Philosophie de comptoir de la vie

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Re: Philosophie de comptoir de la vie

Message par Invité le Dim 27 Déc 2015 - 15:09

honteusement piqué chez mr wiki (j'avais un philosophe au comptoir : je l'ai reconnu de suite il buvait du thé Smile


(eh oui un schéma et en plus avec le mot "concept" dedans, je fonds immédiatement tel un sucre.)

https://fr.wikipedia.org/wiki/Comportement
(pour ceux/celles qui s'intéressent à l'historique avant le schéma, je l'ai un peu lu, ça modifiait déjà mon comportement en me plongeant dans une incompréhension totale, du coup je ne savais déjà plutôt comment je devais me comporter, ça me fondait les circuits et comme mon rôle là dans ce contexte c'était sucre qui fond, si j'étais déjà devenue fondue avant.....  Arrow

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Re: Philosophie de comptoir de la vie

Message par Invité le Lun 28 Déc 2015 - 21:32























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Re: Philosophie de comptoir de la vie

Message par Invité le Mer 6 Jan 2016 - 17:01

Dans une immense bibliothèque


N. Lygeros


Traduit du Grec par A.-M. Bras


Dans une immense bibliothèque, le maître et sa disciple étudient des papyrus. Le maître lit en silence et sa disciple prend des notes.

- Maître ?
- Dis-moi, disciple...
- Ceci est le travail du silence ?
- C’est la lecture des morts.
- Et vous commencez toujours de cette façon ?
- Si tu ne lis pas les morts, tu ne peux pas écrire pour ceux qui ne sont pas nés.
- Cela je le comprends, Maître.
- Alors ?
- Alors nous, que sommes-nous ?
- Les ponts.
- Les ponts ?
- Les phares, si tu préfères.

La disciple fit une grimace caractéristique. Elle était maintenant à Alexandrie et connaissait exactement le symbolisme et l’essence du phare. Mais ce qui l’avait surprise était le mot « ponts ».

- Pourquoi des ponts ?
- Pour faire unir les berges.
- Quelles berges ?
- Le passé et l'avenir.
- Et le présent ?
- Il coule sous nos pieds.
- Et il ne nous touche pas.
- C'est cela l'idée.
- Donc, nous sommes nos livres.
- Je ne le dirais pas autrement.
- Mais vous, maître, vous n’êtes pas un livre.
- Certains doivent être des encyclopédies pour que vivent les livres.
- Et ceux qui brûlent les livres ?
- Ce sont nos ennemis.
- Les barbares.
- Ils commettent un crime contre l'humanité.
- Et ces papyrus, maître ?
- Ce sont les livres les plus anciens et il faut y faire attention comme à la prunelle de ses yeux.
- Vous avez raison, maître.
- Ici se trouve la source de notre civilisation.
- Avec vous je le ressens plus intensément.
- C’est ce qu’il faut.
- Et s’ils se perdent ?
- Il ne faut pas.
- Et si cela arrive ?
- Nous mourrons d'abord.
- Et puis ?
- Nous reviendrons pour continuer l'histoire.
- Maître, c’est pour cela que vous écrivez tant ?
- C’est pour cela que tu dois lire.
- Je lis, maître, je lis.
- Sinon, tu ne serais pas ma disciple.
- C'est vrai, et je ne le supporterais pas.
- Tu supportes, je le vois.
- Je fais ce que je peux.
- Ce n'est pas suffisant.
- Avec vous, je fais ce que je ne peux pas.
- C’est ce qu’il faut.
- Maître, m’expliquerez-vous ce texte que vous lisez ?
- Nous le faisons déjà.
- Mais vous ne m’avez pas dit un mot.
- Tout commence par le silence et surtout pour celui-ci.
- Mais pourquoi ?
- Ainsi se lit Archimède.
http://www.lygeros.org/articles?n=11504&l=fr

http://dzovinar.blogspot.fr/p/blog-page.html


Dernière édition par six s'if le Jeu 7 Jan 2016 - 15:04, édité 1 fois

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Re: Philosophie de comptoir de la vie

Message par Invité le Jeu 7 Jan 2016 - 15:03

Diantre.

Rien ne serait alors pire que d'ouvrir, sans que cela soit expressément demandé, de nouvelles perspectives à quelqu'un qui en déduira qu'il n'en a plus certaines énoncées ? alors qu'on souhaitait lui faire du bien et le faire avancer ?

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Re: Philosophie de comptoir de la vie

Message par Zambla le Ven 8 Jan 2016 - 0:33

Le pire ennemi de l'Homme, c'est lui-même.
Son ignorance, sa peur, son ego.
Je suis triste de constater que beaucoup^∞, à travers le monde, n'ont rien appris de cette leçon.

Zambla
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Re: Philosophie de comptoir de la vie

Message par Invité le Mar 12 Jan 2016 - 14:36


LA DERNIÈRE MORT DE DAVID BOWIE
Par Didier Péron et Julien Gester— 11 janvier 2016 à 21:31


Né David Robert Jones, l’idole pop connue sous les noms de Ziggy Stardust, de Major Tom ou du Thin White Duke a connu de nombreuses mues et résurrections avant de s’éteindre dimanche à 69 ans. Trois jours plus tôt, il publiait son album testament.




David Bowie sur scène à la Wembley Arena, le 2 juin 1983 à Londres. Photo Peter Still.Redferns.Getty Images 
 

Combien de fois a-t-on vu David Bowie mourir ? La stupéfaction portée par la nouvelle de sa mort nous frappe quelques jours seulement après la parution de son 26e album, Blackstar, et surtout la découverte d’un clip,Lazarus, qui demeurera l’ultime image testamentaire apparue de lui de son vivant.



Le plan conclusif met en scène la star, portant plus que jamais sur elle les ravages de son âge, alors qu’elle se retranche à reculons dans une armoire-tombeau dont la porte se referme sur elle. Déjà en 1973, sur la scène de l’Hammersmith Odeon, devant un public éberlué qui pousse un cri sauvage d’incompréhension, la star, grimée en Ziggy Stardust, annonce que c’est le dernier concert qu’elle fera jamais, avant d’entonner un déchirant Rock’n Roll Suicide.

David Bowie liquidera ainsi tout au long de sa carrière bien d’autres avatars, d’Aladdin Sane au Thin White Duke, etc. On le verra aussi en fâcheuse posture, corps désarticulé sur la pochette de Logder en 1979, s’identifiant au Christ de Mantegna. En 1983, dans les Prédateurs, le cinéaste Tony Scott imagine Bowie en vampire au côté de Catherine Deneuve, intuition foudroyante au regard de la réputation de succube géniale que trimbale le musicien. Mais à peine le voit-on resplendir à l’écran de tout son éclat vénéneux dans les premiers plans du film que, déjà, il dépérit et vieillit à toute allure, recouvert de tonnes de rides et perdant ses cheveux. Précipité dans la sénilité et sous les litres de latex, alors que le spectateur, tout à son hébétude de voir l’image de la star être ainsi escamotée, suppose encore qu’il ne peut que revenir, refait, intact. C’est Bowie, il ne peut pas mourir. Il disparaît du récit, bel et bien expulsé hors-champ, à jamais.


Cette abolition de Bowie est un leitmotiv rhapsodique d’une longévité fragmentée d’autodésintégration et de renaissance en éternel phénix pop, toujours dissemblable, repeint et rhabillé à neuf à chaque nouvelle aventure discographique ou scénique. En 1996, Bowie répond aux questions de l’écrivain Mehdi Belhaj Kacem pour les Inrockuptibles et énonce notamment cela : «A 50 ans, je n’ai plus peur ni de la vieillesse ni de la mort. La dernière ligne droite ne m’effraie pas, je la regarde en face. […] La mort devient une entité qui est là pour être employée. Concrètement, cela signifie qu’on peut décider que son cœur va s’arrêter de battre un jour précis, un jour choisi - il y a des exemples concrets. […] Et je trouve cette idée admirable, elle me fait rêver parce qu’elle ouvre des perspectives : vais-je choisir telle ou telle mort, vais-je me laisser emporter passivement ? Faire quelque chose de sa mort, quelle expérience glorieuse !»


L’œuvre entière, grandiose à tous égards, y compris dans sa fragilité tâtonnante, se cherchant sans cesse de nouveaux appuis, s’accomplit dans sa furie transformiste au soleil noir de la folie à la fois invoquée, jouée, révoquée, exorcisée, et de la mort qu’il contemple en des mises en scène mi-sérieuses mi-bouffonnes aussi bien en 1974 qu’en 1983, quand sur scène il se prend pour Hamlet et chante Cracked Actor en contemplant un crâne qu’il lèche et embrasse goulûment, dont il aspire l’horreur et le vide. Ashes to Ashes («de la poussière à la poussière») ouI’m Deranged (de l’album Outside, 1995, chanson qui figurera au générique de début du Lost Highway de David Lynch), The Bewley Brothers ou encore Station to Station, on n’en finirait pas d’égrener les titres emblématiques d’une inspiration tourmentée, hantée de visions noires et mimant à l’échelle décuplée d’une geste spectaculaire et pailletée la descente dans les gouffres et les enfers, comme pour mieux les dominer.


