Quitter son CDI... quand le corps le réclame

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Message par fleur de canard le Sam 16 Mai 2015 - 3:35

Bonjour,

Après une énième insomnie, conséquente à une forte dose de stress due à ma reprise de travail dans 2 jours (arrêt d'une semaine pour épuisement et stress à cause du boulot), j'en viens à penser quitter le seul CDI que j'ai accepté en le regrettant presque aussi vite que je l'ai signé...
Le stress de retrouver une vie sans travail stable... Et tout ce qui s'en suit. Mais mon corps ne suit plus. Il m'envoie tout un tas de signaux. Là ce sont les battements affolés de mon cœur alors que je suis sous plantes calmantes, le cachet pour dormir ne fait pas du tout effet.
Il va falloir que je m'écoute. Pour une fois. Il faut dire que je ne m'écoute plus, que je fais au mieux, pour tout le monde, je pensais faire au mieux pour moi pourtant. C'est vrai, ramener de l'argent c'est important tout de même ? Mes projets nécessitent de l'argent. L'argent...
Ce monde m’écœure. Je ne suis plus du tout en phase avec l'ancienne moi, j'ai évolué, je me suis transformée, et la nouvelle moi a du mal à s'affirmer, à s'affranchir de ce monde qui ne lui correspond plus.
Je pars un peu dans tous les sens mais j'en ai marre. Marre de cette vie qu'on nous impose. Cette façon de vivre malheureux, chacun dans son coin, en respectant/tentant de respecter le cadre, alors que chacun sait que s'il ne colle pas au cadre, à l'image voulue, préférée de tous, il est rejeté.
Pourquoi tant tenir à son CDI dans de telles conditions ? Insupportable, l'idée me rend malade. Et dire que j'hésitais encore à prolonger l'arrêt. Pour les autres, et l'image que ça me renvoie de moi. Je n'aurais pas du me croire aussi forte. Plus forte que mon corps. C'est l'ultime limite qui montre que l'âme ne répond plus. Le corps étant le reflet de notre santé mentale (c'est ce que j'aime à me dire), je vais mal. pale
Désolée, c'est le message d'une terrienne en détresse, qui à cette heure de la nuit, ne sait plus ce qu'elle doit faire.
En gros stress en restant, stress en partant... Pas le même stress évidemment. Mais comment choisir une vie qui nous correspond, qui nous ressemble, et comment l'accepter si elle est risquée ?
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Message par Pythie le Sam 16 Mai 2015 - 12:16

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Message par fleur de canard le Dim 17 Mai 2015 - 16:37

Bonjour Nothing Else,

merci de ta réponse.
Nothing Else a écrit:Ce travail te plaît-il ? Te permet-il, en contrepartie du stress et des contraintes qu'il génère - comme dans un grand nombre d'occupations professionnelles - de mettre en œuvre certains projets personnels, d'y trouver un enrichissement personnel, de quelque nature que ce soit ?
Non il faut l'avouer. J'ai choisi ce métier pour son côté "simple", répétitif, pas trop de stress en général car peu de responsabilités (mais j'arrive à en trouver quand même du stress -> dû à mon exigence je pense, et celle que je prête aux autres). La seule chose qui me plaît c'est que je maîtrise ce que je fais, et qu'en temps général je travaille seule (avec un peu de passage de collègues, même si des fois c'est trop).
Nothing Else a écrit:Je crois qu'il faut parfois s'accorder du temps, admettre que certaines choses ne conviennent plus, mais prendre le temps, avant de tout balayer, de préparer les deux ou trois pas suivants pour se lancer sereinement dans la bonne direction.
Nothing Else a écrit: Retourner voir le médecin qui t'a prescrit cet arrêt de travail paraît être la première étape pour permettre à ton corps - et à ta tête - d'aller mieux.
Prendre le temps je veux bien, seulement je n'aime pas l'idée d'être faible comme ça. Le simple fait de bloquer mes collègues par mon absence me gêne. J'ai même l'impression d'abuser en demandant un arrêt. (!) C'est pour cela que j'ai hésité à le prolonger, que je ne l'ai pas fait, et que finalement je le regrette parce-que ça me met dans un état pire...
Pfff. Angoisser alors que ce n'est vraiment pas la mort ce travail... C'est dingue. J'ai l'impression d'être un boulet. Je me demandais même si c'était pas un caprice de ma part mais vu l'état de panique rien qu'à l'idée d'y retourner... je pense que ma tête est perdue, épuisée, comme mon corps.
Tu as raison. Le repos j'en ai besoin. C'est juste que je ne sais pas quand/si je pourrais quitter ce boulot sans me sentir coupable vis-à-vis des autres et par rapport aux projets que j'ai ? Je pense par contre que je ne pourrais pas reprendre un jour ce travail sereinement...

