Du zèbre à l'Ornithorynque

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Du zèbre à l'Ornithorynque

Message par Fata Morgana le Sam 29 Aoû 2015 - 17:00


Je souhaite aborder un thème délicat, qui peut être exposé simplement.

Parmi les causes de dégâts psychologiques irrémédiables, il y a le désert, l'abandon affectif dans la petite enfance.
Une authentique maltraitance qui peut être causée par une pathologie parentale par exemple, interdisant l'émergence de toute forme d'affection.
Je parle bien d'un désert sans oasis, reconnaissable et à l'origine de pathologies réelles et traitées comme telles, pas d'un vague ressenti, de vagues frustrations grossies de surcroit par la sensibilité du surdoué.

En toute logique et c'est souhaitable, il ne devrait pas y avoir beaucoup de réactions sur un sujet aussi sensible, cependant si quelqu'un(e) parmi nous avait dû surmonter un handicap de cette nature, ou si quelqu'un(e) avait des connaissances dans ce domaine, je suis preneur pour un échange, devrait-il se continuer par messagerie.


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Re: Du zèbre à l'Ornithorynque

Message par oyans le Sam 29 Aoû 2015 - 17:45

Fata Morgana a écrit:
Je souhaite aborder un thème délicat, qui peut être exposé simplement.

Parmi les causes de dégâts psychologiques irrémédiables, il y a le désert, l'abandon affectif dans la petite enfance.
Une authentique maltraitance qui peut être causée par une pathologie parentale par exemple, interdisant l'émergence de toute forme d'affection.
Je parle bien d'un désert sans oasis, reconnaissable et à l'origine de pathologies réelles et traitées comme telles, pas d'un vague ressenti, de vagues frustrations grossies de surcroit par la sensibilité du surdoué.

En toute logique et c'est souhaitable, il ne devrait pas y avoir beaucoup de réactions sur un sujet aussi sensible, cependant si quelqu'un(e) parmi nous avait dû surmonter un handicap de cette nature, ou si quelqu'un(e) avait des connaissances dans ce domaine, je suis preneur pour un échange, devrait-il se continuer par messagerie.

Je sais pas si c'est d'intérêt mais un vers de Byron dit; seul, toujours seul est le cœur...
Un simple avis, lorsque une personne est introspective, elle cherche en elle le pourquoi d'événements jalonnant sa vie et ne trouves pas forcément de réponse logique, on ne peut pas tout expliquer par la logique, c'est comme ces fameux flocons de neiges tombant dans le désordre, pourquoi le désordre? Si on schématise on a la réponse, du moins un semblant de compréhension, qui généralement tape juste, mais ne résout pas le problème, puisque c'est illogique.

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Re: Du zèbre à l'Ornithorynque

Message par oyans le Sam 29 Aoû 2015 - 18:00

En ce qui me concerne lorsque je suis dans un lieu où la vie est concentrique je suis heureux sans savoir pourquoi et je pense plus du tout à mes problèmes, pas d'oasis je nage en plein bonheur, le désert c'est mon terrain de jeu.
Mais bon dès que je suis le naturel revient vite au galop, il était même à un moment pour moi impossible de ne pas penser, c'est peut-être aussi une façon de s'éviter...

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Re: Du zèbre à l'Ornithorynque

Message par Fata Morgana le Sam 29 Aoû 2015 - 18:00

Certes. Cependant je serais plus réceptif à du concret, l'avis d'un psy (ou d'un bon gros zèbre doué pour la psy de comptoir). Le sujet abordé est le stress post traumatique et les séquelles concrètes liées au problème évoqué. je ne doute pas du talent de Byron, mais il n'est pas ma priorité du moment. Mais merci pour la citation.

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Re: Du zèbre à l'Ornithorynque

Message par oyans le Sam 29 Aoû 2015 - 18:08

Fata Morgana a écrit:Certes. Cependant je serais plus réceptif à du concret, l'avis d'un psy (ou d'un bon gros zèbre doué pour la psy de comptoir). Le sujet abordé est le stress post traumatique et les séquelles concrètes liées au problème évoqué. je ne doute pas du talent de Byron, mais il n'est pas ma priorité du moment. Mais merci pour la citation.
Ah ok, tu veux une explication concrète d'où viennent tes traumatismes, j'espère qu'il y aura un spécialiste du traumatisme qui soit à même d'être toi, bon courage fata,l 'espoir fait vivre.