Même revenue de décennies d’errances douloureuses (les navrantes années 80 en tête), la voix de David Bowie résonne en stentor funeste cherchant à écarter les murs de la chambre ultime, qui pourtant se rapprochent comme pour écraser ceux qui l’habitent. On ne l’écoute pas sans trembler, s’y perdre ou être effleuré par la même intuition que Ian McCulloch, du groupe Echo in the Bunnymen, dont la vocation musicienne fut forgée par la vision de Bowie chantant Starman à l’émission de télé Top of the Pops, en 1973 : «Jamais être humain ne sera aussi beau que le Bowie de Ziggy Stardust ou du Thin White Duke.»



«Cette vie n’était pas pour moi»


La macération dans le confort petit-bourgeois de la banlieue londonienne avec ses appartements étriqués et son mobilier à fleurs participe de l’étrange et lente mue personnelle qui conduisent l’enfant des faubourgs David Robert Jones à se voir plus grand qu’il n’est, plus beau et remarquable, lui qui rase encore les murs et qu’une timidité maladive tient à l’écart des différentes bandes de bad boys qui tiennent le pavé devant les pubs.


Il est né le 8 janvier 1947, a grandi à Brixton jusqu’à l’âge de 6 ans avant de déménager dans la banlieue résidentielle de Bromley dans le Kent, environ à 13 kilomètres de Brixton. Sa mère, Peggy, est ouvreuse de cinéma, son père, John, travaillait dans une association caritative. La mère de David a eu un fils dix ans plus tôt, Terry, d’une précédente relation et John a épousé Peggy après un premier mariage et un divorce.«Le seul musicien de la famille était le père de ma mère, qui jouait vaguement de la trompette. Nous étions une famille typique de la classe ouvrière avec sa vie rangée et monotone», racontera Bowie dans une longue interview aux Inrocks en 1993. Pour ne pas périr d’ennui, il faut déjà s’inventer un destin hors norme. «J’ai su que cette vie n’était pas pour moi à 8 ans, lorsque j’ai entendu Little Richard. Là, c’est le déclic, la cassure. Dès lors, j’ai su que ma vie ne finirait pas dans la banlieue sud de Londres», ajoute-t-il. Pianiste et chanteur flamboyant, tapant son instrument, vêtu de tenus excentrique, le black Little Richard fait entrer dans la vie du gamin la perspective d’une démesure qui lui convient. C’est son demi-frère aîné Terry qui initie David au rhythm and blues, au rock. Il écoute du jazz, lui fait lire les écrivains de la Beat Generation. Et c’est son copain George Underwood, avec qui il va former son tout premier groupe, George and the Dragons, qui le boxe dans la cour de récré, laissant David avec un œil à la pupille dilatée, un des signes les plus distinctifs de son profil asymétrique d’être intensément étrange.


Terry et David vont souvent aux concerts à Londres, traînent dans une capitale en ébullition culturelle. Le rock tranche brutalement avec l’atmosphère de leur environnement familial. Mais déjà Terry montre des signes inquiétants de folie. Il sera diagnostiqué schizophrène quelques années plus tard. Un jour qu’ils reviennent ensemble d’une virée londonienne, Terry a une crise aiguë, se met à marcher à quatre pattes, assure que des flammes sortent du bitume et qu’il entend des voix. Cette folie fraternelle saisit David, garçon à l’émotivité à fleur de peau qui décrira par ailleurs une existence sans chaleur auprès de parents distants qui n’offre à leurs enfants aucun réconfort sentimental ou moral.


Cette solitude structure profondément la personnalité de la future star, son opiniâtreté à se forger non pas une identité mais plusieurs, son besoin d’exister par le regard fébrile de milliers de fans, de jouer avec la foule en la toisant parfois avec hauteur ou une moue de dédain, d’être présent/absent comme une idole fracassée qui ne comprend pas la fascination qu’elle exerce dans le temple qu’elle s’est elle-même édifié.«J’étais très préoccupé par l’état de santé mental de mon demi-frère Terry, qui était alors hospitalisé dans un établissement psychiatrique,dira David Bowie. Il était soigné pour schizophrénie et non pour neurasthénie. Parfois, il venait passer un week-end avec un moi. C’était très effrayant car je reconnaissais chez lui certain trait de ma personnalité. J’avais la trouille de sombrer à mon tour dans la maladie, dans la folie… Mon écriture s’en est fortement ressentie.»



Combustion londonienne


David prend des cours de saxophone avec le musicien Ronnie Ross, mais il est impatient et ne supporte pas de suivre un enseignement très longtemps. De même qu’il change de marottes et de look à peu près tous les jours. A l’école, il est un élève médiocre et n’obtient de bonnes notes qu’en dessin. Déjà autodidacte, il absorbe connaissances et informations avec une rapidité anormale, et saute d’un sujet de passion à l’autre avec une rapidité déconcertante. Il est convaincu que son destin est marqué par la célébrité et l’envergure, il a un ego impérieux et, en même temps, personne ne semble déceler en lui le moindre signe d’une quelconque élection. Il n’a encore que 15 ans lorsqu’il forme son premier vrai groupe, The Kon-Rads, et se met à déserter le quartier au profit du cœur alors en combustion de la capitale anglaise. Dans les années 60, cette ébullition londonienne qu’il dépeindra sur un mode désenchanté dans la belle chanson London Boy est le prétexte à fuir la médiocrité de sa banlieue, dont il dira qu’elle n’offrait guère d’autres loisirs que de s’y faire casser la gueule par les gangs de teddy boys.


Les oreilles ivres de jazz et de rythm and blues, ce qui à l’époque fait déjà de lui un mélomane précoce, le jeune David Jones flâne autour des scènes de concerts, fraie avec les mods sans s’y retrouver, change de look presque chaque jour de la décennie. Dans les clubs, où les nuits s’étirent à la force du speed et des cachets d’amphètes, il quête la prochaine vogue, plein de défiance pour toutes celles déjà propagées au-delà des cercles londoniens les plus snobs, comme d’une chose guettée par la péremption, une obsolescence qu’il sait programmée. Depuis l’adolescence, il se décrète un devenir de pop star et joue dans d’innombrables groupes, dont les autres membres ne présentent pas toujours le répondant qu’il voudrait à son ambition : The King Bees, The Buzz, Manish Boys, The Lower Third ou encore The Riot Squad, «le premier groupe auquel j’ai participé où le maquillage et les pantalons étaient aussi importants que la musique», dira-t-il.


Malgré une production aussi forcenée que désordonnée, qui laissera en pâture aux anthologies futures quelques rares pièces de choix et de nombreux morceaux inachevés, le musicien qu’il est ne présente encore rien de très remarquable lorsqu’il publie son premier album, en 1967 :David Bowie. D’après son nom de scène fraîchement adopté, inspiré du patronyme d’un explorateur anglais du XIXe et pour éviter d’être confondu avec un quasi homonyme membre des Monkees, Davy Jones.
Ses penchants pour le théâtre, le cabaret, le mime (qu’il pratique dans la troupe de Lindsay Kemp), sa passion minoritaire pour le Velvet Underground, Frank Zappa et Jacques Brel, ou encore sa disposition à partir en retraite dans un monastère bouddhiste en Ecosse n’infusent pour l’heure qu’à la marge sa musique et son régime d’apparition. Des accents de music-hall colorent malgré tout quelques-unes de ses chansons, au caractère aussi candide et labile que pouvait l’être la variété de l’époque, et il adopte peu à peu une distance respectueuse avec ses pairs rockeurs anglais.



Single satellisé et signes intriqués


La première fois que le jeune producteur Tony Visconti, encore sans grands faits d’arme, entend Bowie à l’œuvre, dans un bureau de maison de disques, il dit : «Ce type part dans tous les sens.» Non sans avoir l’intuition qu’il y a quelque chose à en tirer, à condition de l’aiguiller. Ce qui n’adviendra que quelques mois plus tard, une fois éclose une amitié cimentée par quelques marottes communes (du rock américain le plus cintré au cinéma moderniste des nouvelles vagues européennes) et passé un premier succès surprise en 1969 : Space Oddity, magnifique single sans refrain satellisé dans les charts - après une première sortie dans l’indifférence - par la BBC qui l’utilise en bande-son des premiers pas de Neil Armstrong sur la Lune. Sur le beau disque, encore un peu sage, qui l’accompagne et qui connaît, lui, étrangement l’échec, il est encore à peu près aisé de désentrelacer ce qu’évoquent les chansons, entre deux ruissellements de cordes : chronique presque enfantine des utopies désillusionnées des sixties, influences kubrickiennes (2001, l’Odyssée de l’espace) et descente de drogues (l’héroïne s’est invitée dans le swing de la décennie finissante, et l’a fait tourner maussade).
Devenu plus impénétrable dès son virage glam entamé, puis franchement abscons sous l’influence des cut-up aléatoires empruntés à Burroughs, le parolier Bowie ne reconquièrera cette limpidité que des décennies plus tard, sur des disques diversement inspirés sur le strict plan musical, mais brodés d’un chant de crooner élimé et lucide, surconscient de son usure et de son propre dépassement.