Nothing Else a écrit: Prends bien soin de toi.
Merci  Smile
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Message par Princeton le Dim 17 Mai 2015 - 16:47

J'entends ton cri du coeur. Je suis aussi dans une situation de remise en question au niveau professionnel, et je sais qu'il est difficile de prendre des résolutions. En même temps, une fois qu'elles sont faites, ça fait du bien, comme un bol d'air, on a l'impression d'avancer. La sécurité d'un emploi stable face au risque de... Mais quel risque au fait ? Celui de faire quelque chose qui nous plaît, nous épanouit, nous rend heureux ? Alors ce n'est pas un risque, c'est une impérieuse nécessité, une obligation essentielle, un devoir envers nous-mêmes. On se le doit et on le mérite. Bon courage.
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Message par zelle le Dim 17 Mai 2015 - 16:56

Je pense qu'à un certain moment il faut s'extraire de son milieu professionnel pour retrouver de l'énergie. Je viens de passer quatre semaines chez moi. Je me suis retrouvé, mais j'ai surtout retrouvé la santé.
Je ne me positionne plus de la même manière. Il faut être centré sur soi, et non sur le dérangement supposé occasionné pour les autres.
Epuisé on ne peut pas bien travailler ni être clair dans ses pensées.
Cet arrêt de travail m'a permis de m'occuper de mes affaires (finances, travaux). Tout ne se passe pas au travail. Smile

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Message par ShineFlower le Dim 17 Mai 2015 - 19:46

@ fleur de canard prend soin de ta santé et ne t'occupe pas de ce que les autres pensent de toi. Eux ne s'occupent pas de ton bien etre et ne culpabilisent pas pour toi. Voir le Medecin qui t'a prescrit l'arrêt est une bonne amorce pour trouver un chemin de vie qui te correspond mieux. Smile
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Message par fleur de canard le Mar 26 Mai 2015 - 20:46

Merci de votre soutien Smile

J'ai suivi vos conseils, je me suis retirée. Je suis en repos pour l'instant. Je m'occupe de moi, de ma santé.
Je ressens beaucoup moins de stress, même si les palpitations se font toujours sentir. Je dors (!!), mais je suis encore fatiguée. Je fais des étirements, séances de kiné, pour le dos et la nuque, auto-massages/réflexologie plantaire, je joue de la musique, je m'occupe un peu de la maison, je prends des nouvelles des personnes que j'ai laissées à l'abandon depuis que j'ai ce boulot...

J'ai également suivi mon besoin de m'affranchir de ce travail. J'ai donc parlé de partir, et nous avons convenu d'un départ à l'amiable. A la fin de mon congé, je serai lâchée...!
En espérant trouver plus tard une voie qui satisfera mes besoins d'être mon propre chef, d'avoir mon propre rythme, et d'aider les autres...

Je ne voulais pas redemander arrêt sur arrêt, surtout que je sais que ce boulot requiert quelque chose que je ne peux pas/plus donner. C'est la rentabilité, la productivité qui font passer les chiffres avant la personne dans notre société d'aujourd'hui. J'en fais les frais, mais à quel prix ? Heureusement, je m'arrête avant d'atteindre un état grave et peut-être irrémédiable... Mais combien ne l'ont pas vu venir ? Combien vont encore se faire entraîner dans cette maltraitance passée dans les mœurs des entreprises?

Je me sens mieux, mais aussi un peu amère Neutral
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Message par Pythie le Mar 26 Mai 2015 - 23:29

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Message par Princeton le Mer 27 Mai 2015 - 0:37

fleur de canard a écrit:Mais combien ne l'ont pas vu venir ? Combien vont encore se faire entraîner dans cette maltraitance passée dans les mœurs des entreprises?

Pense à toi d'abord, et prends soin de toi comme dit Nothing Else.

Plus tard, par ton témoignage, tu pourras insuffler du courage et inspirer ces personnes.

A+
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Message par 'C.Z. le Ven 29 Mai 2015 - 18:54

CDI de merde pour moi, j'aurais jamais dû le signer, je le savais, mais j'ai signé pour faire plaisir à papa... Putain quelle gamine complètement con je fais ! J'en peux plus. Rupture conventionnelle impossible, licenciement en rêves ! Je vais devoir démissionner et n'avoir le droit à rien pour me reconvertir, après leur avoir donné 8ans de ma vie, après avoir passé des jours et des nuits à tellement angoisser que je ne me souvenais même plus ce qu'était être sans angoisse, après un putain de burn out, après 4mois d'arrêt dans le cirage à me demander si un jour j'arriverai à me détacher de tout ça. Ils me proposent quoi ces cons ? un congé grave maladie ?? Ils se foutent de ma gueule ????
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Message par Invité le Sam 30 Mai 2015 - 2:59

@ Centaure Z'ailée :

L'éducation nationale est un ministère de merde, c'est pas nouveau.
Et ces cons du ministère et des rectorats s'imaginent que seuls les profs sont au courant de l'étendue du désastre !
Je passe beaucoup de temps avec des gens qui appartiennent à un autre monde, celui de l'industrie.
Les patrons voient bien que c'est le bordel.
Les ouvriers aussi.
Les parents d'élève un tout petit peu intelligents aussi.
Bref, ça va très très très très mal.

Un copain me charriait ce soir : c'est une réforme présentée par la gauche donc les profs font pas grève !