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Re: Du zèbre à l'Ornithorynque

Message par Fata Morgana le Sam 29 Aoû 2015 - 18:44

je ne cherche pas non plus une thérapie, mais plutôt des renseignements. Tout en sachant que c'est probablement une bouteille à la mere. Lol

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Re: Du zèbre à l'Ornithorynque

Message par oyans le Sam 29 Aoû 2015 - 19:26

Fata Morgana a écrit:je ne cherche pas non plus une thérapie, mais plutôt des renseignements. Tout en sachant que c'est probablement une bouteille à la mere. Lol
on sait jamais, quelqu'un de pointu sur le traumatisme qui passe et des renseignements, il y a pas un zébre psychologue ici?

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Re: Du zèbre à l'Ornithorynque

Message par Invité le Sam 29 Aoû 2015 - 22:00

Abandon par qui et à quel âge ?

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Re: Du zèbre à l'Ornithorynque

Message par Dame Seli le Sam 29 Aoû 2015 - 22:58

Fata Morgana a écrit:
l'abandon affectif dans la petite enfance.


Je plussoie Aimant.
Tu peux préciser ? Nous en dire plus ?

J'ai un vécu traumatisant relié à l'abandon, mais pas sûre que je puisse apporter quelque chose selon ta demande.

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Re: Du zèbre à l'Ornithorynque

Message par Petite Fleur le Lun 31 Aoû 2015 - 10:47

Abandon affectif, oui, je connais, abus, mais pas surmontés.

Comme je le dis dans mon autre post, pour moi, traumatismes = tenter l'EMDR, avec l'hypnose.

Me suis intéressée aux questions des traumatismes (et pour cause!), je ne suis pas psy, mais on peut en discuter si tu veux.

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Re: Du zèbre à l'Ornithorynque

Message par Numero6 le Lun 31 Aoû 2015 - 14:23

Fata, la gestion de ce type de PTSD ressemble à un travail de déconditionnement sectaire, réapprendre la réalité de la majorité des gens, ce qui aboutit souvent à des questions naïves de la part du candidat.

Les gens ne ressemblent pas, dans leur ensemble, à la définition que l'enfant avait fini par élaborer en réponse à son environnement.

Le savoir ne suffit pas, c'est un vrai travail de déconditionnement. Ne pas croire ce que l'on est persuadé de voir.

C'est comme pour une sortie de secte, impossible d'oublier la vision du monde du gourou, elle existe, elle est réelle, le travail consiste à la circonscrire dans le temps et dans l'espace, ce que l'on croit être la réalité est un truc limité à la cellule familiale et n'existe pas chez les autres.

J'ai cherché sur internet en quoi consistait ce travail de déconditionnement sectaire, je n'ai rien trouvé, de la Miviludes aux sites de psycho, tous ne parlent que d'une chose, en quoi consiste le lavage de cerveau d'une secte.

Dans l'approche chimique des PTSD chez les militaires, la testostérone et les B-bloquants ont été testés. Les résultats sont contestés. Et il ne s'agit "que" d"un PTSD qui survient chez des personnes avec une constitution de base correcte, en réaction à un évènement traumatisant. Sinon l'EMDR semble recueillir le plus de suffrages favorables.

Dans le cas d'un conditionnement précoce dés l'enfance, difficile d'extrapoler. Si quelqu'un a des références sur l'approche d'un déconditionnement sectaire, le sujet m'intéresse.

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Re: Du zèbre à l'Ornithorynque

Message par Fata Morgana le Lun 31 Aoû 2015 - 14:52

C'est quoi un "PTSD" ? Shocked
Je suppose un stress post traumatique... ? Du coup le "D" c'est quoi - ou qui ?

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Re: Du zèbre à l'Ornithorynque

Message par Invité le Lun 31 Aoû 2015 - 14:53

Posttraumatic stress disorder

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Re: Du zèbre à l'Ornithorynque

Message par Numero6 le Lun 31 Aoû 2015 - 15:08

Merci Parisette.

Oui, désolé, la référence au PTSD m'a tellement sauté aux neurones dans ta question que je suis passé direct à l'étape suivante.

Source Wiki
Le syndrome de stress post-traumatique complexe est une forme particulière de TPST qui survient lorsque le malade a été exposé à des violences physiques, verbales ou psychologiques répétées au cours desquelles il n'a pas eu la possibilité de se défendre.

La privation d'affect me parait pouvoir entrer dans ce cadre.

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Re: Du zèbre à l'Ornithorynque

Message par Fata Morgana le Lun 31 Aoû 2015 - 15:18

Merci.

Même si le fait de tenir le nom ne donne aucune prise sur le fait.