A l’orée des années 70, l’idole naissante a alors de moins en moins cure de l’intelligibilité de ce qu’elle chante : les albums qui vont consacrer Bowie en objet de furie planétaire, hors norme, s’entretissent d’une accumulation de signes intriqués, glanés de toutes parts et rendus indébrouillables.«Une des raisons de mon succès vient de cette capacité à réunir des éléments disparates, à donner corps à ces larcins», dira-t-il aussi aux Inrocks. Les motifs de tapisserie se recouvrent les uns les autres au creux de sa musique qui, mutant d’un disque à l’autre en l’espace de quelques mois, se forge aussi bien d’emprunts roués à l’air du temps (quand il prend par exemple, à cette époque, le train de l’électricité dans le sillage de son ami Marc Bolan de T.Rex) qu’au gré de collaborations d’abord heureuses, puis visionnaires. Des présentations, orchestrées par Visconti, avec le guitariste virtuose Mick Ronson naîtra d’abord The Man Who Sold The World, qui farde ses accents hard rock de motifs ésotériques, références lettrées et d’androgynie. La pochette où Bowie se prélasse en robe longue hérisse les esprits, et l’encourage ainsi dans une voie du travestissement où il s’engouffre, de conférences de presse très costumées en gestation de son premier avatar appelé à devenir superstar, après le Major Tom de Space Oddity : Ziggy Stardust.

Un premier album à teintes glam, le très composite Hunky Dory (1971), où les somptueux arrangements de claviers prennent le pas sur la furie des guitares, lui permet de mûrir ce changement de peau et d’égrener quelques chansons au devenir légendaire (Changes, Oh ! You Pretty Things, Life on Mars ?) entre deux hommages payés à ses maîtres : Bob Dylan, Andy Warhol… Le disque suivant, qui assure l’envol de sa créature Ziggy en même temps qu’il orchestre son crash suicidaire, le voit creuser avec excès toutes les ambiguïtés jusqu’alors esquissées. The Rise and Fall of Ziggy Stardust and the Spiders from Mars (1972) échafaude son concept (fumeux et magnifique) de science-fiction naïve, des tenues insensées des personnages d’Orange mécanique et du créateur Kansai Yamamoto, de lambeaux d’expressionnisme et de théorie queer avant la lettre. Une génération entière se teint la mèche en rouge dans le sillon de Bowie, se peint les yeux d’étoiles, s’identifie à la généalogie extraterrestre qu’il s’invente comme parure absolue et revendication d’un être au monde en rupture avec la norme.


Le rock’n’roll qu’il porte à incandescence sur scène comme sur disque, et dont il se chante la bitch n’a encore jamais paru matière si météoritique - et pourtant, personne, parmi les foules idolâtres au bord du suicide collectif à chacune de ses stupéfiantes apparitions, ne comprend grand-chose à ce qu’il chante.
Une autre pierre splendide et grandiloquente ajoutée à l’édifice glam avec force emprunts au cabaret dietrichien (Aladdin Sane, 1973), entre deux missions de rescousse auprès de Lou Reed (Transformer, 1972) et d’Iggy Pop, Ziggy et son cortège de simulacres pailletés se retirent en grande pompe, le 3 juillet 1973, à l’Hammersmith Odeon de Londres. On croit Bowie rincé par les tournées, on n’a pas tort - en témoigne son album de reprises un peu paresseuses, Pin Ups, sur la pochette duquel il pose l’air éberlué, tête contre tête avec le mannequin Twiggy.
Et voilà qu’à Ziggy succède pourtant aussitôt «Halloween Jack», maître de cérémonie de son album le plus étrange et bancal de la décennie glorieuse, Diamond Dogs (1974), où il refait le portrait à la musique des Stones à l’aune, notamment, de sa lecture du Junky de Burroughs et du1984 d’Orwell, avec le hit très Richardsien Rebel Rebel à la clé.

Un train ivre, lancé à grande vitesse


D’un disque à l’autre, sur le fil des sautes d’humeur créative, des tournées sans fins, de séjours en studio pareils à des descentes en rappel dans la fournaise d’un volcan, sa clique évolue fréquemment, de ses musiciens à son agent. Ainsi, en 1974, il vire l’influent Tony DeFries. Bowie décrira plus tard avoir commencé à se détacher peu à peu de la réalité aussitôt le costume de Ziggy endossé, pour s’égarer dans un dédale d’inventions de personnages et de costumes, dont il ne conservera plus tard que le souvenir flou d’une épopée de conducteur en train ivre, lancé à grande vitesse avec la poudre pour principal carburant, sans percevoir grand-chose de chacune de ses stations. Cette désincarnation à l’œuvre se lit magnifiquement à la surface de la plastic soul de Young Americans(1975) et ses chansons phares (le morceau-titre, Fame et Accross the Universe), splendide essai de soul blanche évidée de sa substance pour n’en retenir que les effets de pures brillances, dont se joue la virtuosité de la voix.


Quelques mois plus tard seulement, un Bowie au sommet de sa maigreur et de sa surconsommation de coke publie Station to Station, sans doute son œuvre la plus accomplie malgré le brouillard dans lequel navigue sa nouvelle incarnation, le Thin White Duke, à la silhouette de coutelas sculptée par des lumières brechtiennes. Entouré d’un groupe qui ne sera peut-être jamais meilleur que sur la tournée qui s’ensuivra (cette basse de George Murray, cette guitare rythmique de Carlos Alomar lors du concert au Coliseum de Nassau…), 



il se révèle un vocaliste étincelant, crooner hâve en quête d’exorcisme et diva enténébrée, de l’épique morceau inaugural et ses sublimes convulsions (entre machinisme kraftwerkien, déjà, et euphorique sabbat sorcier) à la reprise finale duWild Is the Wind. «Auparavant, j’étais extrêmement étrange, un type très secret qui ne savait pas comment se situer par rapport aux gens. Et je crois que je me suis battu pour construire des relations avec les autres par réflexe de survie, parce que j’étais vraiment arrivé au fond du gouffre. Je me suis dit : je ne peux plus aller plus bas, le suicide me guette en permanence, je ne trouve plus de raison valable pour vivre»,raconte Bowie dans une interview au mitan des années 90.
En 1976, pour se sortir de l’autodestruction à la cocaïne, Bowie fait un retour européen. Il installe sa famille en Suisse (sa femme d'alors, Angie, et son fils Duncan "Zowie" Jones) mais passe le plus clair de son temps à traîner avec Iggy Pop à Berlin, s’alimentant, selon ce dernier, essentiellement de saucisses nappées de poudre blanche. C’est au château d’Hérouville (Val-d’Oise) qu’ils enregistrent ensemble l’essentiel de l’album d’Iggy The Idiot.


Un autre personnage précieux surgit dans l’existence de la star : Brian Eno, l’expérimentateur ambient qui a commencé dans le glam au côté de Brian Ferry et Roxy Music (faisant en 1972 la première partie de… Bowie) avant de tracer sa route, loin des rivages de la pop mainstream. Eno dit notamment : «Je pense que Bowie essayait d’échapper à l’élan d’une carrière triomphale.» En effet, l’artiste veut se réinventer une fois encore et rompre avec ce monstre américain qui était en train de l’avaler. Il se rêve intellectuel distancié, mathématicien de la pop, auscultant ses blessures en analyste éclairé et laconique. Brian Eno invente des modalités de compositions, d’arrangement et d’enregistrement totalement novatrices en imposant en particulier l’usage du jeu de cartes «Stratégies obliques», sorte de tarot composant plus de «cent dilemmes musicaux» avec des aphorismes bizarres tels que «Mets la sourdine et continue» ou «Honore ton erreur comme une intention secrète».



«C’est de la connerie»


David Bowie est connu pour sa rapidité mais aussi sa créativité chaotique. Il déboule au studio avec des dizaines de pages griffonnées, des idées dans tous les sens, des bouts de chansons, et Eno organise savamment ce désordre. Bowie dira : «Eno m’a tiré de la narration qui m’ennuyait à mourir, il m’a vraiment ouvert les yeux sur la communication abstraite.» Le fidèle guitariste Carlos Alomar regarde ça avec la plus grande circonspection : «David et Brian étaient deux intellectuels et ils avaient une camaraderie très différente, des conversations plus sérieuses, un côté "européen". C’était trop pour moi. Au bout d’un moment, il a fallu que je dise "c’est de la connerie, c’est nul". J’ai résisté à fond.»