Tu parles !

Il y a une montée de l'extrême droite au sein du corps professoral, je vous dis pas !
Bien sûr, c'est pas dit comme ça.
Mais on te fait comprendre que le grand remplacement, ici, c'est une réalité, que "Marine" par-ci "Marine" par-là…
Je ne suis pas Madame Soleil mais…
Après les conneries de Jospin, il y a eu le 21 avril 2002.
Après celles de Hollande et ses super ministres de l'éducation…

Bref !
Je suis un peu hors-sujet.

Pour notre super ministère, on est juste de la merde.
Alors que dans le privé, tu as droit à une formation rémunérée si tu as cotisé un certain nombre d'années (CIF), dans l'éducation nationale, tu as le droit d'aller te faire foutre.

Voici où on en est chez moi :

Un collègue hyper motivé, que je connais depuis 2009, quand j'ai commencé ce métier, veut partir.
Comme beaucoup de gars de la tranche d'âge 30-40.
Nombre restent parce qu'ils ont un emprunt, des enfants… Ils sont prisonniers, quoi !
Tous dégoutés, à l'exception de qq uns.
Enfin ceux qui seront bientôt en retraite l'attendent avec impatience.
Pour ma part, je prie (et j'agis) pour pouvoir me casser le plus vite possible !

Les naïfs, les gentils, s'interrogent : "est-ce moi qui ai un problème ?"
Non.
C'est simplement qu'il n'y a plus rien.
Plus d'exigences, plus de niveau, plus d'autorité.
Juste un vaste trompe-l'oeil pour naïfs.

Un de ces quatre, je vais vraiment créer un topic là-dessus.
Leur devoir de réserve de merde, ils n'ont qu'à se le foutre au cul !

Y en a assez de tromper les gens !
On fout en l'air l'avenir du pays et il faudrait encore dire bravo ?

Ce ministère de merde fait le lit de la dictature.
Relisez Platon.
Pas tout.
Juste la phrase sur la dictature.
Elle est très célèbre.
Et c'est exactement ce que l'on vit.
Dans nombre de bahuts, la jeunesse ne respecte plus les vieux et c'est la dictature qui se profile.

Pas de quoi rire.
Les bonnes âmes, qui n'ont jamais vu un élève, ni un arabe ou un turc - j'assume totalement mes propos car je pense qu'il faut poser certaines questions au lieu de faire l'autruche - vont soutenir mordicus que l'autorité et le travail sont des valeurs pétainistes, qu'il ne faut pas sanctionner nos chères têtes blondes, ni leur donner de devoirs ou de leçons à apprendre, ni d'exercices à faire…, que la diversité est une chance, tout comme le communautarisme, que le racisme anti-blanc n'existe pas, que les problèmes n'existent pas, qu'ils ne sont que dans la tête de personnes qui ne vivent pas dans le réel, blablabla...

Tôt ou tard, cette merde risque de nous péter à la gueule car moins on écoutera les gens, plus on niera la réalité de leurs problèmes en les prenant de haut avec des leçons de morales dignes de Tartuffe, plus ceux-ci seront enclins à s'énerver et à voter FN.

Bref !

J'espère que je me trompe.

Disons que ces réflexions, c'est mon quotidien. C'est ce que je vois et entends.

Mais c'est un autre sujet.

Pour revenir à l'éducation nationale, c'est ni plus ni moins qu'un piège !
Pas de reconversion financée, pas moyen de partir sans démissionner…

Maigre réconfort Centaure Z'ailée : tu n'es pas la seule dans ce cas. Nombre de collègues partagent tes problèmes.

Personnellement, je suis bien payé, ça me permet, pour l'instant, de tenir, mais je fais tout pour partir.
Il faut que je vérifie mon assurance d'ailleurs car ce matin j'ai eu envie (comme nombre de collègues de sexe masculin) de frapper deux élèves (en général, les filles partent plutôt en dépression tandis que les hommes se bouffent de rage).

A l'IUFM, on expliquait aux jeunes profs qu'il était normal d'avoir des pulsions homicides en classe.
Je ne le pense absolument pas.
Ce que je pense, c'est qu'à retirer toute possibilité, pour un prof, de sanctionner un élève, à lui retirer toute autorité réelle comme on l'a si bien fait, on le livre aux provocations des élèves les plus irrespectueux et qu'alors, quand il n'est plus possible de pouvoir dire stop à temps, à un moment donné apparaissent, et c'est normal, les pulsions, pas homicides, faut pas exagérer, mais en tout cas d'agression physique - en réponse à une agression morale prolongée.
Peut-être qu'un jour, en ce qui me concerne, le coup partira, destructeur - mais putain, libérateur à mort !!!
On verra bien.

Je me suis demandé aujourd'hui et j'en ai parlé à plusieurs copains si, dans l'éventualité où je réussisse à quitter l'éducation nationale, le fait de descendre un (ou deux) élève(s) avant de partir pourrait me porter préjudice.

