Envisager le futur

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Re: Envisager le futur

Message par Invité le Dim 2 Aoû 2015 - 21:10

Ça ne semble pas aller bien fort Ours.
Les dimanches sont des journées difficiles à laisser passer sans trop penser...

Un poème à mon tour :

Sully Prudhomme
Les Vaines Tendresses, 1875

CE QUI DURE
 
Le présent se fait vide et triste,
Ô mon ami, autour de nous ;
Combien peu de passé subsiste !
Et ceux qui restent changent tous.
 
Nous ne voyons plus sans envie
Les yeux de vingt ans resplendir,
Et combien sont déjà sans vie
Des yeux qui nous ont vus grandir !
 
Que de jeunesse emporte l’heure,
Qui n’en rapporte jamais rien !
Pourtant quelque chose demeure :
Je t’aime avec mon cœur ancien,
 
Mon vrai cœur, celui qui s’attache
Et souffre depuis qu’il est né,
Mon cœur d’enfant, le cœur sans tache
Que ma mère m’avait donné ;
 
Ce cœur où plus rien ne pénètre,
D’où plus rien désormais ne sort ;
Je t’aime avec ce que mon être
A de plus fort contre la mort ;
 
Et, s’il peut braver la mort même,
Si le meilleur de l’homme est tel
Que rien n’en périsse, je t’aime
Avec ce que j’ai d’immortel.

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Re: Envisager le futur

Message par Invité le Dim 9 Aoû 2015 - 15:37



Quand de tout vous serez lassés
Juste un canal à traverser
Rejoignez-moi
À Éléor
Avant que la vie ne se défile
Avant de gagner l'autre bord
Rejoignez-moi
À Éléor

Les vestes pendues aux patères
Et l'immuable pour bréviaire
Les tracés blancs sous la chaussée
Fourmillement de mille pensées
Les galeries à ciel ouvert
Où vont les figurines pressées

Quand de tout vous serez lassés
Juste un canal à traverser
Rejoignez-moi
À Éléor
Avant que la vie ne se défile
Avant de gagner l'autre bord
Rejoignez-moi
À Éléor

Ville d'abandon de bord de mer
Longue semaine à négocier
Ô Dieu que ce silence rend fou
Dans la brume en pièces détachées
Qu'avons-nous encore à cacher
Quand il reste si peu de nous ?

Ô Dieu que ce silence rend fou !


Quand délibèrent nos cellules
Comme alors l'air est minuscule
Même l'air

Quand de tout vous serez lassés
Juste un canal à traverser
Rejoignez-moi
Avant que la vie ne se défile
Avant de gagner l'autre bord
Rejoignez-moi
À Éléor

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Re: Envisager le futur

Message par Invité le Dim 9 Aoû 2015 - 18:38

Mais on n'est jamais lassé du rêve, de l’illusion, de l'illusoire.
On n'est jamais lassé de ce qui masque l'évidence de la soumission, de la peur, de l'angoisse, de la mort.

Pour pouvoir accueillir cette "fille de nulle part" qu'est la vie, il faut conscientiser cette brume qui recouvre la perception du réel et chercher à voir au travers de celle-ci l'inanité des illusions dont le bercement prétend nous rassurer, nous contenter, soulager notre peine à vivre.
Il faut accepter et comprendre que nous avons la force, comme tout être humain de quitter ce royaume synthétique et faire comme Orchidée me disait (ou du moins ce que j'en ai retenu) : accueillir et aimer ses profondeurs. Non pour en jouir dans une tentative nihiliste autodestructrice mais pour les appréhender comme constituant de soi, comme notre moitié puante et par là en déduire la suavité de notre moitié parfumée.

Combattre nos addictions, nos soumissions, nos peurs, nos angoisses en recherchant un supplément de force animale, intellectuelle ou chimique ne fait que renforcer ce que l'on croyait pouvoir surmonter. Pour ce que j'en vis, l'intégration consciente de ces obscurités et leur observation au crible (d'origine jungienne si j'ai bien compris) qu'est le triptyque enfant-censeur-sage libère en moi une force profonde et douce.
Au prix de cette recherche permanente de cohérence et de centrage, les refus et les désirs qui se construisent en moi m'apparaissent comme complets, intégraux et sains (pour ne pas dire saints - je suis trop orgueilleux pour prétendre à une foi).

En quelque sorte, tendre à se centrer sur une symétrie mentale dont je crois qu'elle a un rapport avec une symétrie corporelle mais dont l'harmonie pour le moment m’échappe encore (bien que j'ai pu en avoir fugitivement l'expérience), nous ouvre une voie d'harmonie "universelle".

Alors, il n'y a plus lieu d'aller chercher ailleurs qu'en nous même, les aliments de l'âme et du corps (sens et sensualités) mais, dans le partage avec l'altérité la plus autre possible à laquelle on a accès, recevoir l'évidence d'autrui dans sa globalité, âme et corps. Accueillir l'autre dans ce qu'il est en vérité et en intégralité, alimente et renforce notre vérité, notre intégralité et notre intégrité.
La lumière et la vie grandissent quant on les partage. Les gourous, les modèles, les théories, les dogmes, les conventions au sens de packing social, les "produits" deviennent alors inutiles.

Quelques exemples-pistes-questions extraits d'une vie "grand public" :
Pourquoi fumons nous ou buvons nous et surtout pourquoi est-ce si difficile pour certains de s'arrêter et apparemment si simple pour d'autres ?
Pourquoi devons-nous nous doper chimiquement et sensuellement pour accéder à un état festif ?
Pourquoi psychiatres, psychologues, thérapeutes de tout poil, coach et produits psycho-actifs semblent-ils prendre de plus en plus d'importance dans nos vies ? La société s'en porte-t-elle mieux ?
Quel est le sens de l'opposition entre "la loi du talion" et l'image de "l'autre joue"
Dans le film, le 5ème élément, dans quelle direction installer une réflexion "philosophique" autour de l'affrontement du bien et du mal matérialisé par cette planète de feu qui se précipite vers la Terre.
.....