Low puis Heroes, enregistrés à Berlin sur le même modèle, avec à la production le même duo Brian Eno-Tony Visconti, déposent deux emblèmes bowien proto-new wave, imposant de longues plages d’instrumentaux planants qui mettront la maison de disques RCA en panique. Pourtant le single Sound and Vision sera un succès et Heroes va devenir un hymne absolu, une des plus grandes chansons du XXe. Alomar se souvient de l’ambiance corollaire de l’enregistrement deHeroes : «On sortait le soir dans des endroits sinistres de la ville, dans les couloirs du métro, les quartiers chauds, juste pour faire un tour et voir la décadence. Je dirais que la stimulation mentale de David était à son apogée à ce moment-là. C’était une excellente période, en fait. Il avait les idées très claires, en ce sens qu’il était redevenu un homme de lettres, il s’intéressait à la politique du moment, il était au courant de ce qui se passait, ce qui m’épatait parce qu’il ne s’en était jamais soucié avant.»


Avec son sens du casting, Bowie invite des guitaristes tels que Robert Fripp, du groupe art rock King Crimson ou encore (sur Lodger, qui clôt ce que l’on nomme généralement la trilogie berlinoise) Adrian Belew, débauché auprès de Franck Zappa. Soit des personnalités capables de plaquer des improvisations risquées, discordantes sur n’importe quelle maquette de chanson. Bien qu’il se soit fâché avec Brian Eno (de même que, plus tard, il traversera quinze ans sans adresser la parole à Tony Visconti, son plus durable compagnon de route), Bowie veut ajouter un élément à la fusée avant-garde qui fait de lui le rock star la plus internationalement légitime et audacieuse ; celui qui peut ramasser en un titre le meilleur d’une mélodie accrocheuse, tout en ne cédant rien de l’espèce d’insolence bruitiste et pionnière du laborantin de studio.


Il parvient ainsi encore à surprendre et à empocher la cagnotte symbolique avec Scary Monsters (1980) enregistrée à New York. Un album fignolé et longuement mûri qui contient l’indépassable singleAshes to Ashes, que Bowie met en orbite via un clip en forme de bilan personnel. A la fois clown triste, cosmonaute en perdition et malade mental en cellule capitonnée, il réclame un pic à glace pour redescendre parmi les vivants. On croit qu’il va faire une tournée mais il préfère disparaître des radars alors que son contrat chez RCA se termine. C’est le leader de Chic, Nile Rodgers, qui le retrouve incognito en 1982 dans le bar d’un palace de New York. Bowie veut le rencontrer parce qu’il a écrit quelques chansons et, surtout, il veut faire un méga tube. Et opérer ainsi un come-back en ces années yuppies où un certain mauvais goût parvenu et une culture de la décontraction clinquante transforme la pop en rampe de lancement pour le néant et le rock FM.


Rodgers est dégoûté : il voulait faire un disque d’avant-garde et son idole le renvoie à son statut de faiseur de hits. Il s’exécute. Let’s Dance sera dantesque. En 1983, Bowie est partout, bronzé, le cheveu blond oxygéné, il assure ne plus vouloir se cacher derrière un personnage, converti à une sorte de musique directe, qui fait bouger le popotin et met les neurones au repos. Les puristes se bouchent le nez, les fans regardent cette métamorphose de la plus inadaptée des stars en puncher de stade comme un trait de génie. Mais cette ascension au nirvana mondial des ventes de disques (10 millions d’exemplaires), qui le rend multimillionnaire, l’entraîne aussi sur la pente glissante d’une errance discographique et artistique qu’il reconnaîtra quelques années plus tard.«Après ces deux albums atroces, Tonight (1984) et Never Let Me Down(1987), j’ai eu le sentiment que le passé me muselait, confesse-t-il en 2003 à Rock & Folk. J’étais devenu indifférent, sans motivation, j’étais vulnérable en tant qu’auteur, et je n’avais surtout pas besoin de m’entendre dire à quel point mes chansons d’avant étaient formidables : "Allez vous faire foutre avec Ziggy, j’essaye d’écrire !" C’est tout ce que j’avais envie de dire.»



Lettre d’adieu


«Merci pour ces bons moments que nous avons partagés, Brian, ils ne pourriront jamais. Signé Aurore». C’est le dernier mail envoyé par Bowie à Brian Eno, qui a dit son émotion, comprenant soudain que ce message était une lettre d’adieu. Rivé à l’idée de faire de sa vie (et de sa fin) une œuvre d’art, l’objet d’une mise en scène sans limite, Bowie, perfectionniste, ne pouvait manquer d’accomplir la promesse qu’il s’est faite dès son plus jeune âge de devenir une légende qui ne finit jamais - jusqu’à nous quitter au lendemain de la parution de son ultime album, mais aussi de son 69e anniversaire, chiffre dont la réversibilité fait honneur à son goût des boucles et des tours de magie noire capiteux. Depuis la nouvelle tombée lundi matin, l’incrédulité emporte les solitaires, les beaux et les bizarres, les dandys et les queers, les fous et les folles, la vaste et hagarde famille des deranged à laquelle on espère toujours appartenir. Pour avoir si souvent puisé des forces vitales et apaisantes à son contact, galvanisés par l’invraisemblable confiance médiumnique qu’il mettait à n’en faire qu’à sa tête, ouvert à tous les caprices, accès de mauvais goût et éclairs de génie, les compagnons de cette informelle communauté de l’étrangeté au monde se trouvent tous un peu nus et hébétés, tel une tribu des premiers âges qui comprend que le feu protecteur vient de s’éteindre et que personne n’a la moindre idée de comment le rallumer.
Didier Péron , Julien Gester







La mort serait elle le seul devant en fonction duquel le doué peut se fixer ? et à chaque fois il y revient ? jusqu'au jour où il n'en revient pas ? ça se tiendrait juste là aussi ? non ça serait trop simple.


http://next.liberation.fr/culture-next/2016/01/11/la-derniere-mort-de-david-bowie_1425797?xtor=EPR-450206&utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=quot

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Re: Philosophie de comptoir de la vie

Message par Invité le Mer 13 Jan 2016 - 12:03

Alors Danton Luc, ça n'était pas vulgaire, 

mais de la petite philosophie de haute voltage ? 

je me surprends de tant de profondeur dans cette légèreté de l'hêtre qui retrouve enfin des racines de haute Volt'air ?

Il faut s'aMusset dans la vie...... ça peuple l'Existence. I gate Luck ? to get lucky ? afin que la calamity ne gène ? 

j'en Rouget de l'Isle tel un poisson dans son bocal, c'est le pied quand c'est le méta carpien, tiens aujourd'hui je vais en mettre des Diem, papapapapa, muette, mouette qui mute ?

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Re: Philosophie de comptoir de la vie

Message par Invité le Ven 15 Jan 2016 - 12:47

Qui n'introduit pas perd il ses chances de pénétrer toute la beauté de l'autre ?

Vous avez trois heures Smile

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Re: Philosophie de comptoir de la vie

Message par Invité le Ven 15 Jan 2016 - 12:57

Il faut suivre le plan type? Very Happy

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Re: Philosophie de comptoir de la vie

Message par Invité le Ven 15 Jan 2016 - 13:05

5terlin9 a écrit:Il faut suivre le plan type? Very Happy

Ceci est il un propos sexiste ? Smile

Tu as raison, j'aurais du stipuler si c'est une dissertation hors sujet ou dans le sujet que je souhaitais Smile

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Re: Philosophie de comptoir de la vie

Message par Invité le Ven 15 Jan 2016 - 13:20

Diantre, je suis démasqué! Horreur Very Happy

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Re: Philosophie de comptoir de la vie

Message par Invité le Ven 15 Jan 2016 - 13:46

5terlin9 a écrit:Diantre, je suis démasqué! Horreur Very Happy

Zorro aurait il été un bon philosophe ? bon sujet ça Smile merci Smile

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Re: Philosophie de comptoir de la vie

Message par Invité le Ven 15 Jan 2016 - 14:12

six s'if a écrit:Zorro aurait il été un bon philosophe ? bon sujet ça Smile merci Smile

Et était-il doué pour s'introduire et pénétrer toute la beautés des autres ? Very Happy

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Re: Philosophie de comptoir de la vie

Message par Invité le Ven 15 Jan 2016 - 14:45

5terlin9 a écrit:
six s'if a écrit:Zorro aurait il été un bon philosophe ? bon sujet ça Smile merci Smile

Et était-il doué pour s'introduire et pénétrer toute la beautés des autres ? Very Happy

Tout réside je pense dans ce fichu dilemme, montres moi où je me trompe mais donnes moi raison ?

à ce jour les nouveaux épisodes de cette série hautement philosophique n'en sont même pas au tournage Smile

on a le temps de stagner à l'entrée en matière Smile pendant ce temps je continue d'arroser ma plante verte Smile

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Re: Philosophie de comptoir de la vie

Message par Invité le Ven 15 Jan 2016 - 15:02

Il y a ceux qui posent la question
Il y a ceux qui ont leur réponse
Il y a ceux qui mettent la question
Il y a ceux qui remettent la question
et ceux qui remettent en question la question,

- t'as vu où est le paquet de café ? boire un café ça me repose.
- oui attends je vais même te le faire.
- chouette merci. je te revaudrais dès que j'arrive à ré atteindre le comptoir Smile
- et dans l'arbre tu préfères quoi ?
- je pense que je vais plutôt prendre le gland. c'est pragmatique un gland.

