42

est-ce que tu as trouvé les liens sur le TPL, finalement ?
t'as un petit test ici aussi (si tu veux t'amuser Wink)
iqtest.dk
c'est gratuit et je le trouve assez réaliste. Par contre, ce n'est que sur les suites logiques.
J'avais fait un test pas mal gratuit sur le net aussi mais ça date, je n'ai plus le lien. Quand je dis pas mal, c'est que le résultat correspond à ce que j'ai obtenu au test de QI officiel (wais4 me semble) administré par une psy. Après, je précise que j'ai toujours eu le même résultat, que ce soit sur internet, chez le psy, sur un livre ou à la TV. Wink
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Re: Amour et résilience ?

Message par Invité le Lun 16 Mai 2016 - 21:06

ISIS75 a écrit:est-ce que tu as trouvé les liens sur le TPL, finalement ?
t'as un petit test ici aussi (si tu veux t'amuser Wink)
iqtest.dk
c'est gratuit et je le trouve assez réaliste. Par contre, ce n'est que sur les suites logiques.
J'avais fait un test pas mal gratuit sur le net aussi mais ça date, je n'ai plus le lien. Quand je dis pas mal, c'est que le résultat correspond à ce que j'ai obtenu au test de QI officiel (wais4 me semble) administré par une psy. Après, je précise que j'ai toujours eu le même résultat, que ce soit sur internet, chez le psy, sur un livre ou à la TV. Wink

Je te remercie pour les infos. Mais je vais reprendre dans quelques jours du coup là j'en étais restée avec mon ancien médecin il y a 6/7 ans....
Ne le prends pour toi Smile et je ne sais pas moi même pourquoi mais j'ai souhaité faire un ensemble de choses dans un certain ordre... ou dans un fonctionnement et un mode de vie que j'avais avant (hormis ZB qui n'en faisait pas partie) .... cette découverte.
Comme je ne sais pas de quoi il retourne, je ne me suis pas sentie et je ne le sens toujours pas de découvrir je ne sais quoi en tête à tête avec mon pc..... il me faut du réel et de l'humain. Ca doit être mon coté tactile (pas l'écran hein, le tactile.... de la vie, le bazar quand on a des gens autour ou au moins un "gens" autour... Smile ça doit être un truc de vieux d'anciens genre mécanisme ou réflexe archaïque.... ?
(si c'est important dans le sujet, j'ai le même truc avec certains films d'horreur...Wink)

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Re: Amour et résilience ?

Message par ISIS75 le Lun 16 Mai 2016 - 21:41

reprendre quoi ?
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Re: Amour et résilience ?

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