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Re: Envisager le futur

Message par Mag le Dim 9 Aoû 2015 - 19:56

Ce dimanche je suis allée à la source dans la forêt, impossible de parler aux gens : le samedi aussi difficile que le dimanche me lestait encore, alors je me suis baignée dans la fraîcheur des grands arbres y plongeant ma vie pour en effacer les formes...

Je vous en apporte ça :


Finalement c'est bien ça : la vie comme l'eau prend la forme que l'on lui donne et son essence est de couler,
pour les gros obstacles lui laisser le temps de monter pour passer par dessus, ou la suivre dans ses filets qui s'échappent de partout...
A quoi bon m'offusquer d'avoir été prise en otage plutôt que rencontrée par d'autres puisque "je" prend "moi", otage d'une histoire que "je" raconte, met en forme, alors que ma vie coule encore et encore ?
Vibrer l'altérité n'est ce pas vibrer soi m'aime, attendant que les vieilles histoires se finissent, que l'eau passe par dessus le barrage ?
Ou comme autrefois autour du feu sous les étoiles se raconter des histoires pour rêver le futur ? Marcher ensuite le lendemain dans l'histoire de la veille ? Et recommencer tous les soirs !
Ah oui c'est vrai j'ai oublié : y'a les médias et le réveil de la marmote  clown

Moi aime la fin d'un jour sans fin : qu'y a-t-il derrière le rideau ???



Et c'est là que l'Ours se met à imaginer tandis que sur la pointe des touches je me sauve le laissant avec sa belle...
(en espérant que mon flash désactivé ne mette pas dans mon dos une vidéo pourrave What a Face

Damned!!! je vois qu'il a écris pendant que j'écrivais sur ma petite fenêtre,
plutôt que de reprendre des textes il à écrit lui,
le message est autre...
scratch encore un coup de la prise d'otage par projection, me suis faite avoir par "je", ça m'apprendra  Pété de rire )


Edit : la prise d'otage est plus grande que moi : elle m'a volé l'image de l'eau dans les mains qui prend la forme vibratoire du coeur...


Dernière édition par Mag le Lun 10 Aoû 2015 - 15:01, édité 1 fois

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Re: Envisager le futur

Message par Doom666 le Lun 10 Aoû 2015 - 8:07

Bonjour à tous,
De bien beaux assemblages de mots (de maux ?) qui poussent à la réflexion.
Cordialement.
Alain.

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Re: Envisager le futur

Message par Invité le Lun 10 Aoû 2015 - 15:01

Samedi soir, 19h00.

Je m'obstine à écrire et rien ne prend une forme convenable.

Je suis invité à l'anniversaire d'un copain. Un chef d'entreprisel avec qui j'entretiens depuis longtemps des relations régulières bien que souvent très espacées.
Samedi, cela faisait bien 3 ans que l'on n'avait pas passé de moments ensemble. Entre temps, l'un et l'autre avions divorcé, ainsi qu'un troisième larron également qui constituait un petit noyau improbable quant à nos modes de vie et moyens matériels, mais un petit noyau qui perdurait étrangement. Bref, de sortie la veille au soir, d'invitation le mardi suivant, voilà en peu de temps une socialisation intense qu'il me fallait gérer, non sans une certaine angoisse.
J'avais bien songé à me porter pâle…. Dans la masse de gens, je passerai forcément inaperçu ! Mais ce que l'on croit à son propos est rarement vrai et j'ai appris peu à peu que même en retrait ma présence "existait" dans une réunion.

Alors, lâchement, au lieu d'être sous la douche et de passer une lame sur mes joues, je trainais cradingue et indécis, dans la cuisine, assis au bout de ma table sur tréteaux, un clavier rétif sous les doigts, un fond d'eau gazeuse tiède dans une bouteille en plastique : "Elle a mis le sud en bouteille", sous-titrage d'un marketing cliché pour habitant du nord de Lyon.

L'invitation courrait à partir de 19h00 ; à 19h30 je bougeais, 20h15 dans la voiture, 20h45 garé, moteur éteint, arrêtant de fait le flot rassurant des paroles de France Culture, que de toute façon je n'écoutait plus, simplement ouaté par un univers sonore aux intonations habituelles. J'hésitais encore au milieu des autres véhicules, alignés dans le champ jauni qui servait de parking à la soirée. Je me dis que ma voiture ne dépareillait pas parmi les autres. Je suis conscient de l’ersatz phallique que représente pour un homme la dimension de sa voiture - j'ai choisi mon véhicule à sa longueur...

Pour revenir à la soirée, j'avais confirmé ma présence pour ne pas reculer, mais la portière me paraissait impossible à ouvrir. Je n'avais plus d'échappatoire, pour tenir mon engagement, je m'étais bordé la liberté.
Haussant ma motivation vacillante par un simulacre de colère intérieure, je quittais mon véhicule, et remontait le parking. Je cadençais mes pas pour ne pas céder à la panique, comme quand je passais un oral à l'université, comme à chaque rendez-vous en un lieu inconnu, comme il y a un an, près de l’Étoile.
Scander sa respiration, conserver la focalisation du regard, veiller aux aspérités du chemin, tenter d'avoir l'air dégagé, se fier au bruit pour rejoindre le lieu de réception. Mes faux-selfs brillant comme des sous neuf, parfaitement au point, une expression avenante installée sur le haut de mes joues et aux commissures des lèvres… je fis mon entrée : en avant pour 5h00 de concours.