Ça doit dépendre du boulot envisagé…

Mais je crois qu'entre crever d'apoplexie ou de rage ou frapper, je préfère encore descendre l'élève qui me fait chier.
Et ce qui me dégoute, c'est de me dire que dans ce cas-là, il faudra encore que je paye une pension à ce petit connard ! Quoique… Si je suis viré de l'EN, sa pension, il se la foutra où je pense ! Je ferai clodo et il l'aura dans le cul !
En même temps… Une "faute professionnelle", ce serait le bon plan pour intégrer l'IUFM comme formateur !
Ils prennent bien les pédophiles, les tordus, les tarés, les sadiques, les futurs inspecteurs, ceux qui se faisaient chausser en cours, ils pourraient faire un effort et prendre un impulsif !

Les profs votent à gauche, tu parles !

Quand je vois tous ces branleurs qui ne foutent rien et qui plus tard n'auront pas de boulot et vivront de mes impôts, ça me dégoute !

Bref.

Je suis bien aux trois quarts hors-sujet, mais tant pis !

L'éducation nationale, c'est un piège, il ne faut pas y aller.
Ça n'a plus rien de commun avec la situation de ne serait-ce qu'il y a dix ans.
Le métier est déconsidéré, le système est mort.

Ce que je pense, Centaure, c'est qu'il faut que tu te tires de là.
Oui, ce sera sans doute dur, mais si c'est pour y laisser ta santé, ça ne vaut pas le coup.
C'est également ce que je compte faire : me tirer de ce merdier le plus vite possible !


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Message par Invité le Sam 30 Mai 2015 - 3:05

Pour ne pas être trop hors-sujet, mon corps me réclame impérieusement de me tirer de là !


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Message par Invité le Sam 30 Mai 2015 - 3:07

Et d'ailleurs, mon esprit aussi !

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Message par Trèfle le Sam 30 Mai 2015 - 9:37

Groustpitchal :
Tes propos me choquent ("on ne dit pas ces choses là")...me font rire (un peu hystérique)...pleurer (ça, c'est le désespoir)...et me touchent jusqu'aux tremblements.
Je ne suis pas dans le même pays, n'ai ni le même profil, vécu ou encore les mêmes motivations (sans doute) mais ton "coup de gueule", "coup de folie" résonne très fort en moi.
Après plus de 20 ans d'enseignement, je l'ai donnée cette baffe tant fantasmée... Twisted Evil
et je peux t'assurer que cela n'a été, pour moi, ni jouissif, ni libérateur...mais surtout violent à mon propre égard...peut-être salvateur..on verra...
(Je tiens à préciser que cela fut sans conséquence institutionnelle ou judiciaire car le jeune, avec qui j'avais par ailleurs habituellement une très bonne relation, n'a pas porté plainte et a compris que je pétais un câble).

Je n'ai pas envie de m'étendre ici sur le vécu des enseignants et le système éducatif de nos pays en général, ni sur la société que nous construisons pour et avec nos jeunes, ce n'est pas le sujet du post de fleur de canard. Juste illustrer le fait que moi, "ex grande prêtresse de la non violence", j'ai dû passer par cet électrochoc pour prendre conscience de l'état dans lequel j'étais.
Je n'ai pas vu (voulu voir) les signes, je ne sentais plus mon corps. Mon cerveau s'est d'abord adapté...puis mon esprit s'est rebellé...jusqu'à ce que mon âme ne sache plus à quels saints se vouer.
Mon corps, lui, fonctionne en roue libre. (Mission oblige  clown )

Après... confused

"trop vieux pour un nouveau départ, trop jeune pour s'avouer battu"
Global Burn-out de Pascal Chabot (Presse universitaire de France, 2013, p.129), tiré de "La question humaine", François Emmanuel (Paris, Stock, 2000, p.71).

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Message par fleur de canard le Sam 30 Mai 2015 - 10:34

Merci Princeton, Merci Nothing Else Smile

Merci beaucoup.

Centaure Z'ailée a écrit:CDI de merde pour moi, j'aurais jamais dû le signer, je le savais, mais j'ai signé pour faire plaisir à papa... Putain quelle gamine complètement con je fais ! J'en peux plus. Rupture conventionnelle impossible, licenciement en rêves ! Je vais devoir démissionner et n'avoir le droit à rien pour me reconvertir, après leur avoir donné 8ans de ma vie, après avoir passé des jours et des nuits à tellement angoisser que je ne me souvenais même plus ce qu'était être sans angoisse, après un putain de burn out, après 4mois d'arrêt dans le cirage à me demander si un jour j'arriverai à me détacher de tout ça. Ils me proposent quoi ces cons ? un congé grave maladie ?? Ils se foutent de ma gueule ????

Centaure Z'ailée, peux-tu faire un abandon de poste ? Je ne sais pas si ça marche dans le service public...
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Message par Invité le Sam 30 Mai 2015 - 11:16

Fleur de canard, ta situation me parle aussi pour en être passé par là aussi. Pour ce qui me concerne j'ai du démêler la part d'angoisse d'être en cdI de l'angoisse d'être sur un métier qui ne me correspondait pas ou d'une entreprise qui ne me correspondait pas. Et puis il y a l'idée que personne n'est indispensable, tu peux te faire remplacer sans que cela pose problème, il faut se l'avouer et donc prendre le temps pour aller mieux sans culpabiliser. Avoir un job sans responsabilité peut être un angle pour l'anti-stress mais c'est peut être plus de ne pas avoir de hiérarchie qui prime. dans tous les cas, je te souhaite de profiter de ton retour à la vie à ton rythme en te faisant du bien.