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Re: Philosophie de comptoir de la vie

Message par Invité le Mer 20 Jan 2016 - 13:54

La clé du bonheur se situerait dans les gènes
Le 19 janvier 2016 à 19h04 - par Emilie Cailleau

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Pourquoi certains sont plus prédisposés à être heureux que d'autres ? La génétique détiendrait une partie de la réponse selon la science.

© Ingram publishing
Vous vous sentez d'humeur grincheuse ? Ne cherchez pas le coupable dans la morosité du froid hivernal, votre fatigue traînante ou vos tracasseries professionnelles. Le véritable responsable de votre humeur et de votre satisfaction personnelle se situerait en fait dans vos gènes.
Des chercheurs de la Varna University of Management en Bulgarie et de l'université Polytechnique de Hong Kong ont réalisé une étude sur la satisfaction des habitants des pays du monde entiers. Ils ont découvert que la composante génétique jouerait plus dans la balance du bonheur national que les facteurs socio-économiques comme la richesse, mais aussi la stabilité politique et la prévalence des maladies.
En fait, plus les habitants possèderaient une certaine variante d'un gène, "l'allèle A", plus ils se sentiraient heureux.
L'étude parue dans la revue Journal of Happiness Studies est la première à établir une corrélation entre bonheur national et génétique. Les participants à cette grande enquête ont estimé leur degré de satisfaction personnelle en disant s'ils étaient "très heureux, plutôt heureux, pas très heureux ou pas heureux du tout".

Le Mexique, le pays le plus heureux "génétiquement"?

Résultat : c'est au Mexique que les habitants se sont dits les plus heureux, le pays où est apparue la plus grande prévalence de l'allèle A dans la population. Le Ghana, le Nigeria, la Colombie et l'Equateur ont aussi obtenu des scores élevés de bonheur grâce à la génétique, indépendamment de la situation politico-économique. L'Europe du Nord aussi s'est caractérisée par une prévalence de l'allèle A.
A l'inverse, c'est en Irak, en Jordanie, en Thaïlande, en Chine et à Hong-Kong que les habitants se sont révélés les moins heureux, car les moins dotés du fameux allèle A.
>> A lire aussi : Insolite : le bonheur a une odeur

Pour les seniors le bonheur c'est surtout la santé

http://www.topsante.com/forme-et-bien-etre/mieux-vivre/moi-et-les-autres/la-cle-du-bonheur-se-situerait-dans-les-genes-609098#xtor=EPR-611





- ben si ça se situe dans un endroit où ça me gène ?
- ben au pire t’achèteras un déodorant du bonheur ?
- ah oui pas bête, je sentirai le bonheur à 15 mètres Smile

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Re: Philosophie de comptoir de la vie

Message par Invité le Sam 30 Jan 2016 - 20:07

La Nuit des idées : la hackeuse, l’ingénieur et le philosophe
Quelque 4 000 personnes ont suivi mercredi pendant neuf heures un marathon de débats et de rencontres avec des penseurs au Quai d’Orsay : la République célèbre les idées, on ne va pas s’en plaindre.

Par Pierre Haski Cofondateur. Publié le 28/01/2016 à 10h18

Minuit, mercredi au Quai d’Orsay : une hackeuse taïwanaise dialogue avec un ingénieur américain de Google. On parle démocratie participative, réseaux de neurones produisant des œuvres d’art ; on parle d’après-demain car « demain est toujours décevant ».
Dans les salons dorés du ministère des Affaires étrangères, plus habitués à recevoir des ministres moldaves ou des négociateurs iraniens, des centaines de personnes, jeunes pour la plupart, sont allongées sur la moquette ou assises sur des poufs rouges, à suivre les débats retransmis sur d’innombrables écrans géants.
Bienvenue à La Nuit des idées, première édition du genre, initiative commune du Quai d’Orsay et de l’Institut français, et qui a fait le plein : environ 4 000 personnes ont pu accéder au ministère, certaines en faisant la queue à l’extérieur pendant un bon moment, tandis que ceux qui s’étaient inscrits trop tard ou ne pouvant venir ont pu suivre les débats en streaming.

Le monde d’après-demain


Le dernier débat a démarré à minuit : « Le monde d’après-demain », réunissant Audrey Tang, la géniale hackeuse taïwanaise (dont Claire Richard avait fait le portrait sur Rue89 en septembre dernier), et Blaise Aguera y Arcas, ingénieur américain de Google, spécialiste d’intelligence artificielle et de « machine learning »...

Audray Tang, Florent Latrive et Blaise Aguera y Arcas, le 27 janvier 2016 au Quai d’Orsay - Pierre Haski/Rue89
Il y avait évidemment un certain surréalisme à écouter, dans un cadre qui évoque plutôt les beaux restes désuets de notre république vieillissante, la Taïwanaise présenter les outils de démocratie participative en ligne qu’elle a mis en œuvre au sein de la société civile de son île située à quelques encablures des côtes chinoises, et cet Américain évoquer les progrès des réseaux neuronaux profonds qui permettent à la machine de produire un travail assurément artistique et qui a fait son effet sur le public.

Audrey Tang, la « république numérique » et le « monde d’hier » - Pierre Haski/Rue89
Le tout avec quelques échos du monde réel à l’extérieur : Audrey Tang, qui a très vite compris le contexte politique et social français, a évoqué à la fois la « république numérique » que la ministre Axelle Lemaire a fait adopter à l’Assemblée nationale après une large consultation en ligne, et les manifs de taxis de ce début de semaine parisien qu’elle a malicieusement baptisées « le monde d’hier ».
Audrey Tang croit en particulier aux vertus de la réalité virtuelle – elle se déplace toujours avec son casque de RV – pour aider au débat démocratique, elle l’a démontré mercredi soir.
Explication : les cosmonautes qui voient la Terre de l’espace prennent conscience de sa place dans l’univers, de sa fragilité, du caractère dérisoire des querelles humaines à l’échelle cosmique, et reviennent avec un sentiment collectif très fort. Tout le monde n’ira pas dans l’espace pour changer son regard, mais tout le monde peut observer la Terre du « surplomb » de l’espace grâce à la réalité virtuelle. CQFD.
Ce débat sur le monde d’après-demain était le dernier d’une longue série qui a débuté à 18 heures, et a transformé une partie du Quai d’Orsay en un vaste forum hétéroclite réunissant certains des plus beaux esprits français et étrangers.

Appétit d’idées et de débat


Les organisateurs ont eux-mêmes été surpris par l’engouement du public, et surtout sa jeunesse : sans doute 80% de jeunes, partagés entre l’intérêt des débats et l’exotisme des dorures Napoléon III. Une preuve de plus de l’appétit d’idées neuves et de débats dans cette France morose et déprimée, mais pas nécessairement endormie.

Achille Mbembe - Pierre Haski/Rue89
L’éclectisme fut la marque de fabrique de l’événement, à commencer par le premier débat auquel Laurent Fabius assista au milieu du public, avec un face-à-face entre l’architecte néerlandais Rem Koolhaas, une des stars de l’architecture mondiale, et le sociologue français Bruno Latour.
D’autres rencontres improbables ont réuni le biologiste Jean-Claude Ameisen et l’artiste franco-chinois Huang Yong Ping autour d’une vaste question : « Quelle vie ? » ; tandis que Patrick Boucheron, historien, qui a récemment fait parler de lui avec un discours inaugural tranchant au Collège de France, a eu un dialogue riche sur la question des frontières avec Achille Mbembe, brillant historien camerounais, enseignant à l’université du Witwatersrand, à Johannesburg, et à Harvard, aux Etats-Unis.
Parallèlement aux débats qui s’enchaînaient, une longue liste d’invités, de l’écrivaine Marie Darrieussecq à la philosophe Cynthia Fleury, se sont succédé pour lire des extraits de textes sortis de leur bibliothèque.

Lecture de textes par une longue liste d’invités toute la soirée - Pierre Haski/Rue89

Rendez-vous régulier ?