Un instant d'angoisse, je ne reconnais personne. Est-ce bien ici ? Des américains rient bruyamment en jouant à la pétanque, des adolescents survoltés immortalisent leurs parades avec l'automate à selfie, deux ou trois adultes se groupent autour d'une quatrième, pilote et propriétaire d'un drone qui photographie l'assemblée, d'autres plus conventionnels, un verre à la main, semblent commenter la carrière débutante de leur progéniture grandie si vite.
Somme toute, contexte bourgeois, mais contexte connu. L'angoisse baisse d'un ton. De ce fait apparait dans mon champ de vision, notre hôte. Salutation et embrassade conviviale, peut-être un peu guindée tout de même mais les invités sont nombreux. Il se doit à eux et disparait.
C'est alors que peu à peu, sortis de l'ombre surgissent des copains qui viennent me saluer tour à tour. Pour certains, la vie nous avait éloigné depuis dix ans environ.
Nous échangeâmes donc des nouvelles. J'eu droit à des "Tu es venu seul ? Véronique ne t'a pas accompagné ?" auquel je répondais non sans malice "Et non, cela fait 2 ans que nous avons divergé, le divorce sera prononcé fin 2015". Mais à la facilité avec laquelle ils accueillaient la nouvelle, j'en déduit qu'ils étaient parfaitement au courant. Quel besoin avaient-ils de tenter de poser un piège ? Pour d'autres j'appris leur séparation, leur mutation. Tel supporte les insultes et les appels nocturnes de l'amant de sa femme dans l'espoir de renouer contact avec ses enfants ; tel autre travaille de bimestre en bimestre tant que son département n'est pas supprimé par la direction générale ; tel autre a créé sa boîte avec son épouse qui désormais vit sa vie en dehors du lit conjugal mais pas en dehors de la boîte ; tel autre en pré-retraite "amiante" est menacé de tumeurs pulmonaires ; tel autre, saqué par l'évêché, me confirme qu'un troisième, prêtre défroqué travaille à nouveau pour un évêché, comme quoi, Dieu ou Diable y reconnaitra les siens ; telle enfin, épouse malheureuse d'un des premiers sidaïques – grâce à Dieu par transfusion suite à une agression…. qui a subi toutes les manipulations et expositions médiatiques durant l'agonie de son mari, de chaînes de prières en guérisons miraculeuses par une extrême-droite catholique homophobe très remontée aux temps des début du sida et de cette "ignominie laïque qu'est le PACS", se retrouve ou s'est installée dans une position victimaire auprès d'un homme pris de boisson et de cocaïne ; …

Finalement, je retrouvais tout le monde, tout ce monde auquel j'avais préféré l'isolement et la vérité de quelques-uns plutôt que les avanies plus noires que les petits arrangements décrits par David Lodge dans le monde universitaire anglais. J'étais quand même nauséeux au-delà d'une vraie sympathie pour certains, apparemment heureux de m'avoir revu.
Puis l'un de ces copains, m'amena une femme. Jolie et assez magnétique au demeurant, de 10 ans ma cadette. Elle sentait bon. "Je te présente "X", tu sais, elle est vraiment connectée, quand je la croise elle sait tout de moi instantanément, elle soigne avec les mains, …". Cette personne est très tactile et n'hésite pas à s'installer au plus près de son interlocuteur. Au fil de nos échanges qui durèrent un petit quart d'heure je me suis retrouvé papouillé de mains et de doigts, frôlé de cheveux châtains clairs, en contact physique quasi permanent par la poitrine et les cuisses.
Je ne suis pas un gars facile, mais enfin, au bout d'un moment, les fils se touchent. Je n'étais pas venu sans rien, sait-on jamais comment ce genre de soirée finit. Mais il m'intéressait de savoir de quelle nature cette personne pouvait être, tant elle utilisait des mots croisés dans l'univers des surdoués et de la médecine chinoise mais aussi tant mon instinct ne percevait qu'une sorte de mise en scène. Au moment où je commençais à poser des questions plus incisives, elle disparût.
Une heure plus tard environ, je me trouvais seul au bar, équipé d'une bouteille de Côtes de Provence blanc, donc déjà beaucoup moins seul. Elle arriva de nulle part et me pris mon verre en me tendant le sien.
Je lui pris les mains et cherchait à sonder son âme. Je pris possession de ses yeux, puis je posai mes mains sur ses épaules, étonné de la froideur cadavérique de ses mains. Elle vibrait, sa peau était froide mais sa chair était en colère. Je ne sus que lui dire : "Ne tremble pas, tu ne crains rien". "Oh, je n'ai pas peur" dit-elle. "Tu sais, depuis vingt ans, tous les soirs, pour me déconnecter de là-haut, je fume un pétard. Et en été, comme je suis plutôt festive, de temps à autre et ce soir en particulier, je me fais un rail de coke. C'est la coke qui fait cela". La mort était en elle.
Je relâchai puis à sa demande parce qu'elle se sentait gênée, arrêtai ma présence "manuelle". Je recherchais ses yeux, mais ils étaient en partie vitreux et allaient de gauche à droite et de droite à gauche, fuyant mon regard. Nous trouvâmes une manière de terminer notre conversation et elle rejoint ses amies. Ce ne fut pas "un samedi soir sur la Terre" comme chante Francis Cabrel.
Un moment après, je pris congés. J'allai l'embrasser et la serrer contre moi, tentant de lui donner de la vie et de la paix. Elle ne se déroba pas, mais elle était vaincue.

En rentrant vers ma voiture, je repensais à la veille au soir, où, avec une toute jeune femme de trente ans ma cadette, j'avais échangé un hug fraternel et sensuel au beau sens du terme après avoir regardé avec d'autres quelques étoiles filantes et évoqué les inclinaisons des Asperger.
Au moment où elle fut dans mes bras, elle dit d'instinct : "Oh, que c'est bon". Oui, c'était bon parce que c'était vrai, simple, pudique et sans frontière.

En une journée, j'avais circulé du monde zèbres-aspi jusqu'au monde neurotypique. S'il avait été nécessaire que je révise, je ne pouvais avoir de doute. Je sais à quelle tribu j'appartiens.