Il y a des gens pour lesquels vivre consiste grosso modo à guérir. Souvent on croit qu'il faut guérir des pensées. Mais les pensées qu'une stase suscite ne sont qu'un effet distant du choc initial.

Et comme ça, je dis ça incidemment, ces personnes ont fréquemment l'habitude de se dire: "Mon projet de vie est de ne pas mourir avant l'heure."

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Re: Du zèbre à l'Ornithorynque

Message par Numero6 le Lun 31 Aoû 2015 - 15:22

C'est à prendre avec beaucoup de pincettes, mais il me semble que cela peut entrainer deux choses qui faussent par la suite le contact avec la réalité des gens normaux.

D'abord le conditionnement lui-même, la norme de vie étant de ne pas pouvoir échanger de l'affect.

L'univers mental intérieur développé ensuite pour pallier à cette carence.
C'est très bien décrit dans le premier chapitre de l'auto-biographie que Kipling a écrit sur la fin de sa vie. Dans son cas il a su utiliser cette défense pour la création artistique. Grosse nuance, pendant les six premières de sa vie, il a bénéficié d'un environnement affectif favorable, ce qui lui a permis de distinguer l'anormalité de sa situation, et d'aller chercher dans les livres ce que les adultes lui refusaient.

Si il est déjà difficile de lutter contre le premier conditionnement, le deuxième est encore plus problématique parce qu'il est ressenti comme la protection ultime, celle qui ne doit jamais être abandonnée, elle finit par se confondre avec l'identité.

Cela ne sont que des hypothèses personnelles.

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Re: Du zèbre à l'Ornithorynque

Message par Numero6 le Lun 31 Aoû 2015 - 15:24

Fata Morgana a écrit:Et comme ça, je dis ça incidemment, ces personnes ont fréquemment l'habitude de se dire: "Mon projet de vie est de ne pas mourir avant l'heure."

Oui, le conditionnement externe et intérieur aboutit à une mentalité de survivant. La survie est la priorité, le plaisir est une mise en danger.

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Re: Du zèbre à l'Ornithorynque

Message par Numero6 le Lun 31 Aoû 2015 - 15:36

Juste pour me rendre compte de quoi on parle.

Qu'est-ce que ça t'évoque si je te dis que 80 % des gens sont gentils, 20 % ont des problèmes et 4 % sont dangereux ?

J'aimerais bien avoir ton point de vue sur ça.

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Re: Du zèbre à l'Ornithorynque

Message par Fata Morgana le Lun 31 Aoû 2015 - 15:50

Euh, tu sais moi les chiffres. Je serais tenté de dire que 100% sont dangereux, que 4% sont intelligents et que 20% sont à cheval sur les deux...

On ne surmonte pas un stress post traumatique. On vit autour, on fait une corrida avec cette menace toujours présente qui rôde.
Mais l'art - Dieu sait que j'en ai parlé ici d'une manière ou d'une autre - oui, c'est le plus important. Ou plutôt la créativité.

Je me sens identique à ce que dit Pearl Buck de la créativité.

Pearl Buck
(1892-1973) :
"Quel
que soit son domaine de création, le véritable
esprit créatif n'est rien d'autre que çà
: une créature humaine née anormalement, inhumainement
sensible. Pour lui, un effleurement est un choc, un son est un
bruit, une infortune est une tragédie, une joie devient
extase, l'ami un amoureux, l'amoureux est un dieu, et l'erreur
est la fin de tout. Ajoutez à cet organisme si cruellement
délicat l'impérieuse nécessité de
créer, créer, et encore créer - au point
que sans la possibilité de créer de la musique,
de la poésie, des livres, des édifices, ou n'importe
quoi d'autre qui ait du sens, il n'a plus raison d'être.
Il doit créer, il doit déverser de la création.
Par on ne sait quelle étrange urgence intérieure,
inconnue, il n'est pas vraiment vivant à moins qu'il ne
soit en train de créer."

L'art, magnifique exutoire et arme défensive remarquable.
Il faut garder le monstre à distance, cet espèce de trou noir, de vertige du néant qui voudrait engloutir tout l'être dans un vortex atroce. Mourir, certes, mais pas de ça.

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Re: Du zèbre à l'Ornithorynque

Message par Numero6 le Lun 31 Aoû 2015 - 16:02

Fata Morgana a écrit:Euh, tu sais moi les chiffres. Je serais tenté de dire que 100% sont dangereux, que 4% sont intelligents et que 20% sont à cheval sur les deux...

C'est bien ça, on parle de la même chose. D'habitude la réponse est de pouffer à l'idée que 80 % des gens sont gentils, alors qu'il y au moins trois personnes qui les ont contrariés dans la journée.