HS.
Sur l'Education Nationale, je comprends parfaitement ce qui est dit mais je me suis toujours dit que le comportement des élèves en face était la conséquence d'un système malade, d'un système d'exclusion, d'un dialogue qui n'existe plus par manque de codes, de cultures en commun. Quand ils te disent fièrement que apprendre ça sert à rien puisqu'en trafiquant les bagnoles ou en dealant ils se rempliront les poches bien plus que tu ne le vivras jamais. Si tu vois la vie réussie selon le critère argent et c'est ce dans quoi on baigne tous, ils n'ont que raison. Ce n'est donc jamais sur les élèves que j'ai voulu taper. Par contre une bonne conversation en direct avec nos recteurs et ministres, ça oui j'en rêve !

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Message par fleur de canard le Sam 30 Mai 2015 - 11:36

Groustpitchal a écrit:Je suis bien aux trois quarts hors-sujet, mais tant pis !

L'éducation nationale, c'est un piège, il ne faut pas y aller.
Ça n'a plus rien de commun avec la situation de ne serait-ce qu'il y a dix ans.
Le métier est déconsidéré, le système est mort.

Ce que je pense, Centaure, c'est qu'il faut que tu te tires de là.
Oui, ce sera sans doute dur, mais si c'est pour y laisser ta santé, ça ne vaut pas le coup.
C'est également ce que je compte faire : me tirer de ce merdier le plus vite possible !

Je ne pense pas que tu sois entièrement hors-sujet. Je trouve que ton propos illustre ce que l'on ressent quand on attend que ça aille mieux, et que ça ne vient pas.

1 an de Cned, puis j'ai fait 2 mois à l'iufm avant de me rendre compte qu'on formatait les profs et les gosses, qu'il y avait un cadre certes, mais fait de quoi ? Pour aller vers quoi ? Ton image de la dictature, Groustpitchal, fait écho à ce que j'ai ressenti en apprenant les programmes entre autres. Ça m'a gavée. Depuis toute petite je voulais être prof, instit' pour apprendre aux enfants à écrire convenablement (!), puis prof de toutes les matières que j'aimais bien. Mais rien que le cadre... la fermeture d'esprit...le formatage, et les gamines de 6 ans qui viennent en classe avec des sacs à main de "grandes" et qui manquent de respect à leurs instit'... Bref.

A ta place je ne frapperais pas, je prendrais le gamin juste entre 4 z'yeux et je lui expliquerais la vie. Des fois c'est plus qu'efficace...

régalégal a écrit:Sur l'Education Nationale, je comprends parfaitement ce qui est dit mais je me suis toujours dit que le comportement des élèves en face était la conséquence d'un système malade, d'un système d'exclusion, d'un dialogue qui n'existe plus par manque de codes, de cultures en commun.
Je suis d'accord avec toi, régalégal. Le système ne correspond pas aux besoins des gens. Il ne convient qu'à une partie infime, une autre partie étant sourde et aveugle, et une autre lucide mais avec le sentiment d'être impuissante.

Pour en revenir au fait de changer de voie, pour ceux qui le peuvent, chercher une solution pendant un arrêt de travail, ou en même temps que le travail paraît le plus raisonnable, si la santé le permet. C'est ce qu'on conseille souvent.
Moi je n'agis pas de cette façon.
Étant hypersensible depuis toujours, je me suis toujours écoutée. Et mon corps, ma tête m'ont déjà envoyé des signaux auparavant. Seulement comme je n'étais pas "bloquée" dans un CDI (le CDI tant convoité!!!), je pouvais m'arrêter, changer de voie, avec les petits soucis financiers qui vont avec, l'incompréhension de l'entourage etc. Et de ce fait, je n'en arrivais pas à ce point de mal-être.
En y réfléchissant, je me demande si ça ne m'était pas déjà arrivé une fois tout de même. Pour un contrat initial de 2 ans que j'ai arrêté au bout de 6 mois pour dépression... Je ne comprenais pas exactement ce que j'avais. Mais je me sentais bloquée dans une situation qui ne me convenait pas (toujours dans le milieu industriel, tiens tiens). C'était peut-être un burn-out finalement. Mais je ne connaissais pas ce processus à l'époque. Et j'étais arrivée à un état pire que celui d'aujourd'hui... Comme quoi le corps reconnaît les choses :
En quittant mon boulot, j'ai dit, "je pars maintenant pour éviter que ça devienne plus grave, parce-que là c'est mon corps qui ne va plus, mais la prochaine étape, ça sera ma tête (dépression)".
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Message par fleur de canard le Sam 30 Mai 2015 - 11:43

Trèfle, je ne retiendrai que ceci :
"trop jeune pour s'avouer battu" et ce, toute notre vie
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Message par Invité le Sam 30 Mai 2015 - 12:26

Merci.
J'avoue que j'avais peur d'être (mal) jugé et c'est tout le contraire, je me sens compris !
Ça fait du bien.