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Re: Envisager le futur

Message par Mag le Lun 10 Aoû 2015 - 19:29

Ours : Je veux te dire : le poids des mots se fait léger quand vibre la vie de celui qui les écrit/prononce.

La vibrance engendre à ma lecture des harmoniques, tant dans les basses, que dans les aigus, les mots font alors surgir des embryons de co-naissances... Peut être deviendront elles des mots, ce qui n'est pas sûr : ce n'est pas obligé.

Je m'émerveille depuis l'histoire de "faire bouger la structure", que j'ai raconté ailleurs, de la précision du mouvement de la vie, sa fureur du détail infinitésimal, que seule une attention multiniveaux : temporelle et vibratoire peut capter. C'est pourquoi certains "décrits" de vie, qu'ils soient miens ou d'autres, me parlent mieux que des textes empruntés aussi beaux soient ils, ou même des films...

Des traces de pas dans le sable, que la mer n'a pas encore emportées, me parlent ainsi... Je peux y regarder chaque détail d'ombre et de lumière sans avoir à supporter le poids de ceux qui les ont posés, le sable m'en donne l'essence : une vie est passée par là…

Ce qui m'émerveille c'est de voir émerger ce que la signature que j'ai choisie exprime, il y a dans ton récit un élément de mes prises de consciences actuelles : celui qui tourne autour de l'effroi au contact avec l'hyperconscience, que je commence à peine à comprendre chez les autres…

Comme je remercie ma vie de m'avoir apprivoisée avec de vrais lézards, de vrais caméléons, de la vraie foudre, de la vraie tempête et d'autres vrais moments d'effrois où j'ai traversé le voile et qui m'ont amenés à fréquenter innocemment et avec gratitude cette hyperconscience dans son aspect naturel et sain…
Comme je suis contente de ne pas avoir classifié cela, mais de l'avoir vécu assez longtemps pour que cela s'imprime en moi en conscience (épigénétique ?)…

Une autre étape est à franchir, je le sent, et en aborde à peine le fait d'oser en prendre la responsabilité…
Je la manie doucement, dans des éléments anodins qui pourtant me font peur, car ma vie précaire leur donne l'importance qu'une vie aisée balaie sans peine…

Oui je crois que je comprend une nouvelle couche de ce qu'il y a derrière la voie de l'individuation Jungienne : oser prendre la responsabilité de sa vie face à l'hyperconscience, sinon elle nous balaie or la vie est énergie en mouvement, la conscience est énergie statique, entre les deux la désespérante tentative de figer le tout en une représentation stable : ridicule à tous les coups !
La contemplation me met au milieu du mouvement dans l'espace de la conscience, son hypervitesse me donne l'illusion de la stabilité, si je ne veux pas la saisir mais continue à baigner dedans la laissant me traverser, me forger, acceptant que ce moi, éphémère comme une mince membrane délimitant ma vie, soit porté par le vent tandis que par l'intention choisie je donne un corps à mon être… Peut être est ce ça la responsabilité : l'intention choisie placée au niveau du coeur conscient en faisant le nouveau moteur de l'intelligence... ??

Merci de ton récit Very Happy

Long hug

Mag
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Re: Envisager le futur

Message par Invité le Lun 10 Aoû 2015 - 20:28

Mag a écrit:.../...
Oui je crois que je comprend une nouvelle couche de ce qu'il y a derrière la voie de l'individuation Jungienne : oser prendre la responsabilité de sa vie face à l'hyperconscience, sinon elle nous balaie or la vie est énergie en mouvement, la conscience est énergie statique, entre les deux la désespérante tentative de figer le tout en une représentation stable : ridicule à tous les coups !
La contemplation me met au milieu du mouvement dans l'espace de la conscience, son hypervitesse me donne l'illusion de la stabilité, si je ne veux pas la saisir mais continue à baigner dedans la laissant me traverser, me forger, acceptant que ce moi, éphémère comme une mince membrane délimitant ma vie, soit porté par le vent tandis que par l'intention choisie je donne un corps à mon être… Peut être est ce ça la responsabilité : l'intention choisie placée au niveau du coeur conscient en faisant le nouveau moteur de l'intelligence... ??

Je ne comprends pas exactement ce que tu dis là. Il me faut passer par une série d'image, comme faire un dessin pour percevoir.
Mais ce que je sais/sens, c'est qu'il y a une cohérence profonde avec la physique quantique qu'une amie est en train de découvrir et dont je n'ai que des notions somme toute peu précises.

Dans le jeu des vitesses et des stabilités relatives des particules/vibrations qui nous entourent, définir sa vie comme un contenant incarné délimitant un être est une étape. Conscientiser l'individuation de cet être, en tant qu'être plongé dans la vibration globale et généralisée de la vie, ouvre à la responsabilité de l'observateur, à la circonspection de l'acteur. La chose observée n'accède à notre conscience que du fait même que nous l'observons, de même l'acte n'existe que par la conscience des conséquences de celui-ci. Du point de vue de l'être conscient, l'existence dépend donc de l'observence (rime à la noix pour marquer l'idée d'un son mnésique).

Le sens d'un mot, d'un concept nourrit notre raison, établissant une médiation entre l'observation et la conscience ; de même nos sens physiques nous conduisent de la sensation à la conscience. Il est d'ailleurs remarquable que le même mot adresse les 2 niveaux de l'être, autrefois disjoints par la tradition cartésienne. Plus nous sommes centrés, plus nous sommes fluides, plus nos sens sont stables et harmonieux et relient le flux de vie à notre conscience. L'harmonisation de ces média, ouvre à une dimension esthétique, émotion intense qui survient lors de la confrontation à l'art, à la mathématique, à la nature et nous amène à une hyperconscience de la réalité.

Ainsi en tant qu'être vivant, nous pouvons étre harmonique du milieu vibratoire qui nous entoure si l'on s'en tient à notre instinct, résonance suppléant à la conscience. Or en tant qu'humain, cela ne nous est plus accessible. En tant qu'être vivant doté d'une capacité réflexive, nous devons cultiver cette individuation, ce centrage pour accéder à un lâcher prise hyperconscient, condition d'accès à l'harmonique vitale qui nous est dédiée.