Cette Nuit des idées va-t-elle devenir un rendez-vous annuel pouvant se répliquer dans d’autres villes en France et à l’étranger, un peu comme la Fête de la musique initiée par Jack Lang voici plus de trois décennies et qui a fait école ? C’est le souhait du ministre Laurent Fabius et de l’Institut français, les deux parrains de l’opération.
Il y a plus de quarante ans, un slogan de marketing gouvernemental proclamait qu’« en France, on n’a pas de pétrole, mais on a des idées » ; un slogan qui s’est perdu en cours de route pour aboutir à une panne d’idées.
Même si ce mercredi-là, les chiffres du chômage venaient nous accabler un peu plus, et la scène politique résonnait encore du départ fracassant de Christiane Taubira, on ne va pas se plaindre que la République célèbre les idées.
Qui sait, on pourrait peut-être s’inspirer de l’utopie de démocratie numérique d’Audrey Tang, des réflexions inspirées de Patrick Boucheron, de Pierre Rosanvallon ou d’Achille Mbembe, ou réfléchir sur le sens de la vie, ou plutôt du « vivant » si j’ai bien suivi Jean-Claude Ameisen. Ça ne serait pas du luxe.



http://rue89.nouvelobs.com/rue89-culture/2016/01/28/nuit-idees-hackeuse-lingenieur-philosophe-262986

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Re: Philosophie de comptoir de la vie

Message par Invité le Lun 1 Fév 2016 - 18:24

La Grande-Bretagne autorise les scientifiques à manipuler des embryons humains


Des manipulations génétiques d'embryons humains ont été autorisées, pour la première fois au Royaume-Uni, à des fins de recherche, a annoncé ce lundi 1er février l'autorité britannique de la fertilisation humaine et de l'embryologie, la HFEA.



Par la rédaction d'Allodocteurs.fr, avec AFP


Rédigé le 01/02/2016
La Grande-Bretagne autorise les scientifiques à manipuler des embryons humains     
Cette autorisation concerne l'utilisation de la méthode Crispr-Cas9, qui permet de cibler les gènes défaillants dans l'ADN afin de les neutraliser plus précisément. Cette technique d'ingénierie du gène permet de cibler une zone précise de l'ADN d'une cellule, puis de la couper et, éventuellement, de la remplacer par un autre fragment d'ADN.


La modification génétique d'embryons à des fins de traitement est interdite au Royaume-Uni. Elle est en revanche autorisée depuis 2009 dans la recherche, à condition, entre autres, que les embryons soient détruits au bout de deux semaines maximum.
La HFEA a confirmé ce 1er février 2016 qu'il serait interdit d'utiliser les embryons pour les implanter dans un utérus.


Il s'agit d'une des toutes premières autorisations de manipulation d'embryons humains.


"Nous avons approuvé la demande du docteur Kathy Niakan de l'Institut Francis Crick (de Londres) d'ajouter la possibilité de manipuler des embryons (humains) à son autorisation de recherche", a annoncé la HFEA.


La demande avait été déposée au mois de septembre 2015 afin d'étudier les gènes en jeu lors du développement des cellules qui vont ensuite former le placenta, pour essayer de comprendre certaines formes d'infertilité. "Comprendre le développement de l'embryon pourrait nous aider à comprendre les causes de l'infertilité, des fausses couches et de certaines maladies génétiques", a ajouté Alastair Kent, directeur de Genetic Alliance UK.


Une question éthique



"C'est une décision encourageante qui montre que le bon usage de la science et une surveillance éthique efficace peuvent aller de pair", a réagi Sarah Chan, docteur à l'Université d'Edimbourg.


En avril 2015, des chercheurs chinois avaient annoncé être parvenus à modifier un gène défectueux de plusieurs embryons, responsable d'une maladie du sang potentiellement mortelle, la bêta-thalassémie. Une première qui avait soulevé des inquiétudes et des questions éthiques. Les scientifiques chinois avaient eux-mêmes indiqué avoir "eu de grandes difficultés" et affirmé que leurs travaux "montraient la nécessité urgente d'améliorer cette technique pour des applications médicales". 


En 2015, le Royaume-Uni est devenu le premier pays à autoriser la conception de bébés à partir de trois ADN différents afin d'éviter la transmission de maladies graves.


Les opposants à cette décision ont estimé qu'elle allait trop loin en matière de modification génétique et qu'elle ouvrait la boîte de Pandore de la sélection des bébés.






http://www.allodocteurs.fr/grossesse-enfant/procreation/embryon/la-grande-bretagne-autorise-les-scientifiques-a-manipuler-des-embryons-humains_18521.html#xtor=EPR-1000002224



- ça me rappelle cette scène dans HRS,
- je ne vois pas le rapport,
- ben si, c'est un bébé et il braille...

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Re: Philosophie de comptoir de la vie

Message par Invité le Mar 2 Fév 2016 - 11:22

La proposition de loi sur la fin de vie adoptée, que contient-elle ?



Timour Aggiouri
 | Le 28/01/2016 à 15h44




fin_de_vie.jpg



La réforme complète et modifie les textes du Code de la santé publique issus d’une loi du 22 avril 2005. - © Regis Duvignau
Les sénateurs ont voté le texte « créant de nouveaux droits en faveur des malades et des personnes en fin de vie ». Le texte permet aux médecins de mettre sous « sédation profonde et continue » des patients en phase terminale.




Le Sénat a voté mercredi 27 janvier la proposition de loi « créant de nouveaux droits en faveur des malades et des personnes en fin de vie », ainsi adoptée définitivement par le Parlement.
La réforme complète et modifie les textes du Code de la santé publique issus d’une loi du 22 avril 2005, qui avait encadré les situations de fin de vie.


Pas d’acharnement thérapeutique



Le texte confirme l’interdiction de l’acharnement thérapeutique.
Les actes de prévention, d’investigation ou de soins « ne doivent pas être mis en œuvre ou poursuivis lorsqu’ils résultent d’une obstination déraisonnable. Lorsqu’ils apparaissent inutiles, disproportionnés ou lorsqu’ils n’ont d’autre effet que le seul maintien artificiel de la vie, ils peuvent être suspendus ou ne pas être entrepris, conformément à la volonté du patient et, si ce dernier est hors d’état d’exprimer sa volonté, à l’issue d’une procédure collégiale ».


Pas de droit à l’euthanasie



La proposition de loi ne crée pas de droit à l’euthanasie. Mais à la demande du patient « atteint d’une affection grave et incurable », le médecin devra le plonger dans « une sédation profonde et continue »dans les situations suivantes :



  • le malade « dont le pronostic vital est engagé à court terme […] présente une souffrance réfractaire aux traitements » ;

  • « la décision du patient […] d’arrêter un traitement engage son pronostic vital à court terme et est susceptible d’entraîner une souffrance insupportable ».




Si le malade ne peut pas exprimer sa volonté et « au titre du refus de l’obstination déraisonnable », lors de l’arrêt d’« un traitement de maintien en vie », une mise sous sédation est également possible.
La réforme permet de généraliser la pratique de certains hôpitaux et cliniques.


L’effet obligatoire des directives anticipées



Les directives rédigées par un patient pour régler l’hypothèse où il serait hors d’état de s’exprimer concernant sa fin de vie s’imposeront désormais au corps médical. Ces directives touchent « les conditions de la poursuite, de la limitation, de l’arrêt ou du refus de traitement ou d’acte médicaux ».
Mais la réforme prévoit des exceptions. Le médecin peut refuser d’exécuter ces directives :



  • « en cas d’urgence vitale pendant le temps nécessaire à une évaluation complète de la situation » ;

  • quand elles « apparaissent manifestement inappropriées ou non conformes à la situation médicale ».




Le texte doit être prochainement publié au Journal officiel, puis mis en application par des décrets, attendus dans les mois à venir.


http://www.dossierfamilial.com/sante-social/droits-des-patients/la-proposition-de-loi-sur-la-fin-de-vie-adoptee-que-contient-elle-83501?utm_campaign=NL%20DF%2020160202&utm_content=36253225865&utm_medium=email&utm_source=Emailvision&xtor=ES-clientcode-6276545[NL%20DF%2020160202]-20160202-[EMV%20LINKNAME]-36253225865@1-20160202090000

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Re: Philosophie de comptoir de la vie

Message par Invité le Ven 5 Fév 2016 - 21:54

http://videos.lexpress.fr/insolite/video-en-thailande-des-poupees-magiques-creent-le-trouble_1759333.html

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Re: Philosophie de comptoir de la vie

Message par Invité le Mar 9 Fév 2016 - 16:58

Quel type de procrastinateur êtes-vous?





  • Entreprise
     

  • RH / Management
     

  • Efficacité personnelle



 Par Marie-Madeleine Sève, publié le 08/02/2016 à 05:00 , mis à jour à 17:34



Les individus qui souffrent de procrastination imaginent être condamnés à vie à ces reculs et retards répétés qui les caractérisent. A tort.
 
istock




Indécis, fuyant... Quel que soit votre profil, vous reportez sans cesse tâches pénibles et prises de position engageantes. Impossible de changer? Pas du tout explique Michaël Ferrari, coach de dirigeants. Décryptage et conseils.