Finalement, quand on y regarde de pus près, beaucoup de gens voient bien que ça ne va plus, beaucoup le comprennent.
Il n'y a plus que nos politiques qui font semblant de rien, parce que cette situation, à mon avis, sert leurs intérêts.

Je pense que la lutte des classes est très forte aujourd'hui.

Ici, voici ce que je vois - encore une fois, sans prendre de gants :

_ une collègue qui me dit que dans son école primaire, son fils est le seul "blanc" et qu'il est ostracisé
_ une autre collègue qui met son fils dans le privé (il s'agit d'une collègue du public), parce qu'à l'école publique de la ville, il y a tellement plus de turcs - désolé, mais ce sont les faits - qui ne parlent pas français que le niveau de langue française est archi pourri - sans parler des problèmes de comportement de certains
_ des bons élèves qui fuient vers le privé

En gros, sciemment, cyniquement, le gouvernement a fabriqué des ghettos.
La nouvelle réforme va encore accentuer le phénomène.
Walls a beau jeu de parler d'apartheid !
Et certains d'expliquer que non, on ne peut pas parler d'apartheid, l'apartheid étant le résultat d'une volonté politique blablabla.
Et là, ce n'est pas une volonté politique ?
L'apartheid qu'ils nous préparent est à peine caché, mais franchement, pas besoin de chercher bien loin pour le trouver !

Il parait que les parents d'élèves d'un collège de je ne sais plus où ont manifesté récemment pour dénoncer le fait qu'il ny avait presque plus de "blancs" dans le collège de leurs enfants.
C'est tout à fait possible.
Il faudrait être con pour vouloir mettre son gamin dans un collège poubelle dans lequel il n'y a aucun cadre, où les élèves ne foutent rien, sont nuls et promis au chômage ou à la délinquance !
Il parait - attention : je n'ai pas vérifié l'info - qu'interrogée par je ne sais plus quel parent d'élève qui lui faisait remarqué qu'il préférerait mettre son gamin dans le privé plutôt que dans un bahut de merde, la ministre Najat Valaud-Belkacem elle-même a répondu qu'à sa place, elle ferait pareil !!! y a pas comme un problème, là ?!!
En même temps, c'est une réponse honnête.
Qu'on me nomme un seul ministre, de droite ou de gauche, ou même d'extrême droite ou d'extrême gauche qui a mis ses élèves dans un bahut de merde comme ceux qu'on réserve aux enfants de la France d'en bas, celle des fils de chômeurs, d'ouvriers, de cadres de la classe moyenne en plein déclassement… ?
Je ne connais qu'un seul mec qui a eu les couilles de mettre ses filles dans une ZEP de merde !
Un descendant d'un grand dirigeant communiste français.
C'est le seul.
Ok, ses filles auront eu l'expérience de la France d'en bas, la vraie, celle des bas fonds, celle que nos ministres ne connaitront jamais car ils s'en foutent pas mal !
La France d'en bas, c'est la patite sortie touristique.
On va voir un coup les sans -dents !
Qu'Hollande ait réellement utilisé cette expression ou non n'est pas la question.
Je pense que tous les politiques pourraient l'utiliser.

Après, je serai honnête : il y a un moment où je serai dos au mur.
Je ne veux plus vivre dans ces milieux de pauvreté, de misère sociale.
Si j'y reste encore quelques années, je finirai facho.
Alors tant qu'à être dominé par le côté obscur, je ferai peut-être de la politique.
Pour le fric.
Pour ne plus subir cette vie au milieu des "sans dents", cette misère.
Ce mépris de nos dirigeants.

Je passerai du côté des loups.
Des cyniques.
Des psychopathes.
Bref, des dirigeants.
De l'Elite !

Quand j'y réfléchis, je me demande si la froide détermination des psychopathes, des narcissiques, des arrivistes, n'est pas seulement la traduction d'une volonté de survivre, de s'extirper à tout prix de la merde qu'ils ont connue à un moment ou l'autre de leur vie.

Le kamikaze djihadiste en est peut-être une version low cost, désespérée et pas assez cynique - faible, en somme.




Bon, pour le coup, je suis bien hors sujet cette fois !

Faut croire que j'ai besoin d'écrire toutes ces choses, quitte à le faire n'importe où !

Ça résume bien ce que je pense.

Je pense aussi que nos actes, nos pensées plus ou moins réfléchies, sont dictées par le milieu dans lequel on évolue, milieu physiologique personnel inclus.