Dit comme cela, ai-je correctement reformulé ce que tu as dit ?

Allez, dodo, la suite un autre jour !

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Re: Envisager le futur

Message par Mag le Lun 10 Aoû 2015 - 21:46

Dit comme cela, ai-je correctement reformulé ce que tu as dit ?
Non, c'est autres choses,
dessins ou images auraient sans doute serré au plus près ce vécu Wink
S'pô grave, mes mots ont servis à d'autres qui passent à travers les vortex trous noirs en ce moment, dont moi Very Happy
Bonne nuit !

Mag
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Re: Envisager le futur

Message par Invité le Mar 11 Aoû 2015 - 12:18



Me fait penser à quelqu'un.
Source : http://asperger.eklablog.com/

No comment, sujet sensible.


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Re: Envisager le futur

Message par Invité le Mar 11 Aoû 2015 - 17:11

Cockpit du Concorde - source : http://beautiful-lines-321.tumblr.com/

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Re: Envisager le futur

Message par Invité le Mar 11 Aoû 2015 - 18:11

Voici deux dessins que mon fils à fait, un dans un resto et dessous dans l'avion (vous reconnaissez la pochette vomito ? Very Happy)
Celui du haut c'est un robot avec sa télécommande (l'explication a duré très longtemps mais je vous épargne les détails).


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Re: Envisager le futur

Message par Mag le Mar 11 Aoû 2015 - 18:26

suite le lendemain, je tente une analyse de texte de ton dernier écrit à 4h du matin,
mais c'est trop tôt pour me prendre la tête à cette heure proche de l'état hypnagogique de conscience, je me contente de séparer le texte en phrases tout en ressentant ok pas ok,
il me faut associer images sons sensations internes,
alors je me branche "en haut" et demande tout en laisant mon corps vivre ses rituels actuels, mes doigts courent sur le clavier, mes pas suivent les courbes de mon plancher, ma voix énonce les questions qui comme des rémanences de rêves surgissent de mon mental…
je suis le vent sans l'être,
et peu à peu ce qui suit à émergé offrant à mes sens les images de mes songes et leurs contexte physique scientifique :

avant de passer à la physique quantique mentalement pourquoi ne pas explorer la physique classique là où elle nous est bêtement cachée ?
http://www.ufo-science.com/wpf/?page_id=209
http://ufo-science.com/fr/telechargements/pdf/PLS31mai1980.pdf
accélérateur magnétohydrodynamique J.P. Petit et M. Viton
http://ufo-science.com/fr/telechargements/pdf/soucoupe_coanda.pdf
cent microsondes pour changer votre vision de l'univers
http://www.ufo-science.com/fr/telechargements/pdf/100microsec.pdf
etc...
===
Ours Tu triche c'est pas ton dessin !

la maman de F a écrit:..//.. un lien avec l'univers dans son infinité
oui et dans toutes les dimensions et champs d'expérience !

Ours a écrit:Le sens d'un mot, d'un concept nourrit notre raison, établissant une médiation entre l'observation et la conscience ; de même nos sens physiques nous conduisent de la sensation à la conscience. Il est d'ailleurs remarquable que le même mot adresse les 2 niveaux de l'être, autrefois disjoints par la tradition cartésienne. Plus nous sommes centrés, plus nous sommes fluides, plus nos sens sont stables et harmonieux et relient le flux de vie à notre conscience. L'harmonisation de ces média, ouvre à une dimension esthétique, émotion intense qui survient lors de la confrontation à l'art, à la mathématique, à la nature et nous amène à une hyperconscience de la réalité.

Ainsi en tant qu'être vivant, nous pouvons étre harmonique du milieu vibratoire qui nous entoure si l'on s'en tient à notre instinct, résonance suppléant à la conscience. Or en tant qu'humain, cela ne nous est plus accessible. En tant qu'être vivant doté d'une capacité réflexive, nous devons cultiver cette individuation, ce centrage pour accéder à un lâcher prise hyperconscient, condition d'accès à l'harmonique vitale qui nous est dédiée.
Remplacer ce qui est barré par l'introduction de "la conscience physique", ce que tu nomme instinct et que l'exploration du corps m'a montré autrement plus ... plus élevé? non ça fait j'me la joue supérieure, plus complexe et plus profondément intelligent ? ça veux rien dire...
Et mince ! J'abandonne ! Pi  t'avais mis "no comment" Wink

C'est sympa de voir ta bouille Very Happy

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Re: Envisager le futur

Message par Invité le Mer 12 Aoû 2015 - 14:21










Dernière édition par Ours le Mer 12 Aoû 2015 - 15:50, édité 1 fois

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Re: Envisager le futur

Message par Mag le Mer 12 Aoû 2015 - 14:43

Toi t'a été voir la nuit des étoiles !? heing ?
T'es au boulot là ?
C'est maintenant que tu sens ça ?

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Re: Envisager le futur

Message par Invité le Mer 12 Aoû 2015 - 17:37

Peut-être un bout d'effondrement "dabrovkien".... quelque chose a changé dans ma tête aujourd'hui, un renoncement, un abandon, encore un.
J'avais mal, cela vibrait, cela pressait, comme le gif vertigineux qui s'agite plus haut.

Je voulais écrire sur mon grand père, j'ai trouvé une chanson qui s'y prête. Mais j'ai voulu documenter et retrouver des illustrations du temps de l'imprimerie France Soir rue Réaumur. J'aurai pas dû. Des images de ma mère sont remontées, de je ne sais où ; ou plutôt si. Ma sœur trie les greniers de la grosse maison dont elle prend possession et qui contient 70 ans de vie de sa mère et de mon père.