C'est une des difficultés pour en parler. Gentil et dangereux n'ont pas la même signification pour bien des gens.

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Re: Du zèbre à l'Ornithorynque

Message par Numero6 le Lun 31 Aoû 2015 - 16:06

Fata Morgana a écrit:Mourir, certes, mais pas de ça

Je te propose une variante. Je m'en fous, je suis déjà mort, le reste, vous n'y aurez jamais accès.

C'est comme planquer un réfugié dans sa cave.

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Re: Du zèbre à l'Ornithorynque

Message par Fata Morgana le Lun 31 Aoû 2015 - 16:20

Hum. Il me semble que pas plus qu'une douleur physique, une douleur morale ne peut être guérie par de la symbolique, c'est à dire par du langage. La douleur morale est une douleur très concrète et très prégnante qui exige une réaction immédiate. C'est la raison pour laquelle, s'il le faut, je n'hésite pas à recourir aux médicaments, même s'ils sont très décriés. On ne se poserait pas toutes ces questions concernant la possible dangerosité d'un traitement avec un grand brûlé.
Quant à la solution de continuité en ce qui concerne la cause première de cette douleur morale, elle pousse vers des avantages si elle n'engloutit pas la personne toute entière: la créativité par exemple fait partie de l'arsenal que l'âme blessée peut utiliser pour enjamber le problème. Mais cela ne va pas sans culpabilité ! Car enfin nous voici entourés de personnes actives, qui assument et agissent, tandis qu'on est là plus ou moins pensifs et pantelants, disposant de plus de capacités hors normes, à consacrer son temps à calmer le nerf de la dent comme on dit, toujours entrain de se soigner, de patauger dans les mêmes ornières. Mais le pli est pris depuis longtemps - (d'où je suppose l'attrait pour la transcendance.). Forcément une asocialité sur base de souffrance morale fera naître moins de compassion de la part de la société qu'un bien lourd handicap "visible" comme la cécité. Du coup forcément on se fera certains reproches récurrents autour de la marginalité (qu'on prétendra choisie...Mon œil ! ) et d'un mode de vie surprotégé...
Quant à planquer un réfugié, je suis preneur ! Very Happy

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Re: Du zèbre à l'Ornithorynque

Message par Numero6 le Lun 31 Aoû 2015 - 16:40

Ben oui, négliger sa dépouille mortelle trop vulnérable et suspendre son existence à quelque chose qui transcende, quelque chose d'intouchable parce que trop élevé, hors d'atteinte.

La violence psychologique ou la douleur morale ont l'inconvénient d'être invisibles. Et oui, je me souviens de tes interventions sur les anti-dépresseurs, et oui, en discuter l'intérêt ou les effets secondaires c'est se trouver dans la situation d'avoir le choix.

Lutter contre la douleur morale entraine de devoir abandonner ce qu'on s'était juré de ne jamais oublier, accepter l'idée que la lutte n'a plus de sens, qu'il n'y a personne à combattre.
Alors que tout nous dit le contraire.

Quand aux autres, que peuvent-ils appréhender de la résilience d'une amputation quand un caillou dans leur chaussure suffit à leur gâcher la journée ? Par compassion, je trouve que c'est une bonne chose pour eux qu'ils ne comprennent pas. Je préfère être entouré de gens qui ne comprennent pas. Je n'ai pas envie qu'ils comprennent, j'ai envie de ne pas savoir.

Parce que quand ils commencent à comprendre ils risquent de lâcher la phrase qui plait tant aux paraplégiques "moi, je crois que je n'aurais pas supporté de vivre comme ça, je me serais suicidé". Les handicapés apprécieront.

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Re: Du zèbre à l'Ornithorynque

Message par Fata Morgana le Lun 31 Aoû 2015 - 17:29

Et on retombe sur le vieux dicton: "pour vivre heureux vivons cachés."

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Re: Du zèbre à l'Ornithorynque

Message par Dame Seli le Lun 31 Aoû 2015 - 20:43

Fata Morgana a écrit:Hum. Il me semble que pas plus qu'une douleur physique, une douleur morale ne peut être guérie par de la symbolique, c'est à dire par du langage.

Question Question Question
As-tu déjà été dans la démarche de tenter de guérir une douleur morale par le langage ?
Si oui, pourquoi ça n'a pas fonctionné ?
Si non, comment peux-tu en être certain ?

Lutter contre la douleur morale

Plutôt que de lutter contre elle, chercher des pistes pour la dépasser, l'amener à ne plus exister ?

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