Exemple : mon cas
Méprisé par mon employeur (l'éducation nationale) que je hais - n'ayons pas peur des mots
Nerveux, avec un système sympathique très fort, comme beaucoup de mâles, ce qui n'est pas un avantage quand on est régulièrement soupais à des provocations auxquelles on n'a pas le droit de répondre
Célibat
Bref, beaucoup de frustration, haine, colère…
Donc ?
Ha oui !
J'ai oublié le bizutage en règle dont j'ai fait l'objet à l'iufm.
C'est là que pour la première fois, le FN m'est apparu comme un parti sympathique.
C'était le seul en effet qui, réellement, voulait supprimer ces merdes d'instituts de "formation".
Et puis la haine de l'éducation nationale.
Idem. Inculquée tout de suite.
A peine le Capes en poche, on te bizute bien la gueule pour que tu passes du côté obscur.

Alors je le dis : je n'exclus pas, un jour, de passer du côté obscur.

Je suis intelligent, cultivé.
Mais j'ai été attaqué, menacé, méprisé…
On ne me propose rien.
Rien.

Quand il n'y a plus aucun espoir, ok, il y a le Capitaine Flamme.
Mais ça, c'est pour les enfants.
Sinon, c'est Dark Vador.
Ce sont les orques.
Toutes ces créatures qu'on a torturées, mutilées, poussées à bout jusqu'à la folie.

Oui.
J'ai conscience d'écrire des choses effrayantes.

Je viens d'un milieu de résistants dont je suis très fier.
De militaires également.
Je hais, je HAIS, les nazis.

Voilà.

Mais je me retrouve là, à me dire que je pourrais mettre mon intelligence, ma force de travail et ma culture au service d'un parti qui… beuark !

Tout ça c'est folie et Cie.

Est-ce moi qui divague ou y-a-t'il une réelle volonté politique de pousser la France dans les bras du FN ?
Le PS se fout ouvertement des ouvriers, méprise les profs.
Ses militants se barrent - tu m'étonnes !
Il représente quoi ce parti maintenant ?
Les intérêts de qui ?
A part de ses apparatchiks ?

Il y a une autre question que je me pose :
Le travail coûte trop cher.
Les travailleurs sont un fardeau pour les dynamiques entreprises chères à M. walls.
Les fonctionnaires sont inutiles.
Bref.
La plupart des hommes sont inutiles.
Non. Ils votent de temps en temps, c'est encore à prendre en considération.
Mais, dans un monde idéal, on pourrait remplacer tous ces parasites de travailleurs par des robots.
Ok.
Le raisonnement se tient, non ?
Je le pense.

Mais un jour, ce beau raisonnement ne s'appliquera-t-il pas à nos chers hommes politiques ?
Nos chers, si chers, trop chers parasites !
On les paye pour quoi, tous ces… ?

Bon.
Je vais foutre ça dans un autre topic, c'est trop hors-sujet.

Bonne journée à tous.




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Message par fleur de canard le Mar 2 Juin 2015 - 18:33

Groustpitchal a écrit:Bon, pour le coup, je suis bien hors sujet cette fois !
Faut croire que j'ai besoin d'écrire toutes ces choses, quitte à le faire n'importe où !

Groustpitchal a écrit:Bon. Je vais foutre ça dans un autre topic, c'est trop hors-sujet.
Oui, là je pense que c'est plus adapté Wink
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Message par Invité le Mar 2 Juin 2015 - 19:05

Tu peux tenter une rupture conventionnelle si c'est invivable...

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Message par fleur de canard le Mar 2 Juin 2015 - 22:39

Bleuenn a écrit:Tu peux tenter une rupture conventionnelle si c'est invivable...
Oui Bleuenn c'est ce que j'ai fait  Neutral
Mais ce n'est pas une décision simple à prendre. Là, il a fallu. Pour ma santé.
Et bien sûr, malgré mes projets qui tombent à l'eau, je n'ai pas de contraintes particulières qui me font réfléchir à 2 fois.
Mais je me demande, quand qqn a des enfants, des crédits à payer, quelque chose qui le retiendrait comme l'idée que "c'est trop tard", "je peux pas trouver ailleurs, c'est près de la maison etc."... il fait quoi ?
(comme c'est le cas de ma collègue entr'autres)
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Message par Invité le Mar 2 Juin 2015 - 22:52

En théorie, ça équivaut à un licenciement donc les droits aux assedics sont conservés.
J'ai une vision particulière du travail, j'aime le travail et si ma santé mentale est en jeu, ma foi, les allocations chômage existent, je préfère me serrer la ceinture en étant bien dans ma tête que d'avoir un salaire dans les larmes, la boule au ventre, les malaises (parce que j'en ai fait durant l'emploi qui m'a menée à une rupture conventionnelle: malaises vagaux, insomnies, cystite qui m'a valu deux jours d'arrêt, mon psy a insisté pour me mettre en arrêt sans comprendre mon refus mais je suis restée par loyauté).

Un crédit se renégocie si nécessaire, j'ai tendance à penser que mieux vaut un parent bien dans sa tête et moins de loisirs qu'un parent qui travaille et est en souffrance. Après, j'ai une vision particulière de la valeur travail, oui, je gagne un salaire en échange de mon travail mais un salaire ne justifiera jamais à mes yeux que j'y laisse ma santé physique ou mentale, car la santé n'a pas de prix.