Alors, elle m'amène de temps à autre des photos anciennes, pleine de vieilles et de vieux et de jeunes aussi ... quelle différence maintenant, ils sont tous morts.
Je fais mine de m'intéresser ; j'ai toujours brûlé mon passé avec rage et détermination. Mais depuis tout ce merdier d'ici, j'ai envie de les collationner ; pas pour moi, pour quelqu'un. La logique voudrait que ce soit pour ma fille ainée. Mais je n'ai pas encore décidé de partir, pas décidé de faire ce bagage.
Non, en fait, je voudrais les montrer, les montrer et crier "MOI AUSSI, j'ai un passé - MOI AUSSI, j'ai été enfant - TU VOIS, MOI AUSSI JE SUIS NORMAL !". Juste le crier à quelqu'un qui n'aurait pas peur que je crie, crier à quelqu'un en qui j'aurai confiance absolument.
Juste vivre, finalement.

J'aimerai faire cet album photo.
Peut-être faut-il que je l'aborde seul, c'est peut-être cela qui m'agite.
Finalement, un album photo, c'est comme un test de QI : c'est la preuve matérielle qu'une partie de soi est bien une partie de soi.

J'ai attrapé cette tristesse à pleine bouche et j'ai cherché des chansons pour l'exorciser.
Ne cliquez pas si vous ne voulez pas plonger.















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Re: Envisager le futur

Message par Invité le Mer 12 Aoû 2015 - 17:39

Et avec cela il faudrait que j'aille me draguer une nénette ...
Ridicule !

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Re: Envisager le futur

Message par Invité le Mer 12 Aoû 2015 - 18:02

États-Unis: un randonneur tué et partiellement dévoré par un ours dans un parc

J'ai changé d'avatar pour le moment, mais méfiez vous des ours....

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Re: Envisager le futur

Message par Mag le Mer 12 Aoû 2015 - 18:57

Very Happy:
Va y crie ! C'est du gros les photos... je connais bien... mais c'est radical... faut du temps... plusieurs passages... enfin pour moi ça fait ça...

Me rappelle cette phrase d'une étude ethno "ils ne voulaient pas être pris en photo parcequ'ils croyaient que cela volait leur âme",
c'est ça,
et travailler à faire des albums les annoter, les décorer,
c'est récupérer des bouts d'âme...
après ça change, et les photos sont comme exorcisées...
c'est le moment de les brûler ou de défaire les albums pour les remettre en classeur par années... comme ça les suivants ils peuvent faire leurs albums à eux...

Les vertiges s'avère être pour cette amie qui traverse le vide de Meinière le symptôme d'une reconnection puissante à quelque chose qui a été cassé à une époque lointaine...
Moi les vertiges je les ais plus ou moins calés avec mes trucs énergétiques taoïstes (plante des pieds, couronne, organes...) et ma vie de ouf, mais ça tangue quand même pendant les réajustements... Surtout depuis que je ne pratique plus intensivement...Ces temps ci ça chauffait fort là haut... Je viens de passer un cap moi aussi... du coup la nature qui a horreur du vide envoie la sauce. Et quelle merveille la vie qui recircule et s'échange avec joie ! Mais nous on est des vieilles pionnières : toute seules dans notre coin on meurt et on renaît... Quand on renaît c'est toujours qu'on a enfin compris qu'on était pas seule... Sait pas dire ça ici...

Les vidéos j'ai pas vu : flash est désactivé ça fait des carrés noir ! C'est bon c'est dans le style ?

Tu "draguera peut être pas une nénette" mais tu pourra rencontrer les femmes qui seront bien avec toi parceque tu leur fera pas porter ta complétion à faire, ni elle la leur en miroir...

Bon j'écris mal je met sous spoil. Skuz'
Mon amitié virtuellement est avec toi Very Happy

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Re: Envisager le futur

Message par Invité le Jeu 13 Aoû 2015 - 20:03



Paroles :
"J'ai Tant Escamoté"

J'ai tant escamoté
L'angle de parapets
De mes incontournables
Et de mes indomptables
Dédicacé mes nuits
Et levé les poignets
Sur les comptoirs luisant
De flaques innombrables
De chagrin sans ma reine
De mensonges enjambait
Des marées de promesse
Oh non je n'en veux plus
Juste que disparaisse
Le goût du survécu
Et des alibis je me déshabitue

Et pour qu'on intoxique mes veines assoiffées
Et vous tends ma chemise, baise mon pantalon
Je suis nue comme un vers et je remplis d'hiver
Cette folle tentation qui gêne mes frissons

Aux phares sans lumière
Je me suis accrochée
Et gravé sur ma chaire
Au cuir désespéré
L'encre de mes chimères
Celle de vos baisers
Tarie dans les ornières
De mon identité
Et fugues sans frontières
Et refuges obtus
L’alphabet du bréviaire
Mais moi je n'en veux plus
Je confesse à ma bière
Tous ces malentendus
J'avoue à la kermesse
Mon paradis perdu

Et pour qu'on intoxique mes veines assoiffées
Et vous tends ma chemise, baise mon pantalon
Je suis nue comme un vers et je remplis d'hiver
Cette folle tentation qui gêne mes frissons

J'ai tant escamoté
L'ange de ma liberté
De mes incontournables
Et de mes indomptables
Que des angles du ciel
Ceux de la charité
Ont lu dans mon regard
L'aurore insurmontable
De mes lambeaux de larme
De mon cœur ébréché
Du souffle et de sa panne
Mon moi je n'en veux plus
Je dissous mon absence
Je renais en silence
Je sers tout contre moi
Les saints du porte clef

Et pour qu'on intoxique mes veines assoiffées
Et vous tends ma chemise, baise mon pantalon
Je suis nue comme un vers et je remplis d'hiver
Cette folle tentation qui gêne mes frissons

Et pour qu'on intoxique mes veines assoiffées
Et vous rends ma chemise, ivre de liberté
Je délaisse l'hiver je laisse à l'abandon
Cette folle tentation qui gêne mes frissons