"C'est plus fort que moi", "Je suis comme ça". Les individus qui souffrent de procrastination s'identifient à leur comportement, imaginant être condamnés à vie à ces reculs et retards répétés qui les caractérisent. Pourtant, ceux-ci sont le résultat d'habitudes liées à des besoins non satisfaits. Ils sont un moyen maladroit et inconscient de contrer des peurs, en préférant un plaisir immédiat. Voici des clés pour identifier son scénario principal de procrastination, cerner les situations qui le déclenchent et mettre en oeuvre les parades adaptées. 
>> LIRE AUSSI. Dix techniques pour lutter contre la procrastination au travail 



Profil n°1 : le casse-cou ou le goût de l'adrénaline


Rapport de stage, proposition commerciale, présentation Powerpoint... Vous attendez systématiquement la dernière minute pour agir. Vous aimez le défi, vous disant : "je suis cap", "j'ai tout donné et ça a marché. Ou encore, "s'il voulait que ce soit fait à l'heure, il n'avait qu'à me le demander plus tôt". De surcroît, il vous arrive un tas d'aventures : votre ordinateur est tombé en panne, vous avez perdu un document capital, le fournisseur vous a fait faux bond, etc. Vos collègues, chef, famille - ne supportent plus ces péripéties rocambolesques et le stress que vous leur causez. De fait, vous redoutez l'ennui ou l'indifférence à votre égard. Mais votre image professionnelle en pâtit : aux yeux d'autrui, vous n'êtes pas fiable. 
Les bénéfices. Vous gardez le pouvoir sur les autres en les plaçant dans l'attente ou en étant rebelle aux dates (heures) butoir. En parvenant à vous en sortir dans des situations impossibles, vous endossez le rôle de héros, ce qui prouve que vous êtes fort, "vivant". Enfin, la reconnaissance! 







Les antidotes. 1/Analysez la qualité du travail rendu. En êtes-vous satisfait ? Cela aurait donné quoi si vous aviez eu trois jours de plus ? 2/ Questionnez les effets du rush sur votre entourage. 3/ Découpez la besogne en étape intermédiaire et fixez des délais plus courts pour chaque étape.  


Profil n°2 : le fuyant ou la peur de la confrontation au réel



Prendre en main un projet, monter en grade, animer une conférence... Ce sera sans vous ! Vous ne supportez pas l'idée d'échouer, ni même celle de réussir, parce qu'il faudrait en assumer les conséquences. La peur d'être jugé, comparé, évalué - révélant vos limites - vous taraude. Vous pensez, "je suis bien avec ce que j'ai", "si je veux, je sais que je peux". Du coup, vous ratez des opportunités et dégradez votre estime personnelle. En quête d'idéal, de perfection, vous loupez des marches et retardez ainsi votre évolution. De l'auto-sabotage! 
Les bénéfices. Vous ne décevez ni les autres, ni vous-même. En vous protégeant de toute évaluation, vous restez dans votre confort, dans un train-train rassurant, vous gardant de toute frustration. 
Les antidotes. 1/ Acceptez d'avancer par une politique de petits pas en vous accordant le droit à l'erreur. 2/ Donnez-vous la possibilité de changer d'avis. 3/Dites-vous que l'imperfection n'empêche pas de viser l'excellence. 
>> LIRE AUSSI. Souffrez-vous du syndrome de l'imposteur? 
>> LIRE AUSSI. Confiance en soi: comment contrer ces pensées qui vous freinent  


Profil n°3 : l'indécis ou la paralysie sur le "quoi" et le "comment"



Dates de vacances, inscription à une formation, type de moyen de transport... Vous êtes tétanisé. Vous avez tous les éléments en main pour arrêter votre choix, pourtant vous vous compliquez la vie en rajoutant une série de critères superflus. Vous vous racontez, "je pars en déplacement, si j'obtiens tel résultat et si...", "Ce module de stage semble bien, mais il se déroule loin, il n'aborde pas tel point, les horaires sont décalés...". Et quand on vous sollicite, vous ne donnez pas suite. A force de tergiverser et de chercher des raisons logiques à votre report, vous vous coupez de vos envies et émotions. Et vous fatiguez les autres qui vous voient comme un créateur de problèmes. Au final, ce sont eux qui décident pour vous. 
Les bénéfices. Vous évitez de vous tromper et de vous exposer au "qu'en dira-t-on ?". Vous vous économisez en restant en-dessous de vos capacités. 
Les antidotes. 1/ Faites la liste des (micros) décisions passées, prises avec succès. 2/Installez des "fusibles", en annonçant par anticipation qu'il pourrait y avoir une modification. 3/ Autorisez-vous à vous écouter, "à vous choisir vous" plutôt qu'à vous conformer à ce que veulent les autres. 


http://lentreprise.lexpress.fr/rh-management/efficacite-personnelle/quel-type-de-procrastinateur-etes-vous_1760819.html?PMSRC_CAMPAIGN=20160209063001_06_nl_nl_lentreprise_zapping_56b8c864d27ead42597b23c6&xtor=EPR-5029-[20160209063001_06_nl_nl_lentreprise_zapping_56b8c864d27ead42597b23c6_001G0Q]-20160209-[Voir_003NZV7]-[RB2D106H001JE8VP]-20160209053200#PMID=bmF0aGFsaWUubWFzYXlAb3JhbmdlLmZy

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Re: Philosophie de comptoir de la vie

Message par Invité le Jeu 11 Fév 2016 - 13:49

Comment Justin Bieber est devenu sexy
Par Marion Galy-Ramounot | Le 11 février 2016




Longtemps il a été sur notre liste de têtes à claques (à mèche) à guillotiner au plus vite sur l’autel de la honte. Mais force est de constater quà 21 ans, Justin Bieber ne fait plus de la si mauvaise musique et qu’il est même devenu… un homme. Attention sex-symbol ? 







Il a changé de coiffure


Bien sûr que vous vous souvenez de la coupe au bol de ses jeunes années, agrémentée de LA mèche difficilement supportable à l’œil nu. Une mèche qui, remercions le ciel, a été coupée en 2013, et relativement bien vendue (28.700 €) sur Ebay. Depuis, Justin Biebers’est lancé moult défis capillaires, du tout-plaqué-devant « à la Manuel Valls » à la coupe Pompadour de David Beckham, pour présenter sa dernière trouvaille en 2015 : l’undercut banane flambée. Une inespérée réussite.

Il a connu la garde-à-vue


Le 23 janvier 2014, Justin Bieber est arrêté par la police de Los Angeles pour non-présentation de son permis de conduire, et c’est le début d’une vraie vie de bad boy. Excès de vitesse, conduite sous l’emprise de la marijuana, drag racing (traduisez course sauvage de vitesse) dans les zones résidentielles de Miami Beach, agression d’un chauffeur de limousine… Oui, Justin Bieber a un duvet à la place de la moustache mais déjà un lourd passé criminel. Pour preuve qu’il fait vraiment peur, Abdul Mohar, le susdit chauffeur de limousine, a demandé une ordonnance empêchant Justin Bieber de l’approcher à moins de 100 mètres. Au moment de son arrestation en janvier 2014, Vivian Hernan­dez, porte-parole de la police de Miami, précisait que Justin Bieber (qui, pour ne rien gâcher, condui­sait un mystérieux top model à bord d’une lambor­ghini), s’était débattu à plusieurs reprises.

Il a changé de petite amie


Hasta la vista Selena Gomez, sa petite bimbo entre 2011 et 2014, l’époque où il chantait Baby à tue-tête et portait des vestes de costume avec ses jeans. Début janvier, Justin Bieber officialisait sur Instagram avec Hailey Baldwin, la fille de Stephen Baldwin, top model surbooké et BFF de Kendall Jenner et Gigi Hadid, et c’était la classe.

Il a cédé aux tatouages


Son premier tattoo, il se l’est offert à 16 ans. Un petit oiseau de rien du tout, sur le bas ventre. Depuis, c’est la débandade du body language. Une couronne, une croix et l’année de naissance de sa mère sur le torse ; un verset de la bible sur l’omoplate droite ; une paire d’ailes d’aigle royal dans le cou ; un hibou, une carpe asiatique, un tigre, une rose, un ange, un chevalier et un château fort, le tout concentré sur le bras gauche… Justin Bieber est désormais l’heureux propriétaire de cinquante-deux tatouages, qu’il partage régulièrement en photo avec ses 57,1 millions d’abonnés sur Instagram. Des fans, autoproclamés les Beliebers, qui sont en surchauffe dès lors que l’on évoque leur nouvelle rock star.

Il traîne avec des gros durs


Depuis qu’il a opté pour le style street-swag (il associe allègrement un maillot de basket avec un bandana et une grosse chaîne en argent), il fait des duos avec le rappeur Big Sean (No Pressure), trinque avec l’autre rappeur Chris Brown en soirée, zone avec Lil Twist et Lil Za, protégés de Lil Wayne, à Malibu. De nouveaux amis qui arrivent judicieusement après Ryan et Chaz (ses amis d’enfance inconnus qui l’accompagnaient gentiment sur toutes ses tournées), et qui lui donne une relative crédibilité dans le milieu du hip hop US. Son album Purpose, anormalement applaudi par la critique, sorti en novembre 2015, devrait faire le reste du travail.