Dernière édition par Bleuenn le Mar 2 Juin 2015 - 23:25, édité 1 fois

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Message par guillou1981 le Mar 2 Juin 2015 - 23:10

J'ai envie de réagir sur ce post qui me parle .. j'ai failli faire une crise d'angoisse en allant bosser cet après midi. ..
J'en suis au même point .. quitter ce fonctionnariat ou je m'épanoui pas ... mais c'est lâcher la proie pour l'ombre.
Es ce qu'en fait je refuse de vivre? Et pourquoi je me mets pas en arrêt ? (Je sais que ça serait mieux pour moi mais pas pour quelques uns de mes gamins qui galerent et se donnent la peine).
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Message par guillou1981 le Mar 2 Juin 2015 - 23:11

Faut un sacré courage pour tout plaquer alors qu'on a charge de famille. (Je réagis aux derniers posts). Mais il y a plein d'aides pour qui va les chercher non?
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Message par Invité le Mar 2 Juin 2015 - 23:32

Es ce qu'en fait je refuse de vivre? Et pourquoi je me mets pas en arrêt ?> Je n'ai jamais quitté un emploi par plaisir donc si tu ne t'épanouis pas dans ton emploi, ne culpabilise pas, ce n'est ni de la paresse, ni un manque de persévérance ou Dieu sait ce que l'entourage peut imaginer...

Je vis seule donc ma foi, l'argent n'est pas un problème. Une rupture conventionnelle équivaut à une fin de contrat donc si on a travaillé 4 mois, on a des droits.
Pour les aides, ayant travaillé en CCAS à une époque, il y a quelques aides ponctuelles si on va les demander, ça dépanne mais bon, c'est temporaire. Sinon entre les allocations chômage, les APL et les allocations familiales, il doit être possible de s'en sortir si les charges incompressibles ne sont pas trop élevées (remboursement de prêt (renégociable, certes), loyer (dur à renégocier), prêts...).

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Message par fleur de canard le Mer 3 Juin 2015 - 12:25

Bleuenn a écrit:Après, j'ai une vision particulière de la valeur travail, oui, je gagne un salaire en échange de mon travail mais un salaire ne justifiera jamais à mes yeux que j'y laisse ma santé physique ou mentale, car la santé n'a pas de prix.
J'ai cette vision également. Le travail est important pour moi, il l'a toujours été, mais pas au point de ne plus me respecter. Or, c'est ce que j'ai fait durant 1 an, par loyauté, comme tu le dis Bleuenn; c'est une des valeurs avec l'honnêteté que j'ai mises en avant pour le poste qui m'a rendu mal, malade et triste. Car eux profitent de cette loyauté, et malhonnêtes comme ils sont (là où je travaillais en tout cas) ils m'ont engluée dans leur monde. Je me disais par moments de laisser ma personnalité à la porte du boulot. Mais j'ai su respecter mes valeurs, en contradiction, en force, au point d'en être malade peut-être. J'ai tardé à respecter mon corps et ma tête qui me disaient de partir au plus vite.

Pour le loyer, je serai prête à faire de grosses concessions s'il le fallait. Bon pour l'instant il n'en est pas question mais, mieux vaut un petit chez soi correct qu'un gouffre financier. Surtout que je n'ai pas droit à l'APL, ni au RSA, mon compagnon ayant un patrimoine immobilier (pas encore fini de payer).

@Guillou : Finalement un arrêt c'est pas la mort. C'est important de prendre soin de soi quand on a pris soin des autres pendant longtemps. Je crois que moi je ne pouvais pas continuer purement et simplement. Ça faisait trop longtemps que je pensais à partir, il me manquait le déclic. L'angoisse est le signe qu'on doit s'écouter et se reposer. Bon courage en tout cas Smile
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Message par 'C.Z. le Mer 3 Juin 2015 - 12:34

@ Guillou, c'était dur de me mettre en arrêt, mais j'ai bien fait. Je suis quand même allée jusqu'à me faire du mal à moi même... n'attend pas ce stade là stp.

Ps. Rupture conventionnelle quand on est fonctionnaire, ça n'existe pas... Pour le licenciement, on peut toujours rêver. Je pédale dans la semoule... Je me sens bloquée... J'angoisse alors qu'il faudrait me battre.
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Message par guillou1981 le Mer 3 Juin 2015 - 13:13

fait du mal aux autres plutôt qu'à toi Wink
pour moi, je mute à la fin de l'année, l'objectif c'est de tenir jusqu'au brevet, et j'aime bien mes gamins donc ca devrait aller... il y aura du renouveau l'année prochaine, et je lancerai un bilan de compétences pour pouvoir avancer et me donner des objectifs de sortie.
Par contre, je pense à faire une disponibilité Centaure, ou un congé pour formation... tu as pensé à ces solutions?
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Message par guillou1981 le Mer 3 Juin 2015 - 13:36

@Fleur: tu as raison, mais j'ai du mal à céder, en partie pour mes élèves... bon courage aussi, il y a nécessairement quelque chose dans lequel on parviendra à s'épanouir
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