Paroles :
Est-ce que mon jean est assez clean
Pour espérer
Ma photo dans les magazines
Faut voir
Est-ce que ma jupe est assez short
Pour espérer
Que le show-biz m'ouvrira ses portes
Faut voir
Faut voir des poules toutes leurs dents
Pour réussir
Comme ça le petit oiseau va s'en sortir
Faut voir, c'est fou ce qu'on obtient
Contre un sourire
Ce qu'on vous aime quand on n'a rien à dire
Cheese, je veux bien {x2}
Mais si mon jean devient sale
Puis-je espérer
Qu'on parle de moi dans le journal
Faut voir
Si je tombe et que je casse les dents
Adieu sourire
Comment le petit oiseau va s'en sortir
Cheese, j'en sais rien {x2}
Est-ce que le cadre devient le centre
De notre monde
Plutôt que ce qu'on a dans le ventre
Faut voir
De ce journal aux pages légères
D'autres vont faire
Un lit de fortune en plein cour
De l'hiver
Cheese, je sais bien {x2}
Que l'image est plus forte
Et prend toute la page
Le plumage rapporte
Plus que notre courage
Qu'on me ferme les portes
Je préfère tenir ce langage
Que de tenir pour me clouer le bec
Un fromage
Tant pis
Cheese / Cheese
Le p'tit oiseau s'envole
L'étiquette se décolle
Et quand le chat te mangera
Souris.

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Re: Envisager le futur

Message par Invité le Sam 15 Aoû 2015 - 11:36

J'avais acheté ce livre en 2012, juste après ma la découverte de la ma douance et la perception qu'il fallait aller au delà de la structure mentale, qu'il fallait aller nettoyer mes "écuries".

Ce qu'il y a dans mes écuries ne regarde que moi, les partager à l'encan de la plus grosse réaction empathique, n'apporte pas plus de sens à ce que l'on peut avoir vécu, chacun dans sa chair et dans son âme.

J'avais donc acheté ce livre mais j'avais largement sous-estimé les tempêtes et le naufrage final que j'allais endurer. De toute cette période je m'en remets ou m'en suis remis (c'est selon les jours et les moments du jour) grâce à de bonnes âmes qui m'ont accompagné et au rhum que j'ai depuis réussi à abandonner dans le quotidien (le tabac était déjà expulsé de ma vie courant 2012). Je ne sais pas ce qui est plus toxique : les psychotropes distillés ou les psychotropes synthétisés.... Mais ceci est un autre débat, ce fut en tout cas mon chemin.

Ce livre de Frédéric Worms ( https://fr.wikipedia.org/wiki/Fr%C3%A9d%C3%A9ric_Worms ) est affublé d'un titre qui "plombe" : Revivre. Ah, le pouvoir des mots : faire instantanément jaillir les sons, les odeurs, l'anxiété des salles d'attente des -iâtres, -logues et -peutes en tout genre (Je connais, j'ai une hypnothérapeute .... mais à son propos, on serait malade de la tête rien que pour le plaisir de la consultation...).

Hier soir, une publication de la semaine m'y a fait penser. J'ai donc été dé-bibliothéquer ce livre parmi ceux en attente de lecture et j'ai attaqué.
Effectivement le titre n'est pas fringant, mais la notion est riche. Notion de reviviscence c'est à dire vivre à nouveau dans le sens de délier ses chaines du passé sans pour autant les nier, revivre au sens de passer et repasser l'évènement jusqu'à l'user et lui faire perdre de sa violence perçue et transformer cette ancre qui maintient au fond en ancrage qui permet une construction solide (dans un terrain mou).

Je vais donc publier au fur et à mesure de mes baguenaudes, des extraits qui me paraissent "édifiants". Baguenauder dans ce livre, comme l'auteur le suggère. Joli mot, jolie image : connaissez vous le baguenaudier ?

En voilà un qui pousse non loin d'un terril à Lens mais on retrouve cet arbre plus souvent dans le sud.



Amusant, on pourrait le voir comme un arbre à prières shintoïste ou bouddhiste (les spécialistes sauront bien me corriger) Baguenauder dans un livre et confier au vent ses prières, ses envies, ses souhaits, ses peurs aussi. Je trouve l'image pleine de poésie ; il faut avouer que j'écoute le chant des peupliers (je ne suis plus à cela près).

Allez, deux extraits lus hier soir :

"Que l'on me demande maintenant si tout cela ne tient pas du jeu de mot, d'une homonymie, d'un hasard qui fait que le même terme, "revivre", a deux sens en français, je dirai sans hésiter que plus j'avançais, plus semblait se vérifier cette dualité, cette tension, qui est, encore une fois une épreuve mais aussi une orientation. Comme si la vie avait un sens, d'en avoir deux, et, dans sa tension entre les deux, de pouvoir perdre et retrouver ce sens.
Cela pourrait surprendre. On pourrait croire que notre vie a du sens ou n'en a pas, qu'il faille être mystique ou nihiliste, mais comment admettre que ce sens puisse varier ? Pourtant toute notre expérience le prouve, le sens de la vie ne lui est pas donne, ou enlevé à priori définitivement, d'une manière métaphysique, mais selon les expériences que nous vivons et que nous revivons, qui varient, et qui dépendent en partie de nous.
S'il y a une expérience qu'il s'agit ici de retrouver, c'est donc celle de ce sens lui-même. Elle ne relève pas que de la philosophie, qui lui est cependant nécessaire et vitale mais qui peut aussi la masquer. Nous en faisons l'épreuve réelle dans deux types d'expériences simples, quoique rares, et qui nous orientent. C'est quand on se retrouve ou se rejoint en quelque sorte soi même, avec un sentiment de certitude et de surprise. Mais c'est aussi quand dans une conversation, tout à coup, celui qui parle est entendu par celui qui écoute et qui lui répond. La question que pose ce dernier et la remarque qu'il fait révèlent alors à chacun quelque chose de lui-même."
L'art aussi et particulièrement le cinéma sont des vecteurs puissants de reviviscence.