Il meurt dans Zoolander 2


Être casté dans la déjà cultissime suite du film de Ben Stiller, c’est l’assurance de faire partie d’un petit monde de loufoques branchés. La bande-annonce le montre dans la peau d’un fan de Derek Zoolander fuyant les sbires armés de Mugatu, ayant juste le temps d’envoyer un selfie à ses Beliebers avant de rendre son dernier souffle. Juste ce qu’il fallait à Justin Bieber pour redorer son blason auprès des trentenaires geeks, aficionados de ce genre de comédies louftingues. Ajoutez à cela qu’il est passé d'idole des jeunes Floridiens en 2010 à artiste le plus détesté en Amérique en 2015, et qu'il fait pour la première fois la Une de GQ US en mars, et alors oui, on peut dire que le Bieb est sexy.
 
http://madame.lefigaro.fr/celebrites/comment-justin-bieber-est-devenu-sexy-100216-112418

Même Justin Bébé y arrive, alors pourquoi pas le Sushi ? 


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Re: Philosophie de comptoir de la vie

Message par Invité le Mar 16 Fév 2016 - 16:33

JDN


Management


Vie perso / vie pro




Le tout écran source de burnout


Lucas JakubowiczJDN

 Mis à jour le 15/02/16 16:12



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Travailler devant un écran est tout sauf une sinécure. Ce mode de travail développe les douleurs physiques mais surtout mentales. Un problème encore peu connu.




Imaginez un bureau dans lequel une dizaine de personnes travaillent en open-space face à un ou plusieurs écrans. Pour beaucoup, leur situation pourrait paraître enviable. Pas d'activité physique exténuante dans le froid ou la poussière des heures durant... Pourtant, pour Georges-Philippe Dabon, médecin spécialisé dans les maladies liées au travail, la vie de bureau peut s'avérer plus dangereuse qu'on ne le pense : "Souvent, le grand public a tendance à opposer les métiers physiques et le travail de bureau supposé être une planque. Mais c'est une erreur. Parmi mes patients souffrant de maladies liées à leur activité professionnelle, les salariés du secteur tertiaire sont très représentés. L'écran est souvent la cause de tous leurs maux".


Douleurs physiques, mal-être mental



D'après le praticien, les personnes les plus touchées seraient les cadres. "Travailler devant un ou plusieurs écrans c'est normal. C'est la surexposition qui est dangereuse. Rares sont les cadres qui se cantonnent aux 35 heures. Ils travaillent beaucoup, dans la pression, parfois de chez eux, et ont toujours un écran sous les yeux. Dans ce cas, cela peut s'avérer dangereux. Le danger survient lorsque l'on passe plus de dix heures chaque jour devant un écran et que l'on ne fait pas assez de pauses".


"C'est la surexposition à l'écran qui est dangereuse. Or, rares sont les cadres qui travaillent 35 heures"


Mais quels sont précisément les conséquences du tout écran sur la santé ?  "Le travail de longue durée devant un écran entraine des douleurs cervicales, craniales ou des troubles musculo squelettiques, les redoutés TMS". Toutefois, d'après son expérience, la principale victime serait les yeux du travailleur qui seraient trop sollicités : "La grande majorité des problèmes de santé liés à l'écran est d'origine oculaire. L'œil est maintenu par six muscles. S'il est trop sollicité, les muscles se fatiguent, notamment au niveau d'un muscle que l'on nomme le grand oblique. Mais au-delà des douleurs, l'écran est bien souvent une cause de troubles mentaux. Il entraîne une addiction, empiète sur notre sommeil qui devient moins réparateur. Dans ce cas, la douleur physique et la lassitude mentale deviennent telles que le burnout peut se développer".
Fabienne Danzé, fondatrice de Mon carré vert, cabinet de conseil spécialisé dans les risques psychosociaux liés au travail est catégorique : "Mon expérience de consultante me permet d'affirmer qu'il existe un lien entre le mal-être au travail et la surexposition aux écrans".


"Il existe un vrai lien entre le mal-être au travail et la surexposition aux écrans"


"Nous n'en avons pas forcément conscience, mais le tout écran change notre rapport au travail… Et ce n'est pas forcément bon pour notre santé. Si vous observez le quotidien d'un open space, vous constaterez probablement que nous sommes souvent immobiles et sans suffisamment de vrais échanges avec nos collègues. Or, pour se sentir bien au travail, il est nécessaire de tisser de vrais liens. Et ce n'est pas un écran qui va nous aider", étaye la consultante.
D'après elle, le tout écran est un terreau fertile pour le développement du burnout. "En passant tout son temps derrière des écrans, nous avons tendance à effectuer des tâches sur lesquelles on n'a pas de prise, sans assez de lien avec des personnes physiques. L'écran peut faire tampon au contact et au concret. Avec un écran, le manager pense que tout est plus simple et plus rapide. Il demande donc de l'immédiateté, des multiples tâches qui en réalité sont extrêmement chronophages. C'est un véritable souci car les principaux facteurs déclencheurs d'un burnout sont la perte de sens et la pression de la hiérarchie".


Que faire ?



Pour les salariés, la première chose à faire est de s'autodiscipliner pour éviter que l'écran ne prenne le contrôle. "C'est simple grâce à de petits comportements quotidiens", affirme Fabienne Danzé. "Concrètement, il faut s'accorder de vrais temps de pause sans écrans, assister à des réunions avec un cahier mais pas un écran. Surtout, il est indispensable de séparer vie personnelle et vie professionnelle. Votre messagerie professionnelle, vos appareils de bureau ne doivent pas vous suivre chez vous", poursuit-elle. Le docteur Dabon préconise quant à lui un exercice simple : "Toutes les deux heures, fermez vos yeux et pendant 20 secondes faites les tourner dans le sens des aiguilles d'une montre".


"Je ne compte plus les jours de congés prescrits pour des raisons liées à l'écran"


Toutefois, ces petits gestes ne servent à rien sans une implication de l'entreprise. D'après les spécialistes, le management doit mettre en place certaines actions. "Avant toute chose, il doit prendre conscience que le tout écran n'est pas forcément lié à une hausse de la productivité. En tant que praticien, je suis également convaincu qu'encourager des pauses obligatoires, inciter à ne pas utiliser sa messagerie professionnelle sur ses écrans personnels, voire installer dessalles de sieste sont des pistes qui méritent d'être explorées et qui permettent de lutter efficacement contre le burnout", témoigne le docteur Dabon.


Les entreprises et les pouvoirs publics doivent prendre le problème à bras le corps pour des raisons de santé et des motifs financiers


Fabienne Danzé est sur la même longueur d'onde. "Les managers peuvent penser que grâce au numérique et aux écrans, tout est simple et rapide.  C'est faux. Ils doivent arrêter le culte de l'immédiat, privilégier le discours en face à face aux messageries instantanées. Surtout, ils doivent cesser de demander des reporting immédiats". "La question du reporting immédiat est importante car médicalement parlant, il est prouvé que les saisies de données sur une période de temps imposée ne fait qu'augmenter les tensions psychiques qui conduisent à des troubles mentaux comme le burnout", surenchérit le docteur Dabon.
Les deux experts interrogés sont unanimes : les entreprises et les pouvoirs publics auraient tout intérêt à prendre le problème à bras le corps pour des raisons de santé, mais également pour des motifs financiers. "Je ne compte plus les jours de congés que j'ai prescrit pour des raisons liées à l'écran. L'écran est un facteur générateur de burnout et plus généralement de maladies professionnelles. Cela a un coût pour la société et en termes d'absentéisme, d'indemnités journalières et de patients qui décident de tout arrêter et de se reconvertir suite à un burnout", témoigne le docteur Dabon. Selon Fabienne Danzé, "Ce que je nomme l'absentéisme numérique a un vrai coût caché. Il risque d'augmenter car le fait d'être né avec des écrans, comme c'est le cas de la génération Z qui arrive sur lemarché du travail ne constitue en aucun cas un bouclier. Sans compter que de nombreuses pathologies n'ont sans doute pas été découvertes".
http://www.journaldunet.com/management/vie-personnelle/1173174-le-tout-ecran-source-de-burnout/?een=d4730fdb8bab75fc0ea6fc0167f66034&utm_source=greenarrow&utm_medium=mail&utm_campaign=ml156_astucespowerpoi




Ecran le jour écran la nuit, bon appétit. Smile (à 16h ? oui ça m'arrive Smile)

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Re: Philosophie de comptoir de la vie

Message par Invité le Mer 17 Fév 2016 - 14:24

http://www.journaldunet.com/patrimoine/finances-personnelles/1172582-proteger-ses-finances-des-hackers/1173195-creez-un-mot-de-passe?een=d4730fdb8bab75fc0ea6fc0167f66034&utm_source=greenarrow&utm_medium=mail&utm_campaign=ml545_protegersesfina





I love you I love you I love you I love you I love you I love you I love you I love you I love you I love you I love you I love you I love you I love you I love you I love you I love you I love you I love you I love you I love you I love you I love you I love you I love you I love you cat Wink

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Re: Philosophie de comptoir de la vie

Message par Invité le Dim 13 Mar 2016 - 17:55

" Ces gens dont l'âme et la chair sont blessées ont une grandeur que n'auront jamais ceux qui portent leur vie en triomphe."

-Christian Bobin-


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Re: Philosophie de comptoir de la vie

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