"Cela peut surprendre, mais cela arrive : on revit parfois ce que l'on n'a pas vécu soi-même. Je revois, je revis le récit d'une perquisition de soldats allemands dans votre refuge en Auvergne. Qui me l'a raconté ? Je ne le sais plus. Ce n'est pas moi qui était là. Et pourtant je le revis. Comment est-ce possible ? Qui est donc ce moi ?Il faut se poser la question. Mais la réponse semble s'imposer. Je suis ce que je revis. Nous nous définissons par ce que nous "revivons", souvent sans le vouloir, sans le savoir, par ce qui revient en nous, plus fortement que ce que nous vivons ici, maintenant, plus vif que cette sensation, cette lumière qui m'éblouit, me réchauffe, mais qui n'arrive pas à dissipper un souvenir qui, en un sens pourtant, n'est pas même le mien"
Où l'on retrouve la notion de partition musicale qui n'acquiert sa musicalité que parce qu'un interprète lui donne vie (Nietzsche). Mais aussi le fait que ce et ceux qui nous entourent, écrivent pour une part, quelque fois importante ce que nous vivons, transférant alors leur part éventuelle d'angoisse, de perversité et de toxicité. Ce que nous prenons par la suite comme notre "toxicité" n'est en fait que celle que nous font rejouer à notre insu nos ascendants et nos voisins.
Et peut-être pouvons nous étendre ceci à la transmission et la répétition transgénérationnelle des comportements pervers, violents : un enfant violenté violente ou prend plaisir à continuer à l'être, un enfant envahi par une personnalité toxique revit cette enfance en répétant cette toxicité.

Allez, pour conclure ce post, une chanson qui m'accompagne ou plutôt devrai-je dire me hante depuis mes 17 ans, que j'ai toujours fait mienne sans pouvoir la partager, et que je viens à peine de comprendre avec cette lecture-recopie-commentaire (modeste les commentaires).


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Re: Envisager le futur

Message par Invité le Sam 15 Aoû 2015 - 17:31

Jean-Luc Wauthier – Si parfois le silence… (1999)

Si parfois le silence
t'écoute
au coeur des feuilles
et des branches

Si la rivière parfois
se tait
au coeur de la mer
et du vent

Si l'oiseau qui chante
ne dit pas l'essentiel
au coeur des nids
et des écorces nues

Si la secrète mutilation
de la peur
te sépare de la vie
au coeur des cris et des angoisses,

garde
garde tes mains prisonnières
crispées sur la liberté.

Source : Beauty will save the world

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Re: Envisager le futur

Message par Invité le Lun 17 Aoû 2015 - 4:57

Autre extrait poétique, que l'on croirait écrit par et pour un zèbre.
Pour une fois, il y a une dynamique de vie qui conclut ce qui n'aurait pu être qu'une longue plainte.

Charles Juliet – Quand tu ne savais rien… (1997)


quand tu ne savais rien
de l'aventure
ce feu en toi était
malaise souffrance

il était cette brûlure
qui rongeait
mais ne parvenait pas
à consumer ce fatras
accumulé dans ton oeil

il était
ce refus du quotidien
ce refus de ce que tu étais
ce non qui t'empêchait
de vivre

il était aussi
cette infernale question
plantée en toi
comme un fer
chauffé au rouge

il était surtout
l'immensité
de cette peur
qui t'interdisait
d'avancer

au fil du temps
il s'est mué
en cette flamme
constante et claire
qui prépare le chemin
en avant de tes pas

Source : Beauty will save the world

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Re: Envisager le futur

Message par Invité le Jeu 20 Aoû 2015 - 13:24

L'idée est assez simple, mais le rendu parait "merveilleux".
A voir plein écran, en boucle.

Vu sur le site de Courrier International que j'étais allé voir pour mon horoscope, sur recommandation spéciale.


Un petit peu dans la même idée mais moins immersif à mon sens :


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Re: Envisager le futur

Message par Invité le Jeu 20 Aoû 2015 - 13:56

D'ailleurs :


Verseau
20 janvier – 18 février

“Tout ce que j’ai laissé filer porte des marques de griffes”, avouait le génial écrivain David Foster Wallace. Ne reconnais-tu pas là une expérience familière, Verseau ? Auquel cas, les événements des mois à venir t’aideront à rompre avec ce schéma pernicieux. Plus qu’à aucun autre moment depuis dix ans, tu auras le pouvoir de te libérer par le lâcher prise. Au lieu de t’accrocher par la force et la contrainte à des attachements arrivés en bout de course, tu apprendras peu à peu à les laisser filer avec grâce et amour.


Vous laisserai-je donc filer avec grâce et amour ?

Oh, je sais que je vais vous laisser filer. Vous laisser filer sans avoir encore une fois senti votre peau contre la mienne, sans que nos larmes se soient mêlées pour célébrer dans un ultime frisson des relations "trop tout" et donc trop irréelles. Les minutes, les heures, les semaines n'effaceront pas les souvenirs sensibles, nos amitiés perdureront par delà nos mémoires, qui heureusement se perdront dans les limbes.
Nous ne pourrions tout garder, la folie nous prendrait.

Le fait d'accepter cet oracle sonne comme des agressions, des blessures, des ruptures que je vous inflige et pourtant je sais que la vérité est là.
Il y a une chanson que je me suis refusé à endosser jusqu'ici, bien que je comprenne depuis longtemps qu'elle s'imposera à moi le jour venu.
Depuis 2005 environ, je sais qu'elle entrera dans ma vie,
L'intuition, l'âme n'a pas à obéir aux lois physiques.

Elle semble cesser sa course effrénée de synapse en synapse ; elle vient de trouver sa place.



Je vais tristement bien.

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Re: Envisager le